Identification Et Antifongigramme Des Levures Isolées Au Service de Bactériologie-Virologie À l'INSP
Identification Et Antifongigramme Des Levures Isolées Au Service de Bactériologie-Virologie À l'INSP
JURY
DICACES ET
REMERCIEMENTS
DEDICACES
Je ne pourrai jamais assez-vous dire merci pour les conseils, le soutien, les encouragements et
pour les prières qui m’ont accompagné tout au long de mes études. Ce travail est le fruit de
tous vos sacrifices, vous vous êtes toujours sacrifiés pour le bien être de vos enfants. Que
notre seigneur Jésus Christ vous donne une très bonne santé, une longue vie et vous comble
de bonheur, demeures bénie.
REMERCIEMENTS
L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages.
Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la
justice, à cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre, de la mort, je ne
crains aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant
moi une table. En face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête. Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. Et je reviendrai dans
la maison de l’Eternel pour la durée de mes jours
Psaume 23
Ce travail est aussi le vôtre car sans votre soutien, vos encouragements et vos conseils il
n’aurait pas vu le jour
A mes tantes et oncles : pour vos conseils et encouragements. Soyez assurés de mon profond
respect et de mon affection pour vous toutes et tous
En particulier à mon oncle Joseph ARAMA : Ce travail est plus que jamais le vôtre.
Que ce travail, fruit de tes efforts soit le témoignage de ma très grande reconnaissance et de
ma profonde affection.
A mes cousins et cousines : veillez recevoir mes remerciements les plus respectueuses de
m’avoir accompagné durant ce long cycle.
Mes ami(e)s de lutte : Oumar DAMANGO, Mme Diallo Tinimba SOUNTOURA, Mme
SANGARE Hawa TRAORE, Mamoudou SANGARE, Zoumana DEMBELE, Danielle, Yaya
TOGO
« Soyons prêts à réussir tous ensemble », merci. Je nous souhaite à tous beaucoup de
satisfaction dans l’exercice de notre profession.
Campus pour Christ FMOS /FAPH : tu as été une famille pour moi et une source de
bénédiction qui m’a permis de rester dans la foi en JESUS CHRIST.
GBEEM : Également une famille qui m’a permis à développer ma vie spirituelle et de
partager ma foi avec d’autre.
ASPC MALI : Famille exceptionnelle qui gorge plein de talent et de leadership, c’est un
plaisir pour moi d’être membre fondateur de cette ASSOCIATION.
A mes camarades thésards de l’INSP : merci pour tous les moments passés ensemble.
Bonne chance pour l’avenir !
A mes aînés du service de l’INSP : merci pour tout le soutien que vous m’avez apporté. Que
Dieu vous accorde une longue et riche carrière médicale
Au personnel de l’INSP : merci pour tous les moments passés ensemble. Vous avez été et
resterez une famille pour moi.
Merci pour votre formation de base, trouvez ici mes sentiments les plus profonds
Je vous dis tout simplement merci et grand merci pour votre formation de qualité
Merci pour votre hospitalité sans faillite pendant que j’étais au lycée
La famille Tomon FMOS /FAPH : je remercie les ainés pour cette initiative de famille et
leur soutien sans faillite, j’exhorte les cadets de continuer dans le même sens.
Dr TRAORE Amidou :
Merci pour vos soutiens matériels financier et moral. C’est le moment de vous dire merci
infiniment.
HOMMAGE AUX
MEMBRES DU JURY
HOMMAGE AUX
MEMBRES DU JURY
Honorable maître,
Que dire d’un grand maître qui, de par ses qualités humaines particulières épargne de
l’orphelinat tout étudiant de la FAPH. Vos qualités humaines, scientifiques, votre rigueur dans
le travail et surtout votre sens élevé de la responsabilité font de vous un maître respectable et
admiré. Nous sommes très fiers d’être compté parmi vos disciples. Soyez rassurer honorable
maître de notre sincère reconnaissance
Docteur en pharmacie
Titulaire d’un PhD en parasitologie ISFRA/USTTB
Titulaire d’un Master en Pharmacologie à la Faculté de Pharmacie
Maître assistant /chargé de recherche
Cher maître
Nous sommes très touchés par l’honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail
malgré vos multiples occupations.
Vos observations ont contribué à améliorer la qualité de ce travail.
Homme aux multiples qualités scientifiques et humaines, votre rigueur et votre courage font
de vous un exemple à suivre.
Recevez ici cher Maître, l’expression de notre reconnaissance et de notre profonde gratitude.
Cher maître,
Pharmacien microbiologiste,
Cher maître,
Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée en nous proposant ce
travail. Votre encadrement précieux a contribué à l’élaboration de ce travail. Votre qualité
d’homme de science très méthodique, votre dévouement et votre sens élevé d’humanisme font
de vous un homme vertueux admiré de tous. Veuillez accepter cher maître, l’expression de
notre plus haute considération
Chère maître,
Nous avons admiré vos qualités scientifiques et humaines tout au long de ce travail.
Femme de principe, votre rigueur scientifique fait de vous un maître exemplaire et reconnu de
tous.
Votre souci du travail bien fait nous a ramené à croire en nos propres capacités.
Nous vous prions d’accepter ici l’expression de notre profond respect et de notre profonde
gratitude
ABREVIATIONS
ABC : ATP-binding cassette
ADN : Acide DésoxyriboNucléique
AMB : Amphotéricine B
C : Candida
CDR : Candida Drug Resistance
CMF : Concentration Minimale Fongicide
CMI : Concentration Minimale Inhibitrice
CSH : Cellules Souches Hématopoïétiques
CYP51 : Cytochrome 51
DAP : Département Administration et Personnel
DDRB : Département de Diagnostic et de Recherche Biomédicale
DEAP : Département d’Epidémiologique des Affections Parasitaires
DF : Département Formation
DMT : Département Médecine Traditionnelle
DSC : Département Santé Communautaire
EPST : d’Établissement Public à caractère Scientifique et Technologique
FKS1, FKS2 : gènes
GOF : gain of function
GPI : Glycosylphosphatidylinositol
HOG : High Osmolarity Glycerol
IFI : infection fongique invasive
MDR1 : MultiDrug Resistance 1
MFS : Facilitator Superfamily
MFS : Major Facilitator Superfamily
MRTC : Malaria Research and Training Center
NaCl : Chlorure de sodium
ODL : données de l’Observatoire des levures
PCB: Pomme de Terre Carotte –Bile
TABLE DE MATIERE
Liste des
tableaux……………………………………………………………………………………………………………………………….22
Liste des
figures………………………………………………………………………………………………………………………………….23
I
INTRODUCTION………………………………………………………………………………………………………………………………..24
II
OBJECTIFS……………………………………………………………………………………………………………………….……………….25
1 Objectif
général……………………………………………………………………………………………………………………..25
2 Objectifs
spécifiques………………………………………………………………………………………………………………25
III
GENERALITES………………………………………………………………………………………………………………………………….26
1 Définition du
champignon…………………………………………………………………………………………………….26
2 Historique et classification des
champignons…………………………………………………………………………26
3 Genre Candida…………………………………………………………………………………………………………………….28
3.1 Définition d’une Candidose : .............................................................................................. 28
3.2 Taxonomie des Candida ........................................................................................................ 29
3.3 Structure et Morphologie ...................................................................................................... 30
3.4 Habitat de candida ................................................................................................................ 31
3.5 Génome ................................................................................................................................. 31
3.6 Epidémiologie ........................................................................................................................ 32
3.7 Physiopathologie ................................................................................................................... 32
3.8 Aspects cliniques ................................................................................................................... 34
3.8.1 Candidoses superficielles .............................................................................................. 34
3.8.2 Candidoses profondes ................................................................................................... 36
4 Cryptococcose …………………………………………………………………………………………………………………..37
5 Les principaux facteurs incriminés aux infections fongiques………………………………………………..38
5.1 Les facteurs intrinsèques liés à l’hôte ................................................................................... 38
5.2 Les facteurs extrinsèques et / ou iatrogènes ........................................................................ 38
6 Antifongiques……………………………………………………………………………………………………………………..38
6.1 Les azolés : ............................................................................................................................. 38
I INTRODUCTION
Les infections fongiques systémiques restent des affections graves dont l’incidence est en
constante progression ces dix dernières années. Elles sont associées à une élévation
significative de la morbidité et de la mortalité des patients immunodéprimés. La principale
cause de cette progression réside dans l’augmentation considérable des facteurs de risques
comme l’immunosuppression (SIDA, transplantation, pathologies cancéreuses et
hématologiques), l’utilisation de cathéters vasculaires et l’administration d’antibiotiques à
large spectre (1) .
Les infections fongiques invasives sont des infections sévères associées à une lourde
mortalité. Elles sont actuellement un problème majeur de santé publique et leur incidence
augmente. Les candidémies, présence de levures du genre candida dans le sang, représentent
la quatrième cause d’infections hématogènes nosocomiales (2). Les cryptococcoses, quant à
elles, sont responsables de 600 000 décès chaque année en Afrique. L’aspergillose invasive
infecte 10% des patients transplantés de cellules souches, la mortalité de ces infections reste
élevée avec des taux de 50,15 et 40% respectivement (2).
Candida albicans est responsable d’infections qui, par leur gravité, se situent au premier rang
des infections fongiques (3).
Si C. albicans reste de loin l’espèce la plus fréquente, C. glabrata est devenue, selon les
études récentes et la forme clinique de l’infection, la deuxième ou troisième espèce la plus
fréquemment isolée (2).
Malgré l’émergence des mycoses en pathologie humaine, très peu d’études se sont penchées
sur l’identification et l’antifongigramme de ces germes au Mali.
levures (germes et espèce) afin d’améliorer la qualité des résultats que nous produisons. Cela
contribuera à mettre à jour les données dans le contexte national et d’améliorer le pronostic
des mycoses.
Questions de recherche
OBJECTIFS
Objectif général
Evaluer la prévalence et la sensibilité des levures dans les différents prélèvements
biologiques.
Objectifs spécifiques
Déterminer la fréquence d’isolement des levures.
Décrire les espèces identifiées
Identifier les espèces de levures selon la nature de prélèvement biologique
Déterminer la sensibilité des souches isolées aux antifongiques.
III GENERALITES
1 Définition du champignon
Un champignon est un organisme eucaryote uni ou pluricellulaire, dépourvu de pigment
assimilateur (chlorophylle) ; ce qui le distingue profondément du règne végétal.
C’est en 1969 que l’américain Wittaker propose un système taxinomique à 5 règles soit les
monomères (bactéries), les protistes, les végétaux, les champignons et les animaux (10).
L'identification des champignons est fondée principalement sur des critères morphologiques
liés aux modes de reproduction. Classiquement, on distingue chez les champignons, deux
types de reproduction, l'une étant appelée asexuée car la cellule fongique se divise par simple
mitose, l'autre appelée sexuée car elle intègre un processus de fusion cytoplasmique, de
caryogamie et de méiose (7).
Quatre divisions sont différenciées selon les modalités de reproduction sexuée : les
Chytridiomycotina, les Zygomycotina, les Ascomycotina et les Basidiomycotina.
La reproduction asexuée se fait par des endospores non mobiles, dite endogène, tandis que la
reproduction sexuée consiste en la fusion directe de deux gamétocystes en une spore enkystée
ou zygospore qui donne naissance à des sporophytes par une méiose.
Ascomycotina :
La multiplication asexuée de ce phylum se fait par des conidies (haploïdes) de formes très
variées alors que la reproduction sexuée entre les gamétophytes haploïdes commence par une
fusion des cytoplasmes (plasmogamie) qui conduit à la formation de dicaryons, puis se
poursuit par une caryogamie (fusion des noyaux) et enfin par la méiose, aboutissant
finalement à la formation d'ascospores haploïdes. Ces ascospores sont produites de manière
endogène à l’intérieur d'un sac appelé asque, généralement sont octosporée (7, 11, 12).
Basidiomycotina :
Les classifications actuelles se basent principalement sur ces critères morphologiques liés aux
modes de reproduction (14, 15).
3 Genre Candida
3.1 Définition d’une Candidose :
Les infections causées par les espèces de Candida sont connues sous le nom de candidoses.
Mais il existe des noms communs décrivant des pathologies spécifiques telles que le Muguet
(ou candidose buccale). Du point de vue historique, la première est une pathologie bien
connue puisque Hippocrate, initiateur de l'observation clinique, en fait la description au 4ème
siècle avant J.C (16).
Les pathologies associées aux candidoses sont extrêmement variées puisque virtuellement
tout organe ou système du corps (sanguin, nerveux) peut être infecté. Les candidoses existent
sous deux formes: l'une superficielle (cutanée et unguéale, digestive, génito-urinaire), l'autre
disséminée ou septicémique (candidose profonde ou candidémies). La capacité de ce
champignon à adhérer au tissu hôte, à secréter des protéases et des phospholipases, à changer
Règne : Champignon
Phylum : Ascomycota
Classe : Hemiascomycètes
Ordre : Saccharomycétales
Famille : Candidaceae
Genre : Candida
Espèces : plus de 120 espèces
Les plus couramment rencontrées : Candida albicans, Candida glabrata, Candida
parapsilosis, Candida tropicalis, Candida famata.
Candida albicans
C’est l’espèce la plus fréquemment incriminée dans les infections et les colonisations à
Candida sp (18, 19). Elle est commensale du tube digestif et des muqueuses humaines. Sa
présence sur la peau est systématiquement pathogène. Cette espèce est responsable d’atteintes
cutanéo-muqueuses, d’infections profondes (pyélonéphrite, péritonite) et d’infections
hématogènes (candidémies, candidose hépatosplénique et méningite)
Candida glabrata
En deuxième position en Europe et aux Etats-Unis en terme de fréquence après C. albicans,
on retrouve cette espèce au niveau du tube digestif et des muqueuses humaines. Elle est
responsable de candidémies, d’infections du tractus urinaire et de candidoses profondes
Candida parapsilosis
C. parapsilosis est préférentiellement retrouvé sur la peau. Il est responsable d’infections
cutanées, mais aussi d’infections profondes qui peuvent être d’origine endogène ou exogène.
Le portage manuel du personnel soignant est fréquent, la transmission horizontale est donc
aisée et certaines épidémies en milieu hospitalier ont déjà été décrites.
Candida tropicalis
La neutropénie étant un facteur prédisposant de candidémies à C. tropicalis, on retrouve cette
levure principalement chez les populations de patients ayant des tumeurs solides, des
pathologies onco-hématologiques ou chez les greffés de cellules souches hématopoïétiques.
Candida krusei
Les candidémies à C. krusei sont redoutables, avec une mortalité très élevée (mortalité brute
de 80% et mortalité attribuable de 40%) (20).
Les espèces C. famata C. colliculosa, C. dubliniensis C. lusitaniae, C. kefyr ont été également
isolées.
Les Candida sont des champignons levuriformes dont l’appareil végétatif peut se présenter
sous des formes variées (blastospores ovales de 2 à 5 µm, filaments ou pseudofilaments) et se
multipliant par bourgeonnement. Certaines espèces ont conservé la capacité à se reproduire
par voie sexuée et à faire la méiose (par exemple Issatchenkia orientalis, Clavispora
lusitaniae). Les cellules de ces microorganismes eucaryotes ont la particularité, comme tous
les champignons, d’avoir une paroi contenant de la chitine (21). Cette dernière joue un rôle de
protection contre les attaques physico-chimiques de l’environnement et permet de résister aux
variations de la pression osmotique. Elle est composée d’éléments structuraux et d’une
matrice qui assurent une balance entre résistance et plasticité. Le composant majeur de la
paroi est le β-1,3 glucane liée covalemment à des β-1,6 glucanes et à la chitine (polymère de
N-acétylglucosamine lié en β-1,4). Ces polymères forment des microfibrilles liées par des
liaisons hydrogènes, et se situent dans les couches les plus basales de la paroi, notamment la
chitine qui est proche de la membrane plasmique. La matrice est constituée de protéines
glycosylées. L’ensemble de ces composants pariétaux est commun au règne fongique, mais
chaque espèce peut avoir des composés spécifiques et une proportion et une répartition
différente de chaque élément, ce qui peut modifier l’interaction avec les cellules de l’hôte
(21).
3.5 Génome
Au niveau génétique, le genre Candida regroupe des levures haploïdes ou diploïdes, capables
pour certaines espèces de reproduction sexuée. Ce clade est caractérisé par une variation du
code génétique : le codon CUG est décodé en sérine plutôt qu’en leucine.
De nos jours, de nombreux génomes de Candida sont séquencés. Leurs tailles varient de 10
Mb pour (C. guilliermondii) à 15 Mb (pour Lodderomyces elongisporus) et ils contiennent
environ 6000 gènes (16).
3.6 Epidémiologie
Malgré le développement de nouveaux moyens thérapeutiques, en particulier chez des
patients immunodéprimés (22). Les levures du genre Candida sont la cause de pathologies
graves et dont la fréquence reste constante (23). En effet, 54,3% des infections sont dues à C.
albicans, 16,4% à [Link], 14,9% à [Link], 8,2% à [Link] et 1,6% à [Link]
(24). Il faut toutefois noter que la zone géographique peut fortement influencer
l’épidémiologie de l’espèce isolée.
3.7 Physiopathologie
Les candidoses disséminées sont en nette augmentation en raison de la multiplication des
facteurs favorisant leur apparition. Ils dépendent du champignon en cause mais surtout de
l’organisme hôte. Les facteurs peuvent être locaux ou généraux. Ainsi, suite à un défaut
d’immunité de l’hôte et/ou à une rupture de l’intégrité des barrières cutanéo-muqueuses ou
respiratoire (éventuellement iatrogène), les Candida spp. pénètrent dans l’organisme, sont
disséminés par voie hématogène et peuvent provoquer des abcès à distance (Voir Figure 7
(25)). Les candidémies peuvent être d’origine endogène ou exogène (Voir Figure8). La
majorité d’entre elles se développe à partir de souches endogènes dont le patient est porteur,
comme le montrent plusieurs études qui ont utilisé le génotypage (26, 27).
L’origine de la souche responsable de candidémie est dans la majorité des cas digestive (26,
28). L’adhérence de la levure à la cellule hôte par l’intermédiaire d’adhésines constitue la
première étape de l’invasion (29). La transition morphogénétique levure-(pseudo)filament et
la sécrétion de protéases et de phospholipases permettent alors aux Candida spp. d’envahir les
tissus (30). Des phénomènes de translocation directe des Candida spp. à travers la paroi
digestive altérée ont déjà été observés (31, 32). Et peuvent également aboutir à une
dissémination hématogène. L’autre voie de dissémination des Candida spp est la violation des
barrières cutanées, respiratoires ou du tractus urinaire par cathétérisme vasculaire,
implantation de matériel médical, plaies chirurgicales, traumatismes vasculaires, brûlures. Les
chirurgies fréquemment en cause sont la chirurgie abdominale, cardiaque et les
transplantations, en particulier hépatiques (33). Selon des études, la responsabilité d’un
cathétérisme (cathéters veineux centraux, dialyse péritonéale et cathétérismes
cardiovasculaires) dans la survenue d’une candidémie a été suspectée ou prouvée dans 35 à 80
% des cas. Lorsque le cathéter est retiré et mis en culture, on retrouve la
même espèce de Candida que dans les hémocultures dans 60 à 70 % des cas (34, 35).
Ce sont les affections les plus représentées. C’est au niveau de l’intestin et de l’estomac, les
plus importants réservoirs de Candida albicans, que se multiplient les levures. Ceci entraîne
des troubles digestifs qui peuvent devenir chroniques : aigreurs, douleurs œsophagiennes,
douleurs stomacales, diarrhées, constipation, colite intestinale. Parmi les affections digestives
on distingue :
La candidose orale :
C’est la manifestation la plus fréquente des candidoses, concerne à la fois les sujets non
immunodéprimés et les sujets immunodéprimés, avec un caractère de gravité systématique
chez ces derniers. L’intérêt porté à cette infection s’est accru ces dernières années, car elle
constitue l’une des manifestations orales de l’infection par le VIH, mais elle peut aussi
survenir chez des patients leucémiques ou cancéreux ;
La candidose œsophagienne :
Cliniquement, elle se traduit par une dysphagie douloureuse, un pyrosis et une sensation de
brûlure au passage des aliments. L’examen révèle des membranes blanchâtres reposant sur
une muqueuse très inflammatoire ;
La candidose gastro-intestinale :
Elle intéresse tout l’intestin, de l’estomac au colon. Les lésions se présentent comme un
muguet intestinal avec des ulcérations. Elle se manifeste par des douleurs abdominales
atypiques, des nausées et des vomissements et de diarrhée.
La vulvo-vaginite est une affection extrêmement fréquente chez la femme. En effet, on estime
qu’environ 75% des femmes en activité génitale feront un épisode de candidose vulvo-
vaginale. Les symptômes les plus évocateurs sont l’existence de leucorrhées abondantes
blanchâtres, d’aspect granuleux et d’un prurit vulvaire souvent intense. Le point de départ
d’une telle infection reposerait sur un dysfonctionnement hormonal ou immunitaire local. La
récidive de la candidose vulvo-vaginale est un phénomène assez fréquent. Le caractère
récidivant des infections candidosiques chez la femme est susceptible d’induire, lors de
traitements répétés, des phénomènes de résistance aux traitements passant par l’émergence de
souches moins sensibles.
Chez l’homme, l’atteinte génitale par Candida albicans est plus rare et correspond à une
balanite mycosique ou balanoposthite, qui débute au niveau du sillon balanopréputial, puis
s’étend au gland et au prépuce. L’homme n’est pas porteur sain de la levure au niveau génital.
Le développement de ces symptômes cliniques est plutôt secondaire à un rapport sexuel. Une
cystite candidosique peut s’observer essentiellement chez le patient diabétique ainsi que sur
des malades porteurs d’une sonde vésicale à demeure. La lésion est localisée au niveau du
bassinet avec la formation d’une boule fongique. Elle s’accompagne d’une inflammation du
méat urinaire et d’une urétrite (36).
Ces candidoses des plis se manifestent par un érythème, associé à un enduit crémeux
blanchâtre, et sont souvent prurigineuses. Elles sont favorisées par l’obésité, l’humidité et la
macération, ainsi que le manque d’hygiène. On distingue classiquement deux grands types :
Le premier concerne les plis inguinaux, axillaires, abdominaux, sous mammaires, inter-
fessiers. Quant au second, il concerne les plis interdigitaux palmaires, plus rarement les plis
interdigitaux plantaires. Les onyxis et périonyxis candidosiques siègent préférentiellement
aux mains. Candida albicans pénètre d’abord le bourrelet péri-unguéal et provoque un
périonyxis. L’onyxis fait habituellement suite au périonyxis. La contamination se fait le plus
souvent à partir d’un réservoir chez l’individu même.
Ces candidoses sont relativement rares et peuvent toucher des enfants dans les premières
années de leur vie. La première infection à Candida albicans est généralement bien contrôlée
par le système immunitaire de l’hôte. Cependant chez certains patients, dont le système
immunitaire est fragilisé, ces infections deviennent récidivantes. Peu à peu, les symptômes
deviennent chroniques et les défenses immunitaires trop sollicitées tolèrent désormais un
pathogène qu’elles sont incapables d’éliminer. Ces affections chroniques touchent
principalement les muqueuses buccales, les ongles et la peau (36).
Endogène : à partir d’une infection préexistante au niveau digestif (38, 39). La dissémination
se fait alors par le système porte pour atteindre des organes plus profonds, et notamment le
foie, la rate, et plus rarement les poumons (40).
4 Cryptococcose
La cryptococcose est une infection fongique cosmopolite opportuniste d'évolution subaiguë
ou chronique, due à une levure capsulée : Cryptococcus neoformans. On distingue deux
variétés : Cryptococcus neoformans var. neoformans comportant les sérotypes A et D ;
Cryptococcus neoformans var. gattii correspondant aux sérotypes B et C. Ils sont associés à
ces deux variétés, deux formes sexuées classées parmi les basidiomycètes et appelées
respectivement, Filobasidiella neoformans et Filobasidiella bacillospora. D'autres espèces
sont plus rarement incriminées en pathologie humaine, ce sont Cryptococcus albidus et
Cryptococcus laurentii. La variété neoformans, est une variété cosmopolite inféodée aux
fientes d'oiseaux (pigeons) et aux chauves-souris. La contamination se fait généralement par
inhalation des poussières virulentes contenant les spores du champignon, plus rarement par
voie transcutanée lors d'un traumatisme tellurique. La variété gattii est localisée aux régions
tropicales ou subtropicales, elle n'est pas isolée du sol et sa niche écologique est surtout
constituée par les forêts d'Eucalyptus camaldulensis et E. terreticornis. Pour l'anecdote, en
Australie, ce sont les fécès de koala se nourrissant de feuilles de cet eucalyptus, qui
contiennent la variété gattii (45).
La pénétration dans l'organisme se fait en général à travers les muqueuses (44) La voie
cutanée
6 Antifongiques
6.1 Les azolés :
6.1.1 Structures chimiques
Les antifongiques azolés sont des molécules organiques cycliques qui peuvent être divisées en
deux classes en fonction du nombre d’atomes d’azote sur le noyau azolé : les imidazolés
(noyau imidazole : deux atomes d’azote) et les triazolés (noyau triazol: trois atomes d’azote)
(Figure 6) (46).
Le mécanisme majeur de résistance aux antifongiques azolés chez Candida spp est la
diminution de la concentration intracellulaire en antifongique, par surproduction des
transporteurs de la superfamille ABC (ATP-binding cassette) et, dans une moindre proportion,
des transporteurs de la superfamille MFS (Major Facilitator Superfamily). Le niveau
d’expression des gènes des transporteurs de la superfamille ABC CDR1 (Candida Drug
Resistance) et CDR2 chez C. albicans, et CgCDR1, CgCDR2 et CgSNQ2 chez C. glabrata,
est régulé par les facteurs de transcription TAC1 (Transcriptional Activator of CDR gènes - C.
albicans) et CgPDR1 (C. glabrata) (35, 46). Des mutations gain de fonction ou gain of
function (GOF) ont été décrites au sein des gènes TAC1 et CgPDR1 : elles sont responsables
d’une surexpression de (Cg) CDR1, (Cg) CDR2 et dans une moindre mesure de CgSNQ2, qui
entraîne une résistance croisée aux différents antifongiques azolés (48-50) . Dix-neuf
mutations GOF ont déjà été décrites au sein de TAC1. Chez C. glabrata, les mutations GOF
du gène CgPDR1 sont plus nombreuses, et peuvent être regroupées au sein de trois régions
prédominantes ou régions hot spot (48, 51). Chez C. albicans, la surexpression du gène codant
pour le transporteur MDR1 (MultiDrug Resistance 1) de la superfamille MFS est associée à
une résistance au fluconazole uniquement. Le niveau d’expression de ce transporteur est
régulé par le facteur de transcription MRR1, pour lequel 14 mutations GOF ont été
caractérisées (46, 48). Chez C. glabrata, un homologue de MDR1, CgFLR1, est contrôlé par
le facteur de transcription YAP1. Cependant, l’implication de ces gènes dans la résistance de
C. glabrata aux antifongiques azolés n’a pas été démontrée.
Modification de la cible
Des mutations du gène ERG11, codant pour l’enzyme cible des azolés, la lanostérol 14α
déméthylase, sont également à l’origine de résistance aux azolés chez Candida spp. Plus
d’une centaine de SNP ont été décrits au sein du gène ERG11 chez C. albicans. La plupart de
ces mutations sont localisées au sein de 3 régions hot spot : acides aminés 105-165, 266-287
et 405-488. Toutefois, l’implication de ces mutations dans la résistance aux azolés n’a été
démontrée que pour un faible nombre d’entre elles. En effet, la contribution individuelle de
chaque mutation à la résistance est difficile à évaluer, car d’une part plusieurs mutations sont
souvent associées au sein d’un même allèle, et d’autre part différents mécanismes de
résistance sont souvent combinés chez C. albicans (48, 52).
Surproduction de la cible
Le niveau d’expression du gène ERG11 est régulé par le facteur de transcription UPC2 chez
C. albicans. Une dizaine de mutations GOF de UPC2 induisant une surexpression de ERG11
et une diminution de la sensibilité de C. albicans au fluconazole ont été décrites à ce jour (48,
53).
Contournement métabolique
Des mutations au sein du gène ERG3, codant pour le stérol Δ 5,6-désaturase, autre enzyme de
la voie de biosynthèse de l’ergostérol ont également été associées à une résistance croisée aux
différents azolés chez C. albicans. Ces mutations permettent de protéger la cellule fongique
par accumulation de 14α méthylfecostérol (dérivé non toxique dont la biosynthèse fait
intervenir Erg3p), au lieu du produit toxique 14α-méthylergosta-8,24-dien-3β,6α-diol
résultant de l’inhibition de Erg11 par les antifongiques azolés (Figure11 ) (54).
Altérations chromosomiques
Des altérations chromosomiques peuvent entrainer une augmentation du nombre de copies des
gènes impliqués dans la résistance aux azolés :
- Formation d’isochromosome
- Perte d’hétérozygotie
Elle est liée à des recombinaisons mitotiques et/ou à des conversions géniques, et
permet la pleine expression des mutations GOF des gènes des facteurs de transcription
impliquées dans la résistance aux antifongiques (mutations qui seraient normalement
exprimées à l’état de codominance). Ils entrainent donc une surexpression de la cible
des azolés ou des transporteurs impliqués dans leur efflux, et participent ainsi au
développement de la résistance (48, 49).
- Formation de mini-chromosome
Diverses mutations de FKS1 associées à la résistance aux échinocandines ont été décrites chez
C. albicans. Elles se répartissent au sein de 2 régions hots spot définies par les séquences
d’acides aminés de la protéine : HS1 (acides aminés 641-649) et HS2 (acides aminés 1345-
1365) (58).
Chez C. glabrata, des mutations conférant une sensibilité diminuée ou une résistance aux
échinocandines ont été identifiées au sein de FKS1 (HS1 : acides aminés : 659 à 666) et de
FKS2 (acide aminé 1375). La moindre sensibilité de C. parapsilosis aux échinocandines
s’explique par des polymorphismes naturels de la région HS1 de FKS1 entrainant la
substitution de la proline 660 par une alanine. Cette substitution est observée pour les trois
espèces du complexe C. parapsilosis. Aucune mutation « acquise » de FKS1 ou FKS2
associée à une résistance aux échinocandines n’a été décrite à ce jour pour cette espèce.
Dans la plupart des cas, les mutations des régions hots spot de FKS1 et FKS2 entraînent une
augmentation des CMI plus importante pour la caspofungine que pour les deux autres
molécules, anidulafungine et micafungine (60).
Contrairement aux antifongiques azolés, les échinocandines sont de mauvais substrats pour la
plupart des transporteurs chez Candida spp. L’efflux est donc un mécanisme de résistance
mineur pour cette classe d’antifongiques.
Ils impliquent la calcineurine et son effecteur Crz1, la protéine chaperonne HSP90, la voie
médiée par la protéine kinase C (PKC) ou encore la voie HOG (High Osmolarity Glycerol).
Ces voies sont activées en réponse à différentes situations de stress liées à des modifications
du milieu extracellulaire, et réagissent notamment aux agressions pariétales induites par les
échinocandines (59, 60).
Elles entrainent une synthèse accrue de chitine, autre polysaccharide majeur de la paroi
fongique, et permettent ainsi de maintenir l’intégrité pariétale et d’assurer la survie de la
cellule.
Chez C. albicans, l’accumulation de chitine est responsable d’une baisse de sensibilité aux
échinocandines in vitro et in vivo ainsi que de l’apparition de mutations dans FKS1 du fait de
l’altération des fonctions de réparation de l’ADN
La réponse compensatrice pariétale est également impliquée dans l’effet paradoxal ou Eagle
effect (58-60, 62).
(A) Des mutations du gène FKS1 codant pour la β-1,3-glucane synthase peuvent entrainer
une résistance aux échinocandines (minimisation de l’effet de l’antifongique sur la cellule).
(B) La sous-unité régulatrice Rho joue un rôle dans la tolérance aux échinocandines par la
médiation des réponses au stress (activation du « cell wall integrity pathway », augmentation
de la synthèse de chitine, …)
- Desoxycholate, FUNGIZONE®
- Suspensions lipidiques ABELCET®
- Inclusions liposomales, AMBISOME®
IV METHODOLOGIE
DESCRIPTION de l’INRSP :
Service de parasitologie
Service de sérologie
Service d’hématologie
Service de bactériologie-virologie
2 Population d’étude
La population d’étude était constituée de tous les clients dont l’échantillon biologique a été
acheminé et/ou prélevé au laboratoire de bactériologie-virologie de l’INRSP.
2.4 Echantillonnage
C’était un modèle d’échantillonnage simple basé sur un recrutement systématique de tous les
échantillons durant la période d’étude dans lesquels des levures ont été isolées.
3 Diagnostic Mycologique
Les expectorations
Frotti vaginal
Les prélèvements étaient dans la majorité des cas des frottis vaginaux. Le prélèvement est
réalisé sans aucune recommandation préalable concernant la toilette intime le jour de
l’examen. Celui-ci est effectué minutieusement par écouvillonnage, au niveau des culs de sacs
vaginaux, de l’endocol et de l’exocol. Après la pose du spéculum, deux écouvillons stériles
sont chargés par balayage du vagin de haut en bas, l’un pour l’examen direct à l’état frais et
l’autre pour coloration, et la culture. Les échantillons peuvent aussi provenir d’une autre
structure. Dans ce cas l’écouvillon est acheminé au laboratoire dans les deux heures qui
suivent le prélèvement.
Pus
Le prélèvement des pus a été collecté soit dans un tube sec, soit par écouvillonnage et
acheminé immédiatement au laboratoire, à défaut le conserver au frais pour le lendemain
Urines
Les urines ont été collectées dans un flacon stérile, et acheminés immédiatement au
laboratoire pour traitement. Le recueil des urines est une étape essentielle qui conditionne
pour une grande part la qualité et l’interprétation de l’examen
Matériels de prélèvement
Ecouvillons
Un flacon stérile
Matériels d’identification
-Examen à l’état frais : lames porte-objets et lamelles.
-Microscope optique
- Densitomètre
-L’automate VITEK® 2 compact et sa carte
-Autres : anse de platine, étuve, pipette Pasteur, coton,
Milieu et réactif
Coloration Gram : Violet de gentiane, Lugol, Alcool, Fuchsine.
Elle nous a permis d’apprécier la desquamation cellulaire, la présence des leucocytes, des
hématies, des spores et des filaments de levures
On peut observer entre autres des spores, des pseudo-filaments, des filaments.
3.3 Culture
Les ensemencements ont été faits sur gélose Sabouraud et incubé dans une étuve à 37°C pour
24 heures
Les levures poussent en 24 à 48h, formant des colonies blanc- crème, lisses et crémeuses
Identification
L’identification des levures s’est effectuée à l’aide du test de filamentation ou de blastèse
couplée à l’utilisation de l’automate VITEK®2 Compact
4 Test de blastèse :
Appelé aussi test de filamentation, il consiste à émulsionner une pointe de pipette de levures
dans 1 ml de sérum de lapin, puis laisser incuber à 37°C pendant 3 à 4 heures.
Lorsqu’il s’agit de Candida albicans, on observe dans presque 90% des cas un tube
germinatif partant de la levure sans présence de constriction à la base, visible au microscope
optique.
5. Antifongigramme
L’antifongigramme a été effectué par l’automate VITEK®2 Compact.
La lecture et l’interprétation est automatique, mais la confirmation et validation est faite par
un biologiste
6. Analyses statistiques
Les données ont été enregistrées sur Microsoft Excel 2016 Les tests statistiques ont été
réalisés à l’aide du logiciel IBM SPSS version 21
7. Aspects éthiques
Les prélèvements ont été effectués dans des tubes portant un numéro d’identification unique
par patient. Les bulletins d’analyses étaient remis aux patients après l’analyse biologique.
L’identification des patients a été maintenue confidentielle et anonyme mais les résultats au
laboratoire ont permis d’élaborer la thèse d’exercice en Pharmacie.
V RESULTATS
1 Résultats globaux
Au total 1818 échantillons ont été collectés pendant la période d’étude (de janvier 2018 à
janvier 2019) dans le laboratoire de bactériologie générale de l’INRSP, sur lesquels nous
avons obtenu 71 levures soit une fréquence de 3,9% ; dont 53/71 de genre Candida ; 16/71
Cryptococcus ; 1/71 Stephanoascus ciferrii ; 1/71 Trichosporon asahii.
1818 échantillons
Nous avions isolé des levures 47/259 dans les frottis vaginaux ;14/233 dans les
expectorations ; 9/1069 dans les urines et 1/186 dans les pus.
La majorité des échantillons proviennent des hôpitaux 29/71 soit (41%) suivi des CSREF
10/71 soit (14%). Notre étude montre une prédominance féminine : 63 femmes et 8 hommes
soit un sexe ratio H/F=0,127.
Parmi les 71 échantillons, 26/71 soit 37% étaient positifs aux tests de blastèse (filamentés).
Les Cryptococcus laurentii et Candida famata n’étaient pas associables aux antifongiques.
Candida 6 16 1 2 25
albicans
Candida 1 0 0 0 1
colliculosa
Candida 0 1 0 0 1
dubliniensis
Candida famata 2 6 0 0 8
Candida 1 5 0 2 8
glabrata
Candida kefyr 0 1 0 0 1
Candida krusei 0 2 0 0 2
Candida 0 0 0 1 1
lipolytica
Candida 0 1 0 0 1
lusitaniae
Candida 2 0 0 0 2
parapsilosis
Candida 0 1 0 0 1
spherica
Candida 0 1 0 1 2
tropicalis
Cryptococcus 0 1 0 0 1
albidus
Cryptococcus 2 9 0 3 14
laurentii
Cryptococcus 0 1 0 0 1
neofarmans
Stephanoascus 0 1 0 0 1
ciferrii
Trichosporon 0 1 0 0 1
asahii
Total 14 47 1 9 71
Les frottis vaginaux sont les matériels biologiques les plus représentés dans notre étude suivi
de l’expectoration
2 Résultats Descriptifs
tranche d'age
25,0
19,7
20,0
16,9
15,0 14,1
11,3
9,9
10,0 8,5
7,0 7,0
5,6
5,0
0,0
14-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50 + 9,00
Le sexe
11,3; 11%
F
M
88,7; 89%
33,3
20,0
14,7
10,7 9,3
6,7
8,5
18,3
BAMAKO
KOULIKORO
NON RENSEIGNE
73,2
HOPITAL
CSREF ET ASACO
35%
41%
CLINIQUE
CABINET ET
7% INFIRMERIE
3% 14%
NON RENSEIGNE
70,0 66,2
60,0
50,0
40,0
30,0
19,7
20,0 12,7
10,0
1,4
0,0
EXPETORATION FROTTI VAGINAL PUS URINE
21,1 23,9
N
NR
O
54,9
Figure 19: Répartition des patients selon le traitement préalablement réussit sur le bulletin
Absence de renseignement à 54,9% sur les bulletins d’analyse concernant le traitement
préalable
AUTRES 15 21,1
Total 71 100,0
positif
37%
negatif
63%
negatif positif
C. albicans 25 35,2
C. colliculosa 1 1,4
C. dubliniensis 1 1,4
C. famata 8 11,3
[Link] 8 11,3
C. kefyr 1 1,4
[Link] 2 2,8
C. lipolytica 1 1,4
[Link] 1 1,4
[Link] 2 2,8
C. spherica 1 1,4
[Link] 2 2,8
Total 71 100,0
Ce tableau montre que le Candida albicans était le plus représenté avec un pourcentage de
35,2% ; secondé par Cryptococcus laurentii 19,7%.
3 Résultats Analytiques
Tableau 7: Distribution des levures identifiées par VITEK2 selon la provenance des patients
(service)
Germes
C. albicans 8 4 1 3 9 25
C. colliculosa 0 0 0 0 1 1
C. dubliniensis 0 0 0 1 0 1
C. famata 4 2 0 0 2 8
C. glabrata 5 0 0 0 3 8
C. kefyr 1 0 0 0 0 1
C. krusei 1 1 0 0 0 2
C. lipolytica 0 0 0 0 1 1
C. lusitaniae 0 0 0 0 1 1
C. parapsilosis 2 0 0 0 0 2
C. spherica 0 0 0 0 1 1
C. tropicalis 1 0 0 1 0 2
Cryptococcus 7 2 1 0 4 14
laurentii
Cryptococcus 0 0 0 0 1 1
neofarmans
Cryptococcus 0 0 0 0 1 1
abidus
Stephanoascus 0 1 0 0 0 1
ciferrii
Trichosporon 0 0 0 0 1 1
asahii
Total 29 10 2 5 25 71
La majorité des germes isolés proviennent des hôpitaux 29 /71
Nature de prélèvement
FROTTIS
Germes EXPECTORATION VAGINAL PUS URINES Total
Candida albicans
6 16 1 2 25
Candida colliculosa 1 0 0 0 1
Candida
dubliniensis 0 1 0 0 1
Candida famata 2 6 0 0 8
Candida glabrata 1 5 0 2 8
Candida kefyr 0 1 0 0 1
Candida krusei 0 2 0 0 2
Candida lipolytica 0 0 0 1 1
Candida lusitaniae 0 1 0 0 1
Candida
parapsilosis 2 0 0 0 2
Candida spherica 0 1 0 0 1
Candida tropicalis 0 1 0 1 2
Cryptococcus
0 1 0 0 1
albidus
Cryptococcus
2 9 0 3 14
laurentii
Cryptococcus
neofarmans 0 1 0 0 1
Stephanoascus
0 1 0 0 1
ciferrii
Trichosporon asahii 0 1 0 0 1
Total 14 47 1 9 71
La plupart des C albicans et de Cryptococcus laurentii sont isolés dans des frottis vaginaux
Antifongiques
FLUCO VORICO CASPOF MICAF AMPHO FLUCYTO
C. albicans 0 1 0 0 2 2
C. 0 0 0 0 0 0
colliculosa
C. 0 0 0 0 0 0
dubliniensis
C. glabrata 0 1 0 0 0 0
C. kefyr 0 0 0 0 1 0
C. krusei 2 0 0 0 0 2
Germes
C. lipolytica 0 0 0 0 0 0
C. 0 1 0 0 1 1
lusitaniae
C. 0 0 0 0 0 0
parapsilosis
C. spherica 0 0 0 0 0 0
C. tropicalis 0 1 0 0 1 0
Cryptococc 0 0 0 0 0 0
us
neofarmans
Total 2 4 0 0 5 5
VI COMMENTAIRES DISCUSSIONS
La présente étude transversale prospective a été réalisée à l’Institut National de Recherche en
Santé Publique de Bamako du janvier 2018 au juin 2019. L’objectif de cette étude était
d’évaluer la prévalence et la sensibilité des levures dans les différents prélèvements
biologiques. Elle a porté sur 71 souches.
Renseignements sociodémographiques
Age
L’âge moyen des patients est de 33 ,8 avec un âge minimum de 15 ans et un maximum de
65ans.
La tranche d’âge la plus représentée était [30 ;34] avec un pourcentage de 19,7%.
Notre résultat se distingue de celle de H. JAMILI en 2010 qui a travaillé sur les candidoses
vulvo- vaginales chez la consultante à l’hôpital militaire d’instruction Mohamed v de Rabat :
Etude prospective 2009-2010. Il a noté que la tranche d’âge [25-30] avec un pourcentage
34,8% était la plus fréquente (69).
Sexe
Dans notre étude les 2 sexes étaient touchés avec une prédominance féminine de 63/71 soit
(89%), parce que le frottis vaginal était le matériel biologique le plus prélevé. Qui est
contraire à celle de Nicolas Caraes en 2016 sur Épidémiologie des candidoses profondes au
Centre Hospitalier Universitaire de Rouen dont le sexe masculin est le plus touché (911/1509)
soit 60,37% cette différence peut être due au type de prélèvement. Cette différence peut être
expliquée par la nature de prélèvement qui dans notre cas était beaucoup représenté par les
Frottis vaginaux.
Identification par le test de filamentation
Résultat de test du blastèse
les résultats de notre travail a objectivé une positivité de 37% (26/71) qui est inférieur à celle
de Sy O, et collaborateur en 2018 (32/52) soit 61,5% portant sur les Candidoses vulvo-
vaginales chez les femmes enceintes au centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott (70).
La différence pourrait s’expliquer par le fait que ces auteurs n’ont travaillé que sur le
prélèvement vulvo- vaginal
La nature des germes identifiés :
Au cours de cette étude, nous avons identifié 35 ,2% soit (25/71) de Candida albicans
secondé par Cryptococcus laurentii 19,7% soit (14/71). Ce résultat est comparable à celui de
M. Sissoko en 2008 à Bamako (commune IV) qui avais travaillé sur l’étude de la prise en
charge du syndrome écoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse au centre de sante de
référence de la COMMUNE IV dont (4/9) soit 44,4% de Candida albicans en 2008 (71).
Elle se rapproche de celle de Rieu P et collaborateur sur leur étude épidémiologique
multicentrique française conduite en octobre 2004 par le collège de bactériologie, virologie,
hygiène (72). La distribution des espèces était la suivante : 23 C. albicans (50 %), 12 C.
glabrata de (26,1 %), cinq C. tropicalis (10,8 %), trois C. parapsilosis (6,5 %), un C. krusei,
C. kefyr et C. guilliermondii (2,2 %) sur 46 souches fongiques isolées.
Prévalence
Globalement parmi les levures isolées, le candida albicans prédomine avec un pourcentage
35,2 %. Nos résultats sont inférieurs à ceux de l’étude
« Epidémiologie et spectre des levures isolées en Tunisie (Etude multicentrique nationale)
nationale »54 ,7%. Sur 31576 souches de levures, cette différente peut être due à la taille de
l’échantillon.
Nos valeurs se rapprochent à celle de Dhraief S et coll qui ont travaillé sur la sensibilité de
levures aux antifongiques, les resultats montrent que: C. albicans était (48,4 %), suivi
de C. glabrata (18,9 %)(73). Cependant nos résultats sont considérablement inférieurs à ceux
de Bouchekoua M et coll qui ont également travaillé sur la typologie et profil de résistance les
levures isolées en milieu de réanimation , C. albicans était retrouvée dans 53 % (74);
également de celles rapportées par JAMILI H et coll qui ont noté une fréquence de 69% de
[Link] au cours des Candidoses vulvo- vaginales (69)
FLUCONAZOLE :
Concernant le fluconazole tous les germes testés étaient sensibles à part C. krusei qui était
résistant à 2/2 (soit 100%) dont c’est une résistance naturelle.
Nos résultats se distinguent avec celui de Dhraief S et coll qui ont noté une résistance
pour C. glabrata et C. albicans respectivement dans 17,6 % et 13 % (73). Bouchekoua M et
coll qui ont egalement noté une résistance 2 souches C. albicans parmi 25 testées 2 souches
de C. glabrata parmi 13 testées 1 souche de C. tropicalis parmi 10 testées 1 souche de C.
parapsilosis parmi 8 testées (74).
VORICONAZOLE :
Les résultats de notre travail montrent un niveau de résistance au Voriconazole pour les
espèces de Candida à savoir 4% (1/25) C. albicans ; 12,5% (1/8) C. glabrata ; 100% (1/1) C.
lusitaniae ; 50% (1/2) C. tropicalis. Nos chiffres concordent avec ceux de Bouchekoua M et
coll. qui ont noté une resistance de 4% soit (1/25) C. albicans (74).
AMPHOTERICINE B
FLUCYTOSINE
Nous avons noté une résistance de 2/25 (8%) C. albicans ; 2/2 (100%) C. krusei et 1/2 (100%)
C. lusitanias au flucytosine
Ces resultats se distinguent avec ceux de Dhraief S et coll qui n’ont trouvé aucun cas de
résistance à cette molécule (73).
Au cours de notre étude nous n’avons noté aucune résistance concernant le Caspofungine et
Micafungine.
Parmi les 71 échantillons, seulement 37% ont été positifs au test de filamentation; les
Cryptococcus laurentii ; Cryptococcus abidus ; Candida famata ; Stephanoascus ciferrii ;
Trichosporon asahii n’ont pas été tester aux antifongiques.
VII CONCLUSION
Au terme de notre étude, nous pouvons dire que le Candida albicans et les levures
appartenant au genre Candida sont les germes les plus fréquentes dans les ’infections
fongiques. L’espèce Cryptococcus laurentti a été aussi isolé après C. albicans.
En vue de ces résultats il serait indispensable dans les perspectives de mettre en place un plan
de lutte face à l’émergence de la résistance des levures aux antifongiques usuels.
VIII RECOMMANDATION
Au Ministère de la santé :
-Effectuer des enquêtes épidémiologiques régulières sur l’état de sensibilité des fongies aux
antifongiques (surveillance de la résistance).
A la direction de l’INSP :
A la population
Suivre correctement les conseils sur les facteurs de risque des candidoses, les indications
thérapeutiques et les directives données par les prestataires de santé
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isolées en milieu de réanimation: typologie et profil de résistance. Journal de Mycologie Médicale.
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ANNEXES
ANNEXES
ANNEXE1
MODE OPERATOIRE DE LA TECHNIQUE DE
COLORATION DE GRAM
1. Principe
C’est la coloration de base en bactériologie et elle permet une classification des bactéries
selon leur structure. Elle est l’une des caractères essentiels de la classification des bactéries.
Plusieurs facteurs vont intervenir dans cette coloration :
La différence de composition chimique de bactéries ;
La différence de perméabilité de la paroi bactérienne à l’alcool-acétone.
2. Matériel
Microscope ;
Blouse ;
Bac de coloration ;
Plaque chauffante ;
Bec bunsen ;
Centrifugeuse.
3. Consommable
Gants ;
Lames porte objet ;
Tube conique ;
Pipette pasteur.
4. Réactif
Colorants : violet de gentiane, le Lugol, l’alcool-acétone, la fuchsine.
L’huile d’immersion.
5. Nature du prélèvement
Frottis d’un produit pathologique bien séché sur une lame
6. Contrôle de qualité
Les lames positives (frottis préparés avec une souche de bactérie connue) sont conservées et
utilisées comme lames de référence.
7. Technique
La coloration de Gram se déroule en plusieurs étapes qui se succède et consiste à :
Fixer le frottis ;
Recouvrir le frottis de la solution de cristal violet, laisser agir une minute (violet de
gentiane) ;
Rejeter le colorant puis laver à l’eau ;
Recouvrir la préparation de Lugol, laisser agir une minute ;
Rejeter le colorant puis laver à l’eau ;
Décolorer à l’alcool-acétone ;
Rincer à l’eau de robinet et recouvrir la lame de solution de fuchsine diluée, laisser
agir 30secondes ;
Rejeter la Fuchsine, laver à l’eau, égoutter, sécher entre deux feuilles de papier buvard
propres ;
Lire le frottis coloré au microscope à l’objectif x100 à l’huile d’immersion.
8. Résultat
A la coloration de Gram :
Bactéries Gram négatif : coloration rose
Bactéries Gram positif : coloration violette
Levures : forme ovale coloration violet
ANNEXE2
Gélose de SABOURAUD au chloramphénicol
DOMAINE D’UTILISATION
PRINCIPES
PREPARATION
- Mettre en suspension 45,5 g de milieu déshydraté (BK027) dans 1 litre d’eau distillée ou
déminéralisée.
- Porter lentement le milieu à ébullition sous agitation constante et l’y maintenir durant le
temps nécessaire à sa dissolution.
- Répartir en tubes ou en flacons.
- Stériliser à l’autoclave à 121°C pendant 15 minutes.
NB :
Eviter un chauffage excessif du milieu qui conduirait à la dénaturation de l’agar en pH acide
et par conséquent à l’obtention d’un milieu trop mou.
MODE D’EMPLOI
LECTURE
Les boîtes doivent être examinées chaque semaine, pendant 5 semaines avant de conclure à
l’absence de cultures.
FORMULE – TYPE
- Glucose..........................................................................................20,0 g
- Chloramphénicol ..............................................................................0,5 g
- Agar agar bactériologique..............................................................15,0 g
pH du milieu prêt-à-l ’emploi à 25°C : 5,7 ± 0,2.
CONTRÔLE QUALITE
STOCKAGE / CONSERVATION
Milieu déshydraté :
- Flacon de 500 g BK027HA
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
XP CEN ISO/TS 11133-2 (V 08-104-2). Janvier 2004. Microbiologie des aliments. Guide
pour la préparation et la production des milieux de culture. Partie 2 : Guide général pour les
essais de performance des milieux de culture.
Les mentions portées sur l’étiquette sont prédominantes sur les formules ou les instructions
1. Principe
Le système Vitek 2 Compact est destiné à l’identification des bactéries et levures, ainsi qu’à
la réalisation d’antibiogrammes et /ou d’antifongigrammes pour les bactéries et/ou
significatives au plan clinique. Le système comprend l’instrument Vitek 2 Compact, un
ordinateur et une imprimante.
Le logiciel fourni par le système Vitek 2 Compact inclut des programmes d’analyses, de
gestion de données et un système de contrôle de qualité afin de valider le kit test du Vitek 2
Compact.
2. Mode opératoire
o Streptocoques et entérocoques : ID : GP 67, réf 22226 ; ATB : AST-P 586, réf 22276
o Staphylocoques : ID GP : réf 21342. ATB : AST-P 580, réf 22233
o ID GN : réf 21341 ; ATB : non entérobactéries : AST- 222, réf 413083
entérobactéries : AST-N 233, réf 413117
o Levures : ID : YST, réf 21343 ; ATB : AST-YS01, réf 22108
Au niveau de l’ordinateur de l’automate, à l’apparition de la page principale ;
o Cliquer sur Vitek 2
o Mettre Identifiant : labsuper, le mot de passe : labsuper
o Cliquer sur gérer la cassette virtuelle
o Créer une cassette virtuelle
o Identification de la cassette 1, 2, …
o Lecture du code à barre de chaque carte à partir de la douchette
o Saisir les données de l’isolat ;
o Entrer les informations de l’isolat (numéro attribué au laboratoire, nom du germe si
déjà identifié par d’autres techniques)
Puis enregistrer les données de la cassette virtuelle
Au niveau de l’automate Vitek 2 Compact,
Ouvrir le capot de remplissage et insérer la cassette à l’intérieur de la chambre ;
Fermer le capot de remplissage ;
Appuyer sur la touche Lancer remplissage, un bip indique que le cycle de
remplissage est terminé ;
Retirer la cassette du capot de remplissage et l’introduire dans la chambre de lecture
où s’effectue le scellage. Le processus de chargement/déchargement permet la lecture
du code à barre des cartes et le code à barre de la cassette ;
Lorsque le message retiré s’affiche dans la chambre de lecture, cela indique que le
Vitek 2 a terminé le traitement des cartes contenues sur la cassette. On peut la retirer
en ouvrant le capot chargement puis le refermer ;
On attend le jour suivant où les résultats seront imprimés.
3. Résultats
Le Vitek 2 Compact est un appareil qui permet d’identifier les germes et de réaliser
l’antibiogramme puis d’interpréter les phénotypes de résistances acquise et naturelle puis la
sensibilité naturelle du germe.
Exemple : les bétalactamases des entérobactéries (Klebsiella, E. coli), S. aureus résistant à
méthicyline et vancomycine, Pseudomonas résistant à l’imipenème…et les phénotypes des
souches sauvages (le germe sensible à tous les antibiotiques testés excepté les sensibilités
naturelles).
:
Figure Automate d’identification et d’antifongigramme Vitek 2
Fiche signalétique :
Nom : ARAMA
Prénom : Jacques
Adresse électronique : jacquesaram@[Link]
Nationalité : Malienne
TITRE : Identification et antifongigramme des levures responsables d’infections et
isolés au service de Bactériologie-Virologie à l’INSP
ANNEE UNIVERSITAIRE : 2019- 2020
VILLE DE SOUTENANCE : Bamako
LIEU DE DEPOT : Bibliothèque de la faculté de médecine et d’odontostomatologie et de la
faculté pharmacie de Bamako.
SECTEUR D’INTERET : épidémiologie, mycologie.
RESUME
Les mycoses sont des infections fréquentes dont l’impact pour la santé humaine est loin d’être
négligeable. Les levures appartenant au genre Candida, dont le chef de file est Candida
albicans, sont les espèces les plus fréquemment incriminées dans ces infections fongiques.
Nous avons mené une étude transversale prospective à but descriptif qui s’est déroulée de
janvier 2018 à juin 2019 dans le but d’évaluer la prévalence et la sensibilité des levures dans
les différents prélèvements biologiques au service de Bactériologie-Virologie de l’Institut
National de Recherche en Santé Publique.
Etude portait sur 71 échantillons (63 femmes et 8 hommes) Ces échantillons proviennent
majoritairement de sources hospitalières. Les levures de genres Candida prédomine avec un
pourcentage 74,6%. Les espèces les plus fréquemment isolées sont Candida albicans (35,2%)
Cryptococcus laurentii (19,7%) Candida glabrata (11,3%) et Candida famata (11,3%). Parmi
les 71 échantillons, 37% ont été positifs au test de filamentation ; les Cryptococcus laurentii et
Candida famata n’étaient associable aux antifongiques. Parmi ceux qui étaient associables,
nous avons eu une résistance de 5% à la fluconazole ;9% au voriconazole ;0% à la
caspofungine ; 0% à la Micafungine ; 11% à l’Amphotéricine ; 12% de flucytosine.
ABSTRACT
Fungal infections are frequent infections whose impact on human health is far from
negligible. Yeasts belonging to the genus Candida, whose leader is Candida albicans, are the
species most frequently implicated in these fungal infections.
We carried out a descriptive prospective cross-sectional study that took place from January
2018 to January 2019 in order to evaluate the prevalence and sensitivity of yeasts in the
various biological samples received in the Bacteriology-Virology department of the National
Institute of Research in Public Health.
The study included 71 samples (63 women and 8 men). These samples come mainly from
hospital.
Yeasts of the genus Candida predominate with a percentage of 74.6%. The most frequently
isolated species are Candida albicans (35.2%) Cryptococcus laurentii (19.7%) Candida
glabrata (11.3%) and Candida famata (11.3%).
Of the 71 samples, 37% were positive for the filament test. The sensibility of Cryptococcus
laurentii and Candida famata could not be determined by the equipment as it is not included
in the parameters.
Identification and antifungal range remain the best way to reduce the emergence of antifungal
resistant strains used in routine practice.
SERMENT DE GALIEN :
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de
leur témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur
enseignement ;
Je le jure.