ECG 2 CPGE Ibn Ghazi
Exercices de colle : Semaine 1
Exercice 1. Dans un espace vectoriel E, on considère trois sous-espaces vectoriels A, B et C.
1. Montrer que A ∩ (B + C) ⊃ (A ∩ B) + (A ∩ C). L’égalité est-elle nécessairement vérifiée ?
2. A-t-on toujours A + (B ∩ C) = (A + B) ∩ (A + C) ?
3. Montrer que A + (B ∩ (A + C)) = (A + B) ∩ (A + C).
Exercice 2. Donner la matrice (dans les bases canoniques à chaque fois) des applications linéaires
suivantes, ainsi que leur noyau et leur image :
R3 → R2 R3 → R3
• u: • u:
(x, y) 7→ (x + y, y − 2x + z) (x, y, z) 7→ (x + y, x + z, y + z)
R3 [X] → R4 M2 (R) → M2 (R)
• u: • u:
P 7→ (P (1), P (2), P (3), P (4)) M 7→ AM − M A
−1 0
où on a posé A =
1 −1
Exercice 3. Soit u l’endomorphisme de R3 tel que les images des vecteurs de la base canonique soient
(1, −1, 2), (−3, 2, −1) et (−7, 4, 1).
1. Déterminer la matrice de u dans la base canonique, ainsi que l’expression de u.
2. Déterminer les antécédents par u de (−1, 1, 8) et de (−2, 1, 3).
3. u est-elle injective ? Surjective ?
Exercice 4. Soit E un espace vectoriel et u ∈ L(E).
1. On suppose que u2 = 0. Montrer que Im(u) ⊂ ker(u), et que idE +u est un automorphisme.
2. Dans le cas général, montrer que Im(u) ∩ ker(u) = {0} ⇔ ker(u2 ) = ker(u) ; et que ker(u) +
Im(u) = E ⇔ Im(u2 ) = Im(u).
Exercice 5. On se place dans R3 et on note F = Vect((1, 1, 1)) et G = {(x, y, z) | 2x + y − z = 0}.
Montrer que F ⊕ G = R3 et déterminer l’expression analytique de la projection sur F parallèlement
à G et de la symétrie par rapport à G parallèlement à F .
3 3 2 1 1 1 2 1
Exercice 6. On considère l’application f : R dans R définie par f (x, y, z) = x + y + z; x + y − z;
3 3 3 3 3 3
1 1 2
x − y + z . Montrer que f est un projecteur et déterminer ses éléments caractéristiques (noyau
3 3 3
et image).
Exercice 7. Soient p et q deux projecteurs dans un même espace vectoriel E, vérifiant p ◦ q = q ◦ p.
1. Montrer que p ◦ q est aussi un projecteur.
2. Montrer que Im(p ◦ q) = Im(p) ∩ Im(q).
3. Montrer que ker(p ◦ q) = ker(p) + ker(q).
Exercice 8. On se place dans l’espace vectoriel E = R2 [X] et on note B la famille (X 2 + 1; X +
1; 2X 2 − X).
1. Vérifier que B est une base de R2 [X].
1
2. Déterminer la matrice de passage de la base canonique vers la base B, et celle de B vers la
base canonique.
3. Déterminer les coordonnées du polynôme P = X 2 − X + 2 dans la base B.
4. On considère l’endomorphisme de E défini par ϕ(P ) = XP 0 . Déterminer sa matrice dans la
base canonique, puis dans la base B.
3 −2 −4
Exercice 9. Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans le base canonique est A = 1 0 −2 .
1 −1 −1
1. Calculer A2 . Que peut-on en déduire sur f ?
2. Déterminer une base de ker(f ) et de Im(f ).
3. Donner la matrice de f dans une base constituée uniquement de vecteurs de ker(f ) et Im(f ).
Exercice 10. On se placedans tout ce problème sur R2 [X] muni de sa base canonique. On y définit
R2 [X] → R2 [X]
R2 [X] → R
les deux applications f : 1 X X + 1 ; et ϕ : .
P 7→ P +P P 7→ P (1)
2 2 2
1 14 81
On note par ailleurs B = (1; −2X + 1; 6X 2 − 6X + 1), et A = 0 12 41 .
0 0 14
1. Montrer que f et ϕ sont des applications linéaires.
2. Écrire la matrice de f dans la base canonique. L’application f est-elle injective ? Surjective ?
3. Déterminer une base de ker(ϕ). L’application ϕ est-elle injective ? Surjective ?
4. Justifier que B est une base de R2 [X].
5. Écrire la matrice de passage de la base canonique vers B, et calculer son inverse.
6. Écrire la matrice Q de f dans la base B.
7. Calculer An pour tout entier naturel n, en précisant la valeur des neuf coefficients de la
matrice.
8. Pour un polynôme P ∈ R2 [X], exprimer f n (P ) en fonction de ses coefficients, et montrer que
Z 1
n
lim ϕ(f (P )) = P (t) dt.
n→+∞ 0