Introduction :
Première partie : La phase administrative du contentieux
fiscal
Section 1/Le contentieux fiscal dans sa phase administrative
A. Le contentieux fiscal suite à la procédure de rectification
1. La première notification
2. La deuxième notification
B. Le recours devant les commissions
1. Le recours devant la commission locale de taxation :
a. La compétence de la commission :
b. La composition de la commission :
c. Le fonctionnement de la commission :
d. L’exécution des décisions de la commission locale de taxation :
2 .Le recours devant la commission nationale du recours fiscal
a. Les conditions d’intervention de la commission nationale du recours fiscal :
b. La compétence de la commission nationale du recours fiscal :
c. La composition de la CNRF :
Section 2/ Le contentieux fiscal dans le cadre de la procédure
réclamation
A. La réclamation contentieuse
a. Les conditions de la procédure de la réclamation contentieuse
b. Le sort de la réclamation contentieuse
B. La réclamation gracieuse
a. Objet
b. La forme de la réclamation gracieuse.
c. L’instruction de la réclamation.
C. La réclamation donnant droit au dégrèvement, restitution
a. Droit de dégrèvement
b. Le droit de restitution.
Le contentieux fiscal en matière d’imposition et de liquidation de l’impôt se déroule en 2
phases :
Soit une phase administrative ou intervient les commissions de taxation suite à la
procédure contradictoire de rectification, ou dans le cadre d’une procédure de
réclamation ou de recours gracieux.
Soit une procédure judiciaire ou intervient, le cas échéant, le tribunal administratif
du ressort du siége social ou du principal établissement du contribuable qui décide
d’y recourir.
Dans le cadre de ce travail, on se penchera sur l’ensembles des règles relatives à ce
sujet, on étudiera en premier lieu la phase administrative du contentieux fiscal pour
passer ensuite à la phase judiciaire.
Première partie : La phase administrative du contentieux
fiscal
Section1/Le contentieux fiscal dans sa phase administrative
A-Le contentieux fiscal suite à la procédure de
rectification :
Dans ce cadre, le litige trouve son origine dans les désaccords naissant suite à la
procédure de rectification. Ce qui permet au contribuable de porter le litige devant la
Commission locale de taxation puis faire appel devant la commission nationale de
recours fiscal.
Les rectifications apportées par l’administration à la base d’imposition soit sur la base
de déclaration du contribuable, soit selon la procédure de taxation d’office s’effectue
selon une procédure précise en deux phases : la première notification et la deuxième
notification.
La première notification :
Les rectifications sont adressés au contribuable soit par lettre recommandé.
avec accusé de réception, soit par remise en main propre selon les formes
prescrites constatées par un certificat de remise, l’inspecteur des impôts doit
indiquer dans sa notification les motifs, la nature ainsi que le montant de
redressement envisagé et inviter le contribuable à présenter ses observations
dans un délai de 30 jours à compter de la date de la réception de la lettre de
notification, à défaut de réponse du contribuable dans le délai imparti,
l’imposition établie selon les bases notifiées et ne peut plus être contestée que
par voie de réclamation selon l’article 220 du CGI.
deuxième notification :
Lorsque le contribuable formule ses observations au redressement proposé lors
du délai imparti et si l’inspecteur rejette tout ou partie des observations ainsi
formulées, il doit faire part au contribuable de sa décision dans un délai de 60
jours suivant la date de réception des observations du contribuable en faisant
connaître à ce dernier la base d’imposition retenue et en lui indiquant que la
dite base sera définitive s’il ne pourvoie pas devant la commission locale de
taxation dans un délai de 30 jours suivant la date de réception de cette seconde
notification en vertu de l’article 220 du CGI.
B. Le recours devant les commissions :
Ces commissions constituent, dans le cadre de la réforme du système fiscal, l’une des
garanties réelles accordées au contribuable. C’est ce que la Cour Suprême, elle-même, a
confirmé en déclarant que « l’objectif de leur création est d’attribuer au redevable de
l’impôt professionnel des garanties supplémentaires…
● Le recours devant la commission locale de taxation :
Dans le cadre de la procédure contradictoire, après la deuxième notification, le
contribuable peut porter, sous forme de requête, le litige devant la commission locale de
taxation, à la condition qu’il en exprime expressément le souhait.
Autrement dit, la continuation de la procédure contradictoire est subordonnée à la
condition que le contribuable ait exprimé, de manière expresse, son souhait de porter le
litige devant la commission locale, à défaut de cette demande expresse, la procédure
contradictoire se trouve automatiquement terminée.
Concernant la commission locale de taxation, nous analyserons successivement :
La compétence.
La composition.
Le fonctionnement.
L’exécution de ses décisions.
a. La compétence de la commission :
Aux termes de l’article 225 du CGI, les commissions statuent sur tous les litiges relatifs
à la détermination des bases des impôts, droits et taxes. Mais elles doivent se déclarer
incompétentes pour les questions qu’elles estiment de droit, c'est-à-dire, celles qui
portent sur l’interprétation des dispositions légales ou réglementaires.
Ainsi, ces commissions sont appelées à statuer, valablement, sur les questions de fait.
Mais elles n’ont pas à intervenir en cas d’accord préalable en cours de procédure, ou
encore lorsque le litige porte sur une imposition déjà établie ; enfin, lorsque le
contribuable, du fait de sa propre défaillance, a fait l’objet d’une taxation, pour défaut de
réponse dans le délai légal, à la première demande de notification.
Sur le plan territorial, c’est la commission du lieu d’imposition, c'est-à-dire, du lieu du
siége social ou du principal établissement du contribuable, qui statue sur le litige qui
oppose ce dernier à l’administration.
b. La composition de la commission :
Les règles relatives à la constitution, au fonctionnement et aux décisions de la
commission locale de taxation sont définies par l’article 225 du CGI.
Chaque commission locale de taxation comprend :
- Un magistrat, président.
Un représentant du gouverneur de la préfecture ou de la province dans le ressort de
laquelle est situé le siège de la commission.
- Le chef du service local des impôts ou son représentant qui remplit la fonction de
secrétaire rapporteur de la commission.
- Un représentant des contribuables appartenant à la branche professionnelle la plus
représentative de l’activité exercée par le contribuable requérant.
Les quatre membres de la commission ont des voix délibératives et en cas de partage
égal des voix, celle du président est prépondérante.
Les représentants des contribuables et leurs suppléants en nombre égal sont désignés
pour une période de 3 ans par le gouverneur de la préfecture ou de la province
concernée.
Ils sont choisis parmi les personnes physiques membres des organisations
professionnelles les plus représentatives des branches d’activité figurant sur les listes
présentées par ces organisations et par les présidents de la chambre de commerce,
d’industrie, d’artisanat, d’agriculture, selon l’activité concernée.
La commission se réunit à l’initiative de son président, le secrétaire rapporteur informe
le contribuable de la date de la réunion de la commission pour lui permettre de
demander de se faire entendre ou de fournir à l’appui de sa requête des informations
supplémentaires susceptibles d’éclairer les membres de la commission sur la nature du
litige et l’importance réelle de son activité.
Lorsque la commission le juge utile, elle peut demander à l’administration de procéder
à un supplément d’instruction. Elle entend le contribuable à sa demande, ou si elle
estime cette audience nécessaire, dans les deux cas, elle convoque en même temps
l’agent de l’administration qui a notifié le redressement ou son représentant, elle peut les
entendre séparément ou en même temps s’il estime la confrontation nécessaire.
Elle statue valablement lorsque trois au moins de
ses membres sont présents dont le président et le représentant du contribuable. La
décision est prise à la majorité des voix avec voix prépondérante du président en cas de
partage.
Elle statue au cours d’une seconde réunion, en présence du président et de deux autres
membres quelle que soit leur qualité. La commission doit fixer les bases d’imposition et
se déclarer incompétente pour les questions qu’elles estiment portées sur l’interprétation
de la loi. La décision de la commission doit être détaillée et motivée et comporte le visa
des membres de cette commission.
La décision de la commission est notifiée au contribuable par l’inspecteur au lieu et
place du président de la commission locale de taxation.
La notification doit faire ressortir les bases arrêtées par la commission et les
rectifications sur lesquelles elle s’est déclarée incompétente.
Le délai maximum entre la date d’introduction d’un pourvoi et celle de la décision de
la commission locale de taxation est fixée à 24 mois à compter de la date d’introduction
de recours par le contribuable devant la commission.
Sinon, l’inspecteur informe le contribuable de l’expiration du délai de 24 mois et qu’il
peut introduire directement un recours devant la commission nationale du recours fiscal
dans un délai de 60 jours à compter de la date de la réception de cet avis.
A défaut de ce recours dans le délai de 60 jours, les impositions sont établies par
l’inspecteur sur la base de la deuxième notification dans le cas de la procédure normale
de rectification, et ces impositions ne peuvent être contestées que dans le cas de la
procédure de réclamation.
L’exécution des décisions de la commission locale de taxation :
Le contribuable peut contester les décisions de la commission locale de taxation devant
la commission nationale de recours fiscal.
Lorsque le contribuable n’a pas exercé le recours devant la commission nationale dans
le délai légal de 60 jours, les droits correspondants d’une part aux rectifications sur les
questions estimées de fait par la commission locale de taxation et d’autre part aux
rectifications de droit sur lesquelles elle s’est déclarée incompétente, sont
immédiatement établis par l’inspecteur des impôts par voie de rôle, état de produits ou
ordre de recettes.
L’administration garde son droit de recours devant la commission nationale pour :
- La partie des redressements rejetés par la commission locale de taxation ;
- Les rectifications opérés par la commission locale de taxation, à l’avantage du
contribuable portant sur l’interprétation des dispositions légales ou réglementaires.
Quant au contribuable, il peut contester par voie judiciaire dans les conditions et délais
prévus à l’article 242 du CGI, soit 60 jours suivant la date de notification des décisions,
les impositions émises suite aux décisions des commissions locales de taxation, y
compris celles portant sur les questions pour lesquelles lesdites commissions se sont
déclarées incompétentes
[Link] recours devant la commission nationale du recours
fiscal :
a. Les conditions d’intervention de la commission nationale du recours
fiscal :
En vertu de l’article 220 du CGI, les décisions de la commission locale de taxation
peuvent faire l’objet d’un recours, soit par le contribuable, soit par l’administration,
devant la commission nationale du recours fiscal, prévue à l’article 226 du CGI.
Le principe est que la commission nationale du recours fiscal, qui est une commission
nationale permanente, n’intervient, en appel, qu’après décision de la commission locale
de taxation, mais l’article 225 du CGI porte une dérogation à ce principe.
En effet, lorsque à l’expiration du délai de 24 mois prévue par l’article 225 alinéa 2 du
CGI, la CLT n’a pas pris de décision, l’inspecteur informe le contribuable, dans les
formes prévues à l’article 219 du CGI, de l’expiration du délai de 24 mois et de la
possibilité d’introduire un recours devant la C N R F, dans un délai de 60 jours, suivant
la date de réception de l’avis.
Dans tous les cas, le recours devant la commission nationale du recours fiscal doit être
exercé dans un délai de 60 jours, suivant la date de notification au contribuable de la
décision de la commission locale de taxation.
En effet, le point de départ du décompte du délai de recours devant la CNRF est
constitué aussi bien pour l’administration que pour le contribuable par la date de
notification au contribuable de la décision de la CLT, en application de l’article 220 du
CGI.
Sur le plan formel, le recours doit faire l’objet aussi bien de la part du contribuable que
du directeur général des impôts, d’une requête par lettre recommandée avec accusé de
réception en ce qui concerne le contribuable et dans les formes prévues à l’article 219
par l’administration fiscale, adressée directement à la commission nationale, cette
requête doit définir l’objet du désaccord et contenir un exposé des arguments invoqués.
Le défaut de recours, dans le délai légal de 60 jours est considéré comme une
acceptation tacite de la décision de la commission locale de taxation aussi bien par le
contribuable que par l’administration.
b. La compétence de la commission nationale du recours fiscal :
La commission juge toutes les affaires dont elle est saisie, directement, par le
contribuable ou l’administration, suite aux décisions des commissions locales de
taxation, faute de la présence du représentant des contribuables à cette commission.
La CNRF est placée sous l’autorité directe du premier ministre et siège en permanence à
Rabat.
La compétence de la CNRF est identique à celle de la CLT puisqu’elle connaît des
litiges relatifs à la détermination des bases imposables mais elle doit se déclarer
incompétente sur les questions de droit sans être tenue par les appréciations émises par
les commissions locales.
Sont exclus de sa compétence, les litiges nés à la suite d’une taxation d’office pour
défaut de déclaration du chiffre d’affaires ou de revenu ou pour refus de se soumettre au
contrôle fiscal.
c. La composition de la CNRF :
La commission nationale comprend :
- Cinq magistrats appartenant au corps de la magistrature, désignés par le Premier
ministre, sur proposition du Ministre de la Justice.
- Vingt cinq fonctionnaires désignés par le Premier ministre sur proposition du
ministre des finances, ayant une formation fiscale, comptable, juridique ou
économique, détachés auprès de la commission.
- 100 personnes du monde des affaires, désignés par le Premier ministre sur
proposition conjointe du ministre chargé du commerce, de l’industrie, de l’artisanat,
des pêches maritimes, et du ministre chargé des finances, pour une période de trois
ans, en qualité de représentants des contribuables.
d. Le fonctionnement de la CNRF :
La présidence et le fonctionnement de la commission sont assurés par un magistrat
désigné par le Premier ministre, sur proposition du ministre de la justice.
En cas d’absence ou d’empêchement, le président de la commission est remplacé dans
ses fonctions par un président de sous commission qu’il désigne chaque année.
En application des dispositions de l’article220 du CGI, le magistrat doit, lorsqu’il est
saisi directement par le contribuable ou par l’administration :
- informer l’autre partie, dans les formes prévues à l’article 219 du CGI, du recours
exercé, en lui communiquant la copie de la requête dont il a été saisi et ce, dans un
délai de 30 jours, suivant la date de la réception de la requête.
- Demander à l’administration par lettre recommandée avec accusé de réception de lui
transmettre le dossier afférent à la période litigieuse dans le délai de 30 jours suivant
la date de la réception de la dite demande.
A défaut de communication du dossier fiscal par l’administration dans le délai de 30
jours, la loi décide que les bases d’imposition à ce niveau ne peuvent être supérieures à :
- soit à celle acceptée par le redevable s’il a présenté un recours devant la CNRF dans le
délai légal.
- soit à celle fixée par la CLT dans le cas contraire.
Le même magistrat confie le recours à un ou plusieurs fonctionnaires pour instruction,
répartit les dossiers entre l’une des cinq sous-commissions, fixe la date de la réunion des
sous-commissions et enfin convoque les représentants des contribuables au moins 15
jours avant la date fixée pour la réunion.
En effet, la CNRF se subdivise en cinq sous-commissions délibérantes composée
chacune de :
Section 2/ Le contentieux fiscal dans le cadre de la procédure
réclamation
Le contribuable contestant tout ou partie de l’impôt mis à sa charge peut adresser
une réclamation contentieuse à l’administration dont la décision est susceptible d’un recours
judiciaire.
Egalement si le contribuable ne conteste pas la base d’imposition peut adresser une
simple réclamation gracieuse. De même, il peut se prévaloir d’un droit au dégrèvement où à
une restitution soit à sa demande ou à l’initiative de l’administration.
Ce droit est régit par l’article 26 du LPF qui stipule que le redevable qui conteste
tout ou partie de l’impôt, droit et taxe mis à sa charge doit adresser au directeur général de
l’impôt ou à la personne déléguée par lui à cet effet, sa réclamation :
En cas de paiement spontané de l’impôt dans les 6 mois suivant
l’expiration des délais prescrits.
En cas d’imposition par voie d’ordre de recette dans les 6 mois suivant
celui de sa mise en recouvrement.
Ainsi la réclamation contentieuse à pour objet notamment :
La remise en cause d’un impôt émis par l’administration à la suite
d’une taxation d’offre, d’une décision de la commission locale de taxation pou à la suite
d’un accord.
La restitution d’un droit ayant fait l’objet de versement indu.
Le bénéfice d’une exonération, d’une réduction ou tout autre avantage
fiscal prévu par la loi.
a- Les conditions de la procédure de la réclamation contentieuse.
Selon l’article 26 du livre des procédures fiscales, la réclamation doit être adressée
sous peine d’irrecevabilité, au service local des impôts compétent dans les 6 mois suivant
celui de :
La date de mise en recouvrement des ordres de recette.
La date de mise en recouvrement des titres établis en cas de taxation
d’office.
La date de mise en recouvrement des titres établis en cas de
régularisation suite à un contrôle fiscal.
Toute réclamation remise ou parvenue à la direction générale des impôts après
l’expiration de délai imparti est irrecevable (1
).
La réclamation doit être faite par écrit et comporter la signature du contribuable ou
la personne déléguée par lui et dûment habilité à l’engager, elle doit permettre l’identification
du réclamant et de l’imposition mise en cause. Elle doit faire état de circonstance de fait et les
moyens légaux qui justifient sa demande.
L’inobservation de règles de forme nécessaires à l’identification du requérant est de
nature à entraîner pour le contribuable le rejet de sa réclamation (2
).
b- Le sort de la réclamation contentieuse.
La réclamation dûment remise ou déposée fait l’objet de l’instruction de la part de
l’administration qui examine la forme et le fond de la réclamation ainsi que les faits et les
motifs invoqués par le contribuable. Sur le plan de la forme, l’analyse consiste à rechercher si
la réclamation est présentée dans le délai prévu par la loi et s’elle contient tous les
renseignements et les éléments permettant son instruction, après l’examen de la forme,
l’administration procède à l’analyse de fond de la réclamation, elle doit vérifier l’exactitude
des faits exposés dans la réclamation, et examiner le bon fondé des motifs de droit invoqués
par le réclamant.
Après l’instruction par le service compétent, il est statué sur la réclamation du
contribuable dans un délai de 6 mois suivant la date de réception. Mais l’expiration du délai
ne dispense pas l’administration de notifier sa décision à tout moment. Selon l’article 26 et
37, à défaut de réponse de l’administration dans le délai de 6 mois, le contribuable peut saisir
le tribunal compétent dans le délai de 30 jours suivant la date de l’expiration du délai de
réponse.
De même en cas de dégrèvement partiel, le contribuable peut saisir le tribunal
compétent dans le délai de 30jours de la réception de la notification de l’administration. C’est
de même si le contribuable n’accepte pas la décision de l’administration.
Il faut rappeler que ce droit de réclamation constitue un préalable administratif à
tout recours judiciaire (3
) en ce sens qu’aucune demande devant les tribunaux concernant un
litige fiscal ne peut intervenir sans un recours préalable auprès de l’administration.
Il faut signaler enfin que la réclamation n’est pas suspensive du paiement, mais le
redevable peut demander à être autorisé à surseoir au paiement des impôts objet de
contestation, à condition de constituer les garanties suffisantes prévues par l’article 117 du
code de recouvrement des créances publiq
Pour l’instruction des demandes en remise totale ou partielle, l’accent doit être mis sur
la moralité fiscale du redevable, sur sa situation financière et sur la gravité réelle de
l’infraction commise.
C- La réclamation donnant droit au dégrèvement, restitution.
Le point commun de ces deux droits qu’ils ne sont pas susceptibles d’aucun recours
judiciaire et qu’ils peuvent être invoqués d’office par l’administration ou suite à la
réclamation du contribuable.
a- Droit de dégrèvement (4
).
Selon l’article 27 du LPF le dégrèvement est la décharge des impôts, cet article prévoit
que le dégrèvement est prononcé :
Soit d’office, lorsque une erreur est constatée dans une imposition
établie, quelle que soit la matérialisation ou la nature de cette erreur : surtaxe, double
emploi, ou faut emploi. Dans ce cas l’administration doit procéder, de sa propre
initiative à sa réparation en établissant un dégrèvement, elle doit en informer, par simple
lettre le redevable de la mesure et décharge, par titre exécutoire, le percepteur chargé de
recouvrement de l’impôt en cause du montant de la taxe dégrevée.
Le dégrèvement peut être également prononcé suite à la réclamation du
redevable, et l’administration peut établir les dégrèvements dans les mêmes conditions
que le cas ou celui-ci est accordé d’office.
b- Le droit de restitution.
La restitution est l’acte par lequel le ministre des finances ou la personne déléguée par
lui, autorise les services chargés de recouvrement à payer au redevable l’excédent de l’impôt
payé à tort. Se sont les articles 31 et 33 du LPF qui déterminent les modalités de restitution de
efférents impôts
Seconde partie : La phase judiciaire du contentieux fiscal