Interactions Entre Entités Chimiques - Applications: Cours
Interactions Entre Entités Chimiques - Applications: Cours
PEROT
PCSI, Architecture de la Matière AM2, Cours
AM 2
Cours
a) L’interaction de Keesom 4
b) L’interaction de Debye 5
c) L’interaction de London 5
polarité de la molécule : en effet la polarité d’une molécule fait apparaître un dipôle permanent caractérisé par
!!"
un moment dipolaire permanent µ0 , orienté de G- (barycentre des charges partielles négatives) vers G-
(barycentre des charges partielles positives).
!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire permanent µ0 sur les molécules suivantes :
molécule) est dû à la polarisabilité de l’entité, cad à la capacité de son nuage électronique à se déformer sous
!"
l’action du champ électrique E créé par une molécule polaire (ou par un ion) qui s’approche de l’entité : en
!!!"
effet cela fait apparaître un dipôle induit caractérisé par un moment dipolaire induit µind colinéaire au champ
!" !!!" !"
électrique E : µind = α E avec α : coefWicient de polarisabilité de l’entité
!!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire induit µind sur l’atome de gaz noble Ne suivant, lorsqu’on lui
approche une molécule polaire :
!!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire induit µind sur la molécule apolaire Br2 suivante, lorsqu’on lui
approche une molécule polaire :
!!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire induit µind sur la molécule polaire HCl suivante, lorsqu’on lui
approche une molécule polaire :
capacité : → Comparaison des μind de deux atomes : il sufgit de comparer leur polarisabilité :
lier la polarisabilité d’un atome - Lorsqu’on décrit une période/ligne de gauche à droite, la polarisabilité α diminue donc μind ➘
à sa position dans le tableau - Lorsqu’on décrit une colonne de bas en haut, la polarisabilité α diminue donc μind ➘
périodique
molécule) est dû à la déformation du nuage électronique de l’entité par l’agitation thermique à chaque instant t
!"
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: en effet cela fait apparaître un dipôle instantané caractérisé par un moment dipolaire instantané µi .
!"
!
Ex : Représentation du vecteur moment dipolaire instantané µi à différents instants sur un atome de gaz noble
Ne, et représentation de la distribution moyenne dans le temps :
!"
!
Ex : Représentation du vecteur moment dipolaire instantané µi à différents instants sur la molécule apolaire
Br2, et représentation de la distribution moyenne dans le temps :
!"
!
Ex : Représentation du vecteur moment dipolaire instantané µi à différents instants sur la molécule apolaire
HCl, et représentation de la distribution moyenne dans le temps :
→ Comparaison des μi de deux entités (atomes de GN/molécules) : il sufgit de comparer leur polarisabilité :
Plus l’entité est polarisable, plus μi ➚
Ex : entre I2 et Br2, lequel a le μi le plus grand ?
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
→ Propriétés :
E coulombienne proportionnelle à
r
L’interaction coulombienne dépend :
- de la charge q du premier ion : ⎮q⎮ ➚ ⇒ interaction ➚
- de la charge q’ du deuxième ion : ⎮q’⎮ ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux ions : r ➚ ⇒ interaction ➘
Cette interaction ion-dipôle est à l’origine de la solvatation des ions dans un solvant polaire. L’eau étant l’un
des solvant les plus polaires, un ion ira toujours en phase aqueuse lorsque cette dernière est en contact avec
une phase organique !
Ex : interactions ion-dipôle expliquant la solvatation de ces ions Na+(aq) + Cl-(aq) dans l’eau :
→ Propriétés :
E ion−dipôle proportionnelle à
r2
➀ L’interaction ion-dipôle dépend :
- de la charge q de l’ion : ⎮q⎮ ➚ ⇒ interaction ➚
- du moment dipolaire permanent μ0 de la molécule polaire : μ0 ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r en l’ion et la molécule polaire : r ➚ ⇒ interaction ➘
3. Les interactions de Van der Waals, entre deux molécules (interactions intermoléculaires)
a) L’interaction de Keesom
→ DéGinition : L’interaction de Keesom est ____________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
Ex : Représenter l’interaction de Keesom entre deux molécules d’eau, et de celle entre une molécule d’eau et
une molécule de propan-2-one (acétone*) :
capacité :
→ Propriétés :
lier qualitativement la valeur
E Keesom proportionnelle à
des énergies d’interactions r6
intermoléculaires à la polarité et L’interaction de Keesom dépend :
à la polarisabilité des molécules - des moments dipolaires permanents μ0 des deux molécules polaires : μ0 ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux molécules : r ➚ ⇒ interaction ➘ (1/r6 : interaction à courte portée)
b) L’interaction de Debye
→ DéGinition : L’interaction de Debye est _______________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
Ex : Représenter l’interaction de Debye entre une molécule H-Cl et une molécule de benzène :
→ Propriétés :
E Debye proportionnelle à ⇔
r6 r6
L’interaction de Debye dépend :
- du moment dipolaire permanent μ0 de la molécule polaire : μ0 ➚ ⇒ interaction ➚
- du moment dipolaire induit μind donc de la polarisabilité α de l’autre molécule : α ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux molécules : r ➚ ⇒ interaction ➘ (1/r6 : interaction à courte portée)
c) L’interaction de London
→ DéGinition : L’interaction de London est _____________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
Ex : Représenter l’interaction de London entre une molécule H-Cl et une molécule de benzène :
→ Propriétés :
E London proportionnelle à ⇔
r6 r6
L’interaction de London dépend :
- des moments dipolaires instantanés μi donc de la polarisabilité α des deux molécules : α ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux molécules : r ➚ ⇒ interaction ➘ (1/r6 : interaction à courte portée)
Donc dans un corps pur donné, l’interaction de VdW prépondérante est _________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
→ Une liaison hydrogène intramoléculaire (LH intra) peut également s’observer au sein d’une molécule, à 2
conditions :
- il faut que le chélate formé (chélate = cycle formé par LH intra) possède 5, 6 ou 7 atomes pour être stable
- il faut que l’atome H et le DNL puissent se rapprocher dans l’espace l’un de l’autre pour former la LH intra
Ex : Y a-t-il une LH intra au sein de la molécule d’acide salicylique ? Si oui, la représenter.
Interactions fortes (Einteraction > 100 kJ.mol-1) Interactions faibles (Einteraction < 100 kJ.mol-1)
Liaison covalente : Ecovalente ≈ 200-800 kJ.mol-1 Interaction de Van der Waals : EVdW ≈ 1-10 kJ.mol-1
III. APPLICATIONS
1. Interprétation/Prévision des températures de changement d’état des corps purs moléculaires
capacité : Ex : Expliquer la différence des températures de changements d’état du butane et de la propanone (acétone*),
prévoir ou interpréter les qui sont deux composés de même masse molaire (58 g.mol-1) et de volume comparable :
températures de changement butane Tfus = - 138 °C Téb = - 0,5 °C
d’état (Teb, Tfus) de corps purs
acétone Tfus = - 95 °C Téb = + 56 °C
moléculaires par l’existence
d’interactions de Van der Waals _______________________________________________________________________________________________
ou de liaisons hydrogène inter ou
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intramoléculaires
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Ex : Interpréter l’évolution des Tfus et Téb pour les gaz nobles ci-contre : Gaz noble Téb (en °C) Tfus (en °C)
______________________________________________________________ He(g) -269 -270
______________________________________________________________ Ne (g) -246 -249
______________________________________________________________ Ar(g) -186 -189
______________________________________________________________ Kr (g) -153 -157
______________________________________________________________ Xe(g) -108 -112
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Ex : Interpréter l’évolution des Téb des 4 corps purs suivants : H2O (100°C), H2S (-60°C), H2Se (-41°C) et H2Te
(-2°C), sachant que O, S, Se et Te appartient à la même colonne du tableau périodique (de haut en bas) et donc
que ces molécules ont la même géométrie (coudée à 109,5°).
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Ex : Interpréter l’évolution des Téb des 2 corps purs isomères suivants :
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Ex : Interpréter la différence de température d’ébullition (sous P° = 1 bar) des trois corps purs isomères
suivants : Téb = 170 °C Téb = 173 °C Téb = 181 °C
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capacité :
→ ClassiGication des solvants : on distingue les solvants polaires protiques, les solvants polaires aprotiques et
associer une propriété d’un les solvants apolaires aprotiques.
solvant moléculaire (pouvoir Ex : préciser les caractéristiques des solvants suivants :
solvatant, ionisant, dissociant) à
une ou des grandeurs
ca ra c té r i s t i q u es (p o la r i té ,
proticité, permittivité relative)
→ ClassiGication des solvants : on distingue les solvants très dissociants et les solvants peu dissociants :
soluble
espèce ionique peu/pas soluble
(interaction ion-dipôle)
Ex : le bromobenzène est soluble dans les 3 solvants suivants : dans l’eau (0,4 g.L-1), dans l’éthanol (10,4 g.L-1)
et dans l’éther (71,3 g.L-1). Interpréter cette solubilité, et puis interpréter la différence de solubilité.
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Gigure 1 Gigure 2
- Une molécule amphiphile est polaire, donc devrait être soluble dans l’eau qui est également polaire ! mais en
fait une molécule amphiphile est insoluble dans l’eau, car le caractère hydrophobe de la queue l’emporte
sur le caractère hydrophile de la tête. C’est pourquoi, lorsqu’on verse une espèce amphiphile dans de l’eau, les
entités amphiphiles vont se positionner à la surface de l’eau, de façon à ce que leurs têtes hydrophiles restent
dans l’eau et que leurs queues hydrophobes restent dans l’air (Gigure 1).
- Mais à partir d’une certaine concentration de l’espèce amphiphile dans le récipient contenant l’eau, appelée
concentration micellaire critique (CMC), les entités amphiphiles n’ont plus de place à la surface et vont alors
s’associer pour former des micelles de façon à ce que ces micelles soient solubles dans l’eau (Gigure 2). Pour
cela :
REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 11
B. PEROT
PCSI, Architecture de la Matière AM2, Cours
* les têtes hydrophiles des entités amphiphiles se regroupent à la surface de la micelle pour être au contact de
l’eau
* les queues hydrophobes des entités amphiphiles se regroupent à l’intérieur de la micelle pour ne pas être au
contact de l’eau, et donc pour former un coeur hydrophobe : cette interaction entre les queues hydrophobes
est souvent appelée interaction hydrophobe, qui est en fait une interaction de London !
➁ Bicouches :
- Dans cette structure :
* les têtes hydrophiles sont orientées vers l’eau
* les queues hydrophobes se font face (interaction hydrophobe).
- Ainsi, des espèces amphiphiles (lipides du corps) sont responsables
de la structure des membranes cellulaires :
capacité :
→ Propriétés détergentes des espèces amphiphiles :
interpréter les propriétés Les micelles de molécules amphiphiles peuvent être utilisées pour leurs actions détergentes dont le but est de
détergentes des espèces nettoyer (du linge, de la vaisselle, la peau…) : l’espèce amphiphile porte alors également le nom d’espèce
chimiques amphiphiles détergente. En effet lorsqu’on met du savon sur du linge ou sur de la vaisselle ou sur la peau, et lorsqu’on
frotte, on écrase les micelles sur les salissures grasses, et ces micelles vont alors récupérer le gras dans leur
coeur hydrophobe.
Ex : la constante de partage de l’acide benzoïque (pKa = 4,2) entre l’eau et l’éther (CH3-CH2-O-CH2-CH3) dépend
du pH :
P > 1 ⇔ log P > 0 : l’acide benzoïque est donc plus soluble dans l’éther que dans l’eau.
➁ Le lavage d’une phase organique consiste à éliminer une impureté I présente pour la faire passer dans une
phase non miscible (souvent une phase aqueuse pour éliminer une impureté hydrophile). Il faut que l’impureté
I à éliminer de la phase organique soit plus soluble dans l’eau que dans le solvant organique ⇔ P << 1