La géothermie : Un moteur
de la transition
énergétique durable.
Réalisé par BILAL HADDAD
Code CNC :SL074M
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Sommaire:
• Introduction
• Les différents types de la géothermie
• Les différentes centrales géothermiques
• cycle de production de l'énergie électrique
• Cas pratique : centrale de Hellisheiði (Islande)
• Application au Maroc : station de Moulay Yacoub
• Comparaison des modèles et optimisation
• Conclusion
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Les types de la géothermie
Type d’énergie Température Profondeur Utilisation principale
Très haute énergie >150 °C >1500 m Électricité
Moyenne énergie 90–150 °C 1000–2000 m Électricité + chauffage
Chauffage urbain, serres,
Basse énergie 30–90 °C 500–1500 m
bains
Chauffage et climatisation
Très basse énergie <30 °C <200 m
locaux
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Centrale à vapeur sèche
Les centrales Centrale à vapeur flash
géothermiques
Centrale à cycle binaire
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Cycle de production de l'énergie électrique:
Cycle de Carnot:
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Cycle de production de l'énergie électrique:
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Cycle de production de l'énergie électrique:
Cycle Rankine:
Avec :
boiler l’ensemble « évaporateur + surchauffeur » 7
Cycle de production de l'énergie électrique:
1→2 : compression adiabatique et
réversible (isentropique) ;
2→3 : vaporisation isobare et
irréversible ;
3→4 : détente adiabatique et
réversible (isentropique) ;
4→1 : liquéfaction isobare et
irréversible.
L'évaporation isobare du fluide
peut être divisée en deux étapes
successives : chauffe du liquide de
façon isobare uniquement puis
évaporation isobare et isotherme.
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Cycle de production de l'énergie électrique:
cycle ORC:
• Le cycle Rankine simple emploie de l’eau comme fluide : il nécessite des températures élevées (> 180
°C) pour produire de la vapeur et faire tourner la turbine, ce qui demande des matériaux résistants.
• Le cycle ORC utilise un fluide organique à bas point d’ébullition : il fonctionne dès 100–150 °C, est
plus compact et moins coûteux, mais son rendement reste inférieur à celui d’un Rankine classique à
haute température, et l’ajout d’un échangeur interne (récupérateur) dans un ORC permet de
récupérer une partie de la chaleur du fluide en sortie de turbine pour préchauffer le liquide avant
l’évaporateur
•Pompe (1→2)
•Régénérateur (2→3 préchauffe le liquide haute
pression)
•Évaporateur (3→4 vaporisation grâce à la source
chaude)
•Expanseur/Turbine (4→5 détente et production de
travail)
•Régénérateur (5→6 restitue de la chaleur à
l’alimentation)
•Condenseur (6→1 condensation du fluide)
un ORC avec récupérateur (ou régénérateur) 9
Cycle de production de l'énergie électrique:
Cycle binaire:
Il y a deux boucles :
Boucle primaire (rouge) : le fluide géothermal
chaud est extrait du réservoir par un puits de
production, cède sa chaleur dans un échangeur.
Boucle secondaire (verte/bleue) : un fluide
organique en circuit fermé s’évapore dans
l’évaporateur, se détend dans la turbine
(jaune), se condense ensuite dans le
condenseur et est repris par la pompe.
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cycle de production de l'énergie électrique:
Etude de cycle de Rankine:
Bilan énergétique (1ʳᵉ loi):
Pour un écoulement permanent et négligeant Δ Eₖ et Δ Eₖ :
Rendement thermique:
Rendement thermique:
Avec:
Puissance mécanique:
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Cas pratique : centrale de Hellisheiði (Islande):
la centrale géothermique de Hellisheiði en Islande
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Cas pratique : centrale de Hellisheiði (Islande):
À Hellisheiði, le forage vertical est effectué par trépan à boue ,est une installation de
cogénération (CHP) qui fournit à la fois de l’électricité et de la chaleur : elle produit 303 MW
électriques injectés dans le réseau national islandais et délivre environ 200 MW thermiques
pour le chauffage urbain de l’agglomération de Reykjavík ainsi que pour des usages
industriels et agricoles, et son cycle double-flash on peut le modéliser comme un cycle
Rankine simple pour simplifier l’étude.
Caractéristiques de la centrale Hellisheiði
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Cas pratique : centrale de Hellisheiði (Islande):
Analyse thermodynamique:
Cycle Rankine idéal:
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Cas pratique : centrale de Hellisheiði (Islande):
Illustration chiffrée (Hellisheiði):
un tableau final des rendements:
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
La station Molay Yacoub:
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
À Moulay Yacoub, on n’utilise ni
pompe ni turbine : un forage
artésien d’environ 10 L/s
remonte naturellement une eau
à 54 °C
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
Un schéma de cycle dans la station Molay Yacoub:
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
Chauffage et échangeur thermique: Préchauffage:
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
Filtration de douche: Filtrage de grande piscine:
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
échangeur thermique:
• Etude thermodynamique
Formule du bilan énergétique en régime permanent d’un système
ouvert
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
• Hypothèses
On considère un échangeur thermique où l’eau géothermale chauffe
l’eau sanitaire via un transfert thermique (pas de travail mécanique
extrait, donc W˙=0).
L’échangeur fonctionne en régime permanent (débits stables).
On néglige les variations d’énergie cinétique et potentielle.
Alors:
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
Modélisation des pertes thermiques durant le transport :
• la loi de refroidissement de Newton
Avec:
K = Coefficient de refroidissement (ajustable)
= température initiale du fluide
= température ambiante
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Application au Maroc : station de Moulay Yacoub.
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Comparaison des modèles et optimisation:
Une comparaison complète entre la station thermale de Moulay
Yacoub et la centrale géothermique de Hellisheiði
Tableau comparatif:
Critère Hellisheiði (Islande) Moulay Yacoub (Maroc)
Température du fluide ≃ 275 °C à la sortie des puits ≃ 54 °C à la sortie du forage
Débit ≃ 600 L/s (brine flash LP) ≃ 10 L/s (puits artésien principal)
- Production d’électricité : 303
- Thermalisme (bains) - Chauffage
Usage MWe- Chauffage urbain : 200
de serres- Pisciculture
MWth- Serres & pisciculture
Commentaires:
Hellisheiði repose sur un investissement initial conséquent afin de produire
simultanément une électricité très compétitive et de fournir de la chaleur à la ville,
assurant ainsi la solidité de son modèle économique.
Moulay Yacoub, sans conversion électrique, se concentre sur la valeur ajoutée locale :
thermalisme et agriculture, avec des coûts d’exploitation faibles, mais un retour sur
investissement plus lent du fait de revenus thermiques plus modestes. 26
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Comparaison des modèles et optimisation:
• Hypothèse:
régime stationnaire
le sol homogène et isotrope
négliger tout transport de chaleur par convection
température invariante par translation suivant Ux et Uy
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Comparaison des modèles et optimisation:
𝜕𝑇 Δ𝑇
l’équation complète de la chaleur: = α
𝜕𝑡 Δ𝑍
or d'après les hypothèses , on a:
T(z)= 𝑇0 +Gz
où 𝑇0 est la température à la surface (°C), G le gradient géothermique
(°C/m) et z la profondeur (m).
Avec 𝑇0 ≈15 °C (température moyenne de la surface de terre)
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Comparaison des modèles et optimisation:
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Comparaison des modèles et optimisation:
• Flux de chaleur et puissance thermique disponible
• Loi de Fourier (conduction stationnaire)
d𝑇
• Φ=−λ =λG où
d𝑍
• λ : conductivité thermique du sol (2,5 W·m⁻¹·K⁻¹)
• G : gradient géothermique (°C/m).
• Calculs pour chaque site
Φi=2,5×0,0875=0,21875W/𝑚2
Φm=2,5×0,03625=0,090625W/ 𝑚2
• Puissance thermique sur 1 km²
P=Φ×S
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Comparaison des modèles et optimisation:
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Comparaison des modèles et optimisation:
Tableau des leviers d’optimisation:
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Conclusion.
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Annexe:
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