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Numero 3

La 3ème parution de Pharmaccess.dz se concentre sur le marché des dispositifs médicaux en Algérie, estimé à 0,7 milliard d'euros, avec une forte dépendance à l'importation. Le pays renforce son cadre réglementaire pour améliorer la qualité et la sécurité, tout en visant une réduction de la dépendance sanitaire et une augmentation de la production locale. L'adhésion à l'Agence Africaine du Médicament et à la Zone de libre échange continentale africaine ouvre des perspectives de croissance pour l'industrie des dispositifs médicaux en Algérie.

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La 3ème parution de Pharmaccess.dz se concentre sur le marché des dispositifs médicaux en Algérie, estimé à 0,7 milliard d'euros, avec une forte dépendance à l'importation. Le pays renforce son cadre réglementaire pour améliorer la qualité et la sécurité, tout en visant une réduction de la dépendance sanitaire et une augmentation de la production locale. L'adhésion à l'Agence Africaine du Médicament et à la Zone de libre échange continentale africaine ouvre des perspectives de croissance pour l'industrie des dispositifs médicaux en Algérie.

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aussi

Homologation & certification


page 4
DM & IA
page 9
Publireportage
page 10
DM & marchés publics
page 14

La 3ème parution de [Link]


sera consacrée au sujet des dispositifs
médicaux. Les aspects règlementaires
et économiques seront abordés au côté
d’une analyse sur l’importance de ce
marché estimé à plus de 640 milliards
de dollars à travers le monde emmené
par le marché américain et marqué par
une croissance galopante de plus de
7% par an, notamment dans les pays
d’Asie ce qui situera ce marché en
2029 à près de 900 milliards de dollars.
Stratégiquement, l’Algérie a renforcé son
cadre réglementaire pour élever les stan-
dards de qualité et assurer davantage
de sécurité aux usagers. A l’instar du
précédent numéro qui avait abordé la
question de la dispensation des cyto-
toxiques en officines, renforcé par une
interview de Monsieur le Ministre de la
santé, ce numéro poursuivra sa vocation
d’aide à la réflexion pour la corporation
des pharmaciens en expliquant en quoi
le marché des dispositifs médicaux
représentera une alternative économique
de taille du fait d’une forte dynamique
d’innovation et d’une hyper segmentation
qui nécessairement démultipliera l’offre et
les attentes. Comme à chaque édition,
des lucarnes sur les règlementations et
les marchés internationaux seront ou-
vertes et la question de l’innovation sera
présentée. La tendance se situant autour
du dispositif connecté qui sera incon-
tournable du seul fait de l’avènement de
L’IA dans tous les aspects de nos exis-
tences et de ce qui est désigné par l’in-
ternet des objets ou encore la robotique
et la nanotechnologie. La connectivité
est donc la quête absolue de la santé
de demain car les attentes sont autant
du côté des patients que des soignants.
Les limitations réglementaires, financières
et économiques seront indubitable-
ment dépassées tant les expectatives
sont sans fins. Des premiers éléments de
réponses dans ce numéro. Bonne lecture.
19
Octobre 2024 [Link]
ACTUALITÉS

DISPOSITIFS MÉDICAUX EN ALGÉRIE


Un marché à fort potentiel
Par Abdellatif Keddad
Pharmacien, éditorialiste

A
vec une population de 46,7 millions d’habitants au 1er La prise en charge des DM par les organismes de sécurité sociale
janvier 2024 et une assiette de plus de 28 millions d’as- reste complexe et peut varier en fonction du type de produits.
surés sociaux, les besoins en dispositifs médicaux pour Une révision nécessaire de l’ensemble des textes régissant le
l’Algérie sont importants et relèvent principalement de système de sécurité sociale datant de 1983, avait été annoncée
la commande publique. Ils ont été estimés à 0,7 Md EUR, avec par le ministre du travail. Au niveau des officines, on ne retrouve
une dépendance à l’importation de 95%. Bien qu’ayant intégré le que 2 produits remboursés : les bandelettes et les sondes pour
processus d’accession à l’OMC en 1996, l’Algérie n’en est toujours autosondage urinaire, le reste étant dispensé en milieu hospita-
pas membre et depuis sa dernière réunion avec l’organisation, lier ou dispensé dans le cadre d’un accord préalable par le biais
qui date du 1er février 2019, le dossier ne semble pas avancer. de l’ONAAPH comme c’est le cas pour les poches de stomies. Le
Selon les économistes, il s’agit plus d’une problématique d’ajus- système de remboursement fait cependant l’objet de discussions
tement productif et institutionnel que de libéralisation commer- notamment avec les opérateurs et les associations de malades.
ciale. Les requérants devant par ailleurs, assumer les coûts des
ajustements sectoriels et institutionnels imposés . Ceci donne à Perspectives de croissance
l’Algérie une certaine latitude pour mettre en place des mesures Les évaluations de pharmaco-économie, une spécialité en plein
protectionnistes, ce qu’elle a fait notamment pour les produits essor dans notre pays, devraient permettre une meilleure opti-
pharmaceutiques et dispositifs médicaux, même si le président misation des dépenses de remboursement. Les pouvoirs publics
du CNESE, Rédha Tir estimait en 2021 que l’adhésion à l’OMC ont placé les mêmes priorités en matière de disponibilité, d’ac-
devrait permettre à l’Algérie de faciliter ses échanges commer- cessibilité et de remboursement pour les dispositifs médicaux
ciaux et de conquérir des marchés étrangers. Ces mesures pro- et les produits pharmaceutiques. La réglementation dans notre
tectionnistes ont pour premier objectif de diminuer le déficit de pays en matière de DM a connu de grandes avancées, notam-
la balance commerciale et, comme second objectif, la réduction ment en matière d’homologation. Le secteur reste confronté à
de la dépendance sanitaire de l’étranger avec une augmentation un faible niveau de technologie de pointe et à une concurrence
de la couverture des besoins. Dans cette lancée, le ministère des avec les produits importés. L’Algérie qui est une destination à
finances a mis en œuvre un dispositif d’exonérations fiscales pour fort potentiel, a réalisé des efforts pour encourager la production
promouvoir les investissements portant sur la TVA sur les intrants, locale de DM. Le secteur est en pleine évolution avec des défis à
la réfaction de la TAP, la défiscalisation possible allant de 3 à 10 relever pour garantir un accès équitable et de qualité, s’appuyant
ans selon les situations. L’Algérie dispose d’une réglementation sur des ressources humaines qualifiées et sur un tissu industriel
analogue au dispositif européen en matière de définition et de conséquent qui gagnerait à capter de l’innovation par le biais de
critères de classification. Par ailleurs, en vue de simplifier les pro- partenariats internationaux à même de développer des DM de
cédures d’homologation des DM, le gouvernement a intégré dans nouvelles générations basés sur la connectivité à des fins préven-
son plan d’action, la numérisation des différentes opérations. Le tive, curative et prédictive. Le développement des softwares en
MIPP, à travers sa direction des systèmes d’information, œuvre est la clé d’autant que ces derniers font désormais l’objet d’ho-
donc à la dématérialisation des procédures via sa plateforme en mologation au même titre que les appareillages et équipements▪
ligne mise au service des opérateurs du secteur. Ces derniers
ont été invités à s’y inscrire, dans les délais impartis, en vue de
permettre l’élaboration de la nomenclature nationale des DM.

A la conquête du continent
L’Algérie est adhérente à l’Agence Africaine du Médicament depuis
2021 et bénéficie à ce titre d’un renforcement de ses capacités en
matière de réglementation des produits de santé sur le continent
pour améliorer l’accès à des produits en termes de qualité, de sé-
curité et d’efficacité. L’industrie des DM est un secteur complexe
en raison de la diversité des produits et des technologies mises en
œuvre. Dans les mesures d’encouragement, les pouvoirs publics
offrent aux opérateurs, des mesures d’accompagnement et de
soutien pour bénéficier de l’homologation, de l’enregistrement et
de la conformité à travers notamment des rencontres organisées
par les autorités à des fins d’assistance et de démystification de la
complexité des procédures avec le soutien souvent des organisa-
tions professionnelles (voir interview du Dr Gheraieb en page 4).
L’Algérie, qui a mis en place une politique d’encouragement à l’ex-
portation, figure dans le TOP 5 des producteurs pharma en Afrique.
Son adhésion à la Zone de libre échange continentale africaine
(ZLECAF), permet au secteur de l’industrie des DM, d’accéder à un
marché beaucoup plus vaste de 1,49 milliard d’habitants qui produit
moins de 2 % de ses besoins, stimulant du coup la diversification Une médecine augmentée
dans la production de nouveaux produits, les investissements et les Une santé connectée
transferts de technologie. A titre d’exemple, citons une opération
d’exportation de DM vers la Tunisie d’une valeur de 3 millions USD.

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