Leon Introduction Corrigé Final
Leon Introduction Corrigé Final
Introduction générale
1. Introduction
Loin d’être un acte isolé, la vente fait partie intégrante ainsi de la distribution qui
elle, constitue un processus qui s’insère dans un ensemble cohérent et interdépendant qu’il
convient de désigner par marketing-mix. Ce dernier consiste à définir une stratégie qui se
répercute dans tous les domaines de la commercialisation que Jérôme McCarthy et Philip
Kotler ont regroupée en quatre catégories principales : product (produit), price (prix), place
(distribution) et promotion (communication)1. Le mix marketing rassemble des leviers qu'une
entreprise actionne utilement pour rationnaliser la commercialisation de son produit ou de sa
marque.
1
Kotler Ph., et Dubois P.-L., « Marketing management », 9ème édition, Publi-Union, Paris, 1997, p.97-98.
28
En effet, ces leviers sont considérés comme des variables qui définissent l’offre de
l’entreprise et de ce qu’elle va mettre en place pour atteindre les objectifs de vente. Il est donc
nécessaire pour chaque entreprise d’avoir une cohérence entre les quatre variables du
marketing-mix.
2. Etat de la question
Ilunga Mbikayi3 dans son travail intitulé « Impact de la publicité sur la notoriété du
produit Max », répond à la question de savoir si la publicité du produit Max permet-elle
l’amélioration de la notoriété de ce produit ? Il arrive à l’explication que malgré les
2
Mbumb-a-Kanteng, « Rôle de la fonction distributive et son incidence dans le positionnement d'une entreprise. Cas de la Brasimba ».
Université de Lubumbashi, 2018.
3
Ilunga Mbikayi, « Impact de la publicité sur la notoriété du produit Max ». Mémoire de licence. Université de Lubumbashi, 2018.
28
différentes formes d’outils de communication mises sur le marché ainsi que la diversification
des dimensions du produit Max afin d’atteindre même les clients d’un niveau faible, le
produit n’accroche pas les consommateurs. L’auteur confirme à travers sa conclusion que le
produit Max a une telle mauvaise notoriété que les actions publicitaires ne peuvent changer.
Marcenac estime que la communication sur le point de vente prend une bonne
tournure en informant directement les consommateurs sur ce qu’il désire tout en suscitant une
ambiance propice à la réflexion ou en engageant une impression de choix. Ainsi, le
consommateur est influencé pendant son achat par quelques facteurs de situation qu’il
énumère comme suit : l’environnement physique, l’environnement social, les perceptives
temporelles, l’état du consommateur, le rôle du vendeur ainsi que de la communication sur
les points de vente.7
mais aussi si les entreprises s’y engagent plus à fond. Les bénéfices peuvent être immenses
pour tous ainsi que pour les personnes à faible niveau de revenu qui sont souvent mal
comprises et mal servies par des offres commerciales souvent inadaptées.8
3. Problématique de la recherche
4. Hypothèse du travail
Selon Nygaard et Dahtstrom, l’hypothèse est une affirmation ou une proposition non
prouvée à propos d’un facteur ou d’un phénomène qui intéresse le chargé d’étude. Cela peut
être une affirmation provisoire au sujet des relations entre deux variables ou plus.
Albarrelo, pour sa part, pense qu’une hypothèse suggère les techniques de recherche
à mettre en œuvre ultérieurement.
produits dans les recoins de la zone et à rapprocher les produits des consommateurs pour
l’usage. La force de vente dédiée amène les produits vers les consommateurs et non l’inverse.
5. Méthodologie de la recherche
Notre étude se base sur un raisonnement du type inductif. Nous optons pour une
approche quantitative et une méthode d’enquête par sondage. Nous utilisons le questionnaire
d’enquête comme outil de collecte des données auprès des agents déployés sur terrain tant
auprès des clients, principaux utilisateurs des produits et services de l’entreprise.
10
Pinto R. et Grawitz M., Méthodes des sciences sociales, Dalloz, Paris, 1971.
28
Selon Perrier et al., le questionnaire est composé d’un ensemble de questions qui
permettent de mener une étude dans le but d’obtenir l’information correspondant à une
évaluation. Cet outil permet de quantifier et comparer l’information.
Par techniques de recherche, il faut entendre les moyens par lesquels le chercheur
passe pour récolter les données indispensables à l'élaboration de son travail scientifique.
Le choix porté sur ce sujet relève de notre souci d’asseoir les théories apprises sur le
marketing et les appliquer dans l’entreprise. Ceci permet un certain pragmatisme valorisant
les études entreprises dans notre milieu scientifique, vital et professionnel. Ce travail qui
accorde une place privilégiée de la distribution dans le mix marketing revêt un triple intérêt :
scientifique, personnel et social.
Du point de vue scientifique, ce thème remet sur la table une polémique qui alimente
les débats entre les marketers. Il ouvre en même temps des brèches pour des recherches
ultérieures sur les autres entreprises de la même industrie.
Sur le plan personnel, ce travail nous permet d’asseoir les connaissances sur les 4P
du marketing et spécialement sur la fonction distribution dans une entreprise commercialisant
des produits de grande consommation (Fast Moving Consuming Goods).
Le travail que nous présentons est circonscrit dans les limites de la province du
Katanga et spécialement dans la ville de Lubumbashi. L’ubiquité n’étant pas une vertu
humaine, nous limitons notre travail dans un horizon temporel de cinq ans, de 2016 à 2020.
Ceci pour permettre une consistance et une profondeur dans l’analyse.
8. Structure du travail
Ce chapitre comporte deux principales sections dont le but est de déblayer le terrain
pour la meilleure compréhension du travail. La première section s’attèle à définir des
concepts redondants dont l’ambiguïté tremperait le lecteur dans la confusion. La deuxième
28
1.1. Stratégie
D’origine militaire, la stratégie est définie comme l’art de positionner ses troupes
avant la bataille.14 Elle choisit le terrain, le moment, les moyens à engager. Elle consiste à
mobiliser des moyens pour gagner une guerre. Il s’agit de l'art de coordonner l'action de
forces militaires, politiques, économiques et morales impliquées dans la conduite d'une
guerre ou la préparation de la défense d'une nation ou d'une coalition.
Ainsi, nous pouvons résumer la notion de stratégie comme étant les moyens mis en
place par l’entreprise afin d’atteindre les objectifs stratégiques fixés par les dirigeants. Et ce
pour se créer un positionnement favorable par rapport à ses concurrents. Il s’agit alors de
répondre à trois questions fondamentales : Quel est mon métier ? Quel est mon avantage
concurrentiel ? Comment se développer ?
Pour Strategor19, « Elaborer une stratégie c’est choisir les domaines d’activité dans
lesquels l’entreprise entend être présente et allouer les ressources de façon à ce qu’elle s’y
maintienne et s’y développe. »
17
Ansoff I., « Stratégie du développement de l’entreprise », Editions de l’organisation, Paris, 1989, p.98.
18
Porter M. Choix stratégiques et concurrence, Economica, Paris, 1992, p.207.
19
Strategor, Politique Générale de l’Entreprise, Dunod, Paris, 1997, p.116.
28
Source :
1.2. Marketing
En français, le terme marketing est traduit par deux mots inspirés de « marché » :
mercatique (à partir du mot latin mercatus) et marchéage (à partir du mot français marché).
Ces deux termes sont complémentaires et désignent chacun une partie de la démarche
marketing d’une entreprise.20
20
Baux Ph., Mercatique, gestion commerciale, Editions de l’Organisation, Paris, 1979, p.26.
21
JEAN-MARC LEHU, L’essentiel du management par les meilleurs professeurs, Eyrolles, Paris, 2008 , p.163
28
Pour Kotler et Keller22, le marketing est le processus sociétal par lequel les individus
et les groupes obtiennent ce dont ils ont besoin et ce qu’ils désirent ; ce processus consiste à
créer, offrir et échanger avec autrui des produits et des services de valeur.
1.3. Marketing-mix
Combinaison et dosage des différentes variables marketing (produit, prix, force de
vente, services, marque, circuit de distribution, communication, lobbying, …) à la disposition
du décideur pour atteindre ses objectifs, en maîtrisant au maximum les contraintes humaines,
techniques, financières, temporelles et géographiques, et en composant au mieux avec
l’environnement socio-démographique, économique, concurrentiel, politique, légal, culturel,
consumériste et écologique.24
22
Kotler, Keller, Manceau, Marketing Management, 15ème édition, Pearson, Paris, 2016, p.82.
23
Lambin J.J. et Moerloose C., Marketing stratégique et opérationnel. Du marketing à l’orientation-marché, 7 ème édition, Dunod, Paris
2008, p.394-395
24
Jean-Marc Lehu, L’essentiel du management par les meilleurs professeurs, Eyrolles, Paris, 2008 , p.169
25
J. Lendrevie, J. Lévy, D. Lindon, Mercator, 8ème édition, Dunod, Paris, 2006, p.389.
28
dosage et le mélange de ces ingrédients vont permettre de positionner le produit sur le marché
par rapport à ses concurrents.
-Price = la politique de prix (premium ou low cost, politique tarifaire, prix promotionnel…)
Dans le même temps, il semble évident que les 4 P sont insuffisants pour définir
l’offre dans une société de service. De nombreux auteurs dont Lovelock 27, en 1996, ont mis
au point le modèle des 7P, qui ajoute aux 4P initiaux, outre le personnel :
26
Kotler P., Dubois B., Marketing Management, 10ème édition, PEARSON, Paris 2001, p.287.
27
Lovelock C. at alii, Marketing des services, 7ème édition, Pearson, Paris, 1996, p.125.
28
Le terme Permission Marketing a été créé par Seth Godin dans son ouvrage éponyme.
Il y promeut un nouveau type de marketing relationnel et de communication directe qui
consiste à demander l’autorisation aux consommateurs. L’objectif du Permission Marketing
est d’inciter le consommateur, ou plutôt l’internaute à entrer en relation avec la marque. Au
premier chef sont concernés les programmes de conquête et de fidélisation.
Il faut bien avoir en tête l’objectif de ce modèle pour bien l’utiliser. On peut
choisir les 5P, les 8P ou les 10P. L’essentiel est que tous ces ingrédients soient en totale
concordance afin d’offrir un produit ou un service global en cohérence avec le
positionnement de la marque. C’est à cette condition que l’offre avec sa communication, ses
lieux d’accès, son prix et tous les autres P se distinguera et trouvera son public.
Bien que la distinction entre besoin générique et besoin dérivé soit simple et facile à
comprendre, d’autres termes sont utilisés dans la littérature. Kotler28 établit une distinction
entre besoin, désir et demande. Il définit le besoin comme étant un sentiment de manque
28
Kotler P., Dubois B, Marketing Management, 14ème édition, Pearson, Paris, 2006, p.90.
28
éprouvé à l’égard d’une satisfaction générale liée à la condition humaine. Cette définition
couvre en fait la notion de besoin générique. Le désir serait alors un moyen privilégié de
rencontrer un besoin.
Autant les besoins génériques sont stables et limités en nombre, autant les désirs sont
multiples, changeants et continuellement influencés par toutes les forces sociales. Il est
évident que le désir est ici simplement une autre manière de désigner le besoin dérivé. Les
désirs se traduisent en demande potentielle de produits spécifiques, lorsqu’ils
s’accompagnent d’un pouvoir et d’un vouloir d’achat. La distinction entre besoin, désir et
demande est intéressante, même si la relation entre besoin et désir reste un sujet controversé.
Selon Kotler, le marketing se contente d’influencer les désirs (ou besoins dérivés) et
la demande, en rendant le produit attrayant, disponible et facilement accessible. Pour l’auteur,
le « marketing, comme bien d’autres forces sociales et culturelles, influence les désirs. Le
marketing, par exemple, suggère aux consommateurs que l’achat d’une Cadillac est un bon
moyen pour rencontrer leur besoin de statut social. Le marketing ne crée pas le besoin de
statut social, mais se limite à suggérer comment un bien ou une marque peut contribuer à la
satisfaction de ce besoin. ».29
1.5. Distribution
Le choix d’une politique de distribution est vital pour une entreprise, car il ne s’agit
pas seulement de présenter un bon produit, mais d’assurer une rationnelle distribution des
produits vers les consommateurs. Une distribution lacunaire ou mal maîtrisée entraine une
pénurie ponctuelle ou permanente sur le marché. Ce qui entraîne le transfert des clients vers
le concurrent et ainsi l’amenuisement de l’image de marque.
Dans ce travail, nous abordons la distribution dans la perspective des enjeux liés à la
distribution des produits de grande consommation du point de vue du producteur ;
l’organisation des circuits de distribution ainsi que le suivi du produit dans le point de vente.
Mais de prime abord, il nous semble opportun de déblayer le terrain pour élaguer les zones
d’ombre qui peuvent jeter un flou sémantique dans la compréhension du travail. Nous
passerons en revue quelques concepts clés.
29
Kotler P., Dubois B., Marketing Management, 6ème édition, Pearson, Paris, 1997, p.424.
28
Pour Claude Demeure, la distribution peut aussi être définie comme l’ensemble des
opérations qui permettent l’acheminement d’un produit sortant de l’appareil de production au
consommateur final au bon moment, au bon endroit, en quantité suffisante, avec l’assortiment
désiré.30
La distribution est généralement employée dans deux sens différents. C’est d’abord
l’organisation des circuits de distribution en fonction des objectifs commerciaux de
l’entreprise et les coûts de fonctionnement du système mis en place. La distribution est donc à
ce niveau l’ensemble des opérations commerciales et physiques qui ont lieu entre
l’acheminement du produit et sa mise à la disposition du consommateur.
30
Demeure C., Aide-mémoire Marketing, 6ème édition Dunod, Paris, 2008, pp 169-170.
28
Trois grands objectifs qui sont visés simultanément par l’entreprise lors de la mise
en place de sa politique de distribution :
a- Couverture quantitative du marché : c’est mettre en place un système de distribution qui va
permettre la couverture du plus grand nombre possible de clients potentiels.
b- Qualité du système de distribution : c’est l’aptitude à faciliter ou à stimuler l’achat des
produits de l’entreprise par ses clients potentiels. L’aspect qualitatif d’un système de
distribution se mesure par :
- La compatibilité des canaux de distribution avec l’image de marque des produits de
l’entreprise ;
- La compétence et le dynamisme des agents de distribution ;
- La qualité de la présentation des produits de l’entreprise dans les points de vente.
- La qualité des services après-vente offerts au client.
c- La minimisation des coûts : tout système de distribution comporte nécessairement des
coûts de constitution et de gestion, ils doivent être maintenus au niveau minimum compatible
avec les objectifs quantitatifs et qualitatifs.
a) Distribution intensive
Cette stratégie consiste à distribuer un produit dans le plus grand nombre de points
de vente possible. Elle convient aux produits de grande consommation 32, souvent en parallèle
avec une communication elle aussi intensive. Le principal avantage de cette stratégie est
qu’elle permet de générer un chiffre d’affaires important et de faire connaître le produit assez
rapidement. Par contre, elle entraîne des coûts de distribution également importants, ainsi que
la difficulté de bâtir une image de marque cohérente (puisqu’on peut trouver le produit
partout).
b) Distribution exclusive
31
Demeure C., op.cit., pp 2100-211.
32
Appelée aussi FMCG comme Fast Moving Consuming Goods ou produits de grande consommation
28
c)Distribution sélective
d) Franchise
La communication, c'est-à-dire
La prise de risque, liée aux
l'élaboration et la diffusion
différentes opérations de
d'informations à destination des clients
distribution.
afin de stimuler l'achat.
La négociation, c'est-à-dire la
recherche d'un accord sur les termes La distribution physique :
transport, stockage, manutention.
d'échange.
Source :
33
Kotler, Keller, Manceau, Marketing Management, Pearson, Paris 2016, p.552
34
Lambin J.J, Moerloose C., op.cit., p.441
35
Ibidem, pp. 552-553.
28
Une entreprise doit décider quel rôle elle accorde à sa distribution pour attirer les
clients, en comparaison des outils de communication directe aux consommateurs. Cette
distinction correspond à l’arbitrage entre une stratégie push et une stratégie pull.
Les entreprises diffèrent parfois quant à leur préférence à l’égard de telle ou telle
stratégie. Lorsqu’elles disposent de budgets marketing importants, elles combinent souvent
les deux approches. Un programme marketing fondé sur le push et destiné aux canaux de
distribution est plus efficace si la demande finale a été stimulée en parallèle par une stratégie
pull, et réciproquement.
Les entreprises doivent traiter les intermédiaires comme des clients, en analysant
leurs besoins et en construisant à leur intention une politique génératrice de valeur pour les
deux parties. Le fabricant ne doit pas se contenter de vendre par les intermédiaires, mais aux
intermédiaires.
Pour construire une relation de qualité sur le long terme, le fabricant peut essayer
d’aller au-delà de ces leviers de pouvoir et chercher à mieux comprendre les attentes et les
contraintes de ses distributeurs. Fabricant et distributeur essaient alors de préciser ce qu’ils
attendent l’un de l’autre et élaborent leurs accords en conséquence. Ils arrivent aisément à
s’entendre si les objectifs convergent, notamment autour d’un développement des ventes. Ces
pratiques sont plutôt à l’initiative des fabricants et, malgré de nombreuses déclarations
d’intention et quelques cas emblématiques, on reste encore souvent au stade de la
coordination plutôt que de la véritable collaboration.
c) Le trade marketing
L’objectif consiste à repérer les attentes de chaque enseigne pour développer avec elle des
relations personnalisées à long terme.
La force de vente est chargée par le fournisseur d’assurer la diffusion de ses produits
ou services auprès de clients, industriels ou distributeurs le plus souvent. Son rôle est aussi
d’assurer la prospection de clients potentiels. La prise de conscience de l’importance du
caractère relationnel de l’action marketing, notamment dans le cas de produits complexes
exigeant une intégration étroite du client à la conception de l’offre du fournisseur, a renforcé
l’importance de la force de vente.
Pour l’entreprise, la force de vente représente une équipe d’hommes et de femmes
dont le rôle est de vendre des produits aux clients potentiels. 36 Elle constitue le dernier
maillon, indispensable pour permettre à l’entreprise de gagner de l’argent. Ce dernier maillon
est aussi le premier et le seul en contact direct avec le marché, d’où son importance en termes
de remontées d’informations au service marketing de l’entreprise 37. La notion de force de
vente regroupe l’ensemble des personnes qui sont chargées de rencontrer prospects ou clients
dans le but (direct ou indirect) de leur vendre des produits ou services.
Sa gestion pose des problèmes spécifiques de management :
-définir les modalités de rattachement de la force de vente à l’entreprise, allant de
l’intégration (force de vente salariée exclusive) à des contrats d’agence (VRP) ;
-choisir le mode de rémunération des vendeurs et l’articulation entre rémunération fixe et part
proportionnelle à l’activité ;
-définir les modalités d’évaluation de la performance de la force de vente, notamment de
toutes les activités qui ne sont pas directement productrices de chiffre d’affaires.
Une force de vente peut être interne ou externe à une entreprise :
-Force de vente interne à l’entreprise, c’est-à-dire composée de commerciaux salariés de
l’entreprise productrice. C’est le cas le plus fréquent.
-Force de vente externe à l’entreprise, c’est-à-dire composée de commerciaux salariés d’une
entreprise.
1.8. Vente
36
Aguilar M., Vendeur d’élite, Dunod, Paris, 1995, p.188.
37
Demeure C., op.cit., p.246.
28
Le droit définit la vente comme une convention par laquelle une personne dite "le
vendeur" cède, à une autre personne dite "l'acheteur", ses droits de propriété sur une chose ou
une valeur lui appartenant moyennant une contrepartie, généralement pécuniaire. Cette
dernière représente par ailleurs la valeur estimée du bien vendu, appelée prix de vente.
-Vente traditionnelle
C’est la vente qui repose sur le contact humain direct entre le vendeur et l’acheteur.
Elle est pratiquée dans les petits commerces mais aussi dans les « boutiques » à l’intérieur des
grands magasins.
-Vente en libre-choix
-Vente en libre-service
38
N. Caron, F. Vendeuvre, Le grand livre de la vente. Techniques et pratiques des professionnels de la vente, Dunod, Paris, 2008, p.22.
28
-Vente assistée
C’est une forme de vente en libre-service donnant la possibilité au consommateur de
s’informer auprès de conseillers. Elle est utilisée dans les grandes surfaces spécialisées.
-Vente individuelle
La vendeuse est reçue au domicile d’une personne (l’hôtesse) qui a invité un groupe
d’amies intéressées par la présentation des produits. L’hôtesse reçoit un cadeau en
contrepartie de l’organisation de la petite réunion et de la distribution des commandes (livrées
chez elle).
(fichiers clients, mailings personnalisés, gestion des commandes, facturation, gestion des
stocks, logistique...).
– Le Supermarché à domicile, qui peut être assimilé à une forme de VPC assurée par des
entreprises de grande distribution pour leurs produits (alimentaires ou non) : les clients
peuvent commander les produits de leur choix par courrier ou par téléphone parmi un
assortiment assez important. Les prix correspondent à ceux d’un supermarché.
– Le Télé-achat, qui permet à des téléspectateurs de commander les produits vus au cours
d’une émission télévisée en utilisant le téléphone ou Internet.
La promotion des ventes regroupe l’ensemble des techniques mises en œuvre par un
producteur ou un détaillant pour faire acheter un produit ou service pendant une période
délimitée. Elle se différencie donc de la communication publicitaire qui peut poursuivre
d’autres objectifs que l’accroissement des ventes à court terme.39
La promotion des ventes a pour objectif de stimuler l’efficacité de la force de vente
et des revendeurs et de susciter les achats des consommateurs au moyen d’opérations,
39
MARC FILSER, L’essentiel du management par les meilleurs professeurs, Eyrolles, Paris, 2008 , p.279
28
limitées dans le temps, permettant soit de diminuer le prix du produit, soit de modifier la
valeur globale de l’offre en apportant un avantage substantiel.40
La promotion des ventes correspond à une stratégie « push » qui permet de pousser
le produit vers le consommateur. Les actions promotionnelles sont toujours limitées dans le
temps, au contraire des actions publicitaires qui sont parfois continues.
On peut diviser la promotion en trois grandes parties, en fonction des cibles visées :
-La promotion destinée à la force de vente, qui correspond aux techniques de stimulation
utilisées auprès des vendeurs (voir chapitre « La gestion de la force de vente »).
-La promotion distributeurs, qui permet de modifier l’attitude des distributeurs envers un
produit pour les inciter à acheter le produit (parfois même à le stocker) et à le vendre.
-La promotion consommateurs, qui permet de pousser un produit vers les consommateurs ou
de le leur faire acheter.
1.9. Merchandising
Le merchandising est souvent défini par la règle des 4 R : the Right product, at the
Right time, at the Right place, and at the Right price (placer le bon produit, au bon moment,
au bon endroit en rayon, et au bon prix).
On regroupe sous ce terme l’ensemble des actions mises en œuvre par les détaillants
pour organiser la présentation des produits dans les commerces de détail. Le merchandising
concerne trois catégories d’activités :
-la conception intérieure du point de vente : elle prend une importance croissante
dans la mesure où le magasin est en lui-même une source de gratifications pour le client,
indépendamment des produits qu’il propose à la vente. Le terme de retailtainment,
contraction de retailing et entertainment, est parfois utilisé pour désigner des magasins qui
40
Caron N., Vendeuvre F., Le grand livre de la vente. Techniques et pratiques des professionnels de la vente, Dunod, Paris, 2008, pp.311
28
accordent une grande importance à l’atmosphère et à la mise en scène des produits présentés ;
-la répartition de la surface de vente entre les différentes catégories de produits ;
-la répartition de l’espace en rayon (le linéaire) entre les marques et les références. Ces
décisions résultent souvent d’une âpre négociation entre les fournisseurs et les détaillants. 41
a) Le merchandising du producteur
b) L’assortiment
L’assortiment se caractérise par trois dimensions :
– la largeur, qui représente le nombre de types différents de produits,
– la profondeur, qui correspond au nombre de variétés dans chaque type de produits,
– la hauteur, qui correspond à la différence entre le prix le plus haut et le prix le plus bas de
l’assortiment.
28
Cette section nous introduit dans un débat entre écoles de pensée autour de la
stratégie marketing. Elle nous plonge dans des polémiques doctrinales.42
C’est l’école classique qui renvoie à une période durant laquelle la stratégie est
associée à des principes d’adaptation et de position. Il s’agit du déterminisme stratégique où
la stratégie est considérée comme une variable contingente à l’environnement. En effet, cette
approche considère que la stratégie suppose une adaptation permanente à l’environnement
pour acquérir une position dominante sur le secteur et la défendre. Ainsi, la stratégie ne peut
qu’être imposée par l’environnement de l’entreprise. Elle débute avec le modèle « SWOT »,
qui constitue la base sur laquelle toutes les autres théories se développent. Ce modèle
considère que la stratégie doit constituer une adéquation entre les opportunités et menaces de
l’environnement et les forces et faiblesses de l’entreprise. Elle se prolonge par une réflexion
sur l’avantage concurrentiel et s’achève avec Michael Porter, dont les travaux représentent la
référence dans le domaine des stratégies de positionnement. En effet, la stratégie devrait
permettre de construire et de garder un avantage concurrentiel durable permettant d’améliorer
le positionnement de l’entreprise dans son secteur d’activité. Ainsi, la stratégie est considérée
comme un moyen permettant à l’entreprise d’atteindre la position idéale (de ses DAS) par
rapport à ses concurrents dans l’industrie. Il s’agit d’une position unique et créatrice de
valeur.
Cette approche met en avant une conception de la stratégie centrée plutôt sur
l’intention et le mouvement. Il s’agit plutôt d’une vision volontariste où l’entreprise, avec ses
spécificités (ressources, compétences, connaissances), peut agir sur son environnement. La
stratégie vise dans ce cas à la transformation permanente du jeu concurrentiel et des capacités
de l’entreprise. Contrairement à l’approche classique, cette approche se base sur les
spécificités de l’entreprise et non sur le secteur d’activité dans lequel elle se trouve. Elle
considère, d’une part, que l’entreprise doit concilier des avantages concurrentiels multiples et
non durables. D’autre part, l’objectif clé de la stratégie n’est plus l’adaptation aux conditions
42
Cette section est largement inspirée de l’ouvrage d’ALBERT DAVID, L’essentiel du management par les meilleurs professeurs, Eyrolles,
Paris, 2008, pp.389-414
28
de la concurrence, mais leur transformation et leur renouvellement. Cette approche débute par
le courant de l’intension stratégique (l’école basée sur les ressources) qui propose une
conception radicalement opposée à l’adaptation stratégique : A partir de ses propres
ressources et compétences centrales, une entreprise peut transformer les conditions de
l’environnement en identifiant les ressources et compétences clés, les évaluer dans le
contexte environnemental de l’entreprise, ensuite les développer et valoriser dans le cadre
d’un apprentissage individuel et collectif.
Mintzberg a classifié les approches de gestion stratégique en dix écoles dont quatre
nous intéresse par rapport à ce travail.
les dirigeants qui n’a plus qu’une intervention marginale. Ici la stratégie est considérée
comme un processus objectif, organisé et planifié dans ses moindres détails. Les analystes
peuvent pré-visualiser les faits et juger les stratégies élaborées. Permet aussi un contrôle ex-
post de la réalisation sur base de ce qui avait été planifié.
Airtel Congo, Vodacom RDC, Orange RDC et Africell RDC, ces quatre opérateurs
mobiles ont réalisé un chiffre d’affaires de 344,75 millions de dollars américains au second
trimestre de l’année 2019. C’est ce que rapporte l’Autorité de régulation de la poste et
de télécommunications du Congo (ARPTC) dans son rapport trimestriel.
1.1. Vodacom
La société VODACOM Congo, créée en octobre 2001 sous la forme d’une société
privée à responsabilité limitée, est le fruit d’un accord de partenariat conclu entre Vodacom
international Ltd et Congolaise Wireless Network (CWN) SPRL, œuvre de monsieur A.
CONTEH, chairman de la société.
Forte de ses 13 millions d’abonnés, la société étend sa couverture dans toutes les
grandes villes du pays.
1.2. Orange
Orange RDC, filiale congolaise de France Telecom s’installe en RDC après le rachat
de Congo Chine Telecom (en octobre 2011) et Supercell, une filiale de MTN Rwanda ainsi
que de Tigo, du groupe Millicom International. La société compte près de 9.5 millions
d’abonnés qui constituent son parc d’abonnés.
1.3. Africell
Africell RDC est une filiale du groupe libanais Lintel Holding qui a démarré ses
activités le 12 juillet 2012. Africell a obtenu sa licence en 2004 mais a dû attendre avril 2010
pour obtenir une fréquence. Elle a lancé ses opérations en juin 2012 pour un démarrage
effectif. Elle est présente dans les provinces de l'Equateur, du Bas-Congo, de Kinshasa et du
Katanga. Elle compte 2.5 millions d’abonnés.
1.4. Airtel
Jadis Celtel puis achetée par le groupe koweïtien MTC opérant sous la marque Zain
pour devenir aujourd’hui Airtel, cette entreprise a subi beaucoup des mutations à la suite de
l’achat et du rachat par d’autres groupes.
Source : ARPTC
Taux de pénétration étant de moins de 30% tenant compte des abonnés multisims au regard
du nombre de la population congolaise qui s’élève à 90 millions.
Celtel Congo (RDC) S.A.R.L est une filiale de Celtel International, ex MSI (Mobile
System International). Celtel International est un groupe Anglo-hollandais. Le groupe Celtel
International, MSI (Mobile System International), plus connu à partir de la marque Celtel
fonctionnait déjà en Ouganda depuis 1996.
3. Aperçu historique
La société Celtel Congo (RDC) S.A.R.L. est créée en date du 12 août 1999 sous la
forme d’une société privée à responsabilité limitée actuellement société par action à
responsabilité limitée dénommée Celtel System International Cellular Investissements BV.
Dès le premier mois du lancement commercial avec la vente de ses principaux produits et
services (cartes SIM, cartes prépayées, des téléphones), le nombre d'abonnés est passé à dix
milles nouveaux abonnés seulement pour la ville de Kinshasa. Le secret de ce succès est dans
la qualité de services offerts et sa nouvelle technologie numérique GSM (Global System For
Mobile Communication). Son slogan commercial est « Celtel, à vous la parole ».
28
Le groupe étend sa couverture sur toutes les grandes villes et cités du pays pour
bénéficier à tous les congolais de ses services. Le 29 septembre 2005, la société Koweitienne
mobile télécommunication MTC (dirigée par le Docteur SAADI, ingénieur aux USA de
nationalité Koweitienne) rachète toutes les opérations africaines du groupe Celtel
International à l’exception du Soudan et de l’Egypte. Ainsi grâce à cette acquisition, le
Koweitien gère désormais dans son portefeuille cinq pays du Moyen-Orient et treize pays
d’Afrique subsaharienne.
Ainsi, en date du 01 août 2008, l’entreprise opère sous la marque ZAIN (emprunté
de l’arabe et qui veut dire beau, bon et merveilleux). En septembre 2006, Zain lance en
Afrique le "One Network" ou "Roaming ", le premier réseau sans frontières au monde. Ceci
est rendu possible grâce à l’acquisition de la licence de passerelle des données que Kenya
Data Network vient d’acquérir. One Network est un réseau mobile, sans frontières, à travers
tous les pays utilisant le même réseau pour permettre aux clients de se déplacer librement
dans les pays dans lequel le réseau opère, et être traité comme clients “virtuels” locaux en
termes de coûts tout en gardant les fonctionnalités du service du pays de provenance.
En d’autres termes, One Network permet aux clients de voyager dans les pays ayant
le même réseau tout en bénéficiant des appels entrants et sortants, les SMS au même coût que
les clients locaux. Ils peuvent aussi recharger avec du crédit local (cartes prépayées ou top
up) tout en utilisant le même numéro et la même carte SIM. En juin 2007, One Network est
étendu jusqu’au Gabon, en République Démocratique du Congo, et au Congo Brazzaville,
Malawi, Soudan et la Zambie. Il faut attendre le mois d’avril 2010 pour que le groupe indien
Bharti rachète les filiales africaines du koweitien Zain avec l’acquisition des treize filiales en
Afrique pour environ 10,7 milliards de dollars. L’entreprise opère désormais sous la marque
AIRTEL.
Il faudra noter qu’en droit Congolais, la société commerciale est avant tout un
contrat entre deux ou plusieurs personnes. C’est pourquoi une seule personne ne peut pas
constituer une société commerciale au Congo. Ce qui explique pourquoi MSI est tenu
d’associer Monsieur Emmanuel Kolade pour la création de la société Celtel S.P.R.L
actuellement S.A.R.L. A sa constitution, le capital social de Celtel S.P.R.L. est fixé à 500.000
FC (cinq cent mille francs Congolais) comprenant cinq cents parts sociales d’une valeur
nominale de 1.000 FC chacune et reparti comme suit :
5. Cadre géographique
Le siège social est établi à Kinshasa, immeuble Immo-Invest, n°1, sise au coin des
avenues EX Baron Jacques, du Bas-Congo et Tchad, commune de la Gombe, NRC 47889,
Nat. N°Imp TMT KOZA 0071R B.P 1201 Kinshasa 1, République Démocratique du Congo.
Airtel (RDC) S.A.R.L est également présente dans les provinces du pays avec la vocation de
couvrir toute l’étendue de la république. Les cinq sièges du pays :
1. La région Kinshasa qui comprend tous les districts de la capitale et la ville de Tshikapa et
le Bandundu
2. Le grand Kasaï qui comprend les provinces du Kasaï oriental dont son siège se trouve à
Mbuji-Mayi ;
3. Le Katanga dont le siège est à Lubumbashi, située sur la chaussée Laurent-Désiré Kabila,
n°2426 ;
Airtel dispose d’un large éventail de produits et d’un portefeuille assez diversifié de
services disponibles pour ses clients. Nous présentons brièvement dans les lignes qui suivent
les produits phares et liés intimement à notre recherche.
Une sim, acronyme de Subscriber Identity Module est une carte s’insérant dans un
équipement mobile et qui contient toutes les informations d’abonnement.
La sim blanche est une sim sans numéro spécifique, capable de porter n’importe quel
numéro après reconfiguration. Elle porte toutes les propriétés du numéro pour lequel elle est
reconfigurée, excepté le répertoire.
6.5. Modem
6.6. Routeur
Le principe d'un routeur sans fil est le même que celui d'un routeur classique, si ce
n'est qu'il permet à des dispositifs sans-fil (stations WiFi par exemple) de se connecter aux
réseaux auxquels le routeur est connecté par des liaisons filaires (généralement Ethernet). Le
routeur peut connecter jusqu’à huit ordinateurs à Internet.
6.7. Top up
28
Ce sont les cartes de recharge pour les appels vocaux, sms et aussi pour les datas.
Elles sont imprimées en plusieurs dénominations. Elles nécessitent de gratter la partie zébrée
de la carte pour introduire le code qui recharge la valeur nominale de la carte. Elle peut être
rechargée par un abonné en roaming.
Airtel Money est un service qui permet d’effectuer des transactions monétaires à
l’aide d’un téléphone mobile. Il permet également d’utiliser le téléphone pour : -Payer des
biens et services, -Recevoir et envoyer de l’argent à ses proches, -Faire des dépôts de cash, -
Retirer de l’argent, -Acheter le temps de communication pour soi-même ou pour quelqu’un
d’autre, -Gérer son compte bancaire quand celui-ci est lié à son compte Airtel Money. Le
service est accessible de trois manières : par ussd (short code 501), par menu STK, par sms
(syntaxes cryptées).
La société Airtel est avant tout une société organisée avec un système de
fonctionnement assez flexible. Elle fait un tout cohérent par l’existence de ses fonctions qui
se coordonnent les uns des autres et forment la structure de cette entreprise.
Administrativement, la société Airtel (RDC) est composée de sept directions suivantes :
-Direction de marketing ;
-Direction de la clientèle ;
-Le cora
Elle est une direction par excellence par le simple fait qu’elle est la porte d’entrée et
de sortie de la société Airtel/Katanga. Elle assure l’encadrement et la bonne formation des
agents pendant l’action de leur fonction. Il sied de signaler que cette direction assure la
communication interne. Cette direction s’occupe de la coordination juridique des activités de
l’entreprise Airtel au niveau de Kinshasa et aussi dans tous les sièges de l’entreprise Airtel en
RDC.
Elle est la seule direction qui s’occupe des activités marketing de l’entreprise Airtel,
c’est-à-dire, de promotion et services pour assurer la bonne marche des produits. Notons que
l’aspect des services marketing repose sur le fait que l’entreprise Airtel par sa vocation
commerciale est censée persuader les consommateurs finals pour leur assurer de la pertinence
de son produit (consonance cognitive) par une politique de marketing assez avancée.
7.6. Le cora
Finances
a) La comptabilité Elle approuve les factures et les comptabilisent. Elle dépend de Kinshasa
et fonctionne par un schéma explicite ci-dessous : Réquisition-approbation-bon de
commande-livraison de réception
b) La trésorerie Elle dépend directement de Kinshasa où elle a sa direction. Elle est chargée
de la récolte des fonds. C’est à partir d’un partenaire qui est l’agence de transfert de fonds.
Cette dernière récolte les fonds par le canal des partenaires de distribution (Distributeurs
Agréés). Il y a deux systèmes utilisés en trésorerie :
-Les systèmes NORAH : qui gère les décaissements (paiement des fournisseurs).
c) La logistique
-Le département facilities : building (acquisition, ce département est l’entretien des bâtiments
appartenant à Airtel) ; qui gère le logement du personnel de direction et des expatriés de
l’entreprise Airtel et protocole qui gère les mouvements, de voyage des agents et visiteurs.
-Le transit : qui gère les dédouanements en import comme en export de tous les biens de
l’entreprise que ce soit matériel ;
-Le département procurement : ce département gère tous les achats de la société, il est
composé de :
-Achats commerciaux ;
-Achat technique et IT ;
Service commercial
2.3.6. La cora
7.8. Organigramme
ROD
Katanga
Personnal
HR Manager
Assistante
Supply Chain
Finance Mgr PMO/Business Analyst Marketing Mgr CSD Mgr Technical Mgr Enterprise Mgr Head of
Mgr Sales & Distribution
Katanga Trade Marketing &
Chanel Coordinator
i
Regional Stock Controller Coord Acquisition Coordinator Credit & Satcom SME Manager Ktg ZBM
Treasury Lubumbashi Collection Engineer Lubumbashi 1
i
Stock Controller Airtel Money Coordinator Regional Recharge Business Support Technical Support ZBM
Kolwezi Voucher Engineer Lubumbashi 2
ZBM
Kolwezi
Source : service Ressources Humaines Airtel/Katanga
Operations
Regional
Manager Towerco
Supervisor
Fuel & Management
Opex
Cluster
Kolwezi
74
8. Services d’Airtel
Dans cette partie de notre travail, il est question de passer au crible l’analyse
descriptive des données recueillies sur terrain ainsi que la présentation des résultats de nos
enquêtes appuyées des suggestions adressées aux acteurs concernés.
Dans ce chapitre, nous présentons des résultats de nos enquêtes suivies de l’analyse
descriptive des résultats de l’enquête pour chuter à la proposition des solutions.
1. Définition de l’enquête
2. But
L'objectif visé par cette enquête est d’appréhender les besoins, les usages ou
l'opinion d'un groupe restreint de personnes. L’enquête tente de comprendre des mécanismes
de fonctionnement, les difficultés rencontrées ainsi que les limites techniques et pratiques du
service de monnaie mobile.
3. Détermination de l’échantillonnage
4. Administration du questionnaire
Pour mieux mener notre enquête nous avons utilisé la procédure suivante :
-En premier lieu, nous avons administré un questionnaire d’enquête adressé au service Airtel
money afin d’avoir les statistiques sur le nombre des partenaires dans la chaîne de
distribution Airtel et consommateurs du produit Airtel money à Lubumbashi. Cette étape
nous a pratiquement pris deux semaines.
74
-En deuxième lieu, nous nous sommes attelée à interroger les tenanciers des points de vente
Airtel pour apprécier leur implication dans le service Airtel money et les utilisateurs du
service mobile.
Cet entretien nous a pris une période de trois mois, de mars à juin 2020. Nous avons
eu à administrer 200 questionnaires dont 194 nous ont été rendus favorablement.
Pour garantir l’impartialité de la démarche, nous avons désigné par territoire indiqué
une personne qui n’a jamais travaillé dans les télécoms. De cette manière, ils ne sont pas
connus des revendeurs et se présentent comme étudiants. Nous avons ensuite contacté les
personnes enquêtées pour confirmer le passage.
Nous avons administré 200 questionnaires dont 194 retenus ont été retournés qui
constituent notre échantillon réel, soit un taux de réponse de 95%. Les données récoltées sont
représentées selon chaque point de vue spécifique (sur les points de vente) qui effectuent le
2 Centre-ville 30 15,46%
3 Golf 16 8,25%
4 Kalubwe 11 5,67%
Kenya-
5 24 12,37%
Kamalondo
6 Katuba 23 11,86%
7 Université 20 10,31%
8 Tabacongo 14 7,22%
9 Kisanga 13 6,70%
10 Industriel 11 5,67%
11 Texaco 10 5,15%
Les points de vente des produits télécoms sont représentés par des cabines publiques
associés généralement à l’opération de change de monnaie. L’infrastructure est simplement
bâtie d’un parasol associé à une table avec inscription des noms des opérateurs télécoms. Les
produits vendus sont résumés dans le tableau n°6.
Airtel 99 194 56
Orange 48 186 19
Vodacom 77 194 61
Source : Construit par nous sur base des données de l’enquête
Le tableau n°6 donne un aperçu des produits généralement vendus dans les cabines
publiques. Ce sont les sims et crédit de communication des opérateurs ainsi que la monnaie
électronique de ces derniers. A quelques exceptions près, les cabines publiques revendent
aussi des routeurs pour la connexion Internet. Mais pour le présent travail, nous nous limitons
aux trois premiers produits pour leur popularité.
cabines sont intéressées par la vente de ce produit. Elles estiment que les sims immobilisent
le capital.
Pour ce qui est de la monnaie électronique, les cabines sont désignées par rapport à
leur positionnement, leur capacité financière et disponibilité ou flexibilité. Contrairement à la
vente du crédit, un contrat en bonne et due forme est signé entre le détenteur de la cabine et
l’opérateur pour prévenir le blanchiment d’argent. Pour faciliter la reconnaissance, certaines
cabines bénéficient des kiosques avec le branding de la marque ou les affiches permettant
une facilité pour les requérants.
La figure 6 ci-haut donne un aperçu sur les produits vendus dans les cabines
publiques. Sur un total de 194 cabines publiques recensées, toutes vendent du crédit d’Airtel
et de Vodacom, les deux opérateurs qui détiennent le leadership du marché de Lubumbashi.
Alors qu’Orange se fraie un chemin pour affirmer son positionnement avec 95% de
pénétration (soit 186 sur 194), Africell a du mal à percer avec 54% de pénétration (soit 104
sur 194).
Pour ce qui est des sims, 18.5% des cabines vendent des sims Africell contre 24.7%
pour Orange, 39.7% pour Vodacom et 51% pour Airtel. Le nombre élevé des vendeurs des
sims Airtel s’explique par le modèle de distribution adopté. Placer une importante quantité
des produits dans les points de vente, que le produit soit présenté de manière visible car les
clients achètent ce qu’ils voient. La ville est divisée en 26 territoires conduites par de TCD
74
qui chacun répond à un objectif de création des cabines vendeuses des sims ou SSO (Sim
Selling Outlet). La proximité des agents avec les cabines facilite l’adhésion de ces dernières à
la vente des sims. Au-delà de cet aspect, il faut présenter un autre aspect de couverture. On
part de la population couverte de chaque territoire et on détermine le nombre des points à
couvrir pour la vente des sims. Cette logique arithmétique permet de maintenir le leadership
sur le marché en capturant le plus grand parc d’abonnés sur chaque territoire couvert par le
réseau cellulaire.
Le tableau n°7 ci-haut représente la quantité des produits trouvés dans les cabines
relevant de notre échantillon. Les données présentées constituent une sommation des
quantités des produits pour chaque marque, mieux chaque opérateur.
Au regard de notre échantillon, Africell dispose de 36 cabines qui vendent des sims
avec un total de 612 sims disponibles sur marché. Ce qui représente 11.16% du total des
produits sur le marché. Orange par contre détient un total de 912 sims sur le marché pour 48
cabines qui vendent les sims, ce qui représente 16.63% du marché. Vodacom a déversé 1782
sims dans 77 cabines qui représentent 32.49% du marché. Airtel 2178 sims pour 99 cabines
qui représente 39.72%. Ainsi la moyenne des sims Airtel par point de vente revient à 22 qui
permettent de couvrir une semaine si on vend 3 sims par jour.
Pour la monnaie électronique, relevons de prime saut le fait qu’Africell n’offre pas
le service. Orange disponibilise sur le marché un volume de 2.850$ (soit 7,67% du total du
marché), Vodacom met sur le marché 18.300$ de son produit M-Pesa (soit 49,26% du total
du marché), Airtel dispose de 16.000$ du produit Airtel money (soit 43,07% du total du
marché). La figure ci-dessous présente de manière plus visible les réalités décrites.
DSR
Airtel ne vend jamais directement ses produits aux consommateurs finals. Le circuit
de produits passe par les distributeurs agréés qui utilisent deux canaux pour atteindre les
détaillants. Le premier canal est constitué des grossistes qui reçoivent les produits par des
delivery boys. Ils bénéficient des remises directes pour leur volume d’achat. Le deuxième
74
canal est piloté par des DSR (Distributor Sales Representative). Chaque DSR vend dans une
route lui attribuée par le responsable commercial du territoire. Une route représente 50
cabines sous la gestion du DSR. C’est à lui qui est responsable de la disponibilité de tous les
produits et de la bonne présentation de la maque dans le point de vente de sa route. Le
nombre des DSR employés par chaque distributeur est tributaire de l’immensité du territoire
et de son potentiel financier. Le tableau ci-dessous donne la liste des distributeurs agréés de la
ville de Lubumbashi avec les territoires leur confiés.
commerciaux de l’entreprise sont aussi évalués par rapport à l’atteinte des objectifs. Il est de
leur devoir de maintenir ainsi la tendance positive de leur performance pour la stabilité de
leur fonction au sein de l’entreprise.
1
DL - AMB ETS K.L MULTI - SERVICE 181,676.03 172,000.00 105.6%
2
DL - AMB ETS KAKA SYLVA 51,330.50 80,000.00 64.2%
3
DL - AMB ETS MAISON LUMBU 269,578.78 268,547.00 100.4%
4
DL - AN GROUP 88,082.49 75,000.00 117.4%
5
DL - ETS AKILIMALI 330,127.94 308,130.00 107.1%
6
DL - ETS JUNIOR 384,210.85 373,000.00 103.0%
7
DL - Ets MAGE 306,605.44 277,382.00 110.5%
8
DL - ETS RADIOCOM 531,318.80 531,028.00 100.1%
9
DL - ETS SINAÏ 1,760,351.87 1,755,000.00 100.3%
10
DL - FAST TRANS SARL (2) 443,767.06 400,000.00 110.9%
11
DL - SINAI BEL AIR 802,977.09 730,000.00 110.0%
Source : Département SnD Airtel
Le tableau n°9 dresse la liste des distributeurs agréés d’Airtel pour la ville de
Lubumbashi. La lecture du tableau laisse entrevoir que pour une distribution efficace, la ville
est découpée en 19 territoires répartis entre onze distributeurs. La politique de rémunération
desdits distributeurs est fonction du chiffre d’affaires réalisés par rapport aux objectifs leurs
assignés. Les distributeurs achètent directement chez Airtel avec une remise de 3% qui
constituent en fait leur commission mensuelle. Pour jouer ainsi sur le volume, certains
distributeurs cèdent 1% auprès des grossistes et espérer sur les 2% restants. Ce qui amène
tout naturellement au bradage et guerre des prix sur le marché entre distributeurs. Cette
situation perturbe fortement la politique de distribution d’Airtel car beaucoup de revendeurs
veulent acheter au mieux offrant. L’entreprise Airtel a tenté à maintes reprises d’assurer
l’arbitrage ou la discipline dans cette affaire mais ses tentatives se sont montrées inefficaces
au vu du poids des protagonistes. Les plus forts financièrement résistent et empêchent les
nouveaux intervenants sur ce business qui devient du coup leur chasse gardée. Il faut compter
spécialement Sinaï et Radiocom qui dictent la loi.
74
Pour ce qui est de la rémunération de DSR ou Delivery boys, elle est assurée par les
distributeurs selon la convention avec chacune de sa force de vente. La commission varie
entre 0.5 et 1% des ventes réalisées par chacun. A cela, il faut ajouter une partie qu’Airtel
apporte pour la construction de l’infrastructure de distribution. Ceux qui s’affairent à placer
des sims dans les points de vente. Ici, la norme est 30 points de vente par DSR. Vingt de
ceux-ci doivent activer et vendre des sims. Le paiement s’opère ainsi par rapport à la
consommation des sims vendues, mieux le revenu généré par les nouveaux abonnés.
Lieu d'approvisionnement
Réseaux Total %
Shop en Ville Agent dédié
Le tableau n°10 que voici montre les sources d’approvisionnement. Notons qu’Airtel
couvre son réseau de distribution à 93,81% avec des agents dédiés sur terrain contre 66.67%
pour Orange et 28,87% pour Vodacom et 7,69% pour Africell. Précisons que certains
distributeurs utilisent des agents dédiés sur terrain qui vendent les produits de tous les
opérateurs.
74
La figure 9 donne une vue du modèle de distribution pratiqué par les opérateurs du
réseau cellulaire sur le marché. Elle présente de manière claire les deux canaux par lesquels
les cabines accèdent aux produits.
Le point focal est la personne contact qui représente valablement l’entreprise devant
un partenaire externe. Il s’agit, le cas échéant, d’un délégué commercial qui gère un territoire
ou une zone commerciale bien déterminée. La connaissance de cette personne revêt une
importance capitale pour bâtir la confiance. Il faut rappeler que les contacts physiques
renforcent et transforment les relations commerciales en relations privilégiées avec une
influence sur les achats. La résolution des plaintes est dès lors facilitée. Un tel client converti
devient naturellement un invétéré prescripteur des produits de la marque adoptée. Cette
connaissance suppose une certaine familiarité tissée avec le représentant commercial jusqu’à
retenir facilement le nom. Il ne s’agit pas d’un passage éclair mais une visite de vente qui
répond à certaines exigences. Une visite de vente se planifie et comporte sept étapes.
1. La Préparation focalisée sur des objectifs smart car échouer la préparation équivaut à la
planification de l’échec. La veille de la visite, il faudra préparer les fondamentaux afin
d’éviter de mauvaises surprises.
2. Approche :
Les activités des concurrents sont-elles perceptibles ? Quelles sont les opportunités de
communication qu’offre le POS ?
4. La présentation prend en compte les motifs de la visite ainsi que les motivations d’achat.
Présenter les produits de manière à persuader la population à s’en procurer. Pour ce faire, le
matériel de communication doit répondre à la norme VISA (Visible, Impact, Stable et
Attrayant)
Vodacom 31 15,98%
Source : Construit par nous sur base des données de l’enquête
74
La figure 11 montre le rapport des relations des tenanciers de cabines publiques vis-
à-vis de leurs partenaires représentant les sociétés de télécommunication. L’enquête démontre
que les agents commerciaux d’Airtel sont connus par 189 sur 194 points de vente. Ce qui
représente 97.42% contre 53.61% pour Orange. Vodacom et Africell tirent la queue de la liste
avec une connaissance vague par 31 et 6 tenanciers qui représentent respectivement 16% et
3%. Ce qui dénote une négligence dans le renforcement des relations clients qui pourraient
donner un coup de pouce pour booster les ventes de leur réseau. Particulièrement Africell
devrait saisir cette aubaine pour percer dans un marché verrouillé par les traditionnelles
sociétés de télécommunication.
74
Airtel 98 50,52%
Orange 23 11,86%
Vodacom 72 37,11%
Le tableau ci-dessus présente les produits ou mieux les marques qui se vendent
beaucoup dans les circonscriptions respectives des cabines. L’enquête révèle que 98 cabines
estiment qu’Airtel se vend plus que les autres, suivi de Vodacom avec 72, Orange 23 et
Africell 1 point de vente.
La figure 8 traduit la vitesse de rotation des produits sur le marché des télécoms dans
la ville de Lubumbashi. Le graphique montre que 51,85% des points de vente estiment que
les produits Airtel se comportent mieux suivis des produits Vodacom avec 41,80%, Orange
5,29% et 1,06% pour Africell. L’intérêt de la question réside dans le fait que la vitesse de
rotation détermine la place qu’occupe le produit pour réaliser les marges substantielles par
rapport au reste des produits.
L’étude des facteurs qui influencent le choix des abonnés sont regroupés en cinq
catégories qui méritent quelques explications. L’acquisition d’une sim nécessite au préalable
de savoir qui devrait-on appeler. La tarification en interconnexion étant plus chère, il
convient pour les nouveaux abonnés de situer son choix par rapport au réseau de ses
correspondants. Le deuxième facteur consiste aux avantages offerts par le réseau. Ces
avantages peuvent être le coût des appels et sms, le forfait (bundle ou activation) des appels
ou sms. Ce facteur est influencé par ses proches, par la publicité ou le revendeur. Le
troisième facteur est l’influence du revendeur qui joue sa carte devant un client indécis pour
vendre le réseau qu’il affectionne partant des privilèges dont il bénéficie. Le quatrième
facteur est la proximité des cabines pour la recharge. Le cinquième facteur est l’influence des
publicités dans les médias.
Nous avons, pour ce faire, interrogé 202 nouveaux abonnés rencontrés dans les
cabines à la quête d’une sim. Nous les avons interrogés comme contact consommateurs dans
74
les cabines lors de nos échanges de routine avec les tenanciers. A la question pourquoi
souhaitez-vous avoir tel réseau, les réponses sont regroupées dans le tableau ci-dessous.
Le tableau que voici donne une idée sur les facteurs qui influencent le choix des
abonnés pour un réseau cellulaire. La lecture du tableau montre que six principaux facteurs
déterminent le choix des prospects pour un réseau. Ces facteurs au regard de leur fréquence
se positionnent comme suit : les avantages offerts aux consommateurs (26,92%), la base des
correspondants (23,27%), l’influence des revendeurs (2,3%), la facilité de recharge (14,36%)
et l’influence publicitaire sur les médias 10,8%). C’est ce que présente clairement la figure ci-
dessous.
Fig. 12 : Facteurs d’adhésion à un réseau cellulaire
La figure 12 présente les facteurs d’achat ou mieux les facteurs qui influencent le
choix d’un réseau cellulaire. Les nouveaux abonnés sont confrontés à cinq facteurs qui
74
influencent leur choix. Encore une fois, nous revenons sur l’influence des revendeurs. Il est
un avantage pour les commerciaux de bâtir des relations privilégiées avec les tenanciers des
cabines publiques pour la raison sus-évoquée. Cela va à la conquête des abonnés indécis qui
se laissent influencer par le vendeur. De nouveaux abonnés acquis accroissent le parc et
génèrent des revenus dans le réseau par l’usage des services proposés par le marketing.
L’accroissement de la base d’abonnés demeure la clé du succès. Il est important pour les
commerciaux d’user de toutes les stratégies pour augmenter le nombre. Le secteur étant
soumis à des impondérables : les abonnés meurent, d’autres voyagent, d’autres encore
quittent le réseau pour quelles que raisons que ce soient. Il y a aussi de nouveaux utilisateurs
jeunes qu’il faut gagner. Le tableau suivant indique l’évolution des paramètres de
performance d’Airtel Katanga.
Nombre d'abonnés
1 689 752 1 976 123 2 009 652 2 193 426 2 352 432 2 676 283
(Vente des sims)
Souscripteurs
358 386 399 138 442 386 486 987 528 196 560 574
Airtel money
Airtime (Vente du
crédit de $10 839 000 $11 276 000 $12 642 000 $13 468 000 $13 879 000 $14 387 000
communication)
Source : Construit par nous sur base des données obtenues au service marketing d’Airtel
Le nombre d’abonnés connait sans cesse une évolution croissante entre 2015 et
2020. Les abonnés dans le réseau connaissent une croissance de 17% entre 2015 et 2016 et de
17% entre 2019 et 2020. Il convient de signaler toutefois que les données de 2020 relèvent
d’une projection au regard des performances réalisées jusqu’en juillet. Entre 2016 et 2019, la
74
croissance est de moins de 10%. Mais un fait important est que globalement, dans la période
les abonnés ont connu une croissance exponentielle de l’ordre de 58% entre 2015 et 2020.
Quant à Airtel money, bien que les souscriptions connaissent une croissance
positive, il y a lieu de s’inquiéter de la lenteur que connait ce service. Après huit ans de son
lancement, le taux d’utilisation se chiffre à 20% des abonnés GSM.
covid-19, la consommation du crédit connait une croissance grâce au revenu généré par
l’utilisation d’Internet 4G. Particulièrement ce trimestre, Airtel a connu une croissance de
près de 200% par rapport aux années antérieures et aux autres opérateurs. La vente des
modems a aussi connu un bond spectaculaire. Ce qui a propulsé la vente du crédit pour le
renouvellement du forfait Internet.
74
Conclusion générale
Nous voici au terme de ce travail qui a porté sur la fonction distributive du mix
marketing dans une société de télécommunication, en l’occurrence Airtel Katanga. De quatre
composantes du marketing mix, le produit et le prix constituent des constantes car la fixation
des prix est réglementée par l’organisme public de régulation. La marge d’action laissée aux
opérateurs réside au niveau de la communication et de la distribution pour créer leur
différentiation. La distribution est comprise comme l’ensemble des opérations qui permettent
l’acheminement d’un produit sortant de l’appareil de production au consommateur final au
bon moment, au bon endroit, en quantité suffisante, avec l’assortiment désiré.
Pour ce faire, nous sommes parti de la question suivante qui pose les jalons à notre
dissertation. Quelle est la stratégie optimale de distribution capable de soutenir durablement
la croissance du chiffre d’affaires d’Airtel au Katanga ? Subsidiairement, quel modèle de
distribution convient-il le mieux pour maintenir le leadership du marché dans la province ?
Nous admettons l’hypothèse selon laquelle la stratégie de distribution active déterminerait le
succès de la croissance durable du chiffre d’affaires de l’entreprise et partant du maintien du
leadership dans l’industrie.
Afin de mieux arguer notre réflexion, nous avons opté pour les méthodes
documentaire et de sondage. La première permet d’obtenir des informations recueillies auprès
d’un échantillon constitué des revendeurs ainsi que des contacts avec des consommateurs
rencontrés sur terrain. La seconde méthode nous permet de parcourir une abondante
littérature sur le sujet. Quant aux techniques, nous avons utilisé des interviews et la technique
d’observation directe.
74
Ainsi, le travail est organisé en trois chapitres dont le premier aborde les aspects
théoriques issus de la revue de la littérature. Il s’attarde sur la définition des concepts
essentiels à l’appréhension du travail dont la confusion pourrait jeter un flou sémantique à
cette réflexion. Le deuxième chapitre présente le champ d’investigation, en l’occurrence
l’entreprise Airtel. Il s’agit de discourir sur l’historique de cette organisation à travers ses
différents acquéreurs, ses mutations stratégiques et technologiques ainsi que sa structure
organisationnelle. Le troisième chapitre s’évertue à élaborer la stratégie de distribution censée
renforcer le leadership de l’entreprise. Cette stratégie s’articule au niveau des partenaires de
la distribution de manière globale avant de se décliner dans les zones commerciales,
territoires et routes empruntées par la force de vente. Une enquête réalisée dans 194 points de
vente au détail disséminés dans la ville de Lubumbashi nous a permis d’accéder aux arcanes
de ce marché de grande consommation.
C’est ainsi que nous admettons avec véhémence que la distribution assure un rôle
essentiel, tant pour Airtel que pour les consommateurs à travers les différentes fonctions
qu’elle accomplisse. Pour que ce rôle soit le mieux adapté aux objectifs d’Airtel, elle doit
effectuer le bon choix en termes d’intermédiaires, et veiller à ne pas perdre le contrôle de ses
produits auprès de ceux-ci ; cela par le biais d’une gestion efficace de ses relations avec eux.
74
Mais le lecteur curieux se demande sans doute pourquoi le travail n’aborde pas les
questions relatives à la communication. Qui pis est, il ne fait aucunement allusion aux aspects
de la communication médiatique (ATL) ou sur terrain (BTL) qui font corps avec la
distribution. Le travail n’a pas non pas plus abordé le problème de disparité de prix appliqué
par différents maillons de la chaîne de distribution qui crée un déséquilibre sur le marché.
Voilà autant des questions que notre étude laisse en suspens et ouvre en même temps
une brèche pour des recherches ultérieures. Sans prétention de couvrir les méandres de ce
vaste champ d’investigation, le devoir d’humilité nous appelle à admettre les limites de notre
travail. C’est pourquoi nous reconnaissons que ce travail est perfectible par d’autres
chercheurs.
74
Bibliographie sélective
A. Ouvrages
B. Mémoires
2. Kabwe Dibondo, « L’étude de la publicité dans la vente d’un produit brassicole : publicité
autour de la bière Tembo pour l’entreprise Brasimba », 2018
Annexe
Questionnaire d’enquête
Bonjour Monsieur,
Nous avons l’honneur de vous soumettre un questionnaire relatif à un travail scientifique que
nous réalisons. Nous vous remercions d’avance pour l’objectivité et le sérieux que vous
mettrez à ce travail. Nous vous garantissons de la confidentialité de vos réponses qui ne
serviront d’ailleurs qu’à notre travail.
Très cordialement.
3. Où approvisionnez-vous en produits ?
o Sur place par un agent dédié
o Dans un shop de la ville
4. Connaissez-vous le nom du représentant des réseaux ?
o Africell Oui Non
o Airtel Oui Non
o Orange Oui Non
o Vodacom Oui Non
5. Quel est le réseau qui se vend beaucoup dans votre cabine/shop ?
o Africell
o Airtel
o Orange
o Vodacom
6. Pourquoi les gens achètent-ils plus un réseau déterminé ?
7. Quels sont les facteurs de motivation d'achat d’une sim ?
74
Epigraphe ………………………………………………………………………………………………………………………………………. I
Dédicace ……………………………….………………………………………………………………………………………………………… II
Introduction générale......................................................................................................................1
1. Introduction..................................................................................................................................1
2. Etat de la question......................................................................................................................2
3. Problématique de la recherche.................................................................................................4
4. Hypothèse du travail..................................................................................................................4
5. Méthodologie de la recherche..................................................................................................5
8. Structure du travail.....................................................................................................................8
1.1. Stratégie..........................................................................................................................9
1.2. Marketing..........................................................................................................................11
1.5. Distribution.......................................................................................................................15
1.8. Vente..................................................................................................................................23
1.9. Merchandising.................................................................................................................26
1.1. Vodacom...........................................................................................................................32
1.2. Orange...............................................................................................................................33
1.3. Africell................................................................................................................................33
1.4. Airtel...................................................................................................................................33
3. Aperçu historique...............................................................................................................35
5. Cadre géographique..........................................................................................................38
7.6. Le cora...............................................................................................................................42
7.8. Organigramme.................................................................................................................44
8. Services d’Airtel..................................................................................................................45
1. Définition de l’enquête.............................................................................................................46
2. But..............................................................................................................................................46
3. Détermination de l’échantillonnage........................................................................................46
74
4. Administration du questionnaire.............................................................................................46
Conclusion générale......................................................................................................................66
Bibliographie sélective..................................................................................................................69
A. Ouvrages...................................................................................................................................69
B. Mémoires...................................................................................................................................70
Annexe..............................................................................................................................................71