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PREFACE
Là où vivent les gens, doit se constituer un système disciplinaire qui donne
l’accès au développement et qui favorise l’épanouissement de la population dans sa vie
quotidienne.
Nous peuple congolais, animés par notre volonté commune de bâtir au cœur
de l’Afrique, un Etat de droit et une Nation puissante, fondée sur une véritable démocratie
politique, économique, sociale et culturelle.
Vue l’injustice, l’impunité, le népotisme (une classe des gens privilégiés, qui
jouissent de quelques droits plus que les autres), le régionalisme (le vouloir, la tendance à
favoriser le développement autonome des régions et à en conserver la physionomie, les mœurs,
les coutumes, les traditions historiques) le détournement par leurs multiples vicissitudes (des
changements, la révolution, le changement par lequel des choses différentes se succèdent les
unes aux autres, l’instabilité, les détournements qui changent des formes, tous les ministères,
toutes les institutions se retrouvent dans cette diversité de détournements), la spoliation, la
falsification, le cybercriminalité, l’aliénation, l’occupation illégale des domaines tant publics
que privés de l’Etat...
Eu égard à tous ces dérèglements, affirmant notre détermination à
sauvegarder et à consolider l’indépendance et l’unité nationale dans le respect de nos diversités
et de nos particularités positives, réaffirmant notre droit inaliénable (qui nous appartient et
qu’on ne peut pas nous arracher, ce qui nous est inséparable) et imprescriptible (auquel on ne
peut pas ajouter autre qualité) de nous organiser librement et de développer notre vie
économique, sociale, culturelle, selon notre génie propre, et l’amour envers un pays se
manifeste par des gestes, voilà pourquoi l’existence de la Direction Générale des Contrôles
Economiques, Financiers et administratifs (DGCEFA) en sigle, un service Public à caractère
scientifique et technique dont ses activités s’étant sur l’étendue du territoire National dans un
seul but principal du renforcement du Trésor Public.
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CHAP.1. L’IDENTIFICATION
Section 1. Définitions
- Action d’identifier ou de s’identifier ;
- Action de s’identifier à quelqu’un, ou à quelque chose ;
- C’est le processus par excellence de la formation de la personnalité.
- L’action consistant à identifier (donner, attribuer un nom ou un code en
propre à la chose ou la personne ainsi reconnue), un objet ou un
individu.
Quels sont les éléments d’identification ?
Ces attributions sont : le nom, le domicile et la nationalité, ça c’est une
identification individuelle; le nom d’une personne physique, est un élément
fondamental de l’identification.
L’identification d’une société :
Tout comme une personne physique, une personne morale est identifiée par
son nom, son domicile et sa nationalité.
Quel est le processus d’identification d’un individu ?
Avec la biométrie, le corps et ses parties inchangeables fourniront la principale
source pour l’attestation de l’identité d’un individu.
Quel est le rôle de l’identité de la personne physique ?
Elle assigne donc aux individus certains caractéristiques et façonne leur
comportement en fonction de ces attributs par exemple, l’individu sera classe
chez les femmes ou chez les hommes ce qui déterminera, au moins pour pallier
son comportement.
Comment identifier une personne en droit ?
L’identification de la personne juridique repose sur leur nom, prénom, leur
domicile et nationalité. Cette identification a pour but de distinguer une
personne physique d’une autre et de la localiser dans l’espace.
Le nom d’une personne est composé à partir de celui des parents, mais le
prénom est librement choisit
Quelle information permet d’identifier une personne de manière unique ?
Par exemple : un nom, une photo, un empreinte, une adresse postale, une
adresse mail, un numéro de téléphone, un numéro de sécurité sociale, un
matricule interne, une adresse IP, un identifiant de connexion informatique,
un enregistrement vocal etc.
A la Direction Générale des contrôles économiques, financiers et
administratifs (DGCEFA), l’identification consiste à connaitre et mettre à la
disposition des inspecteurs, les éléments composants d’une personne
physique ou morale pour le contrôle. Cette identification est subdivisée en 4
parties qui sont :
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L’identification économique ;
L’identification financière ;
L’identification fiscale et ;
L’identification administrative.
§1. L’identification Economique
Cette identification consiste à identifier tous les domaines de
l’Etat tant publics que privés : les eaux, les forêts, les parcs, les mines, les
routes, les ports, les bâtiments et toutes les propriétés de l’Etat.
Les inspecteurs de la direction générale des Contrôles
Economiques, financiers et administratif ont la responsabilité d’identifier tous
les domaines de l’Etat par leur nature en dégageant le nombre exact de tous
les domaines de l’Etat sur l’Etendue du territoire national.
Ayant en leurs possessions les fiches d’identifications. Les
inspecteurs de la DGCEFA élaborent des répertoires de tous les gestionnaires
actuels, leur mode de fonctionnement, les personnalités juridiques faisant
fonctionner ces domaines : ordonnance, décret, arrêté...pour faciliter le
contrôle.
A l’identification, les inspecteurs de la DGCEFA ne réclame pas
en intimant l’ordre les documents appropriés reconnus par la loi congolaise,
mais plutôt ils récoltent les informations de tout ce qui est mis à leurs
disposition par les responsables des entités identifier, ils posent une seule
question :
Quels sont les documents qui vous font fonctionner ? si c’est un
domaine de l’Etat, le gestionnaire, (responsable à jour) doit mettre à la
disposition des inspecteurs toutes les informations relatives au domaine
par sa création, son fonctionnement, mettre à la disposition des
inspecteurs, toutes les personnalités juridiques possibles créant ce dit
domaine.
Il met aussi à la disposition des inspecteurs son mandat en exhibant
des documents qui lui donnent qualité de gérer ce domaine.
Le responsable du domaine de l’Etat tant public que privé met à la disposition
des inspecteurs tous les documents nécessaires qui concernent le domaine
où il est responsable pour que ces derniers collectent les informations réelles
et fiables.
§2. L’identification Financière
Cette identification consiste à identifier tous les Etablissements
de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, ceux qui reçoivent et ne
reçoivent pas les frais de fonctionnent.
Les inspecteurs de la Direction générale des Contrôles
économiques, financiers et administratifs collectent toutes les informations
des Etablissements existants sur toute l’étendue de la République : par ces
informations nous entendons donc des :
L’identité complète des Entreprises ;
Les personnalités juridiques ;
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L’identité, mandat et qualité des gestionnaires ;
Les informations relatives aux frais de fonctionnement ;
Les effectifs réels des Agents de ces dits Etablissements.
Parlant ainsi de l’identification financière, les inspecteurs de la
Direction Générale des Contrôles Economiques, Financiers et Administratifs
collectent les informations sur les structures publiques ou privés auxquelles
sont alloués les fonds décaissés du trésor public, ces informations consistent
à déterminer les modalités de paiement, les banques auxquelles sont
rattachées ces structures. Les responsables des structures sont censés
donner aux inspecteurs toutes les informations nécessaires et fiables aux
inspecteurs lors de la phase d’identification :
La date de dernier encaissement et décaissement
La clé de répartition
La raison de rupture d’encaissement au cas où la structure ne reçoit
plus les frais des fonctionnements.
Par cette identification, l’Etat congolais connaitra le répertoire
exact de tous les Etablissements publics qui reçoivent ou pas les frais de
fonctionnement et aussi tout autres structures qui bénéficient des fonds du
trésor public.
L’Etat aura par cette identification le rapport réel sur les Etablissements
fictifs, inexistants, et ceux dont les frais de fonctionnement sont détournés et
ne sont pas exécutés par les bénéficiaires reconnus.
§3. L’Identification Fiscale
Parce que la Direction Générale des Contrôles Economiques,
Financiers et Administratifs lutte contre la falsification, les cybercriminalités,
les inspecteurs sur terrain identifient tous les Services générateurs des
recettes de l’Etat sur l’Etendu de la République, leurs imprimés des valeurs et
leurs codes de sécurités ainsi que les spécimens des signatures des
responsables. Cette identification favorise à tous les services générateurs de
recettes d’être accompagnés de la DGCEFA pour la maximisation de leurs
recettes, évite aux assujettis les tracasseries fiscales imposées par les agents
malfaisants.
Elle décourage tous imprimeurs de taxes illégales imposées aux
opérateurs économiques. Etant donné que le champ pour cette identification
est très vaste, les inspecteurs de la DGCEFA doivent exécuter une fois l’an
cette identification sur l’étendue de la République, cette identification
concerne donc tous les ministères. La DGCEFA accompagne tous les
ministères pour la maximisation des recettes pendant l’identification fiscale,
les inspecteurs ne réclament pas par imposition les documents légaux aux
responsables d’entités, mais les réels qu’ils utilisent, le reste se fait donc
pendant le contrôle fiscale.
La question est donc simple :
Quels sont les documents qui vous font fonctionner ? Et le
responsable de l’entité met à la disposition des inspecteurs les
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documents existant et ces derniers remplissent la fiche d’identification,
si donc les documents mis à leur disposition dépassent le nombre
d’espace retenu sur sa fiche d’identification, ces derniers ajoutent un
papier duplicateurs en annexe pour compléter les informations de
l’entité identifiée.
Voici les éléments nécessaires pour l’identification fiscale :
1. La dénomination ;
2. Le ministère de tutelle ;
3. La forme juridique ;
4. Le type d’impression ;
5. Le code de sécurité ;
6. Mis à la disposition de quel type d’assujetti ;
7. L’adresse de l’entité ;
8. Et sans oublier les renseignements du responsable.
Cette identification, se fait conformément à la loi n°04 /015 du
16 juillet 2004 fixant la nomenclature des actes générateurs des recettes
administratives, judiciaire, domaniales et de participation ainsi que leurs
modalités de perception telle que modifiée et complétée par la loi n°005/008
du 31 mars 2005.
A l’identification, les inspecteurs constatent après collectent des informations
fournies par les responsables des entités et font rapports à la hiérarchie qui
préparera à son tour une descente des inspecteurs des contrôles dans ces
dites entités.
Nous pouvons donc conclure que l’identification fiscale a un
bien fondé commun : l’appui à la maximisation des recettes pour tous les
services taxateurs, tous les services générateurs de recettes de l’Etat, dans
tous les secteurs de la vie, car nulle n’est censée ignorer la loi dit-on, toute
activité sur le sol congolais doit s’exécuter dans les normes fixées par la loi.
Par cette identification, l’Etat congolais aura d’une manière exacte et détaillée
le répertoire de tous les services générateurs, leurs imprimées de valeurs et
les types d’assujettis auxquels sont destinées ces dernières.
L’Etat congolais pourra détecter toutes les taxes illégales et
empêcher l’enrichissement illicite aux agents falsificateurs sur l’étendue de la
République.
Tous les partenaires de l’Etat (Assujettis) les opérateurs économiques seront
épargnés à toute tentative de tracasserie et extorsion.
§4. L’identification Administrative
Etant donné que la DGCEFA veille sur l’ensemble des services
administratifs qui dépendent de l’Etat en tant que personne de droit public
pour la stabilité et le bon traitement équitable des agents, ainsi il veille contre
toutes les suppressions et omissions des noms des agents de l’Etat, la
privation des salaires et des primes. Les inspecteurs du DGCEFA ont la
responsabilité de répertorier sur l’ensemble du territoire national tous les
agents de l’Etat et leurs modes de traitement pour ainsi faire rapport et
rétablir ces derniers dans leurs droits. Tous les agents sont agents de l’Etat,
mais il s’avère qu’il il existe une divergence, de népotisme installé et qui est
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devenue une vie normale dans notre pays, et le DGCEFA lutte contre les
traitements inégal.
Les inspecteurs ont donc un devoir d’identifier tous les agents du service
public, en collectant les données auprès des directeurs des ressources
humaines, en les confrontant aux informations des présidents syndicaux :
L’identité complète de l’agent ;
L’effectif réel du personnel ;
La date d’engagement ;
La date du début de mécanisation ;
La date du début du paiement ;
La date de la fin du paiement ;
Le numéro de listing ;
La banque d’attachement.
Le bien-fondé de cette identification est de lutter contre les agents fictifs, les
omissions, les suppressions et la privation des salaires et primes des agents,
élaborer un rapport à la hiérarchie pour remettre les agents lésés dans leurs
droits, l’Etat congolais aura l’effectif réel de l’ensemble du personnel œuvrant
les secteurs publics.
Nous pouvons donc conclure en disant ceci :
L’identification économique renforce le trésor public après collecte de toutes
les informations sur tous les domaines de l’Etat tant publics que privés, que
tout ce qui appartient à l’Etat lui appartienne exactement, et toutes les
recettes générées par ces domaines seront canaliser dans le trésor public, car
la DGCEFA lutte contre toute occupation illégale des biens de l’Etat, la
spoliation et les détournements des recettes que produisent les domaines de
l’Etat.
L’identification financière permet à l’Etat congolais de
connaitre le nombre réel des Etablissements publics ou privés qui reçoivent
les frais de fonctionnement et ceux qui ne reçoivent pas et la manière que ces
frais sont gérés par les responsables qui en bénéficient. La DGCEFA par
l’identification financière peut donner le rapport de toutes les entrées et sorties
des caisses de l’Etat ainsi que leurs modes d’utilisation.
L’identification fiscale appuie tous les services générateurs
de de l’Etat à maximiser les recettes, elle lutte contre la falsification de toute
imprimée de valeur et de tous les documents administratifs, elle lutte contre
les taxes illégales et les enrichissements illicites, toutes entreprises, petite ou
grande et même moyenne doit être en ordre avec tous les documents légaux
et nécessaires pour exercer ses activités sur le sol congolais.
L’identification administrative : elle consiste à lutter contre
la maltraitance des agents du service public, leur omission et suppression sur
des listings avec privation des salaires et primes, et elle favorise le traitement
équitable de ces derniers.
L’identification est un outil très nécessaire que l’Etat a mis en
place par la Direction Générale des Contrôles Economiques, Financiers et
Administratifs pour régulariser tous les secteurs ; tous les domaines de l’Etat
doivent lui appartenir certainement, par l’identification, pas de détournements
des recettes générées par ces domaines, tout ce qui est à l’Etat lui
appartiendra certainement, tous les Etablissements de l’Etat doivent avoir les
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frais de fonctionnement et cela conformément à la procédure légales, pas des
détournements des frais de fonctionnement. Par l’identification tout ce qui doit
être dû à l’Etat par les taxes, impôts et redevances lui seront réellement dû et
seront canaliser au trésor public, car tous les opérateurs économiques seront
sensibilisés pour remplir leur devoir civique, pas de falsifications, pas des
taxes illégales aux opérateurs économiques, pas de tracasseries par les agents
illégaux sur terrain, l’Etat renforcera réellement son trésor par outil, tous les
agents de l’Etat seront remis dans leurs droits et seront traités équitablement,
pas d’agent fictifs dans les entreprises publiques ni dans le service public de
l’Etat.
A la Direction Générale des Contrôles Economiques, Financiers
et Administratifs (DGCEFA) en sigle, l’identification et le contrôle sont
représentés dans une tarification des entités à identifier et à contrôler selon
leur nature et leur catégorie.
Nous avons la catégorie A, B, C et D.
Identification économique : A1 : domaines de l’Etat
Identification fiscale : A2 : services générateurs
Identification financière : A3 : Etablissements de l’Etat
Identification administrative : A4 : agents de l’Etat
Seule l’identification fiscale est payante pour la catégorie
A5.1, A5.2, B1, B2, C et D (cfrs tarification des entités à identifier et à
contrôler).
La catégorie des entités à identifier est déterminée dans la tarification
des entités à identifier et à contrôler.
L’identification des domaines de l’Etat, des services générateurs des
recettes de l’Etat, des Etablissements de l’Etat et des Agents de l’Etat
est gratuite.
L’identification fiscale, en dehors des services générateurs de l’Etat est
payante pour toute autre catégorie d’Etablissement, entreprises, petites et
moyennes entreprises est payante et définie dans la tarification des entités à
identifier selon leur catégorie et leur nature.
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CHAP .2. L’INSPECTION
0. INTRODUCTION
Pour la réalisation de leurs missions, les inspecteurs
relevant des inspections générales des ministères exercent :
- Une méthodologie standard qui a pour principaux objectifs :
D’étudier la pratique et la réalité du fonctionnement au niveau
des entités inspectées ;
De repérer les faits significatifs, d’en déterminer les causes et
démontrer les conséquences engendrées pour ces faits,
De proposer des recommandations ou des solutions pour
remédier ou éviter ces conséquences.
De faire obtenir les entités inspectées à recommandations
proposées
D’examiner les programmes d’action et d’assurer le suivi de leur
mise en place.
- Des règles déontologiques, tirées des normes internationales pour la
pratique professionnelle, à savoir :
L’honnêteté : Indépendance et connaissance de ses limites
(compétences et moyens).
L’objectivité : pas de préjugés, capacité d’écoute et bonne foi.
La discrétion : secret professionnel et confidentialité des
dossiers.
La fiabilité : rigueur, compétence, et respect des méthodes.
Section 1. Définitions
§1. Définition de la fonction d’inspection
1. Examen attentif dans un but de contrôle, de surveillance, de
vérification, travail, fonction d’inspecteur faire une inspection, une
tournée d’inspection.
L’inspection a comme synonyme : contrôle, épluchage étude, examen,
exploration, vérification, visite.
2. En l’absence jusqu’à présent d’une définition universelle et normative,
et en se référant aux décrets relatifs à l’organisation des différents
ministères, la fonction inspection peut être définie comme étant une
fonction chargée essentiellement de :
Réaliser toute mission d’inspection ou de contrôle administratif,
économique, fiscal et financier, même technique en vue de
s’assurer de la conformité des actes de gestion, d’évaluer la qualité
des services, d’améliorer les procédures du travail et de prestation
des services, des entreprises publiques sous tutelle et des
associations bénéficiant d’une aide ou d’une participation
publique ainsi que toute autre entité faisant partie de son
mandat.
Des missions particulières et des enquêtes qui lui sont confiées et
ce à trouver des travaux de contrôles ciblés et ponctuels.
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Vérifier la conformité.
Evaluer l’efficacité et l’efficience de la gestion au ministère.
Etablir à l’issue de chaque mission, des rapports comportant les
résultats et les soumettre au ministère concerné, et assurer le
suivi des recommandations y afférentes.
Suivre l’exécution des décisions des ministères qui lui sont
confiées.
L’inspection administrative et financière peut en outre être chargée de :
- Procéder à l’évaluation des programmes et des politiques sectorielles
financés dans le cadre de l’évaluation participative.
- Réaliser des missions d’audit et d’évaluation des projets et programmes
publics sectoriels et des programmes relatifs à la formation des agents
et à l’amélioration des procédés et des méthodes de la réforme
administrative.
- Emettre un avis sur les projets textes législatifs ou règlementaires ou
autre support visant l’organisation ou l’amélioration des méthodes de
travail administratif et financier et toutes mesures visant à améliorer la
qualité de la gestion publique et à consacrer les principes de
gouvernance au sein des services, entreprises et établissements relevant
du ministère concerné.
L’inspection générale administrative et financière est tenue
éventuellement de réaliser toutes autres missions qui lui sont confiés
par le ministre dans le domaine de sa compétence.
Dans le cadre de l’exécution de leurs missions (enquêtes,
contrôle sommaire, contrôle approfondi ou évaluation), les inspections
générales ministérielles administratives et financière peuvent dans le cas
échéant recourir aux compétences techniques.
3) L’inspection est une action d’inspecter, d’examiner, de contrôler des
personnes, des choses.
§2. La différence entre inspection et Audit :
Eu égard à toutes les définitions établies pour la fonction
inspection, il faut noter qu’elle se diffère en quelque sorte de l’audit ;
A. L’audit :
1) une activité de contrôle assurée par un auditeur, qui après vérification
approfondie délivre à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise
de ses opérations et des conseils pour les améliorer.
2) C’est une expertise professionnelle effectuée par un agent compétent et
indépendant à un jugement par rapport à une norme sur les états.
3) C’est une analyse menée par un ou plusieurs experts avec un œil impartial
et si possible indépendant sur un aspect précis de l’ensemble vérifier et
contrôler les éléments précis.
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B. Inspection : une action d’examiner avec attention, observation et
sanctionner.
Audit interne : L’audit interne est réalisé par quelqu’un qui travaille au
sein de l’entreprise. Sa mission vérifier le bon respect des procédures.
L’audit interne est parfois appelé audit de 1ere partie, c’est une activité d’appui
et de conseil à la gestion.
Audit externe : Est un examen indépendant et formel de la situation
financière d’une entreprise, cet examen peut être fait par un expert
interne ou encore un expert externe appelé communément consultant.
Les inspecteurs du service national des contrôles économiques, ayant la
maîtrise et la compétence nécessaire en la matière peuvent être sollicité par
des entreprises comme consultant en la matière de contrôle et d’audit.
La Direction générale ou la direction centrale des contrôles doit
être contrôlée ou auditionnée soit par le comité interne d’inspecteurs et/ou
auditeurs, ou encore par les experts de l’IGF ou la cour des comptes.
A la Direction Générale des Contrôles Economiques, Financiers et
Administratifs, le contrôle et l’audit sont internes et externes.
Le contrôle, ou l’audit sont établis sur base de l’exécution du chronogramme
d’activités annuel, sauf en cas d’urgence, le directeur général (coordonnateur
national) instruit par le biais de son cabinet d’élaborer un ordre de mission au
département des contrôles pour l’exécution d’une inspection ou d’un audit
visant, un département, une coordination provinciale, une division
provinciale, une antenne de représentation ou un poste des contrôles selon
les éléments en sa disposition qui confirment le dysfonctionnent dans cette
entité. Au respect de l’organigramme toutes les entités (Directions centrales
ou Directions provinciales), sont obligées de fournir le rapport de toutes les
activités en leur sein auprès de leurs autorités hiérarchiques au respect du
délai déterminé dans les statuts de la DGCEFA.
§3. Présentation globale de la fonction d’inspection
Pour la réalisation de leurs missions, les inspecteurs relevant
des inspections générales des ministères exercent en suivant :
Une méthodologie standard, qui a pour principaux objectifs:
- D’étudier la pratique et la réalité du fonctionnement au niveau des
entités inspectées.
- De repérer les faits significatifs, d’en déterminer les causes, et
démontrer les conséquences engendrées par ces faits.
- De proposer des recommandations et/ou des solutions pour remédier
ou éviter ces conséquences.
- De faire adhérer les entités inspectées aux recommandations proposées.
- D’examiner les programmes d’action et d’assurer le suivi de leur mise
en place.
Des règles déontologiques, tirées des normes internationales pour la
pratique professionnelle à savoir l’honnêteté, objectivité, la désertion et
la fiabilité.
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A. Champ d’action de l’inspection
Le champ d’intervention couvre toutes les entités rattachées au ministère :
- Les structures centrales
- Les structures extérieures
- Les établissements et entreprise sous tutelle
- Les associations bénéficiant d’un financement du département
concerné ainsi que toute autre personne de droit public ou de droit privé
bénéficiant d’une aide en vue de réaliser les objectifs du département
ministériel concerné.
B. Typologie et objectifs de la fonction d’inspection
Les inspections interviennent généralement de deux manières :
a) Effectuer des contrôles et des inspections périodiques, ponctuels et
inopinés pour les différents services : il s’agit donc de contrôles
sommaires qui ont pour objectif la détection en temps opportun des
dysfonctionnements éventuels aux règlements en vigueur au sein
d’une entreprise.
b) Procéder à des investigations administratives ou à des enquêtes en
toutes autres missions qui leur sont confiées par la hiérarchie.
A ce niveau, il y a lieu de distinguer entre :
a) Les missions planifiées : qui sont programmées annuellement. Ce
planning est soumis à l’approbation de la hiérarchie.
b) Les missions ponctuelles : qui sont soit initiées par la hiérarchie
suite à une plainte ou tout autre évènement pouvant signaler des
dysfonctionnements au niveau de certains services, soit proposées
par l’inspection sur des indices qui peuvent révéler d’éventuelles
irrégularités ou même de la corruption.
S’agissant des objectifs de l’inspection, les principaux objectifs de la mission
de contrôle étant de :
c) Garantir le respect des procédures, normes et règlements :
L’inspecteur devrait se munir de tous les textes, règlements et éléments ayant
relation avec sa mission pour pouvoir la mener à bien et par-delà se sentir
confortable avec les résultats et conclusions (leur classement comme,
observation, faiblesse, défaillances ou autres…).
d) S’assurer que les données fournies sont correctes :
L’inspecteur devrait effectuer une analyse du système d’information au sein
de l’entité pour s’assurer de l’exhaustivité des données (financières,
technique…)
e) Assurer la protection du patrimoine :
L’inspecteur devrait focaliser sur les conditions d’exploitations et de
maintenance des équipements ainsi que de leur stockage (historique/réel),
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analyser si besoin les causes de détérioration des équipements ou leur
dommage ainsi que les actions faites pour y remédier.
f) Garantir le respect des objectifs fixés :
Se munir des fiches y relatifs.
§4. Critères comportementaux de l’inspecteur
L’équipe chargée de la mission d’inspection doit se prémunir des critères
comportementaux suivants :
g) Indépendance et intégrité
h) Honnêteté
i) Secret professionnel
j) Compétence et efficacité
k) Evitements des conflits d’intérêts
Indépendance Eviter les
et intégrité conflits
d’intérêt
Honnêteté
Compétences
Secret
et efficacité
professionnel
§5. Principes de la mission d’inspection
Les missions d’inspection devraient s’effectuer selon les principes de :
La légitimité : se doter lors de chaque mission d’un ordre de mission
permettant son exécution et fixant ses objectifs.
La certitude : obligation de renforcer les observations et révélations par
des preuves tangibles et non révocables.
La solidarité : l’équipe chargée de la mission d’inspection se doit être
solidaire et responsable de toutes les observations issues du rapport.
Le droit de réponse (avis contradictoire) : obligation de permettre à
l’unité concernée par la mission de donner son avis et observations et
d’avancer ses commentaires au sujet des observations et conclusion de
l’équipe des inspecteurs.
A retenir : lors de l’exercice de leurs missions, les inspecteurs sont dotés
des plus larges prérogatives et par conséquent ont un droit d’accès à
toutes les informations et à tous les documents. Il n’est pas exclu que la
direction Générale de l’inspection puisse effectuer une mission tout en
associant toute personne pouvant apporter, vu sa compétence, un soutien aux
membres de l’inspection de l’entreprise.
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§5. Elaboration d’un plan d’inspection annuel fondé sur les risques
Autre qu’un axe anticipatif aux chapitres opérationnels 3 et 4
suivants, dédiés au cadre purement opérationnel et relatifs, respectivement, à
la planification et l’exécution des missions d’inspection, ce chapitre se
présente, dans un souci de fixer un cadre administratif et règlementaire des
missions d’inspection programmées, et de garantir leur exécution dans de
bonnes conditions.
Ainsi, et vu que ces missions devraient être exécutées
conformément à un plan d’inspection annuel approuvé, l’inspecteur général,
après consultation, d’une part, des structures concernées et d’autre part, de
ses collaborateurs, devrait établir un programme annuel d’inspection et le
soumettre à l’approbation du ministre concerné avant de le communiquer au
haut comité de contrôle (la Direction centrale des contrôles) pour d’éventuelle
coordination conformément à la loi
A. Programmation annuelle :
Le plan annuel est un document qui synthétise les activités de
l’entité de l’inspection générale, par ordre de priorité et permet de :
a) Classer des missions d’inspection à réaliser dans l’ordre
chronologique de leur déroulement (thème, nature d’inspection à
réaliser, sites à visiter ou entités concernées).
b) Déterminer les effectifs et éventuellement les membres de l’équipe
d’inspection qui interviendront sur chaque mission c’est en effet, un
aspect fondamental de la planification dans la mesure où il permet
également en fonction des missions planifiées, d’orienter les
effectifs et profils à recruter les compétences à développer pour la
réalisation des missions d’inspection.
c) Prévoir les budgets, temps et frais de missions afférents à chaque
intervention.
B. Approche d’analyse par les risques
L’évaluation des risques est le processus d’identification et
d’analyse des risques de non réalisation des objectifs d’une entité, et
l’identification des réponses adéquates.
Les raisons d’être de l’approche d’analyse par les risques étant :
- L’indépendance de la structure d’inspection dans le choix des missions
à exécuter.
- La volonté de couvrir le maximum d’entités inspectées.
- A ajouter les points 3 et 4.
1. Elaboration d’une cartographie des risques
1. Indépendance 3. Ressources
de la structure humaines et
dans le choix des matérielles à
missions
2. Volonté de
couvrir le
maximum
d’entités
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2. Définition de la cartographie des risques
La cartographie des risques permet de recenser les risques
majeurs d’une entité objet d’inspection et de les présenter de façon
synthétique sous une forme hiérarchisée, qui s’appuie sur les critères
suivants :
a) L’impact potentiel
b) La probabilité de survenance
c) Le niveau actuel de maîtrise de risques
3. Objectifs de la cartographie des risques
L’établissement d’une cartographie des risques peut être motivé
par des objectifs des différentes natures ainsi importants les uns que les
autres. Ces objectifs sont les suivants :
a) Mettre en place un contrôle interne ou un processus de
management des risques adéquat.
b) Aider le management dans l’élaboration de son plan stratégique
et de sa prise de décision.
c) Orienter le plan d’inspection en mettant en lumière les processus
au niveau desquels se concentrent les risques majeurs.
4. Méthodologie d’élaboration de la cartographie des risques
La cartographie des risques est un puissant outil de pilotage,
interne. Ainsi, son élaboration exige une méthodologie minutieuse, permettant
une détection systématique des risques majeurs, qui s’appuie essentiellement
sur :
a. L’identification des risques
L’intérêt de cette méthode se trouve dans la détermination aisée
et rationnelle des risques à partir des objectifs d’efficacité, d’efficience et de
conformité.
Pour ce, les activités majeurs de l’entité objet de l’inspection
sont décomposées en trois processus, le processus de management et de
pilotage, le processus cœur de métier et le processus support.
Une fois la décomposition de l’activité en processus est
effectuée, chaque processus est décliné en tâches et analysé graduellement
selon :
a) Les tâches ;
b) Les objectifs de la tâche ;
c) Les facteurs de risques ;
d) Les meilleures pratiques ;
e) Les risques.
b. L’évaluation des risques
Les risques identifiés sont évaluées selon leur probabilité de
survenance, leur impact potentiel et éventuellement le niveau de maîtrise
15
actuel. Cette évaluation des risques sert alors de base à leur présentation
synthétique sous une forme hiérarchisée, en se référant à la matrice d’analyse
des risques.
Très élevés (presque 2 3 3 4 4
certaine)
Elevé (probable) 2 2 3 3 4
Moyenne (possible) 1 2 2 3 4
Probabilité Faible (peu probable) 1 1 2 2 2
(possibilité)
Très faible (rare) 1 1 1 2 2
Très Faible Moyen Elevé Très
faible élevé
Impact (gravité)
La cartographie des risques s’appuie sur une analyse des processus métier, à
laquelle on croise la typologie des risques opérationnels selon un processus
métier qui répond en premier lieu à un découpage économique de l’activité de
l’entité objet d’inspection, et non à un découpage organisationnel.
A chaque étape du processus on associe en suite les incidents
susceptibles d’en perturber le déroulement et d’entrainer, la non-réalisation
des objectifs du processus (en termes de résultat sacret, ou en termes de
délais). Pour chaque évènement le risque est évalué en terme de :
Probabilité d’occurrence ;
Perte encourue en cas de réalisation.
Chaque évènement à risque doit être rattaché à une catégorie de risque
rendant ensuite l’analyse des données plus facile et rapide, et sur le plan
organisationnel à la ligne métier où l’incident a eu lieu.
Enfin, la cartographie ne saurait être complétée si elle ne
s’accompagnait de l’identification des facteurs de risque, ce sont les éléments
quantitatifs susceptibles d’augmenter la probabilité de réalisation d’un risque
(nombre d’opérations traitées, taux d’absentéisme…)
Aussi, l’intégration de l’analyse des risques permet de qualifier
l’entité objet d’inspection, tant sur son potentiel de gestion que sur les risques
de fraude associées (lutte anti-blanchissement, lutte-anti-terrorisme et fraude
fiscale). Que ce soit sur la sinistralité, les risques financiers, de marché ou
opérationnels, on doit mettre en œuvre des stratégies, des processus et des
16
politiques de prévention et de gestion des risques dans le respect des cadres
réglementaires.
§6. Structure type d’un plan annuel
Le plan annuel d’inspection doit clairement définir une
répartition des missions que ce soit au niveau central que régionale. Il peut
être présenté sous forme de tableau et faire référence aux :
a) Missions à réaliser, classées dans l’ordre chronologique de
leur déroulement.
b) Dates de lancement prévisionnelles de ces missions ainsi que
les budgets temps prévus pour chaque mission.
c) Equipes devant intervenir au niveau de chaque mission ainsi
que leur constitution.
d) Frais de mission prévisionnels.
Le plan annuel d’inspection valide peut faire foi d’ordre de mission dans le cas
où les dates de lancement des missions programmées seraient indiquaient sur
le plan.
Equipes
Frais devant intervenir
de missions au niveau de chaque mission ainsi que leur constitution
provisionnels
Dates de lancement provisionnelles de ces missions ainsi que les budgets, temps
prévus pour chaque mission
Missions à réaliser classées dans l’ordre chronologique de leur déroulement
Structure type d’un plan annuel
Section 2. Processus de planification des missions
§1. Planification d’une mission d’inspection
Cette phase concerne tous les travaux préparatoires et les
actions préventives qui doivent être faites avant le déplacement au siège de la
structure objet du contrôle et le début effectif de la mission d’inspection.
A. L’établissement d’un ordre de mission
Préalablement à la phase de prise de connaissance, il est
important que l’intervention des inspecteurs auprès de l’entité inspectée soit
précédée par l’émission d’un ordre de mission qui devrait être signé par le
Ministre ou l’Inspecteur général.
17
L’ordre (ou lettre) de mission est le mandat donné par la hiérarchie
supérieure aux inspecteurs pour informer les responsables concernés de
l’entité à inspecter de leur intervention imminente pour la réalisation
des vérifications planifiées à l’avance.
L’ordre de mission permet de :
Présenter les inspecteurs en charge de la mission de contrôle en
question.
Prévenir les entités objet de l’inspection sur les objectifs de la mission
afin qu’ils aient le temps de s’organiser et de préparer toute la
documentation nécessaire et utile au déroulement de l’inspection.
Préciser l’entité ou les entités (s), fonctions, service (s) et les personnes
concernées. Il explique, par ailleurs, les circonstances de la mission
d’inspection.
Préciser les modalités d’intervention : où, quand, qui et comment.
Accréditer l’équipe chargée de l’inspection et légitimer son intervention.
a) L’ordre de mission devrait contenir les données se rapportant
à:
L’identification de la source d’instruction.
La référence aux textes règlementant le corps de contrôle chargé de la
mission ainsi que les pouvoirs accordés aux inspecteurs dans le cadre
de leur mission.
L’identification des noms et qualités des inspecteurs chargés de la
mission, éventuellement le chef de la mission, en associant toute
personne pouvant apporter, vu sa compétence, un soutien aux
membres de l’inspection de l’entreprise.
L’objet de la mission et l’identification de (s) entité (s) concernée (s).
La date du début de la mission et la durée prévisible pour son
achèvement.
Les prérogatives accordées aux inspecteurs chargés de la mission.
Par le moyen de cet ordre de mission, les inspecteurs en charge
de la mission d’inspection sont habilités et autorisés à accéder à toute la
documentation nécessaire pour la réalisation des différents travaux dans le
cadre de leur mission ainsi qu’aux documents et personnes concernées.
L’ordre de mission est généralement contresigné par le
responsable hiérarchique de l’entité objet de l’inspection, en vue d’améliorer
l’accueil des inspecteurs et faciliter leur intervention sur le terrain.
B. Collecte et analyse des données (avant planification et
déplacement)
1. La collecte des données
La collecte des données, étant l’opération de s’acquérir de
l’ensemble de donnée et/ou informations ayant relation avec la mission,
permettant de contribuer à constituer une idée préliminaire sur l’ensemble de
la mission.
L’équipe chargée de la mission se réfère pour cela sur :
18
a. Leur compétence (la collecte des informations est
tributaire du degré de la compétence de l’équipe).
b. Les délais pour s’en acquérir).
c. La fiabilité des informations au vu de la source et de la
manière de collecte.
Textes législatifs et réglementaires liés à la structure, sujets ou projets,
ayant relation avec l’objet de la mission.
Etudes, et recherches ayant relations avec la structure/ la mission.
Rapports, données et correspondances et statistiques officielles
disponibles chez toutes les structures hiérarchiques ou intervenants
ayant relation avec la mission.
Applications et bases de données permettant d’effectuer les analyses
nécessaires.
Missions de contrôle déjà effectuées permettant d’avoir une idée sur les
risques inhérents afin de leur accorder la priorité ou l’urgence requise.
Outres articles ou information informelle.
Rassembler les rapports des inspecteurs lors de leur mission
d’identification.
2. L’analyse des données
L’équipe procède suite à la collecte des données, à l’analyse des
informations secondaires disponibles qui lui permettraient :
D’avoir une idée sur :
a) Le volume et l’importance de l’activité ou du projet
(importance à caractère financière, sociale et économique…)
b) Et les prérogatives légales accordées à la structure, ses
objectifs programmés, ses politiques et ses engagements,
ainsi que ses ressources financières et humaines.
D’analyser les informations quantitatives pour obtenir des indicateurs,
pourcentages et tableaux résumant la situation de la structure et
permettant de la comparer aux autres structures du même secteur et
de se situer par rapport aux objectifs fixés.
D’établir des recoupements entre les différentes sources d’information
quantitatives et qualitatives
De préparer les papiers de travail préliminaires à adopter lors de
l’exécution de la mission, au vu des conclusions provisoires
De se procurer des moyens physiques nécessaires pour l’exécution de
la mission, au vu de l’emplacement de la structure, particulièrement.
a. Détermination des ressources matérielles et logistique
nécessaires pour la mission d’inspection
L’équipe chargée de l’inspection doit veiller à préparer et affecter
les ressources matérielles et logistiques suffisantes pour mener leur mission
(véhicule de transport, bon de carburant, nécessité d’avoir ou non un
chauffeur, lieu de logement pendant la mission).
19
§2. Planification de la mission
Ayant effectué la collecte et l’analyse des informations
préliminaires, l’équipe procède avant de partir au siège de la structure à la
préparation des plans et programmes de la mission, au vu des objectifs fixés.
A l’arrivée au siège de la structure l’équipe procède à la collecte des données
ayant relation avec la mission disponible chez la structure.
Cette documentation devrait permettre d’avoir une idée sur :
a) L’importance/valeur de la structure dans le secteur ;
b) Ses relations hiérarchiques ;
c) Ses sources financières et ses engagements présents et
futurs ;
d) Ses ressources humaines ;
e) Ses prérogatives juridiques.
Ces données sont collectées à travers :
a) Les collectes auprès de la structure ;
b) Les discussions effectuées avec les responsables de la
structure ;
c) Les différentes analyses
d) Les visites sur analyses
e) Les systèmes d’information
A. Documents collectés de chez la structure
Cette documentation se décompose en :
a) Documents d’ordre juridique ;
b) Parmi la documentation la plus importante au vu de son
caractère/nature générale obligatoire (textes réglementant,
l’organisation du secteur, l’activité de la structure, PV et
décision du conseil d’administration, contrats et conventions
établis par la structure…) ;
c) Documents financières et comptables ;
d) Etats financiers, rapports d’audit interne et externe ;
e) Document d’ordre organisationnel ;
f) Organigramme ; fiches de postes, manuels des procédures
d’exploitation des applications et systèmes d’information ;
g) Document relatifs au plan stratégique ;
h) Document ayant rapport aux objectifs, études, plan et
programmes stratégiques et/ou annuels, contrats
programmes, études de faisabilité…
i) Document ayant rapport avec l’exécution des activités et leur
suivi ;
j) Rapports d’activité, rapport de suivi, rapport d’exécution, PV
des omissions ;
k) Document ayant rapport avec l’évaluation des activités ;
l) Tout autre document jugé nécessaire.
20
B. Entretien avec les responsables de la structure
Pour avoir le maximum d’informations sur les dispositions et
prérogatives, la manière de gérer, d’administrer, ainsi que les conditions de
pratique et d’assumer les responsabilités, une/des réunions devrai(en)t se
tenir en mode discussions et questions/réponses, à l’effet.
C. Analyses financières et statistiques (le cas échéant)
Analyses des ratios (analyses des différents éléments et facteurs
des budgets et des états financiers tels que cash, ratios de rentabilité).
Test raisonnable, (caractère raisonnable des chiffres, compte des
consommations, intérêts…).
Analyses des régressions (étude de la relation entre quelques
variables qui permettrait de prévoir des résultats).
Pour ce, l’équipe d’inspections effectue des visites sur places,
s’aperçoit sur les systèmes d’information (équipements, programmes,
données, utilisateurs, environnement, applications), ainsi que des éléments se
rapportant à :
L’exhaustivité des informations
L’actualisation et la mise à jour des données
La maintenance du matériel
La protection des deniers et la protection des ressources humaines
D. Avoir une idée sur le processus administratif et les actions
entreprises ainsi que leur suivi
L’équipe devrait donner à ce volet l’importance requise pour
comprendre les systèmes adoptés réellement par la structure et les comparer
aux lois et règles en vigueur de façon à :
a) Soulever les faiblesses défaillance et les risques inhérents
b) Identifier les forces et les faiblesses dans le système de
contrôle interne.
c) Avoir idée sur les fonctions et responsabilités des
intervenants au sein de la structure afin de délimiter les
responsabilités.
d) Identifier les entités /personnel, chargés à l’exécution et
celles chargées du suivi.
e) Identifier le circuit d’habilité d’exécution, de suivi, de
contrôle et de validation
f) Identifier les critères et normes appliqués
§3. Exécution des travaux de contrôle
L’équipe d’inspection devrait exécuter les opérations de contrôle se
rapportant :
A la préparation des fiches de contrôle (assise pour
l’établissement du rapport, confirmation des travaux des
contrôleurs, références futures) ;
21
Aux entretiens ; pour cela, l’équipe devrait ;
Identifier au préalable les sujets et objectifs des discussions ;
Fixer un rendez-vous, en annonçant l’objectif de l’entretien.
Veiller au bon déroulement de l’entretien ;
Annoncer à l’interlocuteur l’importance de ses réponses ;
Poser des questions pertinentes claires, concises et
précises ;
Prêter attention tout le long de l’entretien
Noter le maximum d’information, et exiger si besoin des
preuves ;
Etablir un PV ou adresser des questions écrites à l’effet selon
un modèle préfini ;
Aux visites et déplacements à faire sur les lieux, si
nécessaire (matériel, stocks, terrain, bâtiment autres…) ;
A l’exhaustivité des travaux programmés, à défaut, procéder
par des échantillonnages, et se procurer :
Des indicateurs de performance (économie, efficacité, et
efficience) ;
De l’organigramme de la structure (identifier les
dysfonctionnements entre ce qui est fixé dans
l’organigramme et la situation réelle : interférence,
chevauchement, doubles fonctions, tâches ou fonctions non
nanties de personnels, personnels sans charges ni
fonctions) ;
Du flow chart : identifier la traçabilité de la circulation des
données et informations au sein de la structure et juger de
son efficacité (diagramme/circulation-physique ou
électronique).
A l’exploitation des moyens et matériels mis à disposition,
A l’établissement de la feuille de révélation et d’analyse des
problèmes FRAP et à sa mise à jour, au fur et à mesure de
l’avancement de la mission
A. Collecte des preuves
Cette opération est effectuée au fur et à mesure de l’avancement de la mission.
Les normes stipulent :
Qu’il faudrait se prémunir de preuves tangibles,
cohérentes et logiques, et ce dans le but de renforcer les
conclusions et les jugements du contrôleur relatifs à
l’organisation, au programme, à l’activité ou à la fonction
objet de la mission de contrôle.
Que les contrôleurs aient les connaissances nécessaires
et profondes des techniques et procédures des collectes
des preuves.
Prendre en considération lors des choix des procédures
de collecte, de la qualité des preuves qui devraient être
suffisantes, tangibles et non onéreuses.
B. Catégories des preuves
Les preuves peuvent êtres sous formes :
22
- Physique (photos, vidéos, plans, échantillons…) ;
- Document (statuts, circulaires, PV, lettres, contrats, conventions fiches
électroniques, systèmes, applications…) ;
- Analytiques (conclusions, perceptions, avis…) ;
- Orales (informations ou données non notifiées).
C. Critères des preuves
Pour pouvoir renforcer les jugements et conclusions de l’inspecteur, les
preuves devraient être :
D. Correctes et crédibles pouvant être documentés ;
E. Règlementaires ;
F. Objectives et logiques ;
G. Réelles et applicables ;
H. Tangibles ;
I. Suffisantes quantitativement et qualitativement ;
J. Ayant lien avec l’objet de contrôle ou d’analyse.
Documentation des travaux de contrôle
Pièces officielles/administratives de la mission qui :
K. Concernent l’authentification de toutes les données se rapportant à la
mission d’inspection (informations, résultats, analyses, identification
des contrôleurs et de toutes les personnes ayant eu relation avec la
mission ;
L. Serviront d’un tiers entre ce qui a été exécuté par l’équipe d’inspection
et le contenu du rapport.
Ces pièces sont classées en :
M. Classiers sources/références (pouvant être exploité lors des prochaines
missions) ;
N. Manuel des procédures relatives aux missions futures ;
O. Un moyen de juger de la compétence des inspecteurs, de leur respect
des délais d’exécution, de la finalisation de tous les travaux liés à la
mission et de déceler les problématiques ou points non traités ;
P. Méthodologie de conduite d’une mission d’inspection.
Dans un but de garantir la réussite de la mission d’inspection, et ensuite à
l’étape de planification de la mission, comme indiqué dans le chapitre
précèdent, l’équipe d’inspecteurs chargé se concentre sur la conduite de la
mission d’inspection selon une méthodologie standard et des règles
déontologiques citées dans le code d’éthique de l’inspecteur administratif et
financier.
E. Méthodologie
Les différentes missions d’inspection devraient être réalisées suivant :
Une méthodologie standard qui a pour principaux objectifs :
D’étudier la pratique et la réalité du fonctionnement au niveau des
entités inspectées ;
De repérer les faits significatifs, d’en déterminer les causes engendrant
ces faits, et de démontrer les conséquences engendrées par ces faits ;
De proposer des recommandations ou des solutions pour remédier ou
éviter ces conséquences ;
23
De faire adhérer les entités objet de l’inspection aux recommandations
proposées ;
D’examiner les programmes d’action et d’assurer le suivi de leur mise
en place.
Des règles déontologiques tiraient du code d’éthique de l’inspecteur
administratif financier, à savoir :
L’honnêteté : indépendance et connaissance de ses limites
(compétences et moyens) ;
L’objectivité : pas de préjugés, capacité d’écoute et bonne foi ;
La discrétion : secret professionnel et confidentialité des dossiers ;
La fiabilité : rigueur, compétence et respect des méthodes.
Discrétion Fiabilité
Objectivité Honnêteté
§4. Utilité et avantages de la méthodologie de conduite de la mission
d’inspection
Le déroulement d’une mission d’inspection exige une grande
rigueur et doit obéir à certaines règles qui peuvent être évolutives et adaptées
selon, d’une part, la nature de la fonction de la structure du système ou encore
du processus et/ou de la procédure à contrôler ; et d’autre part, le contexte et
les conditions de fonctionnement de l’entité objet de l’inspection.
La conduite efficace des missions d’inspection requiert, de ce
fait l’utilisation d’une approche méthodologique simple et pragmatique ainsi
que des outils adaptés à ces types de missions.
Cette méthodologie vise à faciliter l’intervention de l’inspecteur
sur le terrain et favorise la compréhension des concepts de base relatifs à une
mission d’inspection.
Elle comporte en même temps des éléments relatifs à la
conduite de la mission ainsi que des éléments pour la réalisation du travail
sur le terrain.
Cette méthodologie permettra d’aborder les missions
d’inspection selon trois phases et propose pour la réalisation des travaux
d’inspection, l’utilisation d’outils et de techniques d’analyse tels que :
F. Le recensement des informations, données et documentation
nécessaires au bon déroulement de la mission d’inspection.
G. Les méthodes d’analyse, de vérification et de synthèse
H. Les modèles types de documents de travail
I. Les modèles de rapports attendus à l’issue d’une mission d’inspection.
24
Schéma Général de conduite d’une mission d’inspection
25
Section 3. Phasage de la méthodologie de conduite des missions
d’inspection
La méthodologie de conduite des missions d’inspection
s’articule autour des phases suivantes :
Phase 1 : phase d’étude
Phase 2 : phase de vérification
Phase 3 : phase de conclusion
§1. Phase d’étude
La phase d’étude est enclenchée par deux étapes consistant en
la prise de connaissances du domaine inspecté et l’identification des risques
et opportunités d’amélioration. Ces deux étapes constituent le plan de la
phase d’étude et permettent à travers un programme ficèle de définir :
- Les domaines, fonctions ou activités à examiner ;
- Les structures (divisions ou services) à visiter ;
- Les interviews à réaliser ainsi que les personnes à rencontrer ;
- Les informations (données pertinentes) à recueillir ainsi que les points
critiques à bien comprendre.
Cette phase permet :
- De découper en stades chronologiques la fonction, le processus en la
procédure afin de déterminer pour chaque stade (étape) les objectifs
spécifiques ainsi que les risques y afférents, et
- De vérifier l’exhaustivité des préoccupations de la hiérarchie par une
approche qualité.
Ces éléments peuvent être observés, constatés par l’inspecteur et comparés
au référentiel des procédures. L’inspecteur pourra donc déterminer si les
caractéristiques de fonctionnement réelles permettent ou non d’atteindre les
objectifs et d’éviter les risques encourus.
Plan d’approche
Le plan d’approche conclut la phase de reconnaissance du
domaine défini par l’ordre de mission. Il définit les objectifs de la phase d’étude
et les modalités de mise en œuvre de l’analyse des risques correspondante. Ce
plan d’approche consiste en l’organisation logique des travaux de l’inspecteur
pour répondre aux attentes de la hiérarchie supérieure et de l’entité contrôlée,
en évaluant les risques réels d’un dysfonctionnement donné.
26
1er étape : prise de connaissance du domaine à inspecter
Cette prise de connaissance (collecte d’informations et de donnée) du
domaine à inspecter débute par l’élaboration d’un programme
d’intervention concernant :
- Les domaines à examiner ;
- Les sites (divisions ou services) à visiter ;
- Les interviews à réaliser et les personnes à rencontrer ;
- Les informations à recueillir ;
- Les points critiques à bien comprendre ;
- Les dates de début et de fin de la phase d’étude.
Cette prise de connaissance permet de bien cerner les préoccupations majeurs
de la mission et ce, en assurant :
- La recherche de tout élément de définition et d’analyse de l’activité à
cerner sur des documents propres de l’entité inspectée.
- La consultation de bases documentaires (bases de données
informatiques ou tous autres fonds documentaires) de l’entité objet de
l’inspection.
- La détection des points marquants de l’histoire du domaine inspecté
- L’identification des chiffres saillants ainsi que les données importantes
- L’identification des méthodes de gestion et des systèmes d’information
propres à l’entité objet de l’inspection.
- La collecte des rapports antérieurs d’inspection ou d’audit (interne et
externe).
2ème étape : identification des risques et des opportunités d’amélioration
Cette étape permet aux inspecteurs de prendre conscience des
risques et des opportunités d’amélioration qui se matérialisent par le Tableau
des forces et des faiblesses apparentes (TFFA). L’objectif étant de prendre en
compte les préoccupations (problèmes réels, dysfonctionnements, résultats
non atteints) de la hiérarchie supérieure et du responsable de l’entité objet de
l’inspection.
Cette étape de reconnaissance doit éclaircir les exigences
requises dans l’ordre de mission et permettre l’analyse des données collectées.
Le résultat en est la formalisation dans un plan d’approche.
Le plan d’approche doit s’appuyer sur des préoccupations
claires et documentées, intégrant notamment celles exprimées par l’entité
objet de l’inspection.
Il doit également servir de base de discussion entre le chef de
mission et le responsable de l’entité objet de l’inspection, pour valider les
orientations proposées.
Quand le plan d’approche est formalisé et approuvé, il engage
le travail de l’équipe d’inspection et sert de guide pour la phase d’analyse des
risques.
Le plan d’approche clôt la phase de reconnaissance et
synthétise l’ensemble des informations et données collectées par les
inspecteurs, à savoir :
27
A. L’origine et les circonstances de la demande d’inspection et les
principales préoccupations de l’entité objet de l’inspection.
B. La description du domaine inspectée, données chiffrées, évolution de
ces données et limités de la mission
C. La demande de travail pour la suite de la mission, ainsi que le personnel
alloué à la mission.
A. Réunion d’ouverture
Le programme d’intervention cité-ci-dessus, est défini lors de la
réunion d’ouverture à laquelle doivent assister :
- L’inspecteur général ou l’inspecteur chef de mission, et ce, selon
l’ampleur et l’importance de la mission.
- Les inspecteurs chargés de la mission
- Le premier responsable de l’entité objet de l’inspection ainsi que ses
responsables subordonnés conçus être concernés par la mission.
Cette réunion d’ouverture devra s’articuler autour des points suivants :
- La présentation des inspecteurs par le chef de la mission,
- L’exposé et le rappel du rôle de l’inspection, de sa place et de son
positionnement au sein du ministère,
- La présentation du planning prévisionnel de la mission
- La présentation de l’entité objet de l’inspection par le premier
responsable ou l’un de ses subordonnés.
- La préparation de la logistique (moyens de communication, bureau,….)
ainsi que le planning des premiers rendez-vous.
- La sensibilisation du personnel de l’entité objet de l’inspection sur
l’importance de leur participation en tant qu’acteurs et non « victimes
ou suspects ».
Cette sensibilisation étant un moyen de les motiver et d’attirer
leur attention sur l’importance de leur étroite collaboration et du bénéfice
qu’ils peuvent tirer de l’intervention des inspecteurs.
1. Analyse des risques : tableau des forces et faiblesses
apparentes (TFFA)
Le tableau des forces et des faiblesses apparentes conclut la
phase d’analyse des risques, réalisée sur la base des objectifs définis dans le
plan d’approche. Il a pour objectif de faire un état des lieux des forces et
faiblesses réelles ou potentielles de l’entité ou activité inspectée.
L’analyse des risques est une étape particulièrement importante. En effet, du
sérieux de sa préparation, dépend le succès de la mission tant au niveau de
temps passé que dans la pertinence des recommandations.
Le tableau des forces et des faiblesses apparentes reprend les
thèmes suivants :
B. Le domaine ou l’opération inspectée : le thème ainsi que la structure,
concernée ou impliquée dans le traitement du processus.
C. Les objectifs de l’inspection : la situation théorique du bon
fonctionnement du processus
28
D. Les risques : les conséquences ou les éléments redoutés en cas de
dysfonctionnement
E. Les indicateurs qui traduisent de manière concrète et détaillée les
critères d’évaluation
F. Les forces et faiblesses par rapports à un objectif de contrôle, interne ou
à une caractéristique assurant le bon fonctionnement ou l’atteinte d’un
résultat escompté
G. La conséquence ou le degré de gravité
H. Les commentaires supplémentaires sur les risques s’il y a lieu en termes
de régularité, les forces et faiblesses s’expriment qualitativement et
quantitativement par rapport à des règles, procédures et systèmes
existants.
I. En terme d’efficacité, les forces et faiblesses s’expriment qualitativement
et quantitativement par rapport à des résultats attendus et à leurs
conditions d’obtention
Une force ou une faiblesse doit s’exprimer par rapport à un
objectif de contrôle interne ou une caractéristique normalement attendue (par
rapport à une norme) pour assurer le bon fonctionnement d’une organisation
ou l’atteinte d’un résultat escompté.
Pour chaque objectif de l’analyse, l’inspecteur doit apprécier
l’aptitude des dispositions de contrôle mises en place à attendre les objectifs
du contrôle interne et à contribuer au résultat attendu.
L’appréciation du risque sur deux estimations :
J. Le degré de gravité de la perte pouvant en résulter (ou des conséquences
directes et indirectes)
K. La probabilité ou la possibilité de réalisation du risque : notion
quantifiée formellement ou documentée par référence à l’expérience de
l’inspection.
La mesure des risques doit être effectuée selon deux axes et doit permettre :
De situer l’importance des faiblesses de systèmes ou de l’insuffisance de
résultats constatés en termes de conséquences réelles ou potentielles.
D’apprécier le degré de confiance qu’a l’inspecteur du point analysé, à
la date d’établissement du Tableau des forces et des faiblesses
apparentes (TFFA).
L’analyse des risques et de ce fait l’établissement du TFFA,
nécessite de se rendre sur le terrain (à l’entité inspectée).
Les procédures, informations et chiffres significatifs collectés
au cours de la phase de reconnaissance, ainsi que la description des systèmes
d’information et de pilotage sont analysés dans la phase d’analyse des risques
pour remplir le TFFA.
Toute description de l’organisation faite a pour objectif de
formuler une opinion sur l’atteinte des objectifs de contrôle préalablement
définis.
Enfin, le Tableau des forces et des faiblesses Apparentes (TFFA)
présente de manière synthétique les opinions de l’inspecteur sur chaque
thème analysé. Il permet de hiérarchiser les risques dans le but de préparer
le rapport d’orientation. Un classement des principales forces et faiblesses
29
rencontrées pourra être établie pour amorcer l’orientation des phases
suivantes de la mission.
§2. Phase de vérification
Feuille de couverture
Elle décrit les modalités de mise en œuvre d’une tâche définie
dans le programme de vérification, puis met en évidence les conclusions qui
en ont été tirées. Elle est le document d’articulation entre le programme de
vérification (de travail) et le travail terrain d’une section (ou d’une partie de
section) avec ses conclusions.
La feuille de couverture est établie en deux temps :
L. Avant l’action : la feuille de couverture permet de décrire le but de
l’action et les modalités (caractéristiques du test, contenu du
questionnaire plan détaillé du guide d’inspection ou des interviews) de
mise en œuvre d’une tâche.
M. Après l’action : la feuille de couverture garantit une bonne présentation
des résultats et conclusions (des réponses précises et une interprétation
des résultats) et facilite la constitution de dossier synthétique et sa
supervision.
La feuille de couverture doit indiquer :
N. La liste exhaustive des interviews à mener (les personnes à contacter et
personnes à voir)
O. Les séquences du contenu des interviews
P. La rédaction des questionnaires
Q. Les références des états et documents utiles à la compréhension de
l’activité et au bon déroulement de la mission
R. L’organisation des tests et l’étendue de ces tests, pour chaque test à
effectuer, la feuille de couverture précisera notamment :
Le type et la référence des documents à exécuter
La période de référence ou les dates concernées
Les vérifications et les opérations à effectuer
La forme sous laquelle les résultats sont présentés
La population globale testée
Les modalités d’échantillonnage
La feuille de couverture constitue un document autonome permettant au chef
de mission de comprendre l’action menée, d’interpréter ses résultats et
d’apprécier ses conclusions sans avoir à consulter et d’apprécier les papiers
de travail détaillés.
A cette fin :
Une copie de la feuille de couverture figurera dans le dossier
synthétique.
L’original restera dans le dossier analytique en tête des papiers de
travail et, le cas échéant, celle des points du rapport correspondant.
30
Il est aussi commode de reporter sur le programme de vérification, dans les
colonnes prévues à cet effet, en face de l’action concernée :
S. Le nom ou les initiales de l’inspecteur qui a effectué le travail
T. La date à laquelle le travail a été effectué et achevé
U. Le numéro de référence de la feuille de couverture
V. Le ou les numéros des FRAP à établir ou la mention « pas de FRAP » s’il
y’en a pas.
Quelques définitions
a) Feuille de couverture : c’est un document interne à l’équipe de mission,
destiné à définir et à répartir les tâches entre les membres, à planifier
et à suivre les travaux des inspecteurs, et ou des auditeurs.
b) Feuille de révélation et d’analyse de problème (FRAP)
La FRAP est un document normalisé rempli par un inspecteur
ou un auditeur interne à chaque fois qu’il détecte sur le terrain un
dysfonctionnement, une erreur ou un risque opérationnel, il permet de
synthétiser : le problème rencontré, les faits, les causes, les conséquences et
les recommandations. La FRAP est donc utilisée pour conduire et structurer,
le raisonnement de l’inspecteur ou auditeur jusqu’à formulation de la
recommandation.
Q. Comment élaborer la FRAP ?
1. L’énoncé du problème résumant le dysfonctionnement.
2. Les faits qui montrent qu’il y a dysfonctionnement (des constats
objectifs) ;
3. Les causes qui expliquent le problème ;
4. Les conséquences qui en découlent ;
5. Les recommandations pour solutionner les causes et le problème
Problème
Faits - constats
FRAP
Causes
Conséquences
Recommandations
FRAP : dissoudre un problème pour le résoudre
31
FRAP : comme on vient de le voir, l’inspecteur sur le terrain collecte de
l’information qu’il doit analyser et synthétiser pour cela, il utilise de nombreux
outils statistiques, notamment de statistique descriptive. Il peut réaliser les
analyses de contenu des entretiens qu’il a effectué, il peut procéder à des
croisements d’informations. Parfois il peut avoir accès à des bases de données
du personnel et effectuer des enquêtes pour procéder à des vérifications.
La FRAP est donc un document par lequel l’inspecteur ou
l’auditeur interne documente chaque dysfonctionnement, conclut chaque
étape de son travail de terrain et communique avec le responsable de l’entité
objet de l’inspection soit avec les audités pour l’auditeur.
Exemple a) : Contrôle des entrées et sorties de l’entreprise
Problème : - Les fiches de visite ne permettent pas de maîtriser les
déplacements des personnes étrangères à l’intérieur de l’entreprise.
Faits : - Lorsqu’un visiteur quitte l’entreprise la fiche de visite :- n’est
pas systématiquement rendue au poste de garde
- N’est pas toujours signés par la personne en visite
- Ne porte pas l’heure de fin d’entretien
- Ne porte pas l’heure de sortie
- N’est pas toujours archivée
Causes : - La procédure est incomplète et n’est pas scrupuleusement
respectée
Conséquences : - Des personnes étrangères peuvent sans y être
autorisées parcourir l’entreprise
Risques : Accidents, vol, espionnage industriel
Solutions proposées :
compléter la procédure en précisant que :
- L’heure de la fin de l’entretien devra être notée sur la fiche de
visite,
- Le contrôle des fiches archivées permettra de rechercher les
visiteurs n’ayant pas rendu la leur, à charge pour le visité d’en
faire la remarque aux intéressés.
Les FRAP sont essentiellement utilisées dans le contrôle d’efficacité. Elles
attirent l’attention sur les procédures défaillantes et sur leurs conséquences
qui peuvent ne pas apparaître aux responsables opérationnels.
Les FRAP, rédigées par l’inspecteur ou l’auditeur, doivent être approuvées par
le chef de mission (qui les signe), validées avec les entités objet d’inspection
ou soit les audités qui s’exprimeront notamment sur la faisabilité des
opérations.
32
Modèle de FRAP
Feuille de révélation et d’analyse de
problème
Ref. papier de FRAP N° :………………
travail :…
Problème :
Constat :
Conséquences :
Recommandation :
Etabli par : Approuvée par :
Ex : 2. Feuille de révélation et d’analyse de problème
FRAP N°02
Service : contrôle gestion
Feuille de Révélation et d’Analyse de Problème (FRAP)
Objet : Contrôle du service « contrôle de Gestion » inspecteur : Jissy
MABENGI
Faits :
- La société ne dispose pas d’un manuel de procédure,
- L’absence d’un service d’audit interne attaché à la direction
Générale
Causes :
Inconscience des responsables quant à l’importance de l’enregistrement des
procédures
Conséquences :
La non formalisation des procédures au sein du service de contrôle de
Gestion peut impacter l’exécution des tâches assignées voir le non-respect
de ces tâches et de leur séparation, ce qui entrainera une anarchie au sein
du service.
Recommandations :
- L’élaboration d’un manuel de procédures permettrait de
conserver une trace écrite de la représentation des tâches et
responsabilités et d’éviter ainsi la perte du temps lors du
changement du personnel.
33
- Restructuration de l’organigramme et recrutement d’un
auditeur interne expérimenté.
Le service de l’audit interne doit être indépendant des services opérationnels
et lié directement à la Direction Générale
A. Réunion d’ouverture :
La réunion d’ouverture se fait généralement avec l’ensemble du personnel de
l’entité objet de l’inspection, ou soit avec juste la direction de ladite entité, de
même, la direction peut convier l’ensemble du personnel à la réunion
d’ouverture. Dans ces deux cas, il faut adapter le discours selon les
interlocuteurs. Par exemple, il faut préciser les termes les plus techniques
lorsque l’ensemble des personnels sont présents.
Le Tableau des forces et faiblesses Apparentes (TFFA)
Le Tableau des forces et faiblesses apparentes conclut l’étape de discernement
des risques. Il a pour objectif de faire un état des lieux des forces et faiblesses
réelles ou potentielles de l’entité objet de l’inspection ou du domaine audité
afin d’orienter les travaux détaillés.
Le TFFA conclut la phase d’analyse des risques réalisés sur la base des
objectifs définis dans le plan d’approche. Il doit donc présenter de manière
synthétique et argumentée les présomptions ou l’avis de l’inspecteur
(auditeur) sur chacun des thèmes analysés, il permet de hiérarchiser les
risques dans le but de préparer le rapport d’orientation.
Papiers de travail
Les papiers de travail sont la matière première de l’inspecteur
pour documenter et consigner chacune des constatations et conclusions,
compiles les faits et réflexions ayant valeur de preuve et d’argument. Ils
constituent une base commune en vue d’un travail d’échange,
d’enrichissement et de réflexion entre les membres de l’équipe.
Lors des missions d’inspection, l’inspecteur élabore des papiers
de travail pour chaque tâche effectuée, depuis le moment où la préparation de
la mission est lancée jusqu’à la diffusion du rapport.
Les papiers de travail permettent :
- De recueillir les informations obtenues lors des entretiens et des
travaux de détails ;
- D’identifier et documenter les faiblesses relevées
- D’alimenter les discussions avec les responsables de l’entité objet
de l’inspection ;
- D’étayer le rapport ;
- De faire superviser l’avancement et les résultats de la mission
selon l’importance des points abordés.
En pratique, les papiers de travail doivent être établis quotidiennement au fur
et à mesure du déroulement et de l’avancement des travaux sur le terrain.
34
Dossiers de travail
On doit consigner dans les dossiers, les questions importantes en collectant
des éléments probants pour fonder son opinion et permettre de s’assurer que
la mission a été effectuée selon les normes et les obligations règlementaires en
vigueur. Le travail constitue la structure d’accueil étant composée de dossiers
de travail (dossier synthétique, dossier analytique, dossier administratif et
dossier permanent) et d’un système de référence organisé.
Comment
Pourquoi
Quand
? Pour Qui
Où
Avec quoi
Les objectifs des dossiers constitués étant :
- Le recensement des informations collectées et leur report sur les
papiers de travail ;
- L’argumentation des conclusions du rapport d’inspection par des
données convenablement classées, structurées et archivées.
Le classement des papiers de travail doit permettre un accès
direct et rapide à l’information souhaitée, aussi bien pour le responsable de la
mission que pour les inspecteurs intervenant dans la mission. Evidemment,
un système d’indexation et de référence s’impose.
Les documents établis lors des missions antérieures tels que
les organigrammes, les diagrammes de circulation de l’information et des
documents peuvent être repris à l’occasion d’une nouvelle mission
d’inspection.
Le dossier de travail est constitué de quatre types de dossiers
différenciés en fonction des objectifs auxquels ils sont destinés :
- Le dossier synthétique : qui comprend l’ensemble des documents
reçus de l’entité contrôlée, les FRAP élaborées, les papiers de
travail confectionnées par les inspecteurs.
- Le dossier analytique : qui comprend les éléments issus de la
phase de vérification. Lorsque les papiers de travail sont trop
volumineux, ils sont classés dans le dossier annexe et remplacés
par une feuille de renvoi dans le dossier analytique.
- Le dossier annexe : qui regroupe l’ensemble des informations
historiques sur le processus, la procédure ou l’entité contrôlée et
35
les rapports d’audit (interne et externe) ou d’inspection ainsi que
la documentation collectée quant aux thèmes traités.
- Le dossier Administratif : constitue l’outil de planification et de
contrôle d’une mission d’inspection. Il englobe les états
d’avancements des travaux, les points qui sont en suspens ainsi
que des budgets de frais, les exemplaires vierges de feuilles de
temps et de notes de frais, les budgets de frais de mission et leur
suivi.
La feuille de révélation et d’analyse de problème (FRAP)
La feuille de révélation et d’analyse de problème (FRAP) est le
papier de travail synthétique comme nous l’avons vu par lequel l’inspecteur
présente et documente chaque dysfonctionnement, conclut chaque section de
travail et communique avec l’entité inspectée.
La FRAP est un papier de travail structuré qui permet d’atteindre les cinq
objectifs suivants :
- Guider la réflexion de l’inspecteur (sûreté et rapidité) lors des
entretiens réalisés ;
- Communiquer avec les inspectés (identifier et résoudre) ;
- Piloter la mission (section par section, FRAP validées et
référencées ;
- Faciliter la synthèse (conclusions précises et concises) ;
- Accélérer la rédaction du rapport (ossature du rapport).
La FRAP attire l’attention sur les conséquences des dysfonctionnements et les
recommandations de l’inspecteur, plus que les faiblesses elles-mêmes. Elle
permet de faire ressortir les risques dus au non-respect des règles et les coûts
engendrés par les dysfonctionnements.
Tout dysfonctionnement digne d’être signalé sera formulé sous forme de FRAP,
en synthétisant dans l’ordre suivant :
- Le problème ;
- Les faits ;
- Les conséquences ;
- La solution ou la recommandation.
La FRAP sert ainsi de repère, et l’objectif du travail sur le terrain devient de
produire des FRAP. Toute FRAP produite par l’inspecteur doit être approuvée
par le chef de mission puis validée avec les inspectés concernés au fur et à
mesure de l’avancement des sections du travail sur le terrain.
La validation des FRAP avec les inspectés est capitale et constitue une pré-
validation du contenu du projet de rapport puisqu’elle permet :
- D’éviter l’effet psychologique d’un travail dans le secret :
inquiétude des inspectés, antagonisme vis-à-vis des inspecteurs,
suspicions réciproques sur les diligences et sincérité, de l’autre ;
- De prévenir l’entité objet de l’inspection le plus tôt possible du
problème soulevé ou relevé (il ne s’agit pas de le dénoncer mais
de l’aider et le conseiller)
- De lui laisser le temps de s’habituer, d’admettre le problème, et
de le reconnaître ;
36
- D’obtenir la collaboration de l’entité objet de l’inspection pour
résoudre le problème ;
La feuille de Révélation et d’analyse de problème doit être :
- Produite au fur et à mesure de l’avancement des travaux de
section pour dégager l’esprit résultant d’une accumulation
d’informations non structurées à la fin du travail sur le terrain.
- Supervisée par le chef de mission, afin de soulever le maximum
de question et de clarifier la rédaction.
- Validée avec chaque personne concernée par la mission
d’inspection au fur et à mesure de l’avancement des travaux sur
le terrain.
Cette validation prépare l’entité inspectée à reconnaître le problème, à le faire
adhérer au contenu du rapport et à l’associer au développement des
recommandations.
§3. Phase de conclusion
La phase de conclusion est la dernière phase dans une mission
d’inspection. Elle permet de présenter les résultats de l’intervention de
l’inspecteur dans le cadre d’un rapport d’inspection.
A. Ossature du rapport
L’ossature du rapport, élaborée à partir des problèmes figurant
sur les FRAP et des conclusions figurant sur les feuilles de couverture, est
l’enchainement des messages que l’inspecteur veut délivrer dans le rapport
concluant la mission.
L’équipe d’inspection doit structurer sa réflexion et organiser
son discours avant de rendre compte de ses conclusions aux principaux
responsables objet de l’inspection et à la direction concernée par la mission
d’inspection (présentation orale ou par écrit)
L’ossature du rapport reprend les énoncés des problèmes,
classés par thème et par ordre d’importance, avec éventuellement les titres de
regroupement sous lesquels ils apparaissent dans le rapport.
L’ossature du rapport sera utilisée :
- Pour auto-diagnostiquer la cohérence des conclusions de la
mission d’inspection
- Comme guide de montage du projet de rapport d’inspection
(provisoire ou définitif) quand ce dernier est constitué de FRAP.
- Comme guide de relecture par le responsable de l’inspection
- Comme support de la présentation des résultats de la mission sur
site (ct. Compte rendu final au site ‘’CRFS’’).
Avant de quitter l’entité inspectée, l’équipe d’inspection doit
répondre au souhait légitime du responsable de l’entité inspectée, d’être
informé rapidement et en premier sur le résultat des vérifications effectuées
et des conclusions dégagées, l’ossature du rapport en constitue la base.
37
Il serait en effet, inacceptable de quitter le site sans compte
rendu structuré, sous peine de se voir affubler d’incompétence, et
d’imprudence et du fait de présenter les conclusions sans le recul nécessaire,
les inspecteurs doivent clairement distinguer les problèmes, solidement
établis, des éventuelles observations provisoires. Le compte rendu final au site
engage l’équipe, qui ne pourra, sans se déjuger, présenter des conclusions
différentes dans le rapport.
Le compte rendu final au site doit être programmé dans le cadre
du travail sur le terrain :
- Quant à sa préparation : il est fructueux de tenir la réunion de
synthèse de l’équipe d’inspection (qui produit l’ossature du
rapport) avant d’effectuer les dernières et secondaires
vérifications du travail sur le terrain ; et
- Quant à sa présentation : la réunion de synthèse doit être courte
et doit être concentrée sur l’essentiel afin de faire passer les
messages clés.
Lors de la réunion de synthèse, il est souhaitable que l’équipe
d’inspection soit présente pour répondre de manière précise aux explications
demandées. Les explications doivent clairement distinguer les impression, les
présomptions et faits prouvés.
Compte rendu d’une mission d’inspection
Le rapport d’inspection contenant les conclusions concernant
la capacité de l’entité inspectée à accomplir sa mission soit tant l’accent sur
les dysfonctionnements pour que soient développées des actions de correction
et de progrès, est communiqué aux principaux responsables concernés, pour
action, et à la hiérarchie supérieure pour information et décisions.
B. Aperçu des étapes de la phase de rapport
Le rapport permet à son destinataire de prendre la décision
d’agir. La rédaction d’un rapport répond dans la plupart des cas à une
demande du manager qui a besoin de s’informer sur une question pour
prendre une décision. Il y a différents types de rapports, le plan peut varier en
fonction du type de rapport. Toutefois la méthode suivante proposée
s’applique dans la majorité des cas.
Etape 1- Bien faire préciser la demande
Bien faire préciser la demande : c’est cette 1ere étape qui va vous
guider et circonscrire utilement le champ de votre travail. A cet effet, il est
nécessaire de focaliser sur les points suivants :
- Qu’attend le destinataire du rapport précisément de vous ?
- Quels sont les enjeux ?
- A quoi le rapport va-t-il lui servir ?
- Que connait-il déjà du sujet. (pour éviter de le submerger
d’informations dont il a déjà connaissance) ?
- A-t-il connaissance d’études déjà existantes sur le sujet ?
- Quel est le contexte ?
- Quelles sont les raisons du rapport : incident, simple vérification ?
38
Rassembler et traiter l’information nécessaire
Les sources d’informations sont nombreuses, tant en interne
qu’en externe.
Il peut s’agir d’entretiens, de documentations, de notes de
lecture ou de comptes rendus. Il importe à cette étape d’être exhaustif sans
non plus se laisser submerger par les informations.
Sélectionner les informations les plus pertinentes au regard de la demande.
C. Faire son plan
Le rapport est habituellement organisé selon le plan classique
introduction, développement, conclusion.
Le plan proposé ci-dessous est tout à fait classique. En fonction du type de
rapport, le développement pourra être différent, mais l’introduction et la
conclusion conserveront le même rôle.
Introduction
Elle renseigne le destinataire sur l’objet du rapport, sur la
clause qui l’a motivé, sur son importance, son intérêt. Elle doit être précise,
brève et complète dire en quelques lignes de quoi il s’agit. On peut être tenté
de faire l’impasse sur l’introduction, car elle rappelle des clauses qui semblent
évidentes. Elle présente pourtant deux avantages :
En premier lieu ; elle permet de reformuler la demande et
donc de s’assurer de la bonne compréhension réciproque.
En deuxième lieu, il sera bien utile de se remémorer, le
contexte si on doit relire le rapport plusieurs mois après.
Développement
Il comprend classiquement trois parties :
- L’analyse de l’existant : un constat objectif et factuel de la
situation.
- La critique de l’existant : les points positifs, les points négatifs.
C’est une analyse et une interprétation des faits à la différence de
la partie précédente qui se doit d’être descriptive et factuelle.
- Des propositions de recommandations avec leurs avantages,
inconvénients et moyens nécessaires. Les propositions doivent
être argumentées.
Conclusion
- Elle n’est pas un résumé du développement. C’est la réponse à la
question posée.
- Elle reprend les recommandations et met en avant la solution
préconisée par l’auteur.
- Elle ne doit pas apporter d’élément nouveau par rapport au
développement.
Rédiger le rapport
Les règles générales de rédaction des documents s’appliquent
aussi aux rapports : phrases courtes, paragraphes, bien structurés,
vocabulaire compréhensible.
Pour que le rapport soit facile à lire, il est important de soigner la forme :
39
Faites court, clair et précis
Si certains points demandent une explication complémentaire, n’hésitez
pas à les renvoyer en annexe. Cela rendra la lecture de votre rapport
plus fluide.
Si le document dépasse 2 ou 3 pages, n’hésitez pas à l’accompagner
d’un sommaire. Si c’est pertinent, accompagnez votre texte de tableaux
et/ou de graphiques
Donnez des titres aux différentes parties.
L’importance de rédiger des rapports et de les éditer
- Le rapport d’inspection est défini en général comme étant : un
ensemble d’avis et d’observations de l’inspecteur concernant ses
conclusions au sujet des données financières, suite à un contrôle
financier, une vérification ou un contrôle sur les résultats.
- Le rapport d’inspection est considéré comme le moyen de
communication officiel des résultats de la mission d’inspection et
un aboutissement de ses travaux.
Les différentes parties concernées par le rapport
- La structure d’inspection : les responsables, l’équipe chargée de
la mission d’inspection ;
- L’entité concernée par la mission d’inspection : responsables et
agents ;
- Les autorités publiques ;
- Les autorités juridiques ;
- L’opinion publique, experts, journalistes, société civile,…
L’importance d’éditer des rapports ; le rapport d’inspection étant :
- Pour la structure de contrôle : un document officiel qui met en
évidence l’importance de la structure, et sert de moyen pour juger
les capacités des inspecteurs.
- Pour l’inspecteur : un moyen tangible pour prouver ses capacités
et son professionnalisme.
- Pour l’entité objet d’inspection et la hiérarchie : une occasion pour
découvrir les faiblesses et les défaillances pour y remédier, selon
les recommandations consignées dans le rapport, et un moyen
pour évaluer les agents et les responsables et avoir une idée sur
leurs capacités réelles.
- Pour les autorités publiques : un outil important pour s’apercevoir
des situations réelles, et permettant de prendre les décisions
adéquates sans retard.
- Pour le pouvoir public : un document émis par une structure
neutre et indépendante reflétant les modes de conduite et de
gestion publiques.
40
§4. Types des rapports
La rédaction des rapports nécessite des compétences professionnelles telles
que :
- La capacité d’avoir une logique dans ses idées.
- La capacité de pouvoir synthétiser, lier entre les parties du
rapport, et conclure
- La capacité de s’exprimer, de formuler et sélectionner les termes
appropriés.
- La capacité rédactionnelle
Les corps d’inspection ont souvent adopté la méthodologie de :
- L’établissement d’un rapport préliminaire (à adresser pour
commentaires à l’entité objet d’inspection)
- L’établissement du rapport final comportant le rapport
préliminaire, les réponses et commentaires de l’entité concernée
par la mission d’inspection, ainsi que les commentaires de la
structure d’inspection.
- L’établissement des résumé y afférentes.
A. Spécification du rapport d’inspection
Le fond du rapport devrait être :
- Clair ;
- Succin et concis ;
- Précis ;
- Objectif ;
- Significatif ;
- Réaliste.
Point de vue forme, le rapport devrait :
- Etre bien rédiger et bien présenté
- Contenir la date de son édition et signé
- Contenir l’objet de la mission ainsi, que la période
- Contenir le numéro et références de l’ordre de mission
- Contenir des normes et méthodes adoptées
- Contenir toutes autres données et informations nécessaires et
utiles.
1. Présentation du rapport
Le rapport d’inspection se distingue par le fait qu’il est complet,
conclusif, écrit et final.
Le rapport d’inspection doit être présenté aux responsables inspectés en
version projet, puis discuté avec eux et validé avant sa remise à la hiérarchie
supérieure, la structure mandatant.
41
La réunion de validation du projet de rapport a pour but de
rendre indiscutable le contenu du rapport définitif. En effet, les constats,
raisonnements et conclusions doivent être compris et les entités inspectées
doivent les reconnaitre exactes.
Le rapport d’inspection constitue le point culminant de la
mission et non sa fin. Il permet en effets déclencher les réflexions de la
hiérarchie supérieure et les actions de progrès des responsables directement
concernés.
Dans ce rapport, le diagnostic des faiblesses est précis et
détaillé. Les risques sont mis en évidence le plus clairement possible. Les
recommandations en revanche, sont relativement globales, ouvertes,
succinctes, ciblées et hiérarchisées selon l’importance, l’enjeu et l’ordre de
priorité.
2. Les exigences d’un rapport d’inspection
- Le rapport doit satisfaire un certain nombre de critères et doit être
objectif, impartial, clair, logique, concis, utile et convaincant.
- Le rapport est un acte de communication destiné à la hiérarchie
supérieure (DGA, Dr central de formation et au niveau provincial,
le DP)
- Le rapport permet d’analyser une situation et met l’accent sur les
dysfonctionnements pour faire développer les actions de progrès
- Le rapport est généralement organisé par thèmes ou fonctions
abordées selon un ordre logique.
3. Le corps du rapport
Le rapport devrait être précédé par une introduction en trois parties :
- Les circonstances et les objectifs de la mission origine de la
demande, raisons ayant motivé la mission, et objectifs recherchés
- L’étendue des travaux et notamment leur limite et leur date, il
s’agit de faire comprendre aux lecteurs de quoi l’inspection se
porte garant et quoi il n’émet aucune garantie.
- Une présentation de l’entité ou de la fonction objet de l’inspection
(description de l’organisation actuelle, caractéristiques, chiffres
clés,…).
4. Rapport de synthèse
Le rapport de synthèse a essentiellement deux objectifs :
- Résumer la partie détaillée du rapport (les faits, causes,
conséquences, recommandations et risques inhérents)
- Ressortir les points saillant et conclure par l’opinion de
l’inspection
La synthèse du rapport doit être professionnelle. L’inspecteur, doit en effet
être capable de faire une contraction fidèle du texte, afin qu’elle soit acceptée
par tous ceux qui ont accepté la partie détaillée du rapport.
1. Réunion de validation
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Le but de la réunion de validation est de rendre le rapport non
contestable en matière de constats, de raisonnements, de conclusions et de
formulation. Elle constitue la manière de convaincre les entités inspectées
ainsi que leur supérieur hiérarchique des problèmes constatés.
Cette réunion permet de valider techniquement page par page,
FRAP par FRAP, les différentes sections du rapport.
L’organisation de la réunion de validation est une étape des participants du
fait :
Du choix des participants (toutes les personnes impliquées dans la
mission.
De l’attribution des rôles dans l’équipe d’inspection : le chef de mission
dirigera la réunion de validation et fera intervenir les inspecteurs
Si la partie détaillée du rapport doit être valide avec les entités inspectées, il
n’en est pas de même pour la synthèse.
2. Diffusion du rapport d’inspection
Les principaux destinataires d’un rapport d’inspection sont :
- Le haut comité du contrôle administratif et financier ;
- La hiérarchie supérieure ;
- Les principaux responsables de l’entité inspectée ;
- Autres responsables (selon la nature, le thème et le contenu de la
mission).
La diffusion du rapport d’inspection doit :
- Se faire rapidement
- Etre réfléchie et restreinte
La liste des destinataires doit être proposée par le chef de
mission et approuvée par l’inspecteur Général. Cette liste est jointe au rapport
afin que chacun en connaisse les différents destinataires du rapport. Il est
recommandé de ne pas en étendre la diffusion au-delà de la liste prévue car le
rapport peut contenir des informations confidentielles.
5. Evaluation et suivi de la mission
a. Evaluation
L’évaluation et suivi de la mission se fait en adoptant des
critères et des indicateurs pour évaluer et effectuer un suivi des missions
d’inspection, tels que :
- Les réunions périodiques
- Les tableaux de bord ;
- Les questions (fixation des objectifs, finalisation des travaux et
leur exhaustivité, répartition des tâches et responsabilités entre
l’équipe chargée de la mission ainsi que le degré de leur réussite,
respect des délais d’exécution, contraintes et/ou difficultés
rencontrées…).
43
Pour faciliter la tâche d’évaluation et de suivi de la mission, les
indicateurs suivants pourraient être adoptés :
- Indicateurs se rapportant aux résultats (exhaustivité (points
traités/points fixés)- délais d’exécution/délais fixés).
- Indicateurs se rapportant aux moyens mis à la disposition de
l’équipe (exécution des tâches/ temps attribué à chaque
inspecteur).
- Indicateurs se rapportant aux conditions de l’avancement de la
mission (la continuité de la mission, membre (s) pouvaient être
chargés parallèlement d’autres missions, congés, compréhension
et bonne interaction, réclamations de l’entité inspectée, difficultés
rencontrées, accès à l’information ou aux données…)
- Indicateurs se rapportant à l’évaluation de chaque membre de
l’équipe (édition par le chef de la mission d’une fiche pour chaque
membre de l’équipe, reflétant ses capacités professionnelles et
d’adaptation, son abnégation, sa présence, ces capacités
rédactionnelles, et permettant de focaliser sur les points
d’amélioration chez le concerné, l’inspecteur chef de mission
définit donc les points positifs et négatifs de chaque inspecteur
pour lui assister afin d’améliorer.
b. Suivi des recommandations issues des rapports
Le suivi de la réalisation des recommandations issues des
rapports, devrait se faire par :
Courrier :
- Physique : obligatoire pour conseil de discipline et pour le
juridique en cas de besoin d’un appel auprès des tribunaux.
- Electronique : pour le reste.
Déplacement chez les entités concernées, si besoin
En exploitant l’Etat des actions de progrès (EAP) et suivi des
recommandations.
L’état des actions de progrès communique régulièrement à la
hiérarchie supérieure les suites données aux recommandations formulées par
l’inspection, et éventuellement les résultats obtenus par les actions correctives
des entités inspectées.
Un rapport sans suivi des recommandations constitue une
mission inachevée, probablement sans grand impact et conduisant ainsi à
l’inutilité et l’inefficacité de l’inspection.
Le suivi des recommandations permet :
- De maintenir la pression
- D’informer la direction
- De motiver les inspecteurs.
44
Le suivi réalisé consiste à obtenir auprès de l’entité inspectée,
pour chaque recommandation, la désignation d’un responsable. Une fiche par
recommandation est établie puis envoyée à chaque responsable.
La réponse de l’entité inspectée par rapport à une
recommandation doit être matérialisée par un plan d’action explicite,
permettant de résoudre définitivement le problème le dysfonctionnement ou
l’anomalie détectée.
Le suivi des actions de progrès est formalisé par l’engagement
du directeur central à charge des formations sur les plans d’action qu’il a
défini lui-même. Il se matérialise par la diffusion de l’état des actions de
progrès et se termine par une évaluation des résultats obtenus. Ce plan
d’action doit être :
- Complet : en spécifiant « qui » fera « quoi », et « quand » ce sera
fait.
- Exhaustif : non limité aux cas étudiés ou sites testés afin d’éviter
que les problèmes réapparaissent (prévention) ou de permettre de
s’en apercevoir (détection) et d’en limiter les conséquences à un
niveau acceptable (protection).
A la GDCEFA, nous avons 4 sortes des contrôles :
1) Le contrôle économique
2) Le contrôle financier
3) Le contrôle fiscal
4) Le contrôle administratif
45
Section 4. Les contrôles
§1. CONTROLE ECONOMIQUE
Il consiste à vérifier tous les domaines tant privés que publics
de l’Etat, notamment : les terrains, les eaux, les forêts, les parcs, les mines,
les routes, les lacs, les ports, les bâtiments et les différentes propriétés de
l’Etat et les recettes qu’ils génèrent.
Comme le stipule la précédente définition, le contrôle
économique s’occupe essentiellement de tout ce qui appartient à l’Etat, tous
ses domaines et les inspecteurs du service National des contrôles économiques
sont dotés de responsabilité après identification de procéder au contrôle,
minutieux et permanent de tous les domaines de l’Etat, avoir de preuve de
versement de toutes les recettes qui sont générées par ces derniers dans le
Trésor public.
Le contrôle économique est loin différent de celui exercé par les
inspecteurs du Ministère de l’Economie nationale, le service National des
contrôles économiques ne foule pas, ni encore moins n’entre pas dans les
prorogatives du ministère de l’économie nationale.
Le contrôle économique de la DGCEFA se limite à connaitre le
fonctionnement de tous les domaines de l’Eta, leur ressource, et l’utilisation
de toutes les recettes qui y résultent, étant donné que l’objectif principal de la
DGCEFA est le renforcement du Trésor public, les inspecteurs sur terrain
doivent s’assurer de la canalisation de recettes produites par les domaines ci-
haut cités au Trésor public. Ce contrôle a comme objectifs :
- Lutter contre la spoliation,
- L’aliénation ;
- L’occupation illégale des domaines de l’Etat, tant privés que
publics ;
- La fraude dans toutes ses formes ;
- Les détournements de recettes générées par les domaines de
l’Etat.
Le contrôle économique se fonde sur la légitimité et la légalité
de tout ce qui appartient à l’Etat ; que le Trésor public jouisse de son droit
légitime d’être renflouer par toutes les recettes qui sont perçues en son nom
et en son titre.
Les gestionnaires des domaines de l’Etat doivent donc avoir la
légitimité et bien gérer la chose publique, car les inspecteurs de la DGCEFA
après investigations et contrôles minutieux font rapport à la cellule mandatant
pour l’établissement des responsabilités aux instances judiciaires, étant
donné que la DGCEFA travaille en partenariat avec les cours et tribunaux.
Les inspecteurs en mission de service doivent remplir leur tâche
en s’assurant d’appartenance de tous les domaines de l’Etat à l’Etat et du
versement avec preuve de paiement de toutes les recettes dans le compte du
Trésor public.
Le contrôle économique qu’effectuent les inspecteurs du
SENACE se fait conformément à la loi, les principes fondamentaux légaux des
actes créateurs de ces domaines, leur fonctionnement définis dans les
ordonnances, décrets et arrêtés. Chaque domaine a ses limites de prérogatives
46
définis par la loi le créant, ce qui fait une référence de contrôle au respect de
ce qui est définit par la loi en la matière.
Pour l’exécution de leur mission, les inspecteurs de la DGCEFA
sont censés respectés les normes et règlements fixés par la loi pour tous les
domaines, tant publics que privés, car à chaque domaine, la loi a déjà fixé la
réglementation légale quant à ce ; il s’agit donc du droit de respect par les
inspecteurs de procédures de gestion des domaines de l’Etat ; les gestionnaires
des domaines de l’Etat sont régis par des principes légaux établis selon les
ordonnances loi, le décret-loi, les arrêtés et circulaires des ministres du
domaine concerné, ainsi des soubassements juridiques serviront des bases
aux inspecteurs pour ainsi détecter la mégestion, dysfonctionnement au sein
de ces domaines.
Étant donné que la Direction Générale des Contrôles
Economiques, Financiers et Administratifs lutte contre l’occupation illégale et
la spoliation, seuls les personnes autorisées par la loi peuvent gérer les
domaines de l’Etat et cela par respect des procédures de gestion définies dans
le manuel des procédures publié par le ministre ou son délégué ayant dans
ses attributions le domaine concerné. Seuls les gestionnaires compétents
établis officiellement par l’Etat sont autorisées de concéder, vendre (au de
besoin à l’intérêt public) le domaine de l’Etat et verser au préalable les recettes
dans le trésor publics en gardant toutes les preuves de paiement.
En ce qui concerne donc le contrôle économique, la loi a déjà
prévu des dispositions quant aux domaines de l’Etat, tant publics que privés,
en voici quelques les détails :
A. LES TERRAINS
En ce qui concerne ce domaine, nous précisons ici que les terres
font parties de plusieurs conflits dans le monde, en Afrique, et
particulièrement dans notre pays. La République Démocratique du Congo est
victime d’agression par ses voisins à cause de ses terres, des conflits
ethniques, tribaux et familiaux naissent à cause des terres malgré toutes les
dispositions préétablies par la loi qui sont visibles à tous, malgré la création
de plusieurs structures qui règlent ces conflits fonciers, mais les conflits
demeurent. Tantôt ce sont les autorités coutumières qui s’imposent, tantôt ce
sont les autorités de l’exécutif tant national, provincial que territorial qui
s’imposent et les conflits persistent.
Les inspecteurs de la Direction Générale des Contrôles
Economiques, Financiers et Administratifs en missions de contrôle, ayant
reçus mandat et qualité, sont censés réglés la question du conflit par un
contrôle minutieux des documents d’appartenance des terres. Etant
inspecteurs, ils ne se fieront qu’à l’authenticité de ces derniers pour établir les
responsabilités.
Qui peut gérer un domaine foncier de l’Etat ? Comment céder une concession ?
Pour combien de temps une concession peut être cédée ? Que doit faire un
inspecteur devant une situation des conflits fonciers de l’Etat ?
Nous pouvons trouver des réponses à toutes ces questions en
parcourant la loi du 20 juillet 1973 à ses différents articles.
47
CONCESSION
Qu’est-ce ?
Le mot « concession » peut s’étendre de trois façons ;
Il désigne :
1) Le contrat par lequel l’Etat accorde à une personne physique ou à une
personne morale le droit privé ou public un droit de jouissance sur un
terrain lui appartient dans le respect des conditions et modalités
prévues par la loi du 20 juillet 1973 (art 61 al 1).
2) Un droit de jouissance que l’Etat reconnait à une personne en vertu du
contrat de concession conclu avec lui (art 80 et 109 de la loi du 20 juillet
1973).
3) Le terrain sur lequel portent le contrat et le droit
La demande de terre doit viser à obtenir une concession
perpétuelle ou une concession ordinaire (art 57 de la loi du 20 juillet 1973
précitée).
Les terres du domaine privé de l’Etat peuvent en plus faire
l’objet d’une servitude foncière (Art 57).
Plusieurs personnes peuvent à la fois, être concessionnaires
d’un même terrain (art 61 al 3, 81 et 98 de la loi du 20 juillet 1973) c’est par
exemple, le cas de l’exploitation agricole familiale (art 14 de la loi portant
principes fondamentaux relatifs à l’agriculture).
Mais la superficie maximale d’une telle concession doit être
fixée par un arrêté du Gouverneur (art 15 de la loi portant principes
fondamentaux relatifs à l’agriculture).
I. Les différentes sortes des concessions
a) La concession perpétuelle (art 80 de la loi du 20 juillet 1973).
C’est le droit que l’Etat congolais reconnait à une personne
physique de nationalité congolaise de jouir indéfiniment d’un terrain
appartient à l’Etat aussi longtemps que sont remplies les conditions de fonds
de forme prévue par la loi (art 80 de la loi du 20 juillet 1973).
Quelles sont les causes pouvant mettre fin à une
concession perpétuelle ? (art 101 de la loi du 20 juillet 1973).
Chacune des causes suivantes peut entrainer la fin d’une
concession perpétuelle :
1. L’expropriation pour une cause d’utilité publique ;
2. Le rachat de la concession par l’Etat si le concessionnaire avait payé le
prix de la concession ;
3. La renonciation expresse et écrite du concessionnaire ou de ses ayants
droits (héritiers) à la concession ;
4. La résiliation du contrat de concession de commun accord des parties
ou par le tribunal ;
5. La reprise de la concession par l’Etat ;
6. La déshérence successorale ;
48
7. La prescription extinctive ;
8. La conversion de la concession perpétuelle en une concession ordinaire.
a) Les concessions Ordinaires : constitution les concessions
ordinaires : l’emphytéose, la superficie, l’usufruit, l’usage et la
location (art 109 de la loi du 20 juillet 1973).
a.1. L’Emphytéose (art. 110 et 111, al 1 de la loi 20/07/1973).
C’est le droit, pour une personne appelée emphytéote, d’avoir la
pleine jouissance d’un terrain inculte, c’est-à-dire non mis en valeur, et qui
appartient à l’Etat avec l’obligation pour cette personne de mettre ce terrain
en valeur, de l’entretenir et de payer une redevance à l’Etat en nature et en
argent. Sa durée ne peut pas dépasser 25 ans, mais elle peut être renouvelée.
a. 2. La superficie (art 123 et 124 de la loi 20/07/1973).
C’est le droit, pour une personne appelée superficiaire, de jouir
d’un terrain qui appartient à l’Etat et des disposer des constructions, bois,
arbres et autres plantes qui y sont incorporés. Sa durée ne peut pas dépasser
25 ans mais elle peut être renouvelée.
Le superficiaire ne peut disposer des immeubles que s’il en a
payé la valeur à l’Etat en plus de la redevance qu’il est tenue de verser, ou s’il
s’engage à remplacer ces immeubles par d’autres qui doivent avoir au moins
la même valeur et une semblable utilité. Il est reconnu, au superficiaire tous
les droits de l’usufruitier. Il a également le droit de construire et de planter
sur le terrain sur lequel porte son droit (art 126 de la loi du 20 juillet 1973).
a.3. l’usufruit (art 132 et 135 de la loi du 20 juillet 1973).
C’est le droit, pour une personne, appelée usufruit, d’user et le
jouir d’un terrain appartenant à l’Etat, comme l’Etat lui-même, avec
l’obligation pour l’usufruit de conserver ce terrain dans son état. Sa durée ne
peut aller au-delà de 25 ans, mais elle est renouvelable. Cependant, si la mort
de l’usufruitier se produit avant la fin de cette durée, elle entraine aussi
automatiquement la fin de l’usufruit.
Il est interdit à l’usufruit de céder son droit. Toutefois, il peut
le donner en garantie (art 139 de la loi du 20 juillet 1973)
a.4. L’usage (art 141 de la loi du 20 juillet 1973)
C’est le droit, pour une personne appelée usager, de jouir d’un
terrain appartenant à l’Etat avec sa famille soit en y habitant soit en y
installant des entrepôts pour soi-même.
Sa durée ne peut déposer 15 ans, mais elle peut être
renouvelée.
a. 5. la location (art 144 de la loi du 20 juillet 1973)
C’est un contrat par lequel l’Etat s’engage à faire jouir une
personne, appelée Locataire, d’un terrain lui appartenant et le locataire
s’engage, en contrepartie, à payer le prix convenu.
En principe, la location précède et prépare une autre
concession.
49
Sa durée ne peut pas aller au-delà de 3 ans.
Le locataire ne peut sous-louer ou céder son droit à une autre
personne sous l’autorisation écrite de l’autorité compétente (en art 149 de la
loi du 20 juillet 1973 précitée).
Quelles sont les causes pouvant mettre fin à une
concession ordinaire ? (art 145 de la loi du 20 juillet 1973).
Toute concession ordinaire peut prendre fin pour les raisons
suivantes :
1. L’expiration de la durée prévue dans le contrat ;
2. La conversion de la concession ordinaire en une concession perpétuelle ;
3. L’expropriation pour cause d’utilité publique.
4. Le rachat de la concession par l’Etat si le concessionnaire avait payé le
prix de la concession ;
5. La renonciation expresse et écrite du concessionnaire ou de ses ayants
droit (Héritiers) à la concession ;
6. La résiliation du contrat de concession de commun accord des parties
ou par le tribunal, la reprise de la concession par l’Etat et la déshérence
successorale.
Les inspecteurs de la DGCEFA doivent donc se servir par référence à la
loi N°73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens,
régimes foncier et immobilier et régime des suretés telle que modifiée et
complétée par la loi N°80-008 du 18 juillet 1980 pour la bonne exécution
de leur mission sur les domaines de l’Etat tant publics que privés plus
particulièrement le domaine foncier.
B. LES MINES
(Ord-loi N°81-013 du 02 Avril 1981 portant législation générale sur les
mines et les hydrocarbures).Art 2,3,4…7
Les mines, les carrières minières, les sources d’eaux minérales
et les hydrocarbures : le sous-sol congolais est et demeure une propriété de la
Nation.
La propriété des mines et des hydrocarbures constitue un droit
distinct et séparé des droits découlant d’une concession foncière.
En aucune manière, le titulaire d’une concession foncière en
pourrait se prévaloir de son titre pour revendiqué un droit de propriété
quelconque sur les mines et/ou les hydrocarbures que renfermerait pareille
concession. Sous réserve des dispositions de la présente législation générale,
les carrières et les sources d’eaux minérales sont régies par législations
particulières.
Mines : sont considérées comme mines les gîtes de substances
minérales à ciel ouvert ou souterraines, en ce compris les hydrocarbures
solides, liquides ou gazeux, non classés dans les carrières et provenant
du sous-sol congolais. Ces substances minérales sont dites « substances
concessibles », les hydrocarbures seront extraits sur toute l’étendue du
50
territoire national, jusque dans les limites de la zone maritime où
s’exerce la souveraineté nationale.
Carrières : sont considérées comme carrières : les gîtes de matériaux
de construction, de pierres à chaux et à ciment, de matériaux
d’empierrement et de viabilité de matériaux pour l’industrie céramique,
de matériaux d’amendement pour la culture des terres (à l’exception des
phosphates, nitrates, sels alcalins et autres sels associés dans les
mêmes gisements) des terres à foulons et argiles smectiques, de copal
fossile, de diatomites .
sur proposition du ministre d’Etat ayant les mines dans ses attributions
et après Avis décidé du service des mines une ordonnance du président
de la République peut, s’il y a lieu du classement d’une substance
minérale dans la catégorie « produits de carrière » ou dans la catégorie
« substances concessibles ».
La prospection : est l’activité par laquelle une tierce personne physique
ou morale, se propose, au moyen de travaux légers de la surface, de
découvrir des indices de l’existence de gisements de substances
minérales à des fins économiques.
La recherche : Est l’activité par laquelle, à partir d’’indices connus, une
tierce personne physique ou morale, se propose au moyen des travaux
de surface ou souterrains de mettre en évidence l’existence d’un
gisement des substances minérales, de la délimitation, d’en évaluer les
réserves et les possibilités d’exploitation
L’exploitation : est l’activité par laquelle, à partir d’un gisement
suffisamment exploré et au moyen des travaux de surface ou souterrain,
un tiers, personne physique ou morale, se propose de d’extraire des
substances minérales éventuellement de les concentrer et des
transformer en métaux, le tout sans préjudice du droit de propriété de
l’Etat sur son sous-sol. (Ordonnance loi N° 82-039 du 5/11/1982, Art
4
J.O N°22 du 15/11/1982,pro)
Nul ne peut se livrer à des investigations du sous-sol quelle
qu’en soit la finalité, sans l’autorisation du ministre ayant les mines et les
hydrocarbures dans ses attributions, le tout sous réserve des dispositions du
chapitre 4 de la présente ordonnance consacré aux zones ouvertes à
l’exploitation artisanal ainsi que celle du titre VIII relatif aux hydrocarbures.
Nul ne peut se livrer à la prospection, à la recherche et à
l’exploitation minière, si ce n’est en vertu des droits accordés ou reconnus par
l’Etat.
L’Etat confie la prospection, la recherche et l’exploitation
minière a des personnes physiques ou morales ou à des organismes
spécialisées qu’il peut créer à cet effet, de tous sans préjudices des
dispositions du chapitre IV consacrés aux zones ouvertes à l’exploitation
artisanale.
Si la sécurité ou l’intérêt supérieur de la nation l’exige, le
président de la République peut par ordonnance sur proposition du ministre
ayant les mines ou l’énergie dans ses attributions, après avis des services
compétents, et les conseils exécutif entendu, déclarer :
51
- Une zone interdit à la prospection, à la recherche, à l’exploitation
et aux opérations connexes, pour le secteur minier, et à la
reconnaissance, à l’exploration, à l’exploitation et aux opérations
connexes pour le secteur pétrolier.
- Une substance minérale « substance réservée » qu’il soumettra à
des règles spéciales. (Ordonnance loi N°82-039 du 5/11/1982,
J.O N°22 du 15/11/1989, Pro). Art 6 de l’ord. Du 2 AV 1981.
Les droits miniers sont accordés en vertus des autorisations
personnelles des prospections, des permis des recherches, des zones
exclusives des recherches, des permis d’exploitation, permis de concession,
permis des zones exclusives des reconnaissances et d’exploration, permis de
concession d’exploitation, le tout sans réserve des dispositions de l’alinéa 1er
de l’article 31 de l’ordonnance loi N° 82-039 du 5/11/1982.
Qui peut avoir le droit minier ?
QUI PEUT OBTENIR LES DROITS MINIERS ? (Ordonnance loi N°81-013 du
02 Avril 1981 Art 7).
a) Toute personne physique doit avoir un domicile élu dans la République
Démocratique du Congo et offrir toutes garanties de moralité.
b) Toute personne morale :
- Etre constituée conformément aux droits congolais et avoir son
siège social et administrative en RDC.
Art 7 bis (compléter par la loi N°86-008 du 27/12/1986, J.O N°1 du
1/1/1987, p8).
Tout opérateur minier est tenu de réaliser dans son rayon
d’action, des programmes d’investissement agricole et social ou l’un de ces
deux, dans le six mois qui suivent la première année d’exploitation ou
d’agrément.
Par opérateurs miniers, il faut entendre toute personne
physique ou morale détentrice d’un permis d’exploitation minière agrée ou
titre de comptoir d’achat des substances précieuses.
Tout comptoir d’achat des substances minérales précieuses est
tenue de disposé d’au moins un immeuble en matériaux durables dans
chaque centre d’activités.
Les modalités d’obtention des permis d’exploitation, de
recherche, de concession, d’exploitation artisanale, d’exploration sont
déterminées dans l’ordonnance loi N°81-013 du 2 Avril 1981 portant
législation générale sur les mines et les hydrocarbures aux articles 8-11 ;
articles 12-19 ; articles 20-22 ; articles 30-34.
52
C. LES FORETS
(La loi N°11/2002 du 29 Août 2002).
1. Forêts
Art 1 :
a) les terrains recouverts d’une formation végétale à base l’arbre ou
d’arbustes aptes à fournir des produits forestiers, abrités la faune
sauvage et exercer un effet direct ou indirect sur le sol, le climat ou
les régimes des eaux.
b) Les terrains qui, supportant précédemment un couvert végétal
arboré ou abusif, ont été coupés à blanc ou incendiés et font l’objet
d’opération de génération naturelle ou reboisement.
Par extension, sont assimilées aux forêts, les terres réservées pour
être recouvertes d’essences ligneuses soit pour la production du
bois, soit pour la génération forestière, soit pour la protection du sol.
2. Produits forestiers ligneux :
a) Les matières ligneuses provenant de l’exploitation des forêts, comme
les arbres abattus, les grumes, les houppiers, les branches, les bois
de chauffages, les rondins, les perches, les bois de mine.
b) Les produits de transformation de l’industrie primaire comme les
charbons de bois, des copeaux, les bois à pâtes, les sciages, les
placages.
3. Produits forestiers non ligneux : tous les autres produits forestiers,
tel que les rotins, les écorces, les racines, les rameaux, les feuilles, les
fruits, les semences, les résines, les gommes, les latex, les plantes
médicales.
4. Aménagement forestier :
Ensemble des opérations visant à définir les mesures d’ordre
technique, économique, juridique et administratif de gestion des forets en vue
de les pérenniser d’en tirer le maximum de profit.
Conservation : mesure de gestion permettant une utilisation
durable des ressources et des écosystèmes forestiers, y compris
leurs protections, entretien, restauration et amélioration.
Déboisement : opération consistant à défriché une terre
forestière ou à couper ou à extirper ses végétaux ligneux en vue
de changer l’affectation du sol.
Exploitation forestière : activité consistant notamment dans
l’abattage, le façonnage et le transport du bois ou de tout autre
ligneux, ainsi que les prélèvements dans un but économique des
autres produits forestiers.
Inventaire forestier : évaluation et description de la quantité, de
la qualité et caractéristique des arbres et milieux forestiers.
Plans d’aménagement forestier : document contenant la
description, la programmation et le contrôle de l’aménagement
d’une forêt dans le temps et dans l’espace.
53
Reboisement : opération consistant à planter, sur un terrain
forestier, des essences forestières.
Reconnaissance forestière : opération qui consiste à examiner
une forêt par voie aérienne et/ou à terre, afin d’en acquérir une
connaissance générale préliminaire à d’autres études plus
approfondis tel que l’inventaire et l’aménagement.
Reconstitution de forêt : opération consistant à établir le
couvert forestier soit par le reboisement et/ou la régénération
naturelle.
Saisie : acte posé par les agents forestiers assermentés qui
retirent provisoirement à une personne physique ou morale
l’usage ou la jouissance des produits forestiers issus d’un acte
infractionnel et/ou des moyens d’exploitation de transport de tels
produits.
Sylviculture : science et art de cultivé des peuplements
forestières.
Unité forestière : espace forestier découpé en considération des
caractéristiques écologiques propre à chaque zone et des objectifs
de la politique nationale en vue de le soumettre à un même type
de gestion.
Communauté locale : une population traditionnellement
organisée sur la base de la coutume et unies par des liens de
solidarité clanique ou parentale qui fondent sa cohésion interne.
Elle est caractérisée, en outre, par son attachement à un terrain
(terre considérée par rapport à la culture) déterminé.
Emondage : opération culturale qui consiste à supprimé les
pousses ou les bourgeons latéraux d’une jeune plante.
Feu latif ou précoce : feu allumé très tôt en début des saisons
sèches aux fin d’aménagement des aires des formations
herbeuses.
Essartage : le défrichement d’une portion de terrain boisé ou
broussailleux et son incinération en vue de sa mise en culture
périodique.
Ebranchage : l’action de couper une ou des branches d’un arbre
que ce dernier soit encore sur pied ou abattu, aussitôt avant ou
après son abattage.
Broprospection : activité consistant à inventorier ou évaluer les
éléments constitutifs de la diversité biologique importants pour
sa conservation et son utilisation durable tout en tenant compte
des normes d’inventaire prévues.
Loi N° 011/2002 Art 7.
Art 7 : les forêts constituent la propriété de l’Etat leurs
exploitations et leur utilisation par les personnes physiques ou
morales de droit privés ou de droit public sont régies par les
dispositions de cette loi précitées et ses mesures d’exécution.
Art 8 et 9 de la loi N°011/2002 du 29 Aout 2002, les forêts
naturelles ou plantées comprises dans les terres régulièrement
concédées en vertus de la législation foncière appartiennent à
leurs concessionnaires.
54
Les droits attachés à ces forêts sont exercés dans le respect des
dispositions de la présente loi et ses mesures d’exécution. Les
arbres situés dans un village ou son environnement immédiat ou
dans un champ collectif ou individuel sont la propriété collective
du village ou de la personne à laquelle revient le champ.
Classification des forets
Article 10 : Les domaines forestiers comprend des forêts classées, les forêts
protégées et les forêts de production permanente.
Les forêts classées sont celles soumises en application d’un
acte de classement, à un régime juridique restrictif concernant
les droits d’usage et d’exploitation, elles ont affectées à une
vocation particulière, notamment écologique.
Les forêts protégées sont celles qui n’ont pas fait l’objet d’un
acte de classement et sont soumises à un régime juridique
moins restrictif quant aux droits d’usage et aux droits
d’exploitation.
Les forêts de production permanente sont les forêts soustraites
des forêts protégées par une enquête publique aux règles
d’exploitation prévue par la présente loi et ses mesures
d’exécution.
Article 11 : Toutes forêts classées, protégées ou de production permanente
peuvent être grevées d’une servitude financière.
FORETS CLASSEES
Article 12 : Les forêts classées font parties du domaine public de l’Etat. Sont
forêts classées :
a) Les réserves naturelles intégrales ;
b) Les forêts situées dans les parcs nationaux ;
c) Les jardins botaniques et zoologiques
d) Les réserves de faunes et les domaines de classe ;
e) Les réserves de biosphère : ensemble des organismes vivants
qui se développent sur la terre.
Ici, ce sont les forêts réservées pour protéger la vie humaine, car ces forêts
continuent des éléments indispensables à la vie tels que le carbone, l’azote,
l’oxygène, l’eau, le phosphène, le calcium, le potassium.
f) Les forêts récréatives
g) Les arbres
h) Les forêts urbaines
i) Les secteurs sauvegardés
Importance des forets classés
Article 13 : Sont en outre classées, les forêts nécessaires pour :
a) La protection des pentes contre l’érosion ;
b) La protection des sources et des cours d’eau ;
c) La convention de la diversité biologique ;
d) La conservation des sols ;
55
e) La salubrité publique et l’amélioration du cadre de vie ;
f) La protection de l’environnement humain ;
g) En général toute autre fin jugée utile par l’administration chargée
des forêts.
Font également l’objet de classement, les périmètres de reboisement
appartement à l’Etat ou à des entités décentralisées.
1. Forets protégées
Article 20 : Les forêts protégées font partie du domaine privé de l’Etat et
constituent le domaine forestier protégé. Les produits forestiers de toute
nature se trouvant
Sur le domaine forestier protégé, à l’exception de ceux provenant
des arbres plantés par des personnes physiques ou morales de droit
privé ou par des entités décentralisées, appartiennent à l’Etat.
Article 21 : Les forêts protégées peuvent faire l’objet de concession moyennant
un contrat dont la durée ne peut excéder vingt-cinq ans. Ce terme est
renouvelable dans les conditions stipulées au contrat.
L’octroi d’une concession forestière confère un droit réel sur les essences
forestières concédées, à l’exclusion d’un quelconque droit sur le fonds de terre.
Toutefois, le concessionnaire peut obtenir sur sa concession forestière une
concession superficialité pour ériger les constructions nécessaires aux
activités liées à l’exploitation.
Article 22 : Une communauté locale peut, à sa demande obtenir à titre de
concession forestière une partie ou la totalité des forêts protégées parmi les
forêts régulièrement possédées en vertu de la coutume. Les modalités
d’attribution des concessions aux communautés locales sont déterminées par
un décret du président de la République. L’attribution est à litre gratuit.
2. Les forêts de production permanente
Article 23 : Les forêts de production permanente sont composées des
concessions d’une enquête publique, et sont destinées à la mise sur le marché.
Elles sont quittes et libres de tout droit.
Elles sont instituées par arrêté conjoint des ministres ayant les
forêts et l’agriculture dans leurs attributions.
Article 24 : La responsabilité de la gestion, de l’administration, de la
convention et de la surveillance et de la police des forêts incombent au
ministère ayant les forêts dans ses attributions.
Et le ministère travaille constamment en collaboration et en
concertation avec les autres ministères dont les attributions peuvent avoir une
incidence sur les secteurs forestiers. Il implique également les autres acteurs,
notamment, le secteur privé, économique et les organisations non
gouvernementales.
56
Article 25 : Le ministre peut, par arrêté, délégué en tout ou en partie, la
gestion des forêts classées à des personnes morales de droit public ou à des
associations reconnues d’utilité publique dans le but de les protéger et de les
mettre en valeur et d’y conduire les travaux de recherche ou d’autres activités
d’intérêt public.
Article 26 : Le ministre peut déléguer, en tout ou en partie, les pouvoirs que
lui confère la présente loi, aux gouverneurs de province, à l’exception du
pouvoir de règlementation.
Les droits d’usage forestiers
Article : 36, 37, 38,39, 44
Article 45 : Le domaine forestier est protégé contre toute forme de dégradation
ou de destruction du fait notamment de l’exploitation illicite, de la
surexploitation,
Du surpâturage, des incendies et brûlés ainsi que des
défrichements et des déboisements abusifs.
Sont particulièrement interdits, tous actes de déboisement des
zones exposées au risque d’érosion et d’inondation.
Article 46 : L’introduction sur le territoire national de tout matériel végétal
forestier, vivant ou mort, est soumise à l’autorisation préalable du ministère
ou de son délégué, sur présentation d’un certificat d’organiser et d’un certificat
phytosanitaire délivrés par l’organisme compétent du pays de province.
Article 47 : Dans les forêts classées, sont interdits l’émondage et
l’ébranchage : couper les branches du tronc d’un arbre.
Article 48 : Est interdit, tout déboisement sur une distance de 50m de part et
d’autres des cours d’eau et dans un rayon de 100m auteur de leurs sources.
Article 50 : Sont interdits sur toute l’étendue du domaine forestier, l’abattage,
l’arrachage et la mutilation des essences forestières protégées.
Sont également interdits, le déplacement, le brisement ou l’enveloppement des
bornes servant à limiter les forêts.
D. LES BATIMENTS
Arrêté Ministériel N°CAB/MIN-A TUH ITPR/007/2013 du 26 juin 2013
portant réglementation de l’octroi du permis de construire en REP DEM
du Congo.
Art1 : Toute personne désireuse d’entreprendre une promotion un mobilier,
une innovation urbaine, une construction ou un ouvrage de toute
nature en matériaux durables et selon les règles de l’art, sur toute
l’étendue du territoire de la République démocratique du Congo,
notamment dans les entités urbaines, définies comme Chef-lieu de
province, comme chef-lieu de District, comme chef-lieu de Territoire,
ainsi que dans les juridictions administratives ayant statuts de
municipalité, de cité, d’agglomération, ou dans tout centre Urbain et
semi urbain peuplé d’au moins 20.000 habitants est tenue d’obtenir
57
au préalable, un permis de construire auprès de l’administration
urbanisme et habitat compétente selon la procédure établie dans le
présent arrêté, et par rapport au site d’œuvre pour lequel la permission
des Travaux est sollicité.
Art 2 : Le permis de construire est également exigé pour les constructions
spéciales en hauteur, telles que les Silos les tours de guet, les phares
ou autres, les châteaux d’eau, les pylônes en béton, en construction
métallique et à usages divers, une beauté sur laquelle est surélevée
un ouvrage.
Les clôtures, les modifications extérieurs à apporter aux
constructions existantes, les reprise de gros œuvres, les surélévations ainsi
que les travaux entraînant une modification emportant importante de
fonctionnement et composition d’un édifice ç au moins le tiers (1/3 de son
volume antérieur, doivent faire l’objet d’un permis de construire.
Art 3 : A l’exception des constructions revêtant un caractère secret-défense,
l’obligation de solliciter un permis de construire s’impose à
l’administration publique, à l’Armée, à la Police Nationale, aux services
de Sécurité, aux Services publiques concessionnaires de l’Etat, aux
Etablissements Publics, aux provinces, aux villes, aux incapacités, aux
Agglomérations, aux cités, à tout autre centre urbain, aux édifices
consulaires et aux tiers sans que cette énumération ne soit exhaustive.
Les autorités compétentes qui délivrent le permis de construire et le
certificat de conformité.
Art 4 : En République Démocratique du Congo le permis de construire et
délivré au nom de l’Etat :
a) Au niveau National : par le Ministre ayant en charge l’urbanisme et
habitat ou son délégué sur toute l’étendue du territoire national, pour :
- Tout immeuble à ériger pour le compte d’un département
ministériel, d’une entreprise publique, d’un Etablissement public,
d’un service public de l’Etat qui en fait la demande ;
- Tout immeuble à usage non résidentiel et ceux résidentiels de
plus de deux (2) étages ;
- Tout projet d’investissement relatif aux infrastructures, à une
promotion immobilière, à une rénovation urbaine, a un ensemble
immobilier de plus de cinq(5) hectares ;
- Un complexe industriel d’au moins un (1) hectare ;
- Un complexe hôtelier et/ou touristique, un hôtel d’au moins trois
(3) étoiles ;
- Un centre commercial d’au moins cinq mille (5.000 m²) mètre
carré d’emprise au sol ;
- Un centre et un bâtiment d’affaire d’au moins 3.500m² d’emprise
au sol ;
- Une station-service d’au moins 5 pompes ;
- Un édifice culturel pouvant contenir au moins 2.000 personnes ;
- Une salle de spectacle d’au moins 1500 personnes ;
- Un complexe sportif d’au moins 7.000 spectateurs ;
58
- Un bâtiment éducatif d’au moins 500 personnes ;
- Un complexe hospitalier et sanitaire d’au moins 100 lits ;
- Une chancellerie et autres édifices consulaires ;
- Toute construction en hauteur a divers usage telle que les
pylônes, les tours, châteaux d’eau, dépassa 12 m à partir du sol.
b) Dans les Provinces et la ville de Kinshasa
Par le Gouverneur de Province ou son délégué sur toute l’étendue de la
province, pour :
- Tout immeuble à usage résidentiel d’une superficie bâtie d’au
moins 150 m² d’emprise au sol ou à 2 étages au plus ;
- Un ensemble immobilier de plus de 2 hectares et ne dépassant
pas 5 hectares ;
- Un complexe industriel d’au moins 1 hectare
- Un complexe hôtelier et /ou touristique, un hôtel de deux étoiles
au plus ;
- Un ensemble immobilier de plus de deux hectares et ne dépassant
pas 5 hectares
- Un centre commercial d’au moins 2.000m² et ne dépassant pas
5.000m² d’emprise au sol
- Un centre et bâtiment d’affaires d’au moins 1000 m², et ne
dépassant pas 3500 m² d’emprise au sol
- Une station-service de moins de 5 pompes,
- Un édifice culturel d’au moins 1000 personnes et ne dépassant
pas 2000 personnes
- Une salle de spectacle d’au moins 800 personnes, ne dépassant
pas 1500 personnes ;
- Un complexe sportif de moins de 7000 personnes ;
- Un bâtiment éducatif de moins de 500 personnes ;
- Un complexe hospitalier et sanitaire de moins 100 lits ;
c) Dans les Entités Territoriales Décentralisées,
Par le délégué du Gouverneur, affecté dans la juridiction du lieu où les
travaux seront exécutés, pour :
- Toute immeuble résidentiel ne dépassant pas un étage ou d’une
emprise au sol inférieur à 150 m² ;
- Un ensemble immobilier de 2 hectares au plus ;
- Un hôtel de 2 étoiles au plus ;
- Un centre commercial d’au plus 2.000 m² d’emprise au sol ;
- Un centre et bâtiment d’affaire de moins de 1.000 m² d’emprise
au sol ;
- Un édifice culturel de moins de 1.000 personnes ;
- Une salle de spectacle de moins de 800 personnes ;
- Un bâtiment éducatif de moins de 500 personnes ;
- Un complexe hospitalier et sanitaire de moins de 100 lits.
2ème Document octroyé par le ministère de l’urbanisme et habitat
Certificat de conformité : C’est un document officiel certifiant le respect par
l’assujetti des normes urbanistiques et constructives telles que prescrites par
le permis de [Link] est délivré gratuitement.
59
Art 22 : La délivrance du permis de construire est conditionnée au paiement
préalable d’une taxe de Bâtisse évaluée suivant le libellé de l’annexe
à l’arrêté interministériel P, signé par le Ministre ayant les Finances
dans ses attributions et celui en charge de l’Urbanisme et habitat
portant fixation des taux des droits et taxes à percevoir à l’initiatrice
du Ministère ayant l’Urbanisme et l’Habitant dans ses attributions.
L’Exonération à la taxe de bâtisse, cette exonération est effective pour :
- Toute reconstruction d’immeubles détruit par le fait de la guerre sauf,
s’il y a agrandissement ou modification.
- Toute construction appartenant à un département ministériel, tout
édifice culturel, toute chancellerie pour autant qu’il ait réciprocité.
- Toute construction érigée pour des circonstances spéciales en faveur
d’une autorisation précaire, à conditions qu’elle soit à démolir un délai
maximum d’un au prenant cours à la date du permis de construire.
E. LES EAUX
Journal off. 13/01/2016, loi N° 15/026 du31 décembre 2015 relative à l’eau.
Domaine public : ensemble des ressources en eaux des
aménagements et les ouvrages hydrauliques dont la gestion relevé
exclusivement de la souveraineté de Etat et qui ne sont susceptibles
d’approximation privée :
Art 7 : Sous réserve des dérogations établies par la loi, les ressources en eau
et les écosystèmes aquatiques naturels font partie du domaine
public.
Les régimes juridiques : il s’agit de :
- La déclaration ;
- L’autorisation ;
- La concession.
La Déclaration : sont soumis au régime de déclaration
préalable auprès de l’autorité locale, les aménagements hydrauliques qui ne
présentent pas de dangers pollution de l’incendie néfaste sur l’eau et les
systèmes aquatiques. Est également soumise à déclaration sous réserve des
restrictions de la présente Loi, l’utilisation des eaux à des fins de construction
ou d’entretien de bâtiments, d’ouvrage de variés et infrastructures publiques
établies, locales ou privées.
L’autorisation Art 23
Sont soumis au régime d’autorisation préalable, les aménagements
hydrauliques, d’une manière générale les installations, les ouvrages, les
travaux et les activités réalisés par toute personne physique ou morale,
publique ou privée entraînant selon le cas :
60
a) Des prélèvements d’eau de surface ou souterraine à des fins
industrielles commerciales, artisanales, de Stockage ou de distribution
d’eau potable
b) Une modification du régime des sources d’eau
c) Une eutrophisation des eaux
d) Un empêchement de la circulation sur les eaux.
Cette autorisation est accordée, selon le cas, par le
gouvernement, le Gouvernement Provincial ou le Collège exécutif de l’entité
territoriale décentralisée, après avis du comité de bassins ou de sous – bassins
concerne ou décret délibéré en Conseil des Ministres en déterminé les
modalités.
Article 24 : N’est soumis ni à autorisation, ni à déclaration le prélèvement des
eaux du domaine public à des fins domestiques ou de recherche
scientifique.
Est considéré comme usage domestique, tout prélèvement des eaux destinées
exclusivement à la satisfaction des besoins des personnes physiques et à la
production végétale ou animale ou de type familial.
Est considéré comme destiné à des fins de recherche scientifique tout
prélèvement reconnu comme tel par le Ministre ayant la recherche scientifique
dans ses attributions après avis du Gouverneur de Province.
F. LES PORTS
Voici la liste des ports de la République Démocratique du Congo
(RDC) : le port de Banana, Boma, Bumba, Kinshasa, Kisangani, Matadi,
Mbandaka, Kindu, Bukavu, Goma et Kalemie.
La RDC ce magnifique pays aux dimensions continentales a
depuis son origine, un système de transport grandement basé sur les voies
d’eaux qui irriguent la quasi-totalité du pays, en offrant 16.328km de voies
navigables.
C’est ainsi, au niveau national, le système de transport de la
RDC a été conçu en combinant les chemins de fer, les routes principales et les
pistes rurales aux voies d’eaux, justifiant de ce fait la nécessité d’ériger des
ports à tous ces points de ruptures des charges des autres modes de transport.
En conséquence on y trouve de nombreux ports intérieurs aux côtés des trois
ports maritimes que sont les ports de Matadi, Boma et de Banana, à Muanda.
A noter que le pays n’ayant que 38km de littoral, est considéré
comme semi-enclavé. Les ports intérieurs comprennent, d’une part, des ports
fluviaux situés le long du fleuve Congo et, d’autres parts, les ports lacustres
implantés pour la plupart aux postes frontaliers avec certains pays Africains.
Ainsi, on note comme ports fluviaux d’importance majeure les
ports d’Ilebo, de Kisangani, de Mbandaka, de Bumba, d’ubundu, de Kindu et
de Kinshasa.
Du côté des ports lacustres conséquents, on trouve les ports de
kalemie, de Kalundu et de Mushimbakye à Baraka. Construits à l’époque
coloniales et non remis à niveaux depuis, la quasi-totalité de ces ports
fonctionnement à faible rendement et certains ne sont d’ailleurs plus du tout
fonctionnels, à l’instar du port de Bumbu ou celui de Mushimbakye.
61
Le faible rendement de ces ports s’explique à la fois par le
mauvais état des voies navigables (9.000km ne sont pas balisés et les autres
7.238 km ne sont que partiellement rendant impraticables près de 80% du
réseau fluvial) et par la vétusté et l’arrêt de la quasi-totalité des bateaux qui
les desservaient.
A ces causes endogènes, il y a lieu de souligner aussi le
caractère fortement extraverti de l’économie congolaise, le pays s’est tellement
ouvert au commerce international, que près de 80% des biens consommés sur
son territoire sont impactés de l’étranger, laissant ainsi mourir sa production
intérieur, principalement celle d’origine agricole, de la pêche et même de
l’élevage.
La SCPT est l’établissement public chargé de l’exploitation
ferroviaire et portuaire ainsi que du transport fluvial.
Les inspecteurs du service national des contrôles économiques
dans leurs missions ont la responsabilité d’identifier tous les ports publics et
privés et contrôler les privés en s’assurant qu’ils sont dans la légalité, les
publics en s’assurant de la gestion qui respecte les dispositions de
l’ordonnance N°71-307 du 3 décembre 1971.
Ainsi tout port privé qui n’est pas en ordres, les inspecteurs font
rapport à la hiérarchie supérieure pour l’établissement des responsabilités.
Pour les ports publics, les inspecteurs doivent s’assurer que les responsables
(Agents de l’Etat, gestionnaires) ont mandat et qualité et que leur gestion
répond aux dispositions légales.
G. LES ROUTES
La route nationale 1 est une route nationale de la RDC.
Parcourant un total de 3.086,7km, elle relie notamment Boma-Matadi-
Kinshasa et Kinshasa-Kenge-Tshikapa-Kananga-Mbuji-mayi-Likasi-
Lubumbashi.
Longueur totale : 3.259km
Extrémité Est : Sakania
Extrémité Ouest : Banana
Villes principales : Lubumbashi, Likasi, Kalemie, Mbuji-mayi, Kananga,
Tshipaka, Kikwit, Kenge, Kinshasa, Mbanza-ngungu, Matadi, Boma.
La route N°2 est une route nationale de la RDC, parcourant un
total de 1404,2km, elle relie notamment la région du kasaÏ au kivu.
Les villes principales traversées par la RN2 sont :
D’ouest en Est : Mbuji-mayi, Kabinda, Lubao, Mwenga, Kabare, bukavu,
Kalele, Goma, Rutshuru, Lubero et Béni.
Au nord de Goma, la route continue et rejoint la RN4 pour
devenir la RN27 et atteindre Bunia. La RN2 est connectée aux routes
nationales : RN1, RN3, RN28, RN31, RN4, RN44.
Pour ne citer que celles-là, toutes les routes constituent le
domaine public de l’Etat, ainsi toutes les barrières de payage doivent renforcer
le trésor public par leurs recettes. Les inspecteurs du SENACE sont dans
leurs prérogatives la charge d’identifier et de contrôler les payages, leurs
gestionnaires ainsi que les recettes qu’ils génèrent en vue de s’assurer du bon
62
fonctionnement de ces derniers et la canalisation de toutes les recettes dans
le trésor public.
H. LES BATIMENTS
(Arrêté min.N°CAB/MIN-A TUH/TPR/007/2013)
La taxe foncière est payée par toute personne qui est
propriétaire au 1er janvier d’un appartement ou d’une maison, elle se paie donc
pour toute l’année ; en cas de vente, le vendeur (propriétaire au 1er janvier) est
le seul redevable de la totalité de la taxe foncière qui est établi en son nom.
Ce pendant l’acte de vente peut avoir un accord entre le vendeur et l’acquéreur
sur une répartition au prorata en fonction de la date d’achat.
Proportion (cote – part).
Il existe une catégorie des gens qui ne paient pas la taxe foncière :
- Les personnes âgées de plus de 75 ans, si elles ont des ressources
inférieures à un plafond ;
- Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) si elles ont
des ressources inférieures à un plafond.
Il est aussi possible de bénéficier des exonérations totales ou
partielles. Elles peuvent être accordées pour des durées variables en fonction
de la situation du logement
Pour une construction nouvelle, une reconstruction ou un ajout de
construction, les propriétaires peuvent être exonérés pendant 2 ans à partir
du 1er janvier de l’année qui suit la fin des travaux.
La taxe foncière s’applique – t- elle aux propriétaires de logement
vacant ?
Oui, les propriétaires doivent payer la taxe foncière, cependant, ils peuvent
bénéficier d’une diminution de la taxe si le logement est normalement destiné
à la location et que la vacance est indépendante de sa volonté. (Ex. en cas de
travaux de mise en normes, sans condition d’y apporter des preuves à et a
duré au minimum 3 mois).
Quelle est la différence entre la taxe foncière et la taxe d’habitation ?
La taxe d’habitation c’est aussi un impôt local. Cependant elle est payée par
l’occupant du logement au 1er janvier de l’année. Donc cela peut être soit le
propriétaire s’il habite lui-même son bien, soit son locataire si le logement est
loué. La taxe d’habitation ne s’applique pas si le logement est inoccupé
au 1er janvier. Il faut contrôler le logement si il est inoccupé et qu’il n’y a pas
des meubles, une simple affirmation verbale ne suffit pas, il faut des preuves
matérielles comme des photos ou des factures d’électricités montrant
l’absence de consommation.
63
§2. LE CONTROLE FINANCIER
Etant donné que le SENACE contrôle les frais de
fonctionnements mis à la disposition des responsables des établissements
publics, et les sorties des caisses de l’Etat, les inspecteurs en mission se
servent de la loi N°08/009 du 07juillet 2008 portant dispositions générales
applicables aux Etablissement publics pour déterminer en premier la nature
de l’Etablissement, ainsi que son mode de fonctionnement. Pendant leur
mission, les inspecteurs se servent de toutes la documentation nécessaire liée
au finance, à l’administration dudit Etablissement, et les responsables de » cet
Etablissement doivent mettre à la disposition des inspecteurs tous les
éléments réclamés par les inspecteurs pour la bonne exécution de leur
mission.
§3. LE CONTROLE FISCAL
S’agissant du contrôle fiscal les inspecteurs auront pour outils :
- Ordonnance-loi N°18/003 du 13 Mars 2018 fixant la
nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central.
- Ordonnance-loi N°18/004 du 13 mars 2018 fixant la
nomenclature des impôts, droits, taxes et redevances des
provinces et de l’entité territoriale décentralisée ainsi que les
modalités de leurs répartitions.
Dans ces ordonnances est déterminée la modalité des
paiements, la nature, des taxes, impôts et redevances que doivent payés les
opérateurs économiques par rapport à leur entité (activité économique…).
Les inspecteurs de le DGCEFA doivent s’assurer que toutes les
entreprises (grandes, moyennes et petites) sont en ordre avec l’Etat congolais
(accompagnement des services générateurs de recettes à la maximisation de
recettes), ils doivent aussi s’assurer que toutes les imprimés de valeur mises
à la disposition de ces opérateurs par les services générateurs sont
authentiques (lutte contre la falsification et la cybercriminalité).
L’authenticité du document dépend de son caractère, la
signature, le code de sécurité, la nature du document. Les inspecteurs doivent
se servir donc des spécimens des signatures des responsables récoltées
pendant la mission d’identification.
La DGCEFA accompagne les services taxateurs à la
maximisation des recettes. C’est pourquoi les missions des contrôles seront
mixtes, étant donc accompagnés des agents des services concernés par la
mission des contrôles encours.
64
§4. CONTROLE ADMINISTRATIF
Etant donné que la DGCEFA veille au bon traitement équitable
des agents de la fonction publique l’article 86 du code du travail s’applique et
aussi se complètent aussi les articles 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93 à 97 du code
travail en République Démocratique du Congo.
La DGCEFA lutte contre le népotisme, le favoritisme, et le
clientélisme, l’omission des noms des agents sur le listing et la privation des
salaires et primes pour ce faire, lors de leurs missions, les chefs du personnels
sont tenus de mettre à la disposition des inspecteurs tous les éléments
réclamés par ces derniers par exemples (Etat de paie, listing de paie, les
bordereaux de paiement, les noms des institutions bancaires aux quelles sont
rattachés les agents pour vérification …)
Nous pouvons donc conclure que l’Etat congolais a mis en place
un outil de contrôle élargi et approfondi compétent, capable de renflouer le
trésor public par ses deux canaux :
1. L’identification ;
2. Et le contrôle.
Les inspecteurs outillés de la DGCEFA sont les instruments de
recettes dans les caisses de l’Etat pour le renforcement du trésor public.
Référence :
Ordonnance-loi N° : 18 /003 du 13 Mars 2018
N° : 18 /004 du 13 Mars 2018
N° : 08/009 du 07 Juillet 2008
N° : 71-307 du 03 Décembre 1971
N° : 82-039 du 05 Novembre 1982
N° : 81-013 du 02 Avril 1981
La Loi N° : 73-02 du 20 Juillet 1973
N° : 80-008 du 18 Juillet 1980
N° : 86-008 du 27 Décembre 1986
N° : 11 /2002 du 29 Aout 2002
N° : 15/026 du 31 Décembre 2015
Dictionnaire la rousse
Code du travail congolais Art 87-97
Guide méthodologique de l’inspecteur administratif et financier
en Tunisie
Guide-mission-audit
Guide-pratique d’acquisition d’une concession foncière en RDC
DIRECTION CENTRALE DE FORMATION/COORD-
FORM./NJ/RDC
[Link] /0890022554-0823351699
65
Table des matières
PREFACE .............................................................................................................................................. 1
CHAP.1. L’IDENTIFICATION ....................................................................................................... 2
Section 1. Définitions ................................................................................................................... 2
§1. L’identification Economique .............................................................................................. 3
§2. L’identification Financière ................................................................................................ 3
§3. L’Identification Fiscale ......................................................................................................... 4
§4. L’identification Administrative ......................................................................................... 5
Section 1. Définitions ................................................................................................................... 8
§1. Définition de la fonction d’inspection ........................................................................... 8
§2. La différence entre inspection et Audit : ...................................................................... 9
A. L’audit : .................................................................................................................................... 9
B. Inspection : une action d’examiner avec attention, observation et
sanctionner. ...................................................................................................................................... 10
§3. Présentation globale de la fonction d’inspection .................................................... 10
§4. Critères comportementaux de l’inspecteur ............................................................... 12
§5. Principes de la mission d’inspection ............................................................................ 12
§5. Elaboration d’un plan d’inspection annuel fondé sur les risques .................... 13
§6. Structure type d’un plan annuel..................................................................................... 16
Section 2. Processus de planification des missions ...................................................... 16
§1. Planification d’une mission d’inspection ................................................................... 16
§2. Planification de la mission ................................................................................................ 19
§3. Exécution des travaux de contrôle ................................................................................ 20
§4. Utilité et avantages de la méthodologie de conduite de la mission
d’inspection ..................................................................................................................................... 23
Section 3. Phasage de la méthodologie de conduite des missions d’inspection
............................................................................................................................................................... 25
§1. Phase d’étude .......................................................................................................................... 25
1er étape : prise de connaissance du domaine à inspecter ......................................... 26
2ème étape : identification des risques et des opportunités d’amélioration ........ 26
A. Réunion d’ouverture ........................................................................................................ 27
§2. Phase de vérification............................................................................................................ 29
A. Réunion d’ouverture :...................................................................................................... 33
§3. Phase de conclusion ............................................................................................................. 36
66
A. Ossature du rapport ......................................................................................................... 36
B. Aperçu des étapes de la phase de rapport .............................................................. 37
§4. Types des rapports ................................................................................................................ 40
A. Spécification du rapport d’inspection ..................................................................... 40
1. Réunion de validation ..................................................................................................... 41
2. Diffusion du rapport d’inspection .............................................................................. 42
5. Evaluation et suivi de la mission ............................................................................... 42
a. Evaluation................................................................................................................................. 42
b. Suivi des recommandations issues des rapports .................................................... 43
Section 4. Les contrôles ............................................................................................................. 45
§1. CONTROLE ECONOMIQUE ................................................................................................. 45
A. LES TERRAINS.................................................................................................................... 46
B. LES MINES ............................................................................................................................ 49
C. LES FORETS ........................................................................................................................ 52
D. LES BATIMENTS ................................................................................................................ 56
E. LES EAUX .............................................................................................................................. 59
F. LES PORTS .......................................................................................................................... 60
G. LES ROUTES ........................................................................................................................ 61
H. LES BATIMENTS ................................................................................................................ 62
§2. LE CONTROLE FINANCIER ................................................................................................ 63
§3. LE CONTROLE FISCAL ........................................................................................................ 63
§4. CONTROLE ADMINISTRATIF ............................................................................................ 64
Table des matières ................................................................................................................................ 65