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Exercices 3AC Selection-1

Le document présente une série d'exercices de calcul numérique, incluant des sommes, des inégalités et des démonstrations mathématiques. Chaque exercice demande de déterminer des valeurs ou de prouver des inégalités pour des suites ou des sommes spécifiques. Les exercices sont variés et s'adressent à des niveaux de difficulté différents.
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Exercices 3AC Selection-1

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38 CHAPITRE 1.

CALCUL NUMÉRIQUE

Exercice 2 KKK

Déterminer la valeur de la somme :


2 22 23 22021
+ 2 + 4 + · · · + 2020 .
3+1 3 +1 3 +1 32 +1

Exercice 3 KKK

Soient a1 , a2 , · · · , an des nombres réels strictement positifs vérifiant a1 a2 · · · an = 1. Montrer


que :

a1 a2 a3 an 2n − 1
+ + + ··· + ≥ .
1 + a1 (1 + a1 )(1 + a2 ) (1 + a1 )(1 + a2 )(1 + a3 ) (1 + a1 )(1 + a2 ) · · · (1 + an ) 2n

Exercice 4 KKK

Déterminer la valeur de la somme :


21 22 24 28
+ + + + ···
41 − 1 42 − 1 44 − 1 48 − 1

Exercice 5 KKK
Pour n ∈ N∗ on pose :
1 1 1
An = 1 + + + ··· + .
3 5 2n − 1
Montrer que pour tout n ∈ N∗ on a :

1 1 1
2
+ 2
+ ··· + < 2.
A1 3A2 (2n − 1)A2n

Exercice 6 KKK
Déterminer la valeur de la somme :
13 33 53 (−1)n · (2n + 1)3
S = − + − · · · + .
14 + 4 34 + 4 54 + 4 (2n + 1)4 + 4

Exercice 7 KKK

Déterminer la valeur de la somme :


n
X 1
p √ .
2
k=1 k + k − 1
1.5. EXERCICES 39

Exercice 8 KKK

Montrer que pour tous nombres réels x1 , x2 , · · · , xn on a :


x1 x2 xn √
2
+ 2 2
+ ··· + 2 2
< n.
1 + x1 1 + x1 + x2 1 + x1 + · · · + xn

(Proposé à l’OIM, 2001)

Exercice 9 KKK

Montrer que pour tous nombres réels strictement positifs x1 , x2 , · · · , xn on a :


r
1 1 1 1 1 1
+ + ··· + < + + ··· + .
1 + x1 1 + x1 + x2 1 + x1 + · · · + xn x1 x2 xn

Exercice 10 KKK
1
Soit (an )n≥1 une suite réelle vérifiant a1 = et pour tout n ≥ 1 :
2
a2n
an+1 = 2
.
an − an + 1
Montrer que pour tout n ≥ 1 on a :

a1 + a2 + · · · + an < 1.

(Roumanie)

Exercice 11 KKK

Déterminer la valeur de la somme :


n
X 1
p √ .
2
k=1 2k + 4k − 1

Exercice 12 KKK

Déterminer la valeur de la somme :


n
X k(k+1)
Sn = (−1) 2 .
k=1

Exercice 13 KKK

Déterminer la valeur de la somme :


n
X k(k+1)
Sn = (−1) 2 · k.
k=1
40 CHAPITRE 1. CALCUL NUMÉRIQUE

Exercice 14 KKK
Soient n ≥ 1 un entier, et m ≥ 4 un entier pair. Montrer que :
m
X
S = (−4)k n4(m−k)
k=0

n’est pas un nombre premier (c’est-à-dire qu’il existe deux entiers A > 1 et B > 1 avec
S = A · B).

Exercice 15 KKK
2p
 
Soit p un nombre premier tel que p ≡ 1 (mod 3), et soit q = . Montrer que si
3
1 1 1 m
+ + ··· + = ,
1·2 3·4 (q − 1)q n

pour des entiers m et n, alors p divise m.

Exercice 16 KKK

Soit T = {(a, b, c) ∈ N∗ × N∗ × N∗ : a < b + c, b < a + c et c < a + b}. Déterminer la valeur de la


somme X 2a
.
3b · 5c
(a,b,c)∈T

Exercice 17 KKK

Pour tout entier k ≥ 1, on pose :

k
ak = 4 4 4
.
(k − 1) + k 3 + (k + 1) 3
3

Montrer que :
a1 + a2 + · · · + a999 < 50.

Exercice 18 KKK
Soit p un nombre premier impair et posons

1 1 1
Sq = + + ··· + ,
2·3·4 5·6·7 q(q + 1)(q + 2)

3p − 5 1 m
où q = . On suppose que − 2Sq = , pour des entiers strictement positifs m et n.
2 p n
Montrer que p divise m − n.
1.6. SOLUTIONS 41

Exercice 19 KKK

Trouver tous les triplets (p, q, r) ∈ (N∗ )3 tels que r ≥ 2 et pour tout n ∈ N∗ :

1p + 2p + · · · + np = (1q + 2q + · · · + nq )r .

Exercice 20 KKK
Déterminer la valeur de l’expression :
1 2 102
3 103 3 103 3 103
1 √ + 2 √ + · · · + 102 √ .
3 103 + 3 3 103 + 3 3 103 + 3

Exercice 21 KKK

6x + 21 + 28 3x + 2
Soit f (x) = √ . Déterminer la valeur de l’expression :
9x + 18 − 12 3x + 2
f (f (1)) + f (f (2)) + · · · + f (f (40)).

1.6 Solutions

1.6.1 Niveau débutant

Exercice 1 K
Calculer :
A = −1 − (−1)1 − (−1)2 − (−1)3 − · · · − (−1)99 − (−1)100 .

h i
Solution. A = −1 − (−1)1 + (−1)2 + (−1)3 + · · · + (−1)99 + (−1)100 = −1 − (−50 + 50) = −1.

Exercice 2 K

Calculer :
2020 × 20212021 − 2021 × 20202020.

Solution. La réponse est 0. En effet, si A = 2 020, alors 20202020 = 2 020 × 10 000 + 2 020 =
10 001A, et
20212021 = 2 021 × 10 000 + 2 021 = 10 001A + 10 001.
Ainsi, 2 020 × 20212021 − 2 021 × 20202020 = 10 001A2 + 10 001A − 10 001A2 − 10 001A = 0.

Exercice 3 K
Calculer :
1 1 1 1 1
+ + + + .
5 × 7 7 × 9 9 × 11 11 × 13 13 × 15
2.4. QUELQUES IDENTITÉS. APPLICATIONS 115
h i
Comme x3 + y 3 + z3 − 3xyz = (x + y + z) (x2 + y 2 + z2 − (xy + yz + zx) , alors on déduit que
90 − 3xyz = 6(26 − 5) = 126,
1
et par suite xyz = (90 − 126) = −12. D’autre part, on a :
3
x4 + y 4 + z4 = (x2 + y 2 + z2 )2 − 2(x2 y 2 + y 2 z2 + z2 x2 )
h i h i
= 262 − 2 (xy + yz + zx)2 − 2(xy 2 z + yz2 x + x2 yz) = 262 − 2 52 − 2xyz(x + y + z)
= 262 − 2(25 + 24 · 6) = 676 − 338 = 338.

Exemple

Soient a, b et c des nombres réels. Déterminer la valeur minimale de l’expression

A = 3a2 + 27b 2 + 5c 2 − 18ab − 30c + 237.

On a
A = (3a2 − 18ab + 27b 2 ) + (5c 2 − 30c + 45) + 192
= 3(a2 − 6ab + 9b 2 ) + 5(c 2 − 6c + 9) + 192
= 3(a − 3b)2 + 5(c − 3)2 + 192 ≥ 192.
Finalement, avec a = 3b, c = 3 on a A = 192. En conclusion la valeur minimale de A est 192.
Exemple

Si a, b, c, d > 0 et a4 + b 4 + c 4 + d 4 = 4abcd , montrer que a = b = c = d .

La condition de l’exemple peut se réécrire comme a4 + b 4 + c 4 + d 4 − 4abcd = 0. Alors on a :


0 = a4 + b 4 + c 4 + d 4 − 4abcd
= (a4 − 2a2 b 2 + b 4 ) + (c 4 − 2c 2 d 2 + d 4 ) + (2a2 b 2 + 2c 2 d 2 − 4abcd)
= (a2 − b 2 )2 + (c 2 − d 2 )2 + 2(ab − cd)2 .
Par suite a2 − b 2 = 0, c 2 − d 2 = 0 et ab − cd = 0. Comme a, b, c, d > 0, alors a = b, c = d, et a2 = c 2 , i.e.,
a = c. En conclusion, a = b = c = d.
Exemple

Si a + b = c + d et a3 + b 3 = c 3 + d 3 , montrer que :

a2021 + b 2021 = c 2021 + d 2021 .

La relation a + b = c + d implique (a + b)3 = (c + d)3 , par suite


a3 + 3a2 b + 3ab 2 + b 3 = c 3 + 3c 2 d + 3cd 2 + d 3 .
Comme a3 + b 3 = c 3 + d 3 , alors on déduit que
3a2 b + 3ab 2 = 3c 2 d + 3cd 2 c’est-à-dire 3ab(a + b) = 3cd(c + d).
⋄ Si a + b = c + d = 0, alors b = −a, d = −c et alors a2021 + b 2021 = 0 = c 2021 + d 2021 .
⋄ Si a + b = c + d , 0, alors ab = cd, par suite
(a − b)2 = (a + b)2 − 4ab = (c + d)2 − 4cd = (c − d)2 .
Si a − b = c − d, alors comme a + b = c + d, on déduit que a = c, et de même b = d.
Si a − b = −(c − d), alors comme a + b = c + d, on déduit que a = d, et de même b = c.
En conclusion, on a toujours a2021 + b 2021 = c 2021 + d 2021 .
116 CHAPITRE 2. CALCUL LITTÉRAL

Théorème (Inégalité de Radon)

Soient a, b, x et y des nombres réels avec x et y non nuls. Alors on a :

a2 b 2 (a + b)2 (ay − bx)2


+ − = .
x y x+y xy(x + y)

En particulier, on a l’inégalité de Radon : pour a ∈ R, b ∈ R, x > 0 et y > 0 on a

a2 b 2 (a + b)2
+ ≥ .
x y x+y

Démonstration
En effet on a :

a2 b 2 (a + b)2 a2 y(x + y) + b 2 x(x + y) − xy(a + b)2 a2 y 2 + b 2 x2 − 2xyab (ay − bx)2


+ − = = = .
x y x+y xy(x + y) xy(x + y) xy(x + y)

Si x > 0 et y > 0, alors on déduit facilement l’inégalité de Radon.


Johann Radon (1887-1956) est un mathématicien autrichien. Il a démontré une inégalité plus géné-
rale que celle présentée dans ce théorème en 1913. La version présentée içi est celle de Bergström qui
date de 1949. Dans la littérature on trouve des fois aussi le nom de lemme de Titu en référence à Titu
Andreescu. On renvoi le lecteur vers le chapitre « inégalités algébriques » pour une note historique,
et des généralisations.
J. Radon, Über die absolut additiven Mengenfunktionen, Wiener Sitzungsber 122 (1913), 1295-
1438.

Théorème (Identité de Sophie Germain)

Pour tout réels x et y on a :


  
x4 + 4 y 4 = x2 + 2y 2 + 2xy x2 + 2y 2 − 2xy .

Démonstration
En effet on a :
 2   
x4 + 4y 4 = x4 + 4x2 y 2 + 4y 4 − 4x2 y 2 = x2 2y 2 − (2xy)2 = x2 + 2y 2 + 2xy x2 + 2y 2 − 2xy .

Exemple

Pour tout entier n, le nombre n4 − 22n2 + 9 n’est pas premier.

En effet, l’idée est de factoriser l’expression donnée comme suit :

   2
n4 − 22n2 + 9 = n4 − 22n2 + 121 − 112 = n2 − 11 − 112.
2.4. QUELQUES IDENTITÉS. APPLICATIONS 117

Cependant 112 n’est pas un carré parfait, on doit alors chercher une autre factorisation :
   2
n4 − 22n2 + 9 = n4 − 6n2 + 9 − 16n2 = n2 − 3 − 16n2
 2   
= n2 − 3 − (4n)2 = n2 − 3 + 4n n2 − 3 − 4n
h i h i
= (n + 2)2 − 7 · (n − 2)2 − 7 .

Aucun des deux facteurs ci-dessus n’est égal à ±1, donc n4 −22n2 +9 n’est pas un nombre premier.
Exemple

Déterminer toutes les paires (m, n) d’entiers strictement positifs telles que :

| 3m − 2n | = 1.

Si m = 1 ou m = 2, il est facile de voir que (m, n) = (1, 1), (1, 2), (2, 3) sont des solutions. On va
montrer que ce sont les seules solutions.
Si (m, n) est une solution de |3m − 2n | = 1 avec m > 2, alors n > 3.
⋄ Si 3m − 2n = −1 avec n > 3, alors 8 divise 3m + 1. Or, si on divise 3m par 8 on obtient comme reste
1 ou 3 selon que n est impair ou pair. Donc, pas de solutions dans ce cas.
⋄ Si 3m − 2n = 1 avec m ≥ 3, alors n ≥ 5 puisque 2n + 1 = 3m ≥ 27. D’où 3m − 1 est  divisible par 8,
donc m est pair. On écrit m = 2k avec k > 1. Ainsi, 2n = 32k − 1 = 3k + 1 3k − 1 , donc 3k + 1 = 2r
pour un r > 3. Or le cas précédent nous apprend que ceci est impossible, donc pas de solutions
dans ce cas aussi.
Proposition

Soient x, y et z des nombres réels. Alors :

(x + y)(y + z)(z + x) + xyz = (x + y + z)(xy + yz + zx).


x + y + z3 + 3(x + y)(y + z)(z + x) = (x + y + z)3 .
3 3

Il suffit de développer les deux membres dans chaque égalité.

Proposition

1. Soient x, y et z des nombres réels avec xyz = 1. Alors :

(x + y)(y + z)(z + x) + 1 = (x + y + z)(xy + yz + zx).

2. Soient x, y et z des nombres réels avec xy + yz + zx = 1. Alors :

x + y + z − xyz = (x + y)(y + z)(z + x).

C’est une conséquence de la proposition précédente.

Proposition

Soient x et y des nombres réels. Alors :


   
(x + y)5 − x5 + y 5 = 5xy(x + y) x2 + xy + y 2 .
   2
(x + y)7 − x7 + y 7 = 7xy(x + y) x2 + xy + y 2 .

Il suffit de développer les deux membres de chaque égalité.


118 CHAPITRE 2. CALCUL LITTÉRAL

Proposition

Soient x, y et z des nombres réels. Alors :

(x + y + z)3 − (y + z − x)3 − (z + x − y)3 − (x + y − z)3 = 24 xyz.


(x − y)3 + (y − z)3 + (z − x)3 = 3(x − y)(y − z)(z − x).

Il suffit de développer les deux membres de chaque égalité.


Proposition

Soient x, y et z des nombres réels. Alors :

(x − y)(y + z)(z + x) + (y − z)(z + x)(x + y) + (z − x)(x + y)(y + z) = −(x − y)(y − z)(z − x).

Il suffit de développer les deux membres de l’égalité.

Proposition

Soient x, y et z des nombres réels. On pose f (x, y, z) = x3 + y 3 + z3 − 3xyz. Alors :

1 1
f (x, y, z) = f (x + y, y + z, z + x) = f (−x + y + z, x − y + z, x + y − z).
2 4
 
Il suffit d’utiliser l’identité : a3 + b 3 + c 3 − 3abc = (a + b + c) a2 + b 2 + c 2 − ab − bc − ca .

Exemple

Soient x, y, z des nombres réels tels que x , y et x2 (y + z) = y 2 (x + z) = 2.


Déterminer la valeur de z2 (x + y).

On a :
 
0 = x2 (y + z) − y 2 (x + z) = xy(x − y) + x2 − y 2 z = (x − y)(xy + xz + yz).

Comme x , y, alors xy + xz + yz = 0. En multipliant par (x − z) on obtient :


 
0 = (x − z)(xy + xz + yz) = xz(x − z) + x2 − z2 y = x2 (y + z) − z2 (x + y).

Donc, z2 (x + y) = x2 (y + z) = 2.
Exemple

Déterminer les solutions réelles (x, y, z, w) du système d’équations :





 x+y +z = w,
1 1 1 1

x + y + z = w.


1 1 1 1
D’après le système d’équations on déduit que + + = , alors en réduisant au même
x y z x+y +z
dénominateur on obtient :
(x + y + z)(xy + yz + zx) = xyz.
Or, d’après une des propositions ci-dessus on sait que :
(x + y)(y + z)(z + x) + xyz = (x + y + z)(xy + yz + zx).
4.10. INÉQUATIONS AVEC VALEUR ABSOLUE 225

4.10 Inéquations avec valeur absolue

Exemple

Résoudre l’inéquation : x2 − 6x + 5 < 4.

On 2 2 2 2
√ a : −4 < x √− 6x + 5 < 4, d’où :0 < x − 6x + 9 = (x − 3) et x − 6x + 1 < 0. Ainsi x , 3 et
3 − 2 2 < x < 3 + 2 2.

Exemple

Résoudre l’inéquation : x2 − 2x − 5|x − 1| + 7 ≤ 0.

On a : x2 − 2x − 5|x − 1| + 7 = (x2 − 2x + 1) − 5|x − 1| + 6 = (x − 1)2 − 5|x − 1| + 6. En posant y = |x − 1|,


alors l’inéquation devient : y 2 −5y +6 ≤ 0, c’est-à-dire (y −2)(y −3) ≤ 0, et par conséquent y ∈ [2, 3].
En revenant à x, on alors 2 ≤ |x − 1| ≤ 3. L’inéquation 2 ≤ |x − 1| donne x ∈] − ∞, −1] ∪ [3, +∞[.
L’inéquation |x−1| ≤ 3 donne x ∈ [−2, 4]. En conclusion, l’ensemble des solutions est [−2, −1]∪[3, 4].

Exemple

Résoudre l’inéquation :
3x2 − 8|x| − 3
≥ 0.
x2 + 2x + 3

Remarquons que x2 + 2x + 3 = (x + 1)2 + 2 ≥ 2 > 0 pour tout réel x. Donc, pour répondre
à la question il suffit de résoudre 3x2 − 8|x| − 3 > 0. En posant y = |x| alors l’inéquation s’écrit
3y 2 − 8y − 3 > 0, c’est-à-dire (3y + 1)(y − 3) > 0, d’où y > 3. En conclusion, l’ensemble des solutions
est ] − ∞, −3[∪]3, +∞[.

Exemple

Résoudre l’inéquation : |2x − 1| − |x + 1| > 2.

⋄ Si x ≤ −1, l’inéquation devient (1−2x)+(x +1) > 2, i.e. x < 0. L’ensemble de solution est ]−∞, −1].
1 2
⋄ Si −1 < x ≤ , l’inéquation devient (1 − 2x) − (x + 1) > 2, l’ensemble des solutions est −1 < x < − .
2 3
1
⋄ Si x > , l’inéquation devient (2x − 1) − (x + 1) > 2, l’ensemble des solutions est x > 4.
2
2
 
En conclusion, l’ensemble des solutions est −∞, − ∪] − 4, +∞[.
3

4.11 Modéliser une situation

Méthode

✓ On choisit l’inconnue x en fonction de ce que l’on cherche.


✓ On traduit les données de l’énoncé du problème par une équation ou une inéquation.
✓ On résout l’équation ou l’inéquation.
✓ On interprète le résultat.
226 CHAPITRE 4. ÉQUATIONS ET INÉQUATIONS

Exemple

Alice a 3 ans de moins que Betty, et Camille a le double de l’âge d’Alice. À elles trois, elles
ont 107 ans. Quel est l’âge d’Alice ?

On choisit l’inconnue x qui est l’âge d’Alice. Alors, l’âge de Betty est x + 3, et celui de Camille
est 2x. La somme des trois âges x + x + 3 + 2x est égale à 107. Donc, 4x + 3 = 107, ce qui donne
x = 26. Ainsi l’âge d’Alice est 26 ans.

Exemple

Fanny se rend chez le boulanger avec 5 euros. Elle souhaite y acheter une baguette à 1, 04
euro et quatre croissants. Pour que Fanny puisse payer ses achats, quel doit être le prix
maximal d’un croissant ?

On choisit l’inconnue x comme le prix du croissant, alors le montant total des achats est 1, 04+
3, 96
4x, et il ne doit pas dépasser 5 euros, donc 1, 04 + 4x ≤ 5, ce qui donne x ≤ = 0, 99.
4

4.12 Inégalités

Théorème
Pour tout réel x on a :
x2 ≥ 0.

Démonstration
En effet, on a : x2 = |x|2 ≥ 0.

Corollaire 1
Si x1 , x2 , · · · , xn sont des nombres réels, alors :

x12 + x22 + · · · + xn2 ≥ 0

avec égalité si, et seulement si, x1 = x2 = · · · = xn = 0.

Corollaire 2
Soient a et b deux nombres réels positifs, alors :

a2 + b 2 ≥ 2ab.

Preuve
En prenant dans le théorème x = a − b, alors (a − b)2 ≥ 0, et en développant on déduit que
a2 + b 2 ≥ 2ab.
4.12. INÉGALITÉS 227

Corollaire 3
Soient a et b deux nombres réels positifs, alors :
r
a2 + b 2 a+b
≥ .
2 2

Preuve
Puisque a2 + b 2 ≥ 2ab si et seulement si 2a2 + 2b 2 ≥ a2 + 2ab + b 2 = (a + b)2 , alors on déduit
l’inégalité recherchée.

Corollaire 4
Soient a et b deux nombres réels strictement positifs, alors :

a b
+ ≥ 2.
b a
1
En particulier, si b = 1 alors a + ≥ 2.
a

Preuve
Comme a2 + b 2 ≥ 2ab, alors en divisant les deux membres par ab > 0 on déduit l’inégalité
recherchée.

Corollaire 5
Soient a et b deux nombres réels positifs, alors :

a+b √
≥ ab.
2

Preuve
√ √ √
En remplaçant a, b par a, b dans a2 + b 2 ≥ 2ab on déduit que : a + b ≥ 2 ab.

Corollaire 6
Soient a et b deux nombres réels strictement positifs, alors :
√ 2ab
ab ≥ .
a+b

Preuve
a+b √ 2 1
D’après le corollaire précédent on a : ≥ ab, donc ≤ √ , il suffit de multiplier
2 a+b ab
par ab pour conclure.
228 CHAPITRE 4. ÉQUATIONS ET INÉQUATIONS

Théorème (inégalités de la moyenne)

Pour tout réels strictement positifs a et b on a :


r
2ab √ a+b a2 + b 2
≤ ab ≤ ≤ .
a+b 2 2

Démonstration
C’est une simple conséquence des corollaires précédents. Le premier terme de l’inégalité s’appelle
moyenne harmonique, le deuxième terme s’appelle moyenne géométrique, le troisième terme
s’appelle moyenne arithmétique, et le quatrième terme s’appelle moyenne quadratique.

Théorème
Pour tout réels positifs x, y, z on a :
x+y +z √
≥ 3 xyz,
3
avec égalité si, et seulement si, x = y = z.

Démonstration
(a − b)2 + (b − c)2 + (c − a)2
On sait que a3 + b 3 + c 3 − 3abc = (a + b + c) · . Donc, si a, b, c sont positifs
2
3 3 3 2
alors a + b + c ≥ 3abc. De plus, si a + b + c = 0 ou (a − b) + (b − c) 2 + (c − a)2 = 0 alors on a
√ √ √
égalité, et ceci se produit lorsque a = b = c. Finalement, en posant a = x, b = 3 y et c = 3 z, alors
3

x+y +z √
≥ 3 xyz, avec égalité si, et seulement si, x = y = z.
3

Exemple

Pour tout réel x on a :


x2 + 2
√ ≥ 2.
x2 + 1

x2 + 2 x2 + 1 1 √ 1
On a : √ = √ +√ = x2 + 1 + √ ≥ 2.
x2 + 1 x2 + 1 x2 + 1 x2 + 1
Exemple

Soient a, b, c des nombres réels positifs. Montrer que :

(a + b)(b + c)(c + a) ≥ 8 abc.

a+b √ b+c √ a+c √


On sait que ≥ ab, ≥ bc et ≥ ac, alors :
2 2 2

a+b b+c a+c √


· · ≥ a2 b 2 c 2 = abc.
2 2 2

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