L’apiculture est une activité intéressante pour les agriculteurs des régions tropicales qui cherchent à
augmenter leur revenu. Menée à petite échelle, elle préserve l’environnement sans demander trop
d’investissement en temps ou en argent. Le miel et la cire qu’elle permet de produire peuvent être
traités à domicile et commercialisés localement. Qui plus est, la pollinisation par les abeilles stimule
le rendement de nombreuses espèces cultivées. Enfin, cette forme d’agriculture durable est
susceptible de trouver de nouveaux débouchés sur le marché économique à plus grande échelle. Ce
livre traite de la bonne conduite des ruchers en région tropicale, selon les possibilités
d’investissement de l’apiculteur. Grâce à de nombreuses années d’observation et d’expérience aux
côtés d’apiculteurs de toute l’Afrique et dans son rucher au Kenya, Peter David Paterson décrit avec
précision comment réaliser et utiliser le matériel apicole, comment récolter et traiter les produits de
la ruche. Dans un langage simple et pédagogique, complété d’une iconographie originale, l’auteur
expose les méthodes les plus traditionnelles jusqu’aux techniques les plus avancées de l’apiculture.
Cet ouvrage éminemment pratique s’avérera indispensable pour les apiculteurs déjà installés et pour
ceux désireux de se lancer dans cette activité.
Le sphinx à tête de mort Le sphinx à tête de mort (Acherontia atropos ) est un gros papillon de nuit
qui pénètre dans les colonies affaiblies pour y consommer du miel (figure 53). On le reconnaît à la
tache en forme de tête de mort qu’il exhibe sur le thorax. Ces papillons ne perturbent pas les
colonies fortes. Le mieux est de les expulser des ruches lorsqu’on l’y aperçoit. Les guêpes
chasseresses Certaines guêpes telles que l’espèce Polarus latifrons attaquent parfois les abeilles à
l’entrée de la ruche et les emportent pour les consommer ou en nourrir leurs larves. Ces insectes
posent souvent plus de problèmes dans les régions chaudes, où ils peuvent empêcher les abeilles de
sortir butiner s’ils sont présents en grand nombre. Les apiculteurs luttent contre ces guêpes
chasseresses en plaçant un plat rempli d’eau sous l’entrée de la ruche, ce qui en piège un bon
nombre. Il arrive que quelques abeilles s’y noient également, mais les conséquences pour la colonie
en sont relativement mineures.