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Cours Quantique 1 1

Le document présente une introduction à la physique quantique, décrivant son émergence au début du 20ème siècle face aux limites des théories classiques. Il aborde des concepts clés tels que la quantification de l'énergie, l'effet photoélectrique, la dualité onde-particule, et l'équation de Schrödinger. La physique quantique est essentielle pour comprendre les phénomènes à l'échelle microscopique et est omniprésente dans les technologies modernes.

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Cours Quantique 1 1

Le document présente une introduction à la physique quantique, décrivant son émergence au début du 20ème siècle face aux limites des théories classiques. Il aborde des concepts clés tels que la quantification de l'énergie, l'effet photoélectrique, la dualité onde-particule, et l'équation de Schrödinger. La physique quantique est essentielle pour comprendre les phénomènes à l'échelle microscopique et est omniprésente dans les technologies modernes.

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Introduction à la physique quantique Chaouch Samir

Vers la fin du 19iemeet le début du 20ieme siècles, les physiciens utilisent la mécanique (Lois de Newton) et
l’électromagnétisme (équations de Maxwell) pour expliquer les phénomènes observés : ces théories sont
basées sur deux types d’objets distincts : la matière et le rayonnement.

Après des progrès technologiques les physiciens se trouvent affrontés à des constatations expérimentales
inexplicables par ces théories dites classiques, il faut donc élaborer une nouvelle théorie.

- Le développement de la physique quantique dans les années 1920 a constitué une révolution dans
les idées en physique.
- Les phénomènes qui sont historiquement à l’origine de la nouvelle théorie sont : le rayonnement du
corps noir, l’effet photoélectrique et les spectres atomiques...
- La physique quantique est omni présente dans tous les appareils de haute technologie : ordinateurs,
LASER pour la transmission de l’information, les microscopes……
І- Apparition de la quantification

1- Loi de Planck
Planck propose un modèle permettant de retrouver les lois empiriques (expérimentales) de Wien et
Stefan Pour le rayonnement d’un corps noir.
Il introduit une constante h = 6,62 10-34 J.s ≡ constante de Planck et pose l’idée que les échanges
d’énergies entre le rayonnement et la matière s’effectue par multiples d’une valeur minimale. Cette
valeur minimale est nommée « quantum d’énergie » = h 𝝂
Ainsi se développa, par la suite, la notion de PHOTON
2- L’effet photo-électrique

A la fin du 19ième siècle on a étudié l’interaction entre la lumière (rayonnement) et la matière, en


envoyant du rayonnement sur différents métaux.

On a constaté que dans certaines conditions il était possible d’arracher des électrons au métal.
L’interprétation est proposée par Einstein en 1905, et jouera un rôle important dans l’attribution
de son prix NOBEL en 1921.

Einstein a proposé que les échanges d’énergie entre le rayonnement et la matière s’effectuent
uniquement par paquet d’énergie que l’on nommera plus tard photon.

Un photon permet ou non d’arracher un électron du métal pour cela il faut que E = h 𝝂 ≥ Wext

On a toujours interaction entre 1 photon et 1 électron, il n y a pas interaction entre 1 électron et


plusieurs photons successivement qui pourrait apporter l’énergie d’extraction par accumulation
d’énergie absorbée.
Relation de Planck-Einstein
La lumière est constituée de « particules » nommées photons

- De masse nulle m = 0.
- De vitesse C = 3 .108 ms-1.selon la direction et le sens de l’onde.
- On peut associer à ces particules une énergie et une impulsion
E=h𝝂=ℏ𝝎 𝝂 fréquence de l’onde, 𝝎 pulsation de l’onde
𝒉𝝂
⃗ = 𝒖
𝒑 ⃗ =ℏ𝒌 ⃗ ⃗ vecteur d’onde de l’onde associée
𝒌
𝑪
𝒉
𝒑= 𝝀
𝒉
Ou : h = 6,62606957 𝟏𝟎−𝟑𝟒 j.s ℏ = 𝟐𝝅 = 1,05 𝟏𝟎−𝟑𝟒 j.s ≃ 10-34 j.s

Ii - Ondes de matière : dualité onde-corpuscule

1- Expérience d’interférence avec des atomes


Interprétation : lors du passage par les fentes, les atomes ont un comportement typique d’une
onde

Relation de De Broglie (1923) :


Toute particule peut avoir un comportement ondulatoire. A une particule d’impulsion (quantité de
Relation de De Broglie (1923) : toute particule peut avoir un comportement ondulatoire. à une
mouvement) 𝒑 ⃗ on peut associer une onde de vecteur d’onde ⃗𝒌
particule d’impulsion (quantité de mouvement) 𝒑 ⃗ on peut associer une onde de vecteur d’onde ⃗𝒌
telle que : 𝒑 ⃗
⃗ = ⃗ℏ 𝒌 c’est-à-dire l’onde de matière à une longueur d’onde
telle que : ⃗ =ℏ𝒌
𝒑 𝒉
c’est-à-dire l’onde de matière à une longueur d’onde
𝝀 𝒉=
𝝀𝑫𝑩𝑫𝑩= 𝒑 𝒑

Sa direction de propagation est la direction de 𝑝


𝒉
Notons que pour une particule matérielle de masse m, non relativiste (vitesse v << c) p = m v ⟹ 𝝀𝑫𝑩 = 𝒎 𝒗

𝑚𝑣
Si la particule est relativiste p = 2
.
√1−𝑣2
𝑐

De Broglie propose d’exprimer l’énergie de la particule selon la relation E = ℏ 𝝎𝑫𝑩

⟶ On a même formalisme pour le photon et pour une particule, à la différence pour le photon masse m= 0
𝒉𝝂
et quantité de mouvement p = .
𝑪

Iii- Limites de validité de la physique classique.

Des nombreux faits expérimentaux ne peuvent pas être décrits dans le cadre de la physique classique.il faut
signaler que la physique classique n’est pas remise en question dans tous les domaines, elle peut expliquer
un grand nombre des phénomènes dans le monde macroscopique mais sa validité s’avère limité pour la
description du mouvement des objets microscopiques et de l’interaction entre le rayonnement et la
matière.

Il est donc nécessaire de connaitre sa limite de validité.

La constante universelle qui permet de limiter le domaine classique du domaine quantique est h = constante
de Planck.

On a E = h 𝜈

[h] =[énergie][temps]
= [longueur][quantité de mouvement] ≡ [moment cinétique]

On dit que h a la dimension « d’action »(on l’ appelle quantum d’action)

En mécanique classique on appelle action toute grandeur physique qui est le produit d’une longueur par une
impulsion ou bien le produit d’énergie par temps.

 Si dans un système physique


- Si l’action A >> ℏ ≃ 10-34 j.s ⟶ L’étude classique est suffisante

- Si A ∼ ℏ (ou A < ℏ ) ⟶ L’étude quantique est nécessaire

 Critère basé sur la longueur d’onde de De Broglie


Lorsque la longueur d’onde de De Broglie d’une particule de masse m, de vitesse v
𝒉
𝝀𝑫𝑩 = 𝒑 est de l’ordre de grandeur de la taille du système L
𝝀𝑫𝑩 ∼ 𝑳 ⟶ un traitement quantique est nécessaire.
Par contre si 𝝀𝑫𝑩 << L ⟶ un traitement classique est suffisant

IV – Fonction d’onde et équation de Schrödinger


Dans la suite nous appellerons quanton tout objet microscopique comme un électron, proton , atome……
c’est-à-dire toute particule quantique

Postulats de la physique quantique

 A toute particule quantique, de masse m (non relativiste et sans spin) on associe une fonction
d’onde complexe 𝝍(M,t) au point M et à l’instant t .
𝝍(M,t) est appelée aussi état quantique du quanton
𝜓(M,t) contient toute les informations qu’il est possible d’obtenir sur le quanton et celles-ci sont
uniquement de nature probabiliste.
La notion de trajectoire doit être rejetée en physique quantique.
 La probabilité de présence du quanton à l’instant t dans un volume mésoscopique d𝝉 centré au
𝟐
point M est donnée par la relation : dP(M,t) = |𝝍(𝐌, 𝐭)| d𝝉
Conformément au programme on se limitera à des problèmes unidimensionnels ou la fonction
d’onde ne dépendra que d’une seule variable spatiale.
La probabilité de présence de la particule à l’instant t entre les abscisses x et x+ dx est donnée par :

𝟐
dP(x,t) = |𝝍(𝐱, 𝐭)| d𝒙
𝟐 𝐝𝐏
|𝝍(𝐱, 𝐭)| = 𝐝𝐱 représente la densité de probabilité de présence s’exprime en m-1.
La fonction d’onde 𝝍(x,t) est appelé amplitude de probabilité.

𝝍(x,t) est définie à un facteur de phase prés c’est-à-dire 𝝍(x,t) et 𝝍(x,t) 𝒆𝒊𝝋 avec 𝝋 = constante ,
représentent le même état physique d’un quanton.
𝟐
 Si D est le domaine accessible à la particule, nécessairement : ∫𝑫 |𝝍(𝐱, 𝐭)| 𝐝𝐱 = 1 c’est la
condition de normalisation.
Remarque
1- la position d’une particule quantique n’est pas certaine, la particule est délocalisée dans tout l’espace
accessible
2- La fonction d’onde permet de déterminer la moyenne d’une grandeur g associée à la particule
2
quantique gm = < g > = ∫D g |ψ(x, t)| dx .
2
Par exemple la position moyenne xm = < x > = ∫D x |ψ(x, t)| dx .
 Equation de Schrödinger
L’équation décrivant l’évolution dans l’espace et dans le temps de la fonction d’onde d’une particule
quantique a été proposée par Schrödinger : C’est l’équation fondamentale de la physique quantique
Une particule quantique de masse m, dans un référentiel ℛ en interaction avec d’autres systèmes
physiques ce que l’on traduit par une énergie potentielle notée V(M,t) appelé potentiel.

𝝏 𝝍(𝑴,𝒕) ℏ𝟐
𝒊ℏ =− △ 𝝍(𝑴, 𝒕) + V(M,t) 𝝍(𝑴, 𝒕)
𝝏𝒕 𝟐𝒎

Conformément au programme pour un problème unidimensionnel avec V(M)

𝝏 𝝍(𝒙,𝒕) ℏ𝟐 𝝏𝟐 𝝍(𝒙,𝒕)
𝒊ℏ =− + V(x) 𝝍(𝒙, 𝒕)
𝝏𝒕 𝟐𝒎 𝝏𝒙𝟐

 Equation de Schrödinger indépendante du temps


Définition On appelle état stationnaire, un état du système caractérisée par une fonction d’onde
de la forme 𝜓(x,t) = 𝜑(x) . 𝑓(t) ou 𝜑(x) et 𝑓(t) sont deux fonctions à valeurs complexes (à ne pas
confondre avec onde stationnaire)
𝟐
⟶ La condition de normalisation impose ∫𝑫 |𝝍(𝐱, 𝐭)| 𝐝𝐱 = 1 ⟹ |𝒇(𝐭)|𝟐 ∫𝑫 |𝝋(𝐱)|𝟐 𝐝𝐱 = 1
Cela implique que : |𝑓(𝑡)| est une constante indépendante du temps. On peut alors choisir |𝒇(𝒕)| = 1
Ce qui impose à 𝜑(x) d’être normalisée ∫𝑫 |𝝋(𝐱)|𝟐 𝐝𝐱 = 1

La densité de probabilité de présence associée à un état stationnaire est indépendante du


𝟐
temps |𝝍(𝐱, 𝐭)| = |𝝋(𝐱)|𝟐

On peut écrire la fonction d’onde sous la forme 𝝍(𝐱, 𝐭) = 𝝋(x) 𝒆−𝒊 𝜶(𝒕) ou 𝛼(𝑡) est une fonction du temps.

𝝏 (𝜑(x)𝑒 −𝑖 𝛼(𝑡) ) ℏ𝟐 𝝏𝟐 (𝜑(x) 𝑒 −𝑖 𝛼(𝑡) )


𝒊ℏ =− + V(x) 𝜑(x) 𝑒 −𝑖 𝛼(𝑡)
𝝏𝒕 𝟐𝒎 𝝏𝒙𝟐

ℏ2 𝜕2 (𝜑(x) )
ℏ 𝛼̇ (𝑡) 𝜑(x) 𝑒 −𝑖 𝛼(𝑡) = − 𝑒 −𝑖 𝛼(𝑡) + V(x) 𝜑(x) 𝑒 −𝑖 𝛼(𝑡)
2𝑚 𝜕𝑥 2
ℏ2 1 𝜕2 (𝜑(x) )
ℏ 𝛼̇ (𝑡) = − + V(x)
2 𝑚 𝜑(x) 𝜕𝑥 2

𝑑𝛼(𝑡)
Donc nécessairement 𝛼̇ (𝑡)= est une constante indépendante du temps.
𝑑𝑡

La dimension [ℏ 𝛼̇ (𝑡)] = [ V(x)] ≡ énergie

On peut poser 𝛼̇ (𝑡) = 𝜔 ⟹ E = ℏ 𝝎 représente l’énergie totale de la particule quantique

L’équation de Schrödinger prend une forme simple connue sous le nom équation de Schrödinger
indépendante du temps

Pour des états stationnaires


ℏ𝟐 𝒅𝟐 (𝝋(𝒙))
− + V(x) 𝝋(𝒙) = E 𝝋(𝒙).
𝟐𝒎 𝒅𝒙𝟐
𝑬
𝝍(𝐱, 𝐭) = 𝝋(x) 𝒆− 𝒊 ℏ 𝒕
. E : est l’énergie totale de la particule quantique

Remarques
𝟐 𝒅𝟐
̂ =− ℏ
1- On pose 𝐇 + V(x) appelé operateur Hamiltonien (appelé aussi operateur énergie totale).
𝟐𝒎 𝒅𝒙𝟐
̂ 𝜑(𝑥) = E 𝜑(𝑥).
on a : H
̂ , on les appelle fonctions d’ondes
2- Les solutions 𝜑(𝑥) sont les fonctions propres de l’operateur H
propres
3- Toute fonction 𝜑(𝑥) définie sur un intervalle D doit vérifier les propriétés suivantes :
 La fonction 𝜑(𝑥) ne peut prendre qu’une seule valeur à l’abscisse x
 𝜑(𝑥) est normalisée : ∫𝑫 |𝝋(𝐱)|𝟐 𝐝𝐱 = 1
 𝜑(𝑥) est continue
𝑑𝜑(𝑥)
 est continue en tout point ou le potentiel V(x) est continu.
𝑑𝑥
 Dans une zone ou le potentiel V(x) est « infini » la particule a une probabilité de présence nulle. la
fonction d’onde est nulle : si V(x) ⟶ ∞ alors 𝜑(𝑥) = 0
4- L’équation de Schrödinger est linéaire, par conséquent le principe de superposition s’applique.
Ainsi, si 𝜓1 (𝑥, 𝑡) et 𝜓2 (𝑥, 𝑡) sont des solutions de l’équation de Schrödinger c.-à-d. sont des états
possibles pour la particule, alors la fonction 𝜓(𝑥, 𝑡) = 𝛼𝜓1 (𝑥, 𝑡) + 𝛽𝜓2 (𝑥, 𝑡) Avec 𝛼 , 𝛽 sont des
constantes complexes telle que la condition de normalisation est vérifiée est également solution de
l’équation de Schrödinger c.-à-d. la fonction 𝜓(𝑥, 𝑡) correspond à un état possible pour la particule

5- L’équation à résoudre pour déterminer les états stationnaire d’un système donné est :
𝒅𝟐 𝝋(𝒙) 𝟐𝒎
− 𝟐 [𝐕(𝐱) − 𝐄] 𝝋(𝒙) = 0
𝒅𝒙𝟐 ℏ

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