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10 1 409-En-12602

Le document présente la norme marocaine PNM EN 12602:2020, qui concerne les éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé. Cette norme est identique à la norme européenne EN 12602:2016 et a été adoptée par l'Institut Marocain de Normalisation (IMANOR). Elle établit des exigences techniques et des propriétés pour ces matériaux, ainsi que des procédures d'évaluation et de vérification de la constance des performances.

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Le document présente la norme marocaine PNM EN 12602:2020, qui concerne les éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé. Cette norme est identique à la norme européenne EN 12602:2016 et a été adoptée par l'Institut Marocain de Normalisation (IMANOR). Elle établit des exigences techniques et des propriétés pour ces matériaux, ainsi que des procédures d'évaluation et de vérification de la constance des performances.

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Projet de PNM EN 12602

Norme Marocaine IC 10.1.409

2020

ICS : 91.100.30

ne
Éléments préfabriqués armés en béton cellulaire
autoclavé

ai
oc
ar
m
e
Norme Marocaine homologuée
rm

Par décision du Directeur de l’Institut Marocain de Normalisation N° du , publiée


au B.O. N° du
no
de

Correspondance
La présente norme nationale est identique à l’EN 12602 : 2016 et est reproduite avec la
permission du CEN, Avenue Marnix 17, B-1000 Bruxelles.
et

Tous droits d’exploitation des Normes Européennes sous quelque forme que ce soit et par
tous moyens sont réservés dans le monde entier au CEN et à ses Membres Nationaux, et
oj

aucune reproduction ne peut être engagée sans permission explicite et par écrit du CEN par
l’IMANOR.
Pr

Droits d'auteur
Droit de reproduction réservés sauf prescription différente aucune partie de cette publication ne peut
être reproduite ni utilisée sous quelque forme que ce soit et par aucun procédé électronique ou
mécanique y compris la photocopie et les microfilms sans accord formel. Ce document est à usage
exclusif et non collectif des clients de l'IMANOR, Toute mise en réseau, reproduction et rediffusion, sous
quelque forme que ce soit, même partielle, sont strictement interdites.

Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) © IMANOR 2020 – Tous droits réservés


Angle Avenue Kamal Zebdi et Rue Dadi Secteur 21 Hay Riad - Rabat
Tél : 05 37 57 19 48/49/51/52 - Fax : 05 37 71 17 73
Email : [email protected]
PNM EN 12602 : 2020

Avant-Propos National

L’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) est l’Organisme National de Normalisation. Il a été créé
par la Loi N° 12-06 relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation sous forme d’un
Etablissement Public sous tutelle du Ministère chargé de l’Industrie et du Commerce.

ne
Les normes marocaines sont élaborées et homologuées conformément aux dispositions de la Loi
N° 12- 06 susmentionnée.

ai
La présente norme marocaine a été reprise de la norme européenne EN conformément à l’accord
régissant l’affiliation de l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) au Comité Européen de

oc
Normalisation (CEN).

Tout au long du texte du présent document, lire « … la présente norme européenne … » avec le sens

ar
de « … la présente norme marocaine… ».

Toutes les dispositions citées dans la présente norme, relevant du dispositif réglementaire européen
m
(textes réglementaires européens, directives européennes, étiquetage et marquage CE, …) sont
remplacés par les dispositions réglementaires ou normatives correspondantes en vigueur au niveau
national, le cas échéant.
e
La présente norme marocaine NM EN 12602 a été examinée et adoptée par la Commission de
rm

Normalisation des Bétons, mortiers et produits dérivés (60).


no
de
et
oj
Pr
NORME EUROPÉENNE EN 12602
EUROPÄISCHE NORM
EUROPEAN STANDARD Septembre 2016

ICS 91.100.30 Remplace EN 12602:2008+A1:2013

Version Française

e
Éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé

in
Vorgefertigte bewehrte Bauteile aus dampfgehärtetem Prefabricated reinforced components of autoclaved

ca
Porenbeton aerated concrete

La présente Norme européenne a été adoptée par le CEN le 4 juin 2016.

o
Les membres du CEN sont tenus de se soumettre au Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, qui définit les conditions dans
lesquelles doit être attribué, sans modification, le statut de norme nationale à la Norme européenne. Les listes mises à jour et les

ar
références bibliographiques relatives à ces normes nationales peuvent être obtenues auprès du Centre de Gestion du CEN-
CENELEC ou auprès des membres du CEN.

La présente Norme européenne existe en trois versions officielles (allemand, anglais, français). Une version dans une autre

du CEN-CENELEC, a le même statut que les versions officielles. m


langue faite par traduction sous la responsabilité d'un membre du CEN dans sa langue nationale et notifiée au Centre de Gestion

Les membres du CEN sont les organismes nationaux de normalisation des pays suivants: Allemagne, Ancienne République
e
yougoslave de Macédoine, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce,
Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République
Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Turquie.
rm
no
e
td
je
o
Pr

COMITÉ EUROPÉEN DE NORMALISATION


EUROPÄISCHES KOMITEE FÜR NORMUNG
EUROPEAN COMMITTEE FOR STANDARDIZATION

CEN-CENELEC Management Centre: Avenue Marnix 17, B-1000 Bruxelles

© 2016 CEN Tous droits d'exploitation sous quelque forme et de quelque manière Réf. n° EN 12602:2016 F
que ce soit réservés dans le monde entier aux membres nationaux du
CEN.
EN 12602:2016 (F)

Sommaire
Page

Avant-propos européen .............................................................................................................................................. 7

ne
1 Domaine d’application .................................................................................................................................. 9
2 Références normatives .............................................................................................................................. 10

ai
3 Termes, définitions, symboles et abréviations ................................................................................. 13
3.1 Termes et définitions.................................................................................................................................. 13
3.2 Symboles ......................................................................................................................................................... 13

oc
3.2.1 Symboles généraux...................................................................................................................................... 13
3.2.2 Indices .............................................................................................................................................................. 14
3.2.3 Symboles utilisés dans la présente Norme européenne (y compris les annexes

ar
normatives, sauf l’Annexe C) .................................................................................................................... 15
3.3 Abréviations ................................................................................................................................................... 22
4 Propriétés et exigences des matériaux ................................................................................................ 22
4.1
4.1.1
4.1.2
m
Matériaux constitutifs du béton cellulaire autoclavé ..................................................................... 22
Généralités...................................................................................................................................................... 22
Émission de substances dangereuses ................................................................................................... 23
e
4.2 Paramètres du béton cellulaire autoclavé (AAC) ............................................................................. 23
4.2.1 Généralités...................................................................................................................................................... 23
rm

4.2.2 Masse volumique sèche.............................................................................................................................. 23


4.2.3 Valeurs caractéristiques de résistance ................................................................................................ 26
4.2.4 Résistance en compression ...................................................................................................................... 26
4.2.5 Résistance en traction et résistance en flexion ................................................................................. 26
no

4.2.6 Diagramme contrainte-déformation..................................................................................................... 27


4.2.7 Module d'élasticité....................................................................................................................................... 27
4.2.8 Coefficient de Poisson................................................................................................................................. 28
4.2.9 Coefficient de dilatation thermique ...................................................................................................... 28
de

4.2.10 Retrait de séchage ........................................................................................................................................ 28


4.2.11 Fluage ............................................................................................................................................................... 28
4.2.12 Chaleur spécifique ....................................................................................................................................... 29
4.2.13 Conductivité thermique ............................................................................................................................. 29
4.2.14 Perméabilité à la vapeur d'eau ............................................................................................................... 32
et

4.2.15 Étanchéité à l'eau ......................................................................................................................................... 32


4.3 Armatures ....................................................................................................................................................... 32
oj

4.3.1 Acier .................................................................................................................................................................. 32


4.3.2 Armatures structurales.............................................................................................................................. 33
4.3.3 Diamètre effectif des barres revêtues .................................................................................................. 35
Pr

4.3.4 Armatures non structurales ..................................................................................................................... 35


4.4 Adhérence ....................................................................................................................................................... 35
4.5 Précontrainte thermique .......................................................................................................................... 36
4.5.1 Généralités...................................................................................................................................................... 36
4.5.2 Déformation relative initiale moyenne 0m,g déclarée ................................................................. 37
5 Propriétés et exigences des éléments................................................................................................... 38
5.1 Généralités...................................................................................................................................................... 38
5.1.1 Résistance mécanique ................................................................................................................................ 38

2
EN 12602:2016 (F)

5.1.2 Propriétés acoustiques ............................................................................................................................... 38


5.1.3 Réaction au feu et résistance au feu....................................................................................................... 39
5.1.4 Valeurs de calcul de la résistance thermique et de la conductivité thermique ..................... 39
5.2 Exigences techniques et propriétés déclarées ................................................................................... 40
5.2.1 Dimensions et tolérances .......................................................................................................................... 40
5.2.2 Masse des éléments...................................................................................................................................... 41
5.2.3 Stabilité dimensionnelle ............................................................................................................................ 41
5.2.4 Résistance mécanique................................................................................................................................. 41

ne
5.2.5 Flèches .............................................................................................................................................................. 42
5.2.6 Résistance des jonctions ............................................................................................................................ 42
5.2.7 Exigences minimales ................................................................................................................................... 43
5.3 Durabilité......................................................................................................................................................... 45

ai
5.3.1 Généralités ...................................................................................................................................................... 45
5.3.2 Conditions d'environnement.................................................................................................................... 45

oc
5.3.3 Protection des armatures contre la corrosion ................................................................................... 46
5.3.4 Résistance au gel - dégel............................................................................................................................. 47
6 Évaluation et vérification de la constance des performances - EVCP ........................................ 47

ar
6.1 Introduction.................................................................................................................................................... 47
6.2 Essais de type ................................................................................................................................................. 47
6.2.1 Généralités ...................................................................................................................................................... 47
6.2.2
6.2.3
6.2.4
6.2.5
m
Échantillons pour essai, essais et critères de conformité .............................................................. 49
Rapports d'essai ............................................................................................................................................ 52
Résultats partagés par une autre partie............................................................................................... 54
Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits
e
structuraux ..................................................................................................................................................... 54
6.2.6 Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants semi-structuraux
rm

et/ou kits semi-structuraux...................................................................................................................... 55


6.3 Contrôle de la production en usine (CPU) ........................................................................................... 56
6.3.1 Généralités ...................................................................................................................................................... 56
no

6.3.2 Exigences ......................................................................................................................................................... 57


6.3.3 Exigences spécifiques du produit ........................................................................................................... 65
6.3.4 Inspection initiale de l'usine et du CPU ................................................................................................ 66
6.3.5 Surveillance continue du CPU .................................................................................................................. 68
6.3.6 Procédure pour les modifications .......................................................................................................... 69
de

6.3.7 Produits expérimentaux, produits construits avant la fabrication en série (par


exemple prototypes) et produits fabriqués en très petite quantité .......................................... 69
7 Bases du dimensionnement ...................................................................................................................... 70
7.1 Méthodes de dimensionnement .............................................................................................................. 70
et

7.2 États limites .................................................................................................................................................... 70


7.3 Actions .............................................................................................................................................................. 71
oj

8 Marquage, étiquetage et désignation .................................................................................................... 71


8.1 Désignation type ........................................................................................................................................... 71
Pr

8.2 Informations relatives à la production ................................................................................................. 72


8.3 Informations supplémentaires sur les documents d’accompagnement .................................. 73
Annexe A (normative) Dimensionnement par le calcul ............................................................................... 74
A.1 Généralités ...................................................................................................................................................... 74
A.2 États limites ultimes (ELU) : hypothèses générales de calcul....................................................... 75
A.3 États limites ultimes (ELU) : dimensionnement à la flexion simple et à la flexion
composée ......................................................................................................................................................... 77
A.3.1 Hypothèses de calcul ................................................................................................................................... 77
A.3.2 Diagramme contrainte-déformation de l'AAC.................................................................................... 77

3
EN 12602:2016 (F)

A.3.3 Diagramme contrainte-déformation de l’acier d’armature ......................................................... 79


A.3.4 Sections minimales d'armatures ............................................................................................................ 80
A.4 Effort tranchant ............................................................................................................................................ 81
A.4.1 Dimensionnement à l’effort tranchant des éléments soumis à une charge
transversale prédominante...................................................................................................................... 81
A.5 États limites ultimes provoqués par une déformation structurale (flambement) .............. 87
A.5.1 Généralités...................................................................................................................................................... 87
A.5.2 Méthode fondée sur la formule d’Euler................................................................................................ 88

ne
A.5.3 Méthode modifiée de la colonne modèle ............................................................................................. 90
A.6 Poinçonnement ............................................................................................................................................. 96
A.6.1 Généralités...................................................................................................................................................... 96
A.6.2 Domaine d'application et définitions ................................................................................................... 96

ai
A.6.3 Méthode de dimensionnement au poinçonnement ......................................................................... 99
A.7 Torsion simple et torsion combinée à l'effort tranchant............................................................... 99

oc
A.8 Forces concentrées .................................................................................................................................... 102
A.9 États limites de service (ELS) ................................................................................................................. 103
A.9.1 Généralités.................................................................................................................................................... 103
A.9.2 Limitation des contraintes dans les conditions de service ......................................................... 103

ar
A.9.3 États limites de fissuration ..................................................................................................................... 104
A.9.4 États limites de déformation .................................................................................................................. 105
A.10 Dispositions constructives relatives aux armatures ..................................................................... 108
A.10.1
A.10.2
A.10.3
m
Généralités.................................................................................................................................................... 108
Adhérence ..................................................................................................................................................... 109
Ancrage .......................................................................................................................................................... 109
e
A.11 Profondeur d'appui ................................................................................................................................... 114
Annexe B (normative) Dimensionnement assisté par l'expérimentation .......................................... 116
rm

B.1 Généralités.................................................................................................................................................... 116


B.2 Évaluation de la sécurité ......................................................................................................................... 117
B.2.1 Généralités.................................................................................................................................................... 117
no

B.2.2 Rupture fragile et rupture ductile ....................................................................................................... 117


B.3 États limites ultimes.................................................................................................................................. 118
B.3.1 Généralités.................................................................................................................................................... 118
B.3.2 Éléments chargés transversalement ................................................................................................... 118
B.3.3 Éléments sous charge longitudinale.................................................................................................... 121
de

B.3.4 Éléments de mur sous charges longitudinales et transversales combinées ........................ 124
B.3.5 Ancrage .......................................................................................................................................................... 125
B.4 États limites de service ............................................................................................................................ 128
B.4.1 Maîtrise de l'ouverture des fissures .................................................................................................... 128
et

B.4.2 Déformations ............................................................................................................................................... 128


Annexe C (normative) Dimensionnement au feu des éléments et structures en AAC.................... 129
oj

C.1 Généralités.................................................................................................................................................... 129


C.1.1 Domaine d’application ............................................................................................................................. 129
C.1.2 Distinction entre les Principes et les Règles d’application ......................................................... 129
Pr

C.1.3 Termes et Définitions ............................................................................................................................... 130


C.1.4 Symboles ....................................................................................................................................................... 132
C.1.5 Unités .............................................................................................................................................................. 133
C.2 Principes de base ....................................................................................................................................... 134
C.2.1 Exigences de performance ...................................................................................................................... 134
C.2.2 Valeurs de calcul des propriétés du matériau ................................................................................. 134
C.2.3 Méthodes d’évaluation ............................................................................................................................. 134
C.3 Propriétés des matériaux........................................................................................................................ 136
C.3.1 Généralités.................................................................................................................................................... 136

4
EN 12602:2016 (F)

C.3.2 Béton cellulaire autoclavé (AAC) ......................................................................................................... 136


C.3.3 Acier................................................................................................................................................................ 138
C.4 Méthodes de calcul du comportement au feu .................................................................................. 139
C.4.1 Généralités ................................................................................................................................................... 139
C.4.2 Valeurs tabulées......................................................................................................................................... 140
C.4.3 Méthodes de dimensionnement simplifiées .................................................................................... 145
C.4.4 Ancrage.......................................................................................................................................................... 149
C.5 Revêtement de protection ...................................................................................................................... 150

ne
CB.1 Éléments de plancher et éléments de toiture assemblés à jonctions secs ............................ 153
CB.2 Éléments de plancher et éléments de toiture à jonctions hourdés ......................................... 153
CB.3 Éléments de mur (verticaux ou horizontaux) assemblés à jonctions secs ........................... 154
CB.4 Éléments de mur (verticaux ou horizontaux) à jonctions collés .............................................. 154

ai
CC.1 Base des profils de température .......................................................................................................... 156
CC.2 Profils de température des éléments de mur, de plancher et de toiture en AAC ............... 156

oc
CC.3 Profils de température des poutres en AAC ..................................................................................... 159
CC.4 Hypothèses de calcul ................................................................................................................................ 169
Annexe CD (normative) Résistance au feu (valeurs tabulées) pour les murs avec impact

ar
mécanique .................................................................................................................................................... 171
Annexe D (informative) Valeurs recomma ndées des coefficients partiels de sécurité ............... 173
D.1 Généralités ................................................................................................................................................... 173
D.2
D.3
m
États limites ultimes (ELU) ..................................................................................................................... 173
États limites de service (ELS) ................................................................................................................ 175
Annexe E (informative) Recommandations pour la prise en compte de la précontrainte
e
dans le calcul des éléments préfabriqués armés en AAC ............................................................ 176
E.1 Calcul des déformations initiales à partir des résultats d’essai ............................................... 176
rm

E.1.1 Généralités ................................................................................................................................................... 176


E.1.2 Symboles ....................................................................................................................................................... 177
E.1.3 Caractéristiques de la section droite des éléments en AAC ....................................................... 178
no

E.1.4 Calcul de la déformation relative initiale 0 à partir du mesurage de l’acier...................... 178


E.2 Analyse de la section droite de l’élément en AAC à l’ELS lorsque la précontrainte est
prise en compte .......................................................................................................................................... 179
E.3 Efforts de fendage dus à la précontrainte ......................................................................................... 180
E.4 Méthodes destinées à éviter les fissures aux abouts du fait de la précontrainte ............... 180
de

Annexe F (informative) Méthodes statistiques pour le contrôle qualité............................................ 181


Annexe G (normative) Contrôle de la production en usine de l’acier inoxydable pour
armature basé sur au moins trois échantillons – Critères d’acceptation minimaux
et

pour les valeurs individuelles et les valeurs moyennes correspondantes ........................... 183
Annexe H (informative) Méthodes de déclaration dans les normes EN des performances
oj

mécaniques et de résistance au feu des éléments structuraux................................................. 184


H.1 Méthodes de déclaration......................................................................................................................... 184
H.2 Méthode M1 ................................................................................................................................................. 184
Pr

H.3 Méthode M2 ................................................................................................................................................. 185


H.4 Méthode M3a ............................................................................................................................................... 185
H.5 Méthode M3b............................................................................................................................................... 186
Annexe ZA (informative) Relations entre la présente Norme européenne et le
Règlement (UE) N° 305/2011 ................................................................................................................ 187
ZA.1 Domaine d'application et caractéristiques applicables .............................................................. 187
ZA.2 Système d'Évaluation et de Vérification de la Constance des Performances (EVCP) ........ 208

5
EN 12602:2016 (F)

ZA.3 Attribution des tâches d'EVCP ............................................................................................................... 208


Bibliographie ............................................................................................................................................................. 211

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

6
EN 12602:2016 (F)

Avant-propos européen

Le présent document (EN 12602:2016) a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 177 “Eléments
préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé ou en béton de granulats légers à structure ouverte”,
dont le secrétariat est tenu par DIN.

ne
Cette Norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale, soit par publication d'un texte
identique, soit par entérinement, au plus tard en mars 2017, et toutes les normes nationales en
contradiction devront être retirées au plus tard en juin 2018.

ai
L'attention est appelée sur le fait que certains des éléments du présent document peuvent faire l'objet

oc
de droits de propriété intellectuelle ou de droits analogues. Le CEN ne saurait [sauraient] être tenu[s]
pour responsable[s] de ne pas avoir identifié de tels droits de propriété et averti de leur existence

Le présent document remplace l’EN 12602 :2008+A1:2013.

ar
Le présent document a été élaboré dans le cadre d'un mandat donné au CEN par la Commission
Européenne et l'Association Européenne de Libre Echange et vient à l'appui des exigences essentielles
du Règlement UE. m
Pour la relation avec le Règlement UE N° 305/2011, voir l'annexe ZA, informative, qui fait partie
e
intégrante du présent document.
rm

Le présent document utilise les méthodes indiquées dans le Document Guide L, paragraphe 3.3, de la
Commission européenne.

La présente Norme européenne est utilisée avec un Document d’Application Nationale. Le Document
no

d’Application Nationale peut seulement contenir des informations sur les paramètres laissés en attente
dans la présente Norme européenne pour choix national, sous la désignation de Paramètres Déterminés
au niveau National, à utiliser pour le dimensionnement des produits de construction et les ouvrages de
génie civil réalisés dans le pays concerné ; il s’agit :
de

 de valeurs et/ou de classes là où des alternatives figurent dans la présente Norme européenne ;

 de valeurs à utiliser là où seul un symbole est donné dans la présente Norme européenne ;
et

 de données propres à un pays (géographiques, climatiques, etc.), par exemple carte de neige ;

 de la procédure à utiliser là où des procédures alternatives sont données dans la présente Norme
oj

européenne ;
Pr

 des décisions sur l’usage des annexes informatives ;

 des références à des informations complémentaires non contradictoires pour aider l'utilisateur à
appliquer la présente Norme européenne :

4.2.2.4 A.8

5.1.4 A.9.4.1

7
EN 12602:2016 (F)

5.3.4 A.10.2.2

A.3.2 A.10.3

A.3.3 B.3.2.2

A.4.1.2 B.3.3.2

A.4.1.3.1 (7) B.3.3.3.2

ne
A.4.1.3.2 Annexe D

ai
A.4.1.3.3

A.5.2

oc
A.5.3.3.3 (3)

ar
A.6.3

A .7

m
Selon le Règlement Intérieur du CEN-CENELEC les instituts de normalisation nationaux des pays
suivants sont tenus de mettre cette Norme européenne en application : Allemagne, Ancienne
République Yougoslave de Macédoine, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark,
e
Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie,
Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-
rm

Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Turquie.


no
de
et
oj
Pr

8
EN 12602:2016 (F)

1 Domaine d’application
Le présent document s’applique aux éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé
destinés à être utilisés pour la construction de bâtiments en :

a) éléments structuraux :

 éléments de murs porteurs ;

ne
 éléments de murs de soutènement ;

 éléments de toiture ;

ai
 éléments de plancher ;

oc
 éléments linéaires (poutres et trumeaux) ;

b) éléments non structuraux :

ar
 éléments de murs non porteurs (cloisons) ;

m
 éléments de bardage (hors accessoires) destinés à être utilisés pour les façades des bâtiments ;

 cadres enterrés de petites dimensions utilisés pour former des caniveaux techniques ;
e
 éléments pour écrans antibruit.
rm

Selon le type et l'usage prévu des ouvrages pour lesquels les éléments sont utilisés, ces derniers
peuvent être employés – en plus de leur fonction de capacité portante et d'encloisonnement – pour les
besoins de la résistance au feu, de l'isolation acoustique et de l'isolation thermique indiqués dans les
no

articles appropriés de la présente Norme européenne.

Les éléments couverts par la présente norme sont uniquement destinés à être soumis à des actions
principalement statiques, sauf si des mesures particulières sont présentées dans les articles appropriés
de la présente Norme européenne.
de

Le terme « armé » se rapporte à tout type d'armature à but structural et non structural.

La présente Norme européenne ne couvre pas :


et

 les règles pour l'utilisation de ces éléments dans les ouvrages ;


oj

 les jonctions (excepté leur résistance mécanique et leur étanchéité E en termes de résistance au
feu) ;
Pr

 les accessoires de fixation ;

 les finitions, tels que le carrelage, pour éléments extérieurs.

NOTE Les éléments en béton cellulaire autoclavé (AAC) peuvent être utilisés dans les écrans antibruit s'ils
sont conçus pour satisfaire également aux exigences de l'EN 14388.

9
EN 12602:2016 (F)

2 Références normatives
Les documents ci-après, dans leur intégralité ou non, sont des références normatives indispensables à
l’application du présent document. Pour les références datées, seule l’édition citée s’applique. Pour les
références non datées, la dernière édition du document de référence s’applique (y compris les éventuels
amendements).

EN 678, Détermination de la masse volumique sèche du béton cellulaire autoclavé

ne
EN 679, Détermination de la résistance à la compression du béton cellulaire autoclavé

EN 680, Détermination du retrait de séchage du béton cellulaire autoclavé

ai
EN 772-16, Méthodes d'essai des éléments de maçonnerie ― Partie 16 : Détermination des dimensions

oc
EN 772-20, Méthodes d'essai des éléments de maçonnerie ― Partie 20 : Détermination de la planéité des
éléments de maçonnerie en béton de granulats, en pierre naturelle et en pierre reconstituée

ar
EN 989, Détermination par un essai d'adhérence par poussée du comportement d'adhérence entre les
armatures et le béton cellulaire autoclavé

m
EN 990, Méthodes d'essai pour la vérification de la protection contre la corrosion des armatures dans le
béton cellulaire autoclavé et le béton de granulats légers à structure ouverte

EN 991, Détermination des dimensions de composants préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé ou
e
en béton de granulats légers à structure ouverte
rm

EN 1351, Détermination de la résistance à la traction par flexion du béton cellulaire autoclavé

EN 1352, Détermination du module d'élasticité statique en compression du béton cellulaire autoclavé et


no

du béton de granulats légers à structure ouverte

EN 1355, Détermination du fluage en compression du béton cellulaire autoclavé et du béton de granulats


légers à structure ouverte
de

EN 1356, Essai de performance sous charge transversale des éléments préfabriqués armés de béton
cellulaire autoclavé ou de béton de granulats légers à structure ouverte

EN 15304, Détermination de la résistance au gel/dégel du béton cellulaire autoclavé


et

EN 1737, Détermination de la résistance au cisaillement des jonctions soudées des treillis ou corbeilles
d'armatures pour les éléments préfabriqués réalisés en béton cellulaire autoclavé ou en béton de granulats
oj

légers à structure ouverte

EN 1738, Détermination des contraintes de l'acier dans les éléments réalisés en béton cellulaire autoclavé
Pr

armé, non chargés

EN 1739, Détermination de la résistance au cisaillement des jonctions entre des éléments préfabriqués
réalisés en béton cellulaire autoclavé ou en béton de granulats légers à structure ouverte, sous l’effet de
forces agissant dans le plan des éléments

EN 1740, Détermination de la résistance des éléments préfabriqués réalisés en béton cellulaire autoclavé
ou en béton de granulats légers à structure ouverte sous charge longitudinale prédominante (éléments
verticaux)

10
EN 12602:2016 (F)

EN 1741, Détermination de la résistance au cisaillement des jonctions entre les éléments préfabriqués
réalisés en béton cellulaire autoclavé ou en béton de granulats légers à structure ouverte, sous l’effet de
forces agissant en dehors du plan des éléments

EN 1742, Détermination de la résistance au cisaillement entre les différentes couches d’éléments


multicouches réalisés en béton cellulaire autoclavé ou en béton de granulats légers à structure ouverte

EN 1992-1-1:2004, Eurocode 2 : Calcul des structures en béton ― Partie 1-1 : Règles générales et règles
pour les bâtiments

ne
EN 10080, Aciers pour l’armature du béton ― Aciers soudables pour béton armé ― Généralités

ai
EN 10088-5, Aciers inoxydables  Partie 5 : Conditions techniques de livraison pour les barres, fils tréfilés,
profils et produits transformés à froid en acier résistant à la corrosion pour usage de construction

oc
EN 12269-1, Détermination du comportement d’adhérence entre les barres d’armatures et le béton
cellulaire autoclavé par la « méthode d’essai de poutre » ― Partie 1 : Essais de courte durée

ar
EN 12269-2, Détermination du comportement d’adhérence entre les barres d’armature et le béton
cellulaire autoclavé selon la méthode d’essai de poutre ― Partie 2 : Essai de longue durée

m
EN 12664, Performance thermique des matériaux et produits pour le bâtiment ― Détermination de la
résistance thermique par la méthode de la plaque chaude gardée et la méthode fluxmétrique ― Produits
secs et humides de moyenne et basse résistance thermique
e
EN 13501-1, Classement au feu des produits et éléments de construction ― Partie 1 : Classement à partir
des données d’essais de réaction au feu
rm

EN 13501-2, Classement au feu des produits et éléments de construction ― Partie 2 : Classement à partir
des données d’essais de résistance au feu à l’exclusion des produits utilisés dans les systèmes de ventilation
no

EN 15361:2007, Détermination de l'influence de la protection contre la corrosion sur la capacité


d'ancrage des barres d'ancrage transversales dans les composants préfabriqués en béton cellulaire
autoclavé armé
de

EN ISO 354, Acoustique ― Mesurage de l’absorption acoustique en salle réverbérante (ISO 354)

EN ISO 717-1, Acoustique ― Évaluation de l’isolement acoustique des immeubles et des éléments de
construction ― Partie 1 : Isolement aux bruits aériens (ISO 717-1)
et

EN ISO 717-2, Acoustique ― Évaluation de l’isolement acoustique des immeubles et des éléments de
construction ― Partie 2 : Protection contre le bruit de choc (ISO 717-2)
oj

EN ISO 10456, Matériaux et produits pour le bâtiment ― Propriétés hygrothermiques ― Valeurs utiles
tabulées et procédures pour la détermination des valeurs thermiques déclarées et utiles (ISO 10456)
Pr

EN ISO 10140-1, Acoustique ― Mesurage en laboratoire de l'isolation acoustique des éléments de


construction – Partie 1 : règles d’application pour produits particuliers (ISO 10140-1)

EN ISO 10140-2, Acoustique ― Mesurage en laboratoire de l'isolation acoustique des éléments de


construction – Partie 2 : mesurage de l’isolation au bruit aérien (ISO 10140-2)

EN ISO 10140-3, Acoustique ― Mesurage en laboratoire de l'isolation acoustique des éléments de


construction – Partie 3 : mesurage de l’isolation au bruit de choc (ISO 10140-3)

11
EN 12602:2016 (F)

EN ISO 10140-4, Acoustique ― Mesurage en laboratoire de l'isolation acoustique des éléments de


construction – Partie 4 : exigences et modes opératoires de mesure (ISO 10140-4)

EN ISO 10140-5, Acoustique ― Mesurage en laboratoire de l'isolation acoustique des éléments de


construction – Partie 5 : exigences relatives aux installations et appareillage d’essai (ISO 10140-5)

EN ISO 15630-1, Aciers pour l’armature et la précontrainte du béton ― Méthodes d’essai ― Partie 1 :
Barres, fils machine et fils pour béton armé (ISO 15630-1)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

12
EN 12602:2016 (F)

3 Termes, définitions, symboles et abréviations


3.1 Termes et définitions

Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s’appliquent.

3.1.1
béton cellulaire autoclavé

ne
AAC
béton qui est fabriqué à partir de liants tels que le ciment et/ou la chaux combinés à des matériaux à
base de silice fines silicieuses, un agent d’expansion et de l'eau, de sorte que les matières premières sont
mélangées et coulées dans des moules où le mélange va lever pour former des « gateaux » ; après cette

ai
partie du procédé, le « gâteau » est coupé aux dimensions requises et durci à la vapeur à haute pression
dans des autoclaves

oc
3.1.2
matières premières
constituants qui, combinés à des adjuvants et des agents, le cas échéant, peuvent être utilisés dans le

ar
procédé de fabrication

3.1.3
armature
m
matériau de renforcement généralement constitué de treillis, cages et/ou barres d’armature en acier ;
d’autres types d’armature peuvent être utilisés ; selon la fonction des éléments, le ferraillage peut être
e
structural ou non structural.
rm

Note 1 à l’article : Les armatures structurales sont celles qui sont nécessaires pour que l'élément, en tant que
partie de la structure, soit porteur. Elles sont en acier.

Note 2 à l’article : Les armatures non structurales sont celles qui sont nécessaires pour assurer une résistance
no

appropriée de l'élément pendant la manutention, le transport et la construction. Tout type d'armature adapté peut
être utilisé à ces fins.

3.1.4
revêtement de protection contre la corrosion
de

le revêtement de protection contre la corrosion est un revêtement appliqué à la surface de l'armature


pour lui conférer une résistance à la corrosion

3.1.5
et

valeur déclarée
valeur déclarée par un fabricant et dérivée de valeurs selon des conditions et des règles définies
oj

3.1.6
trumeau
pan de mur porteur entre deux baies ou adjacent à une baie
Pr

3.2 Symboles
3.2.1 Symboles généraux

A aire ;
b largeur de l'élément ;
d hauteur utile ou épaisseur de l'élément, diamètre (d’une barre, par exemple) ;

13
EN 12602:2016 (F)

E module d'élasticité ;
e excentricité ;
F effort ;
f résistance ;
h hauteur ou épaisseur de l'élément ;
i rayon de giration ;

ne
I moment d'inertie ;
k coefficient, facteur ;

ai
l longueur, hauteur de l'élément de mur, portée des éléments de toiture ou de plancher ;
M moment fléchissant ;

oc
N effort normal ;
R résistance mécanique, capacité portante ;

ar
t temps, durée ;
V effort tranchant ;


déformation relative ;
coefficient partiel de sécurité ;
m
 contrainte normale ;
e
 contrainte de cisaillement ;
rm

 diamètre.

3.2.2 Indices
no

a ancrage, réel ;
b adhérence ;
c paramètre du béton, compression ;
de

comp élément ;
cr critique ;
d valeur de calcul ;
et

dry à l'état sec ;


eff valeur effective, valeur utile ;
oj

g valeur déclarée ;
Pr

h horizontal ;
k valeur caractéristique ;
l longitudinal ;
M matériau ;
m moyenne ou masse ;
pl plastique ;
R résistance ;

14
EN 12602:2016 (F)

S agissant dans la section ;


s paramètre de l'acier, cisaillement ;
t traction ;
test dans l'essai ;
u ultime ;
um à l'état humide ;

ne
w soudé, âme ;
y limite d'élasticité (de l'acier) ;

ai
0 valeur effective.

3.2.3 Symboles utilisés dans la présente Norme européenne (y compris les annexes normatives,

oc
sauf l’Annexe C)

Ac ― aire de la section droite totale du béton ;

ar
― aire de la zone comprimée de la section droite ;
― aire de l'AAC dans la zone tendue ;
Acrit
Ac0
aire critique selon A.6.2.3 ;
aire chargée suivant la Figure A.13 ;
m
e
Ac1 aire maximale de diffusion suivant la Figure A.13 ;
rm

Ak aire définie par les armatures longitudinales suivant la Figure A.12 ;


As aire de la section des armatures tendues ;
Asmin aire de la section minimale d'armatures ;
no

Aswmin aire de la section minimale des armatures d'effort tranchant sur la longueur s ;
Asw aire de la section des armatures d'effort tranchant verticales ou inclinées ;
Asl ― aire de la section de la barre d'armature de plus gros diamètre dans l'assemblage soudé ;
de

― aire de la section des armatures tendues ;


a ― dimension d'un appui perpendiculairement au plan du mur ;
et

― portée de cisaillement ;
― plus grande dimension d'une surface rectangulaire chargée (voir Figure A.8) ;
oj

ab dimension d'une surface rectangulaire chargée, perpendiculairement à la portée d'une


dalle ;
Pr

a0 profondeur minimale d'appui ;


a1 décalage horizontal de la courbe enveloppe des moments fléchissants de calcul (voir
Figure A.16) ;
b ― largeur d'un élément ;
― plus petite dimension d'une surface rectangulaire chargée (voir Figure A.8) ;
b' entraxe des armatures longitudinales suivant la Figure A.12 ;

15
EN 12602:2016 (F)

bw plus petite largeur de l'âme ;


c ― enrobage ;
― valeur, en Mégapascals, représentant la différence entre la résistance caractéristique en
compression et la valeur individuelle minimale admissible de la résistance en
compression ;
d ― hauteur utile d'un élément ;

ne
― valeur de calcul de l'épaisseur d'un élément, pour un mur plein d = h ;
― diamètre d'une surface circulaire chargée (voir Figure A.9) ;
Ec,eff module d'élasticité effectif de l'AAC ;

ai
Ecm module d'élasticité moyen de l'AAC ;

oc
Ecm,eff module d'élasticité « effectif » de l’AAC ;
Es module d'élasticité de l'acier d'armature ;
(EI)k rigidité en flexion d'une section à l'état « semi fissuré » ;

ar
(EI)0 rigidité d'une section à l'état non fissuré, en supposant E = Ecm ;
(EI)1
(EI)2
rigidité d'une section à l'état non fissuré ;
rigidité d'une section à l'état fissuré ;
m
e
e ― distance de l'axe des barres transversales de la zone d'ancrage à la surface de l’élément la
plus proche (voir Figure A.15) ;
rm

― distance du centre de gravité des barres longitudinales à la face latérale adjacente de


l'élément en AAC ;
― base des logarithmes népériens ;
no

ea excentricité additionnelle de la charge longitudinale due à des imperfections géométriques ;

eb excentricité dans le plan d'un mur, eb = M/N + eN ;


de

ecr excentricité ec0 de l'action verticale incluant les imperfections géométriques ;

em excentricité du premier ordre due à la flexion sous l'effet d'une force horizontale ;
et

eN excentricité de l'effort normal vertical dans le plan d'un mur ;

eo excentricité de l'effort longitudinal en tête de l'élément ;


oj

et excentricité du premier ordre, perpendiculairement au plan d'un mur, prise comme la


Pr

somme de e0 et em ;
e0 excentricité du premier ordre des charges perpendiculaires au plan d'un élément ;
Fb résistance d'ancrage à long terme ;
Fc effort de compression dans l'AAC suivant l'axe longitudinal ;
Fld valeur de calcul de l'effort de traction dans les armatures longitudinales à ancrer ;
Fs effort de traction dans les armatures longitudinales ;

16
EN 12602:2016 (F)

Fsl effort de traction dans chacune des barres longitudinales ;


FRA résistance ultime d'ancrage due aux barres transversales soudées ;
FRdu valeur de calcul d’un effort de compression concentré ;
Fwg valeur déclarée de la résistance au cisaillement d'une soudure ;
fbd valeur de calcul de la résistance d'adhérence ;
fbk résistance caractéristique d'adhérence ;

ne
fbl résistance d'adhérence à long terme ;
fcd valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC ;

ai
fc,edge résistance en compression de l'AAC sur le bord d'un élément de mur ou d'un trumeau ;
fck résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

oc
fck,g valeur déclarée de la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;
fcflk résistance caractéristique en flexion de l'AAC ;

ar
fcflk,eff valeur « effective » de la résistance caractéristique en flexion de l'AAC ;
fctk résistance caractéristique en traction directe de l'AAC ;
fctm
fld
m
valeur moyenne de la résistance en traction directe de l'AAC ;
valeur de calcul de la résistance d'appui de l'AAC ;
e
fst résistance en traction de l'acier d'armature ;
rm

fy limite d'élasticité de l'acier d'armature ;


fyd limite d'élasticité de calcul de l'acier d'armature ;
no

fyk limite caractéristique d'élasticité de l'acier d'armature ;


fywd limite d'élasticité de calcul des armatures d'effort tranchant verticales ou inclinées ;
fywk limite caractéristique d'élasticité des armatures d'effort tranchant ;
de

f0,2k valeur caractéristique de la limite d'élasticité conventionnelle à 0,2 % de l'acier


d'armature ;
h hauteur totale de la section droite ;
et

h' entraxe des armatures longitudinales suivant la Figure A.12 ;


hc distance entre Ac0 et Ac1 ;
oj

hk épaisseur d'une section en caisson fictive selon la Formule A.34 ;


hw épaisseur (totale) d'un mur ;
Pr

Ic moment d’inertie de la zone comprimée d'une section droite ;


ic rayon de giration de la zone comprimée d'une section droite, c'est-à-dire Ic/Ac ;
Kc coefficient applicable à la résistance d'appui maximale de l'AAC, fonction de la classe
d'adhérence ;
K1 coefficient de réduction de la Formule (A.11), pour un enrobage réduit de l'AAC ;
K2 coefficient d'espacement des armatures transversales dans la Formule (A.11) ;

17
EN 12602:2016 (F)

K3 coefficient de la Formule (A.11) tenant compte du type de cadres ;


k ― coefficient pour la section minimale d'armatures, tenant compte de la répartition des
contraintes ;
― coefficient de flambement de l'Annexe B ;
― coefficient de redistribution donné par les Formules (A.45a) et (A.45b) pour le calcul des
flèches ;
ks coefficient de flambement selon la Formule (A.15) ;

ne
k1 ― coefficient pour la résistance d'appui ;
― coefficient de réduction de valeur de calcul de la résistance d'adhérence, tenant compte

ai
des influences de la géométrie ;
k2 coefficient de réduction pour les effets à long terme et les effets de la température ;

oc
kw facteur de résistance de la soudure donné dans le Tableau 5c ;

L portée entre axes des appuis ;

ar
l portée ;
lb longueur d'ancrage de référence des armatures selon le paragraphe 8.4 de l'EN 1992-1-

lb,net
1:2004 ; m
longueur d'ancrage requise pour l'armature (voir Figure A.4) ;
e
lh,eff longueur horizontale effective d'un mur ou d'un trumeau ;
rm

lhs longueur horizontale d'un appui dans le plan d'un mur ;


lht longueur horizontale d'un mur transversal (raidisseur) ;
no

lk,test longueur de l'élément soumis à l'essai fonctionnel ;


ls portée de cisaillement ;
lw hauteur d'un mur mesurée entre axes d'appuis ;
de

l0 longueur efficace d'un élément (pour le flambement) ;


Mcr moment de fissuration ;
Md valeur de calcul du moment fléchissant résistant ;
et

Mh moment fléchissant ;
Mda valeur de calcul réelle du moment fléchissant ;
oj

Mf moment fléchissant sous combinaison fréquente de charges ;


Pr

Mh moment fléchissant résultant des actions horizontales ;


Mk ― moment fléchissant sous la charge de calcul totale ;
― valeur caractéristique déclarée du moment fléchissant résistant ;
m coefficient prenant en compte la compression transversale existant dans la zone d'ancrage ;
N effort axial (compression comptée positivement) ;
Ncr effort normal résistant de calcul pour une excentricité égale à ecr ;

18
EN 12602:2016 (F)

Nd effort normal de calcul (compression comptée positivement) ;


NRd effort normal résistant de calcul ;
NRk valeur caractéristique de l'effort normal résistant ;
NRk,test valeur caractéristique déclarée de l'effort normal résistant, déduite des essais de
performance selon l'EN 1740 ;
NSd effort normal agissant de calcul dans une section droite ;

ne
n nombre (par exemple de résultats d'essai) ;
np nombre de barres transversales soudées disponibles pour l'ancrage dans la zone de

ai
compression transversale ;
nt nombre de barres transversales soudées dans la zone d'ancrage ;

oc
p, pI, pII paramètres de la Formule (A.44) ;
qp somme des charges permanentes et quasi-permanentes ;

ar
qv somme des charges variables ;
Rcd valeur de calcul de la résistance ;
Rck
r
résistance caractéristique ; m
― rayon de courbure dû au moment fléchissant ;
e
― coefficient de calcul de la hauteur efficace des portes ou trumeaux de fenêtres ;
rm

rc0 rayon de l'aire chargée suivant la Figure A.13 ;


rc1 rayon de l'aire de diffusion maximale suivant la Figure A.13 ;
s ― espacement des étriers ou des cadres ;
no

― espacement des armatures d'effort tranchant inclinées, mesuré suivant l'axe longitudinal
d'un élément ;
sl1 entraxe des armatures longitudinales tendues ;
de

sl2 entraxe des armatures longitudinales comprimées ;


ss espacement des armatures d'effort tranchant suivant l'axe longitudinal de l'élément ;
st entraxe des barres d'armature transversales ;
et

st,min entraxe minimal des barres d'armature transversales ;


oj

TRd1 moment de torsion résistant d'une section ne comportant pas d'armatures de torsion ;
TRd3 moment de torsion résistant d'une section comportant des armatures de torsion ;
Pr

Tsd moment de torsion agissant de calcul ;


tt longueur effective totale des barres d'ancrage transversales ;
V ― effort tranchant ;
― volume de l'élément ;
Vd ― valeur de calcul de la résistance au cisaillement longitudinal d'un joint ;
― effort tranchant résistant de calcul ;

19
EN 12602:2016 (F)

Vcd contribution du béton à la résistance à l'effort tranchant (= VRd1) ;


Vk valeur caractéristique déclarée de l'effort tranchant résistant ;
VSd valeur de calcul de l’effort de cisaillement par unité de longueur ;
Vwd contribution des armatures d'effort tranchant à la résistance à l'effort tranchant ;
VRd effort tranchant résistant de calcul ;

ne
VRd1 effort tranchant résistant de calcul d'une section sans armatures d'effort tranchant ;
VRd2 valeur de calcul de l'effort tranchant maximal pouvant être repris sans écrasement des
bielles de compression ;

ai
VRd3 effort tranchant résistant de calcul d'une section avec armatures d'effort tranchant ;
VSd effort tranchant agissant de calcul ;

oc
WT module de torsion de la section ;
v coefficient de réduction de la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC,

ar
utilisé dans la détermination de la valeur de calcul de l'effort tranchant maximal VRd2
pouvant être repris sans écrasement des bielles de compression considérées dans le calcul ;
x ― profondeur de l’axe neutre ; m
― augmentation requise de la profondeur minimale d’appui a0 lorsque l’enrobage c de
l’armature longitudinale à l’extrémité d’un élément chargé transversalement dépasse 15
e
mm ;
rm

x valeur moyenne de la résistance en compression d’une série d’essais ;


xmin valeur individuelle minimale de la résistance en compression d’une série d’essais ;
yel flèche à court terme ;
no

yk flèche sous la charge de calcul totale, en supposant une rigidité en flexion (EI)k ;
yv flèche instantanée due à une charge variable ;
de

y0 contre-flèche due à la précontrainte ;


y1 flèche instantanée due à des charges apparaissant avant la réalisation d’éléments attenants,
supposant une section non fissurée et E = Ecm ;
et

y flèche à long terme sous la combinaison quasi-permanente de charges ;


z bras de levier des forces longitudinales internes ;
oj

 coefficient de réduction de la résistance de calcul en compression de l'AAC, tenant compte


des effets à long terme ;
Pr

s angle de l’armature d’effort tranchant avec l’axe longitudinal ;

 coefficient pour la détermination de la hauteur utile d’un mur ou d’un trumeau, fonction des
conditions de rigidité de l’appui latéral ;
c coefficient partiel de sécurité du béton (AAC) ;

comp coefficient partiel de sécurité applicable à l’élément ;


F coefficient partiel de sécurité applicable aux actions ;

20
EN 12602:2016 (F)

M coefficient partiel de sécurité applicable à une propriété du matériau ;


n coefficient multiplicateur du coefficient partiel de sécurité c pour l'AAC ;
s coefficient partiel de sécurité applicable à l’acier d’armature ;
c déformation relative de l'AAC ;
c (t0) déformation relative initiale (élastique) de l'AAC ;

ne
cc déformation relative due au fluage de l'AAC ;
cfl déformation relative de flexion (traction ou compression) de l'AAC du côté opposé à c ;

ai
cflu déformation relative de flexion ultime de l'AAC dans la zone tendue ;
su déformation relative de l’acier d’armature sous charge maximale ;

oc
suk valeur caractéristique de la déformation relative de l’acier d’armature sous charge
maximale ;

ar
syfl déformation relative de traction ou de compression de l'acier d'armature du côté opposé à
c ;
valeur de calcul de la déformation relative à la limite d'élasticité de l'acier d'armature ;
yd
0
d
m
déformation relative initiale à court terme ;
facteur de conversion dans le cas d’un dimensionnement assisté par l'expérimentation ;
e
 angle des bielles de compression avec l’axe longitudinal ;
rm

 ― courbure ;
― coefficient de détermination du module d’élasticité « effectif » et de la résistance à la
traction par flexion « effective » de l'AAC ;
no

― coefficient tenant compte de l'augmentation de la résistance des surfaces partiellement


chargées ;
10dry conductivité thermique à l’état sec à une température moyenne d’essai de 10 °C ;
de

d valeur de calcul de la conductivité thermique à l’état humide, pour un taux d’humidité m ;


 valeur de calcul du coefficient de frottement ;
m taux d’humidité rapporté à la masse ;
et

 masse volumique sèche de l'AAC ;


oj

d,inf valeur de calcul de la masse volumique des éléments en AAC (armatures comprises) à l’état
humide dans le cas où le poids agit de manière favorable ;
Pr

d,sup valeur de calcul de la masse volumique des éléments en AAC (armatures comprises) à l’état
humide dans le cas où le poids agit de manière défavorable ;
k valeur caractéristique de la masse volumique sèche de l'AAC (fractile 95 %) ;
m valeur moyenne de la masse volumique sèche de l'AAC ;
sound masse volumique à utiliser pour la détermination du comportement acoustique ;
T,l pourcentage d'armatures longitudinales de torsion ;

21
EN 12602:2016 (F)

T,s pourcentage de cadres de torsion ;


thermal masse volumique à utiliser pour la détermination des propriétés thermiques ;
trans masse volumique à utiliser pour le calcul du poids de transport des éléments en AAC ;
1 pourcentage d’armatures ;
c contrainte dans l'AAC ;

ne
d valeur de calcul de la contrainte (compression) ;
cd valeur de calcul de la contrainte de l'AAC en rive de la zone comprimée ;

ai
sld valeur de calcul de la contrainte de traction dans les armatures longitudinales de torsion ;
swd valeur de calcul de la contrainte de traction dans l’armature d’effort tranchant ;

oc
td valeur de calcul de la contrainte en rive de la zone tendue ;
Rd valeur de base de la résistance au cisaillement ;

ar
 valeur finale du coefficient de fluage ;
d diamètre d'une surface circulaire chargée ;
s
 sl
diamètre d'une barre ;
diamètre d’une barre longitudinale ;
m
e
sw diamètre d’un brin (étrier ou cadre) ;
rm

 t diamètre des barres transversales dans la zone d'ancrage.


3.3 Abréviations
no

AAC béton cellulaire autoclavé ;

CPU Contrôle de Production en Usine ;


de

PDN Paramètre Déterminé au niveau National ;

HR humidité relative ;

ELS état limite de service ;


et

ELU état limite ultime.


oj

4 Propriétés et exigences des matériaux


Pr

4.1 Matériaux constitutifs du béton cellulaire autoclavé

4.1.1 Généralités

Les matières premières ci-après, combinées à des adjuvants et des agents, le cas échéant, peuvent être
utilisées dans le procédé de fabrication :

a) matériaux à base de calcaire :

22
EN 12602:2016 (F)

1) ciment ;

2) chaux ;

3) AAC recyclé ;

a) matériaux à base de silice :

1) sable roulé et/ou broyé ;

ne
2) cendres volantes (issues de la combustion de charbon pulvérisé) ;

ai
3) laitier de haut-fourneau (granulé pré-broyé) ;

b) eau ;

oc
c) agents d’expansion :

ar
1) produits chimiques (en général aluminium sous forme de poudre ou de coulis) ;

2) mousse préformée stable ;

3) autres agents d'expansion. m


Il est admis d’inclure d’autres matières premières appropriées.
e
4.1.2 Émission de substances dangereuses
rm

Les réglementations nationales sur les substances dangereuses peuvent exiger la vérification et la
déclaration des émissions, et parfois de la teneur, lorsque les produits de construction couverts par la
présente norme sont mis sur ces marchés.
no

En l’absence de méthodes d’essai européennes harmonisées, il convient que la vérification et la


déclaration des émissions/de la teneur soient réalisées en tenant compte des dispositions nationales en
vigueur sur le lieu d’utilisation.
de

NOTE Une base de données informative des dispositions européennes et nationales relatives aux substances
dangereuses est disponible sur le site Web de la Croissance EUROPA accessible par le lien
http://ec.europa.eu/growth/tools-databases/cp-ds/
et

4.2 Paramètres du béton cellulaire autoclavé (AAC)


4.2.1 Généralités
oj

Les paragraphes suivants présentent les propriétés de référence du matériau qu’il est admis d’utiliser
pour des considérations générales de dimensionnement. Les valeurs de calcul à utiliser dans les
Pr

équations, pour les calculs numériques, sont indiquées dans les Annexes A et B.

4.2.2 Masse volumique sèche

4.2.2.1 Généralités

La masse volumique sèche, déterminée conformément à l’EN 678, doit être indiquée par le fabricant sur
la base de la valeur moyenne des six dernières séries d’essais (chacune comprenant trois éprouvettes),

23
EN 12602:2016 (F)

soit sous forme d'une valeur moyenne et d'une tolérance déclarées, soit sous forme d'une classe de
masse volumique déclarée, comme décrit dans le Tableau 1.

4.2.2.2 Masse volumique sèche moyenne déclarée

Lorsque le fabricant déclare la masse volumique sèche sous forme d'une valeur moyenne, celle-ci doit
être comprise dans les limites suivantes :

 masse volumique sèche moyenne : m,g  g

ne
 valeur individuelle de la masse volumique sèche : m,g  15 %

ai

oc
m,g est la valeur moyenne déclarée de la masse volumique sèche ;

g est la tolérance déclarée sur la masse volumique sèche (inférieure ou égale à 10 %).

ar
4.2.2.3 Classe de masse volumique déclarée

Lorsque le fabricant déclare la masse volumique sèche conformément aux classes de masse volumique
m
spécifiées dans le Tableau 1 et que les essais sont effectués selon l’EN 678, la valeur moyenne des
résultats des six dernières séries d’essais (chacune comportant trois éprouvettes) doit s’inscrire dans
les limites indiquées. Prise individuellement, chacune des valeurs peut être supérieure ou inférieure, de
e
25 kg/m3 tout au plus, à ces limites.
rm

Tableau 1 — Classes de masse volumique


Masses volumiques sèches en kilogrammes par mètre cube
no

Classe de masse volumique 300 350 400 450 500 550 600 650

masse volumique sèche  250  300  350  400  450  500  550  600
moyenne m  300  350  400  450  500  550  600  650
de

Classe de masse volumique 700 750 800 850 900 950 1 000

masse volumique sèche  650  700  750  800  850  900  950
moyenne m  700  750  800  850  900  950  1 000
et

4.2.2.4 Valeurs de masse volumique dérivées


oj

Pour les calculs structuraux, les valeurs de masse volumique suivantes peuvent être utilisées, à moins
de dispositions nationales différentes :
Pr

 
 d,sup   m,g   g  1   m /100   ms / V (1)

 
 d,inf   m,g   g   1   m /100  m s /V (2)

24
EN 12602:2016 (F)

d,sup est la valeur de calcul de la masse volumique des éléments en AAC (armatures comprises) à
l’état humide (taux d’humidité m), lorsque les effets du poids sont défavorables, exprimée
en kilogrammes par mètre cube ;

d,inf est la valeur de calcul de la masse volumique des éléments en AAC (armatures comprises) à
l’état humide (taux d’humidité m), lorsque les effets du poids sont favorables, exprimée en
kilogrammes par mètre cube ;

ne
m,g est la valeur moyenne déclarée de la masse volumique sèche de l'AAC, exprimée en
kilogrammes par mètre cube ;

ai
g est la tolérance déclarée sur la masse volumique sèche de l'AAC, exprimée en kilogrammes
par mètre cube ;

oc
m est la valeur attendue du taux d’humidité de l'AAC dans les conditions d’utilisation,
rapporté à la masse et exprimé en pourcentage ;

ar
ms est la masse des armatures, exprimée en kilogrammes ;

V
m
est le volume de l’élément, exprimé en mètres cubes.

Dans le cas d'une classe de masse volumique déclarée, l’expression (m,g + g) doit être prise comme
limite supérieure de la masse volumique sèche moyenne m et l’expression (m,g - g) comme limite
e
inférieure, comme indiqué dans le Tableau 1.
rm

Pour la détermination des propriétés d’isolation thermique, les valeurs de masse volumique m,g et
90 % peuvent être utilisées (voir Figure 1). Dans le cas d’une classe de masse volumique déclarée, la
limite supérieure de la masse volumique sèche moyenne, telle qu'indiquée dans le Tableau 1, peut être
no

utilisée pour déterminer la valeur de la conductivité thermique 10dry à partir du Tableau 4.

La détermination des propriétés d’isolation acoustique peut être basée sur la valeur moyenne déclarée
m,g de la masse volumique sèche. Dans le cas d’une classe de masse volumique déclarée, on peut
de

utiliser la moyenne des limites supérieure et inférieure de la masse volumique sèche moyenne du
Tableau 1.

Pour la détermination du poids de transport - sauf pour les poutres (voir la note) -, l’équation suivante
et

peut être utilisée en l’absence d’information fournie par le fabricant :

 trans  1,4   m,g  40 kg/m 3 (3)


oj


Pr

trans est la masse volumique à utiliser pour le calcul du poids de transport des éléments en AAC,
en kilogrammes par mètre cube ;

m,g est la valeur moyenne déclarée de la masse volumique sèche de l'AAC, en kilogrammes par
mètre cube (dans le cas d’une classe de masse volumique déclarée, m,g peut être prise égale
à la moyenne des limites supérieure et inférieure de la masse volumique sèche moyenne m
du Tableau 1.)

25
EN 12602:2016 (F)

NOTE Dans le cas des poutres, la quantité d’armatures peut dépasser 40 kg par m³.

4.2.3 Valeurs caractéristiques de résistance

Les valeurs caractéristiques fK des paramètres de résistance de l'AAC ou des éléments en AAC, comme la
résistance en compression ou la résistance en flexion de l'AAC, la résistance mécanique des éléments
selon l’Annexe B ou encore la résistance d’adhérence entre l’armature et l'AAC sont définies comme le
fractile 5 % de la propriété considérée (p = 0,95) avec un niveau de confiance de  = 0,75. Pour plus
d’informations, voir l’Annexe F (informative).

ne
4.2.4 Résistance en compression

ai
La résistance caractéristique en compression de l'AAC doit être indiquée par le fabricant soit sous forme
de valeur déclarée fck,g de la résistance caractéristique en compression soit sous forme de classe de
résistance en compression déclarée, tel que spécifié dans le Tableau 2a.

oc
La valeur réelle fck de la résistance caractéristique en compression, déterminée par une analyse
statistique (voir 4.2.3) des résultats des essais réalisés conformément à l’EN 679, doit être

ar
respectivement supérieure ou égale à la valeur déclarée fck,g, ou supérieure ou égale à la valeur fck du
Tableau 2a pour la classe de résistance déclarée.

m
La valeur moyenne minimale réelle fc,min de chaque série d’essais de trois éprouvettes conformément à
l’EN 679 doit, respectivement, être au moins égale à 0,9 fois la résistance caractéristique déclarée fck,g,
ou correspondre à la valeur fck du Tableau 2a pour la classe de résistance déclarée.
e
Tableau 2a — Classes de résistance en compression de l'AAC
rm

Résistances en Mégapascals
AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC AAC
Classe de
no

1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 6 7 8 9 10


résistance

fck 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 6,0 7,0 8,0 9,0 10,0
de

4.2.5 Résistance en traction et résistance en flexion

Le fabricant doit déclarer la résistance en flexion fcflk,g à partir des essais. La valeur réelle de la
résistance caractéristique en flexion fcflk, déterminée par une analyse statistique (voir 4.2.3) des
et

résultats des essais réalisés conformément à l’EN 1351, doit être supérieure ou égale à la valeur
déclarée fcflk,g.
oj

En l’absence de résultats d’essai, la résistance en traction ou la résistance en flexion peuvent être


estimées au moyen des équations suivantes :
Pr

f ctk;0,05  0,10 f ck (4a)

f ctk;0,95  0,24 f ck (4b)

f cflk;0,05  0,18 f ck (5a)

f cflk;0,95  0,36 f ck (5b)

26
EN 12602:2016 (F)

fctk; 0,05 est la valeur caractéristique correspondant au fractile 5 % de la résistance en traction


directe, en Mégapascals ;

fctk; 0,95 est la valeur caractéristique correspondant au fractile 95 % de la résistance en traction


directe, en Mégapascals ;

fcflk; 0,05 est la valeur caractéristique correspondant au fractile 5 % de la résistance en flexion, en

ne
Mégapascals ;

fcflk; 0,95 est la valeur caractéristique correspondant au fractile 95 % de la résistance en flexion, en

ai
Mégapascals ;

fck est la résistance caractéristique en compression selon le paragraphe 4.2.4, en Mégapascals.

oc
NOTE Lorsqu'on utilise la résistance en flexion déclarée fcflk dans les calculs, un coefficient de réduction
d’une valeur de 0,8 est utilisé afin de prendre en compte l’effet d'échelle.

ar
4.2.6 Diagramme contrainte-déformation

m
Le diagramme contrainte-déformation simplifié de l'AAC est constitué par une relation linéaire entre la
contrainte et la déformation jusqu’à une déformation relative de compression de 0,002 pour une
contrainte égale à la valeur de calcul de la résistance en compression, se prolongeant selon une
contrainte constante jusqu’à la déformation limite ultime de 0,003 (voir A.3.2 et Figure A.2).
e
4.2.7 Module d'élasticité
rm

Le module d’élasticité Ecm, déterminé conformément à l’EN 1352, doit être indiqué par le fabricant sur
la base de la valeur moyenne des six dernières séries d’essais (chacune comportant trois éprouvettes)
no

sous forme de valeur moyenne déclarée et de tolérances déclarées.

Les valeurs doivent s’inscrire dans les limites suivantes :

 module d'élasticité moyen : Ecm,g  Eg


de

 valeur individuelle du module d’élasticité : Ecm,g  20 %


et

Ecm,g est la valeur moyenne déclarée du module d’élasticité ;


oj

Eg est la tolérance déclarée sur le module d’élasticité (inférieure ou égale à 10 %).
Pr

En l’absence de résultats d’essai, une valeur moyenne du module d’élasticité peut être obtenue comme
suit :

Ecm = 5 (m - 150) (6)

Ecm est le module d'élasticité moyen de l'AAC, en Mégapascals ;

27
EN 12602:2016 (F)

m est la masse volumique sèche moyenne de l'AAC, en kilogrammes par mètre cube.

4.2.8 Coefficient de Poisson

Un coefficient de Poisson égal à 0,2 doit être utilisé pour les déformations élastiques. Si les fissures sont
admises dans l'AAC tendu, un coefficient de Poisson égal à 0,0 peut être utilisé.

4.2.9 Coefficient de dilatation thermique

ne
En l’absence de données expérimentales, le coefficient de dilatation thermique doit être pris égal à
8 × 10-6/K.

ai
4.2.10 Retrait de séchage

La valeur déclarée du retrait de séchage doit être déterminée selon l’EN 680. La classe de retrait telle

oc
que spécifiée dans le Tableau 2b doit être déclarée sur la base de la valeur de référence conventionnelle
moyenne cs,ref ou sur la base d’une valeur égale au retrait de séchage total cs,tot multiplié par un
coefficient de réduction de 0,5."

ar
NOTE Le coefficient de réduction tient compte du fait que les variations dimensionnelles des composants,
dues au retrait de séchage (ou au gonflement dans le cas d’une humidification) sont fonction de la taille des

l'AAC. m
composants, de la quantité et de l’emplacement des armatures, ainsi que du taux d’humidité initial et effectif de

Tableau 2b  Classes de retrait de séchage pour l’AAC


e
Classe de 0,15 0,20 0,25 0,30 0,35 0,40
rm

retrait de
séchage

c
 0,15  0,20  0,25  0,30  0,35  0,40
no

mm/m

4.2.11 Fluage

4.2.11.1 Généralités
de

Le coefficient de fluage doit être indiqué par le fabricant sur la base des résultats d’essais selon
l’EN 1355, soit sous la forme d'une valeur moyenne déclarée, soit sous la forme d'une classe de fluage
déclarée.
et

La définition du coefficient de fluage est la suivante :


oj

 cc  t 0 , t 
 t 0 , t   (7)
 c t 0 
Pr

cc (t0,t) est la déformation relative due au fluage entre l’instant t0 et l’instant t ;

c(t0) est la déformation relative initiale (élastique) à un instant donné t0.

Le fluage de l'AAC peut être considéré comme proportionnel à la contrainte appliquée lorsque la
contrainte de compression ne dépasse pas 0,45 fck au moment du chargement t0.

28
EN 12602:2016 (F)

En l’absence de données expérimentales, le coefficient de fluage final  (t0, t  ) doit être pris égal à 1,0.

4.2.11.2 Coefficient de fluage moyen déclaré

Lorsque le fabricant déclare le coefficient de fluage sous forme d'une valeur moyenne, celle-ci doit
s’inscrire dans les limites suivantes :

 valeur moyenne du coefficient de fluage :  (t0, t  ) + 10 %;

ne
 valeur individuelle du coefficient de fluage :  (t0, t  ) + 20 %.

4.2.11.3 Classe de fluage déclarée

ai
Lorsque le fabricant déclare le coefficient de fluage selon les classes de fluage spécifiées dans le

oc
Tableau 3, la valeur moyenne des essais réalisés selon l’EN 1355 doit s’inscrire dans les limites
indiquées.

Tableau 3 — Classes de fluage

ar
Classe de fluage 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0

Coefficient de fluage
moyen  (t0, t  )
 0,4

 0,5
 0,5

 0,6
m  0,6

 0,7
 0,7

 0,8
 0,8

 0,9
 0,9

 1,0
e
4.2.12 Chaleur spécifique
rm

La chaleur spécifique de l'AAC doit être prise égale à 1 050 J/kgK.

4.2.13 Conductivité thermique


no

4.2.13.1 Généralités

La conductivité thermique de l'AAC doit être déclarée pour l'état séché en étuve, exprimée sous la forme
de

de 10dry, accompagnée de la masse volumique sèche. Les valeurs de conductivité thermique déclarées
doivent soit être calculées à partir des résultats des mesurages effectués sur les éprouvettes soit être
extraites du Tableau 4. La valeur de calcul de la conductivité thermique est égale à la valeur déclarée,
corrigée en fonction de l’humidité conformément au paragraphe 5.1.4.
et

La déclaration doit inclure la conductivité thermique avec indication du pourcentage de la production


auquel elle se rapporte (10dry(50 %) ou 10dry(90 %) par exemple).
oj

4.2.13.2 Procédure de détermination de la conductivité thermique sèche par essai


Pr

Lors des essais, la procédure définie dans les paragraphes 4.2.13.3 à 4.2.13.6 doit être suivie.

4.2.13.3 Méthode d’essai

La méthode d’essai de référence est spécifiée dans l’EN 12664. Pour l'AAC, la température d’essai de
référence moyenne doit être de 10 °C. D’autres méthodes d’essai, pouvant nécessiter l’emploi
d’éprouvettes de tailles et de conditionnements différents, peuvent être utilisées, si la corrélation entre
les résultats de la méthode d’essai de référence et ceux de cette méthode alternative peut être établie.

29
EN 12602:2016 (F)

4.2.13.4 Éprouvettes

Les éprouvettes doivent être homogènes. Leur taille ainsi que les exigences de planéité seront fonction
des dimensions de l’appareillage utilisé et de la conductivité thermique du matériau. Les éprouvettes ne
doivent pas comporter d’armatures.

4.2.13.5 Conditionnement des éprouvettes

Les éprouvettes doivent être conditionnées à l’air à une température de (23 ± 2) °C et à une HR de

ne
(50 ± 5) % jusqu'à l'obtention d'une masse constante. La masse est considérée constante lorsque l’écart
entre deux pesées consécutives, à 24 h d’intervalle, ne dépasse pas 0,2 %.

ai
D’autres conditions d’essai (par exemple état séché en étuve) peuvent être utilisées si la corrélation
entre les conditions de référence et ces conditions alternatives peut être établie.

oc
4.2.13.6 Détermination de la valeur moyenne sèche et de la valeur limite

Afin de s’assurer que les résultats sont représentatifs du matériau en cours de production, les essais

ar
doivent être effectués sur des éprouvettes choisies à partir de trois lots de production différents, dans la
gamme des masses volumiques déclarées du produit considéré. La valeur moyenne des résultats des
trois essais de conductivité thermique doit être calculée et corrigée à un taux d’humidité égal à zéro

m
comme spécifié en 5.1.4. La masse volumique sèche de chacune des trois éprouvettes doit être
déterminée conformément à l’EN 678, et la valeur moyenne des trois résultats doit être calculée.

En utilisant les valeurs tabulées données en 4.2.13.7, on trace un graphique de la conductivité


e
thermique 10dry (W/mK) en fonction de la masse volumique sèche  (kg/m3) (droite 9 sur la Figure 1).
rm

On reporte la valeur moyenne mesurée 10dry et la masse volumique sèche moyenne mesurée
correspondante (point A sur la Figure 1). On trace une droite parallèle à la droite représentant les
valeurs tabulées et passant par le point A (droite 10 sur la Figure 1). À partir de cette droite, on
détermine la valeur moyenne et les valeurs limites de la conductivité thermique en fonction de la masse
no

volumique sèche moyenne et de la masse volumique sèche des fractiles 10 % et 90 % des produits
fabriqués, avec un niveau de confiance  = 90 %, selon l’EN ISO 10456.
de
et
oj
Pr

30
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
Légende

ar
1 Limite supérieure 6 Masse volumique sèche moyenne de la production
2 Valeur moyenne 7 Masse volumique sèche non dépassée par 90 %
3 Limite inférieure de la production
4
5
Point A : moyenne des résultats d’essai
Plage des masses volumiques sèches des produits
fabriqués
m
8 Masse volumique sèche non dépassée par 10 %
de la production
9 Droite représentant les valeurs AAC tabulées du
e
Tableau 4
10 Droite parallèle à la droite 9 et passant par le point (A)
rm

Figure 1 — Détermination de la conductivité thermique sèche 10dry

4.2.13.7 Utilisation des valeurs tabulées pour la conductivité thermique


no

En l’absence de résultats d’essai, la conductivité thermique, pour l’état sec, doit se baser sur les valeurs
fournies dans le Tableau 4 en fonction de la masse volumique sèche (voir 4.2.2.4).
de
et
oj
Pr

31
EN 12602:2016 (F)

Tableau 4 — Conductivité thermique sèche de l'AAC, 10dry, pour 50 % et 90 % de la production,


avec un niveau de confiance  = 90 % (compilée d'après l’EN 1745)

Masse volumique sèche a Valeur de la conductivité thermique 10dry


kg/m3 W/mK

50 % 90 %
300 0,072 0,085

ne
400 0,096 0,110
500 0,120 0,130
600 0,150 0,160
700 0,170 0,180

ai
800 0,190 0,210
900 0,220 0,240
1 000 0,240 0,260

oc
NOTE 1 Des valeurs intermédiaires peuvent être obtenues par interpolation.
NOTE 2 Les performances thermiques sont obtenues en utilisant la conductivité thermique sèche moyenne

ar
10dry(50 %).
a Voir la Figure 1.

4.2.14 Perméabilité à la vapeur d'eau m


La valeur de calcul du coefficient de résistance à la vapeur d’eau doit être prise égale à 5 ou à 10. La
e
valeur la plus basse vaut pour la diffusion à l’intérieur d'un composant (mouillage) et la valeur la plus
rm

haute pour la diffusion hors d’un composant (séchage).

Des valeurs plus précises pour la perméabilité à la vapeur d’eau et le coefficient de résistance à la
vapeur d’eau peuvent être déterminées par des essais selon l’EN ISO 12572.
no

4.2.15 Étanchéité à l'eau

Lorsque l’étanchéité à l'eau est exigée, les éléments doivent être protégés contre la pénétration de l’eau,
par exemple par un enduit, un revêtement, un bardage ou une finition appropriés.
de

4.3 Armatures
4.3.1 Acier
et

Les armatures sont en acier se présentant sous forme de barres lisses ou de produits déroulés selon
l’EN 10080 ou en acier inoxydable selon l’EN 10088-5.
oj

Sauf spécification dans une norme de produit harmonisée, il doit être démontré que l’armature achetée
en aciérie qui sera utilisée pour les éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé a été
Pr

soumise à un essai de type initial, des essais d’échantillons prélevés en usine, une inspection initiale du
CPU et une surveillance permanente du CPU.

NOTE 1 Un certificat approprié démontrera comment la fabrication de l’acier pour armature est soumise à un
contrôle par tierce partie couvrant l’essai de type initial, les essais d’échantillons prélevés en usine, l’inspection
initiale du CPU et la surveillance permanente du CPU.

Sauf spécification dans une norme de produit harmonisée traitant des armatures structurales en acier
inoxydable, l’armature doit avoir un diamètre inférieur ou égal à 12 mm.

32
EN 12602:2016 (F)

Les propriétés de résistance et de ductilité déclarées de l’acier pour armature utilisé dans les éléments
en AAC doivent être conformes aux propriétés de l’acier après dressage et après autoclavage.

NOTE 2 L’allongement thermique de l’acier inoxydable austénitique est supérieur à celui de l’acier normal et de
l’acier inoxydable ferritique ou austéno-ferritique.

4.3.2 Armatures structurales

Les caractéristiques de performance de l’acier d’armature sont définies dans l'EN 10080 et doivent faire

ne
l'objet d'essais selon les méthodes d'essai stipulées dans cette Norme européenne.

Le Tableau 5a et l’EN 10088-5 indiquent les nuances d’acier inoxydable applicables, leur composition
chimique et leur masse volumique.

ai
Le raccordement de barres en acier inoxydable et de produits déroulés doit être effectué par soudage

oc
par résistance électrique.

NOTE 1 Une couche de protection contre la corrosion est souvent nécessaire, même avec des barres en acier
inoxydable et des produits déroulés, en raison du procédé d’autoclavage.

ar
Tableau 5a ― Liste des nuances d’acier pour l’acier inoxydable pour armature
Référence de

1.4003
l’acier
Dénomination de
l’acier
X2CrNi12
m
Masse volumique [kg/dm3]
- selon l’EN 10088-1

7,7
Commentaire

Acier inoxydable ferritiquea


e
1.4016 X6Cr17 7,7 Acier inoxydable ferritique
rm

1.4162 X2CrMnNiN21-5-1 7,8 Acier austéno-ferritique


1.4362 X2CrNiN23-4 7,8 Acier austéno-ferritique
1.4462 X2CrNiMoN22-5-3 7,8 Acier austéno-ferritique
no

a Cette référence d’acier nécessite une protection contre la corrosion dont l’efficacité est vérifiée conformément à l’EN 990 ;
voir 5.3.3.

Les caractéristiques de performance de l’acier inoxydable sont définies dans l’EN 10088-5 et doivent
de

être soumises à essai conformément aux méthodes d’essai de cette Norme européenne, avec les
exceptions suivantes et les caractéristiques de performance supplémentaires indiquées ci-après en cas
d’utilisation comme armature des éléments en AAC :

1) Valeurs caractéristiques des propriétés mécaniques de l’acier inoxydable pour armature


et

Les valeurs de résistance à la traction de l’acier inoxydable pour armature doivent être déclarées
oj

sous forme de valeurs caractéristiques définies comme le fractile 5 % de la propriété considérée


(p  0,95) avec un niveau de confiance   90 %. Pour calculer les valeurs de résistance, l’aire de la
section transversale nominale du produit est utilisée. Cette définition fait référence au niveau de
Pr

qualité à long terme de la production.

2) Aptitude à la flexion

Lorsque de l’acier inoxydable pour armature façonnée est utilisé, son aptitude à la flexion doit être
déterminée conformément à l’EN ISO 15630-1, avec un angle de courbure minimal de 180°. Après
l’essai, les produits ne doivent présenter aucune rupture ni fissure visible. Le diamètre du mandrin
spécifié pour l’essai de flexion ne doit pas dépasser le diamètre maximal pertinent spécifié dans le
Tableau 5b.

33
EN 12602:2016 (F)

NOTE 2 L’absence de fissures visibles par une personne en vision normale ou corrigée est considérée
comme une preuve que l’éprouvette a résisté à l’essai de flexion. Une déchirure ductile superficielle peut se
produire à la base des nervures ou des indentations ; elle n’est pas considérée comme une défaillance. La
déchirure peut être considérée comme superficielle lorsque la profondeur de déchirure n’est pas supérieure
à la largeur de la déchirure.

Tableau 5b ― Diamètre du mandrin pour l’essai de flexion

Diamètre nominal d (mm) Diamètre maximal du mandrin

ne
 16 3d
 16 6d

ai
3) Dimensions et tolérances

oc
L’écart admissible par rapport à la masse nominale par mètre ne doit pas être supérieur à :

 6,0 % des diamètres nominaux de 12 mm et moins.

ar
Les armatures doivent présenter une ductilité à l’allongement adéquate. Il est admis de considérer que
la ductilité est satisfaisante si l’exigence suivante est remplie :

uk  2,5 % m
La valeur déclarée de la résistance au cisaillement Fwg des soudures doit satisfaire à l'exigence
e
suivante :
rm

Fwg  kw fyk Asl (8)


no

kw est le facteur de résistance de la soudure donné dans le Tableau 5c ;

fyk est la limite caractéristique d'élasticité de l'acier d'armature ;


de

Asl est l’aire de la section de la barre d’armature ayant le plus gros diamètre dans l’assemblage
soudé.

Tableau 5c — Classes de résistance des soudures et valeurs de kW


et

Classe de résistance des


kW
soudures
oj

S1 0,25
Pr

S2 0,50

La résistance au cisaillement des jonctions soudées doit être déterminée conformément à l’EN 1737. Les
classes de résistance des soudures doivent être déclarées par le fabricant conformément au Tableau 5c.

La classe S1 est normalement utilisée. Il convient d'utiliser la classe S2 pour des aciers à propriétés
spéciales, tels que spécifiés par les autorités nationales.

34
EN 12602:2016 (F)

4.3.3 Diamètre effectif des barres revêtues

L'augmentation du diamètre des barres dû au revêtement de protection anticorrosion peut être prise en
compte dans le calcul de la résistance de l'ancrage des barres d'ancrage transversales (voir A.10.3)
lorsque les conditions suivantes sont satisfaites dans l'essai par arrachement selon l'EN 15361 :

a) ϕtot,m ≥ ϕtot,g

b) fcb,c/fcm,C ≥ 0,9 fcb,B/fcm,B

ne

ai
ϕtot,m est le diamètre extérieur moyen mesuré de la barre transversale avec son revêtement
anticorrosion ;

oc
ϕtot,g est le diamètre extérieur effectif déclaré de la barre transversale avec son revêtement
anticorrosion ;

ar
fcb,B est la contrainte d'appui de la barre transversale pour les éprouvettes de type B ;

fcb,c

fcm,B
m
est la contrainte d'appui de la barre transversale pour les éprouvettes de type C ;

est la résistance en compression de l'AAC pour les éprouvettes de type B ;


e
fcm,C est la résistance en compression de l'AAC pour les éprouvettes de type C.
rm

Lorsqu’il est utilisé dans les calculs de dimensionnement, le diamètre effectif ϕtot,g (égal au diamètre
extérieur moyen des barres transversales, avec leur revêtement anticorrosion) doit être déclaré comme
étant égal à la valeur moyenne conformément au paragraphe 5.2 de l'EN 15361:2007.
no

4.3.4 Armatures non structurales

Si nécessaire, les propriétés mécaniques des armatures non structurales doivent être déclarées par le
fabricant.
de

4.4 Adhérence

L’utilisation de l’adhérence dans les calculs selon l’Annexe A doit être déclarée par le fabricant sous la
et

forme d'une classe d’adhérence, comme spécifié dans le Tableau 6.

Tableau 6 ― Classes d’adhérence


oj

Classe Explication
d’adhérence
Pr

B1 L’adhérence n’est pas prise en compte dans le dimensionnement.


B2-N L’adhérence est prise en compte dans le dimensionnement et les éléments
en AAC sont utilisés dans des conditions d’utilisation normales.
B2-T L’adhérence est prise en compte dans le dimensionnement et les éléments
en AAC sont utilisés dans des conditions d’utilisation allant jusqu’à 50 °C.

Pour les classes d’adhérence B2-N et B2-T, la résistance caractéristique d’adhérence fbk minimale doit
être de 0,20 MPa.

35
EN 12602:2016 (F)

Si l’adhérence est prise en compte dans le calcul (classe d’adhérence B2), la résistance caractéristique
d’adhérence fbk (voir A.10.2) doit être déclarée par le fabricant. La résistance d’adhérence à court terme
doit être déterminée par des essais de type initiaux conformément à l’EN 12269-1. La résistance
caractéristique d’adhérence réelle fbk, déterminée par une analyse statistique (voir 4.2.3) des résultats,
doit être égale ou supérieure à la valeur déclarée. Les essais de type initiaux doivent aussi comprendre
des essais selon l’EN 989 afin d’établir la corrélation entre les deux méthodes.

La résistance d’adhérence doit faire l'objet d'essais selon l’EN 989 dans le cadre du contrôle de la

ne
production en usine, en tenant compte du facteur de corrélation mis en évidence lors des essais de type
initiaux selon l’EN 12269-1.

Lors de la détermination de la valeur de calcul de la résistance d’adhérence fbd, les effets à long terme et

ai
les effets éventuels des températures extrêmes doivent être pris en compte.

oc
Les effets à long terme et les effets de la température doivent être déterminés selon l’EN 12269-2 afin
de vérifier que le coefficient de réduction déclaré k2 utilisé lors du calcul (voir A.10.2) est acceptable. Le
coefficient de réduction k2 peut être appliqué dans des conditions d’utilisation normales, c’est-à-dire

ar
pour la classe N, ou dans des conditions d’utilisation allant jusqu’à 50 °C, c’est-à-dire pour la classe T.
Avant l’essai à long terme, des essais initiaux à court terme doivent être réalisés selon l’EN 12269-1.

m
Le coefficient de réduction k2 peut être considéré comme acceptable si la résistance d’adhérence à long
terme fbl obtenue au cours des essais finaux à court terme après 200 000 cycles de chargement selon
l’EN 12269-2 satisfait à l’exigence suivante :
e
f bl,mean  0,7k 2 f bm (9)
rm

fbl,mean est la valeur moyenne de la résistance d’adhérence à long terme selon l’EN 12669-2
no

obtenue au cours des essais finaux à court terme après 200 000 cycles de chargement ;

k2 est le coefficient de réduction tenant compte des effets à long terme et des effets de la
température sur l’adhérence entre les barres d’armature et l’AAC ;
de

fbm est la valeur moyenne de la résistance d’adhérence à court terme déterminée selon
l’EN 12269-1.
et

NOTE Les valeurs de résistance d’adhérence fbl,mean et fbm seront déterminées sur des éprouvettes préparées
à partir du même échantillon.
oj

4.5 Précontrainte thermique


4.5.1 Généralités
Pr

L’utilisation de la précontrainte thermique dans les calculs selon l’Annexe A doit être déclarée par le
fabricant sous la forme d'une classe de précontrainte, telle que spécifiée dans le Tableau 7.

36
EN 12602:2016 (F)

Tableau 7 — Classes de précontrainte


Classe de
Explication
précontrainte

P1 La précontrainte thermique n’est pas prise en compte dans


les calculs
P2 La précontrainte thermique est prise en compte dans les
calculs

ne
Du fait des propriétés de déformation différentes de l’AAC et de l’acier, une précontrainte peut être
générée pendant l’autoclavage et le refroidissement qui s’ensuit. Dans les éléments où la précontrainte
risque d’entraîner des fissures aux extrémités [voir la Formule (E.17)], des étriers ou autres armatures

ai
transversales doivent être prévus pour résister aux efforts de fendage.

Si l’effet de la précontrainte est pris en compte dans la procédure de calcul aux ELS, le fabricant doit

oc
déclarer la valeur moyenne de la déformation relative initiale à court terme (0m). De plus, on doit
vérifier qu’aucun glissement important à long terme n’existe entre l’armature et l'AAC. On doit
démontrer en outre que les contraintes d’adhérence entre l’armature et l'AAC aux ELS ne dépassent pas

ar
la valeur de calcul de la résistance d’adhérence fbd (voir A.10.2.2) ou la résistance d’ancrage FRA
(voir A.10.3), et ce pour tous les cas de charge. La longueur de transmission de la précontrainte doit être

m
inférieure à 15 % de la longueur de l’élément à chaque extrémité.

La valeur de la déformation relative initiale à court terme (0) résulte des déformations de l’acier
mesurées pour des éléments non chargés, conformément à l’EN 1738, en utilisant des méthodes
e
reconnues, telles que celles présentées dans l’Annexe E informative.
rm

La précontrainte diminue dans le temps, du fait du fluage et du retrait de l'AAC et de la relaxation des
armatures. Ceci doit être pris en compte en employant des méthodes reconnues, telles que celles
présentées dans l’Article E.2 de l’Annexe E informative dans le cas où l’effet de la précontrainte est
no

utilisé dans les calculs.

L’augmentation du glissement entre la barre d’armature et l'AAC durant un chargement à long terme ne
doit pas être supérieure à 5 % du glissement initial de l'essai à long terme selon l’EN 12269-2.
de

4.5.2 Déformation relative initiale moyenne 0m,g déclarée

Le fabricant peut déclarer la déformation relative initiale sous la forme d'une valeur moyenne qui doit
satisfaire aux exigences suivantes :
et

 déformation relative initiale moyenne :  0m,g – 10 % ;


oj

 valeur individuelle de la déformation relative initiale mesurée :  0m,g – 20 %.


Pr

Les six derniers essais doivent être pris en compte lors du calcul de la valeur moyenne de la
déformation relative initiale.

37
EN 12602:2016 (F)

5 Propriétés et exigences des éléments


5.1 Généralités
NOTE L’Annexe H fournit des informations sur les méthodes de déclaration des performances mécaniques et
de résistance au feu.

5.1.1 Résistance mécanique

ne
Les éléments satisfont aux exigences de résistance mécanique s’ils sont dimensionnés conformément
à 5.2.4.

ai
5.1.2 Propriétés acoustiques

5.1.2.1 Isolement aux bruits aériens

oc
L’isolement aux bruits aériens des éléments dépend principalement du poids par unité de surface.

Lorsqu’il est exigé, l’isolement aux bruits aériens assuré par les murs, les planchers et les toitures

ar
construits à partir d’éléments doit être mesuré selon l’EN ISO 10140-1,-2,-3,-4,-5 et exprimé par une
grandeur correspondant à l’indice unique d’évaluation conformément à l’EN ISO 717-1 (méthode de
référence).
m
Pour les dispositifs de réduction du bruit routier, l'isolement aux bruits aériens peut être déterminé
conformément à l'EN 1793-2.
e
Il convient de réaliser les essais dans des conditions standard d'utilisation finale, jonctions scellés, mais
rm

sans finitions, à l'exception d'une chape d'épaisseur minimale sur les planchers (le cas échéant). Les
résultats de ces essais s'appliqueront alors aux éléments, quelle que soit leur finition de surface, avec les
mêmes spécifications ou des spécifications meilleures.
no

Une alternative aux essais consiste à estimer l'affaiblissement du bruit aérien par calcul selon
l’EN 12354-1.

5.1.2.2 Isolation aux bruits de choc


de

Lorsqu’elle est exigée, l'isolation aux bruits de choc assurée par les planchers construits à partir
d’éléments doit être mesurée selon l’EN ISO 10140-1,-3,-5 et exprimée par une grandeur correspondant
à l’indice unique d’évaluation conformément à l’EN ISO 717-2 (méthode de référence).
et

Il convient de réaliser les essais dans des conditions standard d'utilisation finale, avec une chape
d'épaisseur minimale sur les planchers (le cas échéant) et sans finition en plafond. Les résultats de ces
essais s'appliqueront alors aux planchers avec les mêmes spécifications ou des spécifications
oj

meilleures, quelle que soit leur finition de surface.


Pr

Une alternative aux essais consiste à estimer l’isolation aux bruits de choc par calcul selon l’EN 12354-2.

5.1.2.3 Absorption acoustique

L’absorption acoustique dépendra principalement de la texture superficielle. Lorsqu'elle est exigée, elle
doit être mesurée selon l’EN ISO 354.

Pour les dispositifs de réduction du bruit routier, les propriétés d'absorption acoustique peuvent être
déterminées conformément à l'EN 1793-1.

38
EN 12602:2016 (F)

5.1.3 Réaction au feu et résistance au feu

5.1.3.1 Réaction au feu

L'AAC doit être soumis aux essais et classé selon les indications de l’EN 13501-1. Si la teneur en matière
organique uniformément répartie est inférieure à 1 % en masse ou en volume (on retiendra la valeur la
plus pénalisante), l'AAC1) est classé dans l’Euroclasse A1 sans nécessiter d’essai.

5.1.3.2 Résistance au feu

ne
Lorsque la résistance au feu des éléments en AAC est exigée, elle doit être déclarée par le fabricant et la
classification doit être réalisée à partir d'essais, en utilisant des données tabulées ou en procédant à des

ai
calculs.

a) La classification de la résistance au feu à partir d'essais doit être réalisée conformément à

oc
l'EN 13501-2.

NOTE Les méthodes d'essai pour les différents types d'éléments sont spécifiées dans l'EN 13501-2. Il s'agit
de : l'EN 1364-1 pour les essais des murs non porteurs, l'EN 1365-1 pour les essais des murs porteurs, l'EN 1365-

ar
2 pour les essais des planchers et des toitures, l'EN 1365-3 pour les essais des poutres et l'EN 1365-4 pour les
essais des trumeaux.

m
b) La classification de la résistance au feu en utilisant les données tabulées doit être réalisée
conformément à l’Annexe C.
e
c) La classification de la résistance au feu au moyen de méthodes de calcul doit être réalisée
conformément à l’Annexe C.
rm

5.1.4 Valeurs de calcul de la résistance thermique et de la conductivité thermique

La valeur de calcul de la résistance thermique peut être déterminée conformément à l’EN ISO 6946 en
no

utilisant la valeur de calcul de la conductivité thermique d déterminée selon la Formule (11a) :

d  10dry  e f u  m (11a)
de

où"

d est la valeur de calcul de la conductivité thermique à l’état humide, pour un taux


d’humidité m, en watts par mètre Kelvin ;
et

e est la base des logarithmes népériens (2,718) ;


oj

10dry est la conductivité thermique à l’état sec, en watts par mètre Kelvin (voir NOTE 2) ;
Pr

m est le taux d’humidité, en pourcentage massique ;

fu est le coefficient de conversion d’humidité, en pourcentage massique. En l’absence de


données, la valeur de fu doit être prise égale à 2,0.

1) Décision 96/603/CEE de la Commission, Matériaux appartenant à la classe A de réaction au feu, qu’il n’est pas
nécessaire de soumettre à essai.

39
EN 12602:2016 (F)

NOTE 1 Les Documents d’Application Nationale sont supposés donner le taux d’humidité pour diverses
applications.

NOTE 2 Les performances thermiques sont obtenues en utilisant la conductivité thermique sèche moyenne
10dry(50 %).

Autrement, des coefficients de conversion d’humidité et des facteurs de conversion d’humidité peuvent
être déduits d’essais réalisés à plusieurs teneurs effectives en humidité.

ne
La valeur de calcul de la résistance thermique peut alors être déterminée selon la Formule (11b) :

d  10dry Fm (11b)

ai

oc
10dry est la conductivité thermique à l’état sec, en watts par mètre Kelvin (voir NOTE 2 ci-
dessus) ;

ar
Fm est le coefficient de conversion d’humidité déduit des essais.

5.2 Exigences techniques et propriétés déclarées


5.2.1 Dimensions et tolérances
m
e
Les dimensions essentielles (longueur ou hauteur, épaisseur, largeur, planéité et parallélisme des faces
de joint), déterminées selon l’EN 991, l'EN 772-16 ou l'EN 772-20, doivent être déclarées par le
rm

fabricant, accompagnées des tolérances correspondantes.

L’écart d’équerrage dans le plan des éléments dits rectangulaires, déterminé selon l’EN 991, est limité
à 3 mm/0,5 m. Pour les éléments de murs verticaux à coller, l'écart d'équerrage doit être limité
no

à 0,2 mm/0,5 m.

Des tolérances plus serrées que celles spécifiées dans le Tableau 8 pour la classe T 1, peuvent être
déclarées par le fabricant.
de

Les écarts maximum pour les éléments doivent satisfaire aux exigences du Tableau 8.

Tableau 8 — Tolérances dimensionnelles des éléments


Dimensions en millimètres
et

Classe de tolérance T1 T2 T3
oj

Longueur  5,0  3,0  3,0


Hauteur  3,0  1,0  1,0
Pr

Largeur  3,0  1,5  1,5


Planéité des faces de contact des
Aucune exigence Aucune exigence  1,0
jonctions
Parallélisme des faces de contact
Aucune exigence Aucune exigence  1,0
des jonctions

Les éléments peuvent comporter des profils à rainure et languette ou d’autres systèmes d’assemblage.

40
EN 12602:2016 (F)

La position des armatures structurales doit être soit déclarée par le fabricant soit fournie dans les notes
de calcul pour chaque produit. La hauteur utile réelle ne doit pas être inférieure de plus de 5 mm à la
valeur de calcul. La position des barres d’armature transversales ne doit pas s’écarter de la valeur
nominale de plus de  10 mm.

5.2.2 Masse des éléments

La masse sèche et la masse comprenant l’humidité à la livraison des éléments peuvent être indiquées
sous forme de valeurs moyennes (voir 4.2.2.4).

ne
5.2.3 Stabilité dimensionnelle

ai
En l’absence de données expérimentales, les valeurs du Tableau 9 doivent être utilisées pour la
déformation finale de retrait  0 dans le calcul des éléments en AAC.

oc
Tableau 9 — Déformations finales de retrait  0 pour les éléments en AAC

Humidité relative Rayon moyen 2 Ac/u

ar
% mm
50 150
50 0,25 ‰ 0,15 ‰
80 0,15 ‰ m
Ac est l’aire de la section droite de l’élément en AAC.
u est le périmètre de l’élément en AAC en contact avec l’atmosphère.
0,10 ‰
e
L’interpolation linéaire est admise.
rm

5.2.4 Résistance mécanique

5.2.4.1 Généralités
no

Toutes les propriétés structurales pertinentes d’un produit doivent être évaluées à la fois à l’état limite
ultime et aux états limites de service.

La méthode de calcul utilisée conformément à l’Annexe A ou à l’Annexe B doit être déclarée par le
de

fabricant.

Les valeurs de calcul de la résistance mécanique doivent être déterminées selon l’une des méthodes
suivantes :
et

a) par le calcul (voir 5.2.4.2) ;


oj

b) par un essai fonctionnel des éléments (voir 5.2.4.3) ;

c) par le calcul assisté par l’expérimentation (voir 5.2.4.4).


Pr

NOTE 1 Pour certaines applications des produits dans les ouvrages, un essai selon l’Annexe B ou une méthode
de calcul selon l’Annexe A peuvent être exigés.

NOTE 2 Les actions et coefficients de sécurité qui leur sont associés sont soumis aux réglementations
nationales ou autres règles en vigueur sur le lieu d’utilisation du produit. Les valeurs de calcul des charges sont
prédéfinies, en fonction de l’utilisation prévue du produit.

41
EN 12602:2016 (F)

5.2.4.2 Dimensionnement par le calcul

L’évaluation des valeurs de calcul pour les résistances obtenues par calcul doit être conforme à
l’Annexe A.

5.2.4.3 Dimensionnement par un essai fonctionnel des éléments

Dans le cas d’un dimensionnement assisté par l'expérimentation, les valeurs déclarées pour la
résistance mécanique doivent se baser sur un essai fonctionnel des éléments, conformément à

ne
l’Annexe B. La résistance mécanique caractéristique doit être déterminée à partir d'une analyse
statistique de résultats d'essais (voir 4.2.3).

5.2.4.4 Dimensionnement par calcul assisté par l'expérimentation

ai
Un essai physique sur produits finis est nécessaire pour confirmer le calcul dans les cas suivants :

oc
 utilisation de règles de calcul alternatives ;

 dispositions structurales avec modèles de calcul inhabituels (modélisation inhabituelle pour le

ar
calcul structural).

m
Dans ces cas, un essai physique sur un nombre suffisant d’éprouvettes en vraie grandeur est requis
avant de commencer la production afin de vérifier la fiabilité du modèle considéré pour le calcul. Cette
opération doit être réalisée avec des essais de chargement jusqu’aux conditions correspondant à l'état
limite ultime.
e
5.2.5 Flèches
rm

Les flèches des éléments de toiture, éléments de plancher ou poutres soumis à une action donnée
doivent être déterminées par le calcul (voir Annexe A). Il est aussi possible de déterminer les flèches à
court terme par un essai fonctionnel des éléments (voir Annexe B).
no

5.2.6 Résistance des jonctions

Lorsqu’elle est requise au titre du dimensionnement, la résistance des jonctions entre les éléments doit
de

être déclarée par le fabricant sur la base de résultats d’essais selon l’EN 1739 (méthode de référence)
pour le cisaillement dans le plan et selon l’EN 1741 (méthode de référence) pour le cisaillement hors du
plan. Alternativement, pour certains types de jonctions spécifiques, la résistance doit être déterminée
par le calcul.
et
oj
Pr

42
EN 12602:2016 (F)

5.2.7 Exigences minimales

5.2.7.1 Épaisseur minimale

L’épaisseur nominale minimale d’un élément non structural est de 30 mm. L’épaisseur nominale
minimale d’un élément structural est donnée dans le Tableau 10 en fonction de la classe d'épaisseur
retenue.

Tableau 10 — Classes d'épaisseur des éléments structuraux

ne
Épaisseur nominale
Classes d'épaisseur
minimale

ai
Th 1 70

Th 2 100

oc
5.2.7.2 Exigences minimales relatives aux armatures structurales

ar
5.2.7.2.1 Généralités

Les règles indiquées dans ce paragraphe s’appliquent aux armatures structurales des éléments en AAC
soumis à une charge principalement statique. m
Les éléments doivent comporter la quantité nécessaire d’armatures pour :
e
 limiter l'ouverture des fissures dues au transport, à la manutention et aux charges de service (voir
rm

A.9.3) ;

 dans le cas d’éléments structuraux armés : éviter la rupture fragile par flexion des sections
transversales lors de la formation de la première fissure (voir A.3.4) ;
no

 répartir les charges.

Le diamètre nominal des barres doit être  4 mm et  12 mm pour les dalles et  4 mm et  25 mm pour
de

les poutres.

L’ancrage des barres doit être réalisé au moyen de barres transversales soudées ou, le cas échéant, par
adhérence.
et

L’enrobage des barres doit être au minimum de 10 mm et ne doit pas être inférieur au diamètre de la
barre, excepté aux extrémités de l’élément lorsque la surface coupée de l’armature est correctement
protégée contre la corrosion.
oj

5.2.7.2.2 Espacement des barres


Pr

a) Barres longitudinales

Les armatures tendues doivent être constituées d’au moins trois barres pour les éléments de toiture et
de plancher et d’au moins deux barres pour les éléments de mur. Pour les poutres et les éléments de
remplissage d’une largeur  375 mm, deux barres tendues sont acceptables.

L’entraxe sl1 des armatures longitudinales tendues doit être :

43
EN 12602:2016 (F)

 50 mm  sl1  2d pour les éléments de plancher et les éléments de toiture ;

 2,5 sl  sl1  2d pour les poutres ;

 50 mm  sl1  700 mm pour les éléments de mur.

ne
sl est le diamètre de la barre longitudinale ;

d est la hauteur utile de la section droite.

ai
Pour les encorbellements porteurs (balcons, etc.)  4 h, les armatures tendues doivent être constituées
d’au moins deux barres. L’entraxe des armatures longitudinales ne doit pas dépasser 150 mm + h/10,

oc
où h est l’épaisseur des dalles en millimètres.

L’entraxe sl2 des armatures longitudinales comprimées doit être :

ar
 50 mm  sl2  700 mm.

b) Barres transversales
m
L’entraxe st des barres transversales nécessaires à l’ancrage des armatures longitudinales doit être tel
e
que :
rm

 pour bw ≤ 750 mm : 50 mm  st  500 mm ;

 pour bw > 750 mm : 50 mm  st  333 mm.


no

bw est la largeur de l'élément.


de

L’entraxe st des barres transverses nécessaires à d’autres fins (dans la partie centrale de l'élément en
AAC, en dehors des zones d'ancrage) doit être tel que :

 pour b ≤ 750 mm : 50 mm  st  1 200 mm ;


et

 pour b > 750 mm : 50 mm  st  3d.


oj

c) Armatures d’effort tranchant


Pr

L’espacement ss des barres requises suivant l’axe longitudinal de l’élément ne doit pas dépasser
0,9 d/sin ,

d est la hauteur utile de la section droite ;

 est l’angle de l’armature d’effort tranchant avec l’axe longitudinal.

44
EN 12602:2016 (F)

5.2.7.2.3 Courbures admissibles

Le diamètre de courbure minimal des barres doit permettre d’éviter l’écrasement ou le fendage de
l'AAC à l’intérieur de la courbure de la barre ainsi que toute fissure de flexion dans la barre.

Pour les armatures structurales, le diamètre de courbure minimal (diamètre du mandrin) ne doit pas
être inférieur à 4 s pour les barres avec s ≤ 12 mm et 7s pour les barres avec s > 12 mm.

5.2.7.3 Rainures et trous

ne
Toute réduction de l'aire de la section droite doit être prise en compte dans le calcul des éléments, à
l’exception des cas suivants :

ai
 rainures parallèles aux armatures longitudinales, n’affectant pas ces armatures, aux dimensions
maximales suivantes :

oc
hauteur : 30 mm ou un quart de l’épaisseur de l’élément (si cette valeur est inférieure) ;

ar
largeur :  40 mm ;

distance entre chacune d’entre elles :  500 mm.


m
 trous et encoches isolés de petites dimensions n’affectant pas les armatures des éléments de toiture
ou des éléments de plancher ni la zone d’ancrage, dès lors que la largeur du trou ou de l’encoche ne
dépasse pas 15 % de la largeur de l’élément.
e
rm

5.3 Durabilité
5.3.1 Généralités
no

Dans le contexte de la présente norme, la durabilité signifie que l’élément est capable de remplir sa
fonction (en termes d’aptitude au service, de résistance et de stabilité) pendant toute la durée
d'utilisation de projet, sans perte significative de fonctionnalité ni maintenance imprévue excessive.

Pour obtenir la durabilité requise, il est nécessaire de doter les armatures d’une protection fiable contre
de

la corrosion. En outre, les éléments ne doivent pas être exposés à des conditions environnementales
auxquelles ils ne peuvent résister longtemps. Dans certaines conditions, il peut s’avérer nécessaire de
protéger la surface de l'AAC.
et

5.3.2 Conditions d'environnement

5.3.2.1 Généralités
oj

Dans le contexte de la présente norme, l’environnement désigne les actions physiques et chimiques
auxquelles sont exposés les éléments en AAC, actions entraînant des effets sur l'AAC ou les armatures
Pr

sans être considérées comme des charges dans le calcul des structures. Ces actions sont présentées sous
la forme de classes d’exposition dans le Tableau 11.

Les conditions d'environnement et la durée d’exposition lors de la construction doivent faire l'objet
d'une attention particulière. Le fabricant doit déclarer toute limite d’exposition et mesure de protection
nécessaires à l’usage normal des éléments.

45
EN 12602:2016 (F)

5.3.2.2 Classes d’exposition

Le fabricant doit déclarer la (les) classe(s) d’exposition pour les usages prévus du produit,
conformément au Tableau 11.

Tableau 11 — Classes d’exposition et mesures de protection en fonction des conditions


d'environnement

Classes d'exposition a Protection

ne
Éléments en AAC à l'intérieur de bâtiments où le taux X0
Non agressive Aucune protection requise
d'humidité est faible ; pas d'attaque chimique XD1

ai
Éléments en AAC à l'intérieur de bâtiments où le taux XD2
XD3

oc
d'humidité est élevé ;
XS1 Protection recommandée par des
Modérée
mesures adaptées
Éléments en AAC exposés à la pluie et au gel ou attaque
XF1
chimique modérée
XA1

ar
XA2
XS2
Mesures de protection spéciales
Agressive
forte attaque chimique
m
Éléments en AAC submergés dans de l'eau de mer ou
XS3
XF2
XF3
XF4
XA3
requises b
e
a
rm

Définition des classes d'exposition, voir l'EN 206.


b Dans le cas d'un environnement agressif, par exemple forte concentration en CO2, SO2 ou sels de déverglaçage, des mesures de protection

spéciales doivent être prises, par exemple l’application d’un revêtement de protection spécial à la surface des éléments.
no

NOTE Les classes d'exposition XC sont sans objet car la durabilité n'est pas influencée par la carbonatation, du fait du
revêtement anticorrosion des armatures.

Dans le cas d'une classe d'exposition modérée ou agressive, les mesures de protection doivent être
coordonnées à la nature de l'attaque. Elles doivent être en mesure d'éviter l'altération des propriétés de
de

l'AAC faisant l'objet du calcul structural et des vérifications physiques et permettre d'éviter un
endommagement des armatures.

5.3.3 Protection des armatures contre la corrosion


et

Les armatures structurales doivent toujours être protégées contre la corrosion au moyen d’un
revêtement appliqué sur leur surface, à moins qu’elles ne soient constituées d’un matériau résistant à la
oj

corrosion (acier inoxydable par exemple).


Pr

L’efficacité de la protection contre la corrosion doit être vérifiée conformément à l’EN 990.

Le système de protection contre la corrosion est considéré comme approprié pour les éléments armés
lorsqu’il satisfait soit à l’essai à court terme selon la Méthode M2 (alternant cycles d’humidification et
de séchage) de l’EN 990, soit à l’essai à court terme selon la Méthode M3 (cycles de température) de
l’EN 990. En cas de litige, la méthode 2 est la méthode d’essai de référence.

46
EN 12602:2016 (F)

Un essai est considéré satisfaisant :

 lorsque la surface en acier est exempte de corrosion ou lorsque seuls les premiers signes de
corrosion (pas de rouille lamellaire ou autres piqûres) sont visibles en différents points répartis de
manière à peu près uniforme et qu’ils ne couvrent pas plus de 5 % de la surface de chaque barre
prise individuellement ;

ou

ne
 lorsque la surface corrodée ne dépasse pas de plus de 5 % celle observée sur les barres
d’éprouvettes témoins non exposées et stockées dans une atmosphère non corrosive avec une
humidité relative  70 % jusqu’à la fin de l’essai de corrosion.

ai
Aucun revêtement anticorrosion n'est requis pour les armatures non structurales lorsque l'enrobage
des éléments est au moins égal à 45 mm pour un AAC avec une résistance caractéristique en

oc
compression fck ≤ 4,0 MPa et à 70 mm pour un AAC avec une résistance caractéristique en compression
fck > 4,0 MPa. On peut également se passer d'une protection anticorrosion dans les éléments destinés
aux murs mis en œuvre dans des conditions d'environnement correspondant à la classe X0 du

ar
Tableau 11, lorsque ces éléments ont une épaisseur supérieure ou égale à 100 mm et des armatures de
transport centrées.

5.3.4 Résistance au gel - dégel m


Lorsque les éléments sont exposés à des conditions de gel et de dégel, le fabricant doit déclarer une
e
résistance au gel/dégel conformément à l'EN 15304.
rm

Il convient de faire figurer le nombre de cycles de gel/dégel nécessaires ainsi que les limites éventuelles
de perte de masse et/ou de réduction de la résistance dans le Document d'Application Nationale.

6 Évaluation et vérification de la constance des performances - EVCP


no

6.1 Introduction

La conformité des éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé aux exigences de la
de

présente Norme et aux performances déclarées par le fabricant dans la Déclaration des performances
(DoP) doit être démontrée par :
 la détermination du produit type,
et

 un contrôle de la production en usine effectué par le fabricant, incluant une évaluation des produits.

Le fabricant doit toujours conserver la maîtrise globale et disposer des moyens nécessaires pour
oj

prouver la conformité du produit aux performances qu'il a déclarées.

6.2 Essais de type


Pr

6.2.1 Généralités
Toutes les performances correspondant aux caractéristiques mentionnées dans la présente Norme
doivent être déterminées lorsque le fabricant entend déclarer lesdites performances, à moins que la
norme ne stipule des dispositions permettant de les déclarer sans effectuer d'essais (utilisation de
données antérieures existantes, CWFT et performance approuvée par convention, par exemple).
Toute évaluation réalisée antérieurement conformément aux dispositions de la présente Norme peut
être prise en compte à condition d’avoir été effectuée selon la même méthode d'essai ou selon une

47
EN 12602:2016 (F)

méthode plus rigoureuse, suivant le même système d'EVCP, sur le ou les mêmes produits, de
conception, construction et fonctionnalité similaires, de telle sorte que les résultats soient applicables
au produit considéré.
Pour les besoins de l'évaluation, les produits du fabricant peuvent être regroupés en familles, auquel cas
les résultats obtenus pour une ou plusieurs caractéristiques d'un produit quelconque de la famille sont
considérés comme représentatifs de ces mêmes caractéristiques pour tous les autres produits de cette
famille.

ne
NOTE Des produits peuvent se trouver dans différentes familles pour différentes caractéristiques.

Il convient de se référer aux normes de méthodes d’évaluation qui permettent de choisir un échantillon
représentatif approprié.

ai
En outre, la détermination du produit type doit être réalisée pour toutes les caractéristiques mentionnées dans la

oc
Norme, pour lesquelles le fabricant déclare les performances :
 au début de la production d’éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé, nouveaux
ou modifiés (à moins qu'il s'agisse d'un élément de la même gamme de produits), ou

ar
 au début de l'application d'une méthode de production nouvelle ou modifiée (lorsqu'elle peut avoir
une incidence sur les propriétés déclarées) ; ou

m
les essais doivent être répétés pour chacune des caractéristiques appropriées, si un changement
intervient au niveau de la conception, des matières premières, du fournisseur des composants, ou de la
méthode de production (soumise à la définition d'une famille) des éléments préfabriqués armés en
e
béton cellulaire autoclavé, avec pour effet éventuel une altération significative d'une ou de plusieurs
caractéristiques.
rm

En cas d'utilisation de composants dont le fabricant a déjà déterminé les caractéristiques sur la base des
méthodes d'évaluation d'autres normes de produits, il n'est pas nécessaire de réévaluer ces
caractéristiques. Les spécifications de ces composants doivent être documentées.
no

Il peut être supposé que les produits portant le marquage réglementaire conformément aux
spécifications européennes harmonisées appropriées, offrent les performances déclarées dans la
Déclaration des performances ; toutefois, cela ne dispense pas le fabricant des éléments préfabriqués
armés en béton cellulaire autoclavé de s’assurer que les éléments préfabriqués armés en béton
de

cellulaire autoclavé en question, dans leur ensemble, sont correctement fabriqués et que leurs
composants présentent les valeurs de performances déclarées.
et
oj
Pr

48
EN 12602:2016 (F)

6.2.2 Échantillons pour essai, essais et critères de conformité


Le nombre d'échantillons d’éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé à soumettre à
l'essai/à évaluer doit être conforme au Tableau 12.
Tableau 12 ― Nombre d’échantillons à soumettre à l’essai et critères de conformité
Méthode Nombre
Caractéristique Exigence Type d'élément a
d'évaluation d'échantillons
Usage structural Usage non structural

ne
Écran acoustique (S)
Cadre enterré (B)

ai
Trumeau (O)
Plancher (2)

Bardage (C)
Toiture (1)

Poutre (B)

Mur (W)a
W1 W2 W3 W4 Mur (W)

oc
ar
RF-1

RF-2

m
W5

W6

W7

W8

BN
CN
BL

SB
PL

Masse volumique 4.2.2 x x x x x x x x x x x x EN 678 3x3

Résistance en
4.2.4 x x x x x x x x x x EN 679 3x3
e
compression
rm

Résistance en flexion 4.2.5 xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb EN 1351 3x3

Épaisseur du
Mesurage
revêtement des 4.3.3 x x x x x x x x x x 6
physique
armatures
no

Protection contre la
5.3.3 xc xc xc xc xc xc xc xc xc xc EN 990 31+3
corrosion

Diamètre 4.3.3 Mesurage


xb xb xb xb xb xb xb 6
(barre + revêtement) physique
de

Enrobage des 5.2.7.2.1 Mesurage


xb xb xb xb xb xb xb 6
armatures physique

Durabilité vis-à-vis du 5.3.4


xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb EN 15304j 61+6
et

gel-dégel

Dimensions 5.2.1 x x x x x x x x x x x x EN 991 3


Parallélisme des faces xj xj xj xj xj xj xj EN 772-16 3
oj

de joint 3
Planéité des faces de xj xj xj xj xj xj xj EN 772-20
Pr

joint

Résistance sous 5.2.4 xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb EN 1356 3


charge transversale

Résistance sous 5.2.4 xb xb EN 1740 3


charge longitudinale
prédominante

49
EN 12602:2016 (F)

Méthode Nombre
Caractéristique Exigence Type d'élément a
d'évaluation d'échantillons
Usage structural Usage non structural

Écran acoustique (S)


Cadre enterré (B)

ne
Trumeau (O)
Plancher (2)

Bardage (C)
Toiture (1)

Poutre (B)

Mur (W)a
W1 W2 W3 W4 Mur (W)

ai
oc
RF-1

RF-2
W5

W6

W7

W8

BN
CN
BL

SB
PL

ar
Conductivité 4.2.13 xe xe xe xe xe xe xe xe xe xe xe xe EN 12664 3x3
thermique

Résistance au feu

Réaction au feu

Isolement aux bruits


5.1.3.2

5.1.3.1

5.1.2.1
xd

xh

x
xd

xh
xd

xh
xd

xh

x
xd

xh

x
xd

xh
xd

xh
m
xd

xh

x
xd

xh

x
xd

xh

x
xd

xh
xd

xh

x
EN 13501-2

EN 13501-1
1

1
EN ISO 10140 1
e
aériens -1,-2,-4,-5
1
EN ISO 717-1
rm

Isolation aux bruits de 5.1.2.2 x x EN ISO 1


choc 10140-1, 3, 5
1 EN ISO 10140
EN ISO 717-2
no

Coefficient 5.1.2.3 xf xf xf xf xf xf xf xf xf xf xf EN ISO 354 1


d'absorption
acoustique

Adhérence à court 4.4 xb xb xb xb xb xb EN 989 3


de

terme EN 12269-1 3
Adhérence à long 4.4 xb xb xb xb xb xb EN 12269-2 3
terme

Précontrainte 4.5 xb xb xb xb xb xb EN 1738 3


et

Module d'élasticité 4.2.7 xb xb xb xb xb xb xb EN 1352 3x3


4.2.10
oj

Retrait de séchage xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb EN 680 3x3

Fluage 4.2.11 xb xb xb xb xb xb xb EN 1355 3x3


Pr

50
EN 12602:2016 (F)

Méthode Nombre
Caractéristique Exigence Type d'élément a
d'évaluation d'échantillons
Usage structural Usage non structural

Écran acoustique (S)


Cadre enterré (B)

ne
Trumeau (O)
Plancher (2)

Bardage (C)
Toiture (1)

Poutre (B)

Mur (W)a
W1 W2 W3 W4 Mur (W)

ai
oc
RF-1

RF-2
W5

W6

W7

W8

BN
CN
BL

SB
PL

ar
Acier/acier 4.3 xb xb xb xb xb xb xb EN 10080/ Selon la norme
inoxydable : EN 10088–5 de produit
— limite d'élasticité
— résistance en
traction
m 3
3
3
— allongement à la
e
rupture
rm

— module EN 1737
d'élasticité
(uniquement pour
l'acier inoxydable)
no

— diamètre des
barres
— résistance des
soudures
EN ISO
— aptitude à la
de

flexion 15630-1
— dimensions,
masse et tolérances

Résistance des 5.2.6 xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb xb EN 1739 3


et

jonctions EN 1741 3
oj
Pr

51
EN 12602:2016 (F)

Méthode Nombre
Caractéristique Exigence Type d'élément a
d'évaluation d'échantillons
Usage structural Usage non structural

Écran acoustique (S)


Cadre enterré (B)

ne
Trumeau (O)
Plancher (2)

Bardage (C)
Toiture (1)

Poutre (B)

Mur (W)a
W1 W2 W3 W4 Mur (W)

ai
oc
RF-1

RF-2
W5

W6

W7

W8

BN
CN
BL

SB
PL

ar
Résistance au 4.2.3 xg xg xg xg xg xg xg xg xg xg xg xg EN 1742 3
cisaillement entre les ou
couches des éléments B.3.3.3.1
multicouches
Le fabricant peut déclarer les éléments de toiture et de plancher avec RF uniquement.
1 Éprouvette de référence
m
e
a Types d’éléments :
W : élément de mur
rm

W1 : mur porteur avec armatures structurales (éléments verticaux)


W2 : mur porteur avec armatures structurales (éléments horizontaux)
W3 : mur porteur sans armatures structurales (éléments verticaux)
W4 : mur porteur sans armatures structurales (éléments horizontaux)
W5 : mur de soutènement (éléments verticaux) W6 : mur de soutènement (éléments horizontaux)
no

W7 : mur non porteur (éléments verticaux) W8 : mur non porteur (éléments horizontaux)
RF : élément de toiture ou de plancher (-1 : Toiture ; -2 : Plancher) BL : poutre
PL : partie porteuse verticale du mur entre ou à côté des ouvertures (trumeau)
CN : élément de bardage BN : cadre enterré
SB : élément pour écrans acoustiques
b Seulement pour le dimensionnement sur la base d’une valeur déclarée fondée sur des mesures.
de

c Valable uniquement pour les éléments avec armatures structurales.


d Pas nécessaire si vérifié par le calcul ou au moyen de tableaux approuvés.
e Pas nécessaire lorsque les valeurs de conductivité thermique sont obtenues à partir de tableaux approuvés.
Lorsque le même matériau est utilisé dans une gamme d’éléments, il suffit de soumettre à l’essai le matériau relatif à un
type d’élément.
et

f Seulement si déclaré sur la base d’une valeur mesurée.


g Approprié seulement en cas d’éléments multicouches.
oj

h L’essai de réaction au feu est nécessaire seulement si la teneur en matière organique est supérieure à 1 % en masse ou 1 %
en volume (en retenant la plus grande des deux valeurs).
i Conformément à la méthode d’essai valable sur le lieu d’utilisation de l’élément.
Pr

j Uniquement si cela est exigé (voir Tableau 8).

NOTE Explication de la différence avec les codes (WL, WN, etc.) dans les Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.8.

6.2.3 Rapports d'essai

Les résultats de la détermination du produit type doivent être consignés dans des rapports d'essai. Tous
les rapports d'essai doivent être conservés par le fabricant pendant au moins 10 ans après la plus

52
EN 12602:2016 (F)

récente date de production des éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé auxquels ils
se rapportent.

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

53
EN 12602:2016 (F)

6.2.4 Résultats partagés par une autre partie

Un fabricant peut utiliser les résultats de la détermination d'un produit type obtenus par quelqu'un
d'autre (par exemple par un autre fabricant, comme service commun aux fabricants, ou par un
développeur de produits), pour justifier sa propre déclaration de performances concernant un produit,
de conception identique (par exemple dimensions) et fabriqué à partir de matières premières, de
constituants et suivant des méthodes du même genre, sous réserve des conditions suivantes :
 ces résultats sont réputés valables pour les produits ayant les mêmes caractéristiques essentielles,

ne
pertinentes pour les performances du produit ;

 en plus de toute information essentielle permettant de confirmer que les caractéristiques


essentielles spécifiques du produit offrent les mêmes performances, l'autre partie - laquelle a

ai
effectué ou a fait effectuer la détermination du produit type concerné - a expressément accepté2) de
transmettre au fabricant les résultats et le rapport d'essai à utiliser pour la détermination de son

oc
produit type, ainsi que les informations relatives aux installations de production et au processus de
contrôle de la production pouvant être prises en considération pour le CPU ;

ar
 le fabricant qui utilise des résultats obtenus par une autre partie accepte de faire en sorte que le
produit offre les performances déclarées, et :

m
 il garantit également que le produit a les mêmes caractéristiques pertinentes pour les
performances que celui qui a été soumis à la détermination du produit type. Il assure qu'il
n'existe pas de différences significatives en ce qui concerne les installations de production et le
processus de contrôle de la production, en comparaison avec ceux utilisés dans le cas du
e
produit qui a été soumis à la détermination du produit type ; et enfin
rm

 il garde à disposition une copie du compte rendu de détermination du produit type. Ce compte
rendu contient également les informations nécessaires pour vérifier que le produit est de
conception identique et fabriqué à partir de matières premières, de constituants et de
no

méthodes du même genre.

6.2.5 Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits


structuraux
de

Lorsque la méthode M1 est utilisée :

a) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques de chaque produit ou kit


structural ;
et

b) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et éléments utilisés ; et

c) élaboration d'un rapport d'essai.


oj

Lorsque la méthode M2 est utilisée :


Pr

d) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques de chaque produit ou kit


structural et validation des méthodes utilisées ;

e) détermination des propriétés des matériaux et produits constitutifs utilisés ;

2) Un tel accord peut être formulé sous forme de licence, de contrat ou de tout autre type de consentement écrit.

54
EN 12602:2016 (F)

f) choix des valeurs tabulées, des coefficients partiels pour les matériaux, charges, etc., d'autres PDN
et des hypothèses de calcul ;

g) calcul des performances mécaniques et de résistance au feu du produit structural conformément


aux méthodes établies dans la présente Norme européenne ; et

h) élaboration d'un compte rendu de calcul du produit type.

Lorsque la méthode M3a est utilisée :

ne
i) analyse et acceptation de l'avant-projet fourni par le maître d’ouvrage ;

ai
j) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques du produit ou kit structural
et validation des méthodes utilisées ; et

oc
k) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et produits constitutifs
utilisés.

ar
Lorsque la méthode M3b est utilisée :

l) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques du produit ou kit structural


et validation des méthodes utilisées ;
m
m) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et éléments utilisés ;
e
n) choix des valeurs tabulées, des coefficients partiels pour les matériaux, charges, etc., d'autres PDN
et des hypothèses de calcul conformément aux exigences établies dans la commande du maître
rm

d’ouvrage ;

o) calcul des performances mécaniques et de résistance au feu du produit structural conformément


aux méthodes établies dans la commande du maître d’ouvrage ; et
no

p) élaboration d'un compte rendu de calcul du produit type.

6.2.6 Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants semi-structuraux et/ou


de

kits semi-structuraux

Lorsque la méthode M1 est utilisée :

a) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques de chaque produit ou kit


et

structural ;

b) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et éléments utilisés ; et


oj

c) élaboration d'un rapport d'essai.


Pr

Lorsque la méthode M2 est utilisée :

d) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques de chaque produit ou kit


structural et validation des méthodes utilisées ;

e) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et produits constitutifs


utilisés ;

55
EN 12602:2016 (F)

f) choix des valeurs tabulées, des coefficients partiels pour les matériaux, charges, etc., d'autres PDN
et des hypothèses de calcul ;

g) calcul des performances mécaniques et de résistance au feu du produit structural conformément


aux méthodes établies dans la présente Norme européenne ; et

h) élaboration d'un compte rendu de calcul du produit type.

Lorsque la méthode M3a est utilisée :

ne
i) analyse et acceptation de l'avant-projet fourni par le maître d’ouvrage ;

ai
j) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques de chaque produit ou kit
structural et validation des méthodes utilisées ; et

oc
k) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et produits constitutifs
utilisés.

ar
Lorsque la méthode M3b est utilisée :

l) détermination, y compris l'échantillonnage, des données géométriques de chaque produit ou kit


structural et validation des méthodes utilisées ;
m
m) détermination, y compris l'échantillonnage, des propriétés des matériaux et éléments utilisés ou
validation des résultats du CPU ;
e
n) choix des valeurs tabulées, des coefficients partiels pour les matériaux, charges, etc., d'autres PDN
rm

et des hypothèses de calcul conformément aux exigences du maître d’ouvrage ;

o) calcul des performances mécaniques et de résistance au feu du produit structural conformément


aux méthodes établies par le maître d’ouvrage ; et
no

p) élaboration d'un compte rendu de calcul du produit type.

6.3 Contrôle de la production en usine (CPU)


de

6.3.1 Généralités

Le fabricant doit établir, documenter et tenir à jour un système de CPU afin de garantir que les produits
mis sur le marché sont conformes à la déclaration des performances correspondant aux
et

caractéristiques essentielles.

Le système de CPU doit comporter des procédures, des inspections régulières et des essais et/ou des
oj

évaluations dont les résultats doivent servir à contrôler les matières premières et les autres matériaux
ou composants entrants, le matériel, le processus de production et le produit.
Pr

Tous les éléments, exigences et dispositions adoptés par le fabricant doivent être documentés de
manière systématique sous la forme de principes et de procédures écrites.

Cette documentation relative au système de contrôle de la production en usine doit assurer une
compréhension commune de l’évaluation de la constance des performances et doit permettre, d'une
part, d’obtenir les performances requises du produit et d'autre part, de vérifier l’efficacité du système
de contrôle de la production. Le contrôle de la production en usine réunit donc des techniques

56
EN 12602:2016 (F)

opérationnelles et l'ensemble des mesures permettant de maintenir et de contrôler la conformité du


produit avec les performances déclarées correspondant aux caractéristiques essentielles.

Si le fabricant a utilisé des résultats de détermination du produit type partagés ou obtenus en cascade,
le CPU doit également comprendre la documentation adéquate, prévue aux paragraphes 6.2.4 et 6.2.5.

6.3.2 Exigences

6.3.2.1 Généralités

ne
Il incombe au fabricant d'organiser la mise en œuvre effective du système de CPU en fonction du
contenu de la présente Norme de produit. Les tâches et responsabilités impliquées dans l'organisation
du contrôle de la production doivent être consignées par écrit et cette documentation doit être tenue à

ai
jour.
La responsabilité, l'autorité et les relations entre les personnes qui gèrent, effectuent ou vérifient les

oc
travaux qui influent sur la constance des performances du produit, doivent être définies. Cela s’applique
en particulier aux personnes qui doivent mettre en place les mesures visant à éviter la survenue
d'inconstances des produits et celles à prendre en cas d'inconstance, et qui doivent identifier et

ar
consigner les problèmes liés à la constance des produits.

Le personnel qui effectue les tâches contribuant à la constance des performances du produit doit être
m
compétent ; il doit avoir bénéficié d'un enseignement et d'une formation appropriés et doit avoir acquis
un savoir-faire et de l'expérience dont des enregistrements doivent être conservés.
Dans chaque usine, le fabricant peut déléguer cette tâche à une personne ayant l'autorité nécessaire
e
pour :
rm

 identifier les procédures permettant de démontrer la constance des performances du produit aux
étapes appropriées ;

 identifier et consigner par écrit tout cas de non-conformité ;


no

 identifier les procédures visant à corriger les cas de non-conformité.

Le fabricant doit élaborer et tenir à jour les documents qui définissent le contrôle de la production en
de

usine. Il convient que la documentation et les procédures du fabricant soient adaptées au produit et au
processus de fabrication. Il convient que le système de CPU atteigne un niveau adapté de confiance dans
la constance des performances du produit. Cela implique :
a) la préparation de procédures et d'instructions documentées relatives aux opérations de contrôle de
et

la production en usine, conformément aux exigences de la spécification technique à laquelle il est


fait référence ;
oj

b) la mise en œuvre effective de ces procédures et instructions ;

c) l'enregistrement de ces opérations et de leurs résultats ;


Pr

d) l'utilisation de ces résultats pour corriger tout écart et pour remédier aux effets de tels écarts,
traiter tous les cas de non-conformité qui en résultent et, si nécessaire, réviser le CPU pour rectifier
la cause de la variation des performances.

En cas de sous-traitance, le fabricant doit conserver la maîtrise globale du produit et s’assurer qu’il a
reçu toutes les informations nécessaires pour lui permettre d’assumer ses responsabilités
conformément à la présente Norme européenne.

57
EN 12602:2016 (F)

Si le fabricant a sous-traité la conception, la fabrication, l'assemblage, l'emballage, le traitement et/ou


l'étiquetage d'une partie du produit, le CPU du sous-traitant peut être pris en considération, selon le cas
pour le produit en question.
Le fabricant qui sous-traite la totalité de ses activités ne peut, en aucun cas, rejeter les responsabilités
susmentionnées sur un sous-traitant.
NOTE Les fabricants qui ont un système de CPU conforme à l'EN ISO 9001 et répondant aux dispositions de la
présente Norme européenne, sont réputés satisfaire aux exigences du Règlement (UE) N° 305/2011, en ce qui
concerne le contrôle de la production en usine.

ne
6.3.2.2 Équipement

6.3.2.2.1 Essais

ai
Tous les équipements de pesée, de mesure et d'essai doivent être étalonnés et régulièrement contrôlés

oc
conformément à des procédures, des fréquences et des critères documentés.

6.3.2.2.2 Fabrication

ar
Tous les équipements utilisés dans le processus de fabrication doivent être régulièrement contrôlés et
entretenus pour assurer que leur utilisation, leur usure ou leur défaillance n’entraîne pas de
discontinuité du processus de fabrication. Les contrôles et l'entretien doivent être réalisés et consignés
m
par écrit conformément aux procédures écrites du fabricant et les enregistrements doivent être
conservés pendant la durée définie dans les procédures de CPU du fabricant.

6.3.2.3 Matières premières et composants


e
rm

Les spécifications de toutes les matières premières et des composants entrants doivent être
documentées, tout comme le calendrier des inspections garantissant leur conformité. En cas
d'utilisation de composants fournis en kit, le système assurant la constance des performances d'un
composant doit être celui indiqué dans la spécification technique harmonisée appropriée à ce
no

composant.

6.3.2.4 Traçabilité et marquage

Les produits individuels, les lots de produits ou les emballages (le cas échéant) doivent être
de

identifiables et conformes aux exigences de traçabilité, pour ce qui concerne la provenance de la


production. Le fabricant doit détenir des procédures écrites garantissant que les processus d'apposition
de codes et/ou de marquages de traçabilité sont régulièrement contrôlés.
et

6.3.2.5 Contrôles au cours du processus de fabrication

Le fabricant doit planifier et exécuter la production dans des conditions contrôlées.


oj

6.3.2.6 Essais et évaluation du produit


Pr

Le fabricant doit établir des procédures visant à garantir que les valeurs indiquées pour les
caractéristiques qu'il déclare sont tenues à jour. Les caractéristiques et les moyens de contrôle sont tels
qu'indiqués dans les Tableaux 13 et 14.

58
EN 12602:2016 (F)

Tableau 13 — Essais sur le produit fini ; éléments en AAC pour utilisations structurales
Fréquence
Méthode
Caractéristique Exigence Type d'élément (si Remarques
d'évaluation
production)
Mur (W)a

Trumeau (O)
Plancher (2)
Toiture (1)

Poutre (B)

ne
ai
W1 W2 W3 W4

oc
RF-1

RF-2
W5

W6

BL

PL
Masse volumique 4.2.2 x x x x x x x EN 678 Tous les Pour les

ar
500 m3, au propriétés
moins une fois telles que la
par semaine conductivité

m thermique,
etc.
Pour chaque
type d’AAC
e
Résistance en 4.2.4 x x x x x x x EN 679 Tous les Pour chaque
compression 500 m3, au type d’AAC
rm

moins une fois


par semaine
Résistance en 4.2.5 xb xb xb xb EN 1351 Deux fois par Pour chaque
flexion an type d’AAC
no

Épaisseur du 4.3.3 x x x x x x x Mesurage Une fois par Seulement


revêtement des physique semaine dans le cas
armatures d'armatures
structurales
de

Protection contre 5.3.3 x x x x x x x EN 990 Deux fois par


la corrosion an
Contrôle visuel
Une fois par
jour
et
oj
Pr

59
EN 12602:2016 (F)

Fréquence
Méthode
Caractéristique Exigence Type d'élément (si Remarques
d'évaluation
production)

Mur (W)a

Trumeau (O)
Plancher (2)
Toiture (1)

Poutre (B)

ne
W1 W2 W3 W4

ai
oc
RF-1

RF-2
W5

W6

BL

PL
Diamètre 4.3.3 xb xb xb xb xb xb xb Mesurage Deux fois par
(barre + physique mois

ar
revêtement)
Enrobage des 5.2.7.2.1 xb xb xb xb xb xb xb Mesurage Deux fois par
armatures mois

Dimensions

Parallélisme des
5.2.1 x

xj
x

xj
x

xj xj
x

xj
x x m x
physique
EN 991

EN 772-16
Une fois par
semaine
Une fois par
Seulement
dans le cas de
la classe de
e
semaine tolérance T 3
faces de joints
du Tableau 8
rm

Seulement
Planéité des faces dans le cas de
de joints EN 772-20 Une fois par la classe de
xj xj xj xj xj
semaine tolérance T 3
du Tableau 8
no

Résistance sous 5.2.4 xb xb xb xb xb EN 1356 Tous les Seulement


charge transversale 1 500 m3 / applicable en
10 000 cas de
éléments, au vérification
de

moins deux fois par essais


par mois
(fréquence la
plus sévère des
deux)
et

Résistance sous 5.2.4 x x EN 1740 Tous les Seulement


charge 1 500 m3 / applicable en
longitudinale 10 000 cas de
oj

prédominante éléments, au vérification


moins deux fois par essais
par mois
Pr

(fréquence la
plus sévère des
deux)

60
EN 12602:2016 (F)

Fréquence
Méthode
Caractéristique Exigence Type d'élément (si Remarques
d'évaluation
production)

Mur (W)a

Trumeau (O)
Plancher (2)
Toiture (1)

Poutre (B)

ne
W1 W2 W3 W4

ai
oc
RF-1

RF-2
W5

W6

BL

PL
Conductivité 4.2.13 xb xb xb xb xb xb xb EN 12664 Une fois par an Pas
thermique nécessaire

ar
lorsque la
conductivité
thermique est

m issue de
valeurs
tabulées
reconnues
e
Adhérence par 4.4 xb xb xb xb xb xb EN 989 Une fois tous
poussée les trois mois
rm

Précontrainte 4.5 xb xb xb xb xb xb EN 1738 Une fois tous


les trois mois
Module d'élasticité 4.2.7 xb xb xb xb xb xb xb EN 1352 Une fois par an
no

Fluage 4.2.11 xb xb xb xb xb xb xb EN 1355 Une fois tous


les cinq ans
de
et
oj
Pr

61
EN 12602:2016 (F)

Fréquence
Méthode
Caractéristique Exigence Type d'élément (si Remarques
d'évaluation
production)

Mur (W)a

Trumeau (O)
Plancher (2)
Toiture (1)

Poutre (B)

ne
W1 W2 W3 W4

ai
oc
RF-1

RF-2
W5

W6

BL

PL
Acier/acier 4.3 xb xb xb xb xb xb xb EN 10080/ Selon
inoxydable : EN 10088-5/ l'EN 10080 ou

ar
— limite si les barres
EN 1737
d'élasticité d'armature
EN ISO 15630-1 sont dressées
— résistance en
traction
— allongement à
la rupture
m en usine, la
fréquence
d'essai est
d'une fois
toutes les 50 t
e
— module
d'élasticité de la même
(uniquement pour combinaison
rm

l'acier inoxydable) de nuances


— diamètre des d'acier et de
barres diamètres
fabriquée sur la
— résistance des
no

même machine
soudures à souder
— aptitude à la
flexion
— dimensions,
de

masse et tolérances

Le fabricant peut déclarer les éléments de toiture et de plancher avec RF uniquement.


a Types d’éléments :
W : élément de mur
et

W1 : mur porteur avec armatures structurales (éléments verticaux)


W2 : mur porteur avec armatures structurales (éléments horizontaux)
W3 : mur porteur sans armatures structurales (éléments verticaux)
oj

W4 : mur porteur sans armatures structurales (éléments horizontaux)


W5 : mur de soutènement (éléments verticaux)
Pr

W6 : mur de soutènement (éléments horizontaux)


RF : élément de toiture ou de plancher (-1 : Toiture ; -2 : Plancher)
BL : poutre
PL : partie porteuse verticale du mur entre ou à côté des ouvertures (trumeau)
b Seulement pour le dimensionnement sur la base d’une valeur déclarée fondée sur des mesures.
j Seulement si requis (voir tableau 8).

NOTE Explication de la différence avec les codes (WL, WN,…) dans les Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.8.

62
EN 12602:2016 (F)

Tableau 14 — Essais sur le produit fini ; éléments en AAC pour utilisations non structurales
Caractéristique Exigence Type d'élément a Méthode Fréquence Remarques
d'évaluation (si
production)

Écran acoustique (S)


Cadre enterré (B)

ne
Bardage (C)
W7 Mur (W)a

ai
W8

BN
CN

SB

oc
Masse volumique 4.2.2 x x x x x EN 678 Tous les Pour les propriétés telles
500 m3, au que la conductivité
moins une thermique, etc.
fois par Pour chaque type d’AAC
semaine

ar
Résistance en 4.2.4 x x x EN 679 Tous les Pour chaque type d’AAC
compression 500 m3, au

Résistance en flexion 4.2.5 xb xb xb xb


m xb EN 1351
moins
fois
semaine
une
par

Deux fois par Pour chaque type d’AAC


e
an
Enrobage des 5.2.7.2.1 xb xb Mesurage Une fois par
rm

armatures physique semaine


no
de
et
oj
Pr

63
EN 12602:2016 (F)

Caractéristique Exigence Type d'élément a Méthode Fréquence (si Remarques


d'évaluation production)

Écran acoustique (S)


Cadre enterré (B)

ne
Bardage (C)
W7 Mur (W)a

ai
W8

BN
CN

SB

oc
Protection contre la 5.3.3 xb xb EN 990 Deux fois par Seulement dans le cas
corrosion an d'armatures structurales
Contrôle visuel Une fois par
jour

ar
Dimensions 5.2.1 x x x x x EN 991 Une fois par Seulement dans le cas de
semaine la classe de tolérance T 3
EN 772–16 Une fois par du Tableau 8
Parallélisme
faces de joints
des

Planéité des faces de


joints
x

x
x

x
m
EN 772–20
semaine
Une fois
semaine
Seulement dans le cas de
par la classe de tolérance T 3
du Tableau 8
e
rm

Résistance sous 5.2.4 x x x x x EN 1356 Tous les Seulement applicable en


charge transversale 1 500 m3 / cas de vérification par
10 000 essais
éléments, au
moins deux fois
no

par mois
(fréquence la
plus sévère des
deux)
Conductivité 4.2.13 xb xb xb xb xb EN 12664 Une fois par an Pas nécessaire lorsque la
de

thermique conductivité thermique


est issue de valeurs
tabulées reconnues
a Type d'éléments :
et

W : élément de mur
W7 : mur non porteur (éléments verticaux)
oj

W8 : mur non porteur (éléments horizontaux)


CN : élément de bardage
BN : cadre enterré
Pr

SB : élément pour écran acoustique


b Seulement pour le dimensionnement sur la base d'une valeur déclarée fondée sur des mesures.

NOTE Explication de la différence avec les codes (WL, WN,…) dans les Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.8.

Lorsque de l’acier inoxydable pour armature est utilisé, les critères d’acceptation des résultats d’essai
déterminés selon l’EN 10088-5 pour la valeur caractéristique de la limite conventionnelle d’élasticité
à 0,2 % Rp0,2, la résistance à la traction Rm, le pourcentage d’allongement total sous une force maximale

64
EN 12602:2016 (F)

Agt et le rapport résistance à la traction/limite conventionnelle d’élasticité Rm/Rp0,2 des barres


d’armature finies ou des produits déroulés sont donnés dans l’Annexe G.

6.3.2.7 Produits non conformes

Le fabricant doit disposer de procédures écrites spécifiant comment traiter les produits non conformes.
De tels incidents doivent être enregistrés lorsqu’ils surviennent et ces enregistrements doivent être
conservés pendant la durée définie dans les procédures écrites du fabricant.

ne
Lorsque le produit ne satisfait pas aux critères d'acceptation, les dispositions relatives aux produits non
conformes doivent s'appliquer, l'action ou les actions correctives nécessaires doivent être mises en
oeuvre immédiatement, et les produits ou les lots non conformes doivent être isolés et correctement

ai
identifiés.

Une fois le défaut corrigé, l'essai ou la vérification en question doit être répété(e).

oc
Les résultats des contrôles et des essais doivent être convenablement enregistrés. La description du
produit, la date de fabrication, la méthode d'essai adoptée, les résultats d'essai et les critères

ar
d'acceptation doivent figurer dans les enregistrements sous la signature de la personne responsable du
contrôle / de l'essai.

m
Si le résultat d'un contrôle ne satisfait pas aux exigences de la présente Norme européenne, il faut
inscrire dans les enregistrements, les mesures correctives prises pour rectifier la situation (par
exemple, l'exécution d'un essai supplémentaire, la modification du processus de fabrication, la mise au
rebut ou la réparation du produit).
e
6.3.2.8 Action corrective
rm

Le fabricant doit disposer de procédures documentées incitatives visant à déclencher une action pour
éliminer la cause des non-conformités afin d’empêcher leur répétition.
no

6.3.2.9 Manutention, stockage et conditionnement

Le fabricant doit disposer de procédures décrivant les méthodes de manutention du produit et il doit
mettre à disposition des zones de stockage adaptées pour empêcher tout dommage ou détérioration.
de

6.3.3 Exigences spécifiques du produit

Le système de CPU doit mentionner la présente Norme européenne et garantir que les produits mis sur
le marché sont conformes à la déclaration des performances.
et

Le système de CPU doit être spécifique du produit et doit permettre d'identifier les procédures
destinées à démontrer la conformité dudit produit aux étapes appropriées, c'est-à-dire :
oj

a) les contrôles et les essais à effectuer avant et/ou pendant la fabrication selon une fréquence fixée
Pr

dans le plan d'essai du CPU,

et/ou

b) les vérifications et les essais à effectuer sur des produits finis selon une fréquence fixée dans le plan
d'essai du CPU.

65
EN 12602:2016 (F)

Si le fabricant utilise uniquement des produits finis, les opérations mentionnées en b) doivent aboutir à
un niveau de conformité du produit équivalant à celui qui aurait été obtenu si le CPU avait été réalisé
pendant la production.

Si le fabricant réalise lui-même certaines parties de la production, les opérations indiquées en b)


peuvent être limitées et partiellement remplacées par des opérations indiquées en a). D'une manière
générale, le nombre d'opérations mentionnées en b) pouvant être remplacées par des opérations
mentionnées en a) est d'autant plus grand que les portions produites par le fabricant sont nombreuses.

ne
Dans tous les cas, il doit s'ensuivre un niveau de conformité du produit équivalant à celui qui aurait été
obtenu si le CPU avait été effectué pendant la production.

ai
NOTE Selon le cas considéré, il peut être nécessaire d'effectuer les opérations mentionnées en a) et b),
uniquement celles indiquées en a) ou uniquement celles mentionnées en b).

oc
Les opérations mentionnées en a) portent autant sur les états intermédiaires du produit que sur les
machines de fabrication et les réglages, de même que sur les équipements de mesure, etc. Ces contrôles
et essais ainsi que leur fréquence doivent être choisis sur la base du produit type et de sa composition,

ar
en tenant compte du processus de fabrication et de sa complexité, de la sensibilité des caractéristiques
du produit aux variations des paramètres de production, etc.

m
Le fabricant doit établir et conserver des enregistrements attestant que la production a été
échantillonnée et soumise à essai. Ces enregistrements doivent clairement montrer si la production a
satisfait ou non aux critères d'acceptation définis et ils doivent être à disposition pendant au moins trois
ans.
e
6.3.4 Inspection initiale de l'usine et du CPU
rm

L'inspection initiale de l'usine et du CPU doit être réalisée une fois que le processus de production est
finalisé et opérationnel. L'usine et la documentation du CPU doivent être évaluées afin de vérifier que
les exigences des paragraphes 6.3.2 et 6.3.3 sont satisfaites.
no

Durant l'inspection, il faut vérifier :

a) que toutes les ressources nécessaires à l’obtention des caractéristiques du produit mentionnées
de

dans la présente Norme européenne sont rassemblées et correctement mises en œuvre ; et

b) que les procédures du CPU en conformité avec la documentation du CPU sont respectées en
pratique ;
et

et
oj

c) que le produit est conforme aux échantillons de produit type dont la conformité des performances a
été vérifiée par rapport à la Déclaration des performances.
Pr

Tous les emplacements auxquels le produit considéré fait l'objet de l'assemblage final ou, au moins,
d'essais finaux, doivent être soumis à une évaluation pour vérifier que les conditions indiquées ci-
dessus de a) à c) sont rassemblées et mises en œuvre. Si le système CPU couvre plusieurs produits,
chaînes de production ou processus de production et s’il est vérifié que les exigences générales sont
respectées lors de l’évaluation d’un seul produit, d’une seule chaîne de production ou d’un seul
processus de production, alors il n’est pas nécessaire de répéter l’évaluation des exigences générales
lors de l’évaluation du CPU pour un autre produit, une autre chaîne de production ou un autre
processus de production.

66
EN 12602:2016 (F)

Toutes les évaluations et leurs résultats doivent être consignés par écrit dans le rapport d'inspection
initiale.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux


lorsque la méthode M1 est appliquée.

Évaluer le contrôle interne permanent de la production, notamment en ce qui concerne les procédures
documentées relatives à la sélection d'échantillons représentatifs conformément aux dispositions de la
présente norme et à la vérification des données géométriques du produit structural et des propriétés

ne
des matériaux.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux

ai
lorsque la méthode M2 est appliquée.

Vérifier que le produit type a été déterminé conformément aux dispositions de la présente Norme

oc
européenne.

Évaluer si le système de production permet d'obtenir les caractéristiques requises du produit et un

ar
fonctionnement efficace du CPU.

Lorsque le CPU comprend un calcul des propriétés mécaniques des éléments (échantillons)

m
manufacturés, vérifier, d'une part, si les calculs du produit type ont été effectués et si la méthode et le
processus de calcul sont documentés et, d'autre part, vérifier qu'un système de CPU documenté,
conforme à la présente Norme européenne, est établi, utilisé et tenu à jour, garantissant :
e
a) une sélection correcte d'échantillons représentatifs ;
rm

b) pour les différents éléments manufacturés, une détermination correcte des propriétés des produits
et des matériaux servant d'entrées pour les calculs, pour chaque produit ;
no

c) la mise à disposition d'un équipement adéquat et l'existence d'un personnel compétent pour
réaliser des calculs corrects ;

d) que les calculs ont été effectués, que leur fondement (par exemple coefficients de sécurité utilisés)
est correct et que la méthode, le processus et les résultats servant de base aux déclarations de
de

performance sont convenablement documentés et enregistrés ; et

e) que, en cas de traitement et de compte rendu électroniques, seul un logiciel validé et suffisamment
documenté et un équipement informatique fonctionnant correctement sont utilisés et que des
et

mesures adéquates visant à assurer la protection et l'intégrité des données sont en place.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux


oj

lorsque la méthode M3a est appliquée.

Évaluer le contrôle interne permanent de la production, notamment en ce qui concerne les procédures
Pr

documentées relatives à la sélection d'échantillons représentatifs conformément aux dispositions de la


présente norme et à la vérification des données géométriques du produit structural et des propriétés
des matériaux. Les conditions de fabrication du produit doivent être vérifiées afin de s'assurer que les
informations accompagnant le marquage sont conformes aux dispositions de la présente Norme
européenne.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux


lorsque la méthode M3b est appliquée.

67
EN 12602:2016 (F)

Vérifier que le calcul du produit type a été effectué conformément aux dispositions de la présente
Norme européenne.

Évaluer si le système de production permet d'obtenir les caractéristiques requises du produit et un


fonctionnement efficace du CPU.

Lorsque le CPU comprend un calcul des propriétés mécaniques des éléments (échantillons)
manufacturés, vérifier, d'une part, si les calculs du produit type ont été effectués et si la méthode et le
processus de calcul sont documentés et, d'autre part, vérifier qu'un système de CPU documenté,

ne
conforme à la présente Norme européenne, est établi, utilisé et tenu à jour, garantissant :

a) une sélection correcte d'échantillons représentatifs ;

ai
b) pour les différents éléments manufacturés, une détermination correcte des propriétés des produits
et des matériaux servant d'entrées pour les calculs, pour chaque produit ;

oc
c) la mise à disposition d'un équipement adéquat et l'existence d'un personnel compétent pour
réaliser des calculs corrects ;

ar
d) que les calculs ont été effectués, que leur fondement (par exemple coefficients de sécurité utilisés)
est correct et que la méthode, le processus et les résultats servant de base aux déclarations de

m
performance sont convenablement documentés et enregistrés ; et

e) que, en cas de traitement et de compte rendu électroniques, seul un logiciel validé et suffisamment
documenté et un équipement informatique fonctionnant correctement sont utilisés et que des
e
mesures adéquates visant à assurer la protection et l'intégrité des données sont en place.
rm

6.3.5 Surveillance continue du CPU

La surveillance du CPU doit être entreprise une fois par an. Cette surveillance doit comprendre une
no

revue du ou des plans d’essai du CPU et du ou des processus de production pour chaque produit afin de
déterminer si des changements ont été apportés depuis la dernière évaluation ou surveillance.
L’importance des éventuels changements doit être évaluée.

Des contrôles doivent être effectués pour s’assurer que les plans d’essai restent correctement appliqués
de

et que l'équipement de production est toujours correctement entretenu et étalonné aux intervalles de
temps adéquats.

Les enregistrements relatifs aux essais et aux mesurages réalisés au cours du processus de production
et

et sur les produits finis doivent être passés en revue afin de s’assurer, d'une part, que les valeurs
obtenues correspondent toujours à celles des échantillons qui ont été soumis à la détermination du
produit type et, d'autre part, que les actions correctives ont été prises concernant les produits non
oj

conformes.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux


Pr

lorsque la méthode M1 est appliquée.

Les conditions de fabrication du produit doivent être vérifiées afin de s'assurer que les informations
accompagnant le marquage sont conformes aux dispositions de la présente Norme européenne.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux


lorsque la méthode M2 est appliquée.

68
EN 12602:2016 (F)

En ce qui concerne la surveillance en continu, l'évaluation et l'approbation du CPU, il faut vérifier, à la


fréquence appropriée spécifiée dans la Norme européenne harmonisée de produit, que la
documentation relative à la méthode de calcul est encore valable (qu'elle ait été modifiée ou non) et
vérifier l'utilisation et la mise à jour continues d'un système de CPU documenté, conformément à la
présente Norme européenne, afin de garantir les points 6.3.4 d) à h) mentionnés ci-dessus.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux


lorsque la méthode M3a est appliquée.

ne
Vérifier le contrôle interne permanent de la production, notamment les conditions de fabrication de
chaque produit, pour s'assurer qu'elles permettent d'obtenir la constance des performances de
résistance mécanique et de résistance au feu du produit type et la conformité des informations

ai
accompagnant le produit aux dispositions de la présente Norme européenne.

Dispositions supplémentaires pour les éléments/composants structuraux et/ou kits structuraux

oc
lorsque la méthode M3b est appliquée.

Vérifier, à la fréquence appropriée spécifiée dans la présente Norme européenne, que la documentation

ar
relative à la méthode de calcul est encore valable (qu'elle ait été modifiée ou non) et vérifier l'utilisation
et la mise à jour continues d'un système de CPU documenté, conformément à la présente Norme
européenne, afin de garantir les points 6.3.4 j) à m) mentionnés ci-dessus.

6.3.6 Procédure pour les modifications m


Si des modifications susceptibles d'affecter une quelconque caractéristique déclarée conformément à la
e
présente norme, sont apportées au produit, au processus de production ou au système de CPU, toutes
les caractéristiques pour lesquelles le fabricant déclare une performance, susceptibles d'être affectées
rm

par la modification apportée, doivent être soumises à la détermination du produit type, conformément
à la description donnée en 6.2.1.
no

Lorsque cela est pertinent, il faut procéder à une nouvelle évaluation de l'usine et du système de CPU
pour les aspects qui ont pu être altérés par la modification.

Toutes les évaluations et leurs résultats doivent être consignés dans un rapport.
de

6.3.7 Produits expérimentaux, produits construits avant la fabrication en série (par exemple
prototypes) et produits fabriqués en très petite quantité

Les éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé produits sous forme de produit
expérimental, de prototypes évalués avant le lancement de la production en série et de produits
et

fabriqués en très petite quantité (moins de 500 m3 par an) par an doivent être évalués de la façon
suivante.
oj

Pour l'évaluation type, les dispositions du 6.2.1, 3ème alinéa, s'appliquent conjointement avec les
suivantes :
Pr

 concernant les prototypes, les échantillons pour essai doivent être représentatifs de la production
prévue et ils doivent être choisis par le fabricant ;

 à la demande du fabricant, les résultats de l'évaluation des échantillons de prototypes peuvent être
indiqués sur un certificat ou dans des rapports d'essai publiés par la tierce partie intéressée.

Le système de CPU des produits expérimentaux et des produits fabriqués en très petite quantité doit
garantir que les matières premières et/ou les composants sont en quantité suffisante pour fabriquer le

69
EN 12602:2016 (F)

produit. Les dispositions relatives aux matières premières et/ou aux composants doivent être
appliquées uniquement dans les cas appropriés. Le fabricant doit tenir à jour les enregistrements de
manière à assurer la traçabilité du produit.

En ce qui concerne les prototypes, lorsqu'il est envisagé de passer à la production en série, l'inspection
initiale de l'usine et du CPU doit être effectuée avant le démarrage de la production et/ou avant que le
CPU ne soit déjà déployé. Il faut évaluer ce qui suit :

 la documentation relative au CPU ; et

ne
 l’usine.

ai
Dans le cadre de l’évaluation initiale de l’usine et du CPU, il doit être vérifié que :

a) toutes les ressources nécessaires à l’obtention des caractéristiques du produit mentionnées dans la

oc
présente Norme européenne seront disponibles ;

b) les procédures de CPU en conformité avec la documentation relative au CPU seront mises en œuvre

ar
et observées dans la pratique ; et

c) des procédures sont établies pour démontrer que les processus de production permettent de

m
fabriquer un produit conforme aux exigences de la présente Norme européenne et que ce produit
sera identique aux échantillons utilisés pour déterminer le produit type dont la conformité à la
présente Norme européenne a été vérifiée.
e
Une fois la production en série complètement définie, appliquer les dispositions du paragraphe 6.3.
rm

7 Bases du dimensionnement
7.1 Méthodes de dimensionnement
no

Le dimensionnement structural peut être soit fondé sur le calcul (Annexe A) soit documenté par des
essais fonctionnels sur éléments (Annexe B). La méthode de dimensionnement doit être indiquée par le
fabricant.
de

NOTE Les méthodes de dimensionnement sont fondées sur l’EN 1992-1-1:2004 (Annexe A) et
l'EN 1990:2002 (Annexe B).

7.2 États limites


et

Les états limites sont des états au-delà desquels la structure ne satisfait plus aux exigences
performancielles de dimensionnement.
oj

Les états limites sont classés en :


Pr

 états limites ultimes (ELU) ;

 états limites de service (ELS).

Les états limites ultimes sont les états associés à un effondrement ou à d’autres formes de défaillance
structurale susceptible de mettre en danger la sécurité des personnes. Les états précédant un
effondrement structural qui, pour des raisons de simplification, sont pris en compte à la place de
l’effondrement lui-même, sont également traités comme des états limites ultimes. Les états limites
ultimes pouvant devoir être pris en compte sont :

70
EN 12602:2016 (F)

 la perte d’équilibre de tout ou partie de la structure considérée comme un corps rigide ;

 la défaillance due à une déformation excessive, à une rupture ou à une perte de stabilité de tout ou
partie de la structure, y compris ses appuis et ses fondations.

Les états limites de service correspondent aux conditions au-delà desquelles les exigences d'aptitude au
service spécifiées ne sont plus satisfaites. Les états limites de service pouvant devoir être pris en
compte sont :

ne
 les déformations ou flèches qui affectent l’aspect ou la fonction de la structure (y compris le
fonctionnement des machines ou des services) ou qui endommagent des finitions ou des éléments
non structuraux ;

ai
 les vibrations qui nuisent au confort des personnes, qui endommagent le bâtiment ou ses éléments,
ou qui limitent son efficacité fonctionnelle ;

oc
 les fissures du béton, susceptibles de nuire à l’aspect, à la durabilité ou à l’étanchéité à l'eau ;

ar
 l’endommagement du béton par compression excessive, susceptible d’entraîner une perte de
durabilité.

7.3 Actions
m
Les actions et effets des actions (par exemple les forces internes, les contraintes) à considérer sont les
suivants :
e
rm

 permanentes :

actions dues à la gravité, pression des terres, déformations pendant la construction ;


no

 variables :

actions exercées sur les toitures, les planchers et les murs ; vent, neige et glace ; actions
thermiques ; actions exercées sur les planchers des parcs de stationnement ;
de

 accidentelles :

chocs, explosions, actions dues au feu, séismes.


et

Les éléments doivent être également dimensionnés pour les actions appliquées au cours de la
manutention, du transport et du montage.
oj

NOTE Ces actions sont spécifiées dans l’EN 1990 et l’EN 1991 (toutes les parties).

8 Marquage, étiquetage et désignation


Pr

8.1 Désignation type

Les éléments préfabriqués armés en AAC doivent être identifiés au moins par les désignations
suivantes :

a) le numéro de la présente Norme européenne (EN 12602:2016) ;

b) le type d’élément (abréviations, voir le Tableau 12) ;

71
EN 12602:2016 (F)

c) la résistance en compression déclarée (exprimée sous forme de valeur caractéristique ou sous


forme de classe de résistance en compression) ;

d) la masse volumique sèche déclarée de l'AAC (exprimée sous forme de valeur moyenne ou sous
forme de classe de masse volumique) ;

e) les dimensions (longueur, épaisseur, largeur).

Lorsqu'elles sont requises, en fonction du produit et de son usage prévu, les informations techniques

ne
suivantes doivent être fournies :

f) la capacité portante ;

ai
g) la réaction au feu ;

oc
h) la résistance au feu ;

i) la conductivité ou la résistance thermique ;

ar
j) l’isolation au bruit et l’absorption acoustique.

m
On peut utiliser un code, issu d’un système de codage et permettant d'indiquer une ou plusieurs
exigences de l’EN 12602. L’explication du système de codage doit être fournie.

EXEMPLE 1 Élément de mur porteur [300 × 625 × 2 650] conforme à la présente Norme européenne de classe
e
de résistance en compression AAC 4, classe de masse volumique 450, réaction au feu conforme à l’Euroclasse A1,
résistance au feu 120 min, conductivité thermique 10dry = 0,12 W/mK (p = 50 %).
rm

EN 12602 — WL/AAC 4/450/A1/REI120 / 10dry 0,12/300 × 625 × 2 650

EXEMPLE 2 Élément de toiture ou de plancher [250 × 750 × 6 500] conforme à la présente Norme européenne
no

dont la résistance en compression déclarée est égale à 4,8 MPa, classe de masse volumique 550, réaction au feu
conforme à l’Euroclasse A1, résistance au feu 60 min, conductivité thermique 10dry = 0,14 W/mK (p = 50 %).

EN 12602 — RF/AAC 4,8/550/A1/REI 60/ 10dry 0,14/250 × 750 × 6 500


de

EXEMPLE 3 Élément de mur porteur [300 × 625 × 2 650] conforme à la présente Norme européenne de classe
de résistance en compression AAC 4, classe de masse volumique 450, réaction au feu conforme à l’Euroclasse A1,
résistance au feu 120 min, conductivité thermique 10dry = 0,12 W/mK (p = 50 %).
et

EN 12602 — WL/AAC 4/450/Code

Code : A1/REI120 / 10dry 0,12/300 × 625 × 2 650


oj

8.2 Informations relatives à la production


Pr

Il convient que les informations sur la production contiennent :

a) des informations sur les dimensions, l’acier d’armature, les accessoires de levage, inserts, etc. ;

lorsqu’elles sont requises, les propriétés pertinentes du matériau, les tolérances du produit et son
poids.

72
EN 12602:2016 (F)

8.3 Informations supplémentaires sur les documents d’accompagnement

Le fabricant peut fournir des informations supplémentaires relatives par exemple aux éléments et
propriétés suivants, et qui peuvent être contenues dans des catalogues de produits ou dans les
documents commerciaux d'accompagnement :

a) informations de base relatives au dimensionnement (par exemple dimensionnement selon


l’Annexe A ou selon l’Annexe B) ;

ne
b) adhérence ;

c) précontrainte thermique ;

ai
d) masse de l’élément ;

oc
e) indice d'affaiblissement (aux bruits aériens) ;

f) classe d’exposition ;

ar
g) retrait ;

h) dilatation thermique ;

i) fluage ;
m
e
j) tolérances et équerrage ;
rm

k) module d'élasticité ;

l) manutention, stockage, transport ;


no

m) spécification du montage pour l’installation ;

n) position de l'élément ;
de

o) orientation de l'élément.

NOTE Pour l’étiquetage, voir l’Article ZA.3 de l’Annexe ZA.


et
oj
Pr

73
EN 12602:2016 (F)

Annexe A
(normative)

Dimensionnement par le calcul

NOTE 1 Le dimensionnement par le calcul est, dans la mesure du possible, fondé sur le concept de l’EN 1992-1-

ne
1. Certaines modifications ont été apportées afin de prendre en compte les propriétés/le comportement
spécifiques du matériau AAC.

NOTE 2 Les valeurs de calcul à utiliser peuvent être déterminées conformément aux dispositions de la présente

ai
Annexe A, en utilisant les coefficients partiels de sécurité appropriés.

oc
NOTE 3 Les valeurs des propriétés peuvent être déterminées sur la base de calculs et être indiquées comme
valeurs déclarées dans le marquage CE, conformément à la disposition correspondante de l’Annexe ZA. Les valeurs
déclarées sont fondées sur l’une des trois méthodes indiquées dans le document guide L, paragraphe 3.3.3.2 (a).

ar
NOTE 4 Pour le choix d’une méthode de calcul, voir 5.2.4.1.

A.1 Généralités
m
(1)P Selon la nature des différents articles, la présente Annexe A établit une distinction entre Principes
et Règles d’application.
e
(2)P Les Principes comprennent :
rm

 des énoncés d'ordre général et des définitions ne comportant pas d’alternative ;

 des prescriptions et des modèles analytiques pour lesquels aucune alternative n’est autorisée, sauf
no

indication contraire.

(3)P Dans la présente Annexe A, les Principes sont marqués par un numéro entre parenthèses, suivi de
la lettre P.
de

(4)P Les Règles d’application sont des règles généralement reconnues qui sont conformes aux
Principes et satisfont leurs exigences.

(5)P Dans la présente Annexe A, les Règles d’application sont les alinéas marqués par un numéro entre
et

parenthèses, non suivi de la lettre P.

(6)P Le dimensionnement par le calcul doit être fondé sur des paramètres documentés du matériau, et
oj

faire appel à des méthodes analytiques qui décrivent de manière adéquate le comportement structural
des éléments.
Pr

(7) Les Articles A.3 à A.10 décrivent les procédures générales de calcul pouvant être utilisées pour les
éléments soumis à une flexion, un cisaillement ou une compression axiale, alors que l’Article 5 de la
norme de produit donne des règles spécifiques applicables aux différents types d’éléments.

(8)P Des analyses plus détaillées peuvent être réalisées sur la base des hypothèses de calcul indiquées
en A.3.1.

74
EN 12602:2016 (F)

A.2 États limites ultimes (ELU) : hypothèses générales de calcul


(1)P En fonction de la nature spécifique de la structure, de l’état limite considéré, et des conditions
spécifiques de dimensionnement ou d’exécution, l’analyse relative aux états limites ultimes peut être
élastique-linéaire avec ou sans redistribution, non linéaire ou encore plastique.

(2)P Si les armatures et l'AAC agissent ensemble par adhérence et/ou par le biais de barres
transversales, la déformation exercée sur les armatures est identique à celle exercée sur l'AAC

ne
environnant. Pour les exigences relatives aux propriétés d’adhérence ainsi qu'au nombre et à
l'espacement des barres transversales, voir A.10.2 et A.10.3.

(3)P Les contraintes dans l'AAC comprimé sont déduites d’un diagramme contrainte-déformation de

ai
calcul, voir par exemple la Figure A.2.

(4)P Les contraintes dans les armatures sont déduites d’un diagramme contrainte-déformation de

oc
calcul, voir par exemple la Figure A.3.

(5)P Les déformations et les effets du second ordre doivent être calculés sur la base des valeurs

ar
moyennes des propriétés des matériaux (telles que Ecm, conformément à 4.2.7). Pour le calcul des
sections droites, les valeurs de calcul des propriétés doivent être utilisées.

(6) m
La portée utile leff de l’élément doit être déterminée conformément à la Figure A.1.
e
rm
no
de
et
oj
Pr

75
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de

Légende
et

a0 profondeur d’appui
h épaisseur de la dalle
oj

leff portée utile


a) élément horizontal en AAC supporté sans appareil d’appui
Pr

b) élément horizontal en AAC supporté avec appareil d’appui


c) élément vertical en AAC

Figure A.1 — Détermination de la portée utile leff

76
EN 12602:2016 (F)

A.3 États limites ultimes (ELU) : dimensionnement à la flexion simple et à la


flexion composée
A.3.1 Hypothèses de calcul

(1)P Lors de l’analyse de la section droite pour déterminer sa résistance ultime, les dimensions de
calcul sont prises égales aux dimensions nominales.

Les hypothèses indiquées ci-dessous doivent être retenues :

ne
a) les sections planes restent planes ;

ai
b) la résistance en traction (et la résistance en flexion) de l'AAC sont négligées pour le calcul des
éléments en AAC avec armatures structurales. Pour les éléments de murs sans armatures
structurales, avec une flexion issue d’une charge transversale non permanente, voir A.5 ;

oc
c) pour les sections droites soumises à une compression longitudinale simple, la déformation relative
de l'AAC est limitée à |-0,002| ;

ar
d) pour les sections droites partiellement comprimées, la déformation relative de la zone comprimée
est limitée à |- 0,003|. Pour les situations intermédiaires, la déformation relative de la zone

plus comprimée ; m
comprimée est limitée à |-0,002| au tiers de la hauteur de la section mesurée à partir de la face la

e) pour obtenir une rupture ductile, la section droite doit avoir une capacité de rotation suffisante,
e
cette condition étant remplie si la déformation de traction de l’armature est supérieure à 0,001 ;
rm

f) la prise en compte des hypothèses ci-dessus conduit à considérer les diagrammes de déformation
de la Figure A.4 ;
no

g) l’effet des armatures longitudinales situées en zone comprimée ne doit pas être pris en compte
dans le calcul de l'effort normal résistant, sauf si les barres d’armature sont suffisamment
maintenues aux armatures principales situées dans la zone tendue, par exemple au moyen d’étriers
ou de cadres ;
de

h) dans l’analyse d’une section droite devant résister à la flexion combinée à un effort de compression
longitudinal de faible intensité, l’effet de l'effort normal résistant de calcul peut être négligé lorsque
la contrainte longitudinale correspondante due à la charge axiale ne dépasse pas 0,08 fck ;
et

i) une réduction locale de la hauteur utile doit être considérée pour l’analyse des sections droites.

A.3.2 Diagramme contrainte-déformation de l'AAC


oj

(1)P La valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC est définie par la Formule (A.1) :
Pr

fcd = fck/c (A.1)

fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC ;

fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

77
EN 12602:2016 (F)

c est le coefficient partiel de sécurité relatif à l'AAC, applicable à la rupture fragile et à la rupture
ductile.

NOTE 1 La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(2) Le diagramme contrainte-déformation de l'AAC pour le calcul des sections est indiqué à la
Figure A.2. D’autres diagrammes éprouvés de contrainte-déformation peuvent également être utilisés

ne
sous réserve d'être équivalents en termes d'intensité et de position de l'effort de compression résultant
dans la section.

ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj

Légende
1 Diagramme simplifié
Pr

2 Diagramme de calcul

Figure A.2 — Diagramme contrainte-déformation bilinéaire relatif à l'AAC sollicité en


compression, pour le calcul des sections

(3) Le coefficient  de la Figure A.2 est un coefficient tenant compte des effets à long terme de la
résistance en compression et des effets défavorables résultant de la manière dont la charge est
appliquée.

NOTE 2 La valeur de  à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est  = 0,85.

78
EN 12602:2016 (F)

A.3.3 Diagramme contrainte-déformation de l’acier d’armature

(1)P La valeur de calcul de la limite d'élasticité de l’acier d’armature est définie par la Formule (A.2) :

fyd = fyk/s (A.2)

fyd est la valeur de calcul de la limite d'élasticité de l’acier d’armature ;

ne
fyk est la limite caractéristique d'élasticité de l'acier d'armature ;

ai
s est le coefficient partiel de sécurité de l’acier d’armature.

oc
NOTE La valeur de s à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(2) Le diagramme contrainte-déformation de calcul pour l’acier d’armature est indiqué à la

ar
Figure A.3. D’autres diagrammes éprouvés de contrainte-déformation peuvent être utilisés. Es est le
module d’élasticité de l’acier d’armature (par exemple 2 × 105 MPa).

m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

Légende
1 Diagramme simplifié
2 Diagramme de calcul

Figure A.3 — Diagramme contrainte-déformation de calcul pour l’acier d’armature

79
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
Légende

oc
1 Axe neutre

Figure A.4 — Diagrammes des déformations relatives à l’état limite ultime

ar
A.3.4 Sections minimales d'armatures

m
(1)P Pour les éléments comportant des armatures structurales, le moment résistant caractéristique de
la section droite fissurée doit être supérieur à la valeur caractéristique du moment de fissuration afin
d’éviter une rupture fragile à la formation de la première fissure. Ceci nécessite la mise en place d’une
quantité minimale d’armatures dont la valeur doit être déterminée par le calcul. La résistance en
e
traction de l'AAC, comme la résistance en flexion, doivent être conformes à 4.2.5 dans la section non
rm

fissurée, mais doivent être négligées dans le calcul de la section fissurée.

(2) À moins qu’un calcul plus rigoureux ne démontre qu’une section réduite suffit, la section
minimale d’armatures structurales peut être calculée à l’aide de la Formule (A.3) :
no

Asmin = k Ac cflm / yk (A.3)


de

Asmin est l’aire de la section minimale d’armatures ;

Ac est l’aire de la section droite de l'AAC tendu ;

est la valeur moyenne de résistance en flexion de l’AAC déterminée au moyen des


et

cflm
Formules (5a) et (5b) pour la flexion et au moyen des Formules (4a) et (4b) en cas de
traction pure ;
oj

fyk est la limite caractéristique d'élasticité de l'acier d'armature ;


Pr

k est un coefficient qui tient compte de la répartition des contraintes.

En cas de traction pure dans l’ensemble de la section : k = 1,0.

En cas de flexion simple (sans effort normal de compression) : k = 0,4.

(3)P Pour les poutres en AAC, une section minimale d'armatures d’effort tranchant est requise. Dans
les éléments de murs, les éléments de plancher et les éléments de toiture ainsi que dans les éléments
ayant un rôle structural réduit, ce ferraillage minimal peut être omis.

80
EN 12602:2016 (F)

(4) Pour les poutres, la section minimale d’armatures d’effort tranchant sur la longueur s peut être
calculée à l’aide de la Formule (A.4) :

 s
1,1  Rd 1  0,83d / 1000 1  240 1 bw  
 swd  1  cot  s   sin  s
Aswmin  min (A.4)
 VSd  s
1,1
 d   swd  1  cot  s   sin  s

ne

Aswmin est l'aire de la section minimale d'armatures d'effort tranchant régnant sur la longueur s,

ai
en millimètres ;

Rd est la valeur de calcul de la résistance de base au cisaillement, en mégapascals,

oc
voir A.4.1.2.1 ;

fyk est la limite caractéristique d'élasticité des armatures d’effort tranchant, en mégapascals ;

ar
d est la hauteur utile, en millimètres ;

1

s
est le taux d'armatures ;
m
est l’espacement des armatures d’effort tranchant, en millimètres ;
e
bw est la largeur minimale de la section, en millimètres ;
rm

Vsd est la valeur de calcul de l'effort tranchant, en newtons ;

swd est la valeur de calcul de la contrainte dans les armatures d'effort tranchant, en
no

mégapascals ;

s est l’angle des armatures d’effort tranchant avec l’axe longitudinal, voir la Figure A.5.
de

A.4 Effort tranchant


A.4.1 Dimensionnement à l’effort tranchant des éléments soumis à une charge
transversale prédominante
et

A.4.1.1 Généralités
oj

(1)P Le présent article s’applique à la résistance à l'effort tranchant des éléments de hauteur constante
sous une charge transversale, dimensionnés conformément à A.3.
Pr

(2)P Lors de la détermination des armatures longitudinales nécessaires dans les sections sollicitées à
l’effort tranchant, l'augmentation éventuelle de l'effort de traction au-delà de la valeur correspondant
au moment fléchissant doit être prise en compte.

NOTE Cette augmentation est couverte par la « règle de décalage », avec un décalage de al indiqué en A.10.3
(voir Figure A.16).

(3)P La méthode de calcul à l’effort tranchant, présentée dans les articles suivants, est fondée sur les
trois valeurs de calcul de l'effort tranchant résistant :

81
EN 12602:2016 (F)

 VRd1 est l'effort tranchant résistant de calcul de la section en l'absence d'armatures d'effort
tranchant ;

 VRd2 est la valeur de calcul de l'effort tranchant maximal pouvant être repris avant écrasement des
bielles de compression de l'AAC. La présence d’une force axiale doit être prise en compte lors de la
détermination de l'effort de compression dans les bielles ;

 VRd3 est l’effort tranchant de calcul pouvant être repris par une section comportant des armatures

ne
d’effort tranchant.

(4)P Aucune armature d’effort tranchant n’est requise dans les sections où l’effort tranchant agissant
de calcul, VSd, est inférieur à VRd1. Une méthode de calcul est indiquée en A.4.1.2. Celle-ci ne s’applique

ai
pas aux poutres en AAC.

oc
(5)P Dans les sections où VSd est supérieure à VRd1, des armatures d’effort tranchant doivent être
prévues de telle sorte que VSd  VRd3. Une méthode de calcul est indiquée en A.4.1.3.

ar
(6)P La valeur de calcul de l’effort tranchant des éléments ne doit pas dépasser VRd2 quelle que soit la
section, voir A.4.1.3.3.

m
(7)P L'égalité avec les valeurs VRd1 et VRd3 dépend de manière significative de l’ancrage correct des
armatures de traction dans chacun des plans de rupture possibles. Des règles permettant d’assurer un
ancrage correct sont indiquées en A.10.
e
(8) À proximité des appuis, lorsque la configuration du chargement et de la réaction de l’appui est
rm

telle qu’une partie des charges est reprise directement par l’appui en compression (appui direct), il est
admis de considérer une valeur réduite de l’effort tranchant sollicitant effectivement la section
considérée. Une telle réduction doit être négligée pour la vérification de VRd2.
no

(9) La réduction de l'effort tranchant Vsd correspondant à la contribution des charges situées à une
distance x  2,5d du nu de l’appui peut être prise en compte en multipliant ces charges par un facteur 
calculé à l’aide de la Formule (A.5) :
de

 = 0,3 + 0,28 x/d  1 (A.5)


et

x est la distance de la charge au nu de l’appui ;

d est la hauteur utile de l’élément.


oj

Si l'effort tranchant est réduit en appliquant la Formule (A.5), toutes les armatures de traction requises
doivent être ancrées au droit de l'appui.
Pr

(10) En raison de la réduction de l'effort tranchant due à la transmission directe des charges situées à
proximité des appuis, il est normalement sécuritaire d’évaluer VSd à une distance d du nu de l'appui
direct dans le cas des éléments soumis à des charges uniformément réparties.

82
EN 12602:2016 (F)

A.4.1.2 Éléments pour lesquels aucune armature d’effort tranchant n'est requise

(1) L'effort tranchant résistant de calcul VRd1, pour les éléments chargés transversalement, est donné
par la Formule empirique (A.6) :

 Rd 1  0,83d /1000 1  240 1  bw d



VRd1  max  f ctk;0,05 (A.6)
0,5 bw d
C

ne

ai
VRd1 est l'effort tranchant résistant de calcul, en newtons ;

oc
0,5
Rd est la valeur de base de la résistance au cisaillement = 0,063 f ck /  C , en mégapascals ;

fctk;0,05 est la valeur caractéristique correspondant au fractile 5 % de la résistance en traction

ar
directe, en MPa [voir la Formule (4a)] ;

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;

d
m
est la hauteur utile de la section, en millimètres (d  400 mm);
e
1 est le pourcentage d’armatures, défini comme :
rm

1 = Asl/bwd  0,005

et où
no

Asl est l’aire de la section des armatures tendues, en millimètres carrés ;

bw est la plus petite largeur de la section droite sur la hauteur utile, en millimètres.
de

NOTE La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.

A.4.1.3 Éléments pour lesquels des armatures d’effort tranchant sont requises
et

A.4.1.3.1 Résistance à l'effort tranchant


oj

(1)P Les équations suivantes ne sont applicables qu’aux armatures d’effort tranchant inclinées soudées
aux armatures longitudinales supérieures et inférieures.
Pr

(2)P Lorsque la charge n’agit pas sur la partie supérieure de l’élément, ou lorsque l’appui ne se situe
pas à la partie inférieure de l’élément, une armature formant suspente doit être prévue pour le transfert
de la charge en partie supérieure.

(3)P Pour le calcul à l’effort tranchant, la structure est supposée être constituée d’une membrure
comprimée et d’une membrure tendue, séparées d’une distance égale au bras de levier des forces
internes z. La zone d’effort tranchant a pour hauteur z et pour largeur bw. Le bras de levier est calculé
perpendiculairement aux armatures longitudinales. Les notations utilisées sont indiquées à la
Figure A.5.

83
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
Légende
1 zone comprimée

oc
2 bielles
3 armatures d’effort tranchant
4 zone tendue

ar
5 exemple de cadre fermé
6 exemple de cadre ouvert

m
Figure A.5 — Notations pour les éléments soumis à un effort tranchant

Les paramètres indiqués à la Figure A.5 sont :


e
s angle de l’armature d’effort tranchant avec l’axe longitudinal ;
rm

 angle des bielles de compression de l'AAC avec l’axe longitudinal, supposé égal à 45°;

c contrainte de l’AAC dans les bielles ;


no

Fs effort de traction dans les armatures longitudinales ;

Fc effort de compression dans l'AAC suivant l'axe longitudinal ;


de

bw plus petite largeur de la section ;

z pour un élément de hauteur constante, bras de levier des forces internes correspondant au moment
et

fléchissant maximal dans l’élément considéré. Pour les calculs à l'effort tranchant, on peut normalement
adopter une valeur approchée z =0,9 d pour les éléments dont l’élancement est l / ht  5 ; où
oj

d est la hauteur utile ;


Pr

l est la portée ;

ht est la hauteur totale de la section droite.

(4)P Les dispositions constructives indiquées en 5.2.7.2.2 c) s’appliquent aux armatures d’effort
tranchant.

84
EN 12602:2016 (F)

(5) La résistance à l'effort tranchant d’une section comportant des armatures d’effort tranchant est
donnée par la Formule (A.7) :

VRd3 = Vcd + Vwd (A.7)

Vcd représente la contribution de l'AAC et est égale à VRd1 (voir A.4.1.2) ;

ne
Vwd représente la contribution des armatures d’effort tranchant.

(6) La contribution des armatures d’effort tranchant verticales est donnée par la Formule (A.8) :

ai
Asw
V wd  z swd (A.8)

oc
s

ar
Asw est l’aire de la section des armatures d’effort tranchant verticales dans la section droite
considérée ;

swd
m
est l’espacement des armatures d’effort tranchant ;

est la valeur de calcul de la contrainte de traction dans l’armature d’effort tranchant,


e
voir A.4.1.3.2.
rm

(7) La contribution des armatures d’effort tranchant inclinées est donnée par la Formule (A.9) :

Asw d vf ck bw  swd  As
V wd  z swd  1  cot  s  sin    (A.9)
no

s sin  s C 2s


de

Asw est l’aire de la section des armatures d’effort tranchant inclinées dans la section droite
considérée ;

s est l’espacement des armatures d’effort tranchant, mesuré le long de l’axe longitudinal (voir
Figure A.5) ;
et

swd est la valeur de calcul de la contrainte de traction dans l’armature d’effort tranchant,
oj

voir A.4.1.3.2 ;

d est la hauteur utile ;


Pr

bw est la plus petite largeur de la section droite ;

fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;

v est le coefficient de réduction de la résistance en compression fck dans l’âme de l’élément.


Pour l'AAC, v = 0,56.

85
EN 12602:2016 (F)

NOTE La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.

A.4.1.3.2 Valeur de calcul de la contrainte dans l’armature d’effort tranchant

(1) La valeur de calcul de la contrainte de traction dans l’armature d’effort tranchant peut être
déterminée à partir de l’une des Formules suivantes (A.10 ou A.11) :

 250 

ne
l  A  f ywk
 1  0,02   1,2  60 sw    300 MPa, pour les cadres fermés.
 γs  d  s  bw  γs
 swd   (A.10)
150 1  0,02 l   1,2  60 Asw   f ywk  300 MPa , pour les cadres ouverts.

ai
 γs  d   s  bw  γs

oc
 swd  0,45K 1K 2 f co
 sl  2   K 3sw  2  f ywk
 200MPa (A.11)
 sw  2 S

ar
La Formule (A.11) n'est valable que pour les cadres verticaux, ouverts ou fermés.

NOTE 1

où :
m
La Formule (A.10) fournit de meilleures prévisions que la Formule (A.11) pour les poutres élancées.
e
l est la portée ;
rm

d est la hauteur utile ;

fywk est la limite caractéristique d'élasticité des cadres ;


no

s est le coefficient partiel de sécurité applicable à l'acier ;

fco est la contrainte de contact ; fco = 2,4 fcd pour les armatures d'effort tranchant soudées et fco = fcd pour les
armatures d'effort tranchant non soudées ;
de

fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;

fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;


et

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;


oj

sl est le diamètre des barres longitudinales inférieures ou des barres longitudinales supérieures (si cette
valeur est plus faible) ;
Pr

sw est le diamètre du brin (cadre) ;

K3 = 1 dans le cas des cadres fermés et K3 = 0 dans le cas des cadres ouverts ;

K1 est le coefficient de réduction pour un enrobage réduit :

K1 = 1 pour les cadres fermés et K1 = 0,33 e /sl ≤ 1 pour les cadres ouverts ;

K2 est le coefficient d'espacement des armatures transversales : K2 = s /sl ≤ 14 ;

86
EN 12602:2016 (F)

e est la distance du centre de gravité des barres longitudinales (côté ouvert) des cadres de la face latérale
adjacente de l'élément en AAC ;

s est l'espacement des armatures d'effort tranchant.

NOTE 2 Les valeurs des c et s à utiliser dans un pays donné peuvent être fournies par son Document
d’Application Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.

A.4.1.3.3 Valeur de calcul de l’effort tranchant maximal VRd2

ne
(1) Pour la vérification à l'écrasement des bielles de compression de l'AAC, VRd2 est donné par la
Formule (A.12) :

ai
 cot   cot  s 
VRd2  bw z v f cd   (A.12)
 1  cot 2  

oc

ar
 est le coefficient de réduction de la résistance en compression fck dans l’âme de l'élément. Pour
l'AAC, v = 0,56 ;

m
fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;

fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;


e
c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;
rm

s est l’angle des armatures d’effort tranchant inclinées avec l’axe longitudinal ;

bw est la plus petite largeur de la section ;


no

 voir la Figure A.5 ;

z voir la Figure A.5.


de

NOTE La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.
et

A.5 États limites ultimes provoqués par une déformation structurale


(flambement)
oj

A.5.1 Généralités
Pr

(1)P Lors de la détermination de la résistance des éléments élancés en AAC soumis à une compression
simple ou à une compression combinée à une flexion, les effets de la déformation structurale et des
excentricités perpendiculaires au plan des éléments, ainsi que leur influence sur le flambement de ces
éléments, doivent être pris en compte.

87
EN 12602:2016 (F)

(2) Deux méthodes, indiquées en A.5.2 et A.5.3, sont présentées. Elles sont toutes deux adaptées au
dimensionnement des éléments porteurs verticaux en AAC pouvant être classés comme poteaux isolés
élancés et principalement soumis à une charge longitudinale centrée ou excentrée, éventuellement
combinée à une charge transversale (par exemple charge horizontale de vent, pression des terres).
L'élancement  des éléments ne doit pas dépasser la valeur donnée par la Formule (A.13).

λ = l0 /ic ≤ 120 (A.13)

ne

l0 est la longueur efficace de l’élément ;

ai
ic est le rayon de giration suivant l'axe faible, pour la section droite ; ic = 0,289 ht où ht est la
hauteur totale de la section droite.

oc
(3) Le module d'élasticité moyen à court terme Ecm peut être utilisé dans le dimensionnement lors du
calcul des déformations (le fluage peut être ignoré) si l'élancement de l'élément (voir la Formule (A.13))
est inférieur à 100.

ar
NOTE Le principe de superposition n'étant pas applicable à l'effet combiné d'une charge longitudinale et
d'une charge transversale, il est nécessaire d'étudier les cas de charge suivants afin de déterminer l'effet critique
le plus défavorable :
m
a) la plus grande valeur pour Nd et la plus petite valeur correspondante pour M1d ;
e
b) la plus grande valeur pour Nd et la plus grande valeur correspondante pour M1d ;
rm

c) la plus grande valeur pour M1d et la plus petite valeur correspondante pour Nd ;

d) la plus grande valeur pour M1d et la plus grande valeur correspondante pour Nd ;
no

M1d est la valeur de calcul du moment fléchissant dû à la charge transversale (voir A.5.3.2) ;
de

Nd est la valeur de calcul de l'effort normal de compression.

Les cas de charge b) et d) n'entraînent pas nécessairement les mêmes effets en raison des règles de
combinaison des actions.
et

A.5.2 Méthode fondée sur la formule d’Euler


oj

(1) L'effort normal résistant de calcul NRd peut être déterminé conformément à la Formule (A.14)
comme étant la résistance de la partie de la section droite pouvant être considérée comme chargée en
Pr

son centre.

NRd = ks  fcd Ac (A.14)


ks est le coefficient de flambement déterminé conformément à la Formule (A.15) ;

88
EN 12602:2016 (F)

1
ks  (A.15)
  f   2 
1   ck    l0  
  E cm 2   i c  
 


Ecm est le module d’élasticité moyen de l'AAC ;

ne
l0 est la longueur efficace de l’élément ;

ic est le rayon de giration de la zone comprimée, i c   I c / Ac  , avec Ic , moment d’inertie de la

ai
zone comprimée de la section droite ; il est donné par la Formule (A.16) pour les sections
droites rectangulaires :

oc
ic   ht  2e t  2 /12 (A.16)

ar
fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;

c
m
fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;


e
 est le coefficient tenant compte des effets à long terme de la résistance en compression de
rm

l'AAC (voir A.3.2) ;

Ac est l'aire de la zone comprimée de la section droite ; elle est donnée par la Formule (A.17) pour
les sections rectangulaires :
no

Ac = bw (ht – 2et) (A.17)

avec
de

bw plus petite largeur de la section droite ;

ht hauteur totale de la section droite ;


et

et excentricité du premier ordre perpendiculairement à la direction de l'axe faible :


oj

et = eo + ea + em ;
Pr

eo excentricité de l’effort longitudinal en tête de l'élément ;

ea excentricité additionnelle supposée couvrir les effets des imperfections : e a  l 0 / 40 , en


millimètres, où l0 est la longueur efficace, en millimètres ;

em excentricité du premier ordre occasionnée par la flexion due à la charge horizontale :

em = M1d/Nd

89
EN 12602:2016 (F)

où M1d est la valeur de calcul du moment fléchissant dû à la charge horizontale et Nd est l'effort
normal de calcul.

NOTE La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée c est donnée dans le Tableau D.4.

A.5.3 Méthode modifiée de la colonne modèle

ne
A.5.3.1 Généralités

(1) On suppose que les deux extrémités de l'élément sont articulées, comme indiqué à la Figure A.6.
Ainsi, la longueur efficace de l'élément l0 correspond à sa longueur libre. On suppose également que

ai
l'excentricité de l'effort de compression longitudinal en pied de l'élément est nulle.

oc
(2) Dans la mesure où la force horizontale peut agir dans deux directions opposées (par exemple
pression et dépression du vent), deux cas de charge différents doivent être distingués : cas de charge 1
et cas de charge 2, voir la Figure A.6.

ar
(3) Différentes équations sont données selon que l'on considère la présence d'armatures structurales
ou non structurales.

m
(4) La section droite d'un élément ne comportant pas d'armatures structurales est supposée résister
en traction à la seule action du vent et des charges similaires de courte durée. Une telle section doit
donc être dimensionnée pour deux situations de projet : la section droite est d'abord calculée comme
e
non résistante en traction, sans tenir compte des charges à court terme pour la détermination des
sollicitations de calcul. La section droite est ensuite calculée comme résistante en traction, c'est-à-dire
rm

non fissurée, en tenant compte de toutes les charges.


no
de
et
oj
Pr

Légende
a) Cas de charge 1
b) Cas de charge 2

Figure A.6 — Modèle structural et cas de charge possibles pour la méthode modifiée de la
colonne modèle

90
EN 12602:2016 (F)

A.5.3.2 Effet de l'élancement

A.5.3.2.1 Excentricité totale

(1) L'excentricité totale dans la section la plus sollicitée des éléments de section constante est donnée
par les Formules (A.18), (A.19a) et (A.19.b).

Cas de charge 1 :

ne
etot = ea + e2 + em + 0,6 eo (A.18)

Cas de charge 2 (la plus grande des valeurs suivantes doit être adoptée) :

ai
etot = ea + e2 + em – 0,4 eo (A.19a)

oc
etot = ea + e2 – em + 0,6 eo (A.19b)

ar
eo est l'excentricité de l'effort de compression longitudinal en tête de l'élément ;

ea
m
est l'excentricité additionnelle supposée couvrir les effets des imperfections : e a  l 0 / 40 , en
millimètres, où l0 est la longueur effective, en millimètres ;

em est l'excentricité du premier ordre causée par la flexion due à la charge horizontale ;
e
rm

em = M1d/Nd où M1d est la valeur de calcul du moment fléchissant dû à la charge horizontale et Nd


est la valeur de calcul de l'effort normal de compression ;

e2 est l'excentricité du second ordre telle que définie en A.5.3.2.2 ou A.5.3.2.3.


no

A.5.3.2.2 Excentricité du second ordre

(1) La flèche maximale, égale à l'excentricité du second ordre d'un élément, peut être supposée égale
de

à:

 
e 2  l02 /10  1 / r  (A.20)
et

l0 est la longueur efficace ;


oj

1/r est la courbure de l'élément.


Pr

(2) La courbure de l'élément est déduite des déformations relatives de la section, comme représenté
à la Figure A.7.

(3) On en déduit les Formules suivantes (A.21) à (A.24) pour e2 :

Sections avec armatures structurales :

 
e 2  l02 /10   c   syfl / d
 (A.21)

91
EN 12602:2016 (F)

Sections sans armatures structurales, non résistantes en traction :

 lorsque la section droite est entièrement comprimée :

 
e 2  l02 /10    c   cfl  / ht (A.22)

 lorsque la section droite est partiellement fissurée :

ne
 
e 2  l02 /10    c0 / x  (A.23)

Sections sans armatures structurales, résistantes en traction :

ai
 
e 2  l02 /10    c   cfl  / ht (A.24)

oc

ar
l0 est la longueur efficace de l’élément ;

d est la hauteur utile de la section droite armée ;

ht est la hauteur totale de la section ;


m
est la hauteur de la partie comprimée de la section ;
e
rm

c est la déformation relative en compression de la fibre extrême de l'AAC (déduite de l'équilibre


des forces internes et des forces externes) ;

syfl est la déformation relative en traction ou en compression de l'acier d'armature du côté opposé
no

à c (déduite de l'équilibre des forces internes et externes ; traction positive, compression


négative) ;

co est la déformation relative en compression de l'AAC, correspondant à l'équilibre des forces
de

internes et externes ; c'est une valeur négative, comprise entre 0 et la déformation limite
élastique en compression, voir A.5.3.2.3 ;

cfl est la déformation relative en flexion (traction ou compression) de l'AAC du côté opposé à c
et

(déduite de l'équilibre des forces internes et des forces externes ; traction positive,
compression négative).
oj

(4) Lorsque les valeurs de déformation sont calculées à partir des contraintes, il est généralement
admis d’utiliser le module d'élasticité à court terme, Ecm présenté en 4.2.7.
Pr

Dans la pratique, l'utilisation de ces équations conduit à un processus itératif dans lequel la distribution
des déformations relatives de la section droite doit être évaluée avant de pouvoir déduire la courbure
de l'équilibre des forces internes et externes.

92
EN 12602:2016 (F)

A.5.3.2.3 Excentricité approchée du second ordre

(1) Il est possible de calculer, sans itération, une valeur maximale approchée de l'excentricité du
second ordre e2 pour une section droite rectangulaire. Cette valeur se situe toujours du côté de la
sécurité.

Sections avec armatures structurales :

 
e 2  2 l02 /10   yd / 0,9d

ne
(A.25)

Sections sans armatures structurales, résistantes en traction :

ai
 
e 2  l02 /10    c1   cflu  / ht (A.26)

oc

l0 est la longueur efficace de l’élément ;

ar
d est la hauteur utile de la section droite armée ;

ht

yd
m
est la hauteur totale de la section droite ;

est la déformation relative de calcul à la limite d'élasticité de l'acier d'armature ;


e
rm

yd = fyd/Es où fyd est la limite d'élasticité de calcul de l'acier d'armature et Es est son
module d'élasticité ;

c1 est la déformation relative en compression à la limite d'élasticité de l'AAC (= – 0,002) ;


no

cflu est la déformation relative ultime en flexion de l'AAC dans la zone tendue ;

cflu = fcflk/Ecm où fcflk est la résistance caractéristique en flexion de l'AAC (voir A.5.3.3.3
de

(4)) et Ecm est son module d’élasticité moyen (voir A.5.1 (3)).

NOTE Il n’y a pas de valeur maximale de e2 pour une section droite sans armatures structurales et non
résistante en traction.
et
oj
Pr

93
EN 12602:2016 (F)

Sections avec armatures structurales

courbure importante courbure faible

ne
ai
oc
a) b)

Sections sans armatures structurales, résistantes en traction

ar
courbure importante courbure faible

m
e
rm

c)
no

d)

Sections sans armatures structurales, non résistantes en traction


courbure importante courbure faible
de
et
oj

e)
Pr

f)

Légende
T Traction
C Compression

Figure A.7 — Relation entre courbure et déformation relative. Deux courbures (courbure
importante / courbure faible) sont présentées

94
EN 12602:2016 (F)

A.5.3.3 Calcul de la section droite critique pour la compression et la flexion

A.5.3.3.1 Généralités

(1) L’effet de l’élancement et du chargement transversal est pris en compte en prenant pour
excentricité de l’effort normal de calcul en compression la valeur etot (voir A.5.3.2). La section droite
critique est dimensionnée pour l’effort normal Nd et le moment fléchissant Md, avec Md = Nd etot

ne

Md est la valeur de calcul du moment fléchissant résultant de la charge transversale ;

ai
Nd est la valeur de calcul de l'effort normal de compression.

oc
NOTE Dans les équations ci-dessous, les valeurs des résistances, des contraintes, de Md et de Nd sont des
valeurs absolues.

A.5.3.3.2 Section avec armatures structurales

ar
(1) Les calculs doivent être basés sur les hypothèses de calcul et les diagrammes présentés en A.3.
Les armatures présentes dans la zone comprimée ne doivent pas être prises en compte.

A.5.3.3.3 Section sans armatures structurales m


(1) On admet une répartition linéaire élastique des contraintes dans l'AAC et une section
e
rectangulaire. Les exigences suivantes doivent être remplies :
rm

(2) Sections sans armatures structurales, non résistantes en traction :

La valeur de calcul de la contrainte de compression en rive cd doit satisfaire à l'exigence suivante :
no

 
 cd  N d /  bw x   3 2M d  N d  ht  x   / bw x 2    co /  C (A.27)

NOTE 1 Lorsque Nd est petit, l'équilibre des forces internes est atteint avec une contrainte de compression 
de

co/C, comprise entre 0 et  fcd,  fcd correspondant à co, voir A.5.3.2.2.

(3) Sections sans armatures structurales, résistantes en traction :


et

Les contraintes de calcul en rive doivent satisfaire aux exigences suivantes dans la zone comprimée
(cd) et dans la zone tendue (td) :
oj

 
 cd  N d /  bw ht    6M d  / bw ht2   f ck /  C (A.28)
Pr

 
 td  N d /  bw ht    6M d  / bw ht2  f cflk /  C (A.29)


Nd est la valeur de calcul de l'effort normal de compression ;

Md est la valeur de calcul du moment fléchissant, avec Md = Nd etot ;

95
EN 12602:2016 (F)

bw est la plus petite largeur de la section droite ;

ht est la hauteur totale de la section droite ;

x est la plus petite des valeurs : x = ht et x = 3 (ht/2 – etot), où etot est l'excentricité totale, voir
A.5.3.2 ;

 est un coefficient tenant compte des effets à long terme sur la résistance en compression

ne
(voir A.3.2) ;

co est la contrainte de compression de l'AAC (entre 0 et –  fcd) qui correspond à co, voir

ai
A.5.3.2.2 ;

fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;

oc
fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

ar
c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;

fcflk est la résistance caractéristique en flexion de l'AAC.

NOTE 2
m
La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.
e
(4) Si la résistance caractéristique en flexion fcflk de l'AAC est déduite d'essais conformément à
rm

l'EN 1351, elle doit être réduite par application d'un facteur 0,8 lorsqu'elle est utilisée dans la
Formule (A.29).

A.6 Poinçonnement
no

A.6.1 Généralités

(1)P Les principes et les règles indiqués dans le présent article complètent ceux indiqués en A.4. Ils
de

concernent le cisaillement par poinçonnement des dalles comportant des armatures de flexion
déterminées conformément à l’Article A.3. Le poinçonnement est un problème spécifique aux dalles
fléchies suivant deux directions. Il peut résulter d'une charge concentrée ou d'une réaction appliquée à
une aire relativement petite, dite « aire chargée », d'une dalle.
et

(2)P La résistance au poinçonnement doit être vérifiée à l'intérieur d'une aire critique. À l'extérieur de
l'aire critique, la dalle doit satisfaire aux exigences de l’Article A.4.
oj

A.6.2 Domaine d'application et définitions


Pr

A.6.2.1 Aire chargée

(1) Les dispositions du présent paragraphe sont applicables aux formes suivantes de l'aire chargée,
où h désigne la hauteur de la section droite de l'AAC soumise à l'effort de poinçonnement :

 aire circulaire, avec un diamètre inférieur à 3,5 h ;

 aire rectangulaire, avec un périmètre inférieur à 11 h et un rapport longueur/largeur inférieur à 2


et supérieur ou égal à 0,5 ;

96
EN 12602:2016 (F)

 aire de forme quelconque, les dimensions limites étant fixées par analogie avec les formes
mentionnées ci-dessus.

(2) On admet que l'aire chargée est suffisamment éloignée d'autres forces concentrées pour qu'il n'y
ait pas de recoupement des contours critiques, c’est-à-dire qu’elle ne se trouve pas dans une zone
soumise à des forces significatives d'une autre origine.

(3) Dans le cas d'une aire chargée rectangulaire, si les conditions énoncées en (1) ne sont pas
satisfaites parce que l'effort de cisaillement est concentré près d'un bord libre, il convient de ne

ne
prendre en compte les contours critiques de la Figure A.8 qu'en l'absence d'une analyse plus détaillée.

ai
oc
ar
Légende
m
e
1 aire critique
 a/2
rm

2 aires chargées

a1   b
2,8h  b1
b1  
b/2
1,4h
no

Figure A.8 — Application des dispositions relatives au poinçonnement dans les cas particuliers

A.6.2.2 Contour critique

(1) Le contour critique des aires chargées rectangulaires ou circulaires situées à distance des bords
de

libres est défini comme un contour entourant l'aire chargée, à une certaine distance (prise égale à 1,5 h)
par rapport à celle-ci, voir Figure A.9.
et
oj
Pr

97
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
Légende
1 aire critique

oc
2 aires chargées d  35 h 2 (a + b) < 11 h
b<2a

ar
Figure A.9 — Contour critique autour des aires chargées situées à distance d’un bord libre

(2) Dans le cas d'aires chargées situées au voisinage de trémies, les exigences suivantes s'appliquent :

m
la partie du contour critique comprise entre deux tangentes à la trémie issues du centre de l'aire
chargée est considérée comme non participante, voir Figure A.10.

(3) Dans le cas d'une aire chargée située au voisinage d'un bord libre ou d'un angle, il convient de
e
choisir un contour critique semblable à ceux indiqués sur la Figure A.11 dans la mesure où l'aire
critique qui en résulte est inférieure à celle obtenue à l’aide des règles indiquées ci-avant.
rm
no
de

Légende
et

1 aire critique
2 aires chargées
oj

3 trémie

Figure A.10 — Contour critique au voisinage d'une trémie


Pr

98
EN 12602:2016 (F)

ne
Légende

ai
1 aire critique
2 aires chargées

oc
3 bords libres

Figure A.11 — Aires critiques au voisinage d'un bord libre

ar
A.6.2.3 Aire critique

m
(1) L'aire critique est l'aire située à l'intérieur du contour critique (voir A.6.2.2). En cas d'efforts
d'arrachement (ancrages), cette aire doit être réduite de l'aire du trou de forage.

A.6.3 Méthode de dimensionnement au poinçonnement


e
(1) La méthode de dimensionnement au poinçonnement ne tient pas compte des armatures. Elle
rm

associe la résistance au poinçonnement à l'aire critique. La résistance d'un élément en AAC soumis à
une charge ponctuelle est donnée par la Formule (A.30).
no

VRd  0,42  Acrit  Rd (A.30)

Acrit est l'aire critique conformément à A.6.2.3, en millimètres carrés ;


de

Rd est la valeur de base de la résistance au cisaillement,  Rd  0,063 f ck 0,5 /  C , en Mégapascals ;

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile.


et

NOTE La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
oj

Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(2) L'effort de poinçonnement appliqué doit satisfaire à la Formule (A.31).


Pr

VSd  VRd (A.31)

A.7 Torsion simple et torsion combinée à l'effort tranchant


(1)P Lorsque l'équilibre statique d'une structure dépend de la résistance à la torsion des éléments en
AAC, la vérification à la torsion est nécessaire.

99
EN 12602:2016 (F)

(2) Un moment de torsion agissant de calcul TSd peut être repris sans aucune armature de torsion si
l'une des Formules (A.32a) à (A.32c) suivantes est satisfaite :

TSd V
 0,2 et Sd  0,95 (A.32a)
TRd1 VRd1

VSd T
 0,2 et Sd  0,95 (A.32b)
VRd1 TRd1

ne
TSd V
 Sd  1,2 (A.32c)
TRd1 VRd1

ai

oc
VSd est défini en A.4.1.1 ;

VRd1 est défini en A.4.1.2 ;

ar
TRd1 est le moment de torsion résistant, pris égal à 0,06 fcd WT ;

fcd

fck
m
est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;

est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;


e
rm

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;

WT est le module de torsion de la section.


no

NOTE 1 La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(3) Lorsqu'aucune des Formules (A.32a) à (A.32c) n'est satisfaite, des armatures de torsion sont
de

nécessaires et doivent satisfaire la Formule (A.33).

TSd V
 Sd  1 (A.33)
TRd3 VRd3
et


oj

VRd3 est défini en A.4.1.3 ;

est le moment de torsion résistant d'une section comportant des armatures de torsion,
Pr

TRd3
conformément à la Formule (A.34) :

TRd3 = 2 Ak hk sld T,l = 2 Ak hk swd T,s (A.34)

Ak = b' h' est l'aire définie par les centres des armatures longitudinales à chaque angle de la
section droite, voir Figure A.12 ;

hk est l'épaisseur d'une section fictive en caisson conformément à la Formule (A.35) ;

100
EN 12602:2016 (F)

hk = min{b/6; h/6} (A.35)

sld est la valeur de calcul de la contrainte de traction dans les armatures longitudinales de
torsion ;

swd est la contrainte de traction dans les armatures ;

sld; swd < fyd est la valeur de calcul de la contrainte de traction admissible dans les cadres due à la

ne
torsion, conformément à la Formule (A.36) :

ai
 
 swd  f cd / 2  b ' h ' /(sw ) (A.36)

oc
fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;

est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

ar
fck

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;

sw est le diamètre des brins des cadres ; m


e
T,l est le pourcentage d'armatures longitudinales de torsion, conformément à la
Formule (A.37) :
rm

T,l = As,l/[2hk (b' + h')] (A.37)

As,l est l'aire de section des armatures longitudinales de torsion ;


no

T,s est le pourcentage de cadres de torsion, conformément à la Formule (A.38) :

T,s = Asw/(hk s) (A.38)


de

Asw est l'aire de la section des cadres de torsion ;

s est l'espacement des cadres.


et

NOTE 2 La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.
oj

(4)P Les armatures de torsion doivent être constituées de cadres fermés perpendiculaires à l'axe
Pr

longitudinal de l'élément, associés à des barres longitudinales. Les cadres fermés ne doivent pas être
composés de paires d'étriers en U se recouvrant les uns les autres. L'espacement des cadres doit être
inférieur à min{b, h} ou 25 cm. Les barres longitudinales doivent être disposées de sorte qu'il y ait au
moins une barre à chaque angle de la section, les autres étant distribuées uniformément le long du
périmètre intérieur des cadres.

(5)P L'ancrage des armatures longitudinales doit être dimensionné pour les efforts de traction dus à la
flexion et à la torsion.

101
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
Figure A.12 – Section en caisson simplifiée

A.8 Forces concentrées

ar
(1)P Lorsque des forces concentrées agissent sur une certaine partie de la surface de l'AAC, la
résistance de l'élément en AAC peut être augmentée si les contraintes de compression peuvent diffuser
dans l'AAC vers une aire plus importante que l'aire chargée.

(2)
m
Dans ce cas, l'effort de compression concentré de calcul FRdu est donné par la Formule (A.39).
e
FRdu  Ac0    f cd  3 Ac1 / Ac0   f cd Ac0 (A.39)
rm

 = 2,0, si l'on ne tient pas compte des indentations locales ;


no

 est le coefficient de réduction de la résistance de calcul en compression de l'AAC, tenant compte


des effets à long terme ;
de

 = 3,3, si l'on tient compte des indentations locales ;

fcd est la valeur de calcul de la résistance en compression de l'AAC, fcd = fck/c ;


et

fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC applicable à la rupture fragile ;


oj

Ac0 est l'aire chargée ;


Pr

Ac1 est l'aire maximale de diffusion de la charge dans l'AAC, la diffusion suivant le principe
présenté dans la Figure A.13 ;

hc est la distance entre Ac0 et Ac1 :

hc ≥ 3(rc1 – rc0).

102
EN 12602:2016 (F)

NOTE 1 La valeur de c, à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

NOTE 2 La valeur de  à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est  = 0,85.

ne
ai
oc
ar
m
Figure A.13 – Définition des aires à introduire dans la Formule (A.39)

A.9 États limites de service (ELS)


e
A.9.1 Généralités
rm

(1)P Le présent article concerne les états limites de service courants :


no

 limitation des contraintes (voir A.9.2) ;

 maîtrise de la fissuration (voir A.9.3) ;

 limitation des flèches (voir A.9.4).


de

(2) L'Annexe E informative fournit des indications sur la manière de prendre en compte l'effet de la
précontrainte dans les ELS sur la base d'une valeur de la déformation relative initiale déclarée, 0mg.
et

A.9.2 Limitation des contraintes dans les conditions de service


A.9.2.1 Considérations fondamentales
oj

(1) Le fluage peut dépasser la valeur prévue en utilisant les méthodes indiquées en 4.2.11 si la
contrainte de l'AAC sous les charges quasi-permanentes dépasse 0,45 fck. Lorsque le fluage est
Pr

susceptible d'affecter de manière significative le fonctionnement de l'élément concerné, il convient de


limiter la contrainte à cette valeur.

(2)P Dans les conditions de service, les contraintes dans les armatures qui sont susceptibles
d'entraîner des déformations inélastiques doivent être évitées car elles conduiraient à des fissures
importantes irréversibles.

103
EN 12602:2016 (F)

(3) Cette exigence sera satisfaite si, sous la combinaison caractéristique des actions, la contrainte de
traction dans les armatures ne dépasse pas 0,8 fyk. Lorsque la contrainte est due uniquement à des
déformations imposées, une contrainte maximale de 1,0 fyk sera acceptable.

A.9.2.2 Méthodes de vérification des contraintes

(1)P Lors du calcul des contraintes, il faut tenir compte de la fissuration éventuelle de la section sous
charges d'exploitation, ainsi que des effets du fluage et du retrait. D'autres actions indirectes

ne
susceptibles d'influencer les contraintes, telles que la température, peuvent également devoir être
prises en compte.

(2) Les limitations de contrainte indiquées en A.9.2.1 peuvent généralement être supposées

ai
satisfaites sans autre calcul, à condition que :

oc
a) le calcul à l'état limite ultime ait été effectué conformément à A.3 ou A.5 ;

b) les dispositions du 5.2.7.2 concernant la section minimale d'armatures soient satisfaites ;

ar
c) les dispositions constructives soient établies conformément à l'Article A.10.

(3) Les effets à long terme peuvent être pris en compte en supposant un module d'élasticité réduit
m
par le coefficient 1/(1 + ) (où  est le coefficient de fluage conformément à 4.2.11) lorsque plus de
50 % de la contrainte provient d'actions quasi-permanentes. Dans les autres cas, ces effets peuvent être
négligés.
e
(4) Les contraintes sont vérifiées en utilisant des propriétés de section correspondant soit à l'état non
rm

fissuré soit à l'état entièrement fissuré, selon le cas.

(5) Normalement, les éléments peuvent être considérés comme non fissurés si le moment de flexion
sous une combinaison fréquente de charges, Mf, ne dépasse pas le moment de fissuration de la section,
no

Mcr, dans une partie quelconque de l’élément. Pour le calcul de Mcr, le module d’élasticité de l’AAC peut
être pris égal à Ec,eff [voir la Formule (A.43)] et sa résistance moyenne en flexion égale à 0,8 cflm,
déduite des essais effectués conformément à l’EN 1351 ou déterminée au moyen des Formules (5a) et
(5b) ; voir 4.2.5, respectivement.
de

(6) Lorsqu'on utilise une section non fissurée, la totalité de la section de l'AAC est supposée active, et
l'AAC et l'acier sont supposés élastiques, à la fois en traction et en compression.
et

(7) Lorsqu'on utilise une section fissurée, l'AAC est supposé élastique en compression, mais incapable
de reprendre une traction.
oj

(8) L’aire minimale d'armatures indiquée en A.10.3 est exigée pour satisfaire à la limitation de
contrainte dans les armatures adhérentes sous l'action de déformations gênées ou imposées.
Pr

A.9.3 États limites de fissuration

(1)P La fissuration doit être limitée à un niveau tel qu'il ne porte pas préjudice au bon fonctionnement
de la structure ou encore qu'il ne rende pas son aspect inacceptable.

(2)P Le calcul de l'ouverture des fissures en vue d'assurer une protection suffisante des armatures
contre la corrosion n'est pas nécessaire pour les éléments en AAC, dans la mesure où cette protection
est réalisée moyennant le respect des exigences relatives au revêtement anticorrosion.

104
EN 12602:2016 (F)

(3)P Dans le cas d'éléments soumis à une charge transversale prédominante, les exigences relatives à
la section minimale d'armatures de traction indiquées en 5.2.7.2 doivent être satisfaites afin d'assurer
une maîtrise générale de la fissuration.

NOTE La fissuration peut se produire dans les éléments armés en AAC soumis à des sollicitations de flexion,
d'effort tranchant, de torsion ou de traction résultant soit d'un chargement direct soit de déformations gênées ou
imposées. Les fissures peuvent également avoir d'autres causes telles que les attaques chimiques de
l’environnement. De telles fissures peuvent être inacceptables, mais leur prévention et leur maîtrise n'entrent pas
dans le cadre du présent article.

ne
A.9.4 États limites de déformation
A.9.4.1 Considérations fondamentales

ai
(1)P Il convient que la déformation d’un élément ne soit pas préjudiciable à son bon fonctionnement

oc
ou à son aspect.

(2)P Il convient de définir clairement des valeurs limites appropriées des flèches, en tenant compte de
la fonction de l'ouvrage et de la nature des finitions, des cloisons et accessoires, soit sous forme de

ar
valeurs déclarées par le fabricant pour les produits standards soit sous forme de valeurs convenues
avec le maître d’ouvrage pour les éléments d’emploi spécifique.

m
(3)P Il convient généralement de vérifier par le calcul la conformité aux valeurs limites de flèches.
Dans de nombreux cas, il est possible d'utiliser la méthode de calcul pour formuler des règles simples -
telles que limitation du rapport portée/hauteur - appropriées pour garantir la conformité de toute une
e
gamme d'éléments. Dans de tels cas, le calcul explicite pour un élément spécifique n'est pas jugé
nécessaire.
rm

(4) Les valeurs limites des flèches données ci-après en (5) et (6) sont tirées de l'ISO 4356 et peuvent
être considérées comme appropriées pour les bâtiments tels que bâtiments d'habitation, bureaux,
bâtiments publics ou usines.
no

(5) Il convient de limiter la flèche des éléments de toiture et des éléments de plancher soumis à des
charges quasi-permanentes. La flèche est évaluée par rapport aux appuis. Une contre-flèche peut être
prévue pour compenser en partie ou en totalité la flèche.
de

NOTE 1 La valeur limite à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée pour la flèche calculée des éléments de toiture et des éléments de plancher
soumis à des charges quasi-permanentes est égale à la portée/250.
et

(6) Il convient de limiter les flèches susceptibles d'entraîner des dommages aux cloisons ou à d'autres
ouvrages en contact avec l'élément et apparaissant après leur installation. Cette limite peut être
assouplie dans les cas où les éléments susceptibles d'être endommagés sont réputés capables de
oj

résister sans préjudice à des flèches plus importantes.


Pr

NOTE 2 La valeur limite à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée pour ces flèches (flèches susceptibles d'entraîner des dommages aux cloisons
ou à d'autres ouvrages en contact avec l'élément et apparaissant après leur installation) est égale à la portée/500.

105
EN 12602:2016 (F)

A.9.4.2 Vérification des flèches par le calcul

(1)P Lorsqu'un calcul est réputé nécessaire, les flèches doivent être calculées sous des conditions de
chargement adaptées à l'objet de la vérification.

(2)P La méthode de calcul doit représenter le comportement réel de l'élément, soumis aux actions
correspondantes, avec un degré de précision en rapport avec les objectifs du calcul. En particulier,
lorsqu’il est prévisible que les éléments soient fissurés, il convient de tenir compte de l'incidence de ces
fissures sur les déformations.

ne
(3)P Le cas échéant, les aspects suivants doivent être pris en compte :

ai
 effets du fluage et du retrait ;

 participation de l'AAC tendu entre les fissures ;

oc
 fissures résultant des chargements précédents ;

ar
 glissement éventuel des armatures dû à des propriétés d'adhérence médiocres ;

 effets de la déformation relative initiale, si elle est déclarée.

m
(4) Lors de l'évaluation des fissures, il convient que les charges à prendre en compte soient au moins
celles définies comme « dans une situation de calcul permanente ». Pour le calcul des flèches, il est
normalement satisfaisant de considérer la combinaison quasi-permanente, en supposant le chargement
e
de longue durée. Pour le calcul de la flèche « active », il convient de prendre également en considération
rm

le chargement supplémentaire correspondant à la combinaison fréquente de charges qui est susceptible


de se produire, en supposant celui-ci de courte durée.

(5) Le glissement des armatures doit être pris en compte dans la zone fissurée de l’élément
no

conformément à A.9.2.2 (5), si les contraintes d'adhérence sous combinaisons fréquentes de charges
dépassent fbd, où fbd est la valeur de calcul de la résistance d’adhérence (voir A.10.2.2).

A.9.4.3 Méthode de calcul


de

(1) On admet deux conditions limites de déformation :

 l'état non fissuré :


et

Dans cet état, l'acier et l'AAC agissent ensemble de manière élastique, à la fois en compression et en
traction ;
oj

 l'état fissuré :
Pr

Dans cet état, l'influence de l'AAC tendu est négligée.

(2) La courbure  peut être déterminée à l'aide des Formules (A.40), (A.41) et (A.42).
M
 (A.40)
E cI i

I i  I c  nI s (A.41)

106
EN 12602:2016 (F)

Es
n (A.42)
Ec


Ec est le module d'élasticité, pris égal à Ecm pour le chargement à court terme et pris égal à Ec,eff
pour le chargement à long terme, également lors de la détermination de n ;

est le moment d'inertie de la section droite de l'AAC armé, à l'état fissuré ou non fissuré, selon

ne
Ii
la charge. À l'état fissuré, seule la zone comprimée de l'AAC et les armatures sont prises en
compte.

ai
(3) Pour les charges de longue durée, il convient de tenir compte du fluage en utilisant un module
d'élasticité effectif Ec,eff, calculé à l'aide de la Formule (A.43).

oc
E c,eff  E cm /  1    (A.43)

ar

Ø est le coefficient de fluage conformément à 4.2.11 ;

Ecm est le module d’élasticité moyen de l'AAC.


m
(4) Pour les classes de fluage ≤ 0,7 (voir Tableau 3), la flèche à long terme peut être calculée à l'aide
e
de la Formule (A.43a).
rm

y   1,35 y el (A.43a)


no

y∞ est la flèche à long terme sous la combinaison quasi-permanente de charges ;

yel est la flèche à court terme ; dans le cas d’éléments précontraints ayant une contre-flèche, celle-
ci doit être prise en compte dans la détermination de yel.
de

(5) Si Mf est supérieur à Mcr, l'élément est considéré se comporter de façon intermédiaire entre l’état
fissuré et l’état non fissuré. Pour les éléments soumis de manière prédominante à la flexion, une
prévision de comportement adéquate est fournie par la Formule (A.44).
et

p  kp II  1  k  p I (A.44)
oj


Pr

p est le paramètre considéré, déformation, courbure ou flèche, par exemple ;

pI et pII sont les valeurs de ce paramètre calculées respectivement pour la section non fissurée et la
section entièrement fissurée ;

k est un coefficient de redistribution fourni par les Formules (A.45a) et (A.45b).

k = 1 – 0,8 (Mcr/Mf)2 si le glissement peut être négligé (voir A.9.4.2 (5)) ; (A.45a)

107
EN 12602:2016 (F)

k = 1 – 0,4 (Mcr/Mf)2 si le glissement ne peut être négligé (voir A.9.4.2 (5)). (A.45b)

(6) Dans le cas des éléments partiellement fissurés, une méthode rigoureuse d'évaluation des flèches
comme indiqué en (3) ci-dessus consiste à calculer les courbures pour plusieurs sections le long de
l’élément, puis à calculer la flèche par intégration numérique. Lorsque cette procédure est considérée
comme inutilement lourde, il est acceptable de calculer deux fois la flèche, en supposant d'abord
l’élément entier à l’état fissuré puis l'élément à l'état non fissuré, et en utilisant ensuite la
Formule (A.44).

ne
ai
oc
ar
m
e
rm

Légende
no

1 état partiellement fissuré


2 état non fissuré
3 état fissuré
4 courbure obtenue au moyen de la Formule (A.40)
de

M moment fléchissant
Mf moment fléchissant sous combinaison fréquente de charges
Mcr moment de fissuration de la section
 courbure
et

Figure A.14 — Relation moment - courbure


oj

A.10 Dispositions constructives relatives aux armatures


Pr

A.10.1 Généralités

(1)P Les exigences minimales sont spécifiées en 5.2.7.

(2)P L’ancrage des barres longitudinales tendues ou comprimées doit être assuré par adhérence ; dans
les parties des éléments où la contrainte d’adhérence sous charges de calcul (à l’ELU) dépasse la valeur
de calcul de la résistance d’adhérence fbd, l'ancrage doit être assuré uniquement au moyen de barres
transversales soudées. Pour les barres de traction, il doit toujours y avoir au moins une barre
transversale soudée dans la longueur d’appui de l’élément.

108
EN 12602:2016 (F)

A.10.2 Adhérence
A.10.2.1 Résistance caractéristique d’adhérence

(1)P Lorsque l’adhérence doit être prise en compte dans le calcul, la résistance caractéristique
d’adhérence fbk doit être déduite des résultats d’essais effectués conformément à l’EN 12269-1. Cette
valeur peut être utilisée dans tous les cas où l’enrobage est au moins égal à celui des éprouvettes
d’essai.

ne
A.10.2.2 Valeur de calcul de la résistance d’adhérence

(1)P La valeur de calcul de la résistance d’adhérence doit être déduite de la résistance caractéristique

ai
d’adhérence à court terme, conformément à la Formule (A.46).

fbd = k1 k2 fbk/c (A.46)

oc

ar
k1 est un coefficient de réduction (effet à court terme) tenant compte de la relation entre l’élément
et l’éprouvette (paramètres géométriques). En l’absence de résultats d’essai plus précis, k1 peut
être pris égal à 0,8 ;
m
k2 est un coefficient de réduction tenant compte des influences des effets à long terme et de la
température. En l’absence de résultats d’essai plus précis, k2 peut être pris égal à 0,2 ;
e
fbd est la valeur de calcul de la résistance d’adhérence ;
rm

fbk est la résistance caractéristique d’adhérence à court terme, déterminée conformément à


l’EN 12269-1 ;
no

c est le coefficient partiel de sécurité de l’AAC relatif à une rupture fragile.

NOTE La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
de

Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(2)P Lorsque la résistance caractéristique d’adhérence n’a pas été déclarée, fbd doit être considérée
comme égale à zéro, c’est-à-dire que l’adhérence ne peut pas être prise en compte dans le calcul.
et

A.10.3 Ancrage

(1)P L’ancrage des barres d’armature longitudinales doit être assuré au moyen de barres transversales
oj

soudées dans les parties des éléments où la contrainte d’adhérence sous charge de calcul (ELU) dépasse
la valeur de calcul de la résistance d’adhérence. Le nombre et la répartition des barres transversales
Pr

dans ces parties doivent être tels que, dans toute section, la Formule (A.47) soit satisfaite pour
l'ensemble des barres.

FRA  Fld (A.47)

FRA est la résistance de l’ancrage des barres d’ancrage transversales ;

109
EN 12602:2016 (F)

Fld est la valeur de calcul de l'effort de traction dans les armatures longitudinales.

(2) FRA et Fld peuvent être déterminées selon les Formules (A.48) et (A.51).

nt
FRA   min 0,83 tot t t f ld  nt  ;0,60nlFwg /  s  (A.48)
i 1

ne

Fwg est la valeur déclarée de la résistance au cisaillement d’une soudure, voir la Formule (8) ;

ai
nl est le nombre de barres longitudinales ;

oc
nt est le nombre de barres transversales entre la section concernée et l’extrémité de l’élément ;

tot est le diamètre effectif des barres d’ancrage transversales. Le diamètre extérieur moyen

ar
déclaré de la barre transversale avec son revêtement anticorrosion, tot,g, (voir 4.3.1) peut être
utilisé comme diamètre effectif tot lorsqu’il est vérifié par des essais que tot,g est applicable
(essais effectués conformément à l'EN 15361). Sinon, tot = t, où
m
t est le diamètre de la barre d’ancrage transversale. Le diamètre effectif tot ne doit pas être pris
supérieur aux valeurs suivantes : tot  1,5 l pour les barres longitudinales tendues et tot
e
 1,0 l pour les barres longitudinales comprimées, l étant le diamètre des barres
rm

longitudinales.

NOTE 1 La valeur de tot (tot = t obtenu par des essais selon l’EN 15361) à introduire dans la Formule (A.48)
peut être fournie par le Document d’Application Nationale du pays d'utilisation.
no

tt est la longueur effective totale des barres d’ancrage transversales, voir la Formule (A.50) ;

fld (nt) est la valeur de calcul de la résistance d’appui de l'AAC en fonction de nt, voir la
de

Formule (A.49) ;

S est le coefficient partiel de sécurité applicable à l'acier d'armature (voir NOTE 2).
et

NOTE 2 La valeur de S à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.
oj

La valeur de calcul de la résistance d’appui fld de l'AAC (résistance à la pression transversale sous une
barre transversale) est déterminée conformément à la Formule (A.49) :
Pr

1/3
f ld  K c1m  e /  tot   f ck /  C  K c2 f ck /  C (A.49)

fck est la résistance caractéristique en compression de l'AAC ;

110
EN 12602:2016 (F)

c est le coefficient partiel de sécurité de l'AAC relatif à une rupture fragile. c peut cependant
être pris pour une rupture ductile dans le calcul de la résistance de l’ancrage de barres
transversales situées toutes au niveau de l’appui, voir NOTE 3 ;
m est un coefficient prenant en compte la compression transversale existante (par exemple la
pression d’appui) dans la zone d’ancrage, dont la valeur doit être prise égale à :

np
m  1  0,3 

ne
nt

avec

ai
np nombre de barres d’ancrage transversales dans la zone de compression transversale (par
exemple au droit de l'appui) ;

oc
e distance de l'axe des barres transversales dans la zone d'ancrage à la surface de l’élément la
plus proche (voir Figure A.15) ;

ar
Kc coefficient applicable à la résistance d’appui maximale de l'AAC. Les coefficients Kc1 et Kc2 (voir
Tableau A.1) dépendent des classes d'adhérence B1 et B2, voir 4.4.

Classe d'adhérence
m
Tableau A.1 — Classes d'adhérence
Kc1 Kc2
e
B1 1,35 2,20
rm

B2 1,50 2,70

Dans le cas de la classe d'adhérence B2, Kc2 peut normalement être pris égal à 2,70. Il peut être
no

augmenté jusqu’à 3,20 pour le calcul de la résistance de l’ancrage des barres transversales situées au
niveau de l’appui et soumises à une pression transversale.

NOTE 3 La valeur de c à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
de

Nationale. La valeur recommandée est donnée dans le Tableau D.4.

La longueur effective totale tt des barres d’ancrage transversales est déterminée conformément à la
Formule (A.50).
et

t t  t 1  t 2    t n  (A.50)
oj

où, quel que soit i, t i'  t i"  t i  14 t et t i'  t i"  8 t (voir Figure A.15).
Pr

111
EN 12602:2016 (F)

ne
Figure A.15 ― Longueur utile des barres d'ancrage transversales

ai
L'effort de traction Fld dans les armatures longitudinales sous charge de calcul est déterminé
conformément à la Formule (A.51) :

oc
Fld  M da / z (A.51)

ar
Mda est la valeur de calcul du moment fléchissant dans la section considérée, obtenu par un
décalage horizontal a1 de la courbe enveloppe du moment fléchissant de calcul ; voir
Figure A.16 ; m
Pour les éléments avec ou sans armatures d'effort tranchant : a1 = d
e
avec
rm

d hauteur utile de la section droite ;

z bras de levier des forces internes ; pour l’analyse de l’ancrage, on peut normalement utiliser la
no

valeur approchée z = 0,9·d.


de
et
oj
Pr

112
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm

Légende
1 ancrage par barres transversales
no

2 ancrage par barres transversales ou par adhérence


3 ancrage par barres transversales
4 barres transversales dans la zone centrale
5 section concernée
de

6 ancrage par adhérence dans la zone centrale


7 contrainte d’adhérence des armatures longitudinales
fbd résistance d'adhérence selon la Formule (A.49)
8 force de traction comparée à la résistance d’ancrage
et

dbot hauteur utile de la section droite


Fld force de traction
oj

FRA résistance d’ancrage


Mda courbe de calcul élargie du moment fléchissant
MEd courbe de calcul du moment fléchissant
Pr

τd contrainte d’adhérence sous charges de calcul


xbd distance par rapport à l’appui lorsque la contrainte d’adhérence dépasse la contrainte d’adhérence de calcul

Figure A.16 — Courbe enveloppe pour la détermination de l'effort de traction dans l’armature
longitudinale

(3)P Lorsque l’adhérence n’est pas prise en compte, les barres transversales soudées à une distance
inférieure à d de l’extrémité de l’élément doivent pouvoir reprendre un effort de traction égal à VSd. VSd
ne peut être réduit comme indiqué en A.4.1.1 (8).

113
EN 12602:2016 (F)

A.11 Profondeur d'appui


Le fabricant doit, le cas échéant, déclarer la profondeur minimale d'appui.

La longueur d'appui ao (voir Figure A.17) doit tenir compte des facteurs ci-après :

 pression d'appui ;

ne
 tolérances ;

 fendage ou éclatement du matériau de l'appui ;

ai
 distance c entre la dernière barre transversale nécessaire à l'ancrage et l'extrémité de l'élément ;

 chanfreins.

oc
L'élément doit toujours comporter au minimum une barre transversale soudée dans la profondeur
d'appui.

ar
La profondeur d'appui ao (valeurs minimales) ne doit pas être inférieure (tolérances comprises) aux
valeurs recommandées suivantes :

 poutres : 60 mm ;
m
e
 éléments de planchers : 40 mm ;
rm

 éléments de toitures : 35 mm.

NOTE Des profondeurs d'appui plus importantes que celles indiquées ci-dessus peuvent être exigées afin
d'éviter la défaillance de la structure porteuse.
no
de
et
oj
Pr

114
EN 12602:2016 (F)

Dimensions en millimètres

ne
ai
oc
ar
Légende

1 chanfrein
2 élément de toiture / de plancher
m
e
3 appui
rm

4 élément de mur
5 poteau

Figure A.17 — Profondeur d'appui ao


no
de
et
oj
Pr

115
EN 12602:2016 (F)

Annexe B
(normative)

Dimensionnement assisté par l'expérimentation

NOTE 1 Le dimensionnement assisté par l'expérimentation est, dans la mesure du possible, fondé sur le

ne
concept de l'EN 1990:2002 et son Annexe D.

NOTE 2 Les valeurs de calcul à utiliser peuvent être déterminées conformément aux dispositions de la présente
Annexe B, en utilisant les coefficients partiels de sécurité appropriés.

ai
NOTE 3 Les valeurs des propriétés peuvent être déterminées sur la base d’essais et être indiquées comme

oc
valeurs déclarées dans le marquage CE, conformément à la disposition correspondante de l’Annexe ZA. Les valeurs
déclarées sont fondées sur l’une des trois méthodes indiquées dans le document guide L, paragraphe 3.3.3.2 (a).

NOTE 4 Pour le choix d’une méthode de calcul, voir 5.2.4.1.

ar
B.1 Généralités

m
(1)P Selon la nature des différents articles, la présente Annexe B établit une distinction entre Principes
et Règles d’application.
e
(2)P Les Principes comprennent :
rm

 des énoncés d'ordre général et des définitions ne comportant pas d’alternative ;

 des prescriptions et des modèles analytiques pour lesquels aucune alternative n’est autorisée, sauf
indication contraire.
no

(3)P Dans la présente Annexe B, les Principes sont marqués par un numéro entre parenthèses, suivi de
la lettre P.

(4)P Les Règles d’application sont des règles généralement reconnues qui sont conformes aux
de

Principes et satisfont leurs exigences.

(5)P Dans la présente Annexe B, les Règles d’application sont les paragraphes marqués par un numéro
entre parenthèses, non suivi de la lettre P.
et

(6)P Dans la présente annexe, le fabricant est supposé utiliser les essais pour déclarer les résistances
caractéristiques, le type de rupture et/ou d'autres propriétés caractéristiques de l'élément soumis aux
oj

essais de type initiaux et au contrôle de la production en usine.


Pr

(7)P La capacité portante de l'élément doit être déclarée au moyen de la charge et/ou des résistances
des sections droites, telles que déduites des résultats d’essais - par exemple moment fléchissant et
effort tranchant.

(8)P Les valeurs déclarées doivent être établies (par une analyse statistique) sur la base des essais de
type initiaux et des essais relatifs à la production en usine dans le cas d'une application directe ou bien
déduites d’un modèle intégrant des essais, dans le cas d'une application étendue.

116
EN 12602:2016 (F)

(9) Une application directe suppose qu’un produit individuel ou une gamme de produits, soumis aux
essais de type initiaux et aux essais relatifs à la production en usine, sont couverts par les valeurs
déclarées.

(10) Une application étendue suppose que la gamme de produits ou les produits associés sont couverts
par un modèle approché déclaré, basé sur une méthode de calcul (théorique ou empirique) et vérifié
par des essais sur des échantillons représentatifs de la gamme de produits.

(11)P Le fabricant doit démontrer la concordance, conformément à 4.2.3, entre les valeurs déclarées et

ne
les valeurs caractéristiques déduites des essais des produits finis, tels qu'indiqués en 6.3.3 et dans les
Tableaux 13 et 14.

ai
(12)P Dans le cas des éléments structuraux, des résultats d'essai représentatifs obtenus lors du contrôle
de la production en usine doivent servir à l'établissement, par un personnel qualifié, de la base
statistique des valeurs caractéristiques, comme indiqué en 4.2.3.

oc
(13) La conformité peut être démontrée comme indiqué à l'Annexe F.

ar
B.2 Évaluation de la sécurité
B.2.1 Généralités
m
(1)P L'évaluation de la sécurité est effectuée conformément à l'Annexe D.

(2)P Les coefficients partiels de sécurité utilisés dans l'analyse des états limites ultimes doivent tenir
e
compte de tous les aspects de la sécurité pertinents : classes de sécurité fondées sur les conséquences
rm

d'une défaillance, niveau de contrôle de la production en usine, effets à long terme, fiabilité des
méthodes d'essai ou de calcul, et type de rupture.

B.2.2 Rupture fragile et rupture ductile


no

(1)P Il est nécessaire de faire la distinction entre rupture ductile et rupture fragile. La rupture ductile
est une rupture qui s'annonce par des signes prémonitoires. Les autres types de rupture sont
considérés comme des ruptures fragiles. L'évaluation du type de rupture doit être réalisée sur la base
d'observations pendant les essais selon l'EN 1356 et l'EN 1740.
de

(2)P Le fabricant doit indiquer si le type de rupture de l'élément est ductile ou fragile.

(3) La rupture est supposée ductile lorsqu'au moins l'un des états suivants est atteint :
et

 rupture de l’élément due à la plastification des armatures sans diminution de la capacité portante ;
oj

 rupture de l’élément identifiée par l’apparition de fissures visibles, réparties suivant un schéma
anticipant le mode de rupture, sans diminution instantanée de la capacité portante ;
Pr

 pour les éléments chargés transversalement, si la flèche avant rupture est ≥ (3/200) L, où L est la
portée (entre axes des appuis).

Dans tous les autres cas, le type de rupture doit être considéré comme fragile. Si le type de rupture d’un
type d’échantillons soumis à essai n’est pas tout à fait ductile, il doit être déclaré comme fragile.

117
EN 12602:2016 (F)

B.3 États limites ultimes


B.3.1 Généralités

(1)P À l'état limite ultime, les éléments doivent avoir un niveau de sécurité adapté à l'effet des actions
spécifiées et au type de rupture.

(2)P On doit vérifier que la résistance de calcul, déterminée conformément au présent article, est
supérieure ou égale aux effets de calcul des actions appliquées.

ne
(3)P Quel que soit le type de rupture, la résistance doit être déterminée en fonction de l'intensité et du
positionnement des charges appliquées lors des essais.

ai
(4)P Le type de rupture effectif doit être déclaré en même temps que la résistance. Si la disposition des
charges appliquées diffère de celle des méthodes d'essai données dans le présent Article B.3, le cas de

oc
charge pour lequel la résistance déclarée est valable doit être indiqué.

B.3.2 Éléments chargés transversalement

ar
B.3.2.1 Résistance

m
(1)P La valeur caractéristique de la résistance des éléments sous charges transversales doit être
déterminée sur la base de la méthode d'essai de performance de l'EN 1356. La résistance déclarée peut
être utilisée afin d'en déduire les charges équivalentes uniformément réparties et/ou des valeurs
séparées du moment résistant et de l'effort tranchant résistant.
e
(2)P Lors du calcul, le moment résistant et l'effort tranchant résistant déduits des résultats d'essai
rm

doivent toujours être conservateurs vis-à-vis de tous les cas de charges.

(3) La valeur de l'effort tranchant résistant est toujours du côté de la sécurité lorsqu'il est déterminé
et déclaré à partir de l'essai de performance réalisé selon l'EN 1356, avec les charges situées au niveau
no

des quarts extrêmes de la portée. La valeur maximale de l'effort tranchant résistant peut être
déterminée à partir de ce même essai de performance en faisant varier la position des charges. Il doit
être démontré que la position de la charge dans l'essai fournit une valeur de résistance conservative,
comparée à toutes les autres positions et tous les autres types d'actions possibles.
de

(4)P Pour déterminer l'effort tranchant résistant des éléments dépourvus d'armatures d'effort
tranchant, les charges doivent être appliquées à une distance de l'appui d'au moins 5d, où d est
l'épaisseur de l'élément.
et

(5) La valeur caractéristique de l'effort tranchant résistant d'un élément est parfaitement utilisable
pour l'ensemble des portées inférieures aux portées de l'essai, à condition que la section, le nombre, le
oj

diamètre et la position des barres transversales dans les zones d'ancrage soient les mêmes (voir
Figure B.1).
Pr

118
EN 12602:2016 (F)

a) Appui sur un mur ou une poutre b) Situation d'essai

ne
ai
oc
Figure B.1 — Définition de la portée de cisaillement ls

(6)P Les éléments peuvent être conçus avec ou sans étriers (ou cadres) destinés à améliorer la
résistance à l'effort tranchant (voir Figure B.2). Si des étriers (ou des cadres) sont utilisés, ils doivent

ar
être soudés aux barres longitudinales.

m
e
rm
no

"

Figure B.2 — Dispositions types des armatures dans les éléments en AAC
de

B.3.2.2 Valeurs de calcul du moment fléchissant résistant et de l'effort tranchant

(1)P Les valeurs de calcul du moment fléchissant résistant et de l'effort tranchant résistant doivent
être déterminées, moyennent l'utilisation des coefficients partiels, à partir des valeurs caractéristiques
et

déclarées, déduites des résultats d'essai selon B.3.2.1.

(2)P La valeur de calcul du moment fléchissant résistant doit être calculée comme suit :
oj

1
Md  Mk (B.1)
Pr

 comp

Mk est la valeur caractéristique déclarée du moment fléchissant résistant (voir 4.2.3), calculée à
partir des résultats d’une série d’essais effectués selon la méthode de l’EN 1356 en tenant
compte du poids propre et de charges positionnées normalement aux quarts extrêmes de la
portée ;

119
EN 12602:2016 (F)

comp est le coefficient partiel de sécurité relatif aux éléments.

NOTE 1 La valeur de comp à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(3)P L'effort tranchant résistant de calcul doit être calculé comme suit :

1
Vd  Vk (B.2)

ne
 comp

ai
Vk est la valeur caractéristique déclarée de l'effort tranchant résistant (voir 4.2.3), calculée à
partir des résultats d’une série d’essais effectués selon la méthode de l’EN 1356 en tenant

oc
compte du poids propre et des charges aux positions déclarées (normalement quarts
extrêmes de la portée) ;

ar
comp est le coefficient partiel de sécurité relatif aux éléments.

NOTE 2 La valeur de comp à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application

m
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

B.3.2.3 Éléments multicouches


e
(1)P La résistance et les valeurs de calcul d’un élément multicouches chargé transversalement, avec
rm

interaction entre les couches, doivent être déterminées conformément à B.3.2.1 et B.3.2.2 en tenant
compte des critères de dimensionnement mentionnés en B.3.2.4.

(2)P La résistance au cisaillement entre les couches, lorsqu’elle intervient dans le dimensionnement,
no

doit être déclarée sur la base d’essais menés conformément à l’EN 1742.

(3)P Le premier mode de rupture observé dans l’une des couches structurales doit être considéré
comme correspondant à la rupture de tout l’élément.
de

(4)P Les effets à long terme doivent être pris en compte.

B.3.2.4 Critères de dimensionnement

(1)P Pour le dimensionnement, le fabricant doit fournir les informations nécessaires, fondées sur les
et

dispositions constructives et sur les hypothèses et les résultats des essais de type initiaux (voir 6.2) et
du contrôle de la production en usine (voir 6.3). Les essais de performance doivent être réalisés
oj

conformément à l’EN 1356 et à l’EN 1740.

(2)P Les trous, encoches ou rainures ne doivent être admis sans analyse détaillée que si :
Pr

1) leurs dimensions sont identiques ou inférieures à celles utilisées dans l’essai et que leur
position est moins critique ;

2) ils sont conformes à 5.2.7.3.

120
EN 12602:2016 (F)

B.3.3 Éléments sous charge longitudinale


B.3.3.1 Résistance et excentricité

(1)P La résistance des éléments sous charge longitudinale doit être déterminée conformément à la
méthode d'essai de performance décrite dans l'EN 1740. Dans le cas d'un ferraillage asymétrique, la
direction de l’excentricité doit être choisie de sorte qu’elle soit pénalisante pour le côté le plus faible.

(2)P Le fabricant doit déclarer la résistance des éléments sous la forme de valeurs caractéristiques

ne
déclarées, NRk, (voir 4.2.3) accompagnées des excentricités correspondantes (en tête et en pied)
utilisées dans les essais. La valeur caractéristique de l'effort normal résistant, NRk, est déterminée à
partir des résultats d’essai au moyen de la Formule (B.3) :

ai
NRk = k . NRk,test (B.3)

oc

k est un coefficient de flambement relatif aux effets de l'élancement k = f(lk,test / lk)2 ;

ar
lk,test est la longueur de l'élément soumis à l'essai ;

lk

NRk,test
est la longueur de l’élément réel ; m
est la valeur caractéristique déclarée de l'effort normal résistant de l’élément, déduite
e
des essais de performance conformément à l’EN 1740.
rm

B.3.3.2 Valeur de calcul de l'effort normal résistant

(1)P L'effort normal résistant de calcul, NRd, d’un élément doit être calculé à partir de la valeur
no

caractéristique déclarée, à l’aide d’une méthode tenant compte de l’élancement et des excentricités
réelles, dues notamment au flambement. L’effet éventuel du fluage doit être pris en compte.

(2)P L'effort normal résistant de calcul peut être exprimé par la Formule générale (B.4) :
de

1
N Rd   N Rk (B.4)
 comp


et

comp est le coefficient partiel de sécurité relatif aux éléments ;


oj

NRk est la valeur caractéristique déclarée de l'effort normal résistant de l’élément (voir 4.2.3),
déduite des essais de performance réalisés conformément à l’EN 1740 en utilisant le
Pr

coefficient de flambement k (voir B.3.3.1).

NOTE La valeur de comp à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

(3) La valeur de calcul de l’excentricité doit être inférieure ou égale à l’excentricité employée dans
l’essai.

121
EN 12602:2016 (F)

(4) La largeur des éléments isolés et des trumeaux ne doit pas être inférieure à celle utilisée lors des
essais.

(5) Cette application respecte les conditions mentionnées ci-dessus et peut être utilisée pour estimer
les valeurs de calcul, sous réserve que les conditions restrictives suivantes soient satisfaites :

 la section droite de l’élément réel, y compris les armatures, est identique à celle de l’élément utilisé
dans l’essai de performance ;

ne
 le rapport de la longueur de calcul effective ld à la longueur lk,test utilisée dans l’essai de
performance satisfait :

ai
ld
0,65   1,50;
lk

oc
2
 l’excentricité des charges est e t   e k,test ;
3

ar

et
m
est l’excentricité résultante du premier ordre en tête de l’élément, perpendiculairement à
son plan, limitée de sorte que la totalité de la section de l’élément soit soumise à une
compression longitudinale (en d'autres termes, la force longitudinale agit à l’intérieur de la
zone centrale, c'est-à-dire et < h/6 pour les sections rectangulaires, avec h hauteur totale de
e
l’élément) ;
rm

ek,test est l’excentricité déclarée en tête de l’élément, perpendiculairement à son plan, c’est-à-dire
l’excentricité utilisée dans l’essai de performance.
no

ld
 Pour un élancement   100, l’extrapolation n’est pas autorisée pour  1,0.
l k,test

 est l’élancement de l’élément utilisé dans les essais, λ = lk,test / i ;


de

i est le rayon de giration suivant l’axe faible ; pour une section rectangulaire i = 0,289 ht ;

ht est la hauteur totale de la section ;


et

lk,test est la longueur de l'élément soumis à l'essai ;


oj

ld est la longueur réelle de l’élément ;


Pr

k est un coefficient de flambement relatif aux effets de l'élancement k = f(lk,test / lk)2, voir
Figure B.3.

122
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
Figure B.3 — Diagramme de détermination du coefficient de flambement k
e
B.3.3.3 Éléments multicouches
rm

B.3.3.3.1 Résistance

(1)P La valeur caractéristique de la résistance, NRk, d’un élément multicouches chargé


no

longitudinalement, avec ou sans interaction entre les couches, doit être déterminée conformément à la
méthode d’essai de performance de l’EN 1740 et à B.3.3.1, et déclarée.

(2)P La résistance au cisaillement entre les couches, lorsqu’elle est utilisée pour la vérification de
de

l’interaction entre les couches, doit être déclarée sur la base d’essais menés conformément à l’EN 1742
(voir 4.2.3).

(3)P Les effets à long terme doivent être pris en compte.


et

B.3.3.3.2 Valeur de calcul de l'effort normal résistant

(1)P L'effort normal résistant de calcul d’un élément multicouches chargé longitudinalement doit
oj

être calculé à partir de la résistance déclarée par la Formule générale (B.5) :


Pr

1
N Rd   N Rk (B.5)
 comp

comp est le coefficient partiel de sécurité des éléments ;

123
EN 12602:2016 (F)

NRk est la valeur caractéristique déclarée de l'effort normal résistant de l’élément (voir 4.2.3)
déduite des essais de performance réalisés conformément à l’EN 1740, en utilisant le
coefficient de flambement k (voir B.3.3.1).

NOTE La valeur de comp à utiliser dans un pays donné peut être fournie par son Document d’Application
Nationale. Les valeurs recommandées sont données dans le Tableau D.4.

B.3.4 Éléments de mur sous charges longitudinales et transversales combinées

ne
B.3.4.1 Généralités

(1) Le dimensionnement d’un élément soumis à des forces transversales et longitudinales peut être

ai
basé sur un diagramme d’interaction N/M simplifié obtenu pour une section droite d’un élément (voir
Figure B.4). Le diagramme dépend de variables telles que : armatures, résistance en compression de
l'AAC, et section droite des éléments.

oc
B.3.4.2 Résistance

ar
(1)P La résistance des éléments soumis à des charges transversales et longitudinales combinées doit
être déterminée conformément aux méthodes d'essai de performance de l'EN 1356 et de l’EN 1740.
Pour l’évaluation, on utilise le diagramme simplifié de la Figure B.4.

m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

124
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
Légende
rm

NR1 est la valeur maximale de l'effort tranchant résistant correspondant au chargement longitudinal du
B.3.3.2 ;
NR2 est la valeur maximale de l'effort tranchant résistant correspondant aux charges longitudinales et
no

transversales combinées, calculée puis vérifiée par des essais conformément à l’EN 1740. Le moment
fléchissant résistant, MR2, doit être atteint lors de l’essai.
MR1 est la valeur minimale du moment fléchissant résistant dû aux excentricités sous charge longitudinale,
conformément à B.3.3.1 ;
de

MR2 est la valeur maximale du moment fléchissant résistant en l’absence de chargement longitudinal selon
B.3.2.1.

Figure B.4 — Diagramme d’interaction N/M de la section droite, représentant les résultats des
trois séries d’essai
et

B.3.5 Ancrage
oj

B.3.5.1 Généralités
Pr

(1)P Pour les éléments comportant des armatures structurales, le type d’ancrage (ancrage par barres
transversales et/ou ancrage par adhérence) doit être indiqué par le fabricant.

(2)P Les deux types d’ancrage (ancrage par barres transversales et ancrage par adhérence) sont admis
dans un même élément, mais pas dans la même section.

B.3.5.2 Ancrage vérifié par le calcul

(1)P Une résistance d’ancrage suffisante doit être admise lorsque le système d’ancrage est
dimensionné par le calcul conformément à A.10.3, pour la capacité portante déclarée.

125
EN 12602:2016 (F)

B.3.5.3 Ancrage vérifié par les essais

(1)P Dans le cas de l'ancrage par adhérence, la résistance caractéristique d’adhérence, fbk, doit être
déclarée par le fabricant (voir 4.4).

(2)P Si le système d’ancrage par barres transversales est basé sur des essais, l’influence de l’adhérence
doit être évaluée à partir des résultats de l’essai d’adhérence à long terme selon l'EN 12269-2. Si le
coefficient de réduction k2, déterminé à partir des résultats d’essai, qui tient compte des effets à long

ne
terme et de la température, est inférieur à 1,0, la résistance, Rck, déduite des essais de performance de
l’EN 1356 ou de l’EN 1740 doit être déterminée comme indiqué dans le Tableau B.1.

ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

126
EN 12602:2016 (F)

Tableau B.1 — Valeur de calcul de la résistance Rcd des éléments

1,2Fb Fb
Fb ≤ Fsl ≤ Fsl > 1,2
k2 k2
Possibilités pour les résultats des Fsl < Fb
essais Rupture d’adhérence Ancrage par barres
Flexion et effort tranchant dimensionnante transversales
EN 12269-2 et EN 1356 dimensionnants

ne
ou
flexion et effort tranchant
dimensionnants
Conséquence pour la résistance de R ck R ck R ck

ai
l’élément Rcd = Rcd = k2  Rcd =
 comp  comp  comp

oc

Fsl est l'effort de traction dans chacune des barres longitudinales, déterminé à partir des résultats obtenus lors de

ar
l’essai de performance de l’EN 1356, et tenant compte du nombre de barres et de leur diamètre ;
M da
Fsl = ;
nz
Fb m
est la résistance d’ancrage à long terme, calculée à partir de la valeur de la résistance d’adhérence mesurée
selon l’EN 12269-2 ( Fb  f bl  π    lb ).
e
Fb
est la résistance d’ancrage à court terme ;
k2
rm

k2 est un coefficient de réduction tenant compte des effets à long terme et des effets de la température. En
l’absence de résultats d’essai plus précis, k2 peut être pris égal à 0,2.
fbl est la résistance conventionnelle d’adhérence à long terme ;
no

lb est la longueur d’ancrage de référence ;


 est le diamètre de la barre ;
Rcd est la valeur de calcul de la résistance de l’élément ;
de

Rck est la valeur caractéristique de la résistance de l’élément ;

comp est le coefficient partiel de sécurité de l’élément ;

Mda est le moment fléchissant réel dans la section concernée, obtenu par un décalage horizontal al de la courbe
enveloppe du moment fléchissant ; voir Figure B.5 :
et

pour les structures armées : al = d ;


d est la hauteur utile de la section droite ;
oj

z est le bras de levier des forces internes ; pour l’analyse de l’ancrage, la valeur approché z = 0,9·d peut
normalement être utilisée ;
Pr

n est le nombre de barres (de diamètre identique).

127
EN 12602:2016 (F)

ne
Légende

ai
1 section concernée

Figure B.5 — Courbe enveloppe pour la détermination de la section du moment fléchissant réel,

oc
Mda

(3) Les résultats d’essai peuvent être étendus à des éléments similaires au moyen d’une évaluation du

ar
moment fléchissant et de l'effort de traction correspondant dans les barres longitudinales, à condition
que leur enrobage et la résistance en compression de l'AAC soient égaux ou supérieurs à ceux des
éléments soumis à essai, que le nombre de barres longitudinales et leur diamètre soient égaux ou
m
inférieurs, et que le nombre et le diamètre des barres transversales soient identiques.

B.4 États limites de service


e
B.4.1 Maîtrise de l'ouverture des fissures
rm

(1)P Lorsqu'elle est requise, l'ouverture des fissures d’un élément chargé transversalement dans les
conditions de service doit être déterminée à partir des essais de performance conformément à
l’EN 1356.
no

B.4.2 Déformations
B.4.2.1 Généralités
de

(1)P Il convient que la déformation d’un élément ne soit pas préjudiciable à son bon fonctionnement
ou à son aspect aux états limites de service.

(2)P Lors du calcul, l’effet des déformations doit être pris en compte pour les constructions adjacentes
et

solidaires des éléments en AAC.

B.4.2.2 Déformations instantanées


oj

(1)P Lorsqu'elles sont requises, les déformations instantanées des éléments chargés transversalement
Pr

dans les conditions de service doivent être déterminées à partir des essais de performance
conformément à l’EN 1356.

B.4.2.3 Déformations différées

(1)P Les déformations différées doivent être calculées conformément aux principes énoncés en A.9.4.3,
sur la base des résultats des essais des déformations instantanées de l’EN 1356, en tenant compte du
retrait et du fluage, comme indiqué en 4.2.10, 4.2.11 et 5.2.3.

128
EN 12602:2016 (F)

Annexe C
(normative)

Dimensionnement au feu des éléments et structures en AAC

NOTE Le dimensionnement au feu des éléments en AAC est, dans la mesure du possible, fondé sur le concept

ne
de l’EN 1992-1-2. Certaines modifications ont été apportées afin de prendre en compte les propriétés/le
comportement spécifiques du matériau AAC.

C.1 Généralités

ai
C.1.1 Domaine d’application

oc
(1)P La présente annexe spécifie la procédure pour la classification des éléments et des structures en
AAC en situation accidentelle d’exposition au feu. Elle identifie uniquement les différences ou les ajouts

ar
par rapport au calcul aux températures normales.

(2)P La présente annexe s’applique uniquement aux méthodes passives de protection contre le feu. Les
méthodes actives ne sont pas traitées.
m
(3)P La présente annexe s’applique aux structures en AAC, composées d’éléments en AAC, requises
pour remplir certaines fonctions lorsqu'elles sont exposées au feu, à savoir :
e
 éviter une ruine prématurée de la structure (fonction porteuse) ;
rm

 limiter l'extension du feu (flammes, gaz chauds, chaleur excessive) en dehors des zones concernées
(fonction séparative).
no

(4)P La présente annexe donne des Principes et des Règles d’application pour le calcul des structures
en vue de satisfaire aux exigences spécifiées, selon les fonctions et niveaux de performance mentionnés
ci-dessus.
de

C.1.2 Distinction entre les Principes et les Règles d’application

(1)P Selon la nature des différents articles, la présente Annexe C établit une distinction entre Principes
et Règles d’application.
et

(2)P Les Principes comprennent :


oj

 des énoncés d'ordre général et des définitions ne comportant pas d’alternative ;

 des prescriptions et des modèles analytiques pour lesquels aucune alternative n’est autorisée, sauf
Pr

indication contraire.

(3) Les Principes sont marqués par un numéro entre parenthèses, suivi de la lettre P.

(4)P Les Règles d’application sont des règles généralement reconnues qui sont conformes aux
Principes et satisfont leurs exigences. Il est admissible d’utiliser des règles de dimensionnement
différentes des Règles d’Application données dans la présente annexe, à condition que leur conformité
aux Principes concernés soit démontrée et qu'elles présentent une fiabilité au moins égale.

129
EN 12602:2016 (F)

(5) Dans la présente annexe, les Règles d’application sont identifiées par un numéro entre
parenthèses, comme dans le présent alinéa.

C.1.3 Termes et Définitions

Pour les besoins de la présente annexe, les termes et définitions suivants s’appliquent.

C.1.3.1
température critique des armatures

ne
température à laquelle la ruine des armatures est supposée se produire, pour un niveau de charge
donné

ai
C.1.3.2
feu de calcul
développement de feu spécifié et pris en compte pour le calcul

oc
C.1.3.3
compartiment de feu

ar
espace dans un bâtiment, s’étendant sur un ou plusieurs niveaux et fermé par des éléments de
séparation, de telle sorte que la propagation du feu au-delà du compartiment soit empêchée pendant la
durée d’exposition au feu considérée

C.1.3.4
résistance au feu
m
capacité d’une structure, d’une partie d’une structure ou d’un élément à remplir les fonctions requises
e
(fonction porteuse et/ou fonction séparative) pour une exposition au feu et une durée spécifiées
rm

C.1.3.5
résistance mécanique (R)
capacité d'une structure ou d’un élément de celle-ci à supporter les actions spécifiées lors du feu
no

considéré, conformément à des critères définis

C.1.3.6
étanchéité (E)
capacité d’un élément de séparation d’un bâtiment, lors d’une exposition au feu sur une face, à
de

empêcher le passage des flammes et des gaz chauds au travers de l'élément et à empêcher l’apparition
de flammes sur la face non exposée

C.1.3.7
et

isolation (I)
capacité d’un élément de séparation d’un bâtiment, lors d’une exposition au feu sur une face, à limiter
l’augmentation de la température de la face non exposée aux niveaux spécifiés ci-après
oj

C.1.3.8
Pr

résistance aux chocs (M)


capacité d'une structure ou d’un élément de celle-ci à résister à un impact provoqué par la défaillance
d’un autre élément lors d’un feu. La structure/l’élément est soumis à un choc d’une intensité prédéfinie
peu de temps après le temps correspondant à la classification R, E et/ou I désirée

C.1.3.9
mur avec impact mécanique
paroi séparant deux espaces (généralement deux bâtiments), conçue vis-à-vis de la résistance au feu et
de la stabilité structurelle, et qui peut inclure la résistance aux charges horizontales de telle sorte que,

130
EN 12602:2016 (F)

en cas d'incendie et de ruine de la structure d'un côté de la paroi, la propagation du feu au-delà de la
paroi soit évitée

C.1.3.10
résistance au feu normalisé
capacité d’une structure ou d’une partie de celle-ci (généralement seulement des éléments) à remplir
les fonctions requises (fonction porteuse et/ou fonction séparative) pendant une période définie pour
une exposition à la chaleur conforme à la courbe température-temps normalisée

ne
C.1.3.11
analyse des températures
procédure de détermination de l’évolution de la température dans les éléments sur la base des actions

ai
thermiques (flux thermique net) d'une part, et des propriétés thermiques des matériaux des éléments -
et des revêtements de protection, le cas échéant -, d'autre part

oc
C.1.3.12
courbe température-temps
courbe de température des gaz autour des surfaces de l’élément, en fonction du temps. Elle peut être :

ar
 nominale : courbe conventionnelle adoptée pour la classification et la vérification de la résistance
au feu, par exemple la courbe température-temps normalisée ;
m
 paramétrique : courbe déterminée sur la base de modèles d'incendie et des paramètres physiques
spécifiques définissant les conditions dans le compartiment de feu
e
C.1.3.13
rm

action thermique
action sur la structure décrite par le flux thermique net sur les éléments

C.1.3.14
no

courbe température-temps normalisée


la courbe température-temps normalisée est définie par la relation suivante, qui représente un modèle
d'incendie généralisé dans un compartiment, comme défini dans l’EN 13501-2 :

 = 345 log10 (8t + 1) +20


de

t est le temps à partir du début de l’essai, en minutes ;


et

 est la température moyenne du four, en °C.


oj

C.1.3.15
action indirecte du feu
Pr

forces et moments internes engendrés par la dilatation thermique

C.1.3.16
analyse par éléments (pour le feu)
analyse thermique et mécanique d’un élément structural exposé au feu, dans laquelle l’élément est
supposé isolé, avec des conditions d’appui et des conditions limites appropriées. Les actions indirectes
du feu ne sont pas prises en compte, excepté celles qui résultent de gradients thermiques

131
EN 12602:2016 (F)

C.1.3.17
analyse globale (pour le feu)
analyse structurale de l'ensemble de la structure lorsque celle-ci a été exposée, en totalité ou en partie,
au feu. Les actions indirectes du feu sont prises en compte sur l’ensemble de la structure

C.1.3.18
élément protégé
élément pour lequel des mesures sont prises afin de réduire son échauffement en raison du feu

ne
C.1.3.19
fonction séparative
capacité d’un élément de séparation à empêcher la propagation du feu (par exemple par le passage de

ai
flammes ou de gaz chauds : étanchéité) ou l’inflammation au-delà de la surface exposée (isolation) lors
du feu concerné

oc
C.1.3.20
élément de séparation
élément porteur ou non-porteur (mur ou plancher, par exemple) formant une partie de l'enveloppe

ar
d’un compartiment de feu

C.1.4 Symboles

Les symboles supplémentaires suivants sont utilisés :

a
m
distance entre l’axe des armatures et la surface exposée la plus proche ;
e
chaleur spécifique, en J/kgK ;
rm

Ed valeur de calcul de l’effet des actions pour le calcul à température normale ;


no

Ed,fi valeur de calcul de l’effet des actions en situation d’incendie ;

E 30 ou E 60,...classe de résistance au feu pour le critère d’étanchéité E pendant 30 ou 60… min


d'exposition au feu normalisé ;
de

fck() valeur caractéristique de la résistance en compression du béton à la température , pour


une déformation spécifiée ;

fyk() limite caractéristique d'élasticité de l’acier d’armature à la température , pour une


et

déformation spécifiée ;
oj

I 30 ou I 60,... classe de résistance au feu pour le critère d’isolation thermique I pendant 30 ou 60… min
d'exposition au feu normalisé ;
Pr

k()= Xk()/Xk facteur de réduction relatif à une propriété de résistance ou de déformation, en fonction
de la température  du matériau ;

M symbole de l’action mécanique, à ajouter à la durée de résistance au feu désirée (critère


R, E et/ou I), lorsque la résistance aux chocs est également prise en compte (par exemple
EI-M 30, ou EI-M 60…) ;

Rd,fi valeur de calcul de la résistance en situation d’incendie ; Rd,fi(t) à un temps donné t ;

132
EN 12602:2016 (F)

R 30 ou R 60,...classe de résistance au feu pour le critère de résistance mécanique R pendant 30 ou


60… min d'exposition au feu normalisé ;

T température en Kelvin (K) (cf température en oC) ;

t temps d’exposition au feu, en minutes (min) ;

w épaisseur du mur ;

ne
Xd,fi valeur de calcul d'une propriété de résistance ou de déformation en situation d’incendie ;

Xk valeur caractéristique d’une propriété de résistance ou de déformation pour un calcul à

ai
température normale ;

oc
M,fi coefficient partiel de sécurité applicable à un matériau dans les calculs au feu ;

s,fi déformation d’une armature à la température  ;

ar
 conductivité thermique en W/mK ;

c,fi

s,fi
m
contrainte de compression du béton en situation d’incendie ;

contrainte de l’acier en situation d’incendie ;


e
 température en °C ;
rm

 cr température critique en °C.

Les indices suivants sont utilisés :


no

fi valeur dépendante de la situation d’incendie ;

t valeur dépendante du temps ;


de

 valeur dépendante de la température.

C.1.5 Unités
et

Il est recommandé d’utiliser les unités suivantes dans les calculs :

température : °C ;
oj

température absolue : K;
Pr

différence de température : K;

chaleur spécifique : J/kgK ;

coefficient de conductivité thermique : W/mK.

133
EN 12602:2016 (F)

C.2 Principes de base


C.2.1 Exigences de performance

(1)P Pour l’exposition au feu normalisé, les éléments doivent satisfaire aux critères R, E et I comme
suit :

 séparation uniquement : critères E (étanchéité) et I (isolation) ;

ne
 résistance mécanique uniquement : critère R ;

 séparation et résistance mécanique : critères R, E et I ;

ai
 séparation et résistance aux chocs : critères E et I complétés par le critère M ;

oc
 séparation, résistance mécanique et résistance aux chocs : critères R, E et I complétés par le critère
M.

ar
(2) Le critère R est considéré comme satisfait lorsque la fonction porteuse est maintenue pendant la
durée requise d’exposition au feu.

m
(3) L’évaluation du critère E est généralement réalisée simultanément sur la base des trois aspects
suivants :

 fissures ou ouvertures dépassant les valeurs définies ;


e
rm

 inflammation d’un tampon d'ouate ;

 flammes soutenues sur la face non exposée.


no

(4) Le critère I peut être considéré comme satisfait lorsque l’augmentation de température moyenne
sur la totalité de la surface non exposée n'excède pas 140 K (au-dessus de la température moyenne
initiale) et l’augmentation maximale de la température en tout point de la surface n'excède pas 180 K.

(5) Lorsqu’un élément de séparation vertical, avec ou sans fonction porteuse, doit satisfaire à
de

l’exigence de résistance aux chocs (critère M), il convient que l’élément résiste à la charge concentrée
horizontale comme spécifié dans l’EN 1363-2.

C.2.2 Valeurs de calcul des propriétés du matériau


et

(1)P Il est recommandé d’utiliser les valeurs caractéristiques comme valeurs de calcul des propriétés
du matériau, c’est-à-dire que, pour le calcul au feu, le coefficient de sécurité du matériau vaut M,fi = 1,0.
oj

NOTE Les dispositions nationales peuvent exiger une valeur de M,fi différente.
Pr

C.2.3 Méthodes d’évaluation


C.2.3.1 Généralités

(1)P Le modèle de système structural adopté pour le calcul dans la présente annexe doit refléter la
performance attendue de la structure en situation d'incendie.

(2)P L’analyse relative à la situation d’incendie peut être de trois types :

134
EN 12602:2016 (F)

 analyse par éléments, voir C.2.3.2 ;

 analyse de parties de la structure, voir C.2.3.3 ;

 analyse globale de la structure, voir C.2.3.4.

(3) Pour vérifier les exigences en matière de résistance au feu normalisé, une analyse par éléments
est suffisante.

ne
(4) Les valeurs tabulées indiquées en C.4.2 et les méthodes de calcul simplifiées indiquées en C.4.3
sont fondées sur la courbe température-temps normalisée.

ai
(5) En alternative à l’usage des méthodes de calcul ou de valeurs tabulées, le dimensionnement au
feu peut être fondé sur des résultats d’essais ou sur une combinaison de valeurs tabulées, de calculs et
de résultats d’essais.

oc
C.2.3.2 Analyse par éléments

ar
(1) Les conditions de limitation aux appuis et aux extrémités des éléments, applicables au
temps t = 0, peuvent généralement être considérées comme inchangées pendant toute la durée de
l’exposition au feu.

m
(2) Seuls les effets des déformations thermiques dues aux gradients thermiques sur la section droite
sont à prendre en compte. Les effets de la dilatation thermique des éléments peuvent être négligés.
e
(3) Les valeurs tabulées ou les méthodes simplifiées données respectivement en C.4.2 et C.4.3
conviennent pour vérifier les éléments dans des conditions d’incendie.
rm

C.2.3.3 Analyse de parties de la structure

(1) Il convient de définir la partie de la structure à analyser sur la base des dilatations et
no

déformations thermiques potentielles, de sorte que leur interaction avec d’autres parties de la structure
puisse être estimée avec des conditions d’appui et des conditions aux limites indépendantes du temps
pendant l’exposition au feu.
de

(2)P Dans la partie de la structure à analyser, on doit prendre en compte le mode de ruine approprié
en cas d’exposition au feu, les propriétés du matériau et les rigidités des éléments dépendant de la
température, les effets de la dilatation et les déformations thermiques (actions indirectes du feu).

(3) Aux frontières des parties de la structure, les conditions d’appui et les sollicitations peuvent être
et

considérées comme inchangées pendant toute l’exposition au feu.


oj

C.2.3.4 Analyse globale de la structure

(1)P Lorsqu'une analyse globale de la structure en situation d’incendie est effectuée, on doit prendre
Pr

en compte le mode de ruine approprié en cas d’exposition au feu, les propriétés du matériau et les
rigidités des éléments qui dépendent de la température, les effets des dilatations et les déformations
thermiques (actions indirectes du feu).

135
EN 12602:2016 (F)

C.3 Propriétés des matériaux


C.3.1 Généralités

(1)P Dans les conditions d’incendie, les propriétés dépendant de la température doivent être prises en
compte.

(2) Il convient d’évaluer les propriétés des matériaux à 20 °C comme indiqué à l’Article 4.

ne
(3) La masse de l'AAC peut être considérée comme indépendante de la température du matériau.

(4) Les valeurs de réduction de la résistance caractéristique en compression de l'AAC et de la

ai
résistance caractéristique de l’acier d’armature sont données dans la présente section. Elles peuvent
être utilisées avec les méthodes de calcul simplifiées.

oc
(5) Il convient d’appliquer les modèles de matériaux donnés en C.3.2 et C.3.3 uniquement pour des
vitesses d’échauffement similaires à celles apparaissant pendant une exposition au feu normalisé
jusqu’à l'instant où la température maximale est atteinte.

ar
(6) D'autres formulations de lois de comportement des matériaux (pour des feux paramétriques, par
exemple) peuvent être appliquées, pour autant que les solutions obtenues restent à l’intérieur du
domaine validé expérimentalement.
m
(7) Les conditions d’incendie normalisé sont définies entre 20 °C et 1 200 °C, tout comme les
propriétés des matériaux.
e
(8) Des informations supplémentaires sur les propriétés des matériaux à température élevée sont
rm

données à l’Annexe CA.

C.3.2 Béton cellulaire autoclavé (AAC)


no

(1) La réduction de la résistance caractéristique en compression de l'AAC en fonction de la


température  est prise en compte selon la Formule (C.1).

f ck    k c   f ck  20C  (C.1)
de

(2) En l’absence d’informations plus précises, le coefficient kc() peut être déterminé à partir de la
Figure C.1.
et
oj
Pr

136
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Figure C.1 — Coefficient kc() applicable pour la diminution de la résistance en compression, fck,
m
de l'AAC à température élevée

(3) La déformation thermique c() de l'AAC à température élevée peut être déterminée comme suit :
e
rm
no
de
et
oj
Pr

Figure C.2 Déformation thermique de l’AAC à température élevée

NOTE La déformation thermique représente l’allongement thermique c = l/l, où l est la variation de


longueur et l est la longueur totale.

137
EN 12602:2016 (F)

(4) La chaleur spécifique de l'AAC peut être considérée comme indépendante de la température du
matériau. La valeur est donnée en 4.2.12.

(5) En l’absence de résultats d’essai, la conductivité thermique de l'AAC à température élevée peut
être déterminée à partir du Tableau C.1.

Tableau C.1 — Conductivité thermique de l'AAC () à température élevée


() en W/mK

ne
Masse volumique sèche moyenne de l'AAC
Température
kg/m3
°C

ai
300 400 500 600

20

oc
(Température 0,08 0,10 0,12 0,15
ambiante)
300 0,11 0,12 0,14 0,17

ar
600 0,18 0,19 0,20 0,20
900 0,27 0,28 0,28 0,28
NOTE

C.3.3 Acier
m
Des valeurs intermédiaires peuvent être obtenues par interpolation.
e
(1) La réduction de la limite caractéristique d'élasticité de l’acier d’armature, fyk, en fonction de la
rm

température  est prise en compte par le coefficient ks() selon la Formule C.2.

f yk    k s   f yk  20C  (C.2)
no

(2) Lorsque ks() est déterminé à partir de données documentées, il convient de le déduire d'essais
réalisés sous une contrainte constante et une température variable (essais transitoires).

(3) En l’absence d’informations plus précises, les valeurs de ks() données à la Figure C.3 peuvent
de

être utilisées pour les armatures.

 Pour les armatures tendues des éléments de plancher, des éléments de toiture et des poutres,
lorsque s,fi  2 %, les valeurs de ks() peuvent être prises de la Figure C.3, courbe 1 pour l’acier
et

laminé à chaud et courbe 2 pour l’acier profilé à froid.


oj

 Pour les armatures comprimées dans les poteaux et les zones comprimées des poutres et des dalles,
les valeurs de ks() pour une limite d'élasticité conventionnelle à 0,2 % peuvent être prises de la
Figure C.3, courbe 3. Cette réduction s’applique également aux armatures tendues, si s,fi  2 %,
Pr

lorsque la méthode de calcul simplifiée est utilisée.

138
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
Légende
X C
rm

Y ks()
Courbe 1 Armatures tendues (laminées à chaud), pour s,fi  2,0 %
Courbe 2 Armatures tendues (profilées à froid), pour s,fi  2,0 %
no

Courbe 3 Armatures comprimées et armatures tendues, pour s,fi  2,0 %

Figure C.3 — Facteur ks() applicable pour la diminution de la résistance caractéristique fyk des
armatures tendues ou comprimées
de

(4) La déformation thermique s() de l’acier d’armature à température élevée peut être déterminée
à partir des expressions suivantes, par référence à la longueur à 20 °C :
et

s() = – 2,416  10-4 + 1,2  10-5  + 0,4  10-8 2 pour 20 °C    750 °C

s() = 11  10-3 pour 750 °C    860 °C (C.3)


oj

s() = – 6,2  10-3 + 2  10-5  pour 860 °C    1200 °C


Pr

C.4 Méthodes de calcul du comportement au feu


C.4.1 Généralités

(1)P Les méthodes de calcul suivantes peuvent être utilisées :

a) dispositions constructives tirées de solutions consacrées par l'usage (valeurs tabulées), voir C.4.2 ;

b) méthodes de calcul simplifiées pour des éléments de type particulier, voir C.4.3.

139
EN 12602:2016 (F)

(2) Les revêtements de protection (voir Article C.5) peuvent être pris en compte lors de l'utilisation
des valeurs tabulées ou des méthodes de calcul.

C.4.2 Valeurs tabulées


C.4.2.1 Généralités

(1) Des valeurs tabulées, conformes aux paragraphes C.4.2.3 à C.4.2.5, peuvent être utilisées à la
place de méthodes plus précises de calcul du comportement au feu.

ne
Les tableaux sont valables pour l’exposition au feu normalisé (courbe température-temps normalisée)
définie en C.1.3.14.

ai
(2) Les tableaux ont été établis sur une base empirique, confirmée par le calcul, l’expérience et
l’évaluation théorique de résultats d’essais.

oc
(3) Sauf indication contraire, aucune vérification complémentaire n’est requise à température élevée,
à l’exception de la vérification de la résistance d’ancrage des armatures, qui doit être effectuée

ar
conformément à C.4.4.

C.4.2.2 Règles générales de dimensionnement

m
(1) Les exigences concernant l’étanchéité E et l’isolation I peuvent être considérées comme
satisfaites lorsque l’épaisseur minimale des murs ou des dalles satisfait aux valeurs des Tableaux C.2,
C.3 ou C.4 et que les jonctions sont conformes à l’Annexe CB informative. La résistance au feu des
e
structures équipées de connexions ou de traversées de murs ou de dalles doit être prise en compte
séparément.
rm

(2) Pour la fonction porteuse R, les exigences minimales relatives aux dimensions des sections et à la
protection des barres d’armature contre la chaleur (distance de l’axe a des armatures au parement) ont
été établies dans les tableaux de sorte que
no

Ed,fi/Rd,fi  1,0 (C.4)


de

Ed,fi est l'effet de calcul des actions en situation d’incendie ;

Rd,fi est la capacité portante de calcul (résistance) en situation d’incendie.


et

(3) Les valeurs tabulées sont fondées sur une température critique de l’acier cr = 600 C.
oj

(4) Les symboles utilisés dans les tableaux sont définis à la Figure C.4.
Pr

140
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
Figure C.4 — Sections transversales d’éléments en AAC montrant l’enrobage nominal c et la
distance nominale a de l’axe au parement

oc
C.4.2.3 Murs

C.4.2.3.1 Murs non porteurs (cloisons)

ar
(1) Il convient que l’épaisseur minimale du mur soit au moins égale aux valeurs du Tableau C.2 pour
la résistance au feu EI.

m
(2) Pour éviter une déformation thermique excessive et les pertes d’étanchéité entre murs, il
convient que le rapport de la hauteur libre du mur à son épaisseur (L/h) n'excède pas 40 pour les
éléments de mur verticaux.
e
Tableau C.2 — Épaisseur minimale des murs non porteurs en AAC de masse volumique sèche
rm

comprise entre 350 kg/m3 et 700 kg/m3


Épaisseur minimale du
Résistance au feu mur
normalisé
mm
no

EI 30 50
EI 60 50
EI 90 75
EI 120 75
de

EI 180 100
EI 240 150
EI 360 150

C.4.2.3.2 Murs porteurs


et

(1) Il convient que les dimensions minimales et les distances minimales de l’axe des armatures aux
oj

parements ne soient pas inférieures aux valeurs données aux Tableaux C.3a et C.3b pour les critères REI
ou R de résistance au feu.
Pr

(2) Pour éviter une déformation thermique excessive et les pertes d’étanchéité entre murs, il
convient que le rapport de la hauteur libre du mur à son épaisseur (L/h) n'excède pas 30 pour les
éléments de mur verticaux.

141
EN 12602:2016 (F)

Tableau C.3a — Épaisseur minimale des murs et distance minimale, amin, de l’axe des armatures
au parement. Murs porteurs en AAC avec fonction séparative (critère REI). Masse volumique
sèche comprise entre 350 kg/m3 et 700 kg/m3, avec ou sans armatures structurales
Éléments de murs sans armatures Éléments de murs avec armatures
Résistance structurales structurales
au feu Épaisseur minimale du mur Épaisseur minimale du mur/
normalisé distance minimale axe-parement amin
mm mm

ne
REI 30 100 100/10
REI 60 100 100/15
REI 90 100 125/20

ai
REI 120 100 150/25
REI 180 150 175/30
REI 240 200 200/35

oc
Tableau C.3b — Épaisseur minimale des murs et distance minimale, amin, de l’axe des armatures

ar
au parement. Murs porteurs en AAC sans fonction séparative (critère R). Masse volumique sèche
comprise entre 350 kg/m3 et 700 kg/m3, avec ou sans armatures structurales

Résistance
au feu
Éléments de murs sans armatures
structurales
Épaisseur minimale du mur
mÉléments de murs avec armatures
structurales
Épaisseur minimale du mur/
distance minimale axe-parement amin
normalisé
e
mm
mm
rm

R 30 100 100/10
R 60 100 125/15
R 90 125 150/20
no

R 120 150 175/25


R 180 175 200/30
R 240 200 250/35
de

C.4.2.4 Poutres

(1) Il convient que les dimensions minimales et les distances minimales de l’axe des armatures au
parement, données en fonction de la portée maximale, soient supérieures aux valeurs données au
Tableau C.4 pour la résistance au feu R lorsque les poutres sont dimensionnées comme des poutres sur
et

appuis simples.
oj

(2) Le tableau s’applique aux poutres pouvant être exposées au feu sur trois faces et non sur la face
supérieure.
Pr

142
EN 12602:2016 (F)

Tableau C.4 — Dimensions minimales (hauteur hmin et largeur bmin) en mm et distance minimale,
amin, en mm, de l’axe des armatures à la face inférieure et aux faces verticales des poutres en
AAC, en fonction de la portée maximale

Masse volumique minimale en kg/m3 450 550 650


Dimensions minimales en mm hmin bmin
amin
Portée maximale en m 2 4 6 2 4 6
R 30 150 200 250 100 200 200 20 20 20

ne
Résistance au feu R 60 175 200 300 100 200 250 30 25 20
R 90 200 250 300 200 250 300 50 40 30

ai
C.4.2.5 Éléments de plancher et éléments de toiture

oc
(1) Il convient que les dimensions minimales et les distances minimales de l’axe des armatures au
parement, données en fonction de la portée maximale, soient supérieures aux valeurs données au
Tableau C.5 pour la résistance au feu REI lorsque les éléments de plancher ou de toiture armés sont

ar
dimensionnés comme des dalles sur appuis simples, à un seul sens porteur.

m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

143
EN 12602:2016 (F)

Tableau C.5 — Épaisseur minimale hmin en mm et distance minimale, amin, en mm, de l’axe des
armatures au parement des éléments de plancher ou de toiture en AAC, en fonction de la portée
maximale

Masse volumique minimale 350 kg/m3


Portée maximale 3m 4,5 m 6m 7,5 m
Résistance au feu hmin amin hmin amin hmin amin hmin amin

REI 30 100 15 150 15 175 20 240 20

ne
REI 60 100 25 150 25 200 25 240 35
REI 90 150 45 150 45 200 45 240 45

ai
REI 120 175 50 175 55 200 55 240 55

Masse volumique minimale 450 kg/m3

oc
Portée maximale 3m 4,5 m 6m 7,5 m
Résistance au feu hmin amin hmin amin hmin amin hmin amin

ar
REI 30 100 15 150 15 175 15 240 20
REI 60 100 22 150 22 200 22 240 30
REI 90 150 35 150 35 250 35 240 35
REI 120 175 40 175 m
Masse volumique minimale 550 kg/m3
45 200 45 240 45
e
Portée maximale 3m 4,5 m 6m 7,5 m
rm

Résistance au feu hmin amin hmin amin hmin amin hmin amin

REI 30 100 15 150 15 175 15 240 15


REI 60 100 20 150 20 200 20 240 20
no

REI 90 150 30 150 30 200 30 240 30


REI 120 175 35 175 35 200 35 240 35

Masse volumique minimale 700 kg/m3


de

Portée maximale 3m 4,5 m 6m 7,5 m


Résistance au feu hmin amin hmin amin hmin amin hmin amin

REI 30 100 15 150 15 175 15 240 15


et

REI 60 100 20 150 20 200 20 240 20


REI 90 150 25 150 25 200 25 240 25
oj

REI 120 175 30 175 30 200 30 240 35


NOTE L'interpolation entre les valeurs des masses volumiques sèches est admise.
Pr

144
EN 12602:2016 (F)

C.4.3 Méthodes de dimensionnement simplifiées


C.4.3.1 Méthode de calcul de la résistance au feu R

C.4.3.1.1 Généralités

(1) Les méthodes de calcul décrites ci-après déterminent la valeur ultime de la résistance à
température élevée d’une structure présentant des propriétés de matériau réduites, définies sur la base

ne
du profil de température de la section droite.

(2) Les méthodes sont fondées sur l’hypothèse selon laquelle l'AAC exposé à une température
supérieure à 800 °C ne contribue pas à la fonction porteuse, tandis que l'AAC à une température

ai
inférieure peut être supposé conserver sa résistance à température normale. Une résistance réduite de
l’acier, selon la Formule (C.2), peut être utilisée pour le calcul de la résistance mécanique lorsque la

oc
température de l’acier est  500 C uniquement. L’acier à une température  500 °C n’est pas pris en
compte.

ar
(3) Les méthodes sont applicables aux structures exposées à un feu normalisé jusqu’à ce que la
température maximale des gaz soit atteinte.

indiqué en C.4.4. m
(4) Il convient de vérifier en outre que la résistance de l’ancrage des armatures est adéquate, comme

(5) Le coefficient de réduction  relatif à la prise en compte des effets à long terme sur la résistance
e
en compression de l'AAC (voir A.3.2) peut être supposé égal à 1,0 pour le calcul au feu.
rm

C.4.3.1.2 Distributions de température

(1) Les températures dans une structure en AAC exposée à un feu peuvent être déterminées par
essais ou par calculs. En l’absence d’informations plus précises de la part du fabricant, on peut utiliser
no

les profils types de température de l'AAC, basés sur l’exposition à un feu normalisé, qui sont présentés
dans l’Annexe CC.

(2) Les isothermes d’une section droite rectangulaire sont supposées parallèles aux faces, excepté
de

aux angles.

C.4.3.1.3 Méthode par zones, avec ou sans prise en compte des déformations

(1)P Dans le cas des éléments porteurs en AAC exposés à un feu, lorsque à la fois les propriétés de
et

résistance et de déformation ont une incidence sur la résistance, l’effet des déformations du second
ordre et des déformations d'origine thermique doit être pris en compte.
oj

(2) La déformation totale peut être supposée égale à :


Pr

   th      cr   sh   tr

th est la déformation thermique ;

 est la déformation instantanée sous contrainte ;

cr est la déformation de fluage ;

145
EN 12602:2016 (F)

sh est la déformation de retrait d'origine thermique ;

tr est la déformation transitoire.

NOTE 1 Pour les éléments en AAC, le fluage cr peut normalement être considéré comme négligeable, comparé
aux autres déformations d'origine thermique.

NOTE 2 La déformation transitoire est une déformation engendrée par les micro-fissures thermiques de l'AAC

ne
exposé au feu qui, en raison de la compression, diminue la dilatation thermique (voir la Formule (C.5)).

(3)P Lorsqu'on détermine la résistance des éléments en AAC exposés au feu en tenant compte des
déformations, les variations du module d’élasticité en fonction de la température doivent être prises en

ai
compte.

(4) La relation entre module d’élasticité et température peut être estimée à partir du Tableau CA.1

oc
dans l’Annexe CA.

(5) La déformation transitoire dépend du niveau de température et de la contrainte de compression,

ar
et peut être exprimée comme fonction de la déformation thermique. Il est à noter qu’elle agit en sens
opposé :

 tr  2,35

f cd20
 th m (C.5)
e
(6) La déformation due au retrait d'origine thermique de l’élément en AAC peut être exprimée
comme fonction de la déformation thermique. Il est à noter qu’elle agit en sens opposé :
rm

 M 0
 sh  0,5    th (C.6)
0
no

M est la température au point M ;


de

0 est la température de référence, prise égale à 20 °C.

(7) Une méthode de détermination de la résistance des éléments en AAC qui tient compte de la
déformation, appelée méthode par zones, est décrite dans les paragraphes suivants. Cette méthode est
et

applicable uniquement à la courbe température-temps normalisée.


oj

(8) La section transversale exposée au feu est divisée en un nombre (n  3) de zones parallèles
d'épaisseurs égales (éléments rectangulaires) pour lesquelles la température moyenne, la résistance
moyenne en compression correspondante fcd et le module d’élasticité de chaque zone sont évalués.
Pr

(9) La section droite endommagée par le feu est représentée par une section droite réduite en
ignorant la zone endommagée d’épaisseur az sur les faces exposées au feu, voir Figure C.5. Il est fait
référence à un mur équivalent, voir Figure C.5 (a) et (d). Le point M est un point arbitraire situé sur la
ligne médiane du mur équivalent, utilisé pour déterminer la résistance en compression réduite pour
l’ensemble de la section droite réduite. Lorsque deux faces opposées sont exposées au feu, la largeur
est supposée égale à 2w, voir Figure C.5 (a). Pour un mur de section rectangulaire dont une seule face
est exposée au feu, la largeur est supposée égale à w, voir Figure C.5 (c). Cela est représenté par un mur
d’une largeur égale à 2w, voir Figure C.5 (d).

146
EN 12602:2016 (F)

(10) Pour la partie inférieure et les extrémités des éléments rectangulaires exposés au feu, lorsque la
largeur est inférieure à la hauteur, la valeur de az est supposée égale aux valeurs calculées pour les
côtés, voir Figure C.5 (b), (e) et (f).

ne
ai
oc
a) mur b) extrémité de mur c) dalle

ar
m
e
rm

d) mur épais e) poteau f) poutre


no

Figure C.5 ― Réduction de la résistance et de la section droite pour les sections exposées au feu

(11) La zone endommagée, az, est estimée comme suit pour un mur équivalent exposé sur les deux
de

faces :

a) La demi-épaisseur du mur est divisée en n zones parallèles d'épaisseur égale, avec n  3, voir
Figure C.6.
et

b) La température est calculée à la mi-épaisseur de chaque zone.

c) Le facteur de réduction de la résistance en compression correspondant, kc( n), est déterminé, voir
oj

C.3.2.
Pr

147
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
Figure C.6 — Division d’un mur exposé des deux côtés au feu en zones, pour le calcul de la
réduction de la résistance et des valeurs az

oc
(12) Le facteur de réduction moyen pour une zone donnée, comprend un facteur (1 – 0,2/n) afin de
prendre en compte la variation de la température dans chaque zone ; il peut être calculé par :

ar
1  0,2/ n n
k c,m  1 k c  i  (C.7)
n
m
où kc( i) est le facteur de réduction de la résistance, voir C.3.2.
e
(13) La largeur de la zone endommagée pour des poutres, dalles ou des éléments soumis à un
cisaillement dans le plan peut être calculée par :
rm

 k 
az  w 1  c,m  (C.8)
 k c  M  
no

où kc(M) désigne le facteur de réduction de l'AAC au point M.

(14) Pour les poteaux, les murs et les autres constructions pour lesquels les effets du second ordre
de

doivent être pris en compte, az peut être calculé par :

  k 1,3 
 c,m 
az  w 1     (C.9)
  k c  M   
et

   

(15) Lorsque la section droite réduite est trouvée, on peut déterminer la résistance et les
oj

déformations, en supposant que la résistance moyenne et le module d’élasticité moyen de la section


sont les valeurs réduites au point M ; voir la Formule (C.10). Le calcul au feu suit la procédure de calcul
Pr

à froid de l’Annexe A.

f c,M  k c  M  f c20
(C.10)
E c,M  k E  M  E c20

où kE(M) est le facteur de réduction du module d’élasticité au point M et kc(M) le coefficient de


réduction de la résistance au point M.

148
EN 12602:2016 (F)

C.4.3.1.4 Méthode par zones simplifiée, sans prise en compte des déformations

(1) La présente méthode est applicable lorsque les propriétés de déformation n'interviennent pas
pour la vérification de la résistance. Seule la réduction de résistance à température élevée est prise en
compte.

(2) La procédure consiste tout d’abord à déterminer la résistance des armatures à température
élevée. Les propriétés de résistance de l'AAC à température normale peuvent être utilisées lors du
calcul, lorsque la section droite d'AAC est réduite à partir des surfaces exposées au feu conformément

ne
au Tableau C.6. La résistance ultime de la structure en situation d’incendie est calculée conformément à
l’Annexe A, pour la section réduite, en utilisant les propriétés de résistance des armatures à
température élevée et les propriétés de résistance de l'AAC à température normale.

ai
(3) La résistance des armatures à température élevée est déterminée à partir de la Figure C.3 lorsque
la température critique de l’acier d’armature est connue. La température critique de l’acier d’armature

oc
peut être déterminée à partir du profil de température, sur la base du temps requis de résistance au feu
et de la distance nominale de l’axe de la barre d’armature au parement.

ar
Tableau C.6 — Réduction des dimensions de la section d’AAC à partir des faces exposées au feu
Réduction des dimensions de la section d'AAC

Classe de résistance au feu


min
m mm

Masse volumique sèche de l'AAC


e
 300 kg/m3  400 kg/m3  500 kg/m3  600 kg/m3

R30 0 0 0 0
rm

R60 10 10 5 5
R90 15 15 10 10
R120 25 20 15 10
no

R180 40 30 25 20

C.4.3.2 Vérification du critère E de la résistance au feu

(1) Pour une classe de résistance au feu spécifiée, l’étanchéité E peut être considérée comme
de

satisfaisante lorsque les détails des jonctions et l’épaisseur minimale des éléments de mur, de plancher
ou de toiture sont conformes à l’Annexe CB informative.

C.4.3.3 Vérification du critère I de la résistance au feu


et

(1) Pour une classe de résistance au feu spécifiée, l’isolation I peut être considérée comme
satisfaisante lorsqu’il est vérifié, sur la base du profil de température, que l’augmentation de
oj

température moyenne sur la face non exposée est limitée à 140 K au-dessus de la température initiale
moyenne, avec une augmentation de température maximale limitée en tous les points à 180 K au-dessus
Pr

de la température initiale moyenne.

C.4.4 Ancrage

(1) La résistance d’ancrage des armatures peut être calculée selon A.10 en utilisant les propriétés
réduites du matériau en fonction de la température. L’adhérence le long des barres longitudinales doit
être négligée, sauf si cette propriété à la température élevée correspondante est déclarée par le
fabricant.

149
EN 12602:2016 (F)

C.5 Revêtement de protection


(1)P La résistance au feu requise peut également être obtenue par l’application d'un revêtement de
protection.

(2) Il convient d’évaluer les propriétés et les performances du matériau de protection par des essais.

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

150
EN 12602:2016 (F)

Annexe CA
(normative)

Module d’élasticité et déformation maximale de l'AAC et de l’acier


d’armature aux températures élevées
(1) Le module d’élasticité Ec() et la déformation c1() en compression de l'AAC à la contrainte

ne
maximale (voir Figure CA.1) peuvent être déterminés à partir du Tableau CA.1.

Tableau CA.1 ― Valeurs des paramètres de la relation contrainte-déformation de l'AAC en


compression aux températures élevées

ai
Température de l'AAC Ec()/Ec(20 C) c1()

oc
°C ‰

20 1,0 3,5
150 0,80 4,0

ar
250 0,60 6,0
350 0,48 10
450 0,33 15
550
650
750
m
0,22
0,10
0,07
20
35
50
e
rm
no
de
et
oj

Figure CA.1 — Relation contrainte-déformation de l'AAC en compression aux températures


élevées
Pr

(2) Le module d’élasticité Es() et la déformation s2() de l’acier d’armature à la contrainte


maximale (voir Figure CA.2) peuvent être déterminés à partir du Tableau CA.2.

151
EN 12602:2016 (F)

Tableau CA.2 ― Valeurs des paramètres de la relation contrainte-déformation de l’acier


d’armature aux températures élevées
a) Acier laminé à chaud (par exemple classe B ou C selon l’EN 1992-1-1)
Température de l’acier Es()/Es(20 C) s2()
°C %

20 1,0 1
100 1,0 15

ne
200 0,90 15
300 0,80 15
400 0,70 15

ai
500 0,60 15
600 0,31 15

oc
700 0,13 15

b) Acier profilé à froid (par exemple classe A selon l’EN 1992-1-1)


Température de l’acier Es()/Es(20 C) s2()

ar
°C %

20 1,0 1
100
200
300
400
1,0
0,87
0,72
0,56
m 5
5
5
5
e
500 0,40 5
rm

600 0,24 5
700 0,08 5
no
de
et
oj
Pr

Figure CA.2 — Relation contrainte-déformation de l’acier d’armature aux températures élevées

152
EN 12602:2016 (F)

Annexe CB
(informative)

Jonctions entre les éléments en AAC satisfaisant à la résistance au feu E


CB.1 Éléments de plancher et éléments de toiture assemblés à jonctions secs

ne
(1) Lorsqu'on utilise des éléments assemblés à sec de manière jointive (espace maximal de vide
 2 mm) - voir la Figure CB.1, par exemple - et que leur épaisseur respecte l’exigence d’épaisseur
minimale du Tableau C.6 ou correspond à l’épaisseur calculée sur la base de C.4.3.1.3 pour la période de
résistance au feu normalisé considérée, l’étanchéité E peut être considérée comme satisfaite jusqu’à

ai
E60, à la condition que le mouvement de l’air au travers du joint soit rendu impossible, par exemple au
moyen d’un revêtement.

oc
(2) Lorsque la structure comprend une chape minérale d’une épaisseur  5 mm empêchant la libre
circulation de l’air, l’étanchéité E peut être considérée comme satisfaite jusqu’à E120.

ar
m
e
Légende
rm

1 Chape

Figure CB.1 — Exemple de joint sec dans un ouvrage constitué d’éléments de plancher ou de
no

toiture avec revêtement (chape par exemple) empêchant les mouvements d’air à travers le joint

CB.2 Éléments de plancher et éléments de toiture à jonctions hourdés


de

(1) Lorsque les éléments sont assemblés à jonctions hourdés (voir par exemple la Figure CB.2) et que
leur épaisseur respecte l’exigence d’épaisseur minimale du Tableau C.6 ou correspond à l’épaisseur
calculée sur la base de C.4.3.1.3 pour la période de résistance au feu normalisé considérée, l’étanchéité E
peut être considérée comme satisfaite jusqu’à E120.
et
oj
Pr

Figure CB.2 — Exemples de jonctions hourdés dans un ouvrage constitué d’éléments de plancher
ou de toiture

153
EN 12602:2016 (F)

CB.3 Éléments de mur (verticaux ou horizontaux) assemblés à jonctions secs


Lorsque les éléments sont assemblés à jonctions secs, avec deux bandes d’étanchéité (voir la
Figure CB.3, par exemple) et que leur épaisseur respecte l’exigence d’épaisseur minimale du Tableau C.2
pour la période correspondante de résistance au feu normalisé, l’étanchéité E peut être considérée
comme satisfaite jusqu’à E360.

ne
ai
oc
ar
Légende
m
e
1 Bande d’étanchéité
rm

2 Structure porteuse

Figure CB.3 — Exemples de jonctions secs à deux bandes d’étanchéité dans un ouvrage constitué
d’éléments de mur horizontaux
no

CB.4 Éléments de mur (verticaux ou horizontaux) à jonctions collés


Lorsque les éléments sont collés (jonctions minces de mortier - voir la Figure CB.4, par exemple - ou
de

mortier dans des jonctions à rainure) et que leur épaisseur respecte l’exigence d’épaisseur minimale du
Tableau C.2 pour la période correspondante de résistance au feu normalisé, l’étanchéité E peut être
considérée comme satisfaite jusqu’à E240 pour les éléments de mur verticaux et jusqu’à E360 pour les
éléments de mur horizontaux.
et
oj
Pr

154
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm

Légende
no

1 Structure porteuse
2 Joint mince de mortier

Figure CB.4 — Exemples de jonctions minces de mortier dans des ouvrages constitués
de

d’éléments de mur verticaux ou horizontaux


et
oj
Pr

155
EN 12602:2016 (F)

Annexe CC
(normative)

Profils de température des éléments de mur, éléments de plancher,


éléments de toiture et poutres en AAC
CC.1 Base des profils de température

ne
(1) Les profils de température ont été déterminés par le calcul. Ils ont été vérifiés par des essais
réalisés dans différents pays. Les calculs sont basés sur les hypothèses indiquées en CC.4.

ai
CC.2 Profils de température des éléments de mur, de plancher et de toiture en
AAC

oc
(1) Les profils type de température des éléments de mur, de plancher et de toiture présentant un
taux d’humidité rapporté à la masse  2 % sont illustrés aux Figures CC.1 à CC.4 pour les différentes

ar
masses volumiques de l'AAC. Les courbes sont valables pour des durées de résistance au feu jusqu’à
120 min et sont basées sur un feu normalisé appliqué sur une seule face. Les profils de température
pour un point à l'intérieur de l'élément sont calculés pour une épaisseur d'élément de 250 mm, mais ils
s'appliquent également à d’autres épaisseurs.
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

Légende
a distance à partir de la surface exposée
t temps en minutes
T température en °C
NOTE Courbe température-temps normalisée (voir C.1.3.14)

Figure CC.1 ― Profils de température des éléments de mur, de plancher et de toiture en AAC
présentant une masse volumique sèche de 300 kg/m3

156
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Légende
a distance à partir de la surface exposée
m
e
t temps en minutes
T température en °C
rm

NOTE Courbe température-temps normalisée (voir C.1.3.14)

Figure CC.2 ― Profils de température des éléments de mur, de plancher et de toiture en AAC
no

présentant une masse volumique sèche de 400 kg/m3


de
et
oj
Pr

157
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Légende
a distance à partir de la surface exposée
m
e
t temps en minutes
T température en °C
rm

NOTE Courbe température-temps normalisée (voir C.1.3.14)

Figure CC.3 ― Profils de température des éléments de mur, de plancher et de toiture en AAC
présentant une masse volumique sèche de 500 kg/m3
no
de
et
oj
Pr

158
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Légende
a distance à partir de la surface exposée
m
e
t temps en minutes
T température en °C
rm

NOTE Courbe température-temps normalisée (voir C.1.3.14)

Figure CC.4 ― Profils de température des éléments de mur, de plancher et de toiture en AAC
présentant une masse volumique sèche de 600 kg/m3
no

(2) La Figure CC.5 donne les profils de température de la face non exposée d'un élément pour la
détermination de la classification au feu - critère I, pour des masses volumiques sèches comprises entre
300 kg/m³ et 600 kg/m³.
de

CC.3 Profils de température des poutres en AAC


(1) La Figure CC.5 donne les profils de température dans la section droite des poutres compte tenu
et

de la symétrie.

(2) Les profils types de température de poutres en AAC présentant un taux d’humidité rapporté à la
oj

masse  2 % sont illustrés aux Figures CC.6 à CC.13 pour les différentes masses volumiques de l'AAC.

Les courbes sont données pour des durées de résistance au feu de 30 min, 60 min et 90 min et sont
Pr

basées sur une exposition à un feu normalisé sur trois faces. Les profils de température sont calculés
pour des poutres d’une largeur de 150 mm et d’une hauteur de 200 mm ainsi que pour des poutres
d’une largeur de 300 mm et d’une hauteur de 400 mm. Une interpolation linéaire ainsi qu’une
extrapolation sont admises pour les poutres présentant d’autres dimensions.

159
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Légende

t
T
temps en minutes
température en °C
m
e
Figure CC.5 — Profils de température de la face non exposée d'un élément pour la détermination
rm

des critères de classification au feu, pour une masse volumique sèche de 300 et de 600 kg/m3
no
de
et
oj
Pr

160
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Légende
1
2
faces exposées à un feu normalisé
profils de température en °C m
Figure CC.6 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 150 mm × 200 mm)
e
présentant une masse volumique sèche de 300 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
normalisé
rm
no
de
et
oj
Pr

161
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm

Légende
a), b), c) durée de résistance au feu
no

Figure CC.7 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 150 mm × 200 mm)


présentant une masse volumique sèche de 400 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
normalisé
de
et
oj
Pr

162
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
Légende
rm

a), b), c) durée de résistance au feu

Figure CC.8 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 150 mm × 200 mm)


présentant une masse volumique sèche de 500 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
no

normalisé
de
et
oj
Pr

163
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
Légende
rm

a), b), c) durée de résistance au feu

Figure CC.9 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 150 mm × 200 mm)


no

présentant une masse volumique sèche de 600 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
normalisé
de
et
oj
Pr

164
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
Légende
rm

a), b), c) durée de résistance au feu

Figure CC.10 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 300 mm × 400 mm)


présentant une masse volumique sèche de 300 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
no

normalisé
de
et
oj
Pr

165
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

Légende
a), b), c) durée de résistance au feu

Figure CC.11 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 300 mm × 400 mm)


présentant une masse volumique sèche de 400 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
normalisé

166
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

Légende
a), b), c) durée de résistance au feu

Figure CC.12 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 300 mm × 400 mm)


présentant une masse volumique sèche de 500 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
normalisé

167
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

Légende
a), b), c) durée de résistance au feu

Figure CC.13 ― Profils de température en °C de poutres en AAC (b × h = 300 mm × 400 mm)


présentant une masse volumique sèche de 600 kg/m3, dont trois faces sont exposées à un feu
normalisé

168
EN 12602:2016 (F)

CC.4 Hypothèses de calcul


Les calculs sont fondés sur les hypothèses suivantes :

a) coefficient de transfert thermique : face exposée au feu 25 W/m2K;


face non exposée au feu 9 W/m2K

b) émissivité du feu f = 1,0 [7]

ne
de la surface m = 0,7 [8]

c) taux d’humidité rapporté à la masse : 2%

ai
d) courbe température-temps normalisée [7]

oc
e) conductivité thermique en W/mK.

Tableau CC.1

ar
Température Masse volumique en kg/m3
en °C 300 400 500 600 700

20
300
0,085
0,110
0,100
0,124
m 0,120
0,142
0,140
0,156
0,160
0,176
e
600 0,181 0,182 0,186 0,201 0,221
 900 0,268 0,267 0,269 0,275 0,295
rm

f) masse volumique  ;
no

 T     20 C   const.

g) chaleur spécifique cp en J/kgK relative à un taux d’humidité rapporté à la masse de 2 % ;


de

Tableau CC.2

Température Masse volumique en kg/m3


en °C 300 400 500 600 700
et

0 1 084 1 092 1 100 1 101 1 102


99,9 1 084 1 092 1 100 1 101 1 102
oj

100,1 1 882 1 890 1 898 1 899 1 900


200 1 022 1 030 1 038 1 039 1 040
Pr

1 200 1 022 1 030 1 038 1 039 1 040

h) programme de calcul :

Programme aux éléments finis : FIRES-T [10] ;

i) fonction corrective :

169
EN 12602:2016 (F)

Les températures calculées avec FIRES-T ont été modifiées au moyen d’une fonction corrective
conformément au [11].

ne
ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

170
EN 12602:2016 (F)

Annexe CD
(normative)

Résistance au feu (valeurs tabulées) pour les murs avec impact mécanique

ne
(1) Il convient que les dimensions minimales et les distances minimales de l’axe des armatures au
parement ne soient pas inférieures aux valeurs données au Tableau CD.1 pour les résistances au feu
REI-M et EI-M. Le Tableau CD.1 est valable à la condition que les exigences relatives à la quantité
minimale d’armatures des éléments du Tableau CD.2 soient satisfaites.

ai
(2) Afin d’éviter une déformation thermique excessive et par conséquent une rupture de l’étanchéité

oc
entre murs, il convient que le rapport de la hauteur libre du mur à son épaisseur (L/h) ne dépasse
pas 40 pour les éléments de murs non porteurs verticaux et 30 pour les éléments de murs porteurs
verticaux.

ar
Tableau CD.1 — Épaisseur minimale et distance minimale amin de l'axe des armatures au
parement. Murs en AAC appuyés au moins à deux extrémités opposées, avec ou sans armatures
structurales. Masse volumique sèche de l'AAC comprise entre 450 kg/m3 et 700 kg/m3. Critères

Résistance au
feu normalisé
m
de résistance au feu REI-M et EI-M
Épaisseur minimale du mur/
distance minimale amin de l’axe des armatures au parement
e
mm/mm
rm

Masse volumique sèche 450 kg/m3 Masse volumique sèche 550 kg/m3

REI-M 30 200/30 200/20


REI-M 60 200/30 200/20
no

REI-M 90 200/40 200/30


REI-M 120 250/40 250/30
REI-M 180 300/60 300/50
de

EI-M 30 200/30 175/20


EI-M 60 200/30 175/20
EI-M 90 200/30 175/20
EI-M 120 240/30 240/30
EI-M 180 240/30 240/30
et
oj
Pr

171
EN 12602:2016 (F)

Tableau CD.2 — Section minimale d’armatures pour les éléments en AAC utilisés dans les murs
avec impact mécanique

Section minimale d’armatures tendues a


en fonction de l’épaisseur h et de la longueur L de l’élément en AAC
Longueur L d  175 mm d  200 mm d  225 mm
mm mm2/m mm2/m mm2/m

ne
 4 000  102  102  102
4 000 – 5 000  131  112  102
5 000 – 6 000  190  162  146

ai
6 000 – 7 000  258  220  195
7 000 – 7 600 -  252  222

oc
7 600 – 8 000 -  265  245
a Armatures tendues pour l’action mécanique (M).

ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

172
EN 12602:2016 (F)

Annexe D
(informative)

Valeurs recomma ndées des coefficients partiels de sécurité

NOTE Les coefficients partiels de sécurité et le niveau de fiabilité sont déterminés conformément aux

ne
réglementations nationales (voir le Document d’Application Nationale). Il est recommandé d’utiliser les valeurs
suivantes.

D.1 Généralités

ai
Les valeurs des paramètres de sécurité sont déterminées conformément aux réglementations

oc
nationales (voir document d’application). En l’absence de principe national d’évaluation de la sécurité, il
est recommandé d’utiliser les systèmes et classes décrits en D.2 et D.3.

ar
NOTE Le niveau de sécurité des paramètres des matériaux est défini de façon à obtenir un niveau de fiabilité
 = 4,7. Il est possible d’utiliser les coefficients de sécurité pour les charges tels que spécifiés dans l’EN 1990-1 afin
d’obtenir ce niveau de fiabilité.

D.2 États limites ultimes (ELU) m


 s , C pour l'évaluation par le calcul
e
(1) Le coefficient partiel de sécurité est  M  
 comp pour l'évaluation assistée par l'expérimentation
rm

Le coefficient partiel de sécurité pour le matériau peut être défini comme suit :

 M  k 1  k 2  k  3 (D.1)
no

k1 prend en compte le type de rupture ;


de

Tableau D.1 — Paramètre de sécurité relatif au type de rupture


Type de rupture Ductile Fragile
et

k1 1,00 1,20

k2 prend en compte la précision du paramètre du matériau dans la construction, déterminé sur la
oj

base du paramètre du matériau contrôlé. Ainsi, par exemple, les essais en vraie grandeur
donnent une “ bonne ” précision tandis que les propriétés déduites des essais à échelle réduite
Pr

par comparaison avec la construction réelle présentent un niveau “ normal ” du coefficient de


sécurité.

Tableau D.2 — Paramètre de sécurité relatif à la précision liée à la détermination du paramètre


du matériau
Précision du paramètre du matériau Bonne Normale

k2 1,00 1,10

173
EN 12602:2016 (F)

k3 prend en compte la variabilité de la propriété ;

k 3  e 
3,04VR 1,64Vf 
(D.2)

2
 VG2  V f2 est le coefficient de variation cumulé de la propriété ;

ne
VR  V m

Vm est le coefficient de variation relatif à l’incertitude de modèle de la résistance de l’élément ;

ai
VG est le coefficient de variation relatif à la géométrie ;

oc
Vf est le coefficient de variation relatif à la résistance du matériau ;

(2) La variabilité peut être déterminée dans chaque cas par le fabricant.

ar
Dans le Tableau D.3, le coefficient de variation relatif à la géométrie est pris égal à VG = 0,02, ce qui
correspond aux tolérances spécifiées dans la présente Norme européenne. Le coefficient de variation
m
Vm vaut 0,05 pour l’acier et 0,10 pour l'AAC dans le cas du dimensionnement par le calcul. Dans le cas
du dimensionnement assisté par l'expérimentation, Vmvaut 0,05 pour une application directe des essais.
Pour une application étendue, Vm vaut 0,10 (voir la définition en B.1).
e
Le coefficient de variation Vf vaut 0,05 pour l’acier à 0,10 pour l'AAC dans le cas du dimensionnement
rm

par le calcul. Dans le cas du dimensionnement assisté par l'expérimentation, Vf vaut 0,05 pour les
éléments comportant des armatures structurales et 0,10 pour les éléments dépourvus d'armatures
structurales.
no

Tableau D.3 — Paramètres de sécurité relatifs à la variabilité

VG (géométrie) 0,02 0,02 0,02 0,02


de

Vm (modèle) 0,05 0,05 0,10 0,10

Vf (matériau) 0,05 0,10 0,05 0,10

k3 1,15 1,20 1,30 1,31


et
oj
Pr

174
EN 12602:2016 (F)

Tableau D.4 — Coefficients partiels de sécurité


Dimensionnement par le calcul Dimensionnement assisté par
l'expérimentation comp
Coefficient partiel de sécurité M
s c Application Application
directe a étendue a
Éléments avec Acier d’armature 1,15 - - -
armatures s (1,0  1,0  1,15)

ne
structurales b
Éléments avec Rupture ductile - 1,44 1,15 1,30
armatures en flexionc (1,0  1,1  1,31) (1,0  1,0  1,15) (1,0  1,0  1,30)
structurales b

ai
c/comp
Éléments avec Rupture fragile - 1,73 1,38 1,56

oc
armatures c/comp (1,2  1,1  1,31) (1,2  1,0  1,15) (1,2  1,0  1,30)
structurales b
Éléments sans Rupture fragile - 1,73 1,44 1,57
armatures

ar
c/comp (1,2  1,1  1,31) (1,2  1,0  1,2) (1,2  1,0  1,31)
structurales b
a L'application directe et l'application étendue sont définies à l’Annexe B, Article B.1.
b
c
m
Éléments avec armatures structurales / sans armatures structurales : voir 3.1.3.
L'AAC est ductile lorsqu'il agit avec ses armatures structurales, par exemple dans la rupture en flexion.
e
D.3 États limites de service (ELS)
rm

Pour les ELS, il convient de prendre M = c = s = 1,0 dans le cas du dimensionnement par le calcul et
M = comp = 1,0 dans le cas du dimensionnement assisté par l'expérimentation.
no
de
et
oj
Pr

175
EN 12602:2016 (F)

Annexe E
(informative)

Recommandations pour la prise en compte de la précontrainte dans le


calcul des éléments préfabriqués armés en AAC

ne
E.1 Calcul des déformations initiales à partir des résultats d’essai
E.1.1 Généralités

ai
La valeur de la déformation relative initiale (ε0) indiquée à la Figure E.1 ne dépend pas des

oc
caractéristiques de la section et peut donc être utilisée dans le calcul. Elle est définie comme la
différence de longueur entre l'AAC et l’acier d’armature lorsque les déplacements relatifs ne sont pas
empêchés. Cette valeur peut être considérée comme une propriété qui dépend des matières premières,
du type de revêtement anticorrosion et du procédé d’autoclavage.

ar
La méthode de calcul de la déformation initiale décrite dans la présente annexe est valable uniquement
pour les éléments pour lesquels les forces de traction dans l’armature sont développées par adhérence
m
ou par les barres transversales et dont la longueur de transmission est inférieure à 15 % de la longueur
de l’élément à chaque extrémité.
e
L’effet d’une déformation initiale (ε0) sur une section droite donnée est analysé comme indiqué à la
Figure E.1.
rm
no
de
et
oj
Pr

176
EN 12602:2016 (F)

ne
ai
oc
ar
Légende
m
e
1 centre de gravité de la section droite armée
rm

2 centre de gravité des armatures

Phase I : Les déplacements relatifs sont libres et les contraintes sont nulles.
Phase II : La déformation relative initiale (0) est neutralisée par une force extérieure (Ftot) affectant
no

uniquement les armatures.


Phase III : L’interaction entre l'AAC et les armatures est établie et la force extérieure (Ftot) est reprise
par toute la section droite. Le total des forces extérieures est à présent nul.
de

Figure E.1 — Analyse de la précontrainte en faisant l'hypothèse de l'application d'une force


extérieure

E.1.2 Symboles
et

Une partie des symboles est donnée à la Figure E.1.

As1 est l’aire de la section des armatures inférieures (traction) ;


oj

As2 est l’aire de section des armatures supérieures (traction) ;


Pr

Ecm est le module d’élasticité moyen de l'AAC (voir 4.2.7) ;

Ecm,t est le module d’élasticité de l'AAC réduit par le fluage avant mesurage de la contrainte de
l’acier ;

Ecm,t = Ecm/(1 + φ0)

177
EN 12602:2016 (F)

Le coefficient de fluage  0 peut être calculé au moyen de l’équation 0 = 1 t0,2 où t est la durée en jours
entre la fabrication et le mesurage. En l’absence de données plus précises, la valeur de 1 peut être prise
égale à 0,1 lorsque t est inférieur à 60 j.

Es est le module d'élasticité de l'acier d’armature (200 000 MPa) ;

n = Es/Ecm,t lorsque ε0 est calculé à partir des mesurages au niveau de l’acier ou de la contre-flèche
initiale (voir E.1.4) ;

ne
fs0m est la contrainte moyenne de l’acier mesurée dans l’élément en AAC conformément à l’EN 1738
(correspond à la valeur de déformation εs de la Figure E.1) ;

ai
a0 est la contre-flèche initiale de l’élément en AAC mesurée conformément à l’EN 1738 ;

oc
L est la longueur de l’élément en AAC dont on a mesuré la contre-flèche initiale.

E.1.3 Caractéristiques de la section droite des éléments en AAC

ar
Le moment d’inertie (I) vaut

 
I  bh3 /12  n As1 s 1 2  As2s 22  At e 2 m (E.1)


e
rm

At = b h + n (As1 + As2) (E.2)

e = n (As1 s1 - As2 s2) / At (E.3)


no

Le module d’inertie de la membrure inférieure W1 et le module de la membrure supérieure W2 valent :

W1 = I / (h / 2 - e) et W2 = I / (h / 2 + e) (E.4)
de

La distance es entre le centre de gravité des armatures et la section droite armée est :

es = {[As1 (h / 2 + sl) + As2 (h / 2 – s2)] / (As1 + As2)} – e – h / 2 (E.5)

E.1.4 Calcul de la déformation relative initiale 0 à partir du mesurage de l’acier


et

La force extérieure Ftot est donnée par la Formule (E.6).


oj

Ftot = 0 (As1 +As2) Es (E.6)


Pr

Les déformations de compression des fibres extrêmes inférieure et supérieure de l'AAC valent :

1 = Ftot(1 / At + es / W1) / Ecm,t (E.7)

2 = Ftot(1 / At  es / W2) / Ecm,t (E.8)

178
EN 12602:2016 (F)

La déformation de traction de l’acier vaut :

st = 0  c (E.9)

c = 1  (1  2)  (h/2  s1)/h (E.10)

ne
La déformation initiale mesurée (0) peut à présent être calculée par résolution de la Formule (E.11) :

fs0m = st Es = (0  c) Es (E.11)

ai
E.2 Analyse de la section droite de l’élément en AAC à l’ELS lorsque la
précontrainte est prise en compte

oc
Les symboles et les caractéristiques des sections transversales utilisés sont conformes aux
paragraphes E.1.2 et E.1.3.

ar
La perte de précontrainte due au fluage est prise en compte en utilisant le module d’élasticité à long
terme de l'AAC.

E cm,  E cm / 1    m (E.12)
e
où  est la valeur finale du coefficient de fluage, supposée égale à 1,0, sauf déclaration contraire par le
fabricant. Ainsi n = E cm, /Es est utilisé pour le calcul des valeurs des déformations relatives de la
rm

section droite de l’élément en AAC.

L’effet du retrait est pris en compte en utilisant la valeur de calcul de la déformation initiale, 0d, qui
no

peut être déterminée comme suit :

 0d   0m   0 (E.13)


de

0m est la déformation initiale moyenne à court terme déclarée conformément à 4.1.1 ;

 0 est la valeur finale du retrait de séchage de l’élément comme indiqué en 5.2.3, Tableau 9.
et

Lorsque les propriétés du revêtement anticorrosion sont telles qu’un glissement s’opère entre
oj

l’armature et l'AAC, il convient de déterminer la perte de précontrainte due à ce glissement et de la


prendre en compte.
Pr

La force de précontrainte résultante, Fp, est donnée par la Formule (E.14) :

Fp = 0d (As1 + As2) Es (E.14)

La position de Fp est identique à celle de Ftot à la Figure E.1.

Les contraintes en fibres extrêmes de l'AAC, 1 et 2, sont calculées comme suit :

179
EN 12602:2016 (F)

 1  Fp / At  Fpe s / W1 (E.15)

 2  Fp / At  Fpe s / W2 (E.16)

(compression négative, traction positive).

E.3 Efforts de fendage dus à la précontrainte

ne
Les fissures aux abouts peuvent être dues aux efforts de fendage provoqués par une précontrainte
élevée. Il n’y a normalement aucun risque de fissuration lorsque la condition suivante est satisfaite :

 

ai
 
E s h1  1 1  8  1  0 / f ct,flk c  1,5 (E.17)

oc

Es est le module d'élasticité de l'acier (200 000 MPa) ;

ar
h1 est la hauteur totale de la section droite ;

1 est le pourcentage d’armatures ;

0 est la déformation initiale à court terme ;


m
e
fct,flkest la résistance caractéristique en traction par flexion de l'AAC ;
rm

c est la longueur effective de la zone sur laquelle les contraintes de fendage sont supposées agir,
comptée à partir de l'about ; normalement prise égale à 75 mm.
no

E.4 Méthodes destinées à éviter les fissures aux abouts du fait de la


précontrainte
Dans les éléments pour lesquels la précontrainte pourrait entraîner des fissures aux abouts, des
de

armatures transversales peuvent être prévues afin de résister aux efforts de fendage. Différents types
d’assemblages entre les deux treillis d’armature placés aux abouts peuvent être utilisés, en fonction de
l'intensité de l'effort de fendage. L'intensité peut être calculée en utilisant des méthodes reconnues.
et
oj
Pr

180
EN 12602:2016 (F)

Annexe F
(informative)

Méthodes statistiques pour le contrôle qualité

(1) Les lignes directrices suivantes peuvent être utilisées pour établir une base statistique pour le

ne
contrôle qualité des valeurs caractéristiques telles que définies en 4.2.3.

NOTE Les expressions présentées ici, qui utilisent la procédure bayésienne avec distribution « a priori » non

ai
informative, permettent d’obtenir des résultats quasiment identiques à ceux des statistiques classiques, avec un
niveau de confiance égal à 0,75.

oc
(2) La conformité peut être démontrée en déterminant la valeur moyenne des résultats d’essai et en
les comparant à la valeur déclarée. La règle d’acceptation est donnée par :

mx  X gi / X 0i  k n  s x (F.1)

ar

X0i m
est la valeur moyenne prévue de la propriété examinée (résistance du matériau,
capacité portante, etc.), établie par le fabricant sur la base d’essais initiaux de type et
de l’expérience. Dans le cas d’une application étendue, X0i peut être une fonction
e
déterminée sur la base d’un modèle couvrant la gamme de produits ;
rm

Xgi est la valeur déclarée de l’éprouvette soumise à l'essai ; voir la Formule (F.2) ;

kn est le paramètre de contrôle, dont les valeurs sont indiquées dans le Tableau F.1 ;
no

1
mx 
n  xi est la valeur moyenne de x i pour les n éprouvettes soumises à essai ;
de

Xi
xi  est la variable aléatoire à l’étude ;
X 0i

Xi est le résultat d’essai réellement mesuré.


et

La valeur déclarée Xgi est déterminée sur la base d’une valeur prévue X0i par :
oj

X gi  x k X 0i (F.2)
Pr

x k  m x 1  k sV x  est la valeur caractéristique de x i pour les n éprouvettes soumises à l'essai.

Lorsque le coefficient de variation Vx est connu, par exemple grâce à l’évaluation d’essais précédents
dans une situation comparable, le coefficient ks est déterminé au moyen du Tableau F.2 « variabilité
connue ».

181
EN 12602:2016 (F)

Lorsque le coefficient de variation est inconnu, il doit être estimé à partir des échantillons.

1 2
sx 
n 1   x i  mx  est l’écart-type ; (F.3)

sx
Vx  est le coefficient de variation ; (F.4)
mx

ne
ks est alors pris du Tableau F.2 « variabilité inconnue ».

Tableau F.1 — Coefficient de contrôle kn en fonction du nombre n d'échantillons, pour le fractile


5 % (p = 0,95) et un niveau de confiance  d’environ 0,75 (en utilisant les procédures

ai
bayésiennes avec distribution « a priori »), en supposant que le niveau de sécurité (Annexe D)
est basé sur un coefficient de variation global VR = 0,10

oc
kn pour une variabilité connue
Vx n=3 4 5 6 8 10 20 30 

ar
0,025 0,89 0,83 0,80 0,77 0,74 0,72 0,68 0,67 0,64
0,05 1,39 1,33 1,30 1,27 1,24 1,22 1,18 1,17 1,14
0,075 1,56 1,50 1,47 1,44 1,41 1,39 1,35 1,34 1,31
0,10
0,15
0,20
1,64
1,72
1,77
1,58
1,66
1,71
1,55
1,63
1,68
1,52
1,60
1,65
m
1,49
1,57
1,62
1,47
1,55
1,60
1,43
1,51
1,56
1,42
1,50
1,55
1,39
1,47
1,52
e
0,25 1,79 1,73 1,70 1,67 1,64 1,62 1,58 1,57 1,54
kn pour une variabilité inconnue
rm

Vx n=3 4 5 6 8 10 20 30 
0,025 2,37 1,63 1,33 1,18 1,00 0,92 0,76 0,73 0,64
no

0,05 2,87 2,13 2,83 1,68 1,50 1,42 1,26 1,23 1,14
0,075 3,04 2,30 2,00 1,85 1,67 1,59 1,43 1,40 1,31
0,10 3,12 2,38 2,08 1,93 1,75 1,67 1,51 1,48 1,39
0,15 3,20 2,46 2,16 2,01 1,83 1,75 1,59 1,56 1,47
de

0,20 3,25 2,51 2,21 2,06 1,88 1,80 1,64 1,61 1,52
0,25 3,27 2,53 2,23 2,08 1,90 1,82 1,66 1,63 1,54

Tableau F.2 — Coefficient ks en fonction du nombre n d'échantillons, pour le fractile 5 %


et

(p = 0,95) et un niveau de confiance  d’environ 0,75 (en utilisant les procédures bayésiennes
avec distribution « a priori »)
oj

n 3 4 5 6 8 10 20 30 
ks pour une variation connue 1,89 1,83 1,80 1,77 1,74 1,72 1,68 1,67 1,64
Pr

ks pour une variation inconnue 3,37 2,63 2,33 2,18 2,00 1,92 1,75 1,73 1,64

182
EN 12602:2016 (F)

Annexe G
(normative)

Contrôle de la production en usine de l’acier inoxydable pour armature


basé sur au moins trois échantillons – Critères d’acceptation minimaux
pour les valeurs individuelles et les valeurs moyennes correspondantes

ne
Les critères d’acceptation minimaux sont indiqués pour la valeur caractéristique de la limite
conventionnelle d’élasticité à 0,2 % Rp0,2, la résistance à la traction Rm, le pourcentage d’allongement

ai
total sous une force maximale Agt et le rapport résistance à la traction/limite conventionnelle
d’élasticité Rm/Rp0,2 des barres d’armature finies ou des produits déroulés, sur au moins trois

oc
échantillons.

Les critères d’acceptation sont conformes à l’EN 10080 ou à l’EN 10088-5, suivant le cas. L’écart entre

ar
les différentes valeurs est supposé être basé sur une variation connue.

Le lot est accepté sur la base d’au moins trois échantillons d’acier lorsque le contrôle est réalisé selon
F.1.
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

183
EN 12602:2016 (F)

Annexe H
(informative)

Méthodes de déclaration dans les normes EN des performances mécaniques


et de résistance au feu des éléments structuraux

ne
H.1 Méthodes de déclaration
Les fabricants peuvent déclarer, dans la Déclaration de performances (DoP) et dans le marquage CE, les

ai
caractéristiques de résistance mécanique et de résistance au feu des éléments/composants structuraux
(ou des kits structuraux) couverts par le domaine d'application de la présente norme, conformément à
l'une des méthodes indiquées dans la présente Annexe selon le modèle commercial choisi.

oc
H.2 Méthode M1

ar
Déclaration des données permettant la détermination ultérieure des performances mécaniques et de
résistance au feu par référence :

m
 aux informations graphiques détaillées concernant les caractéristiques géométriques (dimensions
et sections transversales détaillées, y compris les tolérances et la disposition des produits
constitutifs, le cas échéant) du produit ou kit structural, et
e
 aux propriétés du ou des matériaux de structure et du ou des constituants de structure, le cas
rm

échéant, utilisés de manière à permettre à l'acheteur (ou l'utilisateur final) d'évaluer et de vérifier
les caractéristiques de performances mécaniques et au feu (y compris les aspects de durabilité et
d'aptitude au service) des éléments/composants structuraux ou des kits structuraux avant leur
utilisation finale.
no

Aucune méthode de dimensionnement n'est appliquée. Il convient que la norme autorise cette
possibilité.
de

NOTE 1 Les informations contenues dans la Déclaration des performances (DoP) et dans le marquage CE
associé comprennent une référence spécifique aux caractéristiques géométriques de l'élément structural, ou du
kit structural, et aux caractéristiques du ou des matériaux de structure et du ou des constituants de structure, le
cas échéant, utilisés, mais pas les performances mécaniques et de résistance au feu du produit structural ou du kit
structural à proprement parler.
et

NOTE 2 Cette méthode de déclaration peut être appliquée aux produits ou kits structuraux fabriqués en grande
série (par exemple produits de structure immédiatement disponibles ou présents dans un catalogue) regroupés
oj

en familles de produits, selon les spécifications du fabricant, et mis sur le marché (par exemple commerce de
détail ou commerce en ligne) lorsque le lieu de destination finale n'est pas connu et que le fabricant juge difficile
de fournir des informations sur les performances mécaniques et au feu de ses produits sans connaître les
Pr

exigences relatives à la structure finale et les conditions d'utilisation.

NOTE 3 La responsabilité du fabricant se limite à la fabrication du produit structural ainsi qu'aux


caractéristiques géométriques déclarées du produit et aux caractéristiques mécaniques et au feu associées du
(des) matériau(x) utilisé(s) permettant, si nécessaire, de calculer ultérieurement ces caractéristiques de
performance.

184
EN 12602:2016 (F)

H.3 Méthode M2
Déclaration des caractéristiques de performances mécaniques et de résistance au feu (y compris les
PDN appliqués, les coefficients de sécurité, les valeurs et hypothèses de charge, etc.) de l'élément
structural ou du kit structural (les résultats étant exprimés sous forme de valeurs caractéristiques ou de
valeurs utiles), déterminées par le fabricant en appliquant les méthodes de calcul indiquées dans les
Eurocodes EN et mentionnées ou décrites dans la présente Norme européenne.

La méthode de dimensionnement correspond aux Eurocodes. Il convient que la norme autorise cette

ne
possibilité. Des informations supplémentaires, pertinentes pour le dimensionnement des
éléments/composants structuraux et des kits structuraux en utilisant les Eurocodes (par exemple
Paramètres Déterminés au niveau National) en vue de la mise sur le marché des produits dans

ai
différents pays, peuvent être obtenues dans les Annexes nationales des Eurocodes ou par le biais des
points d'information nationaux relatifs aux produits de construction.

oc
NOTE 1 Les informations contenues dans la Déclaration des performances (DoP) et le marquage CE associé
comprennent une référence spécifique aux caractéristiques de performances mécaniques et de résistance au feu
fondées sur les résultats de calculs basés sur les Eurocodes.

ar
NOTE 2 Cette méthode de déclaration peut être appliquée aux produits ou kits structuraux fabriqués en grande
série (par exemple produits de structure immédiatement disponibles ou présents dans un catalogue) regroupés

m
en familles de produits, selon les spécifications du fabricant, et mis sur le marché (par exemple commerce de
détail ou commerce en ligne) lorsque le lieu de destination finale n'est pas connu, mais que le fabricant souhaite
fournir des informations sur les performances mécaniques et au feu, selon certaines hypothèses) de ses produits
en utilisant les méthodes de calcul indiquées dans les Eurocodes EN spécifiques utilisés.
e
NOTE 3 La responsabilité du fabricant couvre les caractéristiques de performances mécaniques déclarées, y
rm

compris l'aptitude à l'emploi des matériaux utilisés.

H.4 Méthode M3a


no

Déclaration des performances mécaniques et de résistance au feu par référence non ambiguë à :

 la documentation de conception du ou des éléments structuraux, ou du ou des kits structuraux,


(dessins, spécifications des matériaux, etc.) fournie par le maître d'ouvrage ; et
de

 la documentation de production préparée par le fabricant sur la base de la documentation de


conception pertinente.

De plus, la déclaration doit mentionner la position spécifique de l'élément structural, ou du kit


et

structural, dans l'ouvrage.

La présente Norme européenne fournit des indications appropriées à 8,2 concernant le contenu de la
oj

documentation de production.
Pr

La méthode de dimensionnement est celle choisie par le maître d'ouvrage ou le concepteur de


l'ouvrage. Il convient que la norme autorise cette possibilité.

NOTE 1 Les informations contenues dans la Déclaration des performances (DoP) et dans le marquage CE
associé ne font pas référence aux caractéristiques de performances mécaniques et de résistance au feu du ou des
éléments structuraux, ou du ou des kits structuraux, mais à la documentation mentionnée ci-dessus car les valeurs
des caractéristiques font partie intégrante de la documentation de conception fournie par le maître d'ouvrage.

NOTE 2 Cette méthode de déclaration peut être appliquée lorsque le lieu de destination finale est connu, la
documentation de conception du produit est préparée par le concepteur de l'ouvrage de destination et mise à

185
EN 12602:2016 (F)

disposition par le maître d'ouvrage et le fabricant doit élaborer uniquement la documentation de production
pertinente.

NOTE 3 La responsabilité du fabricant se limite à la fabrication du produit conformément à la documentation


de production, son adéquation par rapport à la documentation de conception et l'aptitude à l'emploi des
matériaux et produits constitutifs utilisés.

H.5 Méthode M3b

ne
Déclaration des performances mécaniques et de résistance au feu par référence non ambiguë à :

 la documentation de conception préparée par le fabricant, sur la base des données (par exemple
dessins, incluant les détails géométriques spécifiques, les charges, les coefficients de sécurité, etc.)

ai
fournies par le maître d'ouvrage et en utilisant la méthode de calcul (Eurocodes EN ou autres)
spécifiée dans le contrat par le maître d'ouvrage ; et

oc
 la documentation de production préparée également par le fabricant sur la base de la
documentation de conception pertinente.

ar
De plus, la déclaration doit mentionner l'ouvrage spécifique de destination.

m
La présente Norme européenne fournit, aux 8,2 et 8.3, des indications appropriées concernant
respectivement le contenu de la documentation de conception et de la documentation de production.

La méthode de dimensionnement est celle spécifiée dans la commande ou le contrat et choisie par le
e
maître d'ouvrage ou le concepteur de l'ouvrage. Il convient que la norme autorise cette possibilité.
rm

NOTE 1 Les informations contenues dans la Déclaration des performances (DoP) et dans le marquage CE
associé ne font pas directement référence aux caractéristiques de performances mécaniques et de résistance au
feu du ou des éléments structuraux, ou du ou des kits structuraux, mais à la documentation mentionnée ci-dessus
car les valeurs de ces caractéristiques font partie intégrante de la documentation de conception fournie par le
no

fabricant.

NOTE 2 Cette méthode de déclaration est pertinente lorsque le lieu de destination finale est connu et que
l'ordre de fabrication exige que les documentations de conception et de production du produit soient préparées
par le fabricant pour un ouvrage de destination spécifique.
de

NOTE 3 La responsabilité du fabricant couvre la conception et la fabrication du produit, son adéquation à la


documentation de conception et de production et l'aptitude à l'emploi des matériaux utilisés.
et
oj
Pr

186
EN 12602:2016 (F)

Annexe ZA
(informative)

Relations entre la présente Norme européenne et le Règlement (UE)


N° 305/2011

ne
(Lorsque la présente norme est utilisée comme norme harmonisée au titre du Règlement (UE)
N° 305/2011, les fabricants et les États membres sont tenus par ce règlement d'utiliser la présente
Annexe.)

ai
ZA.1 Domaine d'application et caractéristiques applicables

oc
La présente Norme européenne a été élaborée dans le cadre du Mandat M100 « Produits préfabriqués
en béton » donné au CEN et au CENELEC par la Commission Européenne (CE) et l’Association
Européenne de Libre Échange (AELE).

ar
Lorsque la présente Norme européenne sera citée au Journal Officiel de l'Union Européenne (JOUE), au
titre du Règlement (UE) N° 305/2011, il sera possible de l'utiliser comme base pour la mise en place de
m
la Déclaration des performances (DoP) et le marquage CE à compter de la date de début de la période de
coexistence telle que spécifiée dans le JOUE.
e
Le Règlement (UE) N° 305/2011, tel qu'amendé, contient des dispositions relatives à la DoP et au
marquage CE.
rm
no
de
et
oj
Pr

187
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.1 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments structuraux de murs


porteurs
Produit(s) de construction : Éléments de murs porteurs (WL) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités

ne
présente réglementaires
Norme
européenne
Résistance en compression (du 4.2.3,

ai
béton), Toutes les Valeur déclarée en MPa ou
4.2.4 —
méthodes classe de résistance déclarée
résistance en flexion (du béton) 4.2.5

oc
4.2.2.2, Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique —
4.2.2.3 méthodes classe de masse volumique déclarée
Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les
— Valeurs déclarées en MPa

ar
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes
Perméabilité à la vapeur d'eau 4.2.14 Toutes les
— Coefficient ou valeur déclaré(e) en –
(pour les murs extérieurs) méthodes

En cas de
m Méthode
Déclaration des
données
géométriques et
des propriétés
e
vérification par M1 des matériaux de
calcul : l'élément comme
rm

Résistance ci-dessus
mécanique,
Valeurs
exprimée en Méthode déclarées en
termes de :
M2 kNm, kN, kN/m,
moment
no

5.1.1 etc., selon le cas


fléchissant, (Annexe A) La méthode de
effort normal de — Documentation
7.1 dimensionnement -
traction, effort Méthode de conception
(Annexe A) par le calcul
normal de M3a élaborée par le
compression, (Annexe A) ou
maître d'ouvrage
de

effort tranchant, assisté par


moment de Documentation l'expérimentation
Résistance de conception et (Annexe B) - doit
torsion ou
mécanique documentation être déclarée ; la
résistance au
poinçonnement, Méthode de production classe d'adhérence
élaborées par le (4.4) et la classe de
et

selon le cas M3b


fabricant en précontrainte
référence à thermique (4.5)
l'ouvrage doivent être
oj

déclarées.
Déclaration des
données
Pr

Méthode géométriques et
En cas de des propriétés
vérification 5.1.1 M1 des matériaux de
assistée par (Annexe B) l'élément comme

l'expérimentatio 7.1 ci-dessus
n : capacité (Annexe B)
portante Valeurs
Méthode déclarées en
M2 kNm, kN, kN/m,
etc., selon le cas

188
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de murs porteurs (WL) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documentation
Méthode de conception
M3a élaborée par le
maître d'ouvrage

ai
Documentation
de conception et

oc
documentation
Méthode de production
M3b élaborées par le
fabricant en

ar
référence à
l'ouvrage
5.2.1,
Dispositions constructives

Retrait de séchage
5.2.7

4.2.10,

m Toutes les
méthodes

Toutes les
Plans de production significatifs, si
requis ; classes de tolérances déclarées

Valeur déclarée à partir des essais ou


e
(dans les conditions d’utilisation —
5.2.3 méthodes valeur tabulée, en mm/m
finale)
rm

Durabilité vis-à-vis du gel-dégel


5.3.1, Toutes les
(uniquement pour les — Résistance au gel-dégel déclarée
5.3.4 méthodes
applications exposées)
Durabilité vis-à-vis de la 5.3.1, Toutes les
no

— Revêtement des barres d’armature


corrosion 5.3.3 méthodes
Réaction au feu
5.1.3.1 Toutes les
(uniquement pour les Euroclasses Classe déclarée
méthodes
applications exposées)
de

Résistance au feu
5.1.3.2 Toutes les
(dans les conditions d’utilisation RE, REI, REI-M
méthodes
finale)
Résistance thermique
(uniquement lorsque le produit 4.2.13, Valeur déclarée en (m²·K)/W ou
et


est également prévu pour des 5.1.4 λ10dry en W/(m·K)
applications thermiques)
oj

Indice de l’isolation directe au


bruit aérien (uniquement
5.1.2.1
lorsque le produit est également — Valeur déclarée en dB
Pr

prévu pour une application


acoustique)
Émission de substances 4.1.2 Toutes les

dangereuses méthodes
5.2.6 Toutes les
Rigidité des jonctions — Valeur déclarée
méthodes

189
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.2 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments de mur de soutènement


Produit(s) de construction : Éléments de mur de soutènement (WR) tels que couverts par le domaine d’application de la
présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires

ne
Norme
européenne
4.2.3,
Résistance en compression (du

ai
béton), 4.2.4 Toutes les Valeur déclarée en MPa ou

4.2.5 méthodes classe de résistance déclarée
résistance en flexion (du béton)

oc
4.2.2.2,
Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthodes classe de masse volumique déclarée

Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les

ar
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes
Déclaration

m Méthode
M1
des données
géométrique
s et des
propriétés
des
e
matériaux
de l'élément
rm

En cas de comme ci-


vérification par dessus
calcul :
Valeurs La méthode de
Résistance
Méthode déclarées en dimensionnement -
no

mécanique,
kNm, kN,
exprimée en M2 par le calcul
kN/m, etc.,
termes de : (Annexe A) ou assisté
selon le cas
moment 5.1.1 par l'expérimentation
Résistance fléchissant, (Annexe A) Documenta- (Annexe B) - doit être
effort normal de — tion de déclarée ; la classe
de

mécanique 7.1
traction, effort Méthode conception d'adhérence (4.4) et
(Annexe A)
normal de M3a élaborée par la classe de
compression, le maître précontrainte
effort tranchant, d'ouvrage thermique (4.5)
moment de doivent être
et

torsion ou Documenta- déclarées.


résistance au tion de
poinçonnement, conception
selon le cas et
oj

documentati
Méthode on de
M3b production
Pr

élaborées
par le
fabricant en
référence à
l'ouvrage

190
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de mur de soutènement (WR) tels que couverts par le domaine d’application de la
présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Déclaration
des données
géométrique
s et des

ai
Méthode propriétés
M1 des
matériaux

oc
de l'élément
comme ci-
dessus

ar
Valeurs
Méthode déclarées en
kNm, kN,
M2 kN/m, etc.,
En cas de
vérification
assistée par
l'expérimenta-
tion :
5.1.1
(Annexe B)
7.1

m selon le cas
Documenta-
tion de
e
Méthode conception
(Annexe B)
capacité M3a élaborée par
portante
rm

le maître
d'ouvrage
Documenta-
tion de
no

conception
et
documentati
Méthode on de
M3b production
élaborées
de

par le
fabricant en
référence à
l'ouvrage
5.2.1, Plans de production significatifs, si
et

Toutes les
Dispositions constructives 5.2.7 — requis ; classes de tolérances
méthodes
déclarées
oj

Retrait de séchage 4.2.10,


Toutes les Valeur déclarée à partir des essais ou
(dans les conditions d’utilisation 5.2.3 —
méthodes valeur tabulée, en mm/m
finale)
Pr

Durabilité vis-à-vis du gel-dégel 5.3.1,


Toutes les
(uniquement pour les 5.3.4 — Résistance au gel-dégel déclarée
méthodes
applications exposées)
5.3.1,
Durabilité vis-à-vis de la Toutes les
5.3.3 — Revêtement des barres d’armature
corrosion méthodes

Réaction au feu
5.1.3.1 Toutes les
(uniquement pour les Euroclasses Classe déclarée
méthodes
applications exposées)

191
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de mur de soutènement (WR) tels que couverts par le domaine d’application de la
présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Résistance au feu
5.1.3.2 Toutes les
(dans les conditions d’utilisation RE, REI
méthodes
finale)

ai
Résistance thermique
4.2.13, Valeur déclarée en (m²·K)/W ou
(uniquement lorsque le produit
5.1.4 —
est également prévu pour des λ10dry en W/(m·K)

oc
applications thermiques)
Émission de substances 4.1.2 Toutes les

dangereuses méthodes

ar
5.2.6 Toutes les
Rigidité des jonctions — Valeur déclarée
méthodes

m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

192
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.3 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments de toiture


Produit(s) de construction : Éléments de toiture (RF), dalles par exemple, tels que couverts par le domaine d’application
de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires

ne
Norme
européenne
4.2.3,
Résistance en compression (du

ai
béton), 4.2.4 Toutes les Valeur déclarée en MPa ou

4.2.5 méthodes classe de résistance déclarée
résistance en flexion (du béton)

oc
4.2.2.2,
Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthodes classe de masse volumique déclarée

Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les

ar
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes
Déclaration des

En cas de
vérification par
calcul :
m Méthode
M1
données
géométriques et
des propriétés des
matériaux de
l'élément comme
e
Résistance
ci-dessus
mécanique,
rm

exprimée en Méthode Valeurs déclarées


termes de : en kNm, kN, kN/m,
moment M2 etc., selon le cas
5.1.1
fléchissant, effort (Annexe A)
normal de — Documentation de
7.1
no

Méthode conception La méthode de


traction, effort (Annexe A)
normal de M3a élaborée par le dimensionne-
compression, maître d'ouvrage ment - par le
effort tranchant, calcul (Annexe A)
Documentation de
moment de ou assisté par
conception et
l'expérimentation
de

torsion ou documentation de
résistance au Méthode (Annexe B) - doit
Résistance production
poinçonnement, être déclarée ; la
mécanique M3b élaborées par le
selon le cas classe
fabricant en
d'adhérence (4.4)
référence à
et la classe de
et

l'ouvrage
précontrainte
Déclaration des thermique (4.5)
données doivent être
oj

géométriques et déclarées.
Méthode
des propriétés des
M1 matériaux de
En cas de
Pr

l'élément comme
vérification 5.1.1 ci-dessus
assistée par (Annexe B)
l'expérimentation —
7.1 Méthode Valeurs déclarées
: (Annexe B) en kNm, kN, kN/m,
M2 etc., selon le cas
capacité portante
Documentation de
Méthode conception
M3a élaborée par le
maître d'ouvrage

193
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de toiture (RF), dalles par exemple, tels que couverts par le domaine d’application
de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documentation de
conception et
documentation de
Méthode production

ai
M3b élaborées par le
fabricant en
référence à

oc
l'ouvrage
5.2.1,
Toutes les Plans de production significatifs, si
Dispositions constructives 5.2.7 —
méthodes requis ; classes de tolérances déclarées

ar
Retrait de séchage 4.2.10,
Toutes les Valeur déclarée à partir des essais ou
(dans les conditions d’utilisation 5.2.3 —
méthodes valeur tabulée, en mm/m
finale)
Durabilité vis-à-vis du gel-dégel
(uniquement pour les
applications exposées)
5.3.1,
5.3.4 —
mToutes les
méthodes
Résistance au gel-dégel déclarée
e
5.3.1,
Durabilité vis-à-vis de la Toutes les
— Revêtement des barres d’armature
rm

5.3.3
corrosion méthodes

Réaction au feu
5.1.3.1 Toutes les
(uniquement pour les Euroclasses Classe déclarée
méthodes
applications exposées)
no

Résistance au feu
5.1.3.2 Toutes les
(dans les conditions d’utilisation RE, REI
méthodes
finale)
Résistance thermique
de

4.2.13, Valeur déclarée en (m²·K)/W ou


(uniquement lorsque le produit
5.1.4 —
est également prévu pour des λ10dry en W/(m·K)
applications thermiques)
Indice de l’isolation directe au
et

bruit aérien (uniquement


5.1.2.1
lorsque le produit est également — Valeur déclarée en dB
prévu pour une application
acoustique)
oj

Émission de substances 4.1.2 Toutes les



dangereuses méthodes
Pr

5.2.6 Toutes les


Rigidité des jonctions — Valeur déclarée
méthodes

194
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.4 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments de plancher


Produit(s) de construction : Éléments de plancher(RF), dalles par exemple, tels que couverts par le domaine d’application
de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires

ne
Norme
européenne
4.2.3,
Résistance en compression (du

ai
béton), 4.2.4 Toutes les Valeur déclarée en MPa ou

4.2.5 méthodes classe de résistance déclarée
résistance en flexion (du béton)

oc
4.2.2.2,
Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthodes classe de masse volumique déclarée

Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les

ar
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes
Déclaration des

En

calcul :
cas de
vérification par
m Méthode
M1
données
géométriques et
des propriétés des
matériaux de
l'élément comme
e
Résistance
mécanique, ci-dessus
exprimée en
rm

Méthode Valeurs déclarées


termes de : en kNm, kN, kN/m,
moment M2 etc., selon le cas
5.1.1
fléchissant,
(Annexe A) Documentation de
effort normal de —
7.1 La méthode de
no

traction, effort Méthode conception


(Annexe A) élaborée par le dimensionnement
normal de M3a
maître d'ouvrage -
compression,
par le calcul
effort tranchant,
Documentation de (Annexe A) ou
moment de
conception et assisté par
de

torsion ou
documentation de l'expérimentation
résistance au Méthode production
Résistance (Annexe B) - doit
poinçonnement, élaborées par le
mécanique M3b être déclarée ; la
selon le cas fabricant en classe
référence à d'adhérence (4.4)
et

l'ouvrage et la classe de
précontrainte
Déclaration des thermique (4.5)
données doivent être
oj

Méthode géométriques et déclarées.


des propriétés des
M1 matériaux de
En cas de
Pr

vérification l'élément comme


5.1.1 ci-dessus
assistée par
(Annexe B)
l'expérimenta- —
7.1 Méthode Valeurs déclarées
tion :
(Annexe B) en kNm, kN, kN/m,
capacité M2 etc., selon le cas
portante
Documentation de
Méthode conception
M3a élaborée par le
maître d'ouvrage

195
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de plancher(RF), dalles par exemple, tels que couverts par le domaine d’application
de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documentation de
conception et
documentation de
Méthode production

ai
M3b élaborées par le
fabricant en
référence à

oc
l'ouvrage
5.2.1,
Toutes les Plans de production significatifs, si
Dispositions constructives 5.2.7 —
méthodes requis ; classes de tolérances déclarées

ar
Retrait de séchage 4.2.10,
Toutes les Valeur déclarée à partir des essais ou
(dans les conditions d’utilisation 5.2.3 —
méthodes valeur tabulée, en mm/m
finale)
Durabilité vis-à-vis du gel-dégel
(uniquement pour les
applications exposées)
5.3.1,
5.3.4 —
mToutes les
méthodes
Résistance au gel-dégel déclarée
e
5.3.1,
Durabilité vis-à-vis de la Toutes les
— Revêtement des barres d’armature
rm

5.3.3
corrosion méthodes

Réaction au feu
5.1.3.1 Toutes les
(uniquement pour les Euroclasses Classe déclarée
méthodes
applications exposées)
no

Résistance au feu
5.1.3.2 Toutes les
(dans les conditions d’utilisation RE, REI
méthodes
finale)
Résistance thermique
de

4.2.13, Valeur déclarée en (m²·K)/W ou


(uniquement lorsque le produit
5.1.4 —
est également prévu pour des λ10dry en W/(m·K)
applications thermiques)
Indice de l’isolation directe au
et

bruit aérien (uniquement


5.1.2.1 Valeur déclarée en dB
lorsque le produit est également —
(par essai ou par calcul)
prévu pour une application
acoustique)
oj

Émission de substances 4.1.2 Toutes les



dangereuses méthodes
Pr

5.2.6 Toutes les


Rigidité des jonctions — Valeur déclarée
méthodes

196
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.5 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments linéaires


Produit(s) de construction : Éléments linéaires (BL, PL) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires

ne
Norme
européenne
4.2.3, Toutes
Résistance en compression (du

ai
4.2.4 les Valeur déclarée en MPa ou
béton), résistance en flexion (du —
4.2.5 méthode classe de résistance déclarée
béton)
s

oc
Toutes
4.2.2.2,
les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthode classe de masse volumique déclarée
s

ar
Toutes
Résistance ultime à la traction et 4.3 les
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthode
m s
Déclaration
des données
e
géométriques
Méthode et des
propriétés
rm

M1 des matériaux
En cas de de l'élément
vérification par comme ci-
calcul : dessus
no

Résistance Valeurs La méthode de


mécanique, Méthode déclarées en dimensionnement -
exprimée en kNm, kN, par le calcul
termes de : M2 kN/m, etc., (Annexe A) ou assisté
moment 5.1.1 selon le cas par l'expérimentation
de

Résistance fléchissant, effort (Annexe A) (Annexe B) - doit être


normal de — Documenta-
mécanique 7.1 tion de déclarée ; la classe
traction, effort (Annexe A) d'adhérence (4.4) et la
Méthode conception
normal de classe de
compression, M3a élaborée par
le maître précontrainte
et

effort tranchant, thermique (4.5)


moment de d'ouvrage
doivent être déclarées.
torsion ou Documenta-
résistance au
oj

tion de
poinçonnement, conception et
selon le cas documenta-
Pr

Méthode tion de
M3b production
élaborées par
le fabricant
en référence à
l'ouvrage

197
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments linéaires (BL, PL) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Déclaration
des données
géométriques
et des

ai
Méthode
propriétés
M1 des matériaux
de l'élément

oc
comme ci-
dessus
Valeurs

ar
Méthode déclarées en
kNm, kN,
M2 kN/m, etc.,
En cas de
selon le cas
vérification
assistée par
l'expérimentation
:
5.1.1
(Annexe B)
7.1
(Annexe B)
— m Méthode
Documenta-
tion de
conception
e
capacité portante M3a élaborée par
le maître
rm

d'ouvrage
Documenta-
tion de
conception et
no

documenta-
Méthode tion de
3b production
élaborées par
le fabricant
en référence à
de

l'ouvrage
Toutes
5.2.1, les Plans de production significatifs, si
Dispositions constructives —
5.2.7 métho- requis ; classes de tolérances déclarées
des
et

Toutes
5.3.1,
Durabilité vis-à-vis de la les
5.3.3 — Revêtement des barres d’armature
oj

corrosion métho-
des
Toutes
Pr

Réaction au feu
5.1.3.1 les
(uniquement pour les Euroclasses Classe déclarée
métho-
applications exposées)
des
Toutes
Résistance au feu
5.1.3.2 les
(dans les conditions d’utilisation R
métho-
finale)
des

Émission de substances 4.1.2 Toutes


— les
dangereuses
métho-

198
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments linéaires (BL, PL) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
des

ai
oc
ar
m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

199
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.6 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments de murs non porteurs et
les éléments pour écrans acoustiques
Produit(s) de construction : Éléments de murs non porteurs (WN) et les éléments pour écrans acoustiques (SB) tels que
couverts par le domaine d’application de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes

ne
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ai
4.2.3,
Résistance en compression (du
béton), 4.2.4 Toutes les Valeur déclarée en MPa ou

4.2.5 méthodes classe de résistance déclarée
résistance en flexion (du béton)

oc
4.2.2.2,
Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthodes classe de masse volumique déclarée

ar
Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes
Perméabilité à la vapeur d'eau
(pour les murs extérieurs)
4.2.14

m Toutes les
méthodes
Coefficient ou valeur déclaré(e) en g
m/(MN·s)
Déclara-
tion des
e
données
géométri-
rm

En cas de ques et des


vérification par Méthode propriétés
calcul : M1 des
Résistance matériaux La méthode de
mécanique, de dimensionnement -
no

exprimée en l'élément par le calcul


termes de : comme ci- (Annexe A) ou assisté
moment 5.1.1 dessus par l'expérimentation
fléchissant, effort (Annexe A) (Annexe B) - doit être
Résistance 7.1 Valeurs
normal de — déclarée ; la classe
mécanique déclarées
de

traction, effort (Annexe A) d'adhérence (4.4) et


Méthode en kNm,
normal de la classe de
M2 kN, kN/m,
compression, précontrainte
etc., selon
effort tranchant, thermique (4.5)
le cas
moment de doivent être
et

torsion ou Documen- déclarées.


résistance au tation de
poinçonnement, concep-
selon le cas Méthode tion
oj

M3a élaborée
par le
maître
Pr

d'ouvrage

200
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de murs non porteurs (WN) et les éléments pour écrans acoustiques (SB) tels que
couverts par le domaine d’application de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documen-
tation de
concep-
tion et

ai
documenta
tion de
Méthode produc-

oc
M3b tion
élaborées
par le
fabricant

ar
en
référence à
l'ouvrage

m Déclara-
tion des
données
géométri-
e
ques et des
Méthode propriétés
rm

M1 des
matériaux
de
l'élément
comme ci-
no

En cas de dessus
vérification 5.1.1
assistée par (Annexe B) Valeurs

l'expérimentation : 7.1 déclarées
(Annexe B) Méthode en kNm,
capacité portante
de

M2 kN, kN/m,
etc., selon
le cas
Documen-
tation de
et

concep-
Méthode tion
M3a élaborée
oj

par le
maître
d'ouvrage
Pr

201
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de murs non porteurs (WN) et les éléments pour écrans acoustiques (SB) tels que
couverts par le domaine d’application de la présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documen-
tation de
conception
et

ai
documenta
tion de
Méthode produc-

oc
M3b tion
élaborées
par le
fabricant

ar
en
référence à
l'ouvrage

Dispositions constructives
5.2.1,
5.2.7 —
m Toutes les
méthodes
Plans de production significatifs, si
requis ; classes de tolérances
déclarées
e
Retrait de séchage 4.2.10,
Toutes les Valeur déclarée à partir des essais
(dans les conditions d’utilisation 5.2.3 —
méthodes ou valeur tabulée, en mm/m
rm

finale)
Réaction au feu
5.1.3.1 Toutes les
(uniquement pour les applications Euroclasses Classe déclarée
méthodes
exposées)
no

Résistance au feu
5.1.3.2 E, EI, Toutes les
(dans les conditions d’utilisation
EI-M méthodes
finale)
Résistance thermique
4.2.13, Valeur déclarée en (m²·K)/W ou
de

(uniquement lorsque le produit est


5.1.4 —
également prévu pour des λ10dry en W/(m·K)
applications thermiques)
Indice de l’isolation directe au
bruit aérien (uniquement lorsque 5.1.2.1
— Valeur déclarée en dB
et

le produit est également prévu


pour une application acoustique)
Émission de substances 4.1.2 Toutes les
oj


dangereuses méthodes
5.2.6 Toutes les
Rigidité des jonctions — Valeur déclarée
Pr

méthodes

202
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.7 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments de bardage non porteurs
Produit(s) de construction : Éléments de bardage (CN) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires

ne
Norme
européenne
4.2.3,
Résistance en compression (du

ai
4.2.4 Toutes les Valeur déclarée en MPa ou
béton), résistance en flexion (du —
4.2.5 méthodes classe de résistance déclarée
béton)

oc
4.2.2.2,
Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthodes classe de masse volumique déclarée

Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les

ar
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes
Perméabilité à la vapeur d'eau 4.2.14 Toutes les Coefficient ou valeur déclaré(e) en g

(pour les murs extérieurs)
m méthodes m/(MN·s)
Déclara-
tion des
données
e
géométri-
En cas de ques et des
rm

vérification par Méthode propriétés


calcul : M1 des
Résistance matériaux La méthode de
mécanique, de dimensionnement -
exprimée en l'élément par le calcul
no

termes de : comme ci- (Annexe A) ou assisté


moment dessus par l'expérimentation
5.1.1
fléchissant, (Annexe B) - doit être
Résistance (Annexe A) Valeurs
effort normal de — déclarée ; la classe
mécanique 7.1 déclarées
traction, effort Méthode d'adhérence (4.4) et
(Annexe A) en kNm,
de

normal de la classe de
M2 kN, kN/m,
compression, précontrainte
etc., selon
effort tranchant, thermique (4.5)
le cas
moment de doivent être
torsion ou Documen- déclarées.
et

résistance au tation de
poinçonnement, concep-
selon le cas Méthode tion
M3a élaborée
oj

par le
maître
d'ouvrage
Pr

203
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de bardage (CN) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Document
ation de
concep-
tion et

ai
documen-
tation de
Méthode produc-

oc
M3b tion
élaborées
par le
fabricant

ar
en
référence à
l'ouvrage

m Déclara-
tion des
données
géométri-
e
ques et des
Méthode propriétés
rm

M1 des
matériaux
de
l'élément
En cas de comme ci-
no

vérification dessus
assistée par 5.1.1
l'expérimentatio (Annexe B) Valeurs

n: 7.1 déclarées
(Annexe B) Méthode en kNm,
capacité
de

M2 kN, kN/m,
portante etc., selon
le cas
Documen-
tation de
et

concep-
Méthode tion
M3a élaborée
oj

par le
maître
d'ouvrage
Pr

204
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de bardage (CN) tels que couverts par le domaine d’application de la présente
Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documen-
tation de
concep-
tion et

ai
documenta
tion de
Méthode produc-

oc
M3b tion
élaborées
par le
fabricant

ar
en
référence à
l'ouvrage
Retrait de séchage
(dans les conditions d’utilisation
finale)
4.2.10,
5.2.3 —
m Toutes les
méthodes
Valeur déclarée à partir des essais
ou valeur tabulée, en mm/m
e
Durabilité vis-à-vis du gel-dégel 5.3.1,
Toutes les
(uniquement pour les 5.3.4 — Résistance au gel-dégel déclarée
méthodes
rm

applications exposées)
5.3.1,
Durabilité vis-à-vis de la Toutes les
5.3.3 — Revêtement des barres d’armature
corrosion méthodes
no

Réaction au feu
5.1.3.1 Toutes les
(uniquement pour les Euroclasses Classe déclarée
méthodes
applications exposées)
Résistance au feu E, EI,
5.1.3.2 Toutes les
(dans les conditions d’utilisation
de

EI-M méthodes
finale)
Résistance thermique
4.2.13, Valeur déclarée en (m²·K)/W ou
(uniquement lorsque le produit
5.1.4 —
est également prévu pour des λ10dry en W/(m·K)
et

applications thermiques)
Indice de l’isolation directe au
bruit aérien (uniquement
5.1.2.1
oj

lorsque le produit est également — Valeur déclarée en dB


prévu pour une application
acoustique)
Pr

Émission de substances 4.1.2 Toutes les



dangereuses méthodes
5.2.6 Toutes les
Rigidité des jonctions — Valeur déclarée
méthodes

205
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.1.8 — Articles/paragraphes applicables pour les éléments non porteurs de cadres
enterrés de petites dimensions
Produit(s) de construction : Éléments de cadres enterrés (BN) tels que couverts par le domaine d’application de la
présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes

ne
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ai
4.2.3,
Résistance en compression (du
4.2.4 Toutes les Valeur déclarée en MPa ou
béton), résistance en flexion (du —
4.2.5 méthodes classe de résistance déclarée
béton)

oc
4.2.2.2,
Toutes les Valeurs déclarées en kg/m³ ou
Masse volumique 4.2.2.3 —
méthodes classe de masse volumique déclarée

ar
Résistance ultime à la traction et 4.3 Toutes les
— Valeurs déclarées en MPa
limite d'élasticité (de l’acier) méthodes

En cas de
m Déclara-
tion des
données
géométri-
ques et des
e
vérification par Méthode propriétés
calcul : M1 des
rm

Résistance matériaux
de La méthode de
mécanique, dimensionnement -
exprimée en l'élément
comme ci- par le calcul
termes de : (Annexe A) ou assisté
no

moment dessus
5.1.1 par l'expérimentation
Résistance fléchissant, (Annexe A) Valeurs (Annexe B) - doit être
effort normal de —
mécanique 7.1 déclarées déclarée ; la classe
traction, effort (Annexe A) Méthode en kNm, d'adhérence (4.4) et
normal de kN, kN/m, la classe de
M2
compression,
de

etc., selon précontrainte


effort tranchant, le cas thermique doivent
moment de être déclarées.
torsion ou Documen-
résistance au tation de
poinçonnement, concep-
et

selon le cas Méthode tion


M3a élaborée
par le
oj

maître
d'ouvrage
Pr

206
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de cadres enterrés (BN) tels que couverts par le domaine d’application de la
présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Document
ation de
concep-
tion et

ai
documen-
tation de
Méthode produc-

oc
M3b tion
élaborées
par le
fabricant

ar
en
référence à
l'ouvrage

m Déclara-
tion des
données
géométri-
e
ques et des
Méthode propriétés
rm

M1 des
matériaux
de
l'élément
En cas de comme ci-
no

vérification dessus
assistée par 5.1.1
l'expérimentatio (Annexe B) Valeurs

n: 7.1 déclarées
(Annexe B) Méthode en kNm,
capacité
de

M2 kN, kN/m,
portante etc., selon
le cas
Documen-
tation de
et

concep-
Méthode tion
M3a élaborée
oj

par le
maître
d'ouvrage
Pr

207
EN 12602:2016 (F)

Produit(s) de construction : Éléments de cadres enterrés (BN) tels que couverts par le domaine d’application de la
présente Norme européenne
Application(s) prévue(s) : Non structurales
Articles/
paragraphes
de la Classes
Caractéristiques essentielles Notes et unités
présente réglementaires
Norme
européenne

ne
Documen-
tation de
concep-
tion et

ai
documenta
tion de
Méthode produc-

oc
M3b tion
élaborées
par le
fabricant

ar
en
référence à
l'ouvrage

Dispositions constructives
5.2.1,
5.2.7

4.2.10,
— m Toutes les
méthodes
Plans de production significatifs, si
requis

Retrait de séchage
e
Toutes les Valeur déclarée à partir des essais
(dans les conditions d’utilisation 5.2.3 —
méthodes ou valeur tabulée, en mm/m
finale)
rm

Durabilité vis-à-vis du gel-dégel 5.3.1,


Toutes les
(uniquement pour les 5.3.4 — Résistance au gel-dégel déclarée
méthodes
applications exposées)
no

5.3.1,
Durabilité vis-à-vis de la Toutes les
5.3.3 — Revêtement des barres d’armature
corrosion méthodes

Émission de substances 4.1.2 Toutes les



dangereuses méthodes
de

ZA.2 Système d'Évaluation et de Vérification de la Constance des Performances


(EVCP)
et

Le ou les systèmes d'EVCP pour les éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé, indiqués
dans les Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.8, sont spécifiés dans le ou les actes juridiques adoptés par la CE :
Décisions 95/204/CE (JO L 129) et 1999/94/CE (JO L 29).
oj

Les microentreprises sont autorisées à traiter les produits relevant du système 3 d'EVCP couverts par la
Pr

présente norme conformément au système 4 d'EVCP, en appliquant cette procédure simplifiée avec ses
conditions, comme prévu à l'Article 37 du Règlement (UE) N° 305/2011.

ZA.3 Attribution des tâches d'EVCP

Le ou les systèmes d'EVCP des éléments préfabriqués armés en béton cellulaire autoclavé, tels
qu'indiqués dans les Tableau(x) ZA.1.1 à ZA.1.8, sont définis dans les Tableau(x) ZA.3.1 à ZA.3.2 qui
résultent de l'application des articles de la présente Norme européenne, ou d'autres Normes
européennes, indiquées dans ces tableaux. Le contenu des tâches incombant à l'organisme notifié doit

208
EN 12602:2016 (F)

se rapporter uniquement aux caractéristiques essentielles spécifiées, le cas échéant, dans l'Annexe III
du mandat applicable, ainsi qu'aux caractéristiques essentielles que le fabricant souhaite déclarer.

Compte tenu des systèmes d'EVCP définis pour les produits et les usages prévus, les tâches suivantes
doivent être réalisées respectivement par le fabricant et l'organisme notifié pour l'évaluation et la
vérification de la constance des performances du produit.

Tableau ZA.3.1 — Attribution des tâches d'EVCP pour les éléments préfabriqués armés en béton
cellulaire autoclavé selon le système 2+1)

ne
Articles applicables pour
Tâches Contenu des tâches
l'EVCP

ai
Évaluation des performances
du produit de construction
effectuée sur la base d’essais (y Toutes les caractéristiques

oc
compris l’échantillonnage), de essentielles des Tableaux ZA.1.1 6.2
calculs, de valeurs issues de à ZA.1.5 pertinentes pour l'usage
tableaux ou de la prévu et déclarées
documentation descriptive du

ar
produit
Tâches
incombant au Paramètres liés à toutes les
fabricant
Contrôle de la production en
usine (CPU)
m
caractéristiques essentielles des
Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.5
pertinentes pour l'usage prévu et
déclarées
6.3
e
Essais réalisés sur des Toutes les caractéristiques
rm

échantillons prélevés dans essentielles des Tableaux ZA.1.1 6.3.2.7


l’usine, conformément au plan à ZA.1.5 pertinentes pour l'usage
d’essais prescrit prévu et déclarées
Paramètres liés à toutes les
no

Inspection initiale de caractéristiques essentielles des


Tâches l’établissement de fabrication Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.5 6.3.4
incombant à et du contrôle de la production pertinentes pour l'usage prévu et
l’organisme en usine déclarées. Documentation du
CPU.
de

notifié de
certification Paramètres liés à toutes les
du contrôle de Surveillance, évaluation et caractéristiques essentielles des
la production appréciation permanentes du Tableaux ZA.1.1 à ZA.1.5 6.3.5
en usine contrôle de la production en pertinentes pour l'usage prévu et
et

usine déclarées. Documentation du


CPU.
oj

1) S’applique aux éléments de murs (WL), de murs de soutènement (WR), de toitures et de planchers (RF), aux poutres
(BL) et aux trumeaux (PL).
Pr

Compte tenu des systèmes d'EVCP définis pour les produits et les usages prévus, les tâches suivantes
doivent être réalisées par le fabricant pour l'évaluation et la vérification de la constance des
performances du produit.

209
EN 12602:2016 (F)

Tableau ZA.3.2 — Attribution des tâches d'EVCP pour les éléments préfabriqués armés en béton
cellulaire autoclavé selon le système 4 1)

Articles applicables pour


Tâches Contenu des tâches
l'EVCP
Évaluation des
performances du produit Toutes les caractéristiques
de construction sur la base essentielles des
6.3
d’essais, de calculs, de Tableaux ZA.1.6 à ZA.1.8

ne
valeurs issues de tableaux pertinentes pour l'usage
Tâches ou de la documentation prévu et déclarées
incombant au descriptive du produit

ai
fabricant Paramètres liés à toutes les
caractéristiques
Contrôle de la production essentielles des 6.2

oc
en usine (CPU) Tableaux ZA.1.6 à ZA.1.8
pertinentes pour l'usage
prévu

ar
1) S’applique aux éléments de bardage (CN), aux éléments de cloisons (WN), aux cadres enterrés (BN) et aux éléments
d’écrans acoustiques (SB).

m
e
rm
no
de
et
oj
Pr

210
EN 12602:2016 (F)

Bibliographie

[1] EN 1990:2002, Eurocodes structuraux ― Bases de calcul des structures

[2] EN 1991 (toutes les parties), Eurocode 1 ― Actions sur les structures

[3] EN 1996-1-2, Eurocode 6 : Calcul des ouvrages en maçonnerie ― Partie 1-2 : Règles générales ―

ne
Calcul du comportement au feu

[4] Commission Européenne. Direction générale des Entreprises. Guidance Paper L, Application and use of
Eurocodes

ai
[5] EN 14388, Dispositifs de réduction du bruit du trafic routier ― Spécifications

oc
[6] EN 1991-1-2, Eurocode 1 : Actions sur les structures ― Partie 1-2 : Actions générales ― Actions sur les
structures exposées au feu

ar
[7] EN 1992-1-2, Eurocode 2 : Calcul des structures en béton ― Partie 1-2 : Règles générales ― Calcul du
comportement au feu

m
[8] Schlegel, E.; Volec, J: Application of autoclaved aerated concrete for high-temperature insulation.
Advances in Autoclaved Aerated Concrete. Proceedings of the 3rd RILEM International Symposium on
autoclaved aerated concrete. Zürich, 14-16 Oct. 1992
e
[9] Becker, J.; Bizri, H.; Bresler, B.: Fires_T, A Computer Program for the Fire response of
Structures.Thermal. Report No. USB FRG 74-1, Fire Research Group, Department of Civil Engineering,
rm

University of California, Berkley, 1974


3
[10] Koponen, A.: Correction factor T (for AAC dry density 300 ... 400 kg/m ). Letter from Antti Koponen
dated 2004-05-03
no

[11] EN 206, Béton —Spécification, performances, production et conformité

[12] EN 1353, Détermination du taux d'humidité du béton cellulaire autoclavé


de

[13] EN 1363-2, Essais de résistance au feu — Partie 2 : Modes opératoires de substitution ou additionnels

[14] EN 1745, Maçonnerie et éléments de maçonnerie — Méthodes pour la détermination des propriétés
thermiques
et

[15] EN 12354-1, Acoustique du bâtiment — Calcul de la performance acoustique des bâtiments à partir de la
performance des éléments — Partie 1 : Isolement acoustique aux bruits aériens entre des locaux
oj

[16] EN 12354-2, Acoustique du bâtiment — Calcul de la performance acoustique des bâtiments à partir de la
performance des éléments — Partie 2 : Isolement acoustique au bruit de choc entre des locaux
Pr

[17] EN ISO 10456, Matériaux et produits pour le bâtiment — Propriétés hygrothermiques — Valeurs utiles
tabulées et procédures pour la détermination des valeurs thermiques déclarées et utiles (ISO 10456)

[18] EN ISO 6946, Composants et parois de bâtiments ― Résistance thermique et coefficient de transmission
thermique ― Méthode de calcul (ISO 6946)

[19] EN ISO 12572, Performance hygrothermique des matériaux et produits pour le bâtiment ― Détermination
des propriétés de transmission de la vapeur d’eau (ISO 12572)

[20] ISO 12491, Méthodes statistiques de contrôle de la qualité des matériaux et éléments de construction

211
EN 12602:2016 (F)

[21] EN 1793-1, Dispositifs de réduction du bruit du trafic routier ― Méthode d'essai pour la détermination de
la performance acoustique ― Partie 1 : Caractéristiques intrinsèques relatives à l'absorption acoustique

[22] EN 1793-2, Dispositifs de réduction du bruit du trafic routier ― Méthode d'essai pour la détermination de
la performance acoustique ― Partie 2 : Caractéristiques intrinsèques de l'isolation aux bruits aériens dans
des conditions de champ acoustique diffus
[23] EN 10088-1, Aciers inoxydables  Partie 1 : Liste des aciers inoxydables

[24] ISO 4356, Bases du calcul des constructions  Déformations des bâtiments à l’état limite d’utilisation

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Pr

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