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INTRODUCTION
PROBLEMATIQUE
Nombreuses sont les doctrines qui définissent le concept « problématique » mais les Professeurs
KAYUNSA ET SHOMBA l'entendent comme étant: «un ensemble d'idées qui spécifient la position du
problème suscité par le sujet d'étude»1(*). Cette définition nous parait quant au concept défini ci-
dessus, concrète; cela nous oblige de poser, suivant son éclairage, la problématique du présent travail
de fin de cycle.
En effet, pour ce qui est du problème que soulève cette étude, il faut partir d'un constat, celui de la RD
Congo, un pays qui garde une histoire authentique et est en instance de sortie d'une guerre. Cette
guerre est un évènement d'une trop grande importance en elle-même, car issue des vagues idéologies
trop puissantes, elle s'accompagnait de provocation d'ordre social allant jusqu'à faire naître de pensée
politique.
Ce genre de situation de guerre non seulement en RD Congo où la révolution a secoué la classe
politique, en France aussi, surtout à l'époque de la révolution française, les juristes, publicistes et
philosophes ne purent se détacher d'une « réflexion sur cette révolution ». Réflexion passionnelle et
passionnée dans certains cas, mais aussi et surtout de la part des constituants2(*). C'est cet esprit peut-
être qui poussa le constituant du 18 février 2006 d'opter pour telle ou telle forme de l'Etat.
Il est sans doute arbitraire, mais il est sûrement commode pour la clarté de l'exposé, d'étudier la forme
de l'Etat Congolais partant de cette date.
Dans le cas sous examen, nous nous sommes posé les questions ci - après :
- Quel est l'Etat des lieux de l'application de cette forme par les gouvernants? En d'autres termes, cette
forme optée est - elle appliquée ou pas?
Les réponses aux questions posées, nous permettront de constituer l'hypothèse de notre étude.
HYPOTHESES
L'hypothèse est une explication d'un événement. C'est aussi une explication ou une réponse plausible
d'un phénomène naturel. Provisoirement admise, elle est destinée à être soumise au contrôle
méthodique de l'expérience. Selon PINTO et GRAWITZ, les hypothèses peuvent être les observations
faites sur terrain soit en corps des théories et des expériences existantes.
De peur de nous écarter de la philosophie du présent travail, nous répondons anticipativement et
brièvement aux questions posées ci - dessus dans la problématique.
L'Etat Fédéral et l'Etat unitaire sont les deux grandes formes classiques d'un Etat, les cas échéant, le
constituant du 18 Février 2006 a opté pour la forme unitaire de la République Démocratique du Congo,
avec une forte décentralisation. Cette forme se justifie en ce que l'Etat Congolais comporte un centre
d'impulsion politique au quel la population est uniformément soumise sur tous les territoires, les
circonscriptions territoriales, villes, les communes, les secteurs et les chefferies ne jouissent d'aucune
autonomie politique.
A la différence d'un Etat fédéral, l'Etat unitaire présente beaucoup d'avantages dans notre pays, car c'est
aux niveaux des compétences que ces entités territoriales décentralisées qui sont des « personnes
publiques territoriales administrativement décentralisées » ou des portions géographiques de
l'administration territoriale dotées de la personnalité juridique tel que prévue par l'Article 3 Al 1 et 2 de
la constitution qui fixent les principes de leur libre administration et autonomie de gestion de leurs
ressources humaines, financières et techniques.
Il y a donc décentralisation politique car, l'autonomie dont bénéficie l'entité décentralisée se situe au
niveau de l'exécutif, c'est à dire du gouvernement central cette autonomie est essentiellement
administrative. Dans ce cas, l'état est politiquement décentralisé et appelle « L'état régional ». Le
régionalisme constitutionnel garantit en effet aux provinces une autonomie politique qui touche les
aspects politiques du pouvoir : l'exécutif (gouvernement) et le législatif (Assemblée provinciale).
En revanche, dans l'état fédéral, l'autonomie est conçue vis-à-vis de tous les organes du pouvoir central :
l'exécutif, le législatif et le judiciaire.
Les pouvoirs dévolus aux entités fédérées sont de nature étatique, celles-ci bénéficient de toutes les
compétences étatiques. Compétences constitutionnelle, législative, exécutive et juridictionnelle.
De ce fait, l'entité fédérée a son gouvernement, son parlement, ses juridictions et sa constitution. Elle
n'est pas soumise au contrôle de tutelle, mais plutôt au contrôle de constitutionnalité. D'où la nette
différence entre les « Compétences réservées » des entités fédérées et les « Affaires locales » des
entités décentralisées ou régionalisées. Il se caractérise par la reconnaissance d'une réelle autonomie
politique reconnue aux entités territoriales décentralisées et d'un pouvoir normatif autonome.
La constitution du 18 Février 2006 a innové en organisant un état unitaire, caractérisé par des
composantes appelées provinces qui sont des entités territoriales décentralisées.
Contre toute attente, l'état des lieux fait de l'application de cette forme, démontre que le pouvoir public
n'a pas appliqué les dispositions constitutionnelles sur le fonctionnement normal de ces entités
administratives pendant la première législature, l'on se pose la question de savoir les causes directes
ayant occasionné la non-application des dispositions de la constitution par le pouvoir public en matière
de décentralisation et de rétrocession de recette.
Afin, pour comprendre les raisons pour lesquelles le gouvernement central n'a pas eu à appliquer les
dispositions constitutionnelles relatives à la décentralisation et la rétrocession suppose la prise en
considération du plus grand nombre possible d'éléments. Aussi, cette omission n'est pas avancée sans
qu'un intérêt l'exige.
INTERETS DU SUJET
Le choix du sujet d'un travail scientifique donne souvent lieu aux intérêts d'ordre divers qui sont :
Aborder un tel sujet pour nous, est une manière d'interpeller la conscience collective d'une classe
politique responsable. Celle-ci est appelée à examiner, à nuancer la mesure d'application et
d'applicabilité de la constitution sur la décentralisation, par rapport à la théorie constitutionnelle et
l'état des lieux présenté dans travail sous examen.
b. Intérêt scientifique
Une fois acceptée par le jury, le présent travail aura répondu a l'une des exigences de formation
académique qui oblige la rédaction, la présentation ainsi que la défense publique d'un travail
scientifique, procédé au moyen du quel les connaissances acquises durant toute la période de formation
sont évaluée. Par ailleurs, cette oeuvre quoi que perfectible contribuera à l'évolution de notre société,
dès que seront s exploitées les solutions proposées dans la problématique de surcroît, elle contribuera à
l'élan scientifique lorsqu'elle servira de source d'inspiration aux aubes chercheurs.
DELIMINATION DU SUJET
Notre choix est fixé sur la forme de l'Etat de la 3ème République c'est-à-dire de la constitution du 18
février 2006 pour le simple fait que, de par sa philosophie, elle réalise un revirement par rapport aux
formes instaurés par les textes constitutionnels antérieurs qui ont eu à instaurer l'Etat unitaire, aussi sa
mise en application pose problème et fort de cet état de chose, nous craignons que cette forme, qui
d'ailleurs est hybride, n'occasionne et/ou ne provoque la confusion et le blocage de fonctionnement de
l'Etat par des crises telles qu'a été pour la sécession katangaise, muleliste et autres. Dans ce contexte,
notre démarche nécessite une méthode.
METHODES ET TECHNIQUES
Etant des instruments de recherche dont l'absence ne peut mieux orienter une étude, les méthodes et
les techniques sont des disciplines indispensables à toute rédaction d'un travail scientifique en ce
quelles aident le chercheur à éviter des excès.
a. Méthodes
La méthode est comprise par PINTO et GRAWTZ comme étant l'ensemble d'opérations intellectuelles
par les quelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontrer et les
vérifier3(*).
Le choix des méthodes dépend du sujet ainsi que de la manière de les rendre compréhensible le souci
de vouloir concrétiser en acte la définition de la méthode d'après PINTO et GRAWTZ, nous à conduit
pour la réalisation du présent travail, à recourir aux méthodes ci - dessous :
§ La méthode historique en ce qu'elle vise à remplacer les faits ; l'événement, l'institution, par voie
diachronique, dans leurs processus de développement temporel ;
§ La méthode exégétique qui consiste à interpréter les dispositions légales ainsi que d'autres écrits en
rapport avec le droit comme étant science et art ;
§ La méthode descriptive qui consiste à définir clairement la situation faisant l'objet d'une étude et de
décrire de façon rigoureuse, sans jugement de valeurs les faits, les phénomènes ou la situation faisant
l'objet de l'observation.
b. Techniques
La technique, disent KAYUNSA et SHOMBA est l'ensemble des procédés exploités par le chercheur dans
la phase de collecte de données qui intéressent son étude4(*). Suivant la définition de la technique
d'après les autres prestes, nous confirmons que la collecte des données nécessaires à la réalisation du
présent travail scientifique nous a été facilitée par les techniques ci-après:
§ L'observation indirecte;
§ L'interview.
L'observation indirecte est cette technique qui nous a aidée à consulter les documents écrits
indispensables à la réalisation du présent travail, nous avons recouru à la constitution et autres revus
relatifs à la décentralisation.
L'interview nous a permis de requérir auprès des autorités politico-administratives et la société civile les
données sur la décentralisation en RDC, sa mise en application et le blocage sous le régime de la
constitution du 18 Février 2006.
D'après les députés provinciaux, la décentralisation c'est une bonne chose, mais les autorités du
gouvernement central ne veulent pas donner aux provinces l'autonomie de la rétrocession de leur
recette (40% aux provinces et 60% au gouvernement national).
D'après les députés mon récure que le jour qu'on va appliquer la rétrocession, les provinces aurons des
difficultés grave et énorme malgré la création des institutions financières des provinces mais ce n'est pas
la solution, cas de la province du Bas-Congo, le payage de la route Matadi - Kinshasa ne profite à rien à la
province du Bas-Congo, il en est de même pour les taxes telles que MIDEMA, CILU et Sucrière de KWILU-
NGONGO, toutes ses recettes sont versées au gouvernement national. Or, les recettes du payage de la
route Lubumbashi - KASUMBALESA ne sont pas versées à Kinshasa.
DIFFICULTES RENCONTREES
Pendant notre recherche, nous avons été butés à des difficultés de tout ordre, notamment, l'absence de
bibliothèque appropriée aux chercheurs de faire leurs enquêtes, l'accès à l'interne qui nous a coûté chair
le contact avec d'autres personnalités du pouvoir.
Exemple: Les députés provinciaux dans les cadres des entretiens et les difficultés financières, mais grâce
à l'apport de tout un chacun nous avons surmonté tous ces obstacles pour produit le présent travail.
SUBDIVISION
Il sera question dans ce chapitre d'analyser les éléments constitutifs (section 1) et les formes classiques
(section 2) d'un Etat afin de nous permettre de situer la forme adoptée par la constitution de la RD
Congo du 18 février 2006 telle que modifiée et complétée à ce jour.
Toutes les sociétés humaines ne forment pas un état. Dans l'analyse classique, on considère qu'il n'en
est ainsi que lorsque trois éléments sont réunis, notamment un territoire, une population et, enfin, un
gouvernement effectif exerçant au nom de l'Etat son pouvoir sur ce territoire et sur cette
population5(*).
§1. LE TERRITOIRE
Il n'y a pas d'Etat sans territoire. Elément primaire de l'Etat, c'est le territoire qui joue un rôle
fondamental, car la population est établie sur un territoire qui est donc un espace, délimité par des
frontières.
Sans territoire, le pouvoir de l'Etat et ses compétences ne peuvent s'exercer. Le territoire ne doit pas se
confondre à l'Etat, car l'Etat peut être amputé, mais le territoire reste6(*).
Le territoire peut présenter certaines particularités qui n'ont pas de répercussion nécessaire sur l'Etat: il
peut être constitué plusieurs entités avec des solutions de continuité, c'est le cas des archipels, de la
France avec le département d'outre - Mer des Etat - unis avec l'Alaska. Sa taille peut être très variable. Il
existe des micros -Etats tels que l'importance de l'assise territoriale implique une délimitation près du
territoire de l'Etat, la frontière apparaît donc comme une notion indispensable.
Le droit international définit la frontière comme une ligne et éventuellement comme une zone et
prévoit diverses techniques et procédures de sa délimitation. L'application effective de ces règles se
heurte toute fois aux intérêts légitimes ou aux ambitions des Etats qui s'efforcent d'élargir leurs
frontières, et les trace, est fréquemment à l'origine des conflits juridiques et politiques7(*).
Si les vieux Etats ont dans l'ensemble résolu par le temps et surtout par la guerre leurs problèmes des
frontières, ces relatinisations pour de nombreux Etats nouveaux dans le continent africain, surtout qui
ont hérité des frontières officielles tracées en fonction des hasards et des intérêts de la colonisation.
C'est évident que l'insécurité frontalière soit mise hors cause (cas de la grande Bretagne, de
Madagascar....) puis qu'elle est supprimée de tout problème de délimitation du territoire terrestre.
Beaucoup des constitutions posent le principe de l'intangibilité des frontières. L'une des conséquences
juridiques de la délimitation du territoire est la règle du respect de nation8(*). Cette règle s'impose aux
Etats tiers, mais également aux Etats à qui, il est interdit de consentir à des abandons de territoire9(*).
Du point de vue juridique, l'étendue du territoire est sans importance, immense, compact ou morcelée,
(ex Indonésie, Iles Fidji) le territoire existe. La superficie sans doute n'est pas un critère décisif, car la
richesse du sous-sol ou le machinatrice peuvent donner à un petit Etat une puissance très réelle.
Il reste qu'une puissance comparable, un petit ou mini- Etat ne fait pas le poids (s'il n'est pas soutenu)
face a un moyen ou grand Etat, certains Etat exigent traditionnels, tels la principauté de Monaco, le lieu
tente (130 km avec 25.000 habitants) la république de sans Marin
2. Rôle du territoire
Le territoire a toujours joué un rôle primordial dans l'exercice du pouvoir politique, avec les deux
aspects ci-après10(*) :
En effet, à l'unité rien des frontières précises, la population se sent mieux attachées à son sol. Cette
fixation contribue à renforcer un sentiment national, l'idée sentimentale partie est lui dessablement liée
à l'attache territoire le fait que l'Etat d'Israël exige des frontières sûres et reconnues tous comme les
palestiniens arabes revendiquent une partie et par conséquent un territoire suffit à montrer
l'importance de la relation territoire Etat/ nation11(*).
En effet, les autorités publiques disposent sur toute l'étendue du territoire national, de la plénitude des
compétences (pouvoir de discuter tout pour imposer des obligations aux individus que pour faire
respecter leurs droits.
Ce principe d'exclusivité des compétences de l'Etat sur son territoire s'offre des exceptions fondées les
plus souvent sur les traités internationaux (ex: cas de bases militaires installés à l'étranger).
§3. Les éléments du territoire
· Le territoire terrestre, est celui inséré par les frontières fixées sur terrain avec un soin minutieux par les
techniciens qui en bornent les limites ;
· Le territoire maritime: C'est un espace maritime qui s'étend des cotes ex situation vers le large jusqu'à
une étendue qui varie selon les Etats petits qui en fixent à 3 miles c'est-à-dire à 5 km et d'autres optent
pour une étendue plus large, la RDC l'a fixé à 12 miles soit 20km ;
· Le territoire aérien: c'est la couche d'aire atmosphérique, surplombant le territoire jusqu'au terrestre
et maritime. Il s'étend par l'air. L'Etat possède le droit de police et de surveillance sur ce territoire.
§2. LA POPULATION
Il ne saurait y avoir d'Etat sans population. Toute fois dans la population d'un Etat, on trouve toujours
deux grandes catégories d'habitants, les nationaux et les étrangers12(*).
Le national est l'individu lié à l'Etat par un lien juridique appelé lien de nationalité. Ce lien est déterminé
souverainement par l'Etat sur la base de critères variés, notamment le jus sanguine.
L'étranger est le national d'un Etat autre que celui sur le territoire du quel il réside en permanence ou
temporairement, il reste soumis à son état de résidence.
On rencontre actuellement des apatrides individus qui, pour des motifs variés se trouvent privés de
nationalité et donc de protection réelle ou universellement des double nationalités.
D'autres par contre, privilégient une composante volontariste de la libre décision d'individus choisissant
de s'associer pour un destin collectif commun. C'est le vouloir vivre en collectivité. Bref, les éléments qui
composent une nation sont donc nombreux car, en dehors de ceux cités, viennent aussi les intérêts
économiques et culturels et parfois la situation géographique. La nation est en définitive définie comme
le sentiment d'une solidarité qui unit les individus dans leur volonté de vivre ensemble13(*).
L'ETAT-NATION
Il est certes souhaitable que l'Etat coïncide avec la nation, comme ce fut le cas en Europe après un
cheminement plus ou moins long et des guerres. En effet, la nation a précédé l'Etat, lorsque dans
beaucoup de pays issus d'une décolonisation récente, l'Etat précède la national elle-même reste fragile.
Plusieurs théories ont été développées autour de ces deux concepts Etat et nation14(*).
Elle est née au XIXème siècle en Europe et voudrait qu'un Etat ne puisse pas seulement comprendre que
les membres d'une nation, mais tous les membres de cette nation. L'homogénéité sera ainsi parfaite et
la solidarité d'Etat garantie.
En conséquence, chaque nation tant qu'Etat doit pouvoir réclamer ses nationaux où ils se trouvent, ce
fut le cas de la conquête. La théorie a été passée à l'extrême en Allemagne nazie ou le critère qualitatif
retenu fut la race.
En Allemagne sous le règne d'HITLER seul les individus ayant le « Privilège » de la pureté de la race
étaient admis dans la nation Allemande, les autres devant être exclut ou physiquement éliminés. C'est
fut l'Etat racial, qui ne reposait sur aucun critère scientifique sérieux mais exaltait au maximum la nation
du peuple élu. Selon cette conception, il existe une hiérarchie de races humaines au sommet desquelles
se trouve la race aryennes pure d'où sont nées la race allemande et la race de couleur noire, et à des
degrés divers les races blanches non aryennes.
L'Etat parfait est celui qui correspond à une race c'est ainsi que la race aryenne s'est conservée et celle
allemande, de sorte que la notion allemande devrait contenir l'ensemble germanique sans tenir compte
des Frontières.
Cette théorie était à la base de l'établissement et de la disposition d'un certain nombre d'Etat. Elle a
provoque la politique des conquêtes de territoires étrangers, peuples, d'individus de race germanique,
en même temps que des mesures destinées a éliminer de la communauté allemande, des éléments
n'entrant pas dans cette race, ce fut le cas des juifs et des noirs.
Le souci d'avoir dans l'Etat une population homogène avec son corollaire qu'est l'idée de l'Etat racial a
inspiré à une certaine époque au gouvernement des blancs d'Afrique du sud. Cette doctrine a été
instaurée avec l'arrivée des collons hollandais a partir de1652 et britannique en 1785 pour les tenants
de cette doctrine, les colons constituent une population choisie par Dieu pour remplir une mission bien
déterminée qui est celle de diriger les noirs. Dans l'application, elle a consisté à la ségrégation
systématique de races dans tous les domaines, heureusement depuis1990, la population d'apartheid à
été légalement abolie en Afrique du sud, avec la libération de Nelson MANDELA et son événement au
pouvoir en 1994.
Face aux dangers que représente la formule Etat nation lorsqu'on veut l'imposer avec rigueur à partir de
critère liés principalement à la race ou la religion, l'Etat multinational se présente comme la
résolution15(*). En effet, l'Etat multinational est celui dont la population est très différenciée par la race,
la langue, les modes de vie, la culture au sens large du terme16(*).
Toutefois, il faut souligner que le véritable Etat multinational reconnaît et préserve l'organisation des
nations qui le composent par des procédures et techniques diverses dont celle du fédéralisme. L'Etat
multinational est celui ou la population quoi que ethniquement très différenciée, est soumise a un
régime en principe identique17(*).
En bref, L'Etat multinational reconnaît le fait national et s'efforce de le garantir tandis que l'Etat
multiracial ignore ce fait et entend appliquer le même traitement à tous les nationaux
Il y a union d'Etats lorsque deux ou plusieurs Etats se regroupent pour former une entité politique
distincte et exercer en commun certaines compétences principalement de la défense, l'économie et les
relations internationales. Dans les unions d'Etat, l'on distingue l'union personnelle de l'union d'Etat réel ;
on y inclut aussi la confédération d'Etats.
A. Union Personnelle
Dans L'union personnelle, deux Etat ont; en commun en tout et pour tout, marque; pour le reste, ils sont
totalement distincts18(*).
Ex : Union personnelle Angleterre- Royaume de Hanovre de 1714 à 1737; PAYS - BAS - Luxembourg
1815-1890; Belgique Etat libre du Congo 1885-1908.
B. Union réelle
Dans L'union réelle, le lien d'association est plus poussé ; en effet, outre la communauté de monarque, il
y a souveraineté commune dans le domaine de la diplomatie voire de finances et de la défense pour le
reste, chaque Etat agit librement avec son propre organe. Ex : Union Suède - Norvège 1815-1905 ; union
ou empire Autriche-Hongrie 1867-1918,
C. La confédération d'Etats
La confédération est une association d'Etats qui, par traité, décident d'exercer par l'intermédiaire
d'organes communs. Un certain nombre de compétences permet d'unifier leur politique dans divers
domaines chaque Etat confédéré conserve donc sa pleine souveraineté interne et internationale,
puisque l'unanimité est la règle normale de la confédération.
La Fédération
Aussi chaque Etat fédéré a normalement son propre système constitutionnel, ses institutions
gouvernantes, sa législation. Bref, son propre système politique.
Il s'agit de trouver un équilibre satisfaisant qui permet aux Etats fédérés de vivre en harmonie et dans
l'autonomie avec l'Etat fédéral. Cet équilibre constitutionnel et politique est recherché dans
l'aménagement des compétences au sein de l'Etat fédéral19(*).
Il signifie que dans l'Etat fédéral et les Etats membres jouissent d'une autonomie réelle, qu'ils sont libres
de gérer leurs affaires comme ils l'entendent, sauf à respecter les principes de base de la constitution
fédérale qui s'impose à eux. Il implique donc un partage de compétence entre la fédération et les Etats
fédérés21(*). En cas de conflit, c'est le pouvoir judiciaire qui est appelé à trancher le différend et donc à
faire respecter l'équilibre fédéral.
Il traduit l'idée d'égalité entre les Etats fédérés et exige une participation égalitaire à l'élaboration des
décisions valables pour la fédération. D'où la nécessite d'organes fédéraux chargés des intérêts
communs: c'est notamment l'existence d'une deuxième chambre, le sénat. Etats-Unis, au parlement
Fédéral qui répond à cette exigence. Cette chambre est composée de représentants des Etats fédérés.
De plus, le principe de participation exige que la révision de la constitution Fédérale soit effectuée à la
fois par le pouvoir central et par les Etats fédérés.
En fin l'équilibre fédéral implique un contrôle par un organe indépendant du pouvoir central et des Etats
fédérés, qui est le pouvoir judiciaire.
Au total, la constitution fédérale est l'assise de tout système Fédératif, l'équilibre qu'elle définit doit être
garanti par des procédures constitutionnelles spéciales. En outre, le droit de sécession n'est en principe
pas reconnu aux Etats fédérés, d'où l'idée de permanence de la fédération, qui s'oppose à l'idée de
précarité de la confédération.
L'Etat fédéral présente toujours un double visage qui fait sa complexité, il a un aspect unitaire quand on
considère la fédération et un aspect composé quand on considère la variété des Etats membres, qui ont
chacun leur territoire propre, leur population, leur politique et leur capitale.
L'observation de l'architecture verticale des Etats révèle que les Etats existants actuellement dans le
monde n'ont pas tous la même forme. En effet, il existe des formes différentes d'Etats sans que leur
notion et leur rôle global soient modifiés.
On distingue actuellement avec des modalités diverses dans chaque catégorie, deux grandes typologies
classiques de forme de l'Etat, notamment l'Etat unitaire et l'Etat composé.
Il sera question dans cette section d'analyser les deux formes d'Etat en paragraphes distincts, afin de
nous permettre de les approchées à la forme instituée par la Constitution de la République
Démocratique du Congo du 18 février 2006 telle que modifiée et complétée par la loi n° 11-002 du 20
janvier 2011.
Définition et caractéristiques
L'Etat unitaire est un ensemble unique d'institutions et donc un seul centre d'impulsion
gouvernementale, dont le siège se trouve généralement dans la capitale du pays.
Ainsi donc dans l'Etat unitaire, tous les citoyens sont soumis au même et unique pouvoir public. En effet,
un parlement unique légifère pour l'ensemble de citoyens, ceux-ci sont soumis à l'autorité d'un seul
gouvernement et d'un seul pouvoir Judiciaire (centralisation).
L'Etat unitaire constitue la forme la plus répandue d'Etat au monde (chine, Portugal, Algérie, Thaïlande,
Pologne, l'Autriche, l'Irlande, l'Islande, la France, le Portugal, la Croatie, la Lituanie, la Bulgarie, la
Macédoine, la Roumanie, la Slovénie, la Russie, l'Ukraine, la Pologne et la Finlande pour ne citer que
ceux là). État en général ressentie comme la plus naturelle, au à tout le moins, la moins compliquées et
la plus solide22(*).
Toute fois, la structure unitaire absolue n'existe pas car, on ne conçoit pas que dans l'Etat moderne les
membres du gouvernement puissent s'occuper seuls et directement de toutes les affaires pour toute la
population dans l'ensemble du pays. Il faut qu'ils soient relayés par des agents disposant de certains
pouvoirs, pour rapprocher l'Administration de citoyens23(*).
C'est pourquoi l'idée de centralisation s'accompagne habituellement de deux correctifs principaux qui
sont la déconcentration et la décentralisation. Ce sont les deux formules ou techniques d'administration
qui consistent en une répartition des compétences entre le pouvoir central et les autorités locales.
Toute fois, il faut les distinguer avec soin parce que les modalités et les effets de cette répartition sont
très différents dans l'un ou l'autre cas.
a. La déconcentration
Elle consiste à une répartition du pouvoir de décision entre le gouvernement central et des agents
disséminés dans les circonscriptions territoriales qui sont chargées de répercuter et de faire respecter
les ordres du gouvernement et aussi de décider eux-mêmes au nom du gouvernement central, mais
dans certaines limites.
Ainsi donc, par exemple, le bourgmestre, agent local du gouvernement central, fait respecter la loi et
exécuter les ordres du gouvernement mais prend aussi lui-même certaines décisions, par exemple en
matière d'hygiène de même le recteur est un agent déconcentré place sous les ordres d'un ministre,
mais habilité à prendre certaines décisions dans le ressort de son université.
Les agents déconcentrés représentent l'Etat dans leur circonscription et sont généralement nommés par
le gouvernement et sont placés sous le contrôle hiérarchique des ministres respectifs aux quels ils
doivent obéissance24(*).
b. La décentralisation
Elle s'analyse comme une répartition du pouvoir de décision entre, d'une part, le gouvernement central
et, d'autre part, des agents locaux (maire, conseil municipal) qui sont, dans une certaine mesure
indépendant du pouvoir central, c'est-à-dire qu'ils prennent leurs décisions librement25(*).
Cette indépendance relative implique l'autonomie administrative et surtout financière; elle implique
aussi une surveillance du gouvernement central, mais qui s'exerce dans des conditions précises et bien
fixées par les textes relatifs à la décentralisation, appelée de contrôle de tutelle26(*). Ce type de
contrôle, à la différence du contrôle hiérarchique, ne permet pas au gouvernement central de reformer
selon son bon plaisir les décisions prises par les agents décentralises.
Selon les pays et les époques, la décentralisation est plus ou moins poussée, c'est-a-dire que l'Etat confie
aux autorités décentralisées des attributions plus ou moins nombreuses et importantes dont il se
dessaisit qu'il renonce à exercer lui-même directement.
La déconcentration l'exclut puisque, par définition, elle fonctionne dans le cadre de circonscriptions
administratives c'est-a-dire d'un simple découpage géographique du territoire national. En revanche, la
décentralisation n'existe qu'à travers la reconnaissance de la personnalité juridique, la notion de
collectivité locale ou territoriale en étant l'expression la plus forte27(*).
L'ETAT COMPOSE
L'Etat composé est celui qui comprend plusieurs entités ou institutions ou ordonnancements
constitutionnels, mais qui sont reliés entres eux par des liens juridiques plus ou moins étroits. Etant
donné que l'Etat composés recouvre un éventail de situations variées, l'on distingue les unions d'Etats et
l'Etat fédéral.
Ces activités se regroupent et se déroulent dans le cadre des différentes fonctions d'Etat que nous
estimons analyser.
FONCTIONS D'ETAT
La fonction législative
La fonction législative consiste pour un Etat à éditer des règles obligatoires pour l'ensemble des
individus et personnes morales rattachées à lui, ainsi que, dans certains domaines au moins, pour les
étrangers résidant sur son territoire. Cette fonction se traduit normalement en actes juridiques appelés
lois et éventuellement en actes auxquels on confère la valeur législative28(*).
Elle consiste à assurer l'exécution des lois et aussi à prendre tous les actes nécessaires par le fait de
gouverner et administrer. Ces actes sont des actes individuels. Soit des actes règlementaires lesquels,
comme la loi, ont un caractère général et impersonnel. Cette fonction qui cadre le service public et la
police est dominée par l'intérêt public et appelée action administrative29(*).
La fonction judiciaire
Elle consiste à dire le droit, c'est-a-dire à trancher les différends ou litiges entre individus, personnes
tant physiques que morales. Elle consiste également à interpréter le sens de la loi ou d'un règlement, et
éventuellement a combler des lacunes de droit. A ce titre la jurisprudence peut être créatrice de droit.
Dans ce chapitre, il sera question de développer les répartitions constitutionnelles des compétences
(section 1), les garanties de respect desdites compétences (section 2) et enfin la décentralisation
administrative (section 3) considérées comme des grandes lignes du régionalisme constitutionnelles.
Mais avant d'en revenir à l'expansion du régionalisme, il nous faut définir ce que nous entendons par le
terme « région ». C'est un terme mal défini dans son utilisation populaire. On le considère souvent
comme ayant une définition purement géographique, décrivant simplement une zone qui présente
quelques caractéristiques communes qui la synthétisent mais qui est dépourvue de structures
administratives ou de gouvernance. Le terme « région » est aussi utilisé au niveau supranational pour
décrire des régions du monde, comme l'Europe et l'Australasie. Dans le langage de l'Union européenne,
le terme se réfère fréquemment à une classification statistique qui n'a aucun rapport avec une structure
de gouvernance infranationale, par exemple, la classification NUTS. Aucune de ces définitions ne reflète
ce que nous entendons par région. La déclaration de l'Assemblée des Régions d'Europe (ARE) sur le
régionalisme définit la région comme étant « l'entité publique territoriale correspondant au niveau
immédiatement inférieur au niveau de l'état et doté d'un gouvernement disposant de pouvoirs
politiques propres30(*) ». D'après cette définition, les régions européennes ne sont en aucune façon
une entité homogène; elles varient considérablement sur le plan de la taille, de la population, des
structures institutionnelles, des compétences et des pouvoirs financiers.
D'un côté, on trouve des structures fédérales comme en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en
Suisse, qui ont des pouvoirs législatifs dans un large éventail de domaines. De l'autre côté, il y a des
régions situées dans des pays relativement centralisés, comme la France (même si la situation a évolué
depuis 1982), qui ont moins de pouvoir et opèrent dans un cadre national extrêmement restrictif.
Cependant, toutes les régions partagent le même objectif fondamental: élaborer des politiques de
manière démocratique et fournir des services aux citoyens à un niveau suffisamment petit pour être
proche des préoccupations et des besoins des citoyens et pourtant suffisamment grand pour offrir des
économies d'échelle.
Une étude des régions aura inévitablement recours à des termes tels que `régionalisme',
`régionalisation' et 'subsidiarité'; il est important de clarifier la signification de ces concepts avant de
poursuivre. La `régionalisation' est le processus qui consiste à créer des sous-unités au sein d'un État et à
transférer des pouvoirs du gouvernement central vers ces sous-unités. Ces sous-unités constituent un
niveau intermédiaire de gouvernement entre l'État national et les municipalités. Le `régionalisme' est
une notion politique qui favorise le processus de régionalisation; on considère en général qu'il implique
une lutte de la part de la(es) région(s) concernée(s) en vue d'obtenir un certain degré d'autonomie
politique. Cependant, le régionalisme ne doit pas être confondu avec le séparatisme, qui décrit un
mouvement visant à détacher une région particulière de l'état central, soit pour créer un État propre,
soit pour qu'elle rejoigne un État voisin. Le régionalisme n'est pas non plus synonyme de fédéralisme,
bien que le fédéralisme puisse être une sous-catégorie du régionalisme. Dans un système fédéral, la
souveraineté est partagée entre une autorité gouvernante centrale et des unités politiques
constitutives; ce n'est pas nécessairement le cas pour d'autres formes de régionalisme. Le fédéralisme
se développe soit parce que des entités s'unissent et donnent une souveraineté à un niveau central, soit
parce que le niveau central accorde des pouvoirs aux parties constitutives.
Le concept de régionalisme trouve ses racines dans le principe de subsidiarité. Ce principe précise que
les décisions devraient être prises au niveau le plus proche possible des citoyens. Le terme « subsidiarité
» implique que l'autorité centrale doit avoir une fonction subsidiaire et n'exécuter que les tâches qui ne
peuvent être assurées de manière suffisante par les niveaux de gouvernement inférieurs. Le traité de
Lisbonne, qui est entré en vigueur le 1er décembre 2009, définit la subsidiarité de la manière suivante :
« En vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence
exclusive, l'Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l'action envisagée ne
peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, tant au niveau central qu'au
niveau régional et local, mais peuvent l'être mieux, en raison des dimensions ou des effets de l'action
envisagée, au niveau de l'Union. Les institutions de l'Union appliquent le principe de subsidiarité
conformément au protocole sur l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Les
parlements nationaux veillent au respect du principe de subsidiarité conformément à la procédure
prévue dans ce protocole31(*) ».
Ce qui rapproche la prise de décision du point de service et augmente par conséquent son efficacité. La
subsidiarité est donc au coeur de la démocratie.
Néanmoins, nous retiendrons pour notre étude la définition du Professeur VUNDUAWE te PEMAKO : «
le régionalisme politique est un mode d'organisation institutionnelle et de gestion d'un Etat unitaire
décentralisé politiquement au niveau des provinces et administrativement à l'échelon inférieur des
entités territoriales de base... »33(*).
§ Au niveau de la source juridique, le régionalisme est organisé par la constitution (art. 195-206) alors
que la décentralisation relève du domaine de la loi ;
§ Dans le cadre des compétences, les entités régionalisées bénéficient des compétences dans les
domaines administratif, financier et politique. L'existence des institutions politiques propres à la
province, le parlement et le gouvernent provinciaux (article 195 de la constitution) est un signe probant
de cette autonomie politique alors que les entités territoriales décentralisées n'ont que des
compétences limitées dans les domaines administratif et financier ; elles sont soumises au contrôle de
tutelle6. La qualification juridique de la province étant précisée, il reste à définir la province et à en
dégager les organes.
Elle exerce, par ses institutions politiques les compétences qui lui sont dévolues par la constitution.
Cette définition renferme plusieurs facettes qu'il importe d'expliquer. En effet, la province est une
composante politique, comme nous l'avons si bien expliqué dans le point précédent. La province est
également une composante et une entité administrative dans ce sens qu'elle fait partie de l'organisation
administrative du territoire. De même, ses autorités exécutives bénéficient du statut hybride d'autorités
politico-administratives. Elles gèrent à la fois une entité politique et une administration régionalisée.
La province est une personne juridique au même titre que l'Etat et les entités territoriales
décentralisées. La personnalité juridique habilite la province à exercer certaines compétences reconnues
aux personnes physiques, notamment la capacité d'être titulaire des droits et des obligations, la capacité
d'avoir ou de disposer d'un patrimoine propre et la capacité d'ester en justice en demandant ou en
défendant.
A titre d'exemple, la non effectivité de la mise en application de l'article 175 al 2 de la Constitution qui
stipule : « La part des recettes à caractère national allouées aux provinces est établie à 40%. Elle est
retenue à la Source ».
La dispose des organes propres formés essentiellement des membres élus par la volonté de leurs
citoyens respectifs.
L'autonomie organique implique qu'aucune de ces deux entités n'influence l'autre dans le choix de ses
animateurs. Chacune se dote de ses organes conformément à la loi électorale. Les députés provinciaux
sont élus au suffrage universel direct, c'est-à-dire par l'ensemble des citoyens de la province ayant
satisfait aux conditions fixées par la loi électorale. Un dixième d'entre les députés provinciaux est
désigné par cooptation. Le gouverneur et le vice-gouverneur de province sont, eux aussi, élus au
suffrage universel indirect par les députés provinciaux.
En revanche, les conseillers communaux sont élus au suffrage universel direct par les citoyens
appartenant à la commune. Ces conseillers communaux élisent à leur tour le bourgmestre et le
bourgmestre-adjoint.
Comme on le voit, aucune de ces entités (province et commune) ne s'immisce dans le choix ou la
désignation des organes de l'autre. C'est l'élection organisée de part et d'autre qui fonde l'autonomie
organique reconnue à ces entités respectives.
L'autonomie organique dont jouissent les organes de la province d'une part et de la commune d'autre
part, se répercute sur leur pouvoir de décision.
En effet, les membres de l'assemblée provinciale tout comme ceux du conseil communal décident
librement sur des matières relevant de leurs compétences respectives. Les uns disposent de ce fait d'un
pouvoir législatif alors que les autres d'un pouvoir règlementaire.
Les articles 203 et 204 de la constitution, ainsi que 35 et 36 de la loi portant principes fondamentaux
relatifs à la libre administration des provinces énumèrent des matières qui relèvent du pouvoir de
décision de l'assemblée provinciale. Par contre, les matières énumérées à l'article 50 de la loi portant
composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et leurs rapports
avec l'Etat et les provinces, rentrent dans la compétence juridique du conseil communal.
A la lumière de la loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre
administration des provinces qui est déjà d'application, nous dirons que ladite loi constitue une garantie
suffisante de la libre administration pour les provinces.
L'article 171 de la Constitution dispose : « les finances du pouvoir central et celles des provinces sont
distinctes ».
Le principe de la libre administration est intimement lié à celui de la gestion libre des ressources tant
économiques, financières, humaines que techniques.
D'ailleurs dans l'exposé des motifs de la loi portant composition, organisation et fonctionnement des
ETD, le législateur affirme que c'est le principe d'autonomie financière qui permet à une entité
territoriale décentralisée de disposer d'un budget propre, distinct de ceux du pouvoir central et de la
province. Il est clairement affirmé ici que le budget de l'Etat est distinct du budget de la province et du
budget de l'ETD. La commune a donc un budget qui est différent de celui de la province. Qui dit budget
dit recettes et dépenses. Mais puisque l'élément indispensable du budget se trouve être les recettes,
nous allons particulièrement nous y pencher dans cette étude de l'autonomie financière.
D'après le Prof VUNDUAWE te Pemako36, l'autonomie financière suppose, en effet, non seulement la
possibilité théorique d'avoir un patrimoine et de le gérer, mais également la possibilité pratique pour
l'entité décentralisée de se procurer des ressources et de choisir leur emploi. Quelles sont les différentes
ressources que la province et la commune mobilisent librement et distinctement pour allouer à leurs
budgets respectifs ? Les ressources propres de la province comprennent les impôts, les taxes, les droits
provinciaux et locaux ainsi que les recettes de participation. Les impôts qui ont été cédés à la province
sont l'impôt sur la superficie des propriétés foncières bâties et non bâties, l'impôt réel sur les véhicules,
l'impôt sur les revenus locatifs.
Par contre, les taxes et les droits provinciaux comprennent notamment les taxes d'intérêt commun, les
taxes spécifiques à chaque province et les recettes administratives rattachées aux actes générateurs
dont la décision relève de la compétence des provinces38. Les taxes dont il est ici question sont d'intérêt
commun entre les provinces et les ETD et sont constituées de la taxe spéciale de la circulation routière,
de la taxe annuelle pour la délivrance de la patente, de diverses taxes de consommation sur la bière,
l'alcool et spiritueux ainsi que la taxe de superficie sur les concessions minières, la taxe sur les ventes
des matières précieuses de production artisanale et toutes autres taxes instituées par le pouvoir central
et revenant en tout ou en partie aux provinces en vertu de la loi.
Jusqu'ici la fiscalité locale rencontre de sérieux obstacles pour sa mise en oeuvre efficiente, car les textes
de lois qui devaient l'accompagner tardent à être votés. Evariste Mabi Mulumba40 énumère ces
dispositions comme suit :
§ la fixation de la clé de répartition entre les provinces et les ETD et entre les entités territoriales
décentralisées des taxes d'intérêt commun par la législation les instituant ;
§ les règles de perception des taxes spécifiques par la loi fixant la nomenclature des recettes locales ;
§ la nouvelle loi organique sur les finances publiques (la nouvelle loi financière) adaptée à la
décentralisation ;
Par affaires locales, la loi sur la décentralisation entend des compétences qu'elle accorde aux organes
décentralisés ou aux entités décentralisées pour les différencier des compétences propres aux organes
provinciaux, voire étatiques.
La véritable décentralisation prévoit non seulement les affaires locales mais aussi les organes locaux
choisis librement par les administrés de l'entité.
Dans le cadre d'une décentralisation, l'existence des organes propres de décision issus des élections ou
non, est donc essentielle. Néanmoins, l'élection constitue par excellence la technique qui assure
l'autonomie des organes chargés de la gestion des affaires locales39(*).
Qu'est-ce que la commune et quels sont ses organes dont la loi lui a dotés ? Par commune, le législateur
entend :
· toute subdivision de la ville ou toute agglomération ayant une population d'au moins 20 000 habitants
à laquelle un décret du Premier Ministre aura conféré le statut de commune40(*).
Comme nous l'avons si bien précisé, c'est le décret-loi n° 081 du 2 juillet 1998 qui régit actuellement la
commune. Aux termes de l'article 104 dudit décret-loi, la commune est une entité administrative
décentralisée dotée de la personnalité juridique. La commune est une subdivision de la ville. Elle est
subdivisée en quartiers et/ou groupements incorporés.
En République démocratique du Congo, cette question de décentralisation est née depuis 1982,
devenue l'une des plus discutées sur la scène politique tout comme dans le monde scientifique.
Plusieurs études1 y ont été consacrées sans qu'elles ne réussissent à vider ni sa substance ni son
actualité. Contrairement aux textes antérieurs, la constitution du 18 février 2006 a créé des entités de
base qu'elle a décentralisées aussi bien politiquement qu'administrativement. De ce point de vue, la
province relève de la décentralisation politique alors que la commune de la décentralisation
administrative.
La présente étude se donne pour objectif de cerner l'ensemble des rapports que ces deux entités
entretiennent ou peuvent entretenir dans leur fonctionnement. Dans lesdits rapports, il sera
notamment question de mettre en évidence l'importante question de leur autonomie soucieusement
voulue tant par le constituant que par le législateur41(*).
CONCLUSION
Hormis l'introduction, notre travail a abordé deux chapitres. Le premier a analysé les formes classiques
d'Etat dans lequel nous avons parlé des formes unitaires et fédérales. Le second s'est axé sur le vif de
notre thème qui traite du régionalisme constitutionnel comme forme de l'Etat de la Troisième
République Démocratique du Congo ce qui nous a permis de comprendre que toutes les entités
territoriales sont, certes dotées de la personnalité juridique (Art 2 et 3 Constitution) mais elles sont
divisées en deux catégories selon leur nature juridique : la province, une institution politique et les
autres entités territoriales décentralisées, des institutions administratives.
En effet, l'étude des institutions politiques provinciales relève du droit constitutionnel. Ainsi, en cas de
contentieux, c'est la cour constitutionnelle qui connaît des conflits entre le pouvoir exécutif et le pouvoir
législatif, d'une part, et d'autre part entre l'Etat et les provinces. Par ailleurs, les entités territoriales
décentralisées de base, qu'on appelle communément entités Administratives décentralisées, E.A.D en
abrégé, dénommées respectivement la ville, la commune, le secteur et la chefferie, sont de simples
institutions administratives dont l'étude relève du droit administratif.
La nouvelle constitution de la RDC établit un régime de type semi-présidentiel doublé d'un régionalisme
hybride, résultat d'un compromis entre les partisans d'un régime de type fédéral, d'une part, et ceux qui
prônent le maintien d'un État unitaire ou Etat central fort, d'autre part. Depuis l'indépendance, en
l'absence, notamment, d'infrastructures de communication suffisantes, le système centralisé a
démontré son incapacité à rencontrer les défis posés par l'immensité du territoire congolais. Outre les
difficultés matérielles, c'est un climat de suspicion permanente qui s'est progressivement installé entre
le pouvoir central et les autorités locales. Le premier se méfiant des velléités sécessionnistes de
certaines provinces, les secondes déplorant l'absence de soutien et la captation de l'essentiel des
ressources par le métropole Kinshasa.
Cette méfiance réciproque a pesé sur le processus constituant. Fruit d'un rapport de forces politiques, le
résultat obtenu n'est évidemment pas parfait. Pour l'essentiel, toutefois, la nouvelle constitution
parvient à trouver un certain équilibre entre les impératifs de cohésion et ceux de la décentralisation en
dessinant une architecture institutionnelle originale qui ne correspond à aucun des modèles de
référence habituellement utilisés en droit constitutionnel comparé.
Si l'on sait que le groupe d'experts chargé d'appuyer le processus constituant s'est largement inspiré de
la constitution belge, il convient de noter que le texte congolais renonce à qualifier la nature du régime
mis en place, à l'inverse de l'article 1er de la constitution belge qui affirme explicitement le caractère
fédéral du système institutionnel belge. La nouvelle constitution congolaise ne reprend pas davantage à
son compte le principe d'équivalence des normes puisqu'elle établit, à l'inverse, la supériorité des
normes nationales sur les édits provinciaux dans le domaine des compétences concurrentes (art. 205).
En revanche, lorsque l'on parcourt la longue liste des compétences que les provinces se voient confiées
à titre exclusif, la volonté du constituant d'établir un État fortement décentralisé à caractère quasi-
fédéral ne fait l'ombre d'aucun doute. De surcroît, en interdisant par l'article 220 toute révision
constitutionnelle qui reviendrait sur les compétences attribuées aux provinces, le constituant a
clairement indiqué que le déplacement du centre de gravité politique était un fait irréversible.
Dès lors, il convient de noter que la structure choisie, bien que notablement plus simple que le système
belge, présente néanmoins un certain nombre de subtilités dont la mise en oeuvre ne va pas de soi dans
un pays qui se trouve au tout début de l'âge démocratique. La non-qualification du modèle retenu, laisse
en outre la porte ouverte à des interprétations variables résultant soit de l'incompréhension soit de la
mauvaise volonté à accepter la nouvelle direction indiquée par la constitution. Le premier défi est par
conséquent celui de l'appropriation de la nouvelle constitution par l'ensemble des acteurs congolais
impliqués dans la mise en oeuvre de ses dispositions. Seule une compréhension partagée, claire et
dénuée d'arrières pensées permettra une mobilisation efficace des énergies. On notera à cet égard
qu'une confusion sémantique s'est déjà installée dans les esprits dans la mesure où la plupart des
acteurs impliqués utilisent le terme « décentralisation » pour désigner la mise en oeuvre des
dispositions constitutionnelles relatives non seulement aux entités territoriales décentralisées (ETD)
énumérées par l'article 80 de la constitution (communes, territoires, chefferies) mais aussi, voire
surtout, vu les débats récents, au transfert des compétences vers les provinces. Or, la constitution ne
considère pas les provinces comme des entités décentralisées puisqu'elles ne figurent pas dans ladite
liste. Il est peu réaliste d'imaginer que l'on puisse revenir en arrière. Il faudra donc accepter la
cohabitation des deux acceptions du vocable « décentralisation » en RDC. Une acception juridique qui
réserve cette appellation aux entités visées par l'article 80 de la constitution et une acception courante
qui englobe lesdites entités et les provinces.
A cela, il convient de signaler les dangers et risques que le processus de décentralisation présente dans
un État fragile ou pays post conflits, aussi nécessaire soit-il, comporte des risques que l'on aura d'autant
plus de chance de prévenir qu'ils auront été pris en compte dès le début du processus. La liste qui suit
n'est pas exhaustive mais donne un bon aperçu des ornières à éviter :
§ Capture du pouvoir local par des forces politiques qui n'ont pas intérêt à la réussite du processus ;
§ Dispersion du pouvoir ;
§ Tensions sécessionnistes ;
BIBLIOGRAPHIE
A. Textes officiels
2. Traité de Lisbonne
5. Loi n° 08/ 012 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, JORDC,
49ème année, n° spécial, 31 juillet 2008.
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Zaïre, 1960-1997, Kinshasa, éd. ergo sum, 1997.
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10. BOCKEL (A.) et ALII, « Presses de l'Université de Toulouse », Toulouse, Istanbul 2000.
12. PINTO et GRAUTZ, Méthodes des sciences sociales, ed, Dalloz, Paris. 1986.
13. KAYUNSA (G.), et SHOMBA (S.), Initiation aux méthodes de recherche en science sociale, ed, PUZ,
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14. NDAYWEL é NZIEM, La constitution de la 3ème République du Congo-Zaïre adoptée par la CNS,
France, Harmettant, 2002, p.82.
15. TOUCHARD (J.), Histoire des idées politiques, France, Ed. THEMIS, 1950.
C. Articles de revues
1. ALOKO GBODU OMBENG, " Décentralisation et fédéralisme, mythes et réalités", Zaïre-Afrique, n° 284
(1994).
3. BULU BOBINA BOGILA, " La formation et la décentralisation territoriale : regard sur un aspect du
développement rural au Zaïre ", Zaïre-Afrique, n° 187(1984).
5. IKILI TABU et OTEMIKONGO MANDEFU, " La Décentralisation administrative et les finances publiques
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6. ISANGO IDI WANZILA, " La Décentralisation administrative pour le développement : quelques écueils à
éviter", Zaïre-Afrique, n° 222 (1988).
9. MABI MULUMBA, E., Pour une bonne gouvernance des entités administratives décentralisées (EAD) ",
Congo-Afrique, n° 402-403, Février-mars 2006.
11. MWAMBA MUMBUNDA, P., " Décentralisation en République Démocratique du Congo : un pouvoir
et une administration lointains", Mouvements et enjeux sociaux, n° 23, Novembre-décembre 2004.
12. VUNDUAWE te PEMAKO, F., " Réflexion sur le régionalisme politique ou la nouvelle décentralisation
territoriale dans la constitution du 18 février 2006 : conditions du développement des bases de l'Etat",
Revue de la faculté de droit, n° 5 (Droit et développement), Kinshasa, éditions de l'Université
protestante au Congo, 2007.
13. VUNDUAWE Te PEMAKO, "La décentralisation des responsabilités au Zaïre. Pourquoi et comment ?",
Zaïre-Afrique, n°165 et 166(1982).
15. WEMO DJUNGA, J.M, " La décentralisation du contrôle budgétaire est-elle indispensable à la
décentralisation administrative et territoriale ainsi qu'au fédéralisme ? Qu'en est-il en
16. République Démocratique du Congo ?", Mouvements et enjeux sociaux, n° 17, Mai-Juin 2004.
D. Autres documents
2. www.google.com
3. www.decentralisationenrdc.com
4. www.journalofficiel.net
Epigraphe I
Dédicace II
Avant-propos III
PROBLEMATIQUE 1
HYPOTHESES 2
INTERETS DU SUJET 5
a. Intérêt personnel et social 5
b. Intérêt scientifique 5
DELIMINATION DU SUJET 6
METHODES ET TECHNIQUES 6
a. Méthodes 6
b. Techniques 7
DIFFICULTES RENCONTREES 9
SUBDIVISION 9
§1. LE TERRITOIRE 10
A. Le territoire contribue à la population et favorise l'idée de nation 12
§2. LA POPULATION 13
L'ETAT-NATION 14
La Fédération 18
FONCTIONS D'ETAT 24
CONCLUSION 39
BIBLIOGRAPHIE 43
A. Textes officiels 43
B. Ouvrages généraux 43
C. Articles de revues 44
D. Autres documents 46
TABLE DES MATIERES 47
* 1 KAYUNSA, (G) et SHOBA (S), « Initiation aux Méthodes de cherche en Science Sociale », ed, PUZ,
KINSHASA 1995, P42.
* 2 TOUCHARD (J.), « histoire des idées politiques », France, Ed. THEMIS, 1950, pp.476-477.
* 3 PINTO et GRAUTZ, Méthodes des sciences sociales, ed, Dallas, Paris. 1986 P288.
* 4 KAYUNSA (G.), et SHOMBA (S.), Initiation aux méthodes de recherche en science sociale, ed, PUZ,
Kinshasa 1995, p.42.
* 5 BULU BOBINA BOGILA, " La formation et la décentralisation territoriale : regard sur un aspect du
développement rural au Zaïre ", Zaïre-Afrique, n° 187(1984), p.67.
* 9 NTUMBA LUABA, « Cours de droit constitutionnel général », ULK, ed. 2005, p.30.
* 13 BOCKEL (A.) et ALII, « Presses de l'Université de Toulouse », Toulouse, Istanbul 2000, pp. 164 et
165.
* 20 MABI MULUMBA, E., Pour une bonne gouvernance des entités administratives décentralisées (EAD)
", Congo-Afrique, n° 402-403, Février-mars 2006.
* 21 MWAMBA MUMBUNDA, P., " Décentralisation en République Démocratique du Congo : un pouvoir
et une administration lointains", Mouvements et enjeux sociaux, n° 23, Novembre-décembre 2004.
* 22 ZILEMENOS (C.), « Naissance et évolution d'Etas», Paris, L.G.D.J., 1976, pp.166 et 167.
* 29 VUNDUAWE te PEMAKO, F., " Réflexion sur le régionalisme politique ou la nouvelle décentralisation
territoriale dans la constitution du 18 février 2006 : conditions du développement des bases de l'Etat",
Revue de la faculté de droit, n° 5 (Droit et développement), Kinshasa, éditions de l'Université
protestante au Congo, 2007.
* 33 VUNDUAWE te PEMAKO, F., " Réflexion sur le régionalisme politique ou la nouvelle décentralisation
territoriale dans la constitution du 18 février 2006 : conditions du développement des bases de l'Etat",
Revue de la faculté de droit, n° 5 (Droit et développement), Kinshasa, éditions de l'Université
protestante au Congo,2007, p. 183.
* 37 Parlant d'ailleurs des autorités administratives actuelles, l'article 126 de la loi n°08/016 sus évoquée
dispose Qu'en attendant l'organisation des élections urbaines, communales et locales par la commission
électorale Nationale indépendante instituée par la constitution, les autorités des différentes entités
territoriales Décentralisées actuellement en poste sont gérées conformément aux dispositions du
décret-loi n°082 du 2 juillet 1998 portant statut des autorités chargées de l'administration des
circonscriptions territoriales.
* 38 VUNDUAWE Te PEMAKO, (F.), « Traité de droit administratif »,Kinshasa, PUZ 1994, p. 411.