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Interactions Entre Entités Chimiques - Applications: Cours

Le document traite des interactions entre entités chimiques, en commençant par les moments dipolaires, y compris les moments dipolaires permanents, induits et instantanés. Il explore ensuite les différentes interactions telles que l'interaction coulombienne, ion-dipôle, et les interactions de Van der Waals, ainsi que leurs propriétés et applications. Enfin, il aborde la solubilité et la miscibilité des solvants moléculaires, en mettant l'accent sur la polarité et la polarisabilité.

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Interactions Entre Entités Chimiques - Applications: Cours

Le document traite des interactions entre entités chimiques, en commençant par les moments dipolaires, y compris les moments dipolaires permanents, induits et instantanés. Il explore ensuite les différentes interactions telles que l'interaction coulombienne, ion-dipôle, et les interactions de Van der Waals, ainsi que leurs propriétés et applications. Enfin, il aborde la solubilité et la miscibilité des solvants moléculaires, en mettant l'accent sur la polarité et la polarisabilité.

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B.

PEROT
PCSI, Architecture de la Matière AM2, Cours

AM 2
Cours

Interactions entre entités chimiques - Applications

I. Préliminaires : moments dipolaires d’une entité chimique 2

1. Moment dipolaire permanent (Rappel de AM1) 2

2. Moment dipolaire induit 2

3. Moment dipolaire instantané 3

4. Bilan : moments dipolaires présent dans une entité chimique 3

II. Les différentes interactions entre entités chimiques 4


Johannes VAN DER WAALS
1837-1923
1. L’interaction coulombienne, entre deux ions 4
Physicien néerlandais 2. L’interaction ion-dipôle, entre un ion et une molécule polaire 4
Prix Nobel de Physique (1910)
3. Les interactions de Van der Waals, entre deux molécules (interactions intermoléculaires) 4

a) L’interaction de Keesom 4

b) L’interaction de Debye 5

c) L’interaction de London 5

d) Intensité relative interactions intermoléculaires de VdW 5

4. La liaison hydrogène (interaction intermoléculaire ou intramoléculaire) 6

5. Ordre de grandeur de l’énergie des interactions 6


III. Applications 6
Willem KEESOM
1876-1956 1. Interprétation/Prévision des températures de changement d’état des corps purs moléculaires 6
Physicien allemand
2. Interprétation de l’état physique des corps purs moléculaires 8

3. Quelques manifestations expérimentales structurales de la LH inter 8

IV. Les solvants moléculaires 8

1. Grandeurs caractéristiques d’un solvant 8

a) Polarité et Proticité d’un solvant - ClassiGication des solvants 8

b) Permittivité relative d’un solvant - ClassiGication des solvants 9

c) Application : dissolution d’espèces moléculaires ou ioniques dans l’eau 9

2. Interprétation de la miscibilité de deux solvants 9


Peter DEBYE
1884-1966 3. Interprétation de la solubilité d’une espèce chimique dans un solvant 10
Physicien néerlandais
a) Solubilité d’une espèce chimique dans un solvant 10
Prix Nobel de Chimie (1936)
b) Solubilité d’une espèce chimique amphiphile dans l’eau 11

c) Constante de partage P d’un soluté entre deux phases (voir TP n°2) 13

REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 1


B. PEROT
PCSI, Architecture de la Matière AM2, Cours

I. PRÉLIMINAIRES : MOMENTS DIPOLAIRES D’UNE ENTITÉ CHIMIQUE


1. Moment dipolaire permanent (Rappel de AM1)
!!"
→ Origine du moment dipolaire permanent : Le moment dipolaire permanent µ0 d’une molécule est dû à la

polarité de la molécule : en effet la polarité d’une molécule fait apparaître un dipôle permanent caractérisé par
!!"
un moment dipolaire permanent µ0 , orienté de G- (barycentre des charges partielles négatives) vers G-
(barycentre des charges partielles positives).
!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire permanent µ0 sur les molécules suivantes :

→ Comparaison des μ0 de deux molécules polaires : il sufgit de comparer leur polarité :


capacité :
comparer les μ0 et donc la Plus les liaisons sont polaires, plus la molécule est polaire, plus μ0 ➚
polarité de deux molécules Ex : Interpréter les valeurs suivantes : H2O (μ0 = 1,85 D) et H2S (μ0 = 0,98 D).
polaires _______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________

2. Moment dipolaire induit


!!!"
→ Origine du moment dipolaire induit : Le moment dipolaire induit µind d’une entité (atome de GN/

molécule) est dû à la polarisabilité de l’entité, cad à la capacité de son nuage électronique à se déformer sous
!"
l’action du champ électrique E créé par une molécule polaire (ou par un ion) qui s’approche de l’entité : en
!!!"
effet cela fait apparaître un dipôle induit caractérisé par un moment dipolaire induit µind colinéaire au champ
!" !!!" !"
électrique E : µind = α E avec α : coefWicient de polarisabilité de l’entité
!!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire induit µind sur l’atome de gaz noble Ne suivant, lorsqu’on lui
approche une molécule polaire :

!!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire induit µind sur la molécule apolaire Br2 suivante, lorsqu’on lui
approche une molécule polaire :

!!!"
Ex : Représenter le vecteur moment dipolaire induit µind sur la molécule polaire HCl suivante, lorsqu’on lui
approche une molécule polaire :

capacité : → Comparaison des μind de deux atomes : il sufgit de comparer leur polarisabilité :
lier la polarisabilité d’un atome - Lorsqu’on décrit une période/ligne de gauche à droite, la polarisabilité α diminue donc μind ➘
à sa position dans le tableau - Lorsqu’on décrit une colonne de bas en haut, la polarisabilité α diminue donc μind ➘
périodique

REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 2


B. PEROT
PCSI, Architecture de la Matière AM2, Cours

→ Comparaison des μind de deux molécules : il sufgit de comparer leur polarisabilité :


capacité :
comparer la polarisabilité de ➀ Plus les atomes d’une molécule sont polarisables, plus cette molécule est polarisable, plus μind ➚
deux molécules Ex : Interpréter les valeurs de coefgicients de polarisabilité α des molécules suivantes :
HF (0,75) ; HCl (2,93) ; HBr (4,01) ; HI (6,06)
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
➁ De façon simpligiée, lorsqu’on compare des molécules avec les mêmes atomes mais en nombre différent,
plus une molécule contient d’atomes (donc d’électrons), plus elle est polarisable, plus μind ➚
Ex : Entre l’éthane C2H6 et le propane C3H8, laquelle des deux molécules est la plus polarisable ?
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________

3. Moment dipolaire instantané


!"
!
→ Origine du moment dipolaire instantané : Le moment dipolaire instantané µi d’une entité (atome de GN/

molécule) est dû à la déformation du nuage électronique de l’entité par l’agitation thermique à chaque instant t
!"
!
: en effet cela fait apparaître un dipôle instantané caractérisé par un moment dipolaire instantané µi .
!"
!
Ex : Représentation du vecteur moment dipolaire instantané µi à différents instants sur un atome de gaz noble
Ne, et représentation de la distribution moyenne dans le temps :

!"
!
Ex : Représentation du vecteur moment dipolaire instantané µi à différents instants sur la molécule apolaire
Br2, et représentation de la distribution moyenne dans le temps :

!"
!
Ex : Représentation du vecteur moment dipolaire instantané µi à différents instants sur la molécule apolaire
HCl, et représentation de la distribution moyenne dans le temps :

→ Comparaison des μi de deux entités (atomes de GN/molécules) : il sufgit de comparer leur polarisabilité :
Plus l’entité est polarisable, plus μi ➚
Ex : entre I2 et Br2, lequel a le μi le plus grand ?
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________

4. Bilan : moments dipolaires présent dans une entité chimique

molécule polaire molécule apolaire atome de GN


!!"
- moment dipolaire permanent µ0 !!!" !!!"
!!!" - moment dipolaire induit µind (s’il - moment dipolaire induit µind (s’il
- moment dipolaire induit µind (s’il
y a approche d’un ion ou d’une y a approche d’un ion ou d’une
y a approche d’un ion ou d’une molécule polaire) molécule polaire)
autre molécule polaire) !"
! !"
!
!"
! - moment dipolaire instantané µi - moment dipolaire instantané µi
- moment dipolaire instantané µi

REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 3


B. PEROT
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capacité : II. LES DIFFÉRENTES INTERACTIONS ENTRE ENTITÉS CHIMIQUES


lister les interactions existantes
entre deux entités chimiques 1. L’interaction coulombienne, entre deux ions
identiques ou différentes → DéGinition : L’interaction coulombienne est ________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
- si q et q’ sont de même signe ⇒ interaction répulsive
- si q et q’ sont de signe différent ⇒ interaction attractive
Ex : Représenter les interactions coulombiennes entre les entités chimiques suivantes :
CH3COO⊖ ⊕Na CH3COO⊖ ⊖OH

→ Propriétés :

E coulombienne proportionnelle à
r
L’interaction coulombienne dépend :
- de la charge q du premier ion : ⎮q⎮ ➚ ⇒ interaction ➚
- de la charge q’ du deuxième ion : ⎮q’⎮ ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux ions : r ➚ ⇒ interaction ➘

2. L’interaction ion-dipôle, entre un ion et une molécule polaire


→ DéGinition : L’interaction ion-dipôle est _____________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
Cette interaction entraîne une orientation adéquate du
dipôle :
- si l’ion est un cation ⇒ interaction entre la charge ⊕ du
cation et le barycentre G- des δ- de la molécule polaire
- si l’ion est un anion ⇒ interaction entre la charge ⊖ de
l’anion et le barycentre G+ des δ+ de la molécule polaire

Cette interaction ion-dipôle est à l’origine de la solvatation des ions dans un solvant polaire. L’eau étant l’un
des solvant les plus polaires, un ion ira toujours en phase aqueuse lorsque cette dernière est en contact avec
une phase organique !
Ex : interactions ion-dipôle expliquant la solvatation de ces ions Na+(aq) + Cl-(aq) dans l’eau :

→ Propriétés :

E ion−dipôle proportionnelle à
r2
➀ L’interaction ion-dipôle dépend :
- de la charge q de l’ion : ⎮q⎮ ➚ ⇒ interaction ➚
- du moment dipolaire permanent μ0 de la molécule polaire : μ0 ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r en l’ion et la molécule polaire : r ➚ ⇒ interaction ➘

➁ Plus un ion est petit ⇒ plus sa charge est concentrée ⇒ interaction ➚

3. Les interactions de Van der Waals, entre deux molécules (interactions intermoléculaires)

a) L’interaction de Keesom
→ DéGinition : L’interaction de Keesom est ____________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________

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B. PEROT
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Ex : Représenter l’interaction de Keesom entre deux molécules d’eau, et de celle entre une molécule d’eau et
une molécule de propan-2-one (acétone*) :

capacité :
→ Propriétés :
lier qualitativement la valeur
E Keesom proportionnelle à
des énergies d’interactions r6
intermoléculaires à la polarité et L’interaction de Keesom dépend :
à la polarisabilité des molécules - des moments dipolaires permanents μ0 des deux molécules polaires : μ0 ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux molécules : r ➚ ⇒ interaction ➘ (1/r6 : interaction à courte portée)

b) L’interaction de Debye
→ DéGinition : L’interaction de Debye est _______________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________

Ex : Représenter l’interaction de Debye entre une molécule H-Cl et une molécule de benzène :

→ Propriétés :

E Debye proportionnelle à ⇔
r6 r6
L’interaction de Debye dépend :
- du moment dipolaire permanent μ0 de la molécule polaire : μ0 ➚ ⇒ interaction ➚
- du moment dipolaire induit μind donc de la polarisabilité α de l’autre molécule : α ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux molécules : r ➚ ⇒ interaction ➘ (1/r6 : interaction à courte portée)

c) L’interaction de London
→ DéGinition : L’interaction de London est _____________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
Ex : Représenter l’interaction de London entre une molécule H-Cl et une molécule de benzène :

→ Propriétés :

E London proportionnelle à ⇔
r6 r6
L’interaction de London dépend :
- des moments dipolaires instantanés μi donc de la polarisabilité α des deux molécules : α ➚ ⇒ interaction ➚
- de la distance moyenne r entre les deux molécules : r ➚ ⇒ interaction ➘ (1/r6 : interaction à courte portée)

d) Intensité relative interactions intermoléculaires de VdW


μ0 (D) α (10-40 C.m2.V-1) % Keesom % Debye % London
Ne/Ne 0 0,396 0 0 100
CH4/CH4 0 2,60 0 0 100
HCl/HCl 1,08 2,63 9 5 86
NH3/NH3 1,47 2,26 34 9 57
H2O/H2O 1,87 1,48 69 7 24

Donc dans un corps pur donné, l’interaction de VdW prépondérante est _________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________

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B. PEROT
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4. La liaison hydrogène (interaction intermoléculaire ou intramoléculaire)


→ DéGinition : La liaison hydrogène intermoléculaire (LH inter) est
________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________

Ex : Représenter les éventuelles LH inter entre les molécules suivantes :

→ Une liaison hydrogène intramoléculaire (LH intra) peut également s’observer au sein d’une molécule, à 2
conditions :
- il faut que le chélate formé (chélate = cycle formé par LH intra) possède 5, 6 ou 7 atomes pour être stable
- il faut que l’atome H et le DNL puissent se rapprocher dans l’espace l’un de l’autre pour former la LH intra
Ex : Y a-t-il une LH intra au sein de la molécule d’acide salicylique ? Si oui, la représenter.

5. Ordre de grandeur de l’énergie des interactions


- une interaction est dite faible si Einteraction < 100 kJ.mol-1
- une interaction est dite forte si Einteraction > 100 kJ.mol-1 ⇒ dans ce cas, on parle parfois de liaison

Interactions fortes (Einteraction > 100 kJ.mol-1) Interactions faibles (Einteraction < 100 kJ.mol-1)

Liaison covalente : Ecovalente ≈ 200-800 kJ.mol-1 Interaction de Van der Waals : EVdW ≈ 1-10 kJ.mol-1

Liaison ionique = Interaction coulombienne (phase


Liaison hydrogène : ELH ≈ 10-40 kJ.mol-1
sol/liq/gaz) : Eionique ≈ 400-4000 kJ.mol-1

Interaction coulombienne (phase aqueuse) :


Liaison métallique : Emétallique ≈ 200-500 kJ.mol-1
Ecoulombienne ≈ variable

Interaction ion-dipôle : Eion-dipôle ≈ 100-500 kJ.mol-1

III. APPLICATIONS
1. Interprétation/Prévision des températures de changement d’état des corps purs moléculaires

→ Méthode pour interpréter/prévoir l’évolution des températures de changement d’état :


➀ on compare le nombre d’interactions intermoléculaires (K, D, L, LH inter) en présence
➁ en cas d’égalité, on compare l’intensité des interactions : on compare l’intensité des LH inter (car elles sont
plus fortes que les interactions de VdW), sinon on compare l’intensité des L (car elles sont prépondérantes sur
les autres interactions de VdW) ou des K (dans le cas des molécules très polaires)
- Plus les interactions intermoléculaires sont fortes, plus il faut de l’énergie pour les rompre, plus les
températures de changement d’état seront élevés.
- La présence de LH intra dans une molécule diminue la proportion de LH inter.

REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 6


B. PEROT
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capacité : Ex : Expliquer la différence des températures de changements d’état du butane et de la propanone (acétone*),
prévoir ou interpréter les qui sont deux composés de même masse molaire (58 g.mol-1) et de volume comparable :
températures de changement butane Tfus = - 138 °C Téb = - 0,5 °C
d’état (Teb, Tfus) de corps purs
acétone Tfus = - 95 °C Téb = + 56 °C
moléculaires par l’existence
d’interactions de Van der Waals _______________________________________________________________________________________________
ou de liaisons hydrogène inter ou
_______________________________________________________________________________________________
intramoléculaires
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
Ex : Interpréter l’évolution des Tfus et Téb pour les gaz nobles ci-contre : Gaz noble Téb (en °C) Tfus (en °C)
______________________________________________________________ He(g) -269 -270
______________________________________________________________ Ne (g) -246 -249
______________________________________________________________ Ar(g) -186 -189
______________________________________________________________ Kr (g) -153 -157
______________________________________________________________ Xe(g) -108 -112
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
Ex : Interpréter l’évolution des Téb des 4 corps purs suivants : H2O (100°C), H2S (-60°C), H2Se (-41°C) et H2Te
(-2°C), sachant que O, S, Se et Te appartient à la même colonne du tableau périodique (de haut en bas) et donc
que ces molécules ont la même géométrie (coudée à 109,5°).
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
Ex : Interpréter l’évolution des Téb des 2 corps purs isomères suivants :

_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________

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B. PEROT
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Ex : Interpréter la différence de température d’ébullition (sous P° = 1 bar) des trois corps purs isomères
suivants : Téb = 170 °C Téb = 173 °C Téb = 181 °C

_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________

2. Interprétation de l’état physique des corps purs moléculaires


Ex : Interpréter la différence d’état physique des 3 corps purs suivants : Cl2(g), Br2(l), I2(s)
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________

3. Quelques manifestations expérimentales structurales de la LH inter


→ Dimérisation des acides carboxyliques en phase gaz :

→ Structure de la molécule d’ADN en double brin :

IV. LES SOLVANTS MOLÉCULAIRES


Une solution est constituée d’un solvant (espèce très majoritaire) et de solutés (espèces minoritaires). Le
choix du solvant est primordial pour dissoudre une espèce chimique, mettre en oeuvre une réaction chimique,
réaliser une extraction…

1. Grandeurs caractéristiques d’un solvant

a) Polarité et Proticité d’un solvant - ClassiDication des solvants


→ On caractérise un solvant par :
- sa polarité : soit polaire, soit apolaire
- sa proticité : soit protique (ou protogène) s’il possède un H pouvant faire une LH inter (H lié à O,N,F), soit
aprotique (ou aprotogène) s’il ne possède pas de H pouvant faire une LH inter (pas de H lié à O,N,F)
Ces deux grandeurs sont à l’origine du pouvoir solvatant et du pouvoir ionisant du solvant :
μ0 ➚ et LH ➚ ⇒ pouvoir solvatant et ionisant ➚

REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 8


B. PEROT
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capacité :
→ ClassiGication des solvants : on distingue les solvants polaires protiques, les solvants polaires aprotiques et
associer une propriété d’un les solvants apolaires aprotiques.
solvant moléculaire (pouvoir Ex : préciser les caractéristiques des solvants suivants :
solvatant, ionisant, dissociant) à
une ou des grandeurs
ca ra c té r i s t i q u es (p o la r i té ,
proticité, permittivité relative)

b) Permittivité relative d’un solvant - ClassiDication des solvants


→ On caractérise un solvant par sa permittivité relative εr, à l’origine du pouvoir dissociant du solvant :
εr ➚ ⇒ pouvoir dissociant ➚
En effet, si on considère deux charges de signe opposé dans l’eau, il existe
alors une interaction coulombienne attractive entre ces deux charges,
attraction d’autant plus faible que εr est grand, d’après la formule de
Coulomb ci-contre avec :
ε0 : permittivité du vide ;
εr : permittivité relative du solvant.

→ ClassiGication des solvants : on distingue les solvants très dissociants et les solvants peu dissociants :

très dissociants peu dissociants


- Dans un solvant peu dissociant, l’anion et le cation sont proches l’un de l’autre et forment une paire d’ions
{A+ ; B-}
- Dans un solvant très dissociant, l’anion et le cation sont éloignés l’un de l’autre et ne forment pas de paire
d’ions

c) Application : dissolution d’espèces moléculaires ou ioniques dans l’eau


- cas d’une espèce moléculaire non ionisable, par exemple I2(s) : les molécules I2 subissent uniquement une
solvatation (pouvoir solvatant de l’eau) :
I2(s) = I2(aq)
- cas d’une espèce moléculaire ionisable, par exemple HCl(g) : les molécules HCl subissent une solvatation
(pouvoir solvatant de l'eau), puis une ionisation de la liaison H-Cl formant une paire d’ions {H+ ; Cl-} (pouvoir
ionisant de l'eau), puis une dissociation des ions (pouvoir dissociant de l'eau) :
HCl(g) = H+(aq) + Cl-(aq)
- cas d’une espèce ionique, par exemple K+Cl-(s) : les molécules K+Cl- subissent une solvatation (pouvoir
solvatant de l’eau), puis une dissociation des ions (pouvoir dissociant de l’eau) :
KCl(s) = K+(aq) + Cl-(aq)

capacité : 2. Interprétation de la miscibilité de deux solvants


interpréter la miscibilité totale, Deux solvants sont dits :
partielle ou nulle de deux - miscibles si leur mélange forme _______________________________________________________
solvants
- non miscibles si leur mélange 50/50 forme ________________________________________________________
: ils ne peuvent donc pas se mélanger (système hétérogène)
- partiellement miscibles si leur mélange 50/50 forme _____________________________________________ :
ils peuvent donc se mélanger partiellement l’un dans l’autre (système hétérogène)

→ Méthode en utilisant la règle empirique : « qui se ressemblent, s’assemblent »


solvant polaire solvant apolaire

solvant polaire miscibles non/partiellement miscibles

solvant apolaire non/partiellement miscibles miscibles

→ Méthode en analysant les interactions mises en jeu :


Deux solvants seront d’autant plus miscibles que les interactions solvant 1/solvant 2 sont au moins aussi
importantes que les interactions solvant 1/solvant 1 et que les interactions solvant 2/solvant 2.
REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 9
B. PEROT
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Ex : L’eau et le cyclohexane ne sont pas miscibles. Interpréter.
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________

Ex : L’eau et l’éthanol sont miscibles. Interpréter.


_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
Ex : L’éthanol et le cyclohexane sont partiellement miscibles. Interpréter.
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________

3. Interprétation de la solubilité d’une espèce chimique dans un solvant

capacité : a) Solubilité d’une espèce chimique dans un solvant


interpréter la solubilité d’une
espèce chimique moléculaire ou → Méthode en utilisant la règle empirique : « qui se ressemblent, s’assemblent »
ionique
solvant polaire solvant apolaire

espèce polaire soluble peu/pas soluble

espèce apolaire peu/pas soluble soluble

soluble
espèce ionique peu/pas soluble
(interaction ion-dipôle)

→ Méthode en analysant les interactions mises en jeu :


Une espèce chimique est d’autant plus soluble dans un solvant que les interactions espèce/solvant sont au
moins aussi importantes que les interactions solvant/solvant et que les interactions espèce/espèce.

Ex : le diiode I2 est peu soluble dans l’eau. Interpréter.


_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
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REPRODUCTION ou REUTILISATION INTERDITE - page 10
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Ex : le bromobenzène est soluble dans les 3 solvants suivants : dans l’eau (0,4 g.L-1), dans l’éthanol (10,4 g.L-1)
et dans l’éther (71,3 g.L-1). Interpréter cette solubilité, et puis interpréter la différence de solubilité.
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
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_______________________________________________________________________________________________
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_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________

b) Solubilité d’une espèce chimique amphiphile dans l’eau


capacité :
→ DéGinition : Une espèce est dite amphiphile (également qualigiée de détergente, tensioactive, émulsigiante…
prévoir le caractère amphiphile
selon son application) si elle présente :
d’une entité à partir de sa
- une tête hydrophile (donc lipophobe), caractérisée par la présence d’une
structure
fonction ionisée (R-COO-, R-NH3+, R-SO4-, R-SO3-…) ou d’une fonction alcool (R-
OH) ou d’une fonction acide carboxylique (R-COOH)
- une queue hydrophobe (donc lipophile), caractérisée par la présence d’une
longue chaîne carbonée R (au moins 5 carbones)
Ex : les entités chimiques suivantes sont-elles amphiphiles ?

→ Comportement d’une espèce amphiphile dans l’eau :

Gigure 1 Gigure 2

- Une molécule amphiphile est polaire, donc devrait être soluble dans l’eau qui est également polaire ! mais en
fait une molécule amphiphile est insoluble dans l’eau, car le caractère hydrophobe de la queue l’emporte
sur le caractère hydrophile de la tête. C’est pourquoi, lorsqu’on verse une espèce amphiphile dans de l’eau, les
entités amphiphiles vont se positionner à la surface de l’eau, de façon à ce que leurs têtes hydrophiles restent
dans l’eau et que leurs queues hydrophobes restent dans l’air (Gigure 1).
- Mais à partir d’une certaine concentration de l’espèce amphiphile dans le récipient contenant l’eau, appelée
concentration micellaire critique (CMC), les entités amphiphiles n’ont plus de place à la surface et vont alors
s’associer pour former des micelles de façon à ce que ces micelles soient solubles dans l’eau (Gigure 2). Pour
cela :
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* les têtes hydrophiles des entités amphiphiles se regroupent à la surface de la micelle pour être au contact de
l’eau
* les queues hydrophobes des entités amphiphiles se regroupent à l’intérieur de la micelle pour ne pas être au
contact de l’eau, et donc pour former un coeur hydrophobe : cette interaction entre les queues hydrophobes
est souvent appelée interaction hydrophobe, qui est en fait une interaction de London !

→ Associations d’entités amphiphiles :


capacité :
Selon les conditions expérimentales (concentration, nature du solvant, agitation…), les espèces amphiphiles
interpréter la structure d’une
peuvent conduire à plusieurs types d’association, stables et solubles dans l’eau :
association d’entités
amphiphiles (micelle, bicouche,
➀ Micelles :
membrane cellulaire)
Voir précédemment. Notons que ces micelles peuvent adopter différents arrangements
tridimensionnels : micelles sphériques, cylindriques…

➁ Bicouches :
- Dans cette structure :
* les têtes hydrophiles sont orientées vers l’eau
* les queues hydrophobes se font face (interaction hydrophobe).
- Ainsi, des espèces amphiphiles (lipides du corps) sont responsables
de la structure des membranes cellulaires :

capacité :
→ Propriétés détergentes des espèces amphiphiles :
interpréter les propriétés Les micelles de molécules amphiphiles peuvent être utilisées pour leurs actions détergentes dont le but est de
détergentes des espèces nettoyer (du linge, de la vaisselle, la peau…) : l’espèce amphiphile porte alors également le nom d’espèce
chimiques amphiphiles détergente. En effet lorsqu’on met du savon sur du linge ou sur de la vaisselle ou sur la peau, et lorsqu’on
frotte, on écrase les micelles sur les salissures grasses, et ces micelles vont alors récupérer le gras dans leur
coeur hydrophobe.

sans détergent avec détergent

capacité : → Propriétés tensioactives des espèces amphiphiles :


interpréter les propriétés Les molécules amphiphiles peuvent être utilisées pour leurs actions tensioactives dont le but est de stabiliser
tensioactives des espèces l’interface entre une phase aqueuse (phase hydrophile) et une phase organique (phase hydrophobe) :
chimiques amphiphiles l’espèce amphiphile porte alors également le nom d’espèce tensioactive. En effet :
- sans tensioactif, les deux phases (aqueuse et organique) s’organisent de sorte à minimiser la surface de
contact au niveau de laquelle les interactions molécules hydrophiles / molécules hydrophobes sont les moins
favorables, rendant l’interface instable.
- en présence de molécules tensioactives, ces dernières se placent à l’interface avec leur tête hydrophile du côté
de la phase aqueuse et leur queue hydrophobe du côté de la phase organique, rendant l’interface stable.

sans tensioactif avec tensioactif

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capacité : → Propriétés émulsiGiantes des espèces amphiphiles :


interpréter les propriétés Les molécules amphiphiles peuvent être utilisées pour leurs actions émulsigiantes dont le but est de
é m u l s i G i a n t e s d e s e s p è ce s stabiliser stabiliser une émulsion : l’espèce amphiphile porte alors également le nom d’espèce
chimiques amphiphiles émulsiWiante. En effet, dans certaines conditions de mélange, deux liquides non miscibles peuvent conduire à
une émulsion, par dispersion d’une phase liquide sous forme de gines gouttelettes (appelée phase dispersée)
capacité : dans l’autre phase liquide (appelée phase continue) :
décrire la structure d’une - sans émulsigiant, l’émulsion est instable : les gouttelettes disparaissent pour
émulsion en distinguant phase revenir à deux phases non miscibles
dispersée et phase continue - en présence de molécules émulsigiantes, ces dernières se placent à l’interface
des gouttelettes avec la phase continue, avec leur tête hydrophile du côté de la
phase aqueuse et leur queue hydrophobe du côté de la phase organique,
rendant l’émulsion stable.
Ex :
* la mayonnaise, le lait, le latex naturel… sont des émulsions « huile dans eau » (phase continue aqueuse, phase
dispersée organique)
* les crèmes cosmétiques ou médicales sont, selon les cas, des émulsions « eau dans huile » (crèmes épaisses et
grasses) ou « huiles dans eau » (crèmes très gluides)

c) Constante de partage P d’un soluté entre deux phases (voir TP n°2)


→ DéGinition : Lorsqu’on ajoute une espèce chimique A dans un milieu comprenant deux phases liquides non
miscibles en contact (souvent une phase aqueuse et une phase organique), l’espèce chimique A va se répartir
dans ces deux phases dans des proportions bien déginies : tout dépend de la solubilité de l’espèce A dans les
deux solvants (le solvant aqueux et le solvant organique), donc des interactions entre le soluté et les deux
solvants. Ce partage de A entre les deux phases non miscibles est caractérisé, à la gin du mélange, par la
constante de partage P correspondant à la constante d’équilibre K° de l’équilibre :
[A(org) ]f
A(aq) = A(org) avec P =
[A(aq) ]f
Les tables donnent souvent log P :
- si [A(org)]f > [A(aq)]f ⇔ P > 1 ⇔ log P > 0 : le soluté est lipophile (il préfère la phase organique)
- si [A(org)]f < [A(aq)]f ⇔ P < 1 ⇔ log P < 0 : le soluté est hydrophile (il préfère la phase aqueuse)

Ex : la constante de partage de l’acide benzoïque (pKa = 4,2) entre l’eau et l’éther (CH3-CH2-O-CH2-CH3) dépend
du pH :

P > 1 ⇔ log P > 0 : l’acide benzoïque est donc plus soluble dans l’éther que dans l’eau.

→ Application en chimie organique :


➀ Une extraction liquide-liquide consiste à extraire une une espèce chimique A organique d’une phase
aqueuse pour la faire passer dans une phase organique non miscible. Choix du solvant organique d’extraction :
il faut que l’espèce chimique A à extraire de la phase aqueuse soit plus soluble dans le solvant organique
d’extraction que dans l’eau ⇔ P >> 1

➁ Le lavage d’une phase organique consiste à éliminer une impureté I présente pour la faire passer dans une
phase non miscible (souvent une phase aqueuse pour éliminer une impureté hydrophile). Il faut que l’impureté
I à éliminer de la phase organique soit plus soluble dans l’eau que dans le solvant organique ⇔ P << 1

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