UNIVERSITE CATHOLIQUE DU CONGO
FACULTE DE DROIT
,B.P. : 1534
2, Avenue de l’Université
B.P :1534
KINSHASA/LIMETE
DROIT DES grands services
publiques de l’Etat
Cours du Professeur : Kaminar
Saisit dans l’auditoire par l’étudiant MUPIDIA Samuel
PROMOTION : Master 1 DROIT
ANNEE ACADEMIQUE : 2022- 2023
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DROIT DES GRANDS SERVICES PUBLICS DE L’ETAT
Le fondement théorique est de satisfaire l’intérêt général
Les services publics pour s’assurer de la sécurité de la population sont :
- La PNC
- FARDC
- ANR
- DGM
- DEMIAP
Le secteur de transport :
- TRANSCO
- Congo Airways
- SCPT
Santé :
- HGR
- INRB
Entreprises du portefeuille de l’Etat :
Le secteur de route :
- OVD : office des voiries et drainages pour les routes de la ville
- Office des routes : pour les routes nationales
- SNRDA
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INTRODUCTION GENERALE
Objectifs du cours :
Méthodologie du cours :
Bibliographie
Première partie : CONSIDERATION THEORIQUE
Chap1 : Evolution et conception des services publics
- Conception primitive
- Conception jurisprudentielle
- Conception classique
1. Evolution des services publics
2. Conception des services publics
3. Quelques définitions des services publics
4. Les services publics dans l’activité des personnes privées
Chap2 : les principes et les modes d’exercices de services publics
1. Le principe directeur des services publics
2. Les modes d’exercice des services publics
3. Quelques confusions à éviter (tout services publics ne rend pas service au public la
DGI qui ne rend pas service au public mais rend services aux autres services publics
tel que la police, l’office des routes il facilite les travails d’autres services …)
Deuxième partie : LES SERVICES PUBLICS EN RDC
Chap1 : Les services publics centralisés
1. Les services publics fortement centralisés et les services publics déconcentrés
Chap2 : LES ENTREPRISES PUBLIQUES (les services publics à caractère industriel et
commercial
1. Généralités
2. Origine et reformes des entreprises publiques
3. Composition des entreprises du portefeuille de l’Etat
4. Les entreprises du partenariat public-privé
Chap3 : La notion d’établissement public
1. Quelques définitions
2. Les raisons d’être des établissements publics
3. Les caractéristiques des établissements publics
Chap4 : Les établissements d’utilités publiques et les concessions des services publics
1. Justification de l’établissement d’utilité public
2. Les concessions des services publics.
CONCLUSION
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INTRODUCTION GENERALE
La jurisprudence administrative s’est souvent prononcée sur la légalité des
interventions publiques car l’Etat intervient pour satisfaire les besoins considérés comme
essentiel pour la collectivité nationale (autrement appelé IG : Intérêt général).
C’est intérêt général est le centre de gravité des affaires publiques. Si l’Etat existe
c’est pour satisfaire l’intérêt général.
Ex : […]
L’Etat caractérisé par le principe qu’il a la compétence de sa compétence crée des
services publics pour résoudre les problèmes publics ou accomplir les missions d’intérêt
général.
Objectif du cours
L’objectif principal de ce cours est de doter les étudiants de connaissances
suffisantes sur le cadre juridique et sur les principes directeurs de l’organisation et le
fonctionnement des services publiques.
Objectif spécifique
A la fin du cours, l’étudiant devra être capable de :
- Définir les services publics
- Expliquer les principes directeurs des services publics
- Distinguer les services publics
- Distinguer les établissements d’utilité publique
- Maitriser le cadre juridique des entreprises du portefeuille de l’Etat
- Expliquer la notion des reformes des entreprises publiques
- Expliquer et maitriser le langage ou vocabulaire…
- Justifier l’importance de la concession des services publics
- Maitriser le mode d’exercice des services publics
Méthodologie du cours
La méthode praxéologique qui consiste à expliquer les théories, lesquelles théories
sont illustrées par des exemples pratiques ou pragmatiques dans la réalité de notre pays.
Technique d’enseignement
Le brainstorming : « discutions intelligente entre enseignant et étudiants et entre
apprenants sur la matière ».
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CHAPITRE 1 : EVOLUTION ET CONCEPTION DES SERVICES PUBLICS
1. Evolution
Le service public est une expression d’origine lointaine qui est passée d’une simple
expression au contenu vague à une véritable conception au fur à mesure que se multipliaient
les interventions de l’Etat dans les différends secteur de la vie nationale.
Au 13ème siècle en France louis IX crée les établissements pour le profit commun et
on les appelle « service public » au 15ème siècle le terme « police » apparait dans les
ordonnances royales on donne à ce terme la signification de gestion ou politique de la chose
publique. Entre le 17ème et 18ème siècle, les principaux services publics correspondaient aux
fonctions régaliennes de l’Etat
En effet, la doctrine et la jurisprudence de la première moitié du 18 ème siècle faisait
usage fréquent de l’expression du service public mais c’est seulement vers la fin du 19 ème
siècle que la notion du service public est devenue une véritable conception générale
2. Les conceptions du service public
Dans cette section nous allons étudier successivement les conceptions suivantes :
- La conception primitive
- La conception générale
- La conception jurisprudentielle
- La conception doctrinale
A. la conception primitive
Tout correspond au service au service public (tout ce que l’Etat fait).
Dans la conception primitive, l’idée de la puissance publique semble dominer et
constitue le fondement du droit administratif. Ce que voudrait dire que dans la conception
primitive, le pouvoir public incarné par l’Etat ne fait que ces Etats peut utiliser des
prérogatives de puissance publique. Ainsi l’activité administrative est soumise à un régime de
droit public. « GRATIER GRANS ».
B. la conception générale
La conception générale des services publics recours la majeure partie sinon la totalité
des activités administratives. Dans la conception générale n’est pas l’idée de la puissance
publique qui est mis en avant-plan. Dans la conception générale, on parle plus de « l’idée de
l’utilité publique ».Elle est plus mise en avant-plan.
Explication : Tout service n’est pas uniquement du domaine de l’Etat, un privé peut
faire un service public lorsqu’il est dans la conception générale.
Dans la conception générale, la raison d’être de l’Etat ou la fonction principale de
l’Etat n’est pas de dominer mais de promouvoir la solidarité est l’interdépendance entre les
membres de la communauté nationale et pour cela l’Etat doit créer des services publics mais
également aider les privés, les citoyens à créer des services publics mais aussi l’Etat peut
travailler en collaboration avec les privés pour créer les services publics.
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Ce qui emmène le partenariat public privé, les établissements privés d’utilité
publique.
C. la conception jurisprudentielle des services publics
La notion de service public était dépourvue d’un contenu juridique qui porte sur le
service public doit être assortis des effets juridiques. Selon certains auteurs. Cfr. L’arrêt
Blanco. L’arrêt Blanco est assis sur 2 choses :
Il admet la possibilité pour l’Etat ou l’Administration d’engager sa responsabilité
civile pour le dommage causé dans le fonctionnement des services publics.
Il estime que cette responsabilité de l’Etat ou de l’administration ni générale, ni
abusive. Cette responsabilité a ses règles qui sont spéciales ou spécifiques en fonction
des besoins des services publics de chercher comment concilier les besoins de l’Etat et
des privés.
D. La conception doctrinale
La conception doctrinale des services publics a été plus commentée par les juristes
de l’école de Bordeaux Léon DUPUY, DELOBADAIRE, Bo hard, Louis ROLAND, Gaston
GESE soutient surtout Léon DUPUY. Il faut former l’idée de la puissance publique qui est
l’époque de l’âge métaphysique du droit.
On considère l’Etat tout-puissant et le gouvernant tout- puissant par contre dans le
temps moderne, l’Etat n’est pas le tout-puissant même s’il incarne la souveraineté.
L’Etat est aussi régulateur. Dans ce contexte de l’Etat régulateur, les gouvernants
sont les gérants des affaires et devront donner toute forme d’interdépendance avec les autres
acteurs de la société pour réaliser l’intérêt général Gaston GESE.
Pour lui, le service public est la pierre angulaire du droit Administratif. Il s’est
spécialisé dans l’étude de registre juridique des services publics.
1. DUPUY et GASTON GESE : les deux auteurs ont formulés une véritable doctrine des
services publics que l’on peut résumer en deux propositions suivantes :
Toute activité administrative ou administration de l’Etat constitue en principe les
services publics (définitions matérielles).
Le service est soumis à un régime de droit public et son contentieux relève de la
juridiction administrative.
N.B : la jurisprudence et la doctrine restent imprécises sur les caractères des services publics.
2. Quelques définitions des services publics.
Il n’est pas facile de définir le service public parce qu’on peut le définir dans son
sens organique et même dans son sens matériel et d’autres critères peuvent surgir pour le
définir.
PROSPERE WEIL : pour lui, s’il est facile de reconnaitre le service public
organique, il n’est pas pour autant difficile de reconnaitre le service public sur le plan
matériel.
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Au sens organique, le service public est tout organisme d’instruction créé par l’Etat
pour réaliser les travaux, les services d’intérêt général.
Ex : TRANSCO, TRANSKIN
Un service public réalise une activité d’intérêt général noble et pour mériter cette
qualification. Le service public ne peut être confié qu’à une personne crédible et compléter
Crédible : bonne confiance
« Honnêteté et compétence »
Ceux à qui on confie le service public sont la moralité et la compétence.
NB : Ne jamais confier la gestion des services publics aux immoraux, aux médiocres,
aux incompétents et aux délinquants, confier la gestion des services publics aux immoraux
c’est sacrifier l’intérêt général.
Pour L. DUPUY le service public c’est une donnée objective et matérielle qui ne se
crée pas mais qui se constate.
Cela signifie que c’est toute activité dont l’accomplissement doit être assuré, réglé et
contrôler par le gouvernement parce qu’il s’agit de réaliser l’intérêt général et contribuer au
développement du pays.
Pour L. Roland quelques critères existent pour identifier le service public et il en
identifie 3 :
Le service public suppose la haute direction des gouvernants (des mandataires) DG :
entreprise publique, ADG : reforme, ppp.
Le service public suppose la satisfaction à donner, à un besoin d’intérêt général. C’est
même l’essence des services publics.
Le service public suppose la carence ou l’insuffisance de l’initiative privée.
Section 1 : La typologie des services publics
Il existe trois catégories de services publics : les services publics administratifs, les
services publics socioculturels et les services publics industriels et commerciaux.
Les services publics administratifs
Ils constituent la catégorie classique parce qu’ils ont la mission de gérer les fonctions
ou activités régaliennes de l’Etat. Ils sont en contact direct avec la population. La
jurisprudence estime que ces services publics administratifs travaillent sur base du principe de
spécialité. Ce principe de spécialité des services publics consiste à confier à chaque service
public une activité spéciale.
Les services publics administratifs prestent sous le régime du droit public. Ils
fonctionnent à plusieurs niveaux. Nous avons les SPA centraux, provinciaux, urbains,
municipaux et même locaux.
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Les services publics socio-culturels
Les services publics socio-culturels sont le résultat de l’Etat providence. C’est
l’ensemble de services publics créés par l’Etat pour s’occuper des activités éducatives,
sanitaires, sociales et culturelles.
Dans le secteur éducatif nous avons par exemple des services qui assurent
l’éducation et la formation des jeunes et des adultes dans le but de l’intérêt général. A l’instar
de l’inspection de l’EPST, les établissements de l’ESPT, les établissements de l’ESU (Ets
publics), l’INPP.
Dans le domaine sanitaire, pour assurer la santé de la population, il y a le BCZS, les
HGR, les H et CS que l’Etat a créé dans sa mission d’Etat providence. Les services publics
culturels assurent le divertissement et l’épanouissement des citoyens (Stade des Martyrs, sites
touristiques, etc.). Les services publics à caractère scientifique et technique font des
recherches pour l’intérêt général (ex : INRB, INERA, OCC)
Les services publics industriels et commerciaux
Ce sont des services publics qui gèrent une activité soit industriel, soit commercial,
soit les deux à la fois tout en poursuivant un but d’intérêt général. Les SPIC font parfois
recours au droit public soit au droit privé. Ils se caractérisent par 4 critères :
- La nature de l’activité ;
- La réalisation de bénéfice ;
- L’accomplissement des actes d’intérêt général ;
- Les normes d’organisation et de fonctionnement.
Les services publics dans l’activité des personnes privées
Dans la conception générale, les activités des personnes privées tendent presque à la
réalisation de l’intérêt général. Dans la conception jurisprudentielle, les services publics sont
l’exclusivité de l’Etat. Mais dans la réalité on constate que les activités d’intérêt général sont
réalisées à titre exceptionnel par des privés dans les deux contextes suivants : les services
publics virtuels et les services publics de mission.
Les services publics virtuels
Le service public virtuel est considéré par certaines jurisprudences étrangères comme
les activités des personnes privées s’exerçant dans la domanialité publique de l’Etat (pour une
période déterminée et moyennant une autorisation. Le privé réalise le service public virtuel
pour sauvegarder la régularité et la continuité des services à rendre à la population.
Les services publics en mission ou les missions des services publics
Pour cause d’intérêt général, l’administration peut charger une personne privée qu’on
appelle concessionnaire de réaliser une activité d’intérêt général que le privé peut rémunérer
ou que l’Etat peut rémunérer. Le travail du privé est contrôlé par l’Administration.
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LES PRINCIPES DIRECTEURS ET LES MODES D’EXERCICE DES SERVICES
PUBLICS
Il existe des principes directeurs généralisés pour faire fonctionner les services publics
et ces principes ont été initiés par Léon Dupuy. Ces études ont été systématisées par le juriste
Louis Rolland. Il a distingué ces principes en 2 catégories : Les principes fondamentaux et
les principes complémentaires.
Les principes fondamentaux sont le principe de continuité, le principe de mutabilité
(d’adaptation) et le principe d’égalité.
Les principes complémentaires sont le principe de neutralité, le principe de réserve, le
principe de primauté de l’intérêt général et le principe de gratuité des services publics.
1. Le principe de continuité trouve sa justification sur deux plans : Sur le plan
constitutionnel et politique (permanence de l’Etat) et sur le plan sociologique (la nécessité
d’éviter les désordres sociaux). Le principe de continuité implique que le service public doit
être assuré régulièrement sans retard dans le temps, sans discontinuité pénalisante dans le
temps pour les citoyens. Mais ce principe de continuité entre en contradiction avec l’exercice
du droit de grève qui est constitutionnel. Ce principe es analysé en trois niveau :
Au niveau des mandataires
Au niveau personnel (fonctionnaire)
Au niveau du Co-contractant de l’Etat (services de l’Etat).
2. le principe de mutabilité ou d’adaptation : il désigne l’adaptation des services
publics à l’évolution des besoins collectifs ou encore au besoin de l’intérêt général.
L’adaptation de service public obéit à deux logiques :
En fonction de circonstance des faits
En fonction de l’évolution du cadre juridique
Ces sont ces deux contextes qui dictent l’exploitation et le fonctionnement des
services publics.
- La Mutabilité en fonction de circonstance des faits veut dire l’évolution de
l’environnement économique, social, environnementale impacte les fonctionnements
des services publics .Il y a donc nécessité de sauvegarder les services publics pour
éviter l’inertie, le dysfonctionnement la spé rose
- L’adaptation au cadre juridique : le fonctionnement de service public s’adapte aux
niveaux cadres juridiques, législatifs et réglementaires mais aussi en fonction du cadre
juridique international que le pays a signé
Dans la loi n°78/002 du 06 janvier 1978 portant disposition générale applicable aux
entreprises publiques du ZAIRE
3. le principe d’égalité
L’article 12 de la constitution de la RDC du 18 février 2006, révisé le 20 janvier
2011, consacre l’égalité de tous les congolais devant la loi et par ricochet devant le service
public qui sont une création des lois et des actes réglementaires.
L’égalité des lois peut avoir une double portée : portée générale et limitée
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Vis-à-vis des services publics, les citoyens peut se trouver devant deux situations juridiques
suivantes :
- Situation ou on participe à l’exécution d’un service public, là le droit à l’égalité est
limité.
- le citoyen est usagé c’est-à-dire bénéficiaire des services, là le droit à l’égalité est
général, il n’est pas limité
4. le principe complémentaire
Il y a deux types des principes complémentaires :
- Le principe de neutralité, toutes les personnes prestataires dans le service public, les
agents publics de l’Etat doit observer la neutralité et la laïcité dans toutes
circonstances.
- Le principe de réserve, les agents publics de l’Etat ou les agents des services publics
doivent se départir dans leurs expressions, de leurs opinions personnelles
- Le principe de la primauté de l’intérêt général, l’exploitation de service public ou
le fonctionnement de service public est au-dessus de l’intérêt personnel c’est-à-dire
satisfaire l’intérêt général et l’intérêt personnel vient après.
- Le principe de la gratuité, pour le juriste Rolland certains services publics respectent
le principe de gratuité c’est même leur action fondamentale. Ex : service des affaires
sociales (accueillir les enfants, les services de gratuité : la maternité, les hospices des
vieillards, les orphelinats, les études primaires fondamentales, lutte contre les
épidémies, distributions des vaccins, enregistrement de naissance 90 jours c’est gratuit
Section3 : MODE D’EXERCICE DE SERVICE PUBLIC ET QUELQUES
CONDITIONS A EVITER
Il y a deux modes d’exercice de service public, à savoir :
- Une activité d’intérêt général de service public peut être exercé directement par un
service public (ex : la sécurité des personnes et leurs biens, l’enregistrement de
naissance, les élections)
- Confier un service public ou l’activité de service public à un mandataire (à un
prestataire extérieur. Ex :
Quelques confusions à éviter.
Un service public n’est pas un bien public(les biens publics font parties du
patrimoine du service public, mais ce patrimoine est soit fabriqué ou acheté par un service
public.
Un service public n’est pas nécessairement national (les services publics ne sont pas
nécessairement national parce qu’il y a des services publics qui s’implantent aussi dans les
provinces
Le service public n’est pas nécessairement monopolistique (qui peut travailler en
collaboration), il a exclusivité de réaliser l’intérêt général. Ex : la CENI, ANR, Etat civil
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Il y a certains secteurs d’activité générale dont l’exploitation ou encore le
fonctionnement ne peut pas être circonstanciel. Ces sont les domaines réservés de l’état on les
appelle les activités stratégiques. Les droits spéciaux sont définis par un cadre juridique.
Ex : l’exploitation de l’IRANIUM
Pour avoir des domaines respectés, ça doit être couvert par un cadre juridique c’est-
à-dire par des loi et actes règlementaires
Le service public n’est pas nécessairement au service du public, des administrés, Ex :
la DGI qui perçoit les impôts, c’est un service public mais qui n’est pas au service du public.
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IIème partie : LE SERVICE PUBLIC EN RDC
Les services publics en RDC peuvent être catégorisés:
La catégorie de service public centralisés (dépendent de l’Etat) on distingue ceux qui
sont fortement centralisées et décentralisés)
La catégorie service public technique c’est-à-dire à caractère industriel et commercial,
ici l’accent est mis à l’établissement
La catégorie des établissements d’utilité publique
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2ème partie : LE SERVICE PUBLIC EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO
Nous avons la décentralisation :
Il s’agit de la décentralisation technique qui concerne les entreprises du portefeuille
de l’état, nous avons à l’intérieur des entreprises publiques, les entreprises du partenariat
public-privé, les établissements publics, les établissements d’utilité publiques qui rendent les
services d’intérêt général mais ne sont pas établissements public de l’état.
Chapitre I : le service public centralisé
Section1 : service public fortement centralisé
Ces sont des entités placés sur le contrôle ou la tutelle hiérarchique de l’Etat ou du
gouvernement central et dispose des privilèges exorbitant de la puissance publique
On les appelle aussi le service administratif ou encore le service public traditionnel
parce qu’il réalise les missions régaliennes de l’état
EX : le parquet, le secrétariat du ministère et leur sous division, les inspections (des
finances, du travail, de l’EPSP)
Ces services n’ont pas des budgets propres, mais travaille pour le compte de l’intérêt
général, ils sont dépourvus de la personnalité juridique (cela fait partie de l’Etat)
Le patrimoine propre qu’il dispose c’est pour accomplir leurs missions et ils n’ont
pas d’autonomie de gestion, de budget propre, ils n’ont pas des régimes fiscal
Ces services sont hautement subventionnés par l’Etat ou le gouvernement, la qualité
de service et auto régulé
Ces services sont considérés comme le prolongement de l’Etat
Le personnel de service public centralisé fait partie intégrale du personnel ou des
agents publics de l’Etat(le code de conduite des agents de l’Etat 2002)
Il y a deux facteurs qu’on demande : l’Ethique professionnel et la compétence
professionnelle
Section 2 : le service public déconcentré
Selon la banque mondiale, la déconcentration c’est une simple délégation de
responsabilité ou de signature par le gouvernement centrale à des services publics
fonctionnant hors des services publics centralisés
Selon serge HUTEAU, la déconcentration c’est la délégation de responsabilité, c’est
une mesure d’organisation interne de service public qui permet à l’autorité central ou à
l’autorité hiérarchique de se décharger des certaines tâches sans qu’elle soit dessaisit de ses
pouvoirs (l’autorité délégataire).
La délégation de responsabilité organise un véritable transfert partiel des quelques
compétences à l’autorité inférieure. L’autorité ultime reste à l’autorité hiérarchique.
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La délégation de responsabilité peut être permanente comme ça peut être temporaire
Est-ce que c’est nécessaire de déléguer un service public à une personne ?
Les avantages de la décentralisation
Une bonne organisation de responsabilité au sein de service public déconcentré
Cela favorise une gestion participative au sein de service public
Efficacité dans la gestion de service rendu [service public de proximité (physique et
fonctionnelle)]
Rapprochement de service public de niveau d’exécution (celui qui décide, celui qui
connait mieux)
Efficience dans le service public
Les traits caractéristiques des services publics sont :
Pas d’autonomie organique
Pas de régime fiscal
Pas de régime contentieux
Pas de budget propre mais ils peuvent avoir de recette d’exploitation à verser au camp
du trésor public et le trésor public remette la rétrocession qui permet de payer les
d’encouragements.
Chapitre II : Le service public décentralisé
Section I : le service public décentralisé
Ces sont des entreprises du portefeuille de l’Etat, font partie des entreprises
publiques de l’Etat, on en distingue :
Le service public à caractère industriels et commercial qui sont des sujets de droit car
ils ont un statut juridique, ils ont une autonomie de gestion et l’Etat exerce sur eux qu’un
contrôle de tutelle (droit de regard ou nomination)
Ils sont créés par l’Etat seul ou avec le partenaire ou étrangers dans le but de
rechercher des bénéfices.
Le service public décentralisé à caractère industriel : GECAMINE
Le service public décentralisé à caractère commercial : TRANSCO
La République démocratique du Congo avait plusieurs industries, ces entreprises
faisaient de la RDC l’économie la plus forte de l’Afrique
La loi cadre n° 78-002 du 06 janvier 1978 portant disposition générale relative aux
entreprise ou applicable aux entreprises, comportaient des insuffisances qui expliquaient dans
une large mesure, l’inefficacité des entreprises publiques, ce cadre juridique ne s’adaptait pas
à une économie moderne.
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Une entreprise à 4 rôles à jouer dans l’Etat :
Le rôle économique de produire les biens et services pour l’intérêt de la communauté
Le rôle financier pour contribuer par des taxes et impôts au service de l’Etat
Le rôle social résorber les chaumages
Le rôle politique : la fonctionnalité des entreprises est un indicateur politique
économique, c’est le climat des affaires (DOING BUSNESS)
Section 2. Origine et reformes des entreprises publiques congolaises
L’origine des entreprises publiques congolaises ont été fortement développé pendant
les périodes 1920 à 1940 et 1940 à 1945
C’est la période au cours de laquelle le système économique congolais à été
consolider par trois types d’entreprise :
- les compagnies à charte appartenaient aux colons blancs, il n’y avait pas des
nationaux.
- les entreprises mixtes : il y avait l’argent de la RDC et des investisseurs belges
- les organismes paraétatiques : qu’on appelle le régis, cette base économique devait
être diversifié pendant 10 ans.
En 1960, la RDC accède à l’indépendance politique et les entreprises étaient sous le
contrôle des colons blancs d’où le siège était en Belgique (recette).
C’est de là qu’est nait le contentieux Belgo-congolais (après Mobutu ait demandé les
dus. Après refus des belges :
- le président Mobutu a pris trois décisions :
1. Nationalisation des entreprises. Ex : SNEL, SNCC,
2. la première société est la GECAMINE, UHK.(GECAMINE).
En 1970-1980, c’est la ZAIRIANISATION.
3. Création d’office après échec de la zaïrianisation.
La phase de la grande nationalisation et naissance des entreprises publiques
congolaises (1970 -1980) toutes les entreprises avaient une gestion autonome. C’est le cas
d’office de contrôle, ONATRA, OFIDA, OCT, OCTZ, OPCZ, OVD, Office des routes,
SONAS, régis des voies maritimes, RVF(Fluvial). Autant d’entreprises faisaient le bon temps
pendant la période de MOBUTU.
MOBUTU a voulu renforcer l’économie en créant la zaïrianisation qui est une
mesure consistant à reprendre les petites et les moyennes entreprises pour le confier aux
membres d’une communauté centrale qu’on appelait acquéreur. Cette mesure n’a pas donné
des résultats escomptés.
1973-1974 : pendant cette période le président MOBUTU pensé renforcer notre
système économique en donnant des entreprises aux nationaux mais cela n’a pas marché parce
que les nationaux n’ont pas bien gérés ces entreprises.
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La radicalisation : elle consiste à rependre certaines de ces entreprises et de le donner à
l’Etat.
1980-1997 : c’est la phase de la naissance des HOLDINGS (c’est le regroupement des
activités qui relèvent du domaine même de la personne (…), confier à une entreprise publique
toutes les activités qui relèvent de son domaine
MAJOR : concentration horizontale, ils font l’exploitation, le transport, ils raffinent, ils
vendent.
3. la phase de naissance des Holding d’Etat vers 1980-1999
- GECAMINES exploitation GECAMINES
- Commerciales (SOZACOM) deviennent GECAMINES Holding
- GECAMINES Agricole
Comme on peut bien le constater, depuis près de trois décennies
(1965-1990), le droit congolais au travers la loi N°78-002 du 6 janvier 1978
relative aux dispositions générales applicables aux entreprises publiques,
définissait l’entreprise publique comme tout établissement qui, quelle que soit la
nature : :
- Est créé et contrôlé par les pouvoirs publics pour remplir une fonction
d’intérêt général ;
- Est créé à l’initiative des pouvoirs publics entre eux pour l’exploitation en
commun d’un service ou d’une activité donnée ;
- Est créé à l’initiative des personnes morales de droit public entre elles
pour l’exploitation en commun d’un service ou d’une activité donnée ;
- Est créé à l’initiative des pouvoirs publics en association avec les
personnes morales de droit public pour l’exploitation d’un service ou
d’une activité donnée.
N.B. les entreprises publiques organisées par la loi n° 78-002 du 6 janvier 1978,
comportaient des insuffisances qui expliquait, dans une large mesure, leur inefficacité (que
l’on qualifié des « canards boiteux ». ce cadre juridique (cette loi) n’était plus adaptée à une
économie moderne.
2. La réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat congolais
a) Concept reforme
L’idée de la reforme (administrative, sociale, politique) peut indiquer « un Etat de
crise ou une situation de crise ». Ce qui signifie qu’il faut revoir l’organisation
(administrative, sociale, politique).
Pour C. POLLIT, le concept « reforme » qui est rendu par le mot
américain « REORGANIZATION » qui veut dire « réarrangement des structures et des
ressources pour réaliser un objectif commun ».
Cette réforme s’insère dans le vaste programme des réformes économiques
profondes mises en place par le gouvernement congolais depuis 2001 en vue de stabiliser
l’environnement macro-économique.
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C’est le programme économique du Gouvernement (PEG) de 2002, qui a mis un
accent particulier sur la réforme des entreprises publiques.
A. Objectifs majeurs de la réforme des entreprises publiques.
1. Insuffler une dynamique nouvelle dans les entreprises publiques pour :
- Améliorer leur potentiel de production et de rentabilité ;
- Améliorer la qualité du service rendu à la population et ;
- Contribuer au renforcement de la compétitivité de ces entreprises et
de l’ensemble de l’économie nationale.
2. Alléger la charge du trésor public et accroitre l’apport des entreprises
publiques dans le budget de l’Etat.
En bref, on peut dire que, la réforme des entreprises publiques vise leur redressement
en vue de les rendre viables, performantes, compétitives et capables de fournir des services de
meilleure qualité à la population nationale.
B. Organe chargé de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat.
C’est au comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques en sigle
COPIREP, créé par le décret présidentiel n°136/2002 du 30 octobre 2002, que l’on a confié la
charge de conduire le processus de réforme des entreprises publiques congolaises.
D’abord « service public » et ensuite « Etablissement public par le décret n°09/15 du
24 avril 2009, le COPIREP assure le rôle d’organe technique chargé de la gestion du
processus de désengagement de l’Etat des entreprises du portefeuille.
- A cet effet, ses missions sont notamment de :
- Préparer les dossiers techniques de la réforme des entreprises ;
- Mener les études sur la réforme des entreprises publiques ;
- Assurer la liaison et la coordination des actions des partenaires au développement
dans le cadre de la réforme des entreprises ;
- Assurer la liaison avec les bailleurs de fond, les institutions, les organismes publics ou
privés pour les projets les concernant ;
- Assurer la communication, la diffusion et la vulgarisation des mesures, des accords et
programmes économiques et financiers liées au processus de désengagement t réforme
des entreprises du portefeuille de l’Etat.
C. Cadre juridique de la réforme des entreprises publiques
Le cadre juridique qui régit les entreprises du portefeuille de l’Etat congolais
actuellement comprend quatre (4) lois et cinq (5) décrets d’application.
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Ces lois sont les suivantes :
- La loi N°08/007 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales relatives à la transformation
des entreprises publiques ;
- La loi N°08/008 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales relatives au désengagement
de l’Etat des entreprises du portefeuille ;
- La loi N°08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux
établissements publics ;
- La loi N°08/010 du 7 juillet 2008 fixant les règles relatives à l’organisation et à la gestion
du portefeuille de l’Etat.
Ces lois constituent l’acte-fondateur et facteurs déclencheurs de la réforme des
entreprises publiques congolaises.
En application aux lois précitées, le premier ministre a pris le 24 avril 2009, les cinq
décrets d’application ci-après :
- Décret N°09/11 du 24 avril 2009 portant mesures transitoires
relatives à la transformation des entreprises publiques ;
- Décret N° 09/12 du 24 avril 2009 portant établissement de la liste des entreprises
publiques transformées en sociétés commerciales, établissements publics et services
publics ;
- Décret N°09/13 du 24 avril 2009 portant dissolution de quelques entreprises publiques
- Décret N°09/14 du 24 avril 2009 portant création, organisation et fonctionnement d’un
établissement public dénommé « fonds spécial du portefeuille » FSP, en sigle ;
- Décret N°09/15 du 24 avril 2009 portant création, organisation et fonctionnement d’un
établissement public dénommé « comité de pilotage de la réforme des entreprises du
portefeuille de l’Etat » COPIREP, en sigle.
D. les concepts de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat
La compréhension du processus de la réforme des entreprises publiques congolaises
n’est possible que par la maitrise de son vocabulaire (de ces concepts clés) ou expressions.
Dans le cadre de ce cours, nous allons définir les dix concepts ci- après :
1. Entreprise du portefeuille de l’Etat,
2. l’entreprise publique,
3. L’établissement public,
4. L’Etat,
5. Désengagement,
6. Concession,
7. Contrat de gestion,
8. Contrat de sous-traitance,
19
9. Partenariat
10. Partenariat public-privé (PPP).
1. L’entreprise du portefeuille de l’Etat
Est toute société dans laquelle l’Etat ou toute autre personne morale
de droit public détient la totalité du capital social ou une participation .
2. L’entreprise publique
Est toute entreprise du portefeuille de l’Etat dans laquelle l’Etat ou toute autre
personne morale de droit détient la totalité ou la majorité absolue du capital social.
3. L’établissement public
Est toute personne morale de droit public créée par l’Etat en vue de
remplir une mission de service public.
4. Le désengagement
Le processus par lequel l’Etat ou toute autre personne morale de droit public se retire
partiellement ou totalement du capital social ou de la gestion d’une entreprise du portefeuille
de l’Etat ou toute autre forme de partenariat public-privé (PPP) mettant à contribution un ou
plusieurs opérateurs privés dans le capital ou la gestion d’une entreprise du portefeuille de
l’Etat.
Conditions et modalités du désengagement
Le désengagement est une stratégie de réforme qui peut s’appliquer dans certains cas
ou non et de plusieurs manières possibles. La loi définit les quatre modalités suivantes :
1. La cession à titre onéreux de tout ou partie des actifs, ou de tout ou partie du capital de
l’entreprise ;
2. La renonciation volontaire à la souscription aux augmentations du capital de l’entreprise ;
3. Le transfert de la gestion de l’entreprise à des personnes physiques et/ou morales de droit
privé ;
4. Toute forme de partenariat public-privé mettant à contribution l’initiative privé dans le
capital et/ou la gestion de l’entreprise.
Aux termes de la loi 08/008 du 7 juillet 2008, le désengagement se fait sur base
d’une stratégie adaptée à chaque cas afin de permettre une bonne compréhension de
l’entreprise, objet du désengagement, d’une part, et de se conformer aux textes de loi existant,
d’autre part ;
20
Le principe directeur du désengagement : est d’en garantir la transparence, la
publicité et l’équité lors du déroulement de chaque opération.
5. L’Etat est soit : Etat-agent économique : dans sa forme globale comprenant le
pouvoir central, les provinces et les ETD, détenteur des actions ou parts sociales
dans une entreprise. Etat-puissance publique : c’est l’administrateur, l’autorité qui
commande, qui exécute ses missions régalienne, c’est aussi l’autorité de
régulation. Dans le contexte de la libération de l’économie, l’Etat doit cesser
d’être juge et partie, c’est-à-dire il ne peut être administrateur et opérateur
économique.
6. La concession
C’est un contrat par lequel une personne morale de droit public confie à une
personne morale de droit privé, la gestion et/ou l’exploitation d’une infrastructure ou d’une
activité d’intérêt général contre le paiement d’une redevance et la prise en charge totale ou
partielle.
7. Contrat de gestion
C’est un accord (contrat) par lequel l’Etat ou toute autre personne morale de droit
public confie à une personne physique ou morale, de droit privé, la gestion de tout ou une
partie d’une entreprise du portefeuille de l’Etat moyennant une rémunération.
8. Contrat de sous-traitance
C’est un contrat par lequel une entreprise du portefeuille de l’Etat confie, sous sa
responsabilité, à une personne physique ou morale, de droit privé dite « sous-traitant »
l’exécution d’une partie des tâches moyennant rémunération.
9. Le partenariat
Le terme vient du mot anglais « Partner », est souvent utilisé pour décrire toute une
gamme d’efforts et d’activités de collaboration accomplis par les partenaires.
Le partenariat se fonde sur l’idée selon laquelle, on peut renforcer les effets positifs
du projet (activité) en associant connaissance, matériels et coproduction des partenaires.
10. Le partenariat public-privé
Est une association entre un Etat et les autres, qui peuvent être privé économique ou
société civile dans la réalisation d’une action publique ou d’un projet d’intérêt général. Selon
E. H. KLIJN et COLLAB.
Le PPP est une coopération entre les acteurs publics et privés, dans laquelle les
acteurs développent des produits et/ou services communs et où les risques, les couts et les
avantages sont partagés.
21
En fait, l’initiative de partenariat est souvent le fait de l’Etat, mais le privé propose
également cette association dans le domaine jusqu’alors exclusivement public. Quel que soit
l’initiative, le PPP est considéré comme une solution ajustée à un problème public précis.
C’est la pression des besoins, de plus en plus, considérables et croissants qui font entrer les
privés dans la gestion des services et domaines publics.
Dans le partenariat public-privé (PPP), il ne s’agit pas d’un
équilibre parfait, d’une harmonie entre partenaires, d’une égalité entre ceux-ci. Il
s’agit surtout de trouver des gains mutuels entre partenaires. Et par conséquent,
il faut accepter le partage des ressources, du travail, des risques, des pouvoirs et
des avantages. S’agissant des risques, ils sont nombreux tant pour l’Etat que
pour le privé.
Les avantages que procure le partenariat public et privé
Franck et Smith justifie le partenariat pour 7 raisons :
- Assurer le service public des meilleurs qualités et au moindre cout pour la
communauté nationale
- Accroitre l’offre des biens et des services pour la communauté nationale
- Alléger les contraintes budgétaires et obtenir les ressources financières et matérielles
complémentaires
- Partager les risques avec les investisseurs étrangers
- Transfert d’expérience et des nouvelles technologies dans le secteur public
- Augmenter les volumes des investissements dans l’économie nationale
- Résoudre les problèmes sociaux tels qu’emplois, santé, infrastructure
N.B : les études du PNUD, de la banque mondiale montre que le partenariat public et
privé qui a commencé vers les années 1990 commence à prendre de l’ampleur et contribue à
la stabilité de l’économie moderne. L’Etat doit contribuer en créant des entreprises en
familiarité avec les privés.
Le partenariat public privé devient une nécessité pour les pays modernes et tous les
pays du monde, en RDC, le partenariat public –privé existe mais le bilan est négatif à cause de
l’improvisation c’est-à-dire sans étude au préalable.
Section.3. la composition des entreprises publiques du portefeuille de
l’Etat
A titre illustratif MOBUTU a laissé dans le domaine minier 130 mines appartenant à
l’Etat mais propriétaire de la GECAMINE. De 1997 à 2018, 126 mines ont été concédé c’est-
à-dire vendu aux investisseurs étranger au travers le contrat JOINT VENTURE.
Actuellement la RDC compte 51 entreprises publiques. Mais pendant la période du
président MOBUTU, il y avait 350 entreprises.
22
Le décret N° 09/12 Du 24 Avril 2009 portant transformation des entreprises
publiques en sociétés commerciales. Seulement 20 entreprises ont été transformées en société
commerciales et 20 autres transformés en établissements publics, 5 transformés en service
public notamment OFIDA, 6 sont carrément dissoutes et liquidés.
Quelques principes importants à retenir
Le décret N° 09/11 du 24 avril 2009 :
- Chaque entreprise devait faire un inventaire
- Chaque entreprise transformée en société commerciale devait se conformer à l’acte
uniforme du droit de l’OHADA
- La détermination du capital social, les entreprises devaient établir des actes pour
devenir des sociétés commerciales, ils devaient aussi changer leurs systèmes
comptables généraux du ZAIRE mais plutôt la SYSCOHADA.
Les caractéristiques des entreprises publiques transformées en sociétés commerciales
La REGIDESO qui a remplis toutes les conditions et à respecter le capital social ( 10.000
actions).
- Elles sont soumis aux droits communs
- On doit avoir des actionnaires
- Les organes de gestion changent : l’assemblée générale des actionnaires, le conseil
d’administration, collège des commissaires aux comptes, comité de gestion
- La recherche de la rentabilité :
Il y a trois hypothèses à savoir :
l’entreprise met en place le principe et les méthodes de gestion des entreprises
privées ;
l’Etat ne recherche pas le profit ou encore la perte mais ou fixé ou vend au prix de
revient
cette entreprise travaille sur une gestion déficitaire c’est-à-dire il accepte de
travailler à la perte, c’est
- le régime fiscal : payer les impôts à l’Etat, parce que vous êtes dans le droit commun.
- le régime juridique et : c’est le droit commun quand une entreprise publique est
transformée en société commerciale, le régime juridique est le droit commun (droit de
l’OHADA droit des affaires, tribunal de commerce).
Le statut personnel est régit par la convention collective. Pour certaines sociétés
mixtes ou ppp lorsque le privé ne vient pas, on accepte que l’Etat soit actionnaire unique.
23
La propriété et direction des entreprises
La propriété d’une entreprise privée ne pose pas problème parce que c’est le
patrimoine de l’entrepreneur, des investisseurs (lorsqu’il appartient à un individu) ou des
actionnaires. Les entreprises privées peuvent être individuelles. Dans les entreprises du PPP
ou société mixte ici l’Etat intervient, il y a le caractère mixte et privé.
Il y a deux hypothèse pour la gestion de ces entreprises, l’élément primordiale on
parle de la maitrise de l’état vis-à-vis de l’entreprise mixte ; mais dans cette notion de maitrise
soit l’état a la main mise sous l’entreprise soit il en a pas.
Dans la première hypothèse lorsque l’Etat est actionnaire minoritaire dans le capital
social de l’entreprise mais assure incontestablement la maitrise de l’entreprise, l’appréciation
et à faire dans chaque cas. L’Etat peut jouer un rôle important dans la gestion l’Etat peut être
actionnaire minoritaire mais peut jouer un rôle important dans cette gestion dans le secteur, il
doit avoir la main mise sur l’entreprise
Deuxième hypothèse l’actionnaire majoritaire joue un rôle important et prépondérant
dans la gestion.
CHAPITRE III : LA NOTION DES ETABLISSEMENTS PUBLICS
Autrement dit régis est un mode de gestion qui correspond généralement à l’Etat et
d’autres personnes publiques territoriales. Le cadre juridique prévoit la définition de cette
notion et en ce qui nous concerne c’est la loi N° 08/009 du 07 Juillet 2008 portant disposition
générale applicable aux services publics en son article 2.
L’établissement public a certaines caractéristiques l’existence d’un patrimoine et ce
patrimoine ; existence d’une personnalité juridique. Existence d’une autorité de tutelle qui est
un ministère.
Les établissements publics ont des caractéristiques : social, administratif, culturel,
technique, scientifique. L’établissement public est subordonné aux entités territoriales qui les
créent, les établissements publics peuvent fonctionner au niveau provincial et au niveau
central. Exemple au niveau national : OVD, OFFICE DE ROUTE.
N.B : Le rattachement de l’établissement public à l’autorité qui le crée deux types de
gestion ou de subordination. La subordination peut être lâche ou très poussée. La
subordination est poussée lorsque l’autorité qui le crée a la main mise sur la gestion de
l’établissement public.
La subordination peut être lâche là l’établissement jouit d’une autonomie de gestion
c’est-à-dire il assure juste le contrôle mais la gestion est assuré par une autre entité, il n’a pas
la main mise sur la gestion de l’établissement public.
24
SECTION.1. QUELQUES DEFINITIONS
1. L’Etablissement Public
C’est une personne juridique publique. Ce caractère comporte un
certain nombre de conséquences à savoir :
- L’existence d’un patrimoine, propriété de l’établissement et affecte à la réalisation et affecte
la réalisation du but auquel il est destiné ;
- L’existence d’une personne gérée par les autorités de l’établissement et des actes desquels ce
dernier est responsable ;
- La participation de l’établissement au commerce juridique et le cas échéant sa responsabilité
à l’égard des tiers.
2. L’établissement Public
C’est une personne morale dont la forme juridique échappe au droit privé. Il s’agit
d’une forme particulière du droit public qui n’a pas d’équivalent en droit privé. Il s’ensuit que
l’établissement public jouit des privilèges personnels c'est-à-dire de privilèges juridiques
attaches à sa forme de droit public.
Le principal particulièrement les saisies.
1. Aux termes de la loi n°08/009 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales
applicables aux établissements publics, art.2, l’établissement Public, est toute personne
morale de droit public créée par l’Etat en vue de remplir une mission de service public.
Ici, l’établissement public dispose d’un patrimoine propre. Il jouit de l’autonomie de
gestion et est placé sous la tutelle du Ministre ayant dans ses attributions le secteur d’activités
concerné par son objet.
Suivant son objet, l’établissement public est à caractère soit administratif, soit social
et culture, soit scientifique et technique.
3. L’établissement public
Est subordonné aux collectivités publiques territoriales. Ici, il faut comprendre que
chaque établissement public est, en effet, rattaché à une collectivité publique territoriale. Ce
rattachement se traduit par une tutelle administrative, certains liens financiers et même, dans
certains cas, par la responsabilité de cette collectivité en cas de faute dans l’exercice de la
tutelle.
De ce point de vue, l’on distingue l’établissement public national (cfr. Statuts des
Etats publics et services publics, In J.O. de la RDC, n° spécial, 50ème année, du 10 décembre
2009) et les établissements publics régionaux ou locaux (Exemples DGRK, RATPK…).
25
NB : Le rattachement à l’autorité de régulation comprenant le pouvoir central, la province et
l’entité territoriale décentralisée, peut se traduire par une subordination très poussée ou lâche
(moins étroite).
La subordination est très poussée lorsqu’elle est marquée par une dépendance
prononcée des mandataires (dirigeants) de l’établissement public vis-à-vis de la
collectivité publique de rattachement. Certains auteurs proposent dans ce cas
l’appellation «Etablissement public déconcentré ».
La subordination est lâche, lorsque le rattachement est nuancé par une large autonomie
et se traduit par un simple pouvoir de tutelle.
C’est ici l’exemple classique d’établissement public décentralisé.
SECTION.2. LES RAISONS D’ETRE DE L’ETABLISSEMENT PUBLIC
Le recours à cette forme de gestion, (régie) est purement formel et répond à des fins
très variables qui peuvent être :
1. Soit attirer les libéralités
En effet, certains donateurs peuvent exiger que leurs dons ne soient versés qu’aux
organismes dotés d’une large autonomie financière.
Ainsi, la personnalisation budgétaire permet au donateur de ne pas craindre que ce
qu’il donne, se fonde (dilue) dans le budget général de l’Etat.
2. Soit alléger les fonctions d’un Ministère
En détachant un service jusque-là exploité en régie directe pour en faire un
organisme doté de la personnalité juridique.
3. Soit par soustraire l’activité aux influences partenaires.
NB : La création d’un établissement public répond au souci de doter un
organisme des modalités de gestion similaires à celles d’une entreprise
privée. Les établissements publics sont créés par les décrets du premier Ministre
avec le contreseing du Ministre chargé du secteur ;
Exemples des entreprises publiques transformées en établissements publics et ceux
crées après.
26
SECTION .3. QUELQUES CARACTERISTIQUES DES ETATS
PUBLIQUES CONGOLAISE
Les entreprises publiques transformées en établissements publics
Les entreprises publiques transformées en établissements publics. Les entreprises
publics transformés sont au nombre de Vingt (20). Il s’agit de :
I. Secteur d’Agriculture :
1. Office Nationale du café en sigle ONC ;
II. Secteur de transport :
1. Régie des voies fluviales en sigle RVF ;
2. Office de Gestion de Fret Maritime en sigle OGEFREM ;
3. City - Train en sigle City – Train ;
III. Secteur de Communications :
1. Agence Congolaise de Presse en sigle ACP ;
2. Radio-Télévision Nationale Congolaise en sigle RTNC.
IV. Secteur des Finances
1. Fonds de Promotion de l’Industrie en sigle FPI ;
2. Institut National de Sécurité Sociale en sigle INSS.
V. Secteur de Constructions
1. Office des Routes en sigle OR ;
2. Office des voiries et Drainage en sigle OVD.
VI. Secteurs de services
1. Office Nationale du Tourisme en sigle ONT ;
2. Office des Petites et Moyennes Entreprises du Congo en sigle OPEC.
VII. Secteur de Commerce
1. Foire International de Kinshasa en sigle FIKIN ;
2. Office Congolaise de Contrôle.
VIII. Secteur de recherche
1. Institut National des Statistiques en sigle INS ;
2. Institut National d’Etudes et Recherches Agronomiques en sigle INERA.
IX. Secteur de Conservation
1. Institut Congolais pour la conservation de la Nature en sigle ICCN;
2. Institut des Jardins Zoologiques et Botaniques du Congo en sigle IJZB ;
3. Institut des Musées Nationaux du Congo en sigle IMNC.
27
X. Formation
1. Institut National de Préparation Professionnel en sigle INPP.
Tous ces établissements publics sont créés par les Décrets du premier Ministre avec
le contreseing du ministre chargé du secteur.
Outre ces établissements publics issus de la transformation, l’Etat congolais a crée
Quelques établissements publics ci – après :
- Guichet unique de création d’entreprise ;
- Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) ;
- COPIREP, TRANSCO et Fonds spécial du Portefeuille (FSP)…
A. Quelques caractéristiques des Etablissements publics
1. L’établissement public
Est une personne juridique publique, crée par voie d’un Décret ;
2. L’existence d’un patrimoine propre et affecté à la réalisation du but
auquel il est destiné ;
3. Les ressources financières sont constituées de :
Dotation de l’Etat ;
Recettes des produits d’exploitation ;
Emprunts ;
Subventions ;
Dons, legs et libéralités ;
Toutes autres ressources attribuées à l’établissement public.
4. Structure organique :
Un établissement public est placé sous la tutelle du ministre ayant dans ses attributions le
secteur d’activité concerné par son objet. Les organes de gestion sont :
Le conseil d’administration ;
Le comité de gestion (composé d’un Directeur Général, Directeur Général
adjoint, Directeur Financier et Directeur Technique ;
Le collège des commissaires aux comptes.
28
5. Régime Douanier, Fiscal et Parafiscal
Un établissement public bénéficie du même traitement que l’Etat pour toutes ses
opérations en ce qui concerne les impôts, les droits et taxes effectivement mis à sa disposition.
Toutefois, certains établissements ont l’obligation de collecter les droits et taxes dont
ils sont redevables et de les reverser au compte du trésor public.
6. Personnel
Le personnel des établissements publics sont régis par les dispositions générales du code de
travail et ses mesures d’application ainsi que par les dispositions conventionnelles négociées
avec la direction générale et approuvées par le conseil d’administration et autorisée par le
ministère de tutelle.
CHAPITRE IV. LES ETABLISSMENT D’UTILITE PUBLIQUE
SECTION. 1. ETABLISSEMENT D’UTILITE PUBLIQUE
§.1. JUSTIFICATION DE L’APPELLATION
Les établissements publics sont essentiellement soumis à un régime de droit public,
par contre ceux d’utilité publique et parfois par certaines prérogatives de droit public du fait
que les activités dans lesquelles, ils se lancent, sont d’intérêt général.
Cet intérêt général est toujours utile et bénéfique à un public non limité, même si par
moment, sa bonne organisation et sa bonne gestion peuvent amener à générer un certain
bénéfice en faveur de son initiateur, ou favorise la réalisation d’intérêt général .
§.[Link]
- Un établissement d’utilité publique est un organisme à gestion privées, créer par un
groupe de par un groupe de particuliers (ONG) et/ ou des confessions religieuses pour
réaliser les activités reconnues d’intérêt général avec la reconnaissance des pouvoirs
publics.
- Un établissement d’utilité publique suppose donc le concours à la fois de l’initiative
privée et d’une intervention de l’administration.
L’intervention de l’administration consiste à accorder la personnalité juridique à cet
établissement si le caractère d’activité d’intérêt général est prouvé.
Ainsi définis, ces établissements forment, de par leur objet, une unité logique.
29
Pour DE LAUBADERE : les établissements d’utilité publique sont définis comme des
services ayant pour objet de fournir à leurs bénéficiaires des prestations sociales, c'est-à-dire
des prestations visant à garantir des certaines catégories de citoyens, considérés comme plus
au moins défavorisés, contre les risques inhérents à leurs conditions sociales. Il s’agit des
activités d’intérêt général dans les domaines socio – culturels, (santé, enseignement, sécurité
sociale) et l’environnement (assainissement, protection des espèces rares, biodiversité).
L’acquisition de la personnalité juridique permet à un établissent d’utilité publique :
De disposer d’un patrimoine propre.
De bénéficier des dons, legs, libéralités et toute autre ressource attribuée aux
établissements d’utilité publique.
De bénéficier des quelques privilèges (exonération des biens importés, l’impôt).
Ces privilèges ne modifient pas leur nature juridique.
§.3. LES TRAITS CARACTERISTIQUES DES ETABLISSEMENTS D’UTILITE
PUBLIQUE
1. Statut juridique
Il est la condition fondamentale qui atteste son existence légale. C’est par
l’ordonnance présidentielle, mais le ministre de la justice ou celui ayant dans ses attributions
le secteur d’activités concernés par l’objet de l’établissent d’utilité publique peut accorder par
voie d’arrêté ministériel« l’autorisation d’exploitation » qui a la valeur juridique requise.
2. Composition
Font partie intégrante des établissements d’utilité publique « toutes les associations
sans but lucratif » en sigle « ASBL » ci – après :
Les confessions religieuses et leurs différents organismes ;
Les organisations non gouvernementales ;
Les organisations professionnelles (ordre professionnel) qui ont pour but la défense
des intérêts généraux de la profession.
3. Patrimoine propre, les ressources financières proviennent
essentiellement :
30
Les contributions des membres fondateurs ;
Les dons, legs et libéralités ;
Quelques fois les subsides de l’Etat ;
Recettes d’exploitation éventuelles ;
Des emprunts.
4. Structure organique
Les organes de gestion des établissements d’utilité publique sont repris dans leurs
statuts et les attributions de ces organes sont bien définies sans le règlement Intérieur de ceux
– ci. Tous les établissements d’utilité publique disposent des organes suivants :
- L’Assemblée Générale,
- le Conseil d’Administration,
- le Comité de Gestion et le collège des commissaires aux comptes.
L’Assemblée Générale se réunie en session ordinaire et extra – ordinaire. Bien que jouissant
d’une autonomie de gestion, la gestion est mixte :
- Les dispositions du Droit public s’appliquent à l’activité de l’établissement et à la partie
administrative de son organisation et de son fonctionnement (respect strict des textes officiels
régissant l’activité exploité) ;
- Les dispositions du Droit privé s’applique à la gestion du personnel et du patrimoine. Le
personnel des établissements d’utilité publique signe un contrat de droit commun, (référence
est faite aux statuts et Règlements Intérieur de l’établissement concerné)
Régime fiscal des établissements d’utilité publics
Bénéficient d’un traitement spécifiques parce qu’ils sont avant tout les ASBL dont le
but principal est de rendre service à la communauté nationale c’est pour cette raison qu’il ne
paie pas les impôts. Ces sont des impôts sur les bénéfices
Ils bénéficient également des exonérations douanières lorsqu’ils importent les biens
ou les matériels qui sont conforment à leur objet social
Régime contentieux des établissements d’utilité publics
Ils sont essentiellement soumis au régime de droit privé marqué parfois par certaines
exceptions du droit public.
Régime de tutelle
31
La tutelle qui s’exerce sur les établissements publics est assuré par les ministres dont
les attributions sont en rapport directe avec l’activité de l’établissement public.
SECTION 2 : LA CONCESSION DE SERVICE PUBLIC
1. Quelques définitions
Est une forme de contrat juridique ou un concessionnaire, une société privée le plus
souvent, prend en charge les frais d’exploitation et d’entretien courant d’un bien
consommable ou d’un service, ainsi que les investissements y relatifs.
La conception de service publique est un contrat par lequel une personne publique le
pouvoir public confie à une personne physique ou morale de droit privé (le concessionnaire,
l’exploitation ou l’entretien d’un service public en se rémunérant au moyen de redevance payé
ou perçu par les usagers.
Les concessionnaires se rémunèrent par les redevances avec l’accord de l’Etat et
parfois l’Etat peut percevoir un pourcentage et ou encore après un délai
2. Justification
Pourquoi l’Etat concède au contrat de concession, parce qu’il n’a pas assez
d’expertise, des moyens financiers, matériels, humains expérimenté pour résoudre le
problème public, lesquels moyens ou les telles ressources sont disponibles auprès du
concessionnaire qui s’engage à réaliser l’activité publique en lieu et place du pouvoir public
et de se faire rémunérer par les usagers.
L’administration peut donc sur base d’un contrat concédé un service, la gestion d’un
service ou il peut concerner les travaux publics, il y a donc la concession de service public et
la concession des travaux publics.
La concession de services publics que certains auteurs appellent la délégation des
services publics concernent la concession ou la gestion de service public que le pouvoir public
confie la responsabilité à un opérateur économique ou à un investisseur dont la rémunération
est substantiellement liée au résultat d’exploitation du service.
La délégation des services publics est un mode de gestion fréquemment utilisé par le
pouvoir public ou par l’Etat ou l’administration en lieu et place des gestions en régi.
3. Formation de l’acte de concession
La formation de l’acte de concession pose trois sortes des problèmes à résoudre :
- Comment opter les concessionnaires
- Modes de conclusion de l’acte de concession
- La nature juridique de l’acte de concession
32
3.1. Le choix du concessionnaire
Il est choisi de manière discrétionnaire par l’autorité concédant en raison de moyen
financier matériel, humain qu’elle suppose chez les concessionnaires. Le concessionnaire doit
garantir l’autorité concédante la meilleure exécution de travaux et certifier la qualité des
équipements et l’expérience de son personnel.
3.2 Mode de conclusion
La concession résulte d’un acte écrit et signé par les parties contractantes et ça doit
être approuvé
3.3 La nature juridique de l’acte de concession
La concession est une structure juridique complexe parce qu’elle comporte deux
documents essentiels :
1. La convention
Est l’acte qui constate l’accord des parties, la convention reprend les éléments ci-
après l’objet du contrat de concession, les modalités financières particulières.
2. Le Cahier des charges(TDR)
Détermine les règles générales de la concession, les modalités de construction de
l’ouvrage, les règles d’exploitation et les principes de résolution des litiges éventuels.
1. La motivation des parties dans l’acte de concession il y a deux types des motivations
contradictoires dans l’acte de concession, l’autorité concédant se préoccupe de la meilleure
qualité des travaux ou meilleure qualité des biens ou des services à fournir à la population
Les obligations et les sanctions du concédant
A. Les obligations
Disponibiliser les fonds, le concédant doit libérer les fonds
CONCLUSION
33
La notion de service public a évolué dans le temps et a fait l’objet d’étude de
conception primitive ,générale, jurisprudentielle et doctrinale, c’est vers la fin du 19 ème siècle
que le SP a acquis la conception scientifique basé sur les interventions de l’Etat en matière
sociale et économique est régi par un cadre juridique qui crée ou organise le fonctionnement
des services publics centralisés , déconcentré et décentralisé
La décentralisation technique concerne les fonctionnements des entreprises du
portefeuille de l’Etat, les entreprises du partenariat public-privé et les établissements publics
dont l’analyse est faite en opposition avec les établissements d’utilité publics.
Ces différents service publics sont des vecteurs du développement parce que la
finalité des leurs actions et de garantir les biens êtres sociaux économique de la communauté
nationale ; les entreprises du portefeuille de l’Etat, nous les avons qualifié de canard boiteux,
il fallait la reforme pour le rendre efficace, performant, compétitif et rentable ;
MARCEL RUDOLF souligne avec beaucoup des justesses que la gestion des
services publics mêmes des entreprises publics est entièrement fonction de la compétence et
de l’honnêteté de mandataire. Un secteur socio-économique, public et condamné à mort,
lorsqu’il devient un lieu de placement ou reclassement des politiciens malheureux et
malchanceux.