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Mon Final TFC DANIEL

La République Démocratique du Congo, riche en ressources minérales, fait face à une pauvreté persistante malgré ses richesses. L'évolution de sa législation minière, notamment le code minier de 2002 et sa révision en 2018, vise à attirer les investisseurs tout en cherchant à améliorer le développement local et la transparence. Cependant, les résultats escomptés en termes de bénéfices pour l'État et les populations locales restent insuffisants, soulevant des questions sur l'efficacité de ces réformes.

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Mon Final TFC DANIEL

La République Démocratique du Congo, riche en ressources minérales, fait face à une pauvreté persistante malgré ses richesses. L'évolution de sa législation minière, notamment le code minier de 2002 et sa révision en 2018, vise à attirer les investisseurs tout en cherchant à améliorer le développement local et la transparence. Cependant, les résultats escomptés en termes de bénéfices pour l'État et les populations locales restent insuffisants, soulevant des questions sur l'efficacité de ces réformes.

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INTRODUCTION

A. Problématique

La République Démocratique du Congo est un pays qui regorge de diverses


richesses ou mieux de potentialité en matière minérales c’est également la position du professeur
NDELA dans son ouvrage Le droit et la fiscalité minier de la République Démocratique du Congo :
« Pays minier par excellence, la RDC bénéficie d’une réserve naturelle d’une richesse
exceptionnelle ; elle dispose d’une grande diversité d’espace minérales aux faciès multiples »1.
Cependant un problème se pose au vu de toutes ses richesses la République
Démocratique du Congo reste un Etat pauvre. Elle occupe les dernières places des classement
internationaux en termes d’indice de développement (115/135), pour l’indice de développement
humain (168/178), l’indice de corruption est également très élevé. Moins de la moitié des congolais
ont accès à l’eau potable, 80 % de la population vit avec moins de 1 dollars par jour. Les terres
arables ne sont pas exploitées. 2

Pour comprendre l’origine de ce contraste nous allons étudier la législation minière passée et
essayer de comprendre en quoi elle a failli à leurs missions. Pour ce faire nous analyserons
l’historicité des différentes législations qui nous ont régis jusqu’à nos jours.

Les temps fort de la législation minière sont tout d’abord la période de l’Etat indépendant du Congo
(EIC) avec le décret royal du 8 juin 1888. Leopold II fit du Congo sa propriété privé suite à la
conférence de Berlin en 1885. Le décret royal du 8 juin 1888 était un décret qui a longtemps régit
l’activité minière en République Démocratique du Congo il avait introduit 2 principes important
savoir :
- Les richesses minérales se convertissaient en propriété de l’Etat et la propriété foncière ne
conférerait aucun droit sur les richesses minérale du sous-sol.
- L’exploitation minière ne pouvait se faire qu’en vertu d’une concession spéciale accordé par le
gouvernement.3
C’est deux principes prenaient le contrôle souverain de l’Etat sur le sol, le sous-sol ainsi que sur les
titres miniers. Nous le rappelons nous étions encore à l ‘ époque de l’interventionnisme Etatique.
Qui peut être défini comme étant une doctrine qui préconise l’intervention de l’Etat dans le domaine
1
Jivet,Ndela,kubokoso ,Le droit et la fiscalité miniers de la République démocratique du Congo, Ed. l’Harmattan,
Kinshasa , 2020, p 9
2
Jivet, NDELA, (K.) p 19
3
Marie, MAZALTO, la réforme des législations minières en Afrique et le rôle des institutions financières
internationales : la république démocratique du Congo, p.7
Page | 2
économique, l’interventionnisme peut être compris comme le dirigisme Etatique.
L’actuel République Démocratique du Congo obtient son indépendance de la Belgique le 30 juin
1960 ce qui donna l’avenant a de nouveau texte régissant le secteur minier ainsi que celui des
hydrocarbures à savoir l’ordonnance- Loi n° 81-013 du 2 avril 1981. Avec la zaïrianisation de
l’économie Congolaise, Zaïrianisation qui se définit comme étant la nationalisation de l’économie.
Ladite ordonnance-loi avait pour objectif principaux la nationalisation ainsi que le contrôle Etatique
soit en renforçant la nationalisation de ressource minérales, en accroissant le contrôle sur
l’exploration ainsi que l’exploitation des ressources minérales. Cette ordonnance loi introduisait
également le système de taxe et de redevance minière qui contribuaient au développement socio-
économique du pays. Cette ordonnance avait apporté la modernisation du cadre juridique, sans
compter le renforcement de la souveraineté nationale en outre des normes strictes pour protéger
l’environnement ainsi que les travailleurs. Seulement cette législation du portant régime des mines
et des hydrocarbures eut besoins d’être complété dans plusieurs de ses articles par l’ordonnance- loi
n°82-039 du 5 novembre 1982 ; Nous voyons l’article 12 de ladite ordonnance-loi qui dispose « la
délivrance du permis recherches est subordonnée aux conditions suivantes dans le chef du
demandeur :
- être titulaire d’une autorisation personnelle de prospection couvrant le permis de recherches
demandé », ou encore dans le titre II de l’ordonnance-loi en son article 4 exprime le fait la
naissance des institution ou organe de recherche. Scientifique qui était l’équivalant commission
chargée de l’impact environnementale à l’heure actuel. Dans ses articles 30 à 34 définissent les
conditions des zones ouvertes à l’exploitation artisanale lorsque les facteur techniques et
économiques qui caractérisent les gisements ne permettent pas d’assurer une exploitation
industrielle. Mais toutes ces législations se sont retrouvées inadaptée au contexte réel du pays à
l’époque. Pour combler ces lacunes une loi a été adopté à savoir la loi n°007/2002 portant codes
miniers. Les objectifs principaux du code minier de 2002 été en l’occurrence créé un milieu attractif
pour les investisseurs étranger notamment en offrant un cadre juridique claire et stable, nous voyons
là les incitations fiscales ainsi que la sécurisation des investissements. Un autre des avantages été la
transparence dans la gestion gouvernementale notamment la gestion des ressources minière en
mettant en place des mécanismes plus rigoureux de régulation. Un autre des objectifs majeurs était
de contribuer au développement durable du pays. Le Développement durable que nous pouvons
définir comme étant un développement respectueux de la nature et sur n’entravant pas l’avenir !
/des générations futur. Et toujours dans l’optique de promouvoir un climat attractif pour les
investisseurs le code minier de 2002 simplifier les procédures administratives d’obtention des titres
miniers. Mais malgré cela il y a une faiblesse des institutions ainsi qu’un faible respect de normes
Page | 3
environnementale en vigueur mais surtout une faible protection des populations locales sans parler
de leur développement. C’est dans cette optique qu’avait été adopté la loi n°18/001 du 9 janvier
2018, modifiant et complétant le code minier de 2002.
Cependant en 2018 le code minier est adopté pour répondre aux attentes auxquelles les législations
précédentes n’ont pas pu répondre. Et une des innovations majeures du code minier de 2018 est la
clause de stabilité qui est revue à la baisse passant ainsi de 10 ans à 5 ans. Comme l’affirme le
professeur NDELA dans son ouvrage de droit et fiscalité minier de la République démocratique du
Congo : « Les droit attachés ou découlant d’un permis de recherche ou droit miniers d’exploitation
demeure acquis, intangible pendant une période de 5 ans. »4
Une autre des innovations non négligeables c’est le renforcement de la fiscalité en ce
qui concerne les activités minières. Il y a également l’instauration d’un cahier des charges nous
renseigne l’article 285 septies qui définit la responsabilité sociale des entreprises minière face au
communautés locale pouvant être affectée par leurs activité.
En dépit de l’engouement suscité par le nouveau code minier savoir l’afflux massif des investisseurs
de différentes régions du monde. Avec des principaux clients tel que la Chine, la Belgique, Zambie,
Italie et autres. Au regard des améliorations apportée par le code minier de 2018, il y a un contraste.
Les résultats escomptés ne sont pas atteints. C’est notamment l’accroissement de l’assiette fiscal de
l’Etat. D’une manière générale une amélioration économique sans oublier le développement local
dans respect de l’environnement5.
Pour pallier le problème des mesures ont été prises comme l’illustre bien le code
commenté : « Aussi a-t-on estimé que l’exploitation et la gestion des ressources naturelles devraient
se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le
bien-être de la population en général et à être écologiquement durable »6.

Le contexte de la révision était tel que : « L’objectif essentiel de ces réformes était la mise en valeur
des richesses naturelles du pays, afin que les investissements directs étranger (IDE) puissent servir
de moteur pour la relance de la croissance économique ». C’est dans cette optique que la loi
007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier à était modifié et complété par la loi 18/001 de 9
mars 2018 qui elle devrai être plus bénéfique pour l’Etat et la population. Avec notamment une
hausse des redevances sur le minerai stratégique fixé dorénavant à 10 % pour les métaux
stratégique, l’instauration de la taxe sur les superprofits Ainsi que diffèrent type d’impôts certains
spécifique au droit minier et d’autre de droit commun comme la TVA., La clause de stabilité qui a

4
[Link] Jivet NDELA (K) p.48
5
Code minier commenté p. 16
6
Idem
Page | 4
était revue passant 10 ans à 5 ans 7. Il sied de noter que le code minier de 2018 à non seulement
apporter des innovations sur le plan technique également aussi les intérêts de population ont été
revue notamment l’instauration du cahier des charges qui fait allusion à la responsabilité sociale des
titulaires de permis d’exploitations ou de carrière permanente. D’autre innovation son à soulever
notamment exclusivité de la sous traitance en matière minière par des société congolais 8.
Sur base de notre étude nous pouvons nous poser les questions suivantes :

- Le code minier est de 2018 est-il bénéfique aux Congolais ?


- Le code minier a-t-il développer la RDC du point de vue local ?
- L’Etat congolais bénéficie-t-il d’avantages liés au code minier de 2018

B. Hypothèses

Nous pouvons définir l’hypothèse comme une affirmation vérifiable après recherche
des méthodes scientifique. En effet le nouveau code minier répond aux attentes du législateur et il
est bénéfique aux congolais par de nombreuses innovations tel que le cahier des charges,
l’augmentation des redevances minière, l’exclusivité de la sous traitance minière a des société
congolaise, l’introduction de la notion de substance minéral stratégique. Nous comprenons donc
l’Etat congolais à marteler sur le développement et la sécurité des populations la locale ainsi que
l’instauration du cahier des charges. Ainsi que du développement durable qui implique bien sur le
respect de l’environnement.
Au vu des élément donner ci-haut nous pouvons dire que dans une certaine mesure le législateur a
probablement atteint son objectif avec cette révision.

C. Choix et intérêt du sujet


Nous avons découvert ce sujet au travers d’un cours en l’occurrence le cours de droit
minier mais aussi au travers des échanges avec les professionnels du droit en la matière. Ce qui a
tout de suite titiller ma curiosité c’est le fait que c’est un sujet sensible et d’actualité. Sans rappeler
que la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO est un berceau de ressources naturelles et
minérales en particulier, la situation de l’Est du pays la pauvreté généralisée dans cet immense pays
plein de potentialités. C’est cette contradiction qui m’a poussé à vouloir pousser mes recherches
plus loin. L’intérêt de ce sujet réside dans son actualité ainsi que son impact sur l’Etat les congolais
ainsi que l’environnement si les changements proposés sont effectifs. C’est en voulant connaître les
acteurs, le processus, la législation et l’actualité du droit minier que nous avons opté pour ce travail.
7
[Link]., Jivet NDELA (K) p.19.
8
Art 285 septies code minier.
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Le code minier déjà vieux de 6 ans et la situation actuelle du pays nous a poussé à vouloir en savoir
plus à évaluer l’évolution et pourquoi pas proposer des pistes de solutions.

D. Méthodes et techniques
Dans notre étude nous utiliserons principalement trois méthodes savoir la méthode
comparative pour comparer les différents systèmes juridiques de différente époque. Ainsi que celle
analytique qui nous permettra de sonder les subtilités des différentes dispositions que nous allons
exploiter. Nous utiliserons également la méthode exégétique pour bien cerner les dispositions, soit
une analyse littéraire, une étude du contexte historique et législatif selon les principes de
l’interprétation téléologique.

E. Délimitation du sujet dans le temps et dans l’espace


Notre sujet sera essentiellement délimité dans la période de 2002 à nos jours nous ne
nous intéresserons donc qu’aux législation comprise entre ces deux années. Et il s’agira de la
législation de la République démocratique du Congo. Il s’agit donc de confronter plusieurs
législations en la même matière mais à des périodes différentes pour dégager une évolution positive
ou négative, soit des failles et des améliorations

F. Subdivision du travail

Ce travail se subdivise en deux chapitres découper eux même en section, paragraphe


et point. Le premier l’Importance de la modification du code minier et un second De la politique de
la nouvelle législation minière congolaise tel que prévue par la révision de 2018.
Chapitre 1 : l’importance de la modification du code minier
Section 1 : le contexte et nécessité de réforme
Section 2 : Motivation et processus de révision

Chapitre 2 : De la politique de la nouvelle législation minière


Section 1 : Analyse des principales modifications apportées par le code minier
Section 2 : Analyse critique de l’apport du code minier

CHAPITRE I : DE L’IMPORTANCE DE LA MODIFICATION DU CODE MINIER


Page | 6
Le développement de notre pays passera par le secteur minier c’est inéluctable. La République
Démocratique du Congo possède de fortes potentialités minérales. Etant notamment le premier
producteur de coltan au monde, c’est qui l’indispensable vu que le coltan est une ressource première
dans le développement des appareils numériques.
Le présent chapitre à pour quintessence l’étude de la nécessité dès la réforme du code minier de
2002.
Section 1 : Le contexte et nécessité de la réforme

Dans la présente section il est question de situer et de contextualiser la réforme de 2018.


Cette section est subdivisée en deux paragraphes

Les défis du code minier de 2002


Principaux objectifs de la réforme et dispositions

§1. Les défis du code minier de 2002


Le code minier de 2002 a dû faire face à de nombreux défi qu’il n’a pas pu relever.

A. Plus d’avantages pour les investisseurs

Le code minier de 2002 tel qu’il a était penser était fait pour attirer les investisseurs. C’est pour ça
que le professeur NDELA mentionne dans son ouvrage le droit et la fiscalité miniers de la
république Démocratique du Congo : « Le code minier de 2002 avait atteint l’un de ses principaux
objectifs, à savoir attirer les investisseurs ».9 Cependant se sont uniquement les investisseurs qui
jouissent des matières minérales du pays sans qu’en retour l’Etat et les populations locales se
développent. Comme l’illustre l’article de Keith HARMON SNOM et David BAROUSKI sur les
pillages minier en RDC : « Au Congo, l'exploitation minière par les multinationales occidentales se
fait à un taux sans précédent et il est estimé que quelques 6 millions de dollars [env. 4,5 millions
d'euros], uniquement en cobalt brut ».10 C’est encore là un exemple criant des insuffisances du code
minier de 2002. Et l’exploitation minière par les investisseurs est également favorisé par la clause
de stabilité qui est de 10 ans. La clause de stabilité peut être défini comme une garantit de là
l’intangibilité du régime, fiscal (déjà très avantageux pour les investisseurs), régime douanier et de
changes durant la période prévu par la loi. Dans notre cas 10 ans ce qui est une période relativement
longue. En dehors de ces avantages les investisseurs étrangers bénéficiaient d’une exonération
fiscale et douanière durant les 5 premières années de l’exploitation ainsi que des réductions ou

9
[Link]., Jivet NDELA (K.) p. 44
10
Keith HARMON SNOM et David BAROUSKI, Pillages miniers : derrières les chiffres, la souffrance indicible au
Congo journal conscience, 14 février 2007 [Link] miniers du [Link]
consulté le 6 juin 2024 à 18 heure 23 minutes.
Page | 7
exemption de droit de douane en ce qui concerne les équipements et matérielle nécessaire à
l’activité minière ce qui réduit beaucoup la charge des dépenses des entreprises et augmente par
conséquent leur capital. Il est également important de noter la facilité de rapatriement des fonds
dans le pays d’origine des investisseurs.
Les avantages sont donc nombreux pour les investisseurs, le cadre minier est attractif mais l’Etat et
les communautés locales bénéficiaient très peu de ce climat des affaires.

En plus de ces considérations il convient également d’examiner ce dont l’Etat bénéficiait au travers
du code.

B. Peu de profit pour l’Etat

L’afflux massif des investisseurs avec le code minier de 2002 sembler être une opportunité pour
l’Etat congolais mais forcé des constater que les ce code ne bénéficiant qu’aux dit investisseurs.
C’est ce qu’illustre l’ouvrage de droit et fiscalité miner en RDC : « Le régime fiscal n’a pas produit
les effets escomptés, et n’a été tourné qu’a la faveur des investisseurs et de leurs sous-traitants. »11
Le fait que l’Etat profite peu du minier est également illustré de manière plus frappante par
l’évolution négative du taux de croissance de République Démocratique du Congo :

Evolution du taux de croissance 12

Années Taux de croissance


2014 9.5 %
2015 6.5 %
2016 2.4 %
2017 3.7 %
2018 4.1 %

Comme cela est illustré si haut la croissance du pays va decrescendo malgré les potentialités
minérales. Il y a donc un contraste entre la richesse ou les potentialités et la situation économique
du pays.

Après avoir étudier les points ci-haut il est utile d’examiner la question relative aux principaux
objectifs de la reforme ainsi que des dispositions y afférent.

§.2 Les principaux objectifs de la réforme ainsi que les dispositions


11
Jivet NDELA (K.) op cit p.44
12
Banque mondiale Mondiale, IDA, BIRD (Africa Can) , Jivet , NDELA le droit et la fiscalité minier de la République
démocratique du Congo P. 18
Page | 8

La réforme du code minier c’est opérer dans un contexte où les résultats de la législation ainsi que
la situation au niveau local et les bénéfices attendus par l’Etat congolais n’était pas atteint. Dans ce
paragraphe il est question d’étudier les objectifs de la reforme dans un premier point l’objectif
d’accroître le développement de la communauté locale, ensuite créer plus d’avantages pour les
congolais et enfin le prise en compte des enjeux environnementaux.

A. Accroitre le développement de la communauté locale

Le code minier de 2002 conçu dans le but d’attirer les investisseurs mais cela au vu des résultat
c’est fait au détriment de la communauté local. C’est dans cette idée que l’un des principaux
objectifs de la réforme était d’accroitre le développement de la communauté local. L’une des
innovations se trouve notamment à l’article 285 sexies du code minier de 2018 dispose : « le
titulaire des droits miniers d’exploitation et de l’autorisation d’exploitation de carrières permanentes
est tenu de contribuer, durant la période de son projet, la définition et réalisations des projets socio-
économiques et industriels des communautés locales affectées par les activités du projet sur base
d’un cahier des charges pour l’amélioration des conditions de vie desdites communauté. »13 De cet
article il ressort l’obligation du titulaire de droit minier de prendre en compte de la communauté
locale exposées à ses activités minières.
Pour ce faire il ajouter des dispositions relatives notamment au cahier des charges (article 285
septies) types des société minières en rapport avec leur responsabilité sociale vis à vis des
populations locale. Le professeur NDELA dans son ouvrage écrit que le cahier de charges a pour
objet d’orienter et d’organiser la mise en œuvre des engagements des titulaire de droit miniers
d’exploitation de carrière permanente relatifs à la réalisation des infrastructure socio-économique et
services sociaux au profit des communauté local affectées par ses activités minières. 14
Il y a également un article du code minier qu’il semble intéressant d’analyser à savoir l’article 285
octies dispose ; « une donation minimale de 0,3 % du chiffre d’affaires pour contribution aux
projets de développement communautaire » Cette article mets en avant l’aspect pécuniaire de
titulaire de droit minier envers les communautés locales.

En dehors des éléments analyser si haut notre étude serai incomplète si n’évoquions point
l’augmentation des avantages pour les congolais dans le nouveau code minier.

B. Plus d’avantages pour les congolais

13
Art 285 sexies code minier
14
Jivet NDELA (K.) op cit p.50
Page | 9
Clairement les congolais étaient les défavorisé, ou moins représenter par le code minier de 2002. Et
ce fut l’une des causes qui motivé la reforme. Dans ce sous point il sera question d’évaluer les
avantages prévus par le nouveau code minier de 2018 pour les congolais.

L’article 108 quinquies illustre une des avancés majeur pour les congolais dans le secteur minier
savoir l’exclusivité des activités de sous-traitance à des entreprise Congolaise. Sachant que les
activités de sous-traitance s’exercent conformément à la loi n°17/001 du 8 février 2017 fixant les
règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé. Mais avant tout il est important de
définir qui est sous-traitant selon l’article 1 point 48 de ladite loi est qualifier de sous-traitant :
« toute personne morale de droit Congolais à capitaux congolais fournissant du matériel ou
effectuant des travaux et/ou prestation des services nécessaire pour le compte du titulaire dans le
cadre de ses activités minières en vertu de son titre minier ».

Un autre avantage dont les congolais bénéficient dans le nouveau code la participation d’au moins
10 % des personnes physiques de nationalité dans le capital social. En se basant sur l’article 71
Cim’s MULUNGULUNGU dans son ouvrage code minier commenté et annoté donne certaines
précisions importantes à retenir ce que dans les 10 % de participation des personnes physique
congolaise à la constitution du capital : - 5 % à un ou plusieurs congolais capables d’acquérir les
parts ou actions sociales.
- 5 % aux employés de l’entreprise minière 15
Sachant que les modalités d’application dudit article ne sont pas précisées par la loi, encore moins
le règlement minier il est impérieux qu’un texte réglementaire donne plus de lumière quant à ce.

L’aspect de la mise en avant des populations locales est important mais que serai t’il si leurs
espaces de vie n’est pas préserver. Nous faisons là allusion l’environnement.

C. Prise en compte des enjeux environnementaux

L’environnement peut être définie comme l’ensemble des conditions naturelles et culturelles qui
peuvent agir sur les organismes vivants et les activités humaines. Cette définition tirée du
dictionnaire illustre bien l’aspect d’interdépendance entre l’environnement et l’être humain. La
République Démocratique étant un Etat avec un fort potentiel minier, et le présent chapitre vas-
essayer de comprendre les moyens mis en œuvre pour préserver l’environnement.

Il sied de noter que la protection de l’environnement est de portée constitutionnelle car la


constitution en son article 58 alinéa 3 dispose que : « L’état veille à la protection de
15
Cim’s MULUNGLUNGU( N.) code minier commenté et annoté
Page | 10
l’environnement et a la santé des populations ». Dans le cadre du secteur minier le code de 2018
prévoit lui des modalités de protection de l’environnement notamment à ses articles 203 du code
miner pendant la période de recherche. L’article 204 est particulièrement intéressant car il dispose
quant aux règles d’exploitation minière qui a une incidence directe sur l’environnement. Deux
innovations majeures sont à noter c’est à savoir l’étude d’impact environnemental. L’article 204
défini l’étude environnementale et sociale comme une étude d’impact environnementale présentant
une description de l’écosystème avant les opérations minières, y compris la faune ne et la flore, les
sols et la topographie, la qualité de l’air, des eaux souterraines et de surface. Elle en précise les
aspects qui peuvent être affectés qualitativement et quantitativement par l’activité minière ou
l’exploitation de carrières. Elle contient en outre, les mesures envisagées pour la protection de
l’environnement, l’élimination ou la limitation des pollutions et la reconstitution des sites ainsi que
pour vérifier l’efficacité envisagée desdites mesures. 16
Sachant que la préservation de l’environnement est à la fois nunc exigence nationale et
internationale. « L’importance de la conservation de l’environnement dans le secteur minier a été
mise en exergue par les structures supranationales telles que l’Union Africaine ».17

Ainsi les défis du code minier de 2002 étaient nombreux tel que l’importance des avantages
consentie aux investisseurs étrangers au détriment de l’Etat et des communautés locales constitué
elle-même des congolais personnes physiques. Les objectifs de la reformes était quant a eu
l’accroissement de développement des communautés locales nous vu que le législateur propose de
régler ce problème en créant le cahier des charges définissant la responsabilité sociale des
entreprises minière envers les communautés locales. Des avantages ont été également consentie aux
Congolais personne physique notamment en leurs octroyant 10 % de participation au capital sociale
dans les entreprises minières. Quant au enjeux environnement les réponses quant à ce sont l’EIES
et le PGES.

Ainsi cette section a démontré l’importance et la nécessité de la réforme de 2018. La section


suivante abordera les motivations et le processus de la révision de la loi numéro 18/001 du 9 mars
2018 modifiant et complétant la loi numéro 007/2002 du 11 juillet 2002.

Section II : Les motivations et le processus de la révision le processus de la révision de la loi


numéro 18/001 du 9 mars 2018 modifiant et complétant la loi numéro 007/2002 du 11 juillet
2002.

16
Art 204 code minier
17
M. Bonnin, [Link], B. Queffelec et M. Ngaido , 2016.p. 213
Page | 11
Afin de compléter notre analyse nous examinerons dans la présente section les motivations ainsi
que le processus de révision. Pour ce faire nous analyserons notamment la fin de la clause de
stabilité, les acteurs de la révision et enfin le processus de réforme.

A. Les acteurs de la révision du code minier

Les acteurs au processus de révision du code minier sont multiples et interdépendants à un niveau
donné. Il y a des acteurs politique et Etatique sans oublier les directions et services technique. C’est
l’Etat qui fixe le cadre général des activités dans un pays au travers la législation, le pouvoir
coercitif sois la faculté à sa sanctionné et même l’exécution de lois.

1. Les acteurs politiques

a. Le premier acteur du processus de révision c’est le Président de la République qui des


prérogatives bien que limités :
- La promulgation du règlement minier
- La classification et déclassification des substances minérales en produit de carrière et
inversement.
- Déclarer certaines substance « réservées »
- La confirmation de la réservation faite par le ministre des mines en cas de gisement à soumettre à
l’appel d’offres.
« Le Président de la République exerce ses prérogatives par décret ou de sa propre initiative ou à la
proposition du ministre des mines… »18

En dehors du président de la République un autre acteur important est le ministre National des
mines. Qui lui à plusieurs attributions notamment l’octroi des titre miniers, des droits de carrière, la
délivrance des autorisations de transformation de produit. Il travaille notamment en collaboration
avec la ministre des finances dans la tutelle du CAMI cadastre minier étant un service public de
l’Etat.
Il est important de noter que le gouvernement provincial joue aussi un rôle important dans le secteur
minier en proposant des politiques minières adaptée au niveau des province.

b. Le Ministère nationale des mines

Le ministère des mines est un des acteurs principaux de la révision du code minier ces principales
attributions sont les suivantes :
18
Jivet, NDELA, (K.), op cit page 264
Page | 12
- L’octroi des titres miniers
- L’octroi des droits de carrières pour substance minérales autre que les matériaux de construction
d’usage courant à savoir la caillasse et les m
- L’agrément des comptoirs d’achat
- L’agrément des mandataires en mines et carrières
- La réservation des gisements à soumettre à l’appel d’offre
- L’approbation des hypothèques minières
- La délivrance des autorisations de transformation des produits d’exploitation des minerais à l’état
brut.
- Exercer la tutelle des institution organisme publics ou para é se livrant aux activités minières et
aux travaux de carrière.

Le ministère national des mines a d’autre prérogatives en les propositions de politique qu’il
soumette au président de la République, et veille et coordonne les activités du cadastre minier et
bien d’autre prérogative que nous n’aborderons pas. 19

c. Gouverneur de province

C’est un des acteur phare dans la mesure ou conformément aux normes nationales et sous
l’impulsion de l’assemblé provincial il compétent pour élaborer et proposer la politique applicable
en matière minière dans la province (minéralogie, industriel et énergétique). Il supervise également
supervise également l’exécution des édits de l’assemblé provincial relatif à la politique minière dans
la province, ainsi que proposer les zones interdites aux activités minières. Il agit également par vois
d’avis au cas où une zone d’exploitation artisanale est mis en place.

d. Le ministère provincial des mines


Il compétent pour après avis de conformité du chef de division provinciale, pour :
- Exécuter sous la supervision du gouverneur de province, et ce cas précis la concertation avec
d’autres département ministériel impliqués, les édits relatifs à la politique provinciale relative aux
programmes miniers.
- Délivrer les cartes d’exploitant artisanale, ainsi que des cartes de négociants des produits
d’exploitation artisanale.
- Autoriser la détention des produits miniers par des bijoutiers, joailliers, artiste et dentiste.

19
Jivet NDELA (K.) op cit P. 265
Page | 13
- Exercer en harmonie avec les services technique du ministère des mines et des établissements
sous tutelle du Ministère, la supervision des activités des services du ministère des mines installé
en province.
- Et bien d’autre attribution dont ne nous feront pas mention ici. 20
2. Acteurs techniques
a. Le chef de division des mines
Le chef de la division provinciale des mines à plusieurs attribution principalement trois :
- Il contrôle les activités minières en province
- Réceptionner les dépôts de demande d’agrément aux titres des coopérative minière adressée aux
Ministres ;
- Émettre des avis de conformité préalablement aux décisions et actes du Ministre provincial
relativement à l’administration des dispositions du code. 21
b. Le cadastre minier
En dehors des acteurs étatique il existes des acteurs techniques de la révision dudit code.
Notamment le cadastre minier CAMI. Le CAMI qui est l’organe de gestion et des contrôles, des
titre miniers. Il est sous tutelle de deux ministères savoir le ministère des mines ainsi que celui des
finances. Il est doté dès la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Ses statuts ainsi
qu’organisation et son fonctionnement sont fixées par décret numéro 068/2003 du 3 avril 2003.
Bien que la participation du CAMI au processus de révision ne soit pas active car étant un organe
technique mais nous ne pouvions pas en faire fi.

B. Le processus de révision du code minier


D’entrée de jeux c’est quoi une révision sur le plan du droit. Le dictionnaire Petit Robert nous
définit la révision de tel que suit: « Action d’examiner de nouveau en vue de corriger ou de
modifier ». La révision du code minier de 2002 pour passer a celui de 2018 commence par
l’identification des lacunes du code minier de 2002 savoir :
« la survivance du régime conventionnel et de celui du droit commun, ainsi que la clause de stabilité
des droits acquis sur une période des dix ans, impactant régulièrement le rendement de régime fiscal
et douanier ;
2. l’insuffisance des dispositions relatives au gel des substances minérales dans les périmètres
couverts par les droits miniers et de carrières ;
3. la modicité de la quotité de la participation de l’Etat dans le capital social des sociétés minières ;

20
Jivet NDELA op cit. P. 265
21
idem P. 266
Page | 14
4. le faible taux des droits fixes pour l’enregistrement des hypothèques et des contrats de cession ;
5. l’extension, sans conditions préalables, des régimes privilégiés du Code aux sous-traitants et
sociétés affiliées ainsi qu’aux titulaires des droits miniers en production depuis plusieurs années ;
6. l’éligibilité aux droits miniers et de carrières des personnes physiques, peu susceptibles de
disposer des capacités financières et techniques exigées des droits miniers et de carrières ;
7. la question des profits excédentaires engendrés par des prix du marché en très forte hausse et leur
répartition ;
8. l’absence d’un contrat type, référence pour l’élaboration des contrats de partenariat engageant les
sociétés publiques ;
9. l’absence d’un cahier des charges type reprenant les obligations socio environnementales des
opérateurs miniers vis-à-vis des communautés locales ;
10. le manque de transparence et le faible profit retiré par l’Etat congolais de l’exploitation des
substances minérales de son sol et de son sous-sol. »22
La motivation de la révision du code minier tire son origine de la volonté du législateur d’accroitre
le niveau de contrôle sur la gestion du domaine miniers de l’Etat ainsi que des titres miniers. Mais
aussi marteler sur les responsabilités sociales et environnementales des entreprises minière sur les
communautés locales, affecter par les projets miniers. Mais aussi rééquilibré les gains de l‘Etat par
rapport à l’opérateur économique notamment en resserrant le cadre fiscal, douanier et de changes.
Et en aménageant un cadre légal plus adapter à la nouvelle constitution apparut avant l’avant que le
23
processus de révision son enclencher. Du point de vue de la procédure de révision c’est après
débat et adoption devant les deux chambres et la promulgation par le président de la République.

Dans le dernier point de la section deuxième il sera question de parler de la garantie ou clause de
stabilité.

C. La fin de la clause de stabilité

La clause de stabilité peut être définie comme une période de constance du régime fiscal, douanier
et de change dans un territoire donné. La stabilité de la législation en vigueur est un signe de
sécurité pour les investisseurs c’est qui encourage ou promeut l’investissement.

La clause de stabilité prévue en République Démocratique du Congo sous l’empire du code minier
de 2002 était de 10 ans mais l’article 276 qui à était modifiée et elle passe dorénavant à 5 ans. Ce
qui n’a pas manqué de susciter le mécontentement des investisseurs étrangers. C’est dans cette

22
Code minier de 2018 Exposé des motifs
23
idem
Page | 15
optique que Cim’s MULUNGULUNGU dans son ouvrage Code minier commenté et expliqué
donne quelques précisions sur les modalités d’application de cette clause de stabilité : « Comme
dans la loi du 11 juillet 2002, ce texte de loi prévoit une période de stabilité basée sur la date de la
modification de ce dernier. A la différence de celle-là, il réduit la durée de la période de dix à cinq
ans et prévoit, d’autre part, la période de stabilité basée sur la date d’octroi du droit minier. » Ce
texte met en exergue le fait que la réduction de la clause de stabilité ne se déclenche qu’a partir de
la date de modification de celui-ci. (Le code minier).
L’incidence de la réduction de la clause de stabilité est double et ce dans le sens de l’Etat congolais
comme celui de l’investisseur. Pour l’Etat congolais l’avantages est d’avoir la latitude de pouvoir
modifié les différents régimes (fiscal, douanier et de change) dans une période relativement courte
ce qui permettra à l’Etat d’adapter ses régimes en fonctions des résultats produit par l’activité
minière. Cependant les investisseurs quant à eux se sentent en insécurité car investir dans un pays
ou la législation en la matière peut varier assez souvent dans une période relativement courte n’est
pas encourageant pour les investisseurs.

La fin de clause est une des avancées majeures dans le processus de révision du code minier.
Cependant d’autre innovation a eu un impact non négligeable sur le code.
Page | 16
CHAPITRE II : DE LA POLITIQUE DE LA NOUVELLE LÉGISLATION MINIÈRE
CONGOLAISE TELLE QUE PRÉVUE PAR LA RÉVISION DE 2018

Le présent chapitre cherche à déceler la politique de la nouvelle législation minière en vigueur et


pour ce faire il divisé en deux sections l’analyse des principales modifications apportées par le code
minier de 2018 et l’analyse critique de l’apport du code minier de 2018.

Section 1 : Analyse des principales modifications apportées par le code minier de 2018

Le code minier compte près de 32 innovations ce qui un nombre non négligeable ces innovation ont
impactées le pays, l’Etat et surtout la population. L’essentiel de cette section est d’analyser ces
innovations et leur impact dans ces sphères.

§1. Des modifications fiscales

Sous l’empire du code minier de 2002 la renomme fiscale des entreprises minières été mais
contraignant voir laxiste à l’égard des investisseurs.
A. Taux de redevance de 10 % sur les minerais stratégiques
Les minerais stratégiques sont couramment ceux appelé les « 3 T » savoir le coltan, l’étain, le
tungstène. C’est minerais sont réputé stratégique accuse de leurs fortes utilisations mondiales il était
donc impérieux de fixer une redevance pour réguler et pourquoi faire profiter à l’Etat Congolais de
toutes ces richesses dont il ne jouissait pas suffisamment durant l’empire du code de 2002. Comme
l’affirme le professeur Cim’s MULUNGULUNGU dans son ouvrage code minier commenté et
annoté : « La récente réforme opérée, avec la révision de ce texte de loi, a montré l’importance que
l’Etat congolais attache à son sol et son sous-sol. C’est ainsi que le législateur à juger bon de fixer la
redevance minière des minerais stratégique à 10 % ce qui n’est visiblement pas assez vu que lesdits
minerai stratégique sont très priser en soi. Ils sont régis par l’article 7 bis du code minier et c’est en
conseil des ministre et approbation du premier ministre que sont ériger en minerai stratégique
certaine substance. Il y a des substances classées stratégique du fait de la loi et d’autre comme on
l’a illustré ci-dessus du fait du premier minier dans la première catégorie ce sont tous les minerais
radioactifs savoir l’uranium, le thorium ainsi que les autres minerais radioactifs comme le niobium.
Le professeur Cim’s MULUNGULUNGU illustre bien cette assertion dans son ouvrage code minier
commenté et annoté : « L’extraction de certains minerais requiert des mesures de sécurité spéciales,
à cause de la présence de la radioactivité qui s’y trouve. C’est le cas de l’uranium. En Effet,
aujourd’hui la plupart de scientifique considèrent que toute exposition au radiation atomique
constitue un risque pour la santé publique. A l’état naturel, l’uranium est très dangereux car il peut
émettre des produits de désintégration radioactif, comme le radon et le radium, dans
Page | 17
l’environnement. C’est l’une des raison pour lesquels , si pas la principale pour lequel le législateur
exclut certaines substance minérales de la libre disposition des personnes éligible aux droit
miniers… ».24 Cela illustre bien que les minerai stratégique le sont d’une pour raison de sécurité
publique et d’autre part pour stratégique de commerce internationale sachant que ces minerai
stratégique sont très prisé par les grand consommateur de minerai dans le monde savoir la Chine ,
les États-Unis , l’Allemagne et bien d’autre.
B. L’impôt sur les profits excédentaires
Le profit excédentaire encore appelé superprofit sont taxe sous l’actuel législation à hauteur de 50
% contre 30 % dans l’ancienne législation. Les superprofits sont des bénéfices fait au de-là de ce
que l’entreprise minière s’attendais. Et aussi avait prévu. L’Etat voyant tous cela dans sa
souveraineté à décider d’appliquer un politique fiscal dans laquelle les miniers et l’Etat partage
équitablement les revenus dus aux profits excédentaires.
C. La répartition de la redevance minière
La redevance minière est prévue par l’article 240 du code minier forcé de constater le manque de
définition légale concernant la redevance minière le professeur Cim’s MULUNGULUNGU tente de
définir la redevance minière en ces termes :
« Ainsi la redevance minière peut être définie comme une rémunération payée par le titulaire du
droit minier ou de carrière d’exploitation, l’entité de traitement et ou de transformation agréée dont
l’assiette est calculée sur base de la valeur commerciale brute des minerais qui sortent du site de
l’extraction ou des installations de traitement ou de transformation pour expédition en dehors du
pays afin d’être commercialisés. » 25Cette approche est intéressante dans la mesure où elle montre le
processus que soit l’entreprise minière avant d’être frappé de la redevance minière. La redevance
minière se justifie par le fait que qu’elle permet à l’Etat congolais se rémunérer suite au travail
accompli par le détenteur des titres miniers, ce qui permet à l’Etat de poser un cadre fiscal capable
de rentabiliser les investissements miniers. 26 L’assiette de la redevance quant à elle doit être
calculée sur base de la valeur commerciale brute. Les titulaires en sont redevables sur tout produit
marchand, à la date de commencement de l’exploitation effective. Elle est calculée (la redevance)
et elle due au moment de la sortie du produit marchand du site de l’extraction ou des installations de
traitement pour expédition. Quant à la procédure de paiement de la redevance minière le titulaire
des différents titres minier doivent déposer quatre exemplaires d’une déclaration de l’origine et de
vente des produit marchands, suivant le formulaire à retire à la direction des mines ou au service
minier du ressort. Le non-respect du délai entraine une pénalité de 1000 dollars (USD). Le paiement
24
Cim’s MULUNGULUNGU op. cit p.48
25
idem, p 331
26
Jivet, NDELA, Op cit, p. 200
Page | 18
de la redevance minière intervient au plus tard le cinquième jour du mois qui suit celui de la
réception de la note de perception ou du titre de paiement 27 Le taux de la redevance minière dépend
du produit à exploiter. Concernant le recouvrement est la répartition de la redevance minière
s’effectue selon le modèle suivant :
- 50 % pour le pouvoir central
- 25 % pour la province où se trouve le projet
- 15 % pour l’entité territoriale décentralisée du ressort ou s’opère l’exploitation minière (ETD)
- 10 % au profit du fond pour les générations futures.

§. 2 Des modifications liée à l’environnement


A. Plan d’atténuation et de réhabilitation PAR

Le PAR en droit minier congolais fait référence au Plan d’Atténuation et de Réhabilitation. Ce plan
est un document essentiel dans le cadre de l’exploitation minière, car il détaille les mesures que
l'exploitant minier doit prendre pour atténuer les impacts environnementaux négatifs de ses activités
et pour réhabiliter les sites miniers après l'exploitation.

Contenu du PAR
Le PAR comprend généralement :
1. Mesures d'atténuation
- Stratégies pour minimiser les impacts sur l'environnement pendant les phases de prospection,
d'exploitation, et de fermeture de la mine.
- Techniques pour gérer les déchets miniers, réduire la pollution de l'eau et de l'air, et préserver la
biodiversité.

2. Réhabilitation du site
- Plans pour la restauration des terres après l'exploitation minière, y compris la remise en état des
sols, la reforestation, et le rétablissement des écosystèmes locaux.
- Mesures pour assurer la sécurité du site après la fin des activités minières, comme la stabilisation
des sols et le comblement des cavités.

3. Surveillance et gestion à long terme :


- Programmes de suivi pour évaluer l'efficacité des mesures d'atténuation et de réhabilitation.
- Engagements pour maintenir les actions de réhabilitation sur le long terme, même après la
fermeture du site minier.
27
IDEM, p. 201
Page | 19
Importance du PAR
- Conformité légale : Le PAR est souvent exigé par la législation minière et environnementale
comme une condition préalable à l'obtention d'un permis d'exploitation minière.
- Protection de l'environnement : Il vise à minimiser l'empreinte écologique des activités minières et
à garantir que les terres utilisées soient restaurées pour des usages futurs.
- Responsabilité sociale Le PAR reflète l'engagement de l'exploitant minier envers les communautés
locales et l'environnement, en réduisant les impacts négatifs sur les moyens de subsistance et les
écosystèmes.

En résumé, le PAR est un outil crucial pour garantir que l'exploitation des ressources minières se
fasse de manière responsable, en respectant les normes environnementales et en prévoyant la
restauration des sites exploités.

B. Le plan de gestion environnementale et social PGES

Ce plan a pour but de démontrer la capacité des entreprises à prendre en compte les aspects
environnementaux. Il est revu par le code minier de 2018 c’est un document clé dans la mesure ou
inscrit dans le cadre légale les efforts pour minimiser les impacts environnementale et sociale des
activités minières. Il a pour objectif de décrire les mesures de surveillance, de gestions qui seront
mise en œuvre afin d’éviter ou du moins de réduire les impacts négatifs des activités minière sur le
sol. Congolais. Il contient des détaille concernant la phase d’exploration, d’exploitation ce qui
permettra aux autorités de prendre compte les différentes activités prévues par l’entreprise minière
durant tout le processus de projet miniers. L’entreprise minière élabore non Seulement le PGES
mais elle doit encore le mettre en application. Le non-respect du PGES peut entrainer des sanctions
et même l’arrêt des activités minières. Mais un autre outil est important dans la gestion des activités
minières c’est l’évaluation d’impact environnemental et social.

C. EIES Evaluation d’impact environnementale et social


Cette évaluation est un processus essentiel pour le les projets de développement je vois les projets
sur l’environnement et les projets locaux dans le cas d’espèce les projets miniers. Il inclut
l’identification des potentiels impacts sur l’environnement cela inclus le sol, l’air, l’eau ainsi que
toute la biodiversité. Quant à l’impact sociaux nous pouvons penser alors aux déplacements forcés
des populations des suites des projets miniers. L’EIES analyse ou examine différentes options pour
la conception, la localisation et même la technologie du projet en question afin de minimiser les
impacts possibles. On peut donc dire le l’EIES est un préalable avant d’atteindre le PGES. Sa
Page | 20
quintessence repose sur la préservation de l’environnement ainsi que la lutte contre les projets
sociaux
§. 3 Des modification liées au développement des communautés locales

A. La redevance minière de 15 %
La redevance minière est passé de 10 à 15 % ce qui est une augmentation remaniable car la
redevance on le sait la redevance minière est un paiement que le propriétaire du titre minier pas paie
pour les ressources minières qu’elle exploite.
D. Cahier des charges
Au vu des lacunes poser par le code mineur de 2002, celui de 2018 instaure le cahier des charges
qui est un document reprenant la responsabilité sociale des entreprises vis à vis des communautés
locales.28 Sous le code minier de 2002 le cahier des charges était facultatif et de son plein gré que
l’investisseur le mettais en œuvre. Mais la grande innovation avec le code minier de 2018 c’est
l’obligation de signer le cahier des charges. Le cahier des charges peut être définie par le professeur
SAKATA comme étant une convention par laquelle le titulaire du droit minier ou des carrières et
les communautés locales impactées par le projet minier s’obligent mutuellement et réciproquement
à respecter 1es engagement qui y sont contenus. 29
Il ressort de cette définition que : « chaque partie au cahier des charges dispose non seulement des
droits mais également des obligations ».30

§4. Des modifications liées au développement national

Dans le présent paragraphe nous allons étudier les modifications en rapport avec le développement
national.
A. 10 % de participation de l’Etat dans les projets miniers

D’entrée de jeu les entreprises minières doivent dans la demande de permis d’exploitation déclarer
cédée 10 % du capital sociale à l’Etat cette déclaration de cession doit être notariée la déclaration de
cession doit comporter toutes les mentions substantielles obligatoire à l’opération de cession des
parts social. La direction générale des mines s’assure de la sincérité des données renseigner. 31

B. 10 % de participation des congolais personnes physiques dans les projets miniers


Comme le dis ci bien le professeur NDELA dans son ouvrage le droit et la fiscalité miniers de la
RDC : « Les sociétés minières doivent réserver au moins 10 % de leur capital social à des personnes

28
Jivet, NDELA op cit p. 50
29
Garry, SAKATA (M.), code minier expliqué, p. 382
30
Ibidem
31
Jivet NDELA, op cit p 64
Page | 21
physiques de nationalité congolaise en vertu de l’article 71 bis du code miniers. » il dit également
que les parts sociales destiné au congolais sont repartis en 5 % pour plusieurs capables d’acquérir
les parts ou action sociales. Les autres 5 % à l’employé dès la société minières. 32

C. Fond pour les générations futures


Dans la répartition de la redevance minière il y a 10 % consacré au fond pour les générations
futures. Ce fond trouve son importance dans le fait que les autorités ont jugé bon de mettre en place
ce fond, pour que dans l’avenir les générations futures aient de quoi vivre sachant que les minerai
entant des matières non renouvelables c’est à dire qu’elles s’épuisent avec le temps. C’est une
forme de compensation pourquoi pas de développement durable.

Section 2 : Analyse critique de l’apport du code minier de 2018

Cette section sera essentiellement consacré au démontrer que les entreprises minière ont ou pas
développement les communauté locale il sera donc question de de confirmer ou infirmer cette
hypothèse.
§.1 : Impact sur les communautés locales

Dans ce paragraphe il est question de voir l’impact de la législation minière sur les communautés
locale pour ce faire nous le travaillerons en 2 points le point A. Relatif à la création d’emplois et le
point B sur les rémunérations équitables.

A. Création d’emplois
En effet avec la nouvelle loi en vigueur ainsi que la scission de la Gécamines et la libéralisation du
secteur minier la création d’emplois a été effective avec des sociétés comme KAMOTO COOPPER
COMPAGNIE (KCC), MUTANDA MINING (MUMI) ainsi que RUACHI MINING. C’est société
ont a elle seul fourni de l’emplois a plusieurs congolais et certain congolais ont même des post de
directions parmi eux. Et tout cela selon les statistiques en vigueur. Prenons l’exemple de la société
KCC qui emploie plusieurs congolais dans son entreprise a différent échelon de la production. La
société KCC détient deux mines ciel ouvert, une mine souterraine, un concentrateur ainsi qu’une
raffinerie33. Pour toute ces phases de la production KCC donne du travail au congolais sans parler
des autres sociétés.

B. Rémunération Equitable

32
Ibidem
33
[Link] consulté le 19 aout à 11 heure 35
Page | 22
L’entreprise minière donne une équitable rémunération aux personnes travaillant dans leurs
structures. Cela se démontre par le fait que la demande de travaille dans la société précitée est très
forte. Certes elle peut ladite rémunération peut être amélioré mais pour un début ces société
fournissent du travail et paie à hauteur du travaille accomplit lesdites personnes.

§2 : Impact sur le développement National


Le présent paragraphe est rédigé dans l’esprit de comprendre comment s’est opérer le
développement au niveau national suite aux innovations entre autres fiscale du code minier
A. Recouvrement fiscal des impôts
Le système fiscal congolais étant déclaratif il revient à la Direction Générale des impôts (DGI) de
s’assurer du recouvrement effectif des impôts. Cela se via un contrôle a posteriori, des descentes sur
terrain. Il est donc des prérogatives de la DGI de s’enquérir de la situation, il est vrai que le système
étant déclaratif il sera toujours plus facile à l’entreprise de tricher mais il faudrait revoir les
mécanismes de contrainte. Et déjà l’impôt sur les profits est fixé et ne changes pas, également celui
sur les profits excédentaires. Nous voyons également l’impôt sur les rémunérations exceptionnel
des expatriés. La redevance minière étant du fait que le détenteur des titres miniers les possède nous
voyons clairement que le législateur a mis en place des moyens de prélever l’impôt efficacement.

B. Augmentation du budget
Quant au budget nous pouvons dire qu’il augmenter certainement car les redevances minières ainsi
que l’augmentation des impôts sur les superprofits ainsi que les participations de l’Etat dans les
différents projets miniers sont des indicateurs bien qu’indirect d’une remarquable augmentation du
budget de l’Etat.

§. 3. Participation des congolais dans un projet minier


A. La participation des congolais dans les projets miniers
Le projet minier étant un projet demandant énormément de capitaux seul une poignée de congolais
personnes physiques peut participer à de tel projet. Ce pourquoi le législateur a prévu que 5 % des
congolais personne physique se procurent des actions ou des parts sociales à ceux qui peuvent en
posséder. Tandis que cinq autres pour-cent sont destiné à l’employé de la société qui ne peuvent pas
se procurer des parts sociales. Et ces cinq autres pour-cent seront destiné pas à n’importe quel
employé mais à l’employé méritant et assidus.

B. Participation dans les autres formes de société (sous traitance)

Actuellement la sous-traitance dans le secteur minier ne peut être uniquement exercer que par des
congolais comme l’illustre la loi n° 17/001 du 8 février 2017 « toutes personnes morale de droit à
Page | 23
capitaux congolais fournissant du matériels ou effectuant des travaux et ou des prestation des
services nécessaire pour le compte du titulaire dans le cadre de ses activités minières en vertu de
son titre minier et comprenant notamment la construction des infrastructures industrielles ,
administrative; socio-culturelles et autres nécessaires au projet minier ainsi que toutes autres
prestation directement liée au projet minier. » En conclusion la loi n°17/001 du 8 février illustre le
processus de sous traitance dans les activités minières.
Page | 24

CONCLUSION

La mise en œuvre du code minier de 2018 représente un tournant décisif dans la gestion des
ressources minières du pays. Ce texte législatif introduit plusieurs innovations clés visant à accroître
les revenus de l'État tout en améliorant la gouvernance du secteur minier. Parmi les changements les
plus notables figurent l'augmentation des redevances minières, qui permet à l'État de percevoir une
part plus importante des bénéfices générés par l'exploitation des ressources naturelles. Cette mesure
s'accompagne d'une révision des contrats miniers, garantissant une plus grande transparence et une
meilleure équité dans la répartition des richesses. Le code de 2018 met également un accent
particulier sur la responsabilité sociale des entreprises minières, en exigeant des investissements
dans les communautés locales et en renforçant les normes environnementales.

Ces innovations visent non seulement à maximiser les retombées économiques pour l'État, mais
aussi à assurer une exploitation plus durable des ressources naturelles. L'objectif est de créer un
cadre qui bénéficie non seulement aux investisseurs, mais aussi aux populations locales et à
l'ensemble du pays. Toutefois, il est essentiel de noter que la réussite de ces réformes dépendra
largement de leur mise en œuvre effective. Les défis liés à la corruption, à la bureaucratie et à la
gestion des conflits d'intérêts restent des obstacles majeurs à surmonter. Pour que le code minier de
2018 réalise pleinement ses ambitions, un engagement soutenu de toutes les parties prenantes sera
nécessaire, ainsi qu'une surveillance rigoureuse pour garantir que les objectifs de transparence,
d'équité et de développement durable soient atteints.

En conclusion, le code minier de 2018 offre une opportunité unique de transformer le secteur minier
en un moteur de développement économique et social. Cependant, pour que cette transformation
soit durable et bénéfique pour tous, il est impératif de continuer à renforcer les institutions, à
promouvoir la transparence et à garantir que les ressources naturelles du pays soient exploitées dans
l'intérêt de l'ensemble de la population.

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