Université Catholique de Madagascar.
Droit des Libertés
Fondamentales
Par Docteur RANIRIHARINOSY Harimanana.
RAFALIMANANTSOA ANDRIANJAFY Riantsoa Iloniaina
DSP000004874
L3 DPR ; N°62
9
Avant, c’était « libertés publiques ». Actuellement : « libertés fondamentales »
Plan :
Introduction
- Contexte
- Place dans les branches du droit
- Intérêts
- Définition
- Problématique
PARTIE 1 : le régime général des libertés fondamentales
1. Le principe de l’indivisibilité des droits de l’Homme
2. Le régime des libertés dans un cadre démocratique
3. Le régime des libertés dans un cadre totalitaire
4. Le régime des libertés en période normale
5. Le régime des libertés dans les situations d’exception (état d’urgence, …)
PARTIE 2 : le régime spécifique de chacune des libertés fondamentales
1. La liberté d’expression et d’opinion
2. La liberté de communication
3. Laliberté de presse
4. La liberté de réunion
5. La liberté d’association
6. La liberté de religion
Introduction :
a. Contexte :
- Promotion des droits de l’Homme
C’est une tendance actuelle très considérée.
- Revendication de libertés
Que ce soit pour les femmes, pour les personnes en situation de handicap,
pour les enfants, pour les personnes en détention (améliorer le minima de
conditions d’incarcération, …)
Ces libertés qui, par définition, consistent dans la possibilité de
l’épanouissement de l’individu. S’il n’y avait pas de libertés, c’est comme si
l’individu n’existait pas : elle va forger sa personnalité, son identité, son
épanouissement, …. La liberté est source d’initiatives, et la société occidentale
libérale insiste sur ces initiatives.
- Consécration de l’État de droit
Article 1er, alinéa 3 de la Constitution de 2010 : “… la démocratie est le
fondement de la République …” ; il faut donc faire primer la combinaison :
démocratie et État de droit.
Préambule de la Constitution de 2010 : “le respect et la protection des
libertés et droits fondamentaux”
è Organisation des libertés dans le droit (règlementer, limiter)
b. Place des libertés fondamentales dans les branches du droit :
- Matière sans véritable autonomie : non reconnue comme branche du
droit
- Matière transversale du droit : au cœur de toutes les branches du droit
- Matière déterminant l’orientation de l’évolution de chacune des
branches du droit
è Les libertés fondamentales touchent à toutes les branches du droit, mais la
matière elle-même n’est pas une branche du droit dans le sens où c’est un
regroupement des libertés perçues au sein des matières et branches propres du
droit. L’État intervient pour limiter les injustices et les libertés.
Exemple : on parle de droit constitutionnel des libertés où celles-ci constituent
à l’instar de l’étude des institutions et des normes, l’un des objets majeurs du
droit constitutionnel. La place donnée aux libertés dans une constitution d’un
État correspond au régime politique adopté.
c. Intérêts des libertés fondamentales :
- Étude des droits de l’Homme
On en revient à la théorie générale des droits de l’Homme.
• Droits de l’Homme : droits inhérents à l’existence de l’individu et sans
lesquels il est réduit à néant
• Deux principes fondamentaux :
o Principe de l’universalité des droits de l’Homme : le seul fait d’être
un individu justifie le bénéfice de droits, de privilèges.
o Principe de l’indivisibilité des droits de l’Homme : les droits de
l’Homme forment un tout indissociable ne connaissant pas de
hiérarchie et sont tous égaux.
è Les droits de l’Homme sont la base même de la vie de l’Homme.
- Respect, protection et réalisation des libertés : comment les mettre en
œuvre ?
- Considération de l’individu dans le système juridique : consécration de
l’individualisme ou du communautarisme ?
Le seul fait d’être un individu justifie le fait de pouvoir bénéficier de droits.
- Détermination du régime politique : régime démocratique ou
totalitaire ?
Notre finale préoccupation est d’en venir à la nature du régime politique, le
régime politique est-il respectueux des libertés et droits des individus, ou est-ce
le contraire ? le régime politique dépend du régime accordé aux libertés
(démocratique VS totalitaire)
d. Définition :
- “La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui” –
Article 4, Déclaration française des droits de l’Homme et du citoyen
de 1789 (a inspiré la DUDH)
On se réfère aux limitations : faites ce que vous voulez mais ne nuisez pas à
autrui.
- Libertés fondamentales ou libertés publiques : libertés reconnues et
organisées dans le droit
e. Problématique :
- Comment doit-on déterminer le régime juridique des libertés ?
- Autrement dit : quels sont les paramètres devant être pris en
considération, notamment les rapports entre l’État et l’individu ?
f. Régime juridique des libertés fondamentales / publiques :
Ce régime est constitué d’un ensemble de règles du droit positif permettant à
l’individu d’exercer les libertés qui lui sont reconnues.
PARTIE 1 : Le régime général des libertés
fondamentales
1. Le principe de l’indivisibilité des droits de l’Homme
- Formulation : les droits de l’Homme forment un tout indissociable, ne
connaissant pas de hiérarchie et sont tous égaux
- Conséquence : les libertés sont toutes, par définition, fondamentales et
ne doivent pas connaître de hiérarchie
- Pratique : le politique tend à privilégier certaines libertés et à ignorer
d’autres. Exemple : la Constitution ne cite que certaines libertés bien
qu’il soit impossible d’en donner une liste exhaustive car elles sont
innombrables et naissent avec l’évolution de la société.
2. Le régime des libertés dans un cadre démocratique :
- Démocratie : démocratie occidentale ou libérale fondée
essentiellement sur l’individualisme et le libéralisme ; primauté de
l’individu qui façonne la société et non l’inverse.
- Conception occidentale de la liberté :
o Source d’initiative : arts, culture, politique, succès sportifs, etc.
o Sources de richesses : création d’entreprises, croissance
économique
è La diversité constitue une richesse – il ne saurait y avoir de diversité
sans liberté
La liberté doit ainsi connaître des limites pour que chacun de nous puisse
jouir de ces mêmes privilèges – « ma liberté s’arrête là où commence celle
des autres » – et elle en connaît deux :
- Le respect des droits et libertés d’autrui
- L’impératif de sauvegarde de l’ordre public
Article 10 : Les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de presse,
d’association, de réunion, de circulation, de conscience et de religion sont
garanties à tous et ne peuvent être limitées que par le respect des libertés et
droits d’autrui, et par l’impératif de sauvegarde de l’ordre public, de la dignité
nationale et de la sécurité de l’État.
Remarque : dans la rédaction de la Constitution de la 3eme République,
la rédaction s’est arrêtée à l’ordre public. Pour se démarquer – peut-être
– de la 3eme République, celle de la 4eme République s’est prolongée à la
dignité nationale et la sécurité de l’État.
MAIS CES DEUX DERNIÈRES LIMITES PEUVENT SE RÉSUMER À LA
SAUVEGARDE DE L’ORDRE PUBLIC.
3. Le régime des libertés dans le cadre d’un régime totalitaire :
è Conception marxiste des libertés :
- Orientation idéologique : idéologie socialiste, communiste è
collectivisation des moyens de production
- Libertés subordonnées à l’accomplissement à l’accomplissement des
devoirs envers la société qui prime avant l’individu
- Libertés réelles que simplement formelles
è Intérêts de la doctrine marxiste :
- Tempérer la doctrine libérale, notamment dans la nécessité de trouver
des limites à la liberté
- Rappeler qu’il doit exister des devoirs envers la collectivité – raison
pour laquelle on rappelle aux citoyens qu’il faut des gestes à l’égard
des démunis / personnes marginalisées
- Pousser à l’effectivité des droits et libertés
è Exemples d’application de la conception marxiste des libertés
Constitution de la 2ème République du 31 décembre 1975 :
- Article 13 : les libertés fondamentales et les droits individuels sont
garantis dans le cadre de la Charte de la Révolution socialiste
- Article 14 : aucun droit ou liberté ne peut être évoqué par un citoyen
qui n’a pas rempli ses devoirs envers la collectivité
Aucun droit ne peut être invoqué pour contrecarrer l’État dans son
œuvre d’instauration de l’ordre socialiste
è La société prime, il faut accomplir ses devoirs envers la société
Formulations opposées aux dispositions de l’Article 10 de la constitution de
2010.
4. Le régime des libertés en période normale :
Question fondamentale : quels sont les paramètres devant être pris en
considération dans la détermination du régime juridique des libertés ?
è Plusieurs paramètres, notamment :
- Rapports entre État et individu (question centrale)
o Il est question de doser :
§ L’individualisme
§ Et l’interventionnisme étatique
- Principe de la séparation des pouvoirs
o Le pouvoir arrête le pouvoir
o Le législatif s’occupe de modeler les lois et l’exécutif… exécute
dans le sens de la loi
- Principe de l’État de droit
- Principe du régime préventif ou celui du régime répressif
è Doctrine individualiste :
- Liberté : prérogative rattachée à la nature humaine li attribuant des
droits naturels et inaliénable
- État au service des libertés : ni droit de créer, ni droit de supprimer
des libertés
è Doctrine marxiste : (une société de classe serait une société injuste)
- La liberté est venue au monde avec l’homme mais évolue avec la
société
- L’État ne doit pas être conçu comme un instrument au service de la
classe dominante, un instrument pour confisquer les droits et libertés
des autres devenus prolétaires
è Principe de la séparation des pouvoirs :
- Autorité compétente pour déterminer le régime de liberté ?
- Quatre (4) autorités rivales :
o Pouvoir constituant : reconnaissance et proclamation
o Pouvoir législatif : souveraineté dans la conception des libertés
o Pouvoir exécutif : tendance à la déformation dans leur
exécution
o pouvoir judiciaire : le régime des libertés est tributaire
essentiellement de l’indépendance du juge
è Le principe de l’État de droit :
- Instituer un État pour organiser les droits et libertés des citoyens
- soumettre l’État au droit
- Écarter l’arbitraire et l’anarchie
è Choix entre régime préventif et régime répressif :
- Régime préventif : contrôle préalable de l’Administration imposant
des obligations aux individus en vue de participer à des activités
irrégulières – soit interdiction, soit autorisation préalable
- Régime répressif : exercice de la liberté sans la moindre contrainte à
condition de ne pas transgresser les limites du droit positif et où
l’Administration n’intervient que pour redresser les irrégularités –
déclarations préalables
5. Le régime des libertés dans les situations d’exception :
Position du problème : risque de porter atteinte aux droits et libertés où le
pouvoir exécutif se dote de pouvoirs spéciaux en vue de préserver l’ordre
public.
è Pendant la crise sanitaire, il fut le cas de la privation du droit d’aller et
de venir avec l’instauration du confinement.
Mais cette situation ne doit pas durer au-delà du délai prévu par le règlement
adopté. Il doit également y avoir aménagements préalables.
Article 61 de la Constitution de 2010 : lorsque les institutions de la République,
l’indépendance de la Nation, son unité ou l’intégrité de son territoire sont
menacées et que le Président de la République peut proclamer, sur tout ou
partie du territoire national, la situation d’exception, à savoir l’état d’urgence,
l’état de nécessité ou la loi martiale.
La décision est prise par le Président de la République en Conseil des
Ministres, après avis des Présidents de l’Assemblée Nationale, du Sénat et de la
HCC.
La proclamation de la situation d’exception confère au Président de la
République des pouvoirs spéciaux dont l’étendue et la durée sont fixées par une
loi organique.
è Conclusion :
- La démocratie s’apprécie dans l’effectivité de l’exercice des libertés,
c’est-à-dire dans la mise en œuvre de leur philosophie dans le droit
- Quid des libertés de réunion, d’expression, d’opinion, de presse à
Madagascar ?
- Put-on voir d’innombrables manifestations à l’instar de celles des pays
riches industrialisés à Madagascar ?
PARTIE 2 : Le régime juridique des libertés
I. La liberté d’expression et d’opinion :
L’opinion est notre avis, notre conviction sur tous les évènements
pouvant surgir dans la société – nous sommes en droit d’émettre notre opinion.
L’opinion de tous est nécessaire dans le sens où « ny hevitry ny maro
mahataka-davitra ». D’où la diversité en société tient une place importante.
1. Fondements : pourquoi cette liberté d’expression et d’opinion est-
elle déterminante ?
- Société démocratique bâtie sur le principe du pluralisme, de la
tolérance et de l’esprit d’ouverture.
- Société de l’information favorisant la liberté d’expression et la libre
circulation des informations, des idées et du savoir.
2. Expression et opinion : deux libertés intimement liées
- Dissociation difficile
- L’opinion, le fond de la conviction, se manifeste dans l’expression, la
forme de sa manifestation – on ne peut pas connaître ton opinion si tu
ne t’exprimes pas ptn
- La liberté d’expression couvre la liberté d’opinion comme elle couvre
la liberté de communication
- La liberté d’opinion est dans l’incarnation de la conviction, de la
personnalité
è DUDH, article 19 : Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
rechercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
è Loi n°2016-029 du 27 juillet 2016 portant code de communication
médiatisée, article 12 :
Le droit à la liberté d’expression : « le droit de rechercher, de recevoir et de
communiquer librement des informations et des opinions quel que soit le média
utilisé. »
3. Les formes d’expression :
- Orale
- Écrite
- Imprimée
- Artistique
- Tout autre moyen du choix de l’individu
è L’expression couvre une gamme d’attitudes et de moyens innombrables.
4. Principales restrictions à la liberté d’expression :
- Régime limité par la loi (sens large incluant les règlements, la
jurisprudence, les actes des organisations internationales)
- Respect des droits ou de la réputation d’autrui
- Sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou
de la moralité publiques.
è Pacte International relatif au Droit Civil et Politique, article 20 :
- Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi.
- Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une
citation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence est interdit par
la loi.
Pacte international relatif aux Droits économiques et culturels (samy textes de
1966 ity sy ny PIDCP)
5. Appréciation des restrictions à la liberté d’expression (but légitime
de la restriction)
- Contrôle de la pertinence / efficacité de la restriction
- Contrôle de la nécessité de la restriction
- Contrôle de la proportionnalité de la restriction par rapport à la
conviction de l’individu
A. Champ d’application de la liberté d’expression :
- Droit universel pour toute personne physique ou morale, sans
considération de frontières
- Droit couvrant la liberté d’opinion et la liberté de communication
- Droit couvrant le contenu des informations, les moyens de leur
transmission et de leur captage
- Droit mettant en œuvre une interprétation extensive de la notion
d’« information » :
o Faits et données bruts ou questions d’intérêt général traitées
par la presse
o Photographies et émissions de radio ou de télévision
o Informations culturelles, politiques et sociales (= liberté
d’expression artistique)
o Informations commerciales
B. Importance des expressions culturelles :
Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions
culturelles du 20 octobre 2005 :
- Expressions culturelles : « expressions qui résultent de la créativité
des individus, des groupes et des sociétés, et qui ont un contenu
culturel ».
- Diversité culturelle : « multiplicité des formes par lesquelles les
cultures des groupes et des sociétés trouvent leur expression ».
è En somme, la liberté d’expression couvre un champ très vaste :
- Liberté de la presse (ou de la parole publique)
- Liberté des spectacles
- Liberté de communication
- Liberté de l’audiovisuel
- Liberté de réunion
- Liberté de manifester (droit d’expression collective des idées et des
opinions)
1. La liberté des spectacles :
- Régime non soumis à l’autorisation préalable mais à condition de
satisfaire les prescriptions visant la sécurité publique : spectacles
d’art dramatique, lyrique ou chorégraphique, concerts symphoniques,
théâtres de marionnettes, cabarets artistiques, cirques, …
- Exception : autorisation pour les spectacles « de curiosités » –
spectacles forains, exhibitions de chant et de danse dans les lieux
publics, …
2. Cinéma :
- Régime d’autorisation préalable
- Institution d’un visa pour tout film destiné à la projection en public,
notamment en vue du respect aux bonnes mœurs et à la protection de
l’enfance et de l’adolescence - signaler la tranche d’âge pour l’âge
minimum conseillé / avertir les téléspectateurs concernant le contenu
sensible.
II. La liberté de communication :
Il ne peut exister de société sans communication, aucun individu ne peut
vivre isolément. Il faut recueillir des informations pour organiser notre vie
quotidienne voire la vie en société : il faut savoir ce qui se passe. L’échange, la
collaboration, la coopération sont des manifestations de notre volonté de
pouvoir davantage organiser notre vie pour la meilleure.
Ici, il y a deux acteurs : un émetteur – qui n’émet que dans le but de
susciter des retours de la part du récepteur – et un récepteur – qui fait marcher
la réciprocité d’information.
Communication :
- Transmission de messages en vue de susciter des réactions, des
réponses
- Deux acteurs : émetteur et récepteur
- Procédé démocratique d’échanges et de débats d’idées
- Mise en œuvre du droit à l’information
è Constitution de 2010, article 11 :
Tout individu a droit à l’information.
è Code de communication médiatisée, Article 12 :
La liberté de communication est le droit pour chacun d’utiliser librement
le média de son choix pour exprimer sa pensée en la communiquant à autrui ou
pour accéder à l’expression de la pensée d’autrui, quelle que soit dans les deux
cas, la forme ou la finalité de cette expression.
è Décision du Conseil Constitutionnel français du 29 juillet 1994 sur la loi
relative à l’emploi de la langue française :
La liberté de communication des idées et des opinions proclamée par la
Déclaration de 1789 « implique le droit pour chacun de choisir les termes jugés
par lui les mieux appropriés à l’expression de sa pensée »
è Déclaration des droits de l’Homme et des citoyens du 26 Août 1789, article
11 :
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les
plus précieux de l’homme, tout citoyens peut donc parles, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par
la loi
è Loi n°2005-006 du 22 Août 2005 portant politique culturelle nationale pour
un développement socio-économique, Article 15 :
La langue malgache, élément primordial du patrimoine culturel et outil
essentiel dans la réalisation des objectifs de développement est la langue de
communication de promotion sociale et d’éducation dans tout le territoire de la
République de Madagascar.
III. La liberté de la presse :
1. Principal texte :
- Loi n°2016-029 du 17 juillet 2016 portant code de communication
médiatisée
- Abrogation de la loi n°90-031 du 21 décembre 1990 sur la
communication et de l’ordonnance 92-039 du 14 septembre 1992 sur
la communication audiovisuelle.
2. Presse :
- Sens strict : les produits de la machine à imprimer, c’est-à-dire les
écrits, sous quelque forme qu’ils se présentent
- Sens courant : les journalistes
3. Fondements de la liberté de la presse :
- Droit à l’information où celle-ci est de plus en plus perçue comme un
bien public
- Droit du public à connaître la vérité
- Conception de la presse comme « chien de garde » de la démocratie
4. Trois (3) fonctions essentielles de la presse :
- INFORMER : rapporter tout évènement ou fait susceptible
d’intéresses le public – il y a tri fait par les journalistes concernant les
informations qui se passent dans le monde.
- EMETTRE DES IPINIONS : contribuer dans la formation de l’opinion
publique
- EDUQUER LE PUBLIC : mobiliser les citoyens sur les valeurs
républicaines telles que le respect de leurs droits et libertés – la presse
constitue l’interface entre les citoyens et les valeurs républicaines.
5. Quelques principes fondamentaux de mise en œuvre des missions de
la presse :
- La dépénalisation des infractions de presse
- La liberté de commentaire du journaliste ne doit pas primer sur
l’exactitude des faits rapportés
- L’exercice de la liberté de l’information dans le strict respect du droit
fondamental du citoyen à la vie privée, à l’intimité et à l’honneur
- Le droit de réponse et de rectification des informations pouvant nuire
aux droits et libertés des personnes citées
- La protection des sources d’information
6. Qualité de la presse : intégrité professionnelle du journaliste
Observation de la « cause de conscience » :
- Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel
ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction, à son
honneur, à sa réputation ou à ses intérêts moraux.
- La clause de conscience peut permettre au journaliste de rompre son
contrat de travail sans respecter le préavis en vue de préserver sa
liberté d’opinion et son intégrité intellectuelle.
- La clause de conscience ne s’applique pas si le journaliste se dévie de
la ligne éditoriale.
7. État d’esprit du journaliste suivant les règles d’éthique et de
déontologie :
- Scrupule – c’est son honneur qui est en jeu, quelqu’un de sans scrupule
n’est pas humain.
- Souci de justice – le journaliste va orienter le cours de l’histoire, il ne
doit pas avoir de parti pris.
- Indépendance
- Dignité professionnelle
- Non usage de méthodes déloyales
- Protéger l’auteur de l’information
8. Délits de presse contre les personnes :
- Diffamation : toute allégation ou imputation d’un fait qui porte
atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps
auquel le fait est imputé.
- Injure : toute expression outrageante, termes de mépris ou invectives
qui ne renferment l’imputation d’aucun fait.
9. Principaux droits du journaliste dans ses investigations :
- Droit d’accès libre à toutes les sources d’information
- Droit d’enquêter librement sur tous les faits déterminants sur la vie
publique.
10. Obligations du journaliste relatives aux sources d’information :
- Respecter la confidence et la confiance de la personne qui transmet
l’information
- Garder le secret professionnel qui constitue un droit et un devoir du
journaliste
è Le secret professionnel constitue un droit un et un devoir pour les
journalistes.
11. Méthodes de travail des journalistes :
- Rechercher par des investigations la vérité
- Fournir des comptes rendus équitables et simples des évènements et
sujets
- Servir le public avec minutie et honnêteté
- Rassembler, rapporter et interpréter l’information
12. Institution de journalistes professionnels
- Celui qui a pour principale et régulière occupation de chercher des
faits auprès des sources pour ensuite les communiquer au public par
les moyens appropriés
- Celui qui tire de cette occupation l’essentiel des ressources
nécessaires à son existence
- Y sont assimilés les reporter photographes, les reporter cameramen,
les reporter preneurs de son, les secrétaires de rédaction, les
rédacteurs, les rédacteurs traducteurs
Article 51 du code de communication médiatisée :
L’exercice de la profession de journaliste est libre. Toutefois, seules les
personnes titulaires d’un diplôme, brevet de qualification ou certificat délivré
par un établissement de formation professionnelle en journalisme, peuvent
obtenir une carte d’identité professionnelle délivrée par la commission
paritaire au sein de l’Ordre des journalistes.
Rapport de Reporters sans frontières de 2010 « Suspensions, saccages et
désinformation : les médias au cœur de la crise »
Recommandations au journalistes malgaches :
- Respect de l’éthique et de la déontologie de la profession en
s’affranchissant de la propagande, des prises de position partisanes et
des appels à la violence
- Soutien au principe de la régulation indépendante des médias et au
principe de la protection des journalistes tant contre les attaques que
contre les peines de mort.
Jurisprudence :
Des publications portant atteinte à l’honneur et à la dignité des membres du
Gouvernement et du Parlement constituent des nouvelles fausses et alarmistes
justifiant la suspension du journal – Chambre Administrative, 8 novembre
1969, Ralaiarijaona.
IV. La liberté de réunion
1. Principaux textes :
- Ordonnance n°60-082 du 13 Août 1960 relative aux réunions
publiques et aux manifestations sur la voie publique, modifiée par
l’ordonnance n°62-017 du 14 Août 1962 et par la loi organique
n°2000-014 du 24 Août 2000 portant code électoral.
- Ordonnance n°60-104 du 21 septembre 1969 relative aux
attroupements
2. Liberté de réunion :
- Liberté d’expression collective
- Droit d’expression collective des idées et des opinions
3. Difficultés d’application :
- Liberté redoutée par les pouvoirs publics, notamment dans les
démocraties naissantes
- Pratique polémique : réunion pacifique ? visée politique ? attitude
d’agissement des gouvernants ?
- Régime juridique complexe : possibilité de restrictions sévères par
souci d’ordre public
4. Distinction :
- Réunion : « la réunion constitue un regroupement momentané de
personnes formé en vue d’entendre l’exposé d’idées ou d’opinions en
vie de se concerter pour la défense d’intérêts » (CE, arrêt Benjamin du
19 mai 1993)
- Manifestation : rassemblement immobile d’individus dont le mobile
est essentiellement la solidarité (célébration d’une fête,
commémoration d’un souvenir, soutien d’une personnalité politique,
d’une idéologie)
- Cortège : rassemblement dans la mobilité comme dans les marches en
rangs ou en colonnes
- Attroupements : « toute réunion préméditée ou occasionnelle de
personnes sur une voie publique » (Ordonnance n°60-104) ;
rassemblement de personnes à caractère spontané, inorganisé,
accidentel, formé dans un lieu public et poursuivant un but illégal
susceptible d’amener des troubles ou de désordres (jurisprudence)
5. Caractéristiques essentielles de la réunion :
- Groupement concerté, organisé et intentionnel pour des échanges en
commun d’idées
- Groupement de caractère discontinu et momentané la distinguant de
l’association incarnant un lien permanent entre les membres – on ne
va pas se réunir jusqu’à minuit ou au petit matin quand-même.
- Groupement pour des objectifs variés : politique, économique, moral,
religieux, … – il faut qu’il y ait une finalité, sans quoi la réunion n’aurait
pas de raison d’être, il n’y a pas de réunion sans ordre du jour et il
serait un attroupement si c’était sur la voie publique.
6. Détermination du régime juridique :
- Distinguer réunion privée et réunion publique
- Considérer particulièrement la réunion sur la voie publique
7. Principes :
- Les réunions privées sont libres sans aucune demande ou autorisation
préalable (régime de complète liberté)
- « Les réunions publiques, quel qu’en soit l’objet, sont soumises à
l’autorisation préalable » (ordonnance n°62-017)
- « Aucune réunion ne peut être tenue sur la voie publique »
(ordonnance n°62-017)
Ordonnance n°62-017, article 8 :
« Tous cortège, défilés, rassemblements de personnes et, d’une façon générale,
toutes manifestations sur la voie publique sont soumises à l’autorisation
préalable »
8. Conséquences :
- Respect du principe de la liberté de circulation sur la voie publique en
vertu duquel la voie publique est destinée à l’usage de tous
- Tout attroupement est interdit et doit être dispersé
9. Exception :
Non soumission à autorisation préalable des sorties sur la voie publique
conformes aux usages locaux : famadihana, circincision et autres rites. La
coutume étant une source de droit formelle au même titre que la loi.
10. Procédure relative à la demande d’autorisation d’une réunion
publique :
- Demande d’autorisation parvenue au Préfet de police 48 heures au
moins avant la date prévue
- Notification par lettre ou télégramme officiel de l’autorisation ou de
l’interdiction de la réunion
è Silence de l’Administration vaut autorisation
11. Conditions de mise en œuvre de la liberté de réunion :
- Autorisation préalable
- Réunion ne pouvant pas se prolonger au-delà de 23 heures
- Constitution par les organisateurs d’un bureau responsable du bon
déroulement de la réunion
- Possibilité pour l’autorité administrative de désigner un agent
pouvant intervenir en vue de la préservation de l’ordre public
12. Rôles du bureau :
- Maintenir l’ordre
- Respect des lois et règlements
- Veiller au respect de l’objet justifiant la réunion
- Interdire les débordements de discours pouvant entraver l’ordre
public ou les bonnes mœurs ou contenir des provocations à un acte
qualifié crime ou délit
- Réquisitionner le délégué de l’Administration en vue de dissoudre la
réunion en cas d’entrave à l’ordre public, de collision ou de voies de
fait
13. Constitution du bureau :
- 3 personnes au moins
- Élection
- Constitué préalablement avant tout débat
- Membres parmi les personnes qui y assistent
14. Difficultés de distinguer la réunion privée et la réunion publique :
- Réunion privée : celle ayant lieu dans un endroit privé
- Mais une réunion privée peut se tenir dans un lieu public comme la
réunion publique ans un lieu privé
- Intérêts de la distinction : perception de certains droits et régime plus
strict de l’autorisation préalable pour les réunions publiques
15. Critères de qualifications de réunions publique retenus par la
jurisprudence :
- Réunion tenue dans un lieu public
- Sujets débattus d’ordre politique ou syndical
- Propos pouvant être entendus sur la voie publique
- Invitation nominative et individuelle des participants
- Contrôle à l’entrée
- Lien personnel entre les organisateurs et les participants
16. Conséquence :
- La réunion réservée aux seuls membres d’une association est privée
- La réunion cesse d’être privée lorsqu’elle admet à côté des sociétaires
permanents des membres non permanents ou des invités qui
constituent un public restreint
17. Particularités des attroupements :
- Redoutés généralement comme agissements de rébellion et de révolte
- Pouvant être tolérés sans troubles à l’ordre public au nom de la
démocratie et de la liberté d’expression et d’opinion
- Dispersion sur réquisition du maire des forces de l’ordre
- Dispersion après 2 sommations pour les attroupements armés
- Dispersion après 3 sommations pour les attroupements non armés
18. Sanctions aux participants dans le cadre de la répression aux
attroupements :
- Sanctions pénales : peines d’amendes ou d’emprisonnement pour le
participant, à moins qu’il ne soit pas dispersé à la première sommation
ou ne soit pas détenteur d’arme ou pour celui qui se livre à la
provocation par des discours publics écrits ou par des imprimés
- Sanctions civiles : indemnités, dommages et intérêts et frais
occasionnés par les réparations supportés par le participant s’il est
identifié ou par les contribuables de la commune dans l’impossibilité
d’identification des participants
è Ordonnance n°72-044 du 16 novembre 1972 :
Possibilité pour le législateur de déclarer un attroupement et ses conséquences
de calamité ayant pour conséquence de faire supporter la réparation des
préjudices par l’État.
V. La liberté d’association :
Personne ne peut vivre en autarcie, de manière isolée.
1. Fondements :
- Sens du communautarisme
- Sens des valeurs autres que le but lucratif
- Soutien aux mêmes convictions
- Incarnation formelle de la solidarité humaine
2. Principaux textes :
- Ordonnance n°60-133 du 03 octobre 1960 portant régime général des
associations modifiée par l’ordonnance n°75-017 du 13 août 1975
- Loi n°96-030 du 14 août 1997 portant régime particulier des ONG à
Madagascar
3. Hors champ d’application de l’Ordonnance 60-133 :
- Syndicats professionnels
- Associations syndicales
- Sociétés mutualistes
- Congrégations ou missions religieuses
- Associations cultuelles ou à caractère religieux
- Catégories d’associations pouvant justifier un régime particulier par
la loi
4. Trois (03) grandes classifications :
- Associations de type classique (celles n’ayant aucune visée politique)
et associations politiques (partis politiques)
- Associations à caractère national et associations étrangères – ils
obéissent à un régime juridique particulier et des critères peuvent être
déterminés pour qualifier les associations d’étrangères ou nationales
(exemple du critère du siège (se trouve à Mada ou en France ?], du
critère des membres du bureau [leur nationalité])
- Associations non déclarées (comme les associations familiales
[Taranak’i …]), associations déclarées et associations reconnues
d’utilité publique
è Base constitutionnelle :
Article 14 : Toute personne a le droit de constituer librement des associations,
sous réserve de se conformer à la loi.
Ce même droit est reconnu pour la création de partis politiques. Les conditions
de leur création sont déterminées par une loi sur les partis politiques et leur
financement.
Sont interdits les associations et les partis politiques qui mettent en cause
l’unité de la Nation et les principes républicains, et qui prônent le totalitarisme
ou le ségrégationnisme à caractère ethnique, tribal ou confessionnel.
5. Définition de l’association :
« la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun,
d’une façon permanente, leurs connaissances ou leurs activités dans un but
autre que de partager des bénéfices » – Article 2 de l’ordonnance n°60-133.
• Principe :
Formation libre sans autorisation ou déclaration préalable
• Atténuations :
o Déclaration préalable pour les ONG nationales
o Autorisation préalable pour les ONG étrangères
6. Application de la LTGO pour la validité de l’association :
- Nullité : sanction de l’inobservation des conditions de formation des
contrats (consentement, cause, objet, forme)
- Nullité d’association fondée sur une cause ou en vue d’un objet illicite,
contraire aux lois et aux bonnes mœurs.
- Nullité d’association dont les activités constituent une menace pour
l’ordre et la sécurité publics, les bonnes mœurs ou pour l’unité
nationale.
7. Effets essentiels de la nullité : dissolution de l’association
- Dissolution volontaire : volonté des parties consignée dans le statut de
l’association
- Dissolution forcée : soit par le juge sur des questions de validité ou sur
des questions de gestion, soit par l’autorité administrative,
notamment pour les associations en vue d’action subversive.
8. Capacité juridique
- Seulement pour les associations déclarées
- Effets : ester en justice, percevoir des cotisations, acquérir à titre
onéreux, posséder des immeubles nécessaires strictement à leur
fonctionnement, recevoir des subventions des CTD
VI. La liberté de religion / liberté religieuse :
1. Religion ?
- Mot très discuté dans l’histoire des langues
- Système de valeurs
- Objet d’étude de la théologie
- Croyance en des êtres spirituels dans l’opinion publique en général
- Pour les anthropologues, la religion contribue à faire l’unité d’un
peuple dans le partage d’une expérience et d’une explication de la vie
commune
- Les sociologues soulignent la dimension sociale des idées religieuses
qui animent toute société
- Église : communauté d’adeptes d’une religion ayant la même
conviction de foi et pratiquant le même culte
Remarques :
- États laïcs : monde judéo-chrétien – fait bien le discernement entre les
affaires de l’Église et de l’État.
- États religieux (à dominance islamique) : références aux valeurs de
l’islam dans leur système politique, économique et social – exemples :
République Islamique d’Iran, régime des Talibans en Afghanistan
(prônent le Coran à la lettre comme constitution)
2. Témoignage de Jean Paul II dans le rapport entre l’État et l’église :
- « L’État n’a pas à se prononcer en matière de foi religieuse et ne peut
se substituer aux diverses confessions pour ce qui regarde
l’organisation de la vie religieuse. Le respect par l’État du droit à la
liberté de religion est signe du respect des autres droits humaines
fondamentaux en ce qu’il est reconnaissance implicite de l’existence
d’un ordre qui dépasse la dimension politique de l’existence »
- « L’Église offre à l’État ce qu’elle considère comme un service à
l’homme : on devrait lui permettre de connaître et de vivre une
véritable liberté digne des êtres humains. C’est également la raison
pour laquelle l’Église est présente dans de si nombreuses situations de
l’État comme les écoles, les universités, les hôpitaux et les casernes »
è Constitution de 2010 :
- Article 1er : Le Peuple malagasy constitue une Nation organisée en
État souverain, unitaire, républicain et laïc.
- Article 2 : L’État affirme sa neutralité à l’égard des différentes
religions.
La laïcité de la République repose sur le principe de la séparation des
affaires de l’État et des institution religieuses et de leurs
représentants
L’État et les institutions religieuses s’interdisent toute immixtion
dans leurs domaines respectifs
Aucun Chef d’institution ni membre de Gouvernement ne peuvent
faire des instances dirigeantes d’une Institution religieuse, sous peine
d’être démis d’office de son mandant ou de sa fonction.
3. Neutralité :
- Interdiction pour l’État de prendre partie pour une religion
déterminée
- Essentiellement neutralité religieuse de l’école publique
- Interdiction d’octroi de subventions à une église
4. Laïcité :
- Conception chrétienne distinguant le domaine spirituel du domaine
temporel
- Caractéristique essentielle de la République
- Non-ingérence mutuelle dans les affaires de l’État et dans celles de
l’Église
- Promotion par l’État de la liberté de religion
5. Principaux instruments juridiques :
- Ordonnance N°62-117 du 1er octobre 1962 relative au régime des
cultes
- Décret n°62-666 du 27 décembre 1962 portant application des
articles 25, 47 et 48 du Titre VI de l’Ordonnance N°62-117
- Loi N°2003-030 du 19 Août 2004 complétant les dispositions de
l’Article 2 de l’ordonnance N°62-117 concernant les aumôneries
6. Contenu essentiel du droit à la liberté de religion :
- Liberté d’adhérer ou non à une foi déterminée et à la communauté
confessionnelle correspondante
- Liberté d’accomplir, individuellement et collectivement, en privé ou
en public, des actes de prière et de culte, d’avoir des églises ou des
lieux de culte autant que le requièrent les besoins des croyants
- Liberté des parents d’éduquer leurs enfants dans les convictions
religieuses qui inspirent leur propre vie
- Liberté des familles de choisir des écoles ou d’autres moyens assurant
à leurs enfants l’éducation de leur conviction religieuse
- Liberté pour les personnes de bénéficier de l’assistance religieuse
partout où elle se trouve comme dans les casernes militaires ou dans
des lieux de détention
- Liberté de ne pas être contraint d’accomplir des actes contraires à sa
propre foi
- Liberté de ne pas subir, pour des raisons de foi religieuse, des
limitations ou des discriminations par rapport à d’autres citoyens
dans les diverses manifestations de la vie (carrière, études,
participations aux responsabilités civiques et sociales)
- Liberté de recevoir et de publier des livres religieux touchant la foi et
le culte et d’en faire librement l’usage
- Au plan international, la liberté d’échanger, entre les communautés
religieuses, des informations et des contributions de caractère
théologique ou religieux
7. La liberté de religion englobe deux libertés :
- Liberté de croyance ou liberté de conscience
- Liberté du culte : libre exercice
8. Liberté de conscience :
Faculté reconnue dans l’appréciation d’une religion :
- Croire ou ne pas croire
- Adhérer ou non à une religion
- S’abstenir de participer à l’exercice d’une religion
- Faire ou ne pas faire un mariage religieux
- Donner un caractère religieux ou non à ses funérailles
- Interdire des discriminations fondées sur des convictions religieuses
- Interdire des pratiques religieuses contraires à la conviction
è Il revient à nous de décider
9. Liberté du culte
Faculté de manifester, de soutenir ou de propager une religion
VII. La sûreté individuelle :