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Lycée Lakanal, Sceaux Pour le 01/04/2025, 22h

MP – Mathématiques
A. Troesch

DM no 17 : Calcul différentiel et équations différentielles

Ce DM est à rendre au format numérique, scanné en pdf en un seul fichier n’excédant pas 10 Mo. L’envoi se fera via
Cahier-de-Prépa avant la date et heure ci-dessus.

Problème 1 – Mines 2023 MP, math 1 (3h) – Théorème de stabilité de Liapounov

[ Note : le sujet a été légèrement modifié pour entrer en conformité avec le programme, certaines notions ou objets du
sujet étant hors-programme ou mal définis. Les modifications et les ajouts apparaissent entre crochets [...] ]

Dans tout le problème, n désigne un entier naturel non nul. On note x.|.y le produit scalaire usuel de Kn , K pouvant
être R ou C, et } ¨ } la norme euclidienne associée. [Dans le cas de Cn , le produit scalaire usuel correspond au produit
scalaire de R2n après avoir identifié Cn à R2n via le R-isomophisme px1 , y1 , . . . , xn , yn q ÞÑ px1 ` i y1 , . . . , xn ` i yn q. ]

Si u et v sont deux applications linéaires pour lesquelles la notation u ˝ v a un sens, alors on note uv l’application u ˝ v.
De plus, si u est un endomorphisme d’un espace vectoriel E et k est un entier naturel non nul, uk désigne l’application
u ˝ ¨ ¨ ¨ ˝ u, où u apparaît k fois dans l’écriture. Par convention u0 “ idE .

On s’intéresse au système différentiel suivant :


#
y1 “ φpyq
yp0q “ x0 ,

avec x0 P Rn et φ une application de classe C 1 de Rn à valeurs dans Rn , telle que φp0q “ 0. [On admet que] cela
entraîne que si x0 “ 0, alors la solution de ce système est la fonction nulle, et donc 0 est un point d’équilibre. Notons
dφp0q l’application différentielle de φ en 0 . L’objectif de ce problème est d’établir une condition suffisante sur le
spectre de dφp0q pour assurer la stabilité de l’équilibre en ce point, et d’obtenir des informations quant à la dynamique
des solutions au voisinage de ce point d’équilibre. Plus précisément, on établit le résultat suivant :

Théorème de Liapounov :
Soit le système différentiel suivant : #
y1 “ φpyq
yp0q “ x0 ,

avec x0 P Rn et φ une application de classe C 1 de Rn à valeurs dans Rn , telle que φp0q “ 0 et telle que toutes les
valeurs propres complexes de dφp0q aient une partie réelle strictement négative. Alors il existe trois constantes α̃, C
et β strictement positives telles que :

@x0 P Bp0, α̃q, @t P R` , }fx0 ptq} ď Ce´βt }x0 } ,

où fx0 est l’unique solution du système différentiel et Bp0, α̃q désigne la boule ouverte, pour la norme } ¨ }, de centre
0 et de rayon α̃.

Dans une première partie, on étudie une norme sur les endomorphismes des sous-espaces vectoriels de Kn . Dans la
seconde partie, on établit des résultats sur le système différentiel linéaire, en se servant des résultats de la partie I.
Enfin, la troisième partie est consacrée à la démonstration du théorème de Liapounov. Cette dernière partie est très
largement indépendante des deux premières, à l’exception du résultat obtenu à la fin de la partie II.

1
Partie I – Étude d’une norme sur LpEq

Soit E un sous-espace vectoriel de Kn [non réduit à t0u]. Soit u un endomorphisme de E.


1. Après avoir justifié l’existence des bornes supérieures, montrer que :

}upxq}
sup “ sup }upxq}.
xPE }x} xPE
x‰0 }x}“1

}upxq}
2. On note ~u~ “ sup . Montrer que ~ ¨ ~ est une norme sur LpEq.
xPE }x}
x‰0
3. Montrer qu’il s’agit d’une norme sous-multiplicative, c’est-à-dire que :

@pu, vq P LpEq2 , ~uv~ ď ~u~ ¨ ~v~


‌ ‌
et en déduire une majoration de ‌uk ‌, pour tout entier naturel k, en fonction de ~u~ et de l’entier k.

Partie II – Étude de la stabilité en 0 du système linéaire

Dans cette partie, a désigne un endomorphisme de Cn .


4. Montrer qu’il existe un entier naturel non nul r, des nombres complexes distincts λ1 , λ2 , . . . , λr , ainsi que des
entiers naturels non nuls m1 , m2 , . . . , mr , tels que :
r
à
Cn “ Ei ,
i“1

mi
où pour i P v1; rw , Ei “ Ker pa ´ λi idCn q .

D’après la question précédente, si x est un élément de Cn , il existe un unique r-uplet px1 , . . . , xr q P E1 ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ Er tel
řr
que x “ xi . Fixons à présent i P v1; rw. On définit alors les endomorphismes :
i“1
ˇ ˇ
ˇ Cn ÝÑ Ei ˇ E ÝÑ Cn
ˇ i
pi : ˇ et qi : ˇ .
ˇ
ˇ x ÞÝÑ xi ˇ xi ÞÝÑ xi

Par ailleurs, on note ~ ¨ ~i la norme sur L pEi q introduite à la partie I, à savoir

}upxq}
@u P L pEi q , ~u~i “ sup .
xPEi }x}
x‰0

On utilisera la notation ~ ¨ ~c pour L pCn q. Enfin, on notera ai l’endomorphisme pi aqi .

5. Montrer que, pour tout i P v1; rw, il existe une constante Ci ą 0 telle que :

@u P L pEi q , ~qi upi ~c ď Ci ~u~i .

6. Montrer que, pour i P v1; rw , Ei est stable par a.


r
2 ř
7. Soit pi, jq P v1; rw . Exprimer pi qj puis qi pi en fonction des endomorphimes idCn et idEj .
i“1
r
ÿ
8. Montrer que : a “ qi ai pi .
i“1
9. En déduire que :
r
ÿ
@t P R, eta “ qi etai pi .
i“1

2
10. Montrer par ailleurs que :
‌ ta ‌ ˇ ˇ mÿi ´1
|t|k k
@i P v1; rw , @t P R, ‌e i ‌ ď ˇetλi ˇ ~ai ´ λi idEi ~i .
i k!
k“0

11. En déduire l’existence d’un polynôme P à coefficients réels tel que :


‌ ta ‌ r
ÿ
@t P R, ‌e ‌ ď P p|t|q
c
etRepλi q
i“1

où Repzq désigne la partie réelle d’un nombre complexe z.


12. Pour toute matrice A P Mn pRq, on notera uA l’endomorphisme canoniquement associé à A dans Rn et vA
l’endomorphisme de Cn canoniquement associé à A, vue comme une matrice de Mn pCq. On conservera la
notation ~¨~c pour la norme introduite à la partie I sur L pCn q et on utilisera ~¨~r sur L pRn q. Montrer qu’il
existe C ą 0 telle que :
‌ ‌ ‌ ‌
@A P Mn pRq, @t P R, ‌etuA ‌r ď C ‌etvA ‌c .

Dans la suite de cette partie, on considère u un endomorphisme de Rn , et A P Mn pRq sa matrice dans la base
canonique. On notera par ailleurs, SppAq le spectre complexe de A. Notons gx0 l’unique solution de classe C 1 sur R`
de : #
y 1 “ upyq
yp0q “ x0
13. Montrer que :
@x0 P Rn , lim }gx0 ptq} “ 0 ðñ SppAq Ă R˚´ ` i R
tÑ`8

14. On se place dans cette question dans le cas où toutes les valeurs propres de A ont une partie réelle strictement
négative. Montrer alors qu’il existe deux constantes C2 et α strictement positives telles que :
‌ ‌
@t P R` , ‌etu ‌ ď C2 e´αt r

et en déduire une majoration de }gx0 ptq} pour t P R` .

Partie III – Démonstration du théorème de Liapounov

On considère dans cette partie une application φ de Rn dans Rn de classe C 1 telle que φp0q “ 0, et en notant a “ dφp0q,
telle que toutes les valeurs propres de a aient une partie réelle strictement négative.
Soit x0 P Rn . On s’intéresse au système différentiel suivant :
#
y 1 “ φpyq
.
yp0q “ x0

On admettra l’existence d’une solution de ce système définie sur R` , que l’on notera fx0 .
15. Montrer que la fonction ˇ n
ˇ R ˆ Rn ÝÑ R
ˇ ż `8
b : ˇˇ @ ta D
ˇ px, yq ÞÝÑ e pxq | eta pyq dt
0
est bien définie et qu’elle définit un produit scalaire sur Rn .
On notera q la forme quadratique associée à b, c’est-à-dire que pour tout x P Rn , qpxq “ bpx, xq.
16. Démontrer alors que :
@x P Rn , dqpxqpapxqq “ 2bpx, apxqq “ ´}x}2

Pour toute fonction y définie sur R` , on associe la fonction εpyq définie par :
ˇ
ˇ ` Ñ
ˇ R Rn
εpyq : ˇ
ˇ t ÞÑ φpyptqq ´ apyptqq

3
17. Vérifier l’égalité
1 2
@t P R` , q pfx0 q ptq “ ´ }fx0 ptq} ` 2b pfx0 ptq, ε pfx0 q ptqq ,

[où qpf0 q désigne l’application t ÞÑ qpf0 ptqq.]


18. Prouver l’existence de deux nombres réels α et β strictement positifs tels que, pour tout t P R` , on ait :
2
q pfx0 ptqq ď α ùñ ´ }fx0 ptq} ` 2b pfx0 ptq, ε pfx0 q ptqq ď ´βq pfx0 ptqq .

On fixe un tel couple pα, βq pour la suite de ce problème.


19. Montrer alors que :
q px0 q ă α ùñ @t ě 0, q pfx0 q ptq ď e´βt q px0 q .

20. En deduire l’existence de trois constantes α


r, C et β strictement positives telles que :
β
@x0 P Bp0, α
rq, @t P R` , }fx0 ptq} ď C e´ 2 t }x0 } ,

où Bp0, α
rq désigne la boule ouverte, pour la norme } ¨ }, de centre 0 et de rayon α
r.

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