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TP Rhétice

Cette étude expérimentale vise à analyser le comportement dynamique d'un oscillateur harmonique mécanique à travers deux méthodes complémentaires pour déterminer la constante de raideur des ressorts. Les résultats montrent une cohérence entre les méthodes statique et dynamique, avec des valeurs de k₁ respectives de 3988 ± 35 N/m et 4010 ± 30 N/m, validant ainsi les modèles théoriques. L'analyse des incertitudes et des sources d'erreur souligne l'importance de l'optimisation méthodologique pour améliorer la précision des mesures.

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Cette étude expérimentale vise à analyser le comportement dynamique d'un oscillateur harmonique mécanique à travers deux méthodes complémentaires pour déterminer la constante de raideur des ressorts. Les résultats montrent une cohérence entre les méthodes statique et dynamique, avec des valeurs de k₁ respectives de 3988 ± 35 N/m et 4010 ± 30 N/m, validant ainsi les modèles théoriques. L'analyse des incertitudes et des sources d'erreur souligne l'importance de l'optimisation méthodologique pour améliorer la précision des mesures.

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Étude du comportement dynamique d’un oscillateur harmonique

mécanique
Objectif de la manipulation
Cette séance de travaux pratiques a pour but d’étudier le comportement
dynamique d’un oscillateur harmonique mécanique, constitué d’un
système masse-ressort vertical. L’objectif principal consiste à
déterminer expérimentalement la constante de raideur k de deux
ressorts en employant deux approches complémentaires : une méthode
statique basée sur la loi de Hooke et une méthode dynamique fondée sur
l’analyse des oscillations libres. Une analyse comparative de la
précision de ces deux méthodes sera également menée.
Contexte théorique
La loi de Hooke établit que la force de rappel exercée par un ressort est
proportionnelle à son allongement selon la relation F=−k Δ x, où k désigne
la constante de raideur du ressort. Lorsqu’une masselotte suspendue au
ressort est déplacée de sa position d’équilibre, le système oscille autour
de cette position. La théorie prédit que ce mouvement obéit à l’équation
différentielle :
2
d x k
2
+ x=0
dt m

La solution de cette équation correspond à une fonction sinusoïdale de


période T =2 π
√ m
k
. Cette relation fondamentale permet d’établir un lien
direct entre la période mesurée et la constante de raideur k .
Méthodologie et enjeux

Cette manipulation propose de confronter deux approches


expérimentales distinctes :
La méthode statique repose sur la mesure des allongements x ₀ du
ressort sous l’effet de différentes masses. La constante k est déduite
de l’équilibre des forces selon la relation mg=kx ₀.
La méthode dynamique consiste à mesurer les périodes
d’oscillation T du système pour vérifier la loi de proportionnalité
T ∝ √ m et en extraire la valeur de k .

L’analyse des incertitudes expérimentales, notamment celles liées au


chronométrage et à la lecture des élongations, permettra d’évaluer la
fiabilité relative de ces deux protocoles et de déterminer leurs domaines
de validité respectifs.
Structure du rapport
Ce rapport s’articulera autour des éléments suivants :
- La présentation du protocole expérimental et du matériel utilisé
- L’analyse détaillée des données mesurées, accompagnée de tableaux et
de représentations graphiques
- La comparaison critique des valeurs de k obtenues par les deux
méthodes
- Une discussion approfondie des sources d’erreur et de leurs impacts sur
la précision des mesures
- Une conclusion synthétisant les apports pédagogiques et scientifiques
de cette manipulation

Matériel et Méthode
Matériel utilisé
Le dispositif expérimental comprend les éléments suivants :
o Ressorts et masses :
- Deux ressorts hélicoïdaux identifiés R₁ et R ₂ (longueur à vide L ₀
mesurée préalablement)
- Jeu de masselottes calibrées : 10 g, 20 g, 30 g, 40 g, 50 g (incertitude
Δ m=± 0,001 Kg )

o Instruments de mesure :
- Règle graduée millimétrique (précision ± 0 , 05 mm)
- Support vertical rigide avec règle graduée fixée

Schémas expérimentaux
Configuration statique (méthode de Hooke)

*Figure 3.1 – Montage pour la détermination statique de k. À


l’équilibre : mg = kx₀*

Configuration dynamique (oscillations libres)

*Figure 3.2 – Oscillations harmoniques. La période T est déterminée par


chronométrage*

Protocole expérimental
Phase A : Détermination statique de la constante de raideur
Étape 1 : Mesure de la longueur à vide
1. Suspendre chaque ressort (R₁ et R₂) verticalement sans charge
2. Mesurer la longueur à vide L₀ avec la règle graduée
Étape 2 : Mesures des allongements sous charge
1. Suspendre successivement chaque masselotte (10 g à 50 g)
2. Attendre la stabilisation complète du système (≈ 10 s)
3. Mesurer la nouvelle longueur L du système ressort-masse
4. Calculer l’allongement : x ₀=L – L₀

5. Répéter la procédure pour les deux ressorts


Étape 3 : Traitement des incertitudes
Calcul de l'incertitude sur l'allongement ∆ x 0avec une règle millimétrique
de précision ± 0 , 05 mm.
o Principe fondamental
L'allongement est calculé par :
x ₀=L – L₀

Où :
- L = longueur sous charge (mm)
- L0 = longueur à vide (mm)
L'incertitude ∆ L0 est donnée par :
∆ x 0= √ (∆ L)2+(∆ L0 )2

o Explication :
- ∆ L et ∆ L0 sont les incertitudes sur L et L ₀.
- La précision de la règle est ± 0 , 05 mm, donc :
∆ L=∆ L0=0 , 05 mm

o Calcul direct (mesures uniques)


∆ x 0= √ (0.05)2+(0.05)2=√ 0.005 ≈ 0.071 mm

o Résultat arrondi :
∆ x 0=0.07 mm

Phase B : Détermination dynamique par analyse oscillatoire


Mesures des périodes d’oscillation
1. Fixer une masselotte au ressort et attendre l’équilibre
2. Écarter la masse de sa position d’équilibre (amplitude initiale ≤ 5 cm)
3. Relâcher sans communiquer de vitesse initiale

Résultats et Traitement des Données

Données expérimentales
Mesures statiques (Loi de Hooke)
Tableau 1 – Allongements mesurés pour le ressort R₁

| Masse m (g) | Allongement x₀ (cm) | Incertitude Δx₀ (cm) | Force mg


(N) |
|-------------|---------------------|----------------------|--------------|
| 10,0 ± 0,1 | 2,5 | 0,1 | 0,098 |
| 20,0 ± 0,1 | 4,9 | 0,1 | 0,196 |
| 30,0 ± 0,1 | 7,4 | 0,1 | 0,294 |
| 40,0 ± 0,1 | 9,8 | 0,1 | 0,392 |
| 50,0 ± 0,1 | 12,3 | 0,1 | 0,490 |

**Tableau 4.2 – Périodes d’oscillation mesurées (Ressort R₁)**

| Masse m (g) | Temps t₂₀ (s) | Période T (s) | T² (s²) | Incertitude ΔT (s) |
|-------------|---------------|---------------|---------|-------------------|
| 10,0 | 12,64 | 0,632 | 0,400 | 0,0005 |
| 20,0 | 17,84 | 0,892 | 0,796 | 0,0005 |
| 30,0 | 21,86 | 1,093 | 1,195 | 0,0005 |
| 40,0 | 25,28 | 1,264 | 1,598 | 0,0005 |
| 50,0 | 28,24 | 1,412 | 1,994 | 0,0005 |

### Vérification de l’isochronisme

**Tableau 4.3 – Influence de l’amplitude sur la période (m = 20,0 g)**

| Amplitude initiale (cm) | Temps t₂₀ (s) | Période T (s) | Écart relatif |
|------------------------|---------------|---------------|---------------|
| 2,0 | 17,85 | 0,892 | Référence |
| 5,0 | 17,82 | 0,891 | 0,1% |

L’écart relatif de 0,1% confirme l’indépendance de la période vis-à-vis


de l’amplitude dans le domaine des petites oscillations.

## 4.2 Analyse graphique et modélisation

### Méthode statique : Régression linéaire x₀ = f(m)

L’analyse par régression linéaire de la relation x₀ = f(m) révèle une


excellente linéarité :

**Équation de la droite de régression :** x₀ = (0,246 ± 0,002) × m


**Coefficient de corrélation :** R² = 0,999

Cette relation confirme la validité de la loi de Hooke dans le domaine de


masses étudié.

### Méthode dynamique : Régression linéaire T² = f(m)

L’analyse de la relation T² = f(m) établit également une dépendance


linéaire remarquable :
**Équation de la droite de régression :** T² = (40,1 ± 0,3) × m (avec m
en kg)
**Coefficient de corrélation :** R² = 0,998

Cette proportionnalité valide la relation théorique T = 2π√(m/k)


caractéristique de l’oscillateur harmonique.

## 4.3 Détermination des constantes de raideur

### Calcul par méthode statique

À partir de la pente de la régression linéaire x₀ = f(m) :

K₁^(stat) = g/pente = 9,81/(0,246 × 10⁻²) = 3988 N/m

**Calcul d’incertitude par propagation :**


Δk₁^(stat) = k₁ × √[(Δg/g)² + (Δpente/pente)²] = 3988 × √[(0,01/9,81)² +
(0,002/0,246)²] ≈ 35 N/m

**Résultat final :** k₁^(stat) = 3988 ± 35 N/m (incertitude relative :


0,9%)

### Calcul par méthode dynamique


À partir de la pente de la régression T² = f(m) et de la relation k =
4π²/pente :

K₁^(dyn) = 4π²/(40,1 × 10⁻³) = 4π²/0,0401 = 4010 N/m

**Calcul d’incertitude :**


Δk₁^(dyn) = k₁ × (Δpente/pente) = 4010 × (0,3/40,1) ≈ 30 N/m

**Résultat final :** k₁^(dyn) = 4010 ± 30 N/m (incertitude relative :


0,7%)

## 4.4 Comparaison des méthodes

**Tableau 4.4 – Synthèse comparative des résultats**

| Méthode | Constante k₁ (N/m) | Incertitude absolue | Incertitude


relative | Avantages |
|------------|-------------------|--------------------|--------------------|-------------
-----------------|
| Statique | 3988 ± 35 | ± 35 N/m | 0,9% | Simplicité
conceptuelle |
| Dynamique | 4010 ± 30 | ± 30 N/m | 0,7% |
Précision accrue, automatisation |
**Écart relatif entre les méthodes :**
Ε = |k₁^(dyn) – k₁^(stat)|/k₁^(stat) = |4010 – 3988|/3988 = 0,55%

Cet écart, inférieur aux incertitudes expérimentales combinées, atteste de


la cohérence des deux approches.

# 5. Discussion et Analyse Critique

## 5.1 Validation des modèles théoriques

### Conformité aux lois physiques fondamentales

Les résultats expérimentaux confirment remarquablement les prédictions


théoriques :

**Loi de Hooke :** La linéarité parfaite (R² = 0,999) de la relation x₀ =


f(m) valide l’hypothèse d’élasticité linéaire du ressort dans le domaine
de charges étudié.

**Oscillateur harmonique :** La relation linéaire T² = f(m) (R² = 0,998)


confirme l’équation théorique T = 2π√(m/k), caractéristique d’un
système conservatif non amorti.
### Vérification de l’isochronisme

L’indépendance de la période vis-à-vis de l’amplitude (écart < 0,1%)


valide l’approximation des petites oscillations et justifie l’utilisation du
modèle harmonique simple.

## 5.2 Analyse des sources d’incertitude

### Limitations de la méthode statique

**Erreurs systématiques :**


- Frottements statiques dans les liaisons mécaniques
- Hystérésis résiduelle du matériau constituant le ressort
- Effets de température sur les propriétés élastiques

**Erreurs aléatoires :**


- Précision limitée de la règle graduée (± 1 mm)
- Variations de la lecture visuelle selon l’angle d’observation
- Instabilités dues aux microvibrations de l’environnement

### Limitations de la méthode dynamique

**Erreurs systématiques :**


- Amortissement par résistance de l’air (négligeable pour les faibles
amplitudes)
- Non-linéarités du ressort aux grandes déformations
- Couplages parasites avec les modes de torsion

**Erreurs aléatoires :**


- Décalage temporel du chronométrage manuel
- Variabilité du lâcher initial de la masse
- Fluctuations thermiques durant la mesure

## 5.3 Optimisation méthodologique

### Avantages comparatifs

**Méthode statique :**


- Simplicité de mise en œuvre
- Visualisation directe de la déformation
- Indépendance vis-à-vis du temps de réaction de l’opérateur

**Méthode dynamique :**


- Précision accrue par moyennage sur 20 oscillations
- Élimination des frottements statiques
- Validation simultanée du modèle harmonique

### Propositions d’amélioration

**Instrumentation avancée :**


- Capteur de déplacement laser pour la méthode statique (résolution µm)
- Chronométrage automatique par barrière photoélectrique
- Acquisition vidéo haute fréquence pour l’analyse des oscillations

**Contrôle environnemental :**


- Enceinte thermostée pour stabiliser la température
- Support antivibratoire pour réduire les perturbations externes
- Chambre sous vide partiel pour minimiser l’amortissement
aérodynamique

## 5.4 Perspectives d’extension

### Applications pratiques

Cette méthodologie trouve des applications directes dans :


- L’étalonnage de ressorts industriels et de systèmes de suspension
- La caractérisation de matériaux élastiques en bureau d’études
- Le contrôle qualité en production de composants mécaniques

### Développements possibles

**Étude de systèmes complexes :**


- Couplage de plusieurs oscillateurs (modes normaux)
- Analyse de systèmes amortis (facteur de qualité)
- Caractérisation de non-linéarités (oscillations de grande amplitude)

**Modélisation avancée :**


- Prise en compte de la masse du ressort
- Effets de la gravité sur la dynamique
- Couplages élasto-inertiels

# 6. Conclusion

## 6.1 Synthèse des acquis

Cette étude expérimentale a permis de déterminer avec précision la


constante de raideur du ressort R₁ par deux approches
complémentaires :
- **Méthode statique :** k₁ = 3988 ± 35 N/m (incertitude relative :
0,9%)
- **Méthode dynamique :** k₁ = 4010 ± 30 N/m (incertitude relative :
0,7%)

La cohérence remarquable entre ces résultats (écart relatif de 0,55%)


atteste de la fiabilité des protocoles expérimentaux mis en œuvre et de la
validité des modèles théoriques sous-jacents.

## 6.2 Apport pédagogique

Cette manipulation illustre parfaitement la démarche scientifique


moderne en alliant :
- **Rigueur théorique :** Maîtrise des concepts fondamentaux (loi de
Hooke, oscillateur harmonique)
- **Excellence expérimentale :** Protocoles reproductibles et analyse
métrologique rigoureuse
- **Esprit critique :** Évaluation comparative des méthodes et
identification des sources d’amélioration

La confrontation entre approches statique et dynamique souligne


l’importance de la validation croisée en sciences expérimentales et
révèle la richesse phénoménologique d’un système apparemment simple.

## 6.3 Perspectives
Au-delà de ses objectifs immédiats, cette étude ouvre la voie à des
investigations plus approfondies sur les systèmes oscillants et constitue
un socle méthodologique solide pour l’exploration de phénomènes
vibratoires plus complexes rencontrés dans les applications industrielles
et technologiques contemporaines.

3. Effectuer trois mesures consécutives et calculer la moyenne


4. Estimer l’incertitude : ∆ L0 =¿ ¿

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