Cir 44101
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R EPU BLIQU E fRANÇAISE
NOR : INTA1830120J
Objet : Instruction relative à la tenu e des listes électo rales et des listes électorales
complémentai res.
1
SOMMAIRE
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1. La procédure de recours contre la décision de refus d'inscription ou de
radiation prise par le maire 38
2. Recours ouvert aux tiers (art. L. 20, I) 41
3. Recours ouvert à toute personne qui prétend avoir été omise de la liste
électorale de la commune en raison d'une erreur purement matérielle ou avoir
été radiée par le maire en méconnaissance de l'article L. 18 (art. L. 20, II) 42
F. Publication des inscriptions et des radiations intervenues sur la liste électorale 43
III. OPERATIONS PREALABLES A UN SCRUTIN .44
A. Réunion de la commission de contrôle pour s'assurer de la régularité de la liste
électorale (entre le 24ém e et le 21ème jour avant le scrutin) 44
B. Publication du tableau des inscriptions et des radiations 45
C. Etablissement du tableau des inscriptions prises en application de l'article L. 30
et des radiations intervenues depuis la réunion de la commission de contrôle 45
D. Liste d'émargement 48
E. Cartes électorales 49
IV. COMMUNICATION DE LA LISTE ELECTORALE 51
3
Sauf précision contraire, les articles visés dans la présente
instruction sont ceux du code électoral dans sa version à
compter du 1 er janvier 2019
Pour l'application de la présente instruction aux îles Wallis et Futuna, les termes:
« maire », « mairie» et « commune» renvoient respectivement aux termes: « chef de
circonscription territoriale », « siège de circonscription territoriale» et
« circonscription territoriale».
Pour l'application à Saint-Barthélemy et Saint-Martin, les termes: «maire »,
« mairie» et «commune» renvoient respectivement aux termes: «président du
conseil territorial », « conseil territorial» et « collectivité ».
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INTRODUCTION
La loi n° 2016-1048 du 1 er août 2016 rénovant les modalités d'inscription sur les listes
électorales réforme intégralement les modalités de gestion des listes électorales et
crée un répertoire électoral unique et permanent (REU) dont la tenue est confiée à
l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Elle met fin au
principe de la révision annuelle des listes électorales. Ces dernières sont dorénavant
permanentes et extraites du REU qui les centralise et en améliore la fiabilité. Les listes
électorales sont établies par commune, et non plus par bureau de vote.
Cette réforme facilite également l'inscription des citoyens sur les listes électorales en
leur permettant de s'inscrire jusqu'au sixième vendredi précédant un scrutin! et en
élargissant les conditions d'inscription. Elle permet en effet aux jeunes jusqu'à 26 ans
de s'inscrire sur la liste électorale de la commune du domicile de leurs parents, et
réduit à deux ans le délai nécessaire d'inscription au rôle d'une des contributions
directes communales pour prétendre à l'inscription sur la liste électorale de cette
commune. Elle ouvre également aux personnes qui ont, pour la deuxième année
consécutive, la qualité de gérant ou d'associé majoritaire ou unique d'une société
figurant au rôle la possibilité de s'inscrire sur la liste électorale de la commune.
La loi du 1 er août 2016 transfère par ailleurs aux maires, en lieu et place des
commissions administratives, la compétence pour statuer sur les demandes
d'inscription et sur les radiations des électeurs. Leurs décisions sont contrôlées a
posteriori par les commissions de contrôle. Ces commissions créées par la loi
examinent les recours administratifs préalables obligatoires formés par les électeurs
concernés contre les décisions de refus d'inscription ou de radiation du maire et
contrôlent la régularité de la liste électorale avant chaque scrutin ou, en l'absence de
scrutin, au moins une fois par an.
Afin de simplifier la gestion des listes électorales, cette réforme confie à l'Insee le soin
de procéder d'office à certaines inscriptions et radiations (jeunes majeurs, personnes
naturalisées, personnes décédées, électeurs inscrits ou radiés suite à une décision de
justice, etc.).
La loi organique n° 2016-1046 du 1er août 2016 rénovant les modalités d'inscription
sur les listes électorales des ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne
autre que la France pour les élections municipales rend applicable la réforme aux
listes électorales complémentaires utilisées lors des élections municipales.
La loi organique n° 2016-1047 du 1er août 2016 rénovant les modalités d'inscription
sur les listes électorales des Français établis hors de France l'étend également aux
Français établis hors de France.
1 Aux termes de l'article 16 de la loi n" 2016-1048 du 1 er août 2016, les demandes d'inscription sur les listes
électorales en vue de participer aux scrutins organisés en 2019 sont déposées au plus tard le dernier jour du
deuxième mois précédant celui du scrutin.
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Quatre décrets d'application vierment préciser la mise en œuvre de la loi:
Sauf précision contraire, tous les délais sont exprimés en jours calendaires
conformément à l'article 1. 36. Un jour calendaire désigne tout jour du
calendrier de l'année civile, y compris les jours fériés et chômés, allant du 1 er
ianvier au 31 décembre de l'année civile. Pour leur computation, chaque jour
compte, y compris celui de l'acte, de la décision ou de la notification.
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1. CONDITIONS POUR ETRE INSCRIT SUR UNE LISTE ELECTORALE
Pour être inscrit sur la liste électorale d'une commune, le demandeur doit remplir
deux conditions cumulatives: avoir la qualité d'électeur (A) et avoir une attache avec
la conunune (E).
La qualité d'électeur est prouvée par des éléments cumulatifs. Sont ainsi électeurs,
dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français, majeurs, des
deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques- ainsi que, sous réserve de
réciprocité, tous les citoyens de l'Union européenne résidant en France".
Sous réserve des dispositions permettant aux ressortissants des Etats membres de
l'Union européenne autres que la France de participer aux élections municipales et
aux élections européennes, l'exercice du droit de vote est subordonné à la possession
de la nationalité française.
A défaut d'un tel document, l'intéressé doit fournir au moins deux documents, l'un
pour prouver sa nationalité, le second pour prouver son identité:
a) Preuve de la nationalité
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A défaut d'un acte de naissance, le demandeur doit produire l'un des documents
suivants:
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Ces titres doivent impérativement être en cours de validité.
2. Condition d'âge
L'âge requis pour être électeur est fixé à 18 ans accomplis (art. L. 2), ce qui signifie
que la condition de majorité doit être acquise au plus tard la veille du jour du
scrutin".
Il en va ainsi pour :
Cette dernière ne peut résulter que d'une décision expresse de la juridiction qui la
prononce et en fixe la durée. La condamnation doit en outre être devenue définitive,
c'est-à-dire lorsque les voies de recours (opposition, appel, pourvoi en cassation) sont
épuisées ou lorsque les délais que la loi ouvre pour former les recours sont expirés, et
ne pas être assortie de sursis.
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B. Attache avec la commune (art. L. 11 à L. 15-1)
L'attache communale peut être établie par plusieurs voies: l'article L. 11 du code
électoral utilise alternativement le critère de rattachement du domicile ou de la
résidence et celui de la contribution fiscale (soit en raison de sa situation personnelle,
soit en qualité de gérant ou d'associé majoritaire ou unique d'une société figurant au
rôle).
Par ailleurs, un certain nombre d'électeurs placés dans une situation particulière
(mariniers, personnes sans domicile stable, Français établis hors de France ... ) sont
soumis à un régime spécifique s'agissant des conditions d'attache communale (art.
L. 12, L. 13, L. 14, L. 15 et L. 15-1).
a) Le domicile réel
Preuve du domicile: La réalité du domicile peut être établie par tout moyen propre à
emporter la conviction du maire. Les pièces les plus couramment admises sont:
l'attestation ou la facture de moins de trois mois établie au nom de l'électeur
par un ou plusieurs organismes de distribution d'eau, de gaz, d'électricité ou
de téléphone fixe ou par l'assurance habitation et correspondant à une adresse
située dans la commune (les factures de téléphone portable ne permettent en
revanche pas d'attester de la délivrance d'un service dans la commune du
domicile du demandeur) ;
le bulletin de salaire ou le titre de pension de moins de trois mois adressé à un
domicile situé dans la commune;
la quittance de loyer non manuscrite de moins de trois mois;
la redevance d'enlèvement des ordures ménagères la plus récente;
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le certificat d'hébergement de moms de trois mois : un certificat
d'hébergement établi par un tiers doit être complété par un justificatif
établissant la preuve de l'attache du demandeur avec la commune (ex: un
bulletin de salaire récent ou tout autre document sur lequel figure l'adresse de
la persoill1e hébergée) et d'une copie de la carte d'identité de l'hébergeant.
La preuve du domicile est une question de fait souverainement appréciée par les
juges du fond qui relèvent de manière constante que:
les liens matériels, moraux, pécuniaires ou sentimentaux ne caractérisent pas
le domicile réel au sens de l'article L. 11, l, 1 0 et ne doivent pas être pris en
considérationtv :
ne constitue pas un domicile le bureau d'une sociétè!".
Personnes vivant à l'année à une adresse fixe dans un habitat mobile (caravane,
bateau, péniche, mobil-home ... ): ces personnes doivent apporter la preuve de la
réalité de leur domicile en fournissant le même type de justificatif, daté de moins de
trois mois, de nature à emporter la conviction du maire.
b) La résidence
Preuve de la résidence: La résidence peut être établie par tout moyen propre à
emporter la conviction du maire (quittances de loyer, factures ... ).
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Durée de six mois minimum: La durée de résidence doit être de six mois au moins à
la date du dépôt de la demande d'inscription sur les listes électorales.
Les jeunes majeurs de moins de 26 ans ont la possibilité de s'inscrire sur la liste
électorale de la commune où leurs parents ont leur domicile réel ou y habitent depuis
six mois au moins (art. L. 11, 1 1°). Pour cela ils doivent présenter les documents
suivants:
un document de moins de trois mois attestant du domicile réel des parents
dans la commune;
un document attestant de leur lien de filiation (copie du livret de famille, acte
de naissance avec indication de la filiation etc.).
2. Qualité de contribuable
Les contributions auxquelles il est fait référence sont: la taxe d'habitation, les taxes
foncières (sur les propriétés bâties et non bâties) et la cotisation foncière des
entreprises (CFE). La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) ne
permet pas en revanche de s'inscrire sur une liste électorale dans la mesure où elle ne
donne pas lieu à une inscription au rôle.
A noter que si la CFE peut être perçue par les établissements publics de coopération
intercommunale (EPCI) à fiscalité propre à la place des communes membres, elle
permet néanmoins de justifier l'inscription dans une commune, celle en l'occurrence
où la personne redevable dispose d'une adresse.
L'impôt sur le revenu ne fait pas partie des contributions directes communales.
L'inscription pour la deuxième année consécutive au rôle des contributions doit être
effective lors de la demande d'inscription.
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L'inscription au rôle des contributions doit être personnelle, c'est-à-dire que le nom
du demandeur doit figurer expressément sur les rôles fiscaux. Sauf pour les
exceptions prévues au point 3 relatif à la qualité de gérant ou d'associé majoritaire ou
unique, il ne suffit donc pas d'être propriétaire ou copropriétaire, d'avoir la qualité
d'héritier, de posséder des parts d'une société ou d'un groupement inscrit au rôle, de
figurer à la matrice cadastrale, ou encore même de payer l'impôt, si l'on n'est pas
inscrit personnellement au rôle. Ainsi, une persOlme qui est propriétaire indivis ne
peut pas être inscrite sur la liste électorale de la commune où se situe la propriété en
indivision si elle n'est pas personnellement inscrite au rôle d'une des contributions
directes communaleslv.
Particularité des conjoints: Aux termes de l'article L. 11, I, 2°, tout électeur ou toute
électrice peut, à sa demande, être inscrit sm la même liste électorale que son conjoint
lorsque ce dernier possède la qualité de contribuable. Sm la notion de conjoints, la
Cour de cassation a eu l'occasion de juger qu'au sens de la législation française, elle
désigne exclusivement des personnes unies par les liens du mariage. En
conséquence, les dispositions du code électoral qui permettent l'inscription du
conjoint d'un électeur en sa qualité de contribuable ne peuvent être étendues ni aux
personnes vivant maritalement!" ni aux partenaires d'un PACSl8.
Possède cette qualité toute persOlme qui, sans figurer au rôle d'une des contributions
directes communales, a, pour la deuxième fois sans interruption l'année de la
demande d'inscription, la qualité de gérant ou d'associé majoritaire ou unique, d'une
société figurant au rôle (art. L. 11, 12° bis).
Les pièces à fournir lors de la demande d'inscription sm les listes électorales d'une
commune, à ce titre, sont:
pom attester de la qualité de gérant (dirigeant), la décision de nomination (ou
un extrait) ou une copie de la décision de nomination retranscrite sm le
registre des décisions d'assemblée générale de la société ou même les statuts
de la société;
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pour attester de la qualité d'associé majoritaire ou unique d'une société à
responsabilité limitée (SARL), société en nom collectif (SNC) , société en
commandite simple, société civile: une copie des statuts constitutifs de la
société ou des statuts mis à jour ou encore une copie de l'acte de cession de
parts;
pour attester de la qualité d'associé majoritaire ou unique d'une société
anonyme (SA), société en commandite par actions (SCA), société par actions
simplifiée (SAS) : une attestation délivrée par la société dont il détient des
parts ou actions ou qu'il dirige.
Dans tous les cas, l'intéressé doit compléter sa demande par une attestation sur
l'honneur de la continuité de sa qualité (c'est-à-dire qu'il détient bien la qualité de
gérant ou d'associé majoritaire ou unique pour la deuxième fois sans interruption
l'année de la demande d'inscription) et d'un document attestant de l'inscription de la
société en question au rôle de la commune depuis au moins deux ans.
Les Français établis hors de France ne peuvent cumuler ni les inscriptions sur
plusieurs listes électorales consulaires, ni sur une liste électorale consulaire et la liste
électorale d'une commune!". Ils sont inscrits, sur leur demande, soit sur la liste
électorale consulaire de la circonscription consulaire dans laquelle ils ont leur
résidence, soit sur la liste électorale de l'une des communes énumérées à l'article
L. 12, à savoir:
la commune de naissance ;
la commune de leur dernier domicile;
la commune de leur dernière résidence, à condition que cette résidence ait été
de six mois au moins;
la commune où est né, est ou a été inscrit sur la liste électorale un de leurs
ascendants;
la commune sur la liste électorale de laquelle est inscrit un de leurs parents
jusqu'au quatrième degré.
19 Article 3 de la loi organique n" 2016-1047 du 1er août 2016 rénovant les modalités d'inscription sur les listes
électorales des Français établis hors de France
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Les dispositions de l'article L. 12, propres aux Français établis hors de France, ne font
pas obstacle à ce que ceux-ci s'inscrivent selon les modalités de droit commun,
conformément aux dispositions du l de l'article L. 11. Un Français établi hors de
France peut ainsi demander son inscription sur la liste électorale d'une commune au
titre de sa qualité de contribuable dans cette commune depuis au moins deux ans.
Les Français établis hors de France inscrits au registre des Français établis hors de
France peuvent également demander leur inscription sur la même liste électorale
communale que leur conjoint, sur justification des liens du mariage (art. L. 14).
Quel que soit leur lieu de stationnement, les militaires de carrière ou servant en vertu
d'un contrat peuvent, s'ils ne remplissent pas les conditions de droit commun pour
être inscrits dans une commune, demander leur inscription dans l'une des
communes visées à l'article L. 12.
Si aucune de ces communes n'est située sur le territoire de la République, ils peuvent
également demander leur inscription dans la commune où siège le bureau de
recrutement dont ils relèvent.
Les conjoints des militaires de carnere ou de ceux servant en vertu d'un contrat
peuvent également, sur justification des liens du mariage, demander leur inscription
sur la même liste électorale que leur conjoint.
Les mariniers (artisans ou salariés) et les membres de leur famille habitant à bord
peuvent, sans condition de résidence, être inscrits sur la liste électorale de l'une des
communes énumérées à l'article L. 15.
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d) Les personnes sans domicile stable (art. L.15-1)
Les personnes sans domicile stable et, depuis l'abrogation de la loi du 3 janvier 1969
par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté, les
forains et les gens du voyage20 sont soumis au régime de droit commun de la
domiciliation.
En effet, les citoyens ne pouvant fournir la preuve d'un domicile ou d'une résidence
stables ont la possibilité de solliciter leur inscription sur la liste électorale de la
commune où est situé l'organisme d'accueil auquel ils sont rattachés.
Les persOlmes concernées sont inscrites sur la liste électorale de la commune où est
situé l'organisme d'accueil.
20 L'article 195 de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 a abrogé la loi du 3 janvier 1969 relative à IIexercice des
activités ambulantes et au régime applicable aux persOlmes circulant en France sans domicile ni résidence fixe
qui rendait obligatoire la détention d'un livret spécial ou livret de circulation. Le 1 de l'article 194 de la loi du
27 janvier 2017 prévoit un régime transitoire pour une durée de deux ans à compter de la promulgation de la
loi. Pour cette période transitoire (jusqu'à la fin du mois de janvier 2019), le décret n° 2017-1522 du 2
novembre 2017 relatif aux personnes n'ayant en France ni domicile ni résidence fixe et pris pour IIapplication
des articles ISO, 194 et 195 de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté précise
les documents à l' appui desquels la domiciliation auprès de l'ancienne commune de rattachement est de droit
pendant cette période. Par ailleurs, la circulaire NOR: INTD1705027C du 19 avril 2017 présente les nouvelles
dispositions relatives aux gens du voyage issues de la loi du 27 janvier 2017 relative à I'egalité et à la
citoyenneté, notamment son point 2.
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e) Les personnes détenues
Pour s'inscrire sur une liste électorale, un détenu doit justifier, comme tout électeur,
de son identité, de sa nationalité et d'une attache avec la commune. A ce titre, la
persOlU1e détenue doit:
soit attester, en application du droit commun, d'un domicile personnel, d'une
résidence effective et continue depuis au moins six mois, ou de l'inscription
personnelle au rôle des contributions directes communales depuis au moins
deux ans;
soit avoir élu domicile auprès d'un centre communal d'action sociale (CCAS),
d'un centre intercommunal d'action sociale (crAS) ou d'un organisme agréé
par la préfecture;
soit avoir obtenu une attestation de résidence certifiant de sa présence au sein
de l'établissement pendant au moins six mois lors de sa demande
d'inscription. La personne détenue peut alors s'inscrire sur les listes électorales
de la commune de l'établissement. Un certificat de présence est fourni à la
personne détenue,
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La participation des citoyens non-français de l'Union européenne à l'élection des
représentants de la France au Parlement européen et aux élections municipales est
subordonnée à l'inscription des intéressés sur une liste électorale complémentaire
spécifique à chacune de ces élections-? .
La tenue et le contrôle des listes électorales complémentaires sont soumis aux mêmes
dispositions du code électoral que celles applicables aux listes électorales
communales.
L'électeur inscrit dans une commune pour les élections municipales ne peut pas
s'inscrire sur la liste électorale d'une autre commune pour les élections au Parlement
européen. En cas d'inscription sur les listes de deux communes, seule la dernière
inscription est valable (art. 117-2).
Pour être inscrits sur les listes électorales complémentaires, les citoyens non-français
de l'Union européenne (UE) résidant en France doivent remplir les mêmes
conditions que les citoyens français pour les listes électorales principales, sous
réserve des adaptations précisées aux articles L.ü. 227-2 et suivants et R. 117-2 et
suivants pour les listes complémentaires municipales et aux articles 2-2 à 2-8 de la loi
n° 77-729 du 7 juillet 1977 pour les listes complémentaires européennes:
• Qualité d'électeur
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en cas d'inscription sur une liste électorale complémentaire en vue de
participer aux élections européennes: sa nationalité, son adresse en France, la
collectivité locale ou la circonscription sur la liste électorale de laquelle il est
ou a été inscrit en dernier lieu dans l'Etat dont il est ressortissant, attestant
qu'il n'est pas privé du droit de vote dans cet Etat et qu'il n'exercera son droit
de vote qu'en France (art. 2-4 de la loi n077-729 du 7 juillet 1977). Ces mentions
figurent sur le Cerfa 12671*02 que le demandeur doit compléter et signer lors
de sa demande d'inscription sur les listes électorales complémentaires.
Jouissance des droits civils et politiques: Le demandeur doit jouir de ses droits
civiques tant en France que dans son Etat d'origine.
• Attacheavec la commune
Les critères de domicile ou de résidence permettant l'inscription des citoyens non-
français de l'UE résidant en France sur les listes électorales complémentaires restent
les mêmes que pour les électeurs français.
Les citoyens de l'UE ne sont considérés comme résidant en France et peuvent à cet
égard demander à s'inscrire sur les listes électorales complémentaires que s'ils y ont
leur domicile réel ou si leur résidence y a un caractère continu depuis six mois au
moins?" Les jeunes majeurs de moins de 26 ans citoyens de l'Union européenne ont
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également la possibilité de s'inscrire sur la liste électorale de la commune où leurs
parents ont leur domicile réel ou y habitent depuis six mois au moins. Par ailleurs,
aux termes de l'article 1.0. 227-3, les ressortissants européens inscrits au rôle dans
une commune française ou possédant la qualité de gérant ou d'associé unique ou
majoritaire dans une société figurant au rôle de la commune peuvent demander une
inscription sur la liste électorale complémentaire de cette commune.
Ne sont pas applicables aux ressortissants non français de l'Union européenne, les
dispositions spécifiques aux Français établis hors de France et aux militaires de
carrière ou ceux servant en vertu d'un contrat, visées aux articles 1. 12 à 1. 14.
la liste électorale unique et permanente prévue par l'article 1. 16 qui est mise à
jour quotidiennement dans le répertoire électoral unique (REU) ;
la liste électorale qui vaut liste d'émargement (art. 1. 62-1) telle qu'elle est
extraite du répertoire électoral unique pour le scrutin, après la publication:
La création du répertoire électoral unique (REU) par la loi n° 2016-1048 du 1er août
2016 rénovant les modalités d'inscription sur les listes électorales a pour objet
l'établissement de listes électorales permanentes et fiables dans le cadre d'un
dispositif national coordonné et sécurisé.
Le REU est un répertoire national des électeurs, tenu par l'Insee. Il comprend
notamment les nom, prénoms, date et lieu de naissance tels qu'ils figurent au
20
répertoire national des personnes physiques (RNIPP) ainsi que le domicile ou le lieu
de résidence de chaque électeur inscrit sur les listes électorales>.
Pour toute demande de rectification des informations d'état civil contenues dans le
RED, l'électeur concerné doit solliciter la rectification de ces données directement
dans le répertoire national d'identification des personnes physiques (RNIPP) tenu
par l'Insee.
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1. Les inscriptions d'office
Les inscriptions d'office ne sont pas gérées par les services de la mairie mais relèvent
des prérogatives de l'Insee qui les intègre directement dans le REU. Le maire est tenu
informé de ces inscriptions d'office par le système de gestion du REU. Il doit
systématiquement affecter ces nouveaux électeurs à un bureau de vote. Dans ces cas,
aucune notification d'inscription sur les listes électorales n'est envoyée à l'électeur.
a) les personnes qui viennent d'atteindre l'âge prévu par la loi pour être électeur
(art. 1. 11, 11 1°)
Ces jeunes sont inscrits d'office sur la liste de la commune dans laquelle ils ont été
recensés.
En cas d'inscription d'office d'un jeune majeur pour participer au second tour
uniquement (cas des persolli1es atteignant leur majorité dans l'entre-deux tours), ce
jeune figurera sur la liste d'émargement dès le premier tour mais la mention «ne
vote pas au premier tour » sera inscrite dans la case dédiée à recueillir la signature de
l'électeur concerné. La procédure d'inscription d'office ne s'applique pas aux
ressortissants de l'Union européenne qui viennent d'atteindre la majorité (18 ans).
Ces derniers conservent la possibilité de déposer une demande d'inscription sur les
listes électorales selon les modalités prévues au C du II de la présente instruction.
Dans cette hypothèse, le maire est tenu d'examiner leurs demandes selon les
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modalités de droit commun, c'est-à-dire dans un délai de cinq jours à compter du
dépôt de la demande.
L'Insee procède à l'inscription d'office des personnes dont l'inscription est ordonnée
par l'autorité judiciaire sur la base des décisions transmises par le ministère de la
justice.
Les radiations d'office ne sont pas traitées par les services de la mairie mais relèvent
des prérogatives de l'Insee qui les intègre directement dans le RED. Le maire en est
tenu informé par le système de gestion du RED.
a) Les radiations ordonnées par l'autorité judiciaire (art. 1. 16, III, 10)
Ces radiations sont d'effet immédiat. A cet effet, le ministère de la justice transmet à
l'Insee les décisions imposant une radiation des listes électorales aux fins de mise à
jour du RED.
En cas de radiation d'un électeur par l'autorité judiciaire quelques jours avant le
scrutin et avant qu'il n'ait pu être radié d'office par l'Insee, le maire a la possibilité,
lorsqu'il en est informé, de barrer manuellement, à l'encre rouge, son nom sur la liste
d'émargement dès lors qu'elle est déjà imprimée pour le scrutin. Mention en sera
portée sur le procès-verbal du dépouillement des votes.
Les électeurs décédés sont radiés d'office par l'Insee dans le RED dès réception de
l'avis de décès émis par le service d'état civil de la mairie où l'électeur est décédé.
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En cas de décès d'un électeur quelques jours avant le scrutin et avant qu'il n'ait pu
être radié d'office par l'Insee, le maire a la possibilité de barrer manuellement, à
l'encre rouge, son nom sur la liste d'émargement dès lors qu'elle est déjà imprimée
pour le scrutin. Mention en sera portée sur le procès-verbal du dépouillement des
votes.
c) La radiation des électeurs qui n'ont plus le droit de vote (art. L. 16, III 2°)
L'article 1. 16, III, 2° prévoit également que l'Insee procède directement aux
radiations des électeurs qui n'ont plus le droit de vote. C'est le cas, par exemple, pour
un citoyen de l'Union européenne dont le pays quitterait l'Union européenne.
d) La radiation des électeurs qui ont sollicité leur inscription dans une autre
commune (art. 16, III, 3ème alinéa)
Lorsqu'un électeur déjà inscrit sur la liste électorale d'une commune s'inscrit sur la
liste électorale d'une nouvelle commune ou circonscription consulaire, l'Insee met
immédiatement à jour le REU en retenant seulement la dernière inscription de cet
électeur. Ni l'électeur ni la précédente commune d'inscription n'ont de démarche à
effectuer pour que la radiation induite soit effective.
Ces dispositions sont applicables aux ressortissants d'un Etat membre de l'UE autre
que la France inscrits sur les listes électorales complémentaires.
L'inscription sur les listes électorales est obligatoire (art. 1. 9). Elle relève, à
l'exception des cas d'inscription d'office, d'une démarche volontaire (inscription sur
demande). La seule sanction en résultant est l'impossibilité de participer au scrutin.
Le maire est compétent pour statuer sur les demandes d'inscription et procéder à la
radiation des électeurs qui ne remplissent plus les conditions pour rester inscrits sur
la liste électorale.
Dépôt des demandes d'inscription: Les demandes d'inscription sur les listes
électorales peuvent être déposées tout au long de l'année. Afin de valoir pour un
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scrutin général ou partiel, la demande d'inscription doit être déposée au plus tard le
sixième vendredi précédant le premier tour de celui-ci." (art. L. 17).
Toute demande d'inscription sur les listes électorales déposée par courriel et
non effectuée via cette télé-procédure homologuée par le ministère de
l'intérieur est irrecevable;
Elles peuvent être déposées dans toute annexe de la mairie (par exemple: bus
mobiles, mairies de quartier, stands, etc.). En revanche, afin d'éviter toute
pression qui pourrait être exercée sur les électeurs, le Conseil d'État a jugé
illégale la procédure qui consisterait à recueillir les demandes d'inscription au
domicile des électeurs->. Les prescriptions du code électoral impliquent en
effet une démarche volontaire de l'électeur afin d'obtenir son inscription sur
les listes électorales;
présentées par un tiers dûment mandaté (muni d'une procuration sur papier
libre indiquant les nom et prénoms du ou des mandant(s) et du mandataire);
adressées par courrier, étant observé que c'est la date de réception, et non pas
la date d'envoi, des demandes d'inscription adressées par correspondance
postale qui fait foi27 . Le courrier doit ainsi être reçu en mairie au plus tard le
sixième vendredi précédant le scrutin en vue duquel le demandeur souhaite
participer-ô.
25 Aux termes de l'article 16 de la loi n° 2016-1048 du 1er août 2016, les demandes d'inscription sur les listes
électorales en vue de participer aux scrutins organisés en 2019 sont déposées au plus tard le dernier jour du
deuxième mois précédant celui du scrutin.
26 CE, 13 mars 1981, Mairie de Tremblay-ies-Gonesse, n° 31530
27 Casso 2" Civ., 23 février 1989, n" 89-60013
28 En cohérence avec l'article 16 de la loi n" 2016~1048 du 1er août 2016, en 2019, les demandes d'inscription sur
les listes électorales doivent être reçues en mairie au plus tard le dernier jour du deuxième mois précédant celui
du scrutin.
25
Un récépissé de dépôt de la demande d'inscription est remis au demandeur ou lui est
adressé soit électroniquement, soit par courrier. Il précise l'identité du demandeur,
son adresse de rattachement à la commune et la date du dépôt de la demande
d'inscription. Il précise également les voies et délais de recours ouverts à l'électeur en
cas d'absence d'examen de la demande dans les délais. Dans tous les cas, toute
demande d'inscription doit être accompagnée des pièces justificatives nécessaires à
l'instruction du dossier.
Conformément à l'article 1. 36, ce délai est exprimé en jours calendaires: chaque jour
du calendrier de l'année civile, y compris les jours fériés et chômés, compte. Ainsi, et
par exemple, si une demande est déposée un mercredi, le maire doit statuer au plus
tard le dimanche suivant.
Pour statuer sur une demande d'inscription, le maire doit vérifier que le demandeur
respecte les conditions d'inscription mentionnées au 1 de la présente instruction. A ce
titre, il procède au contrôle de chacune des pièces jointes à la demande d'inscription
pour savoir si la qualité d'électeur et rattache communale sont réelles. Les dossiers
de demande d'inscription incomplets doivent être rejetés.
La notification doit parvenir à l'électeur au plus tard deux jours après l'adoption de
la décision. La date de notification qui fait courir le délai de recours est le jour de la
prise de connaissance de la décision par l'électeur. En cas de contestation de la
décision par l'électeur, il appartiendra au maire de prouver qu'il a procédé la
notification.
L'avis de notification d'une décision de refus d'inscription doit préciser les motifs du
refus et informer l'intéressé des voies et délais de recours prévus aux III et IV de
l'article 1. 18. L'électeur est informé que tout recours contentieux formé contre cette
décision est obligatoirement précédé d'un recours administratif préalable auprès de
la commission de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours devant le tribunal
d'instance (art. 1. 18, III).
26
délais. Dans cette hypothèse, le maire informe l'Insee du changement d'adresse de
l'électeur, ainsi que du changement d'affectation de bureau de vote par
l'intermédiaire du système de gestion du RED (art. L. 16, II) à réception de la
demande, dans un délai de sept jours.
Sanctions pénales: Toute personne qui se sera fait irrégulièrement inscrire sur les
listes électorales sous un faux nom ou de fausses qualités, en ayant dissimulé une
incapacité électorale ou se sera inscrite sur plusieurs listes est passible d'un an
d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (art. L. 86).
Principe: Le maire est compétent tout au long de l'année pour radier, à l'issue d'une
procédure contradictoire, les électeurs qui ne remplissent plus les conditions
d'attache communale permettant de demeurer inscrits sur la liste électorale de la
commune, qu'il s'agisse d'une liste électorale principale ou d'une liste électorale
complémentaire (art. L. 18, I).
Avant de procéder à une radiation, le maire doit s'assurer que l'électeur concerné ne
remplit plus aucune des conditions lui permettant de demeurer inscrit sur la liste
électorale de la commune. Sous cette réserve, le maire radie de la liste électorale toute
personne ayant perdu son attache avec la commune.
Preuves: Pour l'accomplissement de cette tâche, le maire doit disposer d'un faisceau
d'indices laissant à penser que l'électeur n'a plus d'attache avec la commune. Pour ce
faire, le maire, qui a le choix des éléments de nature à emporter sa conviction,
procède notamment à l'examen systématique des cas de tous les électeurs dont la
carte électorale a été retournée. Il en est fait de même dans les cas où les enveloppes
de propagande n'ont pu être distribuées à l'électeur.
Le maire tient alors compte des indications qui ont motivé le retour de la carte
électorale ou de la propagande à la mairie ainsi que des indications fournies par les
électeurs qui ont dû retirer directement leur carte auprès du bureau de vote. Pour
faciliter ce travail, les services de la mairie recherchent les raisons pour lesquelles les
documents n'ont pas été remis.
Dans tous les cas ainsi évoqués, où il existe de fortes présomptions que l'électeur a
quitté la commune, celui-ci peut néanmoins conserver une inscription au titre de sa
qualité de contribuable ou de gérant ou d'associé majoritaire ou unique d'une société
figurant au rôle. Le maire doit donc s'assurer que l'électeur n'a pas conservé une de
ces qualités.
27
Ces fichiers sont transmis chaque année aux communes par les services
fiscaux et peuvent être conservés pendant deux ans-". En cas de doute, la
commune peut demander aux services fiscaux dont elle dépend la vérification
de la situation individuelle de l'intéressé.
Un avis de notification doit être adressé à l'intéressé par écrit (art. L. 18, II).
L'avis de notification doit préciser le(s) motif(s) pour le(s)quel(s) le maire envisage de
radier l'électeur ainsi que les adresses (postale et électronique) de la mairie
auxquelles l'intéressé peut remettre ses observations. Il doit, en outre, indiquer que
l'électeur dispose d'un délai de quinze jours pour présenter ses observations.
Il est ainsi mis en état de faire connaître son droit à demeurer inscrit sur la liste
électorale (par exemple s'il change de résidence en conservant un domicile dans la
commune ou encore s'il y reste contribuable ou gérant ou associé majoritaire ou
unique d'une société inscrite au rôle).
28
La notification doit parvenir à l'électeur au plus tard deux jours après l'adoption de
la décision. La date de notification qui fait courir le délai contentieux est le jour de la
prise de connaissance de la décision par l'électeur. En cas de contestation de la
décision par l'électeur, il appartiendra au maire de prouver qu'il a procédé à la
notification.
Les opérations électorales, notamment la révision des listes électorales, font partie
des «fonctions spéciales qui sont attribuées (au maire) par les lois » au titre de l'article
L. 2122-27 du code général des collectivités territoriales (CGCT), que le maire exerce
en tant qu'agent de l'Etat sous l'autorité du préfet. Il en résulte qu'en vertu de l'article
L. 2122-19 du CGCT, le maire peut donner délégation de signature, notamment au
directeur général des services de la commune et plus globalement aux responsables
de services communaux, pour statuer sur les demandes d'inscription.
De même, aucun texte ne fait obstacle à ce que le maire délègue les fonctions qu'il
exerce au nom de l'Etat aux adjoints voire à des membres du conseil municipal, par
application de l'article L. 2122-18 du CGCT.
Si les opérations d'inscription se font selon les mêmes modalités que celles des
électeurs Français sur les listes électorales principales, il existe quelques particularités
s'agissant des citoyens de l'Union européenne résidant en France inscrits sur les listes
complémentaires.
Modes de dépôt de la demande d'inscription: les demandes d'inscription sur les listes
électorales complémentaires doivent obligatoirement être déposées au moyen des
formulaires d'inscription agréés prévus à cet effet (Cerfa 12670*02 pour les élections
municipales et Cerfa 12671*02 pour les élections européennes) en raison de la
déclaration sur l'honneur que les ressortissants d'un Etat membre de l'Union
européenne autre que la France doivent signer.
29
Vote dans deux pays: S'agissant des élections municipales, un résident citoyen d'un
autre Etat membre de l'Union inscrit sur une liste électorale complémentaire en
France peut participer, en tant qu'électeur ou candidat, à une élection municipale
dans un autre Etat de l'Union.
A Paris, Marseille et Lyon, une commission de contrôle est instituée dans chaque
arrondissement ou secteur, le cas échéant.
1. Missions de la commission
31 En cohérence avec l'article 16 de la loi 11°2016-1048 du 1er août 2016, en 2019, ces demandes de radiation
doivent être déposées au plus tard le dernier jour du deuxième mois précédant celui du scrutin.
30
pour contrôler la régularité de la liste électorale à l'occasion de réunions
spécifiques (art. L. 19, Il).
Elle se réunit préalablement à chaque scrutin, entre les 24e et 21e jours avant celui-
ci, ou les années sans scrutin, au moins une fois par an (art. L. 19, III).
2. Composition de la commission
le conseiller municipal:
Le conseiller municipal est choisi dans l'ordre du tableau parmi les membres prêts à
participer aux travaux de la commission. A défaut, le plus jeune conseiller municipal
est désigné membre de la commission de contrôle.
31
Le préfet procède à l'examen d'ensemble de la situation des délégués qu'il désigne
au sein des commissions de contrôle. Le préfet doit veiller au pluralisme de la
composition de la commission et éviter le renouvellement sans discontinuité des
mêmes représentants. De manière générale, lorsqu'un délégué de l'administration a
siégé durant trois almées au sein d'une même commission de contrôle, il est
recommandé, dans la mesure du possible, de l'affecter à une autre commission.
° Si trois listes au moins ont obtenu des sièges au conseil municipal lors de son
dernier renouvellement, les deux conseillers municipaux appartiennent
respectivement à la deuxième et à la troisième liste ayant obtenu le plus grand
nombre de sièges, pris dans l'ordre du tableau parmi les membres prêts à participer
aux travaux de la commission de contrôle.
Compte tenu de l'esprit du texte et de la rédaction retenue pour cet article, il convient
de calculer la moyenne d'âge des personnes élues à la date du dernier
32
renouvellement intégral, en dépit des éventuels démissions ou remplacements
intervenus depuis.
Les conseillers municipaux appartenant à une liste au-delà de la troisième liste ayant
obtenu le plus grand nombre de sièges (quatrième liste, cinquième liste etc ... ) ne sont
pas représentés dans la commission de contrôle de la commune.
oSi deux listes seulement ont obtenu des sièges au conseil municipal lors de
son dernier renouvellement (art. L. 19, VI), les deux conseillers municipaux
appartiennent à la deuxième liste ayant obtenu le plus grand nombre de sièges pris
dans l'ordre du tableau parmi les membres prêts à participer aux travaux de la
commission de contrôle.
Au sein des communes nouvelles, cette interdiction vaut également pour les maires
délégués et les adjoints au maire délégué titulaires d'une délégation, quelle qu'elle
soit, de signature comme de compétence.
Il convient de noter que dès lors qu'un adjoint spécial est conseiller municipal et qu'il
est dépourvu de toute délégation, il peut être membre de la commission de contrôle.
33
Il conviendra néanmoins de vérifier préalablement que l'adjoint spécial concerné n'a
pas la qualité d'adjoint au marrev.
A Paris, Marseille et Lyon, il existe une commission de contrôle dans chaque secteur
(art. 1. 19, I). Ses modalités de composition sont identiques à celles de la commission
de contrôle dans les communes de 1 000 habitants et plus.
Les personnes répondant aux conditions requises doivent faire part de leur volonté
d'être membres de la commission. Le maire interroge les conseillers municipaux,
selon des modalités qu'il est libre de déterminer, sur leur volonté de participer aux
travaux de la commission (par exemple, il peut les consulter lors d'une séance du
conseil municipal).
Il transmet ensuite au préfet la liste des conseillers municipaux, pris dans l'ordre du
tableau, prêts à participer aux travaux de la commission de contrôle parmi ceux qui
répondent aux conditions précitées. Aucune forme particulière n'est exigée pour
cette transmission (courrier, délibération du conseil municipal, etc.).
34
Délégation aux sous-préfets d'arrondissement. Au titre de l'article R. 7, il appartient
au préfet de fixer par arrêté la composition de chaque cormnission de contrôle dans
les communes relevant de sa compétence. Toutefois, en vertu l'article 14 du décret
n" 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à
l'action des services de l'Etat dans les régions et les départements, dès lors que le
préfet a délégué cette fonction aux sous-préfets d'arrondissement, ces derniers sont
compétents pour signer les arrêtés de nomination des membres des cormnissions de
contrôle des communes de leur arrondissement.
Les membres titulaires qui ne remplissent plus les conditions nécessaires pour faire
partie de la commission de contrôle ou qui, pour des raisons personnelles, souhaitent
mettre fin à leur fonction sont ainsi remplacés par leur suppléant prévu à cet effet.
Rien ne s'oppose par ailleurs à ce que les suppléants puissent également remplacer
momentanément le titulaire, sous réserve de respecter les conditions précitées.
Les personnes ainsi nommées verront leurs fonctions prendre fin à la même date que
celle prévue pour les personnes qu'elles remplacent.
35
4. Fonctionnement de la commission
De plus, il notifie les décisions prises par la commission de contrôle, dans un délai de
deux jours, par écrit à l'électeur intéressé et au maire, et par voie dématérialisée, par
l'intermédiaire du système de gestion du répertoire électoral unique, à l'Insee.
36
En tout état de cause, elle doit se réunir entre le vingt-quatrième et le vingt-et-unième
jour précédant chaque scrutin, même si une précédente réunion s'est déjà tenue plus
tôt dans la même almée.
Au cours d'une année sans scrutin, si elle ne s'est pas réunie depuis le 1er janvier de
l'année en cours, la commission de contrôle doit se réunir entre le sixième vendredi
précédant le 31 décembre et l'avant-dernier jour ouvré de l'année (troisième alinéa de
l'art. R. 10).
Quorum nécessaire (art. R. 10): Un quorum de trois membres est nécessaire pour
que la commission de contrôle délibère valablement (soit tous les membres de la
commission de contrôle dans les communes de moins de 1000 habitants et 3/5ème
des membres de la commission de contrôle dans les communes de 1000 habitants et
plus).
Si le quorum n'est pas atteint lors de ces réunions, la commission de contrôle est
réputée ne pas avoir délibéré.
37
La communication de ce registre ainsi que des pièces justificatives produites relève
de l'article L. 311-7 du code des relations entre le public et l'administration qui
prévoit que de tels documents ne sont communicables qu'après occultation des
mentions couvertes par le secret de la vie privée.
E. Recours
Ce recours administratif est obligatoire avant tout recours devant le juge contre les
décisions de refus d'inscription ou de radiation du maire.
Elle est saisie, soit par voie postale, avec accusé de réception, soit par voie
électronique, aux adresses indiquées par le maire dans la notification de sa décision
(art. R. 9). Il mentionne les voies et délais de recours en l'absence d'examen par la
commission de contrôle.
38
Forme du recours administratif préalable obligatoire: Si aucune forme particulière
n'est exigée, il est recommandé au demandeur de mentionner ses nom, prénoms,
adresse, date et lieu de naissance, indiquer la nature et la date de la décision du
maire qu'il conteste et de joindre cette dernière.
Si la commission de contrôle n'a pas statué dans les trente jours, elle est réputée avoir
rejeté le recours administratif préalable (art. L. 18, III). L'électeur peut engager un
recours contre la décision implicite de rejet de la commission.
Dans le cadre du recours administratif, l'électeur peut présenter toutes pièces utiles
au soutien de sa demande, y compris de nouvelles pièces qui n'auraient pas été
produites devant le maire.
39
Recours devant le tribunal d'instance (art. L. 18, IV) : Si la commission de contrôle
confirme la décision de refus ou de radiation du maire, l'intéressé peut exercer un
recours devant le tribunal d'instance, dans un délai de sept jours à compter de la
notification de la décision de la commission de contrôle ou de sa décision implicite
de rejet dans les conditions prévues aux deux derniers alinéas du 1 de l'article L. 20
(cf. paragraphe suivant - cas du recours ouvert à tout électeur inscrit sur la liste
électorale de la commune ou au représentant de l'Etat dans le département en vue de
demander l'inscription ou la radiation d'un électeur omis ou indûment inscrit ou
contester la décision de radiation ou d'inscription d'un électeur).
Délai pour agir: Le recours est formé dans un délai de sept jours à compter de la
notification de la décision de la commission de contrôle ou de la décision implicite de
rejet.
Forme du recours: Le recours prend la forme d'une déclaration orale ou écrite auprès
du greffe du tribunal d'instance. La déclaration indique les nom, prénoms et adresse
du requérant et la qualité en laquelle il agit ainsi que l'objet du recours. Le requérant
doit joindre à sa déclaration la copie du recours administratif préalable formé auprès
de la commission de contrôle, la copie de l'accusé de réception postale ou
électronique du recours administratif préalable et, le cas échéant, la copie de la
décision rendue par la commission de contrôle à l'occasion du recours administratif
préalable (art. R. 17).
Pourooi en cassation (art. R. 19-1 et s.ï : La décision du juge d'instance n'est pas
susceptible d'appel mais peut faire l'objet d'un pourvoi en cassation dans les dix
jours à compter de la notification de la décision du tribunal d'instance (art. L. 20 et
R. 19-1).
Le pourvoi en cassation n'est pas suspensif. Ainsi, les électeurs radiés ne peuvent
invoquer le dépôt d'un pourvoi en cassation pour participer au scrutin.
40
Le pourvoi en cassation est formé par déclaration orale ou écrite que l'électeur ou son
mandataire muni d'un pouvoir spécial adresse par courrier recommandé au greffe
du tribunal d'instance qui a rendu la décision attaquée ou au greffe de la Cour de
cassation (art. R. 19-2).
Qui peut agir: Aux termes de l'article L. 20, I, tout électeur inscrit sur la liste
électorale de la commune peut demander, auprès du tribunal d'instance, l'inscription
d'un électeur omis, la radiation d'un électeur indûment inscrit ou contester la
décision de radiation ou d'inscription d'un électeur.
Délai pour agir: Le recours est formé dans un délai de sept jours à compter de la
publication de la liste électorale (tableau des inscriptions et des radiations prévu à
l'article R. 13).
Forme du recours: Le recours prend la forme d'une déclaration orale ou écrite auprès
du greffe du tribunal d'instance. La déclaration indique les nom, prénoms et adresse
du requérant et la qualité en laquelle il agit ainsi que l'objet du recours (art. R. 17).
Cette déclaration précise en outre les nom, prénoms et adresse de l'électeur concerné.
Pourvoi en cassation (R. 19-1 et s.) : La décision du juge d'instance n'est pas
susceptible d'appel mais peut faire l'objet d'un pourvoi en cassation dans les dix
jours à compter de la notification de la décision du tribunal d'instance (art. L. 20, 1 et
R. 19-1).
Le pourvoi en cassation n'est pas suspensif. Ainsi, les électeurs radiés ne peuvent
invoquer le dépôt d'un pourvoi en cassation pour participer au scrutin.
Le pourvoi en cassation est formé par déclaration orale ou écrite que la partie ou tout
mandataire muni d'un pouvoir spécial adresse par courrier recommandé au greffe
41
du tribunal d'instance qui a rendu la décision attaquée ou au greffe de la Cour de
cassation (art. R. 19-2).
Les parties sont dispensées du ministère d'un avocat. Toutefois, dans le cas où elles
bénéficieraient de l'assistance d'un avocat, les dispositions des articles 974 à 982 du
code de procédure civile ne sont pas applicables.
3. Recours ouvert à toute persOlme qui prétend avoir été omise de la liste
électorale de la commune en raison d'une erreur purement matérielle ou
avoir été radiée par le maire en méconnaissance de l'article L. 18 (art. L. 20,
Il)
Qui peut agir: Ce recours peut être déposé par toute personne intéressée jusqu'au
jour du scrutin. Le requérant ne peut saisir le juge que dans des cas limitativement
énumérés par la loi:
- s'il a été omis de la liste en raison d'une erreur purement matérielle (exemples:
radiations d'office erronées),
- s'il a été radié par le maire en méconnaissance de l'article L. 18 (exemple: non-
respect de la procédure contradictoire, non-respect des délais par le maire, radiation
pour une autre cause que celles prévues par la loi, etc.).
Forme: Le recours prend la forme d'une déclaration orale ou écrite auprès du greffe
du tribunal d'instance. La déclaration indique les nom, prénoms et adresse du
requérant et la qualité en laquelle il agit ainsi que l'objet du recours.
Le recours prévu au Il de l'article L. 20 ne doit pas être un moyen pour les électeurs
négligents de détourner les règles de délai imposées pour la révision des listes
électorales, ce dont s'assure la Cour de cassation. Le jugement du tribunal d'instance
est rendu au plus tard le jour du scrutin. Il est immédiatement notifié à l'intéressé, au
maire et à l'Insee.
Pourvoi en cassation (art. R. 19-1 et s.): La décision du juge d'instance n'est pas
susceptible d'appel mais peut faire l'objet d'un pourvoi en cassation dans les dix
jours à compter de la notification de la décision du tribunal d'instance (art. L. 20 et
R. 19-1).
Le pourvoi en cassation n'est pas suspensif. Ainsi, les électeurs radiés ne peuvent
invoquer le dépôt d'un pourvoi en cassation pour participer au scrutin.
42
Le pourvoi en cassation est formé par déclaration orale ou écrite que la partie ou tout
mandataire muni d'un pouvoir spécial adresse par courrier recommandé au greffe
du tribunal d'instance qui a rendu la décision attaquée ou au greffe de la Cour de
cassation (art. R. 19-2).
Les parties sont dispensées du ministère d'un avocat. Toutefois, dans le cas où elles
bénéficieraient de l'assistance d'un avocat, les dispositions des articles 974 à 982 du
code de procédure civile ne sont pas applicables.
Cette publicité prend la forme d'un tableau extrait du répertoire électoral unique par
le maire et mis à disposition des électeurs auprès des services de la commune,
pendant une durée de sept jours (art. L. 20, 1 et R. 13). Ledit tableau peut, selon le
choix et les moyens matériels de la commune, être mis à la disposition des électeurs
par voie d'affichage aux lieux habituels d'affichage administratif, de consultation sur
place ou de consultation sur un ordinateur mis à la disposition des électeurs.
Les inscriptions et radiations d'office opérées par l'Insee depuis la dernière réunion
de la commission de contrôle doivent figurer dans ce tableau.
Mentions obligatoires portées sur le tableau: Il doit comprendre les nom, prénoms,
date et lieu de naissance, domicile ou résidence des électeurs nouvellement inscrits
(adresse de rattachement) ou radiés.
43
L'indication du domicile ou de la résidence comporte obligatoirement l'indication de
la rue et du numéro quand ils existent.
S'agissant des personnes sans domicile stable et des détenus, l'adresse à porter est
celle de l'organisme d'accueil.
Une liste d'émargement est établie en vue de chaque scrutin. Il s'agit de la liste
électorale à jour :
du tableau des inscriptions et des radiations intervenues depuis la dernière
réunion de la commission de contrôle (publié le lendemain de la réunion de la
commission de contrôle ou à défaut au plus tard le vingtième jour qui précède
la date du scrutin) ;
du tableau des inscriptions prises en application de l'article 1. 31 et des
radiations depuis la réunion de la commission de contrôle (publié au plus tard
cinq jours précédant le scrutin). Si la liste d'émargement est éditée plus de
cinq jours avant le scrutin, les inscriptions et radiations issues de ce tableau
sont rajoutées à la main.
44
notification par voie écrite afin de faciliter l'administration de la preuve en cas d'un
éventuel contentieux devant le tribunal d'instance et la voie électronique lorsque cela
est possible.
L'électeur concerné dispose d'un délai de quarante-huit heures pour présenter ses
observations (3ém e alinéa de l'art. R. 11). La date de réception des observations par la
commission doit être prise en compte dans le calcul de ce délai. Au cours de cette
procédure, le maire peut également présenter ses observations à sa demande ou sur
demande de la commission.
Les décisions de la commission sont notifiées dans un délai de deux jours à l'électeur,
au maire et à l'Insee. En cas de contestation de la décision par l'électeur, il revient à la
commission de prouver avoir procédé à la notification. La date de notification qui fait
courir le délai contentieux est le jour de la prise de connaissance de la décision par
l'électeur. L'avis de notification doit préciser les voies et délais de recours.
En effet, l'article L. 30 permet aux électeurs, dans des cas limitativement énumérés
par la loi et sous réserve que ce soit à l'occasion d'un scrutin, de déposer une
demande d'inscription sur la liste électorale au-delà du délai normal, entre le sixième
vendredi et le dixième jour précédant ce scrutin (1er tour).
45
Une demande d'inscription au titre de l'article L. 30 peut être déposée dans ces délais
dès lors qu'elle est justifiée par l'organisation d'une élection, qu'elle soit générale ou
partielle.
L'inscription est d'effet immédiat, sous réserve d'un examen préalable par le maire.
2° Les militaires renvoyés dans leur foyer après avoir satisfait à leurs
obligations légales d'activité, libérés d'un rappel de classe ou démobilisés après la
clôture des délais d'inscription, ainsi que ceux ayant changé de domicile lors de leur
retour à la vie civile.
2° bis Les personnes gui établissent leur domicile dans une autre commune
pour un motif professionnel autre que ceux visés aux 1° et 2° après la clôture des
délais d'inscription, ainsi que les membres de leur famille domiciliés avec elles à la
date du changement de domicile.
Cette dernière disposition a été introduite par la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de
simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures pour aligner
les salariés du secteur privé sur ceux du public. Les mêmes règles sont donc
applicables à l'ensemble des salariés.
46
Les persom,es qui atteignent la condition d'âge la veille du premier tour de scrutin
ou du second tour peuvent demander à s'inscrire sur les listes électorales afin de
participer au scrutin. La condition d'âge s'apprécie la veille du scrutin à minuit'".
Une personne dont le dix-huitième anniversaire coïncide avec la date du scrutin n'est
donc pas âgée de dix-huit ans accomplis et ne peut à cet égard demander son
inscription au titre de l'article 1. 30.
Cette disposition permet l'inscription des jeunes majeurs qui n'auraient pas bénéficié
d'une inscription d'office alors que les dispositions du 1° du Il de l'article 1. 11 leur
étaient applicables (par exemple s'ils n'ont pas été recensèsj->.
Peuvent demander à être inscrits sur les listes électorales afin de participer à un
scrutin les ressortissants des Etats membres de l'Union européenne autre que la
France qui atteignent l'âge de 18 ans au plus tard la veille du premier tour seulement.
La disposition l'article 1. 11, Il 2°, qui prévoit l'inscription d'office des persOlmes qui
viennent d'acquérir la nationalité française peut en effet prendre un certain temps en
raison des délais de transmission des informations par la direction générale des
étrangers en France et par le ministère de la Justice à l'Insee. Si la naturalisation
intervient peu de temps avant un scrutin, qui plus est après la clôture des délais
d'inscription, la personne naturalisée peut avoir intérêt à déposer une demande
d'inscription dans les conditions de droit commun ou au titre de l'article 1. 30.
L'acquisition de la nationalité française par mariage, dans les conditions fixées par
les articles 1. 21-1 et suivants du code civil, entre dans le champ d'application de
l'article 1. 3039 .
47
5° Les Français et les Françaises ayant recouvré l'exercice du droit de vote
dont ils avaient été privés par l'effet d'une décision de justice après la clôture des
délais d'inscriptions.
Ces personnes ne recouvrent pas automatiquement leur droit de vote mais doivent se
réinscrire au préalable sur les listes électorales.
N'est pas recevable une demande d'inscription présentée par une personne qui
aurait recouvré sa capacité électorale avant la clôture des délais d'inscription mais
n'aurait formé sa demande qu'après l'expiration de celle-cr'v,
Les demandes ne sont recevables que jusqu'au dixième jour inclus précédant celui du
scrutin (art. L. 30), c'est-à-dire le deuxième jeudi inclus précédant le jour du scrutin si
le vote a lieu un dimanche, ou le deuxième mercredi si le vote a lieu le samedi.
Sa décision est immédiatement notifiée par écrit à Yélecteur et, par l'intermédiaire du
système de gestion du répertoire électoral unique, à l'Insee qui en informe le maire
de la commune où Yélecteur était précédemment inscrit.
Publication du tableau rectificatif des cinq jours: Ce tableau est mis à disposition
par le maire auprès des services de la commune, aux horaires d'ouverture habituels,
au plus tard cinq jours avant le scrutin (3èm e alinéa de l'art. L. 31 et R. 14) et y
demeure jusqu'au jour du scrutin (art. L. 20, II). Toute personne peut prendre
communication de ce tableau, le recopier, l'imprimer ou en faire une photo.
Les recours: Conformément à l'article L. 32, Yélecteur concerné, tout électeur inscrit
sur la liste électorale de la commune et le représentant de l'Etat dans le département
peuvent contester jusqu'au jour du scrutin, les décisions prises par le maire en
application des articles L. 30 et L. 31. Ce recours ainsi que Yéventuel pourvoi en
cassation sont exercés dans les conditions fixées au II de l'article L. 20 (cf supra II. E.
3.).
D. Liste d'émargement
La liste d'émargement correspond à la liste des électeurs par bureau de vote établie à
partir de la liste électorale de la commune (art. L. 62-1).
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La liste d'émargement comporte les mentions visées au 1 de l'article 1. 16: nom,
prénoms, date et lieu de naissance, domicile ou résidence, rue et numéro de la rue
lorsqu'ils existent et l'indication du bureau de vote correspondant au périmètre
géographique dont relève l'électeur. Elle prévoit, en outre, un espace permettant à
l'électeur d'y apposer sa signature (art. 1. 62-1). Une colonne d'une largeur de 1,5 cm
constitue à cet égard un strict minimum, l'optimum se situant autour de 2,5 cm.
Communication des listes d'émargement: Quel que soit le scrutin, elles sont
corrununicables à tout électeur jusqu'au dixième jour suivant la date à laquelle
l'élection est acquise, et éventuellement pendant le dépôt des candidatures entre les
deux tours de scrutin (art. 1. 68).
Les listes d'émargement sont communiquées à tout électeur selon les modalités
prévues par l'article 1. 311-9 du code des relations entre le public et l'administration
soit à la préfecture ou à la sous-préfecture, soit à la mairie.
En revanche, passé ce délai de dix jours, les listes d'émargement ne sont plus
communicables au regard de l'avis de la Commission d'accès aux documents
administratifs (CADA), dans sa décision n° 2008-2653 du 3 juillet 2008, qui indique
que «ces dispositions particulières font obstacle à l'application de la loi du 17 juillet 1978
(devenu code des relations entre le public et l'administration) jusqu'à l'expiration du
délai de dix jours à compter de l'élection. Passé ce délai, ces documents administratifs ne sont,
en tout état de cause, pas communicables sur le fondement de la loi de 1978 dès lors qu'elles
révèlent le choix d'électeurs nommément désignés de se rendre ou non aux urnes, choix qui
relève du secret de la vie privée».
Au-delà du délai d'utilité administrative de quinze jours suivant l'élection et, sauf
recours contentieux, les listes d'émargement deviennent des archives publiques
soumises aux dispositions de la circulaire NOR: INTK040000lC du 5 janvier 2004.
E. Cartes électorales
Une carte électorale, valable pour toutes les consultations politiques au suffrage
direct, est délivrée à chaque électeur inscrit sur la liste électorale (art. R. 22).
Chaque année, le maire établit une carte électorale pour tout nouvel inscrit dans la
commune.
Les années de refonte des listes électorales, une nouvelle carte électorale est adressée
à l'ensemble des électeurs, qu'ils soient anciennement ou nouvellement inscrits sur la
liste électorale.
Refonte des listes électorales: Elle a traditionnellement lieu, sans que la loi ne fixe
d'obligation, tous les trois à cinq ans. Elle consiste en une simple remise en forme des
listes, avec reclassement des électeurs par ordre alphabétique et attribution d'un
nouveau numéro suivant cet ordre, intégrant par ailleurs les changements de
périmètre des bureaux de vote intervenus depuis la refonte précédente.
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La refonte est en fait une simple opération matérielle qui permet d'ordonner la liste
électorale et conduit à la distribution d'une nouvelle carte électorale à l'ensemble des
électeurs pour faciliter le travail des assesseurs le jour du scrutin.
Modification des périmètres des bureaux de vote entre deux refontes: Le maire
n'établit une nouvelle carte électorale que pour les électeurs dont le numéro ou dont
l'adresse du bureau de vote a changé et seulement si un scrutin doit être organisé
avant la prochaine refonte.
L'adresse qui figure sur la carte électorale doit donc correspondre à l'adresse au titre
de laquelle l'électeur est rattaché à la commune.
Envoi des cartes: Hormis celles remises aux électeurs lors de la ceremonie de
citoyenneté, les cartes doivent être envoyées à l'adresse de rattachement de leurs
titulaires au minimum trois jours avant la date du premier tour de scrutin et, en
l'absence de scrutin, au plus tard le 30 avril de l'année suivante (art. R. 25).
Toute disposition doit être prise pour que la carte qui n'a pu être remise à l'électeur
fasse retour à la mairie.
Elles sont remises le jour du scrutin au bureau de vote intéressé et y sont tenues à la
disposition de leurs titulaires. Elles ne peuvent être délivrées à l'électeur que sur
présentation d'un titre d'identité.
Un procès-verbal de cette opération doit être dressé, signé par le titulaire et paraphé
par le bureau.
Dans chaque bureau de vote, lors de la clôture du scrutin, les cartes non retirées,
ainsi que celles qui l'ont été, sont mentionnées nominativement sur le procès-verbal
des opérations de vote, auquel sont joints les procès-verbaux de remise prévus à
l'alinéa précédent.
Les cartes non retirées sont mises sous pli cacheté, portant l'indication de leur
nombre, et ce pli, paraphé par les membres du bureau, et déposé à la mairie. Ces plis
sont aussitôt mis à la disposition du maire pour la mise à jour de la liste électorale.
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Le maire peut délivrer une attestation d'inscription sur la liste électorale d'un bureau
de vote de la commune à tout électeur qui fait une déclaration de perte de sa carte à
la mairie, sachant qu'il n'y a aucune obligation de refaire une carte électorale en cas
de perte ou de vol.
La plus grande liberté est laissée au maire dans l'organisation matérielle des
cérémonies de citoyenneté afin de tenir compte du nombre de personnes concernées,
des circonstances et impératifs locaux. Lors de la cérémonie, peuvent être évoqués,
de la manière la plus appropriée, les principes fondamentaux de la République et de
notre système politique. En tant qu'agent de l'État, le maire est cependant astreint à
un devoir de neutralité et doit notamment éviter, en période électorale, tout propos
pouvant être assimilé à de la propagande électorale (art. 1. 52-1).
Ces cérémonies sont présidées par le maire qui peut cependant s'y faire représenter
par un adjoint ou un conseiller municipal. Dans les communes divisées en
arrondissements ou en sections, le maire d'arrondissement ou le maire délégué
peuvent se substituer au maire.
En l'absence de cérémonie ou lorsque les jeunes n'y assistent pas, leur carte électorale
leur est distribuée comme pour tout autre citoyen.
Aux termes de l'article 1. 37, tout électeur, tout candidat et tout parti ou groupement
politique peuvent prendre communication et obtenir copie de la liste électorale de la
commune auprès de la mairie ou de l'ensemble des communes du département
auprès de la préfecture, à la condition de s'engager à ne pas en faire un usage
commercial.
Ainsi, tout électeur peut prendre communication et obtenir copie auprès de la mairie
de la liste électorale de la commune, ainsi que du tableau des inscriptions prises en
application du troisième alinéa de l'article 1. 31 et des radiations intervenues depuis
la réunion de la commission, ou auprès de la préfecture, des listes électorales et du
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tableau précité de l'ensemble des communes du département, à la condition de
s'engager à ne pas en faire un usage commercial.
L'intéressé doit produire une demande écrite certifiant qu'il s'engage sur l'honneur à
ne pas faire un usage commercial de la liste électorale qui lui sera communiquée.
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fonctionnement des services chargés de l'établissement et de la tenue de la liste
électorale.
L'électeur peut avoir accès à la liste électorale complète, y compris des informations
couvertes par le secret de la vie privée (adresse personnelle, date et lieu de naissance
des électeurs). En revanche, les pièces présentées à l'appui d'une demande
d'inscription sur la liste électorale ne sont pas corrununicables aux tiers:".
3° Par courrier électronique et sans frais lorsque le document est disponible sous forme
électronique;
4° Par publication des informations en lizne, à moins que les documents ne soient
communicables qu'à l'intéressé en application de l'article 1. 311-6 ».
Les listes électorales sont communicables au choix du demandeur dans la limite des
possibilités techniques de l'administration.
L'électeur qui souhaite obtenir une copie de la liste électorale sur support
informatique doit être avisé du système et du logiciel utilisés par l'administration.
Frais: Les copies mentionnées ci-dessus sont effectuées aux frais du demandeur,
sans que ces frais puissent excéder le coût de cette reproduction (tarif maximum:
0,18 euros la page A4, ou 2,75 euros le Cd-rom selon l'arrêté du Premier ministre
NOR: PRMG0170682A du 1 er octobre 2001). Un paiement préalable ou concomitant à
la remise des copies est recommandé.
La mairie (ou la préfecture) doit veiller à ce que les mêmes facilités (prix, modalités et
délais de délivrance) soient effectivement accordées à tous ceux qui feraient une
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demande d e cop ie et que nu l ne soit dispensé de payer le prix des prestations
correspondantess-,
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