0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues10 pages

Production Des RX 2024 - 2025

Le document traite des bases physiques et techniques de l'imagerie à rayons X, en se concentrant sur la production des rayons X, leur fonctionnement et leurs caractéristiques. Il explique la distinction entre les rayons X de freinage et de fluorescence, ainsi que le principe de fonctionnement d'un tube à rayons X. Les paramètres influençant la puissance rayonnée et l'importance du filtrage et de la collimation dans les applications médicales sont également abordés.

Transféré par

BRAHIM
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues10 pages

Production Des RX 2024 - 2025

Le document traite des bases physiques et techniques de l'imagerie à rayons X, en se concentrant sur la production des rayons X, leur fonctionnement et leurs caractéristiques. Il explique la distinction entre les rayons X de freinage et de fluorescence, ainsi que le principe de fonctionnement d'un tube à rayons X. Les paramètres influençant la puissance rayonnée et l'importance du filtrage et de la collimation dans les applications médicales sont également abordés.

Transféré par

BRAHIM
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

FACULTE DE MEDECINE IBN EL JAZZAR DE SOUSSE

PREMIERE ANNÉE MÉDECINE (PCEM 1)

THEME 15:
BASES PHYSIQUES ET TECHNIQUES EN IMAGERIE

Chapitre : Imagerie à Rayons X

La production des rayons X

Pr Manel NOUIRA Dr Teheni Dardouri

Pr Ag Mohsen GUEZGUEZ

Laboratoire de Biophysique

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2024-2025


Objectifs du cours :
A la fin du cours l’étudiant doit être capable de :
1. Réaliser un schéma général d’un tube à rayons X.
2. Définir les X de freinage et les X de fluorescence.
3. Décrire le fonctionnement d’un tube à rayons X, le rôle de
chaque élément constitutif et les limites imposés par la
technologie.
4. Décrire les spectres théorique et réel des rayons dans un tube à rayons X.

Grands chapitres du cours :


• Notions élémentaires sur les RX
• Principe de production et spectre des rayons X
• Caractéristiques des Rayons X

2  Production des rayons X


Notions élémentaires

Les rayons X sont des ondes électromagnétiques de courtes longueurs d'onde. Ils
doivent leur appellation à Mr Wilhelm Röentgen qui les a découverts en 1895. On en
distingue deux types :

Photons X de fluorescence : La lacune électronique provoquée par une ionisation,


excitation ou capture électronique se doit d'être comblée par un électron provenant d'une
couche supérieure. Cette transition électronique, appelée également "réarrangement du
cortège électronique de l'atome", s'accompagne de l'émission d'énergie sous forme de
photon dit de " fluorescence ". Ces photons appartiennent au domaine des rayons X si la
longueur d'onde associée est suffisamment courte. Ils sont à l'origine du spectre discret
des rayons X et sont caractéristiques de l'atome où ils apparaissent (figure 1).

ionisation

Rayon X
Rayon X
excitation
ensuite, h ainsi de suite,
h
...
lacune lacune

Etape 2 : réarrangement du cortège électronique et


Etape 1 : Emissions photonique X
ionisations,
excitations

Figure 1 : Mécanisme d'émissions de photons X de fluorescence

Photons X de freinage : Ils apparaissent lorsque des électrons accélérés (extérieurs à


l'atome) passent au voisinage d'un noyau. L'attraction nucléaire provoque un
ralentissement de l'électron ou freinage. Ce dernier changera de direction avec une perte
d'une partie de son énergie cinétique sous forme d'un rayonnement X dit de freinage
(figure 2). Les photons de freinage définissent la partie continue du spectre des photons
X.

3  Production des rayons X


h = Ec1 - Ec2

Ec1
Attraction nucléaire de l'e- déviation de la trajectoire

Ec2<Ec1

Figure 2 : Etapes de la genèse du photon X de freinage

4  Production des rayons X


Principe de production et spectre des rayons X

I. Principe de production des rayons X:


La production des rayons X est basée sur le bombardement d'une cible (souvent du
tungstène) par des électrons accélérés dans le vide. L'exemple type d'un tel dispositif
est le tube de Coolidge appelé alors tube à rayons X (figure 3).

Figure 3 : Schéma classique d'un tube à rayons X


C’est un tube en verre sous vide, contenant une photocathode (filament de tungstène) et
une cible constituant l'anode (également en tungstène). La photocathode est parcourue
par un courant dit de chauffage d’intensité I, ce qui permet l’émission d’électrons (effet
thermo-électronique). Entre photocathode et anode règne une différence de potentiel U,
permettant l’accélération des électrons émis. Ces derniers viennent bombarder l’anode;
leurs interactions avec les électrons et les noyaux de la cible sont responsables d’une
émission de photons X.

II. Spectre des rayons X:

Les rayons X émis lors de l'interaction électron - atomes cibles résultent essentiellement
de l'interaction avec les noyaux. Il s'agit donc de rayonnements de freinage dont l'énergie
varie entre 0 et une valeur maximale (h𝜐 max) égale à l'énergie cinétique Ec des électrons
( Ec = e.U ). Le spectre d'énergie de ces photons est donc un spectre continu (figure 4).

5  Production des rayons X


dN

dE

E
Emax = e.U

Figure 4 : Spectre continu des RX

Le spectre réellement obtenu est donné par la courbe noire de la figure 5. Il diffère du
spectre théorique ( ..... ) par la contribution des photons de faible énergie. Cette différence
est due à l'auto absorption de ces photons peu énergétiques au niveau de l’anode et à leur
atténuation par les parois du tube.

dN

dE

Figure 5 : Spectre réel ( ) et théorique (...)

Quand l'énergie cinétique des électrons est égale à l'énergie de liaison des électrons des
atomes cibles (Ek, El, ... ), des rayons X de fluorescence sont alors produits et apparaissent
sous forme de raies s'ajoutant au spectre continu (figure 6).

dN

dE
LK

Figure 6 : Spectre sortant du tube à rayons X

En réalité, la participation des raies au spectre d'émission est négligeable ( < 1%).

6  Production des rayons X


Caractéristiques des Rayons X

Nous allons présenter dans ce paragraphe quelques caractéristiques physiques du


faisceau et technologiques du tube à rayons X permettant de comprendre l'incidence de
ces derniers dans les applications médicales.

I. Notion de puissance rayonnée :

La puissance rayonnée est proportionnelle à la surface sous la courbe du spectre


d’émission. La participation du rayonnement de freinage à cette puissance est de loin
supérieure à celle du rayonnement de fluorescence.

L'expérience montre que la puissance rayonnées est proportionnelle au courant i


traversant le tube, au carré de la tension d'accélération et dépend de la nature de la cible
par son numéro atomique.

La puissance rayonnée : P = k . i . Z . U²

Cette puissance rayonnée est un paramètre très important conditionnant la qualité de


l'image radiologique.

L'augmentation de i engendre une augmentation de P par le biais de l'augmentation du


nombre de photons émis alors que leur énergie reste constante. A l'inverse, pour une
valeur de Z plus importante ou une augmentation de U, P augmente par le biais de
l'augmentation de l'énergie des photons alors que leur nombre reste constant.

II. Le rendement du tube :

majeure
partie de la puissance électrique (99 %) est dissipée sous forme de chaleur, d'ou la
nécessité d'un refroidissement et d'une température de fusion élevé de la cible pouréviter
sa fusion; ce qui explique le choix du tungstène comme matériaux constituant la cible Tf=
3370°C .

7  Production des rayons X


Le rendement du tube est donné par la relation :

La puissance des rayonnements X (ou puissance rayonnée)


=
La puissance électrique consommée

soit encore

Le refroidissement de la cible est assuré par son enchâssement dans un gros bloc de cuivre
ou par une circulation complémentaire d'eau ou d'huile ou encore par la technique de
l'anode tournante. Cette dernière permet, grâce à une rotation de l'anode (solidaire d'un
rotor) à une fréquence pouvant atteindre les 10000 tours/min d'agrandir la surface
d'impact des électrons et d'augmenter par la suite l'évacuation de la chaleur déposée au
niveau de l'anode; en effet la rotation entraîne le métal échauffé hors du bombardement
cathodique. La puissance rayonnée par un tel tube est approximativement 50 fois
supérieure à celle d'un tube à anode fixe.

III. Collimation :
L’émission des rayons X par ce type d’appareillage est une émission isotrope, la
collimation, moyennant un diaphragme plombé, permet de limiter le faisceau de rayons X
à la zone à irradier (faisceau primaire).

IV. Filtrage :
Le faisceau de rayons X comporte des photons mous (peu énergétiques) et d’autres durs
(énergétiques) (figure 7). Le premier type de photons X va être absorbé rapidement par
le revêtement cutané du patient. Ces photons ne participeront pas à l’image radiologique;
il faut donc les éliminer car ils constituent une source d’irradiation inutile. Le filtrage
constitue le moyen utilisé pour ne laisser passer que les photons énergétiques(figure 8).

8  Production des rayons X


d

dE

Energie des photons émis

Figure 7: Spectre réel des RX sans filtrage

d
Elimination des photons
dE de faible énergie

Energie des photons émis

Figure 8: Spectre réel des RX après filtration

Ce filtrage est assuré par l’interposition d’une plaque d’aluminium ou de cuivre à la


sortie de la gaine (figure 9).

9  Production des rayons X


SOURCE RX

FILTRE

Figure 9: Filtrage des RX

Conclusion,

La production des rayons X dans un tube repose sur l'interaction d'électrons accélérés avec
une anode, générant des rayons X de fluorescence et de freinage.
L'intensité et l'énergie des RX dépendent des paramètres du tube, notamment la tension et le
courant appliqués.

Ces bases physiques sont essentielles pour comprendre et optimiser l'imagerie médicale
utilisant ces rayons X.

10  Production des rayons X

Vous aimerez peut-être aussi