CHAPITRE II : ANALYSE DES RISQUES LIÉS AUX OPÉRATIONS D’OCTROI DE
CRÉDITS AUX PARTICULIERS À CBI-SA
Toute personne physique, dans la poursuite de ses objectifs, fait souvent appel à des services
financiers. Les crédits jouent ainsi un rôle essentiel dans la stabilité et le développement de ces
individus. Cependant, l’octroi de crédits comporte divers risques qu’il est crucial d’identifier et
d’analyser.
Ce chapitre se divise en deux parties :
Une présentation des généralités sur les crédits et les risques bancaires.
Une analyse approfondie des risques liés aux opérations d’octroi de crédits aux
particuliers.
I. GÉNÉRALITÉS SUR LES CRÉDITS ET LES RISQUES BANCAIRES
I.1. Définitions des termes clés
I.1. 1. Banque
Selon les techniques bancaires, « une banque est un commerce d’argent et de services, dont les
fonctions principales sont de collecter des fonds en vue de les redistribuer et de rendre des services à
ses clients. »
En complément, Jean-Marc Béguin définit la banque comme « un établissement autorisé par la loi à
effectuer des opérations bancaires, notamment la réception de fonds du public, l’octroi de crédits,
ainsi que la gestion des moyens de paiement. »
En d’autres termes, une banque est une institution financière régie par le Code monétaire et financier.
Ses principales missions sont :
- La collecte de fonds auprès du public.
- L’octroi de crédits.
- La gestion des moyens de paiement.
Crédit
Le terme « crédit » provient du latin credo, signifiant « croire » ou « avoir confiance ». Il s’agit d’une
activité financière basée sur la confiance mutuelle : le prêteur accorde des fonds à un emprunteur, en
s’attendant à un remboursement selon les termes convenus. Ainsi, le crédit peut être défini comme
un mécanisme financier où une institution prête des fonds à une personne physique ou morale,
moyennant un engagement de remboursement assorti d’intérêts. Définition du crédit selon les
économistes ; Pour eux, le crédit est une opération par laquelle un prêteur (ou créancier) met une
somme d’argent à la disposition d’un emprunteur (ou débiteur), en contrepartie d’un engagement de
remboursement à une date fixée à l’avance. Les crédits bancaires sont ainsi octroyés par des
établissements financiers aux particuliers, entreprises privées et publiques, ainsi qu’aux collectivités
locales. Selon l’article 3 de la loi n°103-12 relative aux établissements de crédit et organismes
assimilés : « Constitue une opération de crédit tout acte, à titre onéreux, par lequel une personne met
ou s’engage à mettre des fonds à la disposition d’une autre, avec obligation de remboursement, ou
prend, dans l’intérêt d’une autre personne, un engagement par signature sous forme d’aval, de
cautionnement ou de toute autre garantie. » En résumé, le crédit repose sur la confiance mutuelle
entre le prêteur et l’emprunteur.
Le risque de crédit
Le risque de crédit représente une menace pour la banque en cas de défaillance ou de détérioration de
la capacité de remboursement de l’emprunteur. Définitions générales du risque : Institut Français de
l’Audit et du Contrôle Interne (IFACI) : « Le risque est un ensemble d’aléas pouvant avoir des
conséquences négatives sur une entité, et dont la maîtrise relève du contrôle interne et de l’audit. »
Dominique Vincent : « Le risque est la menace qu’un événement ou une action ait un impact
défavorable sur la capacité de l’entreprise à atteindre ses objectifs. »
Chiappori & Yanelle (1996) : « Le risque est un danger éventuel, plus ou moins prévisible,
caractérisé par l’incertitude temporelle d’un événement susceptible de survenir. »
Dans le cadre bancaire, le risque de crédit est donc la possibilité pour la banque de subir une perte
due à l’incapacité ou au refus de l’emprunteur de rembourser le prêt accordé. Ce risque est inhérent à
l’activité bancaire et constitue un des principaux défis des établissements financiers.
Définition du particulier
Un particulier est une personne physique, salariée ou non, qui exprime un besoin bancaire à titre
personnel, en dehors de toute appartenance à une personne morale ou un groupement. Comme la
personne morale, le particulier est doté de la personnalité juridique, mais il agit en son nom propre
pour ses besoins privés. En d’autres termes, il s’agit d’un individu cherchant à bénéficier de services
financiers pour répondre à ses besoins personnels.
I.2. La gestion des crédits bancaires
I.2.1. Les caractéristiques du crédit bancaire
Le crédit bancaire se distingue par plusieurs éléments clés :
L’objet : Il s’agit du motif pour lequel l’emprunteur sollicite un crédit. L’utilisation des fonds
peut être définie à l’avance, comme dans le cas d’un prêt immobilier.
Le montant : Le crédit consiste en un contrat par lequel le prêteur avance une somme
déterminée à l’emprunteur. Ce montant est fixé en tenant compte de la capacité de
remboursement et de la quotité cessible du client.
La durée : La durée du crédit varie en fonction du type de prêt :
o Court terme : Jusqu’à 2 ans.
o Moyen terme : Entre 2 et 7 ans.
o Long terme : Plus de 7 ans.
Le taux d’intérêt : Le taux d’intérêt représente le coût du crédit pour l’emprunteur. Il
dépende plusieurs facteurs : le montant emprunté, la durée du prêt, les risques encourus par le
prêteur et les garanties fournies. Les taux peuvent être :
o Fixe : Inchangé pendant toute la durée du crédit.
o Révisable : Ajusté en fonction d’un indice prédéfini.
o Variable : Évoluant en fonction d’un indice de référence.
Les modalités de remboursement :
Le remboursement inclut le capital : du montant prêté par la banque ; Les intérêts: Coût du prêt.
Ces remboursements sont effectués selon un échéancier convenu entre les deux parties, matérialisé
par une convention de crédit et un tableau d’amortissement. Les échéances peuvent être mensuelles,
trimestrielles ou annuelles. Par ailleurs, l’emprunteur peut opter pour un remboursement anticipé,
c’est-à-dire rembourser le solde du crédit avant l’échéance initiale.
I.2.2. La typologie et les conditions d’éligibilité des crédits bancaires
I.2.2.1. La typologie des crédits bancaires
Les crédits bancaires peuvent être classés selon leur objet, leur durée ou la nature du demandeur.
Dans le cadre de cette analyse, nous nous concentrons sur les crédits accordés aux particuliers.
Les crédits à la consommation
Les crédits à la consommation désignent les financements souscrits par les particuliers, à l’exception
des crédits immobiliers et des crédits destinés à des usages professionnels. Ces crédits se déclinent en
plusieurs catégories :
Les facilités de caisse
Il s’agit de crédits à court terme conçus pour couvrir des besoins de trésorerie immédiats. On
distingue deux types principaux :
La ligne de découvert ou découvert permanent: Une autorisation de découvert reconduite
automatiquement dès que le solde débiteur est apuré.
Le découvert ponctuel: Accordé occasionnellement à la demande du client, il n’est pas
automatiquement renouvelé.
Ces facilités permettent aux clients de rendre leur compte débiteur avant le versement de leurs
revenus (salaire, pension, etc.), constituant ainsi une forme d’avance sur salaire. Les soldes débiteurs
sont soumis à des intérêts.
Le prêt scolaire (PS)
Ce crédit à la consommation est conçu pour aider les clients à faire face aux dépenses liées
directement ou indirectement à la scolarité de leurs enfants. Il se caractérise par :
Une facilité d’accès.
Un traitement rapide des demandes.
Le crédit d’équipement
Destiné au financement des besoins en équipement, ce crédit est accordé sur une durée allant de 1 à
120 mois maximum. Il permet aux particuliers de financer des achats tels que des appareils
électroménagers (télévision, réfrigérateur) ou des véhicules.
Montant: Dépend de la quotité cessible, de la durée, et du besoin exprimé par le client.
Remboursement: Le crédit est amorti en fonction de la fréquence des virements de revenus du
client.
Ces catégories de crédits à la consommation visent à répondre à des besoins spécifiques des
particuliers tout en garantissant un cadre structuré pour le remboursement mensuellement, le
prélèvement sur le salaire varie entre sept (7) et dix virgule cinq (10,5) pour cent, selon le profil des
clients (salariés du secteur public ou privé).
Crédit immobilier
Ce type de crédit est destiné à financer :
l’acquisition d’une maison,
la construction,
ou l’extension à usage résidentiel ou commercial.
Le montant du crédit dépend de la capacité d’endettement du client, de la durée de remboursement,
ainsi que des besoins exprimés.
[Link] d’éligibilité des crédits bancaires aux particuliers
Pour être éligible à un crédit bancaire, certaines conditions préalables doivent être remplies :
Détention d’un compte bancaire: Le client doit posséder un compte de virement actif auprès
de la CBI.
Domiciliation du revenu: Il est obligatoire de domicilier son salaire ou ses revenus sur ce
compte.
Historique du compte: Le compte chèque doit avoir fonctionné pendant au moins un (1) mois,
avec la réception d’au moins un virement de salaire. Cela témoigne de la bonne foi, du
sérieux et de la fidélité du client envers la banque.
Dans la partie suivante, nous décrirons en détail le processus d’octroi de crédit aux particuliers.
II. Analyse des risques liés aux opérations d’octroi de crédits
II.1. Processus d’octroi de crédit
II.1.1. Les acteurs intervenant dans le processus
Les acteurs impliqués dans le processus d’octroi de crédit à la CBI sont :
Un Conseiller Clientèle,
Un Chef d’Agence,
Un Responsable du Réseau des Agences (Ouagadougou/Intérieur),
Un Adjoint Directeur du Réseau,
Un Directeur du Réseau,
Un Analyste Risque,
Un Adjoint Directeur des Risques et des Engagements,
Un Directeur des Risques et des Engagements.
Un Directeur Général Adjoint
Une Directrice Générale
II.1.2. Les différentes étapes du processus
Pour bénéficier d’un prêt à la CBI, le client doit être inscrit dans ses registres, c’est-à-dire posséder
un compte chèque à son nom.
II.1.2.1. Constitution du dossier de crédit
Cela consiste à rassembler tous les documents nécessaires pour l’obtention du crédit, à savoir :
Une copie des trois (3) dernier bulletin de salaire,
Une copie de la pièce d’identité,
Une copie du contrat de travail (pour les salariés du secteur privé).
Assurance vie
Assurance vie s’agit d’un contrat signé par le client, qui permet à la banque de se protéger contre les
pertes dues à un non-remboursement du crédit en cas de décès de l’emprunteur. L’assurance vie est
une garantie obligatoire pour toute demande de crédit au sein de la banque.
Fiche de demande de prêt
Il s’agit d’un formulaire signé par le client, dans lequel il exprime sa volonté de contracter un
crédit spécifique, tout en s’engageant à rembourser ce dernier avec intérêts, selon les
conditions convenues entre les deux parties.
Fiche d’étude technique
C’est un document détaillé et technique qui regroupe des informations sur le client (identité,
localisation géographique, etc.) et sur le crédit (numéro de compte, montant du capital, durée
du crédit, etc.).
Convention de prêt
Il s’agit d’un document juridique rédigé par la banque, qui précise les modalités du prêt
(montant, échéances, durée, pénalités, etc.).
Engagement ferme de virement irrévocable de salaire (EVIS)
Il s’agit d’un document que le client et son employeur doivent lire, approuver et signer. Il
matérialise l’engagement de l’employeur à virer le salaire de l’employé sur son compte CBI
pendant toute la période de remboursement du prêt, afin que ce dernier puisse honorer ses
engagements financiers.
L’avenant
Il s’agit d’un document vierge signé par le client, indiquant que certains éléments essentiels
du contrat de prêt peuvent être modifiés à tout moment.
Le formulaire de consentement
C’est un document permettant d’obtenir l’accord du client concernant le crédit qu’il
contracte auprès de la banque.
La demande d’anticipation
Ce formulaire, signé par le client, matérialise son accord pour le remboursement anticipé
d’éventuels crédits antérieurs, ainsi que pour les frais associés.
Le tableau d’amortissement
Il s’agit d’un tableau détaillant le programme de remboursement du crédit. Il indique le
montant du capital emprunté, la durée, les frais de dossier, le taux d’intérêt, les échéances,
etc.
Le rapport de solvabilité
C’est un résumé des crédits contractés précédemment, ainsi que du processus de
remboursement de ces derniers.
II.1.2.2. Le montage du dossier de crédit
Une fois la demande de prêt reçue, le gestionnaire de compte commence à monter le dossier de
crédit. Si la demande est incomplète, le processus est interrompu. Avant de soumettre le dossier pour
décision, il analyse plusieurs éléments pour formuler un avis (favorable ou non), notamment :
La capacité d’endettement du client: Cette étape consiste à examiner le compte du client pour
vérifier l’exactitude des revenus et des engagements en cours auprès de la banque et d’autres
établissements de crédit. Elle dépend du salaire, des engagements existants, de la durée du
crédit et du taux d’intérêt. Elle est aussi influencée par la quotité cessible, qui représente la
portion du salaire que la législation autorise la banque à prélever pour rembourser le crédit.
Les lois régissant le processus d’octroi de crédit aux particuliers au Burkina Faso sont :
Le décret N°2008-741/PRES/PM/MTSSIMEE/MEPRE/MJ/DEF portant cession, saisie et
retenue sur les rémunérations et pensions de retraite des agents publics de l’État.
Et des travailleurs salariés du secteur privé. Selon ce décret, les rémunérations et pensions
sont cessibles et saisissables suivant les proportions suivantes :
Du SMIG à 75 000 F : taux applicable de 33 %
De 75 001 F à 100 000 F : taux applicable de 40 %
De 100 001 F à 200 000 F : taux applicable de 45 %
De 200 001 F à 300 000 F : taux applicable de 50 %
Au-delà de 300 000 F : taux applicable de 55 %
L’arrêté N°176/MEF/SG/DGTCP/DAMOF relatif au taux d’usure définit le taux d’usure
comme étant le taux maximum au-delà duquel l'usure est constituée. Il est fixé à 18 % par an
pour les prêts octroyés par les banques et à 27 % par an pour ceux consentis par les
établissements financiers.
La capacité de remboursement
Il s’agit de la capacité du client à honorer ses engagements financiers. Elle dépend de sa
situation financière, matrimoniale et patrimoniale, ainsi que parfois de sa capacité
d’endettement. Pour évaluer cette capacité de manière plus précise, il est essentiel de prendre
en compte la qualité et la solidité de l’employeur, afin d’éviter les risques liés à des
employeurs peu fiables ou non recommandables.
Le montage du dossier de crédit consiste à réunir tous les documents et informations
nécessaires à la prise de décision concernant l’octroi du crédit. Le gestionnaire de compte
établit une fiche d’analyse précisant le montant du crédit, le taux d’intérêt, la durée et son
avis motivé. Il prépare également une fiche de cotation pour évaluer si le client représente un
bon risque, ainsi qu’une fiche de suivi qui sert à recueillir les signatures nécessaires lorsque le
dossier entre dans le circuit de décision. Cette fiche permet de suivre les délais de traitement
des dossiers.
II.1.3. Le suivi du crédit
Le suivi du crédit a pour objectif de garantir à la banque une gestion optimale des fonds, en
s’assurant que le crédit est utilisé pour l’objet ou le projet auquel il est destiné. Cela permet d’éviter
les risques de détournement de fonds, de non-remboursement ou de remboursement partiel, qui
peuvent entraîner des situations d’impayés.
II.1.3.1. Les différents modes de remboursement
Lors du montage du dossier de crédit, la banque établit un tableau d’amortissement qui permet de
suivre plus facilement le remboursement du prêt. Plusieurs modes de remboursement sont proposés
au client pour répondre à ses besoins.
Le remboursement périodique
Ce mode est défini dès la signature du contrat de prêt. Il consiste à programmer des prélèvements
réguliers dès le virement du salaire suivant, lors de la mise en place du crédit. Ce mode de
remboursement se poursuit jusqu’au dernier mois de remboursement complet du crédit, avec des
montants de coupure constants.
Le remboursement différé
Il s’agit de repousser la période de remboursement du crédit. Ce mode est généralement demandé par
le client qui souhaite prendre des précautions avant d’effectuer la première coupure. Il entraîne
également le paiement d’intérêts sur la période différée.
Le remboursement anticipé
Il s’agit d’une décision prise par le client de rembourser la totalité du capital restant avant la dernière
échéance. Ce mode est autorisé par Coris Bank, et le client devra uniquement payer les frais
d’anticipation, les intérêts du mois en cours, ainsi que la TAF (Taxe sur les Activités Financières).
II.1.3.2. Le suivi des remboursements du crédit
Un impayé se définit comme une situation où le client ne parvient pas à rembourser sa créance à
l’échéance prévue. Plusieurs causes peuvent être à l’origine d’un impayé :
La faillite de l’employeur: lorsque l’employeur du client rencontre des difficultés financières et ne
peut plus régler les salaires pendant une période donnée.
Le licenciement du client: lorsqu’un client perd son emploi, ce qui entraîne l’arrêt des
virements de salaire et le passage du compte en situation d’impayé. L’assurance perte
d’emploi couvre alors la somme restante due.
Le décès du client: lorsqu’un client décède, le virement du salaire est interrompu, ce qui
constitue également une clause de non-remboursement. Si le décès est d’origine naturelle,
l’assurance décès prendra en charge le remboursement de la somme restante due. En cas de
décès volontaire, ce sont les ayants droit qui seront responsables du remboursement du solde.
La baisse du revenu: cette situation survient lorsqu’un client, après avoir contracté un prêt,
demande de nouveaux engagements à son employeur, comme une avance sur salaire (pratique
courante dans certains secteurs privés). Cela peut entraîner une diminution du salaire versé.
L’omission du virement du salaire par l’employeur: cela se produit lorsque l’employeur
oublie de virer le salaire, en raison d’un oubli, d’un problème technique, ou d’un retard dans
le virement après un appel à l’échéance de la banque. Le crédit est alors considéré comme
étant en impayé temporaire. Dès que le salaire est viré, la mensualité est prélevée, avec des
intérêts sur l’impayé.
II.1.4. Le recouvrement du crédit
Le recouvrement intervient lorsqu’un client ne respecte pas ses engagements pour diverses raisons
mentionnées précédemment. Coris Bank a mis en place deux phases pour gérer les impayés : la
phase précontentieuse et la phase contentieuse.
La procédure précontentieuse
Il s’agit d’un recouvrement amiable, regroupant toutes les actions non judiciaires entreprises par la
banque pour récupérer les sommes dues. Cette phase se déroule en deux étapes principales :
Relance téléphonique après un mois d’impayé: Le gestionnaire de compte effectue une
relance téléphonique après un mois d’impayé. Cela permet de discuter avec le client,
d’évaluer sa situation financière et de déterminer s’il est de bonne ou mauvaise foi. Toutefois,
un inconvénient majeur de cette méthode est que le client peut choisir de ne pas répondre aux
appels du banquier. De plus, tout engagement pris oralement par le client peut être remis en
question s’il n’est pas confirmé par écrit.
Lettre de relance après deux mois d’impayé: Si la relance téléphonique n’a pas donné de
résultats, la banque envoie une lettre de relance. Celle-ci officialise la situation anormale et
invite le client à régulariser sa situation.
La procédure contentieuse
Le recouvrement contentieux commence par un traitement amiable pour un débiteur prêt à
régulariser sa situation. Si nécessaire, la procédure passe par une phase d’intimidation via huissier
pour un débiteur récalcitrant, et peut aller jusqu’au recouvrement forcé par voie judiciaire, entraînant
la dénonciation de la convention de compte courant ou la déchéance du terme.
Recouvrement amiable
Dans cette phase, la banque contacte le débiteur ainsi que le garant, s’il y en a un, pour signer un
protocole d’accord de remboursement de la créance selon un échéancier précis. Ce protocole doit
impérativement inclure une clause de déchéance du terme, et les mensualités doivent être
matérialisées par des billets à ordre signés par le débiteur et le garant. Il revient au service
contentieux de suivre la régularité de ces remboursements. En cas de manquement, les phases deux
ou trois (intimidation ou recouvrement judiciaire) devront être engagées.
Phase d’intimidation
Lorsque le client débiteur n’a pas réagi aux relances effectuées par la phase précontentieuse ou ne
manifeste pas la volonté de résoudre amiablement la situation, le service contentieux envoie une
mise en demeure de paiement via huissier, avec un délai imparti. Si le débiteur ne réagit pas
positivement, la procédure de recouvrement forcé sera lancée, impliquant la mise en jeu des
garanties, sous réserve que la banque détienne des titres exécutoires.
Recouvrement forcé par voie judiciaire
Cette phase intervient lorsque toutes les tentatives de recouvrement amiable ont échoué. Si la
conciliation n’a pas abouti, le dossier est transmis aux avocats de la banque, qui entameront la
procédure judiciaire, notamment pour la réalisation des garanties. Les documents nécessaires leur
seront fournis, bien que les originaux doivent être conservés dans le dossier contentieux.
III.2. L’identification des risques liés aux opérations de crédit pour les particuliers
L’identification des risques est la première étape essentielle pour une gestion efficace des crédits. La
gestion des opérations d’octroi de crédit aux particuliers est complexe, car elle implique divers
services, allant du département des opérations locales à celui des systèmes informatiques. Parmi ces
risques, on peut citer :
III.2.1. Le risque de non-remboursement
Ce risque découle de la solvabilité du débiteur. Il est lié à la situation financière du client
(licenciement, faillite de l’employeur, ou décès du client). Il s’agit du risque le plus redouté par les
banquiers.
III.2.2. Le risque de contrepartie
Le risque de contrepartie fait référence au risque de défaut de paiement des clients, c’est-à-dire le
risque de pertes dues au non-respect des obligations par un emprunteur. Aussi appelé risque de crédit,
il représente le principal risque auquel un établissement financier est confronté. Ce risque de
contrepartie peut entraîner des conséquences importantes pour la banque.
Impacts financiers directs: Il s’agit de la non-restauration du capital prêté, des moins-values,
ou encore du détournement de fonds.
Impacts indirects: Ceux-ci incluent une provision élevée sur les bénéfices, l’anticipation de
pertes probables, et des charges supplémentaires.
Impacts commerciaux: Cela peut se traduire par la perte de clientèle et une dévalorisation de
l’image de la banque.
II.2.3. Le risque de liquidité
Le risque de liquidité désigne l’incapacité d’une banque à honorer ses engagements quotidiens à un
moment donné, en raison de la difficulté à mobiliser ses actifs pour répondre aux demandes de ses
clients. Ce risque peut découler de la mise en place de nouveaux crédits, des demandes de retrait
d’espèces, d’une crise de confiance sur le marché vis-à-vis de la banque, ou encore d’une crise de
liquidité générale. Il est lié à la transformation des ressources en emplois de plus longue durée.
III.2.4. Le risque de marché
Également appelé risque sectoriel, il concerne le risque lié à la stratégie de positionnement des
institutions financières sur le marché, en fonction de la population cible et du contexte social. Ce
risque peut également découler des pertes potentielles liées à la variation des prix des instruments
financiers détenus dans le portefeuille de négociation ou dans les activités de trading. L’activité sur
les marchés amplifie tous les risques bancaires traditionnels, tels que le risque de change, de taux, de
prix sur les actions, de liquidité et opérationnels. L’augmentation considérable des volumes échangés
sur les marchés, notamment sur les nouveaux marchés de produits dérivés, a considérablement
renforcé ces risques, comme l’ont montré plusieurs scandales soulignant le faible contrôle de
certaines banques sur ces activités.
III.2.5. Le risque opérationnel
Le risque opérationnel se définit comme « le risque de pertes résultant d’une défaillance ou d’une
inadéquation des procédures, des personnels et des systèmes, ou de causes extérieures, y compris les
événements peu probables mais pouvant entraîner de lourdes pertes » (Christian & al., 2008 :19). Ce
type de risque inclut également le risque juridique, qui est lié à la non-application des normes légales
et règlementaires.
Le risque opérationnel exclut les risques stratégiques et de réputation, qui sont liés à l’absence de
stratégies adéquates.
Tableau 5 : Identification des risques opérationnels
Tâches Risques opérationnels
Dossier imprécis et incomplet, garantie fictive et
Réception des dossiers
insuffisante
Informations erronées, erreur sur l’objet du prêt, non-
Montage du dossier
respect de la quotité, client insolvable
Contrat non signé ou non approuvé à tous les niveaux,
Mise en place et déblocage du omission d’un aspect juridique, omission
crédit d’enregistrement, saisie erronée, retard dans la mise en
place du prêt
Classement du dossier de Validation du dossier par une personne non habilitée
crédit
Déclassement des dossiers Dossier perdu
Absence de relance, échéance erronée, mauvaise foi du
Envoi des correspondances
client, fraude, malveillance interne
Source : Coris Bank International
Selon Camara (2006 :130), le risque opérationnel est défini comme la probabilité de pertes
résultant d’une défaillance dans les procédures administratives, les machines, et les outils de
travail. Il identifie cinq types de risques opérationnels : le risque de fraude, le risque
administratif, le risque juridique, le risque lié à la sécurité informatique, et le risque lié à la
sécurité physique. Son champ d’application étant large, il est parfois difficile de percevoir son
impact immédiat. Le Comité de Bâle considère le risque opérationnel comme un risque
majeur pour les banques, et recommande que celles-ci détiennent des fonds propres pour se
protéger contre les pertes qu’il pourrait engendrer. Selon le dispositif de Bâle II, le risque
opérationnel est défini comme « le risque de pertes résultant de carences ou de défauts dans
les procédures, les personnels, les systèmes internes, ou à la suite d’événements extérieurs ».
Après avoir identifié les risques opérationnels liés au processus, il est essentiel de les évaluer
pour assurer une gestion efficace. L’évaluation des risques repose sur la probabilité de leur
survenance et leur impact (gravité).
II.2.6. Le risque d’image commerciale
Ce risque, lié à la politique commerciale, concerne la perception négative que les clients
potentiels, souvent les membres adhérents, peuvent avoir de l’activité commerciale de la
banque.
II.2.7. Le risque réglementaire
Aussi appelé risque juridique, fiscal ou pénal, il désigne le risque associé à la non-application
des lois et règlements en vigueur.
II.2.8. Le risque stratégique
Ce risque, relatif à la politique générale ou au management, est lié à l’absence de stratégie ou
à une stratégie défaillante dans la gestion des dossiers clients et le suivi des crédits au sein de
l’institution.
II.2.9. Le risque déontologique
Il s’agit d’un risque lié aux procédures ou au contrôle interne, découlant de la non-application
des principes déontologiques spécifiques au secteur bancaire.
II.2.10. Le risque de malversation
Ce risque englobe les actes de détournement, de collusion ou de vol, impliquant un employé
de la banque, seul ou en collaboration avec un ou plusieurs complices internes ou externes,
dans des opérations irrégulières.
II.2.11. Le risque systémique
Il survient lorsqu’une défaillance d’un établissement de crédit entraîne un effet domino,
pouvant provoquer des défaillances dans d’autres établissements et menacer la stabilité de
l’ensemble du système bancaire.
Reformulation :
II.2.12. Le risque d’équilibre
Ce risque survient lorsqu’un débiteur respecte ses engagements après l’échéance
contractuelle prévue. Il résulte à la fois de l’incapacité du débiteur à rembourser le prêt à
temps et du manque de suivi de la part de la banque concernant le respect des échéances
contractuelles avec ses clients.
II.2.13. Le risque politique
Ce risque découle des actions ou décisions prises par les autorités publiques locales ou
nationales, pouvant affecter l’activité de la banque.
II.4. GESTION DES RISQUES
Les banques doivent mettre en place des politiques, processus et procédures pour maîtriser et
atténuer les risques opérationnels majeurs. Elles doivent également réévaluer régulièrement leurs
stratégies de gestion des risques et ajuster leur profil de risque opérationnel en fonction de leurs
objectifs globaux.
Pour ce faire, plusieurs mesures sont disponibles, notamment :
Vérifier la solvabilité du client.
S’assurer que le prêt correspond bien à l’activité du client.
Contrôler les dossiers de manière réciproque entre les agents impliqués dans le processus de
prêt.
Effectuer des enquêtes préalables et des visites sur le terrain.
Respecter les critères spécifiques de chaque dossier de crédit, tels que le taux d’intérêt, les
conditions de mise en place et les réglementations applicables.
Utiliser un système de storting et un système de délégation.
Mettre en place des limites de suivi des autorisations.
Assurer la qualité de la formalisation des décisions d’octroi et des dossiers.
Contrôler la complétude des dossiers physiques (exhaustivité des pièces justificatives).
II.4.1. Outils spécifiques de gestion des risques opérationnels liés au processus de crédit
bancaire
Ces outils sont déployés par la direction de la banque pour gérer les risques opérationnels. Il existe
cinq outils spécifiques pour la gestion de ces risques, incluant : les outils de… (Continuer selon la
suite du texte).
Gestion de la fraude, des risques administratifs, juridiques, de sécurité physique et informatique
II.4.1.1. Outils de gestion de la fraude
Pour gérer le risque de fraude, plusieurs mesures peuvent être mises en place, telles que :
Politique des ressources humaines Il est essentiel d’établir une procédure de recrutement claire afin
d’éviter toute subjectivité dans le processus de sélection du personnel.
Gestion des congés Bien que faisant partie des ressources humaines, la gestion des congés mérite
d’être abordée spécifiquement, car elle constitue un outil clé pour prévenir la fraude et la collusion.
Mobilité des postes Le changement de poste des employés permet de réduire les risques liés à une
trop grande stabilité dans un même rôle, ce qui peut engendrer des comportements nuisibles.
Formation continue La formation est un levier important pour la gestion des risques de fraude et pour
la gestion de l’ensemble des risques opérationnels.
II.4.1.2. Outils de gestion des risques administratifs
La gestion du risque administratif repose sur le respect strict des procédures, l’application du
principe des « quatre yeux » et la formation. Le principe des quatre yeux stipule que toute opération
doit être examinée par deux personnes : l’une valide et l’autre exécute.
II.4.1.3. Outils de gestion du risque juridique
La gestion du risque juridique requiert des compétences solides en droit. Il est donc essentiel de
recruter et de former les cadres et agents responsables des questions juridiques pour assurer une
meilleure gestion de ce risque.
II.4.1.4. Outils de gestion de la sécurité physique
La sécurité physique doit être une responsabilité partagée par tout le personnel. Les valeurs, les
chèques, les garanties, les pièces justificatives et tout autre document sensible doivent être
soigneusement conservés dans un coffre-fort sécurisé.
II.4.1.5. Outils de gestion de la sécurité informatique
La sécurité informatique englobe au minimum trois (3) aspects essentiels : le logiciel informatique,
le poste de travail individuel et le réseau informatique de la banque.
Le logiciel informatique : doit être configuré pour s’adapter aux processus de la banque, plutôt que
l’inverse. Cela garantit que les informations telles que les codes des agences et les numéros de
compte client soient correctement saisies et sécurisées.
Le poste individuel de travail: Chaque employé doit disposer d’un ordinateur pour assurer une
productivité optimale. La gestion des mots de passe est essentielle pour prévenir les risques
opérationnels.
Le réseau informatique: Il consiste en un ensemble d’ordinateurs connectés, généralement via un
serveur central, permettant un gain de productivité et une meilleure gestion des informations au sein
de la banque.
II.4.2. Analyse des procédures d’engagement
L’analyse des procédures d’engagement implique la révision des éléments suivants :
Le respect de la politique d’offre, incluant les barèmes de taux, les conditions de mise en place et la
réglementation spécifique applicable aux crédits ou prêts.
L’existence d’un système de délégation et d’un système de suivi des limites d’autorisations.
La qualité de la formalisation des décisions d’octroi et des dossiers.
Le contrôle des dossiers physiques, pour assurer l’exhaustivité des pièces justificatives fournies.
Cette analyse permet de vérifier que les procédures sont correctement comprises et appliquées par le
personnel au quotidien.
II.4.3. Les procédures de gestion des encours sains
Les points clés du contrôle interne à cette phase concernent principalement :
Le suivi des paiements des échéances et le traitement des relances pour les premiers impayés.
Mise à jour des informations sur la vie des dossiers et gestion des garanties
Gestion des événements impactant la situation des crédits. Cette étape vise à s’assurer que
les dossiers jugés sains ne présentent aucun risque de reclassement en
créances douteuses. L’auditeur doit veiller à ce qu’aucune anomalie susceptible
d’altérer la classification des crédits ne passe inaperçue.
LE DIPOSITIF DE Surveillance des risques
L’objectif principal de cette revue est de garantir la capacité de l’établissement
bancaire à :
Identifier de manière exhaustive ses encours à risque.
Évaluer son niveau de maîtrise dans la gestion des provisions constituées. Une
fois les risques opérationnels identifiés dans le processus d’octroi de crédit, il
est nécessaire de les évaluer selon :
- La gravité des pertes potentielles.
- La probabilité de survenance.
Outils d’évaluation recommandés :
Auto-évaluation des risques :
- Cet outil permet à la banque d’évaluer ses procédures d’octroi de crédit à
partir de listes de contrôle ou d’ateliers. Il met en lumière les forces et
faiblesses des processus opérationnels.
- Exemples de points évalués : procédure de sélection des clients, rigueur
dans l’étude des dossiers, etc.
Matrice de recensement des risques :
- Cet outil recense les risques liés au processus d’octroi de crédit en intégrant
tous les services concernés. Il prend également en compte les moyens
d’atténuation des risques.
Indicateurs de risque :
- Ce sont des statistiques financières utilisées pour surveiller l’exposition au
risque. Ils alertent sur les modifications pouvant porter un risque accru (ex. :
hausse des crédits irrécouvrables, délais prolongés dans le traitement des
demandes).
Mise en œuvre
Un cadre structuré est indispensable pour enregistrer et suivre les
caractéristiques des cas de pertes, comme les créances litigieuses, les erreurs
de traitement ou les non-remboursements.
Bilan de stage
I. Déroulement du stage
Durant notre stage à **CBI-SA, Agence DASSASGHO (du 25 Septembre au 25
Décembre 2025), nous avons été accueillis chaleureusement. Une visite guidée
des différents services a facilité notre intégration. Sous la supervision des
chargés clientèle et du chef d’agence, nous avons progressivement appris à
maîtriser diverses tâches.
II. Activités réalisées
1. Accueil et assistance à la clientèle :
Nous avons appris à engager les clients avec des formules de politesse pour
les mettre à l’aise, répondre à leurs besoins ou les orienter vers les personnes
compétentes.
2. Renseignement sur les comptes et services :
Grâce à la documentation mise à notre disposition, nous avons expliqué aux
clients les types de comptes disponibles (comptes courants, d’épargne, etc.) et
leurs avantages.
3. Gestion des opérations bancaires courantes :
- Remplissage des bordereaux de dépôt et retrait pour les clients novices.
- Réception et traitement des chèques avec remise d’un bordereau.
4. Gestion des cartes bancaires et chéquiers :
- Nous avons participé aux trois étapes de gestion (demande, traitement,
remise au client).
- Une vérification stricte des pièces d’identité et des informations bancaires
était systématique.
5. Tenue des registres :
Nous avons assuré la mise à jour sans erreur des registres de cartes,
chéquiers, virements, et autres documents administratifs.
6. Montage des dossiers de crédit :
L’un des points forts de notre stage fut notre implication dans la constitution
des dossiers de prêts scolaires, crédits à la consommation, et prêts immobiliers.
Observations et suggestions
A. Observations
Forces de CBI-SA :
- Personnel jeune, dynamique et qualifié.
- Conditions d’accès aux crédits abordables, avec des procédures minutieuses
réduisant les risques opérationnels.
- Existence d’un contrôle interne rigoureux et d’une informatisation efficace via
le logiciel AMPLITUDE.
Faiblesses :
- Problèmes de connexion fréquents.
- Nombre insuffisant de conseillers clientèles face à la demande élevée.
- Lenteur dans la validation et le déblocage des crédits.
B. Suggestions
- Améliorer la qualité de la connexion pour fluidifier les opérations.
- Recruter du personnel qualifié pour réduire la pression sur les conseillers
clientèle.
- Simplifier le circuit de validation des dossiers de crédit pour satisfaire les
clients.
- Intégrer des formations spécifiques sur la gestion des risques de crédit.
Conclusion générale
Notre stage à Coris Bank nous a offert une précieuse expérience en combinant
théorie et pratique dans le domaine bancaire. L’institution se distingue par sa
structuration, son dynamisme et son engagement envers la satisfaction de la
clientèle.
Cependant, comme toute organisation, CBI-SA doit surmonter certains défis,
notamment dans l’optimisation de ses processus d’octroi de crédit. En mettant
en œuvre nos suggestions, la banque pourra renforcer ses capacités et
améliorer sa gestion des risques, tout en consolidant sa position sur le marché
bancaire.
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGES
- CHIAPPORI, P.-A. & YANELLE, M. O. (1996). *Le risque bancaire : un aperçu
théorique*, Revue d’économie financière, n°37, p. 97.
- JEAN MARC, B. & BERNARD, A. (2008). *L’essentiel des techniques bancaires*.
Paris : Eyrolles, p. 295.
- PETIE-DUTAILLIS, G. (1976). *Le risque de crédit bancaire*. Paris : Édition
scientifique Ribier, p. 407.
WEBOGRAPHIE
- [[Link]]([Link] consulté le 24 août
2022 à 14h22.
- [[Link]
[Link]](https://
[Link]/04/17/9783/La-gestion-des-risques-de-credit-dans-les-
[Link]), consulté le 5 septembre 2022.
RAPPORTS DE STAGE
- KAM, Damaris (2020). *Les crédits aux particuliers et la gestion des risques
associés : cas de la CBAO-BF Group Attijariwafa Bank*. Rapport de stage pour
l’obtention de la licence professionnelle, option Finance-Banque, ISSP, 33 pages.
- KABORE, Angèle Samiratou (2018). *Gestion des risques de crédits accordés
aux particuliers à Coris Bank International*. Rapport de stage pour l’obtention
de la licence professionnelle, option Assurance-Banque-Finance, IBAM, 35 pages.
……..