Cours de Langue Tle
Cours de Langue Tle
Cours de Langue
Objectif pédagogique :
Identifier les expansions du nom
Différencier l’adjectif épithète du complément du nom et de la subordonnée relative
JE RETIENS :
Les expansions du nom font partie du groupe nominal. Elles complètent ou précisent le sens du
nom. Les expansions du nom disparaissent pendant la réduction à la forme minimale.
Exemples : - l’enfant qui travaille réussira. Phrase expansive
- L’enfant réussira. Phrase minimale
Peuvent jouer le rôle d’expansion du nom : l’adjectif épithète, le complément du nom et la
subordonnée relative.
1- L’adjectif épithète :
L’expansion du nom peut être un adjectif. En effet, l’adjectif est épithète lorsqu’il est relié
directement au nom sans aucune pause.
Exemple : Nous avons mangé des mangues mûres.
Certains adjectifs se placent après le nom et d’autres avant.
Exemple : un bon repas ; un repas bon.
2- Le complément du nom :
Le complément du nom est le résultat d’une transformation nominale. Il est obligatoirement
placé après le nom. Il se construit à l’aide de prépositions très variées (à, de, avec, sur…).Sa construction
est souvent une construction indirecte.
Exemple : le vélo de mon père. Mon père est complément du nom vélo.
3- La proposition subordonnée relative :
Elle est souvent introduite par un pronom relatif. On distingue généralement les pronoms relatifs
simples (qui, que, quoi, où, dont) et des pronoms relatifs composés (lequel, laquelle, lesquels,
auxquelles…).Habituellement, la proposition relative suit immédiatement le nom qu’elle détermine.
Exemple : le livre dont tu as parlé est introuvable.
JE M’ENTRAINE
I. Remplacez les compléments du nom par des adjectifs épithètes puis par des
subordonnées relatives
1. L’amour d’un père.
2. Une idée de génie.
3. Les activités de l’école.
4. Une mentalité d’enfant.
5. Un sentier dans la forêt.
6. Un accord entre les nations
7. Une publicité pour les jeunes
8. Une vue sur la médecine.
Objectif pédagogique : -
Identifier les pronoms représentants;
Utiliser convenablement les pronoms.
JE RETIENS :
Les pronoms en et y peuvent avoir une valeur d’adverbe de lieu. Ils représentent alors un nom
de leu déjà exprimé. En équivaut à de là et y équivaut à là. Dans cet emploi, ils portent le nom de
pronoms adverbiaux.
En effet, les pronoms en et y peuvent aussi avoir une valeur de pronoms personnels de la
troisième personne. Le pronom en peut, dans cet emploi, être l’équivalent de cela et remplacer un nom
désignant un inanimé.
Dont, pronom relatif remplace un mot précédé de la préposition « de ».Il est réservé aux
fonctions de : COI, complément du nom, complément de l’adjectif, de complément d’agent et parfois
complément circonstanciel.
Exemple : Les livres dont j’ai besoin sont trop chers.=COI
JE M’ENTRAINE
II. Indiquez la fonction des pronoms relatifs dans les phrases suivantes
1. J’aime les fleurs que tu m’as offertes.
2. La fille dont il est le père est arrivée.
3. Le garçon que vous avez rencontré pourrait bien être mon frère.
JE RETIENS :
La sémantique concerne tout ce qui est relatif au sens des énoncés et de leurs combinaisons. Une
unité linguistique peut présenter une gamme variable de sens. On distingue souvent le sens dénoté et le
sens connoté.
NB : l’ensemble des sens dénotés et connotés d’un mot constitue le champ sémantique.
3- La polysémie :
On parle de la polysémie lorsque le mot a plusieurs sens. La polysémie consiste à affecter à la
même unité plusieurs représentations que seul le contexte permet de retenir le sens idoine. Le mot
« peine » par exemple peut avoir plusieurs sens.
Peine=sanction=chagrin=effort=gêne…
JE M’ENTRAINE
JE RETIENS
JE M’ENTRAINE
JE RETIENS
I- Le champ sémantique :
Un même mot peut avoir plusieurs significations. Toutes ces significations constituent son champ
sémantique. L’adjectif sémantique se rapporte aux différents sens que prend un mot .Le champ
sémantique de périphérie par exemple renvoie aux termes suivants :
- Pourtour de quelque chose ;
- Ensemble des quartiers éloignés du centre d’une ville ;
- Ensemble des pays en développement par opposition au centre que constituent les pays
industrialisés.
JE M’ENTRAINE
Texte :
Notre ville croule sous le poids des ordures. L’insalubrité gagne du terrain et nous avons
l’impression de vivre dans de grosse poubelle tant nous sommes quotidiennement envahis par les
mauvaises odeurs. La menace la plus grave provient des gaz d’échappement qui nous tuent à petit feu.
Questions
1. Relevez les deux expressions qui expriment l’idée d’occupation de l’espace.
2. Relevez les mots et expressions qui appartiennent au champ lexical de saleté.
3. Quelles expressions du texte appartiennent au champ lexical de danger ?
4. En croisant les champs lexicaux, l’auteur du texte a voulu défendre une opinion. Laquelle ?
II. Indiquez le sens de chacun des mots soulignés dans les phrases suivantes.
1. [Link] eau fraîche.
2. Une nouvelle fraîche
3. Un pain frais.
4. Un accueil frais.
5. Un cadran lumineux
6. Un raisonnement lumineux
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LA PHRASE ET LA PROPOSITION
Objectif pédagogique :
Etudier les formes de phrase ;
Différencier la phrase de la proposition ;
Identifier la principale de la subordonnée.
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JE RETIENS
La phrase se définit comme un assemblage de mots qui présente un sens complet. Délimité par la
ponctuation, la phrase constitue une unité grammaticale, une unité mélodique et une unité de sens. La
phrase peut être constituée d’une ou de plusieurs propositions. Nous entendons par proposition un
groupe de mots centré autour d’un verbe qui en est le noyau.
1- La phrase simple :
Lorsqu’une phrase complète ne comporte qu’un seul verbe conjugué, on dit qu’elle est une phrase
simple. Elle se limite à la transmission sans recherche particulière d’une information. La phrase simple
est constituée d’une ou de plusieurs propositions mises sur le même plan, par juxtaposition ou par
coordination. Chacune des propositions est une indépendante.
Exemple : Le professeur dispense le cours.
2- La phrase complexe :
On parle de phrase complexe lorsque la phrase comporte plus d’un verbe, chaque verbe étant le
centre d’une proposition .Elle comprend plusieurs propositions construites autour de plusieurs verbes
conjugués. De la proposition principale dépendent une ou plusieurs subordonnées qui la complètent.
La proposition principale peut précéder ou suivre les subordonnées dépendant d’elle ; elle peut
même être interrompue par une subordonnée.
Exemple : Lorsqu’il entendit ces paroles, l’enfant dont le visage s’était rembruni, crut qu’on le
soupçonnait.
JE M’ENTRAINE
JE RETIENS :
Le genre littéraire est relatif à l’ensemble des œuvres littéraires possédant des caractères
communs. Les trois grands genres scolaires restent : le roman, la poésie et le théâtre.
I. Le roman :
Un roman est une œuvre d’imagination, une narration vraie ou feinte d’assez bonne longueur
racontant l’histoire d’un ou de plusieurs personnages. Il s’inscrit dans la prose, forme ordinaire du
discours qui n’est pas assujettie aux règles particulières. Selon Jacques Chevrier, le roman africain peut
être classé en cinq groupes.
1. Les romans de contestation :
Ils ont été écrits ou publiés avant les indépendances africaines. Ils expriment la colère, le malaise,
la révolte, la contestation des africains face à la domination occidentale. (cf. Les Bouts de bois de Dieu
de Sembene Ousmane)
.
2. Les romans historiques :
Ils mettent en scène des personnages historiques, des actions légendaires ou des figures
prestigieuse de l’histoire africaine, celle d’une époque aujourd’hui révolue. (cf. Soundjata ou l’épopée
mandingue de Djibril Tamsir Niane).
3. Les romans de formation :
Fascinés par le mythe de Paris et de la France, formés à l’école occidentale, l’état d’esprit des
héros de ces romans est caractérisé par l’ambiguïté. Ces romans révèlent l’itinéraire et l’expérience
parfois douloureuse de ces héros. (cf. L’Aventure ambiguë de Cheick Amidou Kane).
4. Le roman d’angoisse :
Ils expriment l’inquiétude profonde ou la peur intense née d’un sentiment de menace .Ils
racontent le plus souvent une histoire tragique. (cf. Le Regard du Roi de Camara Laye).
II. Le théâtre :
Il privilégie le dialogue et chaque extrait relève nécessairement d’une relique, hormis les
monologues.
Exemple :
Premier capulet :-eh bien ! Qu’as-tu donc, mon neveu ? Pourquoi cette tempête ?
Tybalt.-mon oncle, voiciun MONTAGUE un de nos ennemis, un misérable qui est venu par
bravade insulter à notre soirée solennelle.
Shakespeare
III. La poésie :
La poésie est l’art de s’exprimer dans un langage rythmé et soumis à des règles plus ou moins
strictes. La poésie s’exprime à travers le vers qui est un assemblage de mots mesurés selon certaines
règles. La poésie française s’est constituée autour des vers, des rimes, de la strophe et de la versification.
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1. Le vers :
Un poème est composé de vers,ce que dans la prose on désigne par phrases. Les principaux vers
de la poésie sont : l’octosyllabe, le décasyllabe, l’alexandrin.
Exemple : Je vis, je meurs : je me brûle et me noie.= vers de dix syllabes ou décasyllabe.
2. La rime :
La rime est l’homophonie des sons de la dernière voyelle accentuée ainsi que des consonnes qui la
suivent et parfois de celles qui la précèdent. La rime est riche, suffisante ou pauvre selon le nombre de
son qui la composent. Les rimes peuvent être plates ou suivies(AABB), croisées(ABAB) ou
embrassées(ABBA).
Exemple :
Je suis soumis au chef du signe de l’automne. = A
Partant j’aime les fruits je déteste les fleurs. = B
Je regrette chacun des baisers que je donne. = A
Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs. = B
Les rimes dans cette strophe sont croisées
3. La strophe :
Il existe une régularité et symétrie dans l’ensemble de vers regroupés en strophes de deux, trois,
quatre, cinq ou six vers.
La strophe de deux vers est appelée distique, de trois vers tercet, de quatre vers quatrain, de cinq
vers quintile et de six vers sizain.
JE M’ENTRAINE
Questions :
1. Quel nom attribuez-vous à ce poème.
2. Identifiez les rimes contenues dans ce poème.
3. Faites le décompte des syllabes. Que remarquez-vous ?
4. Comment appelle-t-on l’ensemble de ces vers ?
JE RETIENS :
Le mot tonalité s’applique aux situations imagées et aux procédés utilisés par l’écrivain pour recréer
chez le lecteur la diversité des émotions éprouvées par l’homme devant la vie : peur ,pitié, rire, douleur,
colère…Les principales tonalités sont :
1- La tonalité comique :
Elle explore les situations, les comportements, les paroles qui provoquent le rire en modifiant
l’ordre attendu des choses. (cf. la comédie de Molière).
2- La tonalité tragique :
Elle suscite une impression de terreur et d’admiration devant le malheur et la fatalité qui
frappent le héros affrontant son destin. (cf. tragédie de Jean Racine).
3- La tonalité lyrique :
Elle crée une intimité à travers l’expression de sentiments personnels comme l’exaltation de
l’amour, de la mélancolie…
4- La tonalité pathétique :
Elle inspire la pitié devant l’intensité du malheur qui frappe les personnages : souffrance,
maladie, mort…
5- La tonalité épique :
Elle correspond au combat d’un homme ou d’un groupe confrontés à un défi exceptionnel qui les
pousse à se dépasser.
6- La tonalité fantastique :
Elle exprime la peur que provoque l’intrusion inattendue d’un phénomène inquiétant irrationnel
ou surnaturel. (exemple du feu).
7- La tonalité réaliste :
Elle s’attache à représenter l’homme, le monde et la société en cherchant à donner l’impression
de la réalité. (cf. Gustave Flaubert).
8- La tonalité polémique :
Elle manifeste la colère et la révolte de celui qui combat des personnes, des mœurs, des valeurs
ou des institutions.
En somme, les tonalités développées dans un texte littéraire correspondent aux attitudes
fondamentales de l’homme face à l’existence. Chaque tonalité met en jeu, des thèmes, des situations et
des procédés de style qui lui sont propres.
JE M’ENTRAINE
Texte :
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Cet enfant est béni. Nos ancêtres l’ont doté de qualités et de pouvoirs jamais vus jusqu’ici .Il aura
la force et le courage des invincible, la sagesse et l’esprit des plus avisés, la beauté virile des mâles les
plus puissants .Jamais il ne connaîtra la peur. Il sera la terreur de ses amis.
Gueido.
Questions
1. Quel est le type de tonalité de ce texte ?
2. Quels sont les procédés particuliers de repérage de ce type de tonalité ?
3. Quels sont les caractères extraordinaires et surhumains de ce texte ?
LA CONJONCTION ET L’INTERJECTION
Objectif pédagogique :
Distinguer les conjonctions des interjections ;
Différencier les conjonctions de coordination des conjonctions de subordination.
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JE RETIENS :
Les conjonctions et les interjections sont des mots qui appartiennent aux clases grammaticales
invariables.
I- Les conjonctions de coordination :
Elles relient des mots ou des groupes de même nature et de même construction, ou bien des
propositions ou des phrases .Ce sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Exemple : Ils ont vite atteint le village et la falaise mais ils ont progressé lentement sur la crête.
En outre, les conjonctions ni, et, ou peuvent être répétées mais elles ne peuvent pas être associées
les unes les autres. Les conjonctions peuvent avoir une valeur d’addition, d’opposition…
En outre, la subordination est signalée explicitement par des procédés grammaticaux qui
clarifient le sens de subordination.
III- Les interjections :
Elles font aussi partie des classes grammaticales invariables. Les interjections traduisent un
sentiment, une émotion. Ce sont : oh ! Hélas !bravo ! Les interjections ne jouent aucun rôle
grammatical ; elles viennent enrichir la phrase et sont généralement suivies d’un point d’exclamation.
Exemple : courage ! Le sommet est en vue.
Et bien !
NB : un certain nombre d’interjections sont des onomatopées, c’est-à-dire des mots qui imitent
un bruit.
Exemple : crac, boum, paf, pan, miaou…
JE M’ENTRAINE
JE RETIENS :
La concordance des temps est le rapport qui existe entre le temps du verbe de la principale et
celui de la subordonnée. L’emploi des temps dans la subordonnée varie en fonction du temps de la
principale ou suivant que le fait exprimé par la subordonnée se situe en même temps, avant ou après
celui de la principale.
JE M’ENTRAINE
JE RETIENS :
les compléments circonstanciels expriment les circonstances de l’action principale. Ils sont de
sens très variés :
JE RETIENS :
Les figures de style sont des éléments de la langue qui donnent de la vie aux idées exprimées.
Elles font la personnalité d’un style qui, sans elles les idées exprimées seraient banales. On distingue :
1. L’énumération : elle consiste à énumérer l’un après l’autre les éléments d’un ensemble.
Exemple : A droite, le bureau, la cuisine, la terrasse, et à droite, le tableau…
2. L’accumulation : est une juxtaposition d’un grand nombre de mots de même nature, destinée à
produire un effet d’intensité.
Exemple : Au ciel, au vent, à la brume, le sinistre océan jette son noir sanglot. Victor Hugo.
3. La Gradation : c’est une figure de style constituant en une succession d’expressions allant par
progression croissante ou décroissante en termes d’intensité.
Exemple : Je suis perdu, je suis assassiné et on m’a coupé la gorge.
4. L’hyperbole : est une exagération volontaire dans l’expression, pour frapper l’imagination du
lecteur.
Exemple : mourir de rire.
5. L’euphémisme : est une formule adoucie destinée à atténuer la réalité brutale de l’idée ou de la
réalité exprimée.
Exemple : Hippolyte n’est plus=Il est mort.
6. La périphrase : c’est l’utilisation de plusieurs mots pour désigner une seule réalité.
Exemple : le roi des animaux = le lion.
7. La comparaison : c’est une figure de style qui rapproche deux éléments ayant un point de
ressemblance à partir d’un outil précis. Toute comparaison est formée à partir d’un comparé,
d’un comparant et d’un outil de comparaison (comme, pareil à, semblable à…)
Exemple : le fleuve s’élance comme un cheval.
8. La métaphore : c’est un mot qui sert d’image ; une comparaison abrégée, utilisée sans mot de
comparaison .Pour qu’il y ait métaphore, il faut qu’il y a un terme propre et un terme figuré.
Exemple : tes cheveux sont un torrent.
9. Le pléonasme : c’est l’utilisation dans un groupe de mots des termes qui ne font que répéter
l’idée déjà exprimée.
Exemple : voir de ses propres yeux.
10. L’ironie : c’est dire le contraire de ce qu’on pense pour se moquer de quelqu’un.
Exemple : Il est beau comme un crapaud= il est laid.
11. La personnification : c’est un procédé consistant à faire parler les animaux ou les objets comme
étant des personnes.
Exemple : le soleil rit.
12. L’anaphore : c’est la répétition d’un mot ou d’un groupe de mots au début de l’énoncé.
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JE M’ENTRAINE
JE RETIENS :
Cause et conséquence sont toujours liées mais on peut choisir de mettre l’accent sur l’une ou
l’autre. Le français offre une très nombreuse manière d’exprimer ces deux circonstances dans des
phrases simples ou complexe qui mettent en valeur soit la cause soit la conséquence.
I. La relation de cause :
La subordonnée de cause exprime la raison vraie ou fausse de l’action principale. Cette
subordonnée est mise en valeur par des connecteurs logiques de cause. Dans les phrases simples, la
cause est exprimée grâce aux prépositions suivantes : à cause de, en raison de, grâce à, pour…
Exemple : il a été condamné pour excès de vitesse.
Dans les phrases complexes, le complément circonstanciel de cause est introduite par : parce que,
puisque, sous prétexte que, étant donné que, vu que, considérant que...
Exemple : la maison a été détruite parce qu’elle est tombée en désuétude.
JE M’ENTRAINE
Etablissez une relation de cause puis de conséquence entre les phrases suivantes :
1. Il pleut, la piste était glissante.
2. L’enfant s’est blessé. Le sang coule.
3. La règle est tombée, elle est cassée.
4. Il court vite. Il a gagné la course.
5. L’orateur parle vite. Les auditeurs ne le comprennent pas.
JE RETIENS :
Pour rendre compte de la structure d’un récit, on peut avoir recours à deux types de schémas : le
schéma narratif qui permet de représenter la structure du récit et le schéma actanciel qui met en
évidence le système des personnes.
I- Le schéma narratif :
Il s’agit de déterminer des étapes nécessaires à la conduite d’un récit. Ces étapes sont : la
situation initiale, l’élément déclencheur, les péripéties, l’élément de résolution et la situation finale.
1. La situation initiale : c’est le point de départ du récit, elle évoque la situation des
personnages : lieu et époque du récit, liens entre les personnages…
2. L’élément déclencheur, modificateur ou perturbateur : cette étape évoque l’évènement
qui déclenche l’action du récit .Il vient perturber l’équilibre initial et contraint les personnages à agir.
3. Les péripéties ou les actions : elles relatent ce qu’entreprend le héros pour rétablir
l’équilibre initial bouleversé par l’élément déclencheur.
4. L’élément de résolution :il s’agit d’une péripétie particulière qui provoque la solution du
problème rencontré par le héros.
5. La situation finale : elle évoque le retour à un équilibre heureux ou malheureux.
Le destinataire : celui à qui profite l’action du protagoniste (c’est souvent le protagoniste lui-
même).
Objectif pédagogique :
Identifier les différents compléments circonstanciels
Maitriser les circonstances qu’ils expriment.
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JE RETIENS :
Les compléments circonstanciels expriment les circonstances de l’action ou de l’état par le verbe.
Ce sont toujours des compléments du verbe. N’ayant pas de rôle essentiel dans la phrase, ils peuvent
généralement être supprimés ou déplacés. Certains compléments ne peuvent ni être déplacés ni être
supprimés.
Exemple: Elle ira au collège. Elle sera avec moi.
I. Classification :
Selon leur sens, on distingue de nombreuses circonstances :
1. la manière : Le complément circonstanciel de manière indique de quelle manière s’accomplit
l’action :
Exemple: Cet automobiliste nous a répondu avec amabilité.
Le complément circonstanciel de manière peut être :
- un groupe nominal, ou pronom, introduit par les prépositions Avec, sans, à, de, en … :
Exemple: Après avoir couru, Jean se repose avec délices.
Parfois le groupe nominal peut être construit directement. Ne pas le confondre alors avec un
complément d’objet direct (qui n’est pas déplaçable).
Exemple: Il chante les yeux au ciel. (Les yeux au ciel, il chante.)
- Un adverbe :
Exemple: Françoise écoute cette symphonie attentivement. Le vent souffle fort.
- Un verbe à l’infinitif, introduit par une préposition, le plus souvent la préposition sans :
Exemple: Ce chauffard conduit sa respecter le code de la route.
- Un participe présent en apposition :
Exemple: François lui répondit, baissant la tete : » je n’irai pas. »
- Une proposition participiale :
Exemple : Il conduit, ses mains se crispant sur le volant.
- Le lieu :
Il situe l’action dans l’espace et exprime le lieu où l’on est, où l’on va, d’ où l’on vient, par où l’on
passe. Il répond à la question où
Il est introduit par les prépositions à, de, par, vers, chez, sur, sous, dans, en, pour, etc. :
Exemple: Les enfants partent sur le lac près du village.
Il peut être construit directement :
Exemple: Leur père a longtemps vécu rue maréchal- Joffre.
- Un adverbe : Les enfants jouent dehors.
- Une proposition relative sans antécédent :
Exemple: Va où tu veux. D’où nous sommes nous apercevons les collines de Bas-Oubangui.
2. Le moyen :
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C’est le plus souvent un groupe nominal ou pronom introduit par une préposition ( ou une locution
pré positive) :avec, sans, a, de, au moyen de, a l’aide de…
Exemple: Il sera plus rapide de faire le trou à la perceuse.
3. L’accompagnement :
Le complément circonstanciel d’accompagnement indique avec qui, ou sans qui s’accomplit
l’action :
Exemple: Michel est sorti avec son meilleur ami.
C’est un groupe nominal, ou un pronom introduit par les prépositions avec, sans, ou par la locution
prépositive en compagnie de :
Exemple: La grenouille mange avec la princesse.
JE M’ENTRAINE
LA PRONOMINALISATION
Objectif pédagogique :
Utiliser correctement les pronoms à l’oral et à l’écrit
Remplacer un groupe nominal sujet complément par un pronom ayant la même fonction
Identifier les pronoms dans un texte et dire ce à quoi ils renvoient ;
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JE RETIENS :
Le pronom est un mot qui peut se substituer au nom dans une phrase. Il désigne alors la même
réalité que le nom et en assume toutes les fonctions. Seuls les pronoms personnels sujets peuvent
remplacer le groupe nominal sujet : on aura alors je et nous à la première personne, tu et vous à la
deuxième personne, il ou elle et ils ou elles à la troisième personne.
Le groupe nominal complément d’objet direct, logiquement placé après le verbe peut être
remplacé par un pronom personnel. Il se place alors avant le verbe.
Exemple : Le maitre a surpris les élèves sous la table. Le maitre les a surpris sous la table.
Le pronom personnel complément peut être réfléchi : lorsque le sujet exerce l’action sur lui-
même.
Exemple : Les enfants se cachent derrière le fauteuil.
Lorsque plusieurs sujets exercent l’action les uns sur les autres.
Exemple : Corinne et moi nous nous battions très souvent.
Placés après le verbe mais séparé de lui par une préposition, le groupe nominal COI se
pronominalise par des pronoms variés suivant le verbe et la préposition utilisés.
Exemple : Je pense à mes parents jours et nuits ; Je pense à eux.
Je pense à mes résultats jours et nuits ; j’y pense.
Le pronom eux est utilisé pour les humains et le pronom en pour les non humains.
Exemple : Je rêve de mon ami ; je rêve de lui.
Je rêve de cette montre ; j’en rêve.
Le groupe nominal complément circonstanciel de lieu peut être remplacé les pronoms
compléments en ou y.
Exemple : Je revenais de Boali quand j’ai reçu son appel ; j’en revenais quand j’ai reçu son appel
Apporte tous les documents qui sont posés sur la table ; Apporte tous les documents qui y sont
posés.
Les compléments circonstanciels, c’est-à-dire de temps, de cause de conséquence… etc., ne sont
pas pronominalisables
. JE M’ENTRAINE
EXERCICES
Cf le meme ouvrage .Exercices pp.164,165,166 et167.
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LA NOTION DE VERSIFICATION
Objectif pédagogique :
Lire un texte poétique ;
identifier les éléments constitutifs d’un texte poétique
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JE RETIENS :
La versification est l’ensemble des règles techniques qui régissent la composition des poèmes en
vers régulier. La composition poétique a longtemps été régie par ces règles ; mais, à partir du milieu du
19è siècle, les poètes ont commencé à s’en affranchir en écrivant des vers libres.
2- Le rythme du vers :
Le rythme résulte de la combinaison des accents et des pauses. Il permet de mettre en valeur
certains mots et d’établir des relations de sens et ou de sons entre eux.
Exemple :
Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où
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Le rythme binaire ; le vers est composé de deux parties (binaire : 2). On trouve souvent ce dans
les vers alexandrins : douze pieds partagés en 2x6.
Exemple : Le héron au long bec / emmanché d’un long coup.
4- La strophe :
La strophe est un ensemble de vers offrant une organisation particulière de rimes et formant souvent
une unité pour le sens.
Les principales strophes ;
- Le distique : deux vers
- Le tercet : trois vers
- Le quatrain : quatre vers
- Le quintile : cinq vers
- Le sizain : six vers
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JE M’ENTRAINE
Exercices : cf. A la découverte de notre langue 4e- 3eexercice 5 p.285 et exercice 8 p. 286 .