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Titre 1. Régime de la récolte ou de la fabrication des tabacs et des produits alcooliques 145
Titre 2. Régime de la dénaturation des produits alcooliques 151
Titre 3. Régime de la circulation des produits alcooliques et des tabacs
en feuilles et manufacturés 152
Titre 4. Obligations diverses des assujettis aux impôts indirects 157
Titre 5. Pénalités 158
Annexes
Conventions fiscales
. Convention entre Madagascar et la France 278
. Convention entre Madagascar et Maurice 292
LIVRE PREMIER
IMPOTS D’ETAT
PREMIERE PARTIE
IMPOTS SUR LES REVENUS ET ASSIMILES
TITRE PREMIER
Impôts sur les personnes morales
SOUS-TITRE PREMIER
Impôts sur les bénéfices des sociétés (IBS)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 01. 01. 01. - Il est institué un impôt annuel sur les bénéfices et revenus des sociétés et personnes
désignées à l’article 01. 01. 02.
Cet impôt désigné sous le nom d’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS) est perçu au profit du Budget
général de l’Etat.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Revenus imposables
Art. 01. 01. 02. - Sous réserve de conventions internationales, bilatérales ou multilatérales, sont imposables à
l’impôt sur les bénéfices des sociétés, sauf s’ils en sont expressément exonérés par les dispositions du présent
Code, tous les revenus de quelque nature qu’ils soient, réalisés à Madagascar par :
-Les sociétés anonymes,
-Les sociétés en commandite par actions,
-Les sociétés à responsabilité limitée,
-Les sociétés coopératives et leurs unions,
-Les Etablissements publics d’Etat et des collectivités décentralisées jouissant de l’autonomie financière,
-Les organismes, groupements, associations et établissements privés se livrant à une exploitation ou à des
opérations de caractère lucratif.
Sont également passibles de cet impôt, les revenus provenant des activités commerciales, industrielles,
agricoles, artisanales, hôtelières ou minières exercées en indivision par des successions. L’impôt est, dans ce
cas, établi sous une cote unique au nom de la succession.
SECTION II
Revenus exonérés
Art. 01. 01. 03. - Sont affranchis de l’impôt sur les bénéfices des sociétés :
1° Les revenus réalisés par les sociétés de personnes ;
2° Les intérêts versés par la Caisse d’Epargne de Madagascar ;
3° Les revenus réalisés par les missions religieuses, églises et les associations cultuelles régulièrement
constituées dans les conditions de l’ordonnance n° 62-117 du 1er octobre 1962, les associations reconnues
d’utilité publique, par décret, ainsi que les organismes assimilés dont les revenus sont utilisés exclusivement au
financement de leurs actions à caractère éducatif, culturel, social ou d’assistance au développement économique.
Toutefois, l’exonération ne s’applique pas en ce qui concerne les établissements de vente ou de services
appartenant aux organismes et associations sus–visés ;
4° La plus-value provenant de la cession d’immeubles figurant au bilan, déduction faite de l’impôt sur les
plus-values immobilières correspondant.
Cette disposition n’est, toutefois, pas applicable pour la détermination des revenus imposables réalisés par
les sociétés immobilières ;
5° Les produits ainsi que les plus-values de cession des actions ou parts sociales détenues par les sociétés
par actions de droit malgache ayant principalement pour objet de prendre des participations minoritaires dans le
capital social des entreprises en phase de création ou existantes ;
6° Les revenus réalisés par les organismes ou associations sans but lucratif ayant pour objet exclusif la
promotion des petites et moyennes entreprises (PME).
Les organismes et associations visés aux paragraphes 3° et 6° ci-dessus sont tenus de produire à la fin de
chaque exercice, au bureau territorialement compétent un état financier et un rapport d’activité sur leur réalisation
effective.
SECTION III
Territorialité
Art. 01. 01. 04. - Pour l’application des dispositions de l’article 01. 01. 02 ci-avant, sont considérés comme
réalisés à Madagascar :
1° Tous les revenus des sociétés ayant leur siège à Madagascar, quelle que soit leur origine ;
2° Les revenus provenant de la possession d’un bien ou de l’exercice d’une activité lucrative à Madagascar.
CHAPITRE III
Le bénéfice imposable
SECTION PREMIERE
Détermination du bénéfice imposable
Art. 01. 01. 05. - L’impôt est établi chaque année sur les résultats obtenus pendant l’exercice comptable de
douze mois clôturé au cours de l’année précédente. Cet exercice comptable doit, soit, coïncider avec l’année
civile, soit, s’étendre sur la période allant du 1er juillet d’une année donnée au 30 juin de l’année suivante.
Dans tous les cas, sauf autorisation du Directeur Général des Impôts, seules les sociétés nouvellement
constituées peuvent avoir leur premier exercice inférieur ou supérieur à douze mois, sans pouvoir excéder dix-huit
mois. L’impôt est alors établi d’après les résultats dudit exercice.
Art. 01. 01. 06. - Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d’après les résultats d’ensemble des
opérations de toute nature effectuées par les sociétés, y compris notamment ceux provenant des cessions
d’éléments quelconques d’actif, soit en cours, soit en fin d’exploitation, les profits accessoires et les gains
divers.
Il est établi sous déduction des charges supportées en vue de l’acquisition ou de la conservation des
revenus et nécessaires à l’exploitation normale de l’entreprise, notamment :
1° Des frais généraux locaux de toute nature, dépenses de main-d’œuvre et de personnel, loyers payés à des
tiers à raison des immeubles dont l’entreprise est locataire. Toutefois, le paiement par l’entreprise de l’impôt sur
les revenus des personnes physiques mis personnellement à la charge d’un ou plusieurs de ses employés
demeure non déductible du bénéfice, sans préjudice de l’imposition de la somme correspondant à cet impôt au
nom du bénéficiaire. Seuls les salaires correspondant à un travail effectif et ne présentant pas un caractère
d’exagération eu égard à la nature et à l’importance du service rendu, sont admis en déduction du bénéfice
imposable. Toutefois, ne sont pas admis en déduction les salaires ou parties de salaires qui n’ont pas été
régulièrement déclarés à la CNaPS, et n’ont pas donné lieu à versement de l’impôt sur les revenus des personnes
physiques s’ils n’en sont pas exonérés.
2° Des amortissements réellement effectués par l’entreprise dans la limite des taux maxima fixés par décision
du Ministre chargé de la réglementation fiscale pour chaque nature d’élément et chaque nature d’activité, y
compris ceux qui auraient été différés au cours d’exercices antérieurs déficitaires, à condition que les
amortissements figurent sur le relevé prévu à l’article 01. 01. 19 ci-après. Toutefois, en ce qui concerne les
aéronefs utilisés pour les besoins de l’entreprise mais non destinés en permanence à la location ou au transport à
titre onéreux, l’annuité d’amortissement déductible est calculée sur une base fixée à 50 pour cent de la valeur
d’acquisition.
D’autre part, en ce qui concerne les immeubles donnés en location, l’annuité d’amortissement déductible ne
doit pas excéder 15p.100 des loyers bruts perçus annuellement sur lesdits immeubles appartenant aux sociétés
immobilières.
Cet amortissement peut cependant être calculé suivant un système dégressif, compte tenu de la durée
d’amortissement normale dans les conditions suivantes :
a) Peuvent faire l’objet d’amortissement dégressif les biens énumérés ci-après acquis ou fabriqués par
l’entreprise :
- les matériels utilisés pour des opérations industrielles de fabrication, de transformation, d’exploration ou de
forage ;
- les matériels de transport de marchandises dont le poids total en charge est supérieur à 2,5 tonnes ;
- les matériels de transport en commun de personnes dont le nombre des places est supérieur à huit, non
compris celle du conducteur ;
- les matériels de manutention et de levage ;
- les installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère ;
- les installations productrices de vapeur, de chaleur ou énergie ;
- les équipements informatiques ;
- les matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche scientifique ou technique ;
- les immeubles et équipements des entreprises hôtelières.
Sont exclus du bénéfice de l’amortissement dégressif les biens qui étaient déjà usagés au moment de leur
acquisition par l’entreprise ainsi que ceux dont la durée normale d’utilisation est inférieure à trois ans.
b) Le taux applicable pour le calcul de l’amortissement dégressif est obtenu en multipliant le taux
d’amortissement linéaire correspondant à la durée normale d’utilisation de l’immobilisation par un coefficient
variable selon cette durée et qui est fixé à :
- 1,5 si la durée normale d’utilisation est de trois ou quatre ans,
- 2 lorsque cette durée normale est de cinq ou six ans,
- 2,5 lorsque cette durée normale est supérieure à six ans.
c) Les annuités d’amortissement, pour chacune des immobilisations éligibles, selon ce mode dégressif, sont
déterminées de la manière suivante :
La première annuité, afférente à l’exercice en cours à la date d’acquisition ou de fabrication ou de
l’achèvement de l’immobilisation, est calculée en appliquant au prix de revient de ladite immobilisation le taux
d’amortissement dégressif défini ci-dessus (b) qui lui est applicable.
Pour les éléments acquis en cours d’année, cette annuité est calculée en fonction du nombre de mois de
détention de la propriété depuis la date d’acquisition (prorata temporis).
A la clôture de chacun des exercices suivants, le montant de l’annuité d’amortissement est déterminé en
appliquant le même taux à la valeur résiduelle comptable de l’immobilisation considérée.
Lorsque l’annuité d’amortissement ainsi calculée pour un exercice devient inférieur à l’annuité correspondant
au quotient de la valeur résiduelle comptable par le nombre d’années d’utilisation restant à courir à compter de
l’ouverture dudit exercice, l’entreprise peut retenir le montant égal à cette dernière annuité.
Pour le calcul de la période d’amortissement, l’exercice d’acquisition est décompté pour une année entière
même lorsque l’acquisition se situe en cours d’exercice.
d) Les amortissements dégressifs qui auraient été différés au cours d’exercices déficitaires peuvent être
imputés sur les résultats des premiers exercices bénéficiaires suivants, en plus de l’annuité afférente à ces
exercices.
3° Les intérêts des sommes dues à des tiers à condition que la dette ait été contractée pour les besoins
normaux de l’entreprise. Toutefois, en ce qui concerne les intérêts servis aux associés à raison des sommes
versées par eux dans la caisse sociale en sus de leur part de capital, dans la mesure où le capital est entièrement
libéré, l’intérêt déductible est limité à celui correspondant à la rémunération d’une somme n’excédant pas le
double du capital à un taux qui ne doit pas être supérieur à celui consenti par la Banque Centrale de Madagascar
majoré de deux points.
4° Des impôts et droits divers ayant un caractère professionnel, à l’exclusion de l’impôt sur les bénéfices des
sociétés (IBS), à la charge de l’entreprise et mis en recouvrement au cours de l’exercice. Toutefois, ces impôts ne
pourront être déduits que pour la part incombant aux opérations faites à Madagascar. Si des dégrèvements sont
ultérieurement accordés sur les impôts ayant donné lieu à déduction, leur montant entre dans les recettes de
l’exercice au cours duquel l’entreprise a reçu notification de la décision correspondante.
En outre, ne sont pas considérés comme des impôts et, par suite, ne sont pas admis en déduction des
bénéfices soumis à l’impôt, les transactions, amendes, confiscations, pénalités de toute nature, mises à la charge
des contrevenants aux dispositions légales régissant les prix, le ravitaillement, la répartition des divers produits,
l’assiette et le recouvrement des impôts, contributions et taxes, ainsi que la réglementation des changes et celle
du travail. Les honoraires et autres frais payés à l’occasion desdites transactions, amendes, confiscations et
pénalités de toute nature sont, au point de vue fiscal, assimilés au paiement du principal auquel ils se rapportent
et, par suite, ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l’impôt.
5° Des provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des
évènements en cours rendent probables, à condition qu’elles aient été effectivement constatées dans les
écritures de l’exercice et figurent au relevé des provisions prévu à l’article 01. 01. 19 ci-après.
Toutefois, les provisions pour dépréciation de stock et de portefeuille titre ne sont pas admises en déduction.
Les provisions qui, en tout ou partie, reçoivent un emploi non conforme à leur destination ou deviennent sans
objet au cours d’un exercice ultérieur, sont rapportées aux résultats dudit exercice. Lorsque le rapport n’a pas été
effectué par l’entreprise elle-même, l’Administration peut procéder aux redressements nécessaires dès qu’elle
constate que les provisions sont détenues sans objet ou détournées de leur objet. Dans ce cas, les provisions
sont, s’il y a lieu, rapportées aux recettes du plus ancien des exercices sur lequel l’Administration peut exercer
son droit de reprise.
En ce concerne les provisions pour créances douteuses, elles sont déductibles lorsqu’elles répondent aux
conditions générales exigées des provisions. En outre, les créances doivent être individualisées et avoir fait
l’objet de toutes les procédures amiables et judiciaires de poursuites.
Nonobstant les dispositions du deuxième alinéa de ce paragraphe, les provisions pour dépréciation du stock
de matières premières agricoles sont admises en déduction dans la limite de 5p. 100 de la valeur du stock de
matières premières en fin d’exercice. Elles doivent être appuyées d’un état faisant apparaître la nature, la quantité
et la valeur des produits concernés.
6° Du déficit subi au cours des exercices antérieurs qui n’a pas pu être déduit des résultats desdits exercices.
Ce report peut être effectué sur une période de trois ans. Cette déduction est opérée avant celle des
amortissements différés.
7° Des frais de siège limités à un maximum de 1p. 100 du chiffre d’affaires de l’exercice réalisé à Madagascar
par les succursales d’entreprises étrangères.
8° Des dons en nature ou en numéraire accordés en cas de sinistres et calamités naturels.
SECTION II
Réduction d’impôt pour investissement
Art. 01. 01. 07. - Les sociétés qui investissent ou qui engagent les dépenses visées ci-dessous à Madagascar
dans les conditions décrites ci-après pourront bénéficier d’une réduction d’impôt conformément aux dispositions
de l’article 01. 01. 08 du présent titre.
Cette réduction concerne :
1° Les investissements nécessaires à l’activité professionnelle et admis par l’Administration en amortissement
sur une période au moins égale à trois ans.
Sont toutefois exclus :
-les véhicules, aéronefs et navires de plaisance utilisés pour le besoin de l’entreprise, mais non destinés en
permanence à la location, au transport à titre onéreux ;
-les meubles meublants et les mobiliers de bureaux ;
-les immeubles d’habitation ;
-les emballages.
Néanmoins sont admis :
-les meubles affectés à des exploitations hôtelières et de restauration,
-les immeubles destinés au logement du personnel ainsi que ceux destinés à la location à titre de logement à
condition que le loyer par locataire n’excède pas 250.000 FMG par mois,
-les emballages récupérables portant les marques indélébiles de l’entreprise, dans les conditions qui seront
précisées par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
2° La prise de participation au capital nouveau d’entreprises industrielles, artisanales, agricoles, minières,
hôtelières, touristiques ou de transport ou au capital des sociétés visées à l’article 01. 01. 03. 5° ci-dessus.
3° Les dépenses engagées pour la formation professionnelle du personnel national dispensé par un
organisme dûment agréé par les autorités compétentes et ayant un lien direct avec l’activité de l’entreprise.
4° Les dépenses de salaire engagées pour la création d’emplois supplémentaires. Ce supplément d’emplois
sera calculé par rapport à l’effectif salarié de l’entreprise le plus élevé d’une des trois années précédentes.
Pour les entreprises nouvellement créées, l’effectif salarié de la première année ouvrira droit à réduction.
5° Les dépenses de construction et d’entretien d’infrastructures publiques directement nécessaires à
l’exploitation de l’entreprise.
Art. 01. 01. 08. - La réduction concernant les investissements visés à l’article 01. 01. 07 précédent est égale à
l’impôt correspondant à 50 pour cent de l’investissement réalisé.
Le taux de l’impôt à retenir pour le calcul de la réduction visée à l’alinéa précédent est celui fixé, pour le calcul
de l’IBS, à l’article 01. 01. 16 du présent titre.
Toutefois, pour les investissements visés aux 3, 4 et 5 de l’article précédent, ces taux sont respectivement de
10, 10 et 5 pour cent du montant des dépenses engagées au cours de l’exercice.
La réduction au titre de l’année d’imposition ne peut toutefois excéder 50 pour cent de l’impôt effectivement
dû. Le reliquat peut être reporté dans la même limite sur les impôts des années suivantes.
En tout état de cause, l’application des dispositions du présent article ne dispense pas l’entreprise du
paiement du minimum de perception prévu à l’article 01. 01. 16 du présent titre.
Le bénéfice de cette réduction est subordonné à la condition que les investissements réalisés au cours de
l’exercice figurent au bilan et sur un relevé à annexer à la déclaration annuelle des bénéfices et dont le modèle est
fixé par l’Administration.
Si ces deux conditions ne sont pas remplies, l’Administration calculera l’impôt sans tenir compte des
investissements réalisés.
Toutefois, pour les investissements prévus aux 3è, 4è et 5è ci-dessus, la production du relevé suffit.
Dans le cas où l’élément ayant donné lieu à la réduction prévue au présent article serait cédé ou détourné de
son affectation avant expiration d’un délai de cinq ans à partir de sa réalisation ou de son acquisition, l’entreprise
est soumise à une amende égale à 25 pour cent de l’impôt effectivement déduit sans préjudice de l’obligation de
reverser cet impôt.
Ces sanctions ne sont toutefois pas appliquées lorsque la nouvelle affectation est conforme à l’une des
conditions énumérées à l’article 01. 01. 07 ci-dessus.
Art. 01. 01. 09. - Les dépenses d’études et de prospection exposées en vue de l’installation à l’étranger d’un
établissement de vente, d’un bureau d’études ou d’un bureau de renseignements ainsi que les charges visées à
l’article 01. 01. 06, supportées pour le fonctionnement dudit établissement ou bureau pendant les trois premiers
exercices, peuvent être admises en déduction pour la détermination du bénéfice imposable afférent à ces trois
exercices.
Les sommes déduites des bénéfices par application de l’alinéa précédent sont rapportées, par fractions
égales, aux bénéfices imposables des cinq exercices consécutifs à partir du quatrième exercice suivant celui de la
création de l’établissement ou du bureau.
Art. 01. 01. 10. - Par dérogation aux dispositions du 2è alinéa de l’article 01. 01. 06, et sur justification, les
versements effectués par les personnes imposables au profit d’associations reconnues d’utilité publique de
caractère éducatif, social ou culturel, ou d’organismes agréés pour la recherche scientifique et technique ou pour
la création et la promotion d’entreprises concourant à la réalisation des objectifs du plan de développement
économique et social, sont admis en déduction de leur bénéfice imposable dans la limite de 5 p. 1000 du chiffre
d’affaires réalisé au titre de l’exercice considéré.
CHAPITRE IV
Lieu d’imposition
Art. 01. 01. 11. - L’impôt est établi au lieu du siège social ou, à défaut, au lieu de la direction ou du principal
établissement de la société. Toutefois, lorsque la comptabilité n’est pas tenue au lieu du siège social ou de la
direction, l’impôt est établi au lieu d’établissement du bilan d’ensemble de l’entreprise.
Lorsqu’une société n’a ni siège social, ni direction, ni établissement stable à Madagascar, l’imposition est
assurée à Antananarivo.
CHAPITRE V
Régime d’imposition
Art. 01. 01. 12. - Le régime d’imposition est celui du bénéfice réel.
L’agent des Impôts ayant au moins le grade de contrôleur vérifie les déclarations et peut demander
verbalement ou par écrit des éclaircissements et des justifications au contribuable.
Lorsque le contribuable a refusé de répondre à une demande verbale ou lorsque la réponse faite à cette
demande est considérée par l’agent comme équivalente à un refus de répondre à tout ou partie des points à
éclaircir, l’agent doit renouveler sa demande par écrit.
Toutes les demandes écrites doivent indiquer explicitement les points sur lesquels l’agent juge nécessaire
d’obtenir des éclaircissements ou des justifications et assigner au contribuable pour fournir sa réponse, un délai
franc de trente jours.
Art. 01. 01. 13. - L’agent des Impôts ayant au moins le grade de contrôleur a le droit de rectifier les
déclarations, mais il doit au préalable notifier par écrit au contribuable les éléments qu’il se propose de retenir
comme base d’imposition et l’inviter à se faire entendre ou à faire parvenir son acceptation ou ses observations
dans un délai franc de trente jours.
A défaut de réponse dans le délai imparti, l’agent fixe la base d’imposition, sous réserve du droit de
réclamation de l’intéressé après l’établissement du titre de recouvrement de l’impôt correspondant, la charge de
la preuve incombant dans ce cas au contribuable.
Lorsque des observations ont été présentées dans le même délai et que le désaccord persiste, l’imposition est
néanmoins établie d’après le chiffre arrêté par l’agent et notifié au contribuable. Ce dernier peut alors demander,
après mise en recouvrement du titre de recouvrement correspondant, une réduction de son imposition par voie
de réclamation devant la juridiction contentieuse, la charge de la preuve incombant à l’Administration.
Si la lettre de notification n’a pas pu être remise par la poste au destinataire pour quelque motif que ce soit,
l’Administration procède immédiatement à l’imposition.
Art. 01. 01. 14. - Lorsque la déclaration, accompagnée des pièces dont la production est prévue par l’article
01. 01. 19 ci-après, n’est pas déposée dans les trente jours suivant l’expiration du délai fixé par l’article 01. 01. 17
ci-dessous, le bénéfice du contribuable est évalué d’office d’après les éléments en possession du service.
La déclaration est rectifiée d’office lorsque le contribuable n’a pas produit, dans le délai ci-dessus, une ou
plusieurs pièces prévues à l’article 01.01.19 ci-dessous ou lorsqu’il n’a pas fourni dans le délai imparti les
justifications ou explications demandées par l’agent chargé de l’assiette en conformité des dispositions de
l’article 01. 01. 12 du présent titre.
La base imposable ainsi arrêtée ou rectifiée d’office est notifiée au contribuable en indiquant les motifs de la
procédure employée. Après établissement de l’imposition, le contribuable pourra formuler une réclamation en
apportant les preuves de l’exagération du bénéfice retenu par des pièces et documents autres que ceux visés par
le dernier alinéa du présent article. Les services compétents sont tenus de statuer avant le paiement de l’impôt.
Toute société qui ne tient pas de comptabilité conformément aux dispositions des articles 01. 01. 19 et 01. 01.
20 ci-après, ou dont la comptabilité présente des irrégularités graves et répétées qui établissent sans
contestation possible un défaut de sincérité est taxée d’office.
Le bénéfice imposable est évalué d’office d’après les éléments en possession du service ; à défaut d’éléments
suffisants, la base imposable est déterminée par comparaison avec celle des entreprises similaires. En tous les
cas, le service doit notifier le montant retenu d’office ; le contribuable est admis à formuler une réclamation, après
établissement de l’imposition, mais en apportant la preuve de l’exagération du bénéfice retenu.
Pour l’application des dispositions du présent article, les pièces et documents dont la production est
obligatoire et ceux qui ont été demandés par l’Administration et qui n’ont pas été fournis dans le délai légal, ne
peuvent être opposés à l’Administration comme preuve de l’exagération du bénéfice retenu ou rectifié d’office.
Art. 01. 01. 15. - Pour l’établissement de l’impôt sur les bénéfices des sociétés dû par les entreprises qui sont
sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d’entreprises situées hors de Madagascar, les bénéfices
indirectement transférés à ces dernières, soit par voie de majoration ou de diminution des prix d’achat ou de
vente, soit sous forme de rémunération exagérée ou par tout autre moyen, sont incorporés aux résultats accusés
par les comptabilités.
Il est procédé de même à l’égard des entreprises qui sont sous la dépendance d’une entreprise ou d’un
groupe possédant également le contrôle d’entreprises situées hors de Madagascar.
La comptabilité tenue par une société étrangère qui possède à Madagascar une ou plusieurs succursales ou
agences n’est opposable aux services fiscaux que si elle fait ressortir les bénéfices réalisés localement par cet (ou
ces) établissement(s).
A défaut d’éléments précis pour déterminer les bénéfices de ces sortes d’entreprises, ou pour opérer les
redressements prévus par le présent article, les profits imposables sont déterminés par comparaison avec ceux
des entreprises similaires exploitées normalement à Madagascar.
CHAPITRE VI
Calcul de l’impôt
Art. 01. 01. 16. - Pour le calcul de l’impôt, le bénéfice imposable est arrondi au millier de francs inférieur.
- Le taux de l’impôt est fixé à 35 p. 100 pour la généralité des entreprises.
Le montant de l’impôt calculé selon les dispositions qui précèdent est réduit, sur justification, du montant de
l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) lorsque le bénéfice imposé de la société comprend des
revenus ayant donné lieu à versement de cet impôt, sans que cette opération puisse entraîner un remboursement
d’impôt.
Par dérogation aux dispositions de l’article 01. 01. 02 ci-avant, les sociétés par actions, les sociétés en
commandite par actions, les sociétés à responsabilité limitée et les établissements publics à caractère industriel ou
commercial, quel que soit leur résultat, sont astreints à un minimum de perception dès qu’ils existent au 1er
janvier de l’année d’imposition.
Sont notamment considérées comme existant les sociétés qui ne sont pas radiées du registre de commerce, ou
qui, même radiées du registre de commerce, n’ont pas encore déposé l’acte de liquidation - partage au bureau ou
centre fiscal territorialement compétent.
Cependant sont exonérées de ce minimum :
1° Les sociétés nouvelles exerçant une activité industrielle, artisanale, agricole, minière, de transport,
touristique ou hôtelière pour les résultats des trois premiers exercices à compter de la date de leur constitution
définitive ;
2° Les sociétés exerçant une activité autre que celles définies au paragraphe 1° ci-dessus, pour le résultat du
premier exercice à compter de la date de leur constitution définitive.
Le montant de ce minimum est fixé à :
- 200 000 FMG, majoré de 5p. 1000 du chiffre d’affaires de l’exercice pour les entreprises exerçant des activités
agricole, artisanale, industrielle, minière, hôtelière, touristique ou de transport ;
- 800 000 FMG, majoré de 5p. 1000 du chiffre d’affaires de l’exercice pour les autres entreprises.
Par dérogation aux dispositions ci-dessus, pour les organismes et associations sans but lucratif qui ne
remplissent pas les conditions prévues aux paragraphes 3 et 6 de l’article 01. 01. 03, le taux de l’impôt est fixé à
10p. 100 en ce qui concerne :
- les revenus de la location des immeubles bâtis et non bâtis dont ils sont propriétaires ;
- les intérêts des dépôts de sommes d’argent qu’ils effectuent.
CHAPITRE VII
Obligations des contribuables
Art. 01. 01. 17. - Les sociétés passibles de l’impôt sont tenues de souscrire chaque année une déclaration
des résultats tels qu’ils sont définis aux articles 01. 01. 05 à 01. 01. 10 ci-dessus, obtenus pendant l’année
précédente dans les délais ci-après :
1° Entreprises dont l’exercice comptable coïncide avec l’année civile: avant le 1er mai de l’année suivante ;
2° Entreprises dont la date de clôture de l’exercice social est fixée au 30 juin : avant le 1er octobre de la même
année;
3° Entreprises dont la date de clôture de l’exercice social est différente de celle définie aux 1° et 2° ci-dessus :
dans les deux mois de la clôture de l’exercice social. L’impôt dû est dans ce cas majoré de 50 p. 100.
La déclaration, dûment signée, doit être adressée à l’inspecteur ou au contrôleur des impôts du lieu
d’imposition défini à l’article 01. 01. 11 ci-dessus qui en délivre récépissé.
A titre transitoire, les entreprises qui peuvent avoir exceptionnellement un exercice supérieur à douze mois en
application des dispositions du présent article doivent fournir une déclaration provisoire du résultat des douze
mois comptés à partir de la date du dernier bilan lorsque cet exercice peut excéder dix-huit mois. Cette déclaration
doit être produite dans les trois mois suivant l’expiration de la période de douze mois considérée.
Art. 01. 01. 18. - Les sociétés à responsabilité limitée ainsi que les sociétés civiles passibles de l’impôt sur les
revenus des capitaux mobiliers ou revêtant en fait le caractère de société à responsabilité limitée sont tenues de
fournir, dans les mêmes conditions que ci-dessus, un état indiquant :
1° Les nom, prénoms, domiciles des associés-gérants et associés ;
2° Le montant des sommes versées à chacun des associés-gérants ou associés pendant la période retenue
pour l’assiette de l’impôt sur les bénéfices des sociétés à titre de traitements, rémunérations et indemnités,
remboursements forfaitaires de frais et autres rémunérations de leurs fonctions dans la société, ainsi que l’année
au cours de laquelle ces versements ont été effectués ;
3° Le nombre de parts appartenant en toute propriété ou en usufruit à chaque associé.
Art. 01. 01. 19. - Les sociétés passibles de l’impôt sur les bénéfices des sociétés sont astreintes, au point de
vue fiscal, à la tenue d’une comptabilité régulière et doivent obligatoirement fournir en même temps que la
déclaration visée à l’article 01. 01. 17 ci -avant une copie du bilan, un résumé du compte de résultat sous forme de
compte, un tableau des grandeurs caractéristiques de gestion, un tableau de financement, l’annexe de leurs états
financiers, un état détaillé des charges déductibles au niveau des trois chiffres du plan comptable en vigueur, un
relevé des amortissements et des provisions constituées par prélèvement sur les bénéfices avec l’indication
précise de l’objet de ces amortissements et provisions et un état faisant ressortir les noms et adresses des
bénéficiaires d’intérêts ou d’arrérages portés en charge ainsi que le montant perçu par chacun d’eux; ce dernier
état ne devant toutefois pas être fourni par les établissements de crédit pour ce qui concerne les bénéficiaires
d’intérêts et produits de bons de caisse.
En outre, les sociétés doivent joindre à leur déclaration une copie certifiée conforme de tous actes les
constituant ou modifiant leur statut qu’elles n’auraient pas déjà fait tenir à l’inspecteur des impôts.
Art. 01. 01. 20. - La comptabilité régulière visée à l’article précédent est celle tenue conformément au nouveau
plan comptable général instauré par le décret n° 87. 332 du 17 septembre 1987, et doit notamment comprendre les
livres réglementaires prévus par les articles 8 et suivants du Code de commerce et le grand-livre prescrit par le
décret ci-dessus. Ces livres, aux pages numérotées, sont cotés et paraphés avant leur mise en service par les
autorités prévues au Code de commerce ou par l’inspecteur ou le contrôleur des impôts territorialement
compétent. Les opérations y sont inscrites en langue française ou malgache, jour par jour, sans blanc ni rature.
Les livres prescrits par le présent article, ainsi que toutes les pièces justificatives des opérations effectuées
par les intéressés doivent être conservées pendant un délai de dix ans à compter du 1er janvier suivant l’année
durant laquelle le livre a été terminé ou pendant laquelle les pièces ont été établies.
Les entreprises vendant au détail, qui n’ont pas la possibilité d’émettre lors de chaque vente des factures
comportant les mentions requises, sont autorisées à établir mensuellement un document tenant lieu de pièce
justificative, sur lequel sont récapitulées les ventes effectuées pendant la période considérée et qui doit être
conservé pendant le délai ci-dessus fixé.
Les entreprises qui achètent des marchandises auprès des personnes et entreprises visées à l’article 01.02.24
du présent Code, sont autorisées à établir au nom de leurs fournisseurs des documents tenant lieu de factures, à
condition que les marchandises soient destinées à la revente en l’état, que lesdits documents comportent le nom
et l’adresse exacte du fournisseur, la nature des marchandises, les prix unitaires et le prix total, et que ces
énonciations soient certifiées exactes par le fournisseur sur le document lui-même.
En tout état de cause, l’impôt dû par les sociétés qui n’ont pas leur siège social à Madagascar est assorti
d’une majoration de 50p. 100 sans pouvoir être inférieure à 2.000.000 de FMG.
Toutefois, cette majoration n’est pas due par les sociétés étrangères qui opèrent à Madagascar pour la
réalisation d’un marché administratif ou d’un contrat avec des entreprises locales.
CHAPITRE VIII
Pénalités
Art. 01. 01. 21. - Le retard dans la production de la déclaration annuelle des résultats et, ou, des documents
devant y être annexés, le défaut ou l'insuffisance de paiement dans les délais prescrits de l'impôt donnent lieu à
versement d'un intérêt de retard, qui est dû indépendamment de toutes autres sanctions, de 5 pour 100 de l'impôt
ou du complément d'impôt dû sans excéder 100 pour 100.
Tout mois commencé est dû en entier.
En cas de déclaration de déficit, il est fait application d'une amende de 25 pour 100 de l'impôt calculé
fictivement sur la base des redressements effectués par le service.
Dans le cas de non imposition à l'impôt sur les bénéfices des sociétés, les infractions aux dispositions de
l'article 01.01.17 sont sanctionnées par une amende fiscale de 1.000.000 Fmg.
Toute infraction aux dispositions de l'article 01.01.18 est passible d'une amende fiscale de 1.000.000 Fmg.
En cas d'insuffisance relevée dans les déclarations des résultats, outre le paiement de l'impôt correspondant
au redressement, le contribuable est puni d'une amende obligatoire de 25 pour 100 du complément d'impôt.
L'amende est portée à 50 pour 100 en cas de récidive, et à 100 pour 100 en cas de manoeuvre frauduleuse ou
d'opposition au contrôle fiscal, sans préjudice des dispositions particulières du présent Code.
Le contribuable taxé d'office, en application des dispositions du présent Code, est puni, outre le paiement de
l'impôt, d'une amende de 50 pour 100 de l'impôt principal. Cette amende est portée à 100 pour 100 en cas de
récidive, sans préjudice des dispositions particulières du présent Code.
L'absence de comptabilité régulière dans les conditions définies à l'article 01.01.20 ci-dessus, est passible
d'une amende fiscale de 1 pour 100 du chiffre d'affaires de l'exercice sans préjudice des autres pénalités prévues
dans le présent article.
CHAPITRE IX
Dispositions diverses
Art. 01. 01. 22. - Dans le cas de cession ou de cessation en totalité ou en partie d’une entreprise, l’impôt sur
les bénéfices qui n’ont pas encore été taxés est immédiatement établi.
Ces bénéfices sont déterminés comme il est dit aux articles 01. 01. 05 à 01. 01. 10 ci-avant.
Les contribuables doivent, dans un délai de dix jours déterminé comme il est indiqué ci-après, aviser
l’inspecteur ou le contrôleur des impôts territorialement compétent, de la cession ou de la cessation et lui faire
connaître la date à laquelle elle a été ou sera effective ainsi que, s’il y a lieu, les nom, prénoms et adresse du
cessionnaire. Les contribuables sont tenus de produire dans le même délai, outre les renseignements ci-dessus,
la déclaration de leur bénéfice accompagnée des pièces désignées à l’article 01. 01. 19 ci-dessus, ainsi que
l’inventaire détaillé des éléments d’actif à la date de la cession ou de la cessation. Le délai de déclaration de dix
jours commence à courir :
- du jour où la cession a été publiée dans un journal d’annonces légales, lorsqu’il s’agit de la cession d’un
fonds de commerce ;
- du jour où le cessionnaire a pris effectivement la direction des exploitations, lorsqu’il s’agit de la cession
d’autres entreprises ;
- du jour de la fermeture définitive des établissements, lorsqu’il s’agit de la cessation d’entreprises.
Les contribuables qui ne produisent pas les renseignements visés au troisième alinéa du présent article ou
qui, invités à fournir à l’appui de la déclaration de leur bénéfice les justifications nécessaires, s’abstiennent de les
donner dans les dix jours qui suivent la réception de l’avis qui leur est adressé à cet effet, sont taxés d’office
conformément aux dispositions de l’article 01. 01. 14.
Les pénalités prévues à l’article 01.01.21 sont également applicables en cas d’insuffisance relevée dans la
déclaration.
Les bénéfices visés au présent article sont imposés d’après les règles applicables au 1er janvier de l’année de
cession ou de cessation.
Les cotes ainsi établies sont immédiatement exigibles pour leur totalité.
Art. 01. 01. 23. - En cas de cession à titre onéreux ou gratuit, forcée ou volontaire, le cessionnaire peut être
rendu responsable, solidairement avec le cédant, du paiement des impôts afférents aux bénéfices réalisés par ce
dernier pendant l’année ou l’exercice de la cession jusqu’au jour de celle-ci, ainsi qu’aux bénéfices de l’année ou
de l’exercice précédent lorsque, la cession étant intervenue pendant le délai normal de la déclaration, ces
bénéfices n’ont pas été déclarés par le cédant avant la date de la cession.
Toutefois, le cessionnaire n’est responsable que jusqu’à concurrence du prix du fonds de commerce si la
cession a été faite à titre onéreux, ou de la valeur retenue pour la liquidation du droit de mutation entre vifs si elle
a eu lieu à titre gratuit. Il ne peut être mis en cause que pendant un délai de six mois qui commence à courir du jour
de la déclaration prévue par le 3e alinéa de l’article 01. 01. 22 ci-dessus, si elle est faite dans le délai imparti par
ledit alinéa, ou du dernier jour de ce délai, à défaut de déclaration.
SOUS-TITRE II
Redevance et impôt direct sur les hydrocarbures ( IDH )
Art. 01. 01. 24. - Les sociétés qui se livrent à des activités de prospection, de recherche, d’exploration,
d’exploitation, de transport et de transformation d’hydrocarbures sur le territoire de la République de
Madagascar et dans les zones maritimes malgaches, telles que ces activités sont définies dans le Code pétrolier,
sont soumises, en raison de leurs activités et des résultats de ces activités, au régime fiscal défini au présent
Sous-titre.
CHAPITRE PREMIER
Redevance
Art. 01. 01. 25. - Les sociétés visées à l’article 01. 01. 24 ci-dessus sont tenues d’acquitter une redevance
minière sur les hydrocarbures extraits des zones faisant l’objet d’un titre minier d’exploitation.
La redevance est fixée suivant les taux ci-après et déterminée à partir du prix de référence fiscal défini comme
étant le prix du marché international au point d’exportation diminué des coûts de transport entre ledit point
d’exportation et le point de départ champ.
Les taux de la redevance sont :
1° Pour le pétrole brut :
8 pour cent pour une production inférieure ou égale à 25 000 barils par jour ;
10 pour cent pour la tranche de production supérieure à 25 000 barils par jour et inférieure ou égale à 50 000
barils par jour ;
12 pour cent pour la tranche de production supérieure à 50 000 barils par jour et inférieure ou égale à 75 000
barils par jour ;
15 pour cent pour la tranche de production supérieure à 75 000 barils par jour et inférieure ou égale à 100 000
barils par jour ;
17 pour cent pour la tranche de production supérieure à 100 000 barils par jour et inférieure ou égale à 130.000
barils par jour ;
20 pour cent pour la tranche de production supérieure à 130 000 barils par jour.
2° Pour le gaz naturel :
5 pour cent pour une production inférieure ou égale à 12 000 000 de mètres cubes standard par jour ;
7,5 pour cent pour la tranche de production supérieure à 12 000 000 de mètres cubes standard par jour et
inférieure ou égale à 24 000 000 de mètres cubes standard par jour ;
10 pour cent pour la tranche de production supérieure à 24 000 000 de mètres cubes standard par jour.
3° Pour l’huile lourde et le bitume :
Les taux de la redevance de l’huile lourde ou de bitume extrait des grès bitumineux seront à déterminer dans
les contrats.
Art. 01. 01. 26. - Sont exclues, pour le calcul de cette redevance, les quantités d’hydrocarbures qui sont soit
consommées pour les besoins directs de la production, soit réintroduites dans le gisement, soit perdues ou
inutilisées, ainsi que les substances connexes.
Art. 01. 01. 27. - La redevance est réglée, en nature ou en espèces, au choix du Gouvernement malgache sur
proposition de l’Organisme technique spécialisé.
Art. 01. 01. 28. - Les taxes sur les produits pétroliers dues par les entreprises seront reparties comme suit :
50 pour cent pour l’OMNIS
50 pour cent pour l’Etat et les Collectivités décentralisées.
Un arrêté du Ministre chargé de la réglementation fiscale désigne l’organisme chargé de percevoir la
redevance due par la société nationale ou l’entreprise étrangère associée débitrice, et en fixe la répartition ainsi
que la part revenant à l’Organisme technique spécialisé sans que celle-ci ne puisse être inférieure à 50 pour cent
de la masse globale à repartir.
Art 01. 01. 29. - En cas de retard du paiement de la redevance en nature ou en espèce, les sommes acquittées
ou les quantités dues sont majorées de 3 pour cent par mois de retard, tout mois commencé étant dû en entier.
CHAPITRE II
Impôt direct sur les hydrocarbures
Art. 01. 01. 30. - Indépendamment de la redevance visée au chapitre précédent, les sociétés visées à l’article
01. 01. 24 ci-dessus sont soumises au paiement d’un impôt direct sur les hydrocarbures (IDH), représentatif et
libératoire de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) et de l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (
IRCM ).
En outre, elles seront exonérées de la taxe forfaitaire sur les transferts (TFT), mais demeurent soumises au
régime fiscal de droit commun en ce qui concerne les autres impôts, droits et taxes.
Art. 01. 01. 31. - L’impôt direct sur les hydrocarbures est assis sur la base des bénéfices nets que les
sociétés visées à l’article 01. 01. 24 ci-dessus tirent de l’ensemble de leurs activités d’exploration et d’exploitation
du ou des gisements d’hydrocarbures compris dans le périmètre minier d’exploration, ainsi que de transport des
produits sur le territoire de la République de Madagascar.
Art. 01. 01. 32. - Une comptabilité des opérations visées à l’article 01. 01. 31 ci-dessus sera tenue par année
civile afin d’établir un compte de résultat et un bilan faisant ressortir les résultats desdites opérations ainsi que
les éléments de l’actif et du passif qui y sont affectés.
Art. 01. 01. 33. - Le bénéfice net imposable est déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations
effectuées dans le périmètre minier par la société, y compris notamment les cessions d’éléments quelconques
d’actif soit en cours ou en fin d’exploitation, les profits et gains divers.
Art. 01. 01. 34. - L’impôt direct sur les hydrocarbures est établi sur le résultat obtenu au cours de chaque
année civile. Si les activités d’exploitation commencent en cours d’année, le premier exercice doit être clôturé au
31 décembre de ladite année pour le calcul de l’impôt direct sur les hydrocarbures.
Art. 01. 01. 35. - Pour la détermination du bénéfice net soumis à l’impôt direct sur les hydrocarbures, sont pris
en considération tous les produits de quelque nature que ce soit, ventes des hydrocarbures extraits, cession des
éléments d’actif, ainsi que tous les produits accessoires et divers à l’exception des produits découlant d’une
cession d’un pourcentage d’intéressement d’une partie contractante.
Du total de ces produits sont déduites toutes les charges nécessaires aux opérations pétrolières :
- le coût des matières premières, approvisionnements et énergie employés ou consommés ;
- les coûts opérationnels comprenant entre autres les frais généraux de toute nature, les dépenses de main-
d’œuvre et de personnel ainsi que toutes cotisations sociales ;
- le coût des prestations de services fournis par des tiers et/ou par la maison mère d’une partie contractante
pour les besoins des opérations pétrolières ;
- les frais de location de biens meubles et immeubles dont l’entreprise est locataire ;
- les cotisations d’assurance ;
- les frais de banque et agios ainsi que les intérêts afférents aux dettes contractées par l’entreprise pour le
financement des opérations pétrolières ;
- les amortissements portés en comptabilité par l’entreprise dans la limite des taux maxima suivants :
. dépenses d’exploration 100 p. 100 par an ;
. investissements pour les matériels et équipements de développement et d’exploitation 25 p. 100 par an ;
- les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des
évènements en cours rendent probables, à l’exclusion des provisions pour dépréciation de stock et de
portefeuille- titre.
- les provisions pour reconstitution de gisements à Madagascar dont l’utilisation est prévue dans un délai de
quatre ans sont, si leur reprise n’a pas été effectuée dans ledit délai, rapportées aux résultats de la cinquième
année à compter de la date de leur constitution ;
- les impôts et droits ayant un caractère professionnel dus au cours de l’exercice dont le résultat fait l’objet de
l’imposition à l’exclusion de l’impôt direct sur les hydrocarbures ;
- la redevance acquittée dans les conditions prévues aux articles 01. 01. 25 à 01. 01. 28 ci-dessus.
La valorisation des hydrocarbures, aux fins du calcul de l’impôt direct visé ci-dessus, est assise sur le prix du
marché international diminué du coût de transport entre le point de livraison et le point d’exportation.
Art. 01. 01. 36. - Ne sont pas admises en déduction, toutes les transactions, amendes, confiscations et
pénalités de toute nature, mises à la charge des contrevenants aux dispositions légales régissant les prix, le
ravitaillement, l’assiette et le recouvrement des impôts, la réglementation des changes et celle du travail ainsi que
toutes les sommes versées pour infraction à la réglementation du Code pétrolier et à ses textes ou contrats
d’application.
Art. 01. 01. 37. - Les déductions des pertes ou des charges énumérées à l’article 01. 01. 35 ci-dessus sont
exclusives de toutes autres déductions prévues par le Code général des impôts.
Art. 01. 01. 38. - Le taux de l’impôt direct sur les hydrocarbures est celui fixé à l’article 01. 01. 16 du présent
Code.
La valorisation des hydrocarbures, aux fins du calcul de l’impôt direct sur les hydrocarbures est assis sur le
prix du marché international diminué du coût du transport entre le point de livraison et le point d’exportation.
Le bénéfice imposable est arrondi au millier de francs inférieur.
Art. 01. 01. 39. - Le déficit subi, amortissement compris, à l’issue des travaux d’exploration peut être déduit
des bénéfices réalisés pendant les exercices d’exploitation et ce jusqu’à l’amortissement total des dépenses
d’exploration.
Le déficit subi, amortissement compris, d’un exercice d’exploitation peut être déduit du bénéfice réalisé
pendant les exercices suivants jusqu’au septième inclus.
Art. 01. 01. 40. - Les entreprises passibles de l’IDH sont tenues de souscrire chaque année une déclaration
faisant ressortir les résultats tels qu’ils sont définis au chapitre II ci-dessus obtenus pendant l’année précédente
dans le délai ci-après :
- avant le 1er mai de l’année suivante pour l’exercice comptable coïncidant avec l’année civile ;
- avant le 1er octobre de la même année pour l’exercice comptable clos le 30 juin ;
- 2 mois après la clôture de l’exercice comptable pour les autres cas. Elles sont, en outre, astreinte à toutes les
obligations prévues aux articles 01.01.08 à 01.01.23 du présent Code.
Art 01. 01. 41. - Toutes sociétés d’origine étrangère ayant passé un contrat de service à risque avec une
entreprise nationale d’hydrocarbures sont soumises en raison de leurs activités et des résultats de ces activités à
l’impôt sur les bénéfices des sociétés, dont le taux est aligné sur celui applicable aux entreprises industrielles tel
que stipulé à l’article 01. 01. 16 qui sera représentatif de l’impôt direct sur les hydrocarbures (IDH) visé à l’article
01. 01. 30.
Art 01. 01. 42. - Pour la détermination du bénéfice total imposable des sociétés visées à l’article 01.01.41 ci-
dessus l’assiette pour chaque année fiscale sera égale à la valeur totale des produits d’hydrocarbures reçus par
une société au titre de ses remboursements et rémunérations, déduction faite de tous les coûts et dépenses
remboursés à ladite société au cours de la même année en vertu du contrat de service à risque.
La valeur des produits d’hydrocarbures susmentionnée sera déterminée sur la base du prix fixé conformément
au décret n°81-24 du 28 octobre 1981, auquel aurait été déduit le prix du transport entre le point de départ champ
et le point d’exportation pour le brut vendu à l’extérieur, d’une part, le point de départ champ et le point de
livraison à l’intérieur de Madagascar, pour le brut destiné au marché local, d’autre part.
SOUS- TITRE III
Réévaluation des bilans
Art. 01. 01. 43. - Les entreprises passibles de l’impôt sur les personnes morales (IPM) ou de l’impôt sur les
revenus non salariaux des personnes physiques peuvent procéder à la réévaluation des éléments de leur bilan
conformément aux règles définies ci-après.
Art. 01. 01. 45. - La réévaluation doit s’effectuer élément par élément.
Art. 01. 01. 46. - Ne peuvent pas faire l’objet d’une réévaluation :
1° Les frais d’établissement et postes d’actif similaires ;
2° Les portefeuilles comprenant les titres de participation et les titres de placement ;
3° Les créances et les dettes en monnaie nationale ;
4° Les stocks et les travaux en cours.
Ces coefficients sont fixés par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Art. 01. 01. 48. - Les mêmes coefficients servent pour la réévaluation des amortissements pour lesquels le
calcul doit s’effectuer année par année.
Art. 01. 01. 49. - Lorsque l’entreprise a déjà procédé à la réévaluation de tout ou partie de son actif et qu’elle
effectue une nouvelle réévaluation de son bilan, la procédure suivante est suivie en ce qui concerne les éléments
déjà réévalués :
- le prix de revient réévalué est déterminé sur la base du prix d’acquisition ou de la valeur d’origine desdits
éléments ;
- les nouveaux coefficients sont appliqués respectivement sur les annuités d’amortissement comptabilisés
avant la réévaluation et sur les nouvelles annuités résultant de la réévaluation conformément aux dispositions de
l’article 01.01.52 ci-dessous.
Art. 01. 01. 50. - La nouvelle valeur comptable d’un élément est égale à son prix de revient réévalué diminué
des amortissements correspondants réévalués.
Art. 01. 01. 51. - Lorsque les amortissements réévalués sont supérieurs à la valeur réévaluée de l’élément
d’actif correspondant, cet élément est considéré comme entièrement amorti. L’excédent d’amortissement résultant
de la réévaluation de l’élément susvisé sera viré à la « réserve spéciale » par le débit d’un compte d’ordre à l’actif.
Art. 01. 01. 52. - A partir de l’exercice au cours duquel le bilan est réévalué, l’amortissement sera calculé sur
la nouvelle valeur comptable du bien réévalué en tenant compte de la durée probable d’utilisation de l’élément à
amortir.
Art. 01. 01. 53. - La différence entre la nouvelle valeur comptable et l’ancienne valeur résiduelle représente le
résultat de la réévaluation.
Art. 01. 01. 54. - Le résultat de la réévaluation est porté en franchise de tout impôt à deux comptes distincts:
- le compte « Réserve de réévaluation »pour l’écart de réévaluation des biens non amortissables ;
- le compte « Provisions réglementées »pour l’écart de réévaluation des biens amortissables.
La réserve de réévaluation peut être incorporée au capital moyennant le paiement du droit prévu à l’article 02.
02. 32, ce droit n’est pas perçu si l’opération s’inscrit dans le cadre d’un plan de redressement financier de
l’entreprise.
Pour chaque élément amortissable, la provision sera rapportée annuellement aux résultats de l’entreprise au
fur et à mesure de l’amortissement du bien réévalué et jusqu’à concurrence de l’excédent de l’annuité nouvelle sur
l’annuité normale d’amortissement pratiquée antérieurement à la réévaluation.
Toute autre utilisation du résultat de la réévaluation entraîne l’exigibilité selon le cas, de l’impôt sur les
bénéfices des sociétés (IBS) ou de l’impôt sur les revenus non salariaux des personnes physiques (IRNS) et, en
cas de distribution de l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM), au titre de l’exercice au cours
duquel a lieu cette affectation.
La plus-value résultant d’une nouvelle réévaluation d’un élément d’actif est diminuée de celle résultant de la
réévaluation précédente ou du reliquat qui en reste par
suite des reports annuels aux résultats de l’entreprise.
Art. 01. 01. 55. - La plus-value ou la moins-value de cession est calculée à partir de la valeur réévaluée. La
totalité ou le montant résiduel de l’écart de réévaluation est rapporté au compte de résultat de l’exercice.
Sans préjudice de l’application des dispositions de l’article 01. 01. 06, le résultat fiscal dégagé par la cession
est alors égal à la somme algébrique de la plus-value ou de la moins-value comptable de la cession et du reliquat
de l’écart de réévaluation afférent à l’élément cédé.
Art 01. 01. 56. - Les modalités d’application des présentes dispositions seront précisées, en tant que de
besoin, par une décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
TITRE II
Impôt sur les revenus non salariaux des personnes physiques (IRNS)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 01. 02. 01. - Il est institué un impôt sur les Revenus Non Salariaux (IRNS) des personnes physiques
perçu au profit du Budget général de l’Etat.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Revenus imposables
Art. 01. 02. 02. - Sous réserve des Conventions internationales, bilatérales ou multilatérales et des
exonérations expresses prévues au présent Titre, sont imposables à l’Impôt sur les Revenus Non Salariaux des
personnes physiques tous les revenus, de quelque nature qu’ils soient, réalisés à Madagascar par des personnes
physiques et non soumis à l’Impôt sur les Revenus Salariaux et Assimilés, notamment :
- les revenus fonciers ;
- les bénéfices des entreprises industrielles et commerciales, artisanales, touristiques, hôtelières, minières,
artistiques ou de prestations de services ;
- les bénéfices des exploitations agricoles ;
- les revenus des professions libérales ;
- les revenus des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçants ;
- les revenus de toutes occupations ou activités ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de
revenus ;
- les plus-values de cession à titre onéreux de biens ou de droits de toute nature ;
- les revenus réalisés en sociétés, associations, successions, indivisions et groupements non passibles de
l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) ;
- Les rémunérations perçues par les associés-gérants majoritaires des sociétés à responsabilité limitée (SARL)
en ladite qualité, sont réputées fiscalement revenus non salariaux y compris les avantages qui leur sont alloués
en nature évalués conformément aux dispositions de l’article 01. 03. 08 du présent Code.
Sont considérés comme associés-gérants majoritaires les associés-gérants, de droit ou de fait, possédant
ensemble la majorité des parts sociales, les parts détenues par les ascendants et descendants en ligne directe des
gérants ainsi que par leurs conjoints étant considérées comme leur appartenant personnellement. Sont
notamment considérées comme gérants de fait les personnes qui occupent un emploi dans la société dont elles
détiennent des parts à titre personnel ou par personne interposée au sens de l’alinéa précédent.
SECTION II
Revenus éxonorés
SECTION III
Territorialité de l’impôt
Art. 01. 02. 04. - Pour l’application des dispositions de l’article 01. 02. 02 ci-avant, sont considérés comme
réalisés à Madagascar :
1° Les revenus d’immeubles sis à Madagascar ou ceux de droits relatifs à ces immeubles ;
2° Les revenus d’exploitations sises à Madagascar ;
3° Les revenus tirés d’activités professionnelles et de toutes occupations ou d’opérations de caractère
lucratif exercées à Madagascar ainsi que de toutes sources de profit sises à Madagascar ;
4° Les revenus de source malgache réalisés par des personnes physiques n’ayant pas de résidence à
Madagascar à l’exclusion des revenus de valeurs mobilières ayant déjà supporté l’impôt sur les revenus des
capitaux mobiliers (IRCM) ;
5° Les revenus de quelque origine qu’ils soient, réalisés par des personnes physiques résidant à Madagascar.
SECTION IV
Personnes imposables
Art. 01. 02. 05. - I- Les personnes qui ont à Madagascar leur résidence habituelle sont imposables à l’impôt
sur le revenu visé au présent titre en raison de l’ensemble de leurs revenus conformément aux dispositions de
l’article 01. 02. 02 ci-dessus.
II- Les personnes dont la résidence habituelle est située hors de Madagascar sont imposables en raison de
leurs seuls revenus de source malgache au sens de l’article 01. 02. 04.
Art. 01. 02. 06. - Les associés des sociétés de personnes, les membres des associations et sociétés en
participation ainsi que ceux d’une succession non passible de l’impôt sur les bénéfices des sociétés sont
personnellement soumis à l’impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits
dans la société ou dans le groupement, sans préjudice de l’imposition des revenus non salariaux qui leur
reviennent à d’autres titres.
Art. 01. 02. 07. - Chacun des époux est imposable en raison de ses bénéfices et revenus personnels.
Au revenu imposable du chef de famille sont ajoutés ceux des enfants considérés comme étant à sa charge au
sens de l’article 01. 02. 43 ci-après.
Toutefois, il peut demander des impositions distinctes pour ses enfants lorsque ces derniers tirent un revenu
de leur propre travail ou d’une fortune indépendante de la sienne.
Les revenus des biens immeubles appartenant aux époux sont imposés au nom du chef de famille sauf s’ils
sont mariés sous le régime de la séparation des biens, auquel cas le conjoint propriétaire est imposé sur les
revenus provenant de ses biens propres.
CHAPITRE III
Fait générateur
Art. 01. 02. 08. - Pour les bénéfices et autres revenus non salariaux, le fait générateur est réputé intervenu à la
date de clôture de l’exercice.
En l’absence de comptabilité, cette date est considérée être le 31 décembre de chaque année.
CHAPITRE IV
Base d’imposition
Art. 01. 02. 09. - L’impôt est établi chaque année sur le revenu global net réalisé par le contribuable pendant
l’année précédente ou dans la période de douze mois dont les résultats ont servi à l’établissement du dernier
bilan lorsque l’exercice ne coïncide pas avec l’année civile.
Sauf autorisation du chef du service chargé de l’assiette, seules les entreprises nouvelles peuvent avoir leur
premier exercice inférieur ou supérieur à douze mois, sans pouvoir excéder dix-huit mois. L’impôt est alors établi
d’après les résultats dudit exercice.
Art. 01. 02. 10. - Le bénéfice ou le revenu imposable est constitué par le revenu net global déterminé d’après
les résultats d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par le contribuable, y compris notamment ceux
provenant de cession à titre onéreux de biens ou de droits de toute nature, faisant ou non partie de l’actif
d’exploitation, les produits accessoires et gains divers.
Art. 01. 02. 11. - Le revenu net est établi sous déduction des charges supportées en vue de l’acquisition ou
de la conservation du revenu et nécessaires à l’exploitation normale de l’entreprise définies par le Plan Comptable
Général, sous réserve des dispositions suivantes :
1° Ne sont pas admis en déduction des résultats :
a. Les salaires ou parties de salaires, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et
remboursements de frais, ne correspondant pas à un travail effectif et présentant un caractère excessif eu égard à
la nature et à l’importance du service rendu et en comparaison de ce qui est servi dans des entreprises
sensiblement similaires ;
b. Les salaires ou parties de salaires non déclarés régulièrement à la CNaPS ou qui n’ont pas donné lieu à
versement de l’impôt sur le revenu ;
c. Les salaires, traitements, honoraires et, d’une manière générale, toutes rémunérations, sous quelque forme
et sous quelque dénomination qu’elles soient, attribués à l’exploitant ou à son conjoint ;
d. Les impôts et taxes dus personnellement par les employés mais pris en charge par l’employeur, sans
préjudice de l’imposition de la somme correspondant à ces impôts et taxes au nom des bénéficiaires ;
e. Les intérêts servis au capital engagé par l’exploitant ou son conjoint.
2° Les amortissements effectivement comptabilisés sont admis dans la limite des taux maxima fixés par
décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale à condition que les amortissements figurent sur le relevé
prévu à l’article 01. 02. 16 ci-après :
En ce qui concerne les aéronefs utilisés pour les besoins de l’entreprise, mais non destinés en permanence à la
location ou au transport à titre onéreux, l’annuité d’amortissement est calculée sur une base fixée à 50 p.100 de la
valeur d’acquisition.
L’entreprise peut appliquer le système d’amortissement dégressif dans les mêmes conditions que celles
prévues au 2° de l’article 01.01.06 du présent Code.
En cas de cession ou de mise hors service de ces éléments, la plus-value ou la moins-value est calculée
compte tenu des amortissements effectivement pratiqués.
Les amortissements peuvent être différés pour la détermination du résultat fiscal, si l’exercice est déficitaire.
Les amortissements ainsi différés sont compris dans les charges du ou des exercices ultérieurs.
3° Les provisions sont admises dans la mesure où elles sont constituées en vue de faire face à des pertes ou
charges nettement précisées et déductibles par nature et que des évènements en cours rendent probables. Elles
doivent, en outre, être effectivement constatées dans les écritures de l’exercice et figure au relevé prévu à l’article
01. 02. 16 ci-après.
Toutefois, les provisions pour dépréciation de stock et de portefeuille titre ne sont pas admises en déduction.
Les provisions qui, en tout ou partie, reçoivent un emploi non conforme à leur destination ou deviennent sans
objet au cours d’un exercice ultérieur, sont rapportées aux résultats dudit exercice. Lorsque le rapport n’a pas été
effectué par l’entreprise elle-même, l’Administration peut procéder aux redressements nécessaires dès qu’elle
constate que les provisions sont devenues sans objet ou détournées de leur objet.
Dans ce cas, les provisions sont, s’il y a lieu, rapportées aux résultats du plus ancien des exercices sur lequel
l’Administration peut exercer son droit de reprise.
En ce qui concerne les provisions pour créances douteuses, elles sont déductibles lorsqu’elles répondent aux
conditions générales exigées des provisions. En outre, les créances doivent être individualisées et avoir fait
l’objet de toutes les procédures amiables et judiciaires de poursuites.
Nonobstant les dispositions du deuxième alinéa de ce paragraphe, les provisions pour dépréciation de stocks
de matières agricoles sont admises en déduction dans la limite de 5p100 de la valeur du stock de matières
premières en fin d’exercice. Elles doivent être appuyées d’un état faisant apparaître la nature, la quantité et la
valeur des produits concernés.
4° Les impôts et droits divers ayant un caractère professionnel à l’exclusion de l’impôt sur le revenu à la
charge de l’entreprise et mis en recouvrement au cours de l’exercice sont admis en déduction sur justification de
leur paiement effectif.
Toutefois, ces impôts ne pourront être déduits que pour la part incombant aux opérations faites à
Madagascar. Si des dégrèvements sont ultérieurement accordés sur des impôts ayant donné lieu à déduction,
leur montant entre dans les recettes de l’exercice au cours duquel l’entreprise a reçu notification de la décision
correspondante.
En outre, ne sont pas considérées comme des impôts et, par suite, ne sont pas admises en déduction des
bénéfices soumis à l’impôt, les transactions, amendes, confiscations, pénalités de toute nature, mises à la charge
des contrevenants aux dispositions légales régissant les prix, le ravitaillement, la répartition des divers produits,
l’assiette et le recouvrement des impôts, contributions et taxes, ainsi que la réglementation des changes et celle
du travail.
Les honoraires et autres frais payés à l’occasion desdites transactions, amendes, confiscations et pénalités de
toute nature sont, au point de vue fiscal, assimilés au paiement du principal auquel ils se rapportent et, par suite,
ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l’impôt.
5° Les pensions alimentaires et les arrérages de rente payés à titre obligatoire sont admis en déduction sur
justification de leur paiement effectif.
6° Les versements effectués par les personnes imposables au profit d’associations reconnues d’utilité
publique de caractère éducatif, social ou culturel, d’organismes agréés pour la recherche scientifique et/ou
technique ou pour la promotion et la création d’entreprises concourant à la réalisation des objectifs du plan de
développement économique et social sont admis en déduction de leur bénéfice imposable dans la limite de
5p1000 du chiffre d’affaires réalisé au titre de l’exercice considéré.
7° Par dérogation aux dispositions qui précèdent, l’impôt d’un contribuable titulaire d’une profession libérale
ne peut, en aucun cas, être calculé sur une base inférieure au montant du salaire perçu par une personne dont
l’impôt calculé par application du barème fixé à l’article 01. 03. 16 est égal à la taxe professionnelle due par ledit
contribuable à raison de l’activité libérale qu’il exerce.
Cette disposition ne s’applique pas aux contribuables nouvellement installés pour les deux premières années
d’exercice.
Art. 01. 02. 12. - Le déficit subi au cours des exercices antérieurs qui n’a pas pu être déduit des résultats
desdits exercices est admis en déduction. Ce report peut être effectué sur une période de trois ans.
Cette déduction est opérée avant celle des amortissements différés en période déficitaire.
Toutefois, le déficit subi dans les activités commerciales, industrielles ou artisanales, agricoles, forestières,
hôtelières, touristiques, minières ou de transport, ne peut être déduit des revenus fonciers.
Art. 01. 02. 13. - Par dérogation aux dispositions des articles 01. 02. 11 et 01. 02. 12 qui précèdent, les
contribuables ne tenant pas de comptabilité régulière sont autorisés à déduire des revenus bruts des immeubles
bâtis donnés en location ou occupés à titre de résidence secondaire par le propriétaire ou à titre gratuit par des
tiers, outre l’impôt foncier, un abattement forfaitaire représentant tous les frais et charges calculé comme suit :
- 30 p 100 de la fraction des revenus fonciers inférieure ou égale à 20 000 000 FMG ;
- 20 p 100 de la fraction des revenus fonciers comprise entre 20 000 000 et 30 000 000 FMG ;
- 10 p 100 de la fraction des revenus fonciers supérieure à 30 000 000 FMG.
CHAPITRE V
Régime d’imposition
SECTION PREMIERE
Régime du résultat réel
Art. 01. 02. 14. - Le régime normal d’imposition est le régime du résultat réel.
Art. 01. 02. 15. - Les contribuables passibles de l’impôt selon la procédure précédemment définie doivent
tenir une comptabilité régulière, notamment les livres réglementaires prévus par les articles 8 et suivants du Code
de commerce. Ces livres aux pages numérotées, sont cotés et paraphés avant leur mise en service par les
autorités prévues au Code de commerce, ou par l’inspecteur ou le contrôleur des Impôts territorialement
compétent. Les opérations y sont inscrites en langue française ou malgache, jour par jour, sans blanc ni rature.
Ces livres, ainsi que toutes les pièces justificatives des opérations effectuées par les intéressés, doivent être
conservés pendant un délai de dix ans à compter du 1er janvier suivant l’année durant laquelle le livre a été
terminé ou pendant lesquelles les pièces ont été établies.
Art. 01. 02. 16. - Les contribuables doivent obligatoirement fournir, en même temps que la déclaration de leur
revenu imposable, un résumé de leur compte de résultat, une copie de leur bilan, un état détaillé des charges
d’exploitation, un relevé des amortissements et des provisions constituées par prélèvement sur les résultats,
avec l’indication précise de l’objet de ces amortissements et provisions et un état faisant ressortir les noms et
adresses des bénéficiaires d’intérêts ou d’arrérages portés en charge ainsi que le montant perçu par chacun
d’eux.
Art. 01. 02. 17. - Les contribuables passibles de l’impôt selon le résultat réel sont tenus de souscrire chaque
année une déclaration des revenus obtenus pendant l’année précédente et tels qu’ils sont définis aux articles 01.
02. 09 à 01. 02. 13 ci-dessus dans les délais ci-après :
1. Pour les contribuables dont l’exercice comptable coïncide avec l’année civile : avant le 1er mai de l’année
suivante ;
2. Pour les contribuables dont la date de clôture de l’exercice comptable est fixée au 30 juin : avant le 1er
octobre de la même année ;
3. Pour les contribuables dont la date de clôture de l’exercice comptable est différente de celle définie aux
paragraphes 1 et 2 ci-dessus : dans les deux mois de la clôture de l’exercice comptable ; l’impôt dû est dans ce
cas majoré de 25 p 100.
La déclaration dûment signée doit être adressée à l’inspecteur ou au contrôleur chargé de l’assiette
territorialement compétent, qui en délivre récépissé.
Art. 01. 02. 18. - L’agent chargé de l’assiette ayant au moins le grade de contrôleur vérifie les déclarations et
peut demander verbalement ou par écrit des éclaircissements et des justifications aux contribuables.
Lorsque le contribuable a refusé de répondre à une demande verbale ou lorsque la réponse faite à cette
demande est considérée par l’agent comme équivalente à un refus de répondre à tout ou partie des points à
éclaircir, l’agent doit renouveler sa demande par écrit.
Toutes les demandes écrites doivent indiquer explicitement les points sur lesquels l’agent juge nécessaire
d’obtenir des éclaircissements ou des justifications et assigner au contribuable, pour fournir sa réponse, un délai
franc de trente jours.
Art. 01. 02. 19. - L’agent chargé de l’assiette a le droit de rectifier la déclaration. Toutefois, sauf dans le cas
de l’évaluation ou de la taxation d’office, de la rectification d’une simple erreur matérielle ou d’une rectification
ayant pour effet de réduire la base déclarée, il doit faire connaître au contribuable la nature et les motifs des
redressements envisagés. Il invite en même temps le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses
observations dans un délai de trente jours compté à partir de la date de réception de la lettre de rectification.
A défaut de réponse dans le délai imparti, l’agent fixe la base d’imposition et calcule le montant de l’impôt
exigible, sous réserve du droit de réclamation de l’intéressé après l’établissement et la mise en recouvrement de
l’Imposition, la charge de la preuve incombant dans ce cas au contribuable.
Lorsque des observations ont été présentées dans le même délai et que le désaccord persiste, l’imposition est
néanmoins établie d’après le chiffre arrêté par l’agent et notifié au contribuable. Ce dernier peut alors, après
établissement de l’imposition en demander la réduction par voie de réclamation devant la juridiction
contentieuse, la charge de la preuve incombant à l’Administration.
Si la lettre de notification n’a pas pu être remise par la poste au destinataire, pour quelque motif que ce soit,
l’Administration procède immédiatement à l’imposition.
SECTION II
Régime des petites et moyennes entreprises
Art. 01. 02. 20. - Pour les petites et moyennes entreprises et les entreprises artisanales, quel que soit leur
objet, le résultat fiscal peut être déterminé à partir d’un compte simplifié faisant apparaître l’excédent brut
d’exploitation, auquel sont joints :
- le relevé des charges d’exploitation ;
- le tableau des amortissements ;
- un relevé des provisions.
Pour l’application de la législation fiscale, elles sont dispensées de produire les documents comptables
prévus aux articles 01. 02. 15 et 01. 02. 16, mais doivent tenir un registre des achats et des recettes.
Ce registre est coté et paraphé par l’inspecteur ou le contrôleur des Impôts territorialement compétent avant
sa mise en service.
Art. 01. 02. 21. - L’imposition selon le régime défini ci-dessus est appliquée sur demande déposée avant le
1er mars de l’année au titre de laquelle l’entreprise opte pour ce régime.
L’option demeure valable jusqu’au 31 décembre de l’année suivante.
Sauf dénonciation par le contribuable avant le 1er mars de l’année suivant la période ci-dessus, l’option est
reconduite pour une nouvelle période de deux exercices. L’Administration peut, toutefois, lui notifier avant
l’expiration de cette période, le retour au régime du bénéfice réel à partir de l’exercice qui suit.
Art. 01. 02. 22. - Sont considérés comme petites et moyennes entreprises pour l’application des dispositions
des articles 01. 02. 20 et 01. 02. 21 ci-dessus les entreprises dont :
- le nombre des salariés permanents est égal ou inférieur à cinquante, à condition que la limitation de l’effectif
ne soit le résultat d’une automatisation des moyens de production ;
- la principale responsabilité dans la production, la vente et la gestion est assumée par la ou (les) personne(s)
qui risque (ent) leurs propres capitaux ;
- le chiffre d’affaires annuel hors taxes n’excède pas 250.000.000 FMG.
Les produits exceptionnels n’entrent pas en ligne de compte pour la détermination du chiffre d’affaires à
retenir.
Art. 01. 02. 23. - Les contribuables soumis au présent régime sont tenus de souscrire une déclaration de
revenus dans les conditions fixées à l’article 01. 02. 17.
Les procédures organisées par les articles 01. 02. 18 et 01. 02. 19 sont applicables, mutatis mutandis, pour
l’établissement de l’imposition des contribuables soumis au présent régime.
SECTION III
Régime du forfait
Art. 01. 02. 24. - Le bénéfice imposable est fixé forfaitairement en ce qui concerne les entreprises visées à
l’article 01. 02. 20 dont le chiffre d’affaires n’excède pas 100.000.000 FMG si l’activité principale relève de
l’artisanat, de l’agriculture ou de l’achat-revente de marchandises, ou de 50.000.000 FMG s’il s’agit de prestations
de services.
Lorsque l’activité du contribuable ressort à la fois de deux ou plusieurs des catégories définies ci-dessus, il
suffit que le chiffre d’affaires de l’une des catégories excède la limite correspondante pour que le contribuable
soit soumis obligatoirement au régime du résultat réel, sauf option pour le régime des petites et moyennes
entreprises.
Sont exclus du chiffre d’affaires pour l’application des dispositions du présent article les produits
exceptionnels et les chiffres correspondant à des opérations de collecte effectuées pour le compte de tiers.
Les contribuables soumis au régime du forfait peuvent opter pour le régime des petites et moyennes
entreprises ou pour celui du résultat réel s’ils tiennent les documents comptables requis respectivement pour ces
régimes et à condition d’en faire la demande expresse soit dans le délai fixé à l’article 01. 02. 21, soit lors du dépôt
de la déclaration en cas d’option pour le régime du résultat réel.
Art. 01. 02. 25. - Le contribuable soumis au régime forfaitaire doit obligatoirement souscrire, avant le 1er mars
de chaque année, une déclaration établie sur un imprimé fourni par l’Administration contenant les éléments
nécessaires à la fixation du forfait.
Cette déclaration, dûment signée, doit être adressée à l’inspecteur ou au contrôleur des Impôts territorialement
compétent qui en délivre récépissé.
Art. 01. 02. 26. - Le bénéfice forfaitaire est calculé d’après les éléments en possession de l’Administration et
de ceux fournis dans la déclaration du contribuable.
Les contribuables soumis au régime forfaitaire sont astreints à la tenue d’un registre des achats et des recettes
et sont dispensés de produire les autres documents visés aux articles 01. 02. 15, 01. 02. 16 et 01. 02. 20. Le registre
des achats et des recettes est coté et paraphé par l’inspecteur ou le contrôleur des Impôts territorialement
compétent avant sa mise en service.
Art. 01. 02. 27. - L’agent chargé de l’assiette peut demander tous autres renseignements utiles à la
détermination du forfait, soit auprès du contribuable lui-même, soit auprès de toute autre personne ou organisme
susceptible de détenir ces renseignements.
Art. 01. 02. 28. - L’évaluation du forfait faite par l’Administration doit obligatoirement être notifiée au
contribuable. Ce dernier dispose d’un délai de trente jours compté à partir de la date de réception de la lettre de
notification pour faire parvenir son acceptation ou formuler ses observations. La notification est nulle si elle ne
mentionne pas que le contribuable à la faculté de se faire assister par un conseil de son choix pour discuter de
l’évaluation ou pour y répondre.
Lorsque le contribuable donne son accord à l’évaluation proposée ou ne répond pas dans le délai imparti,
l’impôt est établi sur la base de la notification qui devient définitive.
Lorsque le contribuable fournit des observations dans le délai légal, l’agent chargé de l’assiette peut en tenir
compte, mais en tout cas, il doit notifier un montant définitif. Si le montant du forfait retenu tient compte des
observations du contribuable, ce dernier ne peut plus contester, même par voie de réclamation, l’impôt établi sur
la base de la notification définitive. Si l’agent n’a pas tenu compte de ces observations, il appartient à
l’Administration d’apporter la preuve du forfait retenu en cas de réclamation.
Si la lettre de notification n’a pu être remise par la poste au destinataire pour quelque motif que ce soit,
l’Administration procède immédiatement à la fixation du forfait d’après les éléments en sa possession.
En cas de réclamation, la charge de la preuve incombe au contribuable.
Art. 01. 02. 29. - Le forfait une fois établi n’est susceptible de révision que dans le cas où l’Administration
aurait constaté une ou plusieurs inexactitudes dans les renseignements ou documents ayant servi à la
détermination du forfait.
Le forfait établi devient alors caduc et, dans le cas où le contribuable remplirait encore les conditions
nécessaires, un autre forfait est arrêté selon la procédure prévue à l’article 01. 02. 28 ci- dessus. Dans le cas
contraire, il est soumis de plein droit au régime du résultat réel, ou de celui des petites et moyennes entreprises.
Art. 01. 02. 30. - Le forfait est établi pour une période de un an.
Toutefois, faute de dénonciation par le contribuable avant le 1er mars ou par l’Administration avant le 1er
novembre de l’année pour laquelle l’évaluation forfaitaire du revenu doit être faite, le forfait de l’année
précédente est reconduit, avec une augmentation de 10 p 100. Dans ce cas, la notification prévue à l’article 01. 02.
28 n’est pas nécessaire.
SECTION IV
Taxation d’office
Art. 01. 02. 31. - A défaut de déclaration dans les délais prévus respectivement aux articles 01. 02. 17, 01. 02.
23 et 01. 02. 25 le revenu imposable est évalué d’office d’après les éléments en possession du service sans qu’il
soit nécessaire d’en notifier le montant.
En cas de réclamation, il appartient au contribuable d’apporter les preuves de l’exagération de la base retenue.
Art. 01. 02. 32. - La déclaration est rectifiée d’office et le redressement n’a pas à être notifié lorsque le
contribuable n’a pas produit, en même temps que la déclaration, une ou plusieurs des pièces prévues, selon le
cas, soit par l’article 01. 02. 16 soit par l’article 01. 02. 20 ci-dessus.
Art. 01. 02. 33. - Le contribuable qui a fait l’objet d’une évaluation, d’une taxation ou d’une rectification
d’office ne peut obtenir, par voie contentieuse, la décharge ou la réduction de l’imposition établie qu’en
apportant la preuve de l’exagération de la base retenue.
Les pièces dont la production est obligatoire ainsi que celles qui ont été demandées par l’Administration et
qui n’ont pas été fournies dans le délai imparti ne peuvent être opposées à cette dernière comme preuve de
l’exagération de la base arrêtée d’office.
SECTION V
Taxation sur les éléments de train de vie
Art. 01. 02. 34. - Lorsque, pour un contribuable, le montant du revenu provenant des activités ou sources de
profits connues de l’Administration est inférieur à la somme forfaitaire déterminée en fonction des éléments
extérieurs de son train de vie énumérés ci-dessous, le taxateur à la faculté d’établir son imposition à partir desdits
éléments et selon le barème suivant :
1° Immeuble occupé par le contribuable à titre de résidence principale et (ou) de résidence secondaire : le
revenu forfaitaire à retenir est égal au double du prix de location des immeubles en question ou de la valeur
locative déterminée conformément aux dispositions de l’article 10. 03. 06 du présent Code lorsque le contribuable
est propriétaire des immeubles en cause ;
2° Construction d’immeuble : le revenu forfaitaire à retenir est la moitié des revenus ayant servi à la
construction, étalé uniformément sur les cinq dernières années et diminué éventuellement des sommes dont la
provenance est dûment établie, notamment celles déjà soumises à imposition au cours de la période considérée ;
3° Achat d’immeubles, de fonds de commerce ou de biens assimilés, de voitures, d’aéronefs et de bateaux de
plaisance : le revenu forfaitaire à retenir est le prix d’acquisition des biens étalé uniformément sur les cinq
dernières années et diminué éventuellement des sommes dont la provenance est dûment établie, notamment
celles déjà soumises à imposition au cours de la période déterminée ;
4° Véhicules automobiles, aéronefs, bateaux de plaisance à moteur fixe ou amovible : le revenu forfaitaire à
retenir est égal au prix de la consommation normale annuelle en carburant majoré d’un coefficient représentant les
frais de maintenance, d’entretien et d’assurance ainsi que les autres menues dépenses de fonctionnement. Le prix
du carburant à retenir est celui de l’essence dite « normale » au stade du détail selon le tarif officiel en vigueur au
1er janvier de l’année de l’imposition. Le revenu forfaitaire qui varie suivant la puissance fiscale des voitures
automobiles et des bateaux de plaisance est fixé ainsi qu’il suit :
- Véhicules de moins de 6 CV : prix de 800 litres de carburant majoré de 50 p 100 ;
- Véhicules de 6 CV à 8 CV : prix de 1 200 litres de carburant majoré de 75 p 100 ;
- Véhicules de 9 CV à 11 CV : prix de 1500 litres de carburant majoré de 100 p 100 ;
- Véhicules de plus de 11 CV : prix de 1800 litres de carburant majoré de 110 p 100 ;
- Bateaux de moins de 11 CV : prix de 500 litres de carburant majoré de 50 p 100 ;
- Bateaux de 11 CV à 20 CV : prix de 800 litres de carburant majoré de 75 p 100 ;
- Bateaux de plus de 20 CV : prix de 1 000 litres de carburant majoré de 100 p 100 ;
- Aéronefs : prix de 2 500 litres de carburant majoré de 100 p 100
Les véhicules ou bateaux immatriculés au nom du conjoint et (ou) des enfants à charge du contribuable sont à
prendre en considération dans le calcul lorsque ces derniers ne peuvent pas justifier de la possession de
ressources ayant permis l’acquisition de ces véhicules ou bateaux ;
5° Domestiques : le revenu forfaitaire à retenir est égal au montant du salaire annuel effectivement versé, sans
pouvoir être inférieur au salaire minimum interprofessionnel garanti correspondant à la qualification du ou des
domestiques occupés, majoré des charges salariales y afférentes ;
6° Voyages à l’étranger dont les frais sont supportés par le contribuable lui-même : le revenu forfaitaire à
retenir est le prix du déplacement majoré du montant de la contre-valeur en francs malgaches des devises
effectivement allouées ;
7° Transfert de devises à l’étranger : le revenu forfaitaire est égal au montant de la contre-valeur en francs
malgaches des fonds transférés dans l’année.
Le montant des revenus forfaitaires calculés selon les dispositions du présent article est majoré de ceux
déclarés par le contribuable lorsque ces derniers proviennent de sources de revenus différentes des éléments
ayant servi au calcul des revenus forfaitaires.
Le contribuable taxé selon le barème ci-dessus supportera, outre le paiement de l’impôt, une amende pouvant
atteindre 25 p100 de cet impôt.
CHAPITRE VI
Lieu d’imposition
Art. 01. 02. 35. - L’impôt sur les revenus non salariaux est établi au lieu d’exercice de l’activité. En cas de
pluralité de lieux d’exercice ou de sources de revenus, l’impôt est établi au lieu de la principale source de revenus
à Madagascar.
Lorsqu’il n’est pas possible de déterminer avec exactitude le lieu d’imposition défini à l’alinéa précédent,
l’impôt est établi au lieu de résidence du contribuable qui doit produire un certificat adéquat.
CHAPITRE VII
Détermination de l’impôt
Art. 01. 02. 36. - Pour le calcul de l’impôt, les revenus déterminés conformément aux dispositions des articles
01. 02. 09 à 01. 02. 13 sont arrondis au millier de francs inférieur.
L’impôt est calculé en appliquant aux tranches du revenu imposable les taux qui leur correspondent dans le
barème ci-dessous; le montant dû est égal à la somme des résultats de chaque tranche.
En tout état de cause, le montant obtenu après application de la réduction d’impôt définie au chapitre VIII ci-
après ne doit être inférieur ni à 5 p 1000 du chiffre d’affaires réalisé pendant l’exercice considéré, ni à 5.000 FMG
pour les contribuables non soumis à la taxe professionnelle.
Art. 01. 02. 37. - Pour les contribuables assujettis à la taxe professionnelle des classes supérieures à la 5è,
l’application des taux ci-dessus ne peut avoir pour effet de ramener l’impôt à un montant inférieur au quadruple
de ladite taxe mise à leur charge au titre de l’année précédant celle de l’imposition.
Art. 01. 02. 38. - Par dérogation aux dispositions de l’article 01. 02. 36 ci-dessus, et sauf imposition au régime
de l’Impôt Synthétique prévu à l’article 01. 06. 01 et suivants du présent Code, le minimum d’imposition à l’impôt
visé au présent titre est fixé forfaitairement :
- à la moitié de l’impôt foncier sur les terrains (IFT) pour les contribuables cultivant des terrains dont la
superficie n’excède pas cinq hectares à l’intérieur d’une Commune ;
- à une somme égale au montant de l’impôt foncier sur les terrains pour les contribuables cultivant à l’intérieur
d’une Commune des terrains dont la superficie est supérieure à cinq hectares mais n’excède pas dix hectares ;
- au double de l’impôt foncier sur les terrains pour les contribuables cultivant plus de dix hectares de terrains à
l’intérieur d’une Commune ;
- à une somme égale :
- au double de la taxe professionnelle pour les assujettis des 6è, 7è et 8è classes ;
- au triple de la taxe professionnelle pour les assujettis de 5è classe ;
- au quadruple de la taxe professionnelle pour les assujettis de 4è classe ;
- au quadruple de la taxe professionnelle pour les marchands de bestiaux.
CHAPITRE VIII
Réduction d’impôt, déduction pour investissement, épargne
SECTION PREMIERE
Réduction d’impôt pour les investissements des activités professionnelles
Art. 01. 02. 39. - Les entreprises individuelles qui investissent à Madagascar peuvent bénéficier de la même
réduction d’impôt prévue à l’article 01. 01. 07 du titre premier de la présente partie.
Les investissements à prendre en considération pour la fixation de cette réduction ainsi que le taux de
réduction doivent répondre aux conditions prévues au même article.
La réduction s’imputera sur l’impôt dû par le contribuable à hauteur de 50 p 100 de l’impôt effectivement dû.
Le reliquat peut être reporté dans la même limite sur les impôts des années suivantes.
En tout état de cause, l’application des dispositions du présent article ne dispense pas l’entreprise du
paiement du minimum de perception prévu aux articles 01. 02. 37 et 01. 02. 38.
SECTION II
Déduction pour investissement et épargne
Art. 01. 02. 40. - Les sommes investies ou épargnées au cours d’une année peuvent donner droit à déduction
dans les conditions définies à l’article 01. 02.41 ci-après, à partir de l’année suivant celle de la réalisation de
l’investissement ou de l’épargne.
a. Sont considérées comme investies les sommes dépensées pour:
1. La construction ou l’extension d’immeubles bâtis fixés au sol à perpétuelle demeure et destinés à
l’habitation principale du contribuable ;
2. La construction d’immeubles bâtis fixés au sol à perpétuelle demeure destinés à être occupés comme
logement, à condition que le loyer par locataire n’excède pas 250 000 FMG par mois ;
3. La prise de participation au capital nouveau d’entreprises industrielles, artisanales, agricoles, minières,
hôtelières, touristiques ou de transport ainsi qu’au capital des sociétés visées à l’article 01. 01. 03, 9 du présent
Code
b. Constituent des revenus épargnés :
1. Le montant de l’avoir moyen annuel auprès de la Caisse d’épargne de Madagascar;
2. Les dépôts effectués auprès d’un organisme de crédit agréé au titre d’un compte bloqué ou de souscription
de prêts à un an au moins ;
3. Les sommes inscrites sur des comptes d’épargne ouverts auprès des banques, à condition que les sommes
versées demeurent bloquées pendant une durée qui ne saurait être inférieure à six mois consécutifs ;
4. Les achats de bons du Trésor à un an au moins ;
5. Les versements de primes effectués auprès d’un organisme national d’assurances au titre d’un contrat dont
l’exécution dépend de la durée de la vie humaine qui garantissent en cas de décès le versement de capitaux au
conjoint, aux ascendants ou descendants de l’assuré :
6. La souscription à un emprunt lancé par l’Etat.
Art. 01. 02. 41. - La déduction prévue à l’article 01. 02. 40 est accordée annuellement à condition que les
investissements réalisés ou revenus épargnés figurent sur un relevé détaillé à annexer à la déclaration des
revenus.
Cette déduction est égale à 25p. 100 du revenu net imposable à l’impôt sur les revenus non salariaux pour les
investissements et épargnes réalisés au cours de l’année d’imposition.
Le reliquat existant à la fin de la première année, augmenté éventuellement du montant des nouveaux
investissements, peut être déduit au cours des années suivantes dans les mêmes conditions que ci-dessus.
Le bénéfice des dispositions du présent article est octroyé une seule fois pour un contribuable disposant de
revenus mixtes.
Dans le cas où un élément ayant donné lieu à la déduction prévue au présent article serait cédé ou détourné
de son affectation avant expiration d’un délai de cinq ans à partir de sa réalisation ou de son acquisition, le
montant ainsi déduit sera rapporté au revenu imposable de l’année au titre de laquelle la déduction a été opérée
ou à défaut, au plus ancien exercice auquel l’Administration dispose de son droit de reprise. L’impôt
complémentaire résultant de cette régularisation sera assorti d’une pénalité de 25 p. 100.
Art. 01. 02. 42. - Les contribuables désirant bénéficier de la réduction d’impôt et de la déduction pour
investissement et épargnes prévus ci-dessus doivent avant le 1er mai ou en même temps que la déclaration
prévue à l’article 01. 02. 17. déposer au bureau territorialement compétent des Impôts, une déclaration faisant
apparaître tous les éléments nécessaires à la détermination des réductions et des déductions auxquelles ils
peuvent prétendre.
Cette déclaration, rédigée sur un modèle fourni par l’Administration et dûment signée, doit être accompagnée
des pièces justificatives adéquates.
CHAPITRE IX
Réduction d’impôt à raison des personnes à charge
Art. 01. 02. 43. - Les contribuables soumis à l’impôt sur les revenus non salariaux ont droit, à raison de
chaque personne à charge, à une réduction d’impôt de 6 000 FMG par an.
Sont considérés comme personnes à charge, à la condition de ne pas avoir de revenus distincts de ceux qui
servent de base à l’imposition du contribuable concerné :
1° Ses descendants en ligne directe et ceux de son conjoint, y compris les enfants légalement adoptés, âgés
de moins de vingt et un ans révolus au 1er janvier de l’année d’imposition ou infirmes ou moins de vingt-cinq
ans s’ils poursuivent leurs études ;
2° Ses ascendants en ligne directe et ceux de son conjoint ne disposant d’aucune ressource.
La réduction pour personnes à charge est accordée à celui des conjoints qui perçoit les allocations familiales.
Art. 01. 02. 44. - En tout état de cause, le montant obtenu après l’application des dispositions de l’article 01.
02. 43 ci-dessus ne doit pas avoir pour effet de ramener le montant à payer à une somme inférieure à la moitié de
l’impôt brut ou aux minima fixés à l’article 01. 02. 36 ci-avant.
CHAPITRE X
Dispositions diverses
Art. 01. 02. 45. - Dans le cas de cession ou de cessation, en totalité ou en partie d’une entreprise, l’impôt sur
les revenus dus en raison des résultats qui n’ont pas encore été taxés est immédiatement établi.
Ces résultats sont déterminés comme il est dit aux articles 01. 02. 11 à 01. 02. 13 ci-dessus.
Les contribuables doivent, dans un délai de dix jours déterminé comme il est indiqué ci-après, aviser
l’inspecteur ou le contrôleur des Impôts territorialement compétent de la cession ou de la cessation et lui faire
connaître la date à laquelle elle a été ou sera effective ainsi que, s’il y a lieu, les nom, prénoms, et adresse du
cessionnaire. Les contribuables sont tenus de produire dans le même délai, outre les renseignements ci-dessus,
la déclaration de leur revenu accompagnée des pièces désignées à l’article 01. 02. 16 du présent titre ainsi que
l’inventaire détaillé des éléments d’actif à la date de la cession ou de la cessation. Le délai de déclaration de dix
jours commence à courir :
- du jour où la cession a été publiée dans un journal d’annonces légales, lorsqu’il s’agit de la cession d’un
fonds de commerce ;
- du jour où le cessionnaire a pris effectivement la direction des exploitations lorsqu’il s’agit de la cession
d’autres entreprises ;
- du jour de la fermeture définitive des établissements lorsqu’il s’agit de la cession d’entreprises.
Les contribuables qui ne produisent pas les renseignements visés au troisième alinéa du présent article ou
qui, invités à fournir à l’appui de la déclaration de leurs revenus les justifications nécessaires, s’abstiennent de les
donner dans les dix jours qui suivent la réception de l’avis qui leur est adressé à cet effet, sont taxés d’office
conformément aux dispositions des articles 01. 02. 31 à 01. 02. 33 qui précèdent.
Les pénalités prévues aux deuxième et troisième alinéas de l’article 01. 02. 51 sont également applicables en
cas d’insuffisance relevée dans la déclaration.
Les revenus visés au présent article sont imposés d’après les règles applicables au 1er janvier de l’année de
cession ou de cessation.
Les cotes ainsi établies sont immédiatement exigibles pour leur totalité.
Art. 01. 02. 46. - En cas de cession à titre onéreux ou gratuit, forcée ou volontaire, le cessionnaire peut être
rendu responsable, solidairement avec le cédant, du paiement des impôts afférents aux revenus réalisés par ce
dernier pendant l’année ou l’exercice précèdent lorsque, la cession étant intervenue pendant le délai normal de la
déclaration, ces revenus n’ont pas été déclarés par le cédant avant la date de la cession.
Toutefois, le cessionnaire n’est responsable que jusqu’à concurrence du prix du fonds de commerce, si la
cession a été faite à titre onéreux, ou de la valeur retenue pour la liquidation du droit de mutation entre vifs si elle
a eu lieu à titre gratuit. Il ne peut être mis en cause que pendant un délai de six mois qui commence courir du jour
de la déclaration prévue par le troisième alinéa de l’article 01. 02. 45 si elle est faite dans le délai imparti par ledit
alinéa ou de dernier jour de ce délai, à défaut de déclaration.
Art. 01. 02. 47. - Les dispositions de l’article 01. 02. 45 sont applicables dans le cas de décès du contribuable
soumis à l’impôt sur les revenus non salariaux.
Dans ce cas, les revenus qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice jusqu’à la date de son décès sont
imposés d’après les règles applicables au 1er janvier de l’année du décès. Il en est de même des revenus dont la
distribution ou le versement résulte du décès du contribuable s’ils n’ont pas été précédemment imposés et de
ceux qu’il a acquis sans en avoir eu la disposition antérieurement à son décès.
La déclaration des revenus définis à l’alinéa précédent doit être produite par les ayants droit du défunt dans
les six mois de la date du décès. Elle est soumise aux règles et sanctions prévues à l’égard des déclarations
annuelles.
Les cotisations correspondantes sont, le cas échéant, majorées comme prévu à l’article 01. 02. 51.
Les impositions ainsi établies ainsi que toutes autres impositions dues par les héritiers du chef du défunt
constituent une dette déductible de l’actif successoral pour la perception des droits de mutation par décès.
Elles ne sont pas admises en déduction des revenus des héritiers pour l’établissement de leurs impositions.
Art. 01. 02. 48. - Le contribuable qui transfère son domicile hors du territoire doit acquitter l’impôt sur les
revenus des personnes physiques à raison des revenus dont il a disposé pendant l’année de son départ jusqu’à
la date de celui-ci, de ceux qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé ainsi que des revenus qu’il a
acquis sans en avoir eu la disposition antérieurement à son départ.
Les revenus visés à l’alinéa précèdent sont imposés d’après les règles applicables au 1er janvier de l’année du
départ.
La déclaration provisoire des revenus imposables en vertu du présent article doit être produite au bureau des
Impôts territorialement compétent, trente jours au moins avant la date probable du départ du contribuable. Elle
est soumise aux règles de sanctions prévues à l’égard des déclarations annuelles, et peut être complétée, s’il y a
lieu, jusqu’à l’expiration des deux premiers mois de l’année suivant celle du départ. A défaut de déclaration
rectificative souscrite dans le délai, la déclaration provisoire est considérée comme confirmée par l’intéressé.
Art. 01. 02. 49. - Le minimum d’imposition établi selon les dispositions de l’article 01. 02. 38 ci-dessus est mis
au rôle, selon le cas, en même temps que l’impôt foncier sur les terrains ou la taxe professionnelle.
Le dit minimum est à valoir sur l’impôt décompté et établi selon le régime de droit commun au vu des
déclarations souscrites par les contribuables ou sur la base de renseignements parvenus au service chargé de
l’assiette des impôts.
Art. 01. 02. 50. - L’impôt mis au rôle dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 01. 02. 49 ci-
avant est perçu au profit du Budget général.
CHAPITRE XI
Pénalités
Art. 01. 02. 51. - Le contribuable taxé d’office en application des dispositions de l’article 01. 02. 31 ci-avant
supportera, outre le paiement de l’impôt, une peine fiscale égale à 25 p. 100 de cet impôt. La peine est portée à 100
p. 100 en cas de récidive.
En cas d’insuffisance relevée dans la déclaration des revenus, le contribuable sera puni d’une peine fiscale
égale à 25 p. 100 des droits correspondant au revenu non déclaré.
En cas de déclaration de déficit, le contribuable est passible d’une peine fiscale égale à 25p. 100 de l’impôt
fictif calculé sur les redressements effectués.
Tout retard dans la production des déclarations visées aux articles 01. 02. 15 et 01. 02. 23 ci-dessus entraînera
l’application d’une pénalité de 10 p. 100 des droits dus pour le premier mois de retard et 5 p. 100 pour chacun des
mois suivants sans toutefois excéder 300 p. 100.
Cette pénalité n’est pas cumulable avec celle prévue au premier alinéa de cet article.
Dans le cas de non-imposition à l’impôt sur les revenus non salariaux, le défaut de déclaration prévue aux
articles 01. 02. 17 et 01. 02. 23 peut être sanctionné par l’application d’une amende fiscale de 10 000 FMG.
Art. 01. 02. 52. - Les infractions visées au présent titre sont constatées et réprimées conformément aux
dispositions des articles 20.02.45 et suivants du présent Code.
Toutefois, les pénalités inférieures à 500 000 FMG, peuvent être constatées et perçues par voie de rôle.
TITRE III
Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 01. 03. 01 - Il est institué, un impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA) réalisés à Madagascar
perçu au profit du Budget Général de l’Etat.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Revenus imposables
Art. 01. 03. 02 - Sous réserve de conventions internationales, bilatérales ou multilatérales, sont imposables à
l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés :
- Les revenus perçus au titre d’un emploi salarié public ou privé exercé d’une façon permanente, temporaire
ou occasionnelle, tels que les traitements, salaires, soldes, émoluments, et, d’une manière générale, toute les
rémunérations fixes ou calculées proportionnellement aux affaires traitées ou au bénéfice de l’entreprise, ainsi
que les gratifications et primes de toute nature, les mois supplémentaires ;
- Les indemnités, quelle que soit leur appellation, ayant le caractère de supplément ou de complément de
salaire perçus en raison de l’occupation d’une fonction ;
- Toutes les rémunérations attachées aux fonctions de membres d’un organe d’administration de société ;
- Les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour frais versés aux dirigeants de société, quel
que soit leur objet ;
- Les pensions alimentaires servies à titre obligatoire, à l’exception de celles allouées aux enfants à charge ;
- Les rentes viagères.
SECTION II
Revenus exonérés
SECTION III
Territorialité de l’impôt
Art. 01. 03. 04 - Pour l’application des dispositions de l’article 01. 03. 01 sont considérés comme réalisés à
Madagascar :
1° Les revenus perçus en rémunération d’un emploi exercé à Madagascar ou ceux perçus d’un employeur se
trouvant à Madagascar ;
2° Tous les revenus de source malgache perçus par des personnes n’ayant pas de résidence à Madagascar ;
3° Les revenus, de quelque origine qu’ils soient, réalisés par des personnes physiques résidant à
Madagascar.
SECTION IV
Personnes imposables
Art. 01. 03. 05 - 1° Les personnes qui ont à Madagascar leur résidence habituelle au sens de l’article 01. 02.
05, sont imposables à l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA) en raison de leurs revenus énumérés à
l’article 01. 03. 02 ci-dessus.
2° Sont également imposables en raison de leurs revenus de source malgache :
- Les personnes dont la résidence habituelle est située hors de Madagascar ;
- Les personnes qui se trouvant hors de Madagascar perçoivent des revenus des entreprises ou organismes
auxquels ils appartenaient avant leur départ du territoire.
- Les agents de l’ETAT qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un pays étranger et qui
ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt personnel sur leurs revenus.
- Les personnes passibles de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés, ayant ou non leur résidence
habituelle à Madagascar, et qui perçoivent des revenus dont l’imposition est attribuée à Madagascar par une
convention bilatérale ou multilatérale relative aux doubles impositions.
CHAPITRE III
Fait générateur
CHAPITRE IV
Base d’imposition
Art. 01. 03. 07 - Les traitements, salaires indemnités, émoluments, pensions alimentaires et rentes viagères
ainsi que la valeur des avantages en nature dont le contribuable a joui concourent à la formation du revenu
global.
Tout Impôt mis légalement à la charge du salarié mais pris en charge par l’employeur ou l’organisme payeur,
est considéré comme un avantage imposable au nom du bénéficiaire.
Art. 01. 03. 08 - Pour la détermination du revenu brut, les avantages en nature sont évalués forfaitairement
ainsi qu’il suit :
- pour les véhicules automobiles, 50 000 FMG par mois et par véhicule dont la puissance est inférieure ou
égale à 10CV, et 80 000 FMG par mois et par véhicule dont la puissance est supérieure à 10CV ;
- pour le logement, 50p100 du loyer réel, ou à défaut, de la valeur locative retenue pour l’assiette de l’impôt
foncier sur la propriété bâtie ramenée au mois, sans toutefois excéder les 25p. 100 des rémunérations fixes
perçues en numéraire ;
- pour la domesticité, 2p. 100 du montant des rémunérations fixes perçues en numéraire, par domestique ;
- pour les autres avantages, 3p. 100 du montant des rémunérations fixes perçues en numéraire.
Dans le cas où les avantages en nature feraient l’objet d’une retenue sur salaire, le montant desdites retenues
est déduit des valeurs forfaitaires ci-dessus, sans que ce montant puisse toutefois excéder la valeur de
l’avantage telle qu’elle est définie au présent article.
La déduction au titre des loyers et celle au titre des charges définies au paragraphe 5 ci-dessus sont
effectuées sur demande déposée auprès du bureau territorialement compétent du service chargé de l’assiette des
impôts.
CHAPITRE V
Régime d’imposition
Retenue à la source
Art. 01. 03. 10. - Les traitements, salaires, indemnités et, d’une façon générale, les rémunérations résultant de
l’exercice d’une activité dépendante donnent lieu à l’application d’une retenue à la source, représentative et
libératoire de l’impôt sur les revenus salariaux.
- L’impôt est retenu à la source par l’employeur ou l’organisme payeur lors de chaque paiement.
- Lorsque, au cours d’un mois donné, un salarié perçoit des rémunérations se rapportant normalement à une
période supérieure à un mois, le montant ainsi perçu est étalé sur la période considérée pour le calcul de l’impôt
sur le revenu; avis en est donné par l’employeur ou l’organisme payeur au service d’assiette territorialement
compétent. Toutefois, si ladite période est supérieure à six mois, l’étalement doit obtenir l’accord préalable du
service de l’assiette.
Pour des motifs exceptionnels, l’Administration peut, au vu des requêtes gracieuses qui lui sont présentées
par les contribuables, autoriser la suspension de tout ou partie des retenues pour impôt pendant une période
déterminée.
La décision concernant cette autorisation appartient au Ministre chargé de la réglementation fiscale qui peut
déléguer tout ou partie de son pouvoir au Directeur général des Impôts, aux Directeurs ou aux chefs des services
fiscaux.
Art. 01. 03. 11 - La base imposable mensuelle ou mensualisée est calculée par l’employeur comme il est
indiqué aux articles 01. 03. 07 et suivants.
L’impôt est calculé en appliquant les taux fixés à l’article 01. 03. 16 à la base imposable définie précédemment.
Les dispositions relatives à la déduction ne peuvent être effectuées que sur notification écrite du service
chargé de l’assiette de l’impôt.
Art. 01. 03. 12. - Le montant total des impôts ainsi obtenu est retenu par l’employeur ou l’organisme payeur
préalablement au paiement des salaires et revenus assimilés, et versé entre les mains de l’agent chargé du
recouvrement dans les quinze premiers jours du mois suivant celui au cours duquel la retenue a été opérée.
Toutefois, lorsque le montant global des retenues n’excède pas 5 000 FMG par mois ou lorsque le paiement
s’effectue habituellement par trimestre, l’employeur ou l’organisme payeur est autorisé à cumuler le versement par
trimestre. Ce versement doit être effectué dans les quinze premiers jours du mois suivant l’expiration du trimestre
considéré.
Le recouvrement des impôts visés ci-dessus est assuré soit par l’agent du service des impôts, soit par le
comptable du Trésor public dont relève le lieu de paiement des sommes imposables.
Dans le cas où une même personne ou un même organisme verserait des sommes imposables à partir de deux
ou plusieurs lieux différents, l’impôt est versé à la caisse du comptable du Trésor ou l’agent du service des
impôts dont relève le lieu de travail des bénéficiaires desdites sommes.
Art. 01. 03. 13. - Dans le cas où un contribuable percevrait des revenus provenant de deux ou plusieurs
employeurs ou organismes payeurs, chaque partie versante détermine et retient provisoirement l’impôt
correspondant aux sommes qu’elle a payées conformément aux dispositions de l’article 01. 03. 11 ci-dessus.
Le montant définitif des retenues est calculé par le service chargé de l’assiette qui le notifie à chacun de ces
employeurs ou organismes payeurs.
Art. 01. 03. 14. - Les contribuables dont l’employeur ou l’organisme payeur se trouve hors du territoire
national doivent, suivant les modalités et dans les délais prévus aux articles 01. 03. 11 et 01. 03. 12 ci-dessus,
déterminer et verser eux-mêmes entre les mains du Trésorier principal ou de l’agent de recouvrement du service
des impôts dont relève leur résidence, l’impôt correspondant à toutes les rémunérations perçues au cours du
mois considéré.
Art. 01. 03. 15 - Lorsque, à l’occasion d’un paiement quelconque, l’employeur ou l’organisme payeur commet
une erreur aboutissant à un excédent de versement d’impôts, il a la possibilité d’imputer cet excédent sur l’un
quelconque des versements successifs qu’il effectue au cours des six mois suivant celui au cours duquel l’erreur
s’est produite.
Dans le cas où une telle imputation serait impossible, le remboursement peut être effectué auprès de la caisse
de l’agent chargé du recouvrement au vu d’une attestation délivrée par le service chargé de l’assiette de l’impôt
faisant apparaître le montant de la somme indûment versée.
Cette même possibilité est accordée aux contribuables qui versent eux-mêmes leur impôt dans les conditions
définies à l’article 01. 03. 14 ci-dessus.
CHAPITRE VI
Détermination de l’impôt
Art. 01. 03. 16. - La détermination de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés est effectuée selon le
barème ci-après, la base étant arrondie au millier de francs inférieur.
A. Droit Commun
En tout état de cause, l’application de la réduction d’impôt à raison des personnes à charge définie à l’article
01. 03. 19, ne doit pas avoir pour résultat de ramener le montant de l’impôt au-dessous des minima de
contribution fixés comme suit :
- 1 500 FMG pour les contribuables dont le revenu imposable est inférieur ou égal à 150 000 FMG ;
- 2 000 FMG pour les contribuables dont le revenu imposable est supérieur à 150 000 FMG mais inférieur ou
égal à 250 000 FMG ;
- 2 500 FMG pour les contribuables dont le revenu imposable est supérieur à 250 000 FMG.
B. Régime spécial
Par dérogation aux dispositions ci-dessus pour certaines rémunérations à caractère exceptionnel et à taux
unitaire dont la liste établie par arrêté du Ministre chargé de la réglementation fiscale, le taux de l’impôt est fixé
comme suit :
- 2 p. 100 pour les rémunérations dont le taux unitaire est inférieur ou égal à 3.500 FMG ;
- 4 p. 100 pour les rémunérations dont le taux unitaire est supérieur à 3.500 FMG mais inférieur ou égal à 10.000
FMG ;
- 10 p. 100 pour les rémunérations dont le taux unitaire est supérieur à 10.000 FMG.
CHAPITRE VII
Déduction pour investissement et épargne
Art. 01. 03. 17. - Les sommes investies ou épargnées au cours d’une année par les contribuables dont les
revenus sont soumis à l’Impôt visé au présent titre peuvent donner lieu à déduction dans les conditions définies à
l’article 01. 02. 40 ci-dessus.
Art. 01. 03. 18. - La déduction à ce titre est accordée mensuellement à concurrence de 25p. 100 du revenu
mensuel imposable. Le reliquat non-déduit augmenté des nouveaux investissements ou revenus épargnés peut
être déduit dans les mêmes conditions et limites jusqu’à épuisement du montant des investissements et épargnes
réalisés.
Les contribuables désirant bénéficier de cette déduction doivent déposer au bureau des Impôts dont relèvent
leur employeur ou organisme payeur une déclaration faisant apparaître tous les éléments nécessaires à la
détermination des déductions auxquelles ils peuvent prétendre.
Cette déclaration rédigée sur un imprimé fourni par l’Administration fiscale et dûment signée, doit être
accompagnée des pièces justificatives adéquates.
Le bénéfice des dispositions du présent article n’est pas cumulable avec celui prévu à l’article 01. 02. 40. Dans
le cas où un élément ayant donné lieu à la déduction prévue au présent article serait cédé ou détourné de son
attestation avant expiration d’un délai de cinq ans à partir de sa réalisation ou son acquisition, le montant ainsi
déduit sera rapporté au revenu imposable de l’année au titre de laquelle la déduction a été opérée ou à défaut, au
plus ancien exercice auquel l’Administration dispose de son droit de reprise. L’impôt complémentaire résultant de
cette régularisation sera assorti d’une pénalité de 25p. 100.
CHAPITRE VIII
Réduction d’impôt à raison des personnes à charge
Art. 01. 03. 19. - Les contribuables soumis à l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés ont droit, à raison de
chaque personne à charge, à une réduction d’impôt de 500FMG par mois.
Sont considérés comme personnes à charge, à la condition de ne pas avoir de revenus distincts de ceux qui
servent de base à l’imposition du contribuable concerné :
1. Ses descendants en ligne directe et ceux de son conjoint, y compris les enfants légalement adoptés, âgés
de moins de vingt et un ans révolus au 1er janvier de l’année d’imposition ou infirmes ou moins de vingt-cinq
ans s’ils poursuivent leurs études ;
2. Ses ascendants en ligne directe et ceux de son conjoint ne disposant d’aucune ressource.
La réduction pour personnes à charge est accordée à celui des conjoints qui perçoit les allocations familiales.
Art. 01. 03. 20. - En tout état de cause, le montant obtenu après l’application des dispositions de l’article 01.
03. 19 ci-dessus ne doit pas avoir pour effet de ramener le montant à payer à une somme inférieure à la moitié de
l’impôt brut ou aux minima fixés à l’article 01. 03. 16 ci-avant.
CHAPITRE IX
Obligations des contribuables et des personnes
versant des sommes imposables
Art. 01. 03. 21. - L’employeur ou l’organisme payeur doit effectuer le versement prévu par l’article 01. 03. 12
ci-dessus au moyen d’un bordereau établi sur un imprimé fourni par l’Administration. Le bordereau doit être
produit en quatre exemplaires dont les destinations sont les suivantes :
- les deux premiers remis au moment du versement à l’agent chargé du recouvrement qui garde l’original et
adresse le double dûment annoté des mentions de recouvrement au bureau de Recettes territorialement
compétent :
- le troisième adressé directement à ce même bureau dans les dix jours suivant la date du versement
accompagné du double de l’état et de toute autre pièce ayant servi au paiement, faisant apparaître aussi bien les
revenus imposables que les revenus exonérés ;
- le quatrième conservé pour archives par l’employeur ou l’organisme payeur.
L’employeur ou l’organisme payeur est tenu de déposer au bureau de Recettes indiqué ci-dessus, dans le
mois qui suit celui du paiement des salaires, un état nominatif des sommes payées à ses employés, même si aucun
des salaires versés n’atteint le seuil imposable.
Art. 01. 03. 22. - Les contribuables visés à l’article 01. 03. 13 sont tenus de déclarer avant le 15 janvier, au
bureau des Impôts territorialement compétent, le montant par employeur ou organisme payeur, des revenus
mensuels ou mensualisés qu’ils perçoivent.
Tout changement qui se produit dans la situation de ces contribuables doit faire l’objet d’une déclaration à
déposer dans les quinze jours suivant l’événement.
Est également considéré comme un changement de situation devant donner lieu à production de cette
déclaration, le fait pour un contribuable ayant précédemment perçu des revenus d’une seule origine d’être payé
par deux ou plusieurs employés ou organismes payeurs.
Art. 01. 03. 23 - Les contribuables visés à l’article 01. 03. 14 sont tenus de joindre à l’exemplaire du bordereau
de versement destiné au service des Impôts une fiche de paie ou toute autre pièce pouvant justifier la nature et le
montant de leurs revenus.
CHAPITRE X
Pénalités
Art. 01. 03. 24 - Une majoration de retard de 10p. 100 pour le premier mois et de 5 p. 100 pour chacun des
mois suivants, sans toutefois excéder 300 p. 100, est appliqué à tout versement après l’expiration du délai prévu à
l’article 01. 03. 12 ci-dessus. Cette majoration, perçue directement par l’agent chargé du recouvrement, reste à la
charge de l’employeur, de l’organisme payeur ou d’une façon générale, de toute personne légalement tenue à
effectuer le versement.
- Toutefois, elle peut faire l’objet d’une remise totale ou partielle sur demande circonstanciée des
contribuables. La décision concernant cette remise appartient au Ministre chargé de la réglementation fiscale qui
peut déléguer tout ou partie de son pouvoir au Directeur général des Impôts, aux Directeurs ou aux Chefs des
services Fiscaux.
Art. 01. 03. 25 - Toute personne physique ou morale qui verse à des tiers des revenus imposables à l’impôt
sur les revenus au titre des salaires et assimilés et qui aura omis d’opérer tout ou partie des retenues pour impôt
prévues aux articles 01. 03. 10 et suivants ci-dessus est passible, en plus du paiement des sommes qu’elle a
omises de retenir, d’une amende pouvant aller jusqu’au double du montant desdites sommes sans pouvoir être
inférieure à 5.000 FMG.
Art. 01. 03. 26 - Toute personne physique ou morale ayant opéré des retenues pour impôt sur des revenus
payés à des tiers et qui aura omis de verser tout ou partie de ces retenues auprès de l’agent chargé du
recouvrement est passible, en plus du paiement des sommes non versées, d’une amende pouvant aller jusqu’au
quadruple du montant desdites sommes sans pouvoir être inférieure à 10.000 FMG.
Art. 01. 03. 27 - Toute personne physique ou morale qui aura omis de faire parvenir au service des Impôts,
dans les conditions définies à l’article 01. 03. 21 ci-avant, les bordereaux de versement de retenues pour impôt ou
les pièces justificatives des revenus payés sera passible d’une amende pouvant aller jusqu’au double desdites
retenues sans pouvoir être inférieure à 10 000 FMG.
Art. 01. 03. 28 - Tout contribuable visé à l’article 01. 03. 13 qui n’aura pas effectué les formalités prescrites par
l’article 01. 03. 22 ci-dessus est passible d’une pénalité égale à 25p. 100 de la différence entre l’impôt
effectivement dû et celui retenu provisoirement par chaque partie versante.
Cette pénalité sera constatée et perçue par voie de rôle.
Art. 01. 03. 29 - Tout contribuable visé à l’article 01. 03. 14 qui aura omis de verser tout ou partie de l’impôt
dont il est redevable sera puni, en plus du paiement des sommes non versées, d’une peine fiscale égale à 50p. 100
du montant desdites sommes. La peine fiscale est portée à 300 p. 100 en cas de récidive.
Art. 01. 03. 30 - Toutes autres infractions aux dispositions légales et réglementaires régissant l’impôt général
frappant les revenus salariaux et assimilés seront punies d’une amende de 5.000 à 200.000 FMG.
TITRE IV
Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM)
CHAPITRE PREMIER
Champ d’application
Principe
Art. 01. 04. 01. - Sous réserve des exemptions prévues ci-après, sont assujetties à l’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers, perçu au profit du Budget général, les sociétés civiles, les sociétés commerciales et les
associations qui ont leur siège à Madagascar ou qui ont des activités ou des biens à Madagascar.
Art. 01. 04. 02. - L’assiette de l’impôt varie selon qu’il s’agit :
1° De personnes morales ayant leur siège social à Madagascar ;
2° De personnes morales ayant leur siège social dans un pays étranger ayant passé avec la République de
Madagascar une convention tendant à éliminer les doubles impositions en matière d’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers ;
3° De personnes morales ayant leur siège social dans un pays étranger n’ayant pas passé avec la République
de Madagascar de convention tendant à éliminer les doubles impositions en matière d’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers ;
CHAPITRE II
Sociétés dont le siège social est à Madagascar
A- Revenus imposables
Art. 01. 04. 03. - Sous réserve des exemptions prévues à la section VII, l’impôt sur le revenu des capitaux
mobiliers s’applique :
1° Aux dividendes, intérêts, arrérages, revenus et tous autres produits des actions de toute nature et des
parts de fondateurs des sociétés, compagnies et entreprises quelconques, financières, industrielles,
commerciales ou civiles, ayant leur siège social à Madagascar, quelle que soit l’époque de leur création ;
2° Aux intérêts, produits et bénéfices des parts d’intérêts et commandites dans les sociétés, compagnies et
entreprises ayant leur siège à Madagascar, dont le capital n’est pas divisé en actions ;
3° Aux montants des remboursements et amortissements totaux ou partiels que les sociétés désignées dans
les numéros qui précèdent effectuent sur le montant de leurs actions, parts d’intérêts ou commandites, avant leur
dissolution ou leur mise en liquidation ;
4° Au montant des tantièmes, jetons de présence, remboursements forfaitaires de frais et toutes autres
rémunérations revenant à quelque titre que ce soit à l’administrateur unique ou aux membres des conseils
d’Administration des sociétés visées au n°1 qui précède ;
5° Aux jetons de présence payés aux actionnaires de ces sociétés à l’occasion des assemblées générales ;
6° Aux intérêts, arrérages et tous autres produits des obligations et emprunts de toute nature des sociétés,
compagnies et entreprises désignées aux n°1 et 2et qui précèdent.
Toutefois, les intérêts perçus par les banques au titre de leurs opérations de crédit bancaire ne sont pas
passibles de l’impôt ;
7° Aux lots et primes de remboursement payés aux créanciers et aux porteurs d’obligations des sociétés,
compagnies et entreprises désignées aux n°1 et 2 qui précèdent ;
8° Sur les intérêts servis aux sommes ainsi qu’aux cautionnements en numéraire déposés dans les caisses des
sociétés à l’exclusion des intérêts des dépôts à vue.
Les dividendes, arrérages, bénéfices et produits visés aux n°1 et 2 du présent article s’entendent de toutes
sommes ou valeurs attribuées à quelque époque que ce soit aux associés et porteurs de parts, à un autre titre que
celui du remboursement de leurs apports.
Art. 01. 04. 04. - Sont également considérés comme revenus distribués, et comme tels, passibles de l’impôt:
1° Tous les bénéfices qui ne sont pas mis en réserves, portés en provisions, incorporés au capital ou reportés
à nouveau.
Ces bénéfices s’entendent de ceux qui ont été retenus pour l’assiette de l’impôt sur les sociétés, augmentés
du montant des déductions, réductions ou exonérations autorisées en application de l’article 01. 01. 06 et
diminués des sommes payées au titre de l’impôt sur les sociétés de l’exercice considéré ;
2° Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés et des porteurs de parts bénéficiaires
ou de fondateurs directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d’avances, de prêts ou d’acomptes
;
Lorsque ces sommes sont remboursées à la personne morale dans le délai de trois ans, elles viennent en
déduction des revenus imposables pour la période d’imposition au cours de laquelle le remboursement est
effectivement intervenu ;
3° Les sommes ou valeurs attribuées aux porteurs de parts bénéficiaires ou de fondateur au titre du rachat de
ces parts ;
4° Les rémunérations et avantages occultes et généralement tous avantages quelconques de toute nature
accordés à des associés qui ne seraient pas la rémunération d’un service fait pour le compte de la société.
Art 01. 04. 05 - Les revenus ci-dessus désignés sont déterminés pour le paiement de la taxe conformément
aux dispositions des articles 01. 04. 09, 01. 04. 11 et 01. 04. 12.
Art 01. 04. 06 - La taxe est due, que les sommes ou valeurs distribuées soient ou non prélevées sur les
bénéfices.
En cas de réunion de quelque manière qu’elle s’opère de toutes les actions ou parts d’une société entre les
mains d’un seul associé, la taxe est acquittée par cet associé dans la mesure de l’excédent du fonds social sur le
capital.
B- Tarif
Art. 01. 04. 07. - Le taux de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers est fixé à 25p. 100.
L’impôt payé constitue, sous certaines conditions, un acompte à valoir sur l’impôt sur les revenus du
bénéficiaire, conformément aux dispositions des articles 01. 01. 16 du présent code.
Par exception aux dispositions des premier et deuxième alinéas ci-dessus, le taux de l’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers est fixé à 30p. 100 lorsque le bénéficiaire est une personne physique. Dans ce cas le paiement
de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers est libératoire de l’impôt sur les revenus non salariaux des
personnes physiques.
Art. 01. 04. 08. - Les intérêts des bons de caisse émis par les établissements de crédit ayant ou non leur siège
à Madagascar et dont les bénéficiaires ne sont pas portés à la connaissance de l’Administration sont assujettis à
l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers au taux de 25 p. 100.
C- Mode de perception de l’impôt
Art. 01. 04. 10. - Toutes les sociétés doivent déposer au bureau des impôts de leur siège le bilan et les pièces
comptables y annexées le 30 avril pour les sociétés dont l’exercice social prend fin au cours du second semestre
civil, et dans les vingt premiers jours d’octobre pour les autres.
Art. 01. 04. 11. - Lorsque les obligations et tous titres d’emprunt, dont les lots et primes de remboursements
sont assujettis à la taxe de l’article 01. 04. 03 ci-dessus, ont été émis à un taux unique, ce taux sert de base à la
liquidation du droit sur les primes.
Si le taux d’émission a varié, il est déterminé pour chaque emprunt par une moyenne établie en divisant par le
nombre des titres correspondant à cet emprunt le montant de l’emprunt total, sous la seule déduction des
arrérages courus au moment de chaque vente.
A l’égard des emprunts dont l’émission faite à des taux variables n’est pas terminée, la moyenne est établie
d’après la situation de l’emprunt au 31 décembre de l’année qui a précédé celle du tirage.
Lorsque le taux ne peut pas être établi conformément aux trois paragraphes ci-dessus, ce taux est représenté
par un capital formé de vingt fois l’intérêt annuel stipulé lors de l’émission au profit du porteur du titre.
A défaut de stipulation d’intérêt, il est pourvu à la fixation du taux d’émission par une déclaration estimative
faite dans les formes prévues par la réglementation sur l’enregistrement.
4° En cas de contestation sur les déclarations prévues aux alinéas précédents, la procédure et les instances
sont celles prévues en matière de droit d’enregistrement.
5° Lorsque la demande d’exemption est fondée sur la "disparition en fin de concession de tout ou partie de
l’actif social, soit par suite de dépérissement, soit par suite de remise à l’autorité concédante ", l’exemption est
accordée dans la mesure où le capital social ne pourrait se retrouver, compte tenu des amortissements ou
remboursements effectués en franchise d’impôt.
Art. 01. 04. 13. - L’impôt est payé au bureau des Impôts du siège social pour les sociétés, compagnies et
entreprises.
Art. 01. 04. 14. - Le montant de l’impôt est avancé sauf leurs recours, par les sociétés, compagnies,
entreprises.
Art. 01. 04. 15. - La taxe est acquittée sur déclaration déposée à la recette des Impôts du bureau du siège
social des sociétés, compagnies ou entreprises avant le 30 avril et dans les vingt premiers jours du mois
d’octobre. Elle s’applique à tous les produits énumérés à l’article 01. 04. 03 et dont la distribution a eu lieu au
cours du semestre précédent. Elle est versée à l’échéance d’octobre pour les distributions effectuées du 1er
janvier au 30 juin et à l’échéance d’avril pour celles effectuées du 1er juillet au 31 décembre.
A l’appui du versement, il est remis au receveur une liste des associés avec le nombre de titres ou de parts
détenus par chacun d’eux, une copie du procès-verbal de tirage au sort s’il y a lieu, et un état indiquant :
a. Le nombre des titres amortis ;
b. Le taux d’émission de ces titres déterminé conformément à l’article 01. 04. 11, s’il s’agit de primes de
remboursement ;
c. Le cas échéant, le prix de rachat en bourse de ces mêmes titres ;
d. Le montant des lots et des primes revenant aux titres amortis ;
e. La somme sur laquelle la taxe est exigible.
Pour les bénéfices, jetons de présence et rémunérations diverses distribués aux membres des conseils
d’Administration des sociétés, compagnies ou entreprises, dans les vingt premiers jours des mois d’avril et
d’octobre de chaque année, pour les sommes mises en distribution au cours du semestre précédent.
Pour les remboursements ou amortissements totaux ou partiels, dans les trois mois qui suivent la mise en
paiement de ces remboursements.
Toutefois, si une demande d’exemption a été présentée, l’impôt n’est exigible qu’après qu’il a été statué sur
ladite demande.
Art. 01. 04. 16. - Les dispositions du premier alinéa de l’article 01. 04. 15 sont applicables aux produits
énumérés à l’article 01. 04. 04.
Art. 01. 04. 17. - A l’appui du paiement de la taxe sur les rémunérations de l’administrateur unique ou des
membres des conseils d’Administration, les sociétés, compagnies ou entreprises sont tenues de déposer un état
nominatif totalisé, certifié par leurs représentants légaux et énonçant le montant des sommes distribuées à chacun
des membres des conseils d’Administration avec l’indication de leur domicile ou de leur résidence.
D- Pénalités
Art. 01. 04. 18. - Tout retard dans le paiement de l’impôt entraîne l’application d’une amende de 5 p100 du
droit exigible par mois ou fraction de mois. Cette amende ne peut excéder, en totalité, 100 p 100 du droit simple
exigible, ni être inférieur à 5.000 FMG.
Toute inexactitude ou omission entraînant un préjudice pour le Trésor donne lieu au paiement d’une amende
égale à 200p.100 du complément du droit simple.
Toute contravention aux dispositions de l’article 01. 04. 04 et du paragraphe 7° de l’article 01. 04. 09 est
passible d’une amende égale au double du droit simple exigible.
Toute société qui n’a pas déposé, dans les délais impartis, les documents et pièces ou la déclaration prévus
respectivement aux articles 01. 04. 10 et 01. 04. 15, est passible d’une amende égale à la moitié de la somme retenue
pour l’établissement de l’impôt sur les personnes morales conformément aux dispositions des articles 01. 01. 06 à
01. 01. 20 du présent Code, sans que ce montant puisse être inférieur à 100 000 FMG.
Dans tous les cas, il est fait application d’un minimum de 5.000 FMG.
Toute autre contravention est punie d’une amende de 5.000 FMG.
CHAPITRE III
Sociétés étrangères
Art. 01. 04. 19. - Les dispositions applicables aux sociétés ayant leur siège à Madagascar sont applicables à
ces sociétés. Toutefois, la répartition des revenus et produits taxables sera faite dans les conditions fixées par la
convention.
Art. 01. 04. 20. - Les sociétés en question sont imposées, en ce qui concerne l’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers, sur la valeur brute des biens meubles et immeubles qu’elles possèdent à Madagascar à raison
d’un forfait déterminé par le chef du service des Impôts territorialement compétent, compte tenu des activités de
ces sociétés. L’Administration se réserve le droit de réviser ce forfait.
Elles acquittent l’impôt aux taux prévus par l’article 01. 04. 07 sur le montant du forfait dans les deux mois qui
suivent la clôture de l’exercice ou, en cas de cessation d’activité, dans les quinze jours de cette cessation.
Dans tous les cas, l’assiette de l’impôt ne peut être inférieure aux bénéfices nets totaux réalisés par la société
au cours de l’exercice envisagé, ces bénéfices étant ceux retenus pour l’établissement de l’impôt sur les sociétés.
CHAPITRE IV
Obligations diverses
A- Déclaration d’existence
Art. 01. 04. 21. - Les sociétés civiles de personnes constituées conformément aux articles 1832 et suivants du
Code civil, les sociétés commerciales quelle que soit leur forme sont tenues de faire au bureau des Impôts du lieu
où elles ont leur siège, dans les trois mois de leur constitution définitive une déclaration constatant :
1° L’objet, le siège et la durée de la société ou de l’entreprise ;
2° La date de l’acte constitutif et celle de l’enregistrement de cet acte, dont un exemplaire sur papier non
timbré dûment certifié est joint à la déclaration ;
3° Les nom, prénoms, domicile des directeurs ou gérants ;
4° Le nombre et le montant des titres émis, en distinguant les actions des obligations et les titres nominatifs
des titres au porteur ;
5° Pour les sociétés civiles, la nature et la valeur des biens mobiliers ou immobiliers constituant les apports ;
Pour les sociétés civiles, les droits attribués aux associés dans le partage des bénéfices et de l’actif social que
ces droits soient ou non constatés par des titres délivrés aux ayants droit.
Art. 01. 04. 22. - Toute contravention aux prescriptions de l’article 01. 04. 21 est punie d’une amende de 25.
000FMG.
A défaut de la déclaration prévue audit article, les actes constitutifs ou modificatifs de sociétés civiles ne sont
pas opposables à l’Administration pour la perception des impôts exigibles en vertu de la réglementation en
vigueur.
Art. 01. 04. 23. - Les dispositions de l’article précédent sont applicables aux sociétés visées aux articles 01.
04. 19, 01. 04. 20 ci-dessus.
Les déclarations d’existence sont signées par la ou les personnes qui ont qualité pour engager valablement la
société.
II- Les sociétés en question peuvent s’affranchir de l’obligation de faire agréer un représentant responsable
en déposant au Trésor un cautionnement en numéraire dont le montant est déterminé par le chef du service des
Impôts territorialement compétent.
CHAPITRE V
Exemption et régimes spéciaux
Amortissements du capital
Art 01. 04. 25- Les dispositions de l’article 01. 04. 03 ne sont pas applicables aux amortissements qui seraient
faits par une réalisation d’actif immobilisé et au moyen des prélèvements sur les éléments autres que le compte
profits et pertes, les réserves ou provisions diverses du bilan. En cas d’existence de bénéfices, de provisions ou
de réserves autres que la réserve légale, l’exemption ne couvre que l’excédent de l’amortissement ou du
remboursement effectué par rapport au montant de ces bénéfices provisions ou réserves.
Art 01. 04. 26 - Sont fixées à l’article 01. 04. 12 les conditions dans lesquelles il est constaté dans chaque cas que
l’opération a bien le caractère d’amortissement et que l’exonération est légitime.
Art 01. 04. 27 - Lorsque les actions ont été remboursées par un des moyens non expressément exclus par le
premier alinéa de l’article 01. 04. 25 et à la liquidation de la société, la répartition de l’actif entre les porteurs
d’actions de jouissance et jusqu’à concurrence du pair des actions originaires est considérée comme un
remboursement de capital non imposable à l’impôt sur le revenu.
Art 01. 04. 28 - La taxe prévue à l’article 01. 04. 33 qui a été perçue effectivement sur les augmentations de capital
par incorporation des réserves ou des bénéfices vient, à due concurrence, en déduction de l’impôt exigible en cas
de remboursement ou d’amortissement de capital.
Pour l’application de cet article, le remboursement est censé s’opérer, d’abord sur les incorporations les plus
récentes, ensuite sur les plus anciennes, enfin, en dernier lieu, sur le capital provenant d’apport.
Coopératives
Art 01. 04. 29 - L’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers n’est pas applicable aux emprunts ou obligations
des sociétés de toute nature dites de coopération et par les associations de toute nature quels qu’en soient
l’objet et la dénomination, constituées exclusivement par ces sociétés coopératives.
Art. 01. 04. 30. - Les dispositions du présent chapitre relatives à l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers
ne s’appliquent :
1° Ni aux parts d’intérêts, emprunts ou obligations de sociétés ou unions de sociétés coopératives agricoles,
ou caisses locales de crédit agricole, associations agricoles ;
2° Ni aux emprunts contractés par les caisses centrales de crédit mutuel.
3° Ni aux intérêts, arrérages et tous autres produits des comptes ouverts dans les établissements de crédit aux
noms des caisses de crédit mutuel agricole.
Art. 01. 04. 31. - Les associations ayant exclusivement et effectivement pour objet le secours matériel et
mutuel qui ne sauraient être rangées dans la catégorie des sociétés véritables, ne sont pas atteintes par l’impôt
sur le revenu des capitaux mobiliers sauf en ce qui concerne seulement leurs emprunts.
Investissements financés par des organismes extérieurs
Art. 01. 04. 32. - Les intérêts des emprunts contractés pour la réalisation des investissements définis à
l’article 01. 01. 07 du présent Code et octroyés par des organismes de financement extérieurs sont exonérés de
l’Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers.
Art. 01. 04. 33. - L’incorporation des réserves ou des bénéfices au capital n’est pas considérée, au point de
vue fiscal, comme une distribution.
Cette opération est assujettie à une taxe d’incorporation de 8p100 qui n’est pas perçue dans la limite où la
capitalisation des réserves ou des bénéfices a pour contrepartie l’acquisition préalable des biens
d’investissement visés à l’article 01. 04. 34 ci -après ou des prises de participation au capital nouveau
d’entreprises industrielles, artisanales, agricoles, minières, hôtelières, touristiques ou de transport installées ou
s’installant à Madagascar.
Lorsque la valeur des biens d’investissement dépasse le montant de l’augmentation décidée, la différence
peut être reportée en franchise d’impôt à l’occasion d’une capitalisation ultérieure de bénéfices ou des réserves
intervenue dans les cinq ans de l’opération au cours de laquelle cette différence n’a pu être utilisée.
Toutefois, le bénéfice de l’exemption est frappé de déchéance si l’une des opérations suivantes intervient :
La déchéance entraîne le rapport jusqu’à concurrence du montant des biens cédés ou du capital réduit ou
remboursé, des bénéfices ou des réserves exonérées à l’occasion de leur capitalisation aux revenus taxables de
l’année de l’augmentation de capital exemptée, ou, s’il y a lieu, à ceux de la plus ancienne des années sur
lesquelles l’Administration peut exercer son droit de reprise.
Art. 01. 04. 34. - L’exonération prévue à l’article précédent est accordée aux sociétés qui effectuent des
investissements tels qu’ils sont définis par l’article 01. 01. 07 et dans les limites prévues par l’article 01. 01. 08.
Dans le cas où les conditions prévues n’auraient pas été respectées, les sommes précédemment exonérées
seront rapportées au revenu de l’année au cours de laquelle elles ont été admises en réduction, ou, s’il y a lieu, à
celui de la plus ancienne des années sur lesquelles l’Administration peut exercer son droit de reprise. En outre,
l’impôt correspondant supportera, sauf cas de force majeure dûment reconnu, une majoration de 25 p100.
Les sociétés désirant bénéficier de ces dispositions devront joindre à la déclaration un état détaillé des
sommes effectivement payées au titre des investissements susvisés et apporter toutes les justifications de leur
droit de propriété.
Art. 01. 04. 35. - Le recouvrement et le contentieux de la taxe d’incorporation de réserves sont soumis aux
mêmes règles que celles qui régissent l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.
Art. 01. 04. 36 - Les dispositions de l’article 01. 04. 03 (n°2) ne s’appliquent, dans les sociétés en commandite
dont le capital n’est pas divisé en actions, qu’au montant de la commandite.
Société en nom collectif
Art. 01. 04. 37 - Les dispositions de l’article 01. 04. 03 (n°2) ne sont pas applicables :
b. Aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles de personnes ayant une activité non commerciale ou salariée,
dont l’actif ne comprend que les biens mobiliers nécessaires à l’exercice de la profession des sociétés ;
c. Aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles de personnes assujetties à l’impôt sur les bénéfices de
l’exploitation agricole constituées exclusivement entre agriculteurs participant personnellement à l’exploitation de
l’entreprise sociale et dont l’actif ne comprend que les biens nécessaires à l’exercice de la profession des
associés.
Art. 01. 04. 38 - Les plus-values résultant de l’attribution gratuite d’actions, de parts bénéficiaires, de parts
sociales ou d’obligations, à la suite de fusion de sociétés anonymes, en commandite par actions ou à
responsabilité limitée, sont exonérées de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.
Si dans les dix ans de la fusion, il est procédé à une réduction de capital non motivée par des pertes sociales
ou à un remboursement total ou partiel des obligations attribuées gratuitement, les plus-values sont déchues à
concurrence de la portion du capital remboursé aux actions, parts ou obligations attribuées gratuitement, de
l’exemption dont elles avaient bénéficié, et les droits exigibles doivent être acquittés par la société absorbante ou
nouvelle dans les vingt premiers jours du semestre qui suit celui au cours duquel a été fait le remboursement, à
peine des sanctions édictées par l’article 01. 04. 18.
Fusion de sociétés
Art. 01. 04. 39 - En cas de fusion de sociétés, les attributions gratuites d’actions ou parts sociales, ( parts de
capital ) de la société absorbante ou nouvelle aux membres de la société absorbée ne sont pas considérées
comme des distributions imposables au regard de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.
Sociétés anonymes
1. Que les actions ou parts d’intérêts possédées par la première société représentent au moins 30p100 du
capital de la seconde société ;
2. Qu’elles aient été souscrites ou attribuées à l’émission et soient toujours restées inscrites au nom de la
première société ou qu’elles soient détenues depuis deux années consécutives au moins sous la forme
nominative.
Toutefois, aucun pourcentage minimum ne sera exigé lorsque les actions ou parts d’intérêts possédées par la
première société lui auront été remises en représentation d’apports faits par une société anonyme, en commandite
par actions ou à responsabilité limitée à une autre société constituée sous l’une de ces formes d’une partie de ses
éléments d’actif, à condition que la société bénéficiaire de l’apport ait son siège à Madagascar.
II- En cas de fusion, le bénéfice des dispositions qui précèdent est transporté de plein droit de la société
absorbée à la société absorbante ou nouvelle; les mêmes dispositions sont également applicables aux sociétés
ayant leur siège à Madagascar qui ont une participation dans la société absorbée pour les actions nominatives ou
les parts d’intérêts de la société absorbante ou nouvelle qu’elles ont reçus sans les avoir souscrites à l’émission,
en remplacement des actions ou parts d’intérêts dans la société absorbée à charge par elle de justifier que les
actions ou parts d’intérêts de la société absorbée ont été inscrites au nom de la société ou que leur acquisition
est antérieure de deux ans au moins à la distribution des dividendes et autres produits susceptibles d’être
exonérés.
Warrants
Art. 01. 04. 42. - L’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers n’est pas applicable aux avances faites aux
sociétés au moyen d’endossements de warrants.
Art. 01. 04. 43. - L’émission, l’exposition, la mise en vente, l’introduction sur le marché de Madagascar
d’actions, d’obligations ou de titres de quelque nature qu’ils soient des sociétés françaises ou étrangères sont,
en ce qui concerne ceux de ces titres offerts au public, assujetties aux formalités déterminées par les textes en
vigueur.
TITRE V
Taxe forfaitaire sur les transferts (TFT)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 01. 05. 01. - Il est institué, une taxe forfaitaire sur les transferts ( TFT ) perçue au profit du budget
général de l’Etat.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Sommes taxables
Art. 01. 05. 02. - La taxe est due à raison des versements ou transferts effectués au profit de personnes
physiques ou morales se trouvant à l’étranger et non imposées à Madagascar à aucun des impôts visés à la
première partie du livre I du présent Code et à la taxe professionnelle.
SECTION II
Sommes exonérées
Art. 01. 05. 03. - Sont exonérés de la taxe forfaitaire sur les transferts :
1° Les sommes que les personnes se trouvant à l’étranger perçoivent à titre de bourses ou d’allocations
d’études ;
2° Les sommes transférées à l’étranger, représentant le prix de vente de biens immobiliers ou mobiliers, y
compris les fonds de commerce et les titres de participation au sein d’entreprises situées à Madagascar ;
3° Les dividendes et produits de parts transférés et ayant déjà supporté l’impôt sur les revenus des capitaux
mobiliers ( IRCM ) à Madagascar ;
4° Les sommes représentant le remboursement du principal d’un prêt consenti par un organisme de crédit à
des personnes résidant à Madagascar ;
5° Les sommes représentant le prix normal d’achat de marchandises importées ;
6° Le transfert des sommes représentant la contrepartie de services rendus à l’extérieur sur des aéronefs ou
navires appartenant à une société nationale malgache de transports aériens ou maritimes lorsque ces services ne
peuvent être rendus sur place, ainsi que celui relatif aux redevances de toute nature, droits et taxes normalement
dus pour le survol de territoires, le passage dans les canaux, l’utilisation des installations portuaires et
aéroportuaires étrangers ;
7° Les intérêts versés par le Trésor public et la Banque Centrale auprès d’autres Etats ou organismes
financiers étrangers ayant accordé des aides, sous forme de prêts, à la réalisation d’investissements à
Madagascar.
8° Les intérêts des emprunts visés à l’article 01.04.32
CHAPITRE III
Base de la taxe
Art. 01. 05. 04. - La base de la taxe forfaitaire est constituée par le montant brut des transferts tous frais et
taxes compris. Cette base est arrondie au millier de franc inférieur.
CHAPITRE IV
Taux de la taxe
Art. 01. 05. 05. - Le taux de la taxe forfaitaire sur les transferts est fixé à 15p. 100.
CHAPITRE V
Régime d’imposition
Art. 01. 05. 06. - Le montant de la taxe forfaitaire est calculé par la personne qui effectue le transfert et versé à
la caisse du Receveur des Impôts de son choix préalablement à l’opération de transfert.
Art. 01. 05. 07. - Le versement prévu à l’article 01. 05. 06 ci-dessus doit être effectué à l’aide d’un bordereau
spécial mis à la disposition du public par l’Administration.
Art. 01. 05. 08. - En cas d’absence ou d’insuffisance de versement, le montant de la taxe forfaitaire non
acquitté sera perçu au nom de la personne qui aurait dû effectuer le versement, la partie versante et le bénéficiaire
étant, le cas échéant, solidairement responsables du paiement de la taxe.
CHAPITRE VI
Pénalité
Art. 01. 05. 09. - Toute infraction aux dispositions du présent titre est passible d’une pénalité de 50 p.100 de
la taxe éludée ou fraudée sans pouvoir être inférieure à 500.000 FMG. L’amende est portée à 300 p. 100 en cas de
récidive.
TITRE VI
Impôt synthétique
CHAPITRE I
Principe
Art. 01.06.01. - Il est institué un impôt unique, dénommé « Impôt Synthétique », représentatif et libératoire de
la Taxe Professionnelle, de l’Impôt sur les Revenus Non Salariaux et des Taxes sur les Chiffres d’Affaires, perçu
au titre du Budget Général et destiné au financement du programme d’investissements régionalisés.
Un décret pris en Conseil des Ministres déterminera les conditions et les modalités de répartition du produit
de cet impôt.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Personnes imposables
Art. 01. 06. 02. - Sont soumis à l’Impôt Synthétique, les personnes physiques et entreprises individuelles
exerçant une activité indépendante passible ou non de la Taxe Professionnelle.
Sont notamment imposables à l’impôt lorsque leur chiffre d’affaires annuel, revenu brut ou gain estimé hors
taxe, est inférieur ou égal à 12 millions de francs :
- les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs ;
- les producteurs ;
- les artisans ;
- les commerçants ;
- les prestataires de service de toute espèce ;
- les personnes exerçant des professions libérales ;
- les artistes et assimilés ;
- les gargotiers avec ou sans boutiques ;
- le propriétaire d’un seul véhicule conduit par lui même et comportant moins de neuf places payantes, s’il
s’agit de transport de personnes, ou ayant une puissance inférieure à 10CV, s’il s’agit de transport de
marchandises, ainsi que l’entreprise de transport par véhicule non motorisé (charrette, pousse-pousse, pirogue
etc…).
L’Administration des impôts est en droit de soumettre d’office le contribuable au régime fiscal de droit
commun, si d’après les éléments recueillis, le contribuable ne remplit pas les conditions prévues précédemment.
SECTION II
Exclusion du régime de l’impôt synthétique
Art. 01. 06. 03. - Sont exclus du régime de l’Impôt Synthétique quel que soit leur chiffre d’affaires :
- Les personnes morales quelle que soit leur forme juridique, y compris les sociétés de fait, les indivisions et
les associations en participation ;
- Les commerçants de gros et demi-gros.
SECTION III
Lieu d’imposition
Art. 01. 06. 04. - L’impôt est établi au lieu d’exercice de la profession, ou, à défaut d’établissement fixe, au lieu
du domicile.
CHAPITRE III
Base d’imposition
SECTION PREMIERE
Base imposable
Art. 01. 06. 05. - La base imposable est arrêtée forfaitairement par le service des impôts du ressort à partir
d’une évaluation du chiffre d’affaires, revenu brut ou gain effectuée annuellement en fonction :
- des éléments déclarés par le contribuable,
- des éléments obtenus ou recensés sur place par le service des Impôts, notamment : les moyens
d’exploitation, les locaux occupés à titre professionnel, les achats ou acquisitions réalisés, le nombre de salariés,
la superficie des terres exploitées, ainsi que tous autres éléments entrant dans l’assiette des impôts et taxes visés
à l’article 01.06.01 du présent titre.
SECTION II
Taux de l’impôt
Art. 01. 06. 06. - Le taux de l’impôt est fixé à 6% de la base imposable. L’impôt ne peut en aucun cas être
inférieur à 25.000 Fmg.
Toutefois, pour tout redevable n’exerçant aucune activité passible de la taxe Professionnelle, la base
imposable inférieure à 600.000Fmg par an ne donne pas lieu à imposition.
L’impôt est valable pour une année.
En l’absence de modification dans les conditions de l’exercice de la profession, l’impôt ainsi déterminé est
reconduit l’année suivante.
CHAPITRE IV
Recouvrement
SECTION I
Redevables passibles de la taxe professionnelle
Art. 01. 06. 07. - L’Impôt Synthétique est liquidé et recouvré par le service des Impôts territorialement
compétent.
Les redevables exerçant une activité passible de la Taxe Professionnelle doit acquitter l’Impôt avant le 31
Mars de chaque année sur la base d’un titre de liquidation visé et déclaré exécutoire par le Directeur chargé du
Recouvrement avec faculté pour ce dernier de déléguer sa signature.
Ce titre de liquidation, établi en trois exemplaires, est extrait d’un carnet à souches dont le modèle est fixé par
décision du Ministre chargé de la Réglementation fiscale.
SECTION II
Autres redevables
Art. 01. 06. 08. - Les autres redevables doivent s’acquitter de l’Impôt Synthétique dans un délai de trois mois
à compter de l’émission du titre de liquidation par le service des Impôts.
Dans tous les cas, il sera délivré au contribuable sur présentation du titre de liquidation, revêtu de la mention
et de la certification du paiement de l’Impôt par le Receveur des Impôts territorialement compétent, une carte
justifiant la régularité de sa situation vis à vis de l’Impôt Synthétique.
SECTION III
Pénalités
Majoration de retard
Art. 01. 06. 09. - Le retard de paiement est sanctionné par une majoration de 5p. 100 par mois sans être
inférieur à mille francs ni supérieur à 25p. 100 du principal.
CHAPITRE V
Obligations des contribuables
SECTION PREMIERE
Redevables passibles de la taxe professionnelle
Art. 01. 06. 10. - Le redevable de l’Impôt Synthétique exerçant une activité passible de la Taxe
Professionnelle doit souscrire chaque année et dans les mêmes conditions, la déclaration prévue à l’article
10.01.33 du présent Code.
Par ailleurs, il doit conserver pendant trois ans et présenter à toutes réquisitions du service les pièces
justificatives de recettes et de dépenses, notamment les factures d’achats de frais généraux et de vente.
SECTION II
Autres redevables
Art. 01. 06. 11. - Tout autre redevable soumis à cet impôt doit, chaque année, avant le 15 Décembre, s’inscrire
sur le registre de recensement prévu par l’article 10.01.34 ouvert auprès de la commune du lieu d’exercice de
l’activité et déposer auprès du service des Impôts du ressort, avant cette date, la déclaration relative aux
conditions d’exercice de son activité, suivant un imprimé fourni par l’Administration.
Toute modification dans les conditions d’exercice ainsi que la cessation de la profession imposable doivent
être déclarées dans les 20 jours de l’événement.
CHAPITRE VI
Contentieux de l’impôt
Art. 01. 06. 12. - Le contentieux de l’impôt est régi par les dispositions du présent Code en ce qui concerne la
forme et le délai. Les réclamations sont adressées au Centre Fiscal territorialement compétent.
CHAPITRE VII
Dispositions diverses
Art. 01. 06. 13. - Une décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale déterminera, en cas de besoin,
les modalités d’application du présent titre.
DEUXIEME PARTIE
DROIT D’ENREGISTREMENT
ET DE TIMBRE
DROIT D’ENREGISTREMENT
DES ACTES ET MUTATIONS
CHAPITRE PREMIER
Champ d’application et dispositions générales
Généralités
Art. 02. 01. 01. - Le présent titre régit, sur le plan fiscal, l’ensemble des actes et mutations intervenus à
Madagascar ou relatifs à des biens situés sur le territoire de la République de Madagascar.
Art. 02. 01. 02. - Les droits d’enregistrement sont perçus au profit du Budget général, d’après les bases et
suivant les règles déterminées par les dispositions qui suivent.
Art 02. 01. 03. - Les droits d’enregistrement sont fixes, proportionnels, progressifs ou dégressifs suivant la
nature des actes et mutations qui y sont assujettis.
Art 02. 01. 04. - Le droit fixe s’applique aux actes qui ne constatent ni transmission de propriété, d’usufruit
ou de jouissance de biens meubles ou immeubles, ni apport en mariage, ni apport en société, ni partage de biens
meubles ou immeubles, et d’une façon générale, à tous autres actes, même exempts de l’enregistrement, qui sont
présentés volontairement à la formalité.
Art. 02. 01. 05. - Le droit proportionnel, le droit progressif ou le droit dégressif est établi pour les
transmissions de propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens meubles ou immeubles, soit entre vifs, soit par
décès, ainsi que pour les actes constatant un apport en mariage, un apport en société, un partage de biens
meubles ou immeubles.
Ces droits sont assis, soit sur le prix exprimé augmenté des charges qui peuvent s’y ajouter, soit à défaut de
prix ou si la valeur réelle est supérieure au prix augmenté des charges, sur une estimation des parties sous le
contrôle de l’Administration.
Pour la perception du droit proportionnel ou du droit progressif et des taxes proportionnelles de toute nature
prévus par la présente codification, il est fait abstraction des fractions de sommes et valeurs inférieures à 1000
FMG.
Art. 02. 01. 06. - En ce qui concerne les mutations et conventions affectées d’une condition suspensive, les
tarifs applicables et les valeurs imposables sont déterminés en se plaçant à la date de la réalisation de la
condition.
Art. 02. 01. 07. - Lorsqu’un acte renferme deux dispositions tarifées différemment, mais qui, à raison de leur
corrélation, ne sont pas de nature à donner ouverture à la pluralité des droits, la disposition qui sert de base à la
perception est celle qui donne lieu au tarif le plus élevé.
Art. 02. 01. 08. - Lorsque dans un acte quelconque, soit civil, soit judiciaire ou extrajudiciaire, il y a plusieurs
dispositions indépendantes ou ne dérivant pas nécessairement les unes des autres, il est dû pour chacune
d’elles, et selon son espèce, un droit particulier. La quotité en est déterminée par l’article de la présente
codification dans lequel la disposition se trouve classée, ou auquel elle se rapporte.
Art. 02. 01. 09. - Sont affranchies de la pluralité édictée par l’article qui précède, dans les actes civils,
judiciaires ou extrajudiciaires, les dispositions indépendantes et non sujettes au droit proportionnel progressif ou
dégressif.
Lorsqu’un acte contient plusieurs dispositions indépendantes donnant ouverture, les unes au droit
proportionnel, progressif ou dégressif, les autres à un droit fixe, il n’est rien perçu sur ces dernières dispositions,
sauf application du droit fixe le plus élevé comme minimum de perception si le montant des droits proportionnels,
progressifs ou dégressifs exigibles est inférieur.
Art. 02. 01. 10. - Les actes civils et extrajudiciaires sont enregistrés sur les minutes, brevets ou originaux.
Art. 02. 01. 11. - Tous actes judiciaires en matière civile, tous jugements en matière criminelle ou
correctionnelle ou de police, sont également, sans exception, soumis à l’enregistrement sur les minutes ou
originaux.
Art. 02. 01. 12. - Il n’est dû aucun droit d’enregistrement pour les extraits, copies ou expéditions des actes
qui doivent être enregistrés sur les minutes ou originaux.
Art. 02. 01. 13. - Les jours, heures d’ouverture et de fermeture des bureaux chargés de l’enregistrement et de
déclarations de mutations sont fixés par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale et affichés à la
porte de chaque bureau.
Art. 02. 01. 14. - Le jour de la date de l’acte ou celui de l’ouverture de la succession n’est pas compté dans
les délais impartis pour l’enregistrement des actes et déclarations.
Lorsque l’expiration du délai prévu pour cette formalité ou pour le paiement de l’impôt coïncide avec un jour
de fermeture du bureau, ce délai est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable qui suit.
IV- Dans un délai de trois mois à compter du décès des testateurs, les testaments déposés chez les notaires,
les officiers publics, ou par eux reçus.
Art. 02. 01. 16. - Il n’y a pas de délai de rigueur pour l’enregistrement de tous autres actes que ceux
mentionnés dans l’article précédent ainsi que pour les contrats de cession-transports de créance établis à
l’occasion d’opérations bancaires et pour les marchés et traités réputés actes de commerce par les articles
632,633 et 634 n°1 du Code de commerce, faits ou passés sous signature privée.
Conventions verbales
Art. 02. 01. 17. - A défaut d’actes, les mutations visées à l’article 02. 01. 15 III -3° font, l’objet dans les deux
mois de l’entrée en possession, de déclarations détaillées et estimatives.
Les prescriptions prévues par l’article 10.07.04. s’appliquent à l’égard des organismes qui y sont visés pour
les véhicules dont l’acte de vente ou la déclaration de mutation n’a pas été présenté à la formalité ou déposé au
bureau compétent.
Art. 02. 01. 18. - A défaut d’actes, les mutations de jouissance de biens immeubles font l’objet par le bailleur
de déclarations qui sont déposées dans les trois premiers mois de chaque année.
Les déclarations sont établies sur des formules spéciales fournies par l’Administration. Elles s’appliquent à la
période courue du 1er janvier au 31 décembre de l’année précédente.
Art 02. 01. 19. - A défaut de conventions écrites, les mutations ainsi que les prorogations conventionnelles
ou légales de jouissance de fonds de commerce font l’objet par le bailleur, de déclarations détaillées et
estimatives dans le délai de deux mois à compter de l’entrée en jouissance.
Art. 02. 01. 20. - L’enregistrement des actes authentiques ou sous seing privé et des jugements passés ou
rendus hors du territoire de la République de Madagascar et translatifs de biens immeubles, de fonds de
commerce ou de clientèle, situés à Madagascar doit être requis, dans les trois mois de l’entrée en possession, au
bureau de la situation des biens.
Art. 02. 01. 21. - Les délais pour l’enregistrement des déclarations que les héritiers, donataires ou légataires
ont à passer des biens à eux échus ou transmis par décès sont :
- de six mois à compter du jour du décès, lorsque celui dont on recueille la succession est décédé à
Madagascar ;
- d’une année, s’il est décédé hors de Madagascar.
Art. 02. 01. 22. - Si, avant les derniers six mois du délai fixé pour les déclarations des successions des
personnes décédées hors de Madagascar, les héritiers prennent possession des biens, il ne reste d’autre délai à
courir pour passer déclaration que celui de six mois à compter du jour de la prise de possession.
Art. 02. 01. 23. - Les héritiers, légataires et tous autres appelés à exercer des droits subordonnés au décès
d’un individu dont l’absence est déclarée, sont tenus de faire dans les six mois du jour de l’envoi en possession
provisoire, la déclaration à laquelle ils seraient tenus s’ils étaient appelés par effet de la mort et d’acquitter les
droits sur la valeur entière des biens ou droits qu’ils recueillent.
Art. 02. 01. 24. - Le délai pour la déclaration des successions vacantes est d’un an à compter de
l’appréhension des biens expressément pris en charge par le curateur.
Des bureaux où les actes et mutations doivent être enregistrés
Art. 02. 01. 26. - Les procès-verbaux de vente publique et par enchères de meubles, effets, marchandises,
bois, fruits, récoltes et tous autres objets mobiliers ne peuvent être enregistrés qu’au bureau où les déclarations
prescrites à l’article 02. 05. 32 ont été faites.
Art. 02. 01. 27. – L’enregistrement des actes sous seing privé qui doivent être présentés à cette formalité
dans un délai fixé, a lieu, pour ceux visés à l’article 02. 01. 15 III -3° et 5°, au bureau de la situation des biens et,
pour tous les autres, au bureau du domicile de l’une des parties contractantes.
Toutefois, le bureau de rattachement est aussi compétent pour l’enregistrement des actes du ressort du
bureau auxiliaire qui lui est rattaché.
En outre, les actes visés à l’article 02. 01. 15 III 3° et 5° autres que ceux portant mutation de biens immeubles
ou de droits immobiliers peuvent être présentés à la formalité au bureau du domicile de l’une des parties
contractantes si un exemplaire destiné au bureau de la situation des biens est produit.
Art. 02. 01. 28. -Les déclarations de mutations verbales d’immeubles, de fonds de commerce ou de clientèle,
ainsi que les déclarations de cessions verbales d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant
sur tout ou partie d’un immeuble, doivent être faites au bureau de la situation des biens.
Art. 02. 01. 29. - Les actes sous signature privée autres que ceux visés à l’article 02. 01. 27 peuvent être
enregistrés dans tous les bureaux indistinctement.
Art. 02. 01. 30. - Les actes authentiques passés à l’étranger sont assimilés aux actes sous seing privé. Il en et
de même des actes authentiques reçus par les ambassadeurs et consuls en fonction à Madagascar.
Art. 02. 01. 31. - Les testaments faits en pays étrangers ne peuvent être exécutés sur les biens situés à
Madagascar qu’après avoir été enregistrés au bureau du domicile du testateur, s’il en a conservé un, sinon au
bureau de son dernier domicile connu à Madagascar, et dans le cas où le testament contient des dispositions
d’immeubles qui y sont situés, il doit être, en outre, enregistré au bureau de la situation de ces immeubles sans
qu’il puisse être exigé un double droit.
Art. 02. 01. 32. - Les mutations par décès sont enregistrées au bureau du domicile du décédé quelle que soit
la situation des valeurs mobilières ou immobilières à déclarer.
A défaut de domicile à Madagascar, la déclaration est passée au bureau des Impôts d’Antananarivo.
Art. 02. 01. 33. - Toutefois et par dérogation aux dispositions de l’article précédent et jusqu’à création du
fichier national, les déclarations de successions peuvent être faites au bureau du nouveau domicile du conjoint
survivant et des tuteurs des orphelins mineurs, ou au domicile des parents du défunt, à condition qu’il y soit joint
un certificat d’inscription au rôle au nom du défunt délivré par le percepteur de son domicile et un relevé des
propriétés au nom du défunt, délivré par le conservateur de la propriété foncière de son dernier domicile.
CHAPITRE II
Tarifs et liquidation des droits
SECTION PREMIERE
Dispositions communes
Art. 02. 02. 01. - Les droits à percevoir pour l’enregistrement des actes et mutations sont fixés aux taux et
quotités tarifés par les articles suivants.
Art. 02. 02. 02. - Il ne peut être perçu moins de 5 000 Fmg dans le cas où les sommes et valeurs ne
produiraient pas 5.000 FMG de droit proportionnel, de droit progressif ou de droit dégressif
SECTION II
Droits fixes
Art. 02. 02. 03. - Sont enregistrés au droit fixe de 5 000 FMG :
1- Les ordonnances et arrêts de référé, les ordonnances d’injonction ;
2- Les procès-verbaux de conciliation dressés par les juges et les présidents des tribunaux, les sentences
arbitrales en cas d’ordonnance d’exequatur, les sentences arbitrales et les accords survenus en cours ou en suite
de procédure ;
3- Les jugements en matière de simple police ;
4- Les contrats de fehivava ;
5- D’une manière générale, tous actes et conventions non tarifés par le présent code soit qu’ils doivent être
enregistrés dans un délai déterminé, soit qu’ils soient présentés volontairement à la formalité.
Toutefois, pour les inventaires de meubles et objets mobiliers, titres et papiers, il est dû un droit pour chaque
vacation. Néanmoins, les inventaires dressés après faillite ne sont assujettis chacun qu’à un seul droit fixe
d’enregistrement quel que soit le nombre de vacations.
Art. 02. 02. 04. - Sont enregistrés au droit fixe de 10.000 FMG :
1- Les arrêts de la cour suprême en matière administrative ;
2- les jugements rendus par les tribunaux de première instance, par les sections des tribunaux de première
instance, et par les tribunaux de Firaisampokontany ou de poste autres qu’en matière de simple police et
contenant des dispositions définitives ;
3- Les déclarations ou élections de command ou d’ami lorsque la faculté d’élire command a été réservée dans
l’acte d’adjudication ou le contrat et que la déclaration est faite par acte public et notifiée au receveur chargé des
Impôts dans les trois jours de l’adjudication ou du contrat ;
4- Les actes de dissolution pure et simple de société ;
5- Les contrats de mariage ne contenant que la déclaration du régime adopté par les futurs ou qui constatent
des apports donnant ouverture à un droit proportionnel moins élevé ;
6- les adjudications à la folle enchère lorsque le prix n’est pas supérieur à celui de la précédente adjudication,
si elle a été enregistrée.
Art. 02. 02. 05. - Sont enregistrés, au droit fixe de 20 000 FMG :
Les arrêts d’appel et les arrêts des cours criminelles contenant des dispositions définitives.
Art. 02. 02. 06. - Sont enregistrés au droit fixe de 40 000 FMG :
Les arrêts des Cours suprêmes en matière judiciaire.
SECTION III
Droits proportionnels
Dispositions générales
Art. 02. 02. 07. - Dans tous les cas où les droits sont perçus d’après une déclaration estimative des parties, la
déclaration et l’estimation doivent être détaillées.
Une déclaration de cette nature est, avant l’enregistrement, souscrite, certifiée et signée, au pied de l’acte ou
du jugement, lorsque les sommes ou valeurs devant servir à l’assiette du droit proportionnel n’y sont pas
déterminées.
II- Il n’est rien dû pour la réunion de l’usufruit à la nue-propriété lorsque cette réunion a lieu par l’expiration
du temps fixé pour la durée de l’usufruit.
Art. 02. 02. 09. - Lorsque le droit proportionnel est assis sur la valeur de la nue-propriété ou de l’usufruit
déterminée dans les conditions fixées aux 2° et 3° du paragraphe 1. de l’article précédent, les actes font connaître
sous les sanctions édictées par l’article 02. 03. 43 en cas d’indications inexactes, la date et le lieu de naissance de
l’usufruitier et, si la naissance est arrivée hors de Madagascar, il est, en outre, justifié de cette date avant
l’enregistrement, à défaut de quoi il est perçu les droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor; sauf
restitution du trop perçu dans le délai de deux ans sur la présentation de l’acte de naissance, dans le cas où la
naissance aurait eu lieu hors de Madagascar.
Art. 02. 02. 10. - Dans tout acte ou déclaration ayant pour objet soit une vente d’immeuble, soit une cession
de fonds de commerce ou du droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un
immeuble, soit un échange ou un partage comprenant des immeubles ou un fonds de commerce, chacun des
vendeurs, acquéreurs, échangistes, copartageants, leurs maris, tuteurs ou administrateurs légaux sont tenus de
terminer l’acte ou la déclaration par une mention ainsi conçue :
« La partie soussignée affirme sous les peines édictées par l’article 366 du code pénal que le présent acte ou
la présente déclaration exprime l’intégralité du prix ou de la soulte convenue »
La mention prescrite par l’alinéa qui précède doit être écrite de la main du déclarant ou de la partie à l’acte, si
ce dernier est sous signature privée.
SECTION IV
Mutations à titre onéreux
Actes et mutations imposables
Abandonnements
( Faits d’assurance ou grosse aventure )
Art. 02. 02. 11. - Les abandonnements pour faits d’assurance ou grosse aventure sont assujettis à un droit de
3 FMG par 100 FMG.
Ce droit est perçu sur la valeur des objets abandonnés. En temps de guerre, il n’est dû qu’un demi-droit.
Baux
Art. 02. 02. 12. - I- Lorsque la durée est limitée, les baux et sous - baux ainsi que les prorogations
conventionnelles ou légales de leur durée sont assujettis à un droit dont les taux sont déterminés ainsi qu’il suit:
1° 2p.100 pour les baux d’immeubles à usage d’habitation, les baux de pâturages et nourriture d’animaux, les
baux à cheptel ou reconnaissance de bestiaux, les baux à nourriture de personnes, ainsi que les baux d’immeubles
consentis aux artisans à condition que ces derniers n’utilisent que les concours de trois personnes au plus,
lesquelles doivent être déclarées régulièrement à l’Inspection du travail ;
2° 4p.100 pour les locations de fonds de commerce et autres biens meubles ainsi que pour les baux
d’immeubles à usages autres que ceux visés à l’alinéa précédent.
Les baux des biens de l’Etat et des Collectivités décentralisées sont assujettis aux mêmes droit et taux ci-
dessus.
Pour les baux d’immeubles à usage mixte, le droit est perçu au taux de 4p. 100, à moins qu’il ne soit stipulé un
prix particulier pour les locaux à usage d’habitation et que la répartition des locaux selon leur affectation
respective ne soit déterminée dans le contrat.
II- Pour les baux, sous-baux et prorogations de baux de biens meubles, fonds de commerce et immeubles, la
valeur servant d’assiette à l’impôt est déterminée par le prix exprimé selon la durée du contrat, en y ajoutant les
charges imposées au preneur.
Toute fausse déclaration et d’une manière générale, toute manoeuvre ayant une incidence sur le montant des
droits exigibles seront constatées par procès-verbal et seront punies d’une amende égale au double de la somme
dont le Trésor a été frustré, sans que cette amende puisse être inférieure à 50 000 FMG.
Les droits sont dus sur le montant cumulé des loyers pour toute la durée du contrat, sauf fractionnement du
paiement pour le bail à périodes.
Pour les baux emphytéotiques, les droits sont dus par période quinquennale sur le montant cumulé de cinq
années de loyers. Toutefois, ils peuvent être acquittés en un seul versement pour toute la durée du bail au gré
des parties et suivant les clauses du contrat.
Si le prix du bail ou de la location est stipulé payable en nature ou sur la base du cours de certains produits, le
droit est liquidé d’après la valeur des produits au jour du contrat déterminée par une déclaration estimative des
parties.
Si le montant du droit est fractionné, cette estimation ne vaut que pour la première période. Pour chacune des
périodes ultérieures, les parties sont tenues de souscrire une nouvelle déclaration estimative de la valeur des
produits au jour du commencement de la période qui servira de base à la liquidation des droits.
Les dispositions des alinéas 3 et 5 du présent paragraphe sont applicables aux baux à portion de fruits pour la
part revenant au bailleur, dont la quotité doit être préalablement déclarée.
III- Pour les baux dont la durée est indéterminée, la valeur servant d’assiette pour la perception de l’impôt est
déterminée par le montant du loyer annuel, sauf évaluation de la durée de la convention pour l’enregistrement,
par les parties, au pied de l’acte.
A l’expiration de cette période, il est dû dans les mêmes conditions un nouveau droit si le locataire continue à
occuper les locaux.
Art. 02. 02. 13. - I- Les baux à vie ou à durée illimitée sont soumis aux mêmes impositions que les mutations de
propriété de biens auxquels ils se rapportent.
II- Pour les baux dont la durée est illimitée, la valeur servant d’assiette à l’impôt est déterminée par un capital
formé de vingt fois la rente ou le prix annuel et les charges annuelles, en y ajoutant également, les autres charges
en capital et les deniers d’entrée, s’il en est stipulé.
Pour les baux à vie, sans distinction de ceux faits sur une ou plusieurs têtes, cette valeur est déterminée par un
capital formé de dix fois le prix et les charges annuels en y ajoutant de même le montant de deniers d’entrée et des
autres charges s’il s’en trouve d’exprimés.
Les objets en nature s’évaluent comme il est prescrit à l’article précédent.
Art. 02. 02. 14. - Les concessions perpétuelles dans les cimetières donnent ouverture au droit de vente
d’immeubles calculé sur le prix fixé dans l’arrêté de concession.
Art. 02. 02. 15. - Le bail à durée limitée d’un fonds de commerce appelé communément « contrat de gérance
libre » est assujetti au droit fixé à l’article 02. 02. 12 à condition que l’acte porte mention de l’évaluation de chacun
des éléments composant le fonds et qu’une liste du mobilier et du matériel remis au preneur et à rendre au bailleur
à l’expiration du bail y soit jointe. A défaut de ces précisions, le droit de vente de cession de fonds de commerce
est exigible. Ce dernier droit devient en outre exigible si le contrat n’est pas renouvelé et que le bénéficiaire
continue à exercer ses activités dans les locaux précédemment loués. Il en est de même dans le cas où un bail
intervenu entre le propriétaire et le bénéficiaire du contrat de « gérance libre » aboutit à substituer définitivement
celui-ci au bailleur du fonds de commerce.
Art. 02. 02. 16. - Toute cession d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou
partie d’un immeuble, quelle que soit la forme qui lui est donnée par les parties, qu’elle soit qualifiée cession de
pas-de-porte, indemnité de départ ou autrement, est soumise à un droit d’enregistrement de 8p. 100.
Ce droit est perçu sur le montant de la somme ou indemnité stipulée par le cédant à son profit. Il est
indépendant de celui qui peut être dû pour la mutation de jouissance des biens loués.
Art. 02. 02. 17. - Les élections ou déclarations de command ou d’ami, par suite d’adjudication ou contrat de
vente de biens meubles, lorsque l’élection est faite après les trois jours, ou sans que la faculté d’élire un
command ait été réservée dans l’acte d’adjudication ou du contrat de vente, sont assujettis au droit de 4p.100.
Art. 02. 02. 18. - Les élections ou déclarations de command ou d’ami par suite d’adjudication ou contrat de
vente de biens immeubles, si la déclaration est faite après les trois jours de l’adjudication ou du contrat ou
lorsque la faculté d’élire un command n’y a pas été réservée, sont assujettis au droit de 8p.100.
Contrats de mariage
Art. 02. 02. 19. - Sous réserve de ce qui est dit à l’article 02. 02. 04 5°, les contrats de mariage qui ne
contiennent d’autres dispositions que des déclarations, de la part des futurs, de ce qu’ils apportent eux-mêmes
en mariage et se constituent sans aucune stipulation avantageuse pour eux, sont assujettis à un droit de 1FMG
par 100 FMG, qui est liquidé sur le montant net des apports personnels des futurs époux.
La reconnaissance qui y est énoncée, de la part du futur, d’avoir reçu la dot apportée par la future ne donne
pas lieu à un droit particulier.
Si les futurs sont dotés par leurs ascendants, ou s’il leur est fait des donations par des collatéraux ou autres
personnes non parentes, par leur contrat de mariage, les droits, dans ce cas, sont perçus comme en matière de
donations.
Donnent ouverture au droit fixé par le premier alinéa ci-dessus tous actes ou écrits qui constatent la nature, la
consistance ou la valeur des biens appartenant à chacun des époux lors de la célébration du mariage.
Echange d’immeubles
Art. 02. 02. 20. - Les échanges des biens immeubles sont assujettis à un droit de 4 FMG par 100 FMG.
Le droit est perçu sur la valeur d’une des parts, lorsqu’il n’y a aucun retour. S’il y a retour, le droit est payé à
raison de 4 FMG par 100 FMG sur la moindre portion, et comme pour les ventes, sur le retour ou la plus-value.
Les immeubles quelle que soit leur nature sont estimés d’après leur valeur vénale réelle à la date de la
transmission, d’après la déclaration estimative des parties.
Art. 02. 02. 21. - Les retours d’échanges de biens immeubles sont assujettis au droit de vente d’immeubles.
Art. 02. 02. 22. - Les mutations de propriété à titre onéreux de fonds de commerce ou de clientèle sont
soumises à un droit de 8 FMG par 100 FMG
Ce droit est perçu sur le prix de la vente de l’achalandage, de la cession du droit au bail et des objets mobiliers
ou autres servant à l’exploitation du fonds. Ces objets doivent donner lieu à un inventaire, détaillé et estimatif,
dans un état distinct.
Les marchandises neuves garnissant le fonds ne sont assujetties qu’à un droit de 2 FMG par 100 FMG, à
condition qu’il soit stipulé, en ce qui concerne, un prix particulier, et qu’elles soient désignées et estimées article
par article dans un état distinct, en quatre exemplaires qui doivent rester déposés au bureau où la formalité est
requise.
Art. 02. 02. 23. - Les dispositions de la présente codification applicables aux mutations de propriété à titre
onéreux de fonds de commerce ou de clientèles sont étendues à toute convention à titre onéreux, ayant pour effet
de permettre à une personne d’exercer une profession, une fonction ou un emploi occupé par un précédent
titulaire, même lorsque ladite convention conclue avec ce titulaire ou ses ayants cause ne s’accompagne pas
d’une cession de clientèle.
Les droits sont exigibles sur toutes les sommes dont le paiement est imposé, du chef de la convention, sous
quelque dénomination que ce soit, au successeur, ainsi que sur toutes les charges lui incombant au même titre.
Jugements et arrêts
Art. 02. 02. 24. - Lorsque une condamnation est rendue sur une demande non établie par un titre enregistré et
susceptible de l’être, le droit auquel l’objet de la demande aurait donné lieu, s’il avait été convenu par acte civil
ou public, est perçu indépendamment du droit dû pour l’acte ou le jugement qui a prononcé la condamnation.
Art. 02. 02. 25. - Les sentences arbitrales et les accords prévus à l’article 02. 02. 03 doivent faire l’objet d’un
procès-verbal, lequel est déposé au greffe du tribunal compétent dans le délai de vingt jours et enregistré, le tout
à peine de nullité ».
Les pièces sont annexées à l’acte.
Licitations
Art. 02. 02. 26. - Les parts et portions acquises par licitation de biens meubles indivis sont assujetties au
droit de vente de meubles.
Art. 02. 02. 27. - Les parts et portions indivises de biens immeubles acquises par licitation sont assujetties au
droit de vente d’immeubles.
Partages
Art. 02. 02. 28. - Les partages de biens meubles et immeubles entre copropriétaires, cohéritiers et coassociés
à quelque titre que ce soit, pourvu qu’il en soit justifié, sont assujettis à un droit de 1 FMG par 100 FMG qui est
liquidé sur le montant de l’actif net partagé.
S’il y a retour, le droit sur ce qui en est l’objet est perçu aux taux réglés pour les ventes, conformément à
l’article 02. 02. 29 ci-après.
En ce qui concerne les sociétés, le droit de partage est assis sur la valeur réelle du patrimoine social à la date
de la dissolution, nonobstant toute évaluation des bilans et autres documents. Ce droit est acquitté au moment
de l’enregistrement de l’acte de dissolution ou dans les deux mois du décès d’un associé. Le droit ainsi payé sera
imputé sur l’impôt dû sur l’acte de liquidation-partage. Ces dispositions sont applicables à toutes les sociétés en
cours de liquidation.
Art. 02. 02. 29. - Les retours de partage de biens meubles sont assujettis au droit de vente de meubles. Ceux
de partage de biens immeubles, au droit de vente d’immeubles.
Rentes
Art. 02. 02. 30. - Les constitutions de rentes, soit perpétuelles, soit viagères, et de pensions, à titre onéreux
ainsi que les cessions, transports et autres mutations qui en sont faits au même titre, sont assujettis à un droit de
1,50FMG par 100 FMG.
Il en est de même des remboursements ou rachats de rentes et redevances de toute nature.
Pour les créations de rentes, soit perpétuelles, soit viagères, ou de pensions, à titre onéreux, la valeur servant
d’assiette à l’impôt est déterminée par le capital constitué et aliéné.
Pour les cessions, transports et autres mutations desdites rentes ou pensions, et pour leur amortissement ou
rachat, ladite valeur est déterminée par le capital constitué quel que soit le prix stipulé pour le transport ou
l’amortissement.
Art. 02. 02. 31. - 1. Pour les transports et amortissements de rentes et de pensions créées sans expression de
capital, la valeur servant d’assiette à l’impôt est déterminée à raison d’un capital formé de vingt fois la rente
perpétuelle et de dix fois la rente viagère ou la pension, et quel que soit le prix stipulé pour le transport ou
l’amortissement ;
2. Il n’est fait aucune distinction entre les rentes viagères et pensions créées sur une tête et celles créées sur
plusieurs têtes quant à l’évaluation ;
3. Les rentes et pensions stipulées payables en nature ou sur la base du cours de certains produits sont
évaluées aux mêmes capitaux, d’après une déclaration estimative de la valeur des produits à la date de l’acte.
Société
Art. 02. 02. 32. - a. Les actes de formation et de prorogation de société qui ne contiennent pas transmission
de biens meubles ou immeubles entre associés ou autres personnes, sont assujettis au droit dégressif dont les
taux sont fixés conformément au tableau ci-après :
TRANCHES DE TARIF
CAPITAL APPLICABLE
N’excédant pas 50 000 000 FMG. . . 2p100
- Ce droit est liquidé sur le montant total des apports en numéraire, mobiliers et immobiliers déduction faite du
passif pris en charge par la société.
- En cas d’augmentation de capital soumise au tarif dégressif ci-dessus, il sera tenu compte pour l’application
de ce tarif du capital primitif et des augmentations précédentes.
La prise en charge par la société du passif grevant un apport donne ouverture au droit de mutation assis
comme en matière de vente de bien de même nature.
Si dans les deux mois qui suivent la date d’expiration de la société, aucun acte ou écrit dressé pour constater
la décision de l’assemblée générale des actionnaires de mettre fin à la société ou de la proroger n’est présenté à la
formalité de l’enregistrement, la prorogation sera considérée comme étant implicitement intervenue et le droit
proportionnel sera exigible sur l’actif net figurant au bilan établi à la clôture de l’exercice social précédant la date
de l’expiration de la société.
Le tarif du droit applicable est celui en vigueur à la date d’expiration de la société.
b. Les dispositions du paragraphe a. ci-dessus sont applicables aux actes d’incorporation de réserves ou de
bénéfices au capital ainsi qu’à ceux d’augmentation de capital au moyen d’apports nouveaux.
c. Toute fausse déclaration et, d’une manière générale, toute manoeuvre ou toute indication inexacte ayant
une incidence sur le montant des droits exigibles seront constatées par procès-verbal et sanctionnées d’une
amende égale au double du complément de droits exigibles sans que cette amende puisse être inférieure à 50.000
FMG.
Art. 02. 02. 33. - Les apports immobiliers qui sont faits aux associations constituées conformément à
l’ordonnance n° 60-133 du 3 octobre 1960 et aux syndicats professionnels sont soumis aux mêmes droits que les
apports aux sociétés civiles ou commerciales.
Art. 02. 02. 34. - Les actes de fusion des sociétés sont soumis au droit établi par l’article 02-02-32 dans les
conditions définies ci-après :
Si la fusion a lieu par voie d’absorption, le droit d’apport est liquidé sur les apports faits, par les sociétés qui
disparaissent, à la société absorbante ;
Si la fusion entraîne la disparition des sociétés fusionnées et la création d’une société nouvelle, le droit
d’apport est liquidé sur la totalité des apports faits à la société nouvelle.
En outre, en cas de fusion de sociétés anonymes, en commandite par actions ou à responsabilité limitée, la
prise en charge par la société absorbante ou par la société nouvelle de tout ou partie du passif des sociétés
anciennes, ne donne ouverture qu’au droit fixe édicté par l’article 02-02-04 du présent Code, à percevoir
cumulativement avec le droit d’apport.
Art. 02. 02. 35. - Est assimilée à une fusion de sociétés, l’opération par laquelle une société anonyme, en
commandite par actions ou à responsabilité limitée apporte l’intégralité de son actif à deux ou plusieurs sociétés
constituées à cette fin sous l’une de ces formes, à condition que les apports résultent de conventions prenant
effet à la même date pour les différentes sociétés qui en sont bénéficiaires et entraînent dès leur réalisation, la
dissolution immédiate de la société apporteuse.
- Les dispositions ci-dessus s’appliquent également aux apports partiels d’actif.
- Constitue un apport partiel d’actif l’opération par laquelle une société anonyme, en commandite par actions
ou à responsabilité limitée apporte à une société constituée sous l’une de ces formes, en voie de formation ou
préexistante, l’ensemble des éléments qui forment soit une, soit plusieurs branches complètes et autonomes
d’activité, lorsque l’opération n’entraîne pas la dissolution de la société apporteuse.
Art. 02. 02. 36. - Par dérogation aux dispositions de l’article 02-02-34 ci-dessus, les fusions de sociétés ayant
leur siège à Madagascar et qui ont pour objet exclusif la production de produits destinés à l’exportation sont
exonérées du droit d’apport dû à l’occasion de ces opérations.
Art. 02. 02. 37. - Une société est, du point de vue fiscal, considérée comme dissoute avec création d’un être
moral nouveau si une ou plusieurs cessions de parts ou d’actions ont pour résultat de mettre entre les mains
d’une seule personne plus de 90p. 100 du capital. Cette disposition n’est toutefois pas applicable si le ou les
associés restants, autres que l’associé majoritaire, ont gardé plus des trois quarts des parts possédées au
moment de la formation de la société.
La cession simultanée ou réalisée par des opérations successives à intervalles rapprochés, quelle qu’en soit la
modalité, de tous les droits des membres d’une société à de nouveaux associés ou actionnaires donne ouverture
aux droits de mutation d’après la nature des biens possédés par la société et sur la base de leur valeur réelle
nonobstant toute évaluation des bilans ou autres documents.
- La prise en charge du passif est soumise au droit fixe de 5 000 FMG à percevoir cumulativement avec lesdits
droits.
Art. 02. 02. 39. - 1° Les adjudications, ventes, reventes, cessions, rétrocessions, les retraits exercés après
l’expiration des délais convenus par les contrats de vente sous faculté de réméré, et tous autres actes civils et
judiciaires translatifs de propriété ou d’usufruit de biens immeubles à titre onéreux sont assujettis à un droit de 8p
100.
Le droit est liquidé sur le prix exprimé, en y ajoutant toutes les charges en capital ainsi que les indemnités
stipulées au profit du cédant, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit.
Lorsque la mutation porte à la fois sur des immeubles par nature et sur des immeubles par destination, ces
derniers doivent faire l’objet d’un prix particulier et d’une désignation détaillée.
- Nonobstant les dispositions ci-dessus, le droit proportionnel des mutations susvisées s’applique également
aux acquisitions de biens immeubles par voie de prescription acquisitive prévue par l’article 82 de l’ordonnance
n° 60-146 du 3 octobre 1960.
- Le droit est assis sur la valeur vénale de l’immeuble transmis à la date de la décision judiciaire ( jugement,
ordonnance ou arrêt ) constatant l’accomplissement de la prescription. Cette valeur est déterminée par la
déclaration estimative souscrite et signée au pied du jugement par le nouveau propriétaire sous le contrôle de
l’Administration .
2° Les ventes d’immeubles domaniaux sont soumises aux droits prévus au paragraphe 1° ci-dessus.
Toutefois, les indemnités pour occupation sans titre ne sont pas considérées comme charges devant s’ajouter au
prix. Ces indemnités ne sont assujetties qu’au droit de bail.
3° Toutefois, par dérogation aux dispositions de l’article 02-02-46 ci-après, sont soumises au droit prévu à
l’alinéa 1° ci-dessus les cessions d’actions ou de parts sociales tant des sociétés ayant pour objet la
construction ou l’acquisition d’immeubles en vue de leur division par fractions destinées à être attribuées aux
associés en propriété ou en jouissance, la gestion et l’entretien de ces immeubles ainsi divisés que des sociétés
ayant pour objet la construction, l’acquisition ou la gestion d’ensembles immobiliers composés d’immeubles
collectifs, de maisons individuelles et, éventuellement, des services communs y afférents et destinés à être
attribués aux associés en propriété ou en jouissance.
Les dispositions du présent alinéa restent applicables même si les sociétés visées exercent, concurremment
avec l’objet prévu ci-dessus, une activité soit commerciale, industrielle ou agricole, soit non commerciale,
lucrative ou non.
4° Par exception aux dispositions des paragraphes 1° et 2° ci-dessus pour l’acquisition d’immeubles
nécessaires à leur implantation par les entreprises dont l’activité réelle se situe dans les secteurs de l’industrie, de
la pêche, de l’hôtellerie, du tourisme, des mines, des énergies nouvelles, de l’agriculture, du bâtiment et des
travaux publics, des transports et de l’artisanat, le taux du droit de mutation est fixé à 6 pour 100.
Pendant la période de dix ans à compter de la date de création de ces entreprises, en cas de non utilisation de
l’immeuble à l’usage auquel il est destiné, ou de cession de l’immeuble ou de non respect de leur objet exclusif
par les sociétés concernées, ou de dissolution de ces sociétés, le complément de droit non perçu fera l’objet
d’une reprise au titre de l’année où interviennent les évènements précités.
Art. 02. 02. 40. - Les adjudications à la folle enchère des biens visés à l’article précédent sont assujetties au
droit qui y est fixé, mais seulement sur ce qui excède le prix de la précédente adjudication, si le droit exigible sur
cette dernière a été acquitté.
Art. 02. 02. 41. - Les actes constatant la vente de maisons individuelles à bon marché, construites par des
offices ou établissements publics, des sociétés de construction ou par des particuliers, sont soumis au droit de
mutation prévu pour les ventes d’immeubles.
Toutefois, lorsque le prix a été stipulé payable par annuités, la perception du droit de mutation peut, sur la
demande des parties, être effectuée en plusieurs fractions égales sans que le nombre de ces fractions puisse
excéder celui des annuités prévu au contrat, ni être supérieur à cinq.
Le paiement de la première fraction du droit a lieu au moment où le contrat est enregistré, les autres fractions
sont exigibles d’année en année, et sont acquittées dans le trimestre qui suit l’échéance de chaque année.
L’enregistrement des actes visés au présent article est effectué dans les délais fixés et, le cas échéant, sous
les peines édictées par la présente codification.
Tout retard dans le paiement de la seconde fraction ou des fractions subséquentes des droits rend
immédiatement exigible la totalité des sommes restant dues au Trésor. Si la vente est résolue avant le paiement
complet des droits, les termes acquittés ou échus depuis plus de trois mois demeurent acquis au Trésor, les
autres tombent en non-valeur.
La résolution volontaire ou judiciaire du contrat ne donne ouverture qu’au droit fixe des actes innomés.
Art. 02. 02. 42. - Les dispositions ci-dessus sont applicables aux actes de vente-location de maison
d’habitation.
Art. 02. 02. 43. - Le bénéfice des dispositions des articles 02. 02. 41 et 02. 02. 42 est accordé à titre de première
installation dans des conditions et sous des garanties qui seront fixées par décision du Ministre chargé de la
réglementation fiscale.
Art. 02. 02. 44. - L’acquisition d’immeubles à vocation agricole bénéficie d’une réduction de moitié du droit
de vente. Pour profiter de ce régime de faveur, l’acquéreur doit produire un certificat du président du Fokontany
ou de son représentant dans la circonscription duquel se trouve la propriété, attestant que celle-ci est affectée à
usage agricole.
En ce qui concerne les terrains en friche ou insuffisamment exploités, la réduction est subordonnée à
l’engagement de l’acquéreur, pris au bas de l’acte, de commencer la mise en valeur agricole dans les trois ans et
de la terminer dans les six ans à compter de la date de l’acte. Ces aménagements devraient être constatés dans les
mêmes conditions qu’à l’alinéa précédent.
Si avant l’expiration du délai de six ans, l’immeuble est revendu ou si la mise en valeur n’est pas commencée
ou n’est pas achevée dans les délais prévus à l’alinéa précédent, le complément de droit proportionnel devient
exigible outre un intérêt de retard de 0,50 FMG pour 100 FMG par mois ou fraction de mois à partir de la date des
Impôts de l’acte.
Le bénéfice de ce régime de faveur est limité aux propriétés égales ou inférieures à vingt hectares.
Art. 02. 02. 45. - Les adjudications, ventes, reventes, cessions, rétrocessions et tous autres actes, soit civils,
soit judiciaires, translatifs de propriété, à titre onéreux, de meubles, récoltes de l’année sur pied, taillis et de
hautes futaies et autres objets mobiliers généralement quelconques, même les ventes de biens de cette nature
faites par l’Etat, sont assujettis à un droit de 4 par 100 Fmg.
Toutefois, il est appliqué un taux réduit de 2 p100 pour les acquisitions :
- de véhicules automobiles de type camion, camionnette, fourgonnette et tracteur ;
- de véhicules automobiles conçus pour le transport en commun de personnes et comprenant plus de dix
places ;
- de remorques et de semi-remorques.
Sont exonérées du droit : les actes d’acquisition de matériels visés aux 3°, 4° , 5° de l’article 02. 07.06 du
présent code.
Le droit est assis sur le prix exprimé et le capital des charges qui peuvent s’ajouter au prix ou sur une
estimation des parties si la valeur réelle est supérieure au prix augmenté des charges, sous le contrôle de
l’Administration des impôts.
Les adjudications à la folle enchère de biens meubles sont assujetties au même droit mais seulement sur la
partie du prix qui excède celui de la précédente adjudication si le droit en a été acquitté.
Pour les ventes publiques et par enchères par le ministère d’officiers publics et dans les formes prévues par
les articles 02. 05. 32 et suivants, de meubles, effets, marchandises, bois, fruits, récoltes et tous autres objets
mobiliers, les droits sont perçus sur le montant des sommes que contient cumulativement le procès-verbal de
séances à enregistrer dans le délai prescrit.
Nonobstant leur caractère commercial, les ventes à crédit faites par les concessionnaires et les marchands
d’automobiles sont soumises à un droit fixe spécial de 100.000 FMG par voiture.
Les actes d’acquisition de navire de commerce et de tous aéronefs, que ces actes constituent ou non des
actes de commerce, sont soumis à un droit fixe de 500 000 FMG par appareil.
Art. 02. 02. 46. - 1° - Les actes portant cession d’actions, de parts de fondateurs ou de parts bénéficiaires
ainsi que les cessions de parts d’intérêts dans les sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions sont
assujettis à un droit de 4 FMG par 100FMG.
Ce droit est assis ainsi qu’il est dit au deuxième alinéa de l’article 02. 01. 05.
Les cessions d’actions ou de parts non constatées par un acte font l’objet par la société dont les titres sont
ainsi cédés d’une déclaration détaillée déposée au bureau des Impôts territorialement compétent du siège social
dans le délai de deux mois de la cession.
En cas de cession d’actions ou de parts émises par une société de droit malgache ayant son siège social à
Madagascar par acte passé à l’étranger dont les parties résident hors du territoire national, les droits
d’enregistrement y afférents sont avancés par la société concernée, sauf son recours contre les cessionnaires.
2° Les actes portant cession d’obligations négociables des sociétés, collectivités publiques et établissements
publics sont assujettis à un droit de 1,50 FMG par 100 FMG.
Ce droit est liquidé ainsi qu’il est dit au quatrième alinéa de l’article 02. 02. 45.
3° Par exception aux dispositions ci-dessus pour les cessions d’actions ou de parts sociales au profit de
sociétés dont le capital est entièrement souscrit par l’Etat et/ou les Collectivités décentralisées, le taux du droit de
mutation est fixé à 2 FMG pour 100 FMG.
Toutefois, si la cession est faite en dessous de la valeur nominale, le droit à percevoir ne peut être supérieur à
50.000 FMG.
L’application de cette disposition est subordonnée à l’agrément du Ministre chargé de la réglementation
fiscale.
Art. 02. 02. 47. - Les cessions d’actions d’apport et de parts de fondateurs effectuées pendant la période de
non négociabilité sont considérées, du point de vue fiscal, comme ayant pour objet des biens en nature
représentés par les titres cédés.
Pour la perception de l’impôt, chaque élément d’apport est évalué distinctement avec indication des numéros
des actions attribuées en rémunération à chacun d’eux. A défaut de ces évaluations et indications, les droits sont
perçus au tarif immobilier.
Les dispositions qui précèdent sont applicables aux cessions de parts d’intérêts, dans les sociétés dont le
capital n’est pas divisé en actions, quant ces cessions interviennent dans les trois ans de la réalisation définitive
de l’apport fait à la société.
Dans tous les cas où une cession d’actions ou de parts a donné lieu à la perception du droit de mutation en
vertu du présent article, l’attribution pure et simple, à la dissolution de la société des biens représentés par les
titres cédés ne donne ouverture au droit de mutation que si elle est faite à un autre que le cessionnaire.
Art. 02. 02. 48. - Les transports, cessions et autres mutations à titre onéreux de créances sont assujettis à un
droit de 1,50 FMG par 100 FMG.
Ce droit est perçu sur le capital exprimé dans l’acte et qui en fait l’objet.
Toutefois, les contrats de transports de créances établis à l’occasion d’opérations bancaires et les marchés et
traités réputés actes de commerce prévus à l’article 02. 01. 16 de la présente codification ne sont enregistrés qu’au
droit fixe prévu à l’article 02. 02. 03 ci-dessus.
Art. 02. 02. 49. - Lorsqu’elles s’opèrent par acte passé à Madagascar, les transmissions à titre onéreux de
biens mobiliers étrangers, corporels ou incorporels, sont soumises aux droits de mutation dans les mêmes
conditions que si elles avaient pour objet de biens malgaches de même nature.
Art. 02. 02. 50. - Lorsqu’un acte translatif de propriété ou d’usufruit comprend des meubles et immeubles, le
droit d’enregistrement est perçu sur la totalité du prix, au taux réglé pour les immeubles, à moins qu’il ne soit
stipulé un prix particulier pour les objets mobiliers, et qu’ils ne soient désignés et estimés, article par article, dans
le contrat.
CHAPITRE III
Mutations à titre gratuit
SECTION I
Dispositions générales
Art. 02. 03. 01. - Dans tous les cas où les droits sont perçus d’après une déclaration estimative des parties, la
déclaration et l’estimation doivent être détaillées.
Une déclaration de cette nature est, avant l’enregistrement, souscrite, certifiée et signée au pied de l’acte ou
du jugement lorsque les sommes ou valeurs devant servir à l’assiette du droit progressif n’y sont pas
déterminées.
Art. 02. 03. 02. - Pour les transmissions à titre gratuit des biens meubles autres que les valeurs mobilières
cotées, les créances à terme, les rentes et pensions, la valeur servant de base à l’impôt est déterminée par la
déclaration détaillée et estimative des parties, sans distraction des charges.
Toutefois, pour les voitures automobiles, la valeur imposable ne peut être inférieure au minimum fixé par voie
administrative.
Art. 02. 03. 03. - Pour les valeurs mobilières de toute nature admises à une cote officielle ou à une cote de
courtiers en valeurs mobilières, le capital servant de base à la liquidation et au paiement des droits de mutation à
titre gratuit est déterminé par le cours moyen de la bourse au jour de la transmission.
A l’égard des valeurs cotées à la fois dans plusieurs bourses et notamment à la bourse de Paris, il est tenu
compte exclusivement du cours de cette dernière bourse.
Art. 02. 03. 04. - Pour les créances à terme, le droit est perçu sur le capital exprimé dans l’acte et qui en fait
l’objet.
Toutefois, les droits de mutation à titre gratuit sont liquidés d’après la déclaration estimative des parties en ce
qui concerne les créances dont le débiteur se trouve en état de faillite, liquidation judiciaire ou de déconfiture au
moment de l’acte de donation ou de l’ouverture de la succession.
Toute somme recouvrée sur le débiteur de la créance postérieurement à l’évaluation et en sus de celle-ci, doit
faire l’objet d’une déclaration. Sont applicables à ces déclarations les principes qui régissent les déclarations de
mutation par décès en général, notamment au point de vue des délais, des pénalités de retard et de la
prescription, l’exigibilité de l’impôt étant seulement reportée au jour du recouvrement de tout ou partie de la
créance transmise.
Art. 02. 03. 05. - 1° Pour les rentes et pensions créées sans expression de capital, la valeur servant de base à
l’impôt est déterminée à raison d’un capital formé de vingt fois la rente perpétuelle et de dix fois la rente viagère
ou la pension ;
2° Il n’est fait aucune distinction entre les rentes viagères et pensions créées sur une tête et celles créées sur
plusieurs têtes quant à l’évaluation ;
3° Les rentes et pensions stipulées payables en nature ou sur la base du cours de certains produits sont
évaluées aux mêmes capitaux, d’après une déclaration estimative de la valeur des produits à la date de la
mutation.
Art. 02. 03. 06. - Pour la liquidation et le paiement des droits sur les mutations à titre gratuit, les immeubles,
quelle que soit leur nature, sont estimés d’après leur valeur vénale réelle à la date de la transmission, d’après la
déclaration détaillée et estimative des parties. Toutefois, pour les maisons construites en matériaux définitifs,
cette valeur ne peut pas être inférieure au capital formé de dix fois le loyer annuel pour les immeubles loués, ou à
un capital formé de dix fois la valeur locative pour les autres.
Art. 02. 03. 08. - Lorsque la mutation porte seulement sur une nue-propriété ou un usufruit, les actes et
déclarations relatifs à des transmissions à titre gratuit doivent faire connaître, sous les sanctions édictées par
l’article 02-03-43, la date et lieu de naissance de l’usufruitier, et, si la naissance est arrivée hors de Madagascar, il
est, en outre, justifié de cette date avant l’enregistrement.
A défaut de quoi, il est perçu les droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor, sauf restitution du
trop perçu dans le délai de deux ans sur la présentation de l’acte de naissance, dans le cas où la naissance aurait
eu lieu hors de Madagascar.
SECTION II
Dispositions spéciales aux donations
Art. 02. 03. 09. - Pour les rentes et pensions créées sans expression de capital, la valeur est déterminée
conformément à l’article 02-03-05.
Art. 02. 03. 11. - Les règles de perception concernant les soultes de partage sont applicables aux donations
portant partage, faites par actes entre vifs par les père et mère ou autres ascendants, ainsi qu’aux partages
testamentaires également autorisés par le Code civil.
Art. 02. 03. 12. - Les actes renfermant soit la déclaration par le donataire ou ses représentants, soit la
reconnaissance judiciaire d’un don manuel, sont assujettis au droit de donation.
Sauf le cas de remploi dûment justifié, le droit de donation est dû également sur le montant du prix
d’acquisition d’immeubles augmenté de frais dès lors que le ou les acquéreurs stipulent agir au nom et pour le
compte d’un de leurs enfants mineurs ne disposant pas de sources de revenus suffisantes pour justifier le
paiement du prix correspondant à la valeur vénale des biens acquis.
SECTION III
Dispositions spéciales aux successions
Art. 02. 03. 13. - Les héritiers, légataires ou donataires, leurs tuteurs ou curateurs, sont tenus de souscrire
une déclaration détaillée et de la signer sur une formule imprimée fournie par l’Administration. Pour immeubles
bâtis et loués, la déclaration doit mentionner le montant du loyer.
Toutefois, en ce qui concerne les immeubles situés dans la circonscription des bureaux autres que celui où
est passée la déclaration, le détail est présenté non dans cette déclaration, mais distinctement pour chaque
bureau de la situation des biens, sur une formule fournie par l’Administration et signée par le déclarant.
- Un arrêté du Ministre chargé de la réglementation fiscale détermine les conditions dans lesquelles seront
déposées les déclarations émanant des contribuables résidant dans des localités non pourvues de bureau des
Impôts.
Art. 02. 03. 14. - I- La déclaration prévue à l’article précédent doit mentionner les nom, prénoms, date et lieu
de naissance :
1. De chacun des héritiers, légataires ou donataires ;
2. De chacun des enfants des héritiers, donataires ou légataires vivants au moment de l’ouverture des droits
de ces derniers à la succession.
Si la naissance est arrivée hors de Madagascar, il est, en outre, justifié de cette date avant l’enregistrement de
la déclaration, à défaut de quoi il est perçu les droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor sauf
restitution du trop perçu comme il est dit à l’article 02-03-08 ci-dessus.
Les dispositions de l’article 02-03-43 sont applicables à toute indication inexacte dans les mentions prévues
au présent article.
II- Outre les renseignements prévus au paragraphe précédent, la déclaration doit obligatoirement porter
l’indication du numéro, de la date et du lieu de l’établissement de l’acte de notoriété d’hérédité.
III- Les déclarants sont tenus d’indiquer dans la déclaration si le défunt était ou non assujetti à l’impôt sur le
revenu. Le cas échéant, la déclaration porte mention du montant du revenu du défunt au cours de l’année ayant
précédé le décès, du lieu d’imposition et des références relatives à l’imposition.
Art. 02. 03. 15. - Les fonctionnaires des Impôts, les officiers publics authentificateurs d’actes, sur demande
des parties dans l’incapacité d’établir elles-mêmes leurs déclarations, doivent les recevoir sous leur dictée. Ils ne
peuvent rédiger des déclarations par décès contre rémunération.
Art. 02. 03. 16. - Toute déclaration de mutation par décès, souscrite par les héritiers, donataires et légataires,
leurs maris, tuteurs, curateurs ou administrateurs légaux est terminée par une mention ainsi conçue : « Le
déclarant affirme sincère et véritable la présente déclaration; il affirme, en outre sous les peines édictées par
l’article 366 du Code pénal, que cette déclaration comprend l’argent comptant, les créances et toutes autres
valeurs qui, à sa connaissance, appartenaient au défunt, soit en totalité, soit en partie »
Lorsque le déclarant affirme ne savoir ou ne pouvoir signer, lecture de la mention prescrite au paragraphe qui
précède lui est donnée, ainsi que de l’article 366 du code pénal.
Certification est faite, au pied de la déclaration, que cette formalité a été accomplie et que le déclarant a affirmé
l’exactitude de sa déclaration.
La mention prescrite par le premier alinéa doit être écrite de la main du déclarant.
Art. 02. 03. 17. - Si la partie souscrivant une déclaration avant l’expiration du délai légal prétend que cette
déclaration est partielle et sera complétée en temps utile, il n’y a pas lieu de lui faire souscrire immédiatement
l’affirmation de sincérité.
Mais pour justifier l’absence d’affirmation, la déclaration doit être terminée par une mention constatant
expressément son caractère partiel, après lecture faite au déclarant, si ce dernier affirme ne savoir ou ne pouvoir
signer.
Les déclarations partielles ne peuvent être acceptées après l’échéance du délai de six mois qu’à titre
exceptionnel et à la condition que le recouvrement de la créance du Trésor soit assuré par d’autres garanties.
Lorsqu’une déclaration partielle a été souscrite, le redevable n’est réellement dégagé de son obligation vis-à-
vis du Trésor, que le jour où il a passé une déclaration complète et clôturée par l’affirmation de sincérité.
Art. 02. 03. 18. - Sont assujettis aux droits de mutation par décès les fonds publics, actions, obligations,
parts d’intérêts, créances et généralement toutes les valeurs mobilières étrangères, de quelque nature qu’elles
soient, dépendant d’une succession régie par la loi malgache ou de la succession d’un étranger domicilié à
Madagascar.
Art. 02. 03. 19. - I- Pour la liquidation et le paiement des droits de mutation par décès, la valeur de la propriété
des biens meubles est déterminée, sauf preuve contraire :
1. Par l’estimation contenue dans les inventaires dressés dans les formes réglementaires et dans le délai de six
mois du décès pour la généralité des meubles corporels ;
2. - A défaut d’inventaire, par la déclaration détaillée et estimative des parties. Toutefois, et sans que
l’Administration ait à en justifier l’existence, la valeur imposable ne peut être inférieure à 8p. 100 pour les meubles
meublants et les bijoux, pierreries, objets d’art et de collection, linge et garde-robe, de l’ensemble des valeurs des
immeubles bâtis, des fonds de commerce et des valeurs mobilières ;
3. En ce qui concerne les successions purement mobilières et à défaut d’inventaire, la valeur imposable ne
peut être, pour les personnes imposables à l’impôt sur le revenu et pour les meubles meublants, bijoux, pierreries,
objets d’art et de collection, linge et garde-robe, inférieure au tiers du revenu de l’année ayant précédé le décès.
Cette disposition est applicable dans tous les cas où le forfait prévu au paragraphe 2° ci-dessus donne un chiffre
inférieur à celui prévu par le présent paragraphe.
II- Les dispositions du présent article ne sont applicables ni aux créances, ni aux rentes, actions, obligations,
effets publics et autres biens meubles dont la valeur et le mode d’évaluation sont déterminés par des
dispositions spéciales ( Art. 02. 03. 03. à 02. 03. 05. ).
Art. 02. 03. 20. - Lorsque les héritiers ou légataires universels sont grevés de legs particuliers de sommes
d’argent non existantes dans la succession et qu’ils ont acquitté le droit sur l’intégralité des biens de cette même
succession, le même droit n’est pas dû pour ces legs; conséquemment, les droits déjà payés par les légataires
particuliers doivent s’imputer sur ceux dus par les héritiers ou légataires universels.
Déduction des dettes
Art. 02. 03. 21. - Pour la liquidation et le paiement des droits de mutation par décès, sont déduites les dettes à
la charge du défunt dont l’existence au jour de l’ouverture de la succession est dûment justifiée par des titres
susceptibles de faire preuve en justice contre le défunt.
S’il s’agit de dettes commerciales, l’Administration peut exiger sous peine de rejet, la production des livres de
commerce du défunt.
Ces livres sont déposés pendant cinq jours au bureau qui reçoit la déclaration et ils sont, s’il y a lieu,
communiqués, une fois, sans déplacement aux agents du service du contrôle, pendant les cinq années qui
suivent la déclaration sous peine d’une amende égale aux droits qui n’ont pas été perçus par suite de la
déduction du passif.
L’Administration a le droit de puiser dans les titres ou livres produits les renseignements permettant de
contrôler la sincérité de la déclaration de l’actif dépendant de la succession et, en cas d’instance, la production
de ces titres ou livres ne peut être refusée.
S’il s’agit d’une dette grevant une succession dévolue à une personne pour la nue-propriété et à une autre
pour l’usufruit, le droit de mutation est perçu sur l’actif de la succession, diminué du montant de la dette dans les
conditions de l’article 02. 02. 08 ci-dessus.
Art. 02. 03. 22. - Par dérogation aux dispositions de l’article 02. 03. 21, sont fixés forfaitairement à :
– 150 000 Fmg les frais de la dernière maladie du défunt;
– 200 000 Fmg les frais funéraires.
Toutefois, sur justifications fournies par les héritiers, les frais réels sont déductibles dans la limite de 1 000
000 de Fmg pour les frais de dernière maladie, et de 600 000 Fmg pour les frais funéraires.
Art. 02. 03. 23. - Les impositions sur le revenu établies après le décès d’un contribuable ainsi que toutes
autres impositions dues par les héritiers du chef du défunt, constituent une dette déductible de l’actif
successoral pour la perception des droits de mutation par décès.
Art. 02. 03. 24. - Les dettes dont la déduction est demandée sont détaillées, article par article, dans un
inventaire sur papier non timbré, qui est déposé au bureau lors de la déclaration de la succession et certifié par le
déposant.
A l’appui de leur demande en déduction, les héritiers ou leurs représentants doivent indiquer soit la date de
l’acte, le nom et la résidence de l’officier public qui l’a reçu, soit la date du jugement et la juridiction dont il
émane, soit la date de jugement déclaratif de la faillite ou du règlement judiciaire ainsi que la date du procès-
verbal des opérations de vérification et d’affirmation des créances ou du règlement définitif de la distribution par
contribution.
Ils doivent représenter les autres titres ou en produire une copie collationnée.
Le créancier ne peut, sous peine de dommages–intérêts, se refuser à communiquer le titre sous récépissé, ou à
en laisser prendre sans déplacement une copie collationnée par un notaire ou le greffier du tribunal. Cette copie
porte la mention de sa destination ; elle est dispensée du timbre et de l’enregistrement.
Art. 02. 03. 25. - Toute dette au sujet de laquelle l’agent de l’Administration a jugé les justifications
insuffisantes n’est pas retranchée de l’actif de la succession, pour la perception du droit, sauf aux parties à se
pourvoir en restitution, s’il y a lieu, dans les deux années à compter du jour de la déclaration.
Néanmoins, toute dette constatée par acte authentique et non échue au jour de l’ouverture de la succession
ne peut être écartée par l’Administration tant que celle-ci n’a pas fait juger qu’elle est simulée.
Art. 02. 03. 26. - L’agent de l’Administration a, dans tous les cas, la faculté d’exiger de l’héritier la production
de l’attestation du créancier certifiant l’existence de la dette à l’époque de l’ouverture de la succession. Cette
attestation sur papier non timbré ne peut être refusée sous peine de dommages-intérêts, toutes les fois qu’elle est
légitimement réclamée.
Le créancier qui atteste l’existence d’une dette déclare, par une mention expresse, connaître les dispositions
de l’article 02. 03. 43 relatives aux peines en cas de fausse attestation.
Présomptions de propriété
Art. 02. 03. 28. - Est réputé, au point de vue fiscal, faire partie, jusqu’à preuve contraire, de la succession de
l’usufruitier, toute valeur mobilière, tout bien meuble ou immeuble appartenant pour l’usufruit, au défunt, et pour
la nue-propriété, à l’un de ses héritiers présomptifs ou descendants d’eux, même exclu par testament, ou à ses
donataires ou légataires institués, même par testament postérieur, ou à des personnes interposées, à moins qu’il y
ait eu donation régulière.
Sont réputées personnes interposées les personnes désignées dans l’article précédent.
Toutefois, si la nue-propriété provient à l’héritier, au donataire, ou légataire ou à la personne interposée à la
suite d’une vente ou d’une donation à lui consentie par le défunt, les droits de mutation acquittés par le nue-
propriétaire et dont il est justifié sont imputés sur l’impôt de transmission par décès exigible à raison de
l’incorporation des biens dans la succession.
Art. 02. 03. 29. - Sont présumés, jusqu’à preuve contraire, faire partie de la succession pour la liquidation et le
paiement des droits de mutation par décès, les titres et les valeurs dont le défunt a perçu les revenus ou à raison
desquels il a effectué des opérations quelconques moins d’un an avant son décès.
Les agents des Impôts ayant au moins le grade d’inspecteur ou remplissant les fonctions de receveur du
bureau peuvent demander aux héritiers et aux autres ayants droit des éclaircissements, ainsi que toutes
justifications au sujet des titres et valeurs mobilières non énoncés dans la déclaration et entrant dans les
prévisions de l’alinéa ci-dessus.
Art. 02. 03. 30. - Tous les titres, sommes ou valeurs existant chez les dépositaires désignés au paragraphe
premier de l’article 02. 05. 46. et faisant l’objet de comptes indivis ou collectifs avec solidarité sont considérés,
pour la perception des droits de mutation par décès, comme appartenant conjointement aux déposants et
dépendant de la succession de chacun d’eux, pour une part virile, sauf preuve contraire réservée tant à
l’Administration qu’aux redevables et résultant pour ces derniers soit des énonciations du contrat de dépôt, soit
des titres.
Art. 02. 03. 31. - Les sommes, titres ou objets trouvés dans un coffre-fort loué conjointement à plusieurs
personnes sont réputés, à défaut de preuve contraire et seulement pour la perception des droits, être la propriété
conjointe de ces personnes et dépendre pour une part virile de la succession. Cette disposition est applicable aux
plis cachetés et cassettes fermées, remis en dépôt aux banquiers, changeurs, escompteurs et à toute personne
recevant habituellement des plis de même nature.
SECTION IV
Tarif des droits
Art. 02. 03. 32. - Les droits de mutation à titre gratuit sont fixés aux taux indiqués dans les tableaux ci-après
pour la part nette revenant à chaque ayant droit :
B- Ligne collatérale
Frères et
sœurs. 15 p. 100 20 p. 100 25 p. 100 30 p. 100 35 p. 100
Grand-oncle
oncle, tante 20 p. 100 25 p. 100 30 p. 100 35 p. 100 35 p. 100
neveu, nièce
35p. 100
Par dérogation aux dispositions ci-dessus, lorsque l’hoirie consiste en une entreprise individuelle, les droits
sont liquidés sur la valeur de l’ensemble des éléments affectés à l’exercice de l’activité professionnelle, déduction
faite du passif, en appliquant aux fractions de valeur nette imposable les taux qui y correspondent dans les
barèmes ci-dessous :
Grand-oncle,
oncle, tante 3 p. 100 5 p. 100 9 p. 100 7 p. 100 10 p. 100
neveu, nièce
Entre parents au delà du 4è degré et entre personnes non parentes : 10 pour cent
Les dispositions du présent paragraphe D s’appliquent si la transmission porte sur l’ensemble des éléments
affectés à l’exercice de l’activité et à condition que le ou les héritiers prennent l’engagement écrit sur la
déclaration de succession de continuer les activités de l’entreprise pendant une période d’au moins cinq ans.
Le non respect de ces conditions entraîne l’exigibilité du complément de droit non perçu majoré d’une
pénalité égale à 50 pour cent du complément de droit.
Art. 02. 03. 33. - Sont exempts de droit de mutation les legs de bienfaisance aux établissements publics ou
organismes d’assistance et d’enregistrement reconnus d’utilité publique.
Art. 02. 03. 34. - Les successions purement mobilières de personnes non imposables aux impôts sur les
revenus et dont l’actif net ne dépasse pas 75 000 FMG, sont exemptes de droit de mutation et de la taxe
proportionnelle spéciale.
Art. 02. 03. 35. - Sont soumis au droit de mutation prévu par l’article 02-03-32 et au tarif entre frères et soeurs
les legs aux autres établissements publics ou organismes reconnus d’utilité publique.
Art. 02. 03. 36. - Pour les successions vacantes et les biens d’un absent, les droits sont perçus de la manière
suivante :
S’il existe des héritiers connus, le tarif des droits à percevoir est déterminé d’après le degré de parenté de ces
héritiers.
S’il n’existe pas d’héritiers connus ou si les héritiers connus ont renoncé, les droits sont provisoirement
exigibles au taux fixé entre parents au-delà du 4e degré, sauf restitution ultérieure si des héritiers parents à un
degré plus rapproché se présentent.
Art. 02. 03. 37. - Pour permettre l’application du tarif progressif prévu au tableau A ci-dessus, les parties sont
tenues de faire connaître, dans tout acte constatant une transmission entre vifs, à titre gratuit, et dans toute
déclaration de succession, s’il existe ou non des donations antérieures consenties par le donateur, à un titre et
sous une forme quelconque, et dans l’affirmative, le montant de ces donations et la date de l’enregistrement de
ces actes.
La perception est effectuée en ajoutant à la valeur des biens compris dans la donation ou déclaration de
succession celle de ces biens dont la transmission n’a pas été encore assujettie au droit de mutation à titre gratuit
comme inclus dans les tranches les plus élevées de l’actif imposable.
Pour le calcul des abattements et réductions édictés par les articles 02. 03. 38. et 02. 03. 39, il est tenu compte
des abattements et des réductions effectués sur les donations consenties par la même personne en vertu des
textes antérieurs.
Art. 02. 03. 38. - 1° - Pour la perception des droits de mutation par décès, il est effectué un abattement de
1.000.000 FMG sur la part du conjoint survivant et sur la part de chacun des enfants vivants ou représentés.
Ce chiffre est majoré de 200.000 FMG pour chacun des enfants vivants mineurs.
- Entre les représentants des enfants prédécédés, l’abattement se divise d’après les règles de la dévolution
légale.
Lorsque la succession échoit directement aux petits enfants, il est effectué sur la part de chaque ayant droit
un abattement de 300.000 FMG sans que le montant total de l’abattement ne puisse excéder 3.000.000 FMG ;
2° Le bénéfice des dispositions qui précèdent est subordonné à la production d’un certificat de vie, dispensé
de timbre et d’enregistrement, pour chacun des enfants vivants mineurs du défunt. Toutefois, en cas de décès
d’un enfant mineur survenu depuis l’ouverture de la succession, il ne sera exigé que la production de l’acte de
décès de cet enfant.
3° Lorsque, sous l’empire des textes antérieurs, des donataires ont bénéficié d’abattements supérieurs à ceux
prévus au paragraphe premier ci-dessus, les dispositions du présent article ne sont plus applicables.
Art. 02. 03. 39. - Lorsqu’un héritier, légataire ou donataire a un ou plusieurs enfants mineurs, il bénéficie sur
l’impôt à sa charge d’une réduction de 10p. 100 par enfant mineur sans toutefois pouvoir excéder 15 000 FMG par
enfant.
Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la production, soit d’un certificat de vie dispensé de timbre
et d’enregistrement, pour chacun des enfants vivants mineurs des héritiers, légataires, soit d’une expédition de
l’acte de décès de tout enfant mineur décédé depuis l’ouverture de la succession.
Art. 02. 03. 40. - Sous réserve des dispositions des conventions internationales, les dégrèvements à la base
et les réductions accordées pour des raisons de charges de famille ne sont applicables qu’aux citoyens
malgaches.
Art. 02. 03. 41. - Pour la perception des droits de mutation par décès, il n’est pas tenu compte du lien de
parenté résultant de l’adoption simple.
Cette disposition n’est pas applicable aux transmissions faites en faveur :
1° D’enfants issus d’un premier mariage du conjoint de l’adoptant ;
2° De pupilles de la nation ainsi que d’orphelins d’un père mort pour la Patrie ;
3° D’adoptés dans leur minorité ;
4° D’adoptés dont le ou les adoptants ont perdu, morts pour la Patrie, tous leurs descendants en ligne directe.
Art. 02. 03. 42. - Les héritiers ou légataires acceptants sont tenus, pour les biens leur advenant par l’effet
d’une renonciation à une succession ou à un legs, d’acquitter, au titre des droits de mutation par décès, une
somme qui, nonobstant tous abattements, réductions ou exemptions, ne peut être inférieure à celle que le
renonçant aurait payée, s’il avait accepté.
Pénalités
Art. 02. 03. 43. - I- Est punie d’une amende égale au double du supplément de droit exigible, sans que cette
amende puisse être inférieure à 5 000 FMG :
1° Toute indication inexacte ayant une incidence sur le montant des droits dans un acte de donation entre
vifs ou dans une déclaration de succession ;
2° Toute déclaration souscrite pour la perception des droits de mutation par décès ayant indûment entraîné la
déduction d’une dette ; le prétendu créancier qui en a faussement attesté l’existence est tenu solidairement avec
la déclaration au paiement de l’amende ;
3° Toute contravention aux dispositions des articles 02-05-46 et 02-05-47 ; les dépositaires, détenteurs ou
débiteurs sont personnellement tenus des droits exigibles, sauf recours contre le redevable ;
4° Toute omission constatée dans une déclaration de succession.
II- Il est fait application du minimum de 5 000 FMG dans le cas où aucun supplément de droit n’est exigible du
fait de la contravention.
Art. 02. 03. 44. - Les héritiers, donataires ou légataires qui n’ont pas fait, dans les délais prescrits, les
déclarations des biens à eux transmis par décès, payent, à titre d’amende, 1 FMG par 100 FMG par mois ou
fraction de mois de retard du droit qui est dû pour la mutation.
- Cette amende ne peut excéder en totalité la moitié des droits simples exigibles, ni être inférieure à 5 000 Fmg.
- Pour permettre aux intéressés de régulariser leur situation, aucune pénalité ne sera exigée sur les
déclarations tardives à condition que ces déclarations soient déposées et les droits payés avant le 1er janvier
2001; les déclarations peuvent être faites dans les conditions de l’article 02. 01. 33 ci-dessus.
Les tuteurs et curateurs supportent personnellement la peine ci-dessus lorsqu’ils ont négligé de faire les
déclarations dans les délais.
SECTION V
Taxe proportionnelle spéciale
Art. 02. 03. 45. - Les biens transmis à titre gratuit entre vifs et par décès, sont assujettis à une taxe
proportionnelle de 2p. 100 perçue au profit du Budget général, soit au moment du dépôt de la déclaration de
succession, soit au moment de l’enregistrement de l’acte de donation.
Les dispositions de la présente codification relatives aux droits de mutation à titre gratuit sont applicables à la
taxe proportionnelle spéciale.
La taxe est exigible sur toutes les déclarations de succession et sur tous les actes de donation présentés à la
formalité.
CHAPITRE IV
Taxe de publicité foncière
CHAMP D’APPLICATION
Art. 02. 04. 01. - La taxe sur la publicité foncière est perçue, au profit du Budget général, sur les formalités à
requérir dans les conservations de la propriété foncière :
1° Les demandes en immatriculation d’immeubles sur les livres fonciers ;
2° Les inscriptions de tous droits réels immobiliers ;
3° Les inscriptions des baux d’immeubles, des contrats de fehivava ;
4° Les mentions de subrogation et de radiation.
La taxe de publicité foncière est proportionnelle quand les inscriptions requises sont susceptibles d’être
évaluées. Dans le cas contraire, un droit fixe minimum couvre l’ensemble des dispositions de l’acte.
ASSIETTE ET LIQUIDATION
Art. 02. 04. 03. - En ce qui concerne les successions prescrites et celles déposées après le délai de cinq ans à
compter du jour, du décès, la taxe est assise sur la valeur de l’immeuble au jour, soit du dépôt de la réquisition de
la mutation, soit du dépôt de la déclaration de succession. Les dispositions du présent article sont applicables
aux actes déposés après l’expiration d’un délai de cinq ans à compter de leur date.
Art. 02. 04. 04. - La taxe est perçue même si les documents à inscrire sont assortis de conditions suspensives.
TAUX DE LA TAXE
Art. 02. 04. 05. - Le taux de la taxe de publicité foncière est fixé à 1p. 100 pour les formalités désignées aux
paragraphes d. et e. et à 2p. 100 pour toutes les autres formalités.
Toutefois, le taux de 2p. 100 est réduit de moitié pour les inscriptions des actes de partage pur et simple.
Art. 02. 04. 06. - Pour la perception de la taxe, il est fait abstraction des fractions de somme et valeur
inférieures à 1 000 FMG.
Art. 02. 04. 07. - Il ne peut être perçu moins de 1.000 FMG par propriété ou par parcelle cadastrale dans les
cas où les sommes ou valeurs ne produiraient pas 1000 FMG de taxe proportionnelle.
Art. 02. 04. 08. - Ne sont soumises qu’à un droit fixe de 1000 FMG :
1° Les inscriptions des actes portant complément, quittance du prix, interprétation, rectification d’erreurs,
matérielles, acceptation, renonciation non translative, désistement non translatif, confirmation, approbation,
homologation, ratification, réalisation de condition suspensive.
- Pour les actes énumérés ci-dessus, l’application du droit fixe est subordonnée à la condition que ces actes
ne portent augmentation du prix, sommes ou valeurs énoncées ou garanties par l’acte principal, auquel cas ils
donnent lieu à la taxe proportionnelle sur le montant de l’augmentation, sauf application de l’article 02-04-07.
- Ces actes ne donnent lieu à aucune perception s’ils sont présentés à la formalité en même temps que l’acte
principal auquel ils se rapportent ;
2° Les inscriptions des déclarations de command ou d’adjudicataire, des actes portant exercice du droit de
préemption par le propriétaire indivis en vertu de l’article 14 de l’ordonnance n° 60-146 du 3 octobre 1960 relative
au régime foncier de l’immatriculation, des actes de partage constatant l’attribution de biens précédemment
adjugés avec promesse d’attribution contenue dans l’acte principal ;
3° Les inscriptions des contrats de fehivava ;
4° Les inscriptions des jugements d’immatriculation, des titres domaniaux déclaratifs de propriété prévus par
les articles 23 et 28 de la loi n° 60-004 du 15 février 1960 sur le domaine privé national, des titres de concessions
domaniales gratuites prévues par l’article 52 de la même loi ;
5° Les inscriptions des actes et conventions relatifs à l’inscription des droits de communauté de la femme
mariée ;
6° Les inscriptions de la réunion de l’usufruit à la nue-propriété lorsque cette réunion a lieu par expiration du
temps fixé pour la durée de l’usufruit ou par le décès de l’usufruitier ;
7° Et, généralement les inscriptions des actes et décisions judiciaires qui ne sont pas soumis au droit
proportionnel.
EXEMPTIONS
5° Les inscriptions des actes d’acquisition et de location d’immeubles au profit des ambassades, légations,
consulats, ainsi que des bénéficiaires d’immunités diplomatiques ;
6° Les inscriptions des mutations d’immeubles dépendant des successions des militaires des armées
malgaches et alliées morts au service de la nation ainsi que celles des personnes victimes du devoir lors de
cataclysmes nationaux ;
7° Les inscriptions des actes d’acquisition ou de location d’immeubles nécessaires à son fonctionnement au
profit de la Croix-rouge ;
8° Les inscriptions des prêts consentis aux victimes des cataclysmes naturels par les organismes ou des
entités dont la personnalité juridique est fixée par des statuts ou résulte de la loi ;
9° Les inscriptions des actes et mutations conformément aux plans réglementaires des remembrements ruraux
;
10° Les inscriptions des actes concernant les immeubles destinés à un usage cultuel, scolaires ou d’oeuvres
sociales, acquis par les missions religieuses, les églises et les associations cultuelles et bénéficiant des
dispositions de l’article 02. 11. 05 ci-après.
RECOUVREMENT DE LA TAXE
Art. 02. 04. 10. - Le recouvrement de la taxe de publicité foncière est soumis aux mêmes règles que celles qui
régissent la perception des droits d’enregistrement.
Si dans un même acte ou dans une même déclaration de succession, les immeubles en cause sont situés dans
les localités ne dépendant pas d’un même bureau, la taxe est acquittée en totalité au bureau où la formalité de
l’enregistrement est donnée.
Art. 02. 04. 11. - Les prix, valeurs et estimations portés sur les actes par les parties sont soumis au contrôle
de l’Administration des Impôts. Les règles applicables en cette matière aux droits d’enregistrement sont
applicables à la taxe de publicité foncière.
Si l’insuffisance ou la dissimulation des sommes ou valeurs ayant servi de base à la perception est établie
conformément aux règles qui régissent les droits d’enregistrement, il sera perçu, indépendamment des droits
simples supplémentaires, une amende égale au double des droits supplémentaires, laquelle ne pourra être
inférieur à 5 000 FMG par propriété ou par parcelle cadastrale.
RECOUVREMENT - CONTENTIEUX
Art. 02. 04. 12. - Les règles applicables en matière de droits d’enregistrement sont applicables à la taxe de
publicité foncière.
Sur la demande des intéressées, la taxe de publicité foncière due sur les actes de mutations concernant les
habitations économiques bénéficiant des dispositions de l’article 02. 11. 12 du présent Code peut être acquittée
dans les conditions de l’article 02-02-41.
REMISE DE PENALITES
Art. 02. 04. 13. - Les règles applicables en matière de droits d’enregistrement sont applicables à la taxe de
publicité foncière.
PERCEPTION DE LA TAXE
Art. 02. 04. 14. - La taxe de publicité foncière est perçue par le receveur des Impôts. La perception en est faite
en même temps que les droits d’enregistrement en ce qui concerne les inscriptions de tous droits réels
immobiliers, les contrats de fehivava et les mentions de subrogation et de radiation est donnée en même temps
que la quittance des droits d’enregistrement ou des droits de mutations par décès. Les demandes en
immatriculation d’immeubles, les actes reçus par les officiers publics et tous autres documents non soumis
obligatoirement à la formalité de l’enregistrement, sont enregistrés pour ordre en vue de permettre la perception
de la taxe. La quittance des droits est donnée sur le document.
La taxe afférente aux baux d’immeubles et aux inscriptions ne résultant pas d’actes ou de documents soumis à
la formalité obligatoire de l’enregistrement sera perçue sur la réquisition d’inscription souscrite en double
exemplaire par les parties sur papier non soumis au timbre. La quittance est donnée sur la réquisition.
En ce qui concerne les actes ayant déjà reçu la formalité de l’enregistrement, la taxe est perçue comme en
matière de recette complémentaire d’enregistrement. La quittance est donnée sur l’acte ou sur l’expédition à
inscrire. La perception peut être faite au bureau de la situation des biens. Les dispositions de l’article 02. 04. 17
sont applicables.
La taxe de publicité foncière exigible sur un contrat de prêt hypothécaire consenti par les établissements de
crédit peut sur la demande expresse du débiteur, être acquittée en six mensualités égales lorsque le montant en
principal du prêt est égal ou supérieur à 300 000 FMG.
Le paiement de la première fraction de la taxe a lieu au moment où le contrat est enregistré ; les autres
fractions sont exigibles de mois en mois et sont acquittées dans les dix jours qui suivent l’échéance de chaque
mois.
Tout retard dans le paiement de la deuxième fraction ou les fractions subséquentes de la taxe rend
immédiatement exigible la totalité des sommes restant dues au Trésor, majorées du montant des intérêts au taux
civil.
OBLIGATIONS DIVERSES
Art. 02. 04. 15. - Les réquisitions d’immatriculation sont établies en double exemplaire. Un exemplaire revêtu
de la mention du dépôt est transmis par le conservateur au receveur des Impôts.
Les mutations au nom des héritiers d’immeubles dépendant d’une succession ne seront faites que sur
présentation d’un certificat de paiement des droits de mutation par décès délivré par le receveur. Pour permettre
l’application des dispositions de l’article 02. 04. 10 ci-dessus, le certificat doit comprendre tous les immeubles
portés sur les déclarations de succession. Ce certificat est délivré sans frais. Il sera délivré autant de certificats
qu’il y a de bureaux où la formalité doit être requise.
Pour les actes ayant déjà reçu la formalité de l’enregistrement avant la mise en vigueur du présent texte, le
dépôt à la conservation foncière ne peut être effectué que sur justification du paiement de la taxe de publicité
foncière.
RESTITUTION
Art. 02. 04. 16. - La taxe de publicité n’est pas restituable, sauf en cas d’erreur des agents préposés à la
perception.
Toutefois, la restitution de la taxe peut être ordonnée lorsqu’elle a été perçue sur des contrats relatifs à des
prêts ou ouvertures de crédits qui n’ont pas été réalisés pour quelque cause que ce soit avant l’inscription au
livre foncier des actes d’hypothèques y afférents.
PRESCRIPTION
Art 02. 04. 17. - Il y a prescription pour la demande des droits après un délai de trois ans à compter du jour du
dépôt de l’acte ou document.
CHAPITRE V
Des obligations des avocats, notaires, huissiers, greffiers, secretaires, juges, arbitres,
administrateurs et autres officiers ou fonctionnaires publics ou assujettis divers des
parties et des receveurs actes en consequence
Art. 02. 05. 01. - Les notaires, huissiers, greffiers, avocats et autres officiers publics et les autorités
administratives ne peuvent faire ou rédiger un acte en vertu ou en conséquence d’un acte soumis
obligatoirement à l’enregistrement sur la minute ou original annexé à leurs minutes, le recevoir en dépôt, ni le
délivrer en brevet, extrait, copie ou expédition, avant qu’il ait été enregistré, alors même que le délai pour
l’enregistrement ne serait pas encore expiré, à peine de 5 000 FMG d’amende, et de répondre personnellement du
droit.
Sont exceptés les exploits et autres actes de cette nature qui se signifient à partie ou par affiches et
proclamations.
De même, les greffiers des juridictions de simple police ou correctionnelles pourront, sans encourir l’amende
prévue au 1er alinéa ci-dessus, délivrer aux parquets, avant l’enregistrement, expédition des actes par eux reçus,
sous réserve que la relation de l’enregistrement soit inscrite sur ces expéditions à la diligence des parquets avant
utilisation.
Les notaires peuvent toutefois faire des actes en vertu ou en conséquence d’actes dont le délai
d’enregistrement n’est pas encore expiré, mais sous la condition que chacun de ces actes soit annexé à celui dans
lequel il se trouve mentionné, qu’il soit soumis en même temps que lui à la formalité de l’enregistrement et que les
notaires soient personnellement responsables, non seulement des droits d’enregistrement et de timbre, mais
encore des amendes auxquelles cet acte peut se trouver assujetti.
Art. 02. 05. 02. - Il est défendu, sous peine de 5000FMG d’amende, à tout notaire ou greffier, de recevoir
aucun acte en dépôt sans dresser acte de dépôt.
Sont exceptés les testaments déposés chez les notaires par les testateurs.
Art. 02. 05. 03. - Il est fait mention dans toutes les expéditions des actes publics, civils ou judiciaires, qui
doivent être enregistrés sur les minutes, de la quittance des droits par une transcription littérale et entière de
cette quittance.
Pareille mention est faite dans les minutes des actes publics, civils, judiciaires ou extrajudiciaires qui se font
en vertu d’actes sous signatures privées ou passées hors de Madagascar et qui sont soumis à l’enregistrement.
Chaque contravention est passible d’une amende de 5000 FMG.
Art. 02. 05. 04. - Dans le cas de fausse mention d’enregistrement soit dans une minute, soit dans une
expédition, le délinquant est poursuivi par la partie publique sur la dénonciation du faux qui est faite par le
receveur des Impôts.
Art. 02. 05. 05. - Tout acte portant sous bail, subrogation, cession ou rétrocession de bail doit, à peine d’une
amende de 5 000 FMG, contenir la reproduction littérale de la mention d’enregistrement du bail cédé en totalité ou
en partie.
Art. 02. 05. 06. - Toutes les fois qu’une décision est rendue sur un acte enregistré, le jugement ou la
sentence arbitrale en fait mention et énonce le montant du droit payé, la date du paiement et le nom du bureau où
il a été acquitté. En cas d’omission, et lorsqu’il s’agit d’un acte soumis à la formalité dans un délai déterminé,
l’agent compétent exige le droit, si l’acte n’a pas été enregistré dans son bureau, sauf restitution dans le délai
prescrit, s’il est ensuite justifié de l’enregistrement de l’acte sur lequel le jugement a été prononcé.
ACTES SOUS SEING PRIVES
Art. 02. 05. 07. - Les parties qui rédigent un acte sous seing privé soumis à l’enregistrement dans un délai
déterminé doivent en établir un double, revêtu des mêmes signatures que l’acte lui-même et qui reste déposé au
bureau chargé de l’enregistrement lorsque la formalité est requise.
AFFIRMATION DE SINCERITE
Art. 02. 05. 08. - Les obligations imposées aux assujettis en matière d’affirmation de sincérité sont précisées à
l’article 02-02-10 du présent Code en ce qui concerne les actes translatifs de droit réels immobiliers et aux articles
02-03-16 et 02-03-17 en ce qui concerne les mutations par décès.
Art. 02. 05. 09. - Indépendamment de l’obligation qui lui est imposée en matière de dissimulation, le notaire
qui reçoit un acte de vente, d’échange ou de partage est tenu de donner lecture aux parties des dispositions de
l’article 02-02-10 ci-dessus et de l’article 366 du Code pénal.
Mention expresse de cette lecture sera faite dans l’acte, à peine d’une amende de 5 000 FMG.
Art. 02. 05. 10. - Les officiers publics ainsi que les fonctionnaires chargés de la rédaction d’actes sont
soumis aux dispositions des articles 02-02-10 et 02-05-09 ci-dessus.
Art. 02. 05. 11. - Le notaire qui dresse un inventaire après décès est tenu, avant la clôture, d’affirmer qu’au
cours des opérations il n’a constaté l’existence d’aucune valeur ou créance autre que celle portée dans l’acte, ni
d’aucun compte en banque hors de Madagascar et qu’il n’a découvert aucune trace de l’existence, hors de
Madagascar soit d’un compte individuel de dépôt de fonds ou de titres, soit d’un compte indivis ou collectif
avec solidarité.
L’Officier public qui a sciemment contrevenu aux dispositions qui précèdent ou volontairement souscrit une
affirmation incomplète et inexacte est passible, sans préjudice des sanctions disciplinaires, d’une amende de
100.000 FMG à 1.000.000 FMG.
BORDEREAU DE DEPOT
Art. 02. 05. 12. - Les notaires, huissiers et greffiers sont tenus, chaque fois qu’ils présentent des actes,
jugements ou arrêts à la formalité de l’enregistrement, de déposer au bureau un bordereau récapitulatif de ces
actes, jugements ou arrêts établis par eux en double exemplaire sur des formules imprimées qui leur sont fournies
par l’Administration des Impôts.
A défaut, la formalité de l’enregistrement est refusée.
Un arrêté du Ministre chargé de la réglementation fiscale détermine les modalités d’application du présent
article.
Art. 02. 05. 13. - Tout acte ou jugement qui porte à un titre quelconque translation ou attribution de droits
réels immobiliers, doit indiquer d’une façon détaillée, le nom de la propriété, le numéro du titre foncier ou de la
réquisition d’immatriculation, la nature, la consistance, la situation, le numéro de la rue, le numéro du lot attribué
par le service municipal. S’il s’agit d’une propriété cadastrale ou en cours de cadastre, le numéro du lot, le nom de
la section, le lieu dit doivent être indiqués. Pour les terrains non immatriculés ni cadastrés, les abonnements et la
situation exacte seront donnés.
De même, lesdits actes et jugements doivent contenir mention de l’origine de la propriété et de la relation de
l’enregistrement.
Toute contravention aux dispositions du présent article est passible d’une amende de 5 000 FMG.
ASSISTANCE JUDICIAIRE
Art. 02. 05. 14. - Les greffiers sont tenus, dans le mois du jugement contenant liquidation des dépens ou de
la taxe des frais par le juge, de transmettre au receveur des Impôts l’extrait du jugement ou l’exécutoire, sous
peine de 5 000 Fmg d’amende pour chaque extrait de jugement ou chaque exécutoire non transmis dans ledit
délai.
DROIT DE COMMUNICATION
Art. 02. 05. 15. - Les dépositaires des registres de l’état civil, ceux des rôles des contributions et tous autres
chargés des archives et dépôts de titres publics sont tenus de les communiquer, sans déplacer aux préposés des
Impôts à toute réquisition et de leur laisser prendre, sans frais, les renseignements, extraits et copies qui leur
seront nécessaires pour les intérêts du trésor, à peine de 50.000 Fmg d’amende pour refus constaté par procès-
verbal du préposé.
Ces dispositions s’appliquent aussi aux notaires, huissiers, greffiers et secrétaires des Collectivités
décentralisées pour les actes dont ils sont dépositaires, à l’exception des testaments et autres actes de libéralité à
cause de mort, du vivant des testateurs.
Les communications ci-dessus ne pourront être exigées les jours de repos, et les séances, dans chaque autre
jour, ne pourront durer plus de quatre heures, de la part des préposés dans les dépôts où ils feront leurs
recherches.
Art. 02. 05. 16. - Les dépositaires de registres des magasins généraux sont tenus de les communiquer aux
préposés des Impôts selon le mode prescrit par l’article 02. 05. 15 et sous les peines y prescrites.
Art. 02. 05. 17. - Toutes les sociétés malgaches ou étrangères de quelque nature qu’elles soient, toutes
compagnies, tous entrepreneurs pour entreprise de toute nature tous assureurs pour les opérations d’assurance
de toute nature, sont assujettis aux vérifications de l’Administration des Impôts et sont tenus de communiquer
aux agents de ladite Administration, tant au siège social que dans les succursales et agences, leurs livres,
registres, titres, polices, pièces de recettes, de dépenses et de comptabilité et tous autres documents tels que
délibérations, comptes rendus d’assemblées, effets en portefeuille, bordereau de coupons, correspondances etc,
afin que ces agents s’assurent de l’exécution des règlements de l’enregistrement.
Tout refus de communication sera constaté par pocès-verbal.
Art. 02. 05. 18. - L’amende encourue pour refus de communication dans les conditions prévues par l’article
précédant sera de 100 000 FMG.
Indépendamment de cette amende, tous assujettis aux vérifications des agents des Impôts devront, en cas
d’instance, être condamnés à présenter les pièces ou documents non communiqués sous une astreinte de 5 000
Fmg au minimum pour chaque jour de retard. Cette astreinte commencera à courir de la date de la signature par les
parties ou de la notification du procès-verbal qui sera dressé pour constater le refus d’exécuter le jugement
régulièrement signifié; elle ne cessera que du jour où il sera constaté, au moyen, d’une mention inscrite par un
agent de contrôle sur un des principaux livres de la société ou de l’établissement que l’Administration a été mise
à même d’obtenir la communication ordonnée.
- Le recouvrement de l’astreinte sera poursuivi comme en matière d’enregistrement
Art. 02. 05. 19. - Les personnes ou sociétés visées par l’article 02. 05. 23 doivent se conformer, pour l’exercice
du droit de communication des agents de l’Administration des Impôts, aux dispositions des articles 02. 05. 17 et
02. 05. 18 sous les sanctions édictées par ce dernier article.
Art. 02. 05. 21. - En aucun cas, les Administrations de l’Etat, des Collectivités décentralisées, ainsi que des
entreprises concédées ou contrôlées par ces collectivités publiques, de même que tous les établissements ou
organismes quelconques soumis au contrôle de l’autorité administrative, ne peuvent opposer le secret
professionnel aux agents de l’Administration des Impôts ayant au moins le grade de contrôleur qui, pour établir
les impôts institués par le présent règlement, leur demandent communication des documents de service qu’ils
détiennent.
ASSISTANCE JUDICIAIRE
Etats de frais
Art. 02. 05. 22. - Les états de frais dressés par les avocats, huissiers, greffiers, notaires, commis au titre de
l’assistance judiciaire doivent faire ressortir distinctement dans une colonne spéciale et pour chaque débours, le
montant des droits de toute nature payés au Trésor.
Toute contravention à cette disposition est punie d’une amende de 5 000 FMG qui est recouvrée comme en
matière d’enregistrement.
Art. 02. 05. 23. - Toute personne ou société se livrant à des opérations d’intermédiaire pour la location,
l’achat ou la vente d’immeubles ou de fonds de commerce ou qui habituellement achète en son nom les mêmes
biens dont elle devient propriétaire en vue de les revendre doit :
1° En faire la déclaration dans le délai d’un mois, à compter du commencement des opérations visées ci-
dessus, au bureau de recettes des Impôts de sa résidence et s’il y a lieu de chacune de ses succursales ou
agences ;
2° Tenir deux répertoires à colonnes, non timbrés, présentant jour par jour, sans blanc ni interligne et par ordre
de numéros, tous les mandats, promesses de ventes, actes translatifs de propriété et de jouissance et d’une
manière générale, tous actes se rattachant à sa profession d’intermédiaire ou à sa qualité de propriétaire; l’un des
répertoires est affecté aux opérations d’intermédiaire, l’autre aux opérations effectuées en qualité de propriétaire.
3° Se conformer pour l’exercice du droit de communication des agents de l’Administration des Impôts aux
prescriptions de l’article 02. 05. 19
Toute infraction aux dispositions du présent article est punie d’une amende de 50 000 FMG
Les dispositions des articles 02. 05. 24 à 02. 05. 27 sont applicables aux personnes ou sociétés visées par le
présent article pour les actes et opérations effectuées par leur entreprise.
Leurs répertoires seront cotés et paraphés par le président ou à défaut par un juge du tribunal civil de leur
résidence ou de leurs succursales ou agences.
Art. 02. 05. 24. - Les notaires, huissiers, greffiers, officiers publics et les secrétaires des Administrations des
collectivités décentralisées tiendront des répertoires à colonnes, non timbrés sur lesquels ils inscriront, jour par
jour, sans blanc ni interligne et par ordre de numéros :
1° Les notaires et les officiers publics, tous les actes et contrats qu’ils recevront même ceux qui seront passés
en brevet, à peine de 5 000 FMG d’amende pour chaque omission ;
2° Les huissiers, tous les actes et exploits de leur ministère, sous peine d’une amende de 5000 FMG pour
chaque omission ;
3° Les greffiers, tous les arrêts, jugements, actes et exploits sans exception, qu’ils soient enregistrés, timbrés
ou dispensés des formalités des Impôts et du timbre, à peine d’une amende de 5000 FMG pour chaque omission ;
4° Et les secrétaires, les actes des Administrations des Collectivités décentralisées dénommés dans l’article
02. 01. 15 paragraphe III, 3,4 et 5 du présent Code, à peine d’une amende de 5000 FMG pour chaque omission.
Art. 02. 05. 26. - Les notaires, huissiers, greffiers, officiers publics et les secrétaires des Administrations des
Collectivités décentralisées présenteront, tous les trois mois, leurs répertoires aux receveurs des impôts, droits et
taxes divers de leur résidence, qui viseront et qui énonceront dans leur visa le nombre des actes inscrits. Cette
présentation aura lieu, chaque année, dans la première décade de chacun des mois de janvier, avril, juillet et
octobre.
Tout officier ministériel qui aura contrevenu aux dispositions ci-dessus encourra une amende de 100 000 FMG
par répertoire, quelle que soit la durée du retard, sans préjudice des sanctions administratives dont le refus de la
formalité jusqu’à ce que sa situation en la matière soit régularisée.
Art. 02. 05. 27. - Indépendamment de la présentation, ordonnée par l’article précédent, les notaires, huissiers,
greffiers, officiers publics et secrétaires seront tenus de communiquer leurs répertoires, à toute réquisition, aux
préposés des Impôts qui se présenteront chez eux pour les vérifier, à peine d’une amende de 50.000 FMG en cas
de refus.
Art. 02. 05. 28. - Les répertoires seront cotés et paraphés : ceux des notaires, par le président ou à défaut, par
un juge du tribunal civil de la résidence; ceux des huissiers et greffiers de section du tribunal, par le juge de leur
domicile; ceux des huissiers et greffiers des cours et tribunaux, par le président ou le juge qu’il aura commis à cet
effet, et ceux des secrétaires des Administrations par les autorités administratives dont ils relèvent.
Art. 02. 05. 29. - Les dispositions relatives à la tenue et au dépôt des répertoires sont applicables aux
commissaires-priseurs et aux courtiers de commerce, mais seulement pour les procès-verbaux de vente de
meubles et des marchandises, et pour les actes faits en conséquence de ces ventes.
Art. 02. 05. 30. - Les dispositions des articles 02-05-24 à 02-05-27 ci-dessus sont applicables aux personnes
morales et physiques qui construisent ou gèrent soit des cités, soit des immeubles collectifs, comprenant au
moins dix appartements et destinés à la location, à la location-vente ou à la vente.
Leur répertoire sera coté et paraphé par le président ou, à défaut par un juge du tribunal civil du siège social
ou du domicile.
Art. 02. 05. 31. - Les personnes morales et physiques visées par l’article 02-05-30 ci-dessus doivent adresser
au receveur des Impôts de leur domicile une déclaration d’existence dans les deux mois de la promulgation du
présent texte ou de leur création, sous peine d’une amende de 50 000 FMG par mois de retard.
Art. 02. 05. 32. - Aucun officier public ne pourra procéder à une vente publique par enchères d’objets
mobiliers avant qu’il n’en ait préalablement fait la déclaration au bureau des Impôts dans la circonscription
duquel la vente aura lieu.
Toutefois, une déclaration préalable n’est pas nécessaire pour la vente aux enchères de meubles incorporels,
rentes et créances, ou de clientèles ne comprenant pas d’objets mobiliers.
La déclaration susvisée devra être faite au moins un jour
Art. 02. 05. 29. - Les dispositions relatives à la tenue et au dépôt des répertoires sont applicables aux
commissaires-priseurs et aux courtiers de commerce, mais seulement pour les procès-verbaux de vente de
meubles et des marchandises, et pour les actes faits en conséquence de ces ventes.
Art. 02. 05. 30. - Les dispositions des articles 02-05-24 à 02-05-27 ci-dessus sont applicables aux personnes
morales et physiques qui construisent ou gèrent soit des cités, soit des immeubles collectifs, comprenant au
moins dix appartements et destinés à la location, à la location-vente ou à la vente.
Leur répertoire sera coté et paraphé par le président ou, à défaut par un juge du tribunal civil du siège social
ou du domicile.
Art. 02. 05. 31. - Les personnes morales et physiques visées par l’article 02-05-30 ci-dessus doivent adresser
au receveur des Impôts de leur domicile une déclaration d’existence dans les deux mois de la promulgation du
présent texte ou de leur création, sous peine d’une amende de 50 000 FMG par mois de retard.
VENTES PUBLIQUES DE MEUBLES
Art. 02. 05. 32. - Aucun officier public ne pourra procéder à une vente publique par enchères d’objets
mobiliers avant qu’il n’en ait préalablement fait la déclaration au bureau des Impôts dans la circonscription
duquel la vente aura lieu.
Toutefois, une déclaration préalable n’est pas nécessaire pour la vente aux enchères de meubles incorporels,
rentes et créances, ou de clientèles ne comprenant pas d’objets mobiliers.
La déclaration susvisée devra être faite au moins un jour ouvrable à l’avance.
Art. 02. 05. 33. - La déclaration sera rédigée en double exemplaire, datée et signée par l’officier public. Elle
contiendra les nom, qualité et domicile de l’officier, ceux du requérant, ceux de la personne dont le mobilier sera
mis en vente, l’indication de l’endroit où se fait la vente et celle du jour et de l’heure de son ouverture. . Elle ne
pourra servir que pour le mobilier de celui qui y sera dénommé.
La déclaration comportera la désignation détaillée, article par article, des objets à mettre en vente.
La déclaration sera déposée au bureau et enregistrée sans frais. L’un des exemplaires, rédigés sur papier
timbré, sera remis, revêtu de la mention de l’enregistrement, à l’officier public qui devra l’annexer au procès-verbal
de la vente. L’autre exemplaire, établi sur papier non timbré, sera conservé au bureau.
Art. 02. 05. 34. - L’officier public devra, avant de procéder à la vente aux enchères, donner lecture des
dispositions de l’article 20. 01. 50 concernant l’obligation des acquéreurs de voitures automobiles.
Mention expresse de cette lecture sera faite dans le procès-verbal.
L’officier public qui a contrevenu à cette disposition est tenu personnellement des taxes et pénalités exigibles,
sauf recours contre le redevable.
Art. 02. 05. 35. - Chaque objet adjugé sera porté de suite au procès-verbal qui devra mentionner les nom,
qualité et domicile de l’adjudicataire; le prix y sera a écrit en toutes lettres et tiré hors ligne en chiffres.
Chaque séance sera close et signée par l’officier public.
Lorsqu’une vente aura lieu par suite d’inventaire, il en sera fait mention au procès-verbal, avec indication de
la date de l’inventaire, du nom du notaire qui y aura procédé et de la quittance du service des Impôts.
Art. 02. 05. 36. - Les contraventions aux dispositions ci-dessus seront punies :
- d’une amende de 500 000 FMG contre tout officier public qui aurait procédé à une vente sans en avoir fait la
déclaration préalable dans le délai prévu à l’article 02-05-32 ou qui aurait procédé à la mise en vente d’objets
autres que ceux mentionnés dans la déclaration ;
- d’une amende égale au double de la somme dont le Trésor a été frustré, sans que cette amende puisse être
inférieure à 50 000 FMG, pour chaque article adjugé et non porté au procès-verbal de vente, outre la restitution du
droit ;
- d’une amende égale au double de la somme dont le Trésor a été frustré, sans que cette amende puisse être
inférieure à 50 000 FMG, pour chaque altération de prix des articles adjugés faite dans le procès-verbal
indépendamment de la restitution du droit et des peines de faux ;
- d’une amende de 25 000 FMG pour chaque omission ou fausse indication dans les documents se rapportant
à la vente, des renseignements prescrits aux articles 02-05-33 et 02-05-35 susvisés sur l’identification des
personnes et des biens ;
- et de 5 000 FMG pour chaque article dont le prix ne serait pas écrit en toutes lettres au procès-verbal.
- Les amendes susvisées peuvent se cumuler.
- Les autres contraventions que pourraient commettre les officiers publics contre les dispositions de la
réglementation sur l’enregistrement seront punies par les amendes et restitutions qu’elle prononce.
Art. 02. 05. 37. - Les préposés des Impôts sont autorisés à se transporter dans les lieux où se feront des
ventes publiques par enchères et à s’y faire représenter les procès-verbaux de vente et les copies des
déclarations préalables.
Ils dresseront des procès-verbaux des contraventions qu’ils auront reconnues et constatées.
La preuve testimoniale pourra être admise sur les ventes en contraventions qui précèdent.
Art. 02. 05. 38. - Sont dispensés de la déclaration ordonnée par l’article 02. 05. 32 les fonctionnaires qui
auront à procéder aux ventes de mobilier de l’Etat et des Collectivités décentralisées.
En sont également dispensés les agents chargés des ventes de biens dépendant des successions gérées par
la curatelle d’office.
Art. 02. 05. 39. - Les courtiers qui procèdent à des ventes publiques des marchandises en gros ou d’objets
donnés en gage, dans les conditions prévues par la loi du 28 mai 1858 ou l’article 93 du Code de commerce,
modifié par la loi du 23 mai 1863, se conformément aux dispositions ci-dessus, concernant les ventes publiques
de meubles.
Art. 02. 05. 40. - Les obligations des héritiers en matière de déclaration de succession sont précisées aux
articles 02-03-13 et suivants de la présente codification.
Art. 02. 05. 41. - 1° Tout acquéreur de droit réels immobiliers ou de fonds de commerce situés à Madagascar
et dépendant d’une succession ne pourra se libérer du prix d’acquisition si ce n’est sur la présentation d’un
certificat délivré sans frais par le receveur des Impôts et constatant, soit l’acquittement, soit la non - exigibilité de
l’impôt de mutation par décès, à moins qu’il ne préfèrent retenir pour la garantie du Trésor et conserver, jusqu’à la
présentation du certificat du receveur, une somme égale au montant de l’impôt calculé sur le prix.
De même, le transfert des véhicules automobiles, des tracteurs, des bateaux, boutres et chalands, des
aéronefs dépendant d’une succession ne peut être effectué que sur la présentation du certificat visé ci-dessus.
2° Quiconque aura contrevenu aux dispositions du paragraphe 1°ci-dessus sera personnellement tenu des
droits et pénalités exigibles, sauf recours contre le redevable et passible, en outre d’une amende de 5.000 FMG.
3° Le notaire et l’officier public qui auront reçu un acte constatant l’acquisition de droit réels immobiliers ou
de fonds de commerce dépendant d’une succession seront solidairement responsables des droits, pénalités et
amendes visés au paragraphe 2°ci-dessus.
4° L’inscription à la conservation foncière et au bureau du cadastre d’actes ou écrits constatant la
transmission par décès de droits réels immobiliers ou l’inscription aux livres fonciers de mutation par décès de
ces mêmes droits ou l’inscription au registre de commerce de la transmission des fonds, ne pourra être effectuée
que sur la présentation d’un certificat délivré sans frais par le receveur des Impôts, constatant l’acquittement ou
la non-exigibilité de l’impôt de mutation par décès.
5° Le conservateur, le greffier du tribunal de commerce, le chef du centre immatriculateur le chef de
l’arrondissement maritime qui auront contrevenu aux dispositions du paragraphe 4° ci-dessus seront
personnellement tenus des droits et pénalités exigibles, sauf recours contre le redevable et passibles en outre
d’une amende de 5.000 FMG.
NOTICE DE DECES
Art. 02. 05. 42. - Les présidents ou les préposés des collectivités compétents pour recevoir les actes de l’état
civil fourniront, chaque trimestre, aux receveurs des Impôts les relevés par eux certifiés des actes de décès. Ces
relevés seront délivrés sur un papier non timbré et remis dans les mois de janvier, avril, juillet et octobre.
Il en sera retiré récépissé.
TRANSFERT DE TITRES
Art. 02. 05. 43. - 1° Le transfert, la mutation, la conversion au porteur ou le remboursement des inscriptions
de rentes sur l’Etat ou des titres nominatifs de sociétés ou de collectivités publiques, provenant de titulaires
décédés ou déclarés absents, ne pourra être effectué que sur la présentation d’un certificat délivré sans frais par
le receveur des Impôts, constatant l’acquittement du droit de mutation par décès.
Ce texte est général et ne comprend pas seulement les transferts qui sont opérés au nom d’une personne
désignée nominativement, mais encore ceux qui sont effectués au nom des héritiers, sans désignation
individuelle.
Le certificat de paiement doit être également produit après le décès du conjoint du titulaire inscrit, sauf
lorsque les autorités habilitées à délivrer le certificat de propriété attestent expressément que le titre appartient au
survivant comme bien propre.
Le certificat du receveur reste dispensé des droits de timbre et d’enregistrement même quand il est annexé à
un certificat de propriété.
2° Dans le cas ou le transfert, la mutation, la conversion au porteur ou remboursement donne lieu à la
production d’un certificat de propriété délivré conformément à la réglementation relative au régime des titres
nominatifs, il appartient au rédacteur de ce document d’y viser, s’il y a lieu, le certificat du receveur des Impôts
prévu au paragraphe qui précède. La responsabilité du certificateur est, dans ce cas substituée à celle de la
société ou collectivité.
3° Quiconque aura contrevenu aux dispositions ci-dessus sera personnellement tenu des droits et pénalités
exigibles, sauf recours contre le redevable, et passible, en outre, d’une amende de 5 000 Fmg.
Art. 02. 05. 44. - Lorsque le transfert, la mutation ou la conversion au porteur est effectué en vue ou à
l’occasion de la négociation des titres, le certificat du receveur des Impôts visé à l’article précédent pourra être
remplacé par une déclaration des parties établie sur papier non timbré, désignant avec précision les titres
auxquelles elle s’applique et indiquant que l’aliénation est faite pour permettre d’acquitter les droits de mutation
par décès et que le produit en sera versé directement au receveur compétent pour recevoir la déclaration de
succession par l’intermédiaire chargé de la négociation.
Les transferts, mutations et conversions envisagés sont uniquement ceux effectués en vue ou à l’occasion de
la négociation des titres; sont donc exclus notamment les transferts qui ont simplement pour objet d’immatriculer
les titres au nom des héritiers, ainsi que les conversions au porteur de titres que seraient conservés par les
héritiers.
La déclaration des parties produite à l’intermédiaire aux lieu et place du certificat du receveur des Impôts n’est
assujettie à aucune forme particulière. Il suffit qu’elle contienne les indications prescrites par le texte légal.
La déclaration est établie sur papier non timbré; elle n’a pas à être enregistrée même lorsqu’elle est visée et
annexée à un certificat de propriété établi par un notaire.
Au cas où tout ou partie des titres serait amorti, la remise audit intermédiaire des fonds provenant du
remboursement libérera l’établissement, émetteur dans les mêmes conditions que la remise des titres eux-mêmes.
Tout intermédiaire qui n’effectue pas le versement prévu aux alinéas précédents est passible,
personnellement, d’une amende égale au montant des sommes dont il s’est irrégulièrement dessaisi.
Art. 02. 05. 45. - Par dérogation à l’article 02. 05. 42, l’inscription, le transfert ou la mutation de créance ou de
titres de créances, provenant de créanciers ou de titulaires décédés ou déclarés absents peut être effectué sur la
présentation d’un certificat délivré sans frais par le receveur des Impôts, constatant que les créances ou les titres
qui les représentent ont été compris dans la déclaration de succession.
Art. 02. 05. 46. - 1. Les Administrations publiques, les établissements ou organismes quelconques soumis au
contrôle de l’autorité administrative, les sociétés ou compagnies, banquiers, escompteurs, officiers publics ou
agents d’affaires qui seraient dépositaires, détenteurs ou débiteurs de titres, sommes ou valeurs dépendant
d’une succession qu’ils sauraient ouverte, doivent adresser au receveur des Impôts de leur résidence, la liste de
ces titres, sommes ou valeurs. Il en est donné récépissé.
2. Cette prescription est applicable aux sociétés, compagnies, caisses ou organismes d’assurances ainsi que
leurs établissements, agences, succursales, directions régionales ou locales à Madagascar, pour les sommes,
rentes, indemnités de toute nature ou émoluments quelconques dus par eux à raison ou à l’occasion du décès de
l’assuré.
3. Les Administrations publiques, les établissements, compagnies, organismes ou personnes désignés aux
paragraphes 1 et 2 ci-dessus, ne peuvent se libérer de ces sommes, valeurs, rentes, indemnités ou émoluments, ni
opérer la remise ou le transfert de ces titres, que sur présentation d’un certificat délivré sans frais par le receveur
des Impôts constatant, soit l’acquittement, soit la non-exigibilité du droit de mutation par décès quel que soit le
domicile de l’héritier ou du bénéficiaire.
4. Quiconque a contrevenu aux dispositions du présent article est personnellement tenu des droits et
pénalités exigibles, sauf recours contre le redevable, et passible en outre, d’une amende de 25 000 FMG.
Art. 02. 05. 47. - Les Administrations publiques, organismes, établissements, sociétés, compagnies ou
personnes désignées à l’article précédent peuvent, toutefois, sur la demande écrite des héritiers, légataires,
donataires, ou bénéficiaires, établie sur papier non timbré, verser tout ou partie des sommes dues par eux en
l’acquit des droits de mutation par décès au receveur compétent pour recevoir la déclaration de succession.
L’Administration admet que la délégation en paiement des droits de succession peut être limitée au montant
des droits de mutation par décès exigibles sur les seuls sommes, valeurs, indemnités ou titres visés par ce texte et
déterminés par une déclaration partielle en double exemplaire du redevable.
L’un de ces exemplaires sur lequel le receveur mentionne le montant des droits exigibles est paraphé et rendu
au redevable pour être remis à ces Administrations ou organismes à l’appui de la demande de versement. L’autre
est conservé au bureau jusqu’ au versement effectué par les personnes morales ou physiques visées ci-dessus.
Art. 02. 05. 48. - Les dépositaires désignés au paragraphe premier de l’article 02. 05. 46 doivent dans les trois
mois au plus tard de l’ouverture d’un compte indivis, ou collectif avec solidarité, faire connaître au receveur des
Impôts de leur résidence les nom, prénoms et domicile de chacun des déposants, ainsi que la date de l’ouverture
du compte, sous peine d’une amende de 25 000FMG.
Ils doivent de plus, dans la quinzaine de la notification qui leur est faite par l’Administration fiscale du décès
de l’un des déposants et sous la sanction édictée par le dernier paragraphe dudit article 02. 05. 46, adresser au
receveur des Impôts de leur résidence la liste des titres, sommes ou valeurs existants au jour du décès au crédit
des cotitulaires du compte.
Art. 02. 05. 49. - Les personnes visées aux articles 02-05-24 à 02-05-31, les officiers publics, chargés
d’authentifier les actes et toutes les personnes qui rédigent des actes doivent, sous peine d’une amende de 5 000
FMG pour chaque omission ou irrégularité, faire figurer dans ces actes les renseignements suivants :
a- Pour les personnes physiques contractantes ou intéressées :
Les nom, prénoms, profession, domicile réel ou domicile élu, l’indication de leur nationalité, leur capacité
juridique, leur filiation, la date et lieu de leur naissance avec le nom du conjoint, sa profession, sa date et son lieu
de naissance, la date du mariage, le régime matrimonial adopté et, le cas échéant, la date du contrat et les nom et
résidence de l’officier public qui l’a reçu ;
b- Pour les personnes morales contractantes ou intéressées :
L’indication de leur forme juridique, de leur siège social et du numéro d’immatriculation au registre du
commerce pour les sociétés commerciales.
Art. 02. 05. 50. - Les agents des Impôts ne peuvent sous aucun prétexte, lors même qu’il y aurait lieu à
expertise, différer l’enregistrement des actes et mutations dont les droits ont été payés aux taux réglés par la
présente codification.
Ils ne peuvent non plus suspendre ou arrêter le cours des procédures en retenant des actes ou exploits;
cependant, si un acte dont il n’y a pas de minute ou un exploit contient des renseignements dont la trace puisse
être utile pour la découverte des droits dus, l’agent a la faculté d’en tirer copie et de la faire certifier conforme à
l’original par l’officier qui l’a présenté. En cas de refus, il peut conserver l’acte pendant vingt - quatre heures
seulement pour s’en procurer une collation en forme, à ses frais, sauf répétition, s’il y a lieu.
Cette disposition est applicable aux actes sous signature privée qui sont présentés à l’enregistrement.
PUBLICITE
Art. 02. 05. 51. - Les fonctionnaires des Impôts peuvent délivrer des extraits de leurs registres et des copies
des actes et déclarations qu’ils détiennent aux parties contractantes ou à leur ayants cause ainsi qu’aux tiers
porteurs d’une ordonnance judiciaire les y autorisant.
Les conditions de leur rémunération sont fixées par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
CHAPITRE VI
Droits de timbre et assimilés
SECTION PREMIERE
Dispositions générales
Art. 02. 06. 01. - La contribution du timbre perçue au profit du Budget général, est établie sur tous les papiers
destinés aux actes civils et judiciaires et aux écritures qui peuvent être produits en justice et y faire foi.
Il n’y a d’autres exceptions que celles notamment exprimées dans la loi.
Art. 02. 06. 02. - La contribution du timbre est de deux sortes :
La première est le droit de timbre imposé et tarifé en raison de la dimension du papier dont il est fait usage.
La seconde est le droit de timbre dont la quotité est déterminée en fonction des valeurs exprimées dans les
actes qui y donnent ouverture.
Art. 02. 06. 03. - La contribution du timbre est acquittée soit par l’apposition de timbres mobiles, soit au
moyen du visa pour timbre, soit enfin sur déclaration ou sur la production d’état ou extraits.
Art. 02. 06. 04. - Chaque timbre porte distinctement son prix et a pour légende « REPUBLIQUE DE
MADAGASCAR »
Il est créé un modèle unique de timbre mobile. La série du timbre fiscal unique imprimé sur les vignettes
comprendra des timbres de : 5 FMG, 10 FMG, 20 FMG, 50 FMG, 100 FMG, 200 FMG, 400 FMG, 500 FMG, 1.000
FMG, 3000 FMG, 4000 FMG, 5000 FMG, 10.000 FMG, 20.000 FMG et 100.000 FMG
Le stock de timbres fiscaux actuellement en usage continuera cependant à être utilisé, les vignettes pouvant
être surchargées aux taux ci-dessus.
Art. 02. 06. 05. - Le garde- magasin du timbre d’une Recette des Impôts est pécuniairement responsable de la
gestion de ces valeurs. En contrepartie de cette charge, il lui sera alloué 0,003p 1000 du montant du stock de
timbre existant en compte au 31 décembre de l’année précédente, sans pouvoir excéder 10 500FMG par mois.
Art. 02. 06. 06. - Dans les divers cas où le paiement est attesté par l’apposition de timbres, l’Administration
peut, sous certaines conditions, autoriser les redevables soit à acquitter les droits sur états ou d’après un
système forfaitaire, soit à substituer aux figurines des empreintes imprimées à l’aide des machines spéciales
préalablement soumises à son agrément.
Art. 02. 06. 07. - Sans préjudice des dispositions particulières relatées dans la présente codification, sont
solidaires pour le paiement des droits de timbre :
- Tous les signataires pour les actes synallagmatiques ;
- Les prêteurs et les emprunteurs pour les obligations ;
- Les officiers ministériels et les officiers publics qui ont reçu ou rédigé des actes énonçant des actes ou livres
non timbrés.
Art. 02. 06. 08. - Le timbre de tous actes entre la République et les citoyens est à la charge de ces derniers.
Cette disposition n’est pas applicable aux établissements publics de l’Etat autres que les établissements
scientifiques, d’enseignement, d’assistance et de bienfaisance.
Art. 02. 06. 09. - Aucune personne ne peut vendre ou distribuer des timbres, qu’en vertu d’une commission
de l’Administration des Impôts.
Toutefois, les préposés du Trésor, les greffiers, agents spéciaux, receveurs ou gérants de bureaux de postes,
agents des douanes, trésoriers des Collectivités décentralisées sont habilités de plein droit à vendre ou distribuer
ces timbres.
Art. 02. 06. 10. - L’empreinte du timbre ne peut être couverte d’écriture ni altérée.
Art. 02. 06. 11. - Lorsqu’un effet, certificat d’action, titre, livre, bordereau ou tout autre acte sujet au timbre et
non enregistré est mentionné dans un acte public, judiciaire ou extrajudiciaire et ne doit pas être présenté au
moment de l’enregistrement de cet acte, l’officier public ou officier ministériel est tenu de déclarer expressément
dans l’acte si le titre est revêtu du timbre prescrit et d’énoncer un montant du droit de timbre payé.
Art. 02. 06. 12. - Tout acte fait ou passé en pays étranger qui n’a pas passé de convention avec la
République de Madagascar est soumis au timbre, avant qu’il puisse en être fait aucun usage à Madagascar, soit
dans un acte public, soit dans une déclaration quelconque, soit devant une autorité administrative.
SECTION II
Timbre de dimension
Généralités
Art. 02. 06. 13. - Les contribuables doivent timbrer eux mêmes au moyen de timbres mobiles du modèle
unique les papiers dont ils veulent se servir à la rédaction des actes et écrits, avant d’en faire usage.
Ils peuvent utiliser des papiers registres, des papiers des formats de la feuille ou de la demi-feuille du papier
normal, en acquittant les droits correspondants.
Art. 02. 06. 14. - Les agents des Impôts peuvent suppléer à la formalité du visa au moyen de l’apposition des
timbres mobiles dont l’emploi est autorisé par l’article 02. 06. 13.
Ces timbres sont apposés et annulés immédiatement au moyen du cachet dateur du bureau.
Art .02. 06. 15. - Sont considérés comme non timbrés les actes ou écrits sur lesquels le timbre mobile a été
apposé sans l’accomplissement des conditions prescrites ou sur lesquels a été apposé un timbre ayant déjà servi.
Tarifs
Art. 02. 06. 16. - Les droits de timbre des papiers que les contribuables sont autorisés à timbrer eux-mêmes ou
qu’ils font timbrer, sont fixés ainsi qu’il suit, en raison de la dimension du papier exprimée en mètre :
Toutefois, les tarifs ci-dessus sont réduits de moitié lorsqu’une seule face du papier est utilisée à la rédaction
d’un écrit comportant plus d’une page, à la condition que l’autre face soit annulée par un procédé indélébile.
Art. 02. 06. 17. - Si les papiers ou le parchemin que les contribuables sont admis à timbrer dans les conditions
prévues à l’article 02. 06. 13 et ceux présentés au timbrage se trouvent être de dimensions différentes de celles
prévues ci-dessus, le timbre quant au droit établi en raison de la dimension est payé au prix du format supérieur.
Art. 02. 06. 18. - Il n’y a point de droit de timbre supérieur à celui pour le papier registre, ni inférieur à celui
prévu pour la demi-feuille de papier normal.
Art. 02. 06. 19. - Sont assujettis au droit de timbre établi en raison de la dimension :
1° Tous écrits, soit publics, soit privés, devant ou pouvant faire titre, ou être produits pour obligation
décharge, justification, demande ou défense ;
2° Tous livres, registres et minutes de lettres qui sont de nature à être produits en justice et dans le cas d’y
faire foi, ainsi que les extraits, copies et expéditions qui sont délivrés desdits livres et registres.
Pour l’application de cet article, on entend par écrits publics tous documents, plans, certificats et
autorisations délivrés par les représentants de l’Administration à des particuliers, et par écrits privés tous
documents et déclarations dûment signés émanant des particuliers et remis soit à l’Administration, soit à des tiers,
à l’exclusion des lettres adressées aux autorités administratives ne contenant aucun engagement de la part des
signataires ou n’ayant aucun caractère contentieux.
Art. 02. 06. 20. - 1- Le droit de timbre des copies, des exploits et des significations de tous jugements, actes
ou pièces, est acquitté par apposition de timbres mobiles du modèle unique.
Outre le droit de timbre dû sur l’original, le droit dû sur les copies et pièces y annexées est apposé en timbres
mobiles par l’officier ministériel dans la marge gauche de la première page de l’original de l’exploit et oblitéré par
lui avant toute signification.
2- Les photocopies et toutes autres reproductions obtenues par un moyen mécanique, établies pour tenir lieu
d’expéditions, extraits ou copies sont soumises à un droit de timbre égal à celui perçu sur les écrits reproduits.
3- Le droit est acquitté par l’apposition de timbres mobiles. Ces timbres sont apposés et oblitérés comme en
matière de quittances par l’officier ou le fonctionnaire public, à la date où il revêt la pièce d’une mention
d’authentification.
SECTION III
Timbre proportionnel
effets négociables et non négociables
Généralités
Art. 02. 06. 21. - Sous réserve des exceptions prévues aux articles 02-06-24 et 02-06-31, sont assujettis au
droit de timbre en raison des sommes et valeurs, les billets à ordre ou au porteur, les prescriptions, mandats,
retraites, mandatements, ordonnances, warrants et tous effets négociables ou de commerce, même les lettres de
change tirées par seconde, troisième et duplicata, et ceux faits à Madagascar et payables hors de Madagascar.
Art. 02. 06. 22. - Les billets et obligations non négociables et les mandats à terme ou de place à place sont
assujettis au timbre proportionnel, comme il en est usé pour les billets à ordre, lettres de change et autres effets
négociables.
Art. 02. 06. 23. - Sont soumis au droit de timbre proportionnel indiqué aux deux articles précédents, les
billets, obligations, délégations et tous mandats non négociables, quelles que soient d’ailleurs leur forme ou leur
dénomination servant à procurer une remise de fonds de place à place.
Cette disposition est applicable aux écrits ci-dessus, souscrits à Madagascar et payables hors de Madagascar
et réciproquement.
Art. 02. 06. 24. - Les lettres de change tirées par seconde, troisième ou quatrième peuvent, quoique étant
écrites sur papier non timbré, être enregistrées dans le cas de protêt, sans qu’il y ait lieu au paiement du droit de
timbre et à l’amende, pourvu que la première, écrite sur papier au timbre proportionnel, soit présentée
conjointement à l’agent des Impôts.
Toutefois, si la première, timbrée ou visée pour timbre, n’est pas jointe à cette mise en circulation et destinée à
recevoir les endossements, le timbre ou visa pour timbre doit toujours être apposé sur cette dernière, sous les
peines prescrites par le présent Code.
Art. 02. 06. 25. - Les effets venant d’un pays étranger qui n’a pas passé de convention avec la République
de Madagascar sont, avant qu’ils puissent y être négociés, acceptés ou acquittés, soumis au timbre ou au visa
pour timbre.
Art. 02. 06. 26. - Sont également soumis au timbre, les effets tirés de l’étranger sur l’étranger et négociés,
endossés, acceptés ou acquittés à Madagascar à moins que ces effets ne proviennent d’un pays ayant passé
avec la République de Madagascar une convention.
Art. 02. 06. 27. - Pour les obligations faites par acte notarié ou par acte des greffiers et des officiers publics
authentificateurs d’actes, le droit de timbre proportionnel est apposé sur la minute de l’acte. La grosse, en ce qui
concerne l’acte notarié, et la première expédition en ce qui concerne les actes des greffiers et des officiers publics
ne sont assujetties qu’au timbre de dimension. Cette première expédition doit porter, outre la mention : « première
expédition », l’indication du montant du droit de timbre apposé sur l’original.
- En ce qui concerne les obligations faites sous signature privée, le timbre proportionnel est apposé sur
l’exemplaire destiné au créancier, les autres ne sont soumis qu’au timbre de dimension
Tarifs des droits
Art. 02. 06. 28. - Est fixé à 5 par 1.000 FMG ou fraction de 1 000 FMG, le tarif du droit proportionnel de timbre
applicable :
1° Aux lettres de change, billets à ordre ou au porteur, warrants et tous effets négociables ou de commerce ;
2° Aux billets et obligations non négociables ;
3° Aux délégations et tous mandats non négociables, quelles que soient leur forme et leur dénomination.
Art. 02. 06. 29. - Sauf les réserves édictées par l’article 02-06-26, les lettres de change, billets à ordre ou au
porteur, mandats, retraites et tous autres effets négociables ou de commerce tirés de l’étranger sur l’étranger et
circulant à Madagascar, ainsi que tous les effets de même nature tirés de l’étranger et payables à Madagascar
sont assujettis à un droit de timbre proportionnel fixé à 5 pour 1 000 FMG ou fraction de 1000FMG.
Ces effets peuvent être valablement timbrés au moyen de timbres mobiles en usage à Madagascar.
Art. 02. 06. 30. - Celui qui reçoit du souscripteur un effet non timbré, négociable ou non, est tenu de le faire
viser pour timbre dans les quinze jours de sa date ou avant l’échéance si cet effet a moins de quinze jours de date
et dans tous les cas avant toute négociation.
Ce visa pour timbre est soumis à un droit porté au triple de celui qui eût été exigible s’il avait été régulièrement
acquitté, et qui s’ajoute au montant de l’effet, nonobstant toute stipulation contraire.
Les dispositions des deux alinéas qui précèdent sont applicables aux lettres de change, billets à ordre ou
autres effets souscrits à Madagascar et payables hors de Madagascar.
Art 02. 06. 31. - Ne sont passibles que d’un droit de timbre fixe les effets de commerce revêtus, dès leur
création, d’une mention de domiciliation dans un établissement de crédit ou dans un bureau de chèques postaux.
Ce droit est de 50Fmg jusqu’à 100 000FMG de valeurs exprimées et de 100FMG au dessus.
Les effets qui, tirés hors de Madagascar, donnent lieu à la perception du droit de timbre dans les conditions
prévues par les articles 02. 06. 25 et 02. 06. 26 du présent code, bénéficient du même régime à la condition d’être
au moment où l’impôt devient exigible à Madagascar, revêtus d’une mention de domiciliation répondant aux
prescriptions du premier alinéa du présent article.
Modes de perception
Art 02. 06. 32. - Le droit de timbre auquel sont assujettis les effets de commerce créés à Madagascar ou
venant de l’étranger peut être acquitté par l’apposition de timbres mobiles du modèle unique.
La forme et la condition d’emploi de ces timbres sont déterminées par une décision du Ministre chargé de la
réglementation fiscale.
Art 02. 06. 33. - Sont considérés comme non timbrés les effets visés à l’article précédent sur lesquels le timbre
mobile aurait été apposé sans l’accomplissement des conditions prescrites ou sur lesquels aurait été apposé un
timbre mobile ayant déjà servi.
En conséquence, toutes les dispositions pénales et autres concernant les actes, pièces ou écrits non timbrés
peuvent leur être appliquées.
Art. 02. 06. 34. - Le porteur d’une lettre de change non timbrée ou non visée pour timbre conformément aux
articles 02. 06. 25, 02. 06. 30 et 02. 06. 31 ne peut, jusqu’à l’acquittement des droits de timbre et des amendes
encourues, exercer aucun des recours qui lui sont accordés par la loi contre le tireur, les endosseurs et les autres
obligés.
Est également suspendu jusqu’au paiement des droits de timbre et des amendes encourues l’exercice des
recours appartenant au porteur de tout autre effet sujet au timbre et non timbré ou non visé pour timbre
conformément aux dispositions des mêmes articles.
Toutes stipulations contraires sont nulles.
Art 02. 06. 35. - Les contrevenants visés aux articles 02. 06. 21, 02. 06. 30 et 02. 06. 31 sont soumis
solidairement au paiement du droit de timbre et des amendes prévues à l’article 02. 06. 94. Le porteur fait l’avance
de ce droit et de ces amendes, sauf son recours contre ceux qui en sont passibles, pour ce qui n’est pas à sa
charge personnelle. Ce recours s’exerce devant la juridiction compétente pour connaître de l’action en
remboursement de l’effet.
Art. 02. 06. 36 - Il est interdit à toutes personnes, à toutes sociétés, à tous établissement publics, d’encaisser
ou de faire encaisser pour leur compte ou pour le compte d’autrui, même sans leur acquit, des effets de commerce
ou toutes autres valeurs à l’article 02. 06. 23 non timbrés ou non visés pour timbre.
Art. 02. 06. 37 - Toute mention ou convention de retour sans frais, soit sur titre, soit en dehors du titre, est
nulle, si elle est relative à des effets non timbrés ou non visés pour timbre.
Art. 02. 06. 38 - Les dispositions des articles 02. 06. 34 et 02. 06. 37 sont applicables aux lettres de change,
billets à ordre ou autres effets souscrits à Madagascar et payables hors de Madagascar.
Art. 02. 06. 39. - Les effets, billets ou obligations écrits sur papier portant le timbre de dimension ne sont
assujettis à aucune amende, si ce n’est dans le cas d’insuffisance du prix du timbre et dans la proportion ci-
dessus fixée.
SECTION IV
Timbre des quittances
Tarifs
Art. 02. 06. 40. - Sont assujettis au timbre proportionnel prévu à l’article 02. 06. 28 les titres de quelque nature
qu’ils soient, signés ou non signés faits sous quelque forme que ce soit, qui emportent libération ou qui
constatent des paiements ou des versements de sommes.
Le droit de timbre quittance sur les billets d’entrée aux spectacles, et, d’une manière générale, sur les cartes
donnant accès aux manifestations payantes de toutes sortes ouvertes au public, est fixé à deux pour cent du prix
des billets.
Art. 02. 06. 41. - Ne sont frappés que d’un droit fixe de 250 FMG :
1- Les titres comportant reçu pur et simple, libération ou décharge de titres, valeurs ou objets, exception faite
des reçus relatifs aux chèques remis à l’encaissement ;
2- Les reçus constatant un dépôt d’espèces effectué chez un banquier, établissement financier, ou une caisse
de crédit.
Art. 02. 06. 42. - Le droit est dû pour chaque acte, reçu, décharge ou quittance.
Il n’est applicable qu’aux actes ne contenant pas de dispositions autres que celles spécifiées aux articles 02.
06. 40 et 02. 06. 41.
Modes de perception
Art. 02. 06. 43. - Le droit de timbre quittance doit être acquitté par l’apposition d’un timbre mobile.
La forme et les conditions d’emploi des timbres mobiles sont déterminées par décision du Ministre chargé de
la réglementation fiscale.
Art. 02. 06. 44. - Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, les sociétés, compagnies et
particuliers dont le chiffre d’affaires dépasse 200 000 000 FMG par an, sont tenus d’acquitter dans les vingt jours
du mois suivant, le droit de timbre applicable à l’ensemble des écrits soumis au timbre quittance et qui ont été
délivrés au cours du mois précédent. Les autres sociétés, compagnies et particuliers peuvent, si la demande en
est faite, être autorisés par le Receveur territorialement compétent à bénéficier des mêmes dispositions.
A l’appui de ce versement, le redevable produit un état signé, en double exemplaire, indiquant distinctement,
par rubriques, s’il y a lieu, la nature des titres emportant libération ou constatant des versements de sommes, le
montant total des sommes y exprimées et le produit de l’impôt.
Sans préjudice des sanctions prévues à l’article 02. 06. 94, tout assujetti soumis à ce mode de perception qui
ne s’est pas conformé aux prescriptions du présent article sera imposé sur la totalité de son chiffre d’affaires
mensuel, déduction faite des sommes et valeurs payées par chèques ou effets de commerce.
Art. 02. 06. 45. - Sont considérés comme non timbrés les actes, pièces ou écrits sur lesquels le timbre mobile
aurait été apposé sans l’accomplissement des conditions prescrites ou sur lesquels aurait été apposé un timbre
ayant déjà servi.
Débiteurs du droit
Art. 02. 06. 46. - Le droit de timbre est à la charge du débiteur; néanmoins, le créancier qui a donné quittance,
reçu ou décharge en contravention est tenu personnellement et sans recours, nonobstant toute stipulation
contraire, du montant des droits, frais et amendes.
Art. 02. 06. 47. - Les dispositions de l’article 02. 06. 40 ne sont applicables aux titres de transport délivrés par
les entreprises de transports publics routiers de voyageurs.
Les entreprises susvisées sont, toutefois tenues de délivrer des billets extraits d’un carnet à souches à toute
personne transportée.
SECTION V
Transports publics de marchandises
Tarifs
Art. 02. 06. 48. - Le droit de timbre applicable sur chaque lettre de voiture, récépissé, bulletin de bagages,
bulletin d’expédition et tous autres écrits ou pièces en tenant lieu, est fixé uniformément à 1 000 FMG, que le
transport ait lieu par terre, par chemin de fer, par avion, par fleuve ou par lagune.
Ce droit couvre le droit de décharge donnée par le destinataire.
Art. 02. 06. 49. - Sont exonérés du droit prévu à l’article précédent :
1- Les personnes et entreprises qui, exploitant un hôtel, possèdent des voitures particulières pour les besoins
de leur commerce ;
2- Les propriétaires qui font conduire par leurs voituriers et leurs propres domestiques ou fermiers les
produits de leurs récoltes.
En dehors de ces exemptions légales, les dispositions de l’article 02. 06. 48 ne sont pas applicables aux
expéditions d’un poids ne dépassant pas vingt kilogrammes, acheminées par des véhicules effectuant à titre
principal un transport public de voyageurs.
Les diverses entreprises énumérées ci-dessus qui, en vertu des dispositions précitées, échappent à
l’obligation de créer des titres de transport tombent néanmoins sous l’application du droit commun, lorsqu’elles
créent volontairement des lettres de voiture ou tous autres écrits en tenant lieu. Ces titres de transports sont
donc passibles du droit de timbre prévu à l’article 02. 06. 48 ;
3- Les personnes et entreprises exploitant un service de transport exclusivement à l’intérieur d’un même
Faritany.
Art 02. 06. 50. - Tout entrepreneur, commissionnaire ou intermédiaire de transports routiers est tenu :
- De créer, pour chaque transport public routier de marchandises, à défaut d’une lettre de voiture, un récépissé
extrait d’un registre à souches ;
- D’acquitter, pour chaque lettre de voiture ou récépissé, le droit de timbre prévu à l’article 02. 06. 48 ;
- De conserver pendant un délai de cinq ans tous les documents de comptabilité et autres, nécessaires à la
vérification de l’Administration, et notamment les lettres de voiture et les souches des registres de récépissés.
Art. 02. 06. 51. - Lorsque, à l’occasion d’un transport public routier de marchandises, il est établi, par
destinataire, une lettre de voiture dans les conditions prévues à l’article 102 du code de commerce, un exemplaire
de cette lettre de voiture doit être obligatoirement conservé par l’entrepreneur, le commissionnaire ou
l’intermédiaire de transport.
A défaut de lettre de voiture, ces mêmes entrepreneur, commissionnaire ou intermédiaire sont tenus de créer
pour chaque expédition, un récépissé extrait d’un registre à souches.
Le droit de timbre frappe chaque expédition effectuée au nom d’un destinataire déterminé de sorte que le
transporteur est tenu d’établir une lettre de voiture ou un récépissé pour chaque destinataire.
Le récépissé susvisé ainsi que la souche du registre dont il est extrait doit comporter les indications suivantes
:
- Nom et adresse de l’expéditeur ;
- Nature, poids et désignation des objets transportés ;
- Nom et adresse du destinataire ;
- Montant et modalités de paiement du prix du transport.
Mode de paiement
Art. 02. 06. 52. - Le droit de timbre prévu à l’article 02. 06. 48 est payé par l’apposition de timbres mobiles.
Art. 02. 06. 53. - Le récépissé ou la lettre de voiture prévu à l’article 02. 06. 48 couvre l’expédition jusqu’à la
destination indiquée sur ce récépissé ou cette lettre de voiture, quel que soit le nombre de transporteurs qui
interviennent successivement au cours du transport.
En ce qui concerne les expéditions en provenance de l’étranger, le récépissé est créé par l’entrepreneur, le
commissionnaire ou l’intermédiaire qui transporte, prend en charge ou reçoit les colis à leur arrivée à Madagascar.
L’exemplaire habituellement destiné à l’expéditeur n’est pas établi.
Opérations de contrôle
Art. 02. 06. 54. - Le contrôle du paiement de l’impôt sera assuré par des vérifications dans les bureaux des
personnes ou collectivités assujetties et, au besoin, par des vérifications sur la route.
Déclarations d’existence
Art. 02. 06. 55. - Les dispositions de l’article 02. 06. 47 ci-dessus sont applicables aux entrepreneurs de
transports routiers de marchandises.
SECTION VI
Transports aériens
Art. 02. 06. 56. - Le contrat de transport des marchandises par air est constaté par une lettre de voiture ou un
récépissé. Ce titre doit contenir, outre les énonciations prévues par l’article 102 du code de commerce,
l’indication que le transport est effectué par aéronef.
SECTION VII
Transports maritimes, connaissements
Art. 02. 06. 57. - Tout transport maritime doit être accompagné de connaissements.
Les quatre originaux prescrits par l’article 282 du code de commerce sont présentés simultanément à la
formalité du timbre. Celui des originaux qui est destiné à être remis au capitaine est soumis à un droit de timbre
mobile; les autres originaux sont timbrés gratis, mais ils ne sont revêtus que d’une estampille sans indication de
prix.
Art. 02. 06. 58. - Les connaissements venant de l’étranger sont soumis, avant tout usage à Madagascar, à des
droits de timbre équivalents à ceux établis sur les connaissements créés à Madagascar.
Il est perçu sur le connaissement en la possession du capitaine un droit minimum de 10 000 FMG,
représentant le timbre de connaissement ci-dessus désigné et celui du consignataire de la marchandise.
Ce droit est perçu par l’apposition de timbres mobiles.
Art 02. 06. 59. - S’il est créé à Madagascar plus de quatre connaissements, ces connaissements
supplémentaires sont soumis chacun à un droit de 5000 FMG, perçu au moyen de timbres mobiles apposés sur le
connaissement existant entre les mains du capitaine et en nombre égal à celui des originaux qui auraient été
rédigés et dont le nombre doit être mentionné conformément à l’article 17 de l’ordonnance n° 62 007 du 31 juillet
1962 sur les preuves des obligations civiles.
Dans le cas où cette mention ne serait pas faite sur l’original représenté par le capitaine, il est perçu un droit
triple de celui indiqué à l’article 02. 06. 57.
Art. 02. 06. 60. - Les capitaines de navires malgaches ou étrangers doivent exhiber aux agents des douanes,
soit à l’entrée, soit à la sortie, les connaissements dont ils doivent être porteurs, au terme de l’article 02. 06. 57 ci-
dessus.
SECTION VIII
Colis postaux
Art. 02. 06. 61. - Le droit de timbre exigible sur les bulletins d’expédition des colis postaux est fixé à 250 FMG,
y compris le droit de la décharge donnée par le destinataire.
- Le même droit est dû pour les colis en provenance de l’extérieur.
Art. 02. 06. 62. - Le droit de timbre exigible sur les renvois faits contre remboursement est fixé à 500 FMG. Ce
droit couvre le droit de la décharge donnée par les destinataires ainsi que le droit proportionnel afférent aux reçus
délivrés soit aux destinataires pour constater le remise des fonds des postes, soit à ce dernier pour constater la
remise des fonds à l’expéditeur.
Art. 02. 06. 63. - Le paiement des droits prévus aux articles 02. 06. 61 et 02. 06. 62 est constaté au moyen de
timbres mobiles que les agents des postes oblitèrent par le cachet du service.
SECTION IX
Droits de délivrance de documents
et perceptions diverses
A- Timbre de passeports
Art. 02. 06. 64. - Les droits de délivrance et de visa des documents de voyage sont perçus au moyen de
l’apposition de timbres mobiles de la série unique selon les tarifs fixés ci-dessous.
Chaque prorogation ou renouvellement est constaté par l’apposition d’un timbre fiscal d’une valeur égale au
prix du passeport sur la formule dont le titulaire est déjà muni.
Toutefois, si le droit est supérieur à 5 000FMG, le paiement en est constaté par la délivrance d’une quittance
extraite d’un registre à souches. Les références du paiement sont portées sur le document de voyage. Les droits
ainsi payés ne sont pas restituables.
Art. 02. 06. 65. - Les droits de délivrance des documents de voyage aux nationaux sont fixés à 180000 FMG
pour les passeports et à 75000 FMG pour les laissez-passer ou sauf-conduits.
Les laissez-passer ou sauf-conduit délivrés aux étrangers ou aux personnes de nationalité indéterminée sont
soumis à un droit de 200000FMG.
Art. 02. 06. 66. - Chaque visa de passeport des étrangers ainsi que des personnes de nationalité indéterminée
donne ouverture aux droits ci-après en Fmg :
- Visa de voyage valable pour
une durée inférieure ou égale
à trois mois avec une seule entrée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 000
- Visa valable pour un séjour inférieur
ou égal à trois mois avec plusieurs
entrées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 300 000
- Visa valable pour un séjour de
plus de trois mois et jusqu’à trois ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 000
- Visa valable pour un séjour de
plus de trois mois et jusqu’à cinq ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 260 000
- Visa valable pour un séjour de
plus de cinq ans et visa de séjour
définitif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 300 000
- Visa de sortie et retour pour une
seule fois. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 000
- Visa non permanent valable
pour plusieurs sorties et retours. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 000
- Visa permanent de sortie et
retour valable pour une durée
inférieur ou égal à trois mois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220 000
- Visa permanent de sortie et
retour valable pour une durée
supérieure à trois mois et
jusqu’à six mois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 260 000
- Visa permanent de sortie et retour
valable pour une durée supérieure à
six mois et jusqu’à un an. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 300 000
- Visa de sortie définitive. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 000
- Visa de transit de soixante douze
heures au maximum. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 000
- Prorogation de visa de voyage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 000
Les tarifs ci-dessus sont réduits de moitié pour les missionnaires de toutes confessions et leurs conjoints
résidant à Madagascar ainsi que pour les étudiants étrangers effectuant des études dans une des grandes écoles
de la République de Madagascar.
Art. 02. 06. 67. - Les laissez-passer et sauf-conduits sont délivrés gratuitement aux insoumis de nationalité
malgache.
Les documents de voyage sont délivrés et les visas accordés gratuitement aux fonctionnaires civils et
militaires se rendant en mission ou en stage à l’étranger ainsi qu’aux étudiants nationaux boursiers.
Les dispositions de l’alinéa précédent sont applicables aux personnes indigentes et reconnues hors d’état
d’acquitter le montant des droits de délivrance ou de visa des titres de voyage, ou encore de visa de séjour.
Art. 02. 06. 68. - Le bulletin n° 3 du casier judiciaire délivré à la personne qu’il concerne est soumis à un droit
de timbre prévu pour la demi-feuille de papier normal, perçu au moyen de l’apposition d’un timbre mobile.
Art. 02. 06. 69. - La délivrance de la carte nationale d’identité est soumise à un droit de timbre de 100 FMG. Ce
taux est réduit de moitié pour le renouvellement.
La délivrance de la carte d’identité consulaire est soumise à un droit de timbre de 50 FMG.
D- Port d’arme
Art. 02. 06. 70. - Un droit de timbre de 25 000 FMG est perçu lors de la délivrance ou du renouvellement d’un
permis de port d’arme à feu.
Toutefois, le droit n’est pas dû si les armes sont détenues pour l’accomplissement de fonctions
administratives.
Art .02. 06. 71. - Un droit de timbre de 500 FMG est perçu lors de la délivrance ou du renouvellement d’une
autorisation de port de sagaie.
Toutefois le droit n’est dû lorsque l’autorisation du port de sagaie est délivrée pour des fonctions
administratives ou économiques.
Art. 02. 06. 72 . - Il est dû un impôt annuel sur les armes à feu par toute personne à raison des armes à feu,
rayées ou non, qu’elle possède au 1er janvier de l’année d’imposition.
Le montant de l’impôt est fixé à 25 000 FMG par arme pour tous les genres d’armes à feu et perçu au moyen de
l’apposition d’un timbre mobile sur l’autorisation de détention d’arme.
Art. 02. 06. 73. - Sont exonérées de l’impôt annuel sur les armes à feu :
- les armes de dotation des militaires en activité de service ;
- les armes de dotation des cadres et agents de la force publique ;
- les armes dont peuvent être dotés certains magistrats, fonctionnaires et agents des Administrations
publiques en exécution des dispositions de l’article 53 de la loi n° 69 011 du 22 juillet 1969 et ses textes
d’application ;
- les armes à feu existant dans les magasins et entrepôts de commerce, tant qu’elles n’ont pas été mises en
usage.
E- Véhicules à moteur
Art. 02. 06. 74. - I- Le droit de délivrance ou de prorogation de validité des certificats internationaux pour
automobiles et des permis internationaux de conduire visés par la convention internationale du 24 avril 1926 est
fixé à 25 000 FMG et est acquitté au moyen de l’apposition sur chacun de ces titres de timbres mobiles.
Ces documents ne sont pas soumis au timbre de dimension.
Ils sont revêtus de timbres de la série unique à la diligence de l’autorité chargée de leur délivrance ou de leur
renouvellement.
Les timbres sont apposés lors de la délivrance sur la page n°1 du certificat ou du permis, et en cas de
prorogation de validité, en marge de chaque mention de renouvellement. Dans les deux cas, ils sont
immédiatement oblitérés dans les conditions fixées à l’article 02. 06. 20 paragraphe 3°
En aucun cas, la remise ou la restitution du certificat au titulaire ne peut avoir lieu avant que le timbrage et
l’oblitération aient été effectués.
II- Le droit de timbre sur les récépissés de déclaration de mise en circulation des véhicules à moteur (cartes
grises ) est fixé à 10 000 FMG. Un nouveau droit est dû à l’occasion de la délivrance d’un duplicata. Ce droit est
acquitté par l’apposition d’un timbre mobile.
Toutefois, les cartes W ( 1ere et 2 catégories ) et les cartes détachées des carnets WW ne sont soumises
qu’au droit de timbre de dimension.
III- Le droit de timbre sur les permis de conduire (carte rose ) est fixé à 2 500 FMG. Ce droit couvre toutes les
extensions de validité de conduite. Un nouveau droit est dû à l’occasion de la délivrance d’un duplicata.
Art. 02. 06. 75. - Les droits d’inscription à certains examens sont acquittés, à la diligence des candidats, par
l’apposition de timbres mobiles du modèle unique sur la demande qu’ils adressent à l’autorité compétente. Ces
droits couvrent le droit de timbre de dimension, lequel est toutefois exigible sur les demandes d’inscription à des
examens et concours pour lesquels des droits spéciaux n’ont été prévus.
Art. 02. 06. 76. - Le droit de timbre sur l’autorisation d’exhumation ou de réinhumation (famadihana) est fixé à
10 000 FMG. Le permis d’inhumer est exempt de droit de timbre.
H- Accidents de la circulation
Art. 02. 06. 77. - Les copies des procès-verbaux de constat d’accident de la circulation délivrées aux
compagnies d’assurances sont assujetties, quel que soit le nombre de feuilles qui les composent ou le nombre de
rôles qu’elles comprennent, au droit de timbre prévu pour le papier registre.
Art. 02. 06. 78. - Les actes de rejets d’enfant sont assujettis à un droit de timbre de 25 000 FMG. Ce droit est
acquitté au moyen de timbres mobiles à apposer sur l’expédition et à oblitérer par l’officier de l’état civil au moyen
du cachet-dateur suivi de sa signature. Les dispositions de l’article 02. 06. 94 sont applicables aux contraventions
pour défaut de timbrage.
J- Permis de coupe
Art. 02. 06. 79. - Un droit de timbre de 2 000 FMG est perçu lors de la délivrance du permis de coupe de bois à
usage domestique accordé aux personnes qui ne sont pas exploitants forestiers. Ce droit couvre le droit
d’enregistrement prévu à l’article 02. 02. 45 ainsi que le droit de timbre de dimension à apposer sur la demande en
vertu de l’article 02. 06. 19.
K- Certificat phytosanitaire
Art. 02. 06. 80. - Le droit de timbre exigé sur le certificat phytosanitaire prévu par l’ordonnance n° 62 015 du 7
août 1962 réglementant la lutte contre les ennemis des cultures est fixé à 1 000 FMG.
SECTION X
Prohibitions
Art. 02. 06. 81. - Il ne peut être fait ni expédié deux actes à la suite l’un de l’autre sur la même feuille de papier
timbré, nonobstant tout usage ou règlement contraire.
Sont exceptés : les ratifications des actes passés en l’absence des parties, les quittances des prix de vente et
celles de remboursement de contrats de constitution ou obligation, les inventaires, procès-verbaux et autres
actes qui ne peuvent être consommés dans un même jour et dans la même vacation, les procès-verbaux de
reconnaissance et levée de scellés qu’on peut faire à la suite du procès-verbal d’apposition, et les significations
des huissiers qui peuvent être également écrites à la suite des jugements et autres pièces dont il est délivré copie.
Art. 02. 06. 83. - Les états de frais en matière d’assistance judiciaire dressés par les avocats, huissiers,
greffiers, notaires, commis au titre de l’assistance judiciaire, doivent faire ressortir distinctement dans une
colonne spéciale et pour chaque débours, le montant des droits payés au Trésor.
Art. 02. 06. 84. - Il est également fait défense à tout receveur des Impôts :
1- D’enregistrer aucun acte qui ne serait pas sur papier timbré du timbre prescrit ou qui n’aurait pas été visé
pour timbre ;
2- D’admettre à la formalité de l’enregistrement des protêts d’effets négociables sans se faire représenter ces
effets en bonne forme.
Art. 02. 06. 85. - L’endossement du warrant séparé du récépissé non timbré ou non visé pour timbre,
conformément à la loi, ne peut être transcrit ou mentionné sur les registres du magasin, sous peine, contre
l’Administration du magasin, d’une amende égale au montant du droit auquel le warrant est soumis
SECTION XI
Poursuites et instances, prescriptions
Art. 02. 06. 86. - Les agents des services des Impôts sont autorisés à retenir les actes, registres, effets ou
pièces quelconques en contravention à la réglementation du timbre, qui leur sont présentés pour les joindre aux
procès-verbaux qu’ils en rapportent, à moins que les contrevenants ne consentent à signer lesdits procès-verbaux
ou à acquitter sur le champ l’amende encourue le droit de timbre.
Art. 02. 06. 87. - Les agents des douanes ont, pour constater les contraventions au timbre des actes ou écrits
sous signature privée et pour saisir les pièces en contravention, les mêmes attributions que les préposés des
Impôts.
Art. 02. 06. 88. - La contravention est suffisamment établie par la présentation des pièces non timbrées et
annexées aux procès-verbaux que les employés des Impôts, les officiers de police judiciaire, les agents de la force
publique, les préposés des douanes, sont autorisés à dresser conformément aux article 02. 06. 86 et 02. 06. 87.
Art. 02. 06. 89. - Le recouvrement des droits de timbre et des amendes de contraventions y relatives est
poursuivi par voie de titre de perception et en cas d’opposition, les instances sont instruites et jugées selon les
formes prescrites par les articles 20. 01. 41 et suivant du présent Code.
Art. 02. 06. 90. - La prescription de trois ans établie par les dispositions du Titre IV du Livre III du présent
Code s’applique aux amendes pour contravention à la réglementation du timbre. Cette prescription court du jour
où les préposes ont été mis à portée de constater les contraventions au vu de chaque acte soumis à
l’enregistrement.
Art 02. 06. 91. - Pour les recouvrements des droits de timbre autres que les droits en sus, amendes et
pénalités, le Trésor aura un privilège sur tous les meubles et effets mobiliers des redevables. Ce privilège s’exerce
immédiatement après celui des contributions indirectes.
SECTION XII
Droit de communication
Art. 02. 06. 92. - Les dispositions des articles 02. 05. 15 à 02. 05. 21 concernant le droit de communication en
matière d’enregistrement sont applicables en matière de timbre.
SECTION XIII
Pénalités
A - Dispositions générales
Art 02. 06. 93. - 1- Sauf dispositions contraires toute contravention aux dispositions relatives à l’impôt du
timbre est passible d’une amende de 5 000FMG lorsqu’elle n’a pas entraîné le défaut de paiement, dans le délai
légal, de tout ou partie de l’impôt.
Dans le cas contraire, la contravention est passible d’une amende égale au montant de l’impôt exigible et qui
ne peut être inférieur à 5 000FMG.
2- Sans préjudice des dispositions particulières relatées dans le présent code, sont solidaires pour le paiement
de l’amende encourue, les personnes qui sont, au regard du Trésor, solidaires pour le paiement de l’impôt.
Toutefois, les droits et amendes de timbre dus sur les copies et les expéditions d’acte et de jugement sont à la
charge des notaires, huissiers, officiers publics et fonctionnaires de tous ordres qui ont délivré ces documents.
B - Infractions particulières
Art. 02. 06. 94. - I- Les timbres saisis chez ceux qui s’en permettent le commerce sans commission de
l’Administration sont confisqués au profit du Trésor.
Les contrevenants sont également passibles d’une amende fiscale de 5000 à 50 000 FMG non susceptible de
remise.
II - Le tireur qui émet un chèque ne portant pas l’indication du lieu de l’émission ou sans date, celui qui revêt
un chèque d’une fausse date, celui qui émet un chèque sans provision préalable et disponible est passible d’une
amende de 20 p100 de la somme pour la quelle le chèque est tiré sans qu’elle puisse être inférieure à 5 000 Fmg.
Cette amende est due, en outre, par celui qui paye ou reçoit en compensation un chèque entrant dans les
infractions ci-dessus.
En cas de contravention aux articles 02. 06. 24 à 02. 06. 26 et 02. 06. 28 à 02. 06. 31, le souscripteur, l’accepteur,
le bénéficiaire ou premier endosseur de l’effet non timbré ou non visé pour timbre sont passibles chacun d’une
amende de 6 p 100 avec un minimum de 5000FMG.
Si la contravention ne consiste que dans l’emploi d’un timbre inférieur à celui qui devrait être employé,
l’amende ne porte que sur la somme pour laquelle le droit de timbre n’a pas été payé.
III- Les contraventions aux dispositions des articles 02. 06. 44, 02. 06. 52 et en général, toute contravention en
matière de paiement sur état, sont passibles d’une amende de 5p. 100 par mois ou fraction de mois de retard.
Cette amende ne peut excéder en totalité 100 p 100 du droit simple exigible ni être inférieure à 5 000fmg.
Toute inexactitude ou omission entraînant un préjudice pour le Trésor donne lieu au paiement d’une amende
égale à 200 p. 100 du droit simple exigible.
IV- Le prix du billet de spectacle doit être constitué par un multiple de cinq. Toute contravention à cette
disposition est passible d’une amende égale à 50 p100 du montant des droits calculés d’après le tarif le plus élevé
fixé à l’article 02. 06. 40 avec un minimum de 5 000FMG.
Art. 02. 06. 95. - Les imprimeurs, importateurs et marchands doivent déclarer leurs livraisons de billets aux
exploitants de spectacles en précisant :
1- Les noms, et adresses des établissements ou des personnes destinataires ;
2- Le nombre de billets livrés par catégorie de places ainsi que les numéros et la couleur des billets et le prix
des places ;
Ces déclarations doivent être adressées dans les huit jours qui suivent les livraisons au receveur des Impôts
où sont exploitées les salles de spectacles.
Les exploitants de spectacles qui achètent leurs billets hors du territoire de la République de Madagascar
sont considérés comme importateurs et astreints aux déclarations prévues au présent article.
Tout défaut de déclaration ou toute fausse déclaration rend l’imprimeur, l’importateur ou marchand passible
des droits simples et en sus afférents aux recettes représentées par les billets non déclarés.
Art. 02. 06. 96. - Les agents des services des Impôts chargés d’effectuer le contrôle ont libre accès pour
toutes vérifications utiles à toutes les places où le public est admis. Ils peuvent assister au contrôle des entrées
et à l’arrêté des comptes de chaque séance ou réunion.
Art. 02. 06. 97. - Tout entrepreneur de spectacles est tenu de délivrer à toute représentation un titre de
paiement extrait d’un carnet à souches, constatant le prix acquitté par le spectateur. Toute contravention est
passible d’une amende de 50 000FMG outre, le cas échéant, l’amende du double droit à percevoir
cumulativement.
Outre les obligations ci-dessus, tout exploitant de télé-projection (appareil vidéo) doit déposer au bureau des
Impôts de son domicile, dans les deux premiers mois de l’année ou dans le mois du commencement de l’activité,
une déclaration d’existence.
- La déclaration susvisée doit comporter les indications suivantes :
- nom et adresse de l’exploitant;
- lieu d’exploitation (numéro du lot de l’immeuble )
- nombre de places
- prix d’un billet d’entrée.
- Le défaut ou l’inexactitude de la déclaration ainsi que toute omission sont réprimés par une amende de 200
p100 des droits dus.
L’amende est portée à 300 p 100 en cas de récidive.
CHAPITRE VII
Taxe sur les véhicules à moteur
Art. 02. 07. 01. - Il est institué sur les véhicules automobiles, les véhicules à moteur, soumis à l’obligation
d’immatriculation, ainsi que les bateaux de plaisance mus par un moteur fixe ou amovible, une taxe annuelle dont
le produit sera affecté au budget général.
Le tarif de la taxe est fixé, par cheval fiscal et par âge du véhicule, comme suit :
L’âge du véhicule se détermine à partir de la première mise en circulation et est apprécié au premier jour de la
période d’imposition. La date de la première mise en circulation s’identifie avec celle de la première
immatriculation, quel que soit le pays dans lequel cette dernière a été effectuée.
En ce qui concerne les véhicules terrestres à usage exclusivement utilitaire ou affectés au transport en
commun de personnes ou encore les automobiles de place, ainsi que les véhicules nécessaires au
fonctionnement des services des organismes à but non lucratif d’assistance, de bienfaisance sociale, le taux de la
taxe est fixé à 4.000 FMG.
Toutefois, les véhicules âgés de plus de dix ans ne sont imposés que sur la moitié de la valeur de leur
puissance fiscale.
Pour les aéronefs, le taux de la taxe est fixé forfaitairement à 600 000 FMG par an et par appareil.
Art. 02. 07. 02. - La taxe est exigible dans les six premiers mois de l’année pour les véhicules automobiles et
bateaux en service au 1er janvier de l’année d’imposition ou dans le mois de la première mise en circulation à
Madagascar ou au moment du renouvellement de l’assurance ou au moment de la visite technique ou encore
dans le mois de l’acquisition lorsqu’il s’agit de véhicules ayant précédemment bénéficié d’une exonération.
Toutefois, aucune taxe ne sera exigée au titre de l’année en cours si la mise en circulation ou la mutation
prévue ci-dessus intervient dans le courant du quatrième trimestre.
Les véhicules retirés de la circulation au premier jour de l’année d’imposition sont affranchis du paiement de
la taxe si les propriétaires en font la déclaration auprès du bureau des Impôts de leur domicile avant le 1er février
de la même année. Toutefois, la taxe demeure exigible au moment de la remise en circulation si cette dernière
intervient avant le 1er octobre.
Toute fausse déclaration est sanctionnée par une amende égale au montant du droit simple exigible.
Art. 02. 07. 03. - Le paiement de la taxe est constaté par la délivrance d’une quittance extraite d’un registres à
souches et sur présentation de la carte grise et du reçu de l’exercice précédent, soit au bureau des Impôts, soit
auprès du délégué des Impôts dont les conditions de nomination sont fixées par arrêté du Ministre chargé de la
réglementation fiscale.
- Le délégué reste personnellement et pécuniairement responsable de sa gestion.
Art. 02. 07. 04. - Il est fait défense :
1- aux compagnies d’assurances de renouveler les assurances des voitures automobiles pour lesquelles la
taxe n’est pas payée ou pour lesquelles une vignette délivrée gratuitement par le receveur des Impôts ou par le
délégué visé à l’article 02.07.03 ci-dessus, n’est pas présentée ;
2- aux chefs des centres immatriculateurs d’opérer la mutation des voitures automobiles pour lesquelles la
taxe n’est pas payée ;
3- aux personnes chargées des visites techniques des voitures automobiles de procéder aux dites visites si
les propriétaires de ces véhicules ne justifient pas du paiement de la taxe.
Ces dispositions ne sont pas applicables aux voitures mises en circulation après le 30 septembre.
Art. 02. 07. 07. - Une décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale fixera les modalités
d’application de la présente taxe.
CHAPITRE VIII
Taxe sur les véhicules de tourisme des sociétés
Art. 02. 08. 01. - Il est institué sur les véhicules de tourisme classés dans la catégorie des voitures
particulières pour l’établissement des récépissés de déclaration de mise en circulation ( carte grise ) et
immatriculés au nom des personnes morales visées à l’article 01.01.02 du présent Code, une taxe annuelle, perçue
au profit du Budget général, non déductible de la base de l’impôt sur les sociétés.
Art. 02. 08. 03. - Pour les véhicules en circulation au premier jour de l’année, la taxe est exigible avant la fin
du mois de janvier. Pour les véhicules achetés neufs ou d’occasion en cours d’année, la taxe est exigible dans le
mois de l’acquisition.
Toutefois, aucune taxe ne sera exigée au titre de l’année en cours si l’acquisition visée ci-dessus intervient
dans le courant du mois de décembre.
Art. 02. 08. 04. - La taxe est perçue par les services fiscaux relevant de la Direction Provinciale des impôts du
siège social de la société ou de son principal établissement pour les sociétés et établissements publics dont le
siège social se trouve à l’intérieur de Madagascar, sur déclaration des gérants, directeurs généraux ou directeurs.
Art. 02. 08. 05. - Le paiement est constaté par la délivrance d’une quittance. Il sera délivré une quittance par
véhicule.
Art. 02. 08. 06. - Les dispositions des articles 02. 07. 02 3° alinéa, 02.07.04 et 02.07.05 sont applicables mutatis
mutandis à la présente taxe.
Art. 02. 08. 07. - Le retard dans le paiement de la taxe est sanctionné par une amende de 5p100 par mois de
retard, tout mois commencé étant dû en entier.
Cette amende ne peut excéder en totalité 100. p100 du droit simple exigible ni être inférieure à 5 000FMG.
Le défaut de déclaration ainsi que l’inexactitude dans les déclarations sont sanctionnés par une amende égale
à 200 p100 du droit exigible.
Art. 02. 08. 08. - Le contentieux en matière de droits d’enregistrement est applicable à la taxe sur les véhicules
de tourisme des sociétés.
Art. 02. 08. 09. - Une décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale fixera, en tant que de besoin,
les modalités d’application de la taxe sur les véhicules de tourisme des sociétés.
CHAPITRE IX
Taxe sur les contrats d’assurance
Assiette de la taxe
Art. 02. 09. 01. - Toute convention d’assurance ou de rente viagère conclue avec une société ou compagnie
d’assurances ou avec tout autre assureur malgache ou étranger est soumise, quels que soient le lieu et la date
auxquels elle est ou a été conclue, à une taxe annuelle et obligatoire, perçue au profit du Budget général,
moyennant le paiement de laquelle, tout écrit qui constate sa formation, sa modification ou sa résiliation amiable,
ainsi que les expéditions, extraits ou copies qui en sont délivrés sont, quel que soit le lieu où ils sont ou ont été
rédigés, dispensés du droit de timbre et enregistrés gratis lorsque la formalité est requise.
La taxe est perçue sur le montant des sommes stipulées au profit de l’assureur et de tous accessoires dont
celui-ci bénéficie directement ou indirectement du fait de l’assuré.
La perception de la taxe couvre le droit de timbre de quittance exigible sur les reçus délivrés exclusivement
pour constater le versement des primes ou des accessoires.
TARIF
Art. 02. 09. 05. - Pour les conventions conclues avec les assureurs malgaches ou étrangers ayant, à
Madagascar, soit leur siège social, soit un établissement, une agence, une succursale ou un représentant
responsable, la taxe est perçue pour le compte du Trésor par l’assureur ou son représentant responsable ou par
l’apériteur de la police si le contrat est souscrit par plusieurs assureurs et versée par lui au bureau des Impôts du
lieu du siège social, agence ou succursale ou résidence du représentant responsable dans les conditions
suivantes :
Dans les vingt premiers jours de chaque trimestre, il est versé, au titre du trimestre précédent, un acompte
calculé sur le cinquième des sommes sur lesquelles a été liquidée la taxe afférente au dernier exercice réglé ou, s’il
n’y a pas encore d’exercice réglé, sur le total des sommes stipulées au profit de l’assureur et de leurs accessoires
encaissés par le redevable au cours du trimestre écoulé, suivant déclaration du redevable.
Le 15 juin de chaque année, au plus tard, il est procédé à une liquidation générale de la taxe due pour l’année
précédente.
La taxe est liquidée sur le résultat obtenu en déduisant, du total des sommes stipulées au profit de l’assureur
et de leurs accessoires encaissés par le redevable au cours de l’année, le total des sommes stipulées au profit de
l’assureur et de leurs accessoires remboursés au cours de la même année.
Si, de cette liquidation et compte tenu des acomptes trimestriels versés, il résulte un complément de taxe au
profit du Trésor, soit au titre de l’année écoulée, soit au titre du premier trimestre de l’année en cours, il est
immédiatement acquitté ; dans le cas contraire, l’excédent versé est imputé sur l’année.
La liquidation annuelle est effectuée au vu d’un état dont le modèle est déterminé par l’Administration.
Art. 02. 09. 06. - Pour les sociétés ou compagnies d’assurances ayant plusieurs agences, chaque agence est
considérée pour l’application de l’article 02. 09. 05 comme un redevable distinct, à moins que la société ou la
compagnie n’ait indiqué, dans les déclarations prévues à l’article 02. 09. 10 qu’elle entend verser la taxe exigible
au bureau des Impôts du lieu de son principal établissement.
Art. 02. 09. 07. - Pour les conventions avec des assureurs n’ayant à Madagascar ni établissement, ni agence,
ni succursale, ni représentant responsable, conclues par l’intermédiaire d’un courtier ou de toute autre personne
qui, résidant à Madagascar prête habituellement ou occasionnellement son entremise pour des opérations
d’assurances, la taxe est perçue pour le compte du Trésor, par l’intermédiaire pour toute la durée ferme de la
convention et versée par lui au bureau des Impôts de sa résidence, sauf, s’il y a lieu, son recours contre
l‘assureur; le versement est effectué dans les vingt premiers jours du trimestre qui suit celui au cours duquel la
convention est conclue sur production du relevé prévu à l’article 02. 09. 12.
Toutefois, pour les conventions qui, ayant une durée ferme excédant une année, comportent la stipulation au
profit de l’assureur, des sommes ou accessoires venant à échéance au cours des années, autres que la première,
la taxe peut être fractionnée par année, si, les parties l’ayant requis, il est fait mention de cette réquisition sur le
répertoire prévu à l’article 02. 09. 12 et sur le relevé dudit répertoire. L’intermédiaire n’est alors tenu au paiement
que de la taxe afférente aux sommes stipulées en faveur de l’assureur et de leurs accessoires qui viennent à
échéance au cours de la première année.
Art. 02. 09. 08. - Dans les autres cas que ceux visés aux articles 02. 09. 05 à 02. 09. 07 ainsi que pour les
années et périodes pour lesquelles, dans le cas visé à l’article 02. 09. 07, l’intermédiaire n’est pas tenu au paiement
de la taxe, celle-ci est versée par l’assuré au bureau des Impôts du lieu de son domicile ou de sa résidence, ou du
lieu de la situation matérielle ou présumée du risque, suivant les distinctions résultant de l’article 02. 09. 04 dans
les trois premiers mois de l’année qui suit celle où se place chaque échéance des sommes stipulées au profit de
l’assureur, sur déclaration faisant connaître la date, la nature et la durée de la convention, l’assureur, le montant
du capital assuré, celui des sommes stipulées au profit de l’assureur et de leurs accessoires et la date de leurs
échéances.
Art. 02. 09. 09. - Dans tous les cas et nonobstant les dispositions des articles 02. 09. 05 à 02. 09. 07, les
assureurs, leur représentant responsable, leurs agents, directeurs d’établissements ou de succursales ou leurs
représentants, les courtiers et intermédiaires et les assurés sont tenus solidairement pour le paiement de la taxe et
des pénalités.
Art. 02. 09. 10. - Les sociétés et compagnies d’assurances et tous autres assureurs, les courtiers et tous
autres intermédiaires visés à l’article 02. 09. 07 sont tenus de faire au bureau des Impôts du lieu où ils ont le siège
de leur principal établissement ou de leur résidence, avant de commencer leurs opérations, une déclaration
énonçant la nature de ces opérations et les noms du directeur de la société ou du chef de l’établissement.
Les sociétés et compagnies d’assurances ayant plusieurs agences sont tenues de faire une déclaration
distincte au bureau des Impôts du siège de chaque agence en précisant le nom de l’agent.
Art. 02. 09. 11. - Les assureurs originaires d’un Etat autre que la France et les Etats de l’Union africaine et
malgache et de l’Organisation africaine et malgache de coopération économique sont tenus, en outre, de faire
agréer par l’Administration des Impôts un représentant malgache personnellement responsable de la taxe et des
pénalités.
Les agréments et les retraits de représentants responsables sont publiés au Journal officiel, à la diligence de
l’Administration des Impôts. L’Administration publie, en principe chaque année, au journal officiel une liste des
assureurs ayant un représentant responsable à la date du 31 décembre précédent.
Art. 02. 09. 12. - Les courtiers et intermédiaires visés à l’article 02. 09. 07 sont tenus d’avoir un répertoire non
sujet au timbre, mais côté, paraphé et visé par un des juges du tribunal de commerce, sur lequel ils consignent
jour par jour, par ordre de date et sous une série ininterrompue de numéros, toutes les opérations passées par
leur entremise; ils y mentionnent la date de l’assurance, sa durée, le nom de l’assureur, le nom et l’adresse de
l’assuré, la nature des risques, leur situation réelle ou présumée, selon les distinctions prévues à l’article 02. 09.
04, le montant des capitaux assurés ou des rentes constituées, celui des sommes stipulées au profit de l’assureur
et de leurs accessoires, les échéances desdites sommes, le montant de la taxe qu’ils ont à verser au Trésor ou le
motif pour lequel ils n’ont pas à verser ladite taxe, et, le cas échéant, la réquisition de fractionnement prévue par le
deuxième alinéa de l’article 02. 09. 07 pour les conventions comportant une clause de reconduction, il est fait
mention de la dite clause dans la colonne de la durée. Les avenants, police d’aliment ou d’application y portent
une référence à la police primitive.
A la fin de chaque trimestre, le courtier ou intermédiaire établit un relevé du répertoire concernant le trimestre
entier et dépose ce relevé à l’appui du versement prévu à l’article 02. 09. 07.
DROIT DE COMMUNICATION
Art 02. 09. 13. - Les sociétés, compagnies, assureurs, agents, représentants, responsables, courtiers et
intermédiaires sont tenus de présenter à toute réquisition des fonctionnaires des Impôts, les livres dont la tenue
est prescrite tant par le titre II du Code de commerce que par la législation relative au contrôle et à la surveillance
des assurances, les polices ou copies de police concernant les conventions en cours, y compris celles
renouvelées par tacite reconduction ou venues à expiration depuis moins de six ans, le répertoire prévu à l’article
02. 09. 12 ainsi que tous les autres livres ou documents pouvant servir au contrôle de la taxe.
Les assurés auprès d’assurances n’ayant à Madagascar ni établissement, ni agence, ni succursale, ni
représentant responsable sont tenus de communiquer à toute réquisition des mêmes fonctionnaires leurs polices
concernant des conventions en cours, y compris celles renouvelées par tacite reconduction ou venues à
expiration depuis moins de six ans.
Le refus de présentation ou de communication ainsi que la déclaration que les livres, contrats ou documents
ne sont tenus ou ont été détruits sont constatés par un procès-verbal et soumis à une amende de 50.000 FMG.
PENALITES
Art. 02. 09. 14. - Tout retard dans le paiement de la taxe établie par le présent chapitre, toute inexactitude,
omission ou insuffisance, et toute autre infraction entraînant un préjudice pour le Trésor donnent lieu au
paiement d’un droit en sus égal à la taxe ou au complément de taxe exigible, sans pouvoir être inférieur à 5.000
FMG.
Toutefois, lorsqu’il incombe à un assureur, courtier ou intermédiaire qui a souscrit la déclaration prévue à
l’article 02. 09. 10, le simple retard de paiement entraîne l’application d’une amende égale à 1p. 100 par mois ou
fraction de mois de retard des sommes exigibles.
Les infractions à l’article 02. 09. 10 et à l’article 02. 09. 11 sont punies d’une amende de 250.000 FMG.
Toute autre contravention aux dispositions prises pour leur exécution est punie d’une amende de 5.000 FMG,
sous réserve de ce qui est dit au dernier alinéa de l’article 02. 09. 13.
PRESCRIPTION
Art. 02. 09. 15. - L’action de l’Administration pour le recouvrement de la taxe et des pénalités est prescrite
par un délai de trois ans, à compter de leur exigibilité.
Ce délai est porté à trente ans en ce qui concerne la taxe et les pénalités à la charge des assureurs, courtiers ou
intermédiaires qui n’ont pas souscrit la déclaration prévue à l’article 02. 09. 10.
Art. 02. 09. 16. - La taxe et les pénalités payées à tort peuvent être restituées dans les trois ans du paiement.
Il en est de même de la taxe payée par l’assureur dans le cas où il ne peut être procédé à l’imputation prévue
par l’avant dernier alinéa de l’article 02. 09. 05.
Art. 02. 09. 17. - Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l’article qui précède, la taxe dûment
payée ne peut être restituée qu’en cas de résiliation, d’annulation ou de résolution judiciaire de la convention à
concurrence de la fraction afférente :
a. Aux sommes stipulées au profit de l’assureur et à leurs accessoires dont le remboursement à l’assuré est
ordonné par le jugement ou l’arrêt ;
b. Aux sommes stipulées au profit de l’assureur et à leurs accessoires qui, ayant donné lieu à un paiement
effectif de la taxe, bien que n’ayant pas encore été payées à l’assureur ne peuvent plus, d’après les dispositions
de la décision judiciaire, être exigées par lui de l’assuré.
L’action en restitution prévue par le présent article se prescrit après une année, à compter du jour où la
décision judiciaire est devenue définitive, et en tout état de cause, trois ans au plus tard après le paiement.
Les dispositions du présent article ne font pas échec aux dispositions de l’article 02. 09. 05 relatives à la
déduction des sommes stipulées au profit de l’assureur et de leurs accessoires ayant fait l’objet d’une annulation
ou d’un remboursement.
POURSUITES ET INSTANCES
Art. 02. 09. 18. - Le recouvrement de la taxe et des pénalités est assuré par l’Administration des Impôts et les
instances sont introduites et jugées comme en matière d’enregistrement.
Art. 02. 09. 19. - Les dispositions du présent chapitre ne portent pas atteinte aux dispositions en vigueur
relatives au contrôle et à la surveillance des assureurs.
CHAPITRE X
Recouvrement de l’impot
SECTION PREMIERE
Paiement de l’impôt
Art. 02. 10. 01. - Les droits des actes et ceux des mutations par décès sont payés avant l’enregistrement aux
taux et quotités réglés par la présente codification au receveur des impôts, qui est pécuniairement responsables
des opérations dont il est chargé. A ce titre, il lui sera alloué une indemnité de caisse fixée à 0,5 p. 100 des recettes
encaissées sans pouvoir dépasser 150 000 FMG par mois pour la recette auxiliaire et 250 000 FMG par mois pour
la recette principale.
Art. 02. 10. 02. - Nul ne peut en atténuer ni différer le paiement sous le prétexte de contestation sur la quotité,
ni pour quelque autre motif que ce soit, sauf à se pourvoir en restitution s’il y a lieu.
Art. 02. 10. 03. - I- Aucune autorité publique, ni l’Administration des Impôts, ni ses fonctionnaires ne
peuvent accorder de remise ou modération des droits d’enregistrement et des peines encourues, ni en suspendre
ou faire suspendre le recouvrement sans en devenir personnellement responsable.
II- Toutefois, le Ministre chargé de la réglementation fiscale peut décider, par mesure de réciprocité,
l’exonération ou le remboursement des droits exigibles ou perçus par application de la présente codification sur
des actes passés au nom d’Etats étrangers par leurs agents diplomatiques ou consulaires lorsqu’il est justifié que
les actes de même nature passés dans ces Etats étrangers par le Gouvernement malgache bénéficient de la même
exonération.
Art. 02. 10. 04. - La quittance de l’enregistrement est mise sur l’acte enregistré ou sur l’extrait de la
déclaration du nouveau possesseur. Il y est exprimé en toutes lettres la date de l’enregistrement, le folio du
registre, le numéro et la somme des droits perçus.
Lorsque l’acte renferme plusieurs dispositions opérant chacune un droit particulier, l’agent compétent les
indique sommairement dans sa quittance et y énonce distinctement la quotité de chaque droit perçu.
Une décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale fixera les conditions dans lesquelles seront
données les quittances des droits perçus par les officiers publics authentificateurs d’actes.
SECTION II
Obligation au paiement
Art. 02. 10. 05. - Les droits des actes à enregistrer sont acquittés :
1° Par les notaires, pour les actes passés devant eux ;
2° Par les huissiers et autres ayant pouvoir de faire des exploits et procès-verbaux pour ceux de leur ministère
;
3° Par les greffiers, pour les actes et jugements (sauf le cas prévu à l’article 02. 10. 06 ci-après) et ceux passés
et reçus aux greffes, ainsi que pour les procès-verbaux dressés en exécution de l’article 02. 02. 29 du présent
Code ;
4° Par les fonctionnaires des Administrations centrales et des Collectivités décentralisées, pour les actes de
ces Administrations qui sont soumis à la formalité ;
5° Par les parties, pour les actes sous signature privée, et ceux passés en pays étranger qu’elles ont à faire
enregistrer; pour les ordonnances sur requêtes ou mémoires, et les certificats qui leur sont immédiatement
délivrés par les juges; et pour les actes et décisions qu’elles obtiennent des arbitres si ceux ci ne les ont pas fait
enregistrer ;
6° Et par les héritiers, légataires et donataires, leurs tuteurs et curateurs, et les exécuteurs testamentaires pour
les testaments et autres actes de libéralité à cause de mort..
Art. 02. 10. 06. - Les greffiers ne sont personnellement tenus de l’acquittement des droits que dans les cas
prévus à l’article 02. 10. 24 paragraphe 2. Ils continuent de jouir de la faculté accordée par l’article 02. 10. 25 pour
les jugements et actes y énoncés.
Art. 02. 10. 07. - Les parties sont solidaires vis-à-vis du Trésor pour le paiement des droits simples et en sus
exigibles sur les jugements ou arrêts.
Toutefois, le demandeur est seul débiteur de l’impôt si le jugement ou l’arrêt le déboute entièrement de sa
demande.
Art. 02. 10. 08. - Les droits des déclarations de mutation par décès sont payés par les héritiers, donataires ou
légataires, curateurs.
Les cohéritiers sont solidaires; chaque légataire est tenu de payer les droits exigibles sur les legs qu’il
recueille.
Art. 02. 10. 09. - Les acquéreurs de droits réels immobiliers et de fonds de commerce doivent s’assurer, avant
le paiement du prix d’acquisition de l’acquittement des impôts de toute nature concernant ces biens. A défaut de
règlement des impôts dus par les vendeurs, ils sont tenus au paiement des impôts non acquittés au jour de l’acte
sauf leur recours contre lesdits vendeurs.
SECTION III
Contribution au paiement
Art. 02. 10. 10. - Les officiers publics qui ont fait, pour les parties, l’avance des droits d’enregistrement
peuvent, en poursuivre le paiement conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur relative au
recouvrement des frais dus aux notaires et huissiers.
Art. 02. 10. 11. - Les droits des actes civils et judiciaires emportant translation de propriété ou d’usufruit de
meubles ou immeubles, sont supportés par les nouveaux possesseurs, et ceux de tous les autres actes le sont par
les parties auxquelles les actes profitent, lorsque dans ces divers cas, il n’a pas été stipulé de dispositions
contraires dans les actes.
Art. 02. 10. 12. - Sur la demande de tout légataire ou donataire ou de l’un quelconque des cohéritiers
solidaires, le montant des droits de mutation par décès peut être acquitté en plusieurs versements égaux dans les
conditions et sous des garanties qui sont fixées par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
SECTION IV
Procédures
Dispositions diverses
Art. 02. 10. 13. - Les dissimulations visées au paragraphe 1° de l’article 02. 10. 26 peuvent être établies par
tous les modes de preuve admis en matière d’enregistrement.
Art. 02. 10. 14. - L’inexactitude des déclarations ou attestations de dette peut être établie par tous les
moyens de preuve admis par le droit commun excepté le serment.
Il n’est pas dérogé en cette matière aux dispositions de l’article 02. 10. 21 sauf dans les instances ne
comportant pas la procédure spéciale établie par cet article.
Art. 02. 10. 15. - Concurremment, le cas échéant, avec la procédure prévue par les articles 02. 10. 21 et
suivants et dans un délai de trois ans à compter de l’enregistrement de l’acte ou de la déclaration,
l’Administration est autorisée à établir, par tous les moyens de preuve compatibles avec la procédure spéciale en
matière d’enregistrement, l’insuffisance des prix exprimés et des évaluations fournies dans les actes ou
déclarations passibles du droit proportionnel ou du droit progressif.
Présomption de mutation
Art. 02. 10. 16. - La mutation d’un immeuble en propriété ou d’usufruit est suffisamment établie, pour la
demande du droit d’enregistrement et la poursuite du paiement contre le nouveau possesseur, soit par
l’inscription de son nom au rôle de l’impôt foncier et des paiements par lui faits d’après ce rôle, soit par des baux
par lui passés, ou enfin par des transactions ou autres actes constatant sa propriété ou son usufruit.
Art. 02. 10. 17. - La mutation de propriété des fonds de commerce, ou des clientèles est suffisamment établie
pour la demande et la poursuite des droits d’enregistrement et des amendes, par les actes ou écrits qui révèlent
l’existence de la mutation ou qui sont destinés à la rendre publique, ainsi que par l’inscription au rôle des
patentes du nom du nouveau possesseur et des paiements faits en vertu de ces rôles sauf contraire.
Art. 02. 10. 18. - La jouissance à titre de ferme, ou de location ou d’engagement d’un immeuble, est aussi
suffisamment établie, pour la demande et la poursuite du paiement des droits des baux ou engagements non
enregistrés, par les actes qui la font connaître ou par les paiements de contributions imposées aux fermiers,
locataires et détenteurs temporaires.
Droit de préemption
Art. 02. 10. 19. - Indépendamment de l’action accordée par les articles 02. 10. 21 et 02. 10. 22 ci-dessous et
pendant un délai de six mois à compter du jour de l’enregistrement de l’acte, l’Administration des Impôts peut
exercer au profit de l’Etat un droit de préemption sur les immeubles, droits immobiliers, fonds de commerce ou
clientèle, droit à un bail ou au bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble dont elle
estime le prix de vente insuffisant, en offrant de verser aux ayants droit le montant de ce prix majoré d’un dixième.
Ce droit s’exerce également et dans les mêmes conditions, aux ventes de biens meubles corporels.La décision
d’exercer le droit de préemption est notifiée par exploit d’huissier.
Expropriation
Art. 02. 10. 20. - Conformément à l’ordonnance sur l’expropriation pour cause d’utilité publique et notamment
son titre III relatif à l’indemnité d’expropriation, le tribunal est tenu de prendre pour base de l’évaluation de
l’indemnité les déclarations faites par les contribuables en matière de mutation à titre onéreux ou à titre gratuit
entre vifs et par décès.
SECTION V
Règles spéciales aux insuffisances
Art. 02. 10. 21. - Si le prix ou l’évaluation ayant servi de base à la perception du droit proportionnel, du droit
progressif ou du droit dégressif paraît inférieur à la valeur vénale réelle des biens transmis ou énoncés,
l’Administration peut exiger du redevable de l’impôt d’enregistrement la signature d’une soumission pour
insuffisance.
A défaut d’accord amiable sur l’estimation, ou si le redevable n’a pas répondu aux deux avis dont le dernier
par lettre recommandée, l’Administration peut décerner un titre de perception dans les mêmes conditions que
celles prévues aux articles 20. 01. 42 et suivants.
Cette procédure s’applique à tous les actes ou déclarations passibles des impôts, droits et taxes perçus à
l’enregistrement constatant la transmission ou l’exonération :
1- De la propriété, de l’usufruit ou de la jouissance de biens immeubles, de fonds de commerce, y compris les
marchandises neuves qui en dépendent, de clientèles, de navires ou de bateaux ;
2- D’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble.
Art. 02. 10. 23. - Tous les renseignements relatifs aux immeubles et aux propriétaires sont réunis au fichier
national tenu par un service spécial relevant de la Direction générale des Impôts chargé de les exploiter. Un
décret fixera les conditions d’application du présent article.
SECTION VI
Pénalités
Art. 02. 10. 24. - 1° Sauf dispositions contraires édictées par la présente codification, lorsque l’infraction a
entraîné un préjudice pour le Trésor, donnent lieu au paiement de :
a. Une pénalité de 5p100 par mois ou fraction de mois, tout retard dans l’enregistrement des actes,
déclarations ou écrits, dans le dépôt de déclarations, dans le paiement des droits et, en général dans exécution
des obligations prévues dans le présent texte. Cette amende ne peut excéder en totalité 100 p. 100 du droit simple
exigible ;
b. Une amende de 200 p100 du montant du complément du droit exigible, toute inexactitude de ou omission.
Dans tous les cas, il est fait application d’un minimum de 5.000 FMG.
Toute autre contravention, lorsqu’elle n’a pas entraîné le défaut de paiement de tout ou partie de l’impôt, est
passible d’une amende de 5.000 FMG.
2° Les notaires, huissiers et autres agents ayant pouvoir de faire des exploits et procès-verbaux et les greffiers
qui ont négligé de soumettre à l’enregistrement, dans le délai fixé, les actes qu’ils sont tenus de présenter à cette
formalité, sont personnellement passibles de l’amende prévue au paragraphe premier. Ils sont, en outre, tenus du
paiement des droits sauf leur recours contre les parties pour ces droits seulement.
3° Sous les réserves formulées au paragraphe 2° ci-dessus, les personnes qui sont, au regard du Trésor,
solidaires pour le paiement de l’impôt, sont aussi solidaires pour le paiement de l’amende et des droits en sus.
4° Indépendamment des sanctions prévues ci-dessus, tout retard ou défaut d’enregistrement des écrits
contenant les résolutions des Assemblées générales des actionnaires ou des associés, de Conseils
d’Administration de société ou de gérance visés à l’article 02. 01. 15 III- 7° et révélant des dispositions passibles
de droit proportionnel est frappé d’une amende égale à 100 000FMG.
Art. 02. 10. 25. - 1° Par dérogation aux dispositions de l’article précédent lorsque les droits afférents aux
jugements rendus à l’audience qui doivent être enregistrés sur les minutes et aux actes administratifs, n’ont pas
été consignés aux mains des greffiers et des autorités administratives, dans le délai prescrit pour
l’enregistrement, le recouvrement en est poursuivi contre les parties qui supportent, en outre, la peine du droit en
sus.
A cet effet, les greffiers et les autorités administratives fournissent aux agents compétents dans la décade qui
suit l’expiration du délai, des extraits par eux certifiés des actes et jugements, dont les droits ne leur ont pas été
remis par les parties, à peine d’une amende de 5 000FMG pour chaque acte et jugement et d’être, en outre,
personnellement contraints au paiement des droits simples et en sus. Il leur est délivré récépissé, sur papier libre,
de ces extraits. Ce récépissé est inscrit sur leur répertoire.
2° Lorsque, pour une décision judiciaire portant condamnation au profit de l’Etat, des Collectivités
décentralisées et des établissements publics à caractère non commercial, la partie adverse n’a pas versé entre les
mains du greffier les sommes nécessaires pour l’enregistrement de cette décision, la formalité sera donnée en
débet pour permettre à la personne morale de droit public de faire exécuter la décision.
Le recouvrement est effectué comme en matière d’assistance judiciaire.
Dissimulations
Art. 02. 10. 26. - 1° Est nulle et de nul effet toute contre-lettre ayant pour objet une augmentation du prix ou
toute convention ayant pour but de dissimuler une partie du prix d’une vente d’immeubles ou d’une cession de
fonds de commerce ou de clientèle ou d’une cession d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail
portant sur tout ou partie d’un immeuble et de tout ou partie de la soulte d’un échange ou d’un partage
comprenant des biens immeubles, un fonds de commerce ou une clientèle;
2° Toute dissimulation dans le prix d’une vente d’immeuble, d’une cession de fonds de commerce ou de
clientèle ou d’une cession d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie
d’un immeuble et dans la soulte d’un échange ou d’un partage est punie d’une amende pouvant aller jusqu’au
montant de la somme dissimulée. Cette somme est payée solidairement par les parties, sauf à la répartir entre elles
par égale part;
3° Quiconque a été convaincu de s’être, d’une façon quelconque, rendu complice de manoeuvres destinées à
éluder le paiement de l’impôt, est personnellement passible, indépendamment de sanctions disciplinaires, s’il est
officier public ou ministériel, d’une amende égale au double de la somme dont le Trésor a été frustré sans que
cette amende puisse être inférieure à 50 000FMG.
Art. 02. 10. 27. - Lorsqu’il est constaté l’existence d’une contre-lettre sous signature privée, autre que celles
relatives aux dissimulations visées à l’article 02. 10. 26 et qui aurait pour objet une augmentation du prix stipulé
dans un acte public ou dans un acte sous signature privée précédemment enregistré, il y a lieu d’exiger à titre
d’amende une somme triple du droit qui aurait dû être versé sur les sommes et valeurs ainsi stipulées, sans
qu’elle puisse être inférieure à 50 000FMG.
Art. 02. 10. 28. - Lorsqu’il est amiablement reconnu ou judiciairement établi que le véritable caractère des
stipulations d’un contrat ou d’une convention a été dissimulé sous l’apparence de stipulation donnant ouverture
à des droits moins élevés, il est dû un double droit en sus. Cette pénalité est due solidairement par toutes les
parties contractantes.
Art. 02. 10. 29. - Toute fausse déclaration autre que celles visées par les articles 02. 10. 26 à 02. 10. 28 ci-
dessus est punie d’une amende égale à la moitié de la somme stipulée dans le contrat. Cette somme est due
solidairement par les parties contractantes.
Quiconque a été convaincu de s’être, d’une façon quelconque, rendu complice de manoeuvre tendant à
permettre la réalisation de cette fausse déclaration, est personnellement passible d’une amende d’égal montant.
Insuffisances
Art. 02. 10. 30. - Lorsqu’il s’agit d’insuffisance relevant de la procédure organisée par les articles 02. 10. 21 et
02. 10. 22 ci-dessus, les parties acquittent solidairement, indépendamment du droit simple exigible sur le
complément d’estimation :
1° En cas de souscription amiable d’une insuffisance, une amende égale au double du complément du droit
exigible ;
2° Si l’insuffisance est reconnue amiablement après la signification de la contrainte mais avant l’assignation
devant le tribunal, une amende égale au quadruple du complément du droit exigible ;
3° Si l’insuffisance est reconnue amiablement après assignation devant le tribunal mais avant le dépôt au
greffe du rapport d’expertise, une amende égale au quintuple du complément de droit et les frais de toute nature
auxquels ont donné lieu les procédures ;
4° Dans tous les autres cas, un triple droit en sus et les frais de toute nature des procédures.
Art. 02. 10. 31. - Toutefois, aucune pénalité n’est encourue et les frais de procédure restent à la charge de
l’Administration lorsque l’insuffisance est inférieure au neuvième du prix exprimé ou de la valeur déclarée. En
aucun cas, les frais de procédure susceptibles d’être mis à la charge de l’Administration ne comprennent les frais
engagés par le redevable pour se faire assister ou représenter au cours de la procédure.
SECTION VII
Privilèges
Art. 02. 10. 32. - Pour les recouvrements des droits d’enregistrement des actes et mutations, ainsi que des
impôts, droits et taxes réglementés par cette deuxième partie du du Livre I du Code, l’Etat dispose d’un privilège
sur tous les meubles et effets mobiliers des redevables.
Ce privilège s’exerce immédiatement après celui des impôts directs et des taxes sur les chiffres d’affaires.
CHAPITRE XI
Exemptions et régimes spéciaux
SECTION PREMIERE
Administration générale
Actes administratifs
Art. 02. 11. 01. - Sont exemptés de la formalité de l’enregistrement tous les actes, arrêtés et décisions des
autorités administratives autres que ceux relatifs à des adjudications de marchés publics de toute nature et les
actes portant mutation de propriété, d’usufruit et de jouissance de biens meubles ou immeubles.
Sont exemptés de timbre les registres de toutes les Administrations publiques et des établissements publics à
caractère ni commercial, ni industriel ainsi que tous les actes, arrêtés et décisions des autorités administratives à
l’exception des actes portant mutation de propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens meubles ou immeubles
et des cautionnements relatifs à ces actes.
Sont exemptés de droit de timbre les demandes en vue de l’obtention des titres domaniaux déclaratifs de
propriété prévus par les articles 23 et 28 de la loi n° 60 004 du 15 février 1960 sur le domaine privé national et
celles en vue de l’obtention des titres de concessions domaniales gratuites prévus par l’article 52 de la même loi.
Art. 02. 11. 02. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis tous les actes et mutations au profit de l’Etat,
des Collectivités décentralisées et des établissements publics à caractère non commercial.
Toutefois, l’exonération en faveur des Collectivités autres que l’Etat et les Provinces Autonomes n’est
accordée qu’aux actes et mutations d’immeubles ou de droits immobiliers qui seront affectés à l’exercice d’un
service public de caractère administratif, scolaire et social.
Cette destination doit être précisée dans l’acte conformément aux délibérations de l’assemblée générale de la
collectivité ou du conseil d’Administration.
Art. 02. 11. 03. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis les conventions, contrats et, d’une manière
générale, les actes relatifs à des adjudications de marchés publics de toute nature dont le paiement du prix est à la
charge de l’Etat, des Collectivités décentralisées ou des établissements publics.
Art. 02. 11. 04. - Sauf application des dispositions de l’article 02. 03. 35 sont exempts de timbre et enregistrés
gratis les actes et mutations au profit des sociétés ou associations reconnues d’utilité publique.
Missions religieuses et églises
Art. 02. 11. 05. - Le bénéfice de l’article 02. 11. 02 est également étendu aux missions religieuses et églises
lorsqu’il est constaté que les actes et mutations à leur profit ont pour objet des biens destinés à un usage cultuel,
scolaire ou d’oeuvres sociales.
Pour les immeubles qui, lors de leur acquisition ne répondent pas à l’usage prescrit, l’exonération n’est
accordée que si les actes contiennent un engagement d’aménager dans un délai de cinq ans l’immeuble à l’usage
auquel il est destiné. Le non-respect de l’engagement entraîne la déchéance de l’exemption et le droit devient
exigible.
Les dispositions du premier alinéa du présent article sont applicables également aux associations cultuelles
régulièrement constituées dans les conditions de l’ordonnance n° 62- 117 du 1er octobre 1962.
Elections
Art. 02. 11. 06. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement tous les actes de procédure et les décisions
judiciaires en matière électorale.
Etat civil
Art. 02. 11. 07. - Sont exempts de timbre les registres de l’état civil et les tables annuelles et décennales de
ces registres.
Art. 02. 11. 08. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement, quelle que soit leur forme, les actes d’adoption
et les actes de reconnaissance d’enfants naturels.
Art. 02. 11. 09. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement tous les actes et jugements en matière d’état
civil.
Art. 02. 11. 10. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis lorsqu’il y a lieu à la formalité de
l’enregistrement les actes de toute nature en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique ou concernant
les acquisitions poursuivies, en exécution d’un plan d’alignement régulièrement approuvé relatif aux voies
publiques, même par simple mesure de voirie.
Art. 02. 11. 11. - Sont exempts de timbre et dispensés de la formalité d’enregistrement les actes et contrats
relatifs aux crédits sociaux consentis par les banques et les établissements financiers ainsi que ceux relatifs aux
crédits consentis pas les entreprises à leur personnel, destinés à la construction ou l’acquisition de logements
individuels.
Sont exempts de timbre et enregistrés gratis les actes et contrats relatifs aux crédits accordés par les banques
et établissements financiers qui sont destinés au développement de la production agricole.
Un décret fixera les conditions d’application du présent article.
Habitations économiques
Art. 02. 11. 12. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis les actes de vente, de location - vente et de
location concernant les habitations économiques répondant aux caractéristiques des logements à caractère
économique définies par la réglementation en vigueur et construites par l’Etat, les Collectivités décentralisées, la
Société immobilière de Madagascar et par toute société immobilière agréée par arrêté du Ministre chargé de la
réglementation fiscale.
Il en est de même des actes de vente des droits de superficie et des actes de constitution de baux
emphytéotiques concernant la même catégorie d’habitation.
En ce qui concerne la Société immobilière de Madagascar, l’exonération couvre les opérations qu’elle
effectue, soit en qualité de propriétaire, soit en qualité de gérante pour le compte de l’Etat et des Collectivités
décentralisées.
L’exemption n’est accordée qu’autant que les acquéreurs ou locataires, leurs conjoints ou leurs enfants
mineurs ne sont pas propriétaires, au moment de la mutation, d’immeubles ou de droits d’immobiliers et qu’ils
occupent personnellement et d’une manière permanente les habitations économiques.
Les contraventions aux prescriptions ci-dessus entraînent pour les acquéreurs la déchéance de l’exemption.
Les droits de mutation deviennent alors exigibles ainsi que des intérêts moratoires depuis la date d’exigibilité
des droits. En cas de déchéance, il peut être fait, sur demande de l’acquéreur, application de l’article 02. 02. 41.
SECTION II
Affaires économiques
sociétés d’études, de recherches et d’exploitation minière
Art. 02. 11. 13. - Les actes ou écrits qui ont pour objet la constitution ou l’augmentation de capital des
sociétés ayant en vue des études, des opérations d’exploration, de prospection, de recherches, d’exploitation
minière ou de transport d’hydrocarbures, à la condition que ces actes ou écrits ne portent aucune transmission
entre les associés et autres personnes, sont enregistrés au droit fixe des actes innomés, et ce, pendant toute la
période antérieure à la production.
Les actes d’acquisition d’immeubles directement affectés aux activités susvisées faits pendant la même
période et dans les conditions prévues par le Code pétrolier, sont également enregistrés au droit fixe des actes
innomés.
Art. 02. 11. 14. - Pour les sociétés coopératives agricoles, le droit fixe des actes innomés est substitué au
droit proportionnel sur les apports.
Art. 02. 11. 16. - I - Son exemptes de timbre les quittances de sommes ou valeurs inférieures à 50 FMG quel
que soit le mode de paiement.
II- Les billets de passage par avion et par bateau qui contiennent les clauses et conditions du transport ne
sont pas soumis au droit de timbre proportionnel. Ils ne sont soumis qu’au droit de timbre de dimension prévu
pour la demi- feuille de papier normal quel que soit d’ailleurs le nombre de feuilles qu’ils comprennent. Ce droit
peut être acquitté sur état après autorisation de l’Administration des Impôts.
III- Les bons de livraison qui ne constatent que la remise matérielle des marchandises dont ils sont l’objet
sont exemptés du droit de timbre.
IV- Sont exemptes de timbre les quittances de sommes qui constatent le paiement des frais de scolarité et qui
sont délivrées par les directeurs des écoles privées.
V- Sont exempts de timbre les billets de la loterie nationale.
VI- Sont exemptes de timbre- quittance les factures délivrées aux Collectivités décentralisées et aux
coopératives de commercialisation pour l’achat de produits de première nécessité suivants : riz, sucre, huile
alimentaire, savon de ménage, sel, allumettes.
Tourisme
Art. 02. 11. 17. - Les acquisitions d’immeubles qui, sans affectation ou affectés à un autre usage, doivent être
affectés à l’industrie touristique, bénéficient d’une réduction de moitié du droit de vente. La demande de
réduction doit être insérée dans l’acte ou inscrite au pied de l’acte. La réduction n’est accordée que si l’acquéreur
s’engage à fournir la décision de classement d’intérêt touristique dans le délai prévu au deuxième alinéa du
présent article.
Si dans le délai de cinq ans de l’acquisition, l’agrément du service public chargé du tourisme n’est pas obtenu
ou est retiré, le complément de droit proportionnel de mutation devient exigible outre un intérêt de retard calculé à
raison de 0,50 FMG pour 100 FMG par mois ou fraction de mois, à compter de la date de l’enregistrement de l’acte.
Immatriculation - Cadastre
Remembrements ruraux
Art. 02. 11. 20. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis les actes et mutations conformes aux plans
réglementaires de remembrements ruraux
SECTION III
Affaires étrangères, aide internationale
Art. 02. 11. 21. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis tous les actes d’acquisition et de location
concernant les locaux des organismes d’aide et de coopération internationale en faveur de la République de
Madagascar.
Sont exempts de timbre et enregistrés gratis les marchés financés sur des fonds d’aide internationale.
Corps diplomatique
Art. 02. 11. 22. - Sont exempts de timbre et enregistrés gratis tous les actes d’acquisition et de location
concernant les locaux des missions diplomatiques, ambassades, légations et consulats.
Art. 02. 11. 23. - Sont exemptes de droit de mutation par décès les successions mobilières des agents
diplomatiques et des membres de leur famille qui font partie de leur ménage.
Territorialité
Art. 02. 11. 24. - Les actes et mutations intervenus à Madagascar et relatifs à des biens immeubles et à des
fonds de commerce situés hors du territoire de la République de Madagascar sont enregistrés au droit fixe des
actes innomés.
SECTION IV
Affaires sociales
Accidents du travail
Art. 02. 11. 25. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement les actes faits en vertu et pour l’exécution des
textes relatifs aux accidents du travail.
Assistance à la famille
Art. 02. 11. 26. - Sont exempts de timbre et de la formalité de l’enregistrement les demandes, certificats,
recours, quittances et autres actes faits en vertu et pour l’exécution des textes relatifs à la famille et à la natalité et
ayant exclusivement pour objet le service de l’assistance à la famille.
Assistance médicale
Art. 02. 11. 27. - Les certificats, significations, jugements, contrats, quittances et autres actes exclusivement
relatifs au service de l’assistance médicale sont exempts de timbre et d’enregistrement sans préjudice du bénéfice
des dispositions des textes sur l’assistance judiciaire.
Caisse d’épargne
Art. 02. 11. 28. - Les imprimés, écrits et actes de toute espèce nécessaires pour le service de la Caisse
d’épargne sont exempts de la formalité de l’enregistrement et du timbre.
Les certificats de propriété exigés par la Caisse d’épargne pour effectuer le remboursement, le transfert ou le
renouvellement des livrets appartenant aux titulaires décédés ou déclarés absents sont enregistrés gratis.
Caisse de retraites
Art. 02. 11. 29. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement toutes les pièces exclusivement relatives à la
liquidation et aux paiements des pensions acquittées par la Caisse nationale de retraites.
Indigents
Art. 02. 11. 30. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement tous les actes et documents administratifs
concernant l’état des personnes indigentes.
Art. 02. 11. 31. - Ne sont admises au bénéfice de l’article précédent que les personnes qui justifient d’un
certificat d’indigence délivré par le président du Comité exécutif du Fokontany et d’un certificat attestant qu’elles
ne sont ni imposées à l’impôt sur le revenu ni inscrites aux rôles des taxes personnelles et vicinales.
Pupilles de la Nation
Art. 02. 11. 32. - Sont exemptés de timbre et d’enregistrement tous les actes ou pièces ayant exclusivement
pour objet la protection des pupilles de la nation.
Le droit de mutation par décès dû sur les successions échues aux pupilles de la nation et le droit de mutation à
titre gratuit à leur profit sont réduits de 50 p. 100.
Sociétés mutualistes
Art. 02. 11. 33. - Sont enregistrés au droit fixe des actes innomés, lorsqu’il y a lieu à la formalité : tous les
actes intéressant la formation, le fonctionnement et l’extinction de sociétés mutualistes, des unions de sociétés
mutualistes ainsi que des organisations professionnelles ayant prévu dans leurs statuts les recours mutuels
entre leurs membres adhérents.
Cette disposition n’est pas applicable aux transmissions de propriété, d’usufruit et de jouissance des biens
meubles et immeubles soit entre vifs, soit par décès.
Travail
Art. 02. 11. 34. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement les certificats de travail, les actes de procédure,
les jugements et tous les actes nécessaires à leur exécution dans les procédures devant les tribunaux du travail.
Cette disposition est applicable aux causes portées en appel ou devant la Cour suprême.
SECTION V
Affaires militaires et similaires
Armée
Art. 02. 11. 35. - Sont exempts du timbre les engagements, enrôlements, congés, certificats, passeports,
quittances de prêt et fourniture, billetsd’étape, de subsistance et de logement, les actes faits en exécution des
réglementations sur le recrutement de l’armée nationale.
Justice militaire
Art. 02. 11. 36. - Toutes assignations, citations et notifications aux témoins, inculpés, visées par le Code de
justice militaire sont faites sans frais par la gendarmerie ou par tous autres agents de la force publique.
Art. 02. 11. 37. - Sont exempts de l’impôt de mutation par décès les successions des militaires des armées
malgaches et alliées morts au service de la nation ainsi que celles des personnes victimes du devoir lors de
cataclysmes nationaux.
Il est justifié des circonstances du décès par un certificat administratif.
SECTION VI
Commerce – Banque
Art. 02. 11. 38. - A l’exception des décisions judiciaires, les actes rédigés en exécution des lois relatives aux
faillites et règlements judiciaires sont affranchis de la formalité de l’enregistrement et du timbre lorsqu’ils ne
donnent ouverture qu’au droit fixe de 5 000FMG.
Art. 02. 11. 39. - Lorsque les deniers appartenant à la faillite ne peuvent suffire immédiatement aux frais de
jugement de déclaration de faillite, d’affiche et d’insertion de ce jugement dans les journaux, d’apposition, de
garde et de levée de scellés, d’arrestation et d’incarcération du failli, l’avance de ces frais est faite, par
ordonnance du juge-commissaire, sur la caisse du Trésor qui en est remboursé par privilège sur les premiers
recouvrements sans préjudice du privilège du propriétaire.
Cette disposition est applicable à la procédure d’appel du jugement de faillite.
Livres de commerce
Art. 02. 11. 40. - Les livres de commerce sont affranchis du timbre.
Art. 02. 11. 41. - Est affranchi du timbre le registre des inscriptions tenu par le greffier en exécution de la loi
relative à la vente et au nantissement des fonds de commerce.
Art. 02. 11. 42. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement les certificats dont la délivrance est nécessitée
pour l’exécution de la réglementation instituant pour les petites créances commerciales une procédure de
recouvrement simplifié.
La notification par huissier est dispensée du timbre et enregistrée gratis; elle porte mention expresse du
présent article.
Art. 02. 11. 43. - Les attestations de non-paiement délivrées par les banques ou centres de chèques postaux
aux porteurs de chèque non payé en totalité ou en partie sont dispensées de timbre et enregistrées gratis, lorsque
la formalité est requise.
SECTION VII
Finances - Comptabilite publique
Comptes et quittances
Art. 02. 11. 46. - Sont exempts de tous droits de mutation par décès, les emprunts émis par la République de
Madagascar lorsque l’avis d’émission comporte un telle clause.
Art. 02. 11. 47. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement les certificats de vie ou autres délivrés aux
titulaires de pensions civiles ou militaires et à leurs ayants droit ainsi que les procurations données à leurs
mandataires.
SECTION VIII
Assistance judiciaire
Art. 02. 11. 48. - La demande d’une personne qui sollicite l’assistance judiciaire est écrite sur papier libre.
Art. 02. 11. 49. - 1- En matière d’assistance judiciaire, l’assisté est dispensé provisoirement du paiement des
sommes dues au Trésor pour droits d’enregistrement et de timbre, ainsi que de toute consignation d’amende.
2- Il est aussi dispensé provisoirement du paiement des sommes dues aux greffiers, aux officiers ministériels et
aux avocats pour droits, émoluments et honoraires.
3- Les actes de la procédure faits à la requête de l’assisté sont soumis au visa prévu à l’article 02. 11. 63.
Toutefois, les jugements et arrêts sont enregistrés et visés pour timbre en débet.
4- Sont enregistrés et visés pour timbre en débet les actes et titres produits par l’assisté pour justifier de ses
droits et qualités, lorsqu’ils sont au nombre de ceux soumis par leur nature au timbre ou à l’enregistrement dans
un délai déterminé.
Les droits d’enregistrement et de timbre des actes produits deviennent exigibles immédiatement après le
jugement définitif. Il en est de même des sommes dues pour contravention aux lois sur le timbre.
5- L’enregistrement ou le visa pour timbre en débet ou le visa spécial en tenant lieu doit mentionner la date de
la décision qui admet au bénéfice de l’assistance judiciaire; il n’a d’effet quant aux actes et titres produits par
l’assisté que pour le procès dans lequel la production a eu lieu.
6- Les frais de transport des juges, des officiers ministériels et des experts, les honoraires de ces derniers, les
taxes des témoins dont l’audition a été autorisée par le tribunal ou le juge et, en général tous les frais dus à des
tiers non officiers ministériels sont avancés sur la caisse du Trésor. Le paragraphe 4 du présent article s’applique
au recouvrement des avances.
Art. 02. 11. 50. - En cas de condamnation aux dépens prononcée contre l’adversaire de l’assisté, la taxe
comprend tous les droits, frais de toute nature, honoraires et émoluments auxquels l’assisté aurait été tenu, s’il
n’avait pas eu l’assistance judiciaire.
Art. 02. 11. 52. - En cas de condamnation aux dépens prononcée contre l’assisté, il est procédé,
conformément aux règles tracées par l’article précédent, au recouvrement des sommes dues au Trésor en vertu
des paragraphes 4 et 6 de l’article 02. 11. 49.
Art. 02. 11. 53. - Le retrait de l’assistance a pour effet de rendre immédiatement exigibles les droits,
honoraires, émoluments et avances de toute nature dont l’assisté avait été dispensé.
Dans tous les cas où l’assistance judiciaire est retirée, le secrétaire du bureau est tenu d’en informer
immédiatement le receveur qui procède au recouvrement et à la répartition suivant les règles tracées à l’article 02.
11. 51.
Art. 02. 11. 54. - L’action tendant au recouvrement de l’exécutoire délivré à l’Administration, soit contre
l’assisté, soit contre la partie adverse, se prescrit par dix ans.
Art. 02. 11. 55. - Les greffiers sont tenus dans le mois du jugement contenant liquidation des dépens ou de la
taxe des frais, par le juge, de transmettre au receveur des Impôts l’extrait du jugement ou l’exécutoire, sous peine
de 5000FMG d’amende par chaque extrait du jugement ou chaque exécutoire non transmis dans ledit délai.
Art. 02. 11. 56. - Les obligations des avocats, huissiers, greffiers, notaires en matière d’états des frais sont
précisées à l’article 02. 05. 22 ci-dessus.
Huissiers
Art. 02. 11. 57. - Les huissiers qui n’ont pas leur résidence auprès d’un bureau des Impôts sont autorisés à
remplacer la formalité de l’Enregistrement de leurs actes au droit fixe de 5000 FMG par l’apposition d’un timbre
mobile d’égale valeur sur l’original. le montant de ce droit s’ajoute au montant du droit de timbre de dimension dû
tant sur l’original que sur les copies et les pièces y annexées.
Art. 02. 11. 58. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement tous les actes de procédure en matière
répressive.
Sont exemptes de timbre les plaintes déposées au parquet et susceptibles de donner lieu à une action
publique ainsi que les déclarations rédigées en vertu des textes intéressant l’ordre public ou la police générale.
Art. 02. 11. 59. - Sont enregistrés ou visés pour timbre en débet, dans un délai de deux mois à compter de leur
date, les arrêts et jugements en matière criminelle, correctionnelle et de simple police.
Art. 02. 11. 60. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement les procès-verbaux constatant des délits ou
contraventions quelle qu’en soit la nature.
Responsabilité civile des Fokontany
Art. 02. 11. 61. - Sont exempts de timbre et d’enregistrement les actes de procédure et les décisions de justice
relatifs aux actions en responsabilité civile des Fokontany en ce qui concerne les dégâts et dommages résultant
des crimes et délits commis à force ouverte ou par violence sur leur territoire, par des attroupements ou des
rassemblements armés ou non armés.
SECTION IX
Dispositions diverses
Art. 02. 11. 62. - Lorsqu’un acte non timbré ou insuffisamment timbré est présenté à la formalité de
l’enregistrement, le droit de timbre exigible est perçu simultanément avec les droits d’enregistrement au moyen
d’un visa au comptant par le receveur des Impôts et sans préjudice de l’application des pénalités exigibles sur les
papiers non timbrés.
Art. 02. 11. 63. - La formalité du visa pour timbre en débet est effectuée au moyen d’une mention sur l’acte
daté et signé du receveur des Impôts. Ce visa contient le détail des droits postérieurement exigibles, libellé en
chiffres et le total des droits en toutes lettres.
Art. 02. 11. 64. - Il est admis que le visa pour timbre en débet peut être régulièrement inscrit par les officiers
ministériels, agents de poursuites et fonctionnaires ayant le pouvoir de dresser des actes soumis à cette formalité,
le cas échéant.
Art. 02. 11. 65. - Dans le cas où, d’après les dispositions en vigueur, un acte doit être enregistré gratis en
débet, ces formalités peuvent être supprimées, retardées ou simplifiées.
En cas de suppression, retard ou simplification des formalités en débet, le droit de recouvrement du Trésor
s’exerce sur le mêmes sommes et dans les mêmes conditions que celles prévues par la présente réglementation.
Art. 02. 11. 66. - Par mesure de simplification, l’acquittement de certains droits et taxes existants ou à créer
peut être effectué par l’apposition de timbres mobiles.
Les conditions dans lesquelles ces timbres doivent être apposés et oblitérés seront déterminés par décision
du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Art. 02. 11. 67. - Dans tous les cas où le présent texte prévoit une exemption des droits de timbre et
d’enregistrement, cette exemption emporte également dispense de la formalité. Toutefois, si la formalité est
requise, le droit fixe des actes innomés devient exigible, sauf dispositions contraires prévues par le présent texte.
Art. 02. 11. 68. - Les pénalités fixées par le présent texte peuvent par voie de décision gracieuse, faire l’objet
de remises partielles ou totales par le Directeur général des Impôts qui pourra déléguer son pouvoir par voie de
décision aux Directeurs aux chefs de service et aux Directeurs ou chefs de services provinciaux qui rélevent de
son autorité.
Art. 02. 11. 69. - Les pénalités exigibles sur les actes, déclarations, mutations de propriété, d’usufruit ou de
jouissance de biens meubles ou immeubles non enregistrés dans les délais impartis avant le premier janvier 2001,
sont remises de plein droit dans leur totalité à condition que lesdits actes, déclarations et écrits soient présentés à
la formalité de l’enregistrement et les droits simples entièrement acquittés avant le premier janvier 2001.
En outre, les droits afférents à des mutations verbales à titre onéreux d’immeubles qui font l’objet d’une
régularisation postérieure, pourront être liquidés sur le prix convenu lors de l’entrée en possession à condition
que ces actes portent mention expresse de cette date et que les acquéreurs justifient du paiement des impôts
fonciers à compter de l’entrée en possession.
CHAPITRE XII
Impôt sur les plus values immobilières
Art. 02. 12. 01. - Il est établi un impôt sur les plus- values immobilières, perçu au profit du Budget général de
l’Etat.
CHAMP D’APPLICATION
Art. 02. 12. 02. - Sont soumises à cet impôt les plus-values réalisées par les personnes physiques ou
personnes morales lors de la cession à titre onéreux de biens ou de droits immobiliers.
L’impôt est dû quelles que soient la nature et l’origine de l’acquisition de ces biens ou droits par le vendeur.
EXONERATION
Art. 02. 12. 03. - Sont exonérés de l’impôt sur les plus-values immobilières, les produits de l’aliénation de
biens ou droits immobiliers de l’Etat ou des Collectivités décentralisées.
Art. 02. 12. 04. - La plus-value imposable est constituée par la différence entre :
- le prix de cession, l’indemnité d’expropriation, la somme ou contre-valeur moyennant laquelle le bien est
aliéné ;
- le prix de revient déterminé suivant les articles 02. 12. 05 et 02. 12. 06 du présent chapitre.
Par dérogation aux dispositions ci-dessus, la plus-value provenant de la cession en cours ou en fin
d’exploitation d’un immeuble faisant partie des éléments de l’actif immobilisé est déterminée sur la base de la
valeur nette comptable.
Par contre, est affranchie de l’impôt sur les plus-values immobilières, la plus-value résultant de la cession
d’immeubles figurant au compte « stocks et en cours » et réalisée par les sociétés immobilières.
Art. 02. 12. 06. - Chaque élément du prix de revient est affecté d’un coefficient de revalorisation déterminé en
fonction de l’année de réalisation effective de la dépense.
Les coefficients applicables sont publiés par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Toutefois, cette disposition ne s’applique pas :
1° Aux dépenses de construction et de reconstruction qui ont été fixées forfaitairement suivant l’article 02. 12.
05 - 4° ;
2° Aux intérêts des emprunts contractés pour l’acquisition, la reconstruction.
CALCUL DE L’IMPOT
Art. 02. 12. 07. - L’Impôt est calculé en appliquant aux tranches de plus-value imposables les taux qui leur
correspondent dans le barème ci-dessous :
Art. 02. 12. 08. - Les bénéfices réalisés au cours des ventes antérieures entrent en ligne de compte pour le
calcul de l’impôt.
Art. 02. 12. 09. - L’impôt est liquidé par les receveurs chargés de l’enregistrement des actes et déclarations
de mutations immobilières au moment même et à l’occasion des formalités des actes d’aliénation.
Lorsqu’un acte de vente rentrant dans le champ d’application du présent texte est reçu par les officiers
publics authentificateurs d’actes, ceux-ci adressent au receveur des impôts, une expédition de l’acte. Le receveur
liquide les droits et adresse un avis de paiement au redevable. A défaut de paiement dans les délais légaux, le
recouvrement est poursuivi comme en matière d’enregistrement.
RECOUVREMENT
Art. 02. 12. 10. - L’impôt dû par l’aliénateur du bien ou droit immobilier bénéficiaire de la plus-value est payé
auprès du receveur des impôts, en même temps que les droits d’enregistrement de l’acte, soit par les officiers
ministériels responsables du paiement des droits, soit par la partie qui présente l’acte sous signature privée à la
formalité, sauf leur recours contre le redevable.
Il leur est délivré une quittance à souches non soumise au timbre de quittance en même temps que l’acte
enregistré leur est restitué.
Art. 02. 12. 11. - L’impôt sur la plus-value liquidé sur les actes dont les droits de mutation seront supportés
par les budgets de l’Etat ou des Collectivités décentralisées sera réclamé directement aux aliénateurs par les
receveurs. Ces fonctionnaires les réclameront également aux expropriés pour cause d’utilité publique.
Aucune somme ne pourra être ordonnancée au profit du vendeur ou de l’exproprié, s’il n’a, au préalable,
justifié du paiement de l’impôt.
Toutefois, si le contrat de règlement d’indemnité ou le contrat de vente le prévoit, l’indemnité d’expropriation
peut être mandatée à l’exproprié ou au vendeur sous déduction de l’impôt qui sera mandaté au nom du receveur.
Dans ce cas, le contrat doit indiquer la somme à mandater au profit du vendeur ou de l’exproprié, d’une part et
celle à mandater au nom du receveur d’autre part.
- Les officiers publics et ministériels et les fonctionnaires investis d’attribution de même ordre sont, dans tous
les cas, et sauf exceptions mentionnées à l’article suivant, tenus responsables du paiement de l’impôt révélé par
les actes qu’ils reçoivent ou documents qu’ils annexent ou dont ils font usage.
Art. 02. 12. 13. - Les greffiers des tribunaux de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif, pour les jugements
rendus à l’audience sont déchargés de cette responsabilité, si les redevables, invités par eux à consigner le
montant de l’impôt exigible en même temps que les droits d’enregistrement négligent d’y satisfaire.
Dans ce cas, le recouvrement de l’impôt est poursuivi directement contre les intéressés par le receveur des
impôts. A cet effet, les greffiers adressent à ce fonctionnaire, dans les quinze jours qui suivent le prononcé de la
sentence, des extraits certifiés par eux des jugements ou autres notes révélant l’exigibilité de l’impôt.
OBLIGATION DU CONTRIBUABLE
Art. 02. 12. 14. - Les actes ou déclarations de mutation devront obligatoirement faire mention, dans l’origine
de la propriété, des renseignements tant sur la date et le mode d’acquisition que sur la valeur des immeubles ou
droits immobiliers à l’époque de leur acquisition par le vendeur. Ces renseignements devront être complétés par la
date à laquelle les actes, pièces, jugements ou documents relatifs aux biens ou droits immobiliers auront été
enregistrés, et autant que possible, par la relation d’enregistrement.
Art. 02. 12. 15. - Les parties sont tenues de préciser dans l’acte s’il existe ou non des ventes par lots ou par
parcelles, consenties antérieurement par le vendeur et, dans l’affirmative, le prix de ces lots ou parcelles, les dates
de l’acte et de son enregistrement, le cas échéant, le montantde l’impôt sur la plus-value payé sur ces lots ou
parcelles. A défaut de ces précisions, l’impôt est perçu au taux de la tranche la plus élevée.
PENALITES
Art. 02.12.16. - L’omission d’indication dans l’origine de propriété contenue dans les contrats ou de
déclaration de mutation immobilière, des renseignements prescrits par l’article 02.12.14 ci-dessus, est sanctionnée
d’une amende
de 5 000 FMG qui reste personnelle à l’officier ministériel rédacteur ou à la partie qui aliène ces terrains par acte
sous signature privée.
L’indication d’une valeur d’acquisition reconnue fausse est sanctionnée d’une pénalité égale au double de la
taxe exigible sur la plus-value calculée en tenant compte de la véritable valeur d’acquisition sans que la pénalité
puisse être inférieure à 5 000 FMG.
Toute manoeuvre ayant pour but d’éluder le paiement de la taxe sera poursuivie et sanctionnée conformément
aux dispositions des articles 02.10.26 à 02.10.29 du présent Code.
Les intérêts de retard prévus à l’article 02.10.24 et perçus à titre de pénalités pour défaut d’enregistrement des
actes dans les délais, porteront sur les droits simples d’enregistrement majorés de la taxe de plus-value.
Art. 02.12.17. - Toutes les questions relatives au droit de communication, à l’expertise, au mode de preuve, au
recouvrement, aux restitutions des droits indûment perçus, aux remises et modérations en matière d’amendes et
de pénalités, à la prescription, aux poursuites et, en général, à tout ce qui touche le mode de perception et le
contentieux de la taxe seront résolues comme en matière de droits d’enregistrement.
TROISIEME PARTIE
IMPOTS INDIRECTS
TITRE PREMIER
Droit d’accises (DA)
CHAPITRE PREMIER
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Principes
Art. 03. 01. 01. - Les produits récoltés, extraits, fabriqués ou importés à Madagascar figurant au tableau
annexé ou au tableau tarifaire, sont soumis à un droit d’accises perçu au profit du Budget Général et dont les taux
sont fixés par ces mêmes tableaux.
Toutefois, pour les cigarettes dont le prix de référence ne dépasse pas celui fixé par Arrêté du Ministre chargé
de la réglementation fiscale, il est appliqué un abattement de 50 p 100.
SECTION II
Produits exonérés
Art. 03. 01. 02. - Sous réserve de l’accomplissement des formalités édictées par les dispositions de l’article
05.03.01 peuvent bénéficier de l’exonération du droit d’accises :
- Les produits qui entrent comme matières premières dans la fabrication d’autres produits soumis eux-mêmes
au droit d’accises ;
- Les produits n’ayant pas acquitté le droit d’accises, enlevés et transportés du territoire à destination de
l’étranger et voyageant sous le lien d’un acquit-à-caution ;
- L’alcool nature destiné à la préparation des médicaments ou utilisé par les établissements sanitaires ou
scientifiques ainsi que l’alcool éthylique dénaturé dans les conditions réglementaires ;
- les produits et matières entrant dans la fabrication des médicaments ;
- Les réfrigérateurs, congélateurs, conservateurs, machines et appareils pour la production du froid
nécessaires à l’équipement d’une exploitation professionnelle.
CHAPITRE II
Fait générateur
Art. 03. 01. 03. - Le fait générateur du droit d’accises est constitué :
1° Pour les produits importés, par la déclaration en douanes lors de l’importation ;
2° Pour les produits de fabrication locale, par la fabrication ou la mise à la consommation ;
3° Pour les produits bénéficiant du régime suspensif, par la mise à la consommation. Le régime suspensif est
celui qui s’applique aux produits taxables voyageant en suspension du paiement du droit d’accises sous le lien
d’un acquit-à-caution ;
4° Pour les livraisons à soi-même, par la livraison du produit.
CHAPITRE III
Régime de taxation
Art. 03. 01. 04. - La valeur taxable pour les produits soumis à un droit d’accises ad valorem est :
a. Pour les produits importés, la valeur que ces produits ont dans le lieu et au moment où ils sont déclarés à la
douane c’est-à-dire la valeur imposable en matière de taxe d’importation ;
b. Pour les produits de fabrication locale, la valeur de production majorée de la marge industrielle, droit
d’accises non compris, à savoir pour un produit donné, son prix de vente effectivement pratiqué auprès des tiers
au lieu même de production sans que ce prix puisse être inférieur au coût de production majoré de la marge
bénéficiaire industrielle.
Les emballages intérieurs et extérieurs des produits taxés à la valeur suivent le régime du contenu.
Pour l’application des dispositions qui précèdent, sont considérés comme des emballages les contenants
intérieurs et extérieurs, les conditionnements, enveloppements et supports contenus dans les colis, à l’exclusion
des cadres et conteneurs.
Art. 03. 01. 05. - Le régime de taxation en matière de droit d’accises est le régime du chiffre d’affaires réel.
CHAPITRE IV
Dispositions diverses
Art. 03. 01. 06. - Les fabricants des produits soumis au droit d’accises doivent déclarer les quantités
imposables et payer le droit correspondant auprès du receveur des Impôts dans les vingt premiers jours du mois
qui suit le bimestre de la fabrication ou de la mise à la consommation.
Tout versement tardif est passible d’une pénalité de recouvrement de 5p. 100 par mois de retard, sans excéder
100 p. 100, tout mois commencé étant dû en entier.
Art. 03. 01. 07. - Les dispositions de la cinquième partie du présent Livre I sont applicables aux produits
soumis au droit d’accises.
Art. 03. 01. 08. - La liquidation, le recouvrement et le contentieux du droit d’accises suivent les règles
édictées par le Titre IV du Livre III du présent Code.
Art. 03. 01. 09. - Les pénalités prévues aux articles 05. 05. 07 et 05. 05. 11 sont applicables, mutatis mutandis,
aux infractions relevées en matière de droit d’accises.
Art. 03. 01. 10. - Toute infraction aux dispositions relatives à la fabrication et à la vente des produits
assujettis au droit d’accises autres que les tabacs et les alcools et produits alcooliques, toute manœuvre ayant
pour but ou pour résultat de frauder ou compromettre les droits, sont punies d’une amende en principal de 500
000 FMG et d’un emprisonnement de un à six mois ou de l’une de ces deux peines seulement, d’une amende
fiscale égale au double des droits fraudés ou compromis, sans préjudice de la confiscation des produits ou
marchandises saisis en contravention.
Art. 03. 01. 11. - Outre les pénalités visées aux articles 03.01.09 et 03.01.10 du présent Code seront
obligatoirement ordonnés par le juge :
1° Le remboursement du droit fraudé ;
2° La confiscation des produits saisis ainsi que des récipients les contenant ;
3° A titre d’amende fiscale, le paiement du double du droit d’accises chaque fois qu’il existe des droits
fraudés.
ANNEXE
TABLEAU DU DROIT D’ACCISES
CHAPITRE PREMIER
Taxe spéciale sur les boissons alcooliques,
les tabacs manufactures et les jeux de hasard
SECTION PREMIERE
Dispositions générales
Art. 03. 02. 01. - Il est institué une taxe spéciale sur les boissons alcooliques, les tabacs manufacturés et les
jeux de hasard. Cette taxe est due par les fabricants et les importateurs de boissons alcooliques et de tabacs
manufacturés ainsi que les exploitants des jeux de hasard et est perçue au vu d’une déclaration déposée auprès
du Centre fiscal du lieu d’exploitation.
SECTION II
Taux et modalités de perception de la taxe spéciale
Art. 03. 02. 02. - Les taux et les modalités d’assiette et de recouvrement de la taxe spéciale seront fixés par
arrêté conjoint du Ministre chargé de la réglementation fiscale et du Ministre chargé de la jeunesse et des sports.
SECTION III
Affectation du produit de la taxe spéciale
Art. 03. 02. 03. - Le produit de la taxe spéciale sur les boissons alcooliques, les tabacs manufacturés et les
jeux du hasard est perçue au profit du Fonds National pour la Promotion et le Développement de la Jeunesse des
Sports et des Loisirs ( FNPDJSL )
SECTION IV
Dispositions diverses
Art. 03. 02. 04. - Les redevables de la présente taxe doivent déclarer les quantités ou montant imposables et
payer le droit correspondant auprès du Receveur des Impôts du ressort dans les vingt premiers jours du mois qui
suit le trimestre de la fabrication ou de l’encaissement des recettes.
Tout versement tardif est passible d’une pénalité de recouvrement de 5. p 100 par mois de retard sans excéder
100 p 100, tout mois commencé étant dû en entier.
Art. 03. 02. 05. - Les pénalités prévues aux articles 05. 05. 07 à 05. 05. 11 seront applicables mutatis mutandis
en matière de taxe spéciale.
CHAPITRE II
Redevance de surveillance
SECTION I
Dispositions générales
Art. 03. 02. 06. - Il est institué une redevance sur les opérations de surveillance que les agents des Impôts
effectuent auprès des fabriques ou des lieux de récolte en application de l’article 05. 01. 09 du présent Code en
dehors des heures normales de service.
Art. 03. 02. 07. - Pour ces travaux de surveillance supplémentaires que les agents doivent opérer par
roulement, il leur est alloué des indemnités.
Art. 03. 02. 08. - Au sens de l’article 03. 02. 06 ci-dessus, on entend par heures normales de service celles qui
ont lieu les jours ouvrables entre six heures et dix - huit heures et dont la durée n’excède pas huit heures.
SECTION II
Taux de la redevance
Art. 03. 02. 09. - Le taux de la redevance est fixé à 750 FMG par heure de surveillance.
Pour le calcul de la redevance, toute fraction inférieure ou égale à une demi-heure doit être négligée, toute
fraction supérieure est comptée pour une heure.
SECTION III
Répartition du produit de la redevance
Art. 03. 02. 10. - Le produit de la redevance supporte en premier lieu les indemnités prévues à l’article 03. 02.
08 ci-dessus et dont le taux horaire est fixé à 50 p. 100 de celui de la redevance. Le montant des indemnités est
attribué mensuellement aux agents intéressés proportionnellement au nombre d’heures de surveillance
supplémentaires effectuées.
Le surplus est affecté pour son dixième au budget général et pour le reste au fonds commun qui est attribué
chaque année aux agents des Impôts.
SECTION IV
Obligations des assujettis
Art. 03. 02. 11. - Les fabricants et les récoltants sont tenus d’acquitter sur déclaration le montant de la
redevance dans les vingt premiers jours du mois qui suit le mois de surveillance.
A défaut de paiement dans le délai sus-indiqué, les dispositions prévues à l’article 03. 01. 06, sont applicables
pour le recouvrement de la redevance.
CHAPITRE III
Prélèvements sur les maisons et produits de jeux
SECTION PREMIERE
Droit de timbre
Art. 03. 02. 12. - L’accès dans les salles des jeux donne lieu à la perception au profit du Budget général d’un
droit de timbre dont la quotité est fixée comme suit :
- 50 000 Fmg si l’entrée est valable pour une journée ;
- 200 000 Fmg si l’entrée est valable pour une semaine ;
- 700 000 Fmg si l’entrée est valable pour un mois ;
- 3 000 000 Fmg si l’entrée est valable pour un an.
Le droit de timbre applicable à l’ensemble des cartes d’entrée délivrées au cours d’un mois donné est acquitté
au bureau des Impôts territorialement compétent avant le 10 du mois qui suit.
A l’appui de ce versement, l’exploitant produit un état en double exemplaire indiquant le nombre de cartes
délivrées par catégorie et le droit de timbre y correspondant ainsi que le montant total exigible.
SECTION II
Prélèvement spécial
Art. 03. 02. 13. - Toute opération offerte au public qui fait naître l’espérance d’un gain qui serait acquis par la
voie du sort est soumise à un prélèvement spécial, libératoire de taxe sur les chiffres d’affaires, de 12 pour cent,
perçu au profit du Budget général de l’Etat.
Ce prélèvement spécial, assis sur le montant brut des enjeux collectés, est retenu par les organisateurs, sous
leur responsabilité, et versé par eux au bureau des impôts territorialement compétent dans les dix jours qui
suivent le tirage, au moyen d’un état de versement établi en double exemplaire.
Sans préjudice des peines édictées par l’article 02. 06. 94 III, ni du paiement des droits simples exigibles, le
défaut de présentation de l’état est passible d’une amende de 200.000 Fmg.
Les gains de pari mutuel de toute nature ainsi que les sweep et sweepstake ne sont pas soumis au
prélèvement spécial prévu ci-dessus.
Les sommes devant revenir aux organisateurs de ces jeux sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.
TITRE III
De la liquidation et du recouvrement
en matiere de contributions indirectes
CHAPITRE PREMIER
Liquidation et recouvrement
Art. 03. 03. 01. - La liquidation et le recouvrement des droits, taxes et autres recettes en matière de
contributions indirectes sont assurés au niveau de la Recette principale ou auxiliaire de chaque centre fiscal
ouvert selon la réglementation en vigueur.
Art. 03. 03. 02. - Les droits, taxes et autres perceptions en matière de contributions indirectes sont réclamés
sur un titre de liquidation émis au vu de la déclaration souscrite dans les délais impartis pour les autres droits,
taxes et perceptions. Toutefois, l’Administration peut exiger, si besoin est, le paiement préalable des droits et
taxes avant enlèvement des produits.
A cet effet, l’agent liquidateur tient un registre de titres de liquidation à souches.
Art. 03. 03. 03. - Par dérogation aux dispositions qui précèdent, toutes les sommes à percevoir en matière
répressive (montant des transactions avant ou après jugement, produits de la vente des objets saisis dont
l’abandon au service a été stipulé par transaction ou dont la confiscation a été prononcée par jugement) sont
encaissées par le receveur des Impôts sur pièces justificatives tenant lieu de titres de perception :
Copie de la transaction ou du jugement, procès-verbal de la vente.
Art. 03. 03. 04. - Le receveur est personnellement et pécuniairement responsable des opérations dont il est
chargé aux termes des articles 03. 03. 01 à 03. 03. 03 ci-dessus. A ce titre, il lui sera alloué une indemnité de caisse
fixée à 0,5 p. 100 des recettes encaissées sans pouvoir dépasser 150 000FMG par mois pour la recette auxiliaire et
250.000 FMG par mois pour la recette principale.
Art. 03. 03. 05. - Nonobstant les dispositions de l’article 03. 03. 03. ci-dessus, les droits d’accises sont
liquidés et perçus par le service des Douanes dans les mêmes conditions et suivant les mêmes règles que les
droits de douane, en ce qui concerne les produits d’importation et les produits de fabrication locale voyageant
de port à port en suspension des droits.
Art. 03. 03. 06. - Au moment de la liquidation du droit d’accises, il sera déduit du montant des taxes dues
après allocation, s’il y a lieu, des déductions réglementaires, le produit des droits d’accise afférents aux matières
premières libérées des droits.
Art. 03. 03. 07. - L’agent liquidateur doit procéder à l’enregistrement au « registre des comptes ouverts » des
titres de liquidation émis et renseigner ce même registre du numéro et de la date de la quittance ainsi que du
montant de la somme recouvrée.
CHAPITRE II
Poursuites
Art. 03. 03. 08. - A défaut de paiement dans les délais prescrits, une contrainte est décernée par l’agent
liquidateur des Services fiscaux du ressort. Elle est, à peine de nullité, visée et rendue exécutoire par le Directeur
Provincial des Impôts.
La contrainte est signifiée :
- soit par un agent des Impôts ;
- soit selon les règles de signification des actes judiciaires ;
- soit par voie administrative ou par recommandée avec accusé de réception.
La notification contient sommation d’avoir à payer sans délai les droits réclamés.
Art. 03. 03. 09. - La contrainte régulièrement décernée visée et notifiée conserve toute sa valeur légale tant
qu’elle n’a pas été annulée par une décision judiciaire ou atteinte par la prescription trentenaire. Elle peut servir
de base à une saisie-arrêt, à une saisie-exécution, à une saisie-brandon ou à une saisie immobilière dans les formes
prescrites par le droit commun.
Toutefois, la vente des objets saisis ne doit avoir lieu qu’avec l’autorisation expresse du Ministre chargé de
la réglementation fiscale ou, dans le cas où la valeur des objets ne dépasserait pas 20 000 FMG, ou s’il s’agit
d’objets périssables, avec l’autorisation préalable du président du Comité exécutif du Faritany agissant par
délégation du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Art . 03. 03. 10. - La contrainte est exécutoire nonobstant opposition et sans y préjudicier. Mais la vente ne
peut être exécutée avant qu’il ait été statué sur ladite opposition.
Toutefois, s’il s’agit d’une obligation souscrite en garantie des droits, la vente ne sera suspendue que si
l’opposant consigne le montant des droits exigibles en attendant la décision à intervenir.
Art. 03. 03. 11. - Les poursuites procédant de la contrainte et allant jusqu’à la vente exclusivement, ont lieu
soit par ministère d’huissier, soit par la diligence de l’agent chargé du recouvrement.
Les actes sont soumis au point de vue de la forme aux règles du droit commun.
Art. 03. 03.12. - Le produit de la vente est affecté par ordre de priorité dans les conditions suivantes :
1° A due concurrence :
a. au règlement des frais et autres dépenses accessoires de toute nature engagés pour la vente des objets
saisis ;
b. au recouvrement des droits et taxes exigibles y compris les pénalités de retard ;
2° Lorsque le produit de la vente est suffisant, l’excédent est versé en dépôt au Trésor où il reste pendant
deux ans à la disposition du propriétaire des objets saisis ou de ses ayants droit. Passé ce délai, il est acquis au
Budget de l’ Etat.
3° Lorsque le produit de la vente est insuffisant pour régler le montant des créances visées à l’alinéa 1° ci-
dessus, les sommes sont versées en dépôt au Trésor et réparties, s’il y a lieu, selon la procédure de distribution à
la diligence de l’Administration. Le juge du lieu de dépôt est compétent.
CHAPITRE III
Cautionnement des droits
Art. 03. 03.13. - Les droits, taxes et autres recettes visés à la présente partie doivent être liquidés et perçus
dès leur constatation par le service. Toutefois, les produits voyageant sous le lien d’acquits-à-caution
bénéficient d’un crédit de liquidation permettant de différer la liquidation et l’exigibilité des droits, sous réserve
de présentation de cautions solvables.
Art. 03. 03. 14. - Les cautions doivent, suivant acte dont modèle figure en annexe I du présent titre,
s’engager conjointement et solidairement avec les assujettis au paiement des droits d’accise sur les manquants
dont ils pourront être redevables à l’égard du Budget général.
Art. 03. 03. 15. - Les Directeurs Provinciaux des Impôts ont la qualité pour accepter les cautions, ils sont
tenus de s’assurer que la caution présentée remplit les conditions exigées par l’article 2011 du Code civil.
Art. 03. 03. 16. - Les actes de cautionnement sont établis pour une période de douze mois en trois
exemplaires sous seing privés et dûment timbrés aux frais des redevables, chaque signature devra être légalisée.
- Le cautionnement peut être résilié à toute époque soit par la caution, soit par le service concédant.
Art. 03. 03. 17. - Les receveurs des Domaines, conservateurs de la propriété foncière et du cadastre sont
tenus de délivrer gratuitement aux Directeurs Provinciaux des Impôts sur leur réquisition écrite, le relevé des
situations hypothécaires des redevables et des cautions et de leur fournir sans frais les indications qu’ils
possèdent sur la situation de fortune des redevables eux-mêmes et des personnes qu’ils présentent pour
cautions.
La réquisition est établie conformément au modèle figurant en annexe II du présent titre.
Art. 03. 03. 18. - En cas d’insuffisance de cautions, il pourra être exigé la garantie des manquants et autres
droits une nouvelle caution ou un supplément de cautionnement.
Art. 03. 03.19. - En ce qui concerne les redevables qui, à toute époque, ne peuvent soit renouveler leurs
cautions ou leurs engagements, soit verser les suppléments exigés les droits sont immédiatement liquidés sur les
quantités de produits devant constituer les restes d’après la comparaison des entrées et des sorties.
Les Directeurs Provinciaux des Impôts peuvent, en cas de nécessité :
1° Faire procéder immédiatement à la saisie des restes en entrepôt ou magasin pour solder les droits afférents
aux constatations antérieures non recouvrées ;
2° Proposer à l’Administration Centrale des Impôts le retrait de l’autorisation de fabrication.
CHAPITRE IV
Crédits d’enlèvement - Crédits des droits
Art. 03. 03. 20. - Aucune quantité de produits ne peut, dans les usines, fabriques, entrepôts et dépôts des
Impôts être livrée à la consommation sans paiement des droits d’accises ou garanties suffisantes moyennant
souscription d’obligations cautionnées permettant l’octroi par le Directeur du Trésor du crédit d’enlèvement ou
du crédit des droits dans les conditions ci-après.
Art. 03. 03. 21. - Les fabricants de produits bénéficiant de l’entrepôt fictif doivent s’acquitter des droits mis à
leur charge dans le délai imparti. Ils peuvent néanmoins être admis à présenter pour le paiement des taxes des
soumissions cautionnées et bénéficier du crédit des droits dans les conditions fixées aux articles 03. 03. 25. et
suivants.
a. Crédit d’enlèvement
Art. 03. 03. 22. - Les soumissions cautionnées présentées pour le paiement des droits d’accises sur les
produits sortis des entrepôts et dépôts doivent comporter obligation :
1° De payer une remise de 3p. 1000 (trois pour mille) du montant des droits liquidés ;
2° - D’opérer le versement de la totalité de ces droits dans un délai de huit jours francs à partir de la date
d’inscription au registre des comptes ouverts tenu par l’agent liquidateur.
Entre la date d’enlèvement des produits et celle de l’inscription au registre des comptes ouverts, il ne devra
pas s’écouler plus de quatre jours.
Art. 03. 03. 23. - Le Directeur du Trésor a seul qualité pour autoriser la concession des crédits d’enlèvement.
Cette autorisation n’est valable que jusqu’à la fin de l’année en cours. Elle est renouvelable au début de chaque
année.
L’agent liquidateur veille à ce que les sorties des produits ne dépassent pas les limites du crédit accordé.
Art. 03. 03. 24. - La remise de 3p. 1000 prévue à l’article 03. 03. 22. ci-dessus est payable en même temps que
le montant des droits qui en font l’objet. Elle est répartie comme suit :
- 1,50 p. 1 000 au Budget général ;
- 0,50 p. 1 000 au trésorier principal ;
- 0,50 p. 1 000 à l’agent liquidateur ;
- 0,50 p 1 000 au receveur des Impôts.
Art. 03. 03. 25. - Les titulaires d’entrepôts fictifs et de dépôts, admis à présenter pour le paiement des taxes,
des soumissions cautionnées, ont la faculté de payer en traite à quatre mois d’échéance ou bien en numéraire.
En ce qui concerne les titulaires d’entrepôts fictifs, ces redevables peuvent s’acquitter pendant le mois qui
suit la liquidation.
Dans ce cas, la traite qui doit être déposée avant l’expiration de la période sus-indiquée ne porte intérêt que
du jour du paiement c’est-à-dire de son dépôt.
En ce qui concerne les dépositaires, le délai de quatre mois court de la date de la traite qui sera celle de
l’inscription des droits au registre des comptes ouverts. S’il y a réunion de plusieurs liquidations, celle-ci portera
la date de la liquidation la plus ancienne et l’intérêt de retard sera calculé à partir de cette date.
Dans l’un et autre cas, le montant d’un même décompte peut être acquitté partie en numéraire, partie en traite.
Art. 03. 03. 26. - Les obligations sont souscrites à l’ordre du directeur du Trésor et garanties par une ou
plusieurs cautions. Les cautions s’engagent solidairement au même titre que le principal obligé. Une seconde
caution est indispensable lorsque le principal obligé ou la première caution n’habite pas la même localité que
l’agent liquidateur.
Toutefois, les établissements de crédit soumis à la patente bancaire peuvent être autorisés par le Directeur du
Trésor à donner leur aval bien qu’ils ne soient pas représentés à la résidence. Dans ce dernier cas, les cautions
seront dispensées de signer la traite et leur engagement résultera de la soumission générale souscrite avant
concession du crédit et jusqu’à concurrence de la somme garantie.
Art. 03. 03. 27. - Le Directeur du Trésor a seul qualité pour accorder le crédit des droits.
En aucun cas, le paiement en traite à quatre mois ne peut constituer un droit pour les redevables, la
concession de ce mode de paiement restant subordonnée, sans aucun recours, à l’appréciation du Directeur du
Trésor qui n’est jamais tenu de faire connaître le motif de son refus.
Art. 03. 03. 28. - Le crédit de droits ainsi accordé donne lieu au paiement d’intérêt de retard de 10p. 100 par an
et d’une remise de 0,50 p. 100 sur le montant des droits liquidés.
Le taux de l’intérêt de retard peut être modifié par arrêté du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
L’intérêt de retard s’ajoute aux droits liquidés pour former le montant total de la traite. La remise est payable
au moment du dépôt de la traite au préposé du Trésor. Elle ne grève que le montant des droits en principal à
l’exclusion de l’intérêt de retard.
Comme les effets de commerce, la traite est soumise à l’impôt du timbre sur le chiffre total de la somme relatée
dans son libellé.
La traite est payable, en principe, au bureau du représentant du Trésor dont relève au point de vue comptable
l’agent des impôts ayant établi le titre de liquidation.
Art. 03. 03. 29. - La remise de 0,50p. 100 prévue à l’ article précédent est répartie :
- un cinquième au Receveur des Impôts de la place, soit 0,10 p. 100 ;
- un cinquième à l’Agent liquidateur, soit 0,10 p. 100 ;
- un cinquième au Trésorier principal, soit 0,10 p. 100 ;
- un cinquième au Directeur Provincial des Impôts, soit 0,10 p. 100 ;
- un cinquième , soit 0,10 p. 100, au Directeur du Trésor.
Art. 03. 03. 30. - Le crédit de droits n’entraîne pas ipso facto la faculté pour le redevable d’enlever des
dépôts sans paiement ou garantie préalable des droits, des marchandises au fur et à mesure des déclarations de
sortie. Cette faculté est toujours concédée par crédit d’enlèvement après soumission cautionnée à cet effet.
Toutefois, lorsqu’un dépositaire est à la fois titulaire d’un crédit de droit et d’un crédit d’enlèvement, il
demeure libre à l’expiration du délai de huit jours francs prévu à l’article 03. 03. 22 de payer les droits liquidés soit
en numéraire, soit en traites. Dans le cas de paiement en numéraire, il acquitte la remise afférente au crédit
d’enlèvement; dans le cas de paiement en traites, il acquitte la remise pour le crédit des droits. En aucun cas, il ne
paie cumulativement les deux remises pour les mêmes liquidations.
Art. 03. 03. 31. - En cas de non-paiement des droits à l’échéance, le Trésorier principal procédera ou fera
procéder aux poursuites selon les règles générales concernant la matière.
Le débiteur, indépendamment des poursuites ainsi prévues, sera assujetti sur la créance principale à des
intérêts moratoires à compter du lendemain du jour de l’échéance jusqu’au jour inclus de l’acquittement. Le taux
de cet intérêt sera celui pratiqué pour ses avances par la Banque Centrale de la République de Madagascar au
lendemain du jour de l’échéance, majoré de 2p. 100.
ANNEXE I
MODELE D’ACTE DE CAUTIONNEMENT POUR LE PAIEMENT DES DROITS
RELATIFS AUX ENLEVEMENTS DE PRODUITS PAR LES ACQUITS-A-CAUTION
Le présent acte de cautionnement aura son effet pendant une période de douze c’est à dire, pour tout acquit-à-caution délivré mois à compter de. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
jusqu’au . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Toutefois, à toute époque de ladite période et sans qu’il soit tenu à aucune formalité, le service des Impôts aura la faculté de rejeter la caution admise si, pour une cause
quelconque, il paraît utile de reprendre de nouvelles garanties dans l’intérêt du Budget général .
De même, il sera loisible à . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . caution, de se délier de son engagement pourvu qu’il notifie au Directeur Provincial
des Impôts, le retrait du présent cautionnement par une déclaration expresse, signée de lui, dont il recevra un accusé de réception . Sa responsabilité ne resterait engagée à
partir de ce moment que pour les acquits-à-caution qui, antérieurement cautionnés par lui, ne rentreraient pas déchargés.
Fait à. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
( Signature )
NOTA : Les colonnes 1 à 3 seront remplies par le service des impôts et les colonnes 4 à 7 par les receveurs des Domaines .
QUATRIEME PARTIE
DES REDEVANCES SUR LES PRODUITS
CHAPITRE PREMIER
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Principes
Art. 04. 01. 01. - Il est institué une redevance sur les produits, perçue au profit du Budget général, dans les
conditions et selon les modalités fixées par le présent titre.
Art. 04. 01. 02. - Les redevances s’appliquent aux tabacs manufacturés, aux allumettes chimiques, aux huiles
de graissage et lubrifiants, aux farines de froment ou de méteil, aux boissons alcooliques, à l’exclusion des
boissons alcooliques du deuxième groupe traditionnelles telles que betsabetsa, trembo, sora, hydromel, et aux
sucres de fabrication locale ou d’importation.
D’autres produits peuvent être soumis à des redevances, par décret pris en conseil des Ministres, sur
proposition du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Art. 04. 01. 03. - Les redevances sont dues par toute personne physique ou morale se livrant à la production
ou à l’importation des produits visés ci-avant, ainsi que par celle procédant à la vente de ces mêmes produits
ayant bénéficié du régime suspensif, qu’elle agisse pour son compte ou pour le compte d’autrui.
SECTION II
Exonérations
SECTION III
Fait générateur
CHAPITRE II
Régime d’imposition
SECTION PREMIERE
Dispositions générales
Art. 04. 01. 06. - Le régime d’imposition à la redevance est celui de l’exercice ou de l’effectif
Art. 04. 01. 07. - Le régime de l’effectif est celui auquel est soumis l’assujetti à la redevance calculée d’après
les résultats réels de l’exploitation qu’il est tenu de déclarer aux Services des Impôts territorialement compétents.
SECTION II
Détermination de la base taxable
1-Taxation spécifique
Art. 04. 01. 08. - En matière de redevance, quand l’unité de perception est le brut ou le demi-brut, les
emballages intérieurs ou extérieurs ne sont pas soumis à une redevance propre.
Le poids demi - brut est le poids cumulé du contenu et de ses emballages intérieurs.
Lorsque l’unité de perception est le demi-brut et qu’il n’existe qu’un seul emballage, le poids demi-brut n’est
autre que le poids brut.
Les emballages des produits imposés au net ou au litrage sont en franchise.
2- Taxation ad-valorem
Art. 04. 01. 09. - La base de la redevance pour la taxation ad-valorem est constituée :
- par le prix sortie - usine majoré du droit d’accises, pour les produits de fabrication locale ;
- par la valeur CAF majorée des droits et taxes douaniers, y compris les droits d’accises, pour les produits
importés.
SECTION III
Taux des redevances
Art. 04. 01. 10. - Les taux des redevances sont fixés par décision du Ministre chargé de la réglementation
fiscale.
SECTION IV
Exercice des fabriques et des exploitations
Art. 04. 01. 11. - Les dispositions des articles 05. 01. 29 à 05. 01. 35 du présent code sont applicables aux
fabricants et exploitants des produits soumis à la redevance.
SECTION V
De l’entrepôt fictif et du dépôt
Art. 04. 01. 12. - Les dispositions des articles 05. 01. 37 à 05. 01. 45 relatives au régime de l’entrepôt fictif et du
dépôt en matière de produits alcooliques et de tabacs sont applicables aux produits soumis à la redevance.
CHAPITRE III
Formalités à la circulation
Art. 04. 01. 13. - Les documents accompagnant les produits taxables mis en circulation sont soumis aux
formalités prévues aux articles 05. 03. 01 à 05. 03. 14 et doivent être présentés à première réquisition par le
transporteur à tous agents habilités à constater des infractions en matière de redevance et de taxes indirectes.
CHAPITRE IV
Obligations particulières
Art. 04. 01. 14. - Toute personne se livrant à la fabrication, à l’importation ou à la commercialisation des
produits soumis à la redevance, ainsi que tout utilisateur de ces produits doit pouvoir justifier l’origine et la
provenance des produits qu’elle détient quelle qu’en soit la quantité.
Elle reste soumise au droit de visite, au contrôle et à la vérification des agents des Impôts.
CHAPITRE V
De la liquidation et du recouvrment des redevances
Art. 04. 01. 15. - Les redevances sont liquidées et perçues par le Centre fiscal des Impôts du ressort au vu de
la déclaration souscrite par le redevable.
Art. 04. 01. 16. - Les redevables doivent souscrire la déclaration visée à l’article précédent et payer la
redevance correspondante :
- avant enlèvement en Douanes pour les produits importés ;
- dans les vingt premiers jours du mois qui suit celui de la mise à la consommation, pour les produits de
fabrication locale et ceux bénéficiant du régime suspensif.
Art. 04. 01. 17. - Le règlement de la redevance est effectué auprès du Receveur des Impôts territorialement
compétents :
- soit au comptant, en espèces ;
- soit par chèque bancaire visé pour provision ou par chèque de banque ;
- soit par chèque postal ou mandat postal.
- soit par obligations cautionnées souscrites dans les formes prescrites par la réglementation en vigueur pour
les redevables bénéficiaires du crédit des droits et du crédit d’enlèvement fixés par les dispositions des articles
03. 03. 20 à 03. 03. 31 du présent code.
Art. 04. 01. 18. - A défaut de paiement de la redevance dans le délai imparti et indépendamment du
recouvrement des sommes dues par voie de contrainte, il est appliqué une pénalité égale à 5p. 100 du montant
exigible par mois de retard, tout mois commencé étant dû en entier.
Toutefois, cette pénalité ne pourra excéder le montant du principal.
La pénalité de retard prévue ci-dessus peut faire l’objet de remise partielle ou totale dans les conditions
prévues au Livre III du présent code.
Art. 04. 01. 19. - La liquidation et le recouvrement des redevances sont assurés par les Receveurs installés au
niveau des Centres fiscaux.
Le Receveur est personnellement et pécuniairement responsable des opérations dont il est chargé.
A ce titre, il lui sera alloué une indemnité de caisse fixée à 0,5 p. 100 des recettes encaissées sans pouvoir
dépasser 150 000 francs par mois pour la recette auxiliaire et 250.000 francs par mois pour la recette principale.
A titre de fonds commun, 0,5 % des recettes encaissées est repartie périodiquement suivant les modalités
fixées par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
CINQUIEME PARTIE
DISPOSITIONS SPECIALES AUX PRODUITS SOUMIS
AU CONTROLE ADMINISTRATIF
TITRE PREMIER
Régime de la récolte ou de la fabrication des tabacs
et des produits alcooliques
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
Art. 05. 01. 01. - Nul ne peut se livrer à la récolte ou à la fabrication de tabacs et de produits alcooliques
soumis à contrôle administratif, sans en avoir fait la déclaration à l’agent des Impôts du ressort et sans en avoir
préalablement obtenu l’autorisation du Directeur Technique des Impôts. Celui-ci peut déléguer son pouvoir au
Directeur Provincial des Impôts.
L’autorisation est donnée par décision écrite fixant la nature de l’activité et les jours et heures de travail de
l’entreprise.
Art. 05. 01. 02. - Pour les produits destinés à la consommation de bouche, il peut être prescrit la fabrication, à
titre d’essai, d’échantillons destinés à être soumis au préalable aux analyses des laboratoires compétents.
L’autorisation est subordonnée aux résultats positifs des analyses desdits échantillons prélevés à la diligence
de l’Administration des Impôts.
Art. 05. 01. 03. - L’autorisation visée à l’article 05. 01. 01 ci-dessus est personnelle. Elle peut être suspendue
ou retirée sur décision de l’autorité concédante en cas d’infractions graves à la présente réglementation ou de
constatation d’irrégularité dans la situation fiscale de la personne ou de l’entreprise concernée.
Art. 05. 01. 04. - Toute mutation dans la personne du titulaire de l’autorisation ou toute translation de la
fabrique d’un lieu à un autre est soumise à la décision du Directeur Technique des Impôts qui peut déléguer son
pouvoir au Directeur provincial ou au chef de l’inspection divisionnaire des Impôts du ressort.
Art. 05. 01. 05. - Toute personne physique ou morale ayant l’intention de fabriquer ou de récolter des
produits soumis au présent régime doit adresser au Directeur Provincial des Impôts une demande indiquant :
1° Le lieu de la fabrique ou de la récolte et les bâtiments qui doivent y être affectés ;
2° Les procédés de fabrication ou de récolte qui seront mis en usage, ainsi que la quantité approximative que
le fabricant ou le récoltant compte obtenir par jour, mensuellement ou par campagne ;
3° Le régime de la fabrique ou de la récolte quant aux jour et heure de travail ;
4° La description du matériel employé ;
5° S’il s’agit d’une société ou d’une coopérative, les noms et adresses des gérants ou des délégués
responsables.
Art. 05. 01. 06. - La fabrication ou la récolte des tabacs et des produits alcooliques est soumise au régime de
l’exercice de l’Administration fiscale.
Art. 05. 01. 07. - L’exercice d’une fabrique, avec présence permanente et effective des Agents de
l’Administration des Impôts sur les lieux de production, relève de la décision du Ministre chargé de la
réglementation fiscale qui peut déléguer son pouvoir au Directeur général des Impôts.
CHAPITRE II
Agencement des locaux
Art. 05. 01. 08. - Les locaux affectés à la récolte ou à la fabrication ainsi que les magasins y dépendants
doivent être parfaitement clos et réunis dans une même enceinte telle quelle sera déterminée par le Directeur
Provincial des Impôts ou par son représentant de façon à faciliter la surveillance des agents des Impôts.
Est interdite et doit être supprimée toute communication intérieure de ces mêmes locaux professionnels avec
les maisons voisines occupées ou non par le fabricant et le récoltant ou leur personnel.
Toute modification apportée à l’agencement des locaux professionnels doit faire l’objet d’une déclaration
appuyée d’un nouveau plan et recevoir l’agrément du Directeur Provincial des Impôts, indépendamment des
autres formalités éventuellement requises par les textes en vigueur.
Art. 05. 01. 09. - Si l’importance de la récolte ou de la fabrique nécessite la permanence d’un ou plusieurs
agents des Impôts le Directeur Provincial des Impôts peut exiger du récoltant ou du fabricant de fournir à ses frais
dans l’enceinte de la fabrique ou de l’exploitation, ou en dehors mais aussi près que possible de l’entrée de la
fabrique ou de l’exploitation un logement comportant au moins quatre pièces (un living-room, deux chambres, un
bureau) avec des dépendances (salle d’eau, cuisine, lavoir, WC) pour servir d’habitation et de bureau au Chef de
poste de la surveillance de l’entreprise.
Les logements doivent être agréés par le Directeur Provincial des Impôts et entretenus en bon état de
conservation par le fabricant ou le récoltant.
Au cas ou d’autres agents des Impôts seraient affectés à la surveillance de l’entreprise, le fabricant ou le
récoltant sera également tenu de leur fournir une maison d’habitation comportant au moins trois pièces avec
dépendances (salle d’eau, cuisine, lavoir, WC )
CHAPITRE III
Du matériel de récolte ou de fabrication
Art. 05. 01. 10. - Le matériel destiné à la récolte ou à la fabrication reçoit avant son usage un numéro d’ordre
avec indication de la contenance en litres, s’il y a lieu.
Les numéros et l’indication de la contenance sont peints à l’huile en caractères d’au moins cinq centimètres
de hauteur par les soins et aux frais des fabricants ou des récoltants.
Les contenances des chaudières, alambics, citernes, vaisseaux, cuves et tous autres récipients sont vérifiées
par le jaugeage métrique et, au besoin par empotement par les agents des Impôts.
En opérant par empotement, les agents des Impôts procèdent en présence du fabricant ou du récoltant au
mesurage par tranches avec indication du volume des récipients.
Les instruments de mesurage ou de pesage dûment contrôlés par le service chargé de la métrologie sont
affranchis de cette formalité.
Il est dressé de ces opérations un procès-verbal qui contient toutes les indications et références nécessaires
et qui est signé contradictoirement par les deux parties.
Art. 05. 01. 11. - Aucune modification ne pourra être apportée au matériel ainsi agencé sans une nouvelle
déclaration faite par écrit à l’agent des Impôts du ressort.
Cette déclaration contient engagement de ne faire usage des récipients qu’après que leur contenance aura été
vérifiée.
Art. 05. 01. 12. - Pour la pesée des matières premières et des produits finis et, éventuellement, le dosage de
ces derniers, tout récoltant ou fabricant est tenu de fournir le matériel ainsi que les ouvriers nécessaires pour les
vérifications et recensements auxquels les agents des Impôts jugent utile de procéder.
II- Régime particulier des alambics
Art. 05. 01. 13. - Tout fabricant ou marchand d’appareils ou portions d’appareils propres à la distillation, à la
fabrication et au repassage de l’alcool ou des produits alcooliques est tenu, avant le commencement de la
fabrication ou du commerce, de faire la déclaration de sa profession à l’agent des Impôts du ressort dans lequel il
se trouve et de désigner le nombre, la nature et la capacité des appareils ou portions d’appareils qu’il a en sa
possession.
Art. 05. 01. 14. - Le fabricant ou marchand d’alambics doit tenir un « registre des alambics » sur lequel sont
inscrites notamment la date de leur fabrication et leurs réceptions successives, celle de la livraison, ainsi que les
mentions contenues dans les permis de circulation desdits appareils.
Ces inscriptions ont lieu au fur et à mesure de l’achèvement, de la réception ou de la livraison des appareils ou
portions d’appareils. Tous les appareils ou portions d’appareils neufs, usagés ou en réparation doivent figurer à
ce compte.
Art. 05. 01. 15. - Un particulier qui fabrique un alambic destiné à son usage personnel doit au préalable
déclarer à l’agent des Impôts du ressort la fabrication à laquelle il compte se livrer. Une fois l’appareil terminé, il
doit en faire une déclaration de possession qui sera reçue par l’agent des Impôts dans un «registre de déclaration
d’alambics ».
Art. 05. 01. 16. - Tout détenteur est tenu dès son entrée en possession d’alambics de faire une déclaration
énonçant le nombre, la nature et la capacité de ces appareils, ou portions d’appareil et qui sera reçue par l’agent
des Impôts du ressort dans le registre de déclaration d’alambics.
Art. 05. 01. 17. - La déclaration visée à l’article précédent doit porter sur tous les appareils ou portions
d’appareils de distillation quel que soit leur type ou leur capacité.
Il n’est fait exception à cette règle qu’à l’égard des alambics d’essai.
Doivent être considérés comme alambics d’essai, les appareils à chargement intermittent, dépourvus de tout
organe de rectification ou de rétrogradation dont la chaudière n’a pas une capacité supérieure à un litre.
Art. 05. 01.18. - Toute déclaration effectuée au « registre de déclaration d’alambics » fera l’objet de la part de
l’agent des Impôts d’une ampliation qui sera détachée de ce registre et adressée sans délai au Directeur
Provincial des Impôts qui tient le répertoire général des alambics détenus dans la Province.
Art. 05. 01. 19. - A l’exception des alambics d’essai, tels qu’ils ont été définis à l’article 05. 01.17 ci-dessus,
les appareils ou portions d’appareils susceptibles d’être utilisés à la fabrication, à la rectification ou au repassage
des alcools ou des produits alcooliques ne peuvent circuler en tous lieux en dehors des propriétés privées, et
quelle que soit la cause du déplacement, qu’en vertu d’un permis de circulation délivré par l’agent des Impôts du
ressort.
Ce permis sera exigé par le service des Douanes avant l’enlèvement en ce qui concerne les appareils et
portions d’appareils importés de l’extérieur.
Art. 05. 01. 20. - Indépendamment des noms et adresses des expéditeurs et destinataires, les permis de
circulation doivent énoncer le nombre, la nature et la capacité ou les dimensions des appareils ainsi que tous les
renseignements prévus à ce titre de mouvement.
Art. 05. 01. 21. - En cas de non-representation de ces objets dans les conditions prescrites figurant aux
permis de circulation, un procès-verbal pourra être rapporté contre le destinataire.
Art. 05. 01. 22 - Les appareils ou portions d’appareils à distiller doivent demeurer scellés par les soins de
l’agent des Impôts pendant les périodes où il n’en est pas fait usage.
Ils peuvent être conservés à domicile ou déposés dans un local agréé par l’Administration.
Les scellés doivent être représentés intacts, sauf le cas prévu à l’article 05. 01. 23. ci-après ; ils ne peuvent être
enlevés qu’en présence d’un agent du service des Impôts.
Art. 05. 01. 23. - Les demandes de descellement énoncent les motifs pour lesquels le service est requis de
procéder à cette opération; elles sont faites à l’agent des Impôts du ressort au moins huit jours à l’avance, et sont
reçues au « registre des déclarations de scellement et de descellement des alambics ».
Si l’agent n’est pas intervenu pour rompre les scellés vingt-quatre heures après celle qui a été fixée par le
déclarant, celui-ci peut les briser sauf à remettre les plombs et les bris de scellés à l’agent des Impôts.
Art. 05. 01. 24. - Les déclarations de scellement, de descellement, ainsi que celles de destruction, sont reçues
au « registre des déclarations de scellement et de descellement des alambics ».
Art. 05. 01. 25. - Toute destruction d’alambics ne peut avoir lieu que sur déclaration préalable souscrite par le
détenteur auprès de l’agent des Impôts chargé de la recevoir au « registre des déclarations de scellement et de
descellement des alambics».
Art. 05. 01. 26. - Sauf le cas prévu à l’article 05. 01. 23 ci-dessus, les opérations de scellement, de
descellement ainsi que celles de destruction ne peuvent avoir lieu qu’en présence d’un agent des Impôts qui en
dresse procès-verbal.
Art. 05. 01. 27. -Les fabricants, marchands et détenteurs d’alambics sont tenus dès qu’ils en sont requis de
les représenter à toute réquisition des agents des Impôts et astreints tant qu’ils ont la libre disposition des
appareils au contrôle de ces mêmes agents dans les mêmes conditions que les fabricants ou récoltants de
produits soumis au régime de la présente section.
Ils doivent faciliter les vérifications et déclarer par eux-mêmes ou par leurs délégués les quantités et espèces
ainsi que la capacité ou les dimensions des appareils ou portions d’appareils en leur possession.
Art. 05. 01. 28. - Toutefois, peuvent être dispensés de la formalité du scellement et des visites de nuit :
1°- Les détenteurs d’alambics d’essai ;
2°- Les établissements scientifiques et d’enseignement pour les appareils exclusivement destinés à des
expériences ;
3°- Les pharmaciens diplômés ;
4°- Les personnes qui justifient de la nécessité de faire l’emploi de façon continuelle d’appareils de distillation
pour les usages déterminés et qui ne mettent en oeuvre aucune matière alcoolique.
Le bénéfice de cette exemption n’est acquis qu’aux détenteurs pourvus d’une autorisation personnelle et
révocable du Directeur Provincial des Impôts.
CHAPITRE IV
Exercice des fabriques et des exploitations
Art. 05. 01. 29. - En matière de tabacs et de produits alcooliques, on entend par exercice l’ensemble des
opérations que les agents des Impôts sont chargés de surveiller en vue de garantir et de constater les droits.
Ces opérations sont :
- l’introduction dans la fabrique ou au lieu de récolte ou ses dépendances des matières premières ;
- la fabrication, la récolte, le repassage, la rectification ou la refonte ;
- la mise en entrepôt fictif ou en dépôt ;
- les manipulations de toutes sortes effectuées dans la fabrique, au lieu de récolte, dans l’entrepôt fictif ou le
dépôt ;
- l’expédition et la circulation des produits.
Art. 05. 01. 30. - Toute introduction dans la fabrique ou au lieu de récolte ou ses dépendances des matières
premières destinées à la fabrication des produits taxables doit être justifiée.
Au fur et à mesure de leur entrée, les diverses matières premières doivent être prises en charge, en nombre,
poids ou volume, valeur et par espèce par le fabricant ou le récoltant au compte des matières premières du
registre de fabrication. Ce compte est déchargé par le fabricant ou le récoltant au fur et à mesure des quantités de
matières mises en oeuvre ou expédiées en l’état au dehors sous titre de mouvement.
Art. 05. 01. 31. - Les agents des Impôts peuvent intervenir pour arrêter la situation des restes des matières
premières et opérer la balance du compte aussi souvent qu’ils le jugent nécessaire.
Les excédents dégagés de cette balance sont ajoutés aux charges. Les manquants qu’elle fait apparaître sont
portés en sortie. Si le fabricant justifie que les manquants de matières premières proviennent des pertes
matérielles, le Directeur Provincial des Impôts les affranchit des droits dont ils pourraient être passibles.
Les pertes matérielles non justifiées sont immédiatement imposables. Les droits sont calculés sur le
rendement moyen de la fabrication obtenue pendant le mois précédent ou pendant le mois qui suit la
constatation.
Art. 05. 01. 32. - La fabrication ou la récolte proprement dite et toutes opérations s’y rapportant directement
ou indirectement doivent, de la part du fabricant ou du récoltant, faire l’objet de déclarations qui sont reçues au
registre de fabrication ou du récolte, pour permettre de suivre les chargements des appareils, de constater et de
fixer les rendements, les déchets et les résultats obtenus.
Art. 05. 01. 33. - Les produits achevés peuvent à leur sortie de la fabrique ou de la récolte être livrés
directement au commerce ou placés en entrepôt fictif ou en dépôt agréé par l’Administration des Impôts dans les
conditions fixés aux articles 05. 01. 37 ci-après.
Les produits imparfaits doivent être gardés dans un magasin spécial en attendant leur remise en fabrication.
Art. 05. 01. 34. - Au lieu de fabrique ou de récolte, des recensements des produits finis peuvent être
effectués à toute époque et aussi fréquemment que le service des Impôts le juge nécessaire.
Le fabricant ou récoltant doit déclarer les quantités existantes. Tout obstacle, tout refus, tout retard de sa part
constitue un refus d’exercice.
En cas de déficits constatés à la suite des recensements, le paiement de droits sur les manquants non
couverts par l’allocation prévue à l’article 05-01-35 ci-après est de plein droit exigible. Toutefois, les déficits
provenant de cas de force majeure dûment justifié ne doivent faire l’objet d’aucune sanction, ni de recouvrement
de droits.
Les excédents reconnus sont immédiatement pris en charge au «registre de fabrication ou de récolte ». En cas
de soupçon de fraude, procès-verbal peut être dressé, pour défaut de déclaration.
Art. 05. 01. 35. - Il pourra être accordé à titre de déchets de fabrication (dessiccation, évaporation, refonte,
etc. . . ) une déduction calculée sur le montant brut des fabrications et dont le taux variable selon la nature du
produit sera fixé par décision du Directeur Provincial des Impôts, après expériences contradictoires.
Art. 05.01. 36. - Les dispositions prévues par les articles 05. 01. 29 à 05. 01. 35. ci-dessus ne sont pas
applicables à l’entreprise individuelle, qui utilise le méthode artisanale dans son exploitation.
CHAPITRE V
De l’entrepôt fictif et du dépôt des services fiscaux
I- Dispositions générales
Art. 05. 01. 37. - L’entrepôt fictif ou entrepôt à domicile est la faculté accordée aux fabricants ou récoltants
d’introduire en suspension du paiement des droits, les produits achevés provenant de leur fabrication, dans un
magasin situé soit dans l’enceinte de la fabrique, soit dans toute localité où existe une inspection, un contrôle, un
centre ou un poste relevant de la Direction Provinciale des Impôts, soit dans toute localité de communication
facile avec ces mêmes centres.
Les voies d’accès à l’entrepôt fictif ne sont soumises à aucune condition spéciale de sécurité.
Art. 05. 01. 38. - Le dépôt des Impôts est la faculté accordée aux fabricants et aux récoltants d’introduire en
suspension du paiement de droits, les produits achevés provenant de leur fabrication, dans un magasin
nécessairement implanté dans une localité où il existe un bureau des Impôts et pourvu d’une seule issue à deux
serrures dites de sûreté, chacune d’elles ayant une clef unique : une clef restant entre les mains des dépositaires,
la seconde étant remise à l’agent des Impôts du ressort. Toutes les autres ouvertures ( autres portes, jours et
fenêtres ) doivent être scellées ou condamnées intérieurement ou munies d’un grillage à mailles serrées.
Les dépôts des Impôts ne peuvent être ouverts qu’en présence de l’agent des Impôts. Les heures pendant
lesquelles il est procédé à l’enlèvement des produits sont fixées suivant le genre et l’importance des transactions
commerciales par l’agent des Impôts.
Art. 05. 01. 39. - L’entrepôt fictif ou le dépôt en matière de tabacs et produits alcooliques est le prolongement
de la fabrique et, à ce titre, il est géré par le fabricant lui-même.
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la gérance par des tiers des entrepôts fictifs ou des dépôts
installés dans toutes localités autres que le lieu de la fabrique peut être autorisée par le Directeur Provincial des
Impôts à la condition que ces établissements soient placés au nom et sous l’entière responsabilité du fabricant.
Art. 05. 01. 40. - L’ouverture d’un entrepôt fictif ou d’un dépôt de tabacs et de produits alcooliques est
soumise à une autorisation du Directeur Provincial des Impôts sur demande expresse du fabricant.
Le nombre d’entrepôts fictifs ou de dépôts susceptibles d’être dans une même province ouverts au nom d’un
même fabricant peut, suivant la localité et la nature des produits, être limité par décision du Directeur Provincial
des Impôts.
Art. 05. 01. 41. - Les produits ne peuvent être admis dans les entrepôts fictifs ou les dépôts des Impôts
qu’après déclaration du destinataire et représentation par ce dernier à l’agent des Impôts expéditeur. Cette
déclaration d’entrepôt ou de dépôt doit être faite immédiatement dès l’arrivée des produits au lieu de destination;
elle porte engagement de placer en entrepôt ou en dépôt les quantités de produits reconnues à la vérification,
sous réserve des droits de l’Administration pour le cas de constatation de contravention.
Avant toute introduction de produits en entrepôt fictif ou en dépôt, il doit être procédé par les soins de
l’agent des Impôts du lieu de destination à une vérification de détail portant sur la nature, quantité, poids,
volume, etc. . .
Cette reconnaissance doit, dans tous les cas, précéder la décharge du titre de mouvement.
Art. 05. 01. 42. - Les mouvements des produits sont consignés dans le registre d’entrepôt fictif tenu par
l’agent des Impôts du ressort.
Les quantités de produits à prendre en charge sont celles reconnues à l’arrivée par l’agent des Impôts, tandis
que les sorties sont constituées par les quantités expédiées sous le lien des titres de mouvement ainsi que les
pertes et manquants admis en décharge.
Art. 05. 01. 43. - Sauf le cas des opérations soumises à des réglementations particulières, peuvent être
effectuées en entrepôt ou en dépôt, toutes manipulations tendant à donner aux produits une présentation
commerciale jugée nécessaire sans toutefois que de telles pratiques entraînent une altération quant à la nature
desdits produits.
Restent cependant soumises à autorisation par décision du Directeur Provincial des Impôts les opérations de
conditionnement et d’étiquetage faites sur les boissons alcooliques.
Art. 05. 01. 44. - Des recensements des produits mis en entrepôt peuvent avoir lieu à des époques
indéterminées et aussi fréquemment que le service des Impôts le juge nécessaire.
La différence entre les entrées et les sorties constitue le stock devant exister dans l’entrepôt fictif, lequel
stock doit concorder avec le stock réel.
Si à la suite d’un recensement, il ressort de la balance du compte un excédent matériellement constaté ou
formellement reconnu par l’entrepositaire, cet excédent est saisissable et donne lieu à un procès-verbal.
S’il apparaît un manquant, ce manquant est passible des droits, à moins qu’il ne soit couvert par les
déductions réglementaires. Il peut aussi donner lieu à un procès-verbal.
Les déficits provenant des pertes accidentelles signalées sans délai et constatées par un agent des Impôts ne
font l’objet d’aucune taxation.
Art. 05. 01. 45. - Dans les dépôts des Impôts, des recensements peuvent également être effectués à la
convenance du service des Impôts. Sauf les manquants provenant de vol ou de manoeuvres frauduleuses, tous
les déficits et pertes constatés à la suite des opérations de recensement sont admis en décharge et exempts de
droits.
Art. 05. 01. 46. - Le régime de l’entrepôt fictif et du dépôt prévu en matière d’impôts indirects est applicable
aux produits soumis à la redevance.
TITRE II
Régime de la dénaturation des produits alcooliques
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
Art 05. 02. 01. - Toute personne qui se propose de dénaturer des produits alcooliques doit adresser une
demande au Directeur Provincial des Impôts qui statue.
La demande doit indiquer :
- le lieu où doit s’effectuer la dénaturation et les magasins qui y seront affectés ;
- la nature, l’espèce, la quantité de produits à dénaturer et les usages auxquels ces produits sont destinés ;
- la nature des substances dénaturantes ;
- le régime de la fabrique quant aux jours et heures de travail.
A cette demande doit être annexé le plan de la fabrique et ses dépendances avec légende de toutes leurs
parties.
Art. 05. 02. 02. - Si des fraudes ou des irrégularités graves viennent à être constatées à la charge des
dénaturateurs, le Directeur Provincial des Impôts peut retirer l’autorisation accordée.
Art. 05. 02. 03. - La dénaturation peut être effectuée soit au lieu de production ou d’extraction, soit dans les
établissements où les produits sont mis en oeuvre, soit dans les entrepôts fictifs ouverts au nom du
dénaturateur.
Art. 05. 02. 04. - Chaque opération de dénaturation doit être précédée d’une déclaration faite à l’agent des
Impôts du ressort, lequel fait connaître au déclarant le jour et l’heure auxquels il peut assister aux opérations.
La dénaturation doit être effectuée aux frais des dénaturateurs en présence d’un agent des Impôts.
Si pour une cause quelconque, une dénaturation venait à être retardée, ce retard ne pourrait donner lieu à
aucune demande d’indemnité de la part des dénaturateurs.
Art. 05. 02. 05. - Les produits destinés à être dénaturés dans un établissement autre que la fabrique ou
entrepôt fictif sont expédiés sous le plomb de l’Administration des Impôts et sous le lien d’un acquit-à-caution,
dont la charge est expressément subordonnée à la reconnaissance des produits par les agents des Impôts.
Art. 05. 02. 06. - La dénaturation des produits reçus dans les conditions de l’article 05-02-05 ci-dessus doit
être effectuée immédiatement après la reconnaissance des produits.
S’il ne peut en être ainsi, les produits doivent être emmagasinés dans un local spécial placé sous la clef des
agents des Impôts.
Les produits ne peuvent être extraits de ce lieu qu’en présence des agents des Impôts et sans qu’au préalable
le dénaturateur ait fait une déclaration de dénaturation.
Art. 05. 02. 07. - Les dénaturateurs doivent se procurer directement les dénaturants nécessaires à leur
industrie.
Les substances dénaturantes détenues sont, le cas échéant, vérifiées par le laboratoire officiel d’après les
échantillons prélevés à titre gratuit par le service des Impôts qui peut se faire communiquer les factures d’origine
ou tout autre document.
Art. 05. 02. 08. - Chaque fois qu’il le juge convenable, le service des Impôts prélève gratuitement dans les
ateliers ou magasins des échantillons sur les produits mis en oeuvre, sur les substances dénaturantes ainsi que
les produits dénaturés ou en préparation. Il peut également prélever, lors de l’enlèvement et en cours de
transport, des échantillons sur les produits expédiés.
CHAPITRE II
Obligations des dénaturateurs
Art. 05. 02. 09. - Les dénaturateurs autorisés sont soumis aux mêmes règles d’exercice, de surveillance et de
visite que les fabricants et récoltants des produits alcooliques. Ils sont, en outre, tenus aux mêmes obligations
que ces derniers notamment en ce qui concerne le tenue des registres, le paiement des droits, le régime de
l’entrepôt fictif ou de dépôt, la circulation des produits.
Art. 05. 02. 10. - Tout dénaturateur qui cesse sa profession ou dont l’autorisation a été retirée en vertu de
l’article 05-02-02 doit expédier ses stocks de produits en nature et ceux dénaturés à d’autres dénaturateurs, ou
payer immédiatement des droits et taxes sur la valeur ajoutée dus selon la nature des produits.
CHAPITRE III
De l’autorisation d’emploi de produits dénaturés
Art 05. 02. 11. - Toute personne qui se propose de faire emploi dans l’industrie ou dans l’agriculture des
produits taxables dénaturés doit en faire une demande au Directeur Provincial des Impôts qui accorde ou refuse
l’autorisation.
La demande indiquera la quantité de produits dénaturés et l’usage auquel ces produits seront destinés.
Art. 05. 02. 12. - Pour les usages qui exigeraient l’emploi dans l’industrie ou dans l’agriculture de produits
taxables sans dénaturation préalable, le Directeur Provincial des Impôts peut autoriser l’emploi des produits en
nature sous réserve que l’utilisateur :
1. Justifie de la nécessité d’emploi des produits non dénaturés par l’un des procédés autorisés ;
2. Tienne un registre d’entrées et de sorties des produits non dénaturés.
Les agents des Impôts peuvent à tout moment vérifier les quantités existantes. Si la vérification fait ressortir
un excédent, cet excédent est ajouté aux charges. Si elle fait apparaître un manquant, ce manquant soumis aux
droits dans sa totalité.
TITRE III
Régime de la circulation des produits alcooliques
et des tabacs en feuilles et manufacturés
CHAPITRE I
Dispositions générales
I - Principes
Art. 05. 03. 01. - Tout enlèvement ou déplacement, tout transport de tabacs et de produits alcooliques ne
peut être effectué dans toute l’étendue du territoire que s’il est accompagné d’un titre de mouvement :
1° Bon d’enlèvement pour les produits dont les droits et taxes sont exigibles à l’enlèvement ;
2° Laissez-passer, pour les produits déjà libérés des droits ;
3°Acquit-à-caution pour les produits voyageant en suspension de l’exigibilité et du paiement de droits et
taxes ;
4° Passavant pour les produits qui circulent en franchise des droits.
Art. 05. 03. 02. - Par dérogation aux dispositions qui précèdent :
1° Sont affranchis des formalités à la circulation :
a. Les produits ou objets transportés, expédiés ou vendus par les marchands détaillants à destination des
particuliers seulement ;
b. Les produits ou objets déjà libérés des droits et taxes déplacés par les particuliers ;
c. Les produits à base de vin ou d’alcool exclusivement médicamenteux et ne pouvant être consommés comme
boissons.
Pour l’application des dispositions prévues aux alinéas a et b du présent article, la franchise n’est accordée en
ce qui concerne les boissons alcooliques que dans la limite de cinq litres en volume pour les boissons distillées
et assimilées et de dix litres pour les boissons fermentées.
Art. 05. 03. 03. - Toute expédition de tabacs et de produits alcooliques, qu’ils soient importés ou fabriqués
dans le territoire, donne lieu à une déclaration préalable d’enlèvement souscrite par l’expéditeur et d’après
laquelle le titre de mouvement est établi.
Les indications de la déclaration d’enlèvement portent en particulier sur l’espèce des produits, le nombre des
colis, leurs marques et numéros s’il y en a, leur contenance, poids, ou volume effectif, la tare, la valeur, etc.., les
nom, prénoms, profession et domicile de l’expéditeur et du destinataire, les jour, millésime et heure d’enlèvement
en toutes lettres, les moyens et la durée du transport et la signature du déclarant.
Pour les alcools, la déclaration mentionnera en outre le degré alcoolique à la température de 15° centigrades, et
le chiffre en alcool pur.
La détermination de la quantité d’alcool pur doit être faite en centilitres. Lorsque le calcul de l’alcool fait
apparaître des fractions de centilitre, celles au-dessous de cinq sont négligées.
Art. 05. 03. 04. - La déclaration de mise en entrepôt souscrite par le fabricant vaut titre de mouvement pour la
prise en charge des produits expédiés de l’usine à destination de l’entrepôt à domicile.
Art. 05. 03. 05. - Les titres de mouvement devant accompagner le transport de produits taxables doivent
reproduire les indications de la déclaration d’enlèvement suivant un modèle conçu par l’Administration. Ils sont
détachés d’un registre à souches comportant trois parties :
- une souche pouvant, selon le cas, valoir déclaration d’enlèvement ;
- une ampliation accompagnant les produits ;
- et un bulletin de sortie devant être envoyé à l’agent des Impôts du lieu de destination au moment même de
l’enlèvement des produits, en vue du contrôle des expéditions et des transports.
La souche et l’ampliation des titres de mouvement doivent être exactement identiques.
Art. 05. 03. 06. - Les registres d’acquits-à caution et de passavants sont tenus par les agents des Impôts.
Les registres de titres de mouvement mis à la disposition des fabricants, des récoltants, des entrepositaires et
dépositaires sont fournis par l’Administration des Impôts. Les commerçants sont tenus de se pourvoir à leurs
frais les registres de laissez-passer dont ils ont besoin pour l’expédition des produits.
Les registres de titres de mouvement, doivent, avant leur usage, être cotés et paraphés par le Directeur
Provincial des Impôts du ressort.
Art. 05. 03. 07. - Tout transporteur de tabacs et de produits alcooliques, soumis à contrôle administratif, est
tenu de représenter à première réquisition des agents habilités à verbaliser en matière fiscale, les titres de
mouvement accompagnant les produits mis en circulation. Le transporteur doit, en outre, faciliter la vérification
des chargements des produits par les agents habilités à cet effet qui viseront en conséquence les titres de
mouvement.
Art. 05. 03. 08. - Les produits doivent être conduits à la destination déclarée dans le délai porté sur
l’expédition.
Ce délai est fixé en fonction de la distance à parcourir, des modes et moyens de transport. La durée des
transports par chemin de fer et voitures automobiles est déterminée par horaire des trajets officiels.
Art. 05. 03. 09. - Lorsqu’un chargement de produits doit emprunter divers modes de transport, un délai
spécial est fixé pour chacun des parcours à effectuer.
III-Transit
Art. 05. 03. 10. - En matière de fiscalité indirecte, on doit entendre par transit l’exception relative à tout
chargement de produits dont on est forcé d’interrompre le transport et qui, dans cette circonstance, séjourne au-
delà de quarante huit heures dans le même lieu.
Le régime du transit ne s’applique qu’aux titres de mouvement délivrés aux fabricants, récoltants,
entrepositaires et dépositaires de produits taxables.
Art. 05. 03. 11. - Le conducteur d’un chargement dont le transport est suspendu par suite d’une
immobilisation temporaire ou totale du véhicule est tenu d’en faire la déclaration à l’agent des Impôts ou du poste
de gendarmerie le plus proche dans le délai de quarante-huit heures et avant le déchargement des produits
transportés.
Le délai accordé pour le transport est prolongé de tout le temps pendant lequel le transport a été interrompu.
Il n’y a pas d’exception au déchargement des produits avant déclaration qu’au cas où un accident de force
majeure nécessite l’opération.
Art. 05. 03. 12. - Les déclarations de transit doivent être faites par écrit et énoncer le lieu exact où se trouve le
chargement et les circonstances de l’interruption.
Pour qu’il y ait lieu à réclamation du transit, il faut que les produits soient sortis de chez l’expéditeur et que les
titres de mouvement qui les accompagnent indiquent pour destination un lieu autre que celui où le transport est
interrompu. Lorsque les produits sont refusés par le destinataire, ils peuvent donner lieu à une déclaration de
transit, mais leur dépôt ne peut se faire chez ce destinataire.
Une déclaration de transit est également nécessaire relativement aux produits dont le transport est interrompu
par suite d’accident.
Art. 05. 03. 13. - Les expéditions représentées par les transporteurs restent déposées au bureau de
déclaration jusqu’à la reprise du transport.
La responsabilité des dépositaires subsiste jusqu’au moment fixé pour la reprise du transport. Ce moment (
jour et heure ) est indiqué en toutes lettres au verso des titres de mouvement.
La durée du séjour, telle qu’elle résulte des annotations de l’agent des Impôts ou du poste de la gendarmerie,
s’ajoute au délai porté sur les expéditions, le chargement se trouve quant à ce qui reste du délai, dans la position
où il était au moment du dépôt des expéditions.
Art. 05. 03. 14. - Les produits en transit doivent être emmagasinés de telle sorte qu’ils demeurent séparés de
tous les autres produits en la possession du dépositaire.
Pendant le transit, les produits doivent rester dans l’état où ils étaient lors de leur arrivée.
Sont seules autorisées, à la condition expresse qu’elles aient lieu en présence d’un agent des Impôts, les
opérations nécessaires à la conservation de ces produits, sauf en cas d’accident de force majeure qui doit être
constaté sans retard par un agent des Impôts ou, à défaut, par la gendarmerie.
CHAPITRE II
Des bons d’enlèvement et des laissez-passer
Art. 05. 03. 15. - Les bons d’enlèvement sont délivrés par les fabricants, récoltants, entrepositaires et
dépositaires.
Les laissez-passer sont établis par les commerçants et, pour les enlèvements de produits taxables opérés en
douane à destination de la consommation, par les agents des Impôts ou, à défaut de ces agents par le receveur
des douanes ou par toute personne qui effectue des opérations en douane pour son compte ou pour le compte
des tiers.
Les registres de bons d’enlèvement et de laisser-passer sont, avant tous usage côtés et paraphés par les
agents des Impôts du ressort.
Art. 05. 03. 16. - La déclaration d’enlèvement prévue à l’article 05-03. 03 du présent titre n’est pas exigée
lorsque le Directeur Provincial des Impôts a autorisé la remise aux déclarants de registres de laissez-passer ou de
bons d’enlèvement. Dans ce cas, la souche de l’expédition vaut déclaration d’enlèvement et doit contenir
obligatoirement les indications que nécessite son libellé.
CHAPITRE III
Des acquits-a-caution
I - Généralités
Art. 05. 03. 17. - En cas de délivrance d’un acquit-à-caution, le fabricant, le récoltant, l’entrepositaire ou le
titulaire de dépôt s’engage à rapporter dans le délai prévu à l’article 05. 03. 22 ci-après un certificat constatant
l’arrivée des produits à leur destination déclarée ou leur sortie du territoire de Madagascar, et s’engage à payer à
défaut de cette justification le double des droits et redevances que l’acquit-à-caution a pour objet de garantir.
Il doit, en outre, présenter une caution solvable qui s’oblige, solidairement avec lui, à rapporter le certificat de
décharge ou à payer le montant de la double des droits, taxes et redevances susvisés.
A défaut de caution, le souscripteur de l’acquit-à-caution sera tenu de consigner le montant de ce double des
droits.
Art. 05. 03. 18. - Les registres d’acquit-à-caution sont, avant leur utilisation, cotés et paraphés par le
Directeur Provincial des Impôts du ressort qui peut déléguer son pouvoir.
Art. 05. 03. 19. - Avant de détacher l’acquit-à-caution de la souche, le service fera signer le registre par le
déclarant et par une caution solvable si le montant visé à l’article 05. 03. 17 ci-dessus n’est pas consignée.
Mais la signature de l’expéditeur et celle de la caution peuvent être remplacées par la déclaration prévue à
l’article 05-03. 03 du présent Code.
Toutefois, pour faciliter les opérations relatives au transport des produits visés au présent chapitre, les
fabricants, récoltants, entrepositaires, dépositaires ont la faculté de faire souscrire par leurs cautions un
engagement général s’appliquant indistinctement à tous les acquits-à-caution qui peuvent être demandés
pendant la durée d’une année.
Art. 05. 03. 20. - Dans le cas où au lieu d’enlèvement ou dans ses environs, il n’existe pas d’agent des
Impôts pour délivrer les acquits-à-caution, les fabricants, récoltants, entrepositaires ou dépositaires qui ont des
expéditions à faire sous le lien de ces titres de mouvement, pourront être autorisés par le Directeur Provincial des
Impôts à se délivrer eux-mêmes des bons d’enlèvement provisoires jusqu’au premier bureau de passage des
Impôts.
A cet effet, le service des Impôts leur remet un registre de bons d’enlèvement dont ils sont tenus de justifier
l’emploi. Ces bons d’enlèvement doivent comprendre toutes les indications que comporte leur libellé.
Au premier endroit où se trouve un agent des Impôts, les bons d’enlèvement provisoires sont échangés
contre des acquits-à-caution délivrés dans la forme ordinaire.
Lorsqu’il n’existe aucun agent des Impôts sur la route à parcourir ni au lieu de destination, aucun bon
d’enlèvement provisoire ne doit être délivré. L’expéditeur, dans ce cas, se pourvoit avant l’enlèvement d’un
acquit-à-caution sous peine d’être passible des pénalités prévues pour les transports sans titre de mouvement.
Tous produits circulant avec un bon d’enlèvement provisoire au-delà de l’endroit où il doit être échangé sont
considérés comme n’étant accompagnés d’aucun titre de mouvement et partant passibles de la saisie. Il en est de
même lorsque le bon d’enlèvement provisoire n’est pas entièrement applicable au chargement.
Art. 05. 03. 21. - Les acquits-à-caution délivrés pour accompagner des produits taxables à destination de
l’étranger sont déchargés après embarquement de ces produits, lequel embarquement est constaté et certifié par
le service des douanes. Ceux délivrés pour l’intérieur, et quel que soit le mode de transport, ne sont déchargés
qu’après prise en charge des quantités énoncées, si le destinataire est assujetti aux exercices des agents des
Impôts ou qu’après le paiement des droits et taxes dans le cas où ils sont dus à l’arrivée, ou qu’après la
reconnaissance matérielle des produits s’il n’y a ni prise en charge, ni acquittement des droits et taxes.
Lorsque le transport est effectué d’un bureau des douanes à destination d’une localité où se trouve un autre
bureau des douanes, soit que dans cette localité il n’existe pas de centre d’inspection ou de contrôle ou de poste
des Impôts, soit que le destinataire dans ce centre, cette inspection, ce contrôle ou ce poste ne bénéficie pas de
l’entrepôt fictif, ou régime de dépôt des Impôts, la décharge des acquits-à-caution est faite par le receveur des
douanes qui a procédé à la liquidation des droits.
Cette décharge est opérée concurremment avec celle des acquits de douanes accompagnant la marchandise.
Art. 05. 03. 22. - Les certificats de décharge doivent être rapportés dans un délai de deux mois qui suit
l’expiration du délai définitif de transport, si la destination indiquée est à l’intérieur de la Province et dans celui de
quatre mois si la destination est en dehors de cette Province.
Art. 05. 03. 23. - Lorsque les acquits-à-caution ont été revêtus de certificat de décharge en bonne forme, ou,
en cas de perte de ces expéditions lorsqu’il a été produit des duplicata réguliers desdits certificats de décharge,
les engagements des soumissionnaires et de leurs cautions sont annulés ou les sommes consignées restituées
sauf la retenue, s’il y a lieu, pour droit sur les manquants reconnus à l’arrivée.
Art. 05. 03. 24. - Lorsqu’il y a différence dans la quantité et qu’il est reconnu que cette différence provient de
la substitution, d’addition ou de soustraction, l’acquit-à-caution est déchargé pour la quantité représentée
indépendamment du procès-verbal qui peut être rapporté.
Si la différence est en moins, l’expéditeur est tenu de payer sur la quantité manquante après allocation, s’il y a
lieu, du creux de route, la somme résultant de l’application du tarif prévu à son engagement. Si la différence est en
plus, le destinataire est tenu d’acquitter sur l’excédent la somme, résultant du même tarif.
Art. 05. 03. 25. - Les certificats de décharge sont enregistrés au lieu de destination. Duplicata doit être délivré
à toute réquisition.
Art. 05. 03. 26. - Les agents des Impôts ne peuvent délivrer des certificats de décharge pour les produits qui
ne sont pas représentés ou qui ne le sont qu’après l’expiration du terme fixé par l’acquit-à-caution, ni pour ceux
qui ne sont pas de l’espèce énoncée à l’acquit-à-caution.
IV- Prescription
Art. 05. 03. 27. - Si les certificats de décharge ne sont pas rapportés dans les délais fixés par l’article 05-03-22
du présent titre et s’il n’y a pas eu consignation au départ, le service des Impôts délivre un titre de liquidation
contre les expéditeurs et fait décerner contrainte contre les expéditeurs et leurs cautions pour le paiement des
droits prévus à l’engagement.
L’action du service des Impôts doit être intentée, sous peine de déchéance, dans le délai de six mois à partir
de l’expiration du délai fixé pour le transport.
Art. 05. 03. 28. - Si les expéditeurs rapportent, dans le terme de six mois après l’expiration des délais fixés par
la déclaration, des certificats de décharge en bonne forme, les sommes qu’ils ont payées leur sont remboursées.
Après ce délai de six mois, aucune réclamation n’est admise et les droits sont acquis au Trésor comme
perception ordinaire jusqu’à concurrence du montant de l’impôt, et le surplus à titre d’amende.
Art. 05. 03. 29. - Lorsque les certificats de décharge sont reconnus faux, les expéditeurs et leurs cautions ne
sont tenus que des condamnations purement civiles conformément à leur déclaration, sans préjudice des
poursuites à exercer contre qui de droit, comme en matière de falsification ou altération d’écritures.
Le service des Impôts a quatre mois pour s’assurer de la validité des certificats de décharge et intenter
l’action. Après ce délai, il n’est plus recevable à former aucune demande.
Art. 05. 03. 30. - La prescription de quatre mois édictée ci-dessus ne s’applique pas à l’action correctionnelle
qui résulte de contraventions aux réglementations en matière de Impôts. Cette action est exercée dans les délais
et formes ordinaires.
Art. 05. 03. 31. - Il peut être accordé, hors le cas de soupçon de fraude et l’abus, sur les produits expédiés
sous lien d’un acquit-à-caution, le bénéfice d’une allocation en franchise lorsque les déficits sont expliqués par
l’état des chargements et les distances parcourues.
La quotité du ceux de route suivant la nature des produits sera fixée par décision du Directeur Général des
impôts.
Art. 05. 03. 32. - Sauf perte accidentelle dûment établie, tous les déficits au dessus de ces taux sont
imposables et il en est de même de ceux qui, bien que couverts par l’allocation prévue ci-dessus mais n’étant pas
justifiés, ne seront pas admis par le service des Impôts.
En aucun cas, la déduction prévue pour creux de route ne peut être donnée lorsque le manquant constaté ne
peut être attribué à une avarie survenue en cours de transport.
Art. 05. 03. 33. - Lorsqu’une perte accidentelle survient sur un chargement de produits taxables qui circule
sous le lien d’un acquit-à-caution, les conducteurs doivent immédiatement la faire constater par un agent des
impôts ou, à défaut, par un fonctionnaire dûment assermenté.
L’agent ou fonctionnaire est tenu de s’assurer que le produit perdu est bien celui énoncé à l’acquit-à-caution,
qu’il a bien les caractéristiques énoncées dans le titre de mouvement, que le produit suit l’itinéraire fixé et que le
délai accordé pour le transport n’est pas expiré.
Il est tenu d’examiner, le cas échéant, si les traces du liquide répandu existent sur le sol, si le bouchon des
contenants est intact et s’ils ne comportent pas de faussets ou de traces de liquide pouvant donner lieu à une
présomption de soustraction.
Si la perte n’est que partielle, le transport peut être continué avec le même acquit-à-caution auquel est annexé
le procès-verbal administratif descriptif de l’accident.
Lorsque la perte est totale, l’agent des Impôts ou le fonctionnaire qui effectue les constatations, retient
l’acquit-à-caution et le transmet avec le procès-verbal administratif au Directeur Provincial des Impôts.
CHAPITRE IV
Des passavants
Art 05. 03. 34. - Il est délivré par l’agent des Impôts du ressort des passavants pour tout enlèvement de
produits affranchis de droits.
Les registres de passavant sont cotés et paraphés par l’inspecteur ou le contrôleur des Impôts avant leur
emploi.
Lorsqu’un passavant est délivré pour le transport des produits importés, il doit être obligatoirement soumis,
avant l’enlèvement, au visa du receveur des douanes.
De même au lieu de destination, le visa de ce titre doit être requis auprès de l’agent des Impôts du ressort
dans lequel se trouve le lieu de destination.
La libre disposition des produits est subordonnée au visa prévu ci-dessus.
TITRE IV
Obligations diverses des assujettis
aux impots indirects
CHAPITRE PREMIER
Tenues des registres
I - Registre de fabrication
Art. 05. 04. 01. - Tout fabricant, préparateur ou récoltant de tabacs et de produits alcooliques soumis au
régime de l’exercice doit tenir à jour un registre de fabrication.
La contexture de ce registre sera fixée par décision du Directeur Provincial des Impôts, en accord avec le
fabricant, et ce, selon la nature des produits fabriqués.
Art. 05. 04. 02. - Le registre de fabrication visé à l’article ci-dessus doit, avant usage, être coté et paraphé par
l’agent du service des Impôts du ressort, être servi sans blanc ni interligne.
Les grattages sont interdits et les ratures ou surcharges doivent être approuvées.
Art. 05. 04. 03. - Pour les produits nécessitant une tenue particulière des comptes, la contexture des registres
de fabrication pourra être autorisée par le Directeur Provincial des Impôts.
Art. 05. 04. 04. - Les registres de fabricant sont fournis par les assujettis concernés et à leurs frais.
II - Registres des titres de mouvement
Art. 05. 04. 05. - Pour toute expédition de produits taxables, le fabricant, le récoltant, l’entrepositaire ou le
dépositaire est tenu de délivrer ou se faire délivrer un titre de mouvement dans les conditions prévues par les
articles 05-03-01 et suivants du présent Code.
CHAPITRE II
Visites et contrôle
Art. 05. 04. 06. - Tout fabricant, récoltant, entrepositaire ou dépositaire de produits taxables doit se
soumettre aux visite et contrôle que les agents des Impôts effectueront dans le cadre des dispositions relatives
au contentieux répressif du présent code.
CHAPITRE III
Reprise d’activité saisonnière
Art. 05. 04. 07. - Tout récoltant ou fabricant autorisé doit, chaque année, un mois avant le commencement
des travaux, s’il ne travaille pas d’une façon permanente, faire au Directeur Provincial des Impôts une déclaration
concernant la reprise des travaux de récolte ou de fabrication et, le cas échéant, les modifications apportées aux
exploitations depuis l’arrêt des derniers travaux.
CHAPITRE IV
Cessation d’activité
Art. 05. 04. 08. - Tout fabricant, récoltant, entrepositaire ou dépositaire qui cesse son activité doit faire une
déclaration à l’agent des Impôts du ressort, lequel procédera, en conséquence, à l’inventaire des produits restant
en magasin et le fabricant, récoltant, entrepositaire ou dépositaire est tenu d’acquitter les droits, taxes et
redevances dues sur les quantités inventoriées ainsi que sur les manquants, s’il y a lieu.
TITRE V
Pénalités
CHAPITRE PREMIER
Infractions fiscales sur la culture
et la fabrication de tabacs
Art. 05. 05. 01. - Indépendamment des infractions en matière de tabacs importés, lesquelles sont constatées,
poursuivies et réprimées conformément à la législation douanière, les infractions aux dispositions législatives et
réglementaires concernant la culture et la fabrication des tabacs sont réprimées dans les conditions suivantes :
1° Semis et plantations illicites :
Sont considérés comme semis et plantations illicites :
a. Dans les zones non autorisées à la culture, tous semis et plantations établis sans autorisation
particulière ;
b. Dans les zones autorisées à la culture, les semis et plantations établis :
- par les planteurs non autorisés ;
- par les planteurs autorisés, en dehors des terres déclarées ou sur les terres appartenant à des planteurs
interdits à moins qu’il n’y ait un bail ayant date certaine antérieure aux faits qui ont motivé l’interdiction ;
c. Les semis et plantations maintenus en végétation après abandon ou retrait des cartes de planteurs.
2° Conservation de tabacs d’une quantité supérieure à celle autorisée par les dispositions réglementaires en
vigueur après l’époque fixée pour la livraison :
Amende égale, par kilogramme de tabacs irrégulièrement détenus, à la somme de 1.400 FMG avec minimum de
5.000 FMG indépendamment de la confiscation des tabacs saisis ;
3° Détention de tabacs en feuilles dans les conditions autres que celles prévues par les règlements en vigueur
:
Amende égale, par kilogramme de tabacs en feuilles, à 2.000 FMG avec un minimum de 10.000 FMG et
emprisonnement de un à six mois ou l’une de ces deux peines seulement, indépendamment de la confiscation des
tabacs saisis ;
4° Cession à titre gratuit ou onéreux à domicile ou par colportage de tabacs en feuilles, commercialisation ou
trafic de récolte entre exploitations :
Amende égale, par kilogramme de tabacs en feuilles, cédé, vendu ou se trouvant encore en la possession du
contrevenant, à 2 500 FMG avec un minimum de 12 500 FMG et emprisonnement de un à six mois ou l’une des
ceux deux peines seulement, indépendamment de la confiscation des tabacs saisis, ainsi que celle des ustensiles
servant à la vente et, en cas de colportage, de celle des moyens de transport, mais en garantie de l’amende
seulement ;
5° Détention d’ustensiles de fabrication de tabacs par une personne n’ayant pas fait au service des Impôts
une déclaration de possession de ces ustensiles :
Amende de 50 000 FMG indépendamment de la confiscation des ustensiles saisis ;
8° Détention, mise en vente par les fabricants, les commerçants ou autres personnes, des tabacs
manufacturés dans les conditions autres que celles prévues par les textes régissant la commercialisation des
tabacs :
Par kilogramme de tabacs, amende égale à 3000 FMG avec un minimum égal à 20 000 FMG et confiscation des
tabacs saisis ;
9° Détention, emploi de banderoles et de vignettes ayant déjà servi, impression, détention et emploi de
banderoles et vignettes fausses :
Amende de 200.000 FMG indépendamment de la confiscation des banderoles et vignettes, des paquets
frauduleux, du matériel employé et emprisonnement de un à six mois ou l’une de ces deux peines seulement sans
préjudice, en ce qui concerne l’impression des banderoles et vignettes fausses, des peines édictées par les
articles 142 et 143 du Code pénal ;
10° Toutes autres infractions aux dispositions réglementaires prises en exécution du présent titre seront punie
d’une amende de 200.000 FMG.
CHAPITRE II
Infractions sur la fabrication
des alcools et des produits alcooliques
Art. 05. 05. 02. - Sera punie d’une amende de 5 000 FMG par litre de boisson fabriquée avec un minimum de
50 000 FMG et obligatoirement d’un emprisonnement de un à deux ans, la fabrication sans autorisation de
boissons alcooliques du premier groupe.
Art. 05. 05. 03. - Sera punie d’une amende de 2 000 FMG par litre de boisson fabriquée avec un minimum de
20 000 FMG et obligatoirement d’un emprisonnement de six mois à un an, la fabrication sans autorisation de
boissons alcooliques du deuxième groupe.
Art. 05. 05. 04. - Toute revivification ou tentative de revivification d’alcool dénaturé, toute manœuvre ayant
pour objet soit de détourner les alcools dénaturés ou présentés à la dénaturation, soit de faire accepter à la
dénaturation des alcools déjà dénaturés, seront punies d’une amende de 500 000 FMG et d’un emprisonnement
obligatoire d’un an à deux ans.
Art. 05. 05. 05. - Sera punie d’une amende de 500.000 FMG et d’un emprisonnement de un à deux ans ou l’une
de ces deux peines seulement, toute fraude commise dans les distilleries à l’aide de souterrain ou de tout autre
moyen d’adduction ou de transport dissimulé de l’alcool ou de produits alcooliques.
Art. 05. 05. 06. - Sera punie d’une amende de 500.000 FMG et d’un emprisonnement de un à six mois ou de
l’une de ces deux peines seulement :
1° Tout défaut d’inscription ou toute fausse inscription sur les registres prescrits ;
2° Tout refus de représenter les mêmes registres aux agents des Impôts ;
3° Tout refus de laisser, à toute époque et à première réquisition, procéder aux visites et vérifications des
agents des Impôts ;
4° Tout refus d’accompagner ces agents dans leurs visites, de déclarer les quantités et les degrés de l’alcool
et des produits alcooliques, d’ouvrir sur leur demande, les magasins, caves, celliers, tous autres locaux ;
5° Tout refus de laisser prélever des échantillons, de laisser reconnaître les produits fabriqués, transportés,
détenus, mis en vente ou vendus ;
6° Toute détention, vente ou mise en vente des alcools et des produits alcooliques pour lesquels des droits
n’ont pas été acquittés.
CHAPITRE III
Infractions sur la circulation
des tabacs et des produits alcooliques
Art. 05. 05. 07. - Sera punie d’une amende de 200 000 FMG toute infraction relative à la circulation des tabacs
et produits alcooliques notamment :
1° Tout enlèvement, déplacement ou transport de produits sans titre de mouvement ou avec un titre de
mouvement incomplet, irrégulier ou inapplicable ;
2° Tout défaut de délivrance de titre par toute personne dûment autorisée à le faire, ou toute délivrance de
titre dont les énonciations ne concordent pas avec celles portées sur la souche ou contiennent des ratures,
surcharges ou interlignes ;
3° Tout établissement de déclaration d’enlèvement ou de titre de mouvement sous un nom supposé ou sous
le nom d’un tiers sans son consentement ou ayant pour but de simuler un enlèvement de produits taxables non
effectivement réalisé.
Toutefois, pour les tabacs manufacturés, les infractions prévues aux alinéas 1°, 2° et 3° du présent article
seront punies d’une amende de 2 000 FMG par kilogramme de tabacs avec un minimum de 20 000 FMG;
4° Tout refus de laisser vérifier les produits en cours de transports, d’en faciliter la vérification et de
représenter à la première réquisition des agents habilités les titres de mouvements ;
5° Tout enlèvement, déplacement ou transport de produits pour lesquels les droits n’auront pas été acquittés.
CHAPITRE IV
Dispositions communes aux différentes pénalités
Art. 05. 05. 08. - Le jugement prononçant les peines prévues dans le présent titre peut en outre ordonner la
fermeture temporaire de l’établissement ou le retrait définitif de l’autorisation.
Dans tous les cas où la fermeture temporaire ou définitive est prescrite par voie de jugement ou par décision
administrative, non seulement cette mesure ne donne pas lieu à restitution des taxes versées, mais elle rend
exigible sans délai les taxes restant dues.
Art. 05. 05. 09. - Les peines prévues aux articles 05. 05.01 à 05. 05. 07. du présent titre sont également
applicables à toute personne convaincue d’avoir sciemment facilité la fraude ou procuré les moyens de la
commettre.
Art. 05. 05. 10. - Le maximum de l’amende et de l’emprisonnement lorsque cette dernière peine est prévue,
sera toujours prononcé contre toute personne qui, ayant déjà encouru les peines prévues aux articles 05-05-01 à
05. 05. 09 ci-dessus, commet de nouveau, dans le délai d’une année à compter de la date du procès-verbal
constatant la première contravention, une infraction de même nature.
Art. 05. 05. 11. - Les infractions aux dispositions du présent titre entraîneront à défaut de caution solvable ou
de la consignation du maximum de l’amende encourue, la saisie des voitures, chevaux, et autres véhicules
servant au transport mais seulement en garantie de l’amende.
SIXIEME PARTIE
TAXES SUR LES CHIFFRES D’AFFAIRES
TITRE PREMIER
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 06. 01. 01. - Il est institué une taxe dénommée "Taxe sur la valeur ajoutée" dont le produit est affecté au
budget général.
CHAPITRE II
Champ d'application
SECTION PREMIERE
Affaires taxables
Art. 06. 01. 02. -Les affaires réalisées à Madagascar par les personnes physiques ou morales qui,
habituellement ou occasionnellement, achètent pour revendre ou accomplissent des actes relevant d'une activité
commerciale, industrielle, artisanale, minière, hôtelière, de prestation de services ou de professions libérales, sont
soumises à la taxe sur la valeur ajoutée sauf exonération expresse prévue par le présent texte.
SECTION II
Personnes et entreprises assujetties
Art. 06. 01. 04. - Toute société au sens de l'article 01.01.02 du CGI et relevant du régime du bénéfice réel est
assujettie à la taxe quel que soit le montant du chiffre d'affaires total annuel.
Les entreprises individuelles dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe est supérieur ou égal à 250 Millions
Fmg sont soumises obligatoirement à la TVA.
Sont notamment assujettis à la taxe :
1- Les importateurs et les exportateurs quelle que soit leur qualité ;
2- Les producteurs ;
3- Les personnes exerçant une activité d'achat revente ;
4- Les entreprises d'assurances ;
5- Les entreprises bancaires et financières ;
6- Les entreprises de transports terrestre, fluvial, maritime, aérien et ferroviaire ainsi que les prestataires de
services portuaires et aéroportuaires ;
7- Les entreprises de droit public et de droit privé exerçant une activité de télécommunications ou de diffusion
et redistribution de programmes de radiodiffusion ou de télévision ;
8- Les entreprises de travaux immobiliers, d'installation et de travaux publics ;
9- Les hôtels et restaurants ainsi que toutes autres entreprises exerçant des activités liées au tourisme ;
10- Les personnes réalisant des ventes d'objets d'or, d'argent ou de pierres précieuses en l'état ou après
ouvraison ;
11- Les personnes agissant pour le compte d'entreprises étrangères qui livrent ou vendent des marchandises à
Madagascar ou qui y rendent des services ;
12- Les lotisseurs, marchands de biens et assimilés ;
13- Les professions libérales ;
14- Les prestataires de service de toute espèce.
Art. 06. 01. 05. - Les personnes exerçant à la fois des opérations exonérées et des opérations taxables ne sont
assujetties que sur leurs opérations taxables.
SECTION III
Personnes et opérations exonérées
ou hors du champ d'application de la taxe
6° a- les contrats d'assurance mixte populaire souscrits auprès d'une compagnie d'assurance ayant son siège à
Madagascar ;
b- Les contrats d'assurance - groupe souscrits auprès d'une compagnie d'assurance ayant son siège à
Madagascar et constituant un complément de retraite ou donnant droit à un capital forfaitaire en cas de décès en
cours de carrière ;
7° Les prestations fournies dans le cadre de la profession de la santé ;
8° Les écolages payés en rémunération des cours d'enseignement général, technique ou professionnel ;
9° Les médicaments, les articles pharmaceutiques, les matériels à usage médical, suivant la liste en annexe (2).
Les matières et intrants destinés à la fabrication de médicaments ainsi que les articles d'emballage
exclusivement conçus pour leur vente au détail.
Le bénéfice de l'exonération ne saurait être accordé que lorsque ces matières et intrants ont fait l'objet d'une
attestation de destination établie par des fabricants de médicaments agréés et visée au préalable par les services
fiscaux.
10° Les intérêts des créances, dépôts et cautionnements perçus auprès des établissements bancaires ayant
leur siège à Madagascar ;
11° Le papier journal ; l'importation, l'édition et la vente de journaux et périodiques, à l'exclusion des recettes
provenant des insertions de publicité et d'annonces ;
12° Les timbres postes et les monnaies ayant cours légal ;
13° Les livres, brochures et imprimés similaires ;
14° Sous réserve de la réciprocité, les marchandises, travaux ou prestations qu'acquièrent ou dont bénéficient
auprès d'assujettis à la taxe, les missions diplomatiques ou consulaires et leurs membres accrédités à Madagascar
ayant le statut de diplomate.
Art. 06. 01. 07. - Les services directement liés aux exportations sont soumis au régime des exportations.
Les modalités d'application de cette disposition seront fixées par voie réglementaire.
CHAPITRE III
Territorialité
Art. 06. 01. 09. - La taxe sur la valeur ajoutée s'applique aux opérations réalisées à Madagascar. Par
l'expression "Madagascar" il faut entendre le territoire de la République de Madagascar et ses eaux territoriales.
L'opération est réputée réalisée à Madagascar :
1° S'il s'agit d'une vente, lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la marchandise à
Madagascar.
2° S'il s'agit de prestations de service :
- lorsqu'elles y sont matériellement exécutées,
- ou, si les prestations fournies ne sont pas matériellement localisables, lorsque le service rendu, le droit cédé,
l'objet loué sont utilisés ou exploités à Madagascar.
Art. 06. 01. 09. bis - Toute personne n'ayant pas d'établissement à Madagascar et y effectuant des opérations
taxables doit faire accréditer auprès du Ministère chargé de la réglementation fiscale un représentant domicilié à
Madagascar, qui s'engage à se conformer aux obligations auxquelles sont soumis les redevables exerçant à
Madagascar, et à payer la taxe sur la valeur ajoutée exigible. A défaut, la taxe est retenue et reversée auprès du
Receveur des Impôts territorialement compétent par la partie à qui le service est effectivement rendu et
matériellement exécuté à Madagascar.
CHAPITRE IV
Fait générateur
CHAPITRE V
Base taxable
Art. 06. 01.12. - Le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20 pour cent.
Les exportations sont taxées au taux de zéro pour cent.
CHAPITRE VII
Lieu d'imposition
Art. 06. 01.13. - La taxe est due pour l'ensemble des entreprises exploitées à Madagascar par un même
redevable au siège de la direction des entreprises ou, à défaut, au lieu du principal établissement.
Toutefois, pour les entreprises relevant de la compétence d'un centre fiscal, il est fait application des
dispositions particulières prévues dans les textes portant création dudit centre.
CHAPITRE VIII
Régime d'imposition
Art. 06. 01.14. - La taxe due au titre des opérations d'importation est liquidée et perçue par le service des
Douanes.
La taxe due à raison de toute opération faite à l'intérieur du territoire est versée à la caisse du receveur des
Impôts territorialement compétent.
La taxe sur la valeur ajoutée ne peut pas faire l'objet de crédit d'enlèvement ou de crédit de droit.
Le régime d'imposition est le régime du chiffre d'affaires réel dénommé régime de l'effectif.
Art. 06. 01.15. - L'imposition s'effectue soit sous le régime de la déclaration mensuelle soit sous le régime de
la déclaration trimestrielle.
Les déclarations mensuelles ou trimestrielles doivent englober l'ensemble des opérations réalisées par un
même assujetti.
Sont obligatoirement imposés sous le régime de la déclaration mensuelle, les assujettis dont le chiffre
d'affaires hors taxe réalisé au cours de l'année écoulée est égal ou supérieur à un milliard de francs.
Les assujettis dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe est égal ou supérieur à 500 millions de francs mais
inférieur à un milliard, et qui en font la demande avant le 1er février, sont autorisés à être imposés sous le régime
de la déclaration mensuelle.
Les redevables qui ne remplissent pas les conditions ci-dessus sont imposés sous le régime de la déclaration
trimestrielle.
Art. 06. 01. 16. - La taxe est calculée par le redevable lui-même à la fin de chaque période, mensuelle ou
trimestrielle, à raison des opérations réalisées au cours de cette période, compte tenu des déductions de la taxe
prévue aux articles 06. 01. 17 et suivants ci-après ; elle est versée entre le 1er et le 20 du mois suivant la période à
l'agent chargé du recouvrement à l'aide de la déclaration établie sur un imprimé fourni par l'Administration.
La déclaration doit être faite dans le même délai même si le redevable n'a pas de versement à effectuer au titre
d'un mois ou d'un trimestre donné.
CHAPITRE IX
Régime des déductions
A - DISPOSITIONS GENERALES
Art. 06. 01. 17. - Sous réserve des dispositions de l'article 06. 01. 20 ci-dessous, les redevables sont autorisés
à déduire de leur versement de la taxe due au titre des opérations de la période d'imposition visée à l'article 06. 01.
15 ci-dessus :
1° La taxe sur la valeur ajoutée qui figure distinctement sur leurs factures d'achats de produits non exonérés
ou de services nécessaires à l'exploitation normale de l'entreprise. Les factures doivent mentionner
obligatoirement le numéro d'identification fiscale du fournisseur ;
2° La taxe sur la valeur ajoutée acquittée à l'importation au cours de la même période concernant les matières
ou produits nécessaires à l'exploitation normale de l'entreprise.
Seule peut être déduite la taxe afférente à des opérations taxables.
a) Les assujettis qui effectuent exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction sont autorisés à
déduire la totalité de la TVA qui a grevé les biens constituant des immobilisations.
Pour les assujettis qui ne réalisent pas exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction, les biens
constituant des immobilisations sont réputés faire l'objet d'utilisation mixte. Dès lors, le montant de la taxe
déductible est calculé en fonction du rapport existant entre le montant annuel des opérations taxables et le
montant annuel du chiffre d'affaires afférent à l'ensemble des opérations réalisées selon les modalités ci-après.
- Au numérateur, le montant du chiffre d’affaires soumis à la TVA au titre des opérations taxables, y compris le
montant des opérations réalisées avec les personnes et entreprises bénéficiant légalement du régime de
suspension de la taxe ainsi que le montant des exportations de biens ou de services.
- Au dénominateur, le montant du chiffre d’affaires figurant au numérateur augmenté du montant du chiffre
d’affaires exonéré provenant des opérations placées dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée
qui n'ouvrent pas droit à déduction.
Les chiffres d’affaires à retenir s'entendent tous frais et taxes compris à l'exclusion de la TVA.
Le prorata ainsi défini est calculé provisoirement en fonction des chiffres d'affaires de l'année précédente.
Pour les entreprises nouvellement créées ou nouvellement assujetties à la TVA ce rapport est calculé
provisoirement en fonction des chiffres d'affaires prévisionnels de l'année en cours.
Le montant des taxes déductibles est définitivement arrêté avant le 20 mai de l'année suivante.
b) En ce qui concerne les biens ne constituant pas des immobilisations et les services :
- Les assujettis qui réalisent exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction sont autorisés à déduire
la totalité de la TVA qui a grevé ces mêmes biens et services:
- Les assujettis qui ne réalisent pas exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction sont autorisés à
déduire la TVA ayant grevé ces biens et services dans les conditions ci-après :
- Lorsque ces biens et services sont affectés exclusivement à la réalisation d'opérations ouvrant droit à
déduction , la taxe qui les a grevés est déductible intégralement ;
- Lorsque ces biens et services sont affectés exclusivement à la réalisation d'opérations n'ouvrant pas droit à
déduction, la taxe qui les a grevés n'est pas déductible.
- Lorsque ces biens ou services sont utilisés concurremment pour les besoins d'opérations dont les unes
ouvrent droit à déduction et les autres n'ouvrent pas droit à déduction, la taxe déductible est déterminée par
application du prorata de déduction défini ci-dessus.
B - PRODUITS PETROLIERS
La société de transformation et de distribution de produits pétroliers soumis à la taxe sur la valeur ajoutée est
autorisée à déduire la taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les opérations d'importation, de transformation ainsi
que les services de toute nature utilisés pour la fabrication et la mise à la consommation sur le marché intérieur,
figurant sur les quittances délivrées par le service des Douanes.
Les entreprises industrielles qui s'approvisionnent auprès de la société de transformation et de distribution en
produits pétroliers relevant de la position 2710.00 N 32 du tarif des Douanes, utilisés dans des moteurs fixes pour
leurs opérations de production, sont autorisées à déduire la taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures
d'achat délivrées par ladite société.
Art. 06. 01. 18. - La taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les biens et services, ci-après utilisés par
l'entreprise n'est pas déductible :
- La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'acquisition ou de construction d'immeubles autres
qu'industriels, artisanaux, commerciaux, hôteliers, de restauration, agricoles ou miniers ;
- La taxe sur la valeur ajoutée, figurant sur les factures d'achat, ou acquittée lors de l'importation de véhicules
désignés sous le nom de voitures particulières sauf si elles sont exclusivement affectées à la location ou au
transport à titre onéreux ;
- La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'achat ou acquittée lors de l'importation de meubles
meublants ; cette limitation ne s'applique pas aux activités hôtelières ou de restauration ;
- La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures de fournitures et de services s'appliquant aux biens
visés aux trois alinéas qui précèdent ;
- La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'énergie non liée à l'exploitation ;
- La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'achats des denrées alimentaires destinées à être
consommées dans l'entreprise ;
- La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'achat des produits pétroliers suivants : Essence
tourisme, super carburant, gasoil, jet fuel, fuel-oil ; cette exclusion ne s'applique pas aux produits visés et utilisés
comme il est dit à l'article 06. 01. 17 B".
Art. 06. 01. 19 . - Les personnes nouvellement assujetties sont autorisées à déduire la taxe initialement
acquittée ayant grevé les biens en stock à la date de prise de position d'assujetti.
Elles peuvent également déduire la fraction de la taxe acquittée correspondant à la valeur non amortie des
biens, machines et matériels en leur possession à la même date sous réserve des dispositions de l'article 06.01.18
ci-dessus.
Art. 06. 01. 20. - En cas d'abandon de la qualité d'assujetti, les entreprises doivent reverser la taxe ayant
grevé les biens en stock et dont la déduction a été effectivement opérée.
Art. 06. 01. 21. - La taxe sur la valeur ajoutée ne peut être déduite que lorsque l'exigibilité intervient chez le
fournisseur des biens ou services.
La TVA n'est déductible chez la personne qui a reçu la facture que dans la mesure où le fournisseur est
légalement autorisé à la faire figurer sur la facture.
La TVA facturée dans les conditions définies aux articles 01. 01. 20 - 4°alinéa, 06, 01, 17 - 17° alinéa et 06. 01.
18 ne peut faire l'objet d'aucune déduction par la personne qui a reçu la facture ou le document en tenant lieu.
Les assujettis opèrent globalement l'imputation mais doivent procéder à une régularisation dans le cas définis
ci-dessous.
Le montant de la taxe dont la déduction a été déjà opérée doit être reversé dans les cas ci-après :
- lorsque les marchandises ont disparu avant qu'elles n'aient été affectées à une opération taxée ;
- lorsque les immeubles sont cédés avant le délai de cinq années à compter de la date d'acquisition. Le
reversement est égal à une somme égale au montant de la déduction initialement opérée au titre desdits biens,
diminuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis leur date d'acquisition ;
- lorsque les biens ou services ayant fait l'objet d'une déduction de la taxe qui les avaient grevés ont été
utilisés pour une opération non soumise à la taxe.
Pour l'application de cette disposition, une opération légalement effectuée en suspension du paiement de la
taxe sur la valeur ajoutée est considérée comme en ayant été grevée à concurrence du montant de la somme dont
le paiement a été suspendu.
Art. 06. 01. 22. - En cas d'omission dans les déductions de la taxe, les redevables sont autorisés à régulariser
par voie d'imputation sur l'un quelconque des versements effectués au cours des six mois qui suivent le
versement relatif à une période donnée, la taxe qui figure sur les factures d'achat ou de services ou sur les
quittances d'importation de cette période et dont la déduction a été, en tout ou en partie, initialement omise.
Les redevables devront faire état de cette imputation sur la déclaration visée à l'article 06. 01. 16 relative à la
régularisation.
- Si la taxe sur la valeur ajoutée a été versée au Trésor à l'occasion de ventes qui sont par la suite résiliées ou
annulées ou encore de services qui restent impayés, elle est imputée sur la taxe due sur l'un quelconque des
versements effectués au cours des six mois qui suivent la période au titre de laquelle le versement de la taxe a été
faite.
Art. 06. 01. 23. - Lorsque le montant des déductions prévues à l'article 06. 01. 17 ci-avant est supérieur au
montant de la taxe due à raison des opérations réalisées au cours d'une période donnée, la différence constitue un
crédit de taxe qui peut être reporté sur les échéances mensuelles ou trimestrielles suivantes.
Sauf dans les cas prévus à l'article 06. 01. 24, le crédit de taxe ne peut en aucun cas donner lieu à reversement
par le Trésor.
CHAPITRE X
Remboursement du crédit de taxe
Art. 06. 01. 24. - 1° Quand une entreprise assujettie habituellement à la taxe sur la valeur ajoutée, soumet
d’une manière régulière une déclaration périodique qui fait ressortir un crédit de taxe, provenant de l’acquisition
de biens tels que définis à l’article 01.01.07 du présent Code, cette entreprise peut demander le remboursement du
crédit de Taxe sur la valeur ajoutée déductible acquittée sur ces biens.
2° Sous réserve des paragraphes suivants, les entreprises exportatrices peuvent demander le remboursement
des crédits de taxe qui ressortent de leur déclaration périodique de taxe sur la valeur ajoutée.
Le montant du crédit remboursable est déterminé en fonction de la proportion des ventes et services taxés au
taux zéro par rapport aux ventes taxables.
La proportion de crédit remboursable par application de l'alinéa précédent est fixée à l'annexe 1 au présent
article.
3° Le pourcentage déterminé par application du paragraphe 2 est appliqué sur la somme des crédits résultant
des investissements et des crédits résultant d'autres opérations donnant droit à déduction.
Néanmoins, si la proportion des ventes et services taxés au taux zéro par rapport au total des ventes et
services est inférieure à 3/10, l'entreprise peut bénéficier, si le cas y échet, des dispositions du paragraphe 1 ci-
dessus.
4° Toute demande de remboursement doit être effectuée dans les délais et dans les formes prévues selon les
dispositions réglementaires en vigueur et soumise en même temps que la déclaration périodique de taxe sur la
valeur ajoutée.
5° Quand une demande de remboursement est réalisée, le montant réclamé ne peut être inscrit parmi les crédits
de taxe reportables pour la période taxable suivante, sous peine des pénalités fixées à l'article 06.01.29 ci-après.
6° Le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée doit être réalisé dans les 30 jours de la date de
réception de la demande prévue au paragraphe 5 par le Directeur Général des Impôts.
7° Le crédit de taxe est versé dans un compte spécial ouvert auprès d'une institution financière et dont les
modalités de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire.
CHAPITRE XI
Obligations des assujettis
Art. 06. 01. 25. - Toute personne physique ou morale assujettie à la taxe à titre obligatoire ou volontaire est
tenue d'adresser une déclaration d'existence au bureau du service fiscal compétent dans les dix jours qui suivent
le commencement de son activité taxable ; les changements de profession, cession, cessation et modification
d'activité doivent être déclarés dans les mêmes délais.
Art. 06. 01. 26. - Les redevables sont astreints à la tenue d'une comptabilité régulière.
Par ailleurs les factures d'achats, de ventes et de services, les quittances des droits et taxes payées à
l'importation ainsi que toutes les pièces présentant un intérêt dans la détermination de la taxe due doivent être
présentées sur toute demande de l'Administration fiscale dans le délai où elle peut exercer son droit de reprise.
Art. 06. 01. 27. - A tous les stades, les redevables doivent calculer leur marge bénéficiaire sur un prix de
revient qui ne doit en aucun cas comprendre la taxe sur la valeur ajoutée.
Tout assujetti à la TVA qui livre des biens ou rend des services à un autre assujetti, ou qui réclame des
acomptes donnant lieu à exigibilité de la taxe doit délivrer une facture ou un document en tenant lieu
conformément aux dispositions de l'article 20.06.18 du présent Code, en faisant apparaître distinctement le prix
hors taxe de la marchandise ou du service et le montant de la taxe correspondante.
Art. 06. 01. 27. bis - Par dérogation aux dispositions qui précèdent, un assujetti peut dans des conditions qui
seront fixées par décision du Ministre chargé de la Réglementation fiscale, être chargé des obligations incombant
normalement à d'autres assujettis en ce qui concerne la collecte et le reversement de la taxe afférente à des
produits ou des activités spécifiquement déterminés.
CHAPITRE XII
Taxation d'office
Art. 06. 01. 28. - 1° Les personnes et entreprises qui n'ont pas souscrit la déclaration de leur chiffre d'affaires
dans le délai légal, sont mises en demeure, par lettre recommandée avec accusé de réception, d'avoir à fournir
cette déclaration dans le délai de huit jours, suivant la date de réception de la lettre.
La mise en demeure peut être adressée par fax.
A défaut de production de la déclaration dans ce délai, l'Administration notifie au redevable, par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par fax, la base qu'elle a évaluée d'office et sur laquelle le redevable
sera imposé d'office.
2° Les personnes et entreprises qui se soustraient au paiement de la taxe en se livrant à des achats ou à des
ventes sans facture, en utilisant ou en délivrant des factures ou des documents ne se rapportant pas à des
opérations réelles, ou en omettant de passer des écritures ou en passant des écritures inexactes ou fictives dans
les documents comptables, ou, d'une manière générale, ne tiennent pas une comptabilité régulière ou dont la
comptabilité présente des irrégularités graves et répétées qui établissent manifestement un défaut de sincérité de
la comptabilité, sont taxées d'office.
La base d'imposition, évaluée d'office d'après les éléments en possession de l'Administration, est notifiée au
redevable par lettre recommandée avec accusé de réception ou par fax.
3° Le contribuable qui fait l'objet de taxation d'office conserve le droit de formuler une réclamation dans les
huit jours à compter de la réception de la notification en apportant les preuves de l'exagération du montant de la
base retenue.
L'Administration statue en dernier ressort sur le montant de la base retenue.
4° La notification est interruptive de prescription. Elle contient les motifs de la procédure de taxation d'office.
CHAPITRE XIII
I- PENALITES
Art. 06. 01. 29. - 1° Tout versement spontané effectué en retard est passible d'une pénalité de recouvrement
de 5 pour cent par mois sans excéder 100 pour cent ; tout mois commencé étant dû en entier ;
2° Tout défaut de déclaration du chiffre d'affaires, toute omission, insuffisance, inexactitude ou minoration
dans les déclarations de recettes ou d'opérations taxables, toute déduction abusive, toute manœuvre tendant à
obtenir indûment le bénéfice de remboursements, sont passibles d'une amende de 50 pour cent de la taxe fraudée,
éludée ou compromise ou dont la déduction ou le remboursement a été indûment opéré ou obtenu.
L'amende est portée à 100 pour cent en cas de récidive.
3° Toute vente pour laquelle il n'est pas délivré de facture régulière ou qui n'est pas régulièrement passée
dans les écritures comptables, est passible, outre le paiement de la taxe correspondante, d'une amende de 100
pour cent du montant de la taxe.
L'amende est portée à 200 pour cent en cas de récidive.
4° Toute vente effectuée sans facture entre assujettis est passible d’une amende égale à 200 pour cent du
montant de la taxe sur la valeur marchande des biens ou des services ainsi vendus.
5° Toute délivrance de facture ne se rapportant pas à des opérations réelles est passible d'une amende égale à
100 pour cent de la valeur indiquée sur ladite facture, s'il s'agit d'une première infraction, et égale à 200 pour cent
en cas de récidive.
6° Toute inexactitude sur le montant des crédits reportables est passible d'une amende égale à 50 pour cent
des crédits déclarés mais non justifiés.
L'amende est portée à 100 pour cent en cas de récidive.
7° Toute facturation de la taxe sur des produits ou prestations exonérés entraînera, outre le paiement de la
taxe facturée, l'application de la peine fiscale prévue au paragraphe 2 ci-dessus ;
8° Les infractions aux dispositions de l'article 06.01.27 du présent Code seront punies d'une amende égale à
10.000 Fmg par facture non réglementaire ;
9° Le contribuable qui a omis de facturer la taxe sur un ou des produits normalement taxables est passible,
outre le paiement de la taxe correspondante, d'une peine fiscale telle que prévue au paragraphe 2 ci-dessus ;
10° La déduction d'une taxe qui ne figure pas distinctement sur une facture est passible, outre le versement de
la taxe déduite à tort, du paiement d'une amende de 100 pour cent de ladite taxe.
Toutes autres infractions aux dispositions légales et réglementaires qui régissent la taxe sur la valeur ajoutée
seront punies d'une amende de 200.000 Fmg en sus de la peine fiscale prévue par le paragraphe 2 du présent
article.
L'opposition au contrôle fiscal est passible d'une amende de 100 pour cent de la taxe déterminée sur la base
des éléments en possession de l'Administration.
Art. 06. 01. 30. - 1° Nonobstant les dispositions de l'article 06.01.29 ci-dessus, lorsque le redevable omet de
déposer sa déclaration périodique prévue à l'article 06.01.16 ou omet de payer la taxe correspondante, malgré la
mise en demeure qui lui a été faite, l'Administration peut lui notifier par lettre recommandée avec accusé de
réception ou par fax, son intention de prononcer la fermeture de tout ou partie de l'entreprise pendant une
période ne pouvant pas excéder quinze jours.
2° A défaut de régularisation de la situation dans le délai de huit jours à compter de la réception de la
notification ci-dessus visée, la fermeture de tout ou partie de l'établissement est prononcée par décision du
Directeur Général des Impôts.
Il est procédé à la fermeture totale ou partielle sous scellés des locaux de l'entreprise par un huissier de justice
mandaté à cet effet.
Le motif de la fermeture est affiché de manière très apparente sur la façade ou la porte de l'établissement
pendant la durée de la fermeture.
3° Toute opposition par quelque personne que ce soit aux opérations précédentes, ou toute manœuvre ayant
pour effet de poursuivre l'activité d'une manière ou d'une autre constitue un délit pénal passible
d'emprisonnement de un à trois mois.
4° Si avant l'expiration de la période de fermeture, le redevable satisfait à ses obligations de déclaration et de
paiement, ou s'il présente une caution solvable acceptée par l'Administration qui s'oblige solidairement avec le
redevable à payer le montant des droits et pénalités exigibles, l'huissier de justice est mandaté pour procéder à la
réouverture de l'établissement.
Art. 06. 01. 31. - Toute minoration dans les déclarations de recettes ou d'opérations taxables, toute omission
d'écritures ou passation d'écritures fictives ou inexactes, et, d'une manière générale, tout procédé ayant pour effet
de faire apparaître des crédits de taxe non justifiés, notamment si ledit procédé a été réalisé ou facilité au moyen
d'achats ou de ventes sans factures ou de factures ne se rapportant pas à des opérations réelles, entraînent de
plein droit annulation de l'intégralité des crédits déclarés.
Les crédits indûment remboursés doivent être reversés dans la Caisse du Trésor dans le délai de huit jours à
dater de la réception de la notification de l'annulation des crédits. Le défaut de paiement dans ce délai est
sanctionné par la fermeture de tout ou partie de l'établissement dans les conditions définies à l'article 06.01.30 ci-
dessus.
CHAPITRE XIV
Dispositions diverses
Art. 06. 01. 32. - Le contentieux de la taxe perçue à l'importation suit les règles propres au service des
Douanes.
Le contentieux de la taxe due à raison des opérations réalisées à Madagascar suit les règles énumérées aux
articles 20. 02. 105 et suivants du présent Code, les actions et poursuites ayant lieu au nom de la loi, poursuites et
diligences du Directeur Général des Impôts. Les agents habilités à constater les infractions aux dispositions du
présent titre et à dresser procès-verbal sont ceux définis aux articles 20. 02. 46 à 20. 02. 48 du même Code.
Art. 06. 01. 33. - A titre exceptionnel et à l'occasion des fléaux et cataclysmes naturels, le Ministre chargé de
la Réglementation fiscale est autorisé à accorder, par voie d'arrêté une exonération partielle ou totale de la taxe
prévue aux articles suivants: 06.01.02, 06.01.03 et 06.01.05.
Art. 06. 01. 34. - Des arrêtés pris par le Ministre chargé de la Réglementation fiscale fixeront en tant que de
besoin l'application du présent texte.
Fiscalisation du PIP
Art. 06. 01. 35. - Les marchés ainsi que les acquisitions liés aux projets inscrits dans le Programme
d'Investissement Public (PIP), financés sur fonds d'origine extérieure sont passibles de la Taxe sur la Valeur
Ajoutée.
La Taxe sur la Valeur Ajoutée afférente à ces marchés et acquisition locaux est prise en charge par la ligne
budgétaire (TTL) programmée au niveau de chaque projet par le ministère de tutelle ou organismes bénéficiaires
du projet.
La mobilisation de la ligne de crédit suit les procédures normales de celle des ressources de l’Etat.
I. MEDICAMENTS
29.36 Provitamines et vitamines, naturelles ou reproduites par synthèse (y compris les concentrats naturels),
ainsi que leurs dérivés utilisés principalement en tant que vitamines, mélangés ou non entre eux, même en
solutions quelconques.
29.37 Hormones, naturelles ou reproduites par synthèse ;leurs dérivés utilisés principalement comme
hormones ; autres stéroïdes utilisés principalement comme hormones.
30.01 Glandes et autres organes à usages opothérapiques, à l'état desséché, même pulvérisés ; extraits, à
usages opothérapiques, de glandes ou d'autres organes ou de leurs sécrétions; héparine et ses sels autres
substances humaines ou animales préparées à des fins thérapeutiques ou prophylactiques non dénommées ni
comprises ailleurs.
30.02 Sang humain ; sang animal préparé en vue d'usages thérapeutiques, prophylactiques ou de diagnostic ;
antiserums,autres fractions du sang,produits immunologiques modifiés, même obtenus par voie
biotechnologique ; vaccins, toxines, cultures de micro-organismes (à l'exclusion des levures) et produits
similaires .
30 03 Médicaments (à l'exclusion des produits des n°s 30.02, 30.05 ou 30.06) constitués par des produits
mélangés entre eux, préparés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques, mais ni présentés sous forme de
doses, ni conditionnés pour la vente au détail.
30.04 Médicaments (à l'exclusion des produits des n°s 30.02, 30.05 ou 30.06) constitués par des produits
mélangés ou non mélangés, préparés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques,présentés sous forme de
doses ou conditionnés pour la vente au détail
30.05 Ouates, gazes, bandes et articles analogues (pansements, sparadraps, sinapismes, par exemple),
imprégnés ou recouverts de substances pharmaceutitiques ou conditionnés pour la vente au détail à des fins
médicales, chirurgicales, dentaires ou vétérinaires.
33 06 Préparations pour l'hygiène buccale ou dentaire, compris les poudres et crèmes pour faciliter
l'adhérence des dentiers ; fils utilisés pour nettoyer les espaces interdentaires (fils dentaires), emballés pour la
vente aux particuliers.
40 14 Articles d'hygiène ou de pharmacie (y compris les tétines), en caoutchouc vulcanisé non durci, même
avec parties en caoutchouc durci.
40 15 Vêtements et accessoires du vêtement (y compris les gants) en caoutchouc vulcanisé non durci, pour
tous usages.
- Gants :
11 X 00 - Pour chirurgie
III. MATERIELS A USAGE MEDICAL
37 01 Plaques et films plans, photographiques, sensibilisés non impressionnés, en autres matières que le
papier, le carton ou les textiles, films photographiques plans à développement et tirage instantanés sensibilisés,
non impressionnés, même en chargeurs.
10 L 00 - Pour rayons X
84 19 Appareils et dispositifs, même chauffés électriquement, pour le traitement de matières par des
opérations impliquant un changement de température telles que le chauffage, la cuisson, la torréfaction, la
distillation, la rectification, la stérilisation, la pasteurisation, l'étuvage, le séchage l'évaporation, la vaporisation, la
condensation ou le refroidissement autres que les appareils domestiques ; chauffe-eau non électriques, à
chauffage instantané ou à accumulation.
- Chauffe-eau, non électriques, à chauffage instantané ou à accumulation.
20 F 00 - Stérilisateurs médico-chirurgicaux ou de laboratoires
87 13 Fauteuils roulants et autres véhicules pour invalides, même avec moteur ou autre mécanisme de
propulsion.
10 B 00 - Sans mécanisme de propulsion
90 18 Instruments et appareils pour la médecine, la chirurgie, l'art dentaire ou l'art vétérinaire, y compris les
appareils de scintigraphie et autre appareils électromédicaux ainsi que les appareils pour tests visuels.
90 22 Appareils à rayons X et appareils utilisant les radiations alpha, bêta ou gamma, même à usage médical,
chirurgical, dentaire ou vétérinaire, y compris les appareils de radiophotographie ou de radiothérapie, les tubes à
rayons X et autres dispositifs générateurs de rayons X, les générateurs de tension, les pupitres de commande,
les écrans, les tables, fauteuils et supports similaires d'examen ou de traitement.
49 07 00 Timbres-poste, timbres fiscaux et analogues non oblitérés, ayant cours ou destinés à avoir cours dans
le pays de destination ; papier timbré ; billets de banque; chèques; titres d'actions ou d'obligations et titres
similaires.
R 10 -Timbres-poste, timbres fiscaux, papiers timbrés, billets de banque................................
TITRE II
Taxe sur les transactions (TST)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art 06. 02. 01. - Il est institué une taxe dénommée "Taxe sur les Transactions" perçue au profit des
Collectivités territoriales décentralisées selon une répartition qui sera fixée par arrêté du Ministre chargé de la
Réglementation fiscale.
CHAPITRE II
Champ d'application
SECTION PREMIERE
Art 06. 02. 02. - Sont soumises à la taxe sur les transactions les entreprises individuelles réalisant des affaires
taxables à la taxe sur la valeur ajoutée dont le chiffre d'affaires total annuel hors taxe est inférieur à 250 millions de
francs.
SECTION II
Personnes et opérations taxables
Art. 06. 02. 03. - Sont notamment assujetties à la taxe sur les transactions lorsqu'elles ne sont pas soumises à
la taxe sur la valeur ajoutée, les personnes visées à l'article 06. 01. 04 du présent Code.
Elles peuvent toutefois opter pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée.
L'option, valable annuellement, doit être formulée ou dénoncée au plus tard dans les trois derniers mois de
l'année qui précède celle de l'option. Elle est renouvelable par tacite reconduction.
SECTION III
Personnes et opérations exonérées
ou hors du champ d'application de la taxe
Art. 06. 02. 04. - Ne donnent pas lieu à l'application de la taxe sur les transactions les biens et services définis
à l'article 06.01.06 du présent Code, ainsi que les personnes ou opérations déjà soumises à l'impôt prévu à l'article
01. 06. 02 du CGI.
SECTION IV
Territorialité
Art. 06. 02. 06. - La taxe sur les transactions frappe les affaires réalisées à Madagascar ; le terme
"Madagascar" comprend le territoire national de la République de Madagascar et ses eaux territoriales.
Les prestations de service sont imposables à Madagascar lorsqu'elles y sont matériellement exécutées. Les
prestations de service non matériellement localisables sont imposables à Madagascar lorsque le service rendu, le
droit cédé, l'objet loué sont utilisés ou exploités à Madagascar.
CHAPITRE III
Fait générateur de la taxe
CHAPITRE IV
Base de la taxe
Art. 06. 02. 08. -La taxe sur les transactions est établie sur le montant des affaires taxables ou sur la valeur
des objets remis ou des services rendus en paiement y compris les frais et taxes, sauf sur la taxe sur les
transactions dues.
Au cas où les marchandises, fournitures, denrées, biens non soumis à amortissement sont cédés à un prix
inférieur à leur prix de revient, ont été donnés ou ont disparu la valeur soumise à la taxe ne saurait être inférieure à
leur prix de revient. Cette disposition ne s'applique pas aux destructions volontaires ayant reçu l'autorisation de
l'Administration fiscale et effectuées en présence de son représentant.
CHAPITRE V
Lieu d'imposition
Art. 06. 02. 09. - La taxe sur les transactions est due au lieu où l'entreprise dispose d'un établissement dans le
sens de la réglementation concernant la taxe professionnelle. Pour les assujettis ne disposant pas d'établissement
fixe, elle est due au lieu d'imposition à la taxe professionnelle.
CHAPITRE VI
Régime d'imposition
Art. 06. 02. 10. - La taxe due est versée à la caisse du receveur des Impôts territorialement compétent.
Le régime normal d'imposition est le régime du chiffre d'affaires réel ci-après dénommé régime de l'effectif.
Sont notamment soumises au régime de l'effectif les entreprises imposées au régime du résultat réel ou au
régime des petites et moyennes entreprises en matière d'impôt général sur le revenu.
Les personnes dont le chiffre d'affaires annuel ou porté à l'année n'excède pas les limites fixées à l'article 01. 02.
24 du présent Code sont soumises à un régime de versements forfaitaires dont le mode de détermination sera fixé
par décision du Ministre chargé de la Réglementation fiscale. Elles peuvent toutefois sur simple demande opter
pour le régime de l'effectif à condition de remplir toutes les obligations y afférentes. Elles doivent ainsi rester sous
ce régime jusqu'à la fin de l'année suivant celle au cours de laquelle elles ont fait cette option.
SECTION PREMIERE
Régime de l'effectif
Art. 06. 02. 11. - Le redevable soumis au régime de l'effectif calcule lui-même la taxe due à la fin de chaque
bimestre civil à raison des opérations réalisées au cours de ce bimestre et la verse entre le 1er et 20 du mois
suivant le bimestre auprès de l'agent du recouvrement à l'aide d'un bordereau de versement fourni par
l'Administration.
SECTION II
Régime des versements forfaitaires
Art. 06. 02. 12. - Les personnes admises au régime des versements forfaitaires doivent acquitter
spontanément chaque bimestre dans le délai fixé au premier alinéa de l'article 06. 02.11 ci-avant, la taxe forfaitaire
dont elles sont redevables et correspondant aux termes échus.
Les versements forfaitaires sont déterminés au vu de la déclaration souscrite par le redevable sur un imprimé
spécial fourni par l'Administration fiscale . Cette déclaration est déposée au bureau du Service fiscal
territorialement compétent avant le 15 novembre de chaque année.
Les versements forfaitaires sont calculés pour la période d'une année civile. En cas de début d'activité en
cours d'année, ils sont calculés pour la période allant du premier jour de l'activité à la fin de l'année civile
considérée.
Art 06.02.13. - Les versements forfaitaires doivent être révisés dans le cas d'adjonction ou de cessation
partielle d'activité ou de changement dans la nature de l'activité.
La révision peut intervenir à l'initiative de l'intéressé dans les dix jours de l'événement, à défaut celle de
l'Administration fiscale pendant le délai de reprise.
La révision prend effet le premier jour du mois qui suit la modification de l'activité.
CHAPITRE VII
Taux de la taxe
Art. 06. 02. 15. - Le taux de la taxe sur la transaction est fixé 5 pour cent.
CHAPITRE VIII
Obligations des assujettis
Art. 06. 02. 16. - Toute personne physique ou morale assujettie à la taxe est tenue d'adresser une déclaration
d'existence au bureau territorialement compétent de l'Administration fiscale dans les dix jours qui suivent le
commencement de son activité taxable; les changements de profession, cession, cessation et modification
d'activité doivent être déclarés dans le même délai.
Art. 06. 02. 17. - Les redevables qui ne tiennent pas de comptabilité régulière sont astreints à la tenue d'un
registre des achats et des recettes préalablement coté et paraphé par le chef du bureau des Impôts
territorialement compétent.
CHAPITRE IX
Pénalités
Art. 06. 02. 18. - 1° Tout versement spontané effectué en retard est passible d'une pénalité de recouvrement
de 5 pour cent par mois, tout mois commencé étant dû en entier ;
2° Seront punis d'une amende de 100.000 Fmg :
- Toute omission ou inexactitude dans les déclarations prévues à l'article 06.02.16 du présent Code.
- Le défaut du registre visé à l'article 06.02.17 ci-dessus ou la tenue incorrecte ou incomplète de ce registre,
lorsque la comptabilité ne permet pas de distinguer d'une part, le chiffre d'affaires taxable et d'autre part le chiffre
d'affaires non taxable ;
3° Le défaut ou l'insuffisance de versement relatif à un bimestre donné est passible en plus du paiement de la
taxe éludée, d'une amende de 200. 000 Fmg et d'une peine fiscale obligatoire 50 pour cent de la taxe fraudée ou
compromise s'il s'agit d'une première contravention, et de 100 pour cent en cas de récidive, le tout, sans préjudice
de la confiscation des objets, produits ou marchandises saisis en contravention.
4° Toute facturation de la taxe sur des produits ou prestations exonérés entraînera, outre le paiement de la
taxe facturée, l'application de la peine fiscale prévue au paragraphe 3 ci-dessus.
5° Les infractions aux dispositions de l'article 06.02.20 ci-dessous seront punies d'une amende égale à 10. 000
Fmg par facture non règlementaire.
6° Toutes autres infractions aux dispositions légales et réglementaires régissant la taxe sur les transactions
seront punies d'une amende de 200. 000 Fmg en sus de la peine fiscale prévue par le paragraphe 3 du présent
article.
CHAPITRE X
Dispositions diverses
Art. 06. 02. 19. - Le contentieux de la taxe suit les règles énumérées aux articles 20.02.105 et suivant du
présent Code, les actions et poursuites ayant lieu au nom de la loi, poursuites et diligences du chef du service
fiscal dont relève l'agent verbalisateur. Les agents habilités à constater les infractions aux dispositions du présent
titre et à dresser procès-verbal sont ceux définis aux articles 20.02.46 à 20.02.48 du même Code.
Art. 06. 02. 20. - Pour les détaillants, les marges bénéficiaires doivent toujours être calculées sur le prix de
revient comprenant tous frais et taxes, notamment la taxe sur la valeur ajoutée.
Les assujettis à la taxe sur les transactions ne sont pas tenus à l'établissement d'une facture pour chacune des
opérations qu'ils réalisent. Toutefois s'ils sont amenés à émettre des factures, celles-ci seront établies taxe
comprise et ne devront en aucun cas faire apparaître distinctement la taxe sur les transactions.
Art. 06. 02. 21. - A titre exceptionnel et à l'occasion des cataclysmes naturels, le Ministre chargé de la
réglementation fiscale est autorisé à accorder, par voie de décision, une exonération partielle ou totale de la taxe
prévue aux articles 06.02.02 et 06.02.03.
Art. 06. 02. 22. - Des décisions prises par le Ministre chargé de la Réglementation fiscale fixeront en tant que
besoin l'application du présent texte.
LIVRE II
IMPOTS LOCAUX
TITRE PREMIER
Taxe professionnelle (TP)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 10. 01. 01. - Il est institué une taxe professionnelle (TP) sur toutes les activités exercées à Madagascar,
perçue au profit du Budget de la Province autonome.
SECTION PREMIERE
Annualité
Art. 10. 01. 02. - La taxe professionnelle est due pour l’année entière par toute personne exerçant au 1er
janvier de l’année d’imposition une activité taxable.
Art. 10. 01. 03. - Dans le cas où en cours d’année, une personne entreprend une activité taxable nouvelle ou
plus fortement imposée que celle qu’elle exerçait, ouvre un autre établissement ou exerce dans des locaux d’une
valeur locative plus grande, les droits résultant de ces modifications sont dus à compter du premier jour du mois
au cours duquel l’événement s’est produit. Toutefois, la taxe professionnelle est due pour l’année entière,
lorsque l’activité taxable était exercée l’année précédente ou est par nature saisonnière.
Art. 10. 01. 04. - En cas de cession d’établissement en cours d’année, le transfert des droits peut être
effectué du cédant au cessionnaire sur demande justifiée adressée au bureau des Impôts territorialement
compétent et présentée conjointement par les deux parties.
En cas d’abandon de l’activité taxable par suite de décès, de liquidation judiciaire, de faillite déclarée,
d’expropriation ou d’expulsion, les droits ne sont dus que jusqu’à la fin du mois au cours duquel l’événement
s’est produit. Il appartient aux intéressés ou à leur ayant droit de demander le bénéfice de ces dispositions par
voie de réclamation présentée dans les trois mois suivant celui au cours duquel s’est produit l’événement qui
motive la demande.
SECTION II
Personnalité
Art 10. 01. 05. - La taxe professionnelle est personnelle et ne peut servir qu’à ceux qui exercent effectivement
l’activité taxable. Les collecteurs salariés ainsi que les voyageurs- représentants- placiers qui agissent pour le
compte de leurs employeurs doivent être en possession d’un certificat délivré par le service des Impôts attestant
que leur activité a bien donné lieu à établissement d’une taxe professionnelle au nom de leurs employeurs.
Par dérogation à cette disposition, les voyageurs- représentants- placiers de commerce opérant pour le
compte d’entreprise n’ayant pas d’établissement à Madagascar sont assujettis personnellement à la taxe
professionnelle à titre de commerçant.
Art. 10. 01. 06. - Les époux mariés sous le régime de la séparation de biens ne doivent qu’une taxe
professionnelle s’ils exercent dans un seul et même établissement fixe.
Art. 10. 01. 07. - Les assujettis qui transportent des marchandises et les vendent soit pour leur compte, soit
pour le compte d’autrui ou qui collectent des produits, sont tenus d’avoir une taxe professionnelle personnelle.
Art. 10. 01. 08. - Pour les sociétés en nom collectif ou en commandite ainsi que pour les sociétés ou
associations de fait, les droits sont établis comme suit : l’associé ou commandité principal ou premier en nom est
assujetti normalement à la taxe professionnelle, chaque associé secondaire est assujetti à un droit égal au quart du
droit fixe dû par l’associé principal.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Personnes et activités assujetties
Art. 10. 01. 09. - Toute personne physique ou morale exerçant à Madagascar un commerce, une industrie, un
métier ou une activité non comprise dans les exemptions déterminées par le présent titre est assujettie à la taxe
professionnelle.
Tout titulaire d’un ou plusieurs marchés administratifs sera également soumis à la taxe professionnelle même
en l’absence d’établissement à Madagascar, s’il s’agit d’opérations ne rentrant pas dans le cadre d’une activité
pour laquelle il est déjà taxé. Cette taxe est toujours déterminée d’après la catégorie de population la plus élevée.
Nonobstant les dispositions de l’article 10.01.03 du présent Titre, les droits auxquels sont assujettis les titulaires
de marchés n’ayant pas de résidence à Madagascar sont dus pour l’année entière.
Art. 10. 01. 10. - Les commerces, industries, métiers ou professions non dénommés au tableau B annexé au
présent Code n’en sont pas moins assujettis à la taxe professionnelle.
SECTION II
Personnes et activités exonérées
Art. 10. 01. 12. - Sont exonérés de 5/10e des droits dus, les tenanciers de buffets et de buvettes établis dans
les stations du réseau ferroviaire et dans les aérogares ;
Art. 10. 01. 13. - Les hôteliers restaurateurs peuvent, sur demande présentée dans les formes définies aux
articles 20. 02 .01 et suivants du présent Code, obtenir une réduction de taxe selon les mêmes conditions et dans
les mêmes proportions que pour l’impôt de licence telle qu’elle est définie aux articles 10.06.01 et suivants du
présent Code.
CHAPITRE III
Base et calcul de la taxe
SECTION PREMIERE
Principe
SECTION II
Le droit fixe
Art. 10. 01. 15. - Pour la détermination du droit fixe, les activités sont classées en cinq catégories :
1- Commerce ;
2- Industries ;
3- Métiers ;
4- Prestations de service ;
5- Professions libérales.
Art. 10. 01. 16. - Un droit fixe est établi à raison de chaque établissement distinct où l’activité taxable est
exercée. Par établissement distinct, on entend un centre d’affaires ou de production généralement caractérisé par
un local distinct, un préposé spécial et une comptabilité propre, un seul des éléments suffisant.
En ce qui concerne la détermination du nombre de salariés à retenir pour l’assiette du droit fixe, toutes les
personnes occupant une fonction quelconque dans l’entreprise sont prises en compte, à l’exception du chef de
l’entreprise individuelle, de son conjoint et des enfants mineurs travaillant avec leur père ou mère. Toutefois,
pour les activités exploitées en coopérative, quatre coopérateurs sont comptés comme l’équivalent d’un salarié.
Art. 10. 01. 17. - Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l’article 10. 01. 09 et des exceptions
prévues au tableau B, le chiffre de la population à retenir pour l’établissement du droit fixe est celui de
l’agglomération où l’activité taxable est effectivement exercée.
Art. 10. 01. 18. - L’assujetti qui exerce dans un même établissement des activités taxables cumulables est
imposé au droit fixe afférent à l’activité la plus imposée.
L’assujetti qui exerce dans un même établissement des activités taxables non cumulables est imposé de la
façon suivante en partant de l’activité la plus imposée :
- première imposition : droit entier ;
- deuxième imposition : réduction d’un quart ;
- troisième imposition : réduction de deux quarts ;
- quatrième imposition : réduction de trois quarts ;
- cinquième imposition et suivantes : exemption.
L’assujetti qui exerce dans un même établissement des activités taxables spécialement définies au tableau B
par la mention " DE " est taxé au droit entier pour l’exercice de chacune de ces activités. Celles-ci n’entrent pas
en ligne de compte dans le calcul des réductions prévues au présent article.
Art. 10. 01. 19. - Sont cumulables entre elles, sauf mention " DE " portée au tableau B :
- les activités classées dans la catégorie commerce; toutefois, les commerces de gros ne sont pas cumulables
avec les commerces de détail ;
- les activités classées dans la catégorie commerce et qui sont le prolongement normal de l’exercice d’une
activité classée dans une autre catégorie ;
- les activités classées dans la catégorie des métiers ou des prestations de service et qui sont le prolongement
normal du commerce exercé.
Art. 10. 01. 20. - Ne sont pas cumulables entre elles, sous réserve de mention contraire au tableau B :
- Les activités classées dans des catégories différentes sauf si l’activité classée dans la catégorie commerce
est le prolongement normal de l’exercice d’une activité relevant d’une autre catégorie ou si l’activité classée dans
la catégorie des métiers ou des prestations de service est le prolongement normal du commerce exercé ;
- les activités classées dans la catégorie des industries ;
- les activités classées dans la catégorie des métiers ;
- les activités dans la catégorie des professions libérales.
Art. 10. 01. 21. - Sont imposables comme détaillants, les commerçants qui ne vendent qu’à des
consommateurs, et comme grossistes ceux qui ne vendent qu’à des revendeurs.
Sont également imposables comme grossistes, les personnes qui donnent des marchandises en consignation
à des personnes imposées ou non à la taxe professionnelle.
- Par exception aux dispositions ci-dessus, le commerce de boissons alcooliques est considéré comme
commerce de gros lorsqu’il porte sur des quantités supérieures à douze litres ou douze bouteilles d’une même
boisson.
De même, sont réputés grossistes, les assujettis qui vendent leurs marchandises en exécution de marchés ou
contrats passés avec des utilisateurs importants tels que l’Etat, les Collectivités décentralisées et les entreprises
de travaux publics.
Toute vente effectuée par un grossiste à des personnes non assujetties à la taxe professionnelle est
considérée comme une vente au détail et traitée comme telle au regard de tous impôts et taxes.
SECTION III
Le droit proportionnel
Art. 10. 01. 22. - Le droit proportionnel est établi sur la valeur locative des bureaux, magasins, boutiques,
usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, terrains de dépôts, wharfs et autres locaux ou emplacements servant
à l’exercice des activités taxables, à l’exclusion des locaux servant de logement.
Art. 10. 01. 23. - La valeur locative imposable est celle de l’établissement pris dans son ensemble, muni de
tous ses moyens matériels de production et d’exploitation, fixes et mobiles.
Elle est déterminée :
- soit au moyen de baux authentiques ou de conventions verbales passées dans des conditions normales ;
- soit par comparaison avec des éléments dont le loyer aura été régulièrement constaté ou notoirement connu
;
- soit par voie d’appréciation directe.
Art. 10. 01. 24. - Le droit proportionnel est établi en appliquant à chaque élément le taux afférent à l’activité
exercée. Lorsque plusieurs activités taxables passibles de droits proportionnels différents sont exercées dans des
locaux non distincts, il est fait application du taux fixé pour l’activité qui comporte le taux le plus élevé.
Art. 10. 01. 25. - Le taux du droit proportionnel est fixé comme suit :
- un cinquième pour les professions libérales ;
- un dixième pour les commerces de 1ère, de 2e, et de 3e classes ;
- un quinzième pour les industries, les métiers, et les prestations de service de 1ère classe ;
- un vingtième pour les industries, les métiers, et les prestations de service de 2e et 3e classes ainsi que les
commerces de 4e et de 5e classes ;
- un trentième pour les autres activités, pour les locaux équipés mécaniquement, ainsi que pour les chambres
et dépendances des établissements hôteliers.
Art. 10. 01. 26. - En aucun cas, le droit proportionnel ne peut être inférieur aux limites ci-après :
- moitié du droit fixe pour les taxes de 1ère, 2e et 3e classes ;
- tiers du droit fixe pour les taxes de 4e et 5e classes ;
- cinquième du droit fixe pour la taxe de 6e classe.
C’est sur ces bases que le droit proportionnel dû par les assujettis à la taxe professionnelle n’ayant pas
d’établissement fixe est calculé.
- Sont exemptés du droit proportionnel les assujettis de 7e et 8e classes ainsi que ceux de 6e classe exerçant
dans les agglomérations de moins de 2 000 habitants.
CHAPITRE IV
Régime de taxation
SECTION I
Principe
Art. 10. 01. 27. - Tout assujetti doit avoir acquitté la taxe préalablement à l’exercice d’une activité.
SECTION II
Paiement par anticipation
Art. 10. 01. 28. - La taxe doit être immédiatement acquittée par les assujettis ci-après :
- les personnes visées à l’article 10. 01. 03 ci-avant ;
- les colporteurs, les marchands en ambulance, forains, et, d’une manière générale, les professionnels sans
établissement fixe ;
- les personnes exerçant dans un établissement fixe qui n’auront pas déposé la déclaration prévue à l’article
10. 01. 33 ou qui n’auront pas demandé leur inscription sur le registre de recensement prévu à l’article 10. 01. 34.
Art 10. 01. 29. - Les assujettis visés à l’article 10.01.28 ci-dessus doivent demander au bureau des Impôts
territorialement compétent un certificat justifiant la régularité de leur situation au regard de la taxe
professionnelle. Ce certificat comportant leur numéro d’identification fiscale, ne leur est délivré que sur
production des quittances constatant le paiement intégral des droits exigibles, des taxes sur le chiffre d’affaires et
des impôts sur les revenus. Ce certificat n’est valable que pour une année d’imposition.
SECTION III
Paiement par voie de rôles
Art. 10. 01. 30. - Les assujettis exerçant dans un établissement fixe doivent figurer annuellement sur un rôle
de taxe professionnelle.
Art. 10. 01. 31. - Les contribuables portés sur le rôle de taxe professionnelle établi au titre d’une année
donnée doivent avoir intégralement apuré leur situation avant le 31 Mars de ladite année.
Toutefois, les assujettis de 6è, 7è et 8è classes peuvent s’acquitter de la taxe par versements fractionnés
jusqu’au 30 juin de l’année d’imposition.
Art 10. 01. 32. - Les assujettis visés à l’article 10. 01. 30 doivent demander auprès du bureau des Impôts
territorialement compétent le certificat défini à l’article 10. 01. 29. Ce certificat comportant leur numéro
d’identification fiscale ne leur est délivré que sur production des quittances constatant le paiement intégral des
droits exigibles, des taxes sur le chiffre d’affaires et des impôts sur les revenus .
CHAPITRE V
Obligations des assujettis
Art. 10. 01. 33. - Toute personne qui envisage d’exercer pour la première fois une activité passible de la taxe
professionnelle doit souscrire et déposer avant le commencement de l’activité une déclaration sur un imprimé
fourni par l’Administration.
Le contribuable qui exerce déjà une activité taxable et qui désire la poursuivre au cours de l’année suivante,
est tenu de souscrire et de déposer, avant le 15 octobre de l’année précédant celle de l’imposition, une
déclaration sur un imprimé qui est mis à sa disposition par l’Administration.
Toute modification dans les conditions d’exercice, des activités, des matériels et locaux d’exploitation, ainsi
que la cessation d’une activité taxable doivent faire l’objet d’une déclaration dans les dix jours de l’événement.
Toutes ces déclarations doivent être déposées au bureau des Impôts territorialement compétent .
Dans tous les cas, tout assujetti doit justifier la régularité de sa situation antérieure au moment où il
renouvelle sa demande de soumission à la taxe professionnelle pour la poursuite ou la modification de son
activité.
Art 10. 01. 34. - Indépendamment des déclarations prévues à l’article 10. 01. 33 ci-dessus, tout assujetti à la
taxe doit demander avant le 15 décembre de l’année précédant celle de l’imposition son inscription sur un registre
ouvert à la Commune du lieu d’exercice de son activité.
Ce registre est visé annuellement par l’agent des Impôts territorialement compétent.
Art. 10. 01. 35. - L’attestation de paiement de la taxe professionnelle, imprimé modèle NG/CD-N 257 bis IN
1310/93, doit être apposée d’une manière apparente dans le local ou au lieu d’exercice de l’activité taxable.
Art. 10. 01. 36. - Les redevables sont tenus de présenter à toute réquisition des représentants et délégués
dûment mandatés des Collectivités décentralisées, des agents commissionnés de l’Administration fiscale et de
tous représentants de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions, le certificat et l’attestation définis
respectivement aux articles 10. 01. 29 et 10. 01. 35 ci-dessus.
Art. 10. 01. 37. - Toute facture délivrée par un fournisseur à un client assujetti à la taxe professionnelle doit
porter d’une manière apparente le numéro d’identification fiscale ainsi que les numéro et date du certificat de
régularité fiscale de ce client. Le double de la facture, gardé par le fournisseur, doit comporter les mêmes
mentions.
Les entreprises peuvent s’assurer de la validité des éléments ci–dessus de leurs contractants auprès du
service compétent des impôts.
CHAPITRE VI
Dispositions diverses
Art. 10. 01. 38. - Les assujettis doivent payer en sus de la taxe professionnelle un montant égal :
- au double de celle-ci pour les assujettis des 6°, 7°, et 8° classes ;
- au triple de celle-ci pour les assujettis de 5e classe ;
- au quadruple de celle-ci pour les assujettis de 4e classe.
Cette somme est représentative et libératoire de l’impôt sur les revenus non salariaux.
Toutefois, ces dispositions cessent d’être applicables dès lors que le contribuable réalise un chiffre d’affaires
annuel supérieur aux seuils prévus par l’article 01.02.24 du présent Code.
Les marchands de bestiaux doivent payer en sus de la taxe professionnelle une somme égale au quadruple de
celle-ci, représentative et libératoire de l’impôt sur les revenus non salariaux .
La somme représentative de l’Impôt sur les revenus non salariaux greffée à la taxe professionnelle dans les
conditions définies dans le présent article sera perçue au profit du Budget général de l’Etat.
Art. 10. 01. 39. - Les compagnies d’assurances, les organismes chargés des visites techniques et les centres
immatriculateurs ne doivent en aucun cas renouveler le contrat d’assurances, procéder aux visites techniques ou
aux mutations de voitures automobiles affectées au transport public de personnes ou au transport de
marchandises que sur présentation de la vignette prévue par l’arrêté n°4 932 du 29 décembre 1970 valable pour
l’année en cours et dont le numéro doit être porté sur les attestations délivrées par ces organismes.
Le service des Eaux et Forêts ne doit en aucun cas délivrer ou renouveler le permis de coupe des exploitants
forestiers sans la présentation par ces derniers du certificat prévu à l’article 10. 01. 29 et 10. 01. 32 ci-dessus.
Les commissions chargées d’examiner les offres en matière de marchés administratifs ne doivent en aucune
façon prendre en considération celles présentées par des personnes non munies desdits certificats en cours de
validité.
Les autorités chargées de délivrer les passeports de bestiaux sont tenues d’exiger le certificat prévu à l’article
10. 01. 29 ci-dessus dont le numéro doit être porté sur lesdits passeports.
Art. 10. 01. 40. - Il est établi au profit des budgets des Régions et des Communes des Centimes additionnels à
la Taxe Professionnelle dont le taux est fixé respectivement à 15 p. 100 des droits principaux.
CHAPITRE VII
Pénalités
Art. 10. 01. 41. - L’absence ou l’inexactitude des déclarations visées à l’article 10. 01. 33 ci-avant est passible,
en plus du paiement des droits dus, d’une amende pouvant aller jusqu’au quadruple du montant desdits droits
sans pouvoir être inférieure à 20 000 FMG.
L’immatriculation d’office prévue à l’article 20. 05. 02 soumet l’assujetti à une amende obligatoire de 50
000Fmg.
Art. 10. 01. 42 - L’impossibilité de produire le certificat prévu à l’article 10. 01. 29 ci-dessus et le défaut
d’apposition de l’attestation n° 257 Bis prévue à l’article 10. 01. 35 entraînent l’exigibilité immédiate des droits dus
assortis d’une amende de 100 p. 100 de la Taxe professionnelle. L’amende est portée à 300 p.100 en cas de
récidive.
Art. 10. 01. 43. - Toute irrégularité au regard des dispositions relatives à l’assiette et au recouvrement de la
taxe professionnelle est passible d’une amende pouvant atteindre le quadruple droit.
Art. 10. 01. 44. - Toute infraction aux dispositions de l’article 10. 01. 37 est constatée et réprimée
conformément aux dispositions des articles 20. 02. 45 et suivants du présent Code, et entraîne à l’encontre du
fournisseur l’application d’une amende pouvant aller jusqu’à 20 p. 100 du montant de la facture.
Toute infraction aux dispositions de l’article 10. 01. 39 est punie d’une amende de 50 000FMG par infraction.
Art. 10. 01. 45. - Les infractions énumérées aux articles 10. 01. 41 à 10. 01. 44 ci-avant sont constatées et
poursuivies conformément aux dispositions des articles 20. 02. 45 et suivants du présent Code.
TAXE PROFESSIONNELLE
CLASSE
AGGLOMERATION Pop. 1 2 3 4 5 6 7 8
Catég
75 000 habitants et plus 1 240 000 180 000 120 000 70 000 35 000 15 000 8 000 5 000
50 001 à 75 000 2 215 000 150 000 100 000 56 000 28 000 12 000 6 000 4 500
30 001 à 50 000 3 180 000 130 000 85 000 46 000 23 000 11 000 5 000 4 000
15 001à 30 000 4 165 000 120 000 70 000 40 000 20 000 10 000 4 500 3 500
5 001 à 15 000 5 145 000 90 000 60 000 35 000 18 000 9 000 4 000 3 000
2 001 à 5 000 6 125 000 75 000 48 000 32 000 16 000 8 000 3 500 2 800
1 001 à 2 000 7 110 000 65 000 40 000 24 000 12 000 7 000 3 000 2 500
501 à 1 000 8 95 000 55 000 32 000 20 000 10 000 6 000 2 500 2 000
501 et en dessous 9 70 000 45 000 24 000 15 000 8 000 4 000 2 000 1 500
- sans salariés PL 5e ‘’ ‘’ ‘’
3031 Médicaments (tenant un dépôt de ) C 6e ‘’ ‘’ ‘’
3041 Menuisier (voir bois ) ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
3051 Menus comestibles (marchand de) : ne C 7e ‘’ ‘’ ‘’
vendant que beignets, bonbons,
cacahuètes , crèmes et glaces
aromatisées, fruits, gaufrettes, gâteaux
secs, légumes, laitages, maniocs, oeufs,
patates, pommes de terre, plantes
médicinales, poissons secs ou salés et riz :
- avec boutique ou en étalage
- sans boutique C 8e ‘’ ‘’ ‘’
3052 Menus comestibles (fabricant de) : M 4e ‘’ ‘’ ‘’
beignets, cacahuètes, sambos, nems,
amuse-gueule, etc - occupant plus de 5
salariés
- occupant 1 à 5 salariés M 5e ‘’ ‘’ ‘’
- occupant 1 salarié au plus M 6e ‘’ ‘’ ‘’
- sans salarié M 7e ‘’ ‘’ ‘’
3061 Mercier (voir marchandises générales ) ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
3071 Métiers non prévus au tarif (voir ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
industries non prévues au tarif )
3081 Métreur (voir géomètre ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
3091 Meubles (fabricant de ) - en bois (voir ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
bois )
- métalliques (voir fers ) ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘ ’
3101 Meubles (marchand de )- occupant plus C 3e ‘’ ‘’ 1611
de 3 salariés
- occupant 3 salariés au plus C 4e ‘’ ‘’ ‘’
3111 Meubles et objets mobiliers (loueur de ) PS 6e ‘’ ‘’ 501
3116 Mines (prospecteur de ) M 6e 1re ‘’ ‘’
3117 Mines (exploitant de :) - occupant plus de M 1re 1re ‘’ ‘’
50 salariés
- occupant 36 à 50 salariés M 2e 1re ‘’ ‘’
- occupant 21 à 35 salariés M 3e 1re ‘’ ‘’
- occupant 11 à 20 salariés M 4e 1re ‘’ ‘’
- occupant 6 à 10 salariés M 5e 1re ‘’ ‘’
- occupant 5 salariés au plus M 6e 1re ‘’ ‘’
3121 Miroitier - occupant plus de 10 salariés M 2e ‘’ ‘’ ‘’
- occupant 6 à 10 salariés M 3e ‘’ ‘’ ‘’
- occupant 5 salariés au plus M 4e ‘’ ‘’ ‘’
3131 Modes (marchand d’art de) (voir ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
nouveautés ).
3141 Modiste (voir couturier ) ‘‘ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 10. 02. 01. - L’impôt foncier sur les terrains (IFT) est un impôt annuel établi en raison des faits existant
au 1er Janvier de l’année d’imposition et perçu au profit du budget des Communes d’implantation.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Propriétés imposables
Art. 10. 02. 02. - Sous réserve des exemptions prévues à l’article 10. 03. 03 ci-après, tous les
terrains quelles que soient leur situation juridique et leur affectation, sont imposables au nom des
propriétaires ou des occupants effectifs au 1er Janvier de l’année d’imposition .
SECTION II
Propriétés exonérées
Art. 10. 02. 03. - Sont exonérés d’une manière permanente de l’impôt foncier sur les terrains :
1° Tous les terrains appartenant à l’Etat, aux Collectivités décentralisées, aux autres établissements publics
qui sont affectés à un service public ou à un service reconnu d’utilité publique et sont improductifs de revenus ;
2° Les terrains gratuitement et exclusivement affectés :
- à des oeuvres gratuites à caractère médical ou socia l;
- à l’enseignement ou à l’exercice du culte ;
3° Les terrains formant dépendance nécessaire et immédiate des bâtiments tels que cour, passage, jardin,
n’excédant pas 20 ares.
4° Les terrains visés par l’article 10. 04. 02, 2° du présent Code imposés à l’IFPB.
Art. 10. 02. 04. - Les terrains nouvellement mis en culture et constituant une extension effective de la surface
cultivée, ne sont imposés qu’à compter de la sixième année qui suit celle de la mise en valeur. La même
exonération est accordée pour les terrains plantés en café et sur lesquels on a procédé au recépage des caféiers
ainsi que pour les terrains déjà exploités et nouvellement plantés en culture arbustive.
Pour les terrains reboisés dont la densité minimum de reboisement est de 1 500 arbres vivants par hectare,
l’exonération est prolongée jusqu’à la fin de l’année au cours de laquelle la première coupe est effectivement
réalisée.
Art. 10. 02. 05. - Pour bénéficier des exonérations prévues à l’article 10. 02. 04 ci-dessus, le propriétaire ou
l’occupant effectif doit adresser au bureau des Impôts territorialement compétent une déclaration indiquant la
situation et la superficie du terrain, la nature de culture ainsi que la date du commencement des travaux de mise
en valeur ou de recépage avant le 15 Octobre de chaque année.
CHAPITRE III
Lieu d’imposition
Art. 10. 02. 06. - L’impôt foncier sur les terrains est assis au chef-lieu de la Commune où est situé le terrain.
CHAPITRE IV
Calcul de l’impôt
Art. 10. 02. 07. - Pour le calcul de l’Impôt, les terrains sont classés en six catégories, suivant leur affectation.
- L’impôt est obtenu par application d’un tarif exprimé en FMG par ha de la première à la cinquième catégorie
voté pour quatre ans par le Conseil municipal pour chaque catégorie ci-dessus et un pourcentage de la valeur
vénale pour la sixième catégorie.
A défaut d’un vote de tarif et taux, sont reconduits ceux de la période antérieure :
Première catégorie ( en plantation unique ou associée )
- cacao, café, cannes à sucre, cocotiers, coton, girofle, palmiers à huile, plantes à parfum, poivre, sisal, vanille.
Deuxième catégorie
- bois, forêts, lacs, marécages ;
Troisième catégorie ( en plantation unique ou associée )
- cultures maraîchères et vivrières, riz et autres plantations non dénommées au présent article.
Quatrième catégorie
- pâturages naturels et artificiels, terrains non exploitables, terrains en jachères.
Cinquième catégorie
- terrains exploitables non exploités.
Sixième catégorie
Terrains à usage autre qu’agricole, terrains non bâtis situés dans le périmètre urbanisé de la Commune fixé par
arrêté du Maire en conformité, s’il existe, avec le schéma d’urbanisme ainsi que les terrains d’implantation d’une
construction hors d’état d’usage et les terrains d’implantation d’une construction de caractéristique sans rapport
avec la surface et la localisation du terrain, à l’exclusion des terrains destinés à la culture rizicole, maraîchère,
vivrière et à la culture d’arbres fruitiers qui restent soumis au taux fixé pour leur catégorie : 1p 100 de la valeur
vénale du terrain.
Cette valeur vénale est déterminée d’après les actes translatifs les plus récents, ou, à défaut, par comparaison
avec des valeurs types fixées par la commission prévue à l’article 10. 03. 08 du présent Code.
L’Impôt calculé dans les conditions prévues au présent article ne peut en aucune façon être inférieur à 2 500
FMG par taxation.
CHAPITRE V
Obligations des contribuables
Art. 10. 02. 08. - Les propriétaires ou les occupants effectifs des terrains imposables doivent adresser au
bureau des Impôts territorialement compétent, avant le 15 Octobre de chaque année, une déclaration écrite
indiquant entre autres :
1° La situation du terrain ou des terrains
2° La superficie par nature de culture ou autres affectations;
3° Les nom et prénoms des locataires ainsi que le montant du loyer.
Toutefois, dans les Communes rurales, les déclarations visées ci-dessus peuvent être remplacées par une
simple déclaration verbale qui sera consignée sur un registre réservé à cet effet tenu en deux exemplaires par le
Maire ou son représentant, lequel doit transmettre le double au bureau des Impôts territorialement compétent
avant le 31 Octobre.
Si entre le 15 Octobre et le 1er Janvier de l’année d’imposition des changements interviennent dans les
conditions de la location, les propriétaires sont tenus de souscrire une déclaration rectificative avant le début de
l’année d’imposition.
Art. 10. 02. 09. - Dans tous les cas, si besoin est, les agents de l’Administration fiscal, ou, des agents
mandatés par l’Administration fiscale, peuvent procéder à des recensements ou vérifications sur place, des
matières imposables.
CHAPITRE VI
Pénalités
Art. 10. 02. 10. - Le retard dans le dépôt de la déclaration prévue à l’article 10. 02. 08 ci-dessus est passible
d’une amende de 10 p.100 de l’impôt dû pour le premier mois de retard et de 5 p.100 pour chacun des mois
suivants, sans pouvoir excéder 300 p.100.
Le défaut ou l’inexactitude de ladite déclaration sera puni d’une amende pouvant aller de 50p.100 de l’Impôt
éludé sans pouvoir être inférieure à 50 000 FMG.
L’amende est portée à 300 p.100 en cas de récidive.
CHAPITRE VII
Dispositions diverses
Art. 10. 02. 11. - En cas de perte totale ou partielle des plantations ou des récoltes due à des
circonstances indépendantes de la volonté du contribuable, tels que cyclone, inondation, invasion acridienne ,
incendie, éboulement, etc..., celui- ci peut demander décharge ou réduction de l’impôt frappant les terrains
cultivés en cause.
La réclamation produite dans les formes prévues par les articles 20. 02. 01 et suivants du présent Code doit
être adressée au service chargé de l’assiette des Impôts dans les trois mois qui suivent l’événement qui l’a
motivée. Le dégrèvement accordé est proportionnel à la perte de revenu brut constaté au cours de l’année
d’imposition.
Dans le cas d’une calamité qui atteint la totalité ou la majorité des terrains d’une Commune, le Maire de la
commune concernée peut formuler une demande collective de décharge ou réduction de l’impôt pour le compte
de l’ensemble des contribuables de son territoire. Une décision de dégrèvement collectif de tout ou partie de
l’impôt établi peut alors être prise dans les formes prévues par le présent Code.
TITRE III
Impôt foncier sur la propriété bâtie (IFPB)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 10. 03. 01. - L’impôt foncier sur la propriété bâtie est un impôt annuel établi en raison des faits existant
au 1er janvier de l’année d’imposition et perçu au profit des Communes.
CHAPITRE II
Champ d’application
SECTION PREMIERE
Propriétés imposables
Art. 10. 03. 02. - Sous réserve des exemptions prévues à l’article 10. 03. 03 ci-après, sont imposables au nom du
propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition ou de l’usufruitier dont le nom doit figurer sur le rôle à la suite
de celui du nu-propriétaire en cas d’usufruit ou à défaut, du propriétaire apparent.
1° toutes les constructions quelle que soit la nature des matériaux utilisés. En cas d’achèvements successifs des
diverses parties d’un immeuble, chaque partie est imposable isolément dès qu’elle est achevée.
Est considéré comme achevé l’immeuble ou partie d’immeuble habitable ou habité en fait ;
2° les terrains employés à usage industriel ou commercial tels que chantiers, lieu de dépôt de marchandises,
matières ou produits, et autres emplacements de même nature, soit que les propriétaires les occupent soit qu’ils
les fassent occuper par d’autres personnes à titre gratuit ou onéreux ;
3° l’outillage des établissements industriels fixé à perpétuelle demeure dans les conditions indiquées au
paragraphe 1er de l’article 525 du Code civil ou reposant sur des fondations spéciales faisant corps avec
l’immeuble ainsi que toutes installations commerciales assimilées à des constructions.
SECTION II
Propriétés exonérés
Art 10. 03. 03. - Sont exonérés de manière permanente de l’impôt foncier sur la propriété bâtie :
1° Tous les immeubles appartenant à l’Etat, aux Collectivités décentralisées ou aux autres établissements
publics qui sont affectés à un service public ou d’intérêt général et sont improductifs de revenus.
2° Les immeubles ou partie d’immeubles gratuitement et exclusivement affectés :
- à des oeuvres gratuites à caractère social et médical,
- à l’enseignement,
- à l’exercice du culte.
Art. 10. 03. 04. - Sous réserve des dispositions de l’article 10. 03. 05, les constructions nouvelles, les
reconstructions, les additions de constructions, sont exonérées pendant cinq ans à compter de l’année
d’achèvement.
L’exonération est personnelle, elle est caduque dès que l’immeuble change de propriétaire; toutefois les
héritiers continuent à bénéficier de l’exonération accordée au de cujus jusqu’à l’expiration du délai de cinq ans
compté à partir de la date d’achèvement de l’immeuble.
Art. 10. 03. 05. - Pour bénéficier de l’exonération prévue à l’article 10. 03. 04 ci-dessus, le propriétaire doit
adresser au bureau des Impôts territorialement compétent le permis d’habiter ou d’occuper, ou un duplicata pour
l’immeuble ou partie d’immeuble dont il demande l’exonération.
Dans les agglomérations où cette formalité d’occupation n’est pas exigée, le propriétaire doit produire une
attestation du Maire de la Commune où est implanté l’immeuble, suivant laquelle la construction en cause est
bien achevée.
Dans tous les cas, l’exonération est accordée à partir de l’année suivant celle au cours de laquelle le permis
d’habiter ou l’attestation a été produit, et se termine à la fin de la cinquième année suivant celle de l’achèvement.
Toutefois, lorsque la construction a été achevée au cours du dernier trimestre civil, l’exonération est accordée
dès l’année suivante si le permis d’habiter ou l’attestation est produit avant le 1 avril de ladite année.
CHAPITRE III
Base taxable
Art 10. 03. 06. - La base taxable est constituée par la valeur locative des immeubles imposables.
Cette valeur locative est égale :
1° Au montant des loyers déclarés ramenés à l’année, laquelle ne doit pas être inférieure à celle obtenue par
application des critères d’évaluation consignés au procès-verbal de la commission prévue à l’article 10. 03. 08.
2° 30 p.100 de la valeur locative obtenue par application des critères d’évaluation consignés au procès-verbal
de la commission prévue à l’article 10. 03. 08 ci-dessous, pour l’ immeuble occupé par le propriétaire lui-même, à
titre de résidence principale.
CHAPITRE IV
Lieu d’imposition
Art. 10. 03. 07. - L’impôt foncier sur la propriété bâtie doit être assis dans la Commune où est situé
l’immeuble.
CHAPITRE V
Régime d’imposition
Art. 10. 03. 08. - Les évaluations devant servir de base à l’impôt foncier sur la propriété bâtie sont établies par
l’Administration fiscale après avis de la commission Municipale composée comme suit :
Président :
Le Maire ou son Adjoint
Membres :
Le Sous-préfet ou son Adjoint
- Les représentants de la population à raison de deux personnes par tranche de 50 000 habitants désignés
pour moitié par le Maire et pour moitié par le sous-préfet.
Deux techniciens du service de la voirie ou des Travaux publics.
Le représentant de l’Administration fiscale qui est secrétaire de la commission.
Les décisions de la commission seront valables si elles ont été prises en présence d’au moins 50p.100 des
membres de la commission. Les propriétaires doivent être informés en temps utile si la commission estime
nécessaire une vérification sur place.
La commission peut également demander l’avis des techniciens de la voirie, des travaux publics ou de tout
autre service compétent pour déterminer la valeur locative.
La commission se réunit sur la convocation de son Président au lieu désigné par ce dernier.
Cette réunion doit se tenir dans les trente jours de la réception du projet d’évaluation présenté par le service
chargé de l’assiette des impôts.
Dans le cas où la commission n’approuve pas le projet, elle le renvoie avec ses observations au service de
l’assiette dans les quinze jours qui suivent la réunion.
Le service de l’assiette dispose d’un délai de trente jours à compter de la réception du dossier pour présenter
un nouveau projet ou fournir de nouveaux éléments tendant au maintien du projet initial.
La commission dispose d’un délai de quinze jours à compter de la réception du dossier pour présenter ses
observations. Après ce délai, le service établit l’évaluation définitive avec ou sans les observations de la
commission.
Art 10. 03. 09. - Les évaluations servant de base à l’Impôt Foncier sur la Propriété Bâtie (IFPB) peuvent être
révisées, chaque année, sur proposition de la Collectivité intéressée.
En l’absence de révision, une majoration de 5 p . 100 de la base sera appliquée pour une nouvelle période de
trois ans. Si toutefois la révision est effectuée dans le courant de cette période, la valeur qui en résulte sera
immédiatement applicable.
CHAPITRE VI
Calcul de la taxe
Art. 10. 03. 10. - La taxe est calculée par application d’un taux proportionnel à la valeur locative fixée par les
dispositions de l’article 10.03.06. Le taux est voté par le Conseil Municipal ou Communal dans la limite des taux
maxima et minima fixés ci-après : 5 p 100 et 2 p 100
Toutefois, l’Impôt dû ne doit pas être inférieur à 5000 FMG par immeuble.
CHAPITRE VII
Obligations des contribuables
Art. 10. 03. 11. - Les propriétaires d’immeubles imposables doivent adresser au bureau des Impôts
territorialement compétent, avant le 15 octobre de chaque année, une déclaration écrite sur un imprimé fourni par
l’Administration, indiquant entre autres :
1° Les nom et prénoms des locataires, la consistance des locaux loués nus d’une part, celle des locaux loués
meublés d’autre part, et le montant du loyer ;
2° La consistance des locaux occupés par le déclarant;
3° Les nom et prénoms des occupants à titre gratuit et la consistance des locaux qu’ils occupent ;
4° La consistance des locaux vacants.
Toutefois, dans les localités autres que les Chefs-lieux des Communes, les déclarations visées ci-dessus
peuvent être remplacées par une simple déclaration verbale qui sera consignée sur un registre réservé à cet effet,
tenu en deux exemplaires par le Maire de chaque Commune ou son représentant, lequel doit transmettre le double
au bureau des Impôts territorialement compétent avant le 31 octobre.
Si entre le 15 octobre et 1er janvier de l’année d’imposition, des changements interviennent dans les
conditions de la location, les propriétaires sont tenus de souscrire une déclaration rectificative avant le début de
l’année d’imposition.
Art. 10. 03. 12. - Tout acte de transfert de propriété présenté au service des Impôts doit être accompagné
d’un certificat de situation juridique.
Art. 10. 03. 13. - Dans tous les cas, si besoin est, les agents de l’Administration fiscale ou les agents
mandatés par l’Administration fiscale peuvent procéder à des recensements ou vérifications sur place des
matières imposables.
CHAPITRE VIII
Pénalités
Art. 10. 03. 14. - Le retard dans le dépôt de la déclaration prévue à l’article 10. 03. 11 ci-dessus est passible
d’une amende de 10p.100 de l’impôt dû pour le premier mois de retard et de 5p.100 pour chacun des mois
suivants sans pouvoir excéder 300p.100.
Le défaut ou l’inexactitude de ladite déclaration sera puni d’une amende de 50p.100 de l’impôt éludé sans
pouvoir être inférieure à 50 000 FMG. L’amende est portée à 300p.100 en cas de récidive.
Les infractions ci-dessus sont constatées, poursuivies et réprimées conformément aux dispositions des
articles 20.02.45 et suivants du présent Code.
Tout refus d’accès prévu à l’article 10. 03. 13 ci-dessus sera puni d’une amende de 100.000 Fmg.
TITRE IV
Taxe annexe a l’impôt foncier sur la propriété bâtie (TAFB)
CHAPITRE PREMIER
Principe
Art. 10. 04. 01. - Les Communes peuvent voter, chaque année, l’application d’une Taxe Annexe à l’Impôt
Foncier sur la Propriété Bâtie (TAFB) établie sur les immeubles existant au 1er janvier de l’année d’imposition.
CHAPITRE II
Champ d’application
PROPRIETES TAXABLES
Art. 10. 04. 02. - Sont taxables au nom des propriétaires ou usufruitiers, et à défaut, des occupants effectifs:
- les immeubles assujettis à l’impôt foncier sur la propriété bâtie ou productifs de revenus ;
- les immeubles jouissant d’une exemption temporaire ainsi que ceux bénéficiant d’une exemption permanente
de l’impôt foncier sur la propriété bâtie et qui sont affectés à usage d’habitation.
CHAPITRE III
Base taxable
Art. 10. 04. 03. - La base taxable est constituée par la valeur locative déterminée comme celle devant servir
pour le calcul de l’impôt foncier sur la propriété bâtie.
CHAPITRE IV
Lieu d’imposition
Art. 10. 04. 04. - La taxe annexe doit être assise dans la Commune où est situé l’immeuble en cause.
CHAPITRE V
Calcul de la taxe
Art. 10. 04. 05. - Le Conseil Municipal peut voter un taux dans la limite des taux minima et maxima fixés ci-
après : 2p.100 à 5p.100 appliqué sur la valeur locative fixée conformément aux dispositions de l’article 10. 03. 06 du
présent Code.
Cette taxe n’est pas cumulable avec la Redevance sur les ordures ménagères (ROM) instituée par la loi n° 95-
035 du 3 Octobre 1995.
CHAPITRE VI
Obligations des contribuables
Art. 10. 04. 06. - Les propriétaires d’immeubles taxables à la taxe annexe à l’impôt foncier sur la propriété bâtie
(TAFB) mais bénéficiant de l’exonération prévue aux articles 10. 03. 03 et 10. 03. 04 du présent Code doivent
souscrire la déclaration prévue à l’article 10. 03. 11.
CHAPITRE VII
Pénalités
Art. 10. 04. 07. - Les pénalités prévues à l’article 10-03-14 du présent Code sont applicables mutatis mutandis
en matière de taxe annexe à l’impôt foncier sur la propriété bâtie.
TITRE V
Taxe additionnelle aux droits d’enregistrement
Art. 10. 05. 01. - Est perçue, au profit du budget des Communes, une taxe additionnelle aux droits
d’enregistrement exigibles sur les mutations à titre onéreux ;
1° D’immeubles et de droits immobiliers situés sur leur territoire ;
2° De fonds de commerce ou de clientèle établis sur leur territoire et de marchandises neuves dépendant de
ces fonds ;
3° De meubles corporels vendus aux enchères publiques dans les Communes.
Art. 10. 05. 02. - La perception de la taxe additionnelle dont le taux est fixé à 2p.100 est confiée au service des
impôts territorialement compétent ou à l’officier public chargé de l’authentification des actes et contrats dans les
localités dépourvues de bureau des Impôts.
Art. 10. 05. 03. - La taxe additionnelle est soumise aux règles qui régissent l’exigibilité, la restitution et le
recouvrement des droits d’enregistrement auxquels elle s’ajoute.
TITRE VI
Impot de licence sur les alcools et
les produits alcooliques
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
Art. 10. 06. 01. - La vente des alcools et des produits alcooliques est soumise à un impôt de licence de vente
dont le taux est fixé au tableau des taux annuels des impôts de licence annexé au présent titre.
Art. 10. 06. 02. - Les alcools et les produits alcooliques sont, en vue de la réglementation de leur fabrication
et de leur vente, répartis en deux groupes :
- Premier groupe : boissons distillées, eaux-de-vie, liqueurs, etc..., ainsi que les vins de liqueur, les vermouths
et les apéritifs à base de vin ;
- Deuxième groupe : boissons fermentées à l’exclusion des vins de liqueur, des vermouths et des apéritifs à
base de vin.
Art. 10. 06. 03. - La fabrication des alcools et produits alcooliques est soumise au régime des produits sous-
contrôles administratifs prévu par le présent code.
Art. 10. 06. 04. - La vente des boissons alcooliques qui peut être autorisée soit à titre permanent soit à titre
occasionnel ( licence foraine ) est régie par les dispositions du présent titre.
Art. 10. 06. 05. - La vente d’alcools ou de produits alcooliques est faite en gros lorsqu’elle porte sur des
quantités égales ou supérieures à douze litres ou douze bouteilles d’une même boisson, par opération de vente.
Toute vente desdits produits par quantités inférieures à douze litres ou douze bouteilles constitue une vente au
détail.
Art. 10. 06. 06. - Par dérogation aux dispositions de l’article 10. 06. 01 ci-dessus, sont exonérés de l’impôt de
licence de vente
1° Les distillateurs, pour les ventes en gros d’alcools provenant exclusivement de leur fabrication au lieu de
fabrication, dans les entrepôts fictifs et les dépôts du service des Impôts ouverts à leur nom ;
2° Les fabricants des boissons du deuxième groupe, lorsqu’ils se bornent à vendre les produits de leur
fabrication en gros au lieu de production ou dans les entrepôts fictifs ou en gros et au détail dans les dépôts
ouverts à leur nom dans les conditions fixées par les articles 10-06-52 et suivants du présent titre.
3° Les cantines, foyers et cercles attachés à l’armée qui vendent des boissons des premier et deuxième
groupes et ne reçoivent que les militaires ;
4° Les mess d’officiers et sous-officiers, à la double condition qu’ils soient établis dans l’enceinte des camps
ou casernes et que leur entrée soit interdite aux civils et notamment aux familles des militaires ;
5° Les restaurants universitaires ;
6° Les buvettes de l’Assemblée nationale ;
7° Les pharmaciens diplômés et les dépositaires de médicaments, pour les ventes au détail d’alcool nature ;
8° Dans une proportion ne pouvant pas excéder 50p.100, les tenanciers des buffets et buvettes dûment
autorisés dans les stations du réseau ferroviaire et dans les aérogares;
9° Dans la proportion de 50p.100, les cercles et les cantines attachés aux entreprises privées et organismes
publics ou parapublics dont l’accès est exclusivement réservé au personnel de ces établissements ;
10° Les restaurateurs et hôteliers- restaurateurs, dans les proportions et conditions suivantes :
a. A concurrence de 30p.100, pour les établissements de toute localité, selon les efforts réalisés en matière
d’investissement, d’accueil et de propreté ;
b. En outre, à concurrence de 40p.100, pour ceux établis dans les localités ou lieux où il est reconnu que le
mouvement des voyageurs et des touristes est insuffisant pour couvrir leurs frais normaux d’exploitation et
présentant un caractère utilitaire
( relais ou tourisme ). En tout état de cause, les établissements situés dans les zones urbaines de plus de 30
000 habitants ne peuvent bénéficier de cette deuxième tranche de réduction.
Art. 10. 06. 07. - Les réductions prévues à l’alinéa 10° de l’article 10. 06. 06 ci-dessus seront accordées
annuellement par arrêté du président du Comité exécutif du Faritany agissant par délégation du Ministre chargé
de la réglementation fiscale sur demande du restaurateur ou hôtelier- restaurateur intéressé, après avis de la
commission du tourisme du Faritany. La demande doit être déposée avant le 1er mai de l’année au titre de laquelle
la réduction est sollicitée ou dans le mois du commencement de l’exploitation effective de la licence, pour les
nouveaux débitants. Tout retard dans le dépôt de la demande de réduction, quel qu’en soit le motif, entraîne son
irrecevabilité, le cachet de la poste faisant foi, le cas échéant.
A défaut de décision prise avant le 1er juillet de l’année au titre de laquelle la réduction est sollicitée, le taux
de réduction demandée dans les limites légalement fixées est accordé de plein droit au requérant. Toutefois, ce
délai est fixé à trois mois comptés de la date du dépôt de la demande de réduction lorsque le début de
l’exploitation de la licence y ouvrant droit a lieu au cours du quatrième trimestre.
CHAPITRE II
Régime d’imposition
Art. 10. 06. 08. - Les taux annuels des Impôts de licence de vente sont fixés conformément au tableau annexé
au présent titre. Ils varient suivant la catégorie des licences et les chiffres de population des localités rurales et
ceux des zones urbaines d’exploitation. Le chiffre de population à retenir pour l’imposition est celui résultant du
dernier recensement. Toutefois, lorsque le déplacement des limites d’un centre urbain ou les résultats du
dénombrement entraîneront un changement de catégorie de population de la localité intéressée, les modifications
ne porteront effet qu’à partir du 1er janvier qui suivra le recensement ou le déplacement des limites.
Aux taux fixés au tableau susmentionné, il sera appliqué une majoration de 50p.100 pour les établissements de
nuit : night-club, dancing et établissements similaires.
L’impôt de licence de vente est payable par trimestre et d’avance, tout trimestre commencé étant dû en entier.
Art. 10. 06. 09. - Les taux des licences foraines sont fixés par période de douze heures à :
a. 5 000 FMG pour la vente des boissons des premier et deuxième groupes ;
b. 2 000 FMG pour la vente des boissons du deuxième groupe seulement.
Ces droits sont exigibles d’avance.
CHAPITRE III
Affectation du produit des impôts de licence
Art. 10. 06. 10. - Le produit des impôts de licence de vente est mis à la disposition du budget des
Collectivités décentralisées dont dépend la localité d’implantation du débit dans les conditions suivantes :
- 20 p. 100 du montant de l’impôt à la Région ;
- 80 p. 100 du montant de l’impôt à la Commune du lieu d’exploitation .
Art. 10. 06. 11. - Le produit de l’impôt de licence foraine est mis à la disposition du budget de la Commune du
lieu d’exploitation..
CHAPITRE IV
Régime de la vente des alcools et des produits alcooliques
SECTION PREMIERE
Vente d’alcools
Art. 10. 06. 12. - La vente en gros de l’alcool éthylique non dénaturé s’effectue exclusivement à la distillerie, à
l’entrepôt fictif ou au dépôt des Impôts et sur présentation par les utilisateurs d’une autorisation d’achat délivrée
par le service des Impôts.
La vente au détail d’alcool éthylique non dénaturé se fait en pharmacie; elle peut également avoir lieu chez les
dépositaires de médicaments dûment nantis d’une autorisation du président du Comité exécutif du Faritany sous
les réserves suivantes :
1° L’alcool devra leur être fourni exclusivement sous conditionnement et cachet d’un pharmacien diplômé, les
flacons ne devant en aucun cas dépasser la contenance maximum de cent cinquante centimètres cubes ;
2° Les dépositaires devront inscrire sur un registre coté et paraphé par le service des Impôts au fur et à mesure
de leurs opérations, les quantités d’alcool entrées et sorties de leur dépôt.
Art. 10. 06. 13. - Nul ne peut se livrer au commerce des alcools dénaturés s’il n’en a obtenu l’autorisation du
président du Comité exécutif du Faritany. Avis des autorisations délivrées est donné au Directeur Provincial des
Impôts.
L’autorisation de vendre en gros de l’alcool dénaturé ne peut être accordée qu’à des commerçants titulaires
d’une carte professionnelle de grossiste.
L’autorisation de vendre au détail ce produit ne peut être accordée qu’aux épiciers et droguistes à l’exclusion
des commerçants titulaires de licence pour la vente de boissons à consommer sur place.
Dans l’un et l’autre cas, les demandes d’autorisation soumises à l’avis du Président du Comité exécutif du
Fivondronampokontany et du service des Impôts doivent énoncer la nature du commerce déjà exercé par le
demandeur et comporter la désignation des locaux où les alcools dénaturés seront entreposés et vendus. La
détention des alcools dénaturés en dehors des locaux désignés à la requête est rigoureusement interdite.
Art. 10. 06. 14. - Toute vente d’alcool dénaturé ne peut être effectuée que sur présentation d’une
autorisation d’achat délivrée par Directeur Provincial des Impôts pour la vente en gros et par le Maire ou tout
fonctionnaire désigné par ce dernier, pour la vente au détail.
Il est tenu compte pour l’évaluation des quantités nécessaires, de la condition sociale du bénéficiaire ainsi
que du métier ou de la profession qu’il exerce.
L’autorisation d’achat au détail est établie sur un registre à souches. L’ampliation destinée à l’acheteur doit
être remise au débitant au moment de la vente et conservée par ce dernier pour être présentée aux agents
vérificateurs.
Art. 10. 06. 15. - Les agents des Impôts peuvent procéder chez les marchands à des prélèvements
d’échantillons soit d’alcool dénaturé, soit d’autres produits alcooliques, lorsque ces derniers produits sont
présumés renfermer de l’alcool dénaturé.
Art. 10. 06. 16. - Les marchands d’alcool dénaturé sont tenus de supporter dans les conditions déterminées
pour les marchands et débitants de boissons alcooliques les visites et les vérifications des agents des Impôts.
SECTION II
Vente des boissons alcooliques
Art. 10. 06. 17. - Les licences de vente des boissons alcooliques sont réparties en trois catégories :
1° Première catégorie : Licence de vente en gros.
Cette licence comprend trois classes :
a. Licence de première catégorie, première classe, permettant la vente en gros de toutes les boissons
alcooliques ;
b. Licence de première catégorie, deuxième classe, permettant la vente en gros des boissons alcooliques du
deuxième groupe et seulement des boissons alcooliques du premier groupe d’origine locale ;
c. Licence de première catégorie, troisième classe, permettant la vente en gros des boissons alcooliques du
deuxième groupe.
2° Deuxième catégorie : Licence de vente au détail à emporter.
Elle comporte trois classes :
a. Licence de deuxième catégorie, première classe, permettant la vente au détail à emporter de toutes les
boissons alcooliques;
b. Licence de deuxième catégorie, deuxième classe, permettant la vente au détail à emporter des boissons
alcooliques du deuxième groupe et seulement des boissons alcooliques du premier groupe d’origine locale;
c. Licence de deuxième catégorie, troisième classe, permettant la vente au détail à emporter des boissons
alcooliques du deuxième groupe.
3° Troisième catégorie : Licence donnant droit à la vente à consommer sur place et au détail à emporter dans la
limite de trois litres ou trois bouteilles de boissons par opération de vente.
Art. 10. 06. 18. - La catégorie de la licence avec mention en toutes lettres de sa signification, exploitée dans
l’établissement, doit être indiquée de façon apparente, soit par un panonceau visible de l’extérieur, soit par un
écriteau placardé à l’intérieur et présenté en caractères d’au moins cinq centimètres de hauteur.
Art. 10. 06. 19. - Les licences foraines couvrent l’exploitation des buffets et buvettes à l’occasion des fêtes,
foires, bals, kermesses, courses, etc. Elles sont accordées par priorité aux titulaires des licences de troisième
catégorie telles qu’elles sont définies à l’article 10. 06. 17 ci-dessus.
Les tenanciers de ces débits ne peuvent vendre que des boissons alcooliques à consommer sur place.
Art. 10. 06. 20. - Les licences visées à l’article 10. 06. 17 ci-dessus ne peuvent se confondre entre elles, et
l’exercice des licences de catégories différentes entraîne le paiement des droits afférents à chacune d’elles.
Art. 10. 06. 21. - En aucun cas, une licence ne peut couvrir l’exploitation des débits situés dans des
établissements distincts. Par Etablissement distinct, on entend un centre d’affaires généralement caractérisé par
un local distinct et une comptabilité propre, un seul des éléments suffisant.
II- Autorisation
Art. 10. 06. 22. - Aucun débit de boissons alcooliques à emporter ou à consommer sur place ne peut être
ouvert sans autorisation préalable.
- L’autorisation visée ci-dessus est accordée sur demande écrite, par les autorités compétentes prévues à
l’article 10-06. 27 ci-dessous.
Art. 10. 06. 23. - Les licences foraines, sont octroyées par le Maire agissant par délégation du président du
comité exécutif du FARITANY.
Le Maire fixe également l’heure d’ouverture et de fermeture des débits de boissons alcooliques.
Art. 10. 06. 24. - La décision de translation, de transformation, de mutation, de gérance ou changement de
gérance d’une licence déjà existante relève de la compétence du Directeur provincial des Impôts ou du Chef du
Centre fiscal du ressort.
Art. 10. 06. 25. - En cas de changement de la classe au sein d’une même catégorie de licence, le débitant est
tenu d’en faire une déclaration écrite auprès de l’agent des Impôts du ressort. Cette option de classe ne sera
définitive qu’après décision prise par le Directeur Provincial des Impôts ou le Chef de Centre fiscal du ressort.
Art. 10. 06. 26. - En aucun cas, l’autorité concédant l’autorisation n’est tenue de justifier sa décision.
A- Demande
Art. 10. 06. 27. - Toute personne physique ou morale ayant l’intention de vendre à consommer sur place ou à
emporter des boissons alcooliques doit adresser au Directeur Provincial des Impôts ou Chef de Centre fiscal du
ressort une demande indiquant :
1° Les nom, prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile du postulant ;
2° La localité où doit être ouvert l’établissement et son emplacement exact.
3° Si le postulant entend exploiter son établissement ou le confier à un gérant salarié.
Dans ce dernier cas, les nom, prénoms, profession, domicile, date et lieu de naissance du gérant ;
4° Le cas échéant, s’il s’agit d’une société, la raison sociale et le siège de la société.
A la demande doivent être joints :
a. Un extrait du casier judiciaire datant moins de trois mois du requérant ou, le cas échéant, du gérant proposé
à l’agrément de l’Administration;
b. Un plan des locaux qui doivent être affectés au commerce des boissons alcooliques avec indication de la
salle de vente, des magasins, du lieu de dépôt, et engagement de signaler toutes modifications ultérieures;
c. S’il s’agit d’une société, une copie authentique des statuts et des pouvoirs confiés au gérant.
Art. 10. 06. 28. - Toute personne physique ou morale qui sollicite l’octroi d’une licence de troisième catégorie
doit, avant tout commencement de construction ou d’aménagement des locaux où doit être exploitée la licence,
constituer le dossier prévu à l’article 10-06-27 ci-dessus et le compléter par l’indication du montant et de la nature
des travaux qu’il compte entreprendre, des moyens dont il dispose pour en assurer le financement et du
rendement approximatif de l’exploitation.
Art. 10. 06. 29. - Quiconque sollicite l’autorisation d’ouvrir un débit de boissons alcooliques doit justifier sa
qualité de citoyen malagasy.
Des dérogations peuvent être accordées par le président du Comité exécutif du Faritany pour permettre aux
étrangers d’exercer la profession de débitant de boissons alcooliques.
Art. 10. 06. 30. - Ne peuvent exercer la profession de débitant de boissons des premier et deuxième groupes à
emporter ou à consommer sur place, pour leur propre compte ou pour le compte d’autrui, les personnes âgées de
moins de vingt et un ans révolus, sauf celles émancipées par le mariage, les interdits, tout individu condamné
pour quelque cause que ce soit à une peine d’emprisonnement et toute personne condamnée pour infraction
grave à la réglementation fiscale.
C- Exploitations multiples
Art. 10. 06. 31. - Aucune personne physique ne peut, sous réserve des droits acquis, posséder ni exploiter
directement ou indirectement ou par commandite plus d’un débit de troisième catégorie.
Art. 10. 06. 32. - Aucune société ne peut, sous réserve des droits acquis, posséder ni exploiter directement
ou indirectement ou par commandite plus d’un débit de boissons de troisième catégorie à moins qu’il ne s’agisse
d’une chaîne d’établissements d’intérêt touristique, situés dans des localités différentes et gérés par des
employés ou agents de ladite société.
Art. 10. 06. 33. - Le local de tout débit de boissons alcooliques doit ouvrir sur la voie publique et être
facilement accessible aux agents de l’autorité.
Art. 10. 06. 34. - Les locaux abritant des débits de boissons alcooliques à consommer sur place doivent être
construits de sorte que la sécurité du public soit assurée contre les accidents de tous ordres.
Ces locaux doivent être appropriés à leur destination et ne peuvent servir à des usages domestiques.
Art. 10. 06. 35. - Lorsque les licences de première ou deuxième catégorie et les licences de troisième catégorie
seront exploitées dans un même établissement, les débits ne pourront être installés que dans les locaux distincts
sans communications intérieures.
Art. 10. 06. 36. - Le nombre de débits de boissons alcooliques susceptibles d’être ouverts dans une localité
déterminée sera fixé par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale qui peut déléguer son pouvoir
au Directeur général des Impôts, compte tenu de la catégorie de la licence et de l’importance du chiffre de
population de ladite localité.
- Aucun débit de boissons alcooliques ne pourra être autorisé lorsque le contingent ainsi fixé est atteint.
- Toutefois, il peut ne pas être tenu compte de cette limitation pour l’octroi de licences de troisième catégorie
dans les centres ou étapes touristiques.
- De même, la limitation ci-dessus ne concerne pas, en raison de leur caractère temporaire, les débits forains
établis à l’occasion des foires, fêtes, kermesses, bals, courses, etc...
F- Zones protégées
Art. 10. 06. 37. - Sous réserve des droits acquis, aucun débit de boissons alcooliques à consommer sur place,
à usage de bar et au détail ne peut être établi dans un rayon inférieur à cent cinquante mètres :
- autour des édifices consacrés à un culte quelconque, des cimetières, des hospices, de tout établissement
d’enseignement public ou privé, des hôpitaux, postes médicaux, sanatoria et préventoria, des organismes publics
créés en vue du développement physique de la jeunesse et de la protection de la santé publique, des
établissements pénitentiaires, des casernes, arsenaux et de tous bâtiments occupés par les armées de terre, de
mer et de l’air, par des forces de police ainsi que le personnel des services publics ;
- autour d’un autre débit de même nature déjà existant.
Cette distance est mesurée de porte à porte par la voie publique la plus courte.
Art. 10. 06. 38. - A titre exceptionnel, il peut être dérogé aux dispositions de l’article 10-06-37 ci-dessus pour
des motifs d’ordre essentiellement touristique.
Art. 10. 06. 39. - Les dispositions relatives aux zones protégées ne sont pas applicables aux débits forains.
Art. 10. 06. 40. - Tout dossier de demande d’octroi de licence constitué dans les conditions fixées aux articles
10. 06. 27 et 10. 06. 28 doit être remis au Directeur Provincial des Impôts ou du Centre fiscal du ressort qui le
communique, pour avis, au Président du Comité exécutif du Fivondronam-pokontany du ressort.
- Pour les licences de troisième catégorie, l’avis du Directeur du tourisme doit être requis. Cette autorité
formule son avis sur l’opportunité de l’ouverture de l’établissement, sur les aménagements et travaux projetés.
Art. 10. 06. 41. - La licence est personnelle. Le titulaire d’une licence doit exploiter lui-même et pour son
compte son établissement à moins qu’il n’en confie la gérance à un employé salarié agréé par l’Administration
selon les règles fixées à l’article 10-06-24 ci-dessus.
La gérance- location ou gérance libre n’est pas autorisée; dans le cas où l’établissement où est exploitée la
licence est cédé en location ou en sous-location, le locataire doit obtenir la mutation en son nom de la licence.
Art. 10. 06. 42. - Le représentant légal d’une succession peut continuer, pour le compte de cette dernière,
l’exploitation de la licence jusqu’à la liquidation des stocks de boissons existant au moment de l’ouverture de la
succession.
En cas de faillite ou de règlement judiciaire, le syndic ou l’administrateur peut continuer l’exploitation de la
licence jusqu’à la clôture des opérations.
Art. 10. 06. 43. - Sauf le cas de force majeure, un délai de trois mois à compter de la notification de
l’autorisation de vente est donné aux intéressés pour commencer l’exploitation de la licence accordée. Ce délai
est porté à un an pour les licences de troisième catégorie. Passé ces délais, la licence est annulée de plein droit.
En outre, est considéré comme définitivement fermé et ne pouvant être rouvert, sans une nouvelle
autorisation administrative, tout débit de boissons alcooliques qui aura cessé son exploitation depuis six mois au
moins, sauf dans le cas de réparation des locaux, de transformation ou d’agrandissement ou dans les cas de force
majeure.
Art. 10. 06. 44. - L’autorisation de vente peut, à toute époque, être suspendue ou retirée par décision de
l’autorité compétente prévue à l’article 10-06-27 ci-dessus, pour défaut de paiement des impôts de licence de
vente ou pour infractions graves à la réglementation fiscale ou sur rapport du Directeur du tourisme en cas non-
respect des règles prescrites par les lois et règlements en vigueur.
Art. 10. 06. 45. - Quel qu’en soit le motif, la fermeture provisoire ordonnée par décision administrative ne
dispense par le débitant de l’acquittement des impôts de licence de vente.
Le non-paiement de l’intégralité des droits majorés du montant de l’intérêts de retard y afférent, dans un délai
de un an à compter de la date de la décision prononçant la fermeture provisoire, entraîne la caducité de la licence.
Art. 10. 06. 46. - Le retrait de l’autorisation de vente des alcools et produits alcooliques ne donne lieu ni à
remise ni à remboursement des impôts de licence.
VII- Interdictions
Art. 10. 06. 47. - Il est interdit sous peine des sanctions prévues par les articles 10-06-83 et 10-06-84 ci-
dessous :
a. Aux titulaires de licences autres que celles donnant droit à consommer sur place, de placer dans les locaux
où ils exercent leur commerce et leurs dépendances, des tables, chaises, verres et autres meubles ou ustensiles
pouvant donner lieu à présomption de vente à consommer sur place ;
b. Aux titulaires d’une licence de boissons du deuxième groupe de détenir dans les locaux destinés à la vente,
des boissons du premier groupe ;
c. A toute personne non titulaire d’une licence de troisième catégorie exploitant un restaurant ou une gargote,
de détenir ou de laisser consommer dans son établissement, des boissons alcooliques.
Art. 10. 06. 48. - Sont interdits et tombent sous le coup de l’article 10. 06. 83 du présent titre, la remise même
accidentelle des boissons des premier et deuxième groupes en échange de marchandises, le paiement même à titre
accessoire par le patron ou son employé, de ses ouvriers quelconques, à l’aide desdites boissons et la cession,
même au prix de revient de ces mêmes boissons par le patron à son personnel. indépendamment des poursuites
encourues, les contrevenants seront assimilés, suivant le cas, aux titulaires de licence vendant à consommer sur
place ou à emporter et astreints à payer les droits fraudés de licence et pénalités prévues à l’article 10. 06. 84
Art. 10. 06. 49. - Sont interdits dans les débits de boissons alcooliques à consommer sur place, les loteries,
tombolas, jeux de hasard et, d’une manière générale, toute manifestation de nature à troubler l’ordre et le repos
publics.
Art. 10. 06. 50. - La vente en ambulance des boissons alcooliques est interdite.
SECTION III
Des dépôts de vente des boissons alcooliques du deuxième groupe
Art. 10. 06. 51. - Les fabricants des boissons alcooliques du deuxième groupe autres que la bière peuvent
vendre en gros ou au détail, en exemption du paiement de l’impôt de licence de vente, les produits de leur
fabrication exclusivement dans des dépôts ouverts à leur nom et sous leur entière responsabilité dans les
conditions déterminées ci-après.
Art. 10. 06. 52. - L’autorisation d’ouverture de dépôts de vente est accordée sur demande expresse du
fabricant, par décision du Maire soumise à l’approbation du président du Faritany.
En ce qui concerne le nombre de dépôts de vente ouverts au nom d’un même fabricant compte tenu de
l’importance de la fabrication, il sera déterminé par décision du Directeur général des impôts. Il doit être révisé
chaque année ou par campagne.
Art. 10. 06. 53. - Aucun dépôt de vente ne peut être ouvert dans l’enceinte même de la fabrique.
CHAPITRE V
Obligations des assujettis
SECTION PREMIERE
Tenue des registres
Art. 10. 06. 54. - Tout débitant titulaire d’une licence doit tenir un registre ( modèle annexe 32 ) des entrées et
sorties d’alcools ou produits alcooliques destinés à la vente.
Art. 10. 06. 55. - Ce registre doit être régulièrement servi sans blancs ni ratures. Il doit en outre être coté et
paraphé par le Chef du Centre fiscal du ressort avant usage.
Les ratures, surcharges et grattages doivent être approuvés.
Art. 10. 06. 56. - Des recensements de produits et matières peuvent être effectués à des époques
indéterminées par le service des Impôts.
Les excédents injustifiés peuvent être saisis et donner lieu à un procès-verbal.
Les manquants, sauf cas de fraude dûment constaté, sont portés en sortie pour la balance du compte.
Art. 10. 06. 57. - Les marchands d’alcool dénaturé sont assujettis à la tenue d’un registre d’entrées et de
sorties où ils doivent inscrire leurs réceptions et leurs ventes en précisant les nom et domicile de l’acheteur, le
numéro et la date de l’autorisation d’achat ainsi que la quantité d’alcool dénaturé vendu.
Art. 10. 06. 58. - Les débitants doivent délivrer des laissez-passer détachés d’un registre à souches tenu par
eux pour toute expédition de boissons alcooliques dont la quantité dépasserait les limites fixées à l’article 10.06.17
du présent Code ou lorsque la cession desdits produits serait faite à la destination d’autres débitants.
Art. 10. 06. 59. - Nonobstant les dispositions de l’article 10. 06. 58 ci-dessus, les débitants de boissons
peuvent être autorisés par le Directeur Provincial des Impôts à utiliser les factures qui, revêtues du numéro et de
la date de l’autorisation, tiennent lieu de titre de mouvement.
Art. 10. 06. 60. - Le registre d’entrées et de sorties d’alcool ou de produits alcooliques ainsi que le registre
des laissez-passer doivent être mis sur place à la disposition des agents des Impôts. En cas de procès-verbal, ils
peuvent être saisis aux fins de preuve.
SECTION II
Visites et contrôles
Art. 10. 06. 61. - Les débitants et marchands d’alcools ou de produits alcooliques doivent se soumettre aux
visites et contrôles que les agents des Impôts peuvent effectuer toutes les fois qu’ils le jugent nécessaire dans
les entrepôts, dépôts ou débits et leurs dépendances.
Ces assujettis doivent déclarer les quantités et les degrés des alcools et produits alcooliques qu’ils
détiennent
Art. 10. 06. 62. - Chaque fois qu’il est dressé un procès-verbal pouvant donner lieu à des contestations sur
l’espèce, la nature et le degré alcoolique des alcools ou produits alcooliques, les agents des Impôts ont la faculté
de procéder contradictoirement au prélèvement de trois échantillons des produits litigieux dont le premier est
conservé pour les cas de contestation judiciaire, le deuxième destiné à être soumis à l’analyse du laboratoire
officiel de chimie et le troisième remis à la partie intéressée, si elle le demande.
Ces échantillons sont revêtus du cachet de l’agent des Impôts et l’empreinte à la cire de ce cachet est ensuite
relevée en marge du procès-verbal . Le contrevenant doit être sommé d’y apposer le sein; en cas de refus de
celui-ci, mention en est faite à cet acte.
Les mesures prescrites ci-dessus sont applicables en cas de litige aux alcools ou produits alcooliques
rencontrés en cours de transport.
SECTION III
Paiement des impôts de licence
Art. 10. 06. 63. - Les débitants de boissons alcooliques doivent acquitter directement à la caisse du receveur
du Centre fiscal des impôts du ressort, l’impôt de licence de vente dans les délais ci-après :
- Dans les vingt premiers jours de chaque trimestre, pour les licences de vente existantes ;
- Dans les vingt premiers jours de l’exploitation, pour les nouvelles licences de vente.
Art. 10. 06. 64. - L’impôt de licence foraine doit être payé avant l’exploitation du commerce.
Art. 10. 06. 65. - Les assujettis visés aux articles 10-06-63 ci-dessus doivent demander au receveur du Centre
fiscal des Impôts du ressort un certificat justifiant la régularité de leur situation au regard des impôts de licence.
Ce certificat ne leur est délivré que sur production des quittances constatant le paiement intégral des impôts
afférents aux trimestres échus.
Art. 10. 06. 66. - Toute facturation d’alcool ou de produits alcooliques entre assujettis aux impôts de licence
doit faire apparaître nettement les références du certificat visé à l’article 10. 06. 65 ci-dessus.
SECTION IV
Modification de l’agencement des débits
de boissons alcooliques
Art. 10. 06. 67. - Tout projet de modification touchant à l’agencement d’un débit de boissons alcooliques doit
faire l’objet d’une déclaration écrite dûment appuyée d’un nouveau plan des locaux.
Pour les débits de boissons alcooliques à consommer sur place, la Direction du Tourisme peut, sur le vu du
plan, prescrire des travaux d’aménagement qu’elle juge nécessaire d’apporter sur les locaux.
Le débitant doit les exécuter sauf faculté pour lui de renoncer expressément à son projet de modification.
SECTION V
Manipulations des boissons alcooliques
Art. 10. 06. 68. - A l’exception des alcools et produits alcooliques reçus en bouteilles et cruchons marqués,
bouchés et capsulés par les fabricants, les alcools et produits alcooliques de toutes sortes introduits au débit
peuvent donner lieu par les soins des débitants grossistes, embouteilleurs, à des coupages et mélanges, sous
réserve d’effectuer au registre des entrées et sorties des déclarations écrites de ces opérations.
Art. 10. 06. 69. - Les débitants et marchands des boissons doivent apposer d’une manière apparente, sur les
récipients, emballages, casiers ou fûts une inscription indiquant la dénomination sous laquelle sont mis en vente
ou détenus en vue de la vente, les alcools et produits alcooliques et, pour les eaux-de-vie et les esprits de toutes
sortes, l’indication du degré alcoolique.
Art. 10. 06. 70. - A l’exception des fabricants et débitants récoltants, il est interdit à tout débitant de se livrer à
la vente en vrac des alcools et produits alcooliques ayant une richesse alcoolique de 51 degrés et plus.
SECTION VI
Cessation d’activité
Art. 10. 06. 71. - Tout entrepositaire ou dépositaire d’alcools ou de produits alcooliques qui cesse son
activité est tenu de se soumettre aux obligations prévues à l’article 05. 04. 08 du présent Code.
- En cas de cessation d’activité, le débitant des boissons alcooliques doit aviser par écrit l’agent des Impôts
du ressort. Si aucune déclaration écrite de cesser n’a été souscrite, dans l’année de cessation, l’impôt de licence
reste dû pour l’année entière.
Art. 10. 06. 72. - La suspension temporaire d’activité, pour le cas de force majeure, entraîne l’exemption de
l’impôt de licence de vente correspondant à la période de fermeture, sans qu’il n’y ait lieu à remboursement des
droits déjà payés.
CHAPITRE VI
Publicité
Art. 10. 06. 73. - La publicité en faveur des boissons du deuxième groupe est libre sous réserve que ces
produits ne soient pas présentés comme ayant une influence favorable sur la santé et la longévité.
Art. 10. 06.74. - La publicité, sous quelque forme qu’elle se présente, en faveur des boissons alcooliques du
premier groupe, est interdite.
Demeurent toutefois autorisés sous la même réserve que celle prévue pour les boissons du deuxième groupe :
1° L’envoi aux détaillants et débitants de boissons alcooliques par les importateurs, fabricants et
entrepositaires de circulaires commerciales indiquant les caractéristiques des produits qu’ils vendent et les
conditions de leur vente;
2° La distribution aux détaillants et débitants de boissons alcooliques par les importateurs, fabricants et
entrepositaires d’articles publicitaires en faveur des boissons alcooliques;
3° L’affichage, à l’intérieur des débits de boissons et autres lieux de consommation ou de vente à emporter,
des noms des boissons autorisées avec leur composition, le nom et l’adresse du fabricant et leur prix à l’exclusion
de toute qualification et notamment de celles qui tendraient à les présenter comme possédant une valeur
hygiénique et médicale;
4° La circulation de journaux et périodiques régulièrement autorisés et contenant des annonces en faveur des
boissons alcooliques;
5° La publicité relative aux vins de quinquina, aux vins de liqueur et aux vermouths à base de vin titrant moins
de 23 degrés lorsqu’elle indique exclusivement la dénomination et la composition du produit, le nom et l’adresse
du fabricant, des agents et dépositaires.
Le conditionnement de ces boissons ne pourra être reproduit que s’il comporte exclusivement la
dénomination et la composition du produit, le nom et l’adresse du fabricant, des agents et dépositaires.
CHAPITRE VII
Prohibitions
Art. 10. 06. 75. - Sont interdites sur tout le territoire la détention, la circulation, la mise en vente ou l’offre à
titre gratuit et la consommation :
1° Des vins ayant fait l’objet d’une addition d’alcool.
Toutefois, ne sont pas frappés par cette interdiction les vins loyaux et marchands et titrant naturellement
moins de 12 degrés, lorsqu’ils font l’objet d’une addition d’alcool, provoquant un enrichissement desdits vins,
inférieur à 1, 5 degré sans que leur titre dépasse 12 degrés, à condition que l’addition d’alcool ait été effectuée
avec des esprits ou des eaux-de-vie provenant de la distillation exclusive du vin et d’un titre marchand supérieur
à 45 degrés ;
2° De l’absinthe et des liqueurs similaires.
Doivent être considérés comme liqueurs similaires tous les spiritueux dont la saveur et l’odeur dominantes
sont celles de l’anis et qui donnent par addition de quatre volumes d’eau distillée à 15 degrés, un trouble qui ne
disparaît pas complètement par une nouvelle addition de trois volumes d’eau distillée à 15 degrés.
Doivent être également considérés comme liqueurs similaires les spiritueux anisés ne donnant pas de trouble
par addition d’eau dans les conditions ci-dessus fixées mais renfermant une essence cétonique et notamment
l’une des essences suivantes : grande absinthe, tanaisie, carvi, ainsi que les spiritueux anisés présentant une
richesse alcoolique supérieure à 40 degrés.
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, ne sont pas considérés comme liqueurs similaires d’absinthe,
les liqueurs anisées d’une richesse alcoolique comprise entre 41 et 45 degrés donnant un trouble qui disparaît
complètement par une nouvelle addition de seize volumes d’eau distillée à 15 degrés et qui remplissent les
conditions suivantes :
- être obtenues par l’emploi d’alcools renfermant au plus vingt-cinq grammes d’impuretés par hectolitre ;
- être préparées sous le contrôle des agents de l’administration des Impôts ;
- être livrées par le fabricant en bouteilles capsulées d’une capacité maximum d’un litre et recouvertes d’une
étiquette portant le nom et l’adresse dudit fabricant ;
3° Des boissons dites « apéritives » à base de vin ainsi que des boissons dites « digestives » qui comportent
une teneur totale en essence supérieure à un demi gramme par litre ou contenant des essences ou produits
prohibés ;
4° De toutes les boissons dites «apéritives » à base d’alcool à l’exception des boissons anisées d’une
richesse alcoolique comprise entre 41 et 45 degrés, qui donnent par addition de quatorze volumes d’eau distillée à
15 degrés un trouble qui disparaît complètement par une nouvelle addition de seize volumes d’eau distillée à 15
degrés, obtenues par l’emploi d’alcool renfermant au plus vingt-cinq grammes d’impuretés par hectolitre,
préparées sous le contrôle d’agents de l’Administration et livrées par le fabricant en bouteilles capsulées d’une
capacité maximum d’un litre et recouvertes d’une étiquette qui porte le nom et l’adresse dudit fabricant.
CHAPITRE VIII
Pénalités
Art. 10. 06. 76. - A défaut de paiement dans les délais prescrits par l’article 10-06-63 ci-dessus, une pénalité
de retard de 5p.100 par mois de retard sans toutefois excéder 100p.100 est appliquée à tout versement des impôts
de licence, tout mois commencé étant dû en entier.
Toutefois, les dispositions du présent article ne s’appliquent pas à l’impôt de licence foraine en raison de son
caractère temporaire.
Art. 10. 06. 77. - Sera punie d’une amende de 5 000 FMG par litre de boisson détenue ou vendue avec un
minimum de 50 000 FMG et obligatoirement d’un emprisonnement de un à deux ans, la détention ou la vente de
boissons alcooliques du premier groupe d’origine frauduleuse, indépendamment de la confiscation par jugement
du tribunal des produits et marchandises saisis ainsi que des récipients les contenant.
Art. 10. 06. 78. - Sera punie d’une amende de 2 000 FMG par litre de boisson détenue ou vendue avec un
minimum de 20 000 FMG et obligatoirement d’un emprisonnement de six mois à un an, la détention ou la vente des
boissons alcooliques du deuxième groupe d’origine frauduleuse, indépendamment de la confiscation par
jugement du tribunal des produits et marchandises saisis ainsi que des récipients les contenant.
Art.10. 06. 79. - Sera punie d’une amende de 100 000 à 500 000 FMG et obligatoirement d’un emprisonnement
de un à deux à ans, toute vente ou détention de produits alcooliques dans la préparation desquels seront entrés
des alcools dénaturés.
Art. 10. 06. 80. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues aux articles 10. 06. 77 à 10. 06. 79, seront
punis d’une amende de 200 000 FMG :
1° Ceux qui auront enlevé ou déplacé et transporté de l’alcool ou des produits alcooliques non accompagnés
d’un titre de mouvement ou accompagnés d’un titre de mouvement incomplet, irrégulier ou inapplicable ;
2° Ceux qui, dûment autorisés à se délivrer des titres de mouvement, n’en auront pas délivré ou qui en auront
délivré mais dont les énonciations ne concordent pas avec celles portées sur la souche, ou contiennent des
ratures, surcharges ou interlignes ;
3° Ceux qui auront établi soit une déclaration, soit un titre de mouvement sous un nom supposé ou sous le
nom d’un tiers sans son consentement ou ayant pour but de simuler un enlèvement d’alcool ou de produits
alcooliques non effectivement réalisé ;
4° Ceux qui auront refusé de laisser vérifier l’alcool ou produits alcooliques en cours de transport, d’en
faciliter la vérification et de représenter, à la première réquisition, les titres de mouvement ;
5° Ceux qui seront convaincus d’avoir transporté, détenu ou vendu de l’alcool ou des produits alcooliques
pour lesquels les droits n’auront pas été payés.
Art. 10. 06. 82. - Les contraventions aux dispositions de l’article 10. 06. 06 seront punies d’une amende de
200 000 FMG.
Art 10. 06. 83. - Les infractions aux articles 10. 06. 22 à 10. 06. 25 seront punies d’une amende de 200 000
FMG, et d’un emprisonnement de un à six mois ou l’une de ces deux peines seulement.
En outre, le jugement prononçant ces peines peut ordonner le retrait de la licence et la fermeture temporaire ou
définitive de l’établissement.
Dans tous les cas où la fermeture temporaire ou définitive est prescrite par voie de jugement ou par décision
administrative, non seulement cette mesure ne donne pas lieu à restitution des droits versés mais elle rend
exigibles sans délai, pour le trimestre en cours et, le cas échéant, pour le trimestre écoulé, quelle que soit l’époque
de la fermeture, ceux qui n’auraient pas encore été payés.
Le trimestre en cours s’entend de celui au cours duquel le jugement rendu aura acquis autorité de la chose
jugée ou la décision administrative aura été reçue par le contrevenant ou son représentant.
Art. 10. 06. 84. - Outre les pénalités prévues aux articles 10. 06. 79 à 10. 06. 83, seront obligatoirement
ordonnés par le juge :
1° Le remboursement des droits fraudés ;
2° La confiscation des produits et marchandises saisis ainsi que des récipients les contenant ;
3° A titre d’amende fiscale, le paiement de la double licence
Art. 10. 06. 85. - Les infractions aux dispositions du présent titre autres que celles déjà sanctionnées ci-
dessus et à celles des textes réglementaires pris pour leur application seront punies d’une amende de 200 000
FMG et d’un emprisonnement de un à six mois ou l’une de ces deux peines seulement.
Art. 10. 06. 86. - Les peines prévues par les articles 10. 06. 76 à 10. 06. 85 ci-dessus sont également
applicables à toute personne convaincue d’avoir sciemment facilité la fraude ou procuré les moyens de la
commettre.
Art. 10. 06. 87. - Le maximum de l’amende et de l’emprisonnement, lorsque cette dernière peine est prévue,
sera toujours prononcé contre toute personne qui, ayant déjà encouru les peines prévues ci-dessus, commet de
nouveau, dans le délai d’une année à compter de la date du procès-verbal constatant la première contravention,
une infraction de même nature.
Art. 10. 06. 88. - Les infractions aux dispositions du présent titre entraîneront, à défaut de caution solvable
ou de la consignation du maximum de l’amende encourue, la saisie des voitures, chevaux et autres véhicules
servant au transport, mais seulement en garantie de l’amende.
CHAPITRE IX
Organisme d’études sur l’alcoolisme
Art. 10. 06. 90. - La composition et les règles de fonctionnement de ces organismes sont fixées conformément
à la réglementation en vigueur.
Art. 10. 06. 91. - Ces organismes ont notamment pour mission de réunir tous les éléments d’information sur
les questions relatives à l’alcoolisme, de proposer aux autorités auprès desquelles ils sont placés les mesures de
tous ordres susceptibles de diminuer l’importance de l’alcoolisme et d’informer le public des dangers du
développement de l’alcoolisme et, en général, de proposer à ces autorités toutes suggestions d’ordre pratique et
tout concours utile.
TITRE VII
Régime fiscal des jeux
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
Art. 10. 07. 01. - Les jeux de hasard autorisés dans les maisons de jeux sont soumis au régime fiscal
déterminé ci-dessous. Les taxes ,droit et prélèvement ci-après sont perçus au profit des Budgets des Collectivités
décentralisées.
CHAPITRE II
Taxe annuelle sur les appareils automatiques
Art. 10. 07. 02. - Les appareils automatiques sont soumis à une taxe annuelle dont la quotité est fixée comme
suit :
- appareils dits :
« machines à sous » : 2 000 000 Fmg /appareil
- autres appareils......: 500 000 Fmg / appareil
Le produit de la taxe est affecté au Budget de la Commune dans la circonscription de laquelle l’appareil est mis
en service.
La taxe annuelle est exigible d’avance au moment de la déclaration de mise en service. Quelle que soit la durée
de l’exploitation ,elle est perçue au tarif plein pour les appareils mis en service au cours du premier semestre ,et au
demi-tarif pour ceux mis en service au cours du second semestre.
CHAPITRE III
Prélèvement sur les produits des jeux
Art. 10. 07. 03. - Le produit brut des jeux d’argent pratiqués dans les cercles et maisons de jeux est soumis à
des prélèvements fiscaux ,libératoires de la TVA sur les bases et selon les modalités déterminés ci-après.
Toutefois, lorsque le casino est inséré dans un complexe hôtelier ouvert principalement au tourisme
international, les taux sont fixés comme suit :
Le produit du prélèvement perçu au profit des Collectivités décentralisées est réparti dans les proportions à
fixer par arrêté du Ministre chargé de la Réglementation fiscale.
Art. 10. 07. 04. - Les recettes annuelles passibles des prélèvements sont constituées par le montant intégral
de la cagnotte de jeux d’argent pratiqués dans les cercles et maisons de jeux.
La cagnotte comprend le produit brut des jeux, à savoir le montant total des droits fixes, prélèvements ou
redevances encaissés au profit du cercle ou de la maison de jeux à l’occasion des parties engagées.
Art. 10. 07. 05. - Les cercles et maisons de jeux sont astreints à la tenue d’une comptabilité conformément au
plan comptable général en vigueur.
Ils sont, en outre, astreints, en ce qui concerne les jeux, à la tenue d’une comptabilité annexe conformément
aux prescriptions à préciser par décret.
Art. 10. 07. 06. - Les recettes de chaque période décadaire sont déclarées au bureau des Impôts
territorialement compétent par le président du comité de jeux.
L’impôt afférent à la dizaine écoulée est exigible dans le délai de trois jours à compter de l’expiration de la
période décadaire et doit être acquitté à la caisse du receveur du Centre fiscal des Impôts du ressort.
CHAPITRE IV
Pénalités
Art. 10. 07. 07. -Les dispositions de l’article 06. 01. 28 sont applicables, « mutatis mutandis » aux infractions
relatives au prélèvement visé ci-dessus.
LIVRE III
TITRE I
Recouvrement de l’impôt
CHAPITRE PREMIER
Recouvrement par le service du trésor
SECTION I
Exigibilité de l’impôt
Art. 20. 01. 01. - Les impôts directs et taxes assimilées émis par voie de rôles ou avis de paiement sont
exigibles le dernier jour du mois suivant celui de la mise en recouvrement.
Tout contribuable a la faculté de se libérer de ses impôts en devançant les délais prescrits ci-dessus.
Art. 20. 01. 02. - Sur décision du Maire de la Commune concernée les impôts fonciers dus au titre d’une
année donnée peuvent faire l’objet d’une perception par acomptes calculés sur les impôts figurant dans les rôles
de l’année précédente suivant des modalités fixées par le Comité exécutif des Faritany Mizaka Tena et agréées
par le Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Art. 20. 01. 03. - Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le paiement de l’impôt peut être différé par
décision des Présidents dudit Comité exécutif de façon à tenir compte du moment où les contribuables disposent
dans l’année du maximum de ressources. Toutefois, ces décisions ne peuvent avoir pour effet de reporter la date
limite de paiement au delà du 1er novembre.
Art. 20. 01. 04. - La totalité de l’imposition est immédiatement exigible dans les cas suivants :
1° changement de domicile ou de résidence hors de la Commune
2° Départ définitif du territoire de la République de Madagascar en cours d'année. Dans ce cas, lorsque le
contribuable ne figure pas encore sur un rôle ou état, la perception de ses cotisations est faite suivant état
nominatif à reprendre sur un rôle ou état de régularisation.
3° Vente volontaire ou forcée.
4° Faillite ou règlement judiciaire.
5° Absence d’établissement fixe en ce qui concerne les personnes passibles de la taxe professionnelle.
6° A titre de sanction, lorsque les cotisations sont assorties d’une majoration de droits pour insuffisance ou
défaut de déclaration.
SECTION II
Paiement de l’impôt
Art. 20. 01. 05. - Les impôts directs et taxes assimilées sont portables et quérables.
Art. 20. 01. 06. - Les impôts directs et taxes assimilées sont payables en espèces ayant cours légal à
Madagascar ou suivant les modes de paiement autorisés par le Ministre chargé de la réglementation fiscale à la
caisse du comptable du Trésor public chargé du recouvrement des impôts directs détenteur du rôle.
SECTION III
Privilège du trésor
Art. 20. 01. 07. - Le privilège du Trésor public en matière de contributions directes et taxes assimilées
s'exerce, avant tout autre, pendant une période de deux ans, comptée, dans tous les cas, à dater de la mise en
recouvrement du rôle ou de l'avis de paiement, sur les meubles et effets mobiliers appartenant au redevable, en
quelque lieu qu'ils se trouvent.
Art. 20. 01. 08. - Le privilège établi à l'article précédent s'exerce, en outre, dans les mêmes conditions, pour les
impôts à caractère foncier sur les récoltes, fruits, loyers et revenus des biens immeubles sujets à la contribution.
Art. 20. 01. 09. - Il s'exerce également lorsqu'il n'existe pas d'hypothèque conventionnelle sur le matériel
servant à l'exploitation d'un établissement commercial, même lorsque ce matériel est réputé immeuble en
application des dispositions du dernier alinéa de l'article 524 du Code civil.
Art. 20. 01. 10. - Le principe défini aux articles 20.01.08 et 20.01.09 ci-dessus s'étend au recouvrement des
pénalités, amendes, astreintes et majorations fiscales, aux frais de poursuites et aux majorations pour retard de
paiement .
Art. 20. 01. 11. - En cas de faillite ou de règlement judiciaire, le Trésor conserve la faculté, de poursuivre
directement le recouvrement de sa créance privilégiée sur tout l'actif sur lequel porte le privilège.
Art. 20. 01.12. - Le privilège attribué au Trésor public pour le recouvrement des contributions directes et
taxes assimilées ne préjudicie point aux autres droits qu'il pourrait exercer sur les biens des redevables comme
tout autre créancier.
Art. 20. 01. 13. - Les dispositions qui précèdent sont applicables aux impôts, taxes et contributions établis au
profit du Budget général, et ceux des Collectivités décentralisées et des établissements publics.
Le privilège créé au profit du Budget général prend rang avant celui dont bénéficient les budgets des
Collectivités décentralisées ; celui créé au profit des budgets des Collectivités décentralisées prend rang avant
celui dont bénéficient les budgets des établissements publics.
Art. 20. 01. 14. - 1° Le privilège attribué au Trésor doit être publié dans les conditions prévues au chapitre V
du Décret sur la publicité du crédit mobilier pour le montant des sommes restant dues à titre privilégié par des
commerçants et personnes morales de droit privé même non commerçantes.
2° La publicité est faite à la diligence de l'administration chargée du recouvrement.
3° L'inscription ne peut être requise, selon la nature de la créance, qu'à partir de la date à laquelle :
a. le redevable a encouru une majoration pour défaut de paiement pour les impôts directs ;
b. un titre de perception a été émis en application de l'article 2.0.01.43 pour les impôts recouvrés par les
services fiscaux.
4° La publicité est obligatoire lorsque les sommes dues par un redevable à un même poste comptable ou
service assimilé et susceptibles d'être inscrites dépassent 150.000.000 fmg au dernier jour d'un trimestre civil. Les
sommes qui ne dépassent pas le montant minimum peuvent également être inscrites.
5° En cas de paiement avec subrogation, le subrogé au droit du Trésor est tenu des obligations et formalités
mises par le présent article à la charge de l'administration, quelque soit le montant du paiement.
Si le paiement par le subrogé a lieu sans émission de titre exécutoire prévu au 3., l'inscription ne peut être
requise que six mois au moins après le paiement.
6° Les frais de l'inscription du privilège sont à la charge du trésor.
7° En cas de faillite, de règlement judiciaire, de redressement ou de liquidation judiciaire du redevable ou d'un
tiers tenu légalement au paiement des sommes visées au 1., le Trésor ou son subrogé ne peut exercer son
privilège pour les créances qui étaient soumises à titre obligatoire à la publicité prévue aux 1. à 5. et dont
l'inscription n'a pas été régulièrement requise à l'encontre du redevable.
8° Les inscriptions prises en application des 1- à 5- conservent le privilège pendant deux ans. Elles peuvent
être renouvelées.
Art. 20. 01. 15. -1° L’inscription des sommes privilégiées dues au Trésor public et aux services fiscaux est
faite :
a. Si le redevable est une personne physique, au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel se
trouve son principal établissement commercial ;
b. Si le redevable est une personne morale de droit privé immatriculée au registre du commerce et des sociétés,
au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel se trouve son siège social ;
c. Si le redevable est une personne morale de droit privé non immatriculée au registre du commerce et des
sociétés, au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel se trouve son siège social.
2° Lorsque la publicité est faite à titre obligatoire, en application du 4 de l’article précédent, l’inscription des
sommes déterminées dans les conditions fixées au 3 dudit article doit être requise au plus tard :
a. Le 28 ou le 29 février pour les sommes dues au 31 décembre de l’année précédente ;
b. Le 31 mai pour les sommes dues au 31 mars de l’année courante ;
c. Le 31 août pour les sommes dues au 30 juin de l’année courante ;
d. Le 30 novembre pour les sommes dues au 30 septembre de l’année courante.
L’octroi de délais de paiement ne fait pas obstacle à l’application des dispositions du présent article.
3° Pour requérir l’inscription des sommes privilégiées dues au Trésor, le comptable public chargé du
recouvrement remet ou adresse par lettre recommandée avec demande d’avis de réception , au greffier compétent,
un bordereau établi en double exemplaire et comportant les indications suivantes :
a. Date à laquelle il est établi ;
b. Désignation du comptable public requérant ;
c. Nom, prénoms, raison ou dénomination sociale, adresse de l’établissement principal ou du siège du
redevable ;
d. Montant des sommes dues au Trésor au dernier jour du trimestre civil précédent l’inscription.
Le comptable avise le contribuable qu’il a requis une inscription à son encontre.
4° Un des exemplaires du bordereau prévu au 3 est restitué ou renvoyé au comptable par le greffier, après
avoir été revêtu de la mention d’inscription qui comprend la date de celle-ci et le numéro sous lequel elle a été
faite. Le second exemplaire portant les mêmes mentions est conservé au greffe pour constituer le registre des
inscriptions ; le greffier tient en outre un répertoire alphabétique.
5° Lorsqu’un redevable a contesté une imposition ayant fait l’objet d’une inscription et qu’il bénéficie du
sursis de paiement, il peut faire mentionner par le greffier l’existence de la contestation ; cette mention est portée
en marge de l’inscription.
Le redevable doit produire à cet effet une attestation délivrée par le comptable chargé du recouvrement de
l’imposition contestée.
La fraction non encore payée d’une imposition contestée ayant fait l’objet d’une mention au registre public
figure d’une manière distincte sur le bordereau établi par le comptable en vue d’une nouvelle inscription dans les
conditions prévues au premier alinéa du 6.
6° Chaque nouvelle inscription requise par un même comptable à l’encontre du même redevable rend caduque
l’inscription précédente.
En dehors du cas prévu au 7, une inscription peut faire l’objet à tout moment d’une radiation totale à la
diligence du redevable, sur présentation au greffe d’une attestation constatant le paiement et établie par le
comptable ayant requis l’inscription. Une radiation partielle ne peut être faite que pour une somme au moins
égale au montant minimum prévu pour l’inscription.
Toute radiation consécutive à un dégrèvement est faite à l’initiative du comptable qui avait requis
l’inscription. Il est de même procédé à radiation sur l’initiative du comptable en cas d’erreur commise par celui-ci
sur le montant des sommes privilégiées ou sur l’identité du redevable.
Le greffier mentionne les radiations en marge de l’inscription correspondante.
7° Pour inscrire son privilège, le subrogé dans les droits du Trésor ou des services fiscaux produit au greffier
un certificat établi par le comptable public chargé du recouvrement et attestant la subrogation. Si la créance qui
fait l’objet d’une subrogation est comprise dans une inscription, le certificat vaut radiation de cette inscription à
due concurrence.
8° Les attestations ou certificats prévus aux 5, 6 et 7 sont remis en double exemplaire ou adressés aux greffiers
par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. L’un des exemplaires est rendu ou renvoyé à titre de
récépissé au requérant, après avoir été revêtu, dès réception, d’une mention indiquant la date d’accomplissement
de la formalité requise. Le deuxième exemplaire est conservé au greffe.
9° Les greffiers sont tenus de délivrer à tous ceux qui le requièrent et aux frais du requérant soit un état des
inscriptions existantes, soit un certificat indiquant qu’il n’existe aucune inscription. Chaque réquisition ne peut
viser qu’un redevable nommément désigné.
L’état des inscriptions délivré par le greffier doit comporter l’indication du comptable ou du tiers subrogé
ayant requis l’inscription, la date de l’inscription, le montant des sommes inscrites et, le cas échéant, les
mentions de contestations.
10° Le modèle des bordereaux, attestations, certificats, réquisitions et états des inscriptions prévus aux 3, 5 ,6,
7 et 9 est fixé par arrêté conjoint du Ministre chargé des Finances et du Garde des sceaux, Ministre de la Justice.
SECTION IV
Obligations des tiers
Art. 20. 01. 16. - Le rôle ou avis de paiement, régulièrement mis en recouvrement, est exécutoire non
seulement contre le contribuable qui y est inscrit, mais encore contre ses ayants cause. Les héritiers sont
solidairement responsables du paiement des impôts directs et taxes dus par le de cujus.
Art 20. 01. 17. - Les fermiers, locataires, receveurs, économes et autres débiteurs de deniers provenant du
chef des contribuables et affectés au privilège du Trésor public, sont tenus, sur la simple demande de l'agent
percepteur, de verser pour le compte du redevable, les fonds qu'ils détiennent ou qu'ils doivent.
Art. 20. 01. 18. - Les dispositions de l'article précédent s'appliquent aux gérants, administrateurs, directeurs
ou liquidateurs de sociétés pour les impôts dus par celles -ci .
Art. 20. 01. 19. - Les huissiers de justice, commissaires-priseurs, notaires, syndics, administrateurs des
règlements judiciaires et autres dépositaires de fonds constitués dans l'exercice obligé de leurs fonctions,
détenteurs des deniers appartenant aux redevables, ne peuvent remettre à leurs propriétaires les sommes
déposées ou séquestrées qu'en justifiant du paiement des contributions privilégiées dues par les personnes du
chef desquelles proviennent les deniers.
Art. 20. 01. 20. - Les acquéreurs de droits réels immobiliers et de fonds de commerce doivent s'assurer, avant
le paiement du prix d'acquisition, de l'acquittement des impôts de toute nature concernant ces biens. A défaut de
règlement des impôts dus par les vendeurs, ils sont tenus au paiement des impôts non acquittés au jour de l'acte,
sauf leurs recours contre lesdits vendeurs.
SECTION V
Majoration pour retard de paiement
Art. 20. 01. 21. - Les impôts, contributions, droits et taxes de toute nature perçus par voie de rôle ou avis de
paiement, qui n'auront pas été acquittés à l'expiration d'un délai de trois mois compté à partir du premier jour
ouvrable suivant celui de la prise en charge du rôle ou avis de paiement par l'agent de recouvrement seront
assortis d'une majoration de 5 p. 100 par mois sans excéder 100 p. 100, tout mois commencé étant décompté en
entier.
Art. 20. 01. 22. - Les majorations de droits et les amendes édictées à l’article 20.01.21 ci-dessus sont
indépendantes des frais afférents aux poursuites dont les contribuables pourront être l'objet en vue du
recouvrement des mêmes impôts.
SECTION VI
Procédure de poursuites
Art. 20. 01. 23. - Le contribuable qui n'a pas acquitté à l'échéance fixée par la loi, la portion exigible de ses
contributions, peut être poursuivi .
Art. 20. 01. 24. - Indépendamment de l'avertissement nominatif ou de la publication des rôles ou avis de
paiement, l'agent percepteur chargé du recouvrement des impôts directs est tenu d'envoyer au contribuable une
sommation sans frais, vingt jours avant notification du premier acte devant donner lieu à des frais .
Art. 20. 01. 25. - Les poursuites avec frais procédant d'une contrainte administrative décernée par l'agent
percepteur détenteur du rôle ou avis de paiement et les modalités de leur exercice sont fixées par décret.
Les actes sont soumis, au point de vue de la forme, aux règles du droit commun.
Toutefois, les commandements peuvent être notifiés par la poste; ces actes de poursuite échappent alors aux
conditions générales de validité des exploits telles qu'elles sont retracées par le Code de procédure civile.
Art. 20. 01. 26. - Tout acte de poursuite est réputé être notifié non seulement pour le recouvrement de la
portion exigible des cotes qui y sont portées, mais encore pour celui de toutes les portions des mêmes cotes qui
viendraient à échoir avant que le contribuable se soit libéré de sa dette.
Art. 20. 01. 27. - En matière d’impôts directs privilégiés, l’opposition sur les deniers provenant du chef du
redevable est effectuée par la demande prévue à l’article 20.01.17 qui revêt la forme d’un avis à tiers détenteurs .
Cet avis peut faire l’objet d’une notification dans les formes prévues à l’article 20.01.25 pour la signification des
commandements. La notification de l’avis à tiers détenteur rend obligatoire la remise, entre les mains de l’agent
percepteur, des sommes dont il est redevable envers le contribuable saisi jusqu’à concurrence du montant des
impôts directs privilégiés.
Art. 20. 01. 28. - Les agents percepteurs chargés du recouvrement des impôts directs et taxes assimilées qui
n’ont fait aucune poursuite contre un redevable retardataire pendant trois années consécutives, à partir du jour
de la mise en recouvrement du rôle, perdent leurs recours et sont déchus de tous droits et de toutes actions
contre ce redevable.
Art. 20. 01. 29. - Les agents percepteurs chargés du recouvrement des impôts directs et taxes assimilées,
sont responsables du recouvrement des cotisations dont ils ont pris les rôles ou avis de paiement en charge et
tenus de justifier de leur entière réalisation dans les conditions fixées par les règlements en vigueur .
SECTION VII
Oppositions à poursuites
Art. 20. 01. 30. - Les réclamations relatives aux poursuites revêtent la forme soit d’une opposition à l’acte de
poursuites, soit d’une opposition à la contrainte administrative.
L’opposition, doit à peine de nullité, être formée dans le mois de la notification de l’acte et, s’il s’agit d’une
opposition à contrainte, dans le mois de la notification du premier acte qui procède de cette contrainte .
Art. 20. 01. 31. - L’opposition à l’acte de poursuites ne peut viser que la validité en la forme de l’acte . Elle est
portée devant les tribunaux judiciaires .
Toute contestation portant sur l’existence de l’obligation, sa quotité ou son exigibilité constitue une
opposition à contrainte. Elle est portée devant le tribunal administratif.
Toutefois, lorsqu’un tiers, mis en cause en vertu du droit commun, contestera son obligation à la dette du
contribuable inscrit au rôle ou avis de paiement, le tribunal administratif surseoira à statuer jusqu’à ce que la
juridiction civile ait tranché la question de l’obligation. La juridiction civile devra, à peine de nullité, être saisie
dans le mois de la notification de la décision de sursis à statuer.
Art. 20. 01. 32. - Qu’il s’agisse d’opposition aux actes de poursuites ou d’opposition à contrainte, les
contribuables ne peuvent saisir le tribunal judiciaire ou le tribunal administratif avant d’avoir soumis leur
demande appuyée de toutes justifications utiles, au Ministre chargé de la réglementation fiscale.
La demande doit être présentée sous la forme d’un mémoire, qui peut être rédigé sur papier libre, soit par les
opposants eux-mêmes, soit par leurs représentants ou mandataires qualifiés, justifiant de leurs pouvoirs.
Les mémoires doivent, à peine de nullité être déposés dans les délais fixés à l’article 20.01.30 ci-dessus.
Dans le cas où la décision, du Ministre chargé de la réglementation fiscale ne lui donne pas satisfaction,
l’opposant peut porter l’affaire devant la juridiction compétente . Il en est de même si la décision n’a pas été
rendue dans le mois du dépôt du mémoire.
SECTION VIII
Revendication d’objets saisis
Art. 20. 01. 33. - Lorsque, dans le cas de saisies de meubles et autres effets mobiliers pour le paiement des
contributions, il s’élèvera une demande de revendication de tout ou partie desdits meubles et effets, elle ne
pourra être portée devant les tribunaux judiciaires qu’après avoir été soumise par l’une des parties intéressées, à
l’autorité administrative suivant une procédure qui sera fixée par décret .
SECTION IX
Astreintes et sanctions
Art. 20. 01. 34. - Sera puni d’une peine de prison et d’une amende dans les conditions fixées par les articles 13 à
15 de l’ordonnance n° 62-065 du 27 septembre 1962, quiconque aura, en quelque circonstance que ce soit, par
des voies ou des moyens quelconques, notamment par une attitude de résistance ostentatoire aux mesures
prévues par la loi, incité directement ou indirectement, explicitement ou implicitement, les contribuables à refuser,
négliger ou retarder le paiement de l’impôt.
SECTION X
Frais de poursuites
Art. 20. 01. 35. - Les frais de poursuites à la charge des contribuables sont calculés sur le montant des
impositions exigibles d’après un tarif fixé par décret.
Art. 20. 01. 36. - Les frais accessoires aux poursuites à la charge des contribuables sont déterminés par décret.
Art. 20. 01. 37. - Les frais de poursuite à la charge des contribuables constituent un accessoire de l’impôt
s’ajoutant à la dette du contribuable retardataire et comme tel, suivent le sort du principal.
Le recouvrement des frais de poursuites peut être poursuivi au même titre que l’impôt, même dans le cas où le
débiteur ayant intégralement réglé le principal aurait négligé ou refusé de payer ces frais.
Art. 20. 01. 38. - Pour chacun des actes de poursuites notifiés par leurs soins, les agents de poursuite ont droit à
un salaire dans les conditions et suivant les tarifs fixés par décret.
SECTION XI
Des sanctions administratives
Art. 20. 01. 39. - A titre de garantie de paiement des impôts, droits ou taxes exigibles, les sanctions
administratives prévues par les dispositions de l’article 20. 02. 130 sont infligées en cas de non paiement des
sommes dues à l’expiration des délais de recours.
CHAPITRE II
Recouvrement par les services fiscaux
SECTION PREMIERE
Principe
Art. 20. 01. 40. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues par le présent Code, les impôts, droits et
taxes, redevances ou sommes quelconques dus à l’intérieur du territoire et dont la perception incombe aux agents
de l’Administration des Impôts sont déclarés et payés à la diligence du redevable, auprès du service chargé de la
gestion des grandes entreprises pour les personnes et entreprises relevant de ce service, et auprès des centres et
bureaux fiscaux territorialement compétents en ce qui concerne les autres personnes et entreprises.
Tout contribuable a la faculté de se libérer de ses impôts par le paiement d’acomptes en devançant les délais
prescrits par le présent Code.
SECTION II
Paiement de l’impôt
IBS – IRNS
A– ACOMPTES PROVISIONNELS
Art. 20. 01. 41. - L’impôt sur les bénéfices des sociétés et l’impôt général sur les revenus non salariaux des
personnes physiques dus sur les revenus de l’année en cours par les contribuables font l’objet d’une perception
par acomptes calculés sur les impôts dus au titre de l’année précédente dans des conditions qui seront fixées par
décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale.
Si un des acomptes n’a pas été intégralement perçu à la date réglementaire prévue, les impôts cités à l’alinéa
précédent sont exigibles en totalité.
Le contribuable qui estime que le montant de l’acompte payé est égal ou supérieur aux cotisations dont il sera
finalement redevable, pourra se dispenser de tout autre versement d’acompte pour l’année en cours en remettant
à l’agent chargé du recouvrement des impositions de l’année précédente, avant la date exigée pour ledit
versement, une déclaration datée et signée.
S’il s’avère que le droit réellement dû est inférieur aux acomptes réglés suivant les dispositions ci-dessus, le
trop perçu ouvre droit à un crédit d’impôt à certifier par l’administration des impôts et qui peut être imputé sur les
règlements ultérieurs de droits de même nature.
Art. 20. 01. 42. - Par dérogation aux dispositions qui précédent toute importation de matières premières, de
biens, de produits de consommation doit faire l’objet d’une perception d’un acompte d’IBS ou d’IGR non
salariaux selon le cas, égal à 3p.100 de la valeur en douanes des marchandises importées pour les sociétés et les
personnes physiques ayant satisfait aux conditions de l’article 20. 05. 07 du présent Code.
Ce taux est de 5p.100 pour tout importateur non immatriculé suivant les dispositions des articles 20.05.01 et
suivants du présent Code.
Pour les personnes non immatriculées, l’acompte est perçu sans plafonnement sur la valeur totale des
importations effectuées au cours de l’année.
Si en application du premier alinéa, le montant total des acomptes perçus au cordon douanier est supérieur au
montant de l’impôt dû de l’année précédente, effectivement dû ou minimum de perception, la perception de
l’acompte peut être suspendue sur présentation au receveur des douanes d’une attestation signée par
l’administration des impôts ou son représentant dûment mandaté.
SECTION III
Titre de perception
Art. 20. 01. 43. - Les créances visées à l’article 20. 01. 40 feront, à défaut de paiement, dans les délais impartis,
l’objet d’un titre de perception individuel ou collectif, établi par les agents du Service de recouvrement
compétent, visé et déclaré exécutoire par le Directeur chargé du contentieux avec faculté pour ce dernier de
déléguer sa signature.
La notification du titre de perception est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception . Elle a
lieu par extrait s’il s’agit d’un titre de perception collectif . Elle contient sommation d’avoir à payer sans délai les
sommes énoncées dans le titre de perception.. Celles-ci sont immédiatement exigibles.
La notification du titre de perception interrompt la prescription courant contre l’Administration et y substitue
la prescription de droit commun.
Tout titre de perception est réputé notifié pour le recouvrement non seulement de la somme exigible qui y est
portée, mais encore pour celui de tous impôts, droits ou taxes de même nature qui viendraient à échoir ou dont
l’exigibilité serait révélée par la suite, avant que le contribuable se soit libéré de sa dette.
Le titre de perception régulièrement décerné, visé et notifié conserve toute sa valeur légale tant qu’il n’a pas
été annulé par une décision judiciaire ou atteint par la prescription trentenaire . Il peut servir de base à une saisie-
arrêt, à une saisie-exécution, à une saisie-brandon ou à une saisie immobilière dans les formes prescrites par le
droit commun . Toutefois, la vente des objets saisis ne doit avoir lieu qu’avec l’autorisation expresse du Ministre
chargé de la réglementation fiscale, qui peut déléguer son pouvoir de décision au Directeur Général des Impôts
ou au Directeur chargé du Contentieux.
Le titre de perception est exécutoire non seulement contre le contribuable qui y est inscrit, mais encore contre
ses représentants légaux ou ses ayants cause .
SECTION IV
Opposition au titre de perception
Art. 20. 01. 44. - Toute contestation portant sur l’existence de l’obligation, sa quotité ou son exigibilité,
constitue une opposition au titre de perception.
Le redevable qui conteste le bien-fondé du titre de perception ou la quotité des sommes réclamées peut
former opposition dans le délai de un mois de la réception de la notification du titre de perception.
L’opposition motivée, présentée dans les formes et conditions précisées à l’article 20.01.47 est portée devant
les tribunaux compétents.
L’opposition n’interrompt pas l’exécution du principal du titre de perception ; les amendes, pénalités, droits
en sus et tous accessoires sont réservés jusqu’à décision définitive.
Toutefois, le redevable peut surseoir au paiement de la somme principale contestée s’il le demande dans son
opposition en fixant le montant de la somme qu’il estime devoir payer avec indication des bases correspondantes
et à condition de constituer des garanties propres à assurer le recouvrement de cette somme.
L’Administration peut, à tout moment, exiger un complément de garantie.
A défaut de garantie ou si les garanties sont estimées insuffisantes par l’Administration, le recouvrement de
la fraction contestée en principal peut être poursuivi jusqu’à la saisie inclusivement pour la partie contestée en
principal, sans qu’il y ait lieu d’attendre une décision définitive sur la réclamation.
Les actes constatant la constitution de garantie, la mainlevée des inscriptions hypothécaires ou du
nantissement, ou la restitution des valeurs mobilières données en gage sont signés pour l’Administration, par le
comptable chargé du recouvrement.
La vente des biens saisis ne peut être effectuée tant qu’une décision définitive n’a pas été rendue concernant
le sort de la créance contestée.
Toutefois, s’il s’agit d’une obligation souscrite en garantie des droits, la vente ne sera suspendue que si
l’opposant consigne le montant des droits exigibles en attendant la décision à intervenir.
SECTION V
Poursuite
1- Délai- Forme
Art. 20. 01. 45. - Les poursuites procédant du titre de perception peuvent être engagées un mois après la
notification de ce titre, à défaut de paiement ou d’opposition assortie d’une demande de sursis de paiement avec
constitution de garanties suffisantes.
Elles ont lieu par ministère d’huissier ou de tout autre agent habilité de l’Administration des impôts à exercer
des poursuites à la requête du comptable chargé du recouvrement.
Les actes de poursuites sont soumis au point de vue de la forme aux règles de droit commun.
Toutefois, les commandements peuvent être notifiés par la poste, par lettre recommandée avec accusé de
réception, ces actes de poursuites échappent alors aux conditions générales de validité des exploits telles
qu’elles sont fixées par le Code de procédure civile.
2- Opposition aux actes de poursuite
Art. 20. 01. 46. - L’opposition aux actes de poursuite ne peut être fondée que, soit sur l’irrégularité de la
forme de l’acte, soit sur la non exigibilité de la somme réclamée résultant du paiement effectué ou de la
prescription acquise ou de tout autre motif ne remettant pas en cause l’assiette et le calcul même de l’impôt . Elle
doit à peine de nullité, être formée dans le mois de la notification de l’acte.
Une opposition aux actes de poursuite remettant en cause l’exigibilité de l’impôt réclamé par un titre de
perception auquel il n’a pas été fait opposition dans le délai légal est irrecevable et impuissante à empêcher
l’exécution du titre de perception.
Sous réserve des dispositions prévues à l’article 20.01.49, l’opposition aux actes de poursuite est portée
devant les tribunaux compétents.
Doivent être soumises au Directeur chargé du Contentieux, à peine de nullité, dans le délai d’un mois à partir
de la notification de la saisie et dans les conditions prévues à l’article 20. 01. 49 ci-après, les demandes appuyées
de toutes justifications utiles présentées par :
- le tiers mis en cause en vertu des dispositions du droit commun contestant son obligation à la dette du
contribuable poursuivi ;
- les personnes qui revendiquent les objets saisis pour le paiement des impôts, droits et taxes dus par le
contribuable.
Les revendiquants ne sont admis ni à soumettre au tribunal des pièces justificatives autres que celles qu’ils
ont déjà produites à l’appui de leurs mémoires, ni à invoquer dans les conclusions des circonstances de fait autres
que celles exposées dans leurs mémoires.
SECTION VI
Dispositions communes aux oppositions
Art. 20. 01. 47. - Qu’il s’agisse d’opposition au titre de perception ou d’opposition aux actes de poursuite,
les contribuables ne peuvent saisir le tribunal compétent avant d’avoir soumis leur demande appuyée de toutes
justifications utiles au Directeur chargé du Contentieux.
La demande revêt la forme d’un mémoire rédigé sur papier libre soit par les opposants eux-mêmes, soit par
leurs représentants ou mandataires qualifiés justifiant de leurs pouvoirs.
Les mémoires doivent à peine de nullité être déposés dans les délais fixés aux articles 20. 01. 44 et 20. 01. 46.
Le Directeur statue dans les trois mois du dépôt ou de la réception du mémoire . Il peut déléguer son pouvoir
de décision . La décision est aussitôt notifiée à l’opposant par lettre recommandée avec accusé de réception.
La décision doit contenir, en cas de rejet total ou partiel, un exposé sommaire des motifs de la décision.
Dans le cas où la décision du Directeur ne lui donne pas satisfaction, l’opposant peut porter l’affaire devant
la juridiction compétente dans le délai d’un mois de la réception de la décision, avec assignation à jour fixe . Il en
est de même si la décision n’a pas été rendue dans les trois mois du dépôt ou de la réception du mémoire ;dans ce
dernier cas, le délai d’un mois court à compter de l’expiration du délai prévu à l’alinéa 4 ci-dessus.
L’assignation lancée avant l’expiration du délai de trois mois précité ou avant la notification de la décision du
Directeur ou encore après l’expiration du délai imparti aux opposants pour saisir le tribunal est entaché de nullité
et irrecevable.
SECTION VII
Privilèges des services fiscaux
Art. 20. 01.48. - 1° Le privilège des services fiscaux, pour les impôts droits et taxes, redevances dont le
recouvrement leur incombe, s’exerce immédiatement après celui du Trésor public sur les meubles et effets
mobiliers ainsi que sur les immeubles appartenant au redevable, en quelque lieu qu’ils se trouvent à l’exception
des frais de justice, de ce qui sera dû pour six mois de loyer seulement et sauf aussi la revendication formée et
motivée par les propriétaires de marchandises en nature qui seront encore revêtues d’étiquettes, marques,
numéros et autres signes distinctifs permettant de constituer leur identité et de déterminer leur origine et leur
provenance.
Il s’exerce également s’il n’existe pas d’hypothèque conventionnelle sur tous les matériels et mobiliers
servant à l’exploitation d’un établissement industriel ou commercial ;
Le principe défini ci-dessus s’étend au recouvrement des pénalités, amendes, intérêts de retard, astreintes et
majorations fiscales, aux frais de poursuites.
2° En cas de faillite ou de règlement judiciaire, les services fiscaux de l’Administration des Impôts conservent
la faculté de poursuivre directement le recouvrement de leur créance privilégiée sur tout l’actif sur lequel porte le
privilège.
Le privilège attaché aux impôts, droits et taxes, redevances dont le recouvrement est confié aux services de
l’Administration des Impôts ne préjudice point aux autres droits que, comme tout créancier, ils peuvent exercer
sur les biens des contribuables ;
Les dispositions des articles 20.01.14 et 20.01.15 sont applicables mutatis mutandis aux services fiscaux.
SECTION VIII
Obligations des tiers
Art. 20. 01. 49. - L’opposition à paiement sur les deniers provenant du chef du redevable effectuée dans les
conditions prévues aux alinéas 3 et suivants du présent article revêt la forme d’un avis à tiers détenteur. Cet avis
est notifié par lettre recommandée avec accusé de réception . La notification de l’avis à tiers détenteur rend
obligatoire la remise entre les mains de l’agent chargé du recouvrement des sommes qu’ils doivent ou détiennent
jusqu’à concurrence du montant des impôts, droits ou taxes privilégiés.
L’opposition ainsi faite est dénoncée au débiteur saisi dans la huitaine si le saisi est domicilié dans la
circonscription du bureau qui émet le titre de perception, dans la quinzaine s’il est domicilié dans toute autre
partie du territoire national, et dans le mois s’il est domicilié à l’étranger; cette notification peut être faite dans les
formes prévues pour les significations des commandements.
Tous fermiers, locataires, receveurs, économes et autres dépositaires et débiteurs de deniers provenant du
chef des contribuables et affectés au privilège des Services fiscaux, sont tenus sur la demande qui leur en est
faite par l’agent chargé du recouvrement, de verser pour le compte des contribuables les fonds qu’ils doivent ou
qu’ils détiennent jusqu’à concurrence de tout ou partie des contributions dues par ces derniers.
Ces dispositions s’appliquent aux gérants administrateurs, directeurs ou liquidateurs de société pour les
impôts dus par celle-ci.
Les huissiers, commissaires-priseurs, notaires, syndicats, administrateurs de règlements judiciaires, les
établissements bancaires, organismes d’assurances et tous autres dépositaires publics de deniers ne peuvent
remettre aux héritiers, créanciers et autres personnes ayant droit de toucher les sommes déposées ou séquestrées
qu’en justifiant du paiement des contributions dues par les personnes du chef desquelles lesdites sommes
proviennent, sans en devenir personnellement responsables, sauf leur recours contre les redevables ; ils seront,
en outre, passibles d’une amende de 25 000 FMG.
Lesdits dépositaires et séquestres sont autorisés, en tant que de besoin, à payer directement les contributions
qui se trouveraient dues avant de procéder à la délivrance des deniers, les quittances leur étant passées en
compte.
Tout acquéreur de droits réels immobiliers ou de fonds de commerce situés à Madagascar, qu’il s’agisse
d’une vente forcée ou volontaire, ne pourra se libérer du prix d’acquisition si ce n’est sur la présentation d’un
certificat délivré sans frais par les services de la Direction chargée des recettes fiscales et constatant que le
propriétaire ne reste redevable d’aucun droit, taxe ou amende dont le recouvrement est confié à ces services.
Il en est de même pour les acquéreurs de voitures automobiles pour lesquelles la taxe annuelle sur les
véhicules à moteur ou la taxe sur les véhicules de tourisme des sociétés ne sont pas acquittées.
Quiconque a contrevenu à ces dispositions est personnellement tenu des droits et pénalités exigibles sauf
recours contre le redevable.
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le chef du service chargé du recouvrement peut, par
délégation du Ministre chargé de la réglementation fiscale, si la nature de l’impôt le permet, ordonner le
remboursement des indus par voie d’imputation sur les droits et taxes dont il est redevable envers le service.
En cas de contestation sur la recevabilité de la demande, il appartient au contribuable de porter l’action
devant les tribunaux.
L’action en restitution du redevable est jugée conformément aux dispositions des articles 20.01.42 et suivants
SECTION IX
Dispositions particulières
Art. 20. 01. 50. – En matière d’enregistrement ne sont pas sujets à restitution les droits régulièrement perçus
sur les actes ou contrats ultérieurement révoqués ou résolus pour les causes suivantes :
1° Révocation des donations entre vifs, pour cause d’inexécution des conditions ou pour cause
d’ingratitude;
2° Révocation de la convention par suite de l’accomplissement d’une condition résolutoire ;
3° Résolution d’un contrat synallagmatique pour le cas où l’une des parties ne satisfait point à son
engagement ;
4° Résolution de la vente pour défaut de paiement du prix ;
5° Exercice de la faculté de rachat ou réméré au profit du vendeur.
En cas de rescision d’un contrat pour cause de lésion, ou d’annulation d’une vente pour cause de vices
cachés, et, au surplus, dans tous les cas où il y a lieu à annulation, les droits perçus sur l’acte annulé, résolu ou
rescindé ne sont restituables que si l’annulation, la résolution ou la rescision a été prononcée par un jugement ou
un arrêt passé en force de chose jugée.
L’annulation, la révocation, la résolution ou la rescision prononcée, pour quelque cause que ce soit, par
jugement ou arrêt ne donne pas lieu à la perception du droit proportionnel de mutation.
En cas de retour de l’absent, les droits payés conformément à l’article 02.01.23 ci-dessus sont restitués sous la
seule déduction de celui auquel a donné lieu la jouissance des héritiers.
TITRE II
Contentieux de l’impôt
GENERALITES
CHAPITRE PREMIER
Domaines respectifs de la juridiction contentieuse
et de la juridiction gracieuse
Art. 20. 02. 01. - Les impôts, droits et taxes, redevances ou sommes quelconques dus à l’intérieur du territoire
peuvent faire l’objet de réclamation de la part des assujettis ou de dégrèvement d’office de la part de
l’Administration des Impôts.
Art. 20. 02. 02. - Les demandes sont qualifiées contentieuses lorsqu’elles tendent à obtenir soit la réparation
d’erreurs commises dans l’assiette ou le calcul des impôts, soit le bénéfice d’un droit résultant d’une disposition
législative ou réglementaire de payer, ou l’exigibilité de la somme réclamée.
Art 20. 02. 03. - Les demandes sont qualifiées gracieuses lorsqu’elles se bornent à faire appel à la
bienveillance de l’Administration, dans le cas où l’assujetti est hors d’état à la fois de s’acquitter des impôts
régulièrement établis à son nom et de faire face aux besoins normaux de l’existence.
Art. 20. 02. 04. - Constituent également des demandes gracieuses les demandes présentées par les agents de
perception et visant à l’admission en non - valeur des cotes irrécouvrables et celles déposées par les
contribuables tendant à une remise totale ou partielle des pénalités fixées par le présent code et mises à leur
charge.
CHAPITRE II
Juridiction gracieuse
Art 20. 02. 05. - Les demandes en remise ou modération sont adressées aux Services fiscaux dont dépend le
lieu d’imposition pour les impôts directs établis sur rôle, à la recette des impôts chargée du recouvrement pour les
autres impôts prévus par le présent Code par le contribuable, par ses ayants droit, ou par la personne mise
personnellement en demeure d’acquitter les impôts directs visés dans la demande . Toute personne qui introduit
ou soutient une demande pour un tiers doit, à peine de nullité, produire en même temps que le demande un
mandat régulier rédigé sur papier timbré et enregistré avant la présentation de la demande. La production d’un
mandat n’est toutefois pas exigée des avocats régulièrement inscrits au barreau.
Art. 20. 02. 06. - Les demandes timbrées au tarif fixé pour la demi- feuille de papier normal doivent
mentionner, à peine de nullité, la nature de l’impôt, l’article, l’exercice et le montant de la cote visée, contenir un
exposé sommaire des motifs et être signées de leur auteur ; elles sont instruites par l’inspecteur des Impôts
détenteur du dossier.
Art 20. 02. 07. - Le pouvoir de décision appartient au Directeur Général des Impôts qui peut déléguer tout ou
partie de son pouvoir de décision.
Art. 20. 02. 08. - La décision est notifiée au demandeur qui peut adresser un recours au Ministre chargé de la
Réglementation Fiscale.
Art. 20. 02. 09. - Les recours devant le Ministre chargé de la réglementation fiscale est rédigé sur papier
timbré au tarif fixé pour la demi- feuille de papier normal et doit contenir l’exposé des motifs.
Le Ministre chargé de la réglementation fiscale statue en dernier ressort.
Art. 20. 02.10. - Les agents chargés du recouvrement des impôts directs établis sur rôle et ceux chargés de
celui des autres impôts prévus par le présent Code peuvent demander l’admission en non valeur des cotes et des
droits et amendes irrécouvrables dans la limite de la prescription triennale.
Art 20. 02.11. - Ces demandes d’admission en non valeur sont adressées au Directeur chargé du Contentieux
sous le couvert du chef du service du contentieux avec un exposé sommaire des motifs . Elles sont instruites par
l’Inspecteur des Impôts détenteur des dossiers .
Art. 20. 02. 12. - Le Directeur chargé du Contentieux statue par délégation du Ministre chargé de la
réglementation fiscale sur les demandes présentées par les agents chargés du recouvrement . IL peut déléguer en
totalité ou en partie son pouvoir de décision aux Chefs des Services Fiscaux.
CHAPITRE III
Juridiction contentieuse
RECLAMATIONS
Art. 20. 02.13. - Les demandes en décharge ou en réduction sont adressées aux services fiscaux dont dépend
le lieu d’imposition pour les impôts directs établis sur rôle.
Les demandes portant contestation pour les impôts prévus par le présent code sont présentées à la recette
des impôts chargée du recouvrement.
Elles sont déposées par le contribuable, par ses ayants droit ou par la personne mise personnellement en
demeure d’acquitter la contribution visée par la demande.
Toute personne qui introduit ou soutient une réclamation pour un tiers doit, à peine de nullité, produire en
même temps que la réclamation un mandat régulier, rédigé sur papier timbré et enregistré avant la présentation de
la réclamation.
La production d’un mandat n’est toutefois pas exigée des avocats régulièrement inscrits au barreau.
Art. 20. 02. 14. - Le délai de réclamation est de six mois suivant celui au cours duquel a eu lieu la mise en
recouvrement ou, en ce qui concerne les impôts versés sans titre de perception, le versement de l’imposition
contestée, ou à partir du premier jour du mois suivant la destruction ou l’ouverture des travaux de démolition
pour les immeubles soumis à l’IFPB.
Art. 20. 02. 16. - L’Administration des Impôts peut prononcer d’office le dégrèvement d’impositions pour
réparer les erreurs incombant aux services .
Art. 20. 02. 17. - Les réclamations et les dégrèvements d’office sont instruits par l’inspecteur des impôts
détenteur du dossier du requérant .
Art. 20. 02. 18. - L’administration doit statuer sur les réclamations et les dégrèvements proposés d’office par
les agents chargés de l’assiette ou du recouvrement dans un délai de six mois à compter de la date de leur
présentation.
Le pouvoir de décision appartient au Directeur Général des Impôts qui peut déléguer tout ou partie de son
pouvoir de décision .
Art. 20. 02. 19. - Cette décision est notifiée au contribuable par lettre recommandée et doit contenir en cas de
rejet total ou partiel un exposé sommaire des motifs de la décision.
CHAPITRE IV
Procédure devant les tribunaux
SECTION PREMIERE
Tribunaux compétents
Art. 20. 02. 20. - Les décisions rendues par l’Administration sur les réclamations contentieuses et qui ne
donnent pas satisfaction au réclamant peuvent être portées devant les tribunaux.
Le réclamant possède aussi cette faculté s’il n’a pas reçu avis de décision dans le délai de six mois suivant la
date de présentation de sa demande.
L’Administration peut soumettre d’office au Tribunal la réclamation présentée par un contribuable . Elle doit
en informer ce dernier.
Art. 20. 02. 21. - L’action doit être introduite dans le délai de un mois à partir du jour de réception de la
notification de la décision ou de l ’expiration du délai de six mois prévu ci-dessus .
Art. 20. 02. 22. - En matière d’impôts directs, l’action est introduite devant le Tribunal administratif.
En matière de droits d’enregistrement, de taxe de publicité foncière, de droits de timbre et d’impôts indirects et
taxes assimilées, notamment les taxes sur les chiffres d’affaires, le Tribunal compétent est le Tribunal de l’ordre
judiciaire.
SECTION II
I- TRIBUNAL ADMINISTRATIF
Art. 20. 02. 23. - La demande doit être présentée sur papier timbré au tarif fixé pour la demi- feuille de papier
normal et accompagnée le cas échéant de l’avis du Directeur Général des Impôts . Elle est adressée au greffier de
la Cour suprême qui en accuse réception . Les autres conditions de forme édictées aux articles 20.02.13 et 20. 02.
15 sont exigibles pour les requêtes portées devant la Cour suprême . Le montant du dégrèvement demandé ne
peut en aucun cas être supérieur à celui figurant sur la réclamation initiale.
Art. 20. 02. 24. - L’instruction est assurée par un conseiller à la Cour suprême.
Art. 20. 02. 25. - Les demandes sont transmises au Chef du Service du contentieux qui les renvoie au greffier
de la Cour suprême après y avoir mentionné son avis .
Art. 20. 02. 26. - Le greffier de la Cour suprême invite l’intéressé à prendre connaissance de l’avis du Chef du
Service du Contentieux dans un délai de dix jours à compter de la réception par le requérant de la lettre d’avis du
greffier de la Cour suprême.
Art. 20. 02. 27. - Si le requérant fournit des observations, elles sont communiquées au Chef du Service du
Contentieux qui a la faculté de répondre dans les dix jours de la réception de ces observations . Si à cette
occasion, le chef du service fait état de faits ou de motifs nouveaux , la procédure fixée à l’article 20.02.26 ci-
dessus est à nouveau suivie.
Art 20. 02. 28. - Le réclamant et le Chef du service du contentieux doivent être avertis par le greffier de la
Cour suprême, du jour où l’affaire sera appelée à l’audience . Cet avertissement est donné au plus tard huit jours
avant l’audience .
Art 20. 02. 29. - Après le rapport qui est fait par l’un des conseillers de la Cour suprême, les parties peuvent
présenter des observations orales.
Le commissaire à la loi présente ses conclusions.
Art. 20. 02. 30. - Les requêtes relatives aux impôts basés sur le revenu sont jugées en audience non publique
.
Art. 20. 02. 31. - Tout réclamant peut se désister avant jugement par lettre sur papier libre adressée au greffier
de la Cour suprême . Ce désistement doit être pur et simple et signé du requérant ou de son mandataire.
Art. 20. 02. 32. - L’expertise est la seule mesure spéciale d’instruction qui peut être prescrite en matière
d’impôts directs . Elle peut être ordonnée par le tribunal, soit d’office, soit sur demande du requérant soit sur
demande du chef du Service du Contentieux . La Cour suprême fixe avec précision la mission des experts .
Toutefois, en aucun cas, l’expert ne peut être substitué au Service du Contentieux pour l’évaluation de la base
imposable.
Art. 20. 02. 33. - L’expertise est faite par un seul expert nommé par la Cour suprême . Toutefois, elle est
confiée à trois experts si l’une des parties le demande.
Dans ce cas, chaque partie désigne son expert et le troisième est nommé par la Cour suprême . Ne peuvent
être désignés comme experts, les fonctionnaires qui ont pris part à l’établissement de l’impôt contesté, ni les
personnes qui sont intervenues à quelque titre que ce soit dans l’affaire litigieuse.
Art. 20. 02. 34. - A la demande du président de la Cour suprême, le Chef du Service du contentieux désigne
un agent chargé de diriger l’expertise . Ce dernier fixe la date, l’heure et le lieu du début des opérations
d’expertise et les porte à la connaissance des experts et du requérant, dix jours au moins à l’avance.
Art. 20. 02. 35. - Les experts effectuent la mission qui leur a été confiée et rédigent un rapport. S’il y a trois
experts, chacun d’eux rédige un rapport. Le directeur de l’expertise rédige un procès-verbal relatant les
conditions dans lesquelles l’expertise s’est déroulée et joint à ce procès-verbal son avis sur le ou les points
litigieux. Les rapports et le procès-verbal doivent être déposés au greffe de la Cour suprême dans les dix jours de
la clôture des opérations.
Dans tous les cas, les opérations d’expertise doivent être terminées dans un délai de six mois compté à partir
du jour où l’expert a reçu notification de la décision de sa désignation. L’expert qui n’aura pas terminé les
opérations d’expertise et déposé le rapport correspondant dans les délais fixés au présent article sera, sauf cas de
force majeure reconnue par le tribunal, passible d’une amende dont le montant sera fixé par ce dernier mais qui ne
pourra être inférieur à 200.000 Fmg.
Art. 20. 02. 36. - Le greffier de la Cour suprême invite le requérant à prendre connaissance de ces documents
au greffe dans un délai de dix jours, à compter de la réception par le demandeur de la lettre du greffier de la Cour
suprême. Le requérant peut formuler des observations.
Art. 20. 02. 37. - A l’expiration de ce délai, le dossier auquel sont jointes, le cas échéant, les observations du
requérant, est transmis au chef du Service du Contentieux qui en fait retour au greffier de la Cour suprême dans
les conditions fixées par les articles 20.02.35 et suivants ci-dessus .
Art. 20. 02. 38. - Si la Cour suprême estime que l’expertise a été irrégulière ou incomplète, elle peut ordonner
une nouvelle expertise dans les formes fixées aux articles 20. 02. 32 à 20. 02. 36 ci-dessus.
Art 20. 02. 39. - Les frais d’expertise sont supportés par la partie qui succombe .Ils peuvent en raison de
l’instruction de l’affaire, être compensée en tout ou en partie.
Art. 20. 02. 40. - Les règles générales de procédure administrative devant la Cour suprême sont applicables
au contentieux des impôts directs en ce qu’elles n’ont pas de contraire au présent texte.
Art. 20. 02. 41. - Les délais prévus par le présent texte sont des délais francs.
Art. 20. 02. 42. - Avant l’introduction de toute instance, les litiges relatifs à la perception des droits et taxes
sont soumis à l’administration des Services fiscaux .
Art. 20. 02. 43. - Les contestations qui peuvent s’élever sur le fond des droits recouvrés par l’administration
des services fiscaux à l’exception des impôts directs sont portés devant les tribunaux civils de première instance
ou, les sections de tribunal de première instance dans le ressort desquels se trouve le bureau territorialement
compétent. L’instruction se fait par simple mémoire respectivement signifié.
Toutefois, le contribuable a le droit de présenter, par lui même ou par le ministère d’un ou plusieurs avocats
inscrits au tableau des explications orales .
La même faculté appartient à l’Administration .Il n’y a d’autres frais à supporter pour la partie qui succombe
que ceux des significations et du droit d’enregistrement des jugements.
Les tribunaux accordent soit aux parties, soit à l’Administration, le délai qu’elles leur demandent pour produire
leur défense ;il ne peut néanmoins être de plus de trois décades.
Les jugements sont rendus dans les trois mois, au plus tard à compter de l’introduction des instances, le
ministère public entendu.
Art. 20. 02. 44. - Le dépôt d’une réclamation ou d’une requête devant les Tribunaux n’est pas suspensif du
recouvrement des impositions .Toutefois, le contribuable qui présente une réclamation contentieuse obtient le
sursis au paiement de la partie litigieuse des impositions s’il en fait la demande formelle dans sa réclamation, s’il
fixe le montant ou précise les bases du dégrèvement auquel il prétend, et s’il produit, en même temps que sa
réclamation, une attestation faisant foi du paiement au préalable de garanties en moyens légalement admis en
paiement d’impôt, non productive d’intérêt et dont le montant est égal à la moitié de l’imposition litigieuse.
L’autorité fiscale compétente doit notifier la suite réservée à la demande de sursis au paiement dès sa
réception .En cas de rejet de la demande le réclamant à la faculté, dans le délai de dix jours à partir de la date où il a
reçu notification de cette décision, de faire un recours devant la Chambre Administrative de la Cour suprême qui
statuera d’urgence.
La décision de sursis au paiement produit effet jusqu’au règlement définitif de la réclamation contentieuse ou
de la requête devant les Tribunaux .Le remboursement éventuel des sommes déposées à titre de garantie à la
caisse de dépôts et consignations auprès du Trésor Public ne peut être effectué qu’après le règlement définitif de
l’affaire litigieuse, concrétisé par la notification à ce comptable de l’arrêté de dégrèvement.
Les dispositions du présent article sont applicables en ce qui concerne la constitution de garanties à toutes
les réclamations contentieuses et à toutes requêtes en instance, soit auprès du Directeur général des Impôts, soit
auprès des Tribunaux.
CHAPITRE V
Contentieux repressif
SECTION PREMIERE
Définition des infractions
Art. 20. 02.45. - Par infraction en matière fiscale, on entend les violations aux prescriptions du Code Général
des Impôts régissant les services fiscaux et aux textes d’application .Elles constituent des infractions d’ordre
économique ou touchant à l’ordre public économique.
SECTION II
Recherche et constatation des infractions
Art. 20. 02. 46. - Les infractions aux dispositions régissant les impôts, droits et taxes, redevances ou sommes
quelconques dus à l’intérieur du Territoire et dont la perception incombe aux agents des services fiscaux ainsi
que les obligations des personnes physiques ou morales visées aux articles 20. 06. 12 et suivants du Code
Général des Impôts, sont constatées par procès-verbal.
Les agents des Services fiscaux ayant au moins le grade de contrôleur assermentés et dûment commissionnés
sont seuls habilités à constater toutes les infractions visées ci-dessus.
Les agents fiscaux de la catégorie II dûment assermentés assurant la fonction d’un Chef de Poste ou de
Contrôle des services fiscaux, fonction normalement dévolue aux Contrôleurs Fiscaux exercent juridiquement et
administrativement la fonction des Contrôleurs fiscaux dans leur circonscription administrative .Ils procèdent à
des contrôles et vérifications, puis dressent des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants.
Sont également aptes à verbaliser pour les infractions en matière de tabacs et allumettes ainsi que de boissons
alcooliques d’origine frauduleuse ou de caractère frauduleux sauf pour celles nécessitent des vérifications chez
les assujettis, tous les agents des catégories II à VIII des Douanes, de la Gendarmerie, des Mines et tous les
officiers de la police judiciaire.
Art. 20. 02. 47. - Les agents fiscaux et ceux des autres cadres de l’Etat énumérés à l’article précédent
appartenant à la catégorie I n’ayant pas qualité pour verbaliser peuvent concourir à la répression comme auxiliaire
des agents verbalisateurs ; toutefois, ils peuvent rédiger des rapports ayant valeur de renseignements de nature à
servir de base à la rédaction des procès-verbaux.
Le serment peut-être reçu en audience publique ou par écrit. Le serment est valable pour toute l’étendue du
Territoire.
Art. 20. 02. 48. - Les agents habilités à la constatation des infractions en matière fiscale doivent être porteurs
de leur nomination ou d’une carte certifiant leur qualité et leur identité .S’ils en sont requis, ils doivent exhiber
l’une de ces pièces.
Art. 20. 02. 49. - Les procès-verbaux constatant toute contravention aux textes régissant les services fiscaux
doivent être fait en autant de copies qu’il est jugé utile ; celles-ci sont certifiées conformes par les verbalisateurs
.Le procès-verbal est rapporté au nom de la Loi, poursuites et diligences du Directeur Général des Impôts.
Art. 20. 02. 50. - Les procès-verbaux en matière fiscale sont dispensés de formalités de timbre et
d’enregistrement.
Art. 20. 02. 51. - Les procès-verbaux peuvent être rédigés au bureau des services fiscaux ou au lieu de la
constatation des infractions.
Ils peuvent être également rédigés au poste de la Gendarmerie ou au bureau d’un fonctionnaire des Finances
ou au bureau des Collectivités Décentralisées.
Art. 20. 02. 53. - Si le prévenu est présent lors de la rédaction du procès-verbal, celui-ci précisera qu’il en a
été donné lecture et qu’il a été sommé de signer et d’en recevoir copie .L’acte mentionnera le refus ou
l’acceptation de la partie.
Tout procès-verbal rédigé en l’absence du contrevenant doit lui être notifié soit à domicile, soit en parlant à sa
personne en quelque lieu qu’il se trouve, soit affiché à la porte du bureau du Fokontany, du Fivondronana ou
Faritany du ressort de son domicile ou de la Mairie.
Procès-verbal et notification pourront être faits tous les jours indistinctement .Le domicile décliné au
verbalisateur par le délinquant est légalement opposable à ce dernier.
Art. 20. 02. 54. - Dans le cas où le motif de la saisie porte sur le faux ou l’altération d’un titre de mouvement
ou autres titres de perception, le procès-verbal énonce le genre de faux, les altérations ou surcharges .
Lesdits titres de mouvement ou autres titres de perception, signés et paraphés des saisissants ne varietur,
sont annexés au procès-verbal qui contient la sommation faite à la partie de les parapher et de répondre.
Art. 20. 02. 55. - Lorsque les délinquants ont pris la fuite sans être reconnus ou en cas d’abandon d’activité,
le procès-verbal est dressé contre inconnu et adressé au Directeur Général des Impôts qui requiert la saisie ou la
confiscation des biens meubles et immeubles au Tribunal compétent.
En cas de décès du contrevenant avant l’exécution d’un jugement définitif ou la conclusion d’une
transaction, les services fiscaux exerceront contre les ayants droit une action tendant à faire prononcer par le
tribunal la condamnation au paiement d’une somme égale au droit éludé, sauf si la succession demande le
bénéfice d’une transaction et respecte les clauses stipulées dans ladite transaction.
Art. 20. 02. 56. - Les procès-verbaux dressés par un seul agent visé à l’article 20. 02. 46 en matière fiscale font
foi jusqu’à preuve du contraire et jusqu’au inscription de faux s’ils sont dressés par deux agents au moins. En cas
d’infraction constatée à la suite d’un contrôle d’écriture, la preuve contraire ne peut être apportée qu’au moyen
de documents de date certaine antérieure à celle d’écriture.
Si le prévenu demande à faire cette preuve, le tribunal renvoie la cause à quinzaine au moins.
Dans le délai de trois jours francs à compter de l’audience où le renvoi a été prononcé, le prévenu doit
déposer au Greffe la liste des témoins qu’il veut faire entendre, avec leurs noms, prénoms, profession et domicile.
Art. 20. 02. 57. - En cas d’insuffisance ou nullité de forme des procès-verbaux, les infractions subsistent et
pourront être poursuivies par tous les moyens de droit.
Dans le cas où les procès-verbaux portant saisie d’objets prohibés sont annulés la confiscation desdits
objets est néanmoins prononcée sans amende sur les conclusions de la partie poursuivante ou du procureur de
la République.
SECTION III
Des visites et des perquisitions
Art. 20. 02. 58. - Les vérifications et constatations peuvent être effectuées à toute heure du jour et de la nuit
et sans restriction ni formalité sur la voie publique ; elles peuvent également être effectuées sans formalité dans
les lieux ouverts au public mais seulement aux heures où ces lieux sont ouverts au public.
Art. 20. 02. 59. - Les agents répressifs peuvent sans l’accomplissement d’aucune formalité, faire sur les
barques, pirogues, chalands, voitures automobiles, charrettes, aéronefs et autres moyens de transport, en
quelque lieu et à quelque moment qu’ils les rencontrent toutes les visites, recherches, perquisitions nécessaires
pour assurer qu’il n’existe rien qui soit transporté en fraude .Les conducteurs sont tenus de faciliter les
vérifications des agents, sous peine de contravention pour refus d’exercice ou d’opposition aux fonctions
prévues à l’article 20.02.106 du présent titre.
Art. 20. 02. 60. - Les agents ont libre accès aux quais et dans les gares, stations, magasins et autres
établissements ou lieux dépendants des chemins de fer ou d’un service quelconque de voitures ou de transports
publics.
Ils peuvent également dans l’exercice de leurs fonctions et munis de pièces justifiant leur qualité, traverser ou
parcourir les voies de chemin de fer toutes les fois que l’exige la répression en se conformant cependant aux
mesures de précaution qui auront été prescrites.
Ils ont le droit d’opérer des visites dans les gares ou stations ou au siège de l’exploitation de chaque service
ou compagnie de transports et ils peuvent étendre leurs recherches et vérifications à toutes les opérations de
comptabilité concernant les transports.
Art. 20. 02. 61. - Dans l’exercice de leurs fonctions, les agents ont de jour comme de nuit sans être assistés
d’un officier de police judiciaire et sans ordre spécial droit de passage sur les propriétés privées, champs, prés,
bois, terrains même clos qui ne sont pas compris dans l’enceinte d’une habitation.
2- Prélèvement d’échantillons et des expertises
Art. 20. 02. 63. - L’examen d’experts ou l’analyse du laboratoire s’exerce sur les marchandises ou produits
eux-mêmes ou sur des échantillons prélevés dans les conditions décrites aux articles ci-après.
Art 20. 02. 64. - Tout prélèvement d’échantillons de produits ou de marchandises soumis à la redevance à
n’importe quel stade de la commercialisation doit comporter quatre échantillons identiques et autant que possible
très homogènes destinés :
1- à l’examen de l’expert ou à l’analyse ;
2- en prévision d’une contre-expertise ;
3- à la personne chez qui a eu lieu le prélèvement d’échantillons ;
4- aux services fiscaux.
Les échantillons ainsi prélevés sont placés sous scellés et étiquetés .
Art. 20. 02. 65. -Tout prélèvement d’échantillons donne lieu séance tenante à la rédaction d’un acte dit «
Procès-verbal de prélèvement d’échantillons » qui doit porter les mentions suivantes :
1- la date et l’heure du prélèvement ;
2- les noms, prénoms, grade et fonction de l’agent qui a opéré les prélèvements,
3- les noms, prénoms, profession, qualité et domicile de la personne chez qui a eu lieu le prélèvement ;
4- le motif du prélèvement ;
5- le lieu, le mode de détention, la qualité et l’origine des marchandises et produits sur lesquels le prélèvement
a été effectué ;
6- la description détaillée des opérations de prélèvement :
7- la quantité et la valeur des échantillons prélevés ;
8- l’indication de la présence ou de l’absence de la personne chez qui le prélèvement a eu lieu et la sommation
qui lui a été faite de signer l’acte, de son acceptation ou de son refus de s’exécuter ;
9- la date et l’heure auxquelles l’opération de prélèvement a été terminée ;
10- la signature de l’agent qui a opéré le prélèvement ;
11- la destination donnée aux échantillons prélevés.
L’empreinte de scellé apposé sur les échantillons et les étiquettes de prélèvement est reproduite sur l’acte .
Art. 20. 02. 66. - En cas de fraude dûment établie à la suite de l’expertise ou de l’analyse, procès-verbal à fins
répressives est dressé.
Les frais occasionnés par l’expertise ou l’analyse sont mis à la charge du contrevenant, le tout sans préjudice
des autres peines prévues par le droit commun ou par les réglementations en vigueur.
Art. 20. 02. 67. - Sous réserve des dispositions spécialement prévues, les visites que les agents sont
autorisés à faire ne peuvent avoir lieu que pendant, le jour de 6 à 18 heures.
Néanmoins, toute opération commencée avant 18 heures peut se poursuivre après 18 heures si les agents
jugent convenables de continuer leurs investigations et notamment s’il s’agit de la rédaction d’un procès-verbal.
Il peut être procédé aux visites domiciliaires en plusieurs vacations.
Art. 20. 02. 68. - Toute visite ou perquisition dans les locaux privés des particuliers non assujettis ne peut
être effectuée sans l’assentiment exprès de la personne chez laquelle l’opération a lieu ou sans ordonnance du
Président du Tribunal du ressort du lieu où doivent opérer les agents.
L’assentiment doit faire l’objet d’une déclaration écrite de l’intéressé, soit d’une attestation de deux témoins
dont l’un peut être l’officier de police judiciaire ou le Président du Fokontany, ou du Maire ou de leur délégué qui
assiste à la visite.
L’ordonnance du Tribunal est subordonnée à la remise au Magistrat d’une requête écrite des agents exposant
sommairement les motifs sur lesquels se basent leurs soupçons de fraude.
Art. 20. 02. 69. - Toute visite doit faire l’objet d’une déclaration de visite dans laquelle l’agent déclaré vouloir
procéder en personne à cette opération.
Art. 20. 02. 70. - Toute visite ou perquisition à l’intérieur des habitations doit être assistée soit du Président
du Fokontany, ou du Maire ou de leur Délégué soit d’un officier de police judiciaire lesquels sont tenus, sous les
peines de droit, de déférer à la réquisition écrite qui leur est faite et qui doit être transcrite en tête du procès-
verbal.
Art. 20. 02. 71. - Toutefois, les marchandises transportées en fraude qui au moment d’être saisies seront
introduites dans une habitation pour les soustraire aux agents peuvent y être poursuivies par eux sans qu’ils
soient tenus dans ce cas d’observer les formalités prescrites aux articles 20. 02. 67 à 20. 02. 70 ci-dessus.
Art. 20. 02. 72. - La déclaration de visite prévue à l’article 20. 02. 64 doit être nominative, datée et signée. Elle
doit sous peine de nullité, indiquer sommairement les motifs sur lesquels les agents basent leur soupçon de
fraude.
Art. 20. 02. 73. - Après les visites domiciliaires effectuées dans les conditions prévues par les articles
précédents, les agents doivent remettre en état les locaux visités .
L’officier de police judiciaire ou le président du Fokontany, ou le Maire ou leur délégué consigne les
protestations qui peuvent se produire dans un acte motivé dont copie est remise à l’intéressé.
Art. 20. 02. 74. -Toute visite domiciliaire infructueuse doit être constatée par un rapport indiquant la date et
l’heure de la visite, les noms et grades des agents qui l’ont effectué, les nom, prénoms, profession et domicile du
particulier soupçonné, les motifs de la visite et l’heure précise à laquelle elle a été terminée.
Ce rapport signé par les agents qui ont effectué la visite et éventuellement visé par l’autorité qui y a assisté
est adressé au Directeur chargé du Contentieux.
Art. 20. 02. 75. - En cas d’empêchement le fonctionnaire ayant demandé l’ordonnance du Tribunal peut
déléguer par ordre de visite, un agent placé sous ses ordres pour le remplacer.
Art 20. 02. 76. - On entend par contribuable toute personne physique ou morale qui de par sa profession ou
ses activités doit se soumettre à la réglementation fiscale .
Art. 20. 02. 77. - Tout contribuable de l’Administration fiscale est soumis tant de jour que de nuit, mais
seulement pendant le temps où son établissement est ouvert au public aux visites et vérifications des agents
fiscaux . Les Directeurs ou Gérants de l’établissement sont tenus de leur ouvrir à toute réquisition leurs maisons,
ateliers, magasins, caves et celliers.
Art. 20. 02. 78. -Le droit de visite ci-dessus s’étend non seulement à toutes les parties et locaux affectés ou
non à l’industrie ou au commerce et à leurs dépendances dans l’enceinte, l’enclos, la cour ou le jardin, mais
encore aux bâtiments même non professionnels dépendant de ces établissements et situés à moins de 300 mètres
de leur enceinte, si au moment de la visite, il n’est pas présenté un bail authentique établissant la location à un
tiers.
C- Visites corporelles
Art. 20. 02. 79. - a) Les visites corporelles ne doivent être faites que dans le cas de soupçons de fraude fondé
sur des apparences extérieures.
b) ou en fonction des éléments extérieurs de son train de vie : immeuble occupé à titre de résidence principale
ou secondaire, construction d’immeuble, achats d’immeubles, de fonds de commerce ou de biens assimilés, de
voitures, d’aéronefs et de bateau de plaisance, véhicules automobiles, domestiques, voyages à l’étranger dont
les frais sont supportés par le contribuables eux-mêmes, transfert de devises à l’étranger.
Art. 20. 02. 80. - Les visites corporelles auront lieu sur place ou sur la demande des intéressés, dans les
bureaux du Fokontany, Fivondronana ou Faritany soit dans les bureaux de la Commune, soit de la Police ou de la
Gendarmerie, soit dans les bureaux fiscaux .Si la personne soupçonnée refuse de suivre les agents fiscaux, ceux -
ci peuvent l’y contraindre par la force.
L’assistance d’un Officier de Police Judiciaire n’est pas exigée pour la régularité de la visite .Toute visite
corporelle ne peut être effectuée que par une personne de même sexe. Il peut être procédé aux visites corporelles
de jour comme de nuit
SECTION IV
Des saisies et de la confiscation
Art. 20. 02. 81. - Les infractions à la réglementation fiscale entraînent la saisie des objets réputés en fraude.
La saisie est réelle lorsqu'elle porte sur le corps même du délit appréhendé par le saisissant. Si les agissements
des contrevenants mettent les verbalisateurs dans l'impossibilité de pratiquer la saisie réelle des objets de
fraudes, les verbalisants doivent en prononcer la saisie fictive. La saisie fictive produit les mêmes effets que la
saisie réelle.
Art. 20. 02. 82. - Il peut être donné mainlevée des objets ou produits saisis autres que ceux prohibés,
moyennant cautionnement personnel ou versement en numéraire et, le cas échéant, sous la seule caution
juratoire du contrevenant après estimation de gré à gré des objets saisis.
Art 20. 02. 83. - En garantie de l'amende, à défaut de caution solvable ou de consignation du maximum de
l'amende, la saisie des embarcations, des aéronefs, chevaux et autres véhicules ou animaux servant au transport
des objets de fraude est opérée.
Toutefois, si le propriétaire des moyens de transport est aussi propriétaire des objets frauduleux ou si par sa
participation aux faits de fraude, il est considéré comme co-auteur de l'infraction, les moyens de transport sont
saisissables au même titre que les objets de fraude eux-mêmes . Il peut être donné mainlevée des dits moyens de
transport moyennant cautionnement ou consignation de leur valeur déterminée contradictoirement ou d'office .
Art 20. 02. 84. - Lorsque la saisie porte sur des animaux ou sur des objets périssables, la mainlevée provisoire
peut être donnée sous les réserves prévues à l'article 20. 02. 41
Art. 20. 02. 85. - Dans le cas où le procès-verbal portant saisie d'objets prohibés est annulé pour vice de
forme, leur confiscation est néanmoins prononcée sans amende sur les conclusions des services fiscaux ou du
Procureur de la République. La confiscation des objets saisis en contravention est également prononcée
nonobstant la nullité du procès-verbal si la contravention se trouve suffisamment constatée par l'instruction.
Art. 20. 02. 86. - La confiscation des objets saisis peut être poursuivie et prononcée contre les conducteurs
ou transporteurs sans que l'Administration soit tenue de mettre en cause les propriétaires de ces objets, sauf si
les propriétaires intervenaient ou étaient appelés par ceux sur lesquels les saisies ont été faites, à statuer, ainsi
que de droit, de leur intervention ou réclamation.
Art. 20. 02. 87. - Les objets, soit saisis pour fraude ou contravention, soit confisqués ne peuvent être
revendiqués par les propriétaires, ni le prix, qu'il soit consigné ou non, réclamé par aucun créancier même
privilégié, sauf leur recours contre les auteurs de la fraude.
Art. 20. 02. 88. - Les objets, marchandises ou produits faisant partie du chargement qui ne sont pas en
fraude, doivent être rendus à leur propriétaire sauf ceux ayant servis à masquer la fraude .
Art. 20. 02. 89. - Les services fiscaux peuvent demander au Tribunal sur simple requête la confiscation des
objets de fraude saisis sur des inconnus en vue de leur vente aux enchères publiques .
Art. 20. 02. 90. - Les moyens de transport saisis dont la remise sous caution aurait été offerte par procès-
verbal mais n'aura été acceptée par la partie ne peuvent être gardés plus d'un mois.
Passé ce délai, et en vertu d'une ordonnance du Tribunal, il sera procédé à la vente par enchère des véhicules
saisis et ce à la diligence de l'Administration fiscale.
Art. 20. 02. 91. - L'ordonnance autorisant la vente sera signifiée à la partie adverse avec déclaration qu'il sera
immédiatement procédé à la vente tant en son absence qu'en sa présence . L'ordonnance du Tribunal sera
exécutée nonobstant opposition ou appel .
Art. 20. 02. 92. - Le produit de la vente sera déposé à la caisse du Receveur des impôts pour être disposé
ainsi qu'il sera ordonné par jugement définitif .
SECTION V
Responsabilité et solidarité
Art. 20. 02. 93. - Le détenteur des marchandises en fraude est réputé responsable de la fraude . Toutefois, les
propriétaires de marchandises sont responsables du fait de leurs employés, facteurs, agents ou domestiques en
ce qui concerne les droits, confiscations, amendes et dépens.
Art. 20. 02. 94. - Les transporteurs ne sont pas considérés, eux et leurs préposés ou agents, comme
contrevenants lorsque par une désignation exacte et régulière de leurs commettants, ils mettent les services
fiscaux en mesure d'exercer utilement des poursuites contre les véritables auteurs de la fraude.
Art. 20. 02. 95. - Les propriétaires des lieux où sont trouvés les objets de fraude sont réputés auteurs des
infractions qui en résultent à moins qu'ils mettent les services fiscaux en mesure d'atteindre les véritables auteurs
de ces infractions.
Art. 20. 02. 96. - Lorsque deux ou plusieurs personnes sont co- auteurs de l'infraction, les condamnations
contre ces personnes pour un même fait de fraude sont solidaires.
Art. 20. 02. 97. - Sont considérés comme co-auteurs de l'infraction, toute personne convaincue d'avoir
sciemment facilité la fraude ou procuré les moyens de la commettre .
Art. 20. 02. 98. - Les peines d'emprisonnement édictées par le présent code ne sont pas applicables aux
propriétaires et aux transporteurs visés aux articles 20. 02. 94 et 20. 02. 95 qu'en cas de co-auteurs.
SECTION VI
De l'arrestation
Art. 20. 02. 99. - Lorsqu'une infraction fiscale est punie d'une peine d'emprisonnement, le contrevenant
surpris en flagrant délit est arrêté et constitué prisonnier. Il est conduit sur le champ devant un officier de Police
Judiciaire ou remis à la Force Armée qui le conduit devant le Juge Compétent lequel statue de suite par une
décision motivée sur son emprisonnement ou sa mise en liberté. Les ordonnances de mise en liberté doivent être
signifiées à l'Administration Fiscale dans les délais et conditions prévues par le Code d'Instruction Criminelle.
SECTION VII
Refus d'exercice
Art. 20. 02. 100. - Le droit de visite ou d'exercice ne peut être retardé ou paralysé par un obstacle
quelconque, prétexte, excuse, opposition verbale ou de fait, menace ou acte de rébellion.
Art. 20. 02. 101. - Quiconque de quelque manière que ce soit, met les agents habilités à constater les
infractions à la législation fiscale dans l'impossibilité d'accomplir leurs fonctions, est puni d'une amende de 50.000
Fmg à 500.000 Fmg sans préjudice des pénalités à appliquer éventuellement par le ministère public.
Cette amende est indépendante de l'application des autres pénalités prévues par les textes en vigueur toutes
les fois que l'importance de la fraude peut être évaluée.
En cas de récidive, le maximum de l'amende sera toujours prononcé.
Art 20. 02. 102. - Tout refus de visite ou d'exercice, de production ou de communication est constaté par un
procès-verbal qui doit mentionner que le contrevenant a été requis ou sommé de se soumettre à ces obligations et
qu'il s'y est opposé.
Les actes de rébellion, voies de fait, injures, outrages, et menaces contre les agents fiscaux sont constatés au
moyen d'un simple rapport adressé au Directeur Général des Impôts et poursuivis devant les tribunaux en vue de
l'application des peines prévues par le Code Pénal, indépendamment des amendes et confiscations encourues par
les contrevenants.
Si cependant, une infraction fiscale est constatée, il est dressé procès-verbal suivant les formes prescrites en
matière fiscale et dans cet acte sont relatés : rébellion, voies de fait, injures, outrages ou menaces.
Art. 20. 02.103. - Si les actes de rébellion, voies de fait, injures, menaces outrages ont été commis par toute
personne physique ou morale assujettie de l'Administration Fiscale, le Tribunal ordonnera obligatoirement la
fermeture de l'établissement pendant une durée de un mois au moins et de six mois au plus.
Dans tous les cas, et pour tous contribuables, l'Administration Fiscale peut retirer par mesure d'ordre public,
soit temporairement, soit définitivement, l'autorisation de fabriquer, d'exploiter, de produire ou de vendre,
accordée au contrevenant et cela sans préjudice de l'application des pénalités encourues et du paiement des
droits, impôts et taxes ou redevances dont l'intéressé pourrait être redevable.
SECTION VIII
Des circonstances atténuantes
Art 20. 02.104. - En matière fiscale et par application de l'article 463 du Code Pénal, si les circonstances
paraissent atténuantes, les tribunaux sont autorisés, lorsque la bonne foi du contrevenant sera dûment établie et
en motivant expressément leurs décisions sur ce point, à modérer le montant des amendes et libérer le
contrevenant de la confiscation, sauf pour les objets prohibés, par le paiement d'une somme que le tribunal
arbitre. En aucun cas, les condamnations prononcées ne peuvent être inférieures au montant des droits fraudés
ou compromis.
Cette disposition cesse d'être applicable en cas de récidive dans le délai d'un an .
SECTION IX
Poursuites
1- DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Art. 20. 02. 105. - Toutes les actions et poursuites en matière fiscale pour violations aux réglementations
légales contenues dans le Code Général des Impôts régissant les impôts, droits et taxes, redevances et aux textes
d'application en vigueur ont lieu au nom de la loi, poursuites et diligences du Directeur Général des Impôts.
Art. 20. 02. 106. - Sous réserve des dispositions de l'ordonnance N° 77.068 du 30.09.77 et de celles contraires
propres à chaque impôt, droit et taxe, redevance, les infractions aux dispositions des Livres I, II, du présent Code
sont poursuivies devant les tribunaux de l'ordre judiciaire.
Art. 20. 02.107. - Devant le tribunal et pour tous les actes de poursuite le Directeur Général des Impôts peut
déléguer ses pouvoirs à un avocat défenseur ou à tout fonctionnaire relevant de ses départements .
Art. 20. 02. 108. - Au cas où l'auteur d'une infraction vient à décéder avant intervention d'une transaction ou
d'un jugement définitif, l'Administration Fiscale est fondée à exercer contre la succession du défunt une action
tendant à faire prononcer par le tribunal la confiscation de ses biens meubles ou immeubles ou des objets saisis.
Art. 20. 02. 109. - L'assignation à fin de comparaître est donnée dans un délai d'un an à compter de la date de
clôture de procès-verbal, à peine de déchéance.
En tout état de cause, en cas de demande expresse de transaction avant jugement de la part du délinquant, les
délais prévus ci-dessus sont suspendus jusqu'à la date du retour au service chargé des poursuites, des dossiers
de recouvrement renvoyés par le comptable chargé d'encaisser la transaction.
Art. 20. 02. 110. - Lorsque les auteurs des infractions sont en état d'arrestation l'assignation doit être
donnée dans le délai de deux mois à partir de la date d'arrestation à peine de déchéance.
Art. 20. 02. 111. - L'assignation interrompt la prescription de deux mois ou d'un an visé ci- dessus.
Art. 20. 02. 112. - Toutefois, si la comparution devant le tribunal à la date visée ci-dessus ne peut avoir lieu,
une nouvelle citation dite "avenir" est à servir dans les mêmes conditions que celles de l'assignation.
Art. 20. 02. 113. - L'assignation à fin de comparaître peut être donnée soit par ministère d'huissier, soit par
tout agent habilité à constater des infractions en matière fiscale.
2- TRANSACTION
Art. 20. 02. 114. - Les infractions à la réglementation fiscale peuvent faire l'objet de transaction avant ou
après jugement. Avant jugement définitif, la transaction a pour effet d'arrêter les poursuites des infractions
prévues par la réglementation en vigueur, même celles qui sont passibles d'une peine d'emprisonnement. Après
jugement définitif, il ne peut être transigé que sur les condamnations pécuniaires.
Art 20. 02.115. - Le pouvoir de transiger appartient au Ministre chargé de la Réglementation fiscale qui peut
déléguer son pouvoir de décision .
3 - PRESCRIPTIONS
Art. 20. 02.116. - Les contraventions à la réglementation fiscale peuvent être constatées tant que le délai de
prescription relatif aux dispositions générales ou particulières pour l'émission des titres de perception ou autres.
(acquit à caution) acquis au redevable pour les Impôts, droits et taxes, redevances et autres perceptions que
l'administration fiscale n'a pas réclamés dans le délai de trois ans à compter de la date à laquelle ces Impôts, droits
et taxes ou autres perceptions étaient exigibles, n'est pas encore expiré.
Art. 20. 02.117. - Les peines portées par les jugements ou arrêts rendus pour contravention à la
réglementation fiscale y compris les droits fraudés, sont prescrits après trois ans révolus du jour où la décision
judiciaire a acquis l'autorité de la chose jugée conformément à l'article 676 du Code d'Instruction criminelle.
SECTION X
Procédure devant les tribunaux
Art. 20. 02. 118. - Les infractions sont portées devant les tribunaux conformément aux dispositions des
articles 20. 02 .20 et suivants.
Art 20. 02.119. - Les règles en vigueur à Madagascar concernant l'appel et les pourvois en cassation quel
que soit le tribunal saisi ( ordre administratif ou judiciaire) sont applicables pour les infractions commises en
matière fiscale.
Art. 20. 02.120. - Tant en première instance, tant en appel, l'instruction est écrite sur présentation des
conclusions ou mémoires. Toutefois, le Tribunal peut autoriser les parties à présenter soit par elles-mêmes, soit
par le ministère d'un avocat, des explications orales.
Les audiences sont non publiques .
Art. 20. 02.121. - Les Agents fiscaux peuvent faire tous exploits et autres actes de justice que les huissiers
ont coutume de faire; et peuvent toutefois se servir des tels huissiers notamment pour les ventes des objets
saisis.
Art 20. 02.122. - Les juges ne peuvent à peine de répondre de leurs deniers personnels modérer les droits
éludés.
SECTION XI
De l’exécution des jugements et arrêts
Art. 20. 02. 123. - L'exécution des jugements et arrêts rendus en matière fiscale peut être poursuivie par
toutes les voies de droit et même par corps.
Art. 20. 02. 124. - La signification des jugements et arrêts, l'opposition et l'exécution de ces décisions ainsi
que tous les actes de procédure tracés par le présent code sont régis par le droit commun.
Art. 20. 02. 125. - Les jugements et arrêts portant condamnation à des amendes fiscales en réparation civile
aux frais des dépens, sont exécutés selon les dispositions des textes en vigueur.
Les condamnations pécuniaires prononcées contre plusieurs personnes pour un même fait de fraude sont
solidaires.
SECTION XII
Répartition du produit des amendes et confiscations
Art. 20. 02.126. - Le produit total des amendes, confiscations et autres sommes recouvrées en matière
d'impôts, droits et taxes, redevances en exécution des transactions consenties ou condamnations prononcées
par les tribunaux supportera avant tout partage les prélèvements suivants :
1° Les droits fraudés qui seront versés au profit du Budget Général ou de budget des collectivités territoriales
décentralisées, selon le cas.
2° Les frais de toute nature; le surplus forme le produit disponible.
3° La part revenant au Budget Bénéficiaire des impôts, droits et taxes, redevances, fixées à 25p.100 du produit
disponible.
4° La somme restante après ces divers prélèvements constitue le produit net qui sera réparti entre le fonds
commun et autres ayants droit sur décision du Ministre chargé de la Réglementation fiscale.
SECTION XIII
Dispositions diverses
Art. 20. 02.127. - Les peines prévues à l'article 373 du code pénal sont applicables à tout individu convaincu
d'avoir verbalement ou par écrit dénoncé à tort et de mauvaise foi de prétendues infractions à la réglementation
fiscale.
Art. 20. 02. 128. - Les agents fiscaux dans l'exercice de leurs fonctions répressives ont le droit au port
d'armes.
Ils peuvent en faire usage en cas de légitime défense.
Les autorités civiles et militaires et la Force publique doivent prêter aides et assistances aux agents fiscaux
toutes les fois qu'elles en sont requises.
Art. 20. 02. 129. - Dans tous les cas non prévus dans le présent code, les règles de droit commun sont
applicables en matière répressive des services fiscaux.
SECTION XIV
Des sanctions administratives
Art. 20. 02.130. - Quelle que soit la nature de règlement de l’affaire faisant l'objet du procès-verbal, les
sanctions administratives suivantes sont simultanément infligées à titre de garantie en paiement des impôts,
droits et taxes ou redevances fraudés ou compromis et des peines fiscales encourues :
1° Fermeture pour une durée déterminée qui ne peut excéder 3 mois des établissements, usines, ateliers ou
magasins du contribuable.
Cette sanction est, après en avoir informé le Président de la Délégation spéciale du Faritany du lieu d'exercice
de l'activité ou le Représentant Régional de l'Etat, prononcée sur décision du Ministre chargé de la
Réglementation fiscale qui peut déléguer son pouvoir:
- au Chef du service du contentieux lorsque la durée de la fermeture n’excède pas un mois ;
- au Directeur chargé du contentieux pour une durée supérieure à un mois.
Pendant la durée de cette sanction, le contribuable est tenu de servir à son personnel les salaires,
appointements, indemnités et avantages de toutes natures auxquels ce dernier avait droit jusqu'alors.
2° Saisie et vente des biens du contribuable.
3° Interdiction de sortie du territoire du contribuable concerné ou du représentant légal de la société.
L'interdiction est prononcée sur simple requête des services de la Direction chargée du Contentieux au
Ministre chargé de l'intérieur et ne sera levée qu'après obtention d'un quitus fiscal.
Art. 20. 02.132. - Sans préjudice aux dispositions particulières du code général des impôts, quiconque s'est
frauduleusement soustrait ou a tenté de se soustraire à l'établissement ou paiement total ou partiel des impôts,
droits et taxes, redevances visés dans le présent code, soit qu'il ait volontairement omis de faire sa déclaration
malgré les rappels effectués, soit qu'il ait volontairement dissimulé une part des sommes sujettes à l'impôt en
omettant de passer des écritures ou en passant des écritures inexactes ou fictives au livre journal ou au livre
d'inventaire ou dans des documents en tenant lieu, notamment au moyen d'achats ou de ventes sans factures ou
des factures ne se rapportant pas à des opérations réelles, soit qu'il ait organisé son insolvabilité ou mis obstacle
par d'autres manoeuvres au recouvrement d'impôts, droits et taxes, redevances, peut être puni, indépendamment
des sanctions fiscales, d'un emprisonnement de deux mois à un an.
En cas de récidive dans le délai de 3 ans, le contribuable est passible d'une peine d'emprisonnement de un an.
TITRE III
Régime d’imposition
DISPOSITIONS COMMUNES
Art. 20. 03. 01. - Les revenus ou bénéfices imposables ainsi que les éléments servant au calcul des taxes sur
le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement et taxes assimilées, et des droits d’accises sont évalués ou taxés
d'office dans les conditions prévues ci-dessous.
I- TAXATION D'OFFICE
Art. 20. 03. 02. - Sous réserve des dispositions de l'article 20.03.03 ci-après, sont taxés d'office :
1° à l'impôt général sur le revenu ou, suivant le cas, à l'impôt sur les bénéfices des sociétés, les personnes ou
entreprises :
- qui n'ont pas déposé dans le délai légal leur déclaration annuelle ;
- qui n'ont pas fourni, dans le délai imparti les justifications ou les explications demandées par l'agent chargé
de l'assiette ;
- qui ne tiennent pas une comptabilité régulière lorsqu'elles sont astreintes d'en tenir par les dispositions du
présent Code, ou dont la comptabilité présente des irrégularités graves et répétées qui établissent manifestement
un défaut de sincérité ;
2° Aux taxes sur le chiffre d’affaires, les personnes et entreprises qui n’ont pas déposé dans le délai légal les
déclarations qu’elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevable de ces taxes, ou qui ne tiennent pas
une comptabilité régulière lorsqu’elles sont astreintes d’en tenir par les dispositions du présent Code, ou dont la
comptabilité présente des irrégularités graves et répétées qui établissent manifestement un défaut de sincérité.
3° aux droits d'enregistrement et aux taxes assimilées, les personnes qui n'ont pas déposé une déclaration ou
qui n'ont pas présenté à la formalité de l'enregistrement un acte dans le délai légal ;
4° au droit d'accises les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal la déclaration de produits taxables
.
Art. 20. 03. 03. - La procédure de taxation d’office est engagée si le contribuable n’a pas régularisé sa
situation dans les quinze jours de la réception de la notification d’une mise en demeure.
La notification indique les motifs de la procédure employée.
Toutefois, il n'y a pas lieu de procéder à la mise en demeure si le contribuable change fréquemment de lieu de
séjour ou d'adresse ou si un contrôle fiscal n'a pas pu avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers.
Art. 20. 03. 04. - Les contribuables qui se sont abstenus de répondre aux demandes d'éclaircissement ou de
justifications prévues par le présent Code sont taxés d'office à l'impôt sur le revenu ou sur le bénéfice.
Cette disposition est applicable en matière de taxes sur les chiffres d'affaires, de droits d'enregistrement et
taxes assimilées ainsi qu'en matière de droit d’accises, et de redevances fiscales .
Art. 20. 03. 05. - La procédure est engagée conformément aux dispositions de l'article 20. 03. 03 ci-dessus .
Art. 20. 03. 06. - Sous réserve des dispositions de l’article 06. 01. 28 ci-après, sont évalués d’office lorsque la
déclaration correspondante n’a pas été déposée dans les quinze jours suivant l’échéance réglementaire
1° Le revenu ou le bénéfice imposable des personnes qui perçoivent des revenus provenant de l'exercice
d'une activité professionnelle ;
2° la taxe due au titre des taxes sur les chiffres d'affaires ;
3° les droits de mutation de propriété ou de jouissance, à titre onéreux ou à titre gratuit ainsi que les taxes
assimilées ;
4° le droit d'accises sur les produits fabriqués ou mis à la consommation ;
5° les bases d'imposition lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers.
Art. 20. 03. 07. - L'évaluation est établie d'après les éléments en possession du service .
III- PROCEDURE
Art. 20. 03. 08. - Les motifs de la procédure d’imposition d’office ainsi que les bases ou les éléments servant
au calcul de l’imposition sont portés à la connaissance du contribuable au moyen d’une notification effectuée par
lettre recommandée avec accusé de réception ou par fax.
La notification est interruptive de prescription.
Art. 20. 03. 09. - Le contribuable qui a fait l'objet d'une imposition d'office conserve le droit de formuler une
réclamation dans les trente jours à compter de la réception de la notification en apportant les preuves de
l'exagération du montant de l'impôt retenu.
L'Administration statuera en dernier ressort sur le montant de l'impôt à payer.
TITRE IV
Les délais de prescription
I - DISPOSITIONS GENERALES
Art. 20. 04. 01. - Les insuffisances, les inexactitudes ou les erreurs d'imposition, les omissions totales ou
partielles constatées dans les déclarations relatives aux impôts, droits et taxes, redevances, le défaut ou
l'insuffisance de versement des impôts, droits et taxes, redevances peuvent être réparés par l'Administration des
Impôts dans les conditions et dans les délais fixés ci-dessous, sauf dispositions spéciales.
II - IMPOTS DIRECTS ET TAXES ASSIMILEES
Art. 20. 04. 02. - Pour les impôts sur le revenu des personnes physiques et l'impôt sur les bénéfices des
sociétés, le droit de reprise de l'Administration des Impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit
celle au titre de laquelle l'imposition est due.
Nonobstant les dispositions ci-dessus, le droit de vérification de l'Administration peut porter sur des années
prescrites lorsque les opérations correspondantes ont influencé les impositions d'une période postérieure non
couverte par la prescription. Il en est ainsi notamment, pour le contrôle des reports de déficits.
Art. 20. 04. 03. - Le délai de reprise prévu à l'article 20. 04. 02 ci-dessus s'applique également à l'impôt sur le
revenu des capitaux mobiliers, à la Taxe d'incorporation de réserves ou de bénéfices au capital et à la taxe
forfaitaire sur les transferts . Ce délai a pour point de départ la date d'exigibilité de l'impôt.
Toutefois, la prescription ne court contre l'Administration que du jour où elle a pu constater l'exigibilité de
l'impôt, au vu d'un acte soumis à l'enregistrement ou au moyen de documents régulièrement déposés au bureau
compétent pour la prescription de l'impôt.
Art. 20. 04. 04. - Les omissions, les erreurs ou les insuffisances d'imposition concernant la Taxe
professionnelle et ses taxes annexes et celles concernant les impôts fonciers et les taxes annexes peuvent être
réparées par l'Administration jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition
est due .
Art. 20. 04. 05. - En matière de taxe sur les chiffres d'affaires et de taxes assimilées, le droit de reprise s'exerce
jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible.
Si l'exercice social ne correspond pas à l'année civile, le délai part du début de la première période sur laquelle
s'exerce le droit de reprise en matière d'impôt sur le revenu ou sur le bénéfice et expire le 31 Décembre de la
troisième année suivant celle au cours de laquelle se termine cette période.
Art. 20. 04. 06. - Nonobstant les dispositions de l'article 20. 04. 05 ci-dessus, le droit de vérification de
l'Administration peut porter sur des années prescrites lorsque les crédits de taxe dont le contribuable demande à
bénéficier ont leur origine au cours de ces années.
Art. 20. 04. 07. - L'action en reprise de l'administration se prescrit à l'expiration de la troisième année suivant
celle au cours de laquelle l'exigibilité des droits ou taxes a été suffisamment révélée par l'enregistrement d'un acte
ou d'une déclaration sans qu'il soit nécessaire de recourir à des recherches ultérieures.
Art. 20. 04. 09. - En l'absence de déclaration ou d'acte présenté à la formalité de l'enregistrement, l'action en
reprise de l'administration se prescrit à l'expiration d'un délai de dix ans compté à partir de l’événement qui donne
naissance à l'exigibilité de l'impôt.
Art. 20. 04.10. - Pour la taxe sur les contrats d'assurances, il est fait application des dispositions relatives aux
taxes sur les chiffres d'affaires.
Art. 20. 04. 11. - Pour le décompte du délai de prescription des droits et peines encourues, la date des actes
sous seings privés ne peut être opposée à l'Administration, à moins que ces actes n'aient acquis une date certaine
par le décès de l'une des parties ou autrement.
V- IMPOTS INDIRECTS
Art. 20. 04. 12. - Sous réserve des dispositions spéciales relatives aux acquits-à-caution, l'action de reprise de
l'administration est prescrite à la fin de la troisième année comptée à partir de la date à laquelle les droits, taxes,
redevances et les taxes assimilées étaient exigibles.
Art. 20. 04. 13. - Même si les délais de reprise prévus dans les articles précédents sont expirés, les omissions
ou insuffisances d'imposition révélées par une réclamation contentieuse ou par une instance devant les
tribunaux, peuvent être réparées par l'Administration des Impôts jusqu'à la fin de l'année qui suit celle au cours de
laquelle la décision qui a clos l'affaire a été prise.
Art. 20. 04. 14. - Même si les délais de reprise fixés dans les articles précédents sont expirés, toute erreur
commise sur la nature de l'impôt applicable peut être réparée jusqu'à la fin de l'année qui suit celle au cours de
laquelle la décision qui a prononcé la décharge de l'imposition initiale a été prise.
Art. 20. 04. 15. - Lorsque l'Administration a déposé une plainte contre un contribuable qui s'est livré à des
agissements frauduleux, elle peut procéder à des contrôles et à des rehaussements au titre des deux années qui
excèdent le délai ordinaire de prescription.
Toutefois, il est sursis au recouvrement des impositions complémentaires établies dans les conditions ci-
dessus si le contribuable constitue des garanties suffisantes propres à assurer le recouvrement des impositions
complémentaires et des pénalités exigibles.
Art. 20. 04.16. - Le délai de prescription applicable aux amendes fiscales concernant l'assiette et le paiement
des impôts, droits et taxes redevances et autres impositions est le même que celui qui s'applique aux droits
principaux.
Art. 20. 04.17. - Dans tous les cas où il n'est pas prévu un délai de prescription plus court, le droit de reprise
de l’administration s'exerce pendant trois ans à compter du jour du fait générateur de l'impôt.
Art. 20. 04. 18. - La prescription a pour effet d'éteindre l'obligation du contribuable par le seul fait que le délai
est écoulé, et équivaut lorsqu'elle est acquise, au paiement de l'impôt.
Art. 20. 04.19. - Les prescriptions sont interrompues par la notification d'une proposition de redressement,
par la déclaration ou la notification d'un procès-verbal, par le versement d'un acompte, par le dépôt d'une
réclamation, par le dépôt d'une pétition en remise de pénalité, par tout acte comportant reconnaissance de la part
du contribuable et par tous les actes interruptifs du droit commun.
Art. 20. 04. 20. - L'interruption de la prescription a pour effet d'annuler la prescription commencée et de faire
courir à compter de l'acte interruptif, un nouveau délai de même nature et de même durée, que celui auquel il se
substitue.
Par dérogation aux dispositions ci-dessus, la notification du titre de perception interrompt la prescription
courant contre l'Administration et y substitue la prescription de droit commun.
TITRE V
Immatriculation des contribuables
PRINCIPE
Art. 20. 05. 01. - Un numéro d'immatriculation fiscale est attribué à toute personne physique ou morale dont
les activités, les biens ou les revenus sont imposables à Madagascar, au titre d'un impôt, droit, redevance ou taxe
prévus par le présent code. Le numéro d'immatriculation fiscale est personnel, unique et permanent pour un
contribuable.
Art. 20. 05. 02. - Le numéro d'immatriculation fiscale est attribué par le Service de l'Administration fiscale
chargée d'identifier et de répertorier les contribuables
- soit au vu d'une déclaration souscrite par le contribuable
- soit d'office pour les contribuables répertoriés à l'occasion d'opération fiscale décelée par l'Administration.
Art. 20. 05. 03. - Toute entreprise, quelle que soit sa forme juridique ou son secteur d'activité, doit souscrire
une déclaration spéciale d'immatriculation dont le modèle est fixé par l'Administration.
Art. 20. 05. 04. - Tout document dont la production à l'Administration Fiscale est rendue obligatoire par le
présent code doit mentionner le numéro d'immatriculation fiscale du contribuable.
Art. 20. 05. 05. - Le contribuable doit également mentionner son numéro d'immatriculation fiscale dans tout
document à l'intention des autres Administrations et qui peut avoir une incidence fiscale sur son patrimoine, ses
revenus ou ses chiffres d'affaires ainsi que sur ceux des tiers, notamment sur tous soumission et contrat pour un
marché public et sur les déclarations en douane.
SANCTIONS
Art 20. 05. 06. - Tout manquement aux dispositions du présent titre sera constaté et poursuivi conformément
aux dispositions du présent code et sera puni :
1° d'une amende de 50. 000 francs par infraction aux dispositions des articles 20. 05. 03 et 20. 05. 04 ci-dessus
ainsi que pour toute immatriculation fiscale d'office ;
2° d'une amende fiscale égale à la valeur de l'opération concernée pour le cas d'infraction aux dispositions de
l'article 20. 05. 05 ou d'utilisation frauduleuse d'un numéro d'immatriculation fictif ou erroné.
DISPOSITIONS DIVERSES
Art. 20. 05. 07. - Les certificats prévus par les articles 10. 01. 29 et 10. 06. 65 du présent code doivent
mentionner obligatoirement de façon apparente le numéro d'immatriculation fiscale du titulaire.
Art. 20. 05. 08. - Un arrêté du ministre chargé de la Réglementation Fiscale fixera en tant que de besoin les
modalités pratiques d'application des dispositions contenues dans le présent chapitre.
TITRE VI
Droit de communication - droit de controle et de verification -
secret professionnel (DC-DV-SP)
SECTION PREMIERE
Droit de communication
Art. 20. 06. 01. - Les agents des Impôts ont le droit général d'obtenir, des personnes physiques ou morales,
publiques ou privées, communications de toutes pièces ou documents ainsi que de tous renseignements
nécessaires à l’établissement des impôts prévus par le présent code.
Art. 20. 06. 02. - En aucun cas, les administrations de l’Etat, des Collectivités décentralisées ainsi que les
entreprises concédées ou contrôlées par l’Etat et les Collectivités décentralisées, de même que tous les
établissements ou organismes quelconques soumis au contrôle de l’autorité administrative ne peuvent opposer
le secret professionnel aux agents des Impôts ayant au moins le grade de contrôleur, qui leur demandent
communication des documents de service qu'ils détiennent.
Art. 20. 06. 03. - Les notaires, huissiers, greffiers et autres titulaires de charges et offices sont tenus de
communiquer sans frais aux agents des Impôts ayant au moins le grade de contrôleur, les renseignements,
extraits et copies qui leur sont nécessaires.
Art. 20. 06. 04. - L'autorité judiciaire doit donner connaissance aux services de l’Administration fiscale de
toute indication qu'elle peut recueillir, de nature à faire présumer une fraude commise en matière fiscale ou une
manœuvre quelconque ayant eu pour objet ou résultat de frauder ou de compromettre un impôt, qu'il s'agisse
d'une instance civile ou commerciale ou d'une information criminelle ou correctionnelle, même terminée par un
non lieu.
Dans la quinzaine qui suit le prononcé de toute décision rendue par les juridictions civile, administrative,
consulaire, du travail et militaire, les pièces restent déposées au greffe à la disposition des services fiscaux.
Art. 20. 06. 05. - Toutes les personnes dont l 'activité entre dans le champ d'application des impôts visés au
présent Code sont tenues de fournir tous renseignements qui leur sont demandés par des services fiscaux.
Les agents des Impôts, ayant au moins le grade de contrôleur ont droit ,dans l’exercice de leurs fonctions, de
demander communication des livres dont la tenue est prescrite par la réglementation fiscale ainsi que tous autres
livres, pièces et documents annexes.
Les mêmes agents peuvent, en outre procéder dans les formes réglementaires à des visites ou perquisitions en
vue de la vérification des locaux professionnels, des matériels et des stocks .
Art. 20. 06. 06. - Les agents ayant qualité pour exercer le droit de communication peuvent se faire assister par
des fonctionnaires d'un grade inférieur, astreints comme eux, et sous les mêmes sanctions, au secret
professionnel, en vue de leur confier des travaux de pointage, relevés et copies de documents .
Art. 20. 06. 07. - Les personnes qui, mises en demeure par lettre recommandée, ne se conforment pas aux
dispositions des articles 20. 06. 01 à 20. 06.16 du présent texte sont punies d'une amende fiscale de 10 000 à 100
000 FMG et condamnées à se conformer aux dites dispositions sous astreinte fiscale de 1 000 à 10 000FMG par
jour à compter de la condamnation et jusqu'au jour où le service fiscal concerné a pu exercer normalement son
droit de communication .
Art. 20. 06. 08. - Les amendes et astreintes fiscales prévues à l’article précédent sont prononcées par la Cour
suprême statuant sur requête présentée sans frais par le service des Impôts.
La copie de la requête est notifiée aux contrevenants par les soins de la Cour suprême.
Les amendes et astreintes sont recouvrées par titre de perception établi par les agents de recouvrement
compétent .
SECTION II
Secret professionnel
Art. 20. 06. 09. - Les agents des services des Impôts et, d'une façon générale, toute personne appelée à
l’occasion de ses fonctions ou attributions à intervenir dans l’établissement, la perception, le contentieux ou la
confection matérielle des titres de perception des impôts basés sur les revenus, les bénéfices ou le chiffre
d'affaires, sont soumis au secret professionnel dans les termes de l’article 378 du Code pénal et passibles des
peines prévues audit article.
Art. 20. 06.10. - Les règles du secret professionnel ne sont pas opposables :
- au Ministre chargé de la réglementation fiscale, au Directeur général des Impôts, aux Directeurs, chefs de
services, ou de centres fiscaux sans qu'aucun d'eux puisse déléguer son pouvoir d'examiner des dossiers détenus
dans les divisions, inspections, contrôles et centres fiscaux. Les documents ne seront adressés par les
inspecteurs à leurs supérieurs hiérarchiques que sur ordre écrit ;
- au juge d'instruction qui enquête sur les faits faisant l'objet d'une plainte régulière portée par
l’Administration contre un assujetti ;
- à l’autorité judiciaire statuant sur la fixation des indemnités ou dommages -intérêts, réclamés par un assujetti
à l’Etat, ou à une Collectivité décentralisée lorsque le montant de ces indemnités ou dommages-intérêts dépend
directement ou indirectement des bénéfices ou revenus des intéressés.
Par ailleurs, lorsqu'une plainte a été portée par l'Administration Fiscale contre un contribuable et qu'une
information a été ouverte, les agents des services fiscaux sont déliés du secret professionnel vis – à - vis du Juge
d'Instruction qui les interroge sur les faits faisant l'objet de la plainte.
Art. 20. 06.11. - Les règles du secret professionnel ne s'opposent pas à l 'échange de renseignements entre
les administrations fiscales de la République de Madagascar et celles des Etats ayant conclu avec elle une
convention d'assistance réciproque en matière d'impôt, ni à l 'échange avec la Caisse Nationale de Prévoyance
Sociale ( CNAPS ) des renseignements se rapportant aux salaires comptabilisés.
SECTION III
Des obligations des personnes physiques
ou morales versant des sommes imposables
Art. 20. 06. 12. - Toute personne physique ou morale qui doit et verse des commissions, honoraires,
courtages, ristournes, vacations, rémunérations des travaux immobiliers, de sous-traitance, de tâcheronnage, de
transports, de locations diverses et d'une manière générale, toute rémunération habituelle ou occasionnelle de
prestation de service, est tenue de remettre avant le 1er mars de chaque année, au service chargé de l’assiette de
l’impôt, une déclaration des sommes payées au cours de l’année précédente.
Cette déclaration doit être souscrite sur un état ad hoc en double exemplaire et sur des bulletins individuels
dont les modèles sont fournis par l’Administration. Elle doit faire apparaître pour chaque bénéficiaire les
renseignements suivants :
- nom, prénoms et adresse complète au 1er janvier de l’année de déclaration ;
- profession ou qualité ;
- numéro d’immatriculation fiscale ;
- numéro d'identification statistique et numéro du certificat visé à l’article 10.02.29 ci - avant ;
- nature de la rémunération servie ;
- montant total hors taxe des sommes versées.
Art. 20. 06.13. - Les entreprises, sociétés ou associations qui procèdent à l’encaissement et au versement des
droits d'auteurs ou d'inventeurs sont tenues de déclarer dans les conditions prévues à l’article 20. 06.11, le
montant des sommes dépassant 150.00 FMG par an qu'elles versent à leurs membres ou à leurs mandants.
Art. 20. 06.14. - Les personnes physiques ou morales qui ne produisent pas dans le délai légal la déclaration
des sommes visées aux articles 20. 06.12 et 20. 06.13 ou qui ont souscrit des déclarations non conformes aux
dispositions desdits articles, sont passibles d'une amende fiscale de 5 à 25 p.100 du montant des rémunérations
versées sans pouvoir être inférieure à 25 000 FMG, constatée et appliquée conformément aux dispositions des
articles 20. 02.45 et suivants du présent Code.
SECTION IV
Des obligations des industriels
commercants et artisans
Art. 20. 06. 15. - Les industriels, commerçants et artisans sont tenus de déclarer le montant par client des
ventes effectuées au cours de l’année civile à des conditions autres que celles de détail, ainsi que le total des
ventes à l’Administration, le total des ventes au détail à des particuliers, et les ventes à l’exportation.
Ces déclarations doivent être adressées au Chef du service chargé de l’assiette des impôts sur les revenus
avant le 1er mars de chaque année pour les ventes réalisées pendant l'année précédente . Elles sont rédigées sur
des imprimés ad hoc fournis par l’Administration et doivent comporter les nom, prénoms, adresse exacte, le
numéro d’immatriculation fiscale et les numéros d'identification statistique de chaque client.
Art. 20. 06. 16. - Les industriels, commerçants et artisans qui ne produisent pas la déclaration de ventes
prévue à l’article 20. 06.15 dans le délai légal ou qui produisent des déclarations comportant des inexactitudes soit
dans les noms, prénoms, adresse, soit dans les numéros d’identification fiscale et les numéros d'identification
statistique du client sont passibles d'une amende fiscale de 5 à 25 p.100 du montant du chiffre d'affaires annuel
traité avec le ou les clients en question, sans pouvoir être inférieure à 25.000 FMG constatée et appliquée
conformément aux dispositions des articles 20. 02. 45 et suivants du présent code.
Art. 20. 06.17. - Les personnes qui collectent ou qui achètent des produits de l’agriculture ou de l’élevage ou
de la cueillette ou des produits destinés à être réutilisés soit comme emballages soit comme matières premières ou
pour tout autre usage sont tenues de déclarer auprès du service chargé de l’assiette avant le 1er mars de chaque
année, le montant des achats effectués au cours de l’année civile précédente à quelque condition que ce soit.
La déclaration établie sur un modèle d'imprimé fourni par l’Administration doit comporter les nom, prénoms,
adresse exacte et numéros d’immatriculation fiscale et d'identification statistique de chaque vendeur, s'il en
existe.
Les personnes qui omettent de faire leur déclaration dans le délai légal ou qui produisent des déclarations
comportant des inexactitudes dans l’identification d'un vendeur sont sanctionnées par une amende pouvant aller
jusqu'à une somme égale au montant des achats effectués avec le vendeur en question au cours de l’année en
cause. Cette infraction est constatée et réprimée conformément à la procédure prévue par les articles 20. 02. 45 et
suivants du présent Code .
Art. 20. 06.18. - Les industriels ,artisans, prestataires de services et les commerçants vendant à des
conditions autres que celles de détail sont tenus de délivrer des factures régulières ou des documents en tenant
lieu pour ceux qui utilisent un système informatisé pour toutes les ventes effectuées et pour tous les services
rendus . Seules sont reconnues comme régulières les factures :
- rédigées en double exemplaire ;
- datées et signées par le vendeur ou prestataire de service ;
- numérotées chronologiquement au fur et à mesure de l ‘émission des factures et de façon continue par année
;
comportant obligatoirement et lisiblement :
- le nom ou la raison sociale, le numéro d’identification statistique et le numéro d’immatriculation fiscale du
vendeur ou du prestataire de service, ainsi que les mêmes éléments pour le client ;
- la quantité, les prix unitaires et le prix total des marchandises vendues et des prestations effectuées ;
- la date à laquelle le règlement doit intervenir ;
- le mode de paiement.
Les industriels, commerçants, artisans et prestataires de services sont tenus de réclamer des factures telles
qu'elles sont définies à l’alinéa précédent pour tous les achats de produits qu'ils destinent à la revente en l’état ou
après transformation, et pour tous les services commandés . Ces factures doivent être présentées à toutes
réquisitions des agents de la Direction générale des impôts ayant au moins le grade de contrôleur ou occupant la
fonction de chef de contrôle.
L'infraction aux dispositions du présent article est sanctionnée par une amende égale au montant du prix de
vente des produits pour le vendeur, au montant du prix du service rendu pour le prestataire de service, ou du prix
d'achat pour les clients en cas de non présentation de factures ou de présentation de factures non conformes aux
conditions qui précèdent.
SECTION V
Obligations des experts comptables,
comptables agrées et assimilés
Art. 20. 06.19. - Les experts comptables, les comptables agréés, les conseillers fiscaux et d'une façon
générale, toutes les personnes qui à un autre titre que celui de salarié se substituent aux contribuables ou les
assistent dans l’établissement de leurs déclarations fiscales, dans la confection de leurs documents comptables
ou dans les différentes obligations prévues dans le présent Code, sont solidairement responsables avec ces
derniers des conséquences que peuvent entraîner les actes ainsi accomplis.
Le fait pour les personnes visées à l’alinéa précédent d'avoir établi, ou aidé à établir, utilisé ou incité à utiliser
pour l’assiette des impôts, des documents comportant des éléments inexacts, constitue une manœuvre
frauduleuse passible d'une amende pouvant aller de la moitié au double de l’impôt, droit ou taxe correspondant à
l’insuffisance de base taxable résultant des inexactitudes constatées sans pouvoir être inférieure à 50 000 FMG.
Cette amende est constatée et appliquée conformément aux dispositions des articles 20.02.45 et suivants du
présent Code.
Cette amende est établie sans préjudice des sanctions encourues dans le cadre de la réglementation propre à
la profession.
SECTION VI
Responsabilité des organes de gestion et de direction
Art. 20. 06. 20. - Indépendamment des sanctions prévues et applicables à l’égard des entreprises qui n'auront
pas rempli les obligations fiscales prévues par la loi, les organes de gestion et de direction de ces entreprises
peuvent faire l’objet de poursuites et de sanctions dans des conditions qui seront définies par voie
réglementaire.
SECTION VII
Vérifications
Art. 20. 06. 21. - Les agents de la Direction générale des impôts, assermentés et dûment commissionnés,
ayant au moins le grade de contrôleur, ont le droit de vérifier sur place l’ensemble de la situation fiscale des
contribuables et le pouvoir d'assurer l’assiette de l’ensemble des impôts droits ou taxes dus par le contribuable
qu'ils vérifient.
Art. 20. 06. 22. - Le contribuable a le droit de se faire assister au cours et pour la suite des vérifications de
comptabilité ou de l’examen de la situation personnelle au regard de tous impôts, droits et taxes d'un Conseil de
son choix et doit être averti de cette faculté, à peine de nullité de la procédure.
En cas de contrôle inopiné, le contribuable est informé par écrit de son droit au début des opérations de
contrôle et de vérification .
Art. 20. 06. 23. - La vérification sur place des pièces, livres et documents ne peut s'étendre sur une durée
supérieure à un mois par année vérifiée . Ce délai commence à courir à compter du jour où les documents dont la
communication est demandée sont mis à la disposition du vérificateur.
Toutefois, l’expiration de ce délai n'est pas opposable à l’Administration pour l 'instruction des observations
ou des requêtes présentées par le contribuable après l’achèvement des opérations de vérification .
Art. 20. 06. 24. - Les résultats de la vérification sont portés à la connaissance du contribuable, même en
l’absence de redressements.
Lorsque des redressements sont envisagés, le vérificateur adresse au contribuable une notification donnant
les éléments d'imposition permettant à ce dernier de formuler ses observations ou de faire connaître son
acceptation.
Toute proposition de rehaussement est nulle si elle ne mentionne pas la faculté laissée au contribuable de se
faire assister par un Conseil de son choix pour discuter de cette proposition ou pour y répondre.
En tout état de cause, le contribuable dispose d'un délai de trente jours francs à compter de la date de
réception de la notification pour y répondre.
Art. 20. 06. 25. - A défaut de réponse dans le délai prescrit, l’impôt est liquidé sur la base fixée par
l’Administration, sous réserve du droit de réclamation du contribuable.
Lorsque le désaccord persiste sur les redressements proposés, la liquidation est assurée selon la même
procédure que ci-dessus, mais l’Administration doit au préalable notifier au contribuable les éléments retenus
comme base d'imposition en indiquant le motif du rejet des observations de ce dernier. La notification contient
information des voies de recours ouvertes au contribuable.
La charge de la preuve est réglée selon les dispositions des articles 01. 01.14 et 01. 16. 28 du présent Code.
Art. 20. 06. 26. - Lorsque la vérification de la comptabilité pour une période déterminée au regard d'un impôt
ou taxe est achevée, l’Administration ne peut plus procéder à une nouvelle vérification de ces écritures au regard
des mêmes impôts ou taxes et pour la même période.
Toutefois, il est fait exception à cette règle lorsque la vérification a été limitée à des opérations déterminées et
en cas d'agissements frauduleux.
Art. 20. 06. 27. - La vérification doit être considérée comme achevée lorsque les redressements sont devenus
définitifs.
S'il n'y a pas lieu à redressement, la vérification, est considérée comme achevée lorsque le contribuable a été
averti de cette situation.
Si la vérification a été limitée à des opérations déterminées celles qui n'ont pas été contrôlées peuvent l’être
ultérieurement dans la limite du délai de prescription.
Art. 20. 06. 28. - Nonobstant les dispositions de l’article 20. 06. 27 l’Administration conserve au regard des
impôts sur lesquels ont porté les vérifications, son droit de reprise et les conclusions initiales d'une vérification
achevée peuvent être modifiées dans le délai de reprise sous la seule réserve que les modifications proposées ne
résultent pas de constatations faites à l’occasion d'investigations nouvelles dans les écritures ou documents
comptables.
Toutefois, aucun rehaussement ne peut être poursuivi sur la base d'un changement de doctrine si les
conclusions initiales sont fondées sur l’interprétation du texte fiscal formellement admise à l’époque par
l’Administration.
Art. 20. 06. 29. - Si le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers, il est procédé à
l’évaluation d'office des bases d'imposition selon la procédure prévue pour chaque impôt ou taxe.
L 'opposition au contrôle est constatée par procès-verbal.
CONVENTIONS FISCALES
désireux de conclure une convention en vue d’éviter les doubles impositions, de prévenir l’évasion fiscale et
d’établir des règles d’assistance administrative en matière civile,
Article 1
Personnes visées
La présente Convention s’applique aux personnes qui sont des résidents d’un Etat ou des deux Etats.
Article 2
Impôts vises
1. La présente Convention s’applique aux impôts sur le revenu perçus pour le compte d’un Etat quel que soit le
système de perception.
2. Sont considérés comme impôts sur le revenu les impôts perçus sur le revenu total ou sur des éléments du
revenu, y compris les impôts sur les gains provenant de l’aliénation de biens mobiliers ou immobiliers ainsi que
les impôts sur les plus-values.
4. La Convention s’applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue à ceux qui sont visés au
paragraphe 3 du présent article, qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui
s’ajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats se
communiquent les modifications importantes apportées à leurs législations fiscales respectives.
5. La présente Convention ne fait pas obstacle à l’application par Madagascar des dispositions particulières de sa
législation concernant les activités d’extraction d’hydrocarbures.
Article 3
Définitions générales
1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte n’exige une interprétation différente :
a) les expressions «un Etat» et «l’autre Etat» désignent, suivant les cas, la France et Madagascar ;
b) le terme «personne» comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de
personnes ;
c) le terme «société» désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne
morale aux fins d’imposition ;
d) les expressions «entreprise d’un Etat» et «entreprise de l’autre Etat» désignent respectivement une entreprise
exploitée par un résident d’un Etat et une entreprise exploitée par un résident de l’autre Etat ;
e) l’expression «trafic international» désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef exploité par une
entreprise dont le siège de direction effective est situé dans un Etat, sauf lorsque le navire ou l’aéronef n’est
exploité qu’entre des points situés dans l’autre Etat, ainsi que tout transport effectué par conteneur lorsque ce
transport n’est que le complément d’un transport effectué en trafic international ;
f) l’expression «autorité compétente» désigne :
(i) dans le cas de la République française, le Ministre chargé du Budget ou son représentant autorisé ;
(ii) dans le cas de la République Démocratique de Madagascar, le Ministre chargé des Finances ou son
représentant autorisé.
2. Pour l’application de la Convention par un Etat toute expression qui n’y est pas définie a le sens que lui
attribue le droit de cet Etat concernant les impôts auxquels s’applique la Convention, à moins que le contexte
n’exige une interprétation différente.
Article 4
Résident
1. Au sens de la présente Convention, l’expression «résident d’un Etat» désigne toute personne qui, en vertu de
la législation de cet Etat, est assujettie à l’impôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son
siège social statutaire ou de tout autre critère de nature analogue. Toutefois, cette expression ne comprend pas
les personnes qui ne sont assujetties à l’impôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet
Etat.
2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats, sa
situation est réglée de la manière suivante :
a) cette personne est considérée comme résident de l’Etat où elle dispose d’un foyer d’habitation permanent ; si
elle dispose d’un foyer d’habitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident de
l’Etat avec lequel ses intérêts personnels et économiques sont les plus importants (centre des intérêts vitaux) ;
b) si l’Etat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose
d’un foyer d’habitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident de l’Etat où elle
séjourne de façon habituelle ;
c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne séjourne de façon habituelle
dans aucun d’eux, elle est considérée comme un résident de l’Etat dont elle possède la nationalité ;
d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité d’aucun d’eux, les
autorités compétentes des Etats tranchent la question d’un commun accord;
3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre qu’une personne physique est un
résident des deux Etats, elle est considérée comme un résident de l’Etat où est situé son siège social statutaire.
Article 5
Etablissement stable
Le terme «établissement stable» désigne une installation fixe d’affaires où une entreprise exerce tout ou partie de
son activité.
1. Constituent notamment des établissements stables :
a) un siège de direction ;
b) une succursale ;
c) un bureau ;
d) une usine ;
e) un atelier ;
f) une mine, carrière ou autre lieu d’extraction de ressources naturelles ;
g) un chantier de construction.
a) des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre
entreprise ;
b) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins de fournitures d’information, de recherches
scientifiques ou d’activité analogue qui ont pour l’entreprise un caractère préparatoire ;
c) une installation fixe d’affaires est utilisée aux fins de stockage ou d’exposition de marchandises appartenant à
l’entreprise ;
d) des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux fins de stockage ou d’exposition ;
e) une installation fixe d’affaires est utilisée aux fins d’acheter des marchandises ou de réunir des informations
faisant l’objet même de l’activité de l’entreprise ;
3. Une personne agissant dans un Etat contractant pour le compte d’une entreprise de l’autre Etat contractant
autre qu’un agent jouissant d’un statut indépendant, visé au paragraphe 5 ci-après, est considérée comme
«établissement stable» dans le premier Etat si elle dispose dans cet Etat de pouvoirs qu’elle y exerce
habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de l’entreprise.
Est notamment considéré comme exerçant de tels pouvoirs l’agent qui dispose habituellement dans le premier
Etat contractant d’un stock de produits ou de marchandises appartenant à l’entreprise au moyen duquel il
exécute régulièrement les commandes qu’il a reçues pour le compte de l’entreprise.
4. Une entreprise d’assurance de l’un des Etats contractants est considérée comme ayant un établissement stable
dans l’autre Etat contractant dès l’instant que, par l’intermédiaire d’un représentant ayant pouvoir de l’engager,
elle perçoit des primes sur le territoire dudit Etat ou assure des risques situés sur ce territoire.
5. On ne considère pas qu’une entreprise d’un Etat contractant a un établissement stable dans l’autre Etat
contractant du seul fait qu’elle y effectue des opérations commerciales par l’entremise d’un courtier, d’un
commissionnaire général ou de tout autre intermédiaire jouissant d’un statut indépendant à condition que ces
personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. Toutefois, si l’intermédiaire dont le concours est
utilisé dispose d’un stock de marchandises en consignation à partir duquel sont effectuées les ventes et les
livraisons, il est admis que ce stock est caractéristique de l’existence d’un établissement stable de l’entreprise.
6. Le fait qu’une société domiciliée dans un Etat contractant contrôle ou est contrôlée par une société qui est
domiciliée dans l’autre Etat contractant ou qui y effectue des opérations commerciales (que ce soit par
l’intermédiaire d’un établissement stable ou non) ne suffit pas en lui-même à faire de l’une quelconque de ces
deux sociétés un établissement stable de l’autre.
Article 6
Revenus immobiliers
1. Les revenus qu’un résident d’un Etat tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations
agricoles ou forestières) situés dans l’autre Etat, sont imposables dans cet autre Etat.
2. L’expression «biens immobiliers» a le sens que lui attribue le droit de l’Etat où les biens considérés sont situés.
L’expression comprend en tout cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et
forestières, les droits auxquels s’appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière,
l’usufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour l’exploitation ou la
concession de l’exploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles ; les navires et
aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers.
3. Les dispositions du paragraphe 1 s’appliquent aux revenus provenant de l’exploitation directe, de la location
ou de l’affermage ainsi que toute autre forme d’exploitation de biens immobiliers.
4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s’appliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers
d’une entreprise ainsi qu’aux revenus des biens immobiliers servant à l’exercice d’une profession indépendante.
5. Sont aussi considérés comme des revenus immobiliers les revenus assimilés à des revenus immobiliers par la
législation fiscale de l’Etat dont ils proviennent.
Article 7
Bénéfices des entreprises
1. Les bénéfices d’une entreprise d’un Etat ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l’entreprise
n’exerce son activité dans l’autre Etat par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé. Si l’entreprise
exerce son activité d’une telle façon, les bénéfices de l’entreprise sont imputables dans l’autre Etat mais
uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable.
2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsqu’une entreprise d’un Etat exerce son activité dans l’autre
Etat par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat, à cet
établissement stable les bénéfices qu’il aurait pu réaliser s’il avait exercé en toute indépendance vis-à-vis de
l’entreprise dont il constitue un établissement stable.
3. Pour déterminer les bénéfices d’un établissement stable, sont admises en déduction les dépenses exposées aux
fins poursuivies par cet établissement stable : une quote-part des frais généraux de siège est imputée aux
résultats des différents établissements stables au prorata du chiffre d’affaires réalisé dans chacun d’eux.
4. S’il est d’usage, dans un Etat, de déterminer les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base
d’une répartition des bénéfices totaux de l’entreprise entre ses diverses parties, aucune disposition du
paragraphe 2 n’empêche cet Etat de déterminer les bénéfices imposables selon la répartition en usage ; la
méthode de répartition adoptée doit cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes
contenus dans le présent article.
5. Aucun bénéfice n’est imputé à un établissement stable du fait qu’il a simplement acheté des marchandises
destinées à l’entreprise.
6. Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à l’établissement stable sont déterminés chaque
année selon la même méthode, à moins qu’il n’existe des motifs valables et suffisants de procéder autrement.
7. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans d’autres articles de la
présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article.
Article 8
Navigation maritime et aérienne
1. Les bénéfices provenant de l’exploitation, en trafic international, de navires ou d’aéronefs ne sont imposables
que dans l’Etat où est situé le siège social statutaire de l’entreprise ou, si celui-ci diffère du siège de direction
effective, dans l’Etat où est situé ce siège de direction effective.
2. Si le siège de direction effective d’une entreprise de navigation maritime est à bord d’un navire, ce siège est
considéré comme situé dans l’Etat où se trouve le port d’attache de ce navire, ou à défaut de port d’attache, dans
l’Etat dont l’exploitant du navire est un résident.
3. Les dispositions du paragraphe 1 s’appliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un groupe,
une exploitation en commun ou un organisme international d’exploitation.
Article 9
Entreprises associées
Lorsque
a) une entreprise d’un Etat participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d’une
entreprise de l’autre Etat, ou que
b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d’une
entreprise d’un Etat et d’une entreprise de l’autre Etat,
et que, dans l’un et l’autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées
par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises
indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par l’une des entreprises mais n’ont
pu l’être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés
en conséquence.
Article 10
Dividendes
1. Les dividendes payés à un résident d’un Etat contractant par une société qui est un résident de l’autre Etat
sont imposables dans cet autre Etat.
a) 15 pour cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire effectif est une société (autre qu’une société de
personnes) qui détient directement au moins 25 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes ;
b) 25 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas.
Le présent paragraphe n’affecte pas l’imposition de la société pour les bénéfices qui servent au paiement des
dividendes.
3. Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant d’actions, actions ou
bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateurs ou autres parts bénéficiaires à l’exception des créances,
ainsi que les revenus d’autres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus d’actions par la
législation de l’Etat dont la société qui paie les dividendes est un résident.
4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes,
résident d’un Etat, exerce dans l’autre Etat dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit une
activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, soit une
profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est située, et que la participation génératrice des
dividendes s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les
cas, sont applicables.
Article 11
Intérêts
1. Les intérêts provenant d’un Etat et payés à un résident de l’autre Etat sont imposables dans le premier Etat.
2. Toutefois, si la personne qui reçoit les intérêts en est le bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi établi ne peut excéder
15 pour cent du montant brut des intérêts.
3. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, les intérêts provenant d’un Etat et payés à l’autre Etat,
l’une de ses collectivités territoriales ou à la Banque Centrale de cet Etat en vertu d’une créance à taux privilégié
financée directement ou indirectement par un organisme public de financement du commerce extérieur de cet
autre Etat sont exonérés d’impôt dans le premier Etat.
4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts,
résident d’un Etat, exerce dans l’autre Etat d’où proviennent les intérêts, soit une activité industrielle ou
commerciale par l’intermédiaire d’un établissement stable qui est situé, soit une profession indépendante au
moyen d’une base fixe qui y est située et que la créance génératrice des intérêts s’y rattache effectivement. Dans
ce cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.
5. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l’un et
l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts compte tenu de la créance pour laquelle
ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l’absence de pareilles
relations, les dispositions du présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie
excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat et compte tenu des autres
dispositions de la présente Convention.
Article 12
Redevances
1. Les redevances provenant d’un Etat et payées à un résident de l’autre Etat sont imposables dans le premier
Etat. Toutefois, l’impôt ainsi établi ne peut excéder :
- 10 % du montant brut, pour les rémunérations de toute nature payées pour l’usage ou la concession de l’usage
d’un droit d’auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les œuvres cinématographiques,
les oeuvres enregistrées pour la radio-diffusion ou la télévision et toutes autres œuvres audiovisuelles.
- 15 % du montant brut, pour les rémunérations de toute nature payées pour l’usage ou la concession de l’usage
d’un brevet, d’une marque de fabrique ou de commerce, d’un dessin ou d’un modèle, d’un plan, d’une formule
ou d’un procédé secrets ainsi que pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine
industriel, commercial ou scientifique.
2. Les rémunérations provenant d’un Etat et payées à un résident de l’autre Etat qui fournit, dans le premier Etat,
exclusivement des services techniques, des travaux d’ingénierie y compris les plans y afférents, ou des services
de consultation ou de surveillance, sont imposables dans le premier Etat. Toutefois, l’impôt ainsi établi ne peut
excéder 10 % du montant brut de ces rémunérations.
3. Les dispositions du paragraphe 1 ne s’appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident
d’un Etat, exerce dans l’autre Etat d’où proviennent les redevances, soit une activité industrielle ou commerciale
par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d’une
base fixe qui y située, et que le droit ou le bien générateur des redevances s’y rattache effectivement. Dans ce
cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.
4. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l’un et
l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des rémunérations, compte tenu de la prestation pour
laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l’absence
de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la
partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat et compte tenu des autres
dispositions de la présente Convention.
Article 13
Gains en capital
1. Les gains provenant de l’aliénation de biens immobiliers visés à l’article 6, ou de l’aliénation de parts, d’actions
ou d’autres droits analogues dans les sociétés ayant pour objet soit la construction ou l’acquisition d’immeubles
ou groupes d’immeubles en vue de leur division par fractions destinées à être attribuées à leurs membres en
propriété ou en jouissance, soit la gestion de ces immeubles ou groupes d’immeubles ainsi divisés et attribués,
ou dans les sociétés dont l’actif est composé principalement de biens immobiliers, sont imposables dans l’Etat
contractant où sont situés les biens immobiliers. Pour l’application de cette disposition, ne sont pas pris en
considération les immeubles affectés par cette société à sa propre exploitation industrielle, commerciale, agricole
ou à l’exercice d’une profession non commerciale.
2. Les gains provenant de l’aliénation de biens mobiliers qui font partie de l’actif d’un établissement stable
qu’une entreprise d’un Etat a dans l’autre Etat, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un
résident d’un Etat dispose dans l’autre Etat pour l’exercice d’une profession indépendante, y compris de tels
gains provenant de l’aliénation de cet établissement stable (seul ou avec l’ensemble de l’entreprise) ou de cette
base fixe, sont imposables dans cet autre Etat.
3. Les gains provenant de l’aliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic international ou de biens
mobiliers affectés à l’exploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables que dans l’Etat où est situé le
siège social statutaire de l’entreprise.
4. Les gains provenant de l’aliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2 et 3 ne sont
imposables que dans l’Etat dont le cédant est un résident.
Article 14
Professions indépendantes
1.Les revenus qu’un résident d’un Etat tire d’une profession libérale ou d’autres activités de caractère
indépendant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins :
- que ce résident dispose de façon habituelle dans l’autre Etat d’une base fixe pour l’exercice de ses activités. S’il
dispose d’une telle base fixe, les revenus sont imposables dans l’autre Etat mais uniquement dans la mesure où
ils sont imputables à cette base fixe ;
- que, en l’absence de base fixe, il exerce effectivement, en totalité ou en partie, son activité dans l’autre Etat.
Dans ce cas, la rémunération de cette activité qui provient de cet autre Etat est imposable dans cet Etat, mais
l’impôt ainsi établi ne peut excéder 15 % du montant brut de la rémunération.
2. L’expression «profession libérale» comprend notamment les activités indépendantes d’ordre scientifique,
littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités indépendantes des médecins, avocats,
ingénieurs, architectes, dentistes et comptables.
Article 15
Professions dépendantes
1. Sous réserve des dispositions des articles 16, 18, 19 et 20, les salaires, traitements et autres rémunérations
similaires qu’un résident d’un Etat reçoit au titre d’un emploi salarié ne sont imposables que dans cet Etat, à
moins que l’emploi ne soit exercé dans l’autre Etat. Si l’emploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre
sont imposables dans cet autre Etat.
2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu’un résident d’un Etat reçoit au titre d’un
emploi salarié exercé dans l’autre Etat ne sont imposables que dans le premier Etat si :
a) le bénéficiaire séjourne dans l’autre Etat pendant une période ou des périodes n’excédant pas au total 183
jours au cours de l’année fiscale considérée, et
b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d’un employeur qui n’est pas un résident
de l’autre Etat, et
c) la charge des rémunérations n’est pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que l’employeur
a dans l’autre Etat.
3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues par un résident d’un
Etat, au titre d’un emploi salarié exercé à bord d’un navire, ou d’un aéronef, exploité en trafic international ne sont
imposables que dans cet Etat.
Article 16
Tantièmes
Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu’un résident d’un Etat reçoit en sa qualité de
membre du conseil d’administration ou de surveillance d’une société qui est un résident de l’autre Etat sont
imposables dans cet autre Etat.
Article 17
Artistes et sportifs
1. Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les revenus qu’un résident d’un Etat tire de ses activités
personnelles exercées dans l’autre Etat en tant qu’artiste du spectacle, tel qu’un artiste de théâtre, de cinéma, de
la radio ou de la télévision, ou qu’un musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat.
2. Lorsque les revenus d’activités qu’un artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette
qualité sont attribués non pas à l’artiste ou au sportif lui-même mais à une autre personne, ces revenus sont
imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, dans l’Etat où les activités de l’artiste ou du
sportif sont exercées.
3.Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations ou bénéfices, et les traitements, salaires et
autres revenus similaires qu’un artiste du spectacle ou un sportif, qui est un résident d’un Etat, tire de ses
activités personnelles exercées dans l’autre Etat et en cette qualité, ne sont imposables que dans le premier Etat
lorsque ces activités dans l’autre Etat sont financées pour une part importante par des fonds publics du premier
Etat, de l’une de ses collectivités territoriales, ou de l’une de leurs personnes morales de droit public.
4. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, lorsque les revenus d’activités qu’un artiste du spectacle ou un
sportif exerce personnellement et en cette qualité dans un Etat sont attribués non pas à l’artiste ou au sportif lui-
même mais à une autre personne, ces revenus ne sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7,14 et
15, que dans l’autre Etat lorsque cette autre personne est financée pour une part importante par des fonds
publics de cet autre Etat, de l’une de ses collectivités territoriales ou de l’une de leurs personnes morales de droit
public, ou lorsque cette autre personne est un organisme sans but lucratif de cet autre Etat.
Article 18
Pensions
1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de l’article 19, les pensions et autres rémunérations similaires
payées à un résident d’un Etat au titre d’un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat.
Article 19
Fonctions publiques
1. Sous réserve des dispositions d’accords particuliers, les rémunérations, autres que les pensions, payées par
un Etat ou l’une de ses collectivités territoriales, ou par l’une de leurs personnes morales de droit public à une
personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette collectivité, ou à cette personne morale de
droit public, ne sont imposables que dans cet Etat.
2. Les pensions payées par un Etat ou l’une de ses collectivités territoriales, ou par l’une de leurs personnes
morales de droit public, soit directement soit par prélèvement sur des fonds qu’ils ont constitués, à une personne
physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette collectivité, ou à cette personne morale de droit public,
ne sont imposables que dans cet Etat.
3. Les dispositions des articles 15, 16 et 18 s’appliquent aux rémunérations et pensions payées au titre de
services rendus dans le cadre d’une activité industrielle ou commerciale exercée par un Etat ou l’une de ses
collectivités territoriales ou par l’une de leurs personnes morales de droit public.
Article 20
Etudiants
1. Les sommes qu’un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un
Etat, un résident de l’autre Etat et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin d’y poursuivre ses études ou sa
formation, reçoit pour couvrir ses frais d’entretien, d’études ou de formation ne sont pas imposables dans cet
Etat, à condition qu’elles proviennent de sources situées en dehors de cet Etat.
2. Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les rémunérations qu’un étudiant ou un stagiaire qui est, ou
qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat, un résident de l’autre Etat et qui séjourne dans le
premier Etat à seule fin d’y poursuivre ses études ou sa formation, reçoit au titre de services rendus dans le
premier Etat, ne sont pas imposables dans le premier Etat à condition que ces services soient en rapport avec ses
études ou sa formation ou que la rémunération de ces services soit nécessaire pour compléter les ressources
dont il dispose pour son entretien.
Article 21
Autres revenus
1. Les éléments du revenu d’un résident d’un Etat, d’où qu’ils proviennent, qui ne sont pas traités dans les
articles précédents de la présente Convention ne sont imposables que dans cet Etat.
2. Les dispositions du paragraphe 1 ne s’appliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens
immobiliers tels qu’ils sont définis au paragraphe 2 de l’article 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident
d’un Etat exerce dans l’autre Etat, soit une activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un
établissement stable qui est situé, soit une profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est située, et
que le droit ou le bien générateur des revenus s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de
l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.
Article 22
Dispositions pour éliminer les doubles impositions
a) Sont exonérés des impôts malgaches mentionnés à l’alinéa b) du paragraphe 3 de l’article 2 les revenus
imposables en France en vertu de la présente Convention ;
b) Nonobstant les dispositions de l’alinéa a), l’impôt malgache est calculé sur les revenus imposables à
Madagascar en vertu de la présente Convention au taux correspondant au total des revenus imposables selon la
législation malgache.
a) Les revenus autres que ceux visés à l’alinéa b) ci-dessous, sont exonérés des impôts français mentionnés à
l’alinéa a) du paragraphe 3 de l’article 2, lorsque ces revenus sont imposables à Madagascar en vertu de la
présente Convention.
Toutefois, aucune exonération n’est accordée si les revenus en cause ne sont pas imposables à Madagascar en
vertu de la législation interne de cet Etat ;
b) Les revenus visés aux articles 10, 11, 12, 16 et 17 provenant de Madagascar sont imposables en France
conformément aux dispositions de ces articles, pour leur montant brut. L’impôt malgache perçu sur ces revenus
ouvre droit au profit des résidents de France à un crédit d’impôt correspondant au montant de l’impôt malgache
perçu mais qui ne peut excéder le montant de l’impôt français afférent à ces revenus. Ce crédit est imputable sur
les impôts visés à l’alinéa a) du paragraphe 3 de l’article 2, dans les bases d’imposition desquels les revenus en
cause sont compris ;
c) Nonobstant les dispositions des alinéas a) et b), l’impôt français est calculé sur les revenus imposables en
France en vertu de la présente Convention, au taux correspondant au total des revenus imposables selon la
législation française.
Article 23
Non-discrimination
1. Les nationaux d’un Etat ne sont soumis dans l’autre Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est
autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se
trouvent dans la même situation. La présente disposition s’applique aussi, nonobstant les dispositions de
l’article 1, aux personnes qui ne sont pas des résidents d’un Etat ou des deux Etats.
3. Les apatrides qui sont des résidents d’un Etat ne sont soumis dans l’autre Etat à aucune imposition ou
obligation y relative qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les
nationaux de cet Etat qui se trouvent dans la même situation.
4. L’imposition d’un établissement stable qu’une entreprise d’un Etat a dans l’autre Etat n’est pas établie dans
cet autre Etat d’une façon moins favorable que l’imposition des entreprises de cet autre Etat qui exerce la même
activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat à accorder aux résidents de
l’autre Etat les déductions personnelles, abattements et réductions d’impôt en fonction de la situation ou des
charges de famille qu’il accorde à ses propres résidents.
5. Les entreprises d’un Etat, dont le capital est en totalité ou partie, directement ou indirectement, détenu ou
contrôlé par un ou plusieurs résidents de l’autre Etat, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition
ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les
autres entreprises similaires du premier Etat.
6. Les dispositions du présent article s’appliquent, nonobstant les dispositions de l’article 2, aux impôts de toute
nature ou dénomination.
Article 24
Procédure amiable
1. Lorsqu’une personne estime que les mesures prises par un Etat ou par les deux Etats entraînent ou
entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut,
indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à l’autorité compétente
de l’Etat dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de l’article 21 à celle de l’Etat dont elle
possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure
qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention.
2. L’autorité compétente s’efforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n’est pas elle-même en mesure d’y
apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie d’accord amiable avec l’autorité compétente de
l’autre Etat, en vue d’éviter une imposition non conforme à la Convention. L’accord est appliqué quels que soient
les délais prévus par le droit interne des Etats.
3. Les autorités compétentes des Etats s’efforcent par voie d’accord amiable de résoudre les difficultés
auxquelles peut donner lieu l’application de la Convention.
Les autorités compétentes des Etats peuvent notamment se concerter pour s’efforcer de parvenir à un accord :
a) pour que les bénéfices imputables à un établissement stable situé dans un Etat d’une entreprise de l’autre Etat
soient imputés d’une manière identique dans les deux
Etats ;
b) pour que les revenus revenant à un résident d’un Etat contractant et à une personne associée visée à l’article 9,
qui est un résident de l’autre Etat, soient attribués d’une manière identique.
Elles peuvent aussi se concerter en vue d’éliminer la double imposition dans les cas non prévus par la
Convention.
Elles peuvent aussi se concerter en vue de régler les difficultés d’application de l’assistance au recouvrement
prévue par l’article 26 de la présente Convention.
4. Les autorités compétentes des Etats peuvent communiquer directement entre elles en vue de parvenir à un
accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Si des échanges de vues oraux semblent devoir faciliter
cet accord, ces échanges de vues peuvent avoir lieu au sein d’une commission composée de représentants des
autorités compétentes des Etats.
5. Les autorités compétentes des Etats règlent d’un commun accord les modalités d’application de la Convention,
et notamment les formalités que devront accomplir les résidents d’un Etat pour obtenir, dans l’autre Etat, les
réductions ou les exonérations d’impôt prévues par la Convention. Les autorités compétentes des Etats peuvent
également se concerter sur les aménagements qu’il convient d’apporter à la présente Convention en raison des
modifications intervenues dans la législation fiscale interne de l’un ou l’autre Etat.
Article 25
Echange de renseignements
1. Les autorités compétentes des Etats échangent les renseignements nécessaires pour appliquer les
dispositions de la présente Convention.
2. L’échange de renseignements s’effectue d’office ou à la demande. Les renseignements échangés sont tenus
secrets et ne sont communiqués qu’aux personnes concernées ou aux autorités compétentes intéressées soit par
l’assiette ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, soit par les procédures ou les poursuites
concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts.
3. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat
l’obligation :
b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de
sa pratique administrative normale ou de celles de l’autre
Etat ;
c) de fournir des renseignements qui révèleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé
commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à l’ordre public.
Article 26
Assistance au recouvrement
1. Les Etats contractants conviennent de se prêter mutuellement assistance et appui en vue de recouvrer, suivant
les règles propres à leur législation ou réglementation respective les impôts visés par la présente Convention
ainsi que les majorations de droits, droits en sus, indemnités de retard, intérêts et frais afférents à ces impôts
lorsque ces sommes sont définitivement dues en application des lois ou règlements de l’Etat demandeur.
2. A la demande de l’Etat requérant, l’Etat requis procède au recouvrement des créances fiscales dudit Etat
suivant la législation et la pratique administrative applicables au recouvrement de ses propres créances fiscales, à
moins que la présence Convention n’en dispose autrement.
3. Les dispositions du paragraphe précédent ne s’appliquent qu’aux créances fiscales qui font l’objet d’un titre
permettant d’en poursuivre le recouvrement dans l’Etat requérant et qui ne peuvent plus être contestées.
a) si l’Etat requérant n’a pas épuisé sur son propre territoire tous les moyens de recouvrement de sa créance
fiscale ;
b) si et dans la mesure où il estime que la créance fiscale est incompatible avec les dispositions de la présente
Convention.
a) d’une attestation précisant que la créance fiscale concerne un impôt visé par la Convention et ne peut plus
être contestée ;
d) s’il y a lieu, d’une copie certifiée conforme de toute décision y relative émanant d’un organe administratif ou
d’un tribunal.
6. Le titre permettant l’exécution dans l’Etat requérant est, s’il ya lieu, et conformément aux dispositions en
vigueur dans l’Etat requis, admis, homologué, complété ou remplacé dans les plus brefs délais suivant la date de
réception de la demande d’assistance par un titre permettant l’exécution dans l’Etat requis.
7. Les questions concernant le délai de prescription de la créance fiscale sont régies exclusivement par la
législation de l’Etat requérant.
8. Les actes de recouvrement accomplis par l’Etat requis à la suite d’une demande d’assistance et, qui, suivant la
législation de cet Etat, auraient pour effet de suspendre ou d’interrompre le délai de prescription, ont le même
effet au regard de la législation de l’Etat requérant. L’Etat requis informe l’Etat requérant des mesures prises à
cette fin.
9. La créance fiscale pour le recouvrement de laquelle une assistance est accordée jouit des mêmes garanties et
privilèges que les créances de même nature dans l’Etat requis.
10. Lorsqu’une créance fiscale d’un Etat fait l’objet d’un recours et que les garanties prévues par la législation de
cet Etat n’ont pu être obtenues, les autorités fiscales de cet Etat, peuvent, pour la sauvegarde de ses droits,
demander aux autorités fiscales de l’autre Etat de prendre les mesures conservatoires que la législation ou la
réglementation de celui-ci autorise.
S’il estime que l’imposition n’a pas été établie en conformité avec les dispositions de la Convention, cet autre
Etat demande sans délai la réunion de la commission mixte visée à l’article 25.
Article 27
Recouvrement des créances non fiscales
1. Les mesures d’assistance définies à l’article 26 s’appliquent également au recouvrement de tous impôts et taxes
autres que ceux visés par la présente Convention, ainsi que, d’une manière générale, aux créances de toute
nature des Etats contractants.
2. Pour l’application de l’article 27 de la Convention sont considérées comme accord réalisé au sens de l’article
24, les dispositions de la convention du 2 juin 1960 relative aux relations entre le trésor français et le trésor
malgache qui concernent le recouvrement des créances des Etats contractants.
Article 28
Fonctionnaires diplomatiques et consulaires
1. Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les
membres des missions diplomatiques et leurs domestiques privés, les membres des postes consulaires, ainsi que
les membres des délégations permanentes auprès d’organisations internationales en vertu soit des règles
générales du droit international soit de dispositions d’accords particuliers.
Article 29
Champ d’application territorial
a) en ce qui concerne Madagascar, à l’ensemble du Territoire Malgache, y compris les eaux territoriales, ainsi
qu’aux zones situées en dehors de ses eaux territoriales et sur lesquelles, en conformité avec le droit
international, la République Démocratique de Madagascar a des droits souverains aux fins de l’exploration et de
l’exploitation des ressources des fonds marins et de leur sous-sol et des eaux surjacentes.
b) aux départements européens et d’outre-mer de la République française y compris la mer territoriale et au-delà
de celle-ci aux zones sur lesquelles, en conformité avec le droit international, la République française a des droits
souverains aux fins de l’exploration et de l’exploitation des ressources des fonds marins et de leur sous-sol, et
des eaux surjacentes.
2. La présente Convention peut-être étendue, telle quelle ou avec les modifications nécessaires, aux territoires ou
collectivités d’outre-mer de la République française, qui perçoivent des impôts de caractère analogue à ceux
auxquels s’applique la Convention. Une telle extension prend effet à partir de la date qui est fixée d’un commun
accord entre les Etats par échanges de notes diplomatiques ou selon toute autre procédure conforme à leurs
dispositions constitutionnelles. Cet accord prévoit également les modifications nécessaires à la convention et les
conditions de son application aux territoires d’outre-mer auxquels elle est étendue.
3. A moins que les deux Etats n’en soient convenus autrement, la dénonciation de la Convention par l’un d’eux
en vertu de l’article 31, mettra aussi fin, dans les conditions prévues à cet article, à l’application de la Convention à
tout territoire auquel elle a été étendue conformément au présent article.
Article 30
Entrée en vigueur
1. Chacun des Etats notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures requises en ce qui le concerne pour la
mise en vigueur le premier jour du deuxième suivant le jour de réception de la dernière de ces notifications.
a) en ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source, aux sommes mises en paiement à compter
de la date d’entrée en vigueur de la Convention ;
b) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, aux revenus réalisés possédés pendant l’année civile au
cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur ou afférents à l’exercice comptable clos au cours de cette
année.
3. La Convention du 29 septembre 1962 tendant à éliminer les doubles impositions et à établir des règles
d’assistance administrative en matière fiscale cessera de s’appliquer :
- en ce qui concerne les impôts sur les revenus, à la date à laquelle les dispositions correspondantes de la
présente Convention entrent en vigueur ;
- en ce qui concerne les impôts sur les successions, aux successions ouvertes postérieurement au 31 décembre
de l’année au cours de laquelle la présente Convention entre en vigueur ;
- en ce qui concerne les autres droits d’enregistrement et les droits de timbre, aux actes et aux jugements
intervenus postérieurement au 31 décembre de ladite année.
Article 31
Dénonciation
1. La présente Convention demeurera en vigueur sans limitation de durée. Toutefois, chacun des Etats pourra,
moyennant un préavis minimum de 6 mois notifié par la voie diplomatique, la dénoncer pour la fin d’une année
civile.
a) en ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source, aux sommes mises en paiement au plus
tard le 31 décembre de l’année civile pour la fin de laquelle la dénonciation aura été notifiée ;
b) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, aux revenus réalisés pendant l’année civile pour la fin de
laquelle la dénonciation aura été notifiée ou afférente à l’exercice comptable clos au cours de cette année.
EN FOI DE QUOI les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention.
Désireux de conclure une Convention tendant à éviter les doubles impositions et la prévention de l’évasion
fiscale en matière d’impôts sur le revenu.
Sont convenus des dispositions suivantes :
Article premier
PERSONNES VISEES
La présente Convention s’applique aux personnes qui sont des résidents d’un Etat contractant ou des deux Etats
contractants.
Article 2
IMPOTS VISES
1. La présente Convention s’appliquant aux impôts sur le revenu perçus pour le compte d’un Etat, quel que soit
le mode de perception.
2. Sont considérés comme impôts sur le revenu, les impôts perçus sur le revenu total, ou sur des éléments du
revenu, y compris les impôts sur les gains provenant de l’aliénation de biens mobiliers ou immobiliers, ainsi que
les impôts sur les plus values.
4. Cette Convention s’applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la
date de signature de la Convention et qui s’ajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient.
5. La présente Convention ne fait pas obstacle à l’application par Madagascar des dispositions particulières de sa
législation concernant les activités d’extraction d’hydrocarbures et de produits miniers.
6. Les autorités compétentes des deux Etats contractants s’engagent à se communiquer toute modification
importante apportée à leurs législations respectives.
Article 3
DEFINITIONS GENERALES
1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte n’exige une interprétation différente :
(a) le terme «Maurice» désigne tous les territoires, y compris toutes les îles qui, suivant les lois de Maurice,
constituent l’Etat Mauricien et inclut :
(I) la mer territoriale de Maurice, et
(II) toute superficie en dehors de la mer territoriale de Maurice qui, en vertu du droit international, a été ou
peut subséquemment être définie par les lois de Maurice, comme superficie, y compris le plateau continental , sur
laquelle peuvent s’exercer les droits de Maurice en ce qui concerne la mer, les fonds marins, le sous sol de la mer
et les ressources naturelles ;
(b) le terme «Madagascar» désigne tous les territoires, y compris toutes les îles qui suivant les lois de
Madagascar, constituent l’Etat Malagasy et inclut :
(I) la mer territoriale de Madagascar, et
(II) toute superficie en dehors de la mer territoriale de Madagascar qui, en vertu du droit international, a été ou
peut subséquemment être définie par les lois de Madagascar, comme une superficie, y compris le plateau
continental, sur laquelle peuvent s’exercer les droits de Madagascar en ce qui concerne la mer, les fonds marins,
le sous sol de la mer et leurs ressources naturelles ;
(d) (I) les expressions «un Etat contractant» et «l’autre Etat contractant» signifient, suivant les cas, Maurice ou
Madagascar ;
(II) l’expression «les deux Etats contractants» signifie Maurice et Madagascar ;
(e) le terme «personne» comprend les personnes physiques, les sociétés, les trusts et tous autres groupements
de personnes ;
(f) le terme «société» signifie toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne
morale aux fins d’imposition. Il signifie également une «compagnie» (company) au sens de la législation de
Maurice ;
(g) les expressions «entreprise d’un Etat contractant» et «entreprise de l’autre Etat contractant» signifient
respectivement une entreprise exploitée par un résident d’un Etat contractant et une entreprise exploitée par un
résident de l’autre Etat contractant ;
(h) l’expression «trafic international» signifie tout transport effectué par un navire ou un aéronef exploité par une
entreprise dont le siège social ou siège de direction effective est situé dans un Etat contractant, sauf lorsque le
navire ou l’aéronef n’est exploité qu’entre des points situés dans le territoire de l’autre Etat contractant ;
2. Pour l’application de la Convention par un Etat contractant, toute expression qui n’y est pas définie a le sens
que lui attribue le droit de cet Etat concernant les impôts auxquels s’applique la Convention, à moins que le
contexte n’exige une interprétation différente.
Article 4
RESIDENT
1. Au sens de la présente Convention, l’expression «résident d’un Etat contractant» signifie toute personne qui,
en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à l’impôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa
résidence, de son siège social ou de son siège de direction effective ou de tout autre critère de nature analogue.
Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à l’impôt dans cet Etat qu’à
raison des revenus provenant de sources situées dans cet Etat. Les termes «résident de Maurice» et «résident de
Madagascar» seront interprétés en conséquence.
2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe premier, une personne physique est un résident des deux Etats
contractants, sa situation est réglée de la manière
suivante :
(a) cette personne est considérée comme un résident de l’Etat où elle dispose d’un foyer d’habitation permanent,
si elle dispose d’un foyer d’habitation permanent dans les deux Etats contractants, elle est considérée comme un
résident de l’Etat contractant avec lequel se trouvent des liens personnels et économiques les plus étroits (centre
des intérêts vitaux) ;
(b) si l’Etat contractant où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut être déterminé, ou si elle ne
dispose d’un foyer d’habitation permanent dans aucun des Etats contractants, elle est considérée comme un
résident de l’Etat contractant où elle séjourne de façon habituelle ;
(c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats contractants ou ne séjourne de façon
habituelle dans aucun d’eux ; elle est considérée comme un résident de l’Etat contractant dont elle possède la
nationalité ;
(d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats contractants ou si elle ne possède pas la nationalité
d’aucun d’eux, les autorités compétentes des deux Etats contractants tranchent la question d’un commun
accord.
3. Lorsque selon les dispositions du paragraphe premier, une personne autre qu’une personne physique est
résident des deux Etats contractants, elle est considérée comme un résident contractant où se situe son siège
social de direction effective.
Article 5
ETABLISSEMENT STABLE
1. Au sens de la présente Convention, l’expression «établissement stable» signifie une installation fixe d’affaires
par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité.
3. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse six
mois. On considère aussi qu’une entreprise a un établissement stable dans un Etat contractant si elle exerce des
activités de surveillance pendant plus de six mois dans le cadre d’un chantier de construction ou de montage
installé dans cet Etat .
4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère qu’il n’y a pas «établissement
stable» si :
(a) il est fait usage d’installations aux seules fins de stockage, d’exposition ou de livraison de marchandises
appartenant à l’entreprise ;
(b) des marchandises appartenant à l’entreprise son entreposées aux seules fins de stockage, d’exposition ou de
livraison ;
(c) des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre
entreprise ;
(d) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins d’acheter des marchandises ou de réunir des
informations, pour l’entreprise ;
(e) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins de publicité, d’information, de recherche scientifique
ou d’exercice pour l’entreprise, de toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire ;
(f) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins de l’exercice cumulé d’activités mentionnées aux
alinéas (a) à (e), à condition que l’activité d’ensemble de l’installation fixe d’affaires résultant de ce cumul garde
un caractère préparatoire ou auxiliaire ;
5. Nonobstant les dispositions des paragraphes premier et 2, lorsqu’une personne autre qu’un agent jouissant
d’un statut indépendant auquel s’applique le paragraphe 7 agit pour le compte d’une entreprise et dispose dans
un Etat de pouvoirs qu’elle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de
l’entreprise, ou si elle n’a pas cette autorité d’agir mais habituellement maintient un stock de produits ou de
marchandises aux fins de livraisons régulières, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement
stable dans cet Etat pour toutes les activités que cette personne exerce pour l’entreprise à moins que les activités
de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées
par l’intermédiaire d’une installation fixe d’affaires ne permettraient pas de considérer cette installation comme un
établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe.
6. Une entreprise d’assurance de l’un des Etats contractants est considérée, sauf en ce qui concerne la
réassurance, comme ayant un établissement stable dans l’autre Etat contractant dès l’instant que, par
l’intermédiaire d’un représentant ayant pouvoir de l’engager, elle perçoit des primes sur le territoire dudit Etat ou
assure des risques situés sur ce territoire.
7. (a) Une entreprise n’est pas considérée comme ayant, dans un Etat contractant, du seul fait qu’elle y exerce
son activité par l’entremise d’un courtier, d’un commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d’un
statut indépendant, à condition que ces personnages agissent dans le cadre ordinaire de leur activité ;
(b) Nonobstant les dispositions de l’alinéa (a), une entreprise d’un Etat est considérée comme ayant un
établissement stable dans l’autre Etat contractant si un agent, quoique jouissant d’un statut indépendant, exerce
son activité dans cet autre Etat d’une façon exclusive ou quasi exclusive pour l’entreprise et s’il est contrôlé par
elle.
8. Le fait qu’une société qui est résident d’un Etat contractant ou est contrôlée par une société qui est résident
de l’autre Etat contractant ou qui exerce son activité (que ce soit par l’intermédiaire d’un établissement stable ou
non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de l’une quelconque de ces sociétés un établissement stable de l’autre.
Article 6
REVENUS IMMOBILIERS
1. Les revenus qu’un résident d’un Etat contractant tire des biens immobiliers situés dans l’autre Etat
contractant, sont imposables dans cet autre Etat.
2. L’expression «biens immobiliers» a le sens que lui attribue le droit de l’Etat contractant où les biens considérés
sont situés. L’expression comprend en tout cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles
et forestières, les droit auxquels s’appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière,
l’usufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements minéraux, sources et autres ressources naturelles.
Les navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers.
3. Les dispositions du paragraphe premier s’appliquent aux revenus provenant de l’exploitation directe de la
location ou de l’affermage, ainsi que toute autre forme d’exploitation de biens immobiliers.
4. Les dispositions des paragraphes premier et 3 s’appliquent également aux revenus provenant des biens
immobiliers d’une entreprise ainsi qu’aux revenus
des biens immobiliers servant à l’exercice d’une profession indépendante.
5. Nonobstant les dispositions susmentionnées, les revenus provenant d’une exploitation agricole ou forestière
ou de plantation seront traités conformément aux dispositions de l’article 7.
Article 7
BENEFICE DES ENTREPRISES
1. Les bénéfices d’une entreprise d’un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat contractant, à moins
que l’entreprise n’exerce son activité dans d’autre Etat contractant par l’intermédiaire d’un établissement stable
qui y est situé. Si l’entreprise exerce son activité d’une telle façon, les bénéfices de l’entreprise sont imposables
dans l’autre Etat mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable.
2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsqu’une entreprise d’un Etat contractant exerce son activité
dans l’autre Etat contractant par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, il est imputé dans
chaque Etat, à cet établissement stable les bénéfices qu’il aurait pu réaliser s’il avait constitué une entreprise
distincte exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant
en toute indépendance avec l’entreprise dont il constitue un établissement stable .
3. Pour déterminer les bénéfices d’un établissement stable, sont admises en déduction toutes les dépenses
effectuées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les dépenses de direction et les frais
généraux d’administration ainsi effectués, soit dans l’Etat contractant où est situé cet établissement stable, soit
ailleurs. Toutefois les paiements effectués par l’établissement stable à l’entreprise, sous forme de redevances ou
de paiements similaires pour l’usage de brevets ou de droits analogues ou sous forme de commissions pour
services spécifiques rendus ou sous forme d’intérêts sur des prêts de l’entreprise à l’établissement stable ne sont
déductibles que si elles correspondent à des dépenses effectives de l’entreprise.
Les dispositions de l’alinéa ci-dessus ne s’appliquent pas, dans le cas des établissements bancaires, aux intérêts
versés par l’établissement stable à l’entreprise.
4. S’il est d’usage dans un Etat contractant de déterminer les bénéfices imputables à un établissement sur la base
d’une répartition des bénéfices totaux de l’entreprise entre ses diverses parties, aucune disposition du
paragraphe 2 n’empêche cet Etat de déterminer les bénéfices imposables selon la répartition en usage ; la
méthode de répartition adoptée doit cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes
contenus dans le présent article.
5. Aucun bénéfice n’est imputé à un établissement stable du fait qu’il a simplement acheté des marchandises pour
l’entreprise.
6. Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à l’établissement stable sont déterminés chaque
année selon la même méthode, à moins qu’il n’existe des motifs valables et suffisants de procéder autrement.
7. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenus traités séparément dans d’autres articles de la
présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article.
Article 8
NAVIGATION MARITIME ET AERIENNE
1. Les bénéfices provenant de l’exploitation, en trafic international, de navires ou d’aéronefs ne sont imposables
que dans l’Etat contractant où est situé le siège social de l’entreprise ou, si celui-ci diffère du siège de la direction
effective, dans l’Etat où est situé ce siège de direction effective.
2. Si le siège de direction effective d’une entreprise de navigation maritime est à bord d’un navire, ce siège est
considéré comme situé dans l’Etat contractant où se trouve le port d’attache de ce navire, ou à défaut de port
d’attache, dans l’Etat contractant dont l’exploitant du navire est résident.
3. Les dispositions du paragraphe premier s’appliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un
groupe, une exploitation en commun ou un organisme international d’exploitation.
Article 9
ENTREPRISES ASSOCIEES
1. Lorsque :
(a) une entreprise d’un Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au
capital d’une entreprise de l’autre Etat contractant, ou que
(b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d’une
entreprise de l’autre Etat contractant,
et que, dans l’un et l’autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées
par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises
indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par une des entreprises mais n’ont pu
l’être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en
conséquence.
2. Lorsqu’un Etat contractant inclut dans les bénéfices d’une entreprise de cet Etat et impose en conséquence
des bénéfices sur lesquels une entreprise de l’autre Etat contractant a été imposé dans cet autre Etat et que les
bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par l’ entreprise du premier Etat et les
conditions convenues entre deux entreprises indépendantes, l’autre Etat procède à un ajustement approprié du
montant de l’impôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement il est tenu compte des
autres dispositions de la présente Convention et, si nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants
se consultent.
3. Un Etat contractant ne peut pas rectifier des bénéfices d’une entreprise dans le cas visé au paragraphe premier
après l’expiration du délai de cinq ans à dater de la fin de l’exercice comptable au cours duquel les bénéfices qui
feraient l’objet d’une telle rectification auraient été réalisés par une entreprise de cet Etat.
Article 10
DIVIDENDES
1. Les dividendes payés par une société qui est résident d’un Etat contractant à un résident de l’autre Etat
contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l’Etat contractant dont la société qui paie les dividendes
est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les dividendes en est le
bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi établi ne peut excéder :
(a) 5 pour cent du montant brut des dividendes si la société qui distribue les dividendes est une entreprise
éligible au titre du Code des Investissements ou une société à capital à risque ;
(b) 10 pour cent du montant brut des dividendes dans tous les autres cas.
Le présent paragraphe n’affecte pas l’imposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des
dividendes.
3. Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant d’actions, actions ou
bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à l’exception des créances,
ainsi que les revenus d’autres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus d’actions par
législation de l’Etat contractant dont la société distributrice est un résident.
4. Les dispositions des paragraphe premier et 2 ne s’appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des
dividendes, résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant dont la société qui paie les
dividendes est un résident soit une activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un établissement
stable qui y est situé, soit par une profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est situé, et que la
participation génératrice des dividendes s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou
de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.
5. Lorsqu’une société qui est un résident d’un Etat contractant tire des bénéfices ou des revenus de l’autre Etat
contractant, cet autre Etat contractant ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société,
sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet Etat ou dans la mesure où la participation
génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable ou à une base fixe située dans cet
autre Etat, ni prélever aucun impôt, au titre de l’imposition des bénéfices non distribués, de la société, même si les
dividendes payés ou les bénéfices non distribués constituent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus
provenant de cet autre Etat.
Article 11
INTERETS
1. Les intérêts provenant d’un Etat contractant et payés à un résident de l’autre Etat contractant son imposables
dans cet autre Etat.
2. Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l’Etat contractant d’où ils proviennent et selon la
législation de cet Etat mais si la personne qui reçoit les intérêts en est le bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi établi
ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des intérêts.
3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts mentionnés au paragraphe premier ne sont
imposables que dans l’Etat contractant dont la personne qui reçoit les intérêts en est le bénéficiaire effectif et si
ceux-ci sont payés à un organisme public de cet Etat ou à la Banque Centrale de cet Etat.
4. Le terme «intérêts» employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties
ou non de garanties hypothécaires ou d’une clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les
revenus des fonds publics et des obligations d’emprunt, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les
pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérés comme intérêts au sens du présent article.
5. Les dispositions des paragraphes premier, 2 et 3 ne s’appliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des
intérêts, résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant d’où proviennent les intérêts, soit
une activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, soit une
profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est située, et que la créance génératrice des intérêts s’y
rattache effectivement.
Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.
6. Les intérêts sont considérés comme provenant d’un Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui-même,
une collectivité territoriale, une personne morale de droit public ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le
débiteur des intérêts, qu’il soit ou non un résident d’un Etat contractant a dans un Etat contractant un
établissement stable, ou une base fixe pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée
et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de l’Etat où l’établissement
stable ou la base fixe , est situé.
7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l’un et
l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle
ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l’absence de pareilles
relations, les dispositions du présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie
excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des
autres dispositions de la présente Convention.
Article 12
REDEVANCES
1. Les redevances provenant d’un Etat contractant et payées à un résident de l’autre Etat contractant sont
imposables dans cet autre Etat.
2. Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l’Etat contractant d’où elles proviennent et selon la
législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les redevances en est le bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi
établi ne peut excéder 5 pour cent du montant brut des redevances.
3. Le terme «redevance» employé dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour
l’usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une oeuvre littéraire , artistique ou scientifique, y
compris les films cinématographiques et les oeuvres enregistrées pour la radiodiffusion ou la télévision, d’un
brevet, d’une marque de fabrique ou de commerce, d’un dessin ou d’un modèle, d’un plan, d’une formule ou
d’un procédé secret, ainsi que pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine
industriel, commercial ou scientifique.
4. Les dispositions des paragraphes premier et 2 ne s’appliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des
redevances, résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant d’où proviennent les redevances,
soit une activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, soit une
profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est située et que le droit ou le bien générateur des
redevances s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou l’article 14, suivant les cas,
sont applicables.
5. Les redevances sont considérées comme provenant d’un Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui-
même, une collectivité territoriale, une personne morale de droit public ou un résident de cet Etat. Toutefois,
lorsque le débiteur des redevances, qu’il soit ou non un résident d’un Etat contractant, a dans un Etat
contractant un établissement stable, ou une base fixe, auquel se rattache effectivement le droit ou le bien
générateur des redevances et qui supporte la charge de ces redevances, celles-ci sont considérées comme
provenant de l’Etat contractant où l’établissement stable est situé.
6. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l’un et
l’autre entretiennent avec les tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour
laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l’absence
de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la
partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu
des autres dispositions de la présente Convention.
Article 13
GAINS EN CAPITAL
1. Les gains qu’un résident d’un Etat contractant tire de l’aliénation de biens immobiliers visés à l’article 6, ou de
l’aliénation de parts, d’actions, ou de droits analogues, dans les sociétés ayant pour objet, soit la construction,
soit l’acquisition d’immeubles ou groupe d’immeubles en vue de leur division par fractions destinées à être
attribuées à leurs membres en propriété ou jouissance, soit la gestion de ces immeubles ou groupes d’immeubles,
ainsi divisés et attribués, ou dans les sociétés dont l’actif est composé principalement de biens immobiliers, sont
imposables dans l’autre Etat où sont situés les biens immobiliers. Les dispositions de ce paragraphe ne
s’appliquent pas aux biens immobiliers dont dispose une société pour l’exercice de ses activités industrielles,
commerciales ou agricoles ou de ses professions non commerciales.
2. Les gains provenant de l’aliénation de biens mobiliers qui font partie de l’actif d’un établissement stable
qu’une entreprise d’un Etat contractant a dans l’autre Etat contractant ou de biens mobiliers, qui appartiennent à
une base fixe dont un résident d’un Etat contractant dispose dans l’autre Etat contractant pour l’exercice d’une
profession indépendante, y compris de tels gains provenant de l’aliénation de cet établissement stable (seul ou
avec l’ensemble de l’entreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat.
3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les gains de l’aliénation de navires ou aéronefs exploités en
trafic international ou de biens mobiliers affectés à l’exploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables
que dans l’Etat contractant où le siège social de l’entreprise est situé ou si celui-ci diffère du siège de la direction
effective dans l’Etat où ce siège de direction effective est situé.
4. Les gains provenant de l’aliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes premier, 2 et 3 ne sont
imposables que dans l’Etat contractant dont le cédant est un résident.
Article 14
PROFESSIONS INDEPENDANTES
1.Les revenus qu’un résident d’un Etat contractant tire d’une profession libérale ou d’autres activités de
caractère indépendant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que ce résident ne dispose de façon
habituelle dans l’autre Etat contractant d’une base fixe pour l’exercice de ses activités. S’il dispose d’une telle
base fixe, les revenus sont imposables dans l’autre Etat contractant mais uniquement dans la mesure où ils sont
imputables à cette base fixe.
2. L’expression » profession libérale» comprend notamment les activités indépendantes d’ordre scientifique,
littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités indépendantes des médecins, avocats,
ingénieurs, architectes, dentistes et comptables.
Article 15
PROFESSIONS DEPENDANTES
1. Sous réserve des dépositions des articles 16, 18 et 19, les salaires, traitements et autres rémunérations
similaires qu’un résident d’un Etat contractant reçoit au titre d’un emploi salarié ne sont imposables que dans cet
Etat contractant, à moins que l’emploi ne soit exercé dans l’autre Etat contractant. Si l’emploi y est exercé, les
rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat contractant.
2. Nonobstant les dispositions du paragraphe premier, les rémunérations qu’un résident d’un Etat contractant
reçoit au titre d’un emploi salarié exercé dans l’autre Etat contractant ne sont imposables que dans le premier Etat
si :
(a) le bénéficiaire séjourne dans l’autre Etat pendant une période de ou des périodes n’excédant pas au total 183
jours au cours de l’année fiscale considérée, et
(b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d’un employeur qui n’est pas un résident
de l’autre Etat, et
(c) la charge des rémunérations n’est pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que l’employeur
a dans l’autre Etat.
3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article les rémunérations reçues au titre d’un emploi
salarié exercé à bord d’un navire ou d’un aéronef exploité en trafic international sont imposables dans l’Etat
contractant où le siège social de l’entreprise est situé ou, si celui-ci diffère du siège de la direction effective, dans
l’Etat où ce siège de la direction effective est situé.
Article 16
TANTIEMES
Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu’un résident d’un Etat contractant reçoit en
sa qualité de membre du conseil d’administration ou de surveillance d’une société qui est un résident de l’autre
Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
Article 17
ARTISTES ET SPORTIFS
1. Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les revenus qu’un résident d’un Etat contractant tire de ses
activités personnelles exercées dans l’autre Etat contractant en tant qu’artiste du spectacle, tel qu’un artiste de
théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou qu’un musicien, ou en tant que sportif, sont imposables
dans cet autre Etat.
2. Lorsque les revenus d’activités qu’un artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette
qualité sont attribués, non pas à l’artiste ou au sportif lui-même mais à une autre personne, ces revenus sont
imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, dans l’Etat contractant où les activités de
l’artiste ou du sportif sont exercées.
3. Les dispositions du paragraphe premier ou 2 de cet article ne s’appliquent pas aux revenus mentionnés ci-
dessus si les activités des artistes ou des sportifs dans l’Etat contractant sont financées entièrement ou pour une
part importante par des fonds publics de l’autre Etat contractant, de l’une de ses collectivités territoriales, ou de
l’une de leurs personnes morales de droit public.
Article 18
PENSIONS
1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de l’article 19, les pensions et autres rémunérations similaires
payées au titre d’un emploi antérieur, et les annuités payées à un résident d’un Etat contractant ne sont
imposables que dans cet Etat.
2. Le terme «annuité» désigne une somme indiquée payable périodiquement à des moments déterminés, à vie ou
durant une période spécifiée ou déterminée en vertu d’une obligation d’effectuer les paiements en retour de
considération suffisante et complète en argent ou valeur.
3. Nonobstant les dispositions du paragraphe premier, les pensions et autres sommes payées en application de la
législation sur la sécurité sociale d’un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat.
Article 19
FONCTIONS PUBLIQUES
1. (a) Les rémunérations, autres que les pensions, payées par un Etat contractant ou l’une de ses collectivités
territoriales ou par l’une de leurs personnes morales de droit public, à une personne physique, au titre de
services rendus à cet Etat ou à cette collectivité ou à cette personne morale de droit public, ne sont imposables
que dans cet Etat.
(b) Toutefois, ces rémunérations ne sont imposables que dans l’autre Etat contractant si les services sont rendus
dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat qui :
(I) possède la nationalité de cet Etat, ou
(II) n’est pas un résident de cet Etat à seule fin de rendre les services.
2. (a) Les pensions payées par un Etat contractant ou l’une de ses collectivités territoriales, ou par l’une de leurs
personnes morales de droit public, soit directement, soit par prélèvement sur les fonds qu’ils ont constitués, à
une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette collectivité, ou à cette personne morale de
droit public, ne sont imposables que dans cet Etat.
(b) Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans l’autre Etat contractant si la personne physique est un
résident de cet Etat et ne possède pas la nationalité.
3. Les dispositions des articles 15, 16 et 18 s’appliquent aussi aux rémunérations et pensions payées au titre de
services rendus dans le cadre d’une activité industrielle ou commerciale exercée par un Etat contractant ou l’une
de ses collectivités territoriales ou par l’une de leurs personnes morales de droit public.
Article 20
ETUDIANTS
1. Les sommes qu’un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat
contractant, un résident de l’autre Etat contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin d’y poursuivre
ses études ou sa formation reçoit pour couvrir ses frais d’entretien, d’études ou de formation ne sont pas
imposables dans cet Etat, à condition qu’elles proviennent de sources situées en dehors de cet Etat.
2. Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les rémunérations qu’un étudiant ou un stagiaire qui est ou
qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de l’autre Etat contractant et qui
séjourne dans le premier Etat à seule fin d’y poursuivre ses études ou sa formation, reçoit au titre de services
rendus dans le premier Etat, ne sont pas imposables dans le premier Etat à condition que ces services soient en
rapport avec ses études ou sa formation ou que la rémunération de ces services nécessaire pour compléter les
ressources dont il dispose pour son entretien.
3. Les dispositions du paragraphe 2 de cet article s’appliquent seulement pour la période raisonnablement
nécessaire à l’étudiant ou au stagiaire pour compléter ses études ou sa formation, mais n’excédant pas, dans le
cas :
Article 21
AUTRES REVENUS
1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de cet article, les éléments du revenu d’un résident d’un Etat
contractant, d’où qu’ils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente
Convention ne sont imposables que dans cet Etat.
2. Les dispositions du paragraphe premier ne s’appliquent pas si le bénéficiaire du revenu, résident d’un Etat
contractant exerce dans l’autre Etat contractant soit une activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire
d’un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est
située et que le droit ou le bien générateur des revenus s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions
de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.
Article 22
DISPOSITIONS POUR ELIMINER LES DOUBLES IMPOSITIONS
La double imposition est évitée selon les dispositions des paragraphes suivants :
(a) sous réserve des dispositions des alinéas de ce paragraphe et de la législation mauricienne relative à
l’imputation sur l’impôt mauricien des impôts payés à l’étranger (conformément au principe général de la présente
Convention) lorsqu’un résident de Maurice reçoit des bénéfices, revenus ou gains provenant de Madagascar et
qui conformément à la législation malagasy et en vertu de cette convention sont imposables ou peuvent être
imposés à Madagascar soit directement soit par retenue à la source, Maurice accorde un crédit imputable sur
l’impôt mauricien calculé sur la base des mêmes bénéfices, revenus ou gains que ceux qui ont servi à calculer
l’impôt malagasy ;
(b) en ce qui concerne le dividende, le crédit prévu à l’alinéa (a) ci-dessus ne prend en considération que l’impôt
sur le dividende qui s’ajoute à l’impôt dû à Madagascar par la société distributrice sur les bénéfices qui ont servi
au paiement du dividende ;
(c) lorsqu’ une société qui est résident à Madagascar paie un dividende à une société qui est résident à Maurice et
qui est en contrôle directement ou indirectement au moins 10 pour cent du capital de la société qui paie le
dividende, le crédit prend en considération (en sus d’un impôt pour lequel un crédit est accordé en vertu des
dispositions des alinéas (a) et (b) ci-dessus) l’impôt malagasy dû par la première société sur les bénéfices qui ont
servi au paiement du dividende.
(a) sont exonérés des impôts malagasy mentionnés à l’alinéa (b) du paragraphe 3 de l’article 2, les revenus
imposables ou qui peuvent être imposés à Maurice, en vertu de la présente Convention.
(b) nonobstant les dispositions de l’alinéa (a), l’impôt malagasy est calculé sur les revenus imposables à
Madagascar en vertu de la présente Convention au taux correspondant au total des revenus selon la législation
malagasy.
Article 23
NON DISCRIMINATION
1 . Les nationaux d’un Etat contractant ne sont soumis dans l’autre Etat contractant à aucune imposition ou
obligation y relative qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les
nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation.
2 . Les apatrides qui sont résidents d’un Etat contractant ne sont soumis dans l’autre Etat contractant à aucune
imposition ou obligation y relative qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être
assujettis les nationaux de cet Etat qui se trouvent dans la même situation.
3 . L’imposition d’un établissement stable qu’une entreprise d’un Etat contractant possède dans l’autre Etat
contractant, n’est pas établie dans cet autre Etat d’une façon moins favorable que l’imposition des entreprises de
cet autre Etat qui exercent la même activité.
4 . Les entreprises d’un Etat contractant dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement,
détenu ou contrôlé par un plusieurs résidents de l’autre Etat contractant ne sont soumises dans le premier Etat à
aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront
être assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat.
5. Aucune disposition du présent article ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder
aux résidents de l’autre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions d’impôt qu’il
accorde à ses propres résidents.
6 . Dans cet article le terme ‘imposition’ signifie impôts de toute nature et dénomination.
Article 24
PROCEDURE AMIABLE
1. Lorsque le résident d'un Etat contractant estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux
Etats contractants entraînent ou entraîneront pour lui une imposition non conforme aux dispositions de la
présente Convention, il peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre
son cas à l'autorité compétente de l'Etat contractant dont il est un résident.
2. L'autorité compétente s'efforcera, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n'est pas elle-même en mesure d'y
apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie d'accord amiable avec l'autorité compétente de
l'autre Etat contractant en vue d'éviter une imposition non conforme à la Convention.
3. Les autorités compétentes des Etats contractants s'efforceront, par voie d'accord amiable, de résoudre les
difficultés ou dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu l'interprétation ou l'application de la Convention
afin de faciliter l'ajustement d'une créance.
4. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles en vue de
parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents.
Article 25
ECHEANCE DE RENSEIGNEMENTS
1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements nécessaires pour appliquer
les dispositions de la présente Convention ou celles de la législation interne des Etats contractants relative aux
impôts visés par la Convention dans la mesure où l'imposition qu'elle prévoit n'est pas contraire à la Convention
en particulier concernant la lutte contre la fraude ou l'évasion fiscale. L'échange de renseignements n'est pas
restreint par l'article premier. Les renseignements reçus par un Etat contractant sont tenus secrets de la même
manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat mais ne sont
communiqués qu'aux personnes ou autorités (y compris les tribunaux ou organes administratifs) concernées par
l'établissement ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites
concernant ces impôts ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces personnes ou autorités
n'utilisent ces renseignements qu’à ces fins. Elles peuvent faire état de ces renseignements au cours d'audience
publiques de tribunaux ou dans des jugements. Les autorités compétentes décident en commun sur les
conditions, méthodes et techniques appropriées devant faciliter les échanges des renseignements y compris
celles visant à lutter contre la fraude fiscale.
2. Les dispositions du paragraphe premier ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat
contractant l'obligation :
b) De fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de
sa pratique administrative normale ;
c) De fournir des renseignements qui révèleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé
commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à l'ordre public.
Article 26
DIPLOMATIE
Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les
membres des missions diplomatiques ou des postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit des
gens, soit des dispositions d'accords particuliers.
Article 27
ENTREE EN VIGUEUR
1. Chacun des Etats notifiera à l'autre l'accomplissement des procédures requises en ce qui le concerne pour la
mise en vigueur de la présente Convention. Celle-ci entrera en vigueur le premier jour du deuxième mois qui suit
le jour de réception de la dernière de ces notifications.
a) A Maurice, l'impôt sur le revenu des années fiscales commençant après le 1er juillet qui suit immédiatement la
date d'entrée en vigueur de la Convention ;
b) A Madagascar.
(I) en ce qui concerne l'impôt sur les revenus salariaux, aux sommes mises en paiement à partir du 1er juillet qui
suit immédiatement la date d'entrée en vigueur de la Convention ;
(II) en ce qui concerne l'impôt sur les revenus des capitaux immobiliers, aux sommes mises en paiement à partir du
semestre civil qui suit immédiatement la date d'entrée en vigueur de la Convention ;
(III) en ce qui concerne les autres impôts sur les revenus, aux revenus réalisés au cours des périodes d'imposition
prenant fin à partir du 31 décembre de l'année fiscale qui suit immédiatement celle de l'entrée en vigueur de la
Convention.
Article 28
DENONCIATION
La présente Convention demeurera en vigueur tant qu'elle n'aura pas été dénoncée par un Etat contractant.
Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention par écrit et par la voie diplomatique à l'autre Etat
contractant avec un préavis minimum de 6 mois avant la fin de chaque année civile postérieure à la cinquième
année suivant celle de l'entrée en vigueur de la Convention ; dans ce cas, la Convention s'appliquera pour la
dernière fois :
(a) A Maurice, à l'impôt sur le revenu de l'année fiscale commençant après le 1er juillet qui suit immédiatement la
notification de la dénonciation ;
(b) A Madagascar.
(I) aux impôts perçus à la source sur les revenus mis en paiement au plus tard le 31 décembre de l'année de la
dénonciation.
(II) aux autres impôts établis sur les revenus de périodes d’imposition prenant fin avant le 31 décembre de
l’année qui suit immédiatement celle de la dénonciation
EN FOI DE QUOI les soussignés, dûment autorisés à cet effet par leur Gouvernement respectif ont signé la
présente Convention.
Fait en double et de bonne foi à Port Louis, ce 30 août 1994 en présence de Son Excellence, Monsieur le
Professeur Albert Zafy, Président de la République de Madagascar et de Sir Anerrood Jugnauth. PC, KCMGF,
QC, Premier Ministre de la République de Maurice.
Article premier
Le présent protocole fait partie intégrante de la Convention entre le Gouvernement de la République de Maurice
et le Gouvernement de la République de Madagascar tendant à éviter les doubles impositions en matière d'impôts
sur le revenu.
Article 2
Les taux d'imposition prévus aux articles 10,11 et 12 de la Convention sont révisables sur demande expresse des
autorités compétentes de l'un des deux Etats contractants aux termes d'une période de cinq ans à partir de la date
d'entrée en vigueur de la Convention citée à l'article premier.
Article 3
Le présent protocole demeurera en vigueur aussi longtemps que ladite Convention demeurera en vigueur.
Fait en double et de bonne foi à Port Louis, ce 30 août 1994 de Son Excellence, Monsieur le Professeur Albert
Zafy, Président de la République de Madagascar et de Sir Anerrood Jugnauth. PC, KCMG. QC, Premier Ministre
de la République de Maurice.
Ramakrishna SITHANEN
Ministre des Finances
Jacques SYLLA
Ministre des Affaires Etrangères