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Formation en Conduite

Le document présente un cahier de participant pour une formation sur la conduite préventive et défensive dans un contexte d'insécurité, se déroulant à Ziniaré du 5 au 7 février 2024. Il est structuré en quatre modules abordant le métier de chauffeur, les risques d'accidents, les risques d'incendie et les risques de braquage et de terrorisme, chacun détaillant les connaissances et compétences nécessaires pour une conduite sécurisée. Le formateur, M. Kaboret Auguste Ferdinand, est un expert en management des organisations.

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Formation en Conduite

Le document présente un cahier de participant pour une formation sur la conduite préventive et défensive dans un contexte d'insécurité, se déroulant à Ziniaré du 5 au 7 février 2024. Il est structuré en quatre modules abordant le métier de chauffeur, les risques d'accidents, les risques d'incendie et les risques de braquage et de terrorisme, chacun détaillant les connaissances et compétences nécessaires pour une conduite sécurisée. Le formateur, M. Kaboret Auguste Ferdinand, est un expert en management des organisations.

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Formations – Etudes – Conseils

CAHIER DU PARTICIPANT

THEME :
« CONDUITE PREVENTIVE ET
DÉFENSIVE DANS LE CONTEXTE
D’INSÉCURITÉ »

ZINIARE, DU 05 AU 07 FEVRIER 2024

Formateur : M. KABORET Auguste Ferdinand


Expert en management des organisations

09 BP 292 Ouagadougou 09 - Tél. : (00226) 25 33 35 29 / (00226) 51 96 71 71


E-mail : info@[Link] / leaderteamservices@[Link] - BURKINA FASO
1
SOMMAIRE
Page

I. MODULE 1 : LE METIER DE CHAUFFEUR ............................................................................................. 5

II. MODULE 2 : LES RISQUES D’ACCIDENT ET CONDUITE DEFENSIVE ........................................ 72

III. MODULE 3 : LES RISQUES D’INCENDIE RISQUES LIES A L’EAU ET AUX INTEMPERIES ET

CONDUITE DEFENSIVE ................................................................................................................................... 86

IV. MODULE 4 : RISQUES DE BRAQUAGE ET TERRORISME ET CONDUITE DEFENSIVE ............ 92

2
I. MODULE 1 : LE METIER DE CHAUFFEUR

• Définition et origine ;
• Rôles et Importance ;
• Connaitre les véhicules automobiles :
 Les principales classifications,
 Éléments de confort et éléments de sécurité et leurs gestions,
 Notion de mécanique auto Entretien courant et périodique,
 Eléments de Dépannage ;
• Notion d’Autorité et de VIP ;
• Normes internationales de prise de conduite de dépose d’attente ;
• Les qualités du chauffeur et déontologie du chauffeur ;
• Eléments de Protocole et bons usages ;
• Les cas particuliers (cérémonies, cortège, voyages de jour et de nuit) ;
• La conduite défensive ou préventive.

II. MODULE 2 : LES RISQUES D’ACCIDENT ET CONDUITE DEFENSIVE


• La notion de risque ;
• Définition d’un accident de la route ou accident sur voie publique ;
• L’Accident corporel ;
• Typologie des personnes dans un accident corporel :
 Les indemnes,
 Les victimes blessées (graves et légers),
 Les victimes tuées ;
• Les causes essentielles d’accidents :
 Facteur humain,
 Facteur route,
 Facteur automobile,
 Conduite de nuit ;
• Prévention des risques d’accident :
 Sécurité active,
 Sécurité passive,
 Tableau de bord et sécurité,
 Sécurité routière.

III. MODULE 3 : LES RISQUES D’INCENDIE RISQUES LIES A L’EAU ET AUX


INTEMPERIES ET CONDUITE DEFENSIVE
• Condition de naissance du feu ;
• Principales origines incendies automobile :
 Court-circuit électrique,
 Fuite de carburant,
 Surchauffe moteur freins et autres,
3
 Feu de contagion ;
• Prevention des risques d’incendie automobile :
 Au niveau du véhicule,
 Au niveau des occupants/passagers,
 Au niveau de l’environnement ;
• Moyen de lutte contre un incendie déclaré :
 Typologie des extincteurs,
 Activation de l’extincteur,
 Utilisation de l’extincteur ;
• Conduite sous très grande chaleur ;
• Conduite sous grand vent ;
• Conduite sous pluie battante ;
• Conduite sous grêle ;
• Conduite passage à gué (traverser une étendue d’eau).

IV. MODULE 4 : RISQUES DE BRAQUAGE HANI ET TERRORISME ET


CONDUITE DEFENSIVE
• Contexte général ;
• Définitions :
 Braquage,
 Terrorisme,
 HANI,
 EEI,
 Zones à risque ;
• Prevention de risque de braquage :
 Discrétion,
 Horaires à risque,
 Stratagèmes et armes des braqueurs /terroristes :
✓ Obstacles sur la voie,
✓ Forets,
✓ Embuscades,
✓ Perfidie,
✓ Pose d’EEI,
 Technique de conduite dans les itinéraires à risque et dans les virages suspects,
 Conduite à tenir en cas d’attaque,
✓ Avant l’attaque,
✓ Pendant l’attaque,
✓ Après l’attaque ;
- Quand et comment peut-on appeler les secours en cas de braquage ;
- Quels sont les numéros d’appel et de secours ;
- Quelle attitude tenir en cas de blessé ou de décès.

4
I. MODULE 1 : LE METIER DE CHAUFFEUR

1. Définition et origine

Le terme de chauffeur est apparu au 19e siècle avec l’avènement de l’automobile. Au départ, il désignait le
préposé chargé de « chauffer » une automobile et de la conduire. Les premières automobiles étaient en effet à
vapeur. Elles ne fonctionnaient donc ni à l’essence ni au gasoil comme c’est le cas à présent, mais grâce à de la
vapeur produite par une chaudière que l’agent avait la charge d’alimenter en combustible (charbon par exemple).
Autrement dit, il avait la charge de chauffer la chaudière pour que l’automobile fonctionne, d’où le nom de
chauffeur qui lui a été attribué.

Avec le progrès et l’avènement des moteurs à combustion interne, (essence, gasoil), bien que celui qui a la charge
de faire fonctionner le véhicule n’ait plus en tant que tel à chauffer l’automobile, le terme est resté.

De nos jours, le terme de chauffeur désigne une personne qui dans le cadre de son métier est chargé de la conduite
et de l’entretien d’une automobile. Est chauffeur celui qui vit du métier de conduite.

Le terme de conducteur est souvent utilisé pour désigner le chauffeur. Cependant, il y a lieu de remarquer que le
terme de conducteur désigne tous ceux qui pour une raison ou une autre sont amenés à conduire une automobile
sans pour autant être des chauffeurs.

Ce qui revient à dire que tous les chauffeurs sont des conducteurs mais que tous les conducteurs ne sont pas
des chauffeurs.

Cela signifie tout naturellement que le métier de chauffeur est un métier à part entière, et qu’il est particulièrement
important en raison de sa place dans la vie économique de nos jours.

Toutes les administrations qu’elles soient publiques ou privées en ont besoin, comme elles ont besoin d’un
économiste, d’un sociologue, d’un médecin, etc.

Le métier de chauffeur consiste donc à conduire un véhicule automobile et à veiller à son bon fonctionnement. À
ce titre, le chauffeur doit nécessairement être titulaire d’un permis de conduire et disposer de connaissances
élémentaires en matière de mécanique et d’entretien automobile.

2. Rôles et importance
• Rôle
En plus du rôle courant de tout chauffeur qui est de conduire et d’entretenir un véhicule automobile, le chauffeur
routier a un rôle particulier qui est :
➢ De contribuer par son savoir-faire et son savoir être ou la qualité de sa prestation et son efficacité à ce que les
entités conduites (personnes, marchandises, bagages et matériaux) arrivent à bon port, à temps et sans perte
d’intégrité. Le chauffeur doit en plus veiller à ce que ceux qui sont conduits soient à l’aise et en sécurité. Ce
faisant, il contribue d’un autre coté à une bonne sa personne ainsi qu’au prestige à l’image de marque de sa
structure d’appartenance ;
5
➢ De donner en cas de besoin un avis éclairé (sur la base des connaissances acquises en matière de conduite et
d’automobile), sur les critères d’achat des véhicules qui sont par ailleurs les outils de travail des chauffeurs.
En conséquence, le chauffeur doit avoir une conscience aiguë de son rôle spécifique. Certains chauffeurs routiers
se disent que leur rôle se limite à conduire et que le reste ne les concerne pas. Ils adoptent à partir de ce
raisonnement une attitude de neutralité, de repli sur soi, de méfiance qui en définitive est préjudiciable à sa
structure. Alors qu’au contraire ils devraient être ouverts, confiants et engagés, car il contribue au même titre que
tous les autres employés.

• Importance
L’importance du métier de chauffeur se situe bien entendu au niveau du rôle particulier évoqué plus haut mais
aussi, singulièrement aux 3 niveaux suivants :
➢ Il est acteur important dans la mobilité des biens et des personnes ;
➢ Il est important dans l’économie en général et celle du pays en particulier ;
➢ Il est, en matière de conduite, responsable de la sécurité et de l’intégrité de nombreuses personnes et de
nombreux biens. Cet aspect est d’une importance capitale et fera l’objet d’un traitement particulier
ultérieurement.

3. CONNAITRE LES VEHICULES AUTOMOBILES


3.1 LES PRINCIPALES CLASSIFICATIONS
3.1.1. CLASSIFICATION SELONMARQUES MODELES ET VERSIONS
[Link] LES MARQUES
De par le monde, il existe globalement 80 marques de voitures de série.
• Ces marques sont par ordre alphabétique :
1. ACURA,
2. ALFA ROMEO,
3. ARO,
4. ASTON-MARTIN,
5. AUDI,
6. BMW,
7. BRILLIANCE,
8. BUGATTI,
9. BUICK,
10. BYD,
11. CADILLAC,
12. CHANGAN,
13. CHERY
14. CHEVROLET,
15. CHRYSLER,
16. CITROËN,
17. DAEWOO
18. , DACIA,
19. DAIHATSU,
20. DAIMLER,
6
21. DODGE,
22. DONGFING,
23. FAW,
24. FERRARI
25. FIAT,
26. FORD(USA),
27. FORD(ENGLAND),
28. FORD(GERMANY),
29. FOTON,
30. GRAETWALL,
31. GEELY,
32. HAFEI
33. HAIMA,
34. HONDA,
35. HOOVER,
36. HUMMER,
37. HYUNDAI,
38. INFINITI,
39. JAGUAR,
40. JEEP,
41. KIA,
42. KOENISEGG
43. LADA,
44. LAMBORGHINI,
45. LANCIA,
46. ASHOK LEYLAND
47. LANDROVER,
48. LANDWIND
49. LEXUS,
50. LIFAN,
51. LINCOLN,
52. LOTUS,
53. MASERATI,
54. MAZDA,
55. MERCEDES,
56. MG,
57. MINI,
58. MITSUBISHI,
59. MORGAN,
60. NISSAN,
61. OPEL,
62. PEUGEOT,
63. PONTIAC,

7
64. PORSCHE,
65. PROTON,
66. RENAULT,
67. ROLLS ROYCE/BENTLEY,
68. ROVER,
69. SAAB,
70. SCION
71. SKODA,
72. SMART,
73. SSANGYONG,
74. SAET,
75. SUBARU,
76. SUZUKI,
77. TALBOT,
78. TATA,
79. TESLA
80. TOYOTA,
81. UMM,
82. VAUXHALL,
83. VOLVO,
84. WOLSVAGEN.
85. ZIL
86. ZHONGXING.

8
➢ LOGOS DES MARQUES DE VOITURES

9
10
DODGE

11
12
13
14
BRILLIANCE

CHANGAN

GREATWALL

FAW

15
GEELY
HAFEI

➢ NATIONALITES DES MARQUES DE VOITURE

16
PAYS MARQUE TOTAL

REPUBLIQUE TCHEQUE • Skoda 1

• Audi,
• BMW
• Daimler
• Ford(Germany)
• Mercedes
ALLEMAGNE 10
• Maybach
• Opel
• Porsche
• Smart
• Volkswagen
• Aston-Martin
• Ford(England),
• Jaguar
• Landrover
• Lotus
ANGLETERRE 11
• MG
• Mini
• Morgan
• Rolls Royce/Bentley
• Rover
• Brilliance
• Byd
• Changan
• Chery
• Dongfing
• Faw
CHINE
• Foton
(elle possède près de 32
• Geely 15
marques dont voici les plus
• Graetwall
représentatives)
• Haima
• Hafei
• Hoover
• Landwind
• Lifan
• Zhongxing
CORREE DU SUD • Daewoo 4
17
• Hyundai
• Kia,
• Ssangyong
• Peugeot
• Talbot
FRANCE • Renault, 5
• Citroën
• Bugatti
MALAISIE • Proton 1
• Tata
INDE • Mahindra 3
• Eicher
• Alpha Roméo
• Maserati
• Lamborghini
ITALIE • Ferrari 8
• Fiat
• Bugatti
• Lancia
• Seat
ESPAGNE 2
• Santana
• Lexus
• Toyota
• Nissan
• Mazda
• infiniti
• suzuki
JAPON 12
• Daihatsu
• Mitsubishi
• Honda
• Subaru
• Acura
• scion
PORTUGAL • UMM 1
• Aro
ROUMANIE 2
• Dacia
• Lada
RUSSIE 2
• Zil
• Volvo
SUEDE • Saab 3
• Koenisegg
18
• Dodge
• GMC
• Lincoln
• Chevrolet
• Pontiac
• Buick,
• Cadillac,
USA • Chrysler 15
• Corvette
• Ford(USA),
• GM
• Jeep
• Hummer
• Vauxhall
• Tesla

19
20
[Link]. MODELES ET VERSIONS
Chaque marque produit en principe plusieurs modèles.

Exemples :

➢ PEUGEOT
La marque PEUGEOT a produit les modèles produit la 403, la 404, la 504, la 405, la 406, la 605, etc.

PEUGEOT 403 PEUGEOT 404

21
PEUGEOT Modèle 504 PEUGEOT Modèle 505

PEUGEOT Modèle 604 PEUGEOT Modèle 406

PEUGEOT Modèle 605 PEUGEOT Modèle 407

PEUGEOT Modèle 607 PEUGEOT Modèle 308

22
➢ RENAULT produit la Mégane, la Laguna, la safrane, la Clio etc.

RENAULT 4 RENAULT 8

RENAULT 12 RENAULT 16

RENAULT MEGANE RENAULT LAGUNA

RENAULT VEL SATIS RENAULT SAFRANE


23
RENAULT TALISMAN RENAULT ZOE

➢ NISSAN produit la Maxima, la Patrol, Altima etc.

NISSAN MAXIMA NISSAN PATROL

NISSAN ALTIMA NISSAN MURANO

➢ TOYOTA produit la YARIS la CAMRY, la LAND CRUISER la RAV4 la HIGHLANDER

TOYOTA LAND CRUISER 200 TOYOTA LAND CRUISER PRADO

24
TOYOTA RAV4 TOYOTA CAMRY

TOYOTA YARIS TOYOTA HIGHLANDER

➢ DAEWOO produit la Leganza, la Nibura, la Nexia, la Matiz etc.

DAEWOO LEGANZA DAEWOO NUBIRA

DAEWOO NEXIA DAEWOO MATIZ

25
➢ VERSION
Un même modèle peut avoir plusieurs versions qui se différencient principalement soit par le moteur, la
carrosserie ou le niveau de finition et d’équipement.
Exemples :
* Chez Peugeot on a la 406 et 406 SL 1.6, 406 SL 1.8, 406TD 1.9 ;
* Chez Renault on a Laguna 2.2 D,Laguna 2.2 DT ;
* Chez Nissan on a la Patrol chassi long et chassi court ;
* Chez Toyota on a Land Cruiser standard, Land Cruiser GX , Land Cruiser VX.

2. LES PRINCIPALES CLASSIFICATIONS AUTOMOBILES


LES PRINCIPALES CLASSIFICATION DES VOITURES
Outre les marques et les modèles, il existe plusieurs autres critères de classification des voitures.
Les principales classifications se font entre autres selon :
- la source d’énergie ;
- la cylindrée ;
- la carrosserie.

3.1. 2. CLASSIFICATION SELON LA SOURCE D’ENERGIE


A ce niveau, il existe 5 principaux types de voitures à savoir :
1. Les voitures fonctionnant à l’essence
2. Les voitures fonctionnant au gasoil ou (diesel) :
3. Les voitures fonctionnant au gaz.
4. Les voitures fonctionnant à l’électricité.
5. Les voitures mixtes ou hybrides

26
PRINCIPE DU VEHICULE HYBRIDE

Les voitures fonctionnant à l’essence :


• Voiture à carburateur et atmosphérique ;
• Voitures à carburateur et turbo – compressé ;
• Voitures injection et atmosphérique ;
• Voitures à Voitures à injection et turbo – compressé.
Les voitures fonctionnant au gasoil ou (diesel) :
• Diesel atmosphérique
• Diesel turbo–compressé

BOUGIE D’ALLUMAGE BOUGIE DE PRECHAUFFAGE


Les trois dernières catégories (électriques Gaz et mixtes) sont assez rares.
En ce qui concerne les voitures à essence et celles à gasoil, on peut dire qu’a cylindrée égale, les voitures à
essence sont plus rapides, plus nerveuses, plus silencieuse mais consommant beaucoup plus de carburant tandis
que les voitures diesel sont plus lentes, moins nerveuses, plus bruyante, mais consommant beaucoup moins de
carburant.

LE TURBO
Il s’agit d’un dispositif destiné à accroître la puissance d’un moteur à combustion interne (essence, diesel). La
puissance est alors augmentée de l’ordre de 10 à 20% : le turbo utilise gaz d’échappement pour pomper l’air
supplémentaire dans les cylindres. Cela permet une combustion plus complète du mélange air carburant d’où un
grain de puissance. En réalité, les gaz d’échappement à leur sortie du collecteur disposent encore d’une énergie
cinétique appréciable qui est utilisée pour faire tourner un compresseur à ailettes qui remplit les cylindres d’air.

27
ELEMENTS DU TURBO

3.1.3. LA CLASSIFICATION SELON LA CYLINDREE


Selon la cylindrée (volume total des cylindres de la voiture) il existe 3 types de voitures.
• Les petites cylindrées,
• Les moyennes cylindrées
• Les grosses cylindrées.
D’une manière générale, plus la cylindrée est élevée, plus la voiture est puissante et plus la consommation est
élevée. La puissance est exprimée de façon courante en chevaux et s’écrit ‘’ch’’ (ne pas confondre avec la
puissance administrative ou fiscale qui sert à déterminer le montant de la vignette ou de la prime d’assurance et
qui s’écrit CV).
Ex : la 406 SL développe 90 ch et une puissance administrative de 7 CV. La cylindrée est exprimée en cm3 ou en
litre.
Les cylindrées les plus courantes sont :

CYLINDREE CYLINDREE
CLASSE
EN CM3 EN LITRE
1 000 cm3 1.0
1 100 cm3 1.1
1 200 cm3 1.2 Petites cylindrées
1 300 cm3 1.3
1 500 cm3 1.5

28
CYLINDREE CYLINDREE
CLASSE
EN CM3 EN LITRE
1 600 cm3 1.6
1 800 cm3 1.8
Moyennes cylindrées
1 900 cm3 1.9
2 000 cm3 2.0
CYLINDREE CYLINDREE
CLASSE
EN CM3 EN LITRE
2 300 cm3 2.3
2 500 cm3 2.5
2 800 cm3 2.8
3 000 cm3 3.0
3 500 cm3 3.5
Grosses cylindrées
4 000 cm3 4.0
5 000 cm3 5.0
6 000 cm3 6.0
7 000 cm3 7.0
8 000 cm3 8.0

3.1.4 LA CLASSIFICATION SELON LA CAROSSERIE

A ce niveau, il existe en gros 6 catégories de base. Ce sont :


❖ LES BERLINES
Ce sont de voiture de grande taille comportant :
➢ trois volumes séparés à savoir moteur, habitacle et coffre ;
➢ quatre portières et quatre vitres latérales.
Il y a aussi les berlines à cinq portes qui diffèrent des berlines à 4 portes par le fait qu’elles ont une
cinquième porte, celles du coffre par laquelle on peut accéder à l’intérieur du véhicule. Alors que cela est
impossible avec les berlines à 4 portes où on ne peut accéder dans l’habitacle à partir du coffre.
Exemples : - Berline 4 portes : 406 Peugeot
- Berlines 5 portes : Renault 25

29
OPEL OMEGA berline PEUGEOT 406 berline

PEUGEOT 407 berline

❖ LES LIMOUSINES
Ce sont des grandes, longues, spacieuses, luxueuses et confortables berlines disposant dans certains cas de sept
places assises, à disposition spéciale.
Ex : Mercedes 600 =6.0

MERCEDES 600 MAYBACH 57

30
LINCOLN TOWN ROLLS ROYCE PHANTOM
V12 6,7 l de 460 chevaux Vitesse maxi : 240 km/

JAGUAR S-TYPE LINCOLN LIMOUSINE

MAYBACH62 CADILLAC ONE LIMOUSINE PRESIDENTIELLE USA


400 000 EURO
45 LITRES /100
BLINDAGE 20 CM
PNEUS EN KEVLAR

❖ LES COUPÉS
Ce sont des voitures comportant :
➢ trois volumes
➢ deux portières

31
BMW COUPE BMW COUPE

COUPE FORD MOUSTANG COUPE 407 PEUGEOT

❖ LES CABRIOLETS
Ce sont des voitures avec :
➢ trois volumes
➢ deux portières
➢ capote (décapotable)

CABRIOLET BMW 325


❖ LES BREAKS
Ce sont des voitures dérivant généralement de la berline et ayant une forme de fourgonnette comportant :
➢ deux volumes moteurs, habitacle (sans coffre proprement dit)
➢ un hayon vitré
➢ sièges arrières généralement rabattables
32
BREAK VOLVO 850 BREAK PEUGEOT 406

❖ LES STATION WAGON


Ce sont des grosses automobiles assez confortables aux 4 roues motrices (4x4) à cinq portes, conduite intérieure

TOYOTA LAND CRUISER HZJ105 STD 4WD HUMMER 1

HUMMER 3

NOMBRE DE NOMBRE DE
TYPE AUTRES ASPECTS
VOLUME PORTIERES
BERLINE 3 4 -

4 ou plus Longue luxueuse confortable


LIMOUSINE 3

COUPE 3 2 -

CABRIOLET 3 2 1 capote

33
4 ou 5 Hayon vitré siège rabattable
BREAK 2

4 ou 5 4x4
STATION WAGON 2

MONOSPACE 1 4

PICK-UP 2 2 ou 4 -

A cela s’ajoute des carrosseries variantes, spéciales ou nouvelles.


On peut citer entre autres :
➢ Les berlinettes Ex : 305 Peugeot
➢ Les Pick-up Ex : bâchée 404 Peugeot
➢ Les monospaces Ex : Renault Espace

RENAULT MONOSPACE
A partir des éléments essentiels que sont la source d’énergie, la cylindrée, la carrosserie, on peut dresser le profil
de la voiture d’autorité.

PROFIL DE LA VOITURE D’AUTORITE


Dans la mesure du possible, la voiture d’autorité sera soit une berline, soit une limousine, soit une (4x4) station
wagon de grosse ou moyenne cylindrée, essence ou diesel turbo fortement insonorisé. Cela ne veut pas dire que
les autres types de véhicules sont interdits. Ils sont simplement peu indiqués.
D’autres éléments comme la couleur et le type de peinture sont également importants. Pour ce qui est de la couleur,
celles qui conviennent aux Autorités sont :
➢ Le noir
➢ Le gris
➢ Le bleu
➢ Le blanc
Les autres couleurs peuvent être tolérées à l’exception de certaines couleurs comme le rouge, le rose et le jaune
qui doivent être évitées.
Pour le type de peinture il est préférable d’opter dans l’ordre pour
➢ La peinture métallisée vernis ;
34
➢ La peinture métallisée simple ;
➢ La peinture simple.

ETUDE DE CAS LA TENGA

HAFEI LOBO (rebaptisée TENGA au Burkina Faso) HAFEI LOBO


Berline 1100Cm3 1.1L - 4 cylindres - 16 Soupapes (16V)
Moteur Injection - 5 places - Air conditionné
5 vitesses - Vitres électriques AV - ABS - Air Bag - Direction assistée
Essuie-glace AR - Jantes Aluminium - Feux antibrouillard - radio-cassettes
Fermeture centralisée des portes

3.2 ÉLEMENTS DE CONFORT ET ELEMENTS DE SECURITE ET LEURS GESTIONS

3.2.1 LES ELEMENTS DE CONFORTS ET LEUR GESTION

Sans entrer dans les grandes sophistications, on peut dire qu’à bord de la voiture d’autorité les éléments de confort
sont généralement les suivants :
➢ La climatisation permettant de rafraîchir rapidement et suffisamment l’intérieur du véhicule ;
➢ L’autoradio cassette (si possible lecteur de CD). La radio devra comporter les gammes suivantes :
✓ FM (Fréquence Modulation) modulation de fréquence ;
✓ SW (Short Waves) ondes courtes ;
✓ MW (Medium Waves) ondes moyennes ;
➢ Les vitres avant et arrière électriques ;
➢ Les vitres teintées pour atténuer la pénétration des rayons solaires ;
➢ Le caractère spacieux de l’habitacle. Il faut par exemple que les jambes puissent facilement se mouvoir et
les épaules de deux occupants côte à côte soient distants d’au moins 50 cm ;
➢ Le revêtement des sièges avec par ordre de qualité et de prestige, le cuir, le tissu, le skaï
➢ L’accoudoir central arrière pour accroître le confort en position assise ;
➢ Les poignées de maintien permettant de se maintenir dans certaines situations particulières ou de se
mouvoir plus aisément à la montée ou à descente du véhicule.

Deux des éléments de confort doivent faire l’objet d’une bonne gestion de la part du chauffeur qui généralement
a accès aux commandes. Il s’agit de la climatisation et de l’autoradio cassette. La mauvaise gestion de ces
35
éléments peut entraîner des conflits ouverts ou larvés entre le chauffeur et l’autorité ou les autres occupants de la
voiture.
D’une manière générale il faut avoir à l’esprit que le chauffeur doit faire passer en second plan le souci de son
propre confort et se soucier en priorité de celui de l’Autorité ou des personnes dont il est le chauffeur.

Pour la gestion de la climatisation, il faut :


➢ mettre en marche la climatisation dès le départ et ne pas attendre comme on le voit parfois que l’on
commence à transpirer ou que l’on se plaigne pour la mettre en marche ;
➢ que la climatisation ne soit pas ni trop faible ni trop forte ; pour le savoir il vous suffit d’observer
discrètement ou de poser la question aux occupants et d’agir alors en conséquence ;
➢ s’assurer régulièrement du fonctionnement effectif de la climatisation car malgré le ronflement du système
il peut arriver que cela ne fonctionne pas ;
➢ s’assurer que toutes les ouvertures sont fermées.

En ce qui concerne l’autoradio, la bonne gestion consistera à :


➢ ajuster le niveau sonore en fonction de la présence ou non de conversation dans la voiture. S'il y a
conversation il faut diminuer légèrement le volume et plutôt mettre une cassette de musique plutôt que la
radio. Cela, pour permettre aux uns et aux autres de s’entendre et de conserver sans crier ;
➢ mettre en marche l’autoradio dès le départ et proposer pour les parcours urbains, d’abord la station de
radio préférée de votre patron (vous devez le savoir) à moins qu’il ne demande expressément une autre
station de radio, une cassette de musique ou le silence. Pour les longs parcours sur route (en voyage) il
convient de proposer d’abord de la musique pour détendre et ensuite la radio ou le silence à la demande ;
➢ éviter d’imposer son goût au patron en passant le temps à mettre la cassette de la musique de votre village
par exemple ;

➢ éviter les changements intempestifs de station de radio, de cassette ou de faire un véritable ping-pong
entre radio et cassette. Si cela n’est pas absolument nécessaire il faut attendre la fin de toute la cassette
avant de la changer. S’il arrive que le changement soit absolument nécessaire, faites-le alors discrètement
en diminuant d’abord progressivement le volume ;
➢ éviter de gesticuler de siffloter ou de chantonner sur les airs d’une musique qui vous plaît bien ou d’avoir
des commentaires de votre propre chef sur ce qui dit à la radio.

Vous devez absolument dans tous les cas de figure connaître les habitudes et les désirs de votre patron et les lier
aux conditions du moment.

36
3.2. LES ELEMENTS DE SECURITE ET LEUR GESTION

Parmi les éléments de sécurité à bord de la voiture, seule la ceinture de sécurité nécessite une gestion particulière

BOUCLAGE CEINTURE

L’observation a montré que dans la quasi-totalité des voyages, bien que la voiture dispose de ceintures de sécurité,
aucun passager ne l’utilise. Les conséquences en sont souvent dramatiques.
Les raisons de ce comportement sont multiples on peut citer entre autres :
➢ l’ignorance ;
➢ la peur de ne pas pouvoir se dégager en cas de nécessité ;
➢ la peur de froisser ses vêtements ou de les salir lorsque la ceinture est recouverte de poussière par exemple ;
➢ la peur que l’on pense que vous avez peur ;
➢ etc.
Le chauffeur doit dans ces conditions montrer l’exemple en étant le premier à prendre la ceinture et à inviter les
autres à boucler leur ceinture.
N.B. : les ceintures doivent être toujours propres.

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3.3. NOTION DE MECANIQUE AUTO ENTRETIEN COURANT ET PERIODIQUE

3.3.1. ELEMENTS DE MECANIQUE AUTOMOBILE


1.1. MOTEUR

ELMENETS ESSENTIELS D’UN MOTEUR

ELMENETS ESSENTIELS D’UN MOTEUR

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1.2. MOTEUR A QUATRE TEMPS ESSENCE OU GASOIL
Cycle à quatre temps
Ce moteur transforme l'énergie chimique du carburant en travail (énergie mécanique) grâce à des combustions. Il
est constitué d'un ou plusieurs cylindres confinant les combustions. Dans chacun d'eux, un piston coulisse en un
mouvement rectiligne alternatif transformé en rotation, par l'intermédiaire d'une bielle liée à un vilebrequin.
Chaque cylindre est fermé par une culasse munie d'au moins deux soupapes. . Le cycle de fonctionnement se
décompose en quatre temps par lesquels passe successivement chaque cylindre.

Voici une description des cycles successifs d'un moteur à quatre temps (essence carburateur) :

1. Admission d'un mélange air/essence présent dans le collecteur d'admission préparé par divers composants
(souvent un carburateur ou un injecteur) : ouverture de la soupape d'admission et descente du piston qui
aspire ainsi ce mélange dans le cylindre.

2. Compression du mélange : fermeture de la soupape d'admission puis remontée du piston qui comprime
le mélange afin d'augmenter la puissance de l'explosion donc la quantité de travail produite.

3. Allumage, combustion : juste au moment où le piston atteigne son point culminant avant retour (nommé
par convention le point mort haut) on alimente la bougie d'allumage avec une source d'électricité à haute
tension. La combustion rapide qui s'ensuit constitue le temps moteur qui, en repoussant le piston, libère
l'énergie nécessaire au mouvement.

4. Échappement : ouverture de la soupape d'échappement et remontée du piston qui chasse les gaz brûlés
devenus inutiles, dans l'échappement afin de laisser place à une nouvelle charge de mélange. À ce stade,
le cycle reprend, donc le temps suivant est l'admission.

Déroulement du cycle

39
6.1.2. QUELQUES ELEMENTS ESSENTIELS DU MOTEUR (A COMBUSTION INTERNE)
[Link] LE CARTER
C’est un récipient situé sous le moteur et qui contient l’huile de lubrification en plus ou moins grande quantité et
le vilebrequin .Il existe deux types de carter :

Les avantages et les inconvénients de ces deux types de carters sont les suivants :

➢ Avantages du Carter sec :


• moteur continuellement alimenté en huile malgré une conduite sportive,
• l'huile n'étant plus sous le vilebrequin, elle ne viendra plus perturber le mouvement de ce dernier. Le
vilebrequin qui tape dans l'huile, le freine et lui fait perdre de l'énergie,
• meilleur refroidissement de l’huile grâce à radiateur spécial,
• abaissement du centre de gravité.
➢ Inconvénients du Carter sec :
• Système plus complexe : plus cher mais aussi plus vulnérable aux problèmes éventuels (plus un
système est simple, moins les probabilités de pannes sont importantes). C'est pour cela qu'il ne sera
présent que sur des moteurs de prestige, généralement à partir de V8.
• plus difficile de contrôler le niveau d'huile car à froid la cuve est partiellement vidée. Pour certains il
faut le faire moteur chaud et tournant, d'autres il faut faire chauffer puis attendre quelques minutes etc.
...
• Vidange à faire par deux vis de purge : une sur le carter (car il y a toujours un peu d'huile) et l'autre
sur la bâche à huile (le réservoir externe).
➢ Avantage du Carter humide :
• Système plus simple et moins cher. C'est pour cela qu'il est présent sur des moteurs les plus simples,
• Plus facile de contrôler le niveau d'huile,
• Vidange à faire par une seule vis de purge.
➢ Inconvénients du Carter humide :
• moteur parfois non alimenté en huile en raison d’une conduite sportive,
• le vilebrequin barbotte l'huile ce qui le, freine avec perte d'énergie.
• refroidissement de l’huile plus difficile en l’absence d’un radiateur spécial
• légère élévation du centre de gravité du centre de gravité
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[Link] LE VILEBREQUIN
Le vilebrequin est la manivelle qui reçoit la poussée de la bielle et fournit un mouvement rotatif à partir du
mouvement alternatif du piston. La force exercée par la bielle applique au vilebrequin un couple qui se retrouve
au bout de celui-ci sous forme de couple moteur. A l'une des extrémités du vilebrequin, le couple moteur est
utilisé pour entraîner le véhicule.
A l'autre extrémité, une fraction du couple disponible est prélevée pour entraîner les auxiliaires du moteur : la
distribution (arbre à cames, soupapes, etc.), le générateur électrique (dynamo ou alternateur), le compresseur de
climatisation, etc.

EMPLACEMENT DU VILEBREQUIN DANS LE MOTEUR

VILEBREQUIN

41
VILEBREQUIN

[Link] LES BIELLES ET COUSSINETS DE BIELLES

La bielle est la pièce mécanique dont une extrémité est liée au piston par l'axe de piston et l'autre extrémité au
maneton du vilebrequin.
Elle permet la transformation du mouvement rectiligne alternatif du piston en mouvement circulaire continu du
vilebrequin.
L'articulation de la tête de bielle avec le maneton de vilebrequin s'effectue par interposition d'un coussinet mince.
Les coussinets minces permettent une bonne longévité du moteur.

42
VILEBREQUIN BIELLES ET PISTONS D’UN MOTEUR 4 CYLINDRES

[Link] PISTON ET SEGMENTS


➢ LE PISTON
C’est un élément mécanique généralement cylindrique fermé sur une face, coulissant dans un cylindre de manière
relativement étanche notamment grâce à des segments. La tête du piston assure l’aspiration compression du
mélange et l’évacuation des gaz brulés. Il existe plusieurs formes de tête de piston.

PISTON POUR UN MOTEUR A 4 TEMPS

43
➢ LES SEGMENTS
Les segments sont des anneaux "élastiques" ouverts qui se logent dans des rainures faites dans la tête du
piston. Sur un moteur 4temps on trouve en général 3 segments. Ils assurent l'étanchéité entre la chambre de
combustion (les gaz) et le carter d'huile du vilebrequin. Ils sont utilisés aussi pour l'évacuation de la chaleur
vers le cylindre. Les 3 types de segments sont :
• le segment de feu qui est très résistant car en contact les gaz et le feu. Lors de l'explosion, il assure
une première étanchéité ;
• le segment d'étanchéité assure l'étanchéité totale des gaz en arrêtant ceux qui seraient passés par
l'ouverture du segment de feu ;
• le segment racleur assure l'étanchéité au niveau de l’huile, il doit "racler" l'huile des parois du
cylindre et la rejeter dans le carter d'huile du vilebrequin.

[Link]. CYLINDRES ET BLOC MOTEUR


Le bloc moteur est la partie la plus massive d’un moteur à explosion .Il est généralement en fonte ou en alliage
léger (aluminium) il est creusé d’un ou de plusieurs cylindres qui reçoivent les pistons ainsi que d’autres éléments
comme la culasse et les arbres à cames. Ci-dessous quelques types de blocs moteurs

Bloc-moteur en fonte non chemisé Bloc-moteur en fonte avec chemises

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Bloc moteur en alliage léger d’un V8

L’alésage représente le diamètre du cylindre et la course est la longueur que parcours le piston de haut en bas.
L’alésage et la course interviennent dans le calcul de la cylindrée.

[Link] CULASSE
La culasse est une pièce assez massive assurant la fermeture du bloc moteur dont il épouse la forme supérieure.
La culasse contribue grandement à l’étanchéité des cylindres à travers notamment le joint de culassa. C’est aussi
la partie qui reçoit d’autres éléments comme les soupapes, les culbuteurs, les pastilles, les arbres à came.

Culasse moteur 4 cylindres 16 V

Culasse moteur 4 cylindres

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[Link]. ARBRE A CAMES

L'arbre à cames est l'élément le plus important de la commande de distribution. Il est chargé de commander de
façon très précise l’ouverture et la fermeture des soupapes lors du fonctionnement du moteur.
L'arbre à cames qui doit être très résistant peut être en fonte spéciale moulée ou en acier forgé. Selon la disposition
des cylindres et celle des soupapes on peut trouver des moteurs ayant deux ou quatre arbres à cames en tête.
L’arbre à came latéral et pratiquement abandonné.

46
MOTEUR 4 CYLINDRES EN LIGNE AVEC ARBRE A CAME LATERAL *

[Link] ALLUMAGE
C’est un système qui, dans un moteur à essence, fournit l’étincelle pour enflammer le mélange air-essence. Le
système d’allumage produit, distribue et régule les étincelles électriques, qui enflamment le carburant vaporisé
dans les chambres de combustion. Il existe essentiellement 4 types d’allumage ce sont :
➢ L’allumage par magnéto .C’est un système ancien qui ne nécessite pas de batterie. il n’est plus utilisé
dans l’automobile mais existe encore sur certaines motos et mobylettes.

➢ L’allumage par rupteur ou allumage classique. C’est un système d’allumage, alimentés par batterie et
rupteur (vis platinée) qui était très utilisé mais qui commence à disparaître au profit de l’allumage
électronique. Les composants d’un système d’allumage à rupteur transforment le courant à basse tension
de la batterie en décharge à haute tension qu’un distributeur (allumeur ou DELCO Dayton Engineering
Laboratories COmpany )dirige ensuite vers les chambres de combustion.

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➢ L’allumage électronique. Il utilise des semi-conducteurs et d’autres composants statiques pour
interrompre et rétablir la circulation du courant dans la bobine, rendant ainsi inutile le rupteur ou vis
platinée. Il permet d’avoir des moteurs plus propres et plus économes.
➢ L’allumage contrôlé par ordinateur. C’est le plus récent des systèmes d’allumage varient beaucoup
dans leur conception, mais tous sont contrôlés par processeur. Là, le distributeur est supprimé et remplacé
par des dispositifs qui détectent la position du vilebrequin et déclenchent les impulsions électriques au
moment adéquat.

6.1.2. 9 DISTRIBUTION
On appelle "distribution" l'ensemble des organes qui réalisent l'ouverture et la fermeture des conduits d'admission
et d'échappement, ainsi que des éléments qui effectuent leur commande.

Le rôle de la distribution est de commander l'ouverture et la fermeture des soupapes, d’imposer la durée et
l’amplitude de l'ouverture, des soupapes.

DISPOSITIF GENERAL
DISTRIBUTION /COURROIE DE DISTRIBUTIONENTRAINANT ARBRE A CAME/COURROIEDE DISTRIBUTION

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Moteur mettant en évidence la distribution et ses éléments :
• chaine de distribution
• courroie accessoire
• l'arbre à cames
• vilebrequin L'arbre à cames fait bouger les
• soupapes (jaune)
• bielle et pistons

Distribution à pignons d’un V8


6.2. TRANSMISSION
La transmission est un ensemble de pièces mécanique raccordées à un moteur permettant de transmettre sa
puissance du moteur aux roues motrices. Le travail de la transmission consiste à assurer la motricité des roues.
Tout ce qui se trouve après le moteur proprement dit et contribue à transmettre la puissance aux roues motrices
fait partie de la transmission.

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Ainsi on a :

• L’EMBRAYAGE

L’embrayage est un dispositif qui permet l'accouplement progressif du moteur et de la ligne de


transmission tout en permettant par ailleurs le passage des vitesses par la boite de vitesse. Sans
l’embrayage le moteur ne pourrait pas fonctionner normalement il cale et s’éteint il existe plusieurs
types d’embrayage mais le plus courant l’embrayage monodique que l’on retrouve sur grande majorité
des voitures.

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3.3.2 ENTRETIEN COURANT ENTRETEN PERIODIQUE
➢ ENTRETIEN COURANT
Le véhicule d'autorité doit être à tout moment propre et indemne de tout défaut (cabossé, feux cassés, vitre brisé,
...) l'extérieur du véhicule doit toujours être propre. L’entretien courant consiste au nettoyage et au lavage du
véhicule ainsi qu’à la vérification journalière :
 du niveau d’huile,
 du niveau d’eau,
 du niveau de carburant,
 du fonctionnement des feux et des freins,
 de la pression de pneus.
Si possible, le véhicule doit être lavé au moins une fois par jour. Il appartient au chauffeur de trouver le moment
pour le faire en fonction des habitudes du patron. Il doit pour cela informer le patron qu'il va laver le véhicule.
Dans tous les cas cette opération ne doit pas excéder une heure de temps.

Pour laver le véhicule il faut :


1. placer le véhicule sur une surface recouverte (aire de lavage) avec présence de jet d'eau ;
2. utiliser un aspirateur de voiture ou à défaut un balai très fin pour enlever la poussière et les débris dans le
véhicule, vider les cendriers, enlever les tapis et les laver puis fermer hermétiquement les vitres ;
3. projeter un puissant jet d'eau sur toutes les parties de la carrosserie surtout sur le bas de caisse et au niveau des
roues ;
4. tremper une éponge dans l'eau contenant de l'eau et «l'omo» et commencer à laver du haut vers le bas et rincer
automatiquement au fur et à mesure. Ne jamais laisser sécher avant de rincer cela provoque des coulures sur
la peinture et donne un mauvais aspect ;
5. frotter avec peau de chamois ou à défaut avec un chiffon sec propre et doux en coton ;
6. nettoyer l'intérieur tableau de bord, vitres, sièges, les panneaux des portières, etc. plage arrière ;
7. laver les roues en dernier en frottant bien les flancs et la bande de roulement, etc. nettoyer le coffre ;
8. replacer les tapis, ranger l'intérieur du véhicule s'il y a lieu.

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➢ ENTRETIEN PERIODIQUE
L’entretien périodique consiste essentiellement :
• En la vidange de l’huile au niveau du moteur, du pont, de la boite de vitesse, de la direction assistée et
de la boite de transfert s’il y en a. Ces différentes vidanges sont fonction :
 du type véhicule,
 de son utilisation,
 de la qualité du lubrifiant,
 des instructions du constructeur.
A titre indicatif le kilométrage pour une vidange se situe entre 3000 et 6000 kilomètres
• Au remplacement des filtres (huile, essence, gasoil) généralement au même moment de la vidange du
moteur ;
• Au graissage de divers points. selon le type de partie à graisser la périodicité se situe entre 1000 et
10 000km ;
• A la vérification de la climatisation au minimum tous les 3 mois;
• Au resserrage de vis ou d’écrous divers au minimum tous les 3 mois ;
• A la vérification des amortisseurs au minimum tous les 2 ans en utilisation normale et une fois par en
utilisation intense ;
• A la vérification de la direction chaque année ;
• Au remplacement des courroies notamment celle
 de distribution ;
 du ventilo du radiateur
 de l’alternateur
 du compresseur de la climatisation
• Vérification de pneumatiques. tous les 2 ans
• Vérification des amortisseurs tous les 2 ans

3.4. ELÉMENTS DE DÉPANNAGE

(COMPRÉHENSION ET DÉTECTION DE PANNES DÉPANNAGE AUTOMOBILE


• Le démarreur ne tourne pas En actionnant le contact, il ne se passe rien
La batterie est défectueuse ou déchargée ;
Les cosses de batterie sont desserrées ;
La tresse de masse qui relie le moteur à la carrosserie est cassée ou desserrée ;
Le solénoïde (lanceur) du démarreur est bloqué ou défectueux ;
Le démarreur est Hors Service.
• Le démarreur tourne mais le moteur ne démarrer pas
Vérifiez la présence de carburant dans le réservoir ;
La batterie est déchargée ;
Les cosses de batterie sont desserrées ;
Présence d'humidité dans la tête d'allumeur ;
Écartement des électrodes des bougies d'allumage déréglé ;
Starter bloqué ou déréglé ;
Circuit électrique d'allumage débranché ou desserré ;
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Rupteur déréglé et/ou condensateur H.S. ;
Bobine défectueuse ;
Tête d'allumeur fêlée ;
Bougies de préchauffage défectueuses (moteur diesel) ;
Pompe d'injection décalée (moteur diesel) ;
Présence d'air dans le gasoil (moteur diesel) ;
Filtre à gasoil encrassé.
• Le moteur a du mal à tenir le ralenti
Prise d'air au carburateur ou à une durit associée (entrée d'air intempestive) ;
Gicleurs de carburateur encrassés ;
Filtre à air colmaté (insuffisance d'air) ;
Ecartement des électrodes des bougies d'allumage déréglé ;
Compressions insuffisantes ;
Tête d'allumeur fêlée ;
Fil [Link]. des bougies d'allumage en mauvais état ;
Injecteur défectueux (moteur diesel).
• Le moteur a perdu de sa puissance
Filtre à essence encrassé ;
Écartement des électrodes des bougies d'allumage déréglé ;
Prise d'air au carburateur ou à une durit associée (entrée d'air intempestive) ;
Embrayage défectueux (disque qui patine) ;
Pompe d'injection mal calée (moteur diesel) ;
Pompe à essence défectueuse ;
Gicleurs de carburateur encrassés ;
Compressions insuffisantes.
• La voiture consomme de plus en plus de carburant
Carburateur déréglé ;
Allumage déréglé ;
Filtre à air encrassé ;
Injecteurs défectueux (moteur diesel) ;
Starter bloqué choc ;
Réservoir à carburant percé ;
Fuite sur le circuit d'arrivé d'essence ;
Pression incorrecte des pneus.
• Le moteur chauffe
Pompe à eau défectueuse ;
Courroie de Pompe à eau détendue ou cassée ;
Manque de liquide de refroidissement dans le vase d'expansion ou dans le radiateur ;;
Ventilateur défectueux ;
Air dans le circuit de refroidissement ;
Thermostat défectueux ;
Fuite d'eau.

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• L'eau bouillonne dans le radiateur
Joint de culasse à changer ;
Pompe à eau défectueuse ;
Ventilateur défectueux.
• L'embrayage patine
Disque d'embrayage et/ou mécanisme usé ;
Suintement d'huile arrivant sur le disque d'embrayage ;
Garde d'embrayage déréglée ;
Déformation du plateau de pression.
• La voiture émet de la fumée noire
Filtre à air colmaté (moteur diesel) ;
Injecteurs défectueux (moteur diesel) ;
Pompe d'injection mal calée (moteur diesel) ;
Distribution défectueuse (moteur diesel) ;
Carburateur déréglé ;
Mauvais débit de la pompe à essence.
• La voiture émet de la fumée bleue
Remonté d'huile dans les cylindres (moteur diesel) ;
Usure générale (moteur diesel) ;
Problème de compression (moteur diesel) ;
Joints de soupapes usés ;
Segments usés.
• La voiture émet de la fumée blanche
Pompe d'injection mal calée (moteur diesel) ;
Moteur trop froid ;
Joint de culasse H.S ;
Remonté d'huile dans les cylindres (moteur diesel) ;
Bougies de préchauffage défectueuses (moteur diesel).
• La batterie se décharge très vite
Batterie défectueuse ;
Les cosses de batterie sont desserrées ;
Courroie d'alternateur détendue ou rompue ;
Alternateur défectueux (n'assure plus la charge) ;
Batterie en court-circuit avec un autre élément.
• Le ralenti du moteur est irrégulier
Mauvais réglage des culbuteurs ;
Mauvais calage de l'allumeur ;
Rupteur défectueux ;
Condensateur défectueux ;
Bobine d'allumage défectueuse ;
Électrodes des bougies trop écartées ;
Vis de richesse du carburateur déréglée.

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• Mon moteur cale souvent
Électrodes des bougies trop écartées ;
Rupteur déréglé (vérifier l'écartement des vis platinées) ;
Mauvais calage de l'allumeur ;
Circuit d'alimentation partiellement obstrué ;
Gicleurs de carburateur obstrués ;
Fonds de cuve, dépôts dans réservoir.
• Il n'y a pas d'étincelle aux bougies
Les bougies sont encrassées ;
Les électrodes de bougie sont déréglées ;
Les vis platinées sont déréglées ;
L'allumeur est mal calé ;
La bobine est Hors service ;
Le condensateur est défectueux ou Hors service.
• Il n'y a pas d'étincelle entre la vis platinées
Les vis platinées sont déréglées, usées ou piquées ;
Le condensateur est défectueux ou Hors service ;
La bobine est Hors service.
• En marche normale, il y a un bruit quand on braque les roues
Cardan usé ;
Roulement de roue usé ;
Jeu dans une rotule de direction ;
Silentblocs de triangle usés ;
Amortisseur très fatigués ;
Silentblocs de barre stabilisatrice usés.
• la voiture tire à droite ou à gauche
Amortisseurs fatigués ;
Parallélisme à régler ;
Etrier de frein grippé.
Mauvaise pression des pneumatiques.
• Le moteur ne veut plus s'arrêter
Electrovanne de stop déconnectée ou Hors service. (moteur diesel) ;
Auto allumage (moteur essence).
• Il y a de l'huile dans l'eau
Joint de culasse défectueux.
• le moteur consomme de l'eau
Fuite à une durit du circuit de refroidissement ;
Fuite au niveau de la pompe à eau ;
Pompe à eau défectueuse ;
Fuite au niveau du radiateur ;
Joint de culasse Hors service ;
Surchauffe moteur ;

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Pastille de dessablage percée ;
Fuite au niveau du radiateur de chauffage.
• Le voyant d'eau reste allumé
Manque de liquide de refroidissement dans le circuit ;
Courroie de pompe à eau détendue ou cassée.
• Le voyant d'huile reste allumé
Sonde de niveau d'huile Hors service ;
Manque d'huile, faire l'appoint.
• Le voyant des freins reste allumé
Le bouchon du réservoir de liquide de frein et dévissé (Le flotteur de niveau n'a plus d'effet) ;
Manque de liquide de frein, faire l'appoint ;
Fuite au niveau d'un récepteur de frein d'une roue ;
Fuite au maître cylindre.
• Le voyant de la batterie reste allumé
Courroie d'alternateur cassée ou détendue ;
Insuffisance de débit de l'alternateur ;
L'alternateur est Hors service.
• Le volant vibre, donne des petites secousses
Pressions des pneus inappropriés ;
Mauvais équilibrage des roues ;
Défaut parallélisme.

3.5. CONDUITE ÉCONOMIQUE ET RÉDUCTION DES COÛTS


Consommation en carburant et lubrifiants
La consommation en carburant et dans une moindre mesure en lubrifiant dépend d’un certain nombre de facteurs.
L’état général du véhicule ainsi plus le véhicule est neuf plus sa consommation est réduite par rapport à un état
plus âgé.
La consommation en carburant d’un véhicule automobile est directement proportionnelle à un certain nombre
d’éléments qui sont essentiellement
✓ L’Etat général du véhicule un véhicule vieux consomme plus qu’un véhicule neuf
✓ La pression de pneus plus la pression est faible plus le véhicule consomme
✓ La présence e de vent latéral frontal plus ce vents sont forts plus ils opposent une résistance et plus la
consommation augmente
✓ La charge ou le poids transporté plus le véhicule est charge plus il consomme les passagers et le
carburant sont également des charges
✓ La vitesse plus la vitesse est élevé plus le véhicule consomme
✓ Le mode de conduite en conduite sportive le véhicule consomme plus
Pour réduire donc la consommation il suffit d’agir si cela est possible sur ces éléments qui sont cités ci-dessus.
Usure des pièces
Elle dépend la fréquence d’utilisation vitesse d’utilisation
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De l’âge durée d’utilisation un véhicule très souvent utilise à haute vitesse et pendant longtemps ne tiendra pas
autant qu’un autre qui ne connaît points ces paramètres.
Risques de la route
La route comporte des risques pour tous les usagers et bien entendu le matériel roulant.
4. NOTION D’AUTORITE ET DE VIP
4.1. QU’EST CE QU’UNE AUTORITE ?
Une Autorité est une personne qui a le pouvoir de commander, de prendre des décisions et de se faire obéir. Pas
extension il s’agit de toute personne située au sommet d’une quelconque hiérarchie.
D’une manière générale on distingue :
• les Autorités civiles ;
• les Autorités militaires ;
• les Autorités religieuses ;
• les Autorités coutumières.

NB : Il existe également des autorités Paramilitaires qui relèvent à la fois des militaires et du civil.

Les Autorités civiles et militaires sont des Autorités Étatiques. Ces personnes représentent l’État. L’État leur
donne une partie de son pouvoir dans un domaine précis.

En raison de son rang élevé dans la hiérarchie, et de sa fonction, l’Autorité a droit :


• au respect,
• aux honneurs,
• à la considération.

L’Autorité n’est pas respectée, honorée et considérée pour elle-même mais en raison de ce qu’elle représente ou
symbolise.
Dans ces conditions, il y a des choses à ne jamais faire. Par exemple, un ministre ne peut plus se présenter à une
cérémonie lorsque le président du Faso est déjà installé. S’il le fait il déshonore l’autorité suprême. Cela
signifie également que tout chauffeur d’Autorité doit se mettre cela à l’esprit pour ne pas conduire son patron en
retard à une cérémonie.

4.2. QU’EST CE QU’UNE V.I.P


Le terme V.I.P vient de l’anglais : Very Important Personality. Il peut être traduit par Personnalité Très
Importante. Il désigne en fait une personne importante à laquelle l’on doit beaucoup d’égard, de respect et
d’attention. Il existe une nuance entre le terme autorité et celui de V.I.P. Toute autorité est une V.I.P mais toutes
les V.I.P ne sont pas des autorités. Exemple : Michael Jackson, Zinedine Zidane.

57
5. NORMES INTERNATIONALES DE PRISE DE CONDUITE DE DEPOSE D’ATTENTE

5.1. LES NORMES DE PRISE


Que ce soit au domicile, au bureau, ou en d’autres lieux, il existe deux possibilités essentielles :
• LA PRISE A DROITE PERPENDICULAIRE (PDP) ;
• LA PRISE AXIALE PARALLELE (PAP).

3.1. La Prise à Droite Perpendiculaire (PDP)


Le véhicule est stationné perpendiculairement à l’axe de sortie de l’Autorité et de manière à ce que le côté droit
du véhicule soit en rapport direct avec le point ou le Autorité monte à bord. C’est le principe de la prise à droite
perpendiculaire. Celui-ci doit être absolument respecté même si l’orientation du véhicule est contraire à la
direction à prendre. Dans ce dernier cas, il appartient au chauffeur d’effectuer les manœuvres nécessaires.

Axe de sortie

Axe Véhicule

DISPOSITION DU VEHICULE DANS LA PDP

C’EST AU CHAUFEUR DE FAIRE


LES MANŒUVRES ET NON AU PATRON

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REMARQUES :
• OUVERTURE DES PORTIERES
Si l’Autorité a l’habitude de monter à la place avant, vous pouvez de votre poste de pilotage vous pencher et
lui ouvrir la portière. Cela est très courtois et très apprécié. Si au contraire il a l’habitude monter à l’arrière,
vous ne pouvez pas rester au volant et lui ouvrir. Il faut dans ce cas descendre carrément ouvrir en reculant et
refermer dès qu’il est installé. Pour rejoindre ensuite sa place au volant le chauffeur doit contourner le
véhicule par l’avant et non par l’arrière.
• COMMENT PLACER LES OCCUPANTS
Dans le cas où il y a plusieurs à prendre, c’est au chauffeur qu’incombe la tache de les placer. Le placement
se fera par ordre d’importance et de la manière suivante :
Pour 3 personnes à bord (en plus du chauffeur).
• 1-place arrière droit ;
• 2-place arrière gauche ;
• 3-place avant droit.
Pour 2 personnes à bord
• 1-place arrière droit ;
• 2-place arrière gauche.
En tout état de cause il n’est pas conseillé de prendre à bord d’un véhicule d’autorité plus de trois personnes en
plus du chauffeur.
• LE PARE SOLEIL
Dans certaines conditions de circulation, le soleil peut avoir un effet désagréable. C’est notamment le cas :
• le matin entre 7h et 8h lorsque l’on roule dans le sens Ouest-Est ;
• le soir entre 17h et 18h lorsque l’on roule dans le sens Est-Ouest.
Le problème se pose surtout si l’autorité monte à l’avant. Dans tous les cas dès que vous sentez la gêne, rabattez
immédiatement le pare soleil de votre patron et ensuite le vôtre.

3.2. La Prise Axiale Parallèle (PAP)


Lorsque les conditions d’espace le permettent, la prise peut s’effectuer selon le principe de la prise axile parallèle.
Dans ce cas le véhicule le véhicule est garé et oriente parallèlement à l’axe de sortie de l’autorité.
Dans tous les cas, il appartient au chauffeur, en fonction des situations de déterminer quel mode de prise doit être
adopté.
Evidemment il peut exister des cas extrêmes où cela est manifestement impossible à appliquer (cas d’extrême
urgence par exemple) le chauffeur doit alors improviser vite et bien.

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Axe Véhicule

Axe de sortie

DISPOSITION DU VEHICULE DANS LA PAP

5.2. LES NORMES DE CONDUITE


Cas général
Dans le domaine de la conduite proprement dit les principes généraux sont douceur et souplesse. Pour cela il
faut absolument éviter :
• de lâcher brutalement l’embrayage ;
• Les à-coups ;
• Les accélérations foudroyantes ;
• Les freinages brusques sauf en cas d’absolue nécessité ;
• Les virages acrobatiques ;
• Les secousses ;
Pour parvenir à ce niveau de maîtrise il faut du doigté pour ce qui concerne le maniement de l’embrayage, du
frein, et du volant et de l’œil pour repère les paramètres de la routes (crevasses, nids de poule bosses etc.) en
fonction desquels une conduite approprie doit être adoptée pour satisfaire au caractère de douceur et de
souplesse.

5.3. LES NORMES DE DEPOSE


Après un certain parcours, il faut à présent déposer l'Autorité. Contrairement à ce qui se passe dans le cas de la
prise de l'Autorité, il n'existe ici qu'un seul mode: Le Dépôt à Droite Perpendiculaire (DDP)
Le DDP consiste à stationner le véhicule en douceur de manière à ce que l'axe d'entrée soit perpendiculaire à l'axe
du véhicule et que le côté droit du véhicule soit en relation directe avec le point de descente.

60
La règle ici est de déposer le plus près possible s'il y a une enceinte il faut y pénétrer pour déposer au bas de
l'escalier de l'entrée principale. Il faut éviter autant que possible de déposer l'autorité au dehors et lui demander
de marcher pour le reste.
En cas de barrière, effectuer les formalités pour cela serrez le frein à main laisser le moteur tourner et accomplissez
les formalités.

5.4 LES NORMES D’ATTENTE


Bien souvent après avoir déposé l'autorité, il faudra attendre un temps plus ou moins long. L'attente se fait toujours
en position de départ En règle générale il faut éviter au cours de l’attente :
• de se coucher dans le véhicule, d'ouvrir plusieurs portières pour «prendre de l'air »,
• de faire sortir ses pieds par les ouvertures,
• de s'endormir,
• de disparaître avec ou sans le véhicule. Parfois le chauffeur se dit que ça va durer et ça ne dure pas. Le
patron ressort et pas de chauffeur. Il doit se dire que l'on peut avoir besoin de lui à tout moment.

6. QUALITES APTITUDES DROITS ET DEVOIRS ET DEONTOLOGIE DU CHAUFFEUR

• QUALITES ET APTITUDES
Certaines qualités et aptitudes premières sont indispensables dans l’exercice de cette profession comme :

 la concentration ;
 la vigilance ;
 la résistance physique l’endurance ;
 la bonne acuité visuelle ;
 des bons réflexes, (attention certains facteurs ralentissent les réflexes)
 la prudence ;
 la patience ;
 la maitrise de soi

Il est nécessaire également d’être :


 de bonne moralité ;
 respectueux des règles de conduite et des autres conducteurs ;
 en mesure de travailler en équipe et d’avoir le sens du relationnel
 ponctuel
 assidu
 courtois
 dévoue et loyal.

61
• 5. DROITS ET DEVOIRS
 DROITS DU CHAUFFEUR
En tant que travailleur salarié, le chauffeur a entre autres droit à :

✓ une rémunération après service accompli comprenant le traitement ou le salaire soumis à retenue pour
pension. Il peut bénéficier d'indemnités ou de tous autres avantages en fonction des contraintes et sujétions
particulières propres à l'exercice de son emploi ;
✓ des heures de conduite de pause et de repos bien déterminés.

A ce sujet voici d’abord quelques définitions :

Le temps de travail est celui pendant lequel le conducteur routier réalise des activités autres que la
conduite (chargement / déchargement, embarquement débarquement par exemple).
le temps de mise à disposition est le temps pendant lequel le conducteur n'a pas de tâche particulière à
accomplir, mais doit rester à proximité de son véhicule (attente d'un chargement, par exemple). le temps
de mise à disposition ne peut donc se substituer au temps de repos.
Durée de conduite journalière : durée totale cumulée de conduite entre deux repos journaliers ou entre
un repos journalier et hebdomadaire. est le temps pendant lequel le conducteur est au volant d'un véhicule
en mouvement. Le temps passé au volant d'un véhicule arrêté s'assimile à du travail ou à de la mise à
disposition.
Durée de conduite hebdomadaire : durée totale de conduite accumulée pendant une semaine entre lundi
00 heure et dimanche 24 heures.
Pause : période permettant au conducteur de se reposer. Pendant cette période, il ne peut ni conduire, ni
effectuer d'autres tâches.
Repos : période ininterrompue pendant laquelle le conducteur peut disposer librement de son temps.
Repos journalier : repos obligatoire au cours de chaque période de 24 heures (30 heures pour la conduite
en équipage), qui doit durer au moins 11 heures (repos journalier normal) ou 9 heures (repos journalier
réduit).
Repos hebdomadaire : repos obligatoire, qui doit commencer au plus tard à la fin de 6 périodes de 24
heures depuis le repos hebdomadaire précédent et doit durer au moins 45 heures (repos hebdomadaire
normal) ou 24 heures (repos hebdomadaire réduit).
Ainsi selon la réglementation internationale un chauffeur routier ne peut conduire plus 4h30 d’affilé. Ces
temps (de conduite, de pause et de repos) visent à obliger les routiers à ne pas travailler au hasard et surtout
de garder en permanence une bonne vigilance.

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NORMES INTERNATIONALES TEMPS DE CONDUITE
DE PAUSE ET DE REPOS
DUREE
ACTIVITE OBS.
MAXIMALE
Conduite continue 4h30 5h au BF
15mn
Repos / Pause après conduite continue 45 mn
minimum
Conduite journalière 10h
09h (repos normal)
Repos après conduite journalière
11h (repos normal)
Conduite hebdomadaire 56h
Repos après conduite hebdomadaire 45h

✓ une protection sociale en matière de risques professionnels, de prestations familiales, d'assurance


vieillesse et de soins de santé dans des conditions fixées par la loi ;
✓ un congé annuel de trente (30) jours consécutifs au moins avec traitement ou salaire, pour onze (11)
mois de services accomplis. Le congé annuel est obligatoire pour l'agent. Il constitue un droit
qu'aucune sanction encourue par l'agent ne peut remettre en cause.
✓ une pension de retraite dans les conditions fixées par le régime des pensions qui lui est applicable
après cessation définitive de son service,
✓ Des promotions dans les conditions précisées par le régime juridique spécifique qui leur est appli-
cable. Ils ont droit, dans les mêmes conditions, à la formation, à la spécialisation et au
perfectionnement en cours d'emploi.

 DEVOIRS DU CHAUFFEUR ROUTIER


En termes de devoir les principaux du chauffeur routier sont :
✓ LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
La notion de conscience professionnelle se définit comme la part du sentiment, l’enthousiasme dans la morale
professionnelle, la volonté de bien faire son travail ; en d’autres termes, elle désigne l’application volontaire
du travailleur à bien effectuer son travail, à bien s’acquitter de sa tâche, elle est commandée par la conscience
psychologique et la conscience morale. Les agents de l’Etat et singulièrement les chauffeurs doivent dans le
service et en dehors du service, éviter tous comportements susceptibles de compromettre la dignité ou
l'honneur de leurs fonctions ou de l'Administration Publique.

✓ LA DIGNITÉ
La dignité est définie comme la respectabilité ; il s’agit de tout ce qui permet d’accorder du respect à une
personne ou à une chose ou encore le respect que mérite quelqu'un ou quelque chose. Les actes que tout un
chacun pose sont généralement à la base du respect que l’on vous accorde .Aussi il est très facile de perdre sa
dignité en se livrant à certaines pratiques comme l’alcoolisme, la cupidité, le dévergondage, la dépravation de
mœurs etc.

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✓ LE DEVOIR DE RÉSERVE
L'expression "devoir de réserve" désigne les restrictions de liberté d'expression que peuvent avoir certaines
personnes dans le cadre de leur fonction. L'objectif est de garantir par la neutralité et l’impartialité de ne pas
nuire au renom de la structure à laquelle elles appartiennent. Ceux qui y sont soumis doivent, en particulier
s'abstenir de faire état de leurs opinions personnelles sur des questions relatives à leur activité ou d'avoir des
comportements incompatibles avec la dignité, l'impartialité ou la sérénité de leurs fonctions.

✓ OBLIGATION DE SERVICE
Tout employé salarié est tenu de s’acquitter du travail qu’il est censé effectuer en contrepartie du salaire qui
lui est versé. En conséquence, il a une obligation de service qui doit le conduire à effectuer totalement tout
travail règlementaire qui lui est confié dans l’exercice de sa fonction. En particulier le chauffeur doit s’abstenir
des mauvaises manières de servir caractérisée entre autres par la paresse, la mauvaise foi, le refus d’exécuter
des tâches qui lui incombent ou d’exécuter celles à sa convenance.
.
✓ L’OBÉISSANCE À LA HIÉRARCHIE
L’obéissance à la hiérarchie est devoir cardinal de toute personne qui travaille dans un domaine organisé selon
cette logique. Sans celle-ci le fonctionnement peut connaitre de grave disfonctionnement à même d’affecter
l’existence de la structure concernée. Les agents de l’Etat exécutent les ordres de leurs supérieurs hié-
rarchiques dans le cadre des textes en vigueur pour l'exécution du service public.
✓ LA PROBITÉ
La probité est la qualité de quelqu’un qui possède une honnêteté rigoureuse. Pour le chauffeur il s’agira par
exemple d’éviter :
• les conflits d’intérêts ;
• La soustraction ou le détournement de biens ;
• d’utiliser les heures légales de travail pour d’autres activités ;
• de faire d'accomplir par d’autres personnes les tâches qui leur sont confiées.

LA PRIMAUTE DE L’INTERET GENRAL ET RESPECT DU BIEN PUBLIC


L’intérêt général doit passer avant l’intérêt personnel du chauffeur. Il ne doit en aucun cas privilégier son propre
intérêt au détriment de l’intérêt général. Ex détourner des biens à son profit. Les véhicules que les chauffeurs
conduisent sont des biens de l’État ou encore des biens publics. Le chauffeur doit de ce fait en prendre
grandement soin en faisant tout ce qui est en son possible pour :
• éviter des accidents ;
• malmener le matériel.
5. DEONTOLOGIE DU CHAUFFEUR

La déontologie est simplement l'ensemble des règles ou des devoirs régissant la conduite à tenir pour les membres
d'une profession ou pour les individus chargés d'une fonction dans la société. Qu'elle soit imposée ou non par la
loi, elle constitue la morale d'une profession. Ainsi la déontologie du chauffeur est la suivante :
✓ NE JAMAIS AVOIR UNE VITESSE EXCESSIVE
✓ EVITER DE DEGRADER LES INFRASTRUCTURES ET LES EQUIPEMENTS ROUTIERS
✓ RESPECTER SCRUPULEUSEMENT LE CODE DE LA ROUTE

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✓ AVOIR EN TOUT TEMPS UNE CONSCIENCE AIGUE DES VIES HUMAINES
✓ RESPECTER LES AUTRES USAGERS
✓ PORTER SECOURS SI POSSIBLE
✓ NE JAMAIS PRVILIGIERS SES INTERETS AU DETRIMENT DE L’INTERET GENERAL
✓ EVITER DE MAL STATIONNER
✓ VEILLER A LA SECURITE DES BIENS ET DES PERSONNES
✓ RESPECTER LES HORAIRES LEGAUX DE CONDUITE
✓ EVITER LES EXCITANTS

7. ELEMENTS DE PROTOCOLE ET BONS USAGES

1.3. NOTIONS DE PROTOCOLE, DE PRÉSÉANCE ET DE BONS USAGES


1.3.1. NOTION DE PRÉSÉANCE
La préséance est globalement l’ordre honorifique selon lequel les Autorités se mettent en place. Cet ordre est
préétabli et change très peu. La mise en place effective s’effectue en sens inverse de la hiérarchie. Autrement dit,
ce sont ceux de la fin de la liste qui s’installent d’abord et ainsi de suite jusqu’à la personnalité la plus élevée, qui,
s’installe alors la dernière.

[Link] Exemple de Préséance pour les cérémonies publiques à caractère national à Ouagadougou (à une
époque donnée)
Pour ce genre de cérémonie, l’ordre est le suivant (en fait la mise en place est inverse à cet ordre)
1. Le Président du Faso, Président du conseil des ministres
2. Le Premier Ministre, chef du gouvernement
3. Le Président de l’Assemblée Nationale
4. Les Présidents des cours:
• Cours de cassassions,
• Cours des comptes,
• Cours constitutionnelles.

5. Les anciens chefs d’état (dans l’ordre de préséance déterminé par ancienneté de leur prise de fonction)
6. Le Président du conseil économique et social
7. Le Médiateur du Faso
8. Le Grand chancelier des ordres burkinabés
9. Le Président du Conseil Supérieur de l’Information
10. Le Gouvernement
11. Le Chef d’État-Major Général des Armées
12. Le Corps Diplomatique et les Représentants des Organisations Internationales
13. Le Bureau et le Président des Commissions Générales de l’Assemblée Nationale
14. Les Députés
15. L’Inspecteur Général d’État
16. Le Délégué Général à l’Informatique
17. Le secrétaire général de la défense
18. Le vice-président, les présidents des chambres et le procureur général de la cour suprême

65
19. Les membres du bureau du conseil économique et social
20. Le Haut-commissaire de la province du Kadiogo
21. Le Maire de la ville de Ouagadougou
22. Le Président de l’université de Ouagadougou et le délégué général du CNRST
23. Les autorités religieuses et coutumières
24. Les Directeurs de cabinet et les secrétaires généraux
25. Les Secrétaires généraux de départements ministériels
26. Le Président de la chambre de commerce d’industrie et d’artisanat
27. Les Chefs d’état-major es différentes armées
28. Les Chefs de corps paramilitaires
29. Les Commandants des régions militaires
30. Les Directeurs généraux des sociétés étatiques et para étatiques
31. Les hauts commissaires des provinces
32. Les Préfets de département de la province du Kadiogo
33. Les Maires des arrondissements des communes de Ouagadougou.
34. Les membres du Conseil municipal de Ouagadougou
35. Les Délégués des partis politiques légalement reconnus
36. Les Présidents des ordres des professions libérales
37. La Délégation des anciens combattants anciens militaires et victimes de guerres.
38. Les représentants des fonctionnaires, anciens fonctionnaires retraités de l’Etat et du secteur privé
39. Les représentants des associations reconnues d’utilité publique, d’œuvres humanitaires et de bienfaisance
légalement reconnues
40. Les représentants des ONG, des coopératives et associations mutualistes légalement reconnus
41. Les représentants des employeurs et travailleurs
42. Les délégués des mouvements et associations de jeunesse et des mouvements sportifs.

[Link]. Préséance au niveau provincial


Dans ce cas et lorsque la cérémonie à un caractère national, l’ordre précédant est observé. Toutes fois, le Haut-
Commissaire de la Province, le Maire de la ville, le Préfet du Département hôte, remplacent Haut-Commissaire
de la Province du Kadiogo, le Maire de la ville de Ouagadougou et le Préfet du département de la Province du
Kadiogo.

6.1.3. Préséance des membres du gouvernement

Pour le Gouvernement actuel, elle est fixée par le DECRET N° 2016-003 /PRES/PM Décret N° 2011-
004/PRES/PM du 12 janvier 2016 portant composition du Gouvernement du Burkina Faso : voir Décret.
BURKINA FASO DECRET N° 2016-003 /PRES/PM
portant composition du Gouvernement.

66
Unité - Progrès - Justice

LE PRESIDENT DU FASO,
PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES,
VU la Constitution ;
VU le décret n°2016-001 /PRES du 06 janvier 2016 portant nomination du Premier
Ministre ;
Sur proposition du Premier Ministre ;

DECRETE

Article 1 : Le Gouvernement du Burkina Faso est composé ainsi qu’il suit :


01. Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure.
Monsieur Simon COMPAORE

02. Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur.


Monsieur Alpha BARRY

03. Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique,Garde des Sceaux.
Monsieur Bessolé René BAGORO

04. Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement.


Madame Hadizatou Rosine COULIBALY née SORI

05. Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la ProtectionSociale.


Monsieur Clément Pengdwendé SAWADOGO

06. Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.


Monsieur Filiga Michel SAWADOGO

07. Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.


Monsieur Jean Martin COULIBALY

08. Ministre de la Santé.


Monsieur Smaïla OUEDRAOGO

09. Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques.


Monsieur Jacob OUEDRAOGO

10. Ministre de l’Eau et de l’Assainissement.


Monsieur Niouga Ambroise OUEDRAOGO

11. Ministre des Infrastructures.


Monsieur Eric Wendenmanegha BOUGOUMA
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12. Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières.
Monsieur Alpha Oumar DISSA

13. Ministre des Transports, de la mobilité Urbaine et de la Sécurité Routière.


Monsieur Souleymane SOULAMA

14. Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.


Monsieur Stéphane SANOU

15. Ministre des Ressources Animales et Halieutiques.


Monsieur Sommanogo KOUTOU

16. Ministre du Développement de l’Economie Numérique et des Postes.


Madame Aminata SANA née CONGO

17. Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelle.


Monsieur Jean Claude BOUDA

18. Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille.


Madame Laure ZONGO née HIEN

19. Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement.


Monsieur Rémi Fulgence DANDJINOU

20. Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat.


Monsieur Maurice Dieudonné BONANET

21. Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement Climatique.


Monsieur Batio BASSIERE

22. Ministre de la Culture.


Monsieur Tahirou BARRY

23. Ministre des Sports et des Loisirs.


Monsieur Taïrou BANGRE

24. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, chargé du Budget.
Madame Edith Clémence YAKA

25. Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabé de
l’Extérieur, chargé de la Coopération : Madame Rita Solange AGNEKETOM née BOGORE

26. Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Femme, de la Solidarité


Nationale et de la Famille, Chargé des Affaires Sociales, des Personnes

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vivant avec un Handicap et de la Lutte contre l’Exclusion.
Madame Yvette DEMBELE

27. Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du


Développement, chargé de l’Aménagement du Territoire.
Madame Pauline ZOURE

28. Secrétaire d’Etat auprès du Ministre d’Etat, Ministre de


l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité
Intérieure, chargé de la Décentralisation.
Monsieur Alfred GOUBA

29. Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de


l’Innovation, chargé de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
Monsieur Urbain COULDIATI

Article 2 Le présent décret sera publié au Journal Officiel du Faso.


Ouagadougou, le 12 janvier

1.4. QUELQUES RÈGLES DE BONS USAGES


1.4.1. Les salutations.
Il est conseillé de toujours saluer l’Autorité et tous ceux qui sont en sa compagnie. La salutation se fait sans
tendre la main dite simplement par exemple :
• Bonjour Monsieur le Ministre.
• Bonjour Monsieur le Directeur Général.
• Bonjour Monsieur le Directeur.
• Bonjour Madame ...
1.4.2. Les entrées et sorties
Il faut toujours frapper avant d’entrer. Si vous n’entendez pas de réponse, attendez un peu (10 secondes environ)
avant d’entrer. Refermez la porte derrière vous.
Si vous avez trouvé la porte ouverte frappez quand même avant d’entrer et ne la refermez pas car vous l’avez
trouvée ouverte à moins qu’on vous le demande. En ressortant vous la laissez également ouverte.

8. LES CAS PARTICULIERS (CEREMONIES, CORTEGE, VOYAGES DE JOUR ET DE NUIT)

7 CORTÈGES
Selon l’allure et le contexte, il existe plusieurs types de cortège dont les principaux sont les suivants :
• Cortège lent en milieu urbain ;
• Cortège lent hors agglomération ;
• Cortège rapide en milieu urbain ;
• Cortège rapide hors agglomération ;
Cortège lent en milieu urbain

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Il est le plus souvent présent dans les cérémonies mariage et les cérémonies funéraires. Dans ce type de cortège
ou la vitesse est faible, il faut :
• Eviter d’être distrait et garder toute son attention ;
• Avoir une grande maîtrise du véhicule en raison du rapprochement important des véhicules (moins d’un
mètre parfois) ;
• Sélectionner le rapport de boite correspondant à l’allure du cortège pour ne pas avoir des à-coup et même
caler le moteur ;
• Observer le comportement de celui qui vous précède et laisser une distance comprise entre 1 mètre au
minimum et 3 mètres au maximum entre lui et vous ;
• Eviter de casser le cortège en laissant une distance supérieure à 3 mètres avec celui qui vous précède ;
Cortège rapide en milieu urbain
Il s’agit d’un cas très fréquent dans de nombreuses manifestations dans lesquelles autorités prennent part. La
vitesse peut ici atteindre et même dépasser les 150 Km/h. Deux cas peuvent se présenter:
• Le cortège a lieu en même temps que la circulation urbaine
• Le cortège a lieu ans des rues dégagées
Cortège lent hors agglomération
Il s’agit d’un cas rare et, qui de surcroît, ne pose pas de problème particulier. Il suffit d’observer les mêmes règles
que dans le cas précédant
Le cortège a lieu en même temps que la circulation urbaine.
Dans ce cas tout en observant autant que possible les règles habituelles de bonne conduite il faut :
• Eviter de démarrer sur chapeau des roues
• Eviter de casser le cortège en laissant une trop grande distance entre vous et votre prédécesseur
• Allumer les feux de détresse pour avertir les autres usagers de la singularité de la situation
• Manier le freinage et la boite vitesse avec souplesse
• Négocier les virages avec souplesse
Le cortège a lieu dans des rues dégagées
C’est une situation qui donne plus de liberté dans la mesure ou les autres usagers sont absents. Cependant, l’allure
doit être raisonnable. Ce n’est pas parce que la voie est théoriquement libre qu’il faut absolument rouler pied au
plancher. Dans tous les cas il convient de garder une bonne marge de manœuvre (ni trop loin ni trop près). Vous
devez a partir de votre voiture être capable de lire le numéro d’immatriculation du véhicule qui vous précède. Si
vous ne pouvez le faire c’est que vous êtes trop loin
Cortège rapide hors agglomération
Ce cas est également relativement fréquent. Le principal problème ici est lorsque la route n’est pas recouverte
(bitumée) la poussière constitue un véritable danger
En plus des règles usuelles de conduite, il faut :
• observer le maximum de distance avec celui qui est devant vous. De manière à ce que l'esprit de cortège
subsiste et de manière à ce que la poussière se dissipe suffisamment pour vous permettre de rouler,
• allumer phare et feux de « détresse », faire prendre la ceinture de sécurité, redoubler de vigilance.

70
PREPARATION DES VOYAGES
Tout chauffeur d'Autorité est amené un jour à l'autre à effectuer des voyages. Les règles fondamentales en cas
de voyage.
1.6 .1 Vérifications : pneu de secours, cric, trousseau de clefs, boîte de pharmacie, lampe torche, pression des
pneus, niveaux d'eau, d'huile, des feux, du carburant, les papiers afférent au véhicule et au chauffeur.
1.6.2. Se maîtriser pour:
• ne pas céder à l'ivresse de la vitesse. Adoptez une allure de roulage comprise entre 80 minimum et 120
km/h maximum. Dans tous les cas n'allez jamais au-delà de 120 km/h
• Laissez-vous doubler si nécessaire.
En prenant le cas d'un chauffeur qui doit couvrir OUAGADOUGOU-KOUPELA soit 150 km à la vitesse de 150
km/h il met exactement 1 h de temps. Tandis qu'un autre qui roule à l'allure plus raisonnable de 90 km/h met 1 h
40 mn. La différence est donc de 40 mn. Les risques à -150 km/h sont nettement plus élevés qu'à 90 km/ho Donc
il vaut mieux se maîtriser 40 minutes pendant en plus que de prendre du gros risques à 150 km/h

1.6.3.Être frais et reposé


Évitez dans la mesure du possible d'entreprendre le voyage un voyage lorsque vous êtes très fatigué. Si le cas
survient faites tout pour informer votre patron.
Éviter toute consommation d'alcool
L'alcool même à faible dose modifie le comportement et engendre notamment une tendance à la vitesse.
Les voyages de nuit sont encore plus délicats du fait la visibilité réduite. Le chauffeur doit :
• veiller à la propreté des projecteurs et veiller à ce que les phares soient équipés d'ampoules performantes
comme par exemple avec les ampoules à Iode H4 ;
• avoir la courtoisie de passer de phare à code lors des croisements et des dépassements ;
• réduire considérablement l'allure lors des croisements. Et, lorsqu'il s'agit d'un poids lourd il vaut mieux en
plus céder le passage par mesure de sécurité.
N.B. : À la fin du voyage n'oubliez pas de faire un nettoyage général du véhicule.
9. LA CONDUITE DEFENSIVE OU PREVENTIVE

La conduite défensive est aussi appelée conduite préventive, est une technique de conduite qui a pour but de vous
éviter d’être victime de la négligence, de l’étourderie et du manque de respect des autres utilisateurs de la route.
Cette méthode est un état d’esprit qui permet d’être constamment en alerte et de pouvoir réagir lorsqu’un imprévu
survient.
En somme, la conduite défensive préventive, est simple. Il suffit pour réduire les risques d’accident :
• d’adapter sa conduite au type de véhicule, aux conditions routières
• de tenir compte que les autres utilisateurs de la route peuvent à tout moment commettre à tout moment
des erreurs.
• de conduire son véhicule en appréhendant les imprévus
• d’avoir une bonne visibilité et un espace vital autour de sa voiture.
Créer un espace sécuritaire autour du véhicule
• il ne faut pas suivre le véhicule qui vous précède de trop près.
• il ne faut pas qu’un véhicule vous suive de de trop près
• il ne faut pas être coincé latéralement par les autres véhicules

71
Voir et être vu
Il est aussi essentiel de toujours voir devant et derrière soi .bien entendu tous les feux du véhicule doivent être
fonctionnels et visibles. Dans la vision en avant il y a lieu de repérer tous les éléments et d’y prêter une attention
globale. Il s’agit notamment des éléments mobiles(les autres usagers les animaux) les éléments susceptibles d’être
mobiles (les autres usagers les animaux les éléments fixes l’état de la route les autres usagers les animaux les
obstacles.
Qui voit bien conduit mieux et qui est bien vu par les autres est mieux protégé
Ne jamais faire confiance aux autres
il est préférable de conduire en étant constamment sur ses gardes et en se disant que le prochain conducteur
rencontré effectuera peut-être une fausse manœuvre, un dérapage, coupera le chemin ou freinera en catastrophe.
Il ne faut cependant pas conduire tendu, mais tenter de prévoir ce qui pourrait se passer en tout temps Par ailleurs,
il ne faut pas s’entêter à toujours avoir raison. Face à un autre conducteur qui a une attitude impatiente même s’il
n’a pas la priorité de passage, il est plus sage de laisser passer cette personne. Il arrive souvent que les accidents
soient causés par des gens qui sont dans leurs droits.
S’adapter aux conditions du moment
Il est fortement recommandé de gérer sa vitesse en fonction des conditions de la route. Si la visibilité est moindre,
la chaussée glissante ou la fatigue plus grande que d’habitude, il faut réduire sa vitesse et même de s’immobiliser
pour se reposer ou tout simplement attendre que les conditions s’améliorent.

En résumé, la conduite défensive, c’est simple. Il suffit d’adapter sa conduite à son type de véhicule, aux
conditions routières et en tenant pour acquis que les autres utilisateurs de la route puissent commettre à tout
moment une erreur. Conduire son véhicule en appréhendant les imprévus tout en ayant une bonne visibilité et un
espace vital autour de sa voiture réduit les risques d’accident.
Indiquer clairement et suffisamment à temps ses intentions
Cela en cas notamment de freinage de changement de direction de détresse de panne etc.

II. MODULE 2 : LES RISQUES D’ACCIDENT ET CONDUITE DEFENSIVE

1. LA NOTION DE RISQUE
Un risque est un danger plus ou moins prévisible auquel une personne ou une structure est exposée. Pour les
personnes de manière naturelle ou dans le cadre de ses activités personnelles ou professionnelles Tout risque se
caractérise par trois éléments : le facteur de risque, la criticité, la vulnérabilité.

2. DEFINITION D’UN ACCIDENT DE LA ROUTE OU ACCIDENT SUR VOIE PUBLIQUE


Un accident de la route (ou accident sur la voie publique - AVP) est un choc entre un engin roulant (automobile,
moto, vélo, etc.) et tout autre chose ou personne et qui engendre des blessures humaines et/ou des dégâts matériels,
qui peuvent être occasionnés aux véhicules, à un élément de la route (chaussée, panneaux, barrières de protection,
etc.) ou un élément extérieur à celle-ci (bâtiment, mobilier urbain arbre).

72
3. L’ACCIDENT CORPOREL
Un accident corporel (mortel et non mortel) de la circulation routière est un accident qui :
✓ provoque au moins une victime, c’est-à-dire un usager ayant nécessité des soins médicaux ;
✓ survient sur une voie ouverte à la circulation publique ;
✓ implique au moins un véhicule.

4. TYPOLOGIE DES PERSONNES DANS UN ACCIDENT CORPOREL


Un accident corporel implique un certain nombre d’usagers. Parmi ceux-ci, on distingue :
• les indemnes ;
• les victimes : impliquées non indemnes.

4.1. LES INDEMNES


Les indemnes ce sont tous ceux impliqués dans l’AVP non décédés et dont l’état ne nécessite aucun soin
médical.

4.2. LES VICTIMES BLESSEES (GRAVES ET LEGERS)


Ce sont tous ceux impliqués dans l’AVP et non indemnes. Ce sont les blessés ou encore victimes non tuées. Parmi
les blessés on a :

 les blessés légers qui sont des victimes ayant fait l’objet de soins médicaux mais n’ayant pas été admises
comme patients à l’hôpital plus de 24 heures.
 les blessés hospitalisés qui sont les victimes admises comme patients dans un hôpital plus de 24 heures.
4.3. LES VICTIMES TUÉES
Ce sont les tués ou toute personne qui décède sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident.

5. LES CAUSES ESSENTIELLES D’ACCIDENTS

5.1. FACTEUR HUMAIN


Le comportement de l'usager de la route est dans la plupart des cas la cause des accidents de la circulation. En
effet, s'il arrive que des accidents aient des causes excluant le comportement (par exemple chute d'un arbre sur le
véhicule), cela reste très rare. Les causes comportementales prédominent. Dans ce cadre, l’accident fait presque
toujours intervenir :
- une négligence ;
- une fatigue humaine, un conducteur qui a passé plus d’une nuit sans dormir est exposé à des risques
énormes d’accident .En effet, il perd en vigilance en temps de réaction ;
- un comportement à risque :
▪ Vitesse excessive. Ainsi, la vitesse est responsable de la moitié des accidents ;
▪ Le refus de la priorité aux intersections ;
▪ La proximité trop grande avec le véhicule qui précède ;
▪ Le dépassement non règlementaire.
- une mauvaise perception de la situation :
▪ L'altération du jugement à la suite de la consommation de substances diverses ;

73
▪ Ignorance ;
▪ Etat de santé de l’usager.
Outre le comportement du conducteur l’interaction entre différentes catégories d'usagers de la route (voitures,
poids lourds, deux roues motorisés, cyclistes piétons et animaux) créant des tensions pour le partage de la voie,
notamment en ville. Les plus fragiles (piétons et usagers de 2 roues) subissent souvent physiquement la loi du
plus fort.

➢ LES CAS MAJEURS DE FACTEURS HUMAINS


• L’ALCOOL AU VOLANT
La grande majorité des cas d’accidents mortels sont liés à l’alcool. En effet le risque d’accident mortel augmente
considérablement avec le taux d’alcoolémie. Tout conducteur en état d’ébriété compromet gravement la sécurité
de ses passagers et des autres usagers de la route. En conséquence, il est interdit de conduire avec un taux
d’alcool égal ou supérieur à 0,5 gramme par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.

✓ LES EFFETS DE L’ALCOOL


- L’alcool rétrécit le champ visuel.
- L’alcool augmente la sensibilité à l’éblouissement.
- L’alcool altère l’appréciation des distances et des largeurs. Sous l’effet de l’alcool, un conducteur peut
décider, devant un obstacle, de freiner sur une distance trop courte pour s’arrêter où, devant un passage
plus étroit que sa voiture, de passer quand même.
- L’alcool diminue les réflexes La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales est
évaluée à une seconde environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5 seconde. Ainsi, un
véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde. Ce sont ces 12
mètres qui peuvent sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux
d’alcoolémie encore plus élevés.
- L’alcool provoque une surestimation de ses capacités. L’alcool a un effet euphorisant. Il provoque
une surestimation de ses capacités. Après 0,5 g/l de sang, la conduite devient plus heurtée qu’à jeun et
le conducteur fait beaucoup plus d’erreurs.
- Sous l’effet de l’alcool, le conducteur a un comportement dégradé par rapport au conducteur sobre.
Cela se traduit par une prise de risque plus importante : vitesse excessive, agressivité, non-port de la
ceinture de la sécurité ou du casque, réflexes diminués...
- Un sujet en bonne santé élimine 0,10 g à 0,15 g d’alcool par heure. Rien n’efface les effets de l’alcool :
café salé, cuillerée d’huile... aucune astuce ne permet d’éliminer l’alcool plus rapidement.

• AUTRES SUBSTANCES
En dehors de l’alcool les substances les plus rencontrées sont :
- Le cannabis ;
- Les amphétamines.

Celles-ci tout comme l’alcool modifient considérablement le comportement ce qui peut conduire à des
accidents. Leur consommation est strictement interdite.

74
❖ VITESSE

La vitesse joue un rôle aggravant en cas d'accident, mais est aussi en soi une des causes déclenchantes d'accident :
lorsque l'on roule plus vite, le temps de réaction ne change pas, mais la distance parcourue est plus importante et
la marge de manœuvre face à un évènement inattendu devient donc plus difficile. L'énergie du choc est également
plus importante (proportionnelle au carré de la vitesse, une vitesse 20 % plus élevée, provoquera un choc 44 %
plus violent).

• un risque de perte d'adhérence plus important, notamment en cas de coup de volant (l'accélération en virage
augmente selon le carré de la vitesse.
• un allongement de la distance d'arrêt.

Ainsi, un événement banal à basse vitesse peut devenir un accident à vitesse élevée. Ceci a été corroboré par de
nombreuses études.

❖ ÉTAT DE SANTE DU CONDUCTEUR


L'accident peut être provoqué par une déficience visuelle, un trouble comportemental, un trouble moteur ou un
malaise. Certains pays imposent une visite médicale à partir d'un certain âge, ou si le conducteur souffre d'une
pathologie donnée. Mais cette cause est statistiquement faible.
5.2. FACTEUR ROUTE
Les défauts de la route qui contribuent le plus aux accidents sont :
 un mauvais concept de la disposition et du contrôle du trafic aux intersections ;
 erreur de conception ;
 une signalisation, un marquage et un éclairage insuffisants ;
 l'état glissant de la chaussée ;
 état dégradé de la route ;
 des obstacles sur la voie tels que des véhicules mal garés.

5.3. FACTEUR AUTOMOBILE


Tout véhicule automobile dispose de nombreux organes de sécurité ou dispositifs de sécurité, permettant d'éviter
l'accident (sécurité active ou sécurité primaire) ou de diminuer les conséquences de l'accident (sécurité passive
ou sécurité secondaire).

5.4. CONDUITE DE NUIT


Les voyages de nuit sont encore plus délicats du fait la visibilité réduite. Le chauffeur doit :
 veiller à la propreté des projecteurs et veiller à ce que les phares soient équipés d'ampoules performantes
comme par exemple avec les ampoules à Iode H4 ;
 avoir la courtoisie de passer de phare à code lors des croisements et des dépassements ;
 réduire considérablement l'allure lors des croisements. Et, lorsqu'il s'agit d'un poids lourd il vaut mieux
en plus céder le passage par mesure de sécurité.

75
6. PREVENTION DES RISQUES D’ACCIDENT

6.1. SECURITE ACTIVE

2.2.1. SECURITE ACTIVE


La sécurité active ou sécurité primaire désigne tous les éléments mis en jeu dans une automobile afin d'éviter
les accidents. Elle concerne essentiellement des éléments liés au véhicule ainsi qu'à l'homme et à l'environnement
qui par leur présence ou leur fonctionnement peuvent éviter qu'un accident ne se produise.
QUELQUES EXEMPLES
• voir et être vu :
- projecteurs avant (phares) à utiliser la nuit, mais aussi de jour si nécessaire
- rétroviseurs à utiliser avant tout ralentissement et changement de direction, en faisant attention aux
angles morts ;
- feux de position avant (lanternes) ;
- feux arrières (feux rouges);
- clignotants ;
- feux de détresse (warning),
- feux stop;
- feux de recul.

• Pneumatiques et Jantes (voir plus haut)


4. PNEUMATIQUES IDENTIFICATION :

✓ DES DIMENSIONS,
✓ DE L’INDICE DE VITESSE MAXIMALE SUPPORTABLE PAR UN PNEU,
✓ DE L’INDICE DE CHARGE MAXIMALE SUPPORTABLE PAR UN PNEU,
✓ DE LA PRESSION MAXIMALE SUPPORTABLE PAR UN PNEU.

• Pneumatiques et Jantes
Les références inscrites sur un pneu
Le marquage moulé sur les flancs est issu d'une codification internationale obligatoire. Outre la marque du
fabriquant et une éventuelle dénomination commerciale, les références standardisées d'un pneu sont les suivantes :

• SES dimensionS : exemple : 195/65 R15


o 195 est la largeur de section du pneu (en millimètres)
o 65 est la "série" (hauteur du flanc par rapport à la largeur du pneu) exprimée en pourcentage (ici
65 %)
o R indique le type radial
o B indique une carcasse "bias",
o D une carcasse diagonale).
o 15 est le diamètre de la jante en pouces (1 pouce correspondant à 2,54 cm).

76
• Sa capacité de charge indiquée par un chiffre compris entre 0 et 279 :
INDICE KG INDICE KG INDICE KG INDICE KG INDICE KG
0 45 56 224 112 1120 168 5600 224 28000
1 46,2 57 230 113 1150 169 5800 225 29000
2 47.5 58 236 114 1180 170 6000 226 30000
3 48.7 59 243 115 1215 171 6150 227 30750
4 50 60 250 116 1250 172 6300 228 31500
5 51.5 61 257 117 1285 173 6500 229 32500
6 53 62 265 118 1320 174 6700 230 33500
7 54.5 63 272 119 1360 175 6900 231 34500
8 56 64 280 120 1400 176 7100 232 35500
9 58 65 290 121 1450 177 7300 233 36500
10 60 66 300 122 1500 178 7500 234 37500
11 61.5 67 307 123 1550 179 7750 235 38750
12 63 68 315 124 1600 180 8000 236 40000
13 65 69 325 125 1650 181 8250 237 41250
14 67 70 335 126 1700 182 8500 238 42500
15 69 71 345 127 1750 183 8750 239 43750
16 71 72 355 128 1800 184 9000 240 45000
17 73 73 365 129 1850 185 9250 241 46250
18 75 74 375 130 1900 186 9500 242 47500
19 77.5 75 387 131 1950 187 9750 243 48750
20 80 76 400 132 2000 188 10000 244 50000
21 82.5 77 412 133 2060 189 10300 245 51500
22 85 78 425 134 2120 190 10600 246 53000
23 87.5 79 437 135 2180 191 10900 247 54500
24 90 80 450 136 2240 192 11200 248 56000
25 92.5 81 462 137 2300 193 11500 249 58000
26 95 82 475 138 2360 194 11800 250 60000
27 97.5 83 487 139 2430 195 12150 251 61500
28 100 84 500 140 2500 196 12500 252 63000
29 103 85 515 141 2575 197 12850 253 65000
30 106 86 530 142 2650 198 13200 254 67000
31 109 87 545 143 2725 199 13600 255 69000
32 112 88 56 144 2800 200 14000 256 71000
33 115 89 580 145 2900 201 14500 257 73000
34 118 90 600 146 3000 202 15000 258 75000
35 121 91 515 147 3075 203 16000 259 77500
36 125 92 530 148 3150 204 16200 260 80000
37 128 93 650 149 3250 205 16500 261 82500
38 132 94 670 150 3350 206 17000 262 85000
39 136 95 690 151 3450 207 17500 262 87500
40 140 96 710 152 3550 208 18000 264 90000
41 145 97 730 153 3650 209 18500 265 92500
42 150 98 750 154 3750 210 19000 266 95000
43 155 99 775 155 3875 211 19500 267 97500
44 160 100 800 156 4000 212 20000 268 100000
45 165 101 825 157 4125 213 20600 269 103000
46 170 102 850 158 4250 214 21200 270 106000
77
47 175 103 875 159 4375 215 21800 271 109000
48 180 104 900 160 4500 216 22400 272 112000
49 185 105 925 161 4625 217 23000 273 115000
50 190 106 950 162 4750 218 23600 274 118000
51 195 107 975 163 4875 219 24300 275 121500
52 200 108 1000 164 5000 220 25000 276 125000
53 206 109 1030 165 5150 221 25750 277 128500
54 212 110 1060 166 5300 222 26500 278 132000
55 218 111 1090 167 5450 223 27250 279 136000

• Son indice de vitesse indiquée par une lettre :


o indice A1 : 5 km/h de vitesse max
o A2 : 10 km/h
o A3 : 15 km/h
o A4 : 20 km/h
o A5 : 25 km/h
o A6 : 30 km/h
o A7 : 35 km/h
o A8 : 40 km/h
o B : 50 km/h
o C : 60 km/h
o D : 65 km/h
o E : 70 km/h
o F : 80 km/h
o G : 90 km/h
o J : 100 km/h
o K : 110 km/h
o L : 120 km/h
o M : 130 km/h
o N : 140 km/h
o P : 150 km/h
o Q : 160 km/h
o R : 170 km/h
o S : 180 km/h
o T : 190 km/h
o H : 210 km/h
o V : 240 km/h
o W : 270 km/h
o Y : 300 km/h
o VR : > plus de 210 km/h
o ZR : > plus de 240 km/h
• L'indication "Tubeless" pour les pneus sans chambre à air.
• La date de fabrication du pneu, mentionnée en 4 chiffres; les 2 premiers indiquant la semaine de
fabrication et les deux derniers l'année de fabrication.
78
Exemple : 1702 est un pneu fabriqué lors de la 17ième semaine de l'année 2002.

LIRE UN PNEU

79
• les amortisseurs
Ce sont des éléments essentiels qui participent à la liaison au sol et à la tenue de route. Avec de mauvais
amortisseurs le véhicule est plus difficile à maîtriser .Il aura tendance à louvoyer c’est- à- dire à aller
de droite à gauche.
• L’ABS
Il s’agit d’un système antiblocage des roues en cas de freinage. Lorsque les roues directrices sont
bloquées lors d’un freinage, la voiture n’est plus dirigeable et le chauffeur peut alors perdre le contrôle.
L’ABS permet un freinage minimum sans blocage des roues et donc une bonne capacité de manœuvre
à tout moment.
• L’ASR
Il s’agit d’un dispositif antipatinage des roues motrices. Cela permet de mieux manœuvrer le véhicule
et d’éviter les dérapages.
• L’AFU
C’est un dispositif qui détecte l’urgence et qui aide le conducteur à avoir un freinage efficace en
exerçant une pression maximale sur la pédale quel que soit la touche exercé.

6.2. SECURITE PASSIVE

2.2.2. SECURITE PASSIVE


La sécurité passive ou sécurité secondaire désigne tous les éléments mis en jeu dans une automobile afin de
réduire les conséquences d'un accident lorsque celui-ci n'a pu être évité.
Parmi ces éléments en question on peut entre autres citer :

• La ceinture de sécurité

L’observation a montré que dans la quasi-totalité des voyages, bien que la voiture dispose de ceintures de sécurité,
aucun passager ne l’utilise. Les conséquences en sont souvent dramatiques.
Les raisons de ce comportement sont multiples on peut citer entre autres :
✓ l’ignorance ;
✓ la peur de ne pas pouvoir se dégager en cas de nécessité ;
✓ la peur de froisser ses vêtements ou de les salir lorsque la ceinture est recouverte de poussière par exemple ;
✓ la peur que l’on pense que vous avez peur ;
✓ etc.
Le chauffeur doit dans ces conditions montrer l’exemple en étant le premier à prendre la ceinture et à inviter les
autres à boucler leur ceinture.
N.B. : les ceintures doivent être toujours propres.

80
• les sièges bien fixés au plancher
• la colonne de direction télescopique,
Elle empêche le volant de percuter le thorax du conducteur en cas de choc frontal.
• le pare-brise feuilleté
Il s’agit d’un système qui permet, lorsque le pare-brise se brise de retenir les morceaux de verre à l’aide de la
feuille plastique transparente placée au sein du pare-brise. Le pare-brise est constitué en réalité de deux feuilles
de verre entre lesquelles se trouve une feuille plastique transparente et collante sur laquelle restent collés les
morceaux du pare-brise en cas de brisure. Cela évite aussi d’avoir de gros morceaux de verre tranchants qui
peuvent blesser.

COMPOSITION PARE BRISE FEUILLETE PARE BRISE FEUILLETE APRES UNCHOC

• l’élimination des angles vifs


les angles vifs peuvent blesser en cas de choc.
• L’appui-tête
Pour éviter le «coup du lapin » c’est-à-dire que le cou se brise lors du contre choc ou du retour du
choc.

• Airbag

Il s’agit d’une invention assez récente qui consiste en un sac qui se gonfle automatiquement et instantanément
d’air avant la fin du choc entre le passager et la voiture pour amortir le choc. Beaucoup de voiture n’en dispose
pas, d’autre l’on uniquement au niveau du conducteur (Airbag conducteur). Les modèles les plus prestigieux
disposent également d’airbags passagers.

81
DEPLOIEMENT AIR BAG AIR BAG INTEGRAL SUR UNE WV GOLF

• zone de déformation avant (compartiment moteur) et arrière (coffre) permettant d'absorber les chocs ; la
tôle se plie en des points prédéterminés ce qui évite des blessures ;
• protection contre un choc latéral par des barres de renforcement dans les portières, et un déplacement
latéral des sièges en cas de choc ;
• protection en cas de tonneau avec un toit renforcé.

6.3. TABLEAU DE BORD ET SECURITE

Le tableau de bord est un ensemble d'indicateurs et de témoins généralement situé face au conducteur d'un
véhicule automobile et qui le renseignent sur le fonctionnement du moteur et sur les paramètres de conduite. Il
a de toute évidence un rôle à jouer dans la sécurité. Il comporte :
✓ des indicateurs ;
✓ des témoins d’alerte ;
✓ des témoins d’alarme ;
✓ des témoins de signalization

6.3.1 INDICATEURS
Ils sont relatifs à :
✓ la vitesse instantanée du véhicule exprimée en kilomètres par heure (km/h) ou en miles par heure (mph), par
l'intermédiaire d'un compteur de vitesse ou tachymètre ;
✓ la vitesse de rotation de l'arbre principal du moteur exprimée en milliers de tours par minute (tr/min ou rpm),
grâce au compte-tours ;
✓ le kilométrage parcouru (km), par un totalisateur ou odomètre. Il est le plus souvent complété par un totalisateur
partiel ou journalier ;
✓ le niveau de carburant, (exprimé la plupart du temps en subdivisions de la contenance du réservoir) ;
✓ La température du liquide de refroidissement moteur en degrés Celsius (°C)

Compteur de vitesse compte tour (Tr/mn) jauge carburant manomètre température eau avec totalisateur général
et totalisateur journalier
82
6.3.2. TEMOINS D’ALERTE
Les témoins d'alerte signalent une panne au niveau système électronique de bord ou le besoin de faire réviser
un organe du véhicule, tout en laissant la possibilité de continuer à utiliser le véhicule.

On trouve essentiellement :

✓ niveau minimum de carburant

✓ niveau minimum d'huile moteur

✓ usure des plaquettes de freins avant

✓ antidémarrage codé

✓ présence d'eau dans le filtre à gasoil

83
6.3.3. TEMOINS D’ALARME
Généralement de couleur rouge vif, les témoins d'alarme signalent une panne du moteur imposant un arrêt
immédiat ou un danger pour les passagers du véhicule
On trouve essentiellement :

✓ Charge batterie

✓ Pression d'huile motrice (absence totale d’huile)

✓ Température du liquide de refroidissement

✓ Niveau du liquide de freinage baisse de pression ou faible niveau de liquide de freins

✓ Ceintures de sécurité non bouclées

✓ Portes ouvertes ou mal fermées

84
6.3.4. TEMOINS DE SIGNALISATION
Les témoins de signalisation signalent le fonctionnement d'un système de bord

✓ Frein à main serré

✓ Feux de position

✓ Feux de croisement

✓ Feux de route

✓ Feux antibrouillard avant

✓ Feux antibrouillard arrière

✓ Désembuage de la lunette arrière

85
PRATIQUE DE LA PREVENTION DES RISQUES
La prévention des risques est relativement aisée lorsque le risque lui-même bien connu, bien identifie. Il s’agit en
ce moment puiser dans ses capacités et aptitudes pour y parvenir.

III. MODULE 3 : LES RISQUES D’INCENDIE RISQUES LIES A L’EAU ET AUX INTEMPERIES
ET CONDUITE DEFENSIVE

1. CONDITION DE NAISSANCE DU FEU


Pour qu’un feu puisse naître et prendre de l’ampleur, il lui faut nécessairement réunir trois ingrédients de base:
• un combustible à brûler (bois, papier, essence, etc.) ;
• un comburant (un apport d’air) ;
• de la chaleur (surchauffe).
Si un seul de ces éléments est manquant ou supprimé, il n’y a plus aucun risque d’incendie.

86
2. PRINCIPALES ORIGINES INCENDIES AUTOMOBILE
2.1. COURT-CIRCUIT ELECTRIQUE
Un court-circuit est un phénomène électrique qui se produit lorsque le circuit électrique comporte un défaut : le
courant électrique prend alors un raccourci (d'où le nom de court-circuit). Un court-circuit s’accompagne
généralement d’étincelles et d’une forte élévation de chaleur qui peuvent déclencher un incendie.

2.2. FUITE DE CARBURANT


Dans une voiture il existe un circuit dédié au carburant qui va du réservoir au moteur. Ce circuit endommagé peut
laisser fuir le carburant qui s’enflamme lorsqu’il rencontre une source chaude. Ledit circuit doit être régulièrement
vérifié. Les fuites peuvent être détectées :
 à l’odorat,
 par le mouillage de certaines parties,
 par de trace au sol.

2.3. SURCHAUFFE MOTEUR FREINS ET AUTRES


La surchauffe du moteur d’une voiture peut provoquer un incendie. Il en est de même lorsqu’ un étrier se bloque
ou que des fuites d’huile tombent sur des parties très chaudes.

2.4. FEU DE CONTAGION


On appelle feu de contagion un feu qui nait ailleurs et qui se propage sous l’effet de certains facteurs (comme le
vent et la proximité avec la source de feu) jusqu’à atteindre votre véhicule.
3. PREVENTION DES RISQUES D’INCENDIE AUTOMOBILE
3.1. AU NIVEAU DU VEHICULE
Verifier :

 Le circuit de carburant et traiter les fuites éventuelles ;


 Les circuits électriques ;
 Radiateur ;
 Ventilateur du radiateur ;
 Courroie du ventilo ;
 Liquide de refroidissement ;
 Les étriers des freins.

3.2. AU NIVEAU DES OCCUPANTS/PASSAGERS


Les occupants/passagers surtout les fumeurs peuvent être à l’origine d’un incendie. Ils sont dont a surveiller
discrètement.
3.3. AU NIVEAU DE L’ENVIRONNEMENT
L’environnement peut contenir des éléments à même de provoquer un incendie dans une voiture forte chaleur
feu de brousse.

87
4. MOYEN DE LUTTE CONTRE UN INCENDIE DECLARE
4.1. TYPOLOGIE DES EXTINCTEURS (LES DIFFERENTES TYPES D’EXTINCTEURS)
Par définition l’extincteur est un appareil de lutte contre l’incendie. Il projette ou répand un agent extincteur
c’est-à-dire un produit approprié pour éteindre un début d’incendie ou un incendie faible. On distingue deux
grands types d’extincteurs :
• les extincteurs strictement destinés aux professionnels du feu comme les sapeurs-pompiers ;
• les extincteurs destinés au grand public qui se scindent en trois catégories :
✓ les extincteurs portatifs (moins de 20 kg ou 20 L, lieux publics, maisons individuelles, voitures…)

EXTINCTEUR PORTATIF EXTINCTEUR PORTATIF


dans un lieu public modèle pour voiture

✓ les extincteurs mobiles (stations-service, ateliers, garages…)

EXTINCTEUR MOBILE

✓ les extincteurs fixes qui ne bougent pas et qui disposent d’un réseau de canalisation à travers le
site ainsi protégé sont grandes usines.

88
EXTINCTEURS FIXES

4.3. ACTIVATION DE L’EXTINCTEUR


Du point de vue du fonctionnement il existe :
• Les extincteurs à pression permanente où la pression est directement fournie .Ils présentent toujours une
goupille protégée par un plomb pour prévenir l'utilisation accidentelle de l’extincteur et garantir son
intégrité. Ainsi ce type d’extincteur doivent être nécessairement dégoupillés (et non percutés) avant
utilisation.

• Les extincteurs à pression auxiliaire où la pression est fournie par la libération d'un gaz auxiliaire contenu
une cartouche de gaz (aussi appelée sparklet). Ces extincteurs en plus du fait qu’ils doivent être
dégoupillés comme les extincteurs à pression permanente, doivent en plus être nécessairement
« percuté ». La cartouche est alors percée et fournie la pression qui expulse le produit.

89
A. Cylindre
B. Poignée
C. Tuyau
D. Agent extincteur
E. Etiquette

DETAIL D'UNE GOUPILLE


COUPE D'UN EXTINCTEUR.

4.4. UTILISATION DE L’EXTINCTEUR


➢ CONDITIONS GENERALES
• L’extincteur doit être manipulé de préférence par un utilisateur qui sait le faire ;
• l'extincteur n'est qu'un des moyens de réaction face à l'incendie. Il convient d'évaluer l'opportunité .Il est
évident qu’en début d’incendie ou lorsque le feu est modeste cela convient. Mais il sera inutile pour un
grand feu généralisé ;
• Dans une voiture par exemple l’extincteur doit bien être en évidence et rapidement accessible. Il faut
donc éviter de l’enfermer à double tour dans un endroit difficile d’accès où connu seulement du chauffeur ;
• En cas d’incendie avec des personnes à bord évacuez les passagers le plus calmement possible en évitant
la panique.

➢ MODE OPERATOIRE
1. Dégoupiller (enlever la goupille. Cela est valable pour tout type d’extincteur).
2. Percuter s'il s'agit d'un extincteur à pression auxiliaire, pour libérer le gaz de la cartouche, en détournant
le visage du flexible, et de la tête de l'extincteur.
3. vérifier le bon fonctionnement par une brève pression sur la poignée d'éjection. L’extincteur doit être
maintenu verticalement lors de son utilisation afin que le produit actif sorte et non le gaz propulseur
seulement.
4. s'approcher du feu en se baissant (afin d'éviter les fumées et vapeurs chaudes), se présenter de profil (afin
de minimiser l'effet du rayonnement du feu).
5. dans la mesure du possible attaquer le feu par la base.

VERIFICATION DE L’EXTINCTEUR
• Vérifier visuellement et régulièrement que votre extincteur est à sa place, parfaitement accessible et en
bon état extérieur,
• Vérifier la date de péremption. Si celle-ci est proche ou dépassée, changez l’extincteur ;
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• Pour les modèles munis d’un manomètre vérifier la pression au niveau du manomètre.

5. CONDUITE SOUS TRES GRANDE CHALEUR


Les très grandes chaleurs jouent sur le véhicule particulièrement au niveau
 De la Peinture qui se délave vite ;
 Du Moteur qui a tendance à la surchauffe ;
 De la climatisation qui a du mal à tenir ;
 Des Pneumatiques qui s’usent plus vite.
Dans la mesure du possible, il est donc préférable de voyager tôt le matin entre 5h et 10h.
6. CONDUITE SOUS GRAND VENT
En cas de grand vent le véhicule subit un freinage dû à la résistance du vent d’où une certaine augmentation de
la consommation. Les grands vents peuvent déraciner des arbres qui peuvent tomber sur la voiture ou barrer la
voie.
7. CONDUITE SOUS PLUIE BATTANTE
En cas de pluie battante la conduite devient plus difficile. En effet on peut essentiellement avoir :

 Une grande baisse de la visibilité ;


 Baisse de l’efficacité des essuis glace même à grande vitesse ;
 Apparition de buée ;
 Diminution de l’adhérence.
 Risque d’embourbement (sur piste)

Les principes de la conduite défensive ou préventive veulent que l’on s’adapte à cette situation en :

 Réduisant l’allure ;
 Allumant ses feux de croisement pour se faire voir ;
 Bien choisir son itinéraire.

8. CONDUITE SOUS GRELE


Il n’est pas rare que l’on se retrouve sous des grêlons plus ou moins volumineux au cours de la conduite. La grêle
lorsqu’elle contient des gros grêlons peuvent créer de dommages importants au véhicule voir la survenu d’un
accident. En cas de grêle on peut observer le bosselage de la carrosserie le bris de parebrise et lunette arrière. Pour
éviter ces risques il faut se réfugier quelque part pour mettre le véhicule à l’abri mais surtout sous un arbre.
9. CONDUITE PASSAGE A GUE (TRAVERSER UNE ETENDUE D’EAU)
Une voiture peut traverser des gués d’environ 70 cm d’eau (se reporter au donné constructeur). Le passage de gué
comporte cependant deux dangers :

 la force du courant, qui peut faire dériver le véhicule,


 l’entrée d’eau (par le filtre d’air) dans le moteur.
(voir video)

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IV. MODULE 4 : RISQUES DE BRAQUAGE ET TERRORISME ET CONDUITE DEFENSIVE

1. CONTEXTE GENERAL
Depuis maintenant plusieurs décennies, le continent africain est en prise avec le terrorisme. Le phénomène a pris
naissance dans les pays magrébins puis s’est propagé en Afrique subsahélienne notamment avec l’assassinat du
président Mouammar KADAFI de la Lybie avec une prolifération des armes de guerre. Le Nigeria, le Mali la
Mauritanie et le Niger ont été les premières victimes en Afrique occidentale. Jusqu’en 2014 le Burkina Faso a été
relativement épargné. C’est en 2015 que le pays a connu un déferlement de terrorisme. Depuis cette date des
dizaines d’attaques ont été perpétrées occasionnant des milliers de victime dans les rangs de l’Armée nationale
et au sein de la population.

2. DEFINITIONS
2.1. BRAQUAGE
Un braquage est une attaque perpétrée par des délinquants ou bandits ou coupeurs de route pour s’approprier de
force l’argent et les biens des personnes attaquées. Généralement les braquages se font à main armée c’est à dire
avec des armes diverses notamment armes à feu. Les braquer n’ont pas dans quasi-totalité des cas aucune
revendication politique.

2.2. TERRORISME
Le terrorisme représente l’utilisation par des groupes organisés de la terreur pour parvenir à leurs fins d’ordre
politique ou religieux. Ainsi contrairement au braqueur les terroristes ont toujours des revendications d’ordre
politique ou religieux.
2.3. HANI
On entend par HANI de hommes armés non identifiés. Ce sont donc des hommes qui sont armés qui portent des
armes de guerre le plus souvent et dont l’identité est inconnue. Cela est anormal car tout porteur d’arme dans un
pays doit être clairement identifié. Ces personnes cachant leur identité en profitent pour organiser des activités
terroristes.
2.4. EEI
EEI signifie engin explosif improvisé. Ce sont des charges explosives à base de nitrate et d’engrais bricolé par
les terroristes avec divers mode de déclenchement et destiné à miner les routes et les lieux de passages sur
lesquels les terroristes veulent agir.
2.5. ZONES A RISQUE
On appelle zone à risque toute zone du territoire national ou la probabilité de braquage ou de
terrorisme est quasi certaine.

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2.6. PDI
Ce sont des personnes déplacées dans leur propre pays en raison de circonstances les obligent à le faire
(catastrophe ou autres). Dans notre pays les déplacés internes ont pour cause le terrorisme.
3. PREVENTION DE RISQUE DE BRAQUAGE
3.1. DISCRETION
Pour prévenir les risques de braquage ou d’attaque terrorisme, il faut être extrêmement discret sur vos
déplacements. Evitez notamment de crier sur tous les toits ou à qui veut l’entendre que vous entreprenez a telle
date un voyage à destination de telle localité avec telles personnes tels matériels ou telle somme d’agent.
3.2. HORAIRES A RISQUE
Evitez de rouler la nuit car la majorité des braquages ou d’attaques terroristes se font surtout la nuit.
Commencez à rouler au lever du jour 5h 30 et arrêtez de rouler au coucher du soleil c’est à dire aux environ de
18h et pas au-delà. Toutes les autres heures représentent des horaires à risque.
3.3. STRATAGEMES ET ARMES DES BRAQUEURS /TERRORISTES
Pour perpétrer leurs méfaits les braqueurs /terroristes utilisent :
✓ des armes blanches ou des armes à feu (surtout Kalachnicov AK 47)
✓ Des Obstacles sur la voie ;
✓ Les Forets ;
✓ Des Embuscades ;
✓ La Perfidie ;
✓ La Pose d’EEI.

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5. TECHNIQUE DE CONDUITE DANS LES ITINERAIRES A RISQUE ET DANS LES VIRAGES
SUSPECTS
Dans un virage la visibilité est réduite et permet de surprendre le voyageur qui lorsqu’ il s’y présente se retrouve
pratiquement nez-à-nez avec les malfaiteurs. Les grands axes de notre réseau routier sont bien connus de tous nos
chauffeurs qui certainement ont déjà eu l’opportunité de les emprunter dans les deux sens dans des cadres divers.
Désormais il y a lieu d’avoir une connaissance parfaite de ces parcours, de repérer les virages les plus à risque
qui se prêtent bien à ce genre de méfaits. Etant donné que plus le rayon de courbure d’un virage est réduit plus la
visibilité de la route est mauvaise, il est évident que ces types de virage sont plus risqués que ceux pressentant un
rayon de courbure très grand.
Il est nécessaire sur les parcours habituels et même sur les parcours nouveaux d’être très observateur et d’identifier
soigneusement les virages qui ont un rayon de courbure réduit.
Il faut surtout dans les déplacements observer le trafic en sens inverse qui sans être un repère absolu peut donner
quelques petites indications sur ce qui se passe devant. En effet sur un axe, à des moments où celui-ci est censé
être assez fréquenté, l’absence totale ou prolongée de circulation dans les sens inverse de votre parcours devrait
attirer votre attention. A plusieurs kilomètres du prochain virage (que vous connaissez pour les avoir tous
identifiés) il vous faut observer la circulation en sens inverse.
5. CONDUITE A TENIR EN CAS D’ATTAQUE
5.1. AVANT L’ATTAQUE
Avant l’attaque pas d’autre chose à faire que se tenir sur ses gardes en étant attentif concentré observateur.
5.2. PENDANT L’ATTAQUE
Etant donné que la motivation première de ceux qui posent l’attaque est de terroriser et/ou de vous soutirer de
force des biens notamment de l’argent, il est fortement conseillé de ne pas chercher à résister ou à s’enfuir dans
une telle situation.
Lorsque que êtes dans les mailles du système, il vaut mieux obéir aux injonctions ou se faire dépouiller de ses
biens du moment que de prendre des risques inconsidérés qui peuvent se solder par un drame. Souvenez-vous
que le chauffeur dans l’exercice de sa fonction doit tout mettre en œuvre pour que les personnes conduites soient
à l’aise et en sécurité. Il est donc fortement déconseillé de vouloir jouer les héros dans de telles situations. Par
ailleurs de comportements attitudes et postures peuvent induire chez les terroristes /braqueurs des réactions
épidermiques souvent violentes et néfaste c’est le cas notamment lorsque vous cherchez à les dévisager,
lorsque vous soutenez leur regard ou lorsque vous semblez accorder de l’importance à un détail les concernant
.LE REFLEXE DE LA MARCHE ARRIERE
Très souvent en cas de braquage ou d’attaque terroriste le premier réflexe pour beaucoup de chauffeurs est
d’enclencher la marche arrière pour rebrousser chemin espérant ainsi échapper aux bandits. Si cela est quelque
part normal en ce sens que ce comportement est à lier à un certain instinct, il n’en demeure pas moins que ce
réflexe peut être salutaire comme il peut être fatal. Avant de prendre une telle décision il faut s’assurer que cela
ne comporte aucun risque. Ainsi compte tenu des données balistiques et des besoins de communication des
braqueurs /terroristes et si vous n’êtes pas dans la zone globale de braquage ou d’attaque terroriste estimée à
500 m environ de chaque côté l’épicentre, cette démarche peut être envisagée. Seulement il y a lieu d’avoir à

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l’esprit que quelques fois des guetteurs et autres complices sont généralement postés de part et d’autre de
l’épicentre.

5.4. APRES L’ATTAQUE


 Quand et comment peut-on appeler les secours en cas de braquage ou d’attaque terroriste
En cas de détresse, il faut avoir à l’esprit d’alerter dès que possible les services de sécurité et de santé si cela est
nécessaire .Le téléphone portable étant relativement rependu de nos jours pourrait être mis à contribution en de
pareils cas
 Quels sont les numéros d’appel et de secours
STRUCTURES DE SECOUR NUMEROS D’APPEL
OUAGADOUGOU
Centre Hospitalier Universitaire
25 31 35 07
Yalgado OUEDRAOGO
Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique
25 36 67 77/79
Charles De Gaulles
Gendarmerie Nationale- Numéro Vert 8000 11 45
Police Secours 17
Sapeurs Pompiers 18
BOBO-DIOULASSO
Centre Hospitalier Universitaire SANOU
20 97 00 44/45/47
SOURO
Police 20 97 00 17
Sapeurs Pompier 20 98 22 45
Gendarmerie 20 97 26 97
BANFORA
Centre Hospitalier Régional de Banfora 20 91 02 15
Police
Sapeurs Pompier 20 91 00 01
Gendarmerie 20 91 03 25
DEDOUGOU
Centre Hospitalier Régional de Dédougou 20 52 02 14
Police 20 52 02 02
Gendarmerie 20 52 00 83
DORI
Centre Hospitalier Régional de Dori 40 46 02 48
Police 40 46 00 11
Gendarmerie 40 46 01 86
FADA N’GOURMA
Centre Hospitalier Régional de Fada
40 45 30 69
N’Gourma
Police 40 77 00 72
Gendarmerie 40 77 06 68

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KOUDOUGOU
Centre Hospitalier Régional de Koudougou 40 77 06 68
Police 50 44 00 25
Sapeurs Pompier 50 44 00 51
Gendarmerie 50 44 13 21
GAOUA
Centre Hospitalier Régional de Gaoua 20 90 00 96
Police 20 90 00 93
Gendarmerie 20 90 01 68
OUAHIGOUYA
Centre Hospitalier Régional Ouahigouya 40 55 07 45
Police 40 55 01 18
Sapeurs Pompier 40 55 02 45
Gendarmerie 40 55 07 22
TENKODOGO
Centre Hospitalier Régional Tenkodogo 40 71 01 88
Police 40 71 01 83
Gendarmerie 40 71 00 86

 Quelle attitude tenir en cas de blessé ou de décès

2.4. ÉLÉMENTS DE SECOURISME ET SITUATION D’URGENCE


Le secourisme consiste en des actes tendant à apporter les premiers secours en cas d’accident avant la prise en
charge médicale. En cas d’accident il y a lieu de :
• vérifier l’état de conscience des victimes qui peuvent être conscientes ou inconscientes. Le pronostic
vital des personnes inconscientes est en principe plus réservé que celui des personnes conscientes. La
réaction a un appel et le signe de Babinski permettent de vérifier le degré de conscience d’un sujet ;
• Déplacer le plus délicatement possible les personnes qui ont besoins de l’être. Cela pour ne pas aggraver
leur cas (rupture de moelle épinière par exemple) ;
• ne jamais disposer les personnes inconscientes sur le dos pour éviter que la langue ne tombe au fond de
la bouche et étouffe le sujet .Il faut plutôt les mettre en PLS c’est-à-dire en position latérale de sécurité
(coucher sur le côté en prenant soin de mettre un de ses membres en opposition). Voir ci-dessous ;
• Lutter contre les hémorragies en posant des garrots toujours en amont par rapport au cœur.

POSITION LATERALE DE SECURITE (PLS)

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