REMERCIEMENTS
on tiens à exprimer notre profonde gratitude à toutes les personnes qui ont contribué, de
près ou de loin, à la réalisation de ce mémoire.
ère
1 année Gestion
Tout d’abord, je remercie chaleureusement mon directeur de mémoire, Mohammed Lahlou
pour son accompagnement, ses conseils avisés et sa disponibilité tout au long de ce travail.
Ses remarques pertinentes et son soutien constant ont été essentiels dans l’élaboration de
ce mémoire.
Mémoire Esprit libre
Je souhaite également remercier les enseignants et intervenants pour la qualité de leur
enseignement et pour les échanges enrichissants
Sous lequithème
ont nourri ma réflexion.
Élaboré
par :
Mohamm
ed Sadki
Rayan
Sous la direction de :
Mohammed Lahlou
RÉSUMÉ
OBJECTIF DE L’ÉTUDE : EXPLORER, ANALYSER ET COMPRENDRE LES RAISONS POUR
LESQUELLES CERTAINES MUSIQUES OU TRADITIONS MUSICALES TOMBENT DANS L’OUBLI,
ET ÉTUDIER LES MOYENS PAR LESQUELS ELLES PEUVENT ÊTRE REDÉCOUVERTES OU
RÉHABILITÉES.
MÉTHODOLOGIE DE TRAVAIL : POUR MIEUX COMPRENDRE LES INTEROGQTION QUI
VONT SUIVRE, ON A ADOPTE UNE MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE QUALITATIVE POUR
NOTRE MÉMOIRE SUR LES MUSIQUES OUBLIÉES, CELA SIGNIFIE QU’ON A CHERCHER À
COMPRENDRE EN PROFONDEUR LES MÉCANISMES, LES PERCEPTIONS ET LES CONTEXTES
CULTURELS LIÉS À L’OUBLI MUSICAL, PLUTÔT QUE DE QUANTIFIER DES DONNÉES.
MOTS-CLÉS : 1) PATRIMOINE SONORE 2) TRANSMISSION ORALE 3) OUBLI CULTUREL
4) ETHNOMUSICOLOGIE
5) REDECOUVERTE MUSICALE
Sommaire
Table des matières
RÉSUMÉ.............................................................................................................................3
Introduction general...........................................................................................................5
Bibliographie : La musique oubliée..............................................................................................6
Chapitre 1 :........................................................................................................................7
Première Partie : Cadre conceptuel et historique des musiques oubliées.............................7
Introduction de la partie.............................................................................................................7
Chapitre 1 : Définir la musique oubliée : entre mémoire, patrimoine et invisibilisation...............7
1.1 La mémoire musicale : entre transmission et effacement......................................................................7
1.2 Le patrimoine immatériel et la reconnaissance tardive..........................................................................7
Deuxième Partie : Les mécanismes de l’oubli et la redécouverte des musiques oubliées......8
Conclusion........................................................................................................................10
Introduction general
La musique, en tant qu’expression artistique universelle, accompagne l’humanité depuis la
nuit des temps. Elle est le reflet des cultures, des époques, des traditions, mais aussi des
transformations sociales et technologiques. Si certaines formes musicales bénéficient d'une
large reconnaissance, d'une diffusion massive et d'une inscription dans la mémoire
collective, d'autres, en revanche, tombent peu à peu dans l'oubli. Ces musiques oubliées,
qu’il s’agisse de styles anciens, de traditions orales marginalisées ou de créations émanant
de communautés peu représentées, forment pourtant une part essentielle du patrimoine
immatériel mondial.
Dans un contexte de mondialisation culturelle et de domination de certaines industries
musicales, la diversité sonore semble s’amenuiser, remplacée par une homogénéisation des
goûts et des styles. Ce phénomène, amplifié par les logiques de marché et les algorithmes
des plateformes de streaming, met en péril la transmission de répertoires traditionnels, de
chants rituels, de compositions locales ou régionales qui ne répondent pas aux critères de
rentabilité ou de visibilité contemporaine. Dès lors, se pose la question : qu’arrive-t-il aux
musiques qui ne sont plus entendues ? Où vont-elles lorsqu’elles cessent d’être jouées,
transmises ou enregistrées ?
La problématique de ce mémoire s’articule autour de la tension entre mémoire et oubli dans
le domaine musical : comment et pourquoi certaines musiques tombent-elles dans l’oubli, et
quelles sont les conséquences culturelles, sociales et identitaires de cette disparition
progressive ?
À travers cette étude, nous nous poserons une question centrale : quels sont les facteurs qui
contribuent à l’oubli de certaines formes musicales, et comment peut-on envisager leur
préservation ou leur réhabilitation ?
L’objectif de ce travail est double : d’une part, il s’agit d’analyser les mécanismes qui
participent à la marginalisation ou à la disparition de certaines musiques ; d’autre part, de
mettre en lumière les initiatives visant à sauvegarder ou redonner vie à ces expressions
sonores négligées, qu’elles soient d’origine populaire, savante ou traditionnelle. En d’autres
termes, ce mémoire cherche à comprendre non seulement les causes de l’oubli, mais aussi
les efforts de réappropriation, de patrimonialisation ou de revitalisation musicale à l’échelle
locale et internationale.
Pour ce faire, une méthodologie qualitative a été adoptée. Elle repose principalement sur
une revue de littérature croisant ethnomusicologie, sociologie de la culture, et études
patrimoniales. Elle s’appuie également sur des entretiens semi-directifs avec des
musicologues, des artistes, des archivistes sonores et des acteurs culturels impliqués dans la
préservation des musiques rares ou en voie de disparition. Enfin, une analyse de cas de
quelques musiques oubliées (par exemple, un répertoire de chants berbères anciens, une
tradition vocale des Balkans ou une musique liturgique en voie d’extinction) permettra
d’illustrer concrètement les dynamiques de perte et de résurgence.
La structure du mémoire s’organise en quatre chapitres. Le premier chapitre propose un
cadre théorique autour des notions de mémoire, d’oubli et de patrimoine musical. Le
deuxième chapitre s’intéresse aux causes de l’oubli musical : transformations sociales,
domination culturelle, mutations technologiques, etc. Le troisième chapitre analyse des
exemples concrets de musiques oubliées, en mettant l’accent sur leur histoire, leur
disparition progressive et les contextes socioculturels de cette perte. Enfin, le quatrième
chapitre explore les stratégies de préservation et de réhabilitation : archives sonores,
festivals, projets éducatifs ou muséographiques, et le rôle des technologies numériques dans
la redécouverte des musiques oubliées.
À l’heure où les enjeux de mémoire culturelle se font de plus en plus pressants, cette
recherche ambitionne d’apporter une contribution à la réflexion sur la diversité musicale et
sur la responsabilité collective dans la sauvegarde du patrimoine immatériel de l’humanité.
Bibliographie : La musique oubliée
Arom, Simha. (1985). *La musique africaine*. Paris : Éditions Buchet/Chastel.
Baily, John. (2001). *Can You Stop the Birds Singing? The Censorship of Music in
Afghanistan*. Copenhagen: Freemuse.
Baumann, Max Peter. (1991). *Music in the Dialogue of Cultures: Traditional Music and
Cultural Policy*. Wilhelmshaven: Florian Noetzel Verlag.
Dawe, Kevin. (2007). *Music and Musicians in Crete: Performance and Ethnography in a
Mediterranean Island Society*. Scarecrow Press.
Dournon, Geneviève. (2002). *Le patrimoine musical : entre mémoire et histoire*. Paris :
Éditions de la Maison des sciences de l’homme.
Feld, Steven. (1990). *Sound and Sentiment: Birds, Weeping, Poetics, and Song in Kaluli
Expression*. University of Pennsylvania Press.
Katz, Mark. (2010). *Capturing Sound: How Technology Has Changed Music*. University of
California Press.
Schippers, Huib. (2010). *Facing the Music: Shaping Music Education from a Global
Perspective*. Oxford University Press.
Stobart, Henry (Ed.). (2008). *The New (Ethno)musicologies*. Scarecrow Press.
UNESCO. (2003). *Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel*. Paris:
UNESCO Publishing.
Zemp, Hugo. (1996). *Chants aborigènes : Musiques rituelles de tradition orale*. Paris :
Actes Sud / Cité de la musique.
Taylor, Timothy D. (2007). *Beyond Exoticism: Western Music and the World*. Duke
University Press.
Chapitre 1 :
Première Partie : Cadre conceptuel et historique
des musiques oubliées
Introduction de la partie
Avant de comprendre les raisons de l’oubli de certaines formes musicales et les dynamiques
qui permettent leur éventuelle réhabilitation, il est nécessaire d’en poser les bases
théoriques et historiques. Cette première partie se donne pour objectif de définir ce que l’on
entend par « musique oubliée » et d’en explorer les contours à travers différents concepts-
clés comme la mémoire, l’oubli, le patrimoine et la tradition orale. À travers une mise en
perspective historique, nous verrons comment certaine...
Chapitre 1 : Définir la musique oubliée : entre mémoire, patrimoine
et invisibilisation
1.1 La mémoire musicale : entre transmission et effacement
La musique, en tant que phénomène culturel, repose fondamentalement sur la mémoire.
Dans les sociétés à tradition orale, elle est transmise de génération en génération par des
moyens non écrits : performance, écoute, imitation, rituel. Or, cette mémoire est fragile.
Lorsqu’un contexte socio-culturel change radicalement – par exemple, en cas de
colonisation, d’exil, d’interdiction religieuse ou de modernisation accélérée – la chaîne de
transmission peut se rompre, et la musique risque l’effacement.
Les musiques oubliées sont donc souvent celles qui n’ont pas été enregistrées, transcrites ou
institutionnalisées, et qui n’ont pas trouvé leur place dans les systèmes de préservation
formels (archives, écoles, médias). Leur disparition n’est pas toujours totale ; parfois, elles
subsistent de manière résiduelle dans la mémoire de certains individus, dans des fragments
mélodiques ou dans des pratiques dérivées. Mais leur visibilité dans l’espace public et dans
les récits culturels dominants est fortement r...
1.2 Le patrimoine immatériel et la reconnaissance tardive
Ce n’est qu’à partir de la fin du XXe siècle que la notion de patrimoine culturel immatériel a
commencé à s’imposer dans les institutions internationales, notamment avec la Convention
de l’UNESCO de 2003. Cette reconnaissance officielle a permis à certaines musiques jusque-
là négligées de regagner de la visibilité et d’être inscrites dans des programmes de
sauvegarde. Toutefois, cette revalorisation arrive souvent tardivement, parfois même
lorsque les porteurs de la tradition ne sont plus.
Chapitre 2 :
Deuxième Partie : Les mécanismes de l’oubli et la
redécouverte des musiques oubliées
L’histoire de la musique est jalonnée d’oubli, de disparition, mais aussi de redécouvertes
fascinantes. Derrière chaque œuvre oubliée se cachent des mécanismes complexes,
culturels, sociaux et technologiques qui contribuent à la marginalisation ou à l’effacement de
certains répertoires, compositeurs ou genres. Cette seconde partie s’attachera à étudier ces
mécanismes à travers plusieurs axes : les processus d’oubli, les critères de légitimation
culturelle, les politiques de conservation, et enfin les dynamiques contemporaines de
redécouverte et de réhabilitation.
I. Les processus d’oubli : entre contingence historique et marginalisation volontaire
L’oubli musical n’est pas nécessairement synonyme de perte totale. Il peut être le résultat
d’un effacement progressif lié à des changements de goût, à des bouleversements sociaux
ou politiques, ou à l’indifférence institutionnelle. De nombreux compositeurs, tels que
Félicien David, Louise Farrenc ou encore Joseph Bologne, Chevalier de Saint-Georges, ont été
éclipsés de l’histoire officielle malgré leur succès de leur vivant. Ce phénomène peut être
analysé à travers plusieurs prismes.
D’abord, les critères esthétiques évoluent. Ce qui était considéré comme novateur ou
populaire à une époque peut sembler désuet à une autre. Ensuite, les transformations
politiques et idéologiques (révolutions, guerres, changements de régimes) provoquent
parfois la mise à l’écart de productions culturelles associées à des idéologies ou des groupes
marginalisés. Enfin, l’oubli peut aussi découler d’un manque de transmission
intergénérationnelle, en l’absence de partitions, d’enregistrements ou d’un enseignement
institutionnalisé.
II. La légitimation et la hiérarchisation des œuvres : le rôle des institutions
Les institutions musicales – conservatoires, universités, maisons d’édition, médias – jouent
un rôle déterminant dans la sélection de ce qui mérite d’être conservé ou enseigné. Cette
légitimation repose sur des critères souvent implicites, mais fortement ancrés dans des
visions eurocentrées, patriarcales ou élitistes de la culture.
La construction du « canon » musical, tel qu’il est enseigné aujourd’hui dans la plupart des
institutions, est un processus historique qui a souvent exclu les musiques populaires, les
compositeurs issus des colonies, les femmes, ou encore les œuvres ne correspondant pas
aux normes de la « grande musique ». Cette hiérarchisation contribue à maintenir certaines
œuvres dans l’ombre, et à perpétuer une mémoire musicale partielle et partiale.
III. Les politiques de conservation et leurs limites
Les bibliothèques, archives et musées jouent un rôle essentiel dans la préservation du
patrimoine musical. Toutefois, leur capacité à sauvegarder l’ensemble des productions
musicales est limitée par des facteurs matériels (fragilité des supports, budget, priorités
institutionnelles) et idéologiques (hiérarchisation des genres et des œuvres).
Beaucoup d’œuvres ont été perdues faute de moyens pour les conserver, ou parce qu’elles
n’étaient pas jugées dignes d’intérêt au moment de leur production. Les musiques orales ou
issues de traditions non occidentales sont particulièrement vulnérables à cet effacement,
faute de dispositifs de conservation adaptés.
IV. La redécouverte contemporaine : un processus critique et politique
Depuis la fin du XXe siècle, de nombreux chercheurs, musiciens et institutions œuvrent à la
redécouverte de ces musiques oubliées. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté de
diversification du répertoire, de justice historique et de remise en question des canons
établis. Les festivals spécialisés, les programmes de recherche universitaire, les
enregistrements discographiques, mais aussi l’usage des technologies numériques (bases de
données, archives en ligne, reconstitutions assistées par IA) permettent de redonner vie à
ces œuvres injustement écartées.
Redécouvrir ne signifie pas seulement exhumer, mais aussi réinterpréter, contextualiser, et
interroger les raisons de l’oubli. C’est un acte politique et critique qui engage notre rapport à
la mémoire, à l’histoire, et aux identités culturelles. Par ce travail de réhabilitation, c’est une
autre histoire de la musique qui se construit, plus inclusive, plus plurielle, et plus fidèle à la
diversité des créations humaines.
Conclusion intermédiaire
L’oubli musical n’est pas un phénomène accidentel, mais bien souvent le reflet de rapports
de pouvoir, de structures idéologiques et d’enjeux économiques. Comprendre ses
mécanismes, c’est se donner les moyens de construire une mémoire musicale plus juste. La
prochaine partie s’attachera à explorer les pratiques concrètes de redécouverte et les
perspectives qu’elles ouvrent pour le futur du patrimoine musical.
Conclusion
Les musiques oubliées, qu’elles soient issues de traditions populaires ancestrales, de
répertoires savants marginalisés ou de mouvements musicaux éphémères, constituent un
patrimoine sonore souvent négligé mais d'une richesse inestimable. À travers ce mémoire,
nous avons exploré les mécanismes de l’oubli musical — qu’ils soient liés à l’histoire, aux
transformations sociétales, aux logiques commerciales ou aux mutations technologiques —
ainsi que les efforts contemporains pour redonner voix à ces répertoires enfouis.
Ce travail a mis en lumière la fragilité intrinsèque de la mémoire musicale collective, soumise
aux aléas du temps, des modes et des systèmes de valorisation culturelle. Il a également
souligné le rôle crucial de certains acteurs — chercheurs, musiciens, archivistes, passionnés
— dans la redécouverte et la réhabilitation de ces musiques. L’exhumation d’œuvres
oubliées n’est pas un simple exercice nostalgique : elle questionne notre rapport au passé, à
la diversité culturelle, et à ce que nous choisissons de transmettre aux générations futures.
Redonner une place aux musiques oubliées, c’est aussi enrichir notre présent d’une pluralité
de voix trop longtemps tues. C’est reconnaître que l’histoire de la musique ne se limite pas
aux figures majeures et aux œuvres canoniques, mais qu’elle se tisse aussi dans les marges,
dans les silences, dans les archives négligées.
À l’heure où les outils numériques offrent des moyens inédits de préservation et de
diffusion, il appartient à chacun — chercheurs, institutions, créateurs, mais aussi auditeurs
— de s’interroger sur la manière dont nous pouvons contribuer à la sauvegarde de cette
mémoire musicale. Car si l’oubli est inévitablement une composante de toute culture
vivante, il n’en reste pas moins un choix, parfois inconscient, qu’il convient de questionner.
Ce mémoire, en posant un regard attentif sur ces musiques reléguées dans l’ombre, invite à
une écoute plus attentive du passé, mais aussi à une réflexion sur notre responsabilité dans
la construction de la mémoire musicale de demain.