INTRODUCTION
L Organisation mondiale du commerce est née en 1995. Comptant parmi
les organisations internationales les plus Jeunes, l’OMC a succédé a l
Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), créé au
lendemain de la seconde guerre mondiale. Ainsi, bien que I’OMC soit de
création récente, le système commercial multilatéral initialement institué
dans le cadre du GATT a déjà un demi-siècle.
I/ Contexte du passage du GATT à l’OMC
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, I est apparu que l’une des
voies de réhabilitation des économies sinistrées se trouvaient dans la
réorganisation mondiale des échanges. Il est également apparu qu une
philosophie profondément libérale devait inspirer cette réorganisation. Par
philosophie libérale, il faut comprendre L’élimination de tous les obstacles
aux échanges ces obstacles pouvant être de deux sortes : les obstacles
tarifaires et obstacle non tarifaires. C’est dans cette perspective qu’est
créé en 1947 une organisation internationale du commerce (OIC), à
travers la charte de la Harvard.
Ce projet ne sera jamais concrétisé du fait qu’un pays comme les Etats
unis estimant par exemple que la philosophie de l’OIC n’était pas
suffisamment libérale. Cependant, devant l’urgence d’une réglementation
des échanges, il a été décidé d’appliquer à titre provisoire la partie IV de la
charte de la Harvard. Cette partie était intitulé : general aggrement of
tarrif and traid (GATT). Toutefois, cette application provisoire va s’étendre
sur presque 50 ans, et il faudra attendre 1994 pour qu’une véritable
organisation naisse, se substituant ainsi au GATT de 1947 en tant
qu’Organisation Internationale (OI).
Cette nouvelle OI sera 1’OMC. Elle est créée par le traité de Marrakech de
1994. La nouvelle organisation s’est forcée de tirer les leçons du GATT de
1947 L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est la seule
organisation internationale qui s’occupe des règles régissant le commerce
entre les pays. Sa principale fonction est de favoriser autant ənb possible
la bonne marche, la prévisibilité et la liberté des échanges.
II/ Constat des faiblesses du GATT
Quelques-unes de ses faiblesses peuvent être rappelées. La première
carence qu’on peut identifier est précisément le caractère provisoire du
GATT. Un traité qui entre en vigueur à titre provisoire est un accord qui
reste quelque peu fragile et en principe, ses effets ne sont Jamais par eux-
mêmes définitifs. Une deuxième faiblesse du GATT est qu’il ne s’agit pas
d’une Organisation Internationale
Proprement dite. C’est la raison pour laquelle on parle à son sujet de <
partis
Contractantes et non d’état membres >
Dès lors, le GATT va être une structure faiblement institutionnalisée. Son
Seul organe permanent est longtemps resté le secrétariat exécutif.
Cependant, avec
Le temps, le GATT va s’institutionnaliser
Avec la Suisse. Une troisième faiblesse du GATT est qu’il ne s’intéresse, à
Et même conclure un accord de Siege
Porigine. Qu’au commerce des marchandises et non au commerce de
service. Une
Quatrième faiblesse se trouve dans le fait qu’en 1947, il n’existe que
relativement
Peu d’Etats dans le monde. Depuis longtemps, le GATT ne reflétait done
pas
L’hétérogénéité du monde. Le nombre d’Etats s’est accrue depuis 1947 et
les
Intérêts de ceux-ci sont devenus plus contradictoires
On rappelle que le GATT de 1947 n’a été signé que par 23 Etats alors
Qu’aujourd »hui 1’OMC compte plus de 160 Etats. On peut également citer
comme
Faiblesse que les règles édictées dans le cadre du GATT n’étaient pas
dotées
D’effet direct dans les états membres. Cela signifie que les particuliers,
opérateurs
Economiques ne pouvaient directement les invoquer et que le juge appelé
à les
Appliquer pourra estimer qu’une application nationale complémentaire est
Nécessaire pour sa mise en œuvre. Ainsi, une juridiction comme la cour de
justice
Des communautés européennes CJCE a eu à rappeler dans un arret de
1974 que
Les dispositions qui encadrent le GATT n`avaient pas d’effet directs à
l’égard des
Etats.
III/ Reprise des acquis du GATT par IOMC
L’accord de Marrakech de 1994 créant 1’ OMC indique clairement que la
nouvelle
OI sera guidée par les décisions, les procédures et les pratiques
habituelles des
Parties contractantes du GATT de 1947, K art XVI>. Cela veut dire que la
Nouvelle OI s’inscrit dans une continuite, et qu’elle fait fiers les acquis du
GATT
Sur 3 points au moins, 1’OMC entend toutefois rompre avec le GATT
POMC impose désormais aux Etats membres, l’obligations de rendre le
droit
National conforme aux engagements pris au sein de IOMC.
Vrai dire, une telle
Obligation va de soi, puisqu’un Etat doit tjrs tirer les conséquences de son
Engagement international en modifiant éventuellement son droit national.
a- 1’OMC affirme pleinement sa personnalité juridique < art VII > de
l’accord de
Marrakech, contrairement au GATT dont l’institutionnalisation n’a été que
Progressive.
b- S’agissant du domaine de la réglementation internationale, il
s`étend
Directement au commerce de service c’est-à-dire au commerce invisible ;
ce qui n existait pas sous le GATT de 1947 C` est donc en 1994 que l’OMC
remplace le
GATT même si on continue de parler de GATT pour renvoyer à l’accord lui-
Même lequel subsiste et a été repris à Son compte par F’OMC. Ce qu’ on
appelle le
Traité de Marrakech regroupe en réalité seulement des dispositions
Institutionnelles, cest-à-dire, relatives aux organes et au fonctionnement
de
L’organisation. I| existe quatre grosses annexes au traité
- 1’ Annexe 1 :elle contient 3 éléments :
A les accords multilatéraux sur le commerce des marchandises (accord
1a), plus
12 autre accords complémentaires relatifs entre autre à l’agriculture, aux
Mesures sanitaires et phytosanitaires, aux investissements liés au
commerce etc…
B -accord General sur le commerce de service et ses annexes (AGCS),
annexe
(1b)
C – accord sur les aspects des droits de propriétaire intellectuelle qui
touchent le
Commerce (ADPIC) annexe lc.
- l’annexe 2 : Mémorandum d’accord sur le règlement des différends,.
- I’annexe 3 : mémorandum d’examen des procédures commerciales
(procédure
De suivi de l’application des accords).
- I’Annexe 4 regroupe les accords reliant que quelques membres de
l’OMC et
N’étant donc pas multi-latéralisé, on peut citer :
A -1’accord sur le commerce des aéronefs civiles (32 états parties)
c- Accord sur les marchés publics (47 état partis)
c-accord sur le secteur laitier et la viande bovine.
PREMIERE PARTIE : ORGANISATION ET FONCTIONNELENT DE
L’OMC
L’OMC est conduite par les gouvernements Membres. Toutes les grandes
Décisions sont prises par l’ensemble des Membres, soit au niveau des
ministres
(qui se réunissent normalement au moins tous les deux ans) soit au niveau
des
Ambassadeurs ou des délégués (qui se rencontrent régulièrement à
Genève).
CHAPITRE I : PRINCIPES, MECANISMES ET ACCORDS DE L’OMC
Section 1 : Principes et mécanismes fondamentaux de 1’0MC
Paragraphe 1 : Les principes fondamentaux de 1’OMC
Les Accords de l’OMC sont longs et complexes parce que ce sont des
textes
Juridiques qui portent sur un large éventail d’activités. Mais ils s’articulent
tous
Autour de quelques principes fondamentaux simples qui constituent la
base du
Système commercial multilatéral.
A/ La non-discrimination
Un pays ne doit pas faire de discrimination entre ses partenaires
commerciaux ; il
Ne doit pas non plus faire de discrimination entre ses propres produits,
services et
Ressortissants et ceux des autres pays
B/ Plus d’ouverture
L`abaissement des obstacles au commerce est l’un des moyens les plus
évidents
D’encourager les échanges ; ces obstacles comprennent les droits de
douane (ou
Tarifs) et les mesures telles que les interdictions à 1’importation ou les
contingents.
Qui limitent Ies quantités de façon sélective.
C/ Pius de prévisibilité et de transparence
Les entreprises, les investisseurs et les gouvernements étrangers
devraient avoir
L’assurance que des obstacles au commerce ne seront pas érigés de facon
Arbitraire. La stabilité et la prévisibilité encouragent 1’ investissement et
la création
D’emplois et permettent aux consommateurs de profiter pleinement des
avantages
De la concurrence – plus large choix et prix plus bas.
D/ Plus de compétitivité
En décourageant les pratiques < déloyales-> telles que les subventions à
L’exportation et la vente de produits à des prix de dumping, c’est-à-dire à
des prix
Inférieurs aux coûts de production pour gagner des parts de marché ; les
questions
Sont complexes, et les règles tentent d’établir ce qui est loyal et déloyal et
D’indiquer comment les gouvernements peuvent réagir, notamment en
imposant Des droits d’importation additionnels calculés de manière à
compenser le
Dommage causé par le commerce déloyal.
E/ Plus d’avantages pour les pays moins développés
En leur laissant plus de temps pour s’adapter et une plus grande flexibilité
et en
Leur accordant des privilèges spéciaux ; plus des trois quarts des Membres
de
1’OMC sont des pays en développement et des pays en transition vers une
Economie de marché. Les Accords de 1’OMC leur accordent des périodes
de
Transition pour leur permettre de s’adapter aux dispositions moins
familières et
Peut-être plus difficiles de l’OMC,
Paragraphe 2 : Les mécanismes fondamentaux de l’OMC
Même si elle est conduite par ses États Membres, I’OMC ne pourrait pas
Fonctionner sans son Secrétariat, qui coordonne ses activités. Le
Secrétariat
Emploie plus de 600 personnes. Ses experts – juristes, économistes,
statisticiens
Et experts en communication – aident quotidiennement les Membres à
faire en
Sorte, entre autres, que les négociations avancent de facon harmonieuse
et que les
Règles du commerce international soient convenablement appliquées et
Respectées. A cet effet, les mécanismes fondamentaux gouvernant cette
Organisation sont les suivants
A/ Negociations commerciales
Les Accords de 1’OMC portent sur les marchandises, les services et la
propriété
Intellectuelle. Ils énoncent les principes de la liberalisation et les
exceptions
Autorisées. Ils contiennent les engagements pris par les différents pays
pour
Réduire les droits de douane et les autres obstacles au commerce et pour
ouvrir et
Maintenir ouverts les marchés de services. Ils établissent les procédures à
suivre
Pour régler les différends,.
Les accords ne sont pas statiques ils sont renégociés périodiquement, et
de
Nouveaux accords peuvent être ajoutés à l’ensemble. De nombreux
accords sont
Actuellement négociés dans le cadre du Programme de Doha pour le
Développement, lancé par les Ministres du commerce des Membres de
‘OMC à
Doha (Qatar), en novembre 2001.
B/ Mise en œuvre et suivi
Les Accords de J’OMC obligent les gouvernements à assurer la
transparence de
Leurs politiques commerciales en notifiant à l’OMC les lois en vigueur et
les
Mesures adoptées. Les divers conseils et comités de l’Organisation veillent
à ce
Que ces prescriptions soient respectées et à ce que les Accords de l »OMC
soient
Convenablement mis en œuvre. Les politiques et pratiques commerciales
de tous les Membres font objet
Un examen périodique, pour Jequel le pays concerné et
Le Secrétariat de I’OMC établissent chacun un rapport.
C/ Règlement des différends
La procédure de règlement des litiges commerciaux prévue dans le cadre
du
Mémorandum daccord sur le règlement des différends de P’OMC est
Indispensable pour faire respecter les règles et donc pour assurer le
déroulement
Harmonieux des échanges. Les pays soumettent leurs différends à l’OMC
Lorsqu’ils estiment qu’il est porté atteinte aux droits que leur conferent les
Accords. Les décisions rendues par des experts indépendants nommés
Spécialement sont fondées sur P’interprétation des Accords et des
engagements
Pris par les différents pays.
D/ Renforcement des capacités commerciales
Les Accords de l’OMC renferment des dispositions spéciales applicables
aux pays
En développement qui prevoient notamment des périodes plus longues
pour la
Mise en œuvre des Accords et des engagements, des mesures visant à
accroitre les
Possibilités commerciales de ces pays et la fourniture d’une assistance
pour les
Aider renforcer leurs capacités commerciales, à gérer les différends et à
appliquer
Les normes techniques
Chaque année, POMC organise des centaines de missions de coopération
Technique dans les pays en développement et dispense de nombreux
cours à
Genève à l’intention des fonctionnaires gouvernementaux. L’Aide pour le
Commerce vise à aider les pays en développement à se doter des
compétences et
Des infrastructures nécessaires pour accroftre leurs échanges
commerciaux
Dans ce cadre, 1’OMC met aussi sur pied trois stages de politique
commerciale en
Moyenne chaque année, à l’intention de fonctionnaires gouvernementaux.
Des
Séminaires régionaux se tiennent régulièrement dans toutes les régions du
Monde, et en particulier dans les pays africains. Des stages de formation
ont
Egalement lieu à Genève pour les représentants de pays en transition
d’une
Economie planifiée à une économie de marché,
Dans ce cadre, 1’OMC a créé des centres de référence auprès de 100
ministères
Du commerce dans les capitales des pays les moins avancés, leur
fournissant des
Ordinateurs ainsi qu’un accès à Internet pour permettre aux fonctionnaires
Ministériels de suivre les événements se déroulant au siège, à Genève,
grace à un
Accès en ligne à la très importante base de données de 1 »OMC, qui
contient des
Documents officiels et autres. En outre, des efforts sont faits pour aider les
pays
Qui n’ ont pas de représentation permanente à Genève
Paragraphe 3 : Les Etats parties à POMC
A/ Les conditions d’adhésion
L`OMC est ouverte aux Etats ou aux territoires douaniers jouissant d’une
entière
Autonomie dans la conduite de leurs relations économiques extérieures.
Pour
Devenir Membre, un gouvernement doit mettre ses politiques économique
et
Commerciale en conformité avec les règles et principes de P’OMC et doit
négocier
Avec les différents partenaires commerciaux des concessions et des
engagements
Spécifiques qu’il appliquera à son commerce de marchandises et de
services.
Le processus d’`accession à l’OMC peut durer des années et nécessite le
soutien
Sans réserve et le consensus de l’ensemble des Membres. Néanmoins, il
est conçu
De manière à ce que les nouveaux Membres puissent participer
pleinement au
Système commercial multilatéral dès leur accession. L’OMC compte
actuellement
153 Membres qui représentent 95 pour cent du commerce mondial. Ses
Membres
Représenteront 97 pour cent du commerce mondial
B/ Avantages de l’adhésion
Au cours de ces 50 dernières années, le commerce mondial a connu une
croissance
Exceptionnelle Les exportations de marchandises ont augmenté de 6 pour
cent
Par an en moyenne. Le total des échanges en 2000 était 22 fois supérieur
au niveau
Atteint en 1950. Le GATT et 1’OMC ont donc contribué à créer un système
Commercial solide et prospère, favorisant une croissance sans précédent.
L`adhésion à l’OMC représente à cet effet une garantie pour les
consommateurs
Et les producteurs des Etats membres. Ceux-ci savent en effet qu’ils
peuvent
Bénéficier d’un approvisionnement sûr et d’un choix de produits finis, de
Composants, de matières premières et de services plus large. Les
producteurs et
Les exportateurs savent que les marchés étrangers leur resteront ouverts
Le résultat, c’est aussi un monde économique plus prospère, plus pacifique
et plus
Responsable. A 1’OMC, les décisions sont prises, pour la plupart, par
consensus
Entre tous les pays membres, avant d’être ratifiées par les parlements
nationaux
Quant aux litiges commerciaux, ils sont soumis au mécanisme de
règlement des
Différends de l’Organisation, qui est axé sur l’interprétation des accords et
des
Engagements et sur la mise en conformité des politiques commerciales
des
Différents pays avec ces derniers. Le risque de voir les différends
dégénérer en
Conflits politiques ou militaires est ainsi amoindri. En réduisant les
obstacles au
Commerce, POMC s’attaque également à d’autres obstacles qui se
dressent entre
Les peuples et les pays. Au cœur du système que l’on appelle le système
commercial multilatéral, se trouvent les Accords de l’OMC, négociés et
signés par la majeure partie des puissances commerciales du monde et
ratifiés par leurs parlements. Ces accords constituent les règles juridiques
de base du commerce international. Il s’agit essentiellement de contrats
garantissant aux pays membres d’importants droits commerciaux. Ils
contraignent également les gouvernements à maintenir leur politique
commerciale à l’intérieur de limites convenues, dans l’intérêt de tous. Bien
que négociés et signés par des gouvernements, les accords visent à aider
les producteurs de marchandises et de services, les exportateurs et les
importateurs à mener leurs activités.
Paragraphe 4 : Les représentations diplomatiques au sein de l’OMC
A/ Représentation des pays
Les travaux de l’OMC sont menés par les représentants des
gouvernements membres, mais leur origine profonde réside dans l’activité
industrielle et commerciale quotidienne. Les politiques commerciales et les
positions de négociation sont définies par les administrations centrales,
habituellement après avoir consulté les entreprises privées, les
organisations professionnelles, les agriculteurs, les consommateurs et
d’autres groupes d’intérêt. La plupart des pays ont une mission
diplomatique à Genève, parfois dirigée par un ambassadeur spécialement
accrédité auprès de l’OMC. Les membres de ces missions assistent aux
réunions des nombreux conseils, comités, groupes de travail et groupes de
négociation, au siège de l’OMC. À l’occasion, les gouvernements envoient
directement des experts les représenter pour exposer leurs vues sur des
questions spécifiques.
B/ Représentation des groupes de pays
De plus en plus souvent, des pays s’unissent pour former des
groupements et des alliances au sein de l’OMC. Ils décident même dans
certains cas de parler d’une seule voix par l’entremise d’un porte-parole
ou d’une équipe de négociation unique. Ce phénomène est dans une
certaine mesure la conséquence logique du mouvement d’intégration
économique, le nombre d’unions douanières, de zones de libre-échange et
de marchés communs existant dans le monde ne cesse d’augmenter. C’est
également un moyen pour les petits pays d’accroître leur pouvoir de
négociation lorsqu’ils négocient avec leurs grands partenaires
commerciaux. Il est parfois plus facile de parvenir à un consensus lorsque
des groupes de pays Adoptent des positions communes. Il arrive que des
alliances se forment expressément pour trouver un compromis et sortir
d’une impasse plutôt que pour défendre opiniâtrement une position
commune. Mais il n’existe pas de règle absolue sur l’incidence des
groupements à l’OMC.
1/ Le groupement le plus important, et aussi le plus vaste, est l’Union
européenne (pour des raisons juridiques, l’UE est officiellement dénommée
«< Communautés européennes » dans le cadre de l’OMC), avec ses 15
États membres. L’Union européenne est une union douanière dotée d’une
politique de commerce extérieur et d’un tarif douanier communs à tous
ses membres. Les États membres coordonnent leur position à Bruxelles et
à Genève, mais seule la Commission européenne parle au nom de l’Union
à presque toutes les réunions de l’OMC. L’Union est membre à part entière
de l’OMC, comme chacun de ses États membres.
2/ Nous avons les membres de l’OMC qui font partie de l’Association des
Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE). Il s’agit du Brunéi Darussalam,
Indonésie, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour et Thaïlande. Ceux-ci
n’ont pas encore atteint le même degré d’intégration économique. (Les
trois autres membres de l’ANASE, le Cambodge, le Laos et le Viet Nam, ont
engagé une procédure d’accession à l’OMC.) Ils ont néanmoins en
commun de nombreux intérêts commerciaux et peuvent fréquemment
coordonner leur position et l’exprimer d’une seule voix. La fonction de
porte-parole est remplie à tour de rôle par les différents membres de
l’ANASE et peut être assumée conjointement si le sujet l’exige.
3/ Nous notons également la présence du MERCOSUR, le Marché commun
sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, avec la Bolivie et le
Chili comme membres associés). Les efforts d’intégration économique
régionale entrepris plus récemment n’ont pas encore atteint le stade où
les membres expriment souvent par l’intermédiaire d’un porte-parole
unique leurs positions sur les questions dont s’occupe l’OMC.
4/ On peut citer en outre, l’Accord de libre-échange nord-américain, ALENA
(Canada, États-Unis et Mexique).
5/ Parmi les autres groupements qui présentent parfois des déclarations
conjointes, on peut citer le Groupe africain, les pays les moins avancés, le
Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes, et du Pacifique (ACP) et le
Système économique latino-américain (SELA).
6/Nous avons enfin le Groupe de Cairns qui est une alliance particulière.
Elle s’est formée juste avant le début d cycle Uruguay, en 1986, pour
défendre la libéralisation du commerce des produits agricoles. Le Groupe
est devenu une troisième force avec laquelle il a fallu compter dans les
négociations agricoles et il est toujours en activité. Ses membres diffèrent
beaucoup les uns des autres, mais l'idée que leurs partagent un objectif
commun, la libéralisation de l'agriculture, et l ressources sont insuffisantes
pour rivaliser avec de plus grands pays sur le terrain des subventions
intérieures et des subventions à l'exportation.
Libéralisation du commerce des produits agricoles. Le Groupe est devenu
une troisième force avec laquelle il a fallu compter dans les négociations
agricoles et il est toujours en activité. Ses membres diffèrent beaucoup les
uns des autres, mais partagent un objectif commun, la libéralisation de
l’agriculture, et l’idée que leurs ressources sont insuffisantes pour rivaliser
avec de plus grands pays sur le terrain des subventions intérieures et des
subventions à l’exportation.
Section 2 : Les Accords de l’OMC
Paragraphe 1 : Etat des lieux
A/ Historique
Comment faire en sorte que le commerce soit aussi équitable et aussi
libre que possible ? En négociant des règles et en les respectant. Les
règles de l’OMC – les accords – résultent des négociations menées par les
membres. Celles qui sont actuellement en vigueur découlent des
négociations du Cycle d’Uruguay (1986-1994), qui ont donné lieu
notamment à une révision majeure du texte original de l’Accord général
sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Le GATT constitue
désormais le principal recueil de règles de l’OMC pour ce qui est du
commerce des marchandises. Le Cycle d’Uruguay a également abouti à
l’établissement de nouvelles règles régissant le commerce des services,
les aspects pertinents de la propriété intellectuelle, le règlement des
différends et l’examen des politiques commerciales. Elles représentent au
total quelque 30 000 pages, soit une trentaine d’accords et
d’engagements distincts (que l’on appelle les listes), contractés par les
différents membres dans des domaines spécifiques tels que l’abaissement
des taux de droit ou l’ouverture du marché des services.
B/ Nature des accords
Ces accords sont des documents constituant les règles juridiques de base
du commerce international. Ils sont essentiellement des contrats, aux
termes desquels les gouvernements sont tenus de maintenir leur politique
commerciale à l’intérieur de limites convenues. Ces contrats sont négociés
et signés par la majeure partie des puissances commerciales du monde.
Bien qu’ils soient négociés et signés par des gouvernements, leur objectif
est d’aider les producteurs de biens et de services, les exportateurs et les
importateurs à exercer leurs activités, tout en permettant aux
gouvernements de répondre à des objectifs sociaux et environnementaux.
L’objectif primordial du système est de contribuer à favoriser autant que
possible la liberté des échanges, tout en évitant les effets secondaires
indésirables. Il s’agit notamment de supprimer les obstacles. Il s’agit aussi
d’informer les particuliers, les entreprises et les pouvoirs publics sur les
règles commerciales en vigueur dans le monde et de leur donner
l’assurance qu’il n'y aura pas de changement soudain dans les politiques
appliquées. Ces accords permettent aux membres de l’OMC de gérer un
système commercial non discriminatoire qui énonce leurs droits et leurs
obligations. Chaque pays obtient l’assurance que ses exportations
bénéficieront constamment d’un traitement équitable sur les marchés des
autres pays et promet à son tour de traiter ainsi les importations arrivant
sur son propre marché. Le système offre également aux pays en
développement une certaine souplesse pour la mise en œuvre de leurs
engagements.
Paragraphe 2 : Les principaux accords de l’OMC
Ce sont des accords régulièrement pratiqués au sein de l’organisation.
A/ Accord sur les marchandises
Tout a commencé par le commerce des marchandises. De 1947 à 1994, le
GATT était le centre de négociation de la réduction des droits de douane et
autres obstacles au commerce ; le texte de l’Accord général énonçait
quant à lui des règles importantes, en particulier la non-discrimination.
Depuis 1995, le texte actualisé du GATT constitue l’accord de référence de
l’OMC pour ce qui est du commerce des marchandises. Il comporte des
annexes portant sur des secteurs spécifiques, tels que l’agriculture et les
textiles, et traitant de questions particulières telles que le commerce
d’État, les normes de produits, les subventions et les mesures de lutte
contre le dumping.
B/ Accord sur les services
Les banques, les compagnies d’assurance, les entreprises de
télécommunication, les organisateurs de voyages, les chaînes d’hôtels et
les sociétés de transport qui souhaitent opérer à l’étranger peuvent
désormais bénéficier d’un système de commerce plus libre et plus
équitable, qui ne valait auparavant que pour le commerce des
marchandises. Ces principes sont ancrés dans le nouvel Accord général sur
le commerce des services (AGCS). Les membres de l’OMC ont également
accepté des engagements dans le cadre de l’AGCS en vertu desquels ils
doivent déclarer quels sont les secteurs qu’ils sont disposés à ouvrir à la
concurrence étrangère et dans quelle mesure ces marchés sont ouverts.
C/ Accord sur la propriété intellectuelle
L’Accord de l’OMC sur la propriété intellectuelle peut être assimilé à un
ensemble de règles régissant le commerce et l’investissement dans le
domaine des idées et de la créativité. Ces règles prévoient les modalités
selon lesquelles le droit d’auteur, les brevets, les marques, les indications
géographiques utilisées pour identifier des produits, les dessins et
modèles industriels, les schémas de configuration des circuits intégrés et
les renseignements non divulgués tels que les secrets commerciaux en
d’autres termes la «< propriété intellectuelle devraient être protégés
lorsqu’il y a échanges commerciaux.
Paragraphe 3 : Rapport entre les accords de l’OMC et la protection de
l’environnement
Quel rapport y a-t-il entre le système commercial de l’OMC et les mesures
commerciales écologiques ? Quelles sont les relations entre les accords de
l’OMC et les divers accords et conventions internationaux concernant
l’environnement ?
A/ L’environnement : une préoccupation spécifique dans le système
commercial de P’OMC
Il n’existe pas dans le cadre de l’OMC d’accord portant spécifiquement sur
l’environnement, mais plusieurs des Accords de l’OMC contiennent des
dispositions touchant à des préoccupations environnementales. Le
développement durable et la protection de l’environnement sont des
objectifs inscrits dans le préambule de l’Accord instituant l’OMC. La priorité
accrue donnée aux politiques environnementales est un phénomène
relativement récent. À la fin du Cycle d’Uruguay en 1994, les ministres du
commerce des pays participants ont décidé d’entreprendre à l’OMC un
vaste programme de travail sur le commerce et l’environnement et ils ont
créé le Comité du commerce et de l’environnement. Les questions
relatives à l’environnement et au développement durable ont ainsi été
intégrées dans les activités principales de l’Organisation.
B/ Intégration des accords environnementaux dans les échanges
commerciaux internationaux
Environ 200 accords internationaux (en dehors du cadre de l’OMC)
traitant de diverses questions environnementales sont actuellement en
vigueur. Ce sont les accords environnementaux multilatéraux (AEM). Une
vingtaine de ces accords comportent des dispositions qui peuvent affecter
les échanges, par exemple en interdisant le commerce de certains
produits ou en autorisant des pays à restreindre les échanges dans
certaines circonstances. Il convient notamment de citer le Protocole de
Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, la
Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de
déchets dangereux de leur élimination et la Convention sur le commerce
international des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d’extinction (CITES). En résumé, le comité de l’OMC estime qu’il n’y a pas
de contradiction entre les principes fondamentaux de l’OMC de non-
discrimination et de transparence et les mesures commerciales prises à
des fins de protection de l’environnement, y compris celles qui relèvent
d’accords environnementaux. Il note également que certaines dispositions
des accords portant sur les marchandises, les services et les droits de
propriété intellectuelle permettent aux gouvernements de donner la
priorité aux politiques environnementales nationales. Selon le comité de
l’OMC, les accords environnementaux constituent le moyen le plus efficace
de s’attaquer aux problèmes environnementaux internationaux. Cette
approche va dans le sens des travaux de l’OMC visant à résoudre les
problèmes commerciaux par des solutions convenues au niveau
international. En d’autres termes, il est préférable de faire appel aux
dispositions d’un accord environnemental international plutôt que
d’essayer, de façon individuelle, de changer les politiques
environnementales d’autres pays (voir les études de cas concernant
l’affaire des crevettes et des tortues et celle des dauphins et des thons).
Le Comité note que les mesures qui visent à protéger l’environnement et
qui ont une incidence sur le commerce peuvent jouer un rôle important
dans certains accords environnementaux, notamment lorsque le
commerce est directement à l’origine des problèmes environnementaux.
Mais il fait aussi remarquer que les restrictions au commerce ne sont pas
les seules mesures qui peuvent être prises et qu’elles ne sont pas
nécessairement les plus efficaces. Il existe d’autres solutions : aider les
pays à se doter d’une technologie respectueuse de l’environnement, leur
fournir une assistance financière, offrir des activités de formation, etc. Il
convient toutefois de ne pas exagérer l’ampleur du problème. Jusqu’à ce
jour, aucune mesure ayant un effet sur le commerce, prise en application
d’un accord environnemental international, n’a été contestée dans le
cadre du système du GATT/de l’OMC. Il est aussi largement admis que les
mesures prises au titre d’un accord environnemental ne devraient guère
faire problème à l’OMC si les pays concernés ont signé ledit accord
environnemental, même si la question n’est pas définitivement tranchée.
Le Comité du commerce et de l’environnement s’intéresse davantage à ce
qui pourrait arriver si un pays invoquait un accord environnemental pour
prendre une mesure l’encontre d’un autre pays non signataire de cet
accord.
CHAPITRE 11 : LE CADRE INSTITUTIONNEL DES ÉCHANGES
INTERNATIONAUX
Nous étudierons successivement l’architecture institutionnelle de l’OMC
(section
D) et le mécanisme de règlement des différends au sein de cette
organisation
(section 2).
Section 1 : Architecture institutionnelle de L’OMC
Il sera question des différents organes de I’OMC (1) d’une part et des
missions
Assignées à la nouvelle organisation d’autre part (P2).
P1 : Les différents organes de L’OMC
L’OMC est dotée d’une structure tripartite : l’`organe intergouvernemental
et
Plénier (conférence ministérielle) et deux organes restreints, pouvant
même être
Qualifiés d’ intégrés (les conseils et les secrétariats).
A- L’organe intergouvernemental : la conférence ministérielle
Il s’agit d’un organe essentiel de I’OMC car il a en réalité le pouvoir de
décision.
Cependant, la conférence ministérielle se prononce souvent par
consensus. C’est
Un organe qui se réunit au moins une fois tous les 2 ans.
B- Les organes intégrés : les conseils et les secrétariats
Il existe plusieurs conseils au sein du GATT. Le plus important est le
<conseil
Général >> qui comporte en réalité deux formations
..
- I’organe de règlement des différends (ORD) dont la mission est
d’administrer
Les mémorandums d’accords sur les règlements de différends ;
1’Organe d’examen des politiques commerciales dont la fonction est
D’administrer le Mécanisme d’examen de politique commerciale. Le
conseil
Général est l’organe de gestion de 1’OMC, puisqu’il agit dans l’intervalle
de
Cession de la conférence ministérielle. En effet, cette dernière se réunit au
moins
Une fois tous les 2 ans. Selon l’art IV -2 de l’accord de Marrakech, le CG se
réunit
Selon qu’il sera approprié.
- I existe ensuite des conseils divers : conseil du commerce des
marchandises,
Conseil du commerce de services etc…Chaque conseil remet un rapport au
conseil
Général.
Il convient de ne pas confondre les conseils avec les < comités
spécialisés>, dont
Il existe une douzaine et qui ont une vocation essentiellement technique.
Quant au secrétariat, il est constitué par la DG qui est à la tête de près de
600
Fonctionnaires. La DG du GATT exerce également une fonction d’appui
Technique aux pays en voie de développement
Par ailleurs, les Etats africains qui ont beaucoup contestés le mode
De fonctionnement du GATT, ont obtenu à partir de 1999 que le poste de
GATT
Adjoint soit systématiquement attribué à un africain. I s’agit par ce biais
D’impliquer davantage ces Etats dans la régulation mondiale des
échanges,
Dans le cadre du GATT-OMC, il existe une spécificité qu’il convient de
souligner
• le recours au consensus, à la place du vote. Décider par consensus
signifie que
La décision est adoptée en l’absence d’opposition manifeste ; la procédure
de
Consensus est une procédure de non objection. Le président de séance
s’assure de
I’accord de tous après des discussions préparatoires et informelles. I
formule
Alors la décision en séance publique
Il en résulte que dans la pratique du GATT-OMC le vote est rare
Il n’intervient que s’il n’y a pas consensus ( art IX.1 de l’accord). En cas de
vote,
Les décisions sont prises à la majorité simple ; chaque Etat ayant une voix,
pour
Les décisions plus importantes. La majorité doit être qualifié : ¾ des voies
Lorsqu’il s’agit de décisions interprétatives du droit de l’OMC ou 2/3 des
voix s’i
S’agit d’adopter un amendement au traité.
P2 : L’OMC comme cadre de négociation
La négociation est un volet fondamental des activités de l’OMC. Les
relations
Commerciales font souvent intervenir des intérëts contradictoires. Les
accords, y
Compris ceux qui ont été négociés laborieusement dans le système de
1’OMC, ont
Souvent besoin d’être interprétés. La meilleure manière de régler ces
différends
Est de faire appel à une procédure neutre établie sur une base juridique
convenue
C’est |’objectif du processus de règlement des différends énoncé dans les
Accords
De l’OMC.
1/ Caractéristiques du cadre de négociation
L’OMC est essentiellement un lieu où les gouvernements Membres se
Rendent pour essayer de résoudre les problèmes commerciaux qui
existent entre
Eux. La première étape consiste à discuter. L’OMC est le fruit de
négociations et
Tout ce qu’elle fait est le résultat de négociations. Les travaux menés
actuellement
Par I’OMC découlent en majeure partie des négociations qui se sont tenues
de
1986 à 1994, dénommées le Cycle d’Uruguay, et de négociations
antérieures qui
Ont eu lieu dans le cadre de l’Accord général Sur les tarifs douaniers et le
Commerce (GATT). L’OMC accueille actuellement de nouvelles
négociations
Dans le cadre du < Programme de Doha pour le développement > lancé
en 2001.Lorsque les pays se sont heurtés à des obstacles au commerce et
ont voulu les
Réduire, les négociations ont contribué à libéraliser le commerce. Mais
I’OMC ne
S’emploie pas seulement à libéraliser le commerce, et dans certaines
circonstances,
Ses règles favorisent le maintien d’obstacles au commerce ⁃ par exemple
pour
Protéger les consommateurs ou empêcher la propagation d’une maladie
2/ Le domaine historique des négociations
Le domaine de la négociation a déjà été signalé en introduction au sujet
de
L’accord de Marrakech et de ses 4 annexes. Ce sont ces Annexes qui
donnent une
Idée des domaines couverts par I’OMC, lesquels ont fait l’objet de
négociation
Au demeurant, l’histoire du GATT/OMC se confond avec les différents
cycles de
Négociation. Entre 1947 et 1956, les négociations engagées au sein du
GATT ont
Abouti à une diminution des tarifs douaniers de 25%, dont on peut
dénombrer
Aujourd’hui 6 au moins
⁃ Le cycle Dillon (1947, 1961)
⁃ Cycle Kennedy (1962,
Antidaté
1967), ce dernier cycle s’étant conclu par un accord
⁃ Le cycle de Tokyo (73, 79), cycle particulièrement mportant qui réalise
non
Seulement une importante baisse des droits de douane mais qui donne
naissance à
Des droits dérogatoires à des droits connus sous le nom de SGB (système
Généralisé de préférence).
Le cycle de !’Uruguay : il prépare la mise en place de 1’OMC. Il1 uvre pour
Egalement pour les accords pour tous les états membres. Enfin il s’attaque
à la
Réglementation du commerce de service et de la propriété industrielle. A
la fin du
Cycle, l’OMC voit effectivement le jour avec l’adoption du traité de
Marrakech et
Son entrée en vigueur le ler janvier 1995.
⁃ Le cycle de Doha qui s’ ouvre en 2001, qui aurait dû s’ achever depuis
2005. Pour
Tenter de le sauver, deux conférences ont été organisées : la conférence
de
Cancun de 2003 et la conférence de Hong Kong de 2005.
En 2013 une conférence s’est tenu à Bali et a débouché sur un Accord sur
la
Facilitation des échanges qui est en fait un accord sur les procédures
douanières
Cet accord est entré en vigueur en 2017.
3/ L’évolution des domaines des négociations
Les négociations se sont poursuivies dans certains domaines après
l’achèvement
Du Cycle d’Uruguay. En février 1997, un accord a été conclu sur les
services de
Télécommunication, 69 gouvernements acceptant entreprendre des
mesures de libéralisation très larges, dont la portée allait au-delà de celles
qui avaient été
Convenues dans le cadre du Cycle d’Uruguay Au cours de la même année,
40
Pays ont mené à bien des négociations sur le commerce en franchise des
produits
De la technologie de 1’information, et 70 membres ont conclu un accord
sur les
Services financiers, portant sur plus de 95 pour cent du commerce dans le
secteur
Bancaire, les secteurs de l’assurance, des valeurs mobilières et des
informations
Financières
Ce programme prévoit en outre des négociations et d’autres activités
concernant
Les droits de douane applicables aux produits autres qu’agricoles, le
commerce et
L’environnement, les règles de I’OMC dans des domaines comme les
mesures
Antidumping et les subventions, l’investissement, la politique de la
concurrence
La facilitation des échanges, la transparence des marchés publics et la
propriété
Intellectuelle, et diverses questions soulevées par les pays en
développement,
Relatives aux difficultés qu’ils rencontrent pour mettre en œuvre les
accords
Actuels de l’OMC
Section 2 : Le nouveau système de règlement de différends, différence
avec le
GATT de 1947
Il s’agit d’étudier ici le règlement du contentieux entre Etats, à l’occasion
du
Passage du GATT à I’OMC. Pour avoir une idée précise des innovations qui
ont
Eté introduites, on étudiera successivement la procédure contentieuse
dans le
GATT (P1) ct à 1’OMC (P2).
P1 Le règlement des différends au sein du GATT
..
On verra successivement le déroulement de cette procédure de règlement
(A),
Avant
En évoquer les limites (B).
A- Le déroulement de la procédure de règlement
On peut déceler 3 phases dans cette procédure :
Un Etat qui estime qu’un autre aurait violer les règles du GATT doit d’abord
Entrer en négociation bilatérale avec cet Etat. L’idée est que ces
négociations
Directes pourront permettre de déboucher sur une entente sans que les
organes du
GATT soient mobilisés, même si c’est le droit du GATT qui est en cause
⁃ Lorsque les négociations bilatérales échouent, I’un des deux Etats peut
saisir le
DG du GATT pour négociation (pour ses bons offices) ou le conseil du GATT
Dans cette dernière hypothèse, le conseil peut transmettre le dossier à un
(groupe
Spécial) ou (panel) composé d’experts indépendants ct chargés d’instruire
l’affaire
Pour proposer une solution amiable. En cas d’échec, un rapport exposant
les faits
Et exposant les allégations des parties est transmis au conseil du GATT
(conseilgénéral). Ce dernier devant en tirer toutes les conséquences et
pouvoir même
Autoriser I’Etat victime à recourir à des contre-mesures.
B – Appréciation critique de la procédure des règles du reglement
1l apparait tout d’abord que cette procédure reste dominer par la quête du
Règlement amiable. L’avis qui est en définitif rendu par le panel n’est pas
une
Décision juridictionnelle. Certes, cet avis est motivé sur la base du droit du
GATT,
Mais on ne peut considérer qu’il s’ agit d’un avis fondé sur le droit
international
Général. Au demeurant, nulle part dans le droit du GATT, il n’est dit que
cet avis a
Un caractère obligatoire. On ne peut donc même pas dire que le panel a
rendu une
Décision à proprement parler.
On peut également observer que dans l’appréciation que le Conseil
General du
GATT peut formuler, il peut y avoir des considérations politiques puisque le
Conseil lui-même est un organe politique. La procédure des règlements de
Différends au sein du GATT n’est donc pas gouvernée que par des
considérations
Juridiques. Enfin, l’expérience montre que même au stade de leur
adoption,
Certains Etats (perdants) ont déclaré s’opposer à la mise en œuvre du
rapport.
Pour toutes ces raisons, dès les années 80, les Etats ont pris conscience de
la
Nécessité de reformer le système de règlement des différends du GATT.
Ainsi la
Déclaration du 20 SEPT 1986 souligne que les règlements des différends
devaient
Constituer l’un des sujets de négociation futuriste qu’il était souhaitable
d’avoir
Avec assez d’égard sur des règles et discipline plus efficace ayant force
exécutoire.
P2 : Le système de règlement des différends au sein de POMC
Il convient de relever de facon préalable que les états membres de l’OMC
ont la
Possibilité de recourir à des procédures qui sont des modes classiques et
non
Juridictionnels de règlement des différends. Ils peuvent recourir aux bons
offices
D’un tiers, à la médiation, à l’arbitrage ou à la conciliation. Dans ce cadre,
les
Services du DG de l’OMC pourront être requis. Force est cependant de
constater
Que le recours à ces modes de règlement est plutôt rare. La plupart du
temps, les
Etats membre de l’OMC préfèreront utiliser la procédure de règlement
spécifique
Qui est en cours dans cette organisation. Il s’agit de présenter celle-ci (A)
avant
D’émettre une appréciation critique à son sujet (B)
A- Le déroulement du mécanisme des règlements
Comme dans la procédure judiciaire ordinaire, la première question à
laquelle il
Faut répondre est celle de l’intérêt à agir, condition de recevabilité de la
plainte
D’un Etat. En effet, dans le droit de l »OMC également, on exige d’un Etat
qui se Plaint des agissements un autre Etat de rapporter la preuve de son
intérêt à agir, c’est-à-dire de montrer en quoi ces agissements nuisent à
ses intérêts. A cet égale,
La notion d’intérêt à agir ou locus standi est entendu de façon libérale par
les
Organes de l’OMC
D’une part, l’art 3. P8 du mémorandum sur le règlement des différends
semble
Présumer l’intérêt a agir de l’Etat dès lors qu’il y`a une violation des règles
de
I’OMC. Au demeurant, en droit international public, I’on considère qu’un
Etat a
Interêt à agir dès lors qu’il est partie à un traité et que ce traité est violé
par une
Autre partie même si cette violation n’affecte pas ses intérêts directs et
personnels
D’autre part, la jurisprudence > des organes de l’OMC met en évidence les
Notions <d’effets > et d’intérêt potentiel. Cela signifie que l’Etat qui se
plaint doit
Juste rapporter la preuve qu’il subit les effets d’une mesure prise par un
autre Etat
Les conditions de la saisine des organes de l’OMC sont ainsi facilitées
- La première phase de la procédure de règlement est, comme avec le
GATT de
47, la phase des consultations directes avec les parties. La partie
plaignante entre
Directement en négociation avec l’autre Etat à l’effet d’aplanir les
difficultés
Constatées. Ces négociations bilatérales et directes sont cependant
notifiées à
L’Organe de Règlement des Différends (ORD) de l’OMC, c’est-à-dire le
Conseil
General (CG).
⁃ La deuxième phase s’ouvre lorsque les négociations bilatérales ont
échoué. Un
Groupe spécial est alors mis en place par l’organe de règlement des
différends. Ce
Groupe spécial est composé de 3 personnes, qui sont des experts
indépendants très
Qualifiés, désignés en principe par le DG de l’OMC. Le groupe spécial juge
les
Faits par rapport au droit de l’OMC et statut en fonction de celui-ci. Il ne
s’agit
Cependant pas d’une décision juridictionnelle puisque le groupe spécial
n’est pas
Une juridiction
C’est un rapport qui ne comporte que des recommandations et des
constatations
Cependant ce rapport peut être adopté par l’ORD dans les 60 jours
suivants. Cest
Seulement à partir de ce moyen qu’il devient obligatoire et exécutoire
pour les
Parties en litige I peut y avoir une troisième phase, puisqu’elle n’ existait
pas dans :
Le GATT de 47 : c’est l »intervention de l’organe d’appel de l’OMC. Cela
veut dire
Qu’une procédure d’appel existe désormais dans le contentieux de l’OMC.
Cet
Organe d’appel est composé de 7 membres, qui sont des experts
indépendants
Désignés par l’ORD pour une durée de 4 ans.
L’introduction du mécanisme de l’appel traduit une juridictionnalisation du
Contentieux de l’OMC. L’`organe d’appel va également adopter un
rapport, lequel
Pourra également être lui-même adopté par l’ORD ( comme pour le groupe
spécialen première instance). Cette adoption par l’ORD signifie également
que le rapport
Devient obligatoire pour les Etats parties.
B- Les suites des rapports du groupe spécial ou de PORD
Le mémorandum sur le règlement des différends innove en ce qui
concerne
L’exécution des rapports du groupe spécial ou de l’organe d’appel,
Un état membre qui n’exécute pas le rapport a toujours la possibilité de se
prêter
A des négociations bilatérales en vuc d’un compromis temporaire en
attendant
L’exécution du rapport. Faute d’entente, c’est-à-dire en cas de refus
persistant
D’exécuter le rapport, l’autre partie peut < suspendre les concessions ou
autre
Obligations à son égard, jusqu’à exécution > (art 22 p.2 du
mémorandum). Par
Cette formule, I’OMC autorise en fait I’Etat membre à recourir à a des <
contre-
Mesures >.
En droit international aujourd hui, les contre-mesures se définissent
comme étant
Une réaction étatique illicite répondant à un autre acte illicite et qui de ce
fait voit
Son illicéité effacée. Il faut distinguer les contre-mesures des mesures de
rétorsion
Celles-ci sont aussi des mesures de réplique mais n’ont pas un caractère
illicite
Elles sont simplement < inamicales ; (rupture des relations diplomatiques
Rappelle d’ambassadeur, etc…). Les contre-mesures constituent une
forme
D’exercice de la justice privée, une manière de se faire justice soi-même,
<comme
Le droit interne qu’on connait à travers par exemple l’exception
d’inexécution en
Matière contractuelle).
Cependant, les contre-mesures ne visent pas à anéantir ou à affaiblir les
autres
Mesures d’un Etat. Elles constituent des simples moyens de pression,
c’est-à-dire,
Des actes posés pour amener un Etat à revenir à de meilleurs sentiments.
C’est la
Raison pour laquelle l’exercice des contre-mesures est réglementé par le
droit
International. En l’état actuel des choses, les travaux de la commission du
droit
International des Organisations Internationales (OI) sur la responsabilité
des Etats
Constitue la référence.
Relativement au droit de l’OMC, les contre-mesures sont soumis à des
conditions
De validités :
1’Etat qui entend y recourir doit préalablement obtenir l’autorisation de
l’ORD.
Plus précisément, il doit pour cela déposer auprès cet organe la liste des
mesures
Qu’il envisage de prendre contre I’Etat fautif. Il appartiendra alors à l’ORD
de
Déterminer si ces mesures sont pertinentes
- Les mesures en question doivent être prises dans le même secteur
en cause
(secteur agricole, industriel ou autre). - Les Contre-mesures (CM) doivent
satisfaire un impératif de proportionnalité
selon lart 22 p.4 du mémorandum, En effet, il n'est pas question que les
CM
adoptées soient hors de proportions avec les mesures prises par I'Etat
fautif.
L'exigence de la proportionnalité révèle, elle aussi, que les CM doivent
restées de
simples moyens de pression sur un Etat récalcitrant,
Enfin, il convient de ne pas oublier que certaines conditions générales sont
également applicables au droit de P'OMC.
va de soi par exemple que les CM
susceptibles d'être prises dans le cadre de cette organisation ne doivent
pas
méconnaitre les nécessités de la préservation des droits de I'homme. On
admet
également que le déclenchement des CM doit être précédé d'une
sommation à
l'adresse de l'Etat fautif.
Chapitre Ill : L'OPERATIONNALISATION DES PRINCIPES DE LA
REGULATION INTERNATIONALE DES ECHANGES
Ces principes sont nombreux. I1 est possible de les rattacher à deux
idées : l'idée
de liberalisation (section 1) et I'idée de non-discrimination (section 2).
Section 1: Les principes se rattachant à l'idée de libéralisation
Ils peuvent être ramenées à deux : accès au marché ( P1) et transparence
( P2).
P1 : L`accès au marché
L'accès au marché pose la question des barrières tarifaires pour droit de
douane
(A) et cela des barrières non tarifaires (B).
A- Les droits de douane
Le système de GATT-OMC reconnaît bien la licéité des droits de douane.
Cela
résulte au moins implicitement à l'art IX. 11 est en effet annoncé que les
parties
contractantes ne peuvent instituer ou maintenir, à l'importation comme à
l'exportation des prohibitions ou restrictions aux échanges. C'est en cela
que le
GATT reconnait la licéité autre que les droits de douane, taxes ou autres
impositions. Ces dispositions suggèrent clairement la licéité des principes
des
droits de douane.
Cependant, le système du GATT-OMC voudrait réduire, à terme, supprimer
les
droits de douane. C'est la raison d'être d'une organisation internationale
dont
l'objet est précisément de libérer les échanges entre Etats. I1 existe pour
cela 2
techniques majeures qui ont été mises en place :
Le principe de la < consolidation triennale des concessions commerciales
>:
c'est 1'interdiction de toute hausse de droit de douane sur une période de
3 ans, 11
s'agit donc d'un principe de sécurité juridique pour les acteurs
économiques quiont ainsi la garantie de la stabilité des droits de douane
sur une certaine période,
Et de fait, les droits de douane ont connu une érosion continue depuis
1947. On
Rappelle qu’entre 47 et 56 on a enregistré une baisse de 25 % des tarifs
douaniers
Cette baisse a continue sur une longue période. Notamment au cours du
cycle de
Tokyo de 1973 à 79.
⁃ L’établissement d’une liste de concessions, c’est ả dire d’une liste
D’engagements relative aux obstacles tarifaires, aux importations, Une
fois cette
Liste établie, aucun Etat membre ne peut augmenter les droits de douane
sur les
Produits fulgurants sur cette liste ; il ne peut que diminuer ces droits de
douane.
D’oủ l’impossibilité d’accroitre les droits de douane,
C- Les barrières non tarifaires
On peut définir la barrière non tarifaire comme toute pratique, autre que
les droits
De douane, tendant à restreindre le commerce. I| est difficile de dresser
une liste
Exhaustive de ces pratiques. On peut tout au plus tenter d’esquisser les
catégories
Des barrières non tarifaires :
⁃ Les formalités douanières : lorsqu’elles sont complexes et tatillonnes, ces
Formalités peuvent cacher une intention protectionniste. Certains Etats
sont
Connus pour avoir mis au point des techniques sophistiquées dont le but
est de
Limiter I’accès à leur marché. Selon l’art XIIl Ic de l’accord générale, les
Formalités douanières doivent être simplifiées. Aux termes de ces
dispositions, <
Les parties contractantes reconnaissent également la nécessité de réduire
au
Minimum les effets et la complexité des formalités d’importation et
d’exportation
De simplifier et réduire les exigences
Et
En matière de documents requis
+ed
I’importation et à l’exportation 5.
⁃ Les restrictions quantitatives à l’importation : elles constituent
également des
Barrières non tarifaires ; les plus connues étant les prohibitions
d’importation ou
Quota d’importation. Les restrictions quantitatives sont des mesures qui
Plafonnent la quantité ou valeur des mportations d’un produit donané
Cette notion de restriction quantitative est d’ ailleurs interprétée de façon
large par
Un Groupe spécial dans son rapport du 4 Mai 1988, < Japon-cellule
conducteur y
Selon le groupe spécial , une telle restriction est < toute mesure ayant
pour effet
Ou pour objet de restreindre la quantité ou la valeur des importations ou
Exportations d’un produit donné s)
Les normes ou mesures administratives : elles peuvent également
consister en
Une barrière protectionniste. L’exemple que l’on cite le plus souvent à cet
égard
Est celui de normes de qualité visant la protection des consommateurs
notamment
Dans le secteur agro-alimentaire. ⁃ Les mesures concernant les
investissements et liées au commerce
Elles correspondent à une réglementation ayant pour objet la limitation
des effets
Négatifs des implantations étrangères. En effet, quand une firme s’installe
dans un
Etat, il y’a un risque que cet Etat perde le contrôle d’une partie de
l’industrie ou
Du service concerné. I|l peut alors imposer l’obligation, pour les sociétés
Multinationales de faire entrer dans la position de leurs produits un
pourcentage
Minimal de composant d’origine locale ; faute de quoi le produit en
question sera
Traité comme un produit étranger et donc non exonérer des droits de
douane
P2 : Le principe de transparence
Ce principe connait 2 variantes (A) et 4 limites (B).
A- Les variantes
Il en existe donc 2 :
⁃ il existe d’abord une obligation générale des états membres de 1’OMC
de publier
Tous les actes relatifs à leur relation économique : les lois, les règlements,
les
Mesures administratives et même la jurisprudence des tribunaux. Art X de
P.1 de
L’accord général les consacrent. Les Etats doivent procéder à la
publication de tous
Les règlements relatifs au commerce, ainsi que des accords internationaux
<
Intéressant la polítique commerciale de l’Etat >. Selon I’OMC, les infos à
fournis
Doivent tre exhaustives et doivent être délivrées en temps opportun. Cette
Réglementation est rappelée par un groupe spécial dans un rapport du 23
JUILLET
98 des communautés Européennes.
⁃ mesure affectant I’importation de < certains produits provenant de la
volaille >,.
⁃ Une obligation de notification à l’OMC de l’ensemble de reglementation
Applicable : certaines de ces notifications sont ponctuelles, ou périodiques
et
D’autre sont permanentes et générales. I| s’agit par ce biais de garantir
également
La sécurité juridique à travers la diffusion de normes prévisibles. Il
convient
D’ajouter que selon l’art X toujours les états membres de I’MOC doivent
prévoir
Des voies et recours pour contester les mesures administratives en
matière
Douanière, auprès d’instances réellement indépendantes
B- Les limites au principe de transparence
On révèle notamment une limite évoquer à l’art 1, in fine du GATT. Les
Etats
Parties ont le droit de ne pas communiquer des < renseignements
confidentielles
Dont la divulgation feraient obstacle àa l’application des lois ou serait
d’une autre
Manière contraire à l’intérêt public ou porter préjudice aux intérêts
commerciaux
Légitimes d’entreprise publique ou privée >.
Section 2 : Les principes rattachables à l’idée de non-discrimination
Certains de ces principes S appliquent aux produits (PI) d’ autre S
appliquent aux
Etats (P2).
P1 : le principe applicable aux produits
Il y`a la règle du traitement nationale Et la règle de l’interdiction du
Dumping et des subventions
A- La règle du traitement national
Il s’agit de l’égalité de traitement entre les produits étrangers à
l’exportation et les
Produits nationaux. C’est donc une interdiction de toute discrimination en
Fonction de l’`origine des produits. On peut définir la règle de traitement
national
Comme < celle qui assure une assimilation quant au régime juridique et
fiscale
Applicable aux produits importés par rapport aux produits nationaux >. Art
IlI du
GATT.
A l’occasion du passage à l’OMC, la clause du traitement national a connu
une
Extension : elle concerne désormais les services et fournisseurs de service.
Il est même précisé que ces nouveaux droits sont inviolables par les
particuliers
Et sanctionnables par les juridictions internes. Il s’agit donc de la
consécration de
L’effet directe des normes de l’OMC. On se souvient en effet que l’une des
Critiques adressées au GATT de 47 était l’absence d’effet direct de ces
normes.
Du point de vue de l’efficacité du droit de POMC, on doit donc considérer
qu’il
S’agit d’un progrès.
B- L’interdiction du dumping et des subventions
Le dumping peut être défini comme < comme une pratique de
discrimination des
Prix, le même produit étant vendu à des prix différends sur les marchés
nationaux
Et internationaux, sans justification économique ou commerciale >. Dès
1967, le
GATT s’est doté d’un code anti-dumping. C’est I’un des acquis du Kennedy
Round. Pour que le dumping soit condamnable, il faut qu’il est causé ou
menacé
De causer un dommage important, ce qui implique une appréciation du
volume
Des importations
Quant aux subventions, elles sont susceptibles d’avoir plusieurs formes,
certaines
Sont considérées comme licites, mais d’autres restent contraire au droit du
GATT-
OMC. La notion de subvention recouvre alors deux choses :
Une contribution financière accordée par I’état à des entités économiques
qui
Relèvent de lui.
-Un avantage que l’un de ses bénéficiaires tire de cette contribution. Dans
un
Rapport du 19JANV 2004. , l’organe d’appel de l’OMC considère que < le
concept
De subvention recouvre les situations dans lesquelles quelque chose ayant
unc
Valeur économique est transférée par les pouvoirs publics à des entités
Economiques >. En tout état de cause, la subvention doit avoir causé un
préjudice
Grave. Selon l’OMC le préjudice grave repose sur 4 critères non cumulatifs
- L’aide publique doit représenter plus de 5% de la valeur finale du
produit
Elle doit couvrir les pertes d’exploitation d’une branche de production ou
de
L’entreprise.
⁃ Elle peut consister en une remise des dettes à l’égard de I’Etat ou ses
Démembrements.
Elle doit avoir des effets négatifs. L’’accord de 1994 établi une échelle de
Subventions prohibées. Ce sont :
⁃ Les subventions à l’exportation ;
⁃ Les exonérations fiscales. Dans un rapport du 23 Mai 2000, concernant le
Canada, l’ORD a estimé que certaines mesures affectant l’industrie
automobile et
Dans lesquelles existent la non perception d’un droit de douane, peuvent
être
Considérées comme une subvention. Ll convient de préciser de nouveau
que le
GATT-OMC ne s’oppose pas au principe même de subvention. Plus
précisément,
Certaines subventions peuvent être considérées comme licites de son
point de vue.
Il s’agira alors de constater que ces subventions-là entrent dans les
principes du
Libre-échange.
P2 : Le principe applicable aux Etats : la clause de la nation la plus
favorisée
(CNPF
Le principe de la CNPF signifie l’égalité de traitement pour tous les
partenaires
Commerciaux, selon le principe de la non-discrimination. Dans le cadre de
L’Accord général sur le commerce des services (AGCS), si un pays ouvre
un
Secteur à la concurrence étrangère, il doit accorder des possibilités égales
dans ce
Secteur aux fournisseurs de services de tous les autres membres de
l’OMC. Ce
Principe s’applique même si le pays n’a pris aucun engagement spécifique
Concernant l’accès des sociétés étrangères à ses marchés dans le cadre
de l’OMC.
En ‘autres termes, la CNPF peut être défini comme une disposition
Conventionnelle selon laquelle les Etats contractants acceptent de
s’octroyer
Mutuellement le bénéfice des avantages commerciaux supplémentaires
qu’ils
Viendraient à accorder ultérieurement à des pays tiers, soit de manière
Conditionnelle soit de manière automatique. Comme l’a déclaré la CIJ dans
l’affaire des ressortissants des USA au Maroc, le
But de la CNPF est d’établir et de maintenir en tout temps l’égalité
fondamentale,
Sans discrimination entre tous les pays. Selon l’art 1 P.1 : tous avantages,
faveur
Privilège ou immunité accordé par une partie contractante à un produit
originaire
Ou à destination de tout autre pays seront immédiatement et sans
condition étendus
A tous produits similaires, originaires ou à destination du territoire de toute
partie
Contractante >.
⁃ l’extension du bénéfique de la faveur est automatique, aux termes de
l’art 1.
Cette automaticité est la garantie de l’égalité des parties. I| est ainsi
certain que
Toutes les parties du GATT seront traitées sur le même Pied c’est-à-dire de
Manière égalitaire.
⁃ cette stipulation de la CNPF est la toute première disposition du GATT.
Cela a
Un sens : la CNPF est conçue comme 1’instrument par excellence du libre-
échange
Non-discrimination. Elle occupe donc une place centrale dans le droit de
Et de
La
I’OMC. Cependant, son application dans le cadre du GATT et de l’OMC (A) y
Compris son domaine d’application (B) a révélé ses limites (C).
A- La CNPF au centre du droit de I’OMC
Comme on vient de le voir, la CNPF a été promu dans sa forme
automatique. I1
En est ainsi parce que les Etats ont voulu privilégié l’égalité de traitement
de toutes
Les Parties Contractantes. Dans un premier temps, la CNPF était limitée
aux
Produits similaires. Cette notion est évoquée à plusieurs reprises dans
l’accord
Général de 1947. Les 4 critères qui ont retenues pour définir la notion de
similarité
Sont encore valable, puisque l’organe d’ appel de I’OMC s’y réfère dans un
rapport
Du 12 Mars 2001 < communauté Européenne- mesures affectant la viande
et les
Produits en contenant 5.
B) Les domaines d’application de la CNPF
La clause NPF s’applique à tous les services. Il s’agit des services
Entrant dans le commerce international, pfar exemple les services
Bancaires, les télécommunications, le tourisme, les services
professionnels, etc.,
Mais quelques exemptions temporaires spéciales sont autorisées. Lorsque
L’Accord général sur le commerce des services (AGCS) est entré en
vigueur, un
Certain nombre de pays avaient déjä signé avec des partenaires
commerciaux des
Accords préférentiels sur les services, soit au niveau bilatéral soit dans le
cadre de
Groupes restreints.
Les membres de I’OMC ont estimé qu’il était nécessaire de
Maintenir ces préférences pendant quelque temps. Ils se sont donné le
droit de
Continuer à accorder un traitement plus favorable a tel ou tel pays pour
telle ou telle activité de service en énumérant des
Exemptions de l’obligation NPF
Parallèlement à leurs engagements initiaux. Pour protéger le principe
général
NPF, il a été décidé que les exemptions ne pouvaient être accordées
qu’une seule
Fois
Et que rien ne pouvait être ajouté
Aux listes. Elles sont actuellement
Réexaminées comme prescrit et Jeur durée est en principe limitée dix ans.
A)-
C- Les limites de la CNPF
On peut en déceler 2 :
La première est la multiplication des dérogations à la clause alors que la
CNPF
Etait censée être au cœur de la réglementation des échanges, elle a
supporté
Beaucoup d’exceptions en sorte qu’il n’en reste plus grand-chose. Ces
exceptions
Tournent autour de l’idée de préférence commerciale. Elle s’ appliquerait
Notamment aux système généralisé de préférence applicable aux pays en
voie de
Développement et aux intégrations régionales. En effet, l’art XXIV prévoit
que la
CNPF ne joue pas si les Etats décident de mettre en place une zone de
libre
Echange pour une union douanière
Le GATT-OMC voit de bon ail de telles entreprises parce qu’elles sont la
Traduction, à une échelle régionale, des objectifs mêmes de l’OMC à
l’échelle
Universelle. On rappelle qu’une zone de libre échange est un espace
économique
Dans lequel doivent en principe disparaitre les obstacles tarifaires et non
tarifaires
(liberté de circulation des marchandises). Quant à l’union douanière, il
s’agit
D’une zone de libre-échange à laquelle s’ajoute le tarif extérieur commun.
Celui-
Ci signifie que les Etats concernés (états membres de l’union douanière
taxeront
Au même niveau les produits venant d’Etat tiers. Cependant, les
conditions sont
Posées pour bénéficier de ces dérogations à la CNPF
Selon l’art XXIV P.7 du GATT de l’accord, il faut notifier le projet
d’intégration
A la DG de l’OMC et d’ autre part, adresser des rapports périodiques au
comité des
Accords commerciaux régionaux de I’OMC. II s’agit par ce biais de vérifier
que
Le projet d’intégration fonctionne et que la dérogation à la CNPF continue
à se
Justifier. En second lieu, le caractère inconditionnel de la CNPF a favorisé le
free
Raide : certaines parties contractantes ont < fait des courses sans payer,
c’est-à-
Dire, reçues des avantages (du fait du caractère automatique de la CNPF)
sans
Offrir en retour la moindre concession >.
CHAPITRE V : LES EXCEPTIONS AUX PRINCIPESDE
LA
REGULATION INTERNATIONALE DES ECHANGES
On doit d’abord étudier l’aménagement formel de ces exceptions å travers
le droit
Et la pratique du GATT et de I’OMC (section 1). Dans un second temps, il
s’agira
D’entrevoir les bénéficiaires de ces dérogations ( section 2).
Section 1 : Le droit et la pratique du GATT et de L’OMC
Dans un premier temps , on s’intéressera aux différentes disposions
relatives aux
Exceptions (P1). Dans un second temps, on se penchera sur la pratique du
GATT
Et de TOMC relativement à ces exceptions (P2).
P1 : Les exceptions prévues
Il existe les exceptions générales (A) et les exceptions spéciales ou
spécifiques
(B).
A- Les exceptions générales
On parle d’exceptions générales car celles-ci ne sont pas liées à des
situations
Spécifiques. Elles sont traitées par l’art XX du GATT, d’ailleurs intitulé
exception
Générale
Aux termes de ce texte, I’Etat a la possibilité de prendre des mesures
Restrictives au commerce des marchandises pour une série de motifs qui
sont au
Nombre de 9. On s’en tiendra ici aux motifs ci-après qui sont les plus
importants.
L’art XX énonce : < Sous réserve que ses mesures, ne soient pas
appliquées, soit
Un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable entre des pays ou les
mêmes
Conditions existent, soit une description révisée au commerce
internationale, rien
Dans le présent accord ne sera interprété comme empêchant I’adoption
ou
I’application par toute partie contractante des mesures :
a- Nécessaires à la protection de la moralité publique
b- A la protection de la santé, de la vie des personnes et des animaux
et à la
Préservation des végétaux
B- Se rapportant à la conservation des ressources naturelles
épuisables, si de telles
Mesures sont appliquées conjointement avec des restrictions à la
production ou à
La consommation nationale. L’art 20 du GATT constitue ainsi une réserve
de
Compétences extrêmement larges, permettant à une partie contractante
de
S’exonérer de ses obligations conventionnelles pour des motifs divers et
variés
On aurait pu penser que cette disposition, par la liste des motifs qu’elle
évoque
Suffisait pour codifier toutes les dérogations la libre circulation des
Marchandises. I| n’en est rien puisqu’à côté de ces exceptions générales, il
existe
Des exceptions spéciales.
C- Les exeeptions spécifiques : les art XIX, XXI et XXV du GATT
L`art XIX est relatifaux <mesures de sauvegarde>), Aux termes de celui-
ci, 1’Etat
Peut prendre des mesures d’urgence concernant Iimportation de certains
produits
Particuliers dès lors que < par suite de l’évolution imprévue des
circonstances, un
Produit est importé dans des quantités accrues et que pèse une menace
de
Dommage grave sur les produits nationaux ou les producteurs nationaux
>. Dans
Une telle hypothèse, l’Etat peut suspendre ses obligations d’Etat membre
du
GATT pour un temps déterminer. 11 faut comprendre cette suspension
comme
L’adoption de mesures restrictives à l’importation de produits
S’il appartient à l’Etat d’apprécier la situation en cause, la mise en œuvre
de l’art
XIX est subordonnée à des conditions. Ce sont les suivantes :
- Il faut une enquête publique préalable
Il faut également une notification préalable des mesures restrictives au
comité
De sauvegarde de l’OMC, qui exerce ainsi une la dérogation que l’Etat
s’accorde,
- I’Etat qui prend des mesures restrictives sur la base de l’art XIX doit
engager
Des négociations avec les autres parties ayant un intérêt substantiel dans
les
Exportations du produit en cause. Il s`agit par ce biais de rassurer ces
Etats quant
Au caractère provisoire et limité des mesures de sauvegarde. Une autre
exception
Spéciale est celle qui porte sur la sécurité de I’Etat. Elle fait l’objet de l’art
XXI
De l’accord. Selon ces dispositions, un Etat membre de l’OMC n’est pas
tenu de
Livrer des informations en contradiction avec les intérêts essentiels de sa
sécurité.
Par ailleurs, cet Etat peut prendre des mesures nécessaires à la protection
de cette
Sécurité. Cette exception est importante eu égard au fait que comme on
l’a vu, les
Etats doivent se plier au principe de transparence lequel implique la
publication
D’information relative à a législation éiconomique et ses pratiques
Administratives. L’Art XXI vient ainsi constituer une limite au principe de
Transparence.
Enfin, l’art XXV de l’Accord prévoit des dérogations en cas de
circonstances
Exceptionnelles. Cette notion n’est pas définie dans l’accord, mais on
conçoit qu’il
S’agit là d’évenement non prévu ou non prévisible. En principe, le recours
à des
Mesures dérogatoires au droit du GATT OMC est soumis un vote la majorité
Des 2/3 des parties des Etats membres.
P2 : La pratique du GATT et de POMC relativement à ces exeeptions
Ces deux pratiques seront étudiées successivement
A- La pratique du GATT
L’expérience du GATT est marquée par un usage abusif des mesures
restrictives.
En est ainsi d’abord parce que le droit du GATT renfermait beaucoup de
notion
Imprécises, dont la definition revenait alors I’Etat affecté. Cette
unilatéralisme
Dans la mise en œuvre des exceptions ne pouvait que déboucher : sur une
pratique
Abusive. Ainsi la condition pour le déclenchement des clauses de
sauvegarde (art
XIX) est Ia désorganisation du marché, concept qui n’est défini nulle part.
Le flou règne également pour d’autre notion comme celle de <
circonstances
Imprévues >, < importations accrues >, dommage grave ), Toutes ces
notions se
Retrouvent ainsi défini de façon unilatérale. Dans de telles conditions, 3
indices
Peuvent être relevées dans la pratique du GATT, laquelle traduit une
liberté
Excessive des Etats dans le maniement des clauses dérogatoires
Le premier indice est la durée de la mise en cuvre des clauses de
sauvegarde
Faute de détermination rigoureuse de cette durée, certains Etats ont
recouru à ces
Clauses de sauvegarde sur une période comprise entre 5 et 10 ans. On
peut à cet
Sgard citer l’exemple du < contingentement _>’, c’est-à-dire, des
restrictions
Quantitatives à ces exportations. Un Etat comme la France dans le
domaine
Particulier du contróle de change, a insinué des restrictions en 1939 mais
ne les a
Levés formellement que dans les années 90.
Le deuxième indice des abus des Etats a été la pratique d’accords
d’autolimitation
Des exportations que les Parties Contractantes du GATT se sont consenties
entre
Elles.De telles accords n’étaient pas vraiment transparents et le caractère
Discriminatoire ne fait aucun doute. C’est à leur sujet que l’on a pu parler
de <
Zone grise . Cette notion de zone grise signifie, dans le vocabulaire du
GATT
Des pratiques à la légalité très douteuse
-Un dernier indice de la pratique abusive des Etats sous l’empire du GATT
Concerne les exceptions relatives à la sécurité. Sur ce point les Etats ont
eu une
Grande liberté de se prévaloir de leur sécurité pour échapper aux règles
du GATT
Ainsi, certains d’entre eux sont allés jusqu’à invoquer I’honneur pour <
intérêt
Vital , pour ne pas avoir à appliquer les règles du GATT. On doit cependant
Constater que sur ce point précis les choses n’ont pas beaucoup évolué,
puisque
Sous I’empire de l’OMC, les exceptions fondées sur la sécurité continuent à
Relever dans de larges mesures du pouvoir discrétionnaire des Etats.
B- Les correctifs apportés par I’OMC
Avec le traité de Marrakech, un effort a été fait pour mettre fin aux
pratiques
Abusives des Etats. L’effort a porté sur deux points : la réduction de la
durée des
Mesures de sauvegarde et la réduction du pouvoir d’appreciation des
Etats. Sur le premier point,
On a tenté de conférer
Rigoureusement provisoire. Cela l’art VII P.1 de l’accord de 87 sur la
sauvegarde,
Ses mesures un caractère
La durée d’une mesure de sauvegarde ne peut s’étendre en principe au-
delà de 4
Ans, et elle ne peut être prorogée qu’une seule fois : elle ne peut donc
s’étendre
Au-delà de 8 ans.
En deuxième lieu , il est affirmé que les mesures de sauvegarde doivent
obéir aux
Principes de proportionnalité. Enfin, I’accord de 94 sur les sauvegardes
procède à
Un apurement du passif. Cela signifie, remet les pendules à l’heure >
puisqu’ aux
Termes de P’art ++
Toutes les mesures de sauvegarde prises sur la base de l’art XIX
La
Du GATT de 47 doivent cesser d’être appliquées au plus tard le 19r JANV
2000
L’effort par I’OMC a également porté sur la réduction du pouvoir
d’appréciation
Des Etats. L’Art XI de l’accord sur la sauvegarde dispose que < Les
mesures
D’autolimitation des exportations, d’arrangement, de commercialisation
ou toute
Autre mesure similaire à l’importation et à l’exportation sont désormais
interdites
Par ailleurs l’ appréciation unilatérale des Etats dans la mise en œuvre des
clauses
De sauvegarde est désormais écartée par I’accord sur le sauvegarde. Pour
mettre
En œuvre l’art XIX, cet accord prévoit un certain nombre de conditions
L’Etat qui souhaite y recourir doit entrer en négociation avec les autres
parties
Contractantes qui ont un < intérêt substantiel s dans la commercialisation
du
Produit en cause.
⁃ Aussi bien le déclenchement que la mise en œuvre des mesures de
sauvegarde
Doivent donner lieu à une information du comité de sauvegarde de l’OMC :
il faut
Une notification préalable au comité et un compte rendu régulier à celui-ci.
Par ce
Biais, le comité exerce une surveillance sur l’application de cette clause de
Sauvegarde.
Section 2 : Les bénéficiaires des exceptions aux principes de la régulation
Internationale des échanges
Deux bénéficiaires des dérogations peuvent être identifiés : les pays en
voie de
Développement (P1) et les pays qui instaurent une intégration
économique sous la
Forme d’une union douanière ou zone de libre échange (P2).
P1 : Les pays en voie de développement
La mise en œuvre des dérogations aux règles du commerce international
seront
Etudiées deux cadres particuliers : la CNUCED (A) et dans le cadre du
GATT-
OMC lui-même (B).
A- La CNUCED
Il s’agit de la conférence des nations unies pour le commerce et le
développement.
Créée en 64, il est apparu dès l’origine qu’il s`agissait d’un instrument de
Correction des injustices constatées dans le commerce entre Etats. A cet
effet, dès
Sa première réunion, la CNUCED a évoqué la possibilité d’ur traitement
Diftrentiel des pays en voie de développement. En conséquence, les pays
en
Question sont dispensés de l’obligation de réciprocité et ils peuvent, entre
eux
Seulement s’accorder des avantages. En 1968, la deuxième réunion du
CNUCED
Formalise le système généralisé de préférence. I Va de soi qu’une telle
Généralisation entre directement en contradiction avec la CNPF qui était
censée
Etre au cœur du GATT.
B- Le GATT-OMC
En vérité, le système généralisé de préférence (SGP) avait été adopté dès
le 28
NOV 79 à travers la consécration de la < clause d’habilitation >. Celle-ci
permet
Une dérogation à la CNPF. Le SGP permet aux PVD d’accorder les
avantages
Commerciaux suivants :
⁃ préférence généralisée non réciproque et non discriminatoire consentie
par les
Pays en voie de développement..
⁃ les arrangements régionaux entre PVD
⁃ Les préférences accordés par les PVD aux pays moins avancés (PMA)
Il existe d’autre manifestation du raitement spécial et différencié
L’art XVII du GATT reconnait la légitimité des politiques de développement
Economique pour justifier des mesures de protection < mesures
protectionnistes >
Et pour justifier des renégociations tarifaires. L’objectif de développement
devient
Une sorte de motif générale des dérogations. Dans cette perspective, une
décision
De la conférence ministérielle de Hong Kong, du 18 DEC 2005 prévoit
l’accès au
Marché sans tarif douanier ni restriction quantitative aux 97% des produits
en
Provenance des PMA. Ce < sacrifie > est obligatoire pour les pays
développés et
Recommandé pour les PVD. Il existe d’autres mécanismes d’appui aux
PVD. On
Peut citer
L `institution du centre du commerce
International, crée en 64 et qui est
Aujourd’hui une agence conjointe de l’ONU et de l’OMC
⁃ Les cadres intégrés renforcés, qui est un programme d’aide au PMA
impliquant
Le centre du Commerce International impliquant le FMI, la CNUCED, le
PNUD
Et la banque mondiale.
P2 : Les intégrations économiques
Celles-ci sont acceptées dans le principe par 1’OMC (^). Cependant, ces
Dérogations ala application du droit de P’OMC sont soumises à des
conditions (A).
A- L’acceptation du principe de la dérogation
L`art XIV de l’accord général pose le principe suivant lequel les Etats
membres
Peuvent créer des organisations d’intégration dès lors que celles-ci ont
pour
Objectif de faciliter le commerce avec les autres états membres. C’est dire
qu’il
N’existe pas d’opposition de principe entre Le GATT-OMC et la solidarité
Régionale et sous régionale pouvant déboucher sur la création de
regroupement
Restreint.Au contraire, I’OMC voit d’un bon æil de tels regroupement dès
lors
Qu’il encourage laé liberté du é libre-échange. Cependant, la validité de
tels
Regroupements du point de vue de l’OMC est soumise à des conditions
B- Les conditions posées
Il en existe au moins 4
Les entreprises d’intégration, qu’il s’agisse de zone de libre échange (ZLE),
de
I’Union Douanière (UD), ou de Marché Commun (MC), doivent toujours
S`’abstenir d’opposer des obstacles au commerce avec les pays tiers. En
d’autres
Termes, ces organisations ne doivent pas développer de politique
protectionniste
⁃ Tout Etat membre de l’OMC qui souhaite entrer dans une intégration
régionale
Ou sous régionale doit en aviser le conseil du commerce des
marchandises, lequel
Met en place un groupe de travail pour étudier la régularité du projet. Le
groupe
De travail poura faire les recommandations qu’il juge appropriées. Depuis
L’entrée en vigueur de l’accord de l’OMC, plus de 190 accords de ce type
ont été
Notifié à I’OMC
Le Projet d’accord économique doit être réalisé dans
Un
Délai
⁃
Raisonnable. Ces conditions s’expliquent par le fait que le projet
d’intégration
Etant une dérogation aux règles de l’OMC, il importe que cette dérogation
ait une
Finalité, laquelle est la réalisation même du projet. Il s’agit d’éviter que
des Etats
S’exonèrent des règles de I’OMC alors qu’il n’y a aucune raison à cela.
Selon le
Mémorandum d’accord sur l’intégration, le délai raisonnable est de 10 ans.
Les
Etats membres doivent fournir des rapports réguliers sur l’évolution du
Projet en
Cas de survenance de faits nouveaux notables.
Il existe une condition de fond, c’est ‘obligation qui pèse sur les Etats
concernés
De procéder à la libéralisation des échanges commerciaux. Cette notion
n’est
Nullement définie par l’OMC mais on sait qu’elle est centrale dans le droit
de cette
Organisation