TMM3 & CF République du Congo
Pointe-Noire
POLYTECH
Niveau 2ème Année
Technologie et Maintenance
des Circuits Fluidiques
❑ Technologie des équipements hydrauliques
M. JD Charmant MOUANDA Ing.
Option : Génie Industriel et Electromécanique/Maintenance Industrielle
durelmouanda@[Link]
Maintenance (GIM) +242 06 412 9489/05 059 2080
Chapitre ІІ : Technologie des équipements hydrauliques
I- Introduction :
L'hydraulique industrielle est un domaine très vaste, qui traite les
composants essentiels participant à la réalisation des circuits hydrauliques
:(pompes, distributeurs, vérins, limiteur de pression, limiteur de débit…). De
ce point de vue, ce chapitre est dédié à la présentation des caractéristiques de
ces composants et les notions de base des systèmes hydrauliques.
2- Systèmes hydrauliques :
2-1 - Les Circuits De Transport :
Un circuit de transport permet de déplacer un fluide d'une source à un
réservoir de stockage. Le circuit de transport se compose essentiellement :
• D'un réservoir
• D'une pompe (source d’énergie).
• D'un réservoir de stockage (citerne)
• D'une tuyauterie qui relie les différents constituants.
Figure1. Circuit hydraulique de transport
Un circuit de transport peut comprendre aussi :
• Une vanne de réglage de débit placé sur la conduite de refoulement
• Une crépine + un clapet de pied placés à l'extrémité basse da la
conduite d'aspiration.
• Un clapet de retenu placé à la sortie de la pompe pour empêcher
le retour du liquide, il est utilisé pour des grandes hauteurs de
refoulement.
1
La représentation graphique des constituants pneumatiques et hydrauliques est
donnée dans les normes NFE04-056, E04-057 et E49-600.
2-2- Les circuits de Transmission de Puissances :
Un circuit hydraulique industriel est constitué de 3 zones :
1ere zone: Source d’énergie : c’est un générateur de débit. (Centrale
hydraulique)
2ème zone: Récepteur hydraulique: transforme l’énergie hydraulique en
énergie mécanique. (Vérin, moteur hydraulique)
3ème zone: Liaison entre les deux zones précédentes. On peut trouver
dans cette zone :
• Des éléments de distribution (distributeur).
• Des éléments de liaison (tuyaux).
• Des accessoires (appareils de mesure, de protection et de régulation)
Le principe de fonctionnement d’une installation hydraulique :
2
Une installation hydraulique comprend les éléments suivants Figure 2:
Figure 2. Installation hydraulique.
2-3 : Les constituants d’un circuit hydraulique :
2-3-1- La centrale hydraulique :
1)-Définition :
La centrale hydraulique (figure 3) (appelé aussi groupe hydraulique) est
un générateur de débit (et non pas de pression car la pression augmente lorsqu’il
y a résistance à l’écoulement). Elle est constituée essentiellement d’un réservoir
d’huile, d’un moteur et d’une pompe et d’une crépine munie d’un système de
filtration. Une centrale hydraulique doit contenir aussi d’autres composants
(filtres, limiteur de pression, manomètre, …).
Réservoir: il permet le stockage de l’huile, protection contre des éléments
qui peuvent le polluer, et le refroidissement ;
Système de filtration: il est utilisé pour éliminer les impuretés et les
particules solides du fluide ;
Pompe: sa fonction consiste à :
• Générer un débit de liquide
• Mettre sous pression l’huile sous forme d’énergie hydraulique.
3
Le schéma de principe est le suivant :
Fig.3: Centrale hydraulique.
2-3-2- Le système de filtration :
L’huile sous pression, circulant dans l’installation, véhicule toutes
sortes d’impuretés peuvent être abrasives ou non abrasives. Qu’il faut
absolument les éliminer, car elles provoqueront des pannes et une usure
anormale des composants amenant rapidement des fuites. C’est le rôle de la
filtration.
Fig [Link] d’un filtre
La filtration de l’huile hydraulique peut se faire à l’aide :
• De crépines (grosses particules).
• De filtres (particules fines).
Dans le circuit hydraulique, la filtration peut être disposée :
a)- Sur la haute pression de la pompe. Cette filtration est efficace
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• Elle protège les composants hydrauliques.
• Arrête les débris provenant
• Agit en filtre de sécurité devant un composant sensible.
b)- Sur le retour: Le montage du filtre se fait sur la conduite de retour.
La totalité de l’huile est filtrée. Il permet de:
• Récupérer les débris provenant de l’usure des composants ou du circuit en
général.
• Maintenir le niveau de propreté du système dans le cas ou il existe
des risques importants de pollution ingérée.
c)- Sur l’aspiration: Cette filtration doit protéger la pompe. Elle est assez
grossière et ne peut arrêter que les grosses particules. Elle se fait à l’aide de
crépine.
2-3-3: La pompe hydraulique :
1)- Principe de fonctionnement : Le mouvement du liquide résulte de
l’accroissement d’énergie qui lui est communiqué par les éléments en
mouvement de a pompe. Le choix du système de pompage doit être fait en
prenant en compte non seulement les contraintes techniques (type de pompe,
énergie, hauteur de refoulement, débit, turbidité de l’eau), mais aussi les
contraintes liées au contexte socio-économique (système de pompage accepté,
disponibilité des pièces détachées, facilité de maintenance des pompes).
2)-Rôle dans un système hydraulique: La pompe est destinée à transformer
une énergie mécanique fournie par un moteur, en énergie hydraulique. Son
rôle se limite à aspirer l’huile de réservoir et de la refouler. La pompe fournit un
débit. Elle est donc un générateur de débit.
Les caractéristiques générales : Une pompe se caractérise par ;
• Sa vitesse de rotation : Ce sont les vitesses maximum et minimum entre
lesquelles la pompe pourra être utilisée tr/min :
• sa cylindrée : Elle correspond au volume d’huile théorique débitée par tour
en cm3 ou en litre. Donc le débit Q correspond à la cylindrée par la vitesse de
rotation.
• son débit : C'est la quantité de fluide refoulée par unité de temps dans des
conditions données(en m3/s ou l/s). Qth = Cyl . N avec
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Qth : débittheorique, en litres /minute (l/min) ;
Cyl : Cylindrée, en litres (l/tr) ou en cm3/tr ;
N : vitesse de rotation, en tours /minute (tr/min).
• Sa puissance :
La puissance absorbée : donnée à la pompe par le moteur dont l’axe
tourne à la vitesse et transmet un couple C, s’écrit : Pa = C . ω
C: moment du couple appliqué à l’arbre d’entraînement de la pompe (N.m),
ω: La vitesse angulaire de l’arbre d’entraînement de la pompe (rad/s),
Pa: La puissance absorbée par la pompe (W). C'est la puissance qu'il est
nécessaire de fournir à l'entraînement d'une pompe
La puissance hydraulique: fournie à la sortie d’une pompe, traitant le débit
volumique Q est : PH= ΔP.Q avec
Q : débit, en m3/s
∆ P = Ps-Pe : La différence de pression entre l’entrée et la sortie de la pompe
et Pe et Ps en Pascal (Pa).
• son rendement :
Rendement volumétrique : C'est le rapport entre le débit théorique à
pression nulle et le débit réel au refoulement à une pression considérée. Ce
rapport s'exprime en pourcentage.
Rendement global : C'est le rapport entre la puissance hydraulique relevée
au refoulement et la puissance fournie à l'arbre d'entrée. C'est le produit du
rendement volumétrique par le rendement mécanique.
Rendement mécanique : C'est le rapport entre le couple théorique à fournir
et le couple réel qui est transmis à l'arbre d'entraînement.
Le produit de ces deux rendements est évidemment le rendement global :
• Son sens de rotation
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3)- Représentation Symbolique des pompes :
Le trait interrompu court représente le drain (drainage externe). C’est une
canalisation qui récupère le débit de fuite, inévitable à cause des jeux
fonctionnels, et qui l’envoie au réservoir.
4)- Classification des pompes:
On classe les pompes en deux grandes familles :
Les pompes non volumétriques : possèdent un débit élevé mais irrégulier,
sont moins étanches
Les pompes volumétriques (hydrodynamiques) : sont génératrices d’un débit.
Celui-ci peut être fixe ou variable. elles sont utilisées en hydraulique
industrielle.
4-1) Les pompes volumétriques: Une pompe volumétrique se compose d'un
corps de pompe parfaitement clos (stator) à l'intérieur du quel se déplace un
élément mobile rigoureusement ajusté participant à la circulation du fluide
à l’intérieur de la pompe. Ce déplacement est cyclique. D’autres éléments
mobiles destinés à mettre en mouvement les éléments précédents. Pendant un
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cycle, un volume de liquide pénètre dans un compartiment avant d'être
refoulé.
- Remarque: La pression ne doit pas s’abaisser en dessous de la pression
de vapeur saturante du liquide, pour éviter son ébullition et l’apparition du
phénomène de cavitation.
4-1-1) Pompe à piston alternatif : pression, qu’on peut atténuer grâce à un pot
anti-bélier sur la conduite de refoulement.
Ces machines ont un fonctionnement alternatif et nécessitent un jeu de soupapes
ou de clapets pour obtenir tantôt l’aspiration du fluide, tantôt le refoulement.
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Régulage du débit : Le principal défaut de cette machine est de donner un débit
pulsé et par suite des à-coups. On peut aussi concevoir une machine mieux
équilibrée par association de plusieurs pistons travaillant avec un déphasage
judicieux…
Utilisation : Les pompes à piston sont robustes et ont de bons rendements au-
dessus d’une certaine taille. Elles peuvent être utilisées comme pompes
doseuses, on les trouve d’ailleurs assez souvent avec des pistons à course
réglables.
L’étanchéité de ce type de pompes ne leur permet pas de travailler avec des
fluides possédant des particules solides
4-1-2) Pompe à diaphragme :
Appelées aussi pompes à membrane, le fluide n’entre pas en contact avec les
éléments mobiles de la machine. Ces pompes sont donc bien adaptées au
pompage des liquides corrosifs ou/et chargés de particules solides.
4-1-3) Pompe à piston plongeur :
Cette machine est un compromis entre la pompe à piston et la pompe à
membrane. Le fluide n’est pas isolé du piston, mais les frottements de celui-ci
sont faibles car limités au niveau du presse-étoupe qui assure l’étanchéité. Ces
pompes sont adaptées à la production de hautes pressions.
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4-2) Pompes volumétriques rotatives :
4-2-1) Pompes à palettes rigides :
C’est la classique « pompe à vide ». Un rotor excentré tourne dans un cylindre
fixe. Sur ce rotor, des palettes, libres de se mouvoir radialement, et poussées par
des ressorts s’appliquent sur la face intérieure du cylindre fixe. Les espaces ainsi
délimités varient au cours de la rotation et créé les dépressions nécessaires au
fonctionnement d’une pompe volumétrique.
Ces pompes conviennent bien aux gaz.
4-2-2) Pompe péristaltiques :
Son principe de fonctionnement est plutôt simple : un tuyau souple est écrasé
par des galets, le fluide est alors repoussé sans turbulence, ni cisaillement. Il n’y
a pas non plus de contact entre le fluide et les pompes mécaniques. Son débit est
limité à des valeurs de l’ordre de 60 à 80 m3/h. Par contre, le rendement est de
100 % et elle est la pompe doseuse par excellence.
4-2-3) Les pompes à engrenages :
C’est la pompe standard, elles ont une cylindrée fixe et fonctionne a des
pressions maximales de l’ordre entre 10 et 170 bars.
Elles en existent en deux types, à dentures extérieures et à dentures intérieures.
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a) Les pompes à engrenages extérieures :
Le principe de fonctionnement consiste en deux pignons qui tournent en sens
inverse dans un carter. L’un des engrenages est moteur tandis que l’autre est
mené. Le fluide situé entre les dents et la paroi du carter est contraint d’avancer
au cours de la rotation, tandis qu’au centre, le contact permanent entre les deux
pignons empêche le retour du fluide vers l’amont malgré la différence de
pression et le déplacement des dents qui se fait en direction de l’entrée.
Elles sont bruyantes donc utilisées dans le monde agricole, industriel lourd,…...
Pour diminuer le bruit on peut augmenter le nombre de dents. Elles ne
nécessitent pas de haute filtration. Le point faible de ces pompes est l’usure des
dents qui se traduit par des fuites. Peuvent fournir un débit de l’ordre de 80 à
100 m3 /h. Elles ont un rendement d’environ 0,8.
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Fig.5 : Pompe à engrenages extérieures
Avantages :
• Débit régulier.
• Pas de clapets nécessaires.
• Marche de la pompe réversible.
Inconvénients :
• Nombreuses pièces d’usure
• Pas de particules solides dans cette pompe ni de produits abrasifs ; la
présence de traces de solide ayant pour effet d’accélérer l’usure
mécanique des pignons et de diminuer l’étanchéité entre le corps de
pompe et les dents.
L'étanchéité: L'étanchéité entre le côté refoulement et le côté aspiration est
assurée radialement par les roues en position d'engrènement ainsi que par les
dents contre le caner. L'étanchéité axiale est assurée par les faces des roues
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appliquées directement sur le carter. cette étanchéité est donc obtenue par
la présence d'un film de graissage remplissant les interstices. L'étanchéité
peut être améliorée par l'adjonction de plaques d'appui, de paliers- lunettes ou de
coussinets intercalés entre l'engrenage et le carter.
Le debit : En première approximation en assimilant une dent à un rectangle de
volume (pas/2).bh on peut prendre q v = b w m2 z avec un calcul plus précis
peut être donné par :
qv: debit moyen(m3/s)
b: largeur de denture (m)
w: vitesse angulaire du moteur d’entraînement (rad/s)
m: module de la denture (m)
z : nombre de dents d’un pignon
α: angle de pression
Coefficient d’irrégularité sur le débit :
Avec
a) Les pompes à engrenages intérieures :
Sont compactes et silencieuses, car leur débit est beaucoup plus régulier, donc
utilisées pour les MO ou affaires spéciales.
Caractéristiques de la pompe à engrenage à denture intérieure
• Cylindrée : 250 cm3/tour maxi
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• Pression de service : 250 bars maxi
• Peu de pièces en mouvement
• Faible encombrement
• Combinaison possible de plusieurs pompes
• Aptitude à tourner vite : de 300 à 3000tr/min
• Bruit de fonctionnement très faible et Rendement élevé
Il en existe deux types, avec ou sans croissant
Système à dentures intérieures avec croissant :
(Couronne dentée) engrené à un pignon. Dans ce cas la pompe peut disposer
d’une pièce intermédiaire en forme de croissant. Le croissant est lié à la forme
des dents en développante de cercle. Sans croissant il y aurait communication
entre refoulement et aspiration permettant ainsi de diminuer les fuites internes et
d’augmenter la pression de [Link] limite d’utilisation des pompes à
engrenages intérieures est autour de 250 bar. Elles ont un rendement d’environ
0,9.
Fig.6 -Pompe à engrenages intérieures
Calcul du débit moyen : Le calcul du débit est identique au cas des pompes à
engrenages extérieurs et le nombre de dents est celui du pignon à dentures
extérieures
Le nombre de pièces réduit et l’absence d’étanchéité complexe en font une
pompe d’un prix attractif (par rapport aux pompes à palettes) pour un rendement
aussi bon.
Coefficient d’irrégularité sur le débit :
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Système à dentures intérieures sans croissant.
Les dents ont des profils circulaires. Les deux lumières en forme d’haricot
(aspiration et refoulement) sont réalisés dans le stator. Le pignon à dentures
intérieures en liaison pivot avec le carter à une dent de plus que le pignon à
dentures extérieures entraîné par le moteur.
Calcul du débit moyen : Les volumes cellulaires a, b et c sont en phase
d’augmentation tandis que les volumes d, e et f sont réduction donc au
refoulement ; les fonctions d’aspiration et de refoulement sont donc symétriques
par rapport à l’axe horizontal x. Quand une dent du pignon 1 fait un tour elle
chasse z+1 volumes cellulaires.
qv :Débit moyen théorique (m3/s)
ω : vitesse angulaire du moteur d’entraînement (rad/s)
z : nombre de dents du pignon 1
Vcm : volume cellulaire mini
VcM : volume cellulaire maxi
Coefficient d’irrégularité sur le débit :
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Les zones d’aspiration et de refoulement ne sont pas réalisées sur le coté comme
dans l’étude théorique mais radialement. Cela est rendu possible grâce aux
évidements E réalisé dans la couronne.
Des coussinets 2 sont placés aux extrémités des dents de la couronne pour
assurer une meilleure étanchéité. La vitesse de glissement à cet endroit est faible
donc l’usure est limitée.
4-2-4) Les pompes à palettes :
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Construction: Elles se composent principalement d'un rotor présentant des
rainures dans lesquelles se déplacent radialement des palettes rectangulaires de
faible épaisseur. Ces palettes, s'appuyant sur les surfaces curvilignes du stator,
forment des cellules individuelles limitées latéralement par des plaques de
pression. Le rotor et le stator ne sont pas concentriques.
Lorsque le rotor tourne, l'accroissement de volume des cellules provoque
l'aspiration du fluide. Le mouvement de rotation se poursuivant, le volume des
cellules se restreint et le fluide est refoulé de la chambre de refoulement.
Le mouvement du rotor fait varier de façon continue les différentes capacités
comprises entre les cylindres et les palettes en créant ainsi une aspiration du
liquide d'un côté et un refoulement de l'autre.
Fonctionnent sur la même plage de pression que les pompes à engrenages. Elles
sont en revanche très silencieuses. Ce sont des pompes caractérisées par des
débits allant jusqu'à 100 m3.h-1 et des pressions au refoulement de 4 à 8 bars
même jusqu’à 200bar. Elles ont un rendement d’environ 0,9. Elles conviennent
aux liquides peu visqueux,
Il en existe deux types :
• A stator cylindrique, rarement équilibrée
• A stator en forme de came, très souvent équilibrée
Elles sont aussi bien à cylindrée fixe qu’à cylindrée variable. La variabilité
consiste juste à faire varier l’excentricité entre le stator et le rotor.
L’équilibrage : en effet le déséquilibre pression d’aspiration d’un coté et
pression de refoulement de l’autre coté crée des efforts sur les paliers, en
revanche si on arrive à doubler le refoulement et l’aspiration de façon
symétrique les efforts s’équilibrent.
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Améliorations :
Avantages :
• Pas de brassage, ni d’émulsionnage du liquide pompé.
• Débit régulier.
• Marche réversible de la pompe
Inconvénients :
• Usure du corps par frottement des palettes.
A stator cylindrique :
Calcul du débit moyen :
qv :Débit moyen théorique (m3/s)
i : profondeur des palettes (m)
Ν : vitesse du moteur d’entraînement (tr/min)
e : distance d’excentration (m)
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R : rayon du stator (m)
n : nombre de palettes
Cette pompe est également dite à annulation de débit, en effet sous une pression
de refoulement importante le ressort de compression fléchit et annule
l’excentration.
A stator en forme de came :
Calcul du débit moyen :
qv :Débit moyen théorique (m3/s)
i : profondeur des palettes (m)
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Ν : vitesse du moteur d’entraînement (tr/min)
R : rayon du stator dans la zone CD (m)
R’ : rayon du stator dans la zone AB (m)
4-2-5) Pompes rotatives à pistons axiaux :
Ou aussi Les pompes à pistons et plateau
Construction: les pièces principales sont :
- Un carter avec une bride de fixation
- Un arbre de transmission avec un plateau oscillant
- Un corps de pompe avec les pistons et ressorts
- Un couvercle avec des clapets de refoulement.
Fonctionnement : Le plateau oscillant est monté sur l'arbre de transmission
et tourne avec lui. Les pistons sont mobiles dans le corps de pompe fixe et,
sous l'action d'un ressort s'appuient sur le plateau oscillant. Ils exécutent un aller
et retour en translation lorsque le plateau tourne.
Pendant la course de descente d'un piston (clapet de refoulement fermé), le
fluide hydraulique venant de l'orifice d'aspiration est aspiré dans la
chambre en passant par un canal annulaire et une fente d' aspiration. Une
fois le piston au point mort bas PMB, le plateau oscillant, en tournant, le
repousse vers le haut contre le ressort antagoniste. Une fois la fente
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d'aspiration dépassée, le fluide emprisonné est refoulé dans le canal annulaire du
couvercle en passant par le clapet de refoulement puis dans la conduite de
refoulement.
A pistons axiaux : Le principe est celui de la pompe à vélo mais pour améliorer
le débit il y a plusieurs pistons sur la couronne circulaire. On obtient un
coefficient d’irrégularité en mettant un nombre impair de pistons.
On les utilise pour des pressions de 250 à 350 bars. Elles sont relativement
bruyantes. Elles ont un rendement d’environ 0,9. En fonction de la technologie
utilisée elles sont à cylindrée fixe ou variable. On peut en définir 4
configurations :
• Glace fixe, bloc cylindre tournant, axe d’entraînement brisé, cylindrée fixe,
• Plateau tournant, bloc cylindre fixe, axe d’entraînement aligné, cylindrée fixe,
• Glace fixe, bloc cylindre tournant, axe d’entraînement aligné, cylindrée
variable,
• Plateau fixe mais inclinable, bloc cylindre tournant, axe d’entraînement aligné,
cylindrée variable,
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Calcul du débit moyen : Chaque piston passe du PMB au PMH
qinstantané : Débit instantané théorique (m3/s)
d : diamètre du piston (m)
R : rayon des blocs cylindres (m)
ω : vitesse angulaire des blocs cylindres (rad/s)
α : angle de brisure
θ : abscisse angulaire positionnant le piston n°1
n: nombre de pistons
On obtient pour un cylindre unique pour une rotation complète et pour 5 pistons
En sommant pour chaque position on obtient le débit instantané
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Le débit moyen vaut :
Coefficient d’irrégularité sur le débit :
Glace fixe, bloc cylindre tournant, axe d’entraînement brisé, cylindrée fixe :
La glace de distribution fixe possède deux lumières oblongues (en forme de
haricot) Ce système peut aussi fonctionner en moteur
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Plateau tournant, bloc cylindre fixe, axe d’entraînement aligné, cylindrée
fixe :
Une partie de la distribution (aspiration) s’effectue entre le support tournant et le
plateau fixe en rotation. Pour assurer cette liaison et l’étanchéité, on place des
ressorts de compression dans les cylindres. Une lumière oblongue est réalisée
sur le support et le passage du fluide axialement est assuré par un perçage des
pistons. Le refoulement est réalisé par les clapets en bout de chambres des
pistons
Pompe utilisée dans le monde automobile. Les trous radiaux permettent
l’admission du fluide et l’obturateur 3 empêche le retour en arrière du fluide. La
pression peut atteindre 150 bars pour une fréquence de rotation de 3000 tr/min.
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Glace fixe, bloc cylindre tournant, axe d’entraînement aligné, cylindrée
variable,
Les blocs cylindres sont entraînés en rotation par l’arbre d’entraînement moteur.
Le support est non tournant mais inclinable, on peut passe donc d’un sens de
flux à l’autre par une annulation de celui-ci. La distribution aspiration,
refoulement est assuré comme dans la première configuration.
Entre le premier schéma et le second la seule différence est l’inclinaison des
blocs cylindres.
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La variation de cylindrée est réalisée par la translation de l’axe 5 suivant z. La
came axiale au niveau de F sur le plateau génère alors une rotation d’axe z.
A l’extrémité droite une petite pompe de gavage est directement connectée à
l’arbre d’entraînement.
Plateau fixe mais inclinable, bloc cylindre tournant, axe d’entraînement
aligné, cylindrée variable
Les blocs cylindres sont entraînés par l’arbre d’entraînement. Le support est fixe
mais inclinable par l’intermédiaire du vérin. La liaison patin glace est assurée
par les ressorts de compression placés dans les cylindres. L’aspiration est
assurée dans la glace par une lumière oblongue et un perçage des patins tandis
que le refoulement et non retour est assuré par les clapets.
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Pour les faibles débits, le fluide ne se régénère pas à chaque oscillation il en
résulte des contractions répétées et donc une élévation de la température, pour y
remédier l’orifice P permet le renouvellement du fluide vers la zone basse
pression.
L’axe de rotation C du plateau 4 n’est pas placé sur l’axe d’entraînement. Cela
est du à la volonté d’assurer une liaison réelle entre 4 et 5 et entre 4 et régulateur
de puissance.
4-2-6) Pompes rotatives à pistons radiaux
Construction : Se compose essentiellement du corps (1), de l‘arbre à
excentrique (2) et de 3, 5 ou 10 éléments de pompe (3) avec la valve d‘aspiration
(4), la valve de refoulement (5) et le piston (6).
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On les utilise pour des pressions supérieures à 350 bars. Elles sont très
silencieuses. Elles sont utilisées dans les cas de forts débits. Elles ont un
rendement d’environ 0,9. Il en existe trois types :
• A système bielle manivelle,
• A excentrique,
• A blocs cylindres excentrés.
Dans les deux premiers systèmes on a des cylindrées constantes. Dans le dernier
cas l’excentration peut être modifiée on aura alors une pompe à cylindrée
variable.
Calcul du débit moyen :
qinstantané : Débit instantané théorique (m3/s)
d : diamètre du piston (m)
R : rayon de la manivelle ou distance de l’excentration (m)
ω : vitesse angulaire des blocs cylindres (rad/s)
θ : abscisse angulaire positionnant le piston n°1
n : nombre de pistons (valeur impaire)
Cette formule est applicable aux 3 types de pompes radiales si : R << longueur
de la bielle (ce qui est toujours le cas pour les pompes hydrauliques)
Le débit moyen est identique à celui des pompes à pistons axiaux ainsi que le
coefficient d’irrégularité sur le débit, tgα =1.
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A système bielle manivelle
C’est comparable à celui du moteur à piston. Seulement les soupapes sont
remplacées par des clapets.
La solution proposée est un moteur hydraulique et non une pompe mais le
principe reste totalement identique. On enlèvera bien évidement le réducteur. La
glace de distribution est repérée 4 et est entraînée par l’arbre principal
d’entraînement. Dans cette solution il n’existe pas de clapet.
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A excentrique :
Les ressorts assurent la liaison entre l’excentrique et les pistons. Pour
l’aspiration et le refoulement on peut utiliser le système des clapets comme
précédemment ou comme proposé ci-dessus. On a alors un clapet unique dans
chaque cylindre et l’aspiration s’effectue par la rainure sur l’excentrique et
surtout un réservoir toujours en charge.
L’étanchéité et les liaisons entre le piston, le patin et l’excentrique sont assurés
par le ressort 10.
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A bloc cylindres excentrés :
Le rotor est désaxé du stator et est constitué des blocs cylindres. La bielle qui
relie le piston au stator est donc lé par un patin de frottement. L’aspiration et le
refoulement sont réalisés dans un arbre fixe de centre A par l’intermédiaire
d’orifices entrant en communication avec les parties supérieures des blocs
cylindres
La variation de l’excentration est obtenue par le doigt 8. Le CIR du stator est en
C. La glace de distribution 4 est réalisée avec deux lumières oblongues qui
permettent l’aspiration et le refoulement du fluide. Une petite pompe de gavage
placée en bout d’arbre rattrape les fuites éventuelles
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A pistons en lignes
Il s’agit d’une pompe à cylindrée constante. La distribution du fluide se fait par
des clapets aménagés dans la partie supérieure des cylindres.
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Tableau comparatif en fonction du type de pompe :
type de rendement rendement rendement
pompe volumétrique mécanique global
à engrenages 80 à 95 % 75 à 95 % 60 à 85 %
à palettes 75 à 95 % 80 à 93% 60 à 88 %
à pistons 90 à 98% 80 à 95 % 72 à 96 %
Classification des pompes
Autres caractéristiques des pompes :
Fuites internes : Pour les calculs sur les pompes il faudra tenir compte des
fuites internes. Elles interviennent généralement entre le rotor et le stator pour
les pompes à engrenages et à palettes et entre les liaisons pivots/glissants
(piston/cylindre), distribution (piston/patin et patin/glace) pour les pompes à
pistons radiaux et axiaux.
33
Ces fuites favorisent la lubrification hydrodynamique des éléments et aussi la
stabilité en température des éléments.
Attention toutefois aux systèmes à basse vitesse pour lequel la disparition du
film entraîne le phénomène de stick-slip.
Rodage : A l’achat les pompes même si elles ont été rodées ont encore des
zones de frottement importantes. Il conviendra de mettre les additifs anti-usure
dans le fluide autorisant des pressions de contact importantes. Les constructeurs
prévoient également la filtration nécessaire, elle est souvent de l’ordre de 25 μm.
Cavitation : Il s’agit d’une dépression d’un volume de fluide, celui-ci se
transformant localement en phase gazeuse. Il y a alors naissance d’une variation
de débit et de pression. Des vibrations se propagent alors dans tout le circuit. Les
raisons peuvent être :
• Fréquence de rotation trop élevée,
• Filtre d’aspiration trop exigent en terme de création de pertes de charge,
• Viscosité du fluide trop importante,
• Dépression dans le réservoir (absence de reniflard par exemple).
Une pompe qui cavite aura une usure prématurée, en effet les
pressions/dépressions peuvent amener des arrachements localisés et ainsi
favoriser les fuites internes et surtout des rayures dans les zones de frottements.
Niveau sonore : L’irrégularité du débit des pompes, liée à la cinématique,
entraîne des accélérations locales du fluide et donc des variations de pressions à
certaines fréquences. Ces phénomènes sont à l’origine des bruits. Ci-dessous un
tableau de synthèse des bruits enregistrés pour une fréquence de rotation de
1500 tr/min:
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