Lycée Lakanal PCSI A – Semestre 2
Mathématiques mars 2022
Devoir Surveillé n˚8 – 3h
Exercice 1. Décomposer en élément simple dans R(X) la fraction rationnelle :
X3 − 1
F = .
(X − 1)(X − 2)(X − 3)
1
Exercice 2. On pose H0 = 1 et pour tout n ∈ N∗ , Hn = X(X − 1) . . . (X − n + 1).
n!
Désormais on fixe n ∈ N, avec n > 2.
(1) Soit k ∈ N. Déterminer le degré de Hk , son coefficient dominant ainsi que ses racines.
(2) Soit P ∈ Rn [X]. On note P = nk=0 ak X k . On note de plus, pour tout i ∈ J0, nK,
P
Hi = ik=0 hi,k X k .
P
(a) Déterminer, pour k ∈ N, hk,k .
(b) Soit (λ0 , . . . λn ) ∈ Rn+1P
. Montrer que P = λ0 H0 + . . . + λn Hn si et seulement si,
pour tout k ∈ J0, nK, ak = ni=k λi hi,k .
(c) En déduire que (H0 , . . . , Hn ) est une base de Rn [X].
(3) Soit n ∈ N et f : Rn [X] → R[X] définie pour P ∈ Rn [X] par
f (P ) = P (X + 1) − P (X)
(a) Montrer que f est linéaire et que f est un endomorphisme de Rn [X].
(b) Calculer f (Hk ) pour k ∈ J0, nK.
(c) En déduire une base de Im(f ) et une base de Ker(f ).
Exercice 3.
Soit f, g : [0, 1] → [0, 1] continues telles que f ◦ g = g ◦ f et h : [0, 1] → R définie
par : ∀x ∈ [0, 1], h(x) = f (x) − x. On cherche à prouver qu’il existe x0 ∈ [0, 1] tel que
f (x0 ) = g(x0 ).
(1) En comparant h(0) et h(1), justifier qu’il existe un réel α ∈ [0, 1] tel que f (α) = α.
(2) Supposons que f et g ne coïncident pas sur [0, 1] ; c’est-à-dire que : ∀x ∈ [0, 1], f (x) 6=
g(x). On suppose de plus que f (0) > g(0)
(a) Montrer que φ = f − g est strictement positive sur [0, 1], c’est-à-dire que, pour
tout x ∈ [0, 1], φ(x) > 0.
(b) Montrer qu’il existe δ > 0 tel que, pour tout x ∈ [0, 1], φ(x) > δ.
(c) On définit alors la suite (xn )n∈N par x0 = α (α étant défini à la question (1)) et
∀n ∈ N, xn+1 = g(xn ).
Montrer par récurrence que : ∀n ∈ N, f (xn ) = xn et xn+1 < xn .
(d) Établir alors que la suite (xn )n∈N converge vers un réel ` ∈ [0, 1]. Montrer qu’alors
g(`) = f (`) = `.
1
2
(3) Justifier enfin que f et g coïncident en au moins un point sur [0, 1], c’est-à-dire :
∃c ∈ [0, 1], f (c) = g(c).
Problème 1.
n
!
1 Y [0, n] → R
Pour n > 4, on pose Pn = (X − k). On note fn : .
(n + 1)! x 7→ P̃n (x)
k=0
Le but du problème est de prouver l’existence de Mn = maxx∈[0,n] |fn (x)| et d’en déter-
miner un équivalent.
Partie I.
(1) Justifier l’existence de Mn .
(2) Montrer que, pour tout x ∈ [0, n], |fn (x)| = |fn (n − x)|. En déduire que, pour calculer
Mn il suffit d’étudier fn sur [0, n2 ].
(3) Majoration de |fn | sur [1, n2 ]. On fixe i un entier tel que 1 6 i < n
2 et x ∈ [i, i + 1].
(a) Montrer que :
1
|fn (x)| 6 (i + 1)! × (x − i)(i + 1 − x) × (n − i)!
(n + 1)!
1
(b) Montrer que, pour tout y ∈ R, y(1 − y) 6 14 . En déduire que |fn (x)| 6 n+1
.
4 i+1
(c) Soit j un entier tel que 1 6 j < n2 . On pose uj = 1
4(n+1
. Prouver que uj < uj−1 .
j+1 )
En déduire que :
n 1
∀x ∈ [1, ] , |fn (x)| 6
2 2n(n + 1)
Partie II.
(1)
(a) Déterminer le degré de Pn et les racines de Pn .
(0) (1) (n−1)
(b) Montrer que Pn0 admet n racines réelles simples an < an < . . . < an telles
(k)
que, pour tout k ∈ J0, n − 1K, an ∈]k, k + 1[.
(k)
(2) Montrer que Mn = maxk∈J0,n−1K fn (an ) .
(0)
On notera par la suite an au lieu de an .
(3) On note gn : (x 7→ ln |fn (x)|). Préciser le domaine de définition D de gn , puis, à l’aide
de gn0 montrer que pour tout x ∈ D,
n
fn0 (x) X 1
=
fn (x) x−k
k=0
3
(4) En déduire que
n n
X 1 1 1 X 1
6 + 6 .
k an an − 1 k−1
k=2 k=2
Pn 1
(5) On note, pour n ∈ N∗ , Hn = ∗
k=1 k . Prouver que, pour tout k ∈ N ,
1
k+1 6
ln(k + 1) − ln(k) 6 k1 . En déduire que Hn ∼n→∞ ln(n).
1 1
(6) Déduire des questions précédentes que an + an −1 ∼n→∞ ln(n).
1
(7) Prouver que (an )n∈N converge vers 0 et que an ∼n→∞ ln(n) .
Partie III.
an Qn an
(1) Justifier que |fn (an )| = n+1 k=1 1− k .
Qn an
(2) On pose sn = ln k=1 (1 − k ) .
(a) Soit ε > 0. Justifier qu’il existe η > 0 tel que, pour tout x ∈ R avec |x| 6 η,
|ln(1 − x) + x| 6 2ε |x|.
(b) Justifier qu’il existe N ∈ N tel que, pour n > N ,
n n
X an ε X an
sn + 6 .
k 2 k
k=1 k=1
(c) Justifier qu’il existe N2 ∈ N tel que, pour n > N2 , 0 6 an Hn 6 2.
(d) En déduire que sn + an Hn converge vers 0, puis déterminer limn→∞ sn .
1
(3) Montrer que |fn (an )| ∼n→∞ en ln(n) .
(4) Déterminer un équivalent de fn (an ).
(5) En déduire un équivalent de Mn .