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Machine - AC Synch Mot

Le document présente un cours sur les machines synchrones, en se concentrant sur le fonctionnement des moteurs synchrones, leur principe de création de couple, et les différents facteurs influençant leur performance. Il aborde des concepts tels que le champ tournant, les chutes de tension en charge, et les méthodes de démarrage des moteurs synchrones. Enfin, il traite des aspects énergétiques et des protections nécessaires pour garantir un fonctionnement optimal des moteurs synchrones.

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Le document présente un cours sur les machines synchrones, en se concentrant sur le fonctionnement des moteurs synchrones, leur principe de création de couple, et les différents facteurs influençant leur performance. Il aborde des concepts tels que le champ tournant, les chutes de tension en charge, et les méthodes de démarrage des moteurs synchrones. Enfin, il traite des aspects énergétiques et des protections nécessaires pour garantir un fonctionnement optimal des moteurs synchrones.

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Michael KASONGO

Cours d’électrotechnique

MACHINE TOURNANTE A COURANT ALTERNATIF

LES MACHINES SYNCHRONES

PARTIE N°3 :

LE MOTEUR
Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

TABLE DES MATIERES

1. Principe de fonctionnement ...................................................................... 3


1.1. Principe de base................................................................................. 3
1.2. Création du couple............................................................................. 3
1.3. Génération d’un couple utilisable ....................................................... 3
1.4. Conclusion ........................................................................................ 5
2. Diagramme des inductions ....................................................................... 6
3. Les chutes de tension en charge ................................................................ 7
3.1. La résistance ..................................................................................... 7
3.2. le circuit magnétique ......................................................................... 7
3.3. La FEM d’auto induction ................................................................... 7
3.4. La FCEM .......................................................................................... 8
3.5. La réaction d’induit ........................................................................... 8
4. La vitesse de rotation ..............................................................................10
5. Etude du moteur......................................................................................12
5.1. Schéma de câblage ...........................................................................12
5.2. La courbe en vé ................................................................................12
5.2.1. Mode opératoire .........................................................................12
5.2.2. Courbe.......................................................................................13
5.2.3. Explication physique ..................................................................13
5.3. La courbe en cloche ..........................................................................16
5.3.1. Mode opératoire .........................................................................16
5.3.2. Courbe.......................................................................................16
5.3.3. Explication physique ..................................................................17
5.4. La courbe de vitesse .........................................................................18
5.4.1. Mode opératoire .........................................................................18
5.4.2. Courbe.......................................................................................18
5.4.3. Explication physique ..................................................................19
6. Bilan énergétique ....................................................................................20
6.1. La puissance absorbée ......................................................................20
6.2. Les pertes constantes ........................................................................20
6.3. Les pertes par effet joule ...................................................................20
6.4. Les pertes supplémentaires................................................................20
6.5. Le rendement ...................................................................................21
7. Schéma équivalent du moteur ..................................................................22
8. Equation de fonctionnement du moteur ....................................................22
9. Le moteur dans l’hypothèse de FRESNEL ...............................................22
9.1. Hypothèse ........................................................................................22
9.2. Comment évolue I pour une charge variable ......................................22
9.3. Comment évolue le déphasage si i varie et U constant ........................24

Cours d’électrotechnique Page n° 3-1


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

9.4. Comment fournir un couple à puissance active constante ...................24


10. Le moteur dans l’hypothèse de BEHN-ESCHENBURG ........................26
10.1. Hypothèse .....................................................................................26
10.2. Comment évolue I pour i constant ..................................................26
11. Que faire contre les variations brusques de charge.................................27
12. Démarrage d’un moteur synchrone .......................................................28
12.1. Utilisation d’un moteur auxiliaire : .................................................28
12.2. Utilisation d’une excitatrice ...........................................................28
12.3. Démarrage en asynchrone synchronisé ...........................................28
13. Usages – avantages – inconvénients .....................................................28
14. Exercices.............................................................................................30

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 2


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

1. Principe de fonctionnement

[Link] de base

La seule chose que l’on attend d’un moteur synchrone, c’est qu’il
produise un couple afin d’être capable d’entraîner une charge. La vitesse
devra être constante et ne pas variée lorsque la charge augmente. Le
principe même de la génération du couple est basé sur les lois de
l’électromagnétisme. En effet, nous allons ici exploiter d’une part le
champ tournant et d’autre part associer à ce dernier la polarisation de la
partie fixe qui se mettra dès lors en rotation pour suivre le champ. Le
principe est donc basé sur l’attraction de pôles opposés. Le champ
tournant prendra son siège au stator et ce dernier sera alimenté par une
tension réseau triphasée. La polarisation du rotor se fera via les noyau ou
des bobinages seront placés pour créer des champs suite au passage de
courant continu. Cette partie de la machine sera donc alimentée par une
tension continue. Nous pouvons donc dire que nous allons avoir un
accrochage du champ fixe sur le champ tournant. Je conclu donc que le
rotor tournera à la vitesse du synchronisme.

[Link]éation du couple

Considérons le stator de la machine constitué de trois bobines constituées


chacune de une spire et donc de deux conducteurs actifs. Ces dernières
alimentées sous tension alternative sinusoïdale vont de par leur disposition
sur le stator avec des angles de 120° entre elles vont engendrer par
combinaison des flux statoriques un champ tournant statorique. La
description de ce phénomène peut être relu dans la description de cette
machine. D’autre part, nous avons au rotor la polarisation des pôles par
circulation d’un courant continu dans les bobinages rotoriques.
Nous savons que le champ tournant statorique peut être modélisé par un
pôle nord et un pôle sud qui serait mis en rotation à la vitesse du
synchronisme fixée par la fréquence de la tension réseau. Le rotor lui
possède également un ou plusieurs pôles nord et sud. Je peux donc
déduire que les pôles des deux parties vont s’accrocher entre eux exigeant
ainsi la mise en rotation du rotor. Les champs en présence seront donc
l’image des forces et l’angle entre les deux champs le bras de levier.

1.3.Génération d’un couple utilisable

Nous venons de dire ci-dessus que le couple devait son existance au deux
champs en présence, je peux donc en déduire que la valeur de ce couple

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 3


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

sera fonction de ces deux derniers. Hors la force d’un champ peut être
caractérisé comme étant la force d’attraction des pôles. Cette force sera
donc fonction des champs statoriques et des champs rotoriques. Ces
champs sont donc fonction du courant qui traverse les bobinages mais
aussi du nombre de spires formant ces mêmes bobinages. Je peux donc
conclure que j’obtiendrais un couple utilisable moyennant un nombre plus
ou moins important de spires au droit de chaque bobinage. Ces spires
devront être placées dans des encoches réalisées à cet effet sur la masse
magnétique de la machine. En pratique, il sera impossible de placer toutes
les spires d’une même bobine dans la même encoche ce qui exigera de
réaliser plusieurs encoches et de répartir ainsi le bobinage sur la périphérie
du stator ou du rotor.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 4


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

[Link]

Soit une tension continue appliquée sur l’enroulement inducteur de la


machine, ce dernier ayant une résistance, nous allons avoir circulation
d’un courant continu qui va créer au sein du rotor des flux continus qui
vont polariser les noyaux. Le stator lui est alimenté par une tension
alternative triphasée, ce qui entraîne la circulation d’un courant alternatif
dans ces bobinages puisque ceux-ci offrent une résistance propre. Ces
courants statoriques vont engendrer la création des trois flux qui vont
ensemble former le champ tournant statorique. Les deux phénomènes liés
entre eux engendrent en quelque sorte un accouplement magnétique entre
le champ tournant et le rotor. Comme le champ statorique à une vitesse, le
rotor se met en mouvement.

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Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

2. Diagramme des inductions

Le couple moteur résultant de l’action mutuelle du champ rotorique et du


champ statorique a pour expression : Cstatorique .rotorique .sin 

Thêta est donc le déphasage éventuel entre le champ statorique tournant et le


champ rotorique.

Le couple est nul pour thêta = 0 et maximale pour thêta = pi/2.

L’angle thêta est appelé décalage angulaire et variera avec le couple demandé
au moteur.

A vide : comme le couple est uniquement demandé pour vaincre le couple


propre de la machine, le décalage est donc presque nul.
En charge : Comme la charge augmente, le couple résistant augmente et le
décalage augmente

Vous voyez aisément que si le couple est maximum pour un décalage de 90°,
il va de soit que si le couple résistant continue à augmenter, le décalage va lui
aussi augmenter mais le couple moteur lui ne va plus augmenter. Il va même
diminuer ce qui entraîne le décrochage du moteur. Nous ne pourrons donc
jamais dépasser cet angle ce qui sous-entend que la charge maximum est
imposée pour un moteur synchrone. Les protection devront donc être choisies
non seulement en fonction du courant absorbé mais aussi en fonction de ce
décalage qui retrouvera son image au niveau du courant.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 6


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

3. Les chutes de tension en charge

Nous savons que nous appliquons une tension réseau aux bornes de nos
enroulements statoriques, la question que l’on pourrait se poser est de savoir si
le courant poussé des les conducteurs en vu de la génération des flux est
directement lié à cette tension. Nous savons que toute machine offre des chutes
de tension de tout type qui réduisent ainsi la tension réellement appliquée aux
bobinages. Voyons quel en sont les types pour le moteur synchrone.

[Link] résistance

Nous savons que les bobinages statorique sont constitués de fil de


cuivre et que ces derniers offrent une certaine résistance. Lorsque ces
derniers vont être parcourus par le courant, il vont donc être le siège
de chute de tension qui vont se soustraire à la tension du réseau. De
plus, les bobinages seront caractérisés par une impédance et non une
résistance, ce qui doit nous montrer que la chute de tension ohmique
se somme vectoriellement à la tension du réseau. De plus, je sais que
la chute de tension ohmique sera toujours proportionnelle au courant.
L’allure de ces chutes en fonction du courant sera donc une droite.

[Link] circuit magnétique

Nous savons que la machine est aussi constituée de circuit


magnétique dont le rôle est de permettre la conduction des différents
champs en présence dans la machine. Il s’agit du circuit magnétique
du stator et du circuit magnétique du rotor. Chacun de ces circuit
magnétique va conduire le flux statorique et le flux rotorique. Le flux
rotorique sera fonction du courant d’excitation ou courant inducteur
tandis que le champ statorique sera lui fonction du courant de charge
ou courant absorbé au réseau. Chacun de ces flux évoluera donc en
fonction de la charge ou plus précisément du couple résistant. On
peut conclure que les flux en présence peuvent devenir importants. Le
circuit magnétique étant ce qu’ils sont, ils offrent une limite à la
conduction du flux. On appelle se phénomène la saturation du circuit
magnétique qui caractérise la conduction maximum admissible de
flux. On remarque donc que la machine aura à un moment donné une
limite qui se répercutera sur la vitesse de rotation du moteur via le
couple moteur.

[Link] FEM d’auto induction

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 7


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

Nous avons vu que le stator de part ses trois bobinages engendrait un


champ tournant que l’on pouvait modéliser comme étant un nord et
un sud en rotation. Je peux donc conclure en disant que ces pôle vont
induire les enroulement du stator qui verront une variation de flux.
N’oublions pas que ce champ statorique est tournant et que sa vitesse
est fonction de la fréquence de la tension du réseau. Chaque bobinage
statorique va donc par influence de ce champ produire une FEM dite
d’auto induction. Elle sera caractérisée par le produit de la réactance
synchrone et du courant absorbé. Cette FEM d’auto induction est
donc fonction du champ tournant et donc du courant absorbé. La
réactance fait apparaître les caractéristiques des bobines. Cette chute
de tension d’auto induction se sommera donc vectoriellement à la
tension du réseau.

[Link] FCEM

S’il était aisé de voir l’influence du champ statorique sur les conducteurs
du stator, ces mêmes conducteurs sont également soumis à un autre
champ. Il s’agit bien évidemment du champ développé par le rotor et qui
dans sa mise en rotation est également vu par les enroulements statoriques
comme un champ variable. Nous aurons donc au sein des enroulements du
stator apparition d’une Force Contre Électro Motrice qui sera fonction du
flux statorique et donc du courant d’excitation. Cette nouvelle chute de
tension se sommera elle aussi à le tension du réseau. La démonstration de
la formule de cette dernière peut être analysée dans la partie sur
l’alternateur. L’équation est E'2,22.K1.K2.f.N.M .sin(.y2 ) avec
K2,22.K1.K2

[Link] réaction d’induit

Nous avions vu dans l’alternateur que en fonction du type de charge


placée sur la sortie de notre alternateur nous pouvions avoir
consommation de courant à prédominance celtique, résistif ou capacitif.
L’influence de ces derniers se marquait par le déphasage entre le courant
absorbé et la tension d’exploitation elle même liée à la FEM. Ces
déphasage en fonction des cas pouvaient créer des réactions d’induit de
type transversale (résistif) ou longitudinal démagnétisant (celtique) ou
longitudinal magnétisant (capacitif). Ces phénomènes allaient tous dans le
but de déformer le flux rotorique. Notre machine ne fonctionnant pas de la
même manière, devons conclure à la présence de réaction d’induit dans
notre moteur synchrone ?

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 8


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

Nous devons pour bien comprendre le phénomène nous rappeler que le


couple moteur est créer par les deux champs et par l’angle entre ces
derniers. Je peux donc conclure en disant que si je charge mon moteur, cet
angle va augmenter me permettant ainsi de développer un couple moteur
plus élevé. Ce décalage crée donc une déformation du flux rotorique et
donc une diminution de la FCEM au stator qui se répercute par une
augmentation du courant afin d’augmenter la force du flux statorique et
aider ainsi au développement d’un couple moteur plus conséquent. Si par
contre, je retire du couple résistant, il se peux que mon moteur sur son
inertie se retrouve dans une situation ou l’angle entre les deux champs à
changer de sens à savoir que le champ rotorique serait passé devant le
champ statorique. Dans ce cas, nous avons toujours une réaction d’induit
qui va dans le sens d’augmenter le flux rotorique, donc d’augmenter la
FCEM et par conséquent de diminuer la valeur du courant absorbé. Nous
voyons donc que la réaction d’induit est toujours présente dans notre
moteur et que ces effets se reporteront sur une évolution du courant
absorbé. Nous verrons les liens en analysant les caractéristiques.

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Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

4. La vitesse de rotation

Nous savons que la vitesse de rotation du moteur est fonction de la vitesse


du synchronisme et que cette dernière est fonction de la fréquence de la
tension du réseau. Nous savons encore que nous pouvons en pratique
trouver des machines ayant plusieurs paires de pôles. Tentons de voir le
lien entre ces derniers et la vitesse du moteur.

Je sais que si je suis en présence d’une machine bipolaire, lorsque j’aurai


parcouru une période, j’aurai ainsi parcouru 360° électrique et également
360° mécanique.

Allure tension du réseau

période = 1tour
tension

0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330 360 390 420

temps

Si maintenant je réalise le même essai mais avec une machine


tétrapolaire, je remarque que pour obtenir une rotation de un tour
soit 360° mécanique, je dois réaliser 720° électrique soit deux fois
la période autrement dit avec une fréquence double. Sachant que le
réseau ne permet pas de variation de fréquence, je peux dire que
pour une même fréquence, la machine tétrapolaire aura une vitesse
de rotation égale à la moitié de celle obtenue avec une machine
bipolaire.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 10


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

Allure tension d'exploitation

2 périodes = 1tour

tension

0
0
60
12

18

24

30

36

42

48

54

60

66

72

78

84
temps

Je peux donc tirer la relation suivante : n f avec


p
 f : la fréquence en hertz
 n : la vitesse de rotation en t/sec
 p : le nombre de paire de pôles

Un tableau de synthèse permettra de visualiser les liens entre nombre de


pôles et vitesse pour une fréquence fixe.

P N (t/min)
1 3000
2 1500
3 1000
4 750
5 600
6 500
7 428
8 375
16 188
24 125
32 94
72 42

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 11


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

5. Etude du moteur

[Link]éma de câblage

[Link] courbe en vé

Paramètres constants Paramètres variables

Vitesse de rotation Courant excitation


Couple moteur

Cette courbe nous donnera un graphe montrant l’évolution du courant


absorbé « I » en fonction du courant d’excitation (I=f(i)).

5.2.1. Mode opératoire

 Câbler la machine en fonction du schéma de câblage et placer


les appareils de mesure de façon judicieuse en choisissant les
bons calibres en fonction des mesures à relever.
 Vérifier que le rhéostat de champ est bien placé en série avec
l’inducteur et que la valeur de la résistance est maximum afin
d’avoir le courant d’excitation minimum.
 Alimenter l’inducteur de la machine sous tension continue.
 Alimenter l’induit de la machine sous tension et fréquence
constante alternative
 Par pallier constant, modifier le courant d’excitation à l’aide du
rhéostat de champ et relever le courant absorbé. Vous ferez
ensuite la même manipulation en diminuant par pallier le
courant d’excitation.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 12


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

5.2.2. Courbe

Courbes en vé

16
14
courant absorbé

12
10
1/4 charge
8
3/4 charge
6
4
2
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
courant d'excitation

5.2.3. Explication physique

Nous remarquons une allure très particulière de cette courbe. En


effet, lorsque l’on augmente le courant d’excitation, le courant
absorbé décroît dans un premier temps pour passer par une valeur
minimum et ensuite remonter. Nous savons que ces courbes sont
réalisées sur charge constante et que dès lors la puissance active
demandée au réseau reste également constante. Je peux donc déduire
que la variation du courant d’excitation entraîne une variation du
courant réactif absorbé au réseau. Analysons ce qui se passe. Nous
avons commencé notre essai avec le rhéostat au maximum de sa
résistance ce qui sous-entend que le courant d’excitation est
minimum et que donc le flux rotorique l’est aussi. Je peux donc dire
également que le décalage entre le flux rotorique et le flux statorique
est maximum pour cette charge. Si cette angle est maximum, cela
veut dire que nous avons une réaction d’induit très importante et que
donc la FCEM est faible exigeant un appel de courant très important.
Nous visualisons très bien ce premier point sur le graphe. Etant donné
que la puissance active est constante, je peux dire que le courant actif
l’est également. Si j’augmente le courant d’excitation en jouant sur le
rhéostat de champ, je diminue l’angle entre les deux flux puisque
pour un même couple résistant, si l’une des forces augmente, le bras
de levier peut devenir plus faible. Cette diminution de l’angle
entraîne une déformation moins importante du flux rotorique d’ou
une augmentation de la FCEM et une diminution du courant absorbé.
Comme la composante active de se courant n’a pas changé pour une
charge constante, je peux dire que seul la composante réactive à

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 13


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

changé et que l’angle de ce courant total absorbé par rapport à la


tension à lui aussi diminué.
Visualisons sur le diagramme ci-dessous cette situation :





Si nous continuons à augmenter le courant d’excitation, nous


pouvons voir que nous allons trouver un courant absorbé purement
actif et de même valeur puisque la charge n’a pas changée. Nous
avons dès lors le courant en phase avec la tension du réseau. La
réaction d’induit est alors purement transversale et ce passage à
permis de diminuer la déformation, donc d’augmenter encore la
FCEM et donc une diminution de I.

Que se passe t-il si nous continuons à augmenter le courant


d’excitation, nous allons encore augmenter la valeur du champ
rotorique qui va permettre de faire passer le champ rotorique devant
le champ statorique. Cela sous-entend que nous avons apparition de
réaction d’induit longitudinale magnétisante et que cette dernière va
amplifier le flux rotorique ce qui aura pour conséquence d’augmenter
la FCEM et donc de modifier le courant absorbé. Comment se
courant va t-il évoluer ? Nous savons que quel que soit la valeur qu’il
va prendre, la composante active devra toujours avoir la même valeur
puisque notre charge n’a pas variée. Voyons sur les graphes ci-
dessous ce que deviens le courant.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 14


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur





Nous voyons que le courant absorbé augmente à nouveau, avec une


composante réactive du type capacitif et non plus celtique. Cela veut
dire que notre moteur ne consomme plus que de la puissance active,
la puissance réactive elle est fournie par mon moteur au réseau. Ce
type de fonctionnement est utilisé dans certaine grosse installation
afin d’améliorer le facteur de puissance globale. Vous voyez que si
nous appliquons le maximum de courant d’excitation, la FCEM
continue à augmenter entraînant une augmentation du courant
absorbé et une augmentation de production de puissance réactive. La
machine lorsqu’elle est surexcitée fonctionne en compensateur
synchrone.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 15


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

[Link] courbe en cloche

Paramètres constants Paramètres variables

Vitesse de rotation Courant excitation


Courant excitation

Cette courbe nous donnera un graphe montrant l’évolution du cosinus


« cos φ » en fonction du courant d’excitation cos φ=f(i).

5.3.1. Mode opératoire

 Câbler la machine en fonction du schéma de câblage et placer


les appareils de mesure de façon judicieuse en choisissant les
bons calibres en fonction des mesures à relever.
 Vérifier que le rhéostat de champ est bien placé en série avec
l’inducteur et que la valeur de la résistance est maximum afin
d’avoir le courant d’excitation minimum.
 Alimenter l’inducteur de la machine sous tension continue.
 Alimenter l’induit de la machine sous tension et fréquence
constante alternative
 Par pallier constant, modifier le courant d’excitation à l’aide du
rhéostat de champ et relever le cosinus phi entre la tension du
réseau et le courant absorbé. Vous ferez ensuite la même
manipulation en diminuant par pallier le courant d’excitation.

5.3.2. Courbe
Courbe en cloche

1,2
facteur de puissance

1
0,8
1/2 charge
0,6
1/4 charge
0,4
0,2
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
courant d'excitation

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 16


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

5.3.3. Explication physique

Nous avons vu pour les courbes en vé que l’augmentation du courant


d’excitation entraînait une modification du déphasage entre les
champs rotorique et statorique qui avait pour conséquence de
modifier l’effet de la réaction d’induit sur le champ rotorique. Ce
champ rotorique étant à l’origine de la FCEM au stator, cette dernière
va elle aussi évoluer en augmentant d’autant plus que le courant
d’excitation augmente. Cette augmentation de la FCEM nous à
montrer que le courant absorbé évoluait à son tour. Comme la charge
était constante, la composante active de ce courant était constante ce
qui nous à permis de découvrir que seul la composante réactive
évoluait. Cette dernière diminuait donc avec l’augmentation de
l’excitation pour passer par une valeur nulle pour ensuite augmenter à
nouveau. L’évolution de cette composante réactive nous amène donc
à dire que si la composante active reste constante, que cela ne peut se
faire que moyennant une modification du facteur de puissance. Hors
ce facteur de puissance est représenté par le cosinus de phi. Phi étant
de déphasage entre la tension du réseau et le courant absorbé. Les
graphes vu ci-dessus nous ont montré clairement que l’influence du
courant d’excitation entraînait une augmentation du facteur de
puissance (cosinus tend vers 1) pour passer par un facteur de
puissance égale à 1 dans le cas ou le courant absorbé se ramène à un
courant purement actif et ensuite une diminution du facteur de
puissance (cosinus tend vers 0). Il va de soit que le graphe ne peut pas
nous montrer que l’angle devient négatif et que dès lors nous sommes
passé d’un fonctionnement celtique à un fonctionnement capacitif.
Quoi qu’il en soit, je peux dire que la partie gauche de la courbe
correspond à un fonctionnement celtique et que la partie de droite
correspond à un fonctionnement capacitif.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 17


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

[Link] courbe de vitesse

Paramètres constants Paramètres variables

Courant d’excitation Couple résistant


Tension d’alimentation et
fréquence

Cette courbe nous donnera un graphe montrant l’évolution du courant


absorbé « I » en fonction de la vitesse de rotation « n » n=f(I).

5.4.1. Mode opératoire

 Câbler la machine en fonction du schéma de câblage et placer


les appareils de mesure de façon judicieuse en choisissant les
bons calibres en fonction des mesures à relever.
 Vérifier que le rhéostat de champ est bien placé en série avec
l’inducteur et que la valeur de la résistance est maximum afin
d’avoir le courant d’excitation minimum.
 Alimenter l’inducteur de la machine sous tension continue.
 Alimenter l’induit de la machine sous tension et fréquence
constante alternative
 Par pallier constant, modifier la charge et relever le couple et
la vitesse de rotation

5.4.2. Courbe

Caractéristique de vitesse

1600
1400
vitesse de rotation

1200
1000
800 C=f(n)
600
400
200
0
0 5 10 15
Couple moteur

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 18


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

5.4.3. Explication physique

Cette courbe nous montre très bien la constance de la vitesse de ce


type de moteur. En effet, la vitesse est définie par la vitesse du champ
tournant statorique, et comme le moteur tourne au synchronisme, il
tourne à cette même vitesse. Que ce passe t-il dès lors lorsque la
vitesse s’effondre ? Nous savons que le couple est existant parce que
nous avons les deux forces développée par chacun des champ
statorique et rotorique et par le bras de levier entre ces deux dernier à
savoir le décalage angulaire. Les deux champs tournent donc à la
même vitesse puisque le champ rotorique est fixe vis à vis du rotor et
que ce dernier tourne au synchronisme. Mais cela ne veut pas dire
qu’il n’y a pas un décalage entre ces derniers. Ce décalage à pourtant
ces limites. Lorsque nous chargeons notre moteur sans modifier les
autres paramètres du moteur, seul ce déphasage peut évoluer pour
d’une part augmenter le couple et d’autre part permettre une
augmentation du courant absorbé par influence de la réaction
d’induit. Tout va donc dans le sens de fournir un couple moteur
capable de reprendre le couple résistant. Lorsque cet angle atteint
90°, on peut dire que le couple moteur est maximum. Toute
augmentation complémentaire de cet angle aurait pour conséquence
n’ont plus une augmentation du couple moteur mais une diminution
de ce dernier. Comme le couple résistant deviendra alors plus grand
que le couple moteur, la machine va décrochée et la vitesse va tendre
vers zéro. Noter que dans ce cas, des protections doivent protéger le
moteur.

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Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

6. Bilan énergétique

[Link] puissance absorbée

La puissance absorbée vaut : en monophasé : P[Link] 


en triphasé : P [Link]

 U= tension composée
 I = courant composé
 Cos φ = déphasage entre courant simple et tension simple

La puissance absorbée par l’inducteur vaut sous tension continue P=U .i

[Link] pertes constantes

Lorsque l’on parle des pertes d’un alternateur, on mentionne souvent les
pertes dites « constantes ». Elles sont constituées de pertes mécaniques et
magnétiques.
En réalité, ces pertes varient en fonction de la vitesse et de l’induction. En
pratique étant donné que l’on fonctionne à vitesse constante pour garantir
une fréquence constante et à induction constante on pourra considéré ces
pertes comme constante.
Ces pertes sont mesurées pendant un essai à vide. Lors de cet essai, la
vitesse de la machine est égale à la vitesse nominale afin de débiter la
tension d’exploitation qui sera dans ce cas égale à la FEM à vide. La
puissance mesurée représentera les pertes fer.

[Link] pertes par effet joule

Dans le rotor elles valent pjex [Link] .


Dans le stator elles valent pour un couplage étoile pjst 3.R.I² et pour un
couplage triangle pjst 3.R.( I )² .
3
Noter que la plupart des machines ayant leur stator couplé en étoile, la
valeur mesurée entre phase représente la résistance de deux enroulements
en série. Nous devrons donc diviser cette dernière pour obtenir la valeur
d’un seul enroulement.

[Link] pertes supplémentaires

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 20


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

Les pertes supplémentaires sont essentiellement constituées par les pertes


par courant de FOUCAULT dans les parties métalliques de la machine.
Les pertes supplémentaires ne sont pas calculables mais peuvent être
mesurées au cours d’un essai en court-circuit.

[Link] rendement

Son expression est   Pab  pertes


Pab

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Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

7. Schéma équivalent du moteur

8. Equation de fonctionnement du moteur

U E  R.I  Xs.I

9. Le moteur dans l’hypothèse de FRESNEL

[Link]èse

Dans le cas de cette théorie, les chutes de tension ohmiques sont


négligées ; L’équation se ramène donc à U E  Ei avec Ei  Xs.I  j..L.I . Ei
étant la Force Électro Motrice d’auto induction.
Je précise encore que le circuit magnétique sera considéré comme non
saturé.

[Link] évolue I pour une charge variable

Nous pouvons voir sur le graphe ci-dessus que toute augmentation de la


charge entraîne tout d’abord une diminution de la valeur de la FCEM.
Cette diminution entraîne une augmentation du courant absorbé. Qui
entraîne une nouvelle augmentation de la FEM d’auto induction Xs.I.
L’ensemble se stabilisera en vérifiant l’équation des tensions de la
machine. Noter que pour une charge variable, les composantes active et
réactive du courant absorbé évoluent. Noter encore que l’explication de la
diminution de la FCEM est lié au fait que la réaction d’induit devient plus
dévastatrice envers le champ rotorique. Ce dernier phénomène étant lui lié

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 22


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

à l’augmentation du décalage angulaire entre les champs générant le


couple moteur. Noter encore que l’augmentation de la charge entraîne une
variation du facteur de puissance, nous n’avons pas augmentation
proportionnel entre les deux composantes du courant par le simple fait que
les multiples pertes au sein de la machine non pas la même action sur l’un
ou sur l’autre.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 23


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

[Link] évolue le déphasage si i varie et U constant

Prenons le cas ou la charge est constante, et ou nous faisons varier le


courant d’excitation. Le graphe nous montre clairement que la
composante de la FCEM augmente pour toute augmentation du courant
d’excitation. Que la courant absorbé diminue pour passer par une valeur
minimum égale à la composante active du courant qui elle ne bouge pas
en fonction du courant d’excitation puisque la charge est fixe. Noter que
la FEM d’auto induction suit les mêmes variations que le courant
moyennant un facteur constant soit Xs. Noter encore que si la composante
réactive passe d’une valeur maximum sous excitation réduite à une valeur
nulle pour ensuite retendre vers une valeur maximum sous excitation
maximum, le sens du déphasage entre le courant absorbé et la tension du
réseau à lui aussi changé. Nous somme passé d’un fonctionnement
celtique en sous excité à un fonctionnement capacitif en surexcité. Dans
ce dernier cas, la machine travail en compensateur synchrone ce qui veut
dire quelle ne consomme pas de puissance réactive, elle en fourni au
réseau.

[Link] fournir un couple à puissance active constante

Etant donné que en tant que consommateur, nous sommes redevable au


distributeur de la puissance active consommée, il serait intéressant de voir
si nous pourrions parvenir à faire travailler un moteur synchrone sur
charge variable à puissance active constante. Visualisons su un graphe la
situation avant la charge et après la charge et tentons de voir comment
nous pourrions parvenir à maintenir la puissance active constante entre
ces deux points de fonctionnement.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 24


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

L’état 1 correspond à la situation avant la charge


L’état 2 vecteurs en pointillé correspond à la situation après la charge
L’état 3 vecteurs en trait d’axe correspond à la situation vers laquelle il
faut tendre pour garder la même puissance active.

Nous voyons bien qu’après la charge, la composante active du courant est


trop importante ce qui implique que nous avons une consommation de
puissance active plus élevée. Pour réduire cette dernière, nous devons
réduire la consommation de courant actif. Pour parvenir à cela, nous
devrons augmenter la composante réactive puisque le courant global ne
pourra pas devenir plus petit. Nous pouvons même avancer que ce dernier
va devoir augmenter. Il nous faut donc augmenter le déphasage entre la
tension du réseau et le courant absorbé. Qui dit augmentation de cette
angle dit diminution du facteur de puissance et augmentation de
l’influence celtique de la machine. Nous consommerons plus de puissance
réactive. Pour réaliser ce phénomène, il nous suffit de diminuer la valeur
du courant d’excitation afin d’augmenter le décalage angulaire entre les
flux, augmenter l’effet dévastateur de la réaction d’induit, diminuer la
FCEM et ainsi permettre une augmentation du déphasage. Noter que l’on
voit clairement sur le graphique que la FCEM est plus faible lorsque nous
avons stabilisé la puissance active.

En conclusion, pour obtenir un fonctionnement sous tension et puissance


active constante, il est nécessaire de :
 Faire fournir par le réseau la puissance active minimum pour que le
moteur puisse développer le couple nécessaire pour entraîner la
charge.
 Fixer le courant d’excitation à une valeur d’autant plus petite que la
charge augmente. La puissance réactive absorbée par un moteur est
réglée par son excitation.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 25


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

[Link] moteur dans l’hypothèse de BEHN-ESCHENBURG

10.1. Hypothèse

Dans le cas de cette théorie, aucune des chutes de tension ne sont


négligées. L’équation est donc U E R.I  j..L.I . Je signale que la valeur de
R.I a été exagérée pour la visibilité du diagramme.
Le circuit magnétique sera toujours considéré comme non saturé.

10.2. Comment évolue I pour i constant




Ce graphe est très explicite, toute augmentation de la charge à


excitation constante exige tout d’abord une augmentation du couple
moteur qui sera réalisé par une augmentation du décalage angulaire
entre les champs. Ce décalage modifie l’action de la réaction d’induit
et amplifie donc son effet néfaste. La conséquence est bien sur une
diminution de la FCEM. Cette diminution exige pour vérifier
l’équation des tensions une augmentation du courant absorbé. Cette
augmentation entraînera bien entendu une augmentation des chutes
de tension. De plus, l’effet de la réaction d’induit va amplifier la
composante réactive du courant et donc diminuer le facteur de
puissance de la machine. Je peux donc dire que lorsque je charge une
machine à excitation constante, les composantes active et réactive du
courant évolue, dans des proportions différentes ce qui impose que le
facteur de puissance évolue également pour tendre vers un
fonctionnement de plus en plus selfique.

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Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

[Link] faire contre les variations brusques de charge

Ce problème qui bien sur entraîne des variations de vitesse est du au fait que la
machine doit en permanence retrouver un point d’équilibre, nous avons vu tout
au long de ce cours que la modification d’un élément interférait toujours sur
d’autre et que ces l’ensemble des éléments qui garanti d’une part le
fonctionnement et d’autre part la stabilité. Il est donc certain que pour toute
variation de charge, le moteur subit un phénomène de pompage au niveau de sa
vitesse afin que courant et décalage angulaire se soit stabilisé. Si ce pompage
peut être négligeable dans certaines applications, d’autre par contre ne le
tolérerons pas. Il nous faut donc trouver une solution pour réduire ce pompage.
La solution a été trouvée par Mr LEBLANC. Il suffit de placer des amortisseurs
du même nom. Ces derniers se caractérisent sous la forme de portions de cage
qui seront placées dans les épanouissements polaire de la machine. Lorsque le
moteur tourne à la vitesse du synchronisme, je peux conclure que ces
amortisseurs ne jouent aucun rôle, ils ne sont soumis à aucune variation de flux.
Si par contre j’ai variation de vitesse, j’ai à ce moment une variation de flux au
sein de ces amortisseurs. Cette variation de flux crée des FEM dans les
conducteurs des portions de cage. Comme ces cages sont court-circuitées à leur
extrémité, j’aurai circulation de courant qui lui va créer un champ. Ce champ va
nous permettre de créer un écran électrostatique entre le rotor et le stator. En
d’autre terme, cet écran va masquer les variations de flux rotorique de telle sorte
que le stator ne réagisse pas de façon excessive par un appel brusque de courant.
Nous aurons toujours un pompage, mais il sera réduit.

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12.Démarrage d’un moteur synchrone

Si nous appliquons une tension triphasée alternative sur un moteur synchrone


et que nous l’excite, nous remarquerons que le moteur ne se mettra pas en
rotation. Nous savons que si le décalage angulaire entre les deux champs est
supérieur à 90°, nous avons décrochage. Hors au démarrage, le champ
statorique est à vitesse du synchronisme de façon instantanée ce qui
empêchera tout accrochage. Il nous faut donc amener la vitesse du rotor à une
vitesse proche de celle du synchronisme pour permettre un accrochage du
champ rotorique sur le champ statorique.

12.1. Utilisation d’un moteur auxiliaire :

On entraîne le moteur synchrone à une vitesse de rotation à peine inférieure à


celle du synchronisme au moyen d’un moteur asynchrone de faible
puissance. Le moteur synchrone est couplé au réseau lorsque sa vitesse s’est
stabilisée.

12.2. Utilisation d’une excitatrice

On alimente dans ce cas l’excitatrice accouplée au moteur synchrone en vu


de fournir à ce dernier la tension continue ce revient à faire tourner cette
excitatrice en moteur. Quand la vitesse voulue est atteinte, on déconnecte
l’alimentation de l’excitatrice par exemple d’un jeu de batterie, on alimente
le stator du moteur et connecte l’excitatrice sur l’inducteur du moteur
synchrone.

12.3. Démarrage en asynchrone synchronisé

Nous réalisons dans ce cas le court-circuit du rotor. Nous savons que à l’arrêt
mes conducteurs rotoriques vont voir une variation de flux et donc engendrer
des FEM qui sur un court circuit vont pousser des courants dans les
enroulements du rotor. Noter que les FEM et les courants seront ici alternatif.
Je peux donc concevoir que les courants rotoriques vont induire des flux qui
en association vont créer un champ tournant rotorique sur le même principe
que pour le stator. Les deux champs vont ainsi pouvoir s’accrocher entres
eux et mettre le rotor en rotation. Un fois la vitesse du synchronisme proche,
on retire le court circuit du rotor et on injecte la tension continue.

[Link] – avantages – inconvénients

Usages : Lorsqu’une vitesse absolument constante est nécessaire, ce type de


moteur peut trouver son application. Il est toutefois peut utiliser car nécessite

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 28


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

un système de démarrage coûteux. L’autre utilisation est l’application du


moteur en compensateur synchrone afin d’améliorer le facteur de puissance.

Avantages : La vitesse est relativement constante, le facteur de puissance


pouvant être égale à 1 en fait une machine intéressante. Le rendement est
excellent.

Inconvénients : Nécessité d’une source auxiliaire pour l’excitation, le


démarrage n’est pas spontané et le risque de décrochage peut entraîner l’arrêt
du moteur.

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[Link]

1° Un moteur synchrone triphasé fonctionne sur un réseau 220-380V


50Hz. La réactance synchrone correspondant à la tension composée est de
12 ohms. Calculer la FEM pour un facteur de puissance de 1 et une
puissance active de 12Kw, le couple moteur sachant que le rotor a 4 pôles
et le coefficient de stabilité.

2° Un moteur synchrone triphasé hexa polaire, dont les enroulements sont


couplés en étoile, fonctionne sous 220V-380V 50Hz. Sa réactance
synchrone, pour une phase, est de 3,46ohms et sa puissance nominale de
25Kw. Il fonctionne avec un facteur de puissance de 0,9 avant. Calculer le
courant absorbé, la puissance réactive fournie, la valeur de la FEM par
phase et entre phase, le couple moteur et le coefficient de stabilité.

3° Un moteur synchrone triphasé étoile est utilisé en compensateur


synchrone. Il fonctionne sous 5000V 50Hz entre phases et absorbe une
puissance active de 30Kw. Quel doit être le déphasage avant du courant
sur la tension pour obtenir une puissance réactive de 200Kvar ? Quelle est
la FEM Ev sachant que, pour une phase, Xs=115ohms

4° Un moteur synchrone triphasé étoile possède 8 pôles et fonctionne sous


5000V 50Hz entre phases. Sa réactance par phase est de 23ohms. Il
fonctionne avec une excitation constante donnant une FEM entre phases à
vide Ev = 7000V. Déterminer, pour la puissance active absorbée de
6000Kw le courant actif, la valeur de la chute de tension inductive, le
facteur de puissance, le couple moteur et le coefficient de stabilité.

5° Un moteur synchrone est branché sur un réseau 8000V 50Hz. Le


moteur a 12 pôles. A vide, il faut donner au courant d’excitation une
intensité de 100A pour que le courant statorique soit nul. Toujours à
couple nul, on porte l’excitation à 120A, le courant statorique, est alors de
40A. Calculer la puissance réactive fournie au réseau et le coefficient
d’équivalence entre le courant d’excitation et le courant statorique. Le
courant d’excitation restant 120A, on fait agir sur l’arbre un couple
résistant de 21000mN ; déterminer le courant statorique, la puissance
réactive et le décalage de la roue polaire. On désire fournir au réseau la
même puissance réactive qu’à vide, déterminer les valeurs du courant
d’excitation et du courant statorique.

6° Un atelier est alimenté par une distribution triphasée de 5500V 50Hz. Il


absorbe une puissance de 600Kw pour un facteur de puissance de 0,6

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 30


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arrière. Pour améliorer ce facteur de puissance on utilise une machine


synchrone de 460Kvar, enroulement en étoile. L’essai à vide à donné :

J 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Ecomp 1430 2810 4060 5110 5930 6410 6720 6930 7100

Pour la pleine charge en compensateur, quelle valeur prendrait le facteur


de puissance de l’atelier, quelle valeur faudrait-il donner au courant
d’excitation si la réactance synchrone d’une phase est de 18ohms. La
machine fonctionne en moteur à charge normale, l’excitation est réglée
pour avoir un facteur de puissance égale à 1. calculer ce courant
d’excitation. La puissance utile restant constante et en négligeant les
pertes, tracer la courbe de MORDEY du moteur. Pour quelle valeur du
courant d’excitation obtient-on la limite de stabilité ?

7° Une machine synchrone triphasé 127-220V 50Hz ; 10Kvar ; 4 pôles ;


50Hz a donné aux essais les résultats ci-dessous. Essai en alternateur à
vide :

J 1 3 5 7 9 11 13 15 17 19
E 32 95 150 192 222 243 258 272 283 292
comp

Essai en court-circuit pour j = 10A Icc = 32,4A


J = 20A Icc = 64,8A

Cette machine fonctionne en moteur sur un réseau triphasé 220V entre


phase en fournissant une puissance de 10Kw. Calculer le courant
d’excitation et la FEM correspondante pour que le facteur de puissance
soit égal à 1. Calculer le couple moteur et le coefficient de stabilité.
Déterminer le décalage électrique et le décalage géométrique. Ces
questions pourront être résolues par la méthode des AT et par la méthode
de BEHN-ESCHENBURG ; les résultats seront comparés. Un essai a
donné j=13A pour valeur expérimentale du courant d’excitation.

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 31


Les machines électriques - les machines synchrones - le moteur

INSTITUT SUPÉRIEUR PÉDAGOGIQUE ET TECHNIQUE


APPLIQUE/LIKASI (ISPT LIKASI).

MONSIEUR : KASONGO KYAKULOMBA MICHAEL LICENCIER EN


MECANIQUE APPLIQUEE

Cours d’électrotechnique Page n° 3- 32

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