Corriges 21
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Exercice 21.2
�
Puisque (a n 1n ) converge vers 0, le rayon de converge est au moins 1. Puisque a n 1n diverge, le rayon de convergence est au plus 1. Finalement
R = 1.
Exercice 21.3
+∞
�
La série de fonctions t �→ a n r n e i nt converge normalement sur [0, 2π]. On peut donc inverser les sommations et
n=0
�2π +∞ � �2π �
�
f (r e i t )e −i nt d t = ak r k e i (k−n)t d t .
0 k=0 0
�2π
L’intégale e i pt d t est nulle lorsque p est non nul, et vaut 2π lorsque p est nul. Dans la série précédente, toutes les intégrales son nulles sauf
0
lorsque n = k, et on obtient donc
�
a n r n 2π
A n (r ) = d t = an r n .
2π 0
Si, pour tout z complexe, on a | f (z)| ≤ M , alors
�� � �2π
1 �� 2π � 1
|A n (r )| � � f (r e i t )e −i nt d t �� � M dt = M,
2π 0 2π 0
et l’on en déduit que pour tout entier n > 0 et tout réel r > 0, on a l’inégalité |a n r n | � M , ou encore |a n | � M /r n . En faisant tendre r vers l’infini,
on en déduit que |a n | � 0, et donc a n = 0. On a alors f (z) = a 0 et la fonction f est constante. La fonction sinus donne un exemple de fonction qui
est développable en série entière de rayon infini, et bornée sur R mais non constante.
Exercice 21.5
On obtient alors
� (1 + i )n − (1 − i )n x n
+∞
f (x) = ,
n=0 2i n!
� i π/4 n n � n
et, puisque 1 + i = 2e , on a (1 + i ) − (1 − i ) = 2 sin(nπ/4), et finalement
2i
+∞
�� n xn
f (x) = 2 sin(nπ/4) .
n=0 n!
La série entière est donc de rayon infini (puisque la relation précédente est vraie pour tout x ∈ R).
2. Appliquons la formule du produit de Cauchy à e x sin x. Si l’on note a n les coefficients de la série de sin x, le coefficient b n de x n dans le
�n 1
produit est alors b n = ap . Or a p est nul si p est pair et a 2k+1 = (−1)k /(2k + 1)!. On obtient donc
p=0 (n − p)!
n
� (−1)k
bn = .
0�2k+1�n (2k + 1)!(n − 2k − 1)!
Par unicité du développement en série entière, on obtient l’égalité avec la première question.
Exercice 21.6
� �
1. On a λn a n z n = a n (λz)n . Si |λz| < R (soit |z| < R/|λ|) alors λn a n z n converge, et si |λz| > R (soit |z| > R/|λ|) alors λn a n z n diverge.
On en déduit que la nouvelle série entière a un rayon de convergence R/|λ[.
� � � �2
2. → Soit R � le rayon de convergence de a n2 z n . On remarque que |a n2 z n | = |a n |( |z|)n .
� � n
→ Si |z| < R (c’est-à-dire |z| < R 2 ), alors (a n |z| ) est bornée, donc (|a n2 z n |) est bornée. On en déduit que R � � R 2 (tout z de la boule
B (0, R 2 ) vérifie (a n2 z n ) est bornée, elle est donc contenue dans B (0, R � ) et R 2 � R � ).
� n �
→ Réciproquement, si |z| < R � , alors (a n2 z n ) est bornée, donc la suite (a n |z| ) est bornée. On a donc [z| � R, et cela, pour tout z tel
que |z| < R . Pour tout z tel que |z| < R , on a |z| � R , on en déduit que R � R (pour tout r < R , on a B (0, r ) ⊂ B (0, R 2 ), si bien que
� � 2 � 2 �
R � � R 2 ).
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Exercice 21.7
� �
|a | 1 |z| n
→ Soient α ∈ R tel que 0 < α < R, et z ∈ C. La suite (|a n |αn ) est bornée. Soit M un majorant de cette suite. On a alors n |z|n � M n! ,
� �n n! α
et comme la série de terme général 1 |z|
est une série convergente, on en déduit que la série de terme général a n z n /n! converge
n! α
� an n
absolument. La série entière z a donc un rayon de convergence infini.
n!
→ Lorsque R = 0, on ne peut pas dire grand chose. Il suffit de prendre a n = (n!)α où α > 0. Si α = 1, le nouveau rayon est 1, si α > 1, il est nul
et si α ∈]0, 1[, il est infini.
Exercice 21.8
� Mn �
|a n | � M
1 ⇒ 2 : il existe un entier n 0 et M ∈ R+ tels que, pour tout n � n 0 ,
n
n , ce qui donne |a n | � n n . Le rayon de convergence de n!a n z
n
� M n
est donc supérieur ou égal à celui de n! n z n . Soit u n = n!n M n z n (on suppose M > 0 sinon tous les coefficients a n sont nuls à partir
n n
d’un certain rang). Les termes u n sont non nuls, et
� � � n �n
� u n+1 � (n + 1)n n
� �
� u � = (n + 1)n M |z| = n + 1 M |z|.
n
M |z|
Ce quotient tend vers e lorsque n tend vers +∞, et la série entière a un rayon de convergence égale à e/M . On en déduit que la série
entière de départ a un rayon de convergence strictement positif. Plus simplement, il suffit de constater que |u n | � (M |z|)n et la série
converge lorsque |z| > 1/M (on a n!/n n � 1).
2 ⇒ 1 : Soit R le rayon de convergence de la série entière et soit M ∈ [0, R[. La suite (n!a n M n ) est bornée. Il existe K � 0 tel que, pour tout
�
n ∈ N, |n!a n M n | � K . Cela donne |a n | � K n et n n |a n | � �n K 1/n . La suite (K 1/n ) converge vers 1. Par la forme faible de la formule de
n! M
n
n!M
�n n n K 1/n e
Striling, on a n! ∼ e . Finalement lim � = . La suite étant convergente, elle est bornée. On en déduit par conséquent
n→+∞ n→+∞ n n! M M � �
� � 1 .
que (n |a n |) est bornée, ce qui signifie bien que n |a n | = O
n→+∞ n
Exercice 21.9
� � �1/2
Pour x < 2, on a f (x) = 2 1 − x2 . On se ramène à une série connue et on obtient une série de rayon de convergence 2.
� � � �
1 1 1
� � 2 2 −1 ··· 2 −n +1 1
+∞
n n
f (x) =
2 1+ (−1) x
n=1 n! 2n
� �
� +∞
� 1 · 3 · · · (2n − 3) n
= 2 1− x .
n=1 22n n!
Exercice 21.10
1. Le dénominateur s’annule lorsque e t = −x. Si x > −1, le dénominateur ne s’annule pas sur R+ . La fonction t �→ t est continue sur R+
x + et
et négligeable devant 1/t 2 en +∞. Pour x = −1, on a la continuité sur ]0, +∞[ et t t ∼ t = 1. L’intégrale est faussement impropre en 0.
e − 1 t →0 t
Le comportement en +∞ est le même. Si x < −1, le dénominateur s’annule dans ]0, +∞[ et l’intégrale n’existe pas. Finalement l’ensemble
de définition est [−1, +∞[.
2. On a pour t � 0 et |x| < 1
t t e −t +∞
�
t
= −t
= (−1)n x n t e −(n+1)t
x +e 1 + xe n=0
�+∞ �+∞ � �+∞
|x n |
On note f n (t ) = (−1)n x n t e −(n+1)t . On a | f n (t )dt = |x n | t e −(n+1)t dt = . La série | f n (t )|dt converge. On a évi-
0 0 (n + 1)2 0
dement converge simple de la série de fonctions sur [0, +∞[ et la fonction somme est continue sur cet intervalle (elle vaut t t ). On a
x +e
par conséquent
� (−1)n n
+∞
pour tout x ∈] − 1, 1[, f (x) = 2
x
n=0 (n + 1)
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p!
On a notamment, pour tout p ∈ N, f (p) (0) = (−1)p .
(p + 1)2
Exercice 21.12
On vérifie que le rayon de convergence est 1 (règle de d’Alembert) et que la série converge absolument en ±1. La fonction f est donc définie
sur [−1, 1]. Elle est de classe C ∞ sur ] − 1, 1[. On peut décomposer 1 en éléments simples ou d’abord calculer f � (x) (pour profiter de la
n(3n + 1)
� (x 3 )n
+∞
simplification). Pour x ∈] − 1, 1[, f � (x) = = − ln(1 − x 3 ). On a alors pour |x| < 1,
n=1 n
�x � �x �x
t3
f (x) − f (0) = − ln(1 − t 3 ) d t = − t ln(1 − t 3 ) − 3 dt
0 0 0 1− t3
�x 3 �x
t −1+1 1
= −x ln(1 − x 3 ) − 3 d t = −x ln(1 − x 3 ) + 3x − 3 dt
0 1− t3 0 1− t3
−3 3 1 t +2 1 t + 1/2 3/2
= = − = − −
1− t3 (t − 1)(1 + t + t 2 ) t − 1 t 2 + t + 1 t − 1 t 2 + t + 1 (t + 1/2)2 + 3/4
Exercice 21.13
�1 �1 � xn
→ Par encadrement, on a 1 n n 1 1
2 0 t d t � a n � 0 t d t , c’est-à-dire 2(n + 1) � a n � n + 1 . Puisque a un rayon de convergence égal à
n +1
1, on en déduit que le rayon de convergence cherché est 1 également.
t n |x|n n t n |x|n
→ Lorsque t ∈ [0, 1] et |x| < 1, on a 2 � |x| . La série de fonctions t �→ converge donc normalement sur [0, 1], et l’on peut
� � 1 + t 1+ t2
intervertir les signes et . On obtient
∞
� �1 +∞
� �1
1 dt
an x n = (t x)n d t = .
n=0 0 1+ t2 0 0 (1 + t 2 )(1 − t x)
Exercice 21.14
� �
1. → Les deux séries ont même rayon de convergence que leur série dérivée cos((n+1)α)x n et sin((n+1)α)x n . Puisque | cos((n+1)α)| �
1 et | sin((n + 1)α)| ≤ 1, on obtient que dans les deux cas la série est de rayon supérieur ou égal à 1.
→ De l’égalité cos(2(n + 1)α) = 2 cos2 ((n + 1)α) − 1, on déduit que la suite (cos((n + 1)α)) ne peut converger vers 0 (sinon on obtiendrait
0 = −1 par passage à la limite). La série de terme général x n cos((n + 1)α) est donc de rayon 1, ainsi que la série de terme général
x n cos(nα)
.
n
→ De l’égalité sin((n +1)α) = sin(nα) cos α+cos(nα) sin α, on déduit que si la suite (sin(nα)) converge vers 0, alors la suite (cos(nα) sin α)
converge vers 0, et puisque la suite (cos(nα)) ne converge pas vers 0, on a sin α = 0, soit α = kπ, avec k entier. Réciproquement, si
α = kπ avec k entier, alors la suite (sin(n + 1)α) est la suite nulle.
� xn
→ Conclusion : la série entière sin(nα) est de rayon 1 lorsque α n’est pas un multiple entier de π et est de rayon infini sinon.
n
� n e i nα
+∞
2. Lorsque |x| < 1, on peut calculer la somme des deux séries simultanément en posant f (x) = x . On obtient en dérivant
n=1 n
+∞
� ei α e i α (1 − e −i α x)
f � (x) = e i (n+1)α x n = = .
n=0 1 − ei αx 1 − 2x cos α + x 2
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Exercice 21.15
2. On reprend le calcul précédent qui donne (n + 1)a n+1 = −(4n − 2)a n pour n ∈ N . Pour tout x ∈] − 1
∗ 1
4 ; 4 [, on a
+∞
� +∞
� +∞
� +∞
�
f � (x) = na n x n−1 = (n + 1)a n+1 x n = a 1 + (n + 1)a n+1 x n = a 1 + (4n − 2)a n x n
n=1 n=0 n=1 n=1
Avec a 1 = −2, cela donne, f � (x) = −2 + 4x f � (x) − 2 f (x) soit encore (1 − 4x) f � (x) + 2 f (x) = −2. On résout cette équation différentielle
sur ] − 1 1
4 ; 4 [. Une solution particulière est la fonction constante égale à 1. Les solutions de l’équation homogène sont les multiples de
1 � �
x �→ exp( 2 ln |4x − |)) = 1 − 4x. On a donc f (x) = 1 + A 1 − 4x. Puisque f (0) = 0, on a finalement
1 1 �
∀x ∈] − ; [, f (x) = 1 − 1 − 4x.
4 4
Exercice 21.16
2n
1. La fonction f est la somme d’une série entière. On calcule le rayon de convergence de cette série entière. Soit u n (x) = (−1)n xn 2 . Si
(2 n!)
� �
�u
x �= 0 et n ∈ N, u n (x) �= 0 et � n+1
(x) �
� = x2 , de limite nulle lorsque n tend vers +∞. Donc le rayon est infinie et f est définie et
u n (x) 4(n + 1)2
continue sur R.
2. On peut écrire f (x), f � (x) et f �� (x) et essayer de trouver une combinaison entre ces fonctions. Plus généralement, on peut partir du
u
quotient un+1 et reconstituer les fonctions. On pose u n (x) = a n x 2n . On a, pour tout n ∈ N, u n+1 (x) = − x2 u n (x) c’est-à-dire (2n +
n (2n + 2)2
2
2) a n+1 x 2n+2 2 2n 2 2n 2n
= −x a n x et pour x �= 0, (2n +2) a n+1 x = −a n x . On somme ces relations (toujours pour x �= 0) et on reconstitue les
+∞
�
fonctions. On a tout d’abord, (2n +2)2 a n+1 x 2n = − f (x). Pour faire apparaître f �� (x), on décompose (2n +2)2 = (2n +2)(2n +1)+(2n +2)
n=0
cela donne
+∞
� +∞
�
− f (x) = (2n + 2)(2n + 1)a n+1 x 2n + (2n + 2)a n+1 x 2n
n=0 n=0
en multipliant par x (pour faire apparaître f � (x) dans la dernière somme), on obtient finalement −x f (x) = x f �� (x) + f � (x) donc f est
solution de x y �� + y � + x y = 0.
�+∞ � +∞ � (−1)n 2n −xt
�
n
3. Pour x > 1, F (x) = t e d t . On définit la fonction v n sur R+ par v n (t ) = (−1) t 2n e −xt . La fonction v n est conti-
0 n
n=0 (2 n!)
2 (2 n!)2
n
nue sur R+ , intégrable sur R+ (puisque v n (t ) = o(1/t 2 )) et, à l’aide du changement de variable u = xt , puis d’intégrations par parties
successives, on montre que
�+∞ �+∞
(−1)n 1 (2n)!
v n (t ) d t = n 2 2n+1 u 2n e −u d u = (−1)n n 2 2n+1 .
0 (2 n!) x 0 (2 n!) x
�+∞ � �
(2n)! � αn+1 � (2n + 2)(2n + 1)
Puisque v n est de signe fixe, on a |v n (t )| d t = n 2 2n+1 . On note αn ce dernier réel. Pour n ∈ N, � α �= =
0 (2 n!) x n (2n + 2)2 x 2
�
2n + 1 . Cette suite tend vers 1/x 2 lorsque n tend vers +∞. Puisque 1 ∈]0, 1[, la série α converge. De plus v converge sim- �
n n
(2n + 2)x 2 x2
+∞
�
plement sur R∗ + et la somme v n est la fonction continue t �→ f (x)e −xt . Le théorème d’intégration terme à terme donne F (x) =
n=0
+∞
� (2n)!
(−1)n . Il reste à prouver que cette somme vaut � 1 . Pour x > 1,
n=0 (2n n!)2 x 2n+1 1 + x2
1 1 1 1 +∞
� 1 +∞
� 1
� = � = βn 2n = βn 2n+1
1 + x2 x 1 x n=0 x n=0 x
1+ 2
x
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où β0 = 1 et, pour n ∈ N∗ , � �� � � �
1 3 2n − 1
− − ··· −
2 2 2 1.3 . . . (2n − 1) (2n)!
βn = = (−1)n = (1)n n 2 .
n! 2n n! (2 n!)
La formule générale est valable pour n = 0. Si x > 1, on trouve la formule demandée
1 +∞
� (2n)!
� = (−1)n = F (x).
1 + x2 n=0 (2 n!)2 x 2n+1
n
Exercice 21.17
�M n
On commence par remarquer qu’il existe M tel que [a n | � M pour tout n ∈ N. La série entière x a un rayon de convegence infini donc f
n!
est bien définie sur R.
1. Soit ε > 0. Il existe n 0 ∈ N tel que, pour n � n 0 , |a n | � ε. On découpe la somme en passant par n 0 :
� �
n�
0 −1 a +∞
� an n
n n
f (x) = x + x
k=0 n! n=n 0 n!
+∞
� bn
D’après la question précédente, xn = o (e x ). Ainsi f (x) ∼ ℓe x .
n=0 n!
x→+∞ x→+∞
Exercice 21.21
1. 1 − ln 2
1
2. arctan 4
�1
dt π 1
3. 3
= � + ln 2
0 t +1 3 3 3
Exercice 21.22
1 +∞
� x 2n+1 +∞
� x 2n−1 +∞
� x 2n+1
h(x) = − 2 (−1)n = (−1)n−1 = (−1)n .
x n=1 (2n + 1)! n=1 (2n + 1)! n=0 (2n + 3)!
L’égalité est vraie également en 0. Ainsi h est la somme d’une série entière sur J , donc h est indéfiniment dérivable sur J . On montre de
même que x �→ sin x
x , prolongée par 1 en 0, est indéfiniment dérivable sur J . Ne s’annulant pas sur J sont inverse l’est aussi. Finalement
f est de classe C ∞ sur J .
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Exercice 21.24
1. On a u 1 = u 2 = 1 (une seule façon de calculer le produit). Pour un produit a 1 × a 2 × a 3 , on a 2 façons de faire le calcul.
2. Pour effectuer un produit de n termes avec n au moins égal à 2, on termine par un dernier produit entre un produit avec les k premiers
termes (avec k � 1) et les n − k derniers (avec k au plus égal à n − 1). Pour ce type de produit, on a u k façons de calculer le produit des k
premiers termes et u n−k pour les n − k derniers. Le nombre total de façons est donc u k u n−k et cela pour k allant de 1 à n − 1. On obtient
n−1
�
la relation voulue : u n = u k u n−k .
k=1
+∞
�
3. On note donc S(x) = u n x n . On a, pour |x| < R,
n=1
� �
+∞
� n
� n−1
+∞ �
S(x) = x + un x = x + u k u n−k x n
n=2 n=2 k=1
+∞
�
On retrouve exactement le produit de Cauchy de u n x n avec elle-même (on peut retrouver la formule usuelle en posant par exemple
n=1
u 0 = 0. Le premier terme de S 2 (x) est bien un terme en x 2 . Finalement, pour |x| < R, on a
S(x) = x + S 2 (x).
� �
On résout cette équation du second degré pour trouver S(x) = 1 ± 21 − 4x . Puisque S(0) = 0, on a S(x) = 1 − 21 − 4x . On n’a plus qu’à
1,
redévelopper en série entière pour trouver les coefficients u k par unicité : pour |x| < 4
donc
1 +∞
� (2n − 2)! n
S(x) = 2. x
2 n=1 n!(n − 1)!
ce qui donne, pour n � 1, u n = (2n − 2)! . On vérifie pour les premières valeurs de n : pour n = 1, on trouve 1, pour n = 2, 2! = 1 et
n!(n − 1)! 2!
u 3 = 4! = 2.
3!2! � �
1 2n − 2
Remarque : on peut écrire aussi u n = n .
n −1
Exercice 21.25
a
1. On vérifie par récurrence que la suite (a n ) est bien définie et à valeurs non nulles. De plus an+1 tend vers 0 donc le rayon de convergence
∞ n
de la série entière est +∞ et sa somme totale f est de classe C sur R.
2. Pour x ∈ R et n ∈ N on a a n+1 (ℓx)n+1 − a n+1 x n+1 = ℓa n x n . En sommant ces égalités on obtient la relation f (ℓx) − f (x) = ℓx f (x) i.e.
(∗) f (ℓx) = (1 + ℓx) f (x). Soit Z l’ensemble des x tels que f (x) = 0. La relation (∗) montre
i) −1 ∈ Z
ii) si x est dans Z , ℓx y est aussi ;
iii) si x �= −1 est dans Z alors x est dans Z .
� �ℓ � �
On en déduit Z = −ℓn /n ∈ N . En effet, de i) et ii) on déduit −ℓn /n ∈ N ⊂ Z .
� �
Inversement supposons par l’absurde l’existence de x ∈ Z\ −ℓn /n ∈ N . Alors, d’après iii), Z contiendrait tous les réels xn pour n ∈ N.
� � ℓ
x
C’est absurde car par continuité de f on aurait 1 = a 0 = f (0) = lim f = 0.
n ℓn
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