À QUI IRIONS-NOUS?
« 68 À qui irions-nous? » (Jean 6, 68) Voilà, en vérité, une question très
importante. Si vous tombez sérieusement malade, à qui iriez-vous? Ne désireriez-vous
pas aller chez le docteur le plus compétent et le plus qualifié? Quand vous avez besoin
d’un conseil au sujet d’une question légale, le demandez-vous à n’importe qui, à
l’homme de la rue? Ne vous rendez-vous pas plutôt au cabinet d’un avocat connu pour
son habilité et son expérience? Il existe pourtant une chose bien plus importante que ces
deux-là. Cette question concerne la destinée de ce que nous avons de plus précieux au
monde : notre âme. À qui devons-nous aller pour notre salut? À qui devons-nous aller
pour recevoir les conseils de sagesse qui nous amèneraient à marcher sur le bon sentier?
Il y va de notre vie et de notre avenir. C’est pour cette raison que cela revêt une
importance capitale.
Cette question a été posée par Pierre, il y a plus de 20 siècles, à Jésus. (Jean 6, 68)
Le Seigneur venait d’expliquer à ses disciples qu’on ne peut avoir la promesse de la vie
éternelle à moins de vivre en étroite communion avec lui. Quand les apôtres entendirent
ces paroles ils furent étonnés et certains d’entre eux ne le crurent même pas et se
retirèrent pour ne plus aller avec lui ! (Jean 6, 66) Il est presque incroyable de constater
que ceux qui l’avaient suivi, lui avaient parlé, avaient écouté ses enseignements, se
détournent si aisément de lui. À qui d’autres pouvaient donc aller ceux qui le quittent et
qui ne veulent plus avoir à faire à lui? N’avez-vous jamais dû faire face au même
problème? Vous n'êtes-vous jamais posé la même question? À qui pouvez-vous aller
quand vous refusez d’écouter le Fils de Dieu? Réalisez-vous vraiment la direction que
vous suivez?
LES DISCIPLES S’ÉLOIGNENT
L’attitude du Seigneur devant la réaction de certains de ses disciples montre
combien son cœur avait été touché. Il est en train de leur prodiguer des paroles d’espoir et
de vie et plusieurs d’entre eux « 66 se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » (Jean 6,
66) Essayez d’imaginer cette scène et de vous mettre à la place de Jésus. Vous êtes au
milieu d’un groupe de gens que vous connaissez bien et vous les entretenez d’un sujet
essentiel, vital même, puisqu’il concerne leur vie et leur destinée tout entière. Vous leur
parlez et voilà que soudain une partie de votre auditoire se lève et vous quitte. Vous en
éprouveriez certainement un sentiment d’abandon et de solitude, n’est-ce pas? Je suis sûr
que le Christ a été profondément blessé dans son cœur. Il se tourne pourtant vers ceux qui
sont restés, les douze fidèles, et leur dit avec une grande tendresse, où l’on devine une
certaine dose de supplication :
« 67 Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? » (Jean 6, 67)
Mais une réponse directe, immédiate sort de la bouche et du cœur de Pierre :
« 68 Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6,
68)
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De cette réponse découlent certaines choses excessivement importantes. Pourquoi,
de nos jours, certains hommes se détournent-ils du Christ et l’abandonnent-ils après avoir
pris la résolution de le suivre coûte que coûte?
SUIVRE POUR LE PAIN ET LE POISSON
Durant le ministère de Jésus, nombre de gens ne le suivaient que pour le pain et le
poisson qu’il pourrait leur donner. C’est ce qu’on appelle communément l’intérêt. Il y
avait encore ceux qui comme les moutons de Panurge suivaient tout simplement la foule.
Depuis cette époque-là le monde n’a au fond pas changé. Ce genre d’êtres existe
toujours! Sous des aspects de piété et de dévouement, qui ne sont en fait que des
apparences trompeuses, se cachent les raisons égoïstes et purement personnelles ainsi que
l’appât d’un gain possible, qui n’ont aucun rapport avec une vraie dévotion au Fils de
Dieu. Ces gens-là cherchent le pain et le poisson, uniquement cela!
LA PLUS GRANDE FOULE
Il existe, hélas, une autre catégorie de gens qui, comme du temps de Jésus,
prétendent être des disciples du Christ, et ne sont en réalité membres d’une telle ou telle
Église que parce qu’ils ont suivi la foule qui par hasard allait dans cette direction-là. En
réalité ces personnes ne marchent pas du tout dans les traces du Maître, mais se laissent
plutôt impressionner par le nombre des adeptes, la grandeur d’un bâtiment, la splendeur
d’une cérémonie. Ces personnes perdent de vue les paroles d’avertissement données par
le Maître :
« 13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui
mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. 14 Mais étroite est la
porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu
7, 13-14)
À qui devons-nous aller? Pas avec la plus grande foule! Pas pour recevoir du pain
et du poisson! Il me semble entendre certains d’entre vous dire : “Nous devons aller vers
la Parole de Dieu”. C’est vrai. C’est exactement cela! Mais que voulons-nous dire par
aller vers la Bible?
NE PAS ALLER VERS LA LOI ET LES PROPHÈTES
Certains d’entre vous diront d’aller vers Moïse et les prophètes. D’autres
prétendront qu’il faut au contraire se tourner vers les dix commandements,
appelés « 31 Loi de Moïse » (Josué 8, 31), ou même encore vers le livre de Deutéronome,
les Psaumes ou un autre livre de l’Ancien Testament. Il existe pourtant des personnes
sensées qui vous conseilleront de baser votre vie spirituelle sur l’Évangile selon
Matthieu, Marc, Luc ou Jean, les Actes des Apôtres et les Épîtres à des chrétiens. Que
c’est le Nouveau Testament seul qui enseigne à l’homme comment devenir un chrétien et
comment suivre les enseignements du Christ.
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Nombreux sont ceux qui ne réalisent pas qu’il faut faire une énorme distinction
entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Non, on ne peut se tourner vers Moïse et les
Prophètes et marcher selon la voie tracée par le Christ. Cela ne veut pas du tout dire que
l’Ancien Testament ne contient pas la vérité. Pas du tout! Il est la Parole inspirée de
Dieu. Mais ce qu’il faut savoir absolument c’est que l’ancienne loi ou l’ancienne alliance
a été donnée aux Juifs, faite avec les Juifs qui avaient été délivrés de leur esclavage en
Égypte et que cette loi, c’était à eux de la suivre.
En Deutéronome 5, 15 il nous est révélé :
« 15 Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel,
ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : C’est pourquoi l’Éternel, ton
Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos. » (Autrement dit le Sabbat)
Bien sûr, le Sabbat n’était qu’une partie de la loi de Moïse. Mais ce que je veux
vous montrer c’est que la loi a été donnée aux Juifs qui avaient réussi à échapper aux
Égyptiens, grâce à Dieu et donnée à eux seuls. Il est d’ailleurs dit dans le même livre de
Deutéronome 5, 2-3 :
« 2 L’Éternel, notre Dieu, a traité avec nous une alliance à Horeb. 3 Ce n’est
point avec nos pères que l’Éternel a traité cette alliance : c’est avec nous, qui sommes
ici aujourd’hui, tous vivants. »
À ceux d’entre vous qui croient qu’il faut retourner à la loi de Moïse pour recevoir
le salut, je pose la question : “Êtes-vous Juifs? Avez-vous été délivrés de l’esclavage en
Égypte? Observez-vous le sabbat et tous les autres rites de l’ancienne loi, en mémoire de
cette délivrance?”
Le prophète Jérémie disait :
« 31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je ferai avec la maison d’Israël et
la maison de Juda une alliance nouvelle; non comme l’alliance que je traitai avec leurs
pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte. »
(Jérémie 31, 31)
Et l’apôtre Paul après avoir cité ce passage conclut :
« 13 En disant : une alliance nouvelle, il (Dieu) a déclaré la première ancienne;
or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître. » (Hébreux 8, 13)
Il déclare également qu’en mourant Jésus a effacé l’ancienne loi en la clouant à la
croix (Colossiens 2, 14) et qu’ :
« 9 Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. » (Hébreux 10, 9)
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À qui devons-nous aller? À la loi de Moïse et les Prophètes? Ou plutôt au Christ,
le Fils du Dieu vivant qui a les paroles de la vie éternelle. En retournant vers l’Ancien
Testament on rejette Jésus et on marche dans « 17 l’ombre des choses à venir, »
(Colossiens 2, 16-17) des anciennes prescriptions de l’alliance passée entre les Juifs et
Dieu.
En toute logique et selon les Écritures nous devons conclure qu’il faut aller au
Nouveau Testament, la Nouvelle Loi, la loi de Christ, si l’on veut être justifié aux yeux
de Dieu.
N’ÉCOUTER QUE CHRIST
Jésus, après avoir pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, les conduisit sur
une haute montagne et il fut transfiguré devant eux. Moïse et Élie leur apparurent,
s’entretenant avec lui. L’apôtre Pierre, qui avait pourtant affirmé qu’on ne pouvait aller
ailleurs que vers le Fils de Dieu, se trompe lourdement dans sa manière de voir les choses
et propose :
« 4 Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois
tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » (Matthieu 17, 4)
Mais cette suggestion est en réalité contraire à la volonté de Dieu, car il est
soudain interrompu par Dieu qui lui dit :
« 5 Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-
le! » (Matthieu 17, 5)
Cela nous prouve clairement qu’il est inutile d’aller vers Moïse et les prophètes.
Que c’est Christ que nous devons écouter et personne d’autre! Sans Christ vous n’êtes
nulle part. Ou plutôt, si vous marchez aux côtés de Satan sur le chemin qui mène vers la
perdition. Vous êtes sans espoir, car la Bible dit :
« 12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui
ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4, 12)
ALLER À QUI À L’HEURE DE LA MORT?
Un jour, et nous ne savons pas quand, nous devrons quitter ce monde. À qui irez-
vous alors? À votre mère, votre père, votre mari, votre épouse? Jusqu’où les suivrez-
vous? N’allez-vous jamais pensé à cela? Sachez-le, ils ne peuvent vous accompagner que
jusqu’à votre lit de mort, pas au-delà! Vous devrez vous séparer d’eux sur le seuil de la
tombe, le seuil de l’éternité. Jusqu’à présent vous avez peut-être mis votre confiance en
certains êtres humains, des amis ou des connaissances? Les appellerez-vous quand vos
pieds seront dans la rivière glacée de la mort? Si vous vous fiez à la foi ou à la tradition
de vos parents, alors souvenez-vous des paroles de Jésus :
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« 37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; 38 celui qui ne
prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. » (Matthieu 10, 37-38)
« 68 À qui irions-nous? » disait l’apôtre Pierre, « 68 Tu as les paroles de la vie
éternelle. » (Jean 6, 68) Ah! Je donnerai n’importe quoi pour que vous posiez maintenant
la même question.
Il n’y a qu’une réponse à cela. Il faut aller à Jésus! Lui seul « 9 après avoir été
élevé à la perfection est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut
éternel. » (Hébreux 5, 9)
Voulez-vous obtenir ce salut éternel? Oui! Alors pourquoi ne pas croire en Lui,
vous repentir de tous vos péchés et être baptisé par immersion pour le pardon de toutes
vos fautes? (Marc 16, 16; Matthieu 28, 18-19; Actes 2, 38; Romains 6, 1-3-7; 1 Pierre 3,
21)
Ayez confiance dans le Fils de Dieu. Donnez-vous à celui qui vous dit de tout son
cœur :
« 28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du
repos. 29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et
humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. 30 Car mon joug est doux, et
mon fardeau léger. » (Matthieu 11, 28-30)
L’auteur : M. JACQUES MARCHAL
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