Écono Métrie: 9782100865529 - FM - Indd 1 3/21/24 9:31 PM
Écono Métrie: 9782100865529 - FM - Indd 1 3/21/24 9:31 PM
métrie
Écono‑
métrie
12E ÉDITION
© Dunod, 2024
11, rue Paul Bert, 92240 Malakoff
[Link]
ISBN 978-2-10-086552-9
Avant-propos XIII
1. La notion de modèle 1
1.1 Définition 1
1.2 La construction des modèles en économétrie 2
2. Le rôle de l’économétrie 4
2.1 L’économétrie comme validation de la théorie 4
2.2 L’économétrie comme outil d’investigation 5
3. La théorie de la corrélation 5
3.1 Présentation générale 5
3.2 Mesure et limite du coefficient de corrélation 7
L’essentiel 12
1. Présentation du modèle 13
1.1 Exemple introductif 13
1.2 Rôle du terme aléatoire 14
1.3 Conséquences du terme aléatoire 16
L’essentiel 48
4. L’analyse de la variance 69
4.1 Construction du tableau d’analyse de la variance
et test de signification globale d’une régression 69
4.2 Autres tests à partir du tableau d’analyse de la variance 70
4.3 Généralisation des tests par analyse de la variance 76
VI
7. Exercices récapitulatifs 95
Annexes 113
Interprétation géométrique de la méthode
des moindres carrés 113
Résolution de l’exercice 3.1 par des logiciels informatiques
de régression multiple 114
Estimation de la variance de l’erreur 116
L’essentiel 117
Chapitre 4 Multicolinéarité
et sélection du modèle optimal 119
L’essentiel 139
2. L’hétéroscédasticité 158
2.1 Présentation du problème 158
2.2 Correction de l’hétéroscédasticité 160
2.3 Tests de détection de l’hétéroscédasticité 163
2.4 Autre test d’hétéroscédasticité : le test ARCH 170
VII
VIII
Annexes 260
Identification : les conditions de rang 260
L’essentiel 263
1. Stationnarité 266
1.1 Définition et propriétés 266
1.2 Fonctions d’autocorrélation simple et partielle 266
1.3 Tests de « bruit blanc » et de stationnarité 268
IX
4. La causalité 325
4.1 Causalité au sens de Granger 325
4.2 Causalité au sens de Sims 326
L’essentiel 330
XI
3. Spécifications et estimations
des modèles à effets individuels 393
3.1 Le modèle à effets fixes individuels 393
3.2 Le modèle à effets aléatoires 394
3.3 Effets fixes ou effets aléatoires ? Le test d’Hausman 395
L’essentiel 400
Bibliographie 423
Index 427
XII
1. Quatre logiciels sont utilisés : EXCEL (copyright Microsoft), Eviews (copyright Quantitative Micro Software),
Stata (copyright StataCorp.) et Gretl. Nous recommandons particulièrement le logiciel Gretl ([Link]
[Link]/) qui est un logiciel d’économétrie gratuit, complet et très facile d’apprentissage.
Dans le terme « économétrie » figure la racine du mot « économie » car son utilisa-
tion est surtout destinée à des fins de traitement de données économiques ; cependant,
d’autres domaines tels que la finance, la recherche agronomique, la médecine, etc., font
maintenant le plus souvent appel à ces techniques.
Ce livre s’adresse en premier lieu aux étudiants (sciences économiques, gestion,
écoles de commerce et d’ingénieurs, etc.) dont la formation requiert une connaissance
de l’économétrie. Gageons qu’il sera un support de cours indispensable et un allié pré-
cieux pour préparer les séances de travaux dirigés.
N’oublions pas cependant le praticien de l’économétrie (économiste d’entreprise,
chercheur, etc.) qui, confronté à des problèmes d’estimation statistique, trouvera dans
ce livre les réponses pratiques aux différentes questions qu’il peut se poser.
Enfin, j’exprime toute ma gratitude à toutes les personnes – collègues et étudiants –
qui ont eu la gentillesse de me faire des commentaires et dont les conseils et suggestions
contribuent à la qualité pédagogique de ce livre. Je reste, bien entendu, le seul respon-
sable des erreurs qui subsisteraient1.
1. Les lecteurs souhaitant faire des commentaires ou des remarques peuvent me contacter : Régis Bourbonnais,
université Paris Dauphine-PSL, place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75775 Paris Cedex 16.
E-mail : [Link]@[Link]
XIV
1 La notion de modèle
1.1 Définition
Il est délicat de fournir une définition unique de la notion de modèle1. Dans le cadre de
l’économétrie, nous pouvons considérer qu’un modèle consiste en une présentation for-
malisée d’un phénomène sous forme d’équations dont les variables sont des grandeurs
économiques. L’objectif du modèle est de représenter les traits les plus marquants d’une
réalité qu’il cherche à styliser. Le modèle est donc l’outil que le modélisateur utilise
lorsqu’il cherche à comprendre et à expliquer des phénomènes. Pour ce faire, il émet des
hypothèses et explicite des relations.
1. La notion de modèle est relative au point de vue auquel nous nous plaçons : la physique, l’épistémologie...
Le modèle est donc une présentation schématique et partielle d’une réalité naturel-
lement plus complexe. Toute la difficulté de la modélisation consiste à ne retenir que
la ou les représentations intéressantes pour le problème que le modélisateur cherche à
expliciter. Ce choix dépend de la nature du problème, du type de décision ou de l’étude
à effectuer. La même réalité peut ainsi être formalisée de diverses manières en fonction
des objectifs.
que, dans la seconde, l’effet s’estompe avec l’augmentation du revenu (si 0 < a1 < 1).
Nous appelons « forme fonctionnelle » ce choix (arbitraire ou fondé) de spécification
précise du modèle. Dans notre exemple, le modèle explicité s’écrit :
C = a0 + a1 Y avec a0 > 0 et 0 < a1 < 1
a1 = propension marginale à consommer
et a0 = consommation incompressible ;
I = b 0 + b1 r avec b 0 > 0 et b1 < 0 ;
Y ≡C+I+I
Les deux premières équations reflètent des relations de comportements alors que la
troisième est une identité (aucun paramètre n’est à estimer).
d) Décalages temporels
Dans le cadre de modèle spécifié en séries temporelles, les relations entre les variables
ne sont pas toujours synchrones mais peuvent être décalées dans le temps. Nous pouvons
DÉFINITIONS
On appelle « variable exogène » une variable dont les valeurs sont prédéter-
minées, et « variable endogène » une variable dont les valeurs dépendent des
variables exogènes.
e) Validation du modèle
La dernière étape est celle de la validation1 du modèle :
–– Les relations spécifiées sont-elles valides ?
–– Peut-on estimer avec suffisamment de précision les coefficients ?
–– Le modèle est-il vérifié sur la totalité de la période ?
–– Les coefficients sont-ils stables ? Etc.
À toutes ces questions, les techniques économétriques s’efforcent d’apporter des
réponses.
2 Le rôle de l’économétrie
3 La théorie de la corrélation
3.1 Présentation générale
Lorsque deux phénomènes ont une évolution commune, nous disons qu’ils sont
« corrélés ». La corrélation simple mesure le degré de liaison existant entre ces deux
phénomènes représentés par des variables. Si nous cherchons une relation entre trois
variables ou plus, nous ferons appel alors à la notion de corrélation multiple.
Nous pouvons distinguer la corrélation linéaire, lorsque tous les points du couple de
valeurs (x,y) des deux variables semblent alignés sur une droite, de la corrélation non
linéaire lorsque le couple de valeurs se trouve sur une même courbe d’allure quelconque.
Deux variables peuvent être :
–– en corrélation positive ; on constate alors une augmentation (ou diminution, ou
constance) simultanée des valeurs des deux variables ;
–– en corrélation négative, lorsque les valeurs de l’une augmentent, les valeurs de l’autre
diminuent ;
1. Au sens statistique, c’est-à-dire avec un seuil (risque d’erreur à ne pas dépasser, souvent 5 %).
2. Pour découvrir l’utilisation de l’économétrie à des fins de prévision de ventes, voir Bourbonnais R. et Usunier
J.-C. (2017).
–– non corrélées, il n’y a aucune relation entre les variations des valeurs de l’une des
variables et les valeurs de l’autre.
Le tableau 1.1, en croisant les critères de linéarité et de corrélation, renvoie à une
représentation graphique.
y y
x x
y
y
x x
Graphe 1.5
n
∑ ( xi − x ) ( yi − y )
Cov ( x, y) i =1
rx, y = = [1]
σ xσ y n n
∑ ( xi − x) ∑ ( yi − y)
2 2
i =1 i =1
avec :
Cov ( x, y) = covariance entre x et y ;
σ x et σ y = écart type de x et écart type de y ;
n = nombre d’observations.
En développant la formule [1], il vient :
n n n
n ∑ xi yi − ∑ xi ∑ yi
i =1 i =1 i =1
rx, y = [2]
2
n n n n 2
n ∑ xi2 − ∑ xi n ∑ yi − ∑ yi
2
i =1 i = 1 i =1 i = 1
ρ x, y
Sous l’hypothèse H0, nous pouvons démontrer que suit une loi de Student
(1 − ρ x2, y )
n−2
à n – 2 degrés de liberté1. Nous calculons alors une statistique, appelé le t de Student
empirique :
ρ x, y
t∗ =
(1 − ρ x2, y ) [3]
n−2
Si t ∗ > tnα−/ 22 valeur lue dans une table de Student2 au seuil a = 0,05 (5 %) à n – 2
degrés de liberté3, nous rejetons l’hypothèse H0, le coefficient de corrélation est donc
significativement différent de 0 ; dans le cas contraire, l’hypothèse d’un coefficient de
corrélation nul est acceptée. La loi de Student étant symétrique, nous calculons la valeur
absolue du t empirique et nous procédons au test par comparaison avec la valeur lue
directement dans la table.
Fichier C1EX1
Calcul d’un coefficient de corrélation
Un agronome s’intéresse à la liaison pouvant exister entre le rendement de maïs
x (en quintal) d’une parcelle de terre et la quantité d’engrais y (en kilo). Il relève
10 couples de données consignés dans le tableau 1.2.
Rendement x 16 18 23 24 28 29 26 31 32 34
Engrais y 20 24 28 22 32 28 32 36 41 41
Solution
1 Le nuage de points (graphique 1.6) indique que les couples de valeurs sont
■
approximativement alignés : les deux variables semblent corrélées positivement.
41
40
39
38
37
36
35
Quantité d’engrais
34
33
32
31
30
29
28
27
26
25
24
23
22
21
20
16 18 23 24 28 29 26 31 32 34
Rendement
x y x2 y2 xy
16 20 256 400 320
18 24 324 576 432
23 28 529 784 644
24 22 576 484 528
28 32 784 1 024 896
29 28 841 784 812
26 32 676 1 024 832
31 36 961 1 296 1 116
32 41 1 024 1 681 1 312
34 41 1 156 1 681 1 394
Somme 261 304 7 127 9 734 8 286
soit ρ x, y = 0, 89 et ρ x2, y = 0, 79
Le t de Student empirique (d’après [3]) est égal à :
ρ x, y 0, 89
t∗ = = = 5, 49 > t80,025 = 2, 306
(1 − ρ x2, y ) 0,1620
n−2
Le coefficient de corrélation entre x et y est significativement différent de 0.
y1
r=O
x1 x
10
11
12