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Corriges 01

Le document présente des solutions à divers exercices sur les normes et les propriétés des fonctions polynomiales et des espaces vectoriels. Chaque exercice démontre des concepts tels que l'existence, la positivité, l'homogénéité et l'inégalité triangulaire des normes. Les résultats incluent des démonstrations sur les normes associées à des produits scalaires et des propriétés d'équivalence des normes.

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Corriges 01

Le document présente des solutions à divers exercices sur les normes et les propriétés des fonctions polynomiales et des espaces vectoriels. Chaque exercice démontre des concepts tels que l'existence, la positivité, l'homogénéité et l'inégalité triangulaire des normes. Les résultats incluent des démonstrations sur les normes associées à des produits scalaires et des propriétés d'équivalence des normes.

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S OLUTIONS

C HAPITRE 1 - N ORMES , SUITES

Exercice 1.1

→ existence : la fonction t �→ |P (t ) − P � (t )| est continue et positive sur [0, 1], donc elle est majorée et �P � existe et est positive.
→ définie : soit P de norme nulle. La fonction polynomiale P −P � est nulle sur [0, 1], donc le polynôme P −P � est le polynôme nul. On a donc
P = P � , ce qui est impossible pour des raisons de degré si P n’est pas le polynôme nul. Ainsi �P � = 0 entraîne P = 0.
→ homogénéité : si λ ∈ R, on a
sup |λP (t ) − λP � (t )| = sup |λ||P (t ) − P � (t )| = |λ| sup |P (t ) − P � (t )|,
t ∈[0,1] t ∈[0,1] t ∈[0,1]

puisque |λ| � 0. Cela donne �λP � = |λ| �P �.


→ inégalité triangulaire : soit P,Q ∈ E . Pour tout t ∈ [0, 1],

|(P +Q)(t ) − (P +Q)� (t )| � |P (t ) − P � (t )| + |Q(t ) −Q � (t )| � �P � + �Q� .

On a donc un majorant, si bien que �P +Q� � �P � + �Q�.

Exercice 1.2

→ l’application est la norme associée au produit scalaire usuel sur M n (R), c’est-à-dire celui qui à (A, B ) associe tr (t A.B ).
→ On effectue le calcul directement : � �2
�n �n n �
� n �n
�AB �2 = (AB )2i j = Ai k Bk j ,
i =1 j =1 i =1 j =1 k=1

et l’inégalité de Cauchy-Schwarz donne


� �2 � �� �
n
� n
� n

Ai k Bk j � A 2i k 2
B kl .
k=1 k=1 l =1
On obtient alors � �� � � �� �
n �
� n n
� n
� n �
� n n �
� n
2
�AB � � A 2i k 2
B kl = 2
Ai k B kl = �A�2 �B �2 .
2
i =1 j =1 k=1 l =1 i =1 k=1 j =1 l =1

Exercice 1.3

1. On prouve les différents points :


→ existence : la fonction t �→ x + t y est continue sur [0, 1] et est donc bornée. Cela donne l’existence de N ((x, y))
→ positivité : immédiat
→ caractère défini : si N ((x, y)) = 0 alors pour tout t ∈ [0, 1], 0 � |x + t y| � 0. Ainsi la fonction affine t �→ x + t y est nulle est x = y = 0 (on
peut prendre des valeurs pour t , par exemple 0 et 1).
→ homogénéité : si λ ∈ R,
sup |λx + t λy| = sup |λ||x + t y| = |λ| sup |x + t y|,
t ∈[0,1] t ∈[0,1] t ∈[0,1]

puisque |λ| � 0.
→ inégalité triangulaire : soit (x, y) et (x � , y � ) deux éléments de R2 . Pour tout t ∈ [0, 1], on a

|(x + x � ) + t (y + y � )| � |x + t y| + |x � + t y � | � N ((x, y)) + N ((x � , y � )).

Cela étant valable pour tout t ∈ [0, 1], on a bien N ((x, y) + (x � , y � )) � N ((x, y)) + N ((x � , y � )).
L’application est bien une norme.
2. On détermine la boule fermée (plus facile avec les bornes supérieures) unité. On a N ((x, y)) � 1 si et seulement si, pour tout t ∈ [0, 1],
|x + t y| � 1. Les valeurs extrêmes de x + t y sont en 0 et 1 si bien que N ((x, y)) = max(|x|, |x + y|). Ainsi (x, y) est dans la boule fermée unité
si et seulement si |x| � 1 et |x + y| � 1. On trace les bords du domaine x = ±1 et x + y = ±1. La boule est à l’intérieur.
3. Pour se donner une idée des constantes, on essaie de placer les différentes boules unités les unes dans les autres. Si on a deux normes N1
et N2 : la relation N1 � αN2 donne que B N2 (0, 1) ⊂ B N1 (0, α) et réciproquement. On cherche le plus petit α > 0 tel que B N2 (0, 1) ⊂ B N1 (0, α)
ce qui donnera la meilleure constante telle que N1 � N2 . Il n’y a alors plus qu’à le démontrer. . .

Exercice 1.4
�1
f � (t )g � (t ) d t . Il est clair que Φ est une forme bilinéaire symétrique et positive. Montrons qu’elle
1. On introduit Φ : ( f , g ) ∈ E 2 �→ f (0)g (0)+
0 �1
est définie. Soit f un élément de E tel que Φ( f , f ) = 0. On a alors Φ( f , f ) = f (0)2 + f �2 (t ) d t = 0. Cela donne f (0) = 0 et, puisque f �2
0
est continue et positive sur [0, 1], f � = 0. Ainsi f est constante, et donc nulle puisque f (0) = 0. Ainsi, Φ est un produit scalaire et N est la
norme euclidienne associée.

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�t
2. On écrit que pour tout t ∈ [0, 1], f (t ) = f (0) + f � (u) d u, ce qui donne
0
�t �1
� � � � � � � � � � � �
� f (t )� ≤ � f (0)� + � f (u)� du � � f (0)� + � f (u)� d u.
0 0

On sait que pour a et b réels, on a ab ≤ 12 (a 2 + b 2 ) , et on en déduit que (a + b)2 � 2(a 2 + b 2 ). Il vient alors
� �1 �2 � ��1 �2 �
| f (0)| + | f � (t )| d t � 2 | f (0)|2 + | f � (t )| d t .
0 0

D’autre part on a, d’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz,


��1 �2 �1 �1 �1
| f � (t )| d t � dt · f � (t )2 d t = f � (t )2 d t .
0 0 0 0

�1 � �1
� � � � � � � � � �2 � � � � � �
D’où � f (0)� + � f (t )� d t � 2 � f (0)�2 + � f (t )� d t , et donc pour tout t ∈ [0, 1] � f (t )� � 2N ( f ), d’où � f � 2N ( f ).
∞�
0 0
� � N ( fn ) n
3. Utilisons la suite de fonctions de l’énoncé : pour n � 1, on a � f n �∞ = 1 et N ( f n ) = � n . On a lim � � = � = +∞. Les
2n − 1 n→+∞ � f n � 2n − 1

normes ne sont pas équivalentes.

Exercice 1.5

On vérifie assez facilement l’existence, la positivité, l’homogénéité et l’inégalité triangulaire. Il reste le caractère défini. On a N (Q) = 0 si et
seulement si Q s’annule en chacun des x k .
→ si p + 1 > n (ou p � n) alors N (Q) = 0 entraîne Q = 0. On a bien une norme,
�p
→ si p < n : on considère le polynôme Q = (X − x k ). Il est de degré p + 1 � n, non nul et N (Q) = 0. On n’a donc pas une norme.
k=0

Exercice 1.6

Supposons qu’il existe x ∈ E , non nul, tel que N1 (x) < N2 (x). On note y = x/N2 (x). On a alors N1 (y) < N2 (y) = 1 donc y ∈ B 1 = B 2 d’où N2 (y) < 1
ce qui donne une contradiction. On fait de même si N2 (x) < N1 (x).

Exercice 1.7
�1 � �1 �
� �
→ existence : pour tout n ∈N , les intégrales I n = f (t )t n dt existent (fonctions continues sur [0, 1] et, pour tout n ∈ N, �
� f (t )t n dt �� �
�1 0 0

| f (t )|dt . La borne supérieure existe.


0
→ On a, pour λ ∈ R, � �
���1 � ���1 �
� � � �
N (λ f ) = sup �� λ f (t )t n dt �� ; n ∈ N = sup |λ| �� f (t )t n dt �� ; n ∈ N = |λ|N ( f ).
0 0
→ si n ∈ N et f , g ∈ E , � �1 � � �1 � � �1 �
� � � � � �

� λ( f + g )(t )t n dt �� � �� λ f (t )t n dt �� + �� λg (t )t n dt �� � N ( f ) + N (g )
0 0 0
Cela étant vrai pour tout n ∈ N, on a N ( f + g ) � N ( f ) + N (g ).
�1 �1
→ Si N ( f ) = 0, alors, pour tout n ∈ N, λ f (t )t n dt = 0 et pour tout polynôme P ∈ R[X ], λ f (t )P (t )dt = 0. Il existe une suite de polynôme
0 0
P n qui converge vers f pour la norme infinie, alors
� �1 �1 �
� 2
� � � � �
� f (t )dt − f (t )P n (t )dt � � � f � � f − Pn � ,
� � ∞ ∞
0 0
�1
de limite nulle lorsque n tend vers +∞. Cela donne f 2 (t )dt = 0 et f = 0.
0

Exercice 1.8

1. Pour la première norme, c’est du cours. La norme N est bien définie (la suite (u n+1 − u n ) est bornée) et positive. Si N (u) = 0 alors la suite
u est constante. Puisque u 0 = 0, la suite est nulle. L’homogénéité et l’inégalité triangulaire se montrent de façon standard.
2. Pour tout n ∈ N, |u n+1 − u n | � 2N∞ (u), donc N (u) � 2N∞ (u).
3. On cherche à montrer que N∞ /N n’est pas bornée : par exemple un cherche une suite de suites (u (k) ) telle que N (u (k) ) = 1 et N∞ (u (k) )
(k) (k)
tend vers +∞ lorsque k tend vers +∞. On considère la suite u (k) telle que u n = n si n � k et u n = k si n � k (elle monte de 1 en 1 et

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N∞ (u (k) )
s’arrête au rang k). Alors N (u (k) ) = 1 et N∞ (u (k) ) = k, si bien que lim = +∞. Les normes ne sont pas équivalentes.
k→+∞ N (u (k) )

Exercice 1.9

Pour tout X ∈ M n1 (C) \ {0}, grâce à l’inégalité triangulaire, pour k ∈ �1 ; n �,


� � � �
� � p
� p

�(A X ) � � max
k |a kj | �X �∞ � |a i j � X �∞ .
|
j =1 1�i �n j =1

� �
p
� p

En passant au maximum, il vient �A X �∞ � max |a i j | �X �∞ d’où |||A||| � max |a i j | = M .
1�i �n j =1 1�i �n j =1
p
� � �
� �
Construisons un vecteur X unitaire tel que �A X �∞ = M : soit i 0 tel que M = |a i 0 j |. Écrivons le nombre complexe a i 0 j sous la forme �a i 0 j � e i θ j .
j =1
p

Posons X = t (e −i θ1 , · · · , e −i θn ). On a (AX )i 0 = M et �X �∞ = 1. Donc |||A||| ≥ �AX �∞ ≥ M et finalement |�A|� = M = max |a i j |.
1�i �n j =1
Il reste à montrer que c’est une norme. L’application est bien définie pour toute matrice, elle est à valeurs positives.
p

→ si |�A|� = 0. On peut utiliser les deux expressions pour |�A|�. Avec les coefficient, on a, pour tout i ∈ �1 ; n �, |a i j | = 0 donc pour tout
j =1
i ∈ �1 ; n �, on a, pour tout j ∈ �1 ; n �, a i j = 0. La matrice A est nulle. Ou bien, par définition de la borne supérieure, pour tout vecteur
�AX �∞
colonne X , on a 0 � � |�A|� donc �AX �∞ = 0 pour tout vecteur X non nul. Ainsi AX = 0 pour tout vecteur X non nul donc A = 0
�X �∞
(on peut prendre pour X les vecteurs de la base canonique et ainsi chaque colonne de A est nulle).
→ Pour l’homogénéité, de même, les deux expressions permettent de l’obtenir facilement.
→ De même pour l’inégalité triangulaire... Si A et B sont deux matrices alors, pour tout i ∈ �1 ; n �,
n
� n
� n
� n

|a i j + b i j | � |a i j | + |b i j | � |a i j | + |b i j | � |�A|� + |�B |�.
j =1 j =1 j =1 j =1

Cela étant vrai pour tout i ∈ �1 ; n �, on a |�A + B |� � |�A|� + |�B |�.


Ou bien : pour tout X vecteur colonne non nul, on a

�(A + B )X �∞ �AX + B X �∞ �AX �∞ �B X �∞


= � + � |�A|� + |�B |�.
�X �∞ �X �∞ �X �∞ �X �∞

De nouveau, on obtient |�A + B |� � |�A|� + |�B |�.


�M X �∞
Si M ∈ M n (C) et X un vecteur colonne non nul, on a � |�M |�, c’est-à-dire �M X �∞ � |�M |� �X �∞ . C’est également vrai si X = 0. Cela
�X �∞
permet d’écrire
�AB X �∞ = �A(B X )�∞ � |�A|� �B X �∞ � |�A|�.|�B |� �X �∞
�AB.X �∞
et ainsi, pour tout vecteur X non nul, � |�A|�.|�B |� d’où |�A.B |� � |�A|�.|�B |�.
�X �∞

Exercice 1.10

1. On propose deux méthodes :


→ l’inégalité est vraie si l’un des réels est nul. On suppose que les deux sont strictement positifs. On écrit alors

αβ = (αp )1/p (βq )1/q .

En prenant le logarithme, on a
1 1
ln(αβ) = ln(αp ) + ln(βq ).
p q

Puisque la fonction logarithme est concave sur R∗ 1 1


+ et que p + q = 1 (avec des termes positifs), on a
� p �
α βq 1 1
ln + � ln(αp ) + ln(βq ).
p q p q

Cela donne le résultat par composition par la fonction croissante exponentielle.


p
→ on fixe β > 0. On pose f (α) = αβ − αp pour α � 0. La fonction est de classe C 1 sur R∗ �
+ , de dérivée f (α) = β − α
p−1 . La fonction est
1
nulle en 0, de limite −∞ en +∞ et possède un maximum global lorsque α = β p−1 . On calcule la valeur en ce point :
p p
1 1
1+ p−1 1 p−1 1 1
f (β p−1 ) = β − β = β p−1 (1 − ) = βq .
p p q

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2. On se place dans le cas indiqué. Pour tout t ∈ [a, b], on a


1 1
| f (t )||g (t )| � | f (t )|p + |g (t )|q .
p q

En intégrant entre a et b, on obtient


� �b � �b
� � 1 1
� f (t )g (t ) d t �� | f (t )||g (t )| d t � + = 1.
� � p q
a a
��b �1/p ��b �1/q
De le cas général, on note I 1 = | f (t )|p d t et I 2 = |g (t )|q d t . Si l’une de ces intégrales est nulle, alors la fonction corres-
a a
f
pondante est nulle et l’inégalité est vraie. Sinon on considère f˜ = . On a
I1
�b �b
1
| f˜(t )|p d t = � . | f (t )|p d t = 1.
a b a
p
| f (t )| d t
a

On a le même résultat pour la fonction g̃ = g /I 2 . On applique le résultat précédent, ce qui donne


� �b � � �b �
� � 1 � �
� ˜
f (t )g̃ (t ) d t �� = � f (t )g (t ) d t �� � 1,
� I1 I2 �
a a
� �b �
� �
ce qui donne �� f (t )g (t ) d t �� � I 1 I 2 , c’est-à-dire le résultat.
a
3. On utilise l’écriture conseillée, on obtient alors
�b �b �b
| f + g |p � | f |.| f + g |p−1 + |g |.| f + g |p−1 .
a a a

On applique l’inégalité de Hölder à chacune des deux intégrales. La première donne


�b ��b �1/p ��b �1/q
| f |.| f + g |p−1 � | f (t )|p d t | f (t ) + g (t )|(p−1)q d t .
a a a

Puisque 1/p + 1/q = 1, soit pq = p + q, on a (p − 1)q = pq − q = p. Cela donne la majoration


�b ��b �1/p ��b �1/q
| f |.| f + g |p−1 � | f (t )|p d t | f (t ) + g (t )|p d t .
a a a

De même,
�b ��b �1/p ��b �1/q
|g |.| f + g |p−1 � |g (t )|p d t | f (t ) + g (t )|p d t ,
a a a
ce qui donne en ajoutant,
�b ��� �1/p ��b �1/p � ��b �1/q
b
p p p
|f + g| � |f | + |g | | f + g |p .
a a a a
�b ��b �1/q
Si | f +g |p = 0 l’inégalité cherchée est vraie, sinon, on peut diviser par | f + g |p 1 = 1 , la relation.
, ce qui donne, en utilisant 1− q
a a
p
�b
4. L’application est bien définie et positive. L’homogénéité est immédiate. Si | f |p = 0, puisque | f | est continue et positive, alors f est
a
nulle. L’inégalité triangulaire est prouvée au dessus.

Exercice 1.11
� � � � � �
1. (a) Si x n converge simplement vers x et x � . Soit y ∈ E . On a lim x n − x, y = 0 et lim x n − x � , y = 0. Par différence, lim x � − x, y = 0
� � � n→∞ n→∞ n→∞
donc x − x, y = 0. Cela étant vrai pour tout y ∈ E , on a x − x � = 0 et x = x � .
�� �� � �
(b) Par inégalité de Cauchy-Schwarz, � x n − x, y � � �x n − x� � y � . Par majoration, la convergence forte entraîne la convergence faible
(vers la même limite).
2. → si (x n ) converge fortement vers x : on a déjà la convergence faible. On a ensuite |�x n � − �x�| � �x n − x� (inégalité triangulaire) donc
lim �x n � − �x� = 0, c’est-à-dire lim �x n � = �x�.
n→+∞ n→∞
→ Réciproquement, on a lim 〈x n − x, x〉 = 0 ce qui donne lim 〈x n , x〉 = 〈x, x〉 = �x�2 . Alors
n→+∞ n→+∞

�x n − x�2 = �x n �2 + �x�2 − 2 〈x n , x〉

Avec les différentes limites, on obtient lim �x n − x�2 = �x�2 + �x�2 − 2 �x�2 = 0.
n t o+∞

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3. Comme d’habitude, la dimension finie apporte l’existence d’une base et même ici d’une base orthonormée. Soit (e 1 , . . . , e p ) une base
�p � �2 p �
� �2
orthonormée de E . On a �x�2 = x, e i et de même �x n �2 = x n , e i . La convergence faible donne, pour tout i ∈ �1 ; p �,
� � � � i =1 i =1
lim x n , e i = x, e i d’où lim �x n �2 = �x�2 . S"il y a convergence faible, on a donc la propriété lim �x n � = �x� et ainsi la conver-
n→+∞ n→+∞ n→+∞
gence forte.

Exercice 1.12
� � � � � �
i θn
On écrit z n = r n e i θn . On a alors z n+1 = r n e 2 + 1 = r n e i θn /2 cos 2n . On obtient les relations θn+1 = 21 θ et r
θ θn
n n+1 = r n cos 2 . On obtient
θ
facilement θn = n0 et
2 � �
�n θ0 �n sin(θ /2k−1 ) sin(θ0 ) sin θ0
0
rn = r0 cos = r0 = r0 n ∼ r0 n
n n→+∞ .
k=1 2 k k
k=1 2 sin(θ0 /2 ) 2 sin(θ 0 /2 ) 2 θ0 /2n
sin θ0
On en déduit que lim z n = r 0 .
n→+∞ θ0

Exercice 1.13

1. On a P n� (x) = nx n−1 + 1 et P n est strictement croissante sur R+ . Puisque P n (0) = −1 et lim P n (x) = +∞, on en déduit l’existence d’une
n→+∞
unique racine positive x n . On remarque également que P n (1) = 2 − 1 = 1, on a donc x n ∈]0, 1[.
2. On a P n+1 (x n ) = x nn+1 + x n − 1 < x nn − x n + 1 = 0. Ainsi P n+1 (x n ) < 0 et P n+1 (x n+1 ) = 0. Par croissance de P n+1 , on obtient x n < x n+1 et la
suite (x n ) est strictement croissante. Puisqu’elle est majorée par 1, elle converge vers ℓ ∈]0, 1]. Supposons ℓ < 1. Pour tout n ∈ N∗ , x n � ℓ
et x nn � ℓn , ainsi lim x nn = 0. Puisque P n (x n ) = 0 pour tout n ∈ N∗ , un passage à la limite donne 0 + ℓ − 1 = 0 et une contradiction. On en
n→+∞
déduit que ℓ = 1.

Exercice 1.14

1. On montre les proposition par récurrence



2. On cherche des solutions sous la forme r n . Une telle suite (r n ), avec r �= 0, est solution si et seulement si r 2 = r +1. Cela donne r = 1 ±2 5 .
� � �n � � �n
Il existe donc α et β tels que, pour tout n ∈ N, u n = α 1 +2 5 + β 1 −2 5 . On détermine alors α et β avec u 0 et u 1 :

� �
1+ 5 1− 5
α + β = 1 et α( ) + β( )=1
2 2
� �
Cela donne α = 1 +� 5 et β = − 1 −� 5 . Finalement
2 5 2 5
�� � �n+1 � � �n+1 �
1 1+ 5 1− 5
∀n ∈ N, u n = � − .
5 2 2

� � � � �n+1 �
1 − 5 1 + 5 1 1 + 5 u n+1 1 + 5
3. On a 2 ∈] − 1, 0[ et 2 > 1 donc u n ∼ � 2 et lim = .
n→+∞ 5 n→+∞ u n 2
4. (a) On a v 2 = 2 et ainsi v 2 � v 1 � v 0 . On montre par récurrence, la propriété P (n) : « pour tout k ∈ �0 ; n �, v k+1 � v k ». La propriété est
vraie aux rangs 0 et 1. Si elle est vraie à un rang n � 1, alors
α α
v n+2 − v n+1 = v n+1 − v n−1

or v n+1 � v n � v n−1 > 0 et la fonction x �→ x α est croissante sur R+ . On a donc v n+2 � v n+1 . Par récurrence, on obtient le résultat.
(b) Une éventuelle limite vérifie ℓ = 2ℓα d’où ℓ1−α = 2 et ℓ = 21/(1−α) .
(c) si α ∈]0, 1[ alors 1/(1 − α) > 1 et ℓ > 2. On montre par récurrence que v n � ℓ pour tout n ∈ N. C’est vrai pour les rangs 0, 1 (et 2). Si pour
un certain n ∈ N, on a v n et v n+1 inférieurs à ℓ alors v n+2 � 2ℓα = ℓ. La suite est croissante, majorée par ℓ et converge. la seule limite
possible étant ℓ, elle converge vers ℓ.
(d) Si α > 1 alors 1/(1 − α) < 0 et ℓ < 1. La suite étant croissante, si elle convergeait, elle le ferait vers ℓ � v 2 = 2. La suite diverge vers +∞.

Exercice 1.15

→ Soit f : x �→ e x + x. On montrer que f est strictement croissante sur R et réalise une bijection de R sur R. Cela donne l’existence et
l’unicité du réel x n , avec, de plus, x n = f −1 (n) (relation importante - on trouve plein de propriétés avec elle). Puisque lim f −1 (x) = +∞
x→+∞
(bijection réciproque de f qui tend vers +∞ en +∞), on en déduit que lim x n = +∞. On peut également montrer, puisque f et donc
n→+∞
f −1 sont croissantes, que (x n ) est croissante (par vraiment utile mais bon).

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→ Puisque x n est de limite infini et que x = o e x , on a n = e xn + x n ∼ e xn . Les limites étant infinies, on peut composer par le
x→+∞ n→+∞
logarithme, si bien que x n ∼ ln n.
n→+∞
→ On écrit x n = ln n + y n avec y n = o ln n. On reporte dans l’équation. Cela donne
n→+∞

e ln n+y n + ln n + y n = n = ne y n + ln n + y n .

On a donc n(1 − e y n ) = ln n + y n ∼ ln n et 1 − e y n ∼ ln n
, de limite nulle. Cela donne d’une part le fait que y n tend vers 0, puis
n→+∞ n→+∞ n
1 − e yn ∼ −y n . Finalement y n ∼ − lnnn .
n→+∞ n→+∞ � �
→ On recommence avec x n = ln n − lnnn + z n avec z n = ln n ... mais ça devient pénible. On trouve z
o n ∼ ln n .
n→+∞ n n→+∞ n 2
On peut aussi transformer l’équation en x n = ln(n − x n ) et effectuer le même genre de calculs, mais cette fois en un peu plus simple

Exercice 1.17

1. (a) Puisque G n’est pas réduit à {0}, il existe un élément non nul dans G. Si cet élément x ∈ G est strictement négatif alors −x ∈ G et ainsi
G contient un élément strictement positif. Ainsi G ∩ R∗ + est non vide, minoré par 0 et admet une borne inférieure.
(b) Supposons que a ∉ G. Il existe un élément b ∈]a, 2a[ et b ∈ G. Puisque b > a, il existe un élément c ∈ a, b[ avec c ∈ G. Alors b − c ∈ G,
b − c > 0 et b − c < 2a − a = a. Cela contredit la définition de a. Finalement a ∈ G. On montre par récurrence que, pour tout n ∈ N,
n.a ∈ G et par symétrie, a Z ⊂ G. réciproquemet, soit x ∈ G. Il existe n ∈ Z tel que na � x < (n + 1)a. Alors x − na ∈ G et 0 � x − na < a.
Ainsi x − na = 0 et x ∈ a Z.
(c) Soit ε > 0. Il existe y ∈ G et y ∈]0, ε[. Pour tout x ∈ R, il existe n ∈ Z tel que n y � x < (n + 1)y. Alors z = n y ∈ G et |x − z| < ε. Pour tout
x ∈ R, ε > 0, il existe z ∈ G tel que |x − z| < ε. Ainsi G est dense dans R.
� �
2. On considère G = θ Z + 2πZ = nθ + 2mπ, (n, m) ∈ Z2 . G est un sous-groupe additif de R. Supposons qu’il est discret, sous la forme a Z.
θ = 2 k 1 ∈ Q ce qui est une contradiction. Le sous-groupe G est
Il existe alors k 1 ∈ Z tel que θ = k 1 a et k 2 ∈ Z tel que 2π = k 2 a. Alors π
� k2 �
donc dense dans R. De plus sin(nθ + 2mπ) = sin(nθ) si bien que sin(nθ + 2mπ), (n, m) ∈ Z2 = {sin(nθ), n ∈ Z}. Puisque G est dense dans
R, sin(G) est dense dans sin(R) = [−1, 1].
3. Le principe : on fixe x et ε > 0, on choisit n 0 tel que |u n+1 − u n | < ε si n � n 0 , on descend sous x puis on remonte jusqu’à dépasser x
pour la première fois... soit x ∈ R et ε > 0 et n 0 comme au dessus. Il existe p ∈ N tel que u n0 − v p < x puisque lim u n0 − v p = −∞. On
p→+∞
considère alors la suite (u n − v p )n�n0 . Cette suite diverge vers +∞. Considérons le premier entier n 1 � n 0 tel que z = u n1 +1 − v p > x et
soit y = u n1 − v p . On a y � x < z et |z − y| = |u n1 +1 − u n1 | < ε. On a bien trouvé un élément de h ∈ H tel que |x − h| < ε. L’ensemble est
dense dans R.

4. On applique alors le même principe qu’au dessus avec u n = π n et v p = 2pπ (on a bien u n+1 − u n de limite nulle).

Exercice 1.21

1. Démonstration classique du lemme de Cesàro. On se ramène au cas d’une limite nulle en posant v n = u n − ℓ (plus simple).
� �
f (x) − x � f (x) − x �
2. On a évidemment f (0) = 0 donc 0 est bien un point fixe. On a lim = −λ donc il existe > 0 tel que, pour tout x ∈]0, � �
x→0 xα
ε ε], � xα � �
1 |λ| et f (x) − x ne peut donc pas s’annuler sur ]0, ε]. Ainsi 0 est le seul point fixe de f sur [0, ε].
2
3. La fonction x �→ f (x) − x ne s’annule pas sur ]0, ε] donc garde un signe constant. Puisque f (x) − x ∼ −λx α , f (x) − x est négative sur un
x→0+
voisinage de 0. Ne changeant pas de signe sur [0, ε], on a f (x) − x � 0 sur [0, ε] (et même f (x) − x < 0 sur ]0, ε]). Pour tout x ∈ [0, ε], on a
donc 0 � f (x) � x � ε. Le segment [0, ε] est donc stable. Cela garantit que la suite (u n ) est bien définie et à valeurs dans [0, ε]. De plus, pour
tout n ∈ N, u n+1 = f (u n ) � u n . La suite est décroissante, à valeurs dans [0, ε] donc converge vers ℓ ∈ [0, ε]. La limite vérifie ℓ = f (ℓ) donc ℓ
est un point fixe de f dans [0, ε] donc (u n ) est de limite nulle.
4. On a �� �1−α � � �
f (x)1−α − x 1−α = x 1−α 1 − λx α−1 + o(x α−1 ) − 1 ∼ x 1−α (1 − α)(−λx α−1 + o(x α−1 )) ∼ (1 − α)x 1−α (−λx α−1 )
x→0 x→0
1−α 1−α
donc lim f (x) −x = λ(α − 1).
x→0
5. Si u 0 = 0, tous les termes sont nuls et u n ∼ 0 (si si !). On suppose dans la suite que u 0 > 0. Puisque u n → 0, on a alors
1 1
lim − α−1 = λ(α − 1)
n→+∞ u α−1 un
n+1
n−1
� 1 1
En notant v n = 1 1
α−1 − α−1 , on a v k = α−1 − α−1 . Première question donne
u n+1 un k=0 un u0
� �
1 1 1
lim − α−1 = λ(α − 1)
n→+∞ n u α−1 u
n 0
1 1
donc lim = λ(α − 1). On a finalement u n ∼ 1 .
n→+∞ nu α−1 n→+∞ (λ(α − 1)n) α−1
n

année 2024/2025
S OLUTIONS


6. Avec f (x) = sin x = x − d f r ac16x 3 + o(x 3 ) au voisinage de 0 (et par exemple [0, π 1 3
2 ] qui est stable), on a λ = 6 , α = 3 et u n n→+∞
∼ n . Avec
2
f (x) = ln(1 + x) = x − x2 + o(x 2 ) et a = 1, α = 2 et λ = 1
2 , on obtient u n n→+∞
∼ n2.

Exercice 1.22

1. La fonction t �→ |P (t )Q(t )| est continue et positive sur [−1, 1] d’où l’existence et la positivité de NQ (P ). Une fois cela fait, on utilise les
propriétés de la norme infinie sur [−1, 1] pour obtenir :
→ NQ (P ) = 0 ⇔ �PQ�∞ = 0 ⇔ PQ = 0 ⇔ P = 0 puisque Q n’est pas le polynôme nul,
→ NQ (λP ) = �λPQ�∞ = |λ| �PQ�∞ = |λ|NQ (P ),
→ NQ (P 1 + P 2 ) = �P 1Q + P 2Q�∞ � �P 1Q�∞ + �P 2Q�∞ = NQ (P 1 ) + NQ (P 2 ).
2. Supposons que Q ne s’annule pas sur [−1, 1]. Il existe m, M > 0 tels que, pour tout t ∈ [−1, 1], m � |Q(t )| � M et ainsi m|P (t )| � |PQ(t )| �
M |P (t )|
→ pour tout t ∈ [−1, 1], |PQ(t )| � M |P (t )| � M N1 (P ) donc NQ (P ) � M N1 (P )
→ pour tout t ∈ [−1, 1], m|P (t )| � |PQ(t )| � NQ (P ) donc mN1 (P ) � NQ (P )
Dans ce cas les normes sont équivalentes.
Supposons maintenant que Q s’annule en a ∈] − 1, 1[ (le principe est le même si c’est en ±1 avec une gestion du côté). On a toujours
NQ (P ) � M N1 (P ). On va construite un polynôme P telle que N1 (P ) = �P �∞ = 1 et NQ (P ) aussi proche de 0 que souhaité. On se donne
ε > 0. Puisque Q(a) = 0, il existe η > 0 tel que I = [a − η, a + η] ⊂ [−1, 1] et, pour tout t ∈ I , |Q(t )| � ε. Soit R = 1 − λ(X − a)2 avec λ > 0. On a
R(a) = 1 et R � 1. On prend λ suffisamment petit de sorte que R(1) = 1 − λ(1 − a)2 et R(−1) soient positifs. On a alors pour tout t ∈ [−1, 1]
avec t �= a, 0 � R(t ) < 1. On note alors P n = R n . On a alors

NQ (P n ) � sup |P n Q(t )| + sup |P n Q(t )| � M (1 − λη2 )n + ε.


t ∈[−1,1]\I t ∈I

N (P n0 )
sur [−1, 1]\I , R et P n sont maximaux en a ± η. Il existe donc n 0 tel que NQ (P n0 � 2ε et A � 2ε. On a donc la non-équivalence des
N1 (P n0
normes.

Exercice 1.23

1. Soit q un nombre premier divisant p 1 · · · p n−1 + p n . Alors q � p 1 · · · p n−1 + p n . De plus, q � p n+1 puisqu’aucun des nombres premiers
p 1 , . . . , p n ne divise p 1 · · · p n−1 + p n . On a donc

p n+1 q p 1 · · · p n−1 + p n 1 1
� � � +
p1 · · · pn p1 · · · pn p1 · · · pn p n p n−1

ce qui permet de conclure.


2. Notons p 1 , . . . , p k la liste des nombres premiers strictement inférieurs à q n (ici, on abrège k(n) en k). Ces entiers divisent tous n, donc
leur produit le divise aussi. Par conséquent, n � p 1 · · · p k . En outre, q n = p k+1 . Donc
qn p k+1

n p1 · · · pk
p p
Soit alors ϵ > 0. Il existe K tel que, si k > K , alors p ·k+1 � ϵ. Il existe alors N tel que, si n � N , Kn+1 � ϵ. Pour ces valeurs de n, deux cas
1 · · pk
se présentent. Ou bien k � K , et alors
qn p p K +1
= k+1 � �ϵ
n n n
ou bien k � K + 1 et alors
qn p p k+1
= k+1 � �ϵ
n n p1 · · · pk
On a donc démontré le résultat attendu.

année 2024/2025

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