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Synthèse Partie B 2

Le document traite des réformes institutionnelles nécessaires pour améliorer la protection des droits de l'homme à travers des interventions au niveau international. Il propose de renforcer les juridictions internationales, d'élargir leur compétence, de réformer le Conseil de sécurité de l'ONU, de renforcer les mécanismes de surveillance et de soutenir les acteurs non étatiques. Ces réformes visent à garantir la réparation, la responsabilité et la prévention des violations des droits humains.

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Le document traite des réformes institutionnelles nécessaires pour améliorer la protection des droits de l'homme à travers des interventions au niveau international. Il propose de renforcer les juridictions internationales, d'élargir leur compétence, de réformer le Conseil de sécurité de l'ONU, de renforcer les mécanismes de surveillance et de soutenir les acteurs non étatiques. Ces réformes visent à garantir la réparation, la responsabilité et la prévention des violations des droits humains.

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Les réformes institutionnelles indispensables à la

protection des droits de l’homme

Les réformes institutionnelles concernent les changements à


apporter pour rendre plus efficaces les instruments
internationaux de protection des droits de l’homme. Afin de
lutter pleinement contre les séquelles des violations massives
des droits de l’homme, il est nécessaire d’adopter une stratégie
multiforme impliquant des interventions au niveau
institutionnel. La réforme des institutions de protection des
droits de l’homme pour améliorer le traitement de la personne
humaine est au cœur d’une telle stratégie. Elle est essentielle à
la recherche de la réparation, de la responsabilité et de la
prévention.

Tout comme les réformes juridiques, les réformes


institutionnelles doivent être mises en œuvre à plusieurs
niveaux.

1. Renforcer le pouvoir des juridictions internationales


et régionales

Ce renforcement doit se faire sous deux aspects :

Permettre aux juridictions de s’autosaisir : Actuellement, les


organes habilités à saisir ces juridictions ne sont pas toujours
impartiaux. Ils peuvent être soumis à l’influence des États
(comme les ONG) ou agir en fonction des intérêts des
organisations qu’ils représentent (comme les comités). Or, les
juridictions sont composées de personnes dont l’impartialité et
l’intégrité sont mieux garanties. Si elles peuvent s’autosaisir,
elles seront en mesure de réduire, voire d’éliminer, les atteintes
aux droits de l’homme. Les auteurs de violations seront ainsi
dissuadés par la peur des sanctions.

Donner aux juridictions des moyens contraignants pour faire


appliquer leurs décisions : À l’image des juges administratifs,
elles devraient pouvoir imposer des injonctions et des astreintes
aux États. Une injonction sous astreinte est un ordre de se
conformer à une décision sous peine de sanctions financières.
En cas de non-respect, une liquidation d’astreinte obligerait au
paiement d’une somme déterminée.

2. Élargir la compétence des juridictions


internationales

Donner accès à la Cour internationale de Justice (CIJ) aux


individus et aux ONG : Actuellement, seuls les États peuvent
saisir la CIJ en cas de violations des droits de l’homme.
Permettre aux victimes et aux ONG de déposer des plaintes
directement renforcerait l’efficacité du système.

Rendre obligatoire la reconnaissance des juridictions


régionales : Tous les États membres des organisations
régionales concernées (CEDH, Cour africaine des droits de
l’homme et des peuples, Cour interaméricaine des droits de
l’homme) devraient reconnaître automatiquement la
compétence de ces juridictions, sans possibilité d’exemption.

3. Réformer le Conseil de sécurité de l’ONU


L’une des principales limites de la protection internationale des
droits de l’homme réside dans le droit de veto des membres
permanents du Conseil de sécurité. Il serait nécessaire de
restreindre son usage dans les affaires de violations graves des
droits de l’homme, comme les génocides et les crimes contre
l’humanité.

4. Renforcer les mécanismes de surveillance et de


suivi

Exiger des États des rapports réguliers : Les États devraient être
tenus de soumettre périodiquement des rapports sur la mise en
œuvre de leurs obligations en matière de droits de l’homme. En
cas de non-respect, des mesures correctives devraient être
imposées.

Accorder un pouvoir d’enquête renforcé aux rapporteurs


spéciaux des Nations Unies : Ces experts indépendants
devraient avoir un accès garanti aux territoires des États
suspectés de violations graves des droits de l’homme.

Créer une plateforme internationale de collecte de preuves


numériques : Exploiter les nouvelles technologies permettrait
de documenter les violations des droits de l’homme et de
faciliter les poursuites judiciaires.

5. Renforcer le rôle des acteurs non étatiques

Garantir une meilleure protection juridique aux défenseurs des


droits de l’homme et aux ONG : Il serait nécessaire de
criminaliser les actes de répression à leur encontre.
Encourager le financement et le renforcement des organisations
de la société civile : Ces organisations jouent un rôle clé dans la
surveillance des violations des droits de l’homme et la
sensibilisation du public. Leur soutien est donc crucial pour une
meilleure protection des droits fondamentaux.

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