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Introduction - Grand Oral

Le document traite de l'importance de l'aérodynamisme dans le sport automobile, soulignant comment il influence la performance des voitures de course en réduisant la traînée et en augmentant l'appui. Il explique les principes physiques sous-jacents, les éléments aérodynamiques spécifiques, ainsi que les méthodes de développement et de validation des designs. En intégrant théorie, innovation et tests pratiques, l'aérodynamisme est présenté comme un facteur clé pour optimiser les performances sur la piste.

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Introduction - Grand Oral

Le document traite de l'importance de l'aérodynamisme dans le sport automobile, soulignant comment il influence la performance des voitures de course en réduisant la traînée et en augmentant l'appui. Il explique les principes physiques sous-jacents, les éléments aérodynamiques spécifiques, ainsi que les méthodes de développement et de validation des designs. En intégrant théorie, innovation et tests pratiques, l'aérodynamisme est présenté comme un facteur clé pour optimiser les performances sur la piste.

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Introduction – Grand Oral

Le sport automobile est un domaine où la recherche de performance frôle la perfection technique. Que ce soit en
Formule 1, en endurance ou dans le rallye, chaque millième de seconde peut faire la différence entre la victoire et
l’échec. Dans cette quête de performance, l’aérodynamisme joue un rôle fondamental. En effet, lorsqu’un véhicule
se déplace à grande vitesse, il doit affronter un adversaire invisible mais redoutable : l’air. Celui-ci, par ses
frottements, oppose une résistance au mouvement, ce que l’on appelle la traînée. Mais bien plus qu’un simple
frein, l’air peut aussi devenir un allié puissant, si l’on parvient à le maîtriser. C’est précisément l’objectif de
l’aérodynamisme en course automobile : transformer une contrainte en avantage.

Grâce aux lois de la physique, et en particulier à la mécanique des fluides, les ingénieurs conçoivent des voitures
capables de « fendre l’air » avec une efficacité maximale. Ils étudient minutieusement la forme des carrosseries, la
direction des flux d’air, et la répartition des forces, dans le but de maximiser l’adhérence au sol tout en minimisant
la résistance. Cela permet non seulement d’augmenter la vitesse, mais aussi d’améliorer la stabilité, la sécurité et
la précision de conduite dans les virages comme en ligne droite.

Nous verrons ainsi comment les principes de l’aérodynamisme sont exploités pour améliorer les performances
d’une voiture de course, à travers l’étude des forces en jeu, des solutions techniques mises en œuvre et des outils
utilisés pour optimiser chaque détail. En nous appuyant sur des formules, des exemples concrets et des lois
physiques fondamentales, nous comprendrons comment la maîtrise de l’air est devenue l’un des leviers majeurs de
la victoire sur la piste.

I. Les principes physiques fondamentaux de l’aérodynamisme (environ 25 minutes)

Avant de pouvoir améliorer les performances aérodynamiques d’un véhicule, il est indispensable de comprendre
les lois physiques qui régissent l’écoulement de l’air et ses effets sur un objet en mouvement. Ces lois relèvent du
domaine de la mécanique des fluides, une branche de la physique qui étudie les comportements des gaz et des
liquides lorsqu’ils sont soumis à des forces extérieures. Dans notre cas, nous nous intéressons à l’air en tant que
fluide compressible et visqueux, et à son interaction avec une voiture de course en déplacement rapide.

A. La traînée aérodynamique : une force de résistance à l’avancement

Lorsqu’un corps se déplace dans l’air, il est soumis à une force de résistance opposée à son mouvement. Cette
force est appelée traînée aérodynamique, ou force de traînée. Elle est due à deux phénomènes principaux :

La traînée de forme : elle résulte de la séparation de l’écoulement d’air autour du véhicule. Un objet au profil non
optimisé provoque des zones de basse pression à l’arrière, créant une succion qui ralentit le mouvement.

La traînée de frottement : elle provient des frottements visqueux entre les couches d’air et la surface du véhicule.
Plus la surface est rugueuse, plus la friction est importante.

La formule qui permet de calculer la force de traînée est :

F_traînée = ½ × ρ × V² × Cx × S

Avec :

F_traînée : la force de traînée, en newtons (N)

ρ : la masse volumique de l’air, en kg/m³ (environ 1,225 kg/m³ à 15 °C au niveau de la mer)

V : la vitesse du véhicule par rapport à l’air, en m/s

Cx : le coefficient de traînée, sans unité, qui dépend de la forme du véhicule

S : la surface frontale du véhicule, en m²

Prenons un exemple concret. Si une voiture de course a un coefficient de traînée Cx = 0,9, une surface frontale de
1,5 m², et qu’elle se déplace à 80 m/s (soit environ 288 km/h), alors la force de traînée exercée par l’air est :
F_traînée = 0,5 × 1,225 × (80)² × 0,9 × 1,5
≈ 5 292 newtons

Cela correspond à une force de freinage équivalente à environ 540 kg. Ce chiffre illustre à quel point la résistance
de l’air devient un facteur limitant à haute vitesse. Ainsi, toute réduction du coefficient Cx, même minime, peut se
traduire par un gain significatif en termes de performance.

B. L’appui aérodynamique : transformer l’air en adhérence

La seconde force fondamentale générée par l’interaction avec l’air est l’appui aérodynamique, aussi appelé
déportance. Contrairement à la portance d’une aile d’avion qui soulève, l’appui aérodynamique pousse le véhicule
vers le bas. Cela augmente la force normale exercée par les pneus sur le sol, améliorant ainsi l’adhérence, en
particulier en virage.

La formule de l’appui est très similaire à celle de la traînée :

F_appui = ½ × ρ × V² × Cz × S

Ici, Cz représente le coefficient de portance ou de déportance. Un Cz négatif correspond à une force orientée vers
le sol. Ainsi, plus Cz est négatif, plus l’appui est élevé.

Certaines voitures de Formule 1 peuvent générer à 300 km/h un appui supérieur à 3 000 kg, soit plus de trois fois
leur propre masse. Cela signifie qu’en théorie, à une certaine vitesse, une voiture pourrait rouler au plafond d’un
tunnel si l’on négligeait la gravité et les pertes de contact.

C. L’effet Venturi et le principe de Bernoulli

Pour maximiser l’appui sans trop augmenter la traînée, les ingénieurs utilisent des principes fondamentaux de la
mécanique des fluides. L’un des plus importants est le théorème de Bernoulli.

Ce théorème énonce que, dans un fluide incompressible et en écoulement stationnaire, la somme de la pression
statique, de la pression dynamique (liée à la vitesse), et de la pression gravitationnelle est constante. Si l’on
néglige l’effet de la gravité, cela revient à dire :

P + ½ × ρ × V² = constante

Ainsi, si la vitesse du fluide augmente, la pression diminue. C’est ce principe qui est exploité dans les tunnels
Venturi situés sous le plancher des voitures. En réduisant la section du passage de l’air, on accélère le flux, ce qui
crée une zone de basse pression. Cette dépression exerce une force d’aspiration sur la voiture, la plaquant au sol
sans ajouter de traînée excessive.

D. L’équilibre entre appui et traînée : un compromis stratégique

Il est crucial de souligner qu’il existe un compromis permanent entre l’augmentation de l’appui et la réduction de la
traînée. Générer un appui élevé nécessite des surfaces aérodynamiques qui perturbent davantage le flux d’air, ce
qui accroît la traînée. À l’inverse, réduire la traînée pour favoriser la vitesse de pointe diminue souvent l’adhérence.

Sur des circuits rapides comme Monza, les ingénieurs privilégient une configuration à faible appui pour maximiser
la vitesse en ligne droite. À l’inverse, sur des circuits urbains très sinueux comme Monaco, où les virages sont
nombreux et lents, la stabilité en courbe est prioritaire : on adopte donc des configurations à appui maximal.

Cet arbitrage entre vitesse et tenue de route est l’une des clés de la stratégie aérodynamique.

II. Les éléments aérodynamiques spécifiques d’une voiture de course (environ 25 minutes)

L’aérodynamisme appliqué à la course automobile repose sur de nombreux composants spécialisés. Ces éléments,
intégrés avec soin à la structure du véhicule, permettent de canaliser le flux d’air, d’optimiser l’appui et de réduire
la traînée.
A. Les ailerons : piliers de l’appui aérodynamique
Les ailerons, situés à l’avant et à l’arrière, fonctionnent sur le principe d’un profil d’aile inversé. Ils génèrent une
force orientée vers le sol, améliorant l’adhérence.

L’aileron avant crée un appui sur les roues directrices, augmentant leur efficacité. Il guide aussi le flux d’air vers les
parties suivantes de la voiture.

L’aileron arrière, plus grand, stabilise le véhicule à haute vitesse et en virage. Son angle est ajustable pour
équilibrer appui et traînée, ce qui en fait un élément stratégique.

B. Le diffuseur : amplifier l’effet Venturi


Le diffuseur, situé sous l’arrière du véhicule, accélère le flux d’air en sortie, créant une dépression qui « aspire » la
voiture vers le sol.

Plus il est grand et bien intégré, plus il est efficace, mais il doit respecter des limites d’angle et de hauteur pour
éviter le décollement du flux.

C. Les pontons, déflecteurs et turning vanes


Les pontons latéraux dirigent l’air vers les radiateurs tout en réduisant la traînée. Leur forme est étudiée pour
maintenir un écoulement laminaire.

Les déflecteurs et turning vanes orientent l’air autour des roues, freins ou vers l’arrière. Leur optimisation repose
sur la soufflerie et les simulations CFD afin de minimiser les perturbations.

D. Le plancher et les jupes


Le plancher, conçu comme un tunnel aérodynamique, peut générer un appui important. Associé à des jupes
latérales, il canalise l’air sous la voiture et renforce l’effet Venturi.

Un plancher bien dessiné produit plus d’appui que les ailerons, avec moins de traînée. C’est un des composants les
plus performants du point de vue aérodynamique.

III. Développement, simulation et optimisation en conditions réelles (environ 25 minutes)

Une fois les composants conçus, il est essentiel de valider leur efficacité par des méthodes expérimentales et
numériques.

A. La soufflerie : observer l’invisible


La soufflerie permet d’étudier l’écoulement de l’air sur une maquette ou une voiture à l’échelle réelle. Des fumées
ou des fils de laine rendent visibles les flux, tandis que des capteurs mesurent les forces exercées.

Ces essais servent à ajuster les formes et angles des surfaces aérodynamiques.

B. La simulation numérique (CFD)


La mécanique des fluides numérique (CFD) simule l’écoulement autour de la voiture en résolvant les équations de
Navier-Stokes.

Bien que très gourmande en ressources informatiques, cette méthode permet de tester de nombreuses
configurations virtuellement, sans recourir à la soufflerie.

C. Les tests en piste : validation ultime


Malgré la précision des simulations, seuls les tests en conditions réelles confirment les performances
aérodynamiques.

Des capteurs mesurent pressions, accélérations et forces verticales. Les ingénieurs comparent ces données aux
simulations pour ajuster les réglages.

Certains dispositifs comme le DRS (Drag Reduction System) modifient l’aérodynamisme en course, notamment
pour réduire la traînée lors des dépassements.
Conclusion (environ 10 minutes)

L’aérodynamisme constitue l’un des piliers fondamentaux de la performance en sport automobile. Grâce à
l’exploitation rigoureuse des lois de la mécanique des fluides, il est possible d’augmenter significativement
l’adhérence, de réduire les pertes dues à la traînée, et d’optimiser le comportement dynamique d’un véhicule à
haute vitesse.

Nous avons vu que, pour répondre à la problématique "Comment améliorer les performances d’une voiture de
course grâce à l’aérodynamisme ?", il faut conjuguer théorie, innovation technologique et validation expérimentale.
Chaque composant, du simple déflecteur à l’aileron arrière, résulte d’un calcul minutieux et d’un compromis
stratégique.

Enfin, l’intégration de simulations avancées et de tests en conditions réelles permet aujourd’hui d’atteindre des
niveaux de performance inégalés. L’aérodynamisme, loin d’être un simple accessoire, est devenu une science de
haute précision, au cœur même de la compétition.

Ainsi, toute amélioration dans ce domaine représente un avantage décisif sur la piste. C’est cette quête
permanente de l’efficacité aérodynamique qui façonne l’évolution des voitures de course modernes.

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