Corriges 01
Corriges 01
Exercice 1.1
→ existence : la fonction t �→ |P (t ) − P � (t )| est continue et positive sur [0, 1], donc elle est majorée et �P � existe et est positive.
→ définie : soit P de norme nulle. La fonction polynomiale P −P � est nulle sur [0, 1], donc le polynôme P −P � est le polynôme nul. On a donc
P = P � , ce qui est impossible pour des raisons de degré si P n’est pas le polynôme nul. Ainsi �P � = 0 entraîne P = 0.
→ homogénéité : si λ ∈ R, on a
sup |λP (t ) − λP � (t )| = sup |λ||P (t ) − P � (t )| = |λ| sup |P (t ) − P � (t )|,
t ∈[0,1] t ∈[0,1] t ∈[0,1]
Exercice 1.2
→ l’application est la norme associée au produit scalaire usuel sur M n (R), c’est-à-dire celui qui à (A, B ) associe tr (t A.B ).
→ On effectue le calcul directement : � �2
�n �n n �
� n �n
�AB �2 = (AB )2i j = Ai k Bk j ,
i =1 j =1 i =1 j =1 k=1
Exercice 1.3
puisque |λ| � 0.
→ inégalité triangulaire : soit (x, y) et (x � , y � ) deux éléments de R2 . Pour tout t ∈ [0, 1], on a
Cela étant valable pour tout t ∈ [0, 1], on a bien N ((x, y) + (x � , y � )) � N ((x, y)) + N ((x � , y � )).
L’application est bien une norme.
2. On détermine la boule fermée (plus facile avec les bornes supérieures) unité. On a N ((x, y)) � 1 si et seulement si, pour tout t ∈ [0, 1],
|x + t y| � 1. Les valeurs extrêmes de x + t y sont en 0 et 1 si bien que N ((x, y)) = max(|x|, |x + y|). Ainsi (x, y) est dans la boule fermée unité
si et seulement si |x| � 1 et |x + y| � 1. On trace les bords du domaine x = ±1 et x + y = ±1. La boule est à l’intérieur.
3. Pour se donner une idée des constantes, on essaie de placer les différentes boules unités les unes dans les autres. Si on a deux normes N1
et N2 : la relation N1 � αN2 donne que B N2 (0, 1) ⊂ B N1 (0, α) et réciproquement. On cherche le plus petit α > 0 tel que B N2 (0, 1) ⊂ B N1 (0, α)
ce qui donnera la meilleure constante telle que N1 � N2 . Il n’y a alors plus qu’à le démontrer. . .
Exercice 1.4
�1
f � (t )g � (t ) d t . Il est clair que Φ est une forme bilinéaire symétrique et positive. Montrons qu’elle
1. On introduit Φ : ( f , g ) ∈ E 2 �→ f (0)g (0)+
0 �1
est définie. Soit f un élément de E tel que Φ( f , f ) = 0. On a alors Φ( f , f ) = f (0)2 + f �2 (t ) d t = 0. Cela donne f (0) = 0 et, puisque f �2
0
est continue et positive sur [0, 1], f � = 0. Ainsi f est constante, et donc nulle puisque f (0) = 0. Ainsi, Φ est un produit scalaire et N est la
norme euclidienne associée.
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�t
2. On écrit que pour tout t ∈ [0, 1], f (t ) = f (0) + f � (u) d u, ce qui donne
0
�t �1
� � � � � � � � � � � �
� f (t )� ≤ � f (0)� + � f (u)� du � � f (0)� + � f (u)� d u.
0 0
On sait que pour a et b réels, on a ab ≤ 12 (a 2 + b 2 ) , et on en déduit que (a + b)2 � 2(a 2 + b 2 ). Il vient alors
� �1 �2 � ��1 �2 �
| f (0)| + | f � (t )| d t � 2 | f (0)|2 + | f � (t )| d t .
0 0
Exercice 1.5
On vérifie assez facilement l’existence, la positivité, l’homogénéité et l’inégalité triangulaire. Il reste le caractère défini. On a N (Q) = 0 si et
seulement si Q s’annule en chacun des x k .
→ si p + 1 > n (ou p � n) alors N (Q) = 0 entraîne Q = 0. On a bien une norme,
�p
→ si p < n : on considère le polynôme Q = (X − x k ). Il est de degré p + 1 � n, non nul et N (Q) = 0. On n’a donc pas une norme.
k=0
Exercice 1.6
Supposons qu’il existe x ∈ E , non nul, tel que N1 (x) < N2 (x). On note y = x/N2 (x). On a alors N1 (y) < N2 (y) = 1 donc y ∈ B 1 = B 2 d’où N2 (y) < 1
ce qui donne une contradiction. On fait de même si N2 (x) < N1 (x).
Exercice 1.7
�1 � �1 �
� �
→ existence : pour tout n ∈N , les intégrales I n = f (t )t n dt existent (fonctions continues sur [0, 1] et, pour tout n ∈ N, �
� f (t )t n dt �� �
�1 0 0
Exercice 1.8
1. Pour la première norme, c’est du cours. La norme N est bien définie (la suite (u n+1 − u n ) est bornée) et positive. Si N (u) = 0 alors la suite
u est constante. Puisque u 0 = 0, la suite est nulle. L’homogénéité et l’inégalité triangulaire se montrent de façon standard.
2. Pour tout n ∈ N, |u n+1 − u n | � 2N∞ (u), donc N (u) � 2N∞ (u).
3. On cherche à montrer que N∞ /N n’est pas bornée : par exemple un cherche une suite de suites (u (k) ) telle que N (u (k) ) = 1 et N∞ (u (k) )
(k) (k)
tend vers +∞ lorsque k tend vers +∞. On considère la suite u (k) telle que u n = n si n � k et u n = k si n � k (elle monte de 1 en 1 et
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N∞ (u (k) )
s’arrête au rang k). Alors N (u (k) ) = 1 et N∞ (u (k) ) = k, si bien que lim = +∞. Les normes ne sont pas équivalentes.
k→+∞ N (u (k) )
Exercice 1.9
� �
p
� p
�
En passant au maximum, il vient �A X �∞ � max |a i j | �X �∞ d’où |||A||| � max |a i j | = M .
1�i �n j =1 1�i �n j =1
p
� � �
� �
Construisons un vecteur X unitaire tel que �A X �∞ = M : soit i 0 tel que M = |a i 0 j |. Écrivons le nombre complexe a i 0 j sous la forme �a i 0 j � e i θ j .
j =1
p
�
Posons X = t (e −i θ1 , · · · , e −i θn ). On a (AX )i 0 = M et �X �∞ = 1. Donc |||A||| ≥ �AX �∞ ≥ M et finalement |�A|� = M = max |a i j |.
1�i �n j =1
Il reste à montrer que c’est une norme. L’application est bien définie pour toute matrice, elle est à valeurs positives.
p
�
→ si |�A|� = 0. On peut utiliser les deux expressions pour |�A|�. Avec les coefficient, on a, pour tout i ∈ �1 ; n �, |a i j | = 0 donc pour tout
j =1
i ∈ �1 ; n �, on a, pour tout j ∈ �1 ; n �, a i j = 0. La matrice A est nulle. Ou bien, par définition de la borne supérieure, pour tout vecteur
�AX �∞
colonne X , on a 0 � � |�A|� donc �AX �∞ = 0 pour tout vecteur X non nul. Ainsi AX = 0 pour tout vecteur X non nul donc A = 0
�X �∞
(on peut prendre pour X les vecteurs de la base canonique et ainsi chaque colonne de A est nulle).
→ Pour l’homogénéité, de même, les deux expressions permettent de l’obtenir facilement.
→ De même pour l’inégalité triangulaire... Si A et B sont deux matrices alors, pour tout i ∈ �1 ; n �,
n
� n
� n
� n
�
|a i j + b i j | � |a i j | + |b i j | � |a i j | + |b i j | � |�A|� + |�B |�.
j =1 j =1 j =1 j =1
Exercice 1.10
En prenant le logarithme, on a
1 1
ln(αβ) = ln(αp ) + ln(βq ).
p q
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De même,
�b ��b �1/p ��b �1/q
|g |.| f + g |p−1 � |g (t )|p d t | f (t ) + g (t )|p d t ,
a a a
ce qui donne en ajoutant,
�b ��� �1/p ��b �1/p � ��b �1/q
b
p p p
|f + g| � |f | + |g | | f + g |p .
a a a a
�b ��b �1/q
Si | f +g |p = 0 l’inégalité cherchée est vraie, sinon, on peut diviser par | f + g |p 1 = 1 , la relation.
, ce qui donne, en utilisant 1− q
a a
p
�b
4. L’application est bien définie et positive. L’homogénéité est immédiate. Si | f |p = 0, puisque | f | est continue et positive, alors f est
a
nulle. L’inégalité triangulaire est prouvée au dessus.
Exercice 1.11
� � � � � �
1. (a) Si x n converge simplement vers x et x � . Soit y ∈ E . On a lim x n − x, y = 0 et lim x n − x � , y = 0. Par différence, lim x � − x, y = 0
� � � n→∞ n→∞ n→∞
donc x − x, y = 0. Cela étant vrai pour tout y ∈ E , on a x − x � = 0 et x = x � .
�� �� � �
(b) Par inégalité de Cauchy-Schwarz, � x n − x, y � � �x n − x� � y � . Par majoration, la convergence forte entraîne la convergence faible
(vers la même limite).
2. → si (x n ) converge fortement vers x : on a déjà la convergence faible. On a ensuite |�x n � − �x�| � �x n − x� (inégalité triangulaire) donc
lim �x n � − �x� = 0, c’est-à-dire lim �x n � = �x�.
n→+∞ n→∞
→ Réciproquement, on a lim 〈x n − x, x〉 = 0 ce qui donne lim 〈x n , x〉 = 〈x, x〉 = �x�2 . Alors
n→+∞ n→+∞
�x n − x�2 = �x n �2 + �x�2 − 2 〈x n , x〉
Avec les différentes limites, on obtient lim �x n − x�2 = �x�2 + �x�2 − 2 �x�2 = 0.
n t o+∞
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3. Comme d’habitude, la dimension finie apporte l’existence d’une base et même ici d’une base orthonormée. Soit (e 1 , . . . , e p ) une base
�p � �2 p �
� �2
orthonormée de E . On a �x�2 = x, e i et de même �x n �2 = x n , e i . La convergence faible donne, pour tout i ∈ �1 ; p �,
� � � � i =1 i =1
lim x n , e i = x, e i d’où lim �x n �2 = �x�2 . S"il y a convergence faible, on a donc la propriété lim �x n � = �x� et ainsi la conver-
n→+∞ n→+∞ n→+∞
gence forte.
Exercice 1.12
� � � � � �
i θn
On écrit z n = r n e i θn . On a alors z n+1 = r n e 2 + 1 = r n e i θn /2 cos 2n . On obtient les relations θn+1 = 21 θ et r
θ θn
n n+1 = r n cos 2 . On obtient
θ
facilement θn = n0 et
2 � �
�n θ0 �n sin(θ /2k−1 ) sin(θ0 ) sin θ0
0
rn = r0 cos = r0 = r0 n ∼ r0 n
n n→+∞ .
k=1 2 k k
k=1 2 sin(θ0 /2 ) 2 sin(θ 0 /2 ) 2 θ0 /2n
sin θ0
On en déduit que lim z n = r 0 .
n→+∞ θ0
Exercice 1.13
1. On a P n� (x) = nx n−1 + 1 et P n est strictement croissante sur R+ . Puisque P n (0) = −1 et lim P n (x) = +∞, on en déduit l’existence d’une
n→+∞
unique racine positive x n . On remarque également que P n (1) = 2 − 1 = 1, on a donc x n ∈]0, 1[.
2. On a P n+1 (x n ) = x nn+1 + x n − 1 < x nn − x n + 1 = 0. Ainsi P n+1 (x n ) < 0 et P n+1 (x n+1 ) = 0. Par croissance de P n+1 , on obtient x n < x n+1 et la
suite (x n ) est strictement croissante. Puisqu’elle est majorée par 1, elle converge vers ℓ ∈]0, 1]. Supposons ℓ < 1. Pour tout n ∈ N∗ , x n � ℓ
et x nn � ℓn , ainsi lim x nn = 0. Puisque P n (x n ) = 0 pour tout n ∈ N∗ , un passage à la limite donne 0 + ℓ − 1 = 0 et une contradiction. On en
n→+∞
déduit que ℓ = 1.
Exercice 1.14
� �
1+ 5 1− 5
α + β = 1 et α( ) + β( )=1
2 2
� �
Cela donne α = 1 +� 5 et β = − 1 −� 5 . Finalement
2 5 2 5
�� � �n+1 � � �n+1 �
1 1+ 5 1− 5
∀n ∈ N, u n = � − .
5 2 2
� � � � �n+1 �
1 − 5 1 + 5 1 1 + 5 u n+1 1 + 5
3. On a 2 ∈] − 1, 0[ et 2 > 1 donc u n ∼ � 2 et lim = .
n→+∞ 5 n→+∞ u n 2
4. (a) On a v 2 = 2 et ainsi v 2 � v 1 � v 0 . On montre par récurrence, la propriété P (n) : « pour tout k ∈ �0 ; n �, v k+1 � v k ». La propriété est
vraie aux rangs 0 et 1. Si elle est vraie à un rang n � 1, alors
α α
v n+2 − v n+1 = v n+1 − v n−1
or v n+1 � v n � v n−1 > 0 et la fonction x �→ x α est croissante sur R+ . On a donc v n+2 � v n+1 . Par récurrence, on obtient le résultat.
(b) Une éventuelle limite vérifie ℓ = 2ℓα d’où ℓ1−α = 2 et ℓ = 21/(1−α) .
(c) si α ∈]0, 1[ alors 1/(1 − α) > 1 et ℓ > 2. On montre par récurrence que v n � ℓ pour tout n ∈ N. C’est vrai pour les rangs 0, 1 (et 2). Si pour
un certain n ∈ N, on a v n et v n+1 inférieurs à ℓ alors v n+2 � 2ℓα = ℓ. La suite est croissante, majorée par ℓ et converge. la seule limite
possible étant ℓ, elle converge vers ℓ.
(d) Si α > 1 alors 1/(1 − α) < 0 et ℓ < 1. La suite étant croissante, si elle convergeait, elle le ferait vers ℓ � v 2 = 2. La suite diverge vers +∞.
Exercice 1.15
→ Soit f : x �→ e x + x. On montrer que f est strictement croissante sur R et réalise une bijection de R sur R. Cela donne l’existence et
l’unicité du réel x n , avec, de plus, x n = f −1 (n) (relation importante - on trouve plein de propriétés avec elle). Puisque lim f −1 (x) = +∞
x→+∞
(bijection réciproque de f qui tend vers +∞ en +∞), on en déduit que lim x n = +∞. On peut également montrer, puisque f et donc
n→+∞
f −1 sont croissantes, que (x n ) est croissante (par vraiment utile mais bon).
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→ Puisque x n est de limite infini et que x = o e x , on a n = e xn + x n ∼ e xn . Les limites étant infinies, on peut composer par le
x→+∞ n→+∞
logarithme, si bien que x n ∼ ln n.
n→+∞
→ On écrit x n = ln n + y n avec y n = o ln n. On reporte dans l’équation. Cela donne
n→+∞
e ln n+y n + ln n + y n = n = ne y n + ln n + y n .
On a donc n(1 − e y n ) = ln n + y n ∼ ln n et 1 − e y n ∼ ln n
, de limite nulle. Cela donne d’une part le fait que y n tend vers 0, puis
n→+∞ n→+∞ n
1 − e yn ∼ −y n . Finalement y n ∼ − lnnn .
n→+∞ n→+∞ � �
→ On recommence avec x n = ln n − lnnn + z n avec z n = ln n ... mais ça devient pénible. On trouve z
o n ∼ ln n .
n→+∞ n n→+∞ n 2
On peut aussi transformer l’équation en x n = ln(n − x n ) et effectuer le même genre de calculs, mais cette fois en un peu plus simple
Exercice 1.17
1. (a) Puisque G n’est pas réduit à {0}, il existe un élément non nul dans G. Si cet élément x ∈ G est strictement négatif alors −x ∈ G et ainsi
G contient un élément strictement positif. Ainsi G ∩ R∗ + est non vide, minoré par 0 et admet une borne inférieure.
(b) Supposons que a ∉ G. Il existe un élément b ∈]a, 2a[ et b ∈ G. Puisque b > a, il existe un élément c ∈ a, b[ avec c ∈ G. Alors b − c ∈ G,
b − c > 0 et b − c < 2a − a = a. Cela contredit la définition de a. Finalement a ∈ G. On montre par récurrence que, pour tout n ∈ N,
n.a ∈ G et par symétrie, a Z ⊂ G. réciproquemet, soit x ∈ G. Il existe n ∈ Z tel que na � x < (n + 1)a. Alors x − na ∈ G et 0 � x − na < a.
Ainsi x − na = 0 et x ∈ a Z.
(c) Soit ε > 0. Il existe y ∈ G et y ∈]0, ε[. Pour tout x ∈ R, il existe n ∈ Z tel que n y � x < (n + 1)y. Alors z = n y ∈ G et |x − z| < ε. Pour tout
x ∈ R, ε > 0, il existe z ∈ G tel que |x − z| < ε. Ainsi G est dense dans R.
� �
2. On considère G = θ Z + 2πZ = nθ + 2mπ, (n, m) ∈ Z2 . G est un sous-groupe additif de R. Supposons qu’il est discret, sous la forme a Z.
θ = 2 k 1 ∈ Q ce qui est une contradiction. Le sous-groupe G est
Il existe alors k 1 ∈ Z tel que θ = k 1 a et k 2 ∈ Z tel que 2π = k 2 a. Alors π
� k2 �
donc dense dans R. De plus sin(nθ + 2mπ) = sin(nθ) si bien que sin(nθ + 2mπ), (n, m) ∈ Z2 = {sin(nθ), n ∈ Z}. Puisque G est dense dans
R, sin(G) est dense dans sin(R) = [−1, 1].
3. Le principe : on fixe x et ε > 0, on choisit n 0 tel que |u n+1 − u n | < ε si n � n 0 , on descend sous x puis on remonte jusqu’à dépasser x
pour la première fois... soit x ∈ R et ε > 0 et n 0 comme au dessus. Il existe p ∈ N tel que u n0 − v p < x puisque lim u n0 − v p = −∞. On
p→+∞
considère alors la suite (u n − v p )n�n0 . Cette suite diverge vers +∞. Considérons le premier entier n 1 � n 0 tel que z = u n1 +1 − v p > x et
soit y = u n1 − v p . On a y � x < z et |z − y| = |u n1 +1 − u n1 | < ε. On a bien trouvé un élément de h ∈ H tel que |x − h| < ε. L’ensemble est
dense dans R.
�
4. On applique alors le même principe qu’au dessus avec u n = π n et v p = 2pπ (on a bien u n+1 − u n de limite nulle).
Exercice 1.21
1. Démonstration classique du lemme de Cesàro. On se ramène au cas d’une limite nulle en posant v n = u n − ℓ (plus simple).
� �
f (x) − x � f (x) − x �
2. On a évidemment f (0) = 0 donc 0 est bien un point fixe. On a lim = −λ donc il existe > 0 tel que, pour tout x ∈]0, � �
x→0 xα
ε ε], � xα � �
1 |λ| et f (x) − x ne peut donc pas s’annuler sur ]0, ε]. Ainsi 0 est le seul point fixe de f sur [0, ε].
2
3. La fonction x �→ f (x) − x ne s’annule pas sur ]0, ε] donc garde un signe constant. Puisque f (x) − x ∼ −λx α , f (x) − x est négative sur un
x→0+
voisinage de 0. Ne changeant pas de signe sur [0, ε], on a f (x) − x � 0 sur [0, ε] (et même f (x) − x < 0 sur ]0, ε]). Pour tout x ∈ [0, ε], on a
donc 0 � f (x) � x � ε. Le segment [0, ε] est donc stable. Cela garantit que la suite (u n ) est bien définie et à valeurs dans [0, ε]. De plus, pour
tout n ∈ N, u n+1 = f (u n ) � u n . La suite est décroissante, à valeurs dans [0, ε] donc converge vers ℓ ∈ [0, ε]. La limite vérifie ℓ = f (ℓ) donc ℓ
est un point fixe de f dans [0, ε] donc (u n ) est de limite nulle.
4. On a �� �1−α � � �
f (x)1−α − x 1−α = x 1−α 1 − λx α−1 + o(x α−1 ) − 1 ∼ x 1−α (1 − α)(−λx α−1 + o(x α−1 )) ∼ (1 − α)x 1−α (−λx α−1 )
x→0 x→0
1−α 1−α
donc lim f (x) −x = λ(α − 1).
x→0
5. Si u 0 = 0, tous les termes sont nuls et u n ∼ 0 (si si !). On suppose dans la suite que u 0 > 0. Puisque u n → 0, on a alors
1 1
lim − α−1 = λ(α − 1)
n→+∞ u α−1 un
n+1
n−1
� 1 1
En notant v n = 1 1
α−1 − α−1 , on a v k = α−1 − α−1 . Première question donne
u n+1 un k=0 un u0
� �
1 1 1
lim − α−1 = λ(α − 1)
n→+∞ n u α−1 u
n 0
1 1
donc lim = λ(α − 1). On a finalement u n ∼ 1 .
n→+∞ nu α−1 n→+∞ (λ(α − 1)n) α−1
n
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�
6. Avec f (x) = sin x = x − d f r ac16x 3 + o(x 3 ) au voisinage de 0 (et par exemple [0, π 1 3
2 ] qui est stable), on a λ = 6 , α = 3 et u n n→+∞
∼ n . Avec
2
f (x) = ln(1 + x) = x − x2 + o(x 2 ) et a = 1, α = 2 et λ = 1
2 , on obtient u n n→+∞
∼ n2.
Exercice 1.22
1. La fonction t �→ |P (t )Q(t )| est continue et positive sur [−1, 1] d’où l’existence et la positivité de NQ (P ). Une fois cela fait, on utilise les
propriétés de la norme infinie sur [−1, 1] pour obtenir :
→ NQ (P ) = 0 ⇔ �PQ�∞ = 0 ⇔ PQ = 0 ⇔ P = 0 puisque Q n’est pas le polynôme nul,
→ NQ (λP ) = �λPQ�∞ = |λ| �PQ�∞ = |λ|NQ (P ),
→ NQ (P 1 + P 2 ) = �P 1Q + P 2Q�∞ � �P 1Q�∞ + �P 2Q�∞ = NQ (P 1 ) + NQ (P 2 ).
2. Supposons que Q ne s’annule pas sur [−1, 1]. Il existe m, M > 0 tels que, pour tout t ∈ [−1, 1], m � |Q(t )| � M et ainsi m|P (t )| � |PQ(t )| �
M |P (t )|
→ pour tout t ∈ [−1, 1], |PQ(t )| � M |P (t )| � M N1 (P ) donc NQ (P ) � M N1 (P )
→ pour tout t ∈ [−1, 1], m|P (t )| � |PQ(t )| � NQ (P ) donc mN1 (P ) � NQ (P )
Dans ce cas les normes sont équivalentes.
Supposons maintenant que Q s’annule en a ∈] − 1, 1[ (le principe est le même si c’est en ±1 avec une gestion du côté). On a toujours
NQ (P ) � M N1 (P ). On va construite un polynôme P telle que N1 (P ) = �P �∞ = 1 et NQ (P ) aussi proche de 0 que souhaité. On se donne
ε > 0. Puisque Q(a) = 0, il existe η > 0 tel que I = [a − η, a + η] ⊂ [−1, 1] et, pour tout t ∈ I , |Q(t )| � ε. Soit R = 1 − λ(X − a)2 avec λ > 0. On a
R(a) = 1 et R � 1. On prend λ suffisamment petit de sorte que R(1) = 1 − λ(1 − a)2 et R(−1) soient positifs. On a alors pour tout t ∈ [−1, 1]
avec t �= a, 0 � R(t ) < 1. On note alors P n = R n . On a alors
N (P n0 )
sur [−1, 1]\I , R et P n sont maximaux en a ± η. Il existe donc n 0 tel que NQ (P n0 � 2ε et A � 2ε. On a donc la non-équivalence des
N1 (P n0
normes.
Exercice 1.23
1. Soit q un nombre premier divisant p 1 · · · p n−1 + p n . Alors q � p 1 · · · p n−1 + p n . De plus, q � p n+1 puisqu’aucun des nombres premiers
p 1 , . . . , p n ne divise p 1 · · · p n−1 + p n . On a donc
p n+1 q p 1 · · · p n−1 + p n 1 1
� � � +
p1 · · · pn p1 · · · pn p1 · · · pn p n p n−1
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