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Eleves

Le programme Mushin Ryu Ju jitsu détaille les techniques et les exercices requis pour chaque niveau de ceinture, allant de la ceinture blanche à la ceinture marron. Chaque niveau inclut des techniques de défense contre les saisies et les frappes, ainsi que des katas spécifiques à maîtriser. Les élèves doivent également pratiquer des exercices de ju geiko et de randori pour renforcer leurs compétences.

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Eleves

Le programme Mushin Ryu Ju jitsu détaille les techniques et les exercices requis pour chaque niveau de ceinture, allant de la ceinture blanche à la ceinture marron. Chaque niveau inclut des techniques de défense contre les saisies et les frappes, ainsi que des katas spécifiques à maîtriser. Les élèves doivent également pratiquer des exercices de ju geiko et de randori pour renforcer leurs compétences.

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PROGRAMME MUSHIN RYU

Fédération Mushin Ryu Ju jitsu


Déclaration à la préfecture de la Gironde le 18/02/1998 N° 2/25702
Ecole Mushin ryu
Programme Niveau ceinture blanche
Travail à faire, pour devenir ceinture jaune

• Les saluts
• Les ukemis (chutes)

Les techniques de défense sur les saisies

Saisie du revers Waki gatame

Etranglement de face Ude garami

Encerclement des bras de face O goshi

Ceinture de face O uchi gari

Saisie d’un poignet directe Shio nage

Saisie du poignet croisée Nikyo

Saisie des deux poignets Shomen ate

Saisie du poignet à deux mains Waki gatame

Les techniques de défense sur les armes

Men ( bâton et couteau) Ude gatame

Yokomen ( couteau) Shio nage

Ura yokomen (bâton et couteau) Ude gatame

Tsukkomi (couteau) Ude gatame

Ippon kumite sur Mae te tsuki

Ju geiko sur les saisies de face et sur les armes (deux fois trois minutes)
Ecole Mushin ryu
Programme Niveau ceinture jaune
Travail à faire, pour passer ceinture orange

Les techniques de défense sur les saisies

Saisie arrière de la manche O soto gari

Clef de cou Ude gatame

Saisie arrière du col Gyaku tsuki

Etranglement arrière Seoi otoshi

Encerclement arrière des bras Sankyo

Ceinture arrière Ura kata ha

Saisie arrière des poignets Sankyo

Les techniques de défense sur les frappes

Mae te tsuki Ude gatame

Oi tsuki jodan Kata gatame

Gyaku tsuki Ude garami

Mawashi tsuki Koshi guruma

Mae geri De ashi barai

Mawashi geri Ko uchi gari

Kata

Ippon kumite sur Gyaku tsuki.

Shodan no kata.

Ju geiko Total, Randori : Ne waza. Tachi waza.


Ecole Mushin ryu
Programme Niveau ceinture Orange
Travail à faire pour passer ceinture verte

Les techniques de défense sur les saisies

Saisie du revers O soto gari

Etranglement de face Kote gaeshi

Encerclement des bras de face Ude garami

Ceinture de face Ko uchi gari

Saisie du poignet directe Juji garami

Saisie du poignet croisée Ikkyo

Saisie des deux poignets Ude kime nage

Saisie du poignet avec deux mains Ikkyo

Techniques de défense sur les armes

Men Te kagami

Yokomen Ippon seoi nage

Ura yokomen Hara gatame

Tsukkomi Ura kata ha

Ippon kumite sur Oi tsuki jodan et chudan

Kata Nidan

Ju geiko,Taninzu geiko ,Randori Tachi waza, Ne waza


Ecole Mushin ryu
Programme Niveau ceinture verte
Travail à faire pour passer ceinture bleue

Techniques de défense sur les saisies

Saisie arrière de la manche Nikyo

Clef de cou O goshi

Saisie arrière du col Ude gatame

Etranglement arrière Ude garami

Encerclement arrière des bras Ko uchi makikomi

Ceinture arrière Nikyo

Saisie arrière des poignets Kote gaeshi

Techniques de défense sur les frappes

Mae te tsuki Ko uchi gari

Oi tsuki Irimi nage

Gyaku tsuki Hara gatame

Mawashi tsuki Ude garami

Mae geri O soto otoshi

Mawashi geri O uchi gari

Ippon kumite sur Mae geri Mawashi geri

Kata : Shodan Nidan Sandan Jo

Ju geiko, Taninzu geiko, Randori tachi waza et ne waza ,Kumite


Ecole Mushin ryu
Programme Niveau ceinture bleue
Travail à faire pour passer ceinture marron

Les techniques de défense sur les saisies


Saisie du revers de face Gyaku tsuki
Etranglement de face Ippon seoi nage
Encerclement des bras de face Uki waza
Ceinture de face Hachi mawashi
Saisie du poignet directe Ude kime nage
Saisie du poignet croisée Kote gaeshi
Saisie des deux poignets Waki gatame
Saisie du poignet à deux mains Nikyo
Saisie arrière de la manche Shomen ate
Clef de cou Ude garami
Saisie arrière du col Waki gatame
Etranglement arrière Ko uchi makikomi
Encerclement arrière des bras Ippon seoi nage
Ceinture arrière Soto makikomi
Saisie arrière des poignets Ikkyo
Les techniques de défense sur les frappes
Mae te tsuki Kata gatame
O tsuki Ko uchi gari
Gyaku tsuki Hachi mawashi
Mawashi tsuki Ippon seoi nage
Mae geri Ko uchi gari
Mawashi geri De ashi barai
Les techniques de défense sur les armes
Men Ippon seoi nage
Yokomen Shomen ate
Ura yokomen Kiri otoshi
Tsukkomi Kote gaeshi
Ippon kumite sur Mawashi tsuki
Kata Shodan Nidan Sandan
Ju geiko Taninzu geiko Kumite Randori
Shodan

Mushin Ryu Shodan No Kata

position talons joints saluer, écarter pied gauche puis le pied droit pour être
Départ
dans la position shizentai (yoî).
Annonce Mushin Ryu Shodan No Kata
ramener la jambe gauche pour prendre la position shizentai (yoî) puis déplacer
Fin du kata à mi distance le pied gauche puis le droit pour venir en position Musubi datchi
talons joints pour saluer.

Temps Mvt Direction Technique Position


1 Pivoter 90° à gauche Gedan barai gauche zen kutsu
2
2 Avancer jambe droite Oi tsuki jodan droit zen kutsu
3 Pivoter de 180° à droite Gedan barai droit zen kutsu
2
4 Avancer jambe gauche Oi tsuki jodan gauche zen kutsu
5 Pivoter 90° à gauche Uchi uke gauche ko kutsu
3 6 Sur place Gyaku tsuki chudan droit zen kutsu
7 Sur place Mae te tsuki gauche zen kutsu
8 Avancer jambe droite Jodan uke droit zen kutsu
3 9 Sur place Gyaku tsuki chudan gauche zen kutsu
10 Sur place Mae te tsuki droit zen kutsu
11 Avancer Soto uke gauche zen kutsu
3 12 Sur place Gyaku tsuki chudan droit zen kutsu
13 Sur place Mae te tsuki gauche zen kutsu
1 14 Avancer jambe gauche Oi tsuki jodan droit + KIAI zen kutsu
15 Pivoter 90° à droite Shuto uke gauche ko kutsu
2
16 Avancer jambe droite Oi tsuki jodan droit zen kutsu
17 Pivoter 180° à droite Shuto uke droit ko kutsu
2
18 Avancer jambe gauche Oi tsuki jodan gauche zen kutsu
19 Pivoter 90° à gauche Uchi uke gauche ko kutsu
3 20 Sur place Gyaku tsuki chudan droit zen kutsu
21 Sur place Mae te tsuki gauche zen kutsu
22 Avancer jambe droite Jodan uke droit zen kutsu
3 23 Sur place Gyaku tsuki chudan gauche zen kutsu
24 Sur place Mae te tsuki droit zen kutsu
25 Avancer Soto uke gauche zen kutsu
3 26 Sur place Gyaku tsuki chudan droit zen kutsu
27 Sur place Mae te tsuki gauche zen kutsu
1 28 Avancer jambe droite Oi tsuki jodan droit + KIAI zen kutsu
29 Pivoter 90° à gauche Shuto uke gauche ko kutsu
2
30 Avancer jambe droite Oi tsuki chudan droit zen kutsu
31 Pivoter 180° à droite Shuto uke droit ko kutsu
2
32 Avancer jambe gauche Oi tsuki chudan gauche zen kutsu

Page 1
Nidan

Mushin Ryu Nidan No Kata


position talons joints saluer, écarter pied gauche puis le pied droit pour être dans
Départ
la position shizentai (yoî).
Annonce Mushin Ryu Nidan No Kata
ramener la jambe gauche pour prendre la position shizentai (yoî) puis déplacer à
Fin du kata mi distance le pied gauche puis le droit pour venir en position Musubi datchi
talons joints pour saluer.

Temps Mvt Direction Technique Position


1 Pivoter 90° à gauche Gedan barai droit main tendue zen kutsu
Pivoter 90° à droite, Harai uke gauche puis Uraken
2 zen kutsu
reculant jambe droite gauche
3 Avancer jambe droite Oi tsuki jodan droit zen kutsu
5
En ramenant la jambe
4 Nikyo neko ashi dashi
droite
talons quasi-
5 Mae geri
joint
6 Pivoter 90° à gauche Uchi uke gauche ko kutsu
7 Dégagement du bras neko ashi
8 Avancer jambe droite Oi tsuki jodan droit zen kutsu
Jambe gauche passe
5 9 devant en passant Shio nage puis Gyaku tsuki droit zen kutsu
derrière la jambe droite
En se relevant 180° puis Jodan uke droit (pour faire ude
10 zen kutsu
saut 180° gatame) puis Gyaku tsuki droit KIAI
En se relevant 180° sur
11 Shuto droit ko kutsu
place
12 Avancer jambe gauche Shuto gauche ko kutsu
13 Avancer jambe droite Shuto droit ko kutsu
5
Sur place hanches dans Dégagement, mains tendues vers le
14 naifanchi
l’axe du corps sol
Teisho uke chudan gauche puis
15 Pivoter 90° à droite zen kutsu
Gyaku tsuki droit
15 Avancer jambe droite Gyaku tsuki gauche zen kutsu
16 Avancer jambe gauche Gyaku tsuki droit zen kutsu
3 Reculer jambe droite Teisho uke chudan gauche zen kutsu
17 Oi tsuki droit, main gauche sous
Avancer jambe droite zen kutsu
bras droit
19 Pivoter 90° à gauche Uchi uke jodan droit zen kutsu
2
20 Sur place Gyaku tsuki gauche zen kutsu
21 Sur place Uchi uke jodan gauche zen kutsu
2
22 Sur place Gyaku tsuki droit zen kutsu
frappe sur la paume de la main
23 Sur place zen kutsu
2 Mikazuki jambe droite
24 Sur place Gyaku tsuki droit zen kutsu

Page 1
Jo

Mushin Ryu Jo No Kata

position talons joints saluer, placer jambe gauche devant avec le jo à la verticale
Départ
dans la main gauche à environ 2 poings du sommet.
Annonce Mushin Ryu Jo No Kata
ramener la jambe gauche pour prendre la position shizentai (yoî) puis déplacer à
Fin du kata mi distance le pied gauche puis le droit pour venir en position Musubi datchi talons
joints pour saluer.

Temps Mvt Direction Technique Position


Nagashi Tsuki avant chudan à
1 zen kutsu
droite
Sur place, le pied droit se
3 2 Gedan baraï à 45° à droite
décale, corps aligné avec le jo
Iraki vers la gauche, croisement
3 Yokomen jodan à gauche zen kutsu
des mains sur le Jo
Sur place, le pied droit se
4 Gedan baraï à 45° à droite
2 décale, corps aligné avec le jo
5 Sur place Tsuki jodan à 45° à droite zen kutsu
6 Rotation à 180° par la droite Asau gaechi à droite
2
7 Un pas en avant yori ashi Men droit zen kutsu
Rotation 180° par la gauche en
8 Ude Kata à gauche
bougeant le pied gauche
9 Sur place Tsuki chudan à gauche zen kutsu
3
Main droite va chercher
Ushiro tsuki jodan à gauche (jo en
10 extrémité avant du jo, main zen kutsu
diagonal, pas droit)
gauche au milieu
11 Reculer le pied droit Ude Kata à droite
En avançant pied gauche, sur
12 Tsuki jodan à droite zen kutsu
place
4
13 En reculant tsugi ashi Ushiro tsuki chudan à droite zen kutsu
En avançant pied gauche, sur
14 Tsuki chudan à droite KIAI zen kutsu
place Fin 1er partie
Départ position du berger, main
droite saisie en tate le jo
15 Ude Kata à droite
immédiatement après que le jo
soit posé
16 Un pas en avant, sur place Tsuki jodan à droite zen kutsu
Mains au milieu du jo, jambe
17 Yokomen droite zen kutsu
droite avance
Mains au milieu du jo, jambe
18 Yokomen gauche zen kutsu
gauche avance
Main gauche va chercher
7 19 l’extrémité du jo, puis jambe Ushiro men
droite avance

Page 1
7
Jo

Extrémité du jo sous l'aisselle


droite, toujours en pivot 180° et
19-2 en fléchissant (en avançant, Ushiro men
jambe gauche avance en
passant derrière jambe droite)
20 Un pas en avant Tsuki jodan droit zen kutsu
Passage du jo sous le triceps
21 droit avec contrôle du regard, un Men droit KIAI zen kutsu
pas en avant
22 Rotation 180° Hasso gaeshi par la droite
23 Sur place Ushiro tsuki chudan à droite zen kutsu
3
Trasnfert du poids vers l'avant,
24 Tsuki chudan à droite zen kutsu
sur place
En reculant légèrement sur la
doigonale droite la jambe droite,
25 jambe gauche tendue, jambe Katate à gauche
droite fléchie, jo tenu à hauteur
des extrémités
Yokomen avec la main droite 360°,
6 26 Hanches reviennent de face jusqu’à réception main gauche
(fouet de l’air doit être audible)
27 Un pas en avant, puis un autre Hashi noshi par la gauche
28 Un pas en avant Men gauche zen kutsu
29 Un pas en avant, puis un autre Hashi noshi par la droite
30 Un pas en avant Men par la droite KIAI zen kutsu
31 Sur place, en iraki Gyaku yokomen jodan à gauche
Yokomen au niveau de la jambe à
32 Rotation 180°, en iraki
droite
5 33 En iraki gauche Gaishi gedan par gauche
34 En iraki droite Gaishi gedan par droite
Neko ashi sur jambe gauche Blocage d’un tsuki gedan droite
35 zen kutsu
puis un pas en avant puis men à droite
36 Rotation 180° sur la droite Ude kata à droite
37 Sur place, jambe gauche avance Tsuki jodan à droite zen kutsu
4
38 En reculant tsugi ashi Ushiro tsuki chudan à droite zen kutsu
Sur place, en avançant jambe
39 Tsuki jodan à droite + KIAI zen kutsu
gauche

Page 2
IPPON KUMITE
MAE TE TSUKI
1. Teisho uke – gyaku tsuki – mae te
2. Tesho uke – shuto - gyaku tsuki – mae te
3. Jodan uke – gyaku tsuki – mae te
4. Gyaku jodan uke – mae te – gyaku tsuki
5. Tetsui uke – tetsui uke – ura tsuki – mae te

OÏ TSUKI JODAN
1. Jodan uke – gyaku tsuki -mae te
2. Juji uke – mae te
3. Shuto - gyaku tsuki -mae te
4. Teisho uke – haïshu – haïto
5. Teisho uke – uchi uke – mae te – gyaku tsuki

OÏ TSUKI CHUDAN
1. Tetsui uke – tetsui uke – ura tsuki – gyaku tsuki
2. Nagashi – gyaku tsuki (sen no sen)
3. Teisho uke – yoko geri fumikomi
4. Soto uke – mawashi empi uchi – de ashi baraï – gyaku tsuki
5. Uchi uke – jodan age empi

GYAKU TSUKI
1. Gedan baraï - gyaku tsuki -mae te
2. Mae te tsuki – gyaku tsuki
3. Tetsui uke – tetsui uke – mae te
4. Haraï uke – uraken (2 fois : forme intérieure et extérieure)
5. Mae geri jambe avant

MAWASHI TSUKI
1. En ayumi ashi : jodan uke – mawashi empi
2. En gyaku : teisho – mawashi geri
3. En ayumi ashi : shomen ate
4. En gyaku : shuto – hiza geri
5. En ayumi ashi : shuto – gyaku tsuki
MAE GERI
1. Gedan baraï – gyaku tsuki – mae te
2. Ayumi ashi - gyaku tsuki – mae te avec contrôle du bras
3. Gyaku gedan baraï – mae te – gyaku tsuki
4. Haraï uke - gyaku tsuki – mae te
5. Haraï uke – uraken

MAWASHI GERI
1. Esquive jambe droite – uchi uke - gyaku tsuki – mae te
2. Shuto – hiza geri
3. Morote uke – de ashi baraï – gyaku tsuki
4. Gyaku tsuki (sen no sen)
5. Morote uke – ko uchi gari
Éthique et règles de comportement dans le dojo
DOJO AQUITAIN ARTS MARTIAUX·MERCREDI 22 NOVEMBRE 2017
Les règles des budö

Les budō (武道?) sont les arts martiaux japonais apparus entre le milieu du XIXe
siècle et le milieu du XXe siècle. En japonais, bu ( 武 ?) signifie « guerre » et dō
( 道 ?) signifie « voie » (en chinois : dao ou tao, cf. le taoïsme). Les budō les plus
connus en Occident sont le karaté-do, le judo, l’aïkido et le kendo. Ce sont les
héritiers des techniques guerrières médiévales, les bujutsu (c'est-à-dire le
jūjutsu, l'aikijūjutsu, le kenjutsu, etc.). Le pratiquant d'un budō est appelé
Budoka.

Le kanji bu désigne la guerre, le kanji dō désigne la voie. Le terme kanji dō,


utilisé pour designer la voie, s'oppose à celui de kanji jutsu du bujutsu et a pour
but de distinguer les anciens arts de guerre des nouveaux arts éducatifs

Règles pour les pratiquants

1. Il est nécessaire de respecter l’enseignement dispensé au dojo.

2. Chaque pratiquant s’engage moralement, à ne jamais utiliser une technique


de Mushin ryu pour faire du mal aux autres, ou pour extérioriser son ego. Le
Mushin ryu n’est pas une technique de destruction, mais une technique de
création, c’est un outil qui conduit au développement d’une société meilleure à
travers le développement de l’individu.

3. Il est interdit de créer des conflits personnels sur le tatami, le Mushin ryu
n’est pas une bagarre de rue, vous êtes sur le tatami pour transcender vos
réactions agressives, pour adopter un meilleur esprit à travers la découverte de
votre propre responsabilité sociale.

4. Sur le tatami, l’esprit de compétition ne doit pas exister. L’objectif du Mushin


ryu, n’est pas de combattre et de vaincre un ennemi, mais de combattre et
vaincre nos propres instincts agressifs. La force de Mushin ryu ne réside pas
dans la puissance musculaire, mais dans la souplesse, la communication, le
contrôle de soi, et la modestie.

5. Aucune sorte d’insolence ne sera tolérée sur le tatami, nous devons être
conscients de nos propres limites.

6. Chaque personne a des raisons,des capacités physiques et mentales


différentes pour pratiquer, toutes méritent notre respect, le vrai Budö est
l’application correcte et souple de la technique appropriée dans toutes
circonstances qui se présentent, et notre responsabilité est de ne jamais
occasionner des dommages à nos partenaires ou à nous-mêmes.
7. Accepter les conseils de votre professeur, essayer de les appliquer avec
sincérité du mieux que vous pouvez.

8. Tous les pratiquants étudient les mêmes principes, il ne doit pas y avoir de
désaccord au sein du groupe, tous les pratiquants du dojo forment une grande
famille le secret du Budö est l’harmonie.

Si vous ne pouvez pas respecter ces règles, il vous sera impossible d’étudier le
Budö dans ce dojo.

L’étiquette sur le tatami

1. Vous devez saluer quand vous montez et quand vous sortez du tatami, face
au Kamiza.

2. Vous devez également saluer quand vous invitez un partenaire à travailler


avec vous et quand vous le quittez, ceci est une règle de politesse.

3. Vous devez respecter et prendre soin de votre matériel de travail, votre


Keikogi (kimono) doit toujours être en bon état et propre, les armes que vous
n’utilisez pas doivent être rangés correctement.

4. Ayez toujours une bonne hygiène corporelle.

5. N’utilisez jamais les armes et le matériel qui ne vous appartiennent pas.

6. Le début du cours commence toujours par un salut, il est essentiel d’être


ponctuel pour ne pas le rater, et par politesse, s’il vous arrive d’être en retard
attendez en position seiza que votre professeur vous fasse signe pour monter
sur le tatami.

7. La façon correcte de s’asseoir sur un tatami et la position seiza, si vous êtes


blessés vous pouvez vous asseoir en tailleur, vous ne devez jamais vous
asseoir les jambes allongées et le dos appuyé contre le mur. Vous devez être
prêt a réagir rapidement, si votre corps n’est pas alerte votre esprit ne le sera
pas non plus.

8. Ne sortez jamais du tatami pendant l’entraînement sauf en cas de malaise.


Pour toute autre raison, vous devez demander à votre professeur l’autorisation
de sortir du tatami.

9. Quand votre professeur montre une technique, vous devez vous asseoir dans
la position seiza et ne pas discuter avec vos partenaires. Observer avec
attention et concentration, comme si c’était la dernière fois que vous alliez voir
cette technique.
À la fin de la démonstration, vous saluez votre professeur et vous saluez votre
partenaire avant de commencer à travailler avec lui.

10. À l’annonce de maté vous arrêtez immédiatement tout mouvement et


rejoignez les autres pratiquants assis en ligne dans la position seiza.

11. Si vous avez une question à poser à votre professeur, approchez-vous de


lui, il ne faut pas interpeller le professeur de loin pour le faire venir à vous,
vous le saluez et vous lui posez votre question.

12. Parler le moins possible pendant l’entraînement vous êtes ici pour
apprendre le Budö et non pas pour imposer vos idées, « le Budö est expérience
».

13. Si vous connaissez bien un mouvement et que vous travaillez avec


quelqu’un de moins gradé, vous pouvez l’aider et lui donner des conseils à
condition d’avoir au minimum le grade de 1Dan.

14. Pendant les cours il est interdit de boire, fumer mâcher du chewing-gum,
sur le tatami.

15. Il est interdit de porter des bijoux qui pourraient vous blesser vous votre
partenaire.

Toutes ces règles doivent être respectées.


L’efficacité dans les arts martiaux
DOJO AQUITAIN ARTS MARTIAUX·DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2017
Actuellement je constate une tendance à vouloir simplifier les techniques
en pensant que plus la technique est simple à réaliser plus elle est efficace,
ceci est à la fois vraie et faux.

En effet il n’y a rien de plus difficile que de rendre une technique simple. Si
nous parlons de cette simplicité qui implique des heures d’entraînement, qui va
nous permettre d’acquérir les qualités physiques et mentales pour justement la
rendre simple, cette affirmation me semble juste.

Par contre si l’objectif est de faire croire aux gens qu’ils vont être efficaces
dans un conflit grâce à des mouvements simples, qui parviennent à faire
naturellement, sans avoir besoin de s’entraîner pendant des heures, des mois
ou des années ceci, me semble absolument faux.

Pour qu’une personne soit efficace et toutes les personnes ne peuvent pas
l’être,

Il faut réunir trois conditions essentielles,

SHIN GI TAI
SHIN l’esprit, le mental, GI la technique et TAI le corps, les qualités physiques.

Ces trois conditions sont à la fois indissociables et indépendantes.

Nous pouvons tous améliorer ces trois composantes en nous servant de notre
corps, notre mental et de la technique, pour gagner en confiance, gérer le
stress, avoir une bonne résistance physique.

Mais pour cela une simplification technique, un entraînement physique


médiocre, pas fatiguant, ou trop fatiguant, ou inadéquat et une mauvaise
compréhension de la pratique, ne nous conduiront pas à l’efficacité, qui est
généralement induite par la peur.

Une technique qui vous semble difficile à réaliser et complexe, qui vous offre
une résistance importante à sa réalisation, vous permettra d’acquérir les
qualités nécessaires pour la réussir, coordination, équilibre, force, souplesse,
perception, réflexes, mental etc.

L’ensemble de ces qualités participera à votre efficacité.


Il semble important de cesser d’avoir peur, après tout si vous recherchez
l’efficacité c’est que vous ne l’avez pas, car on ne recherche pas ce que l’on a
déjà n’est-ce pas ?

Imaginez un instant que vous avez un corps malingre, que vous êtes faibles
comme un enfant ou que vous êtes âgés, que feriez-vous ? Vous resteriez
enfermer chez vous de peur que l’on vous agresse ?

Pour conclure l’efficacité et le résultat d’un entraînement bien conduit, d’une


bonne compréhension et d’une bonne attitude.

Il faut pratiquer avec plaisir, il n’y a qu’à cette condition que vous pourrez
pratiquer longtemps l’efficacité apparaîtra tout naturellement sans forcement
que ce soit le but, avoir une pratique avide avec des objectifs à court terme
conduit à l’abandon et sans entraînement il n’y a pas d’efficacité.

N’oubliez pas que l’efficacité c’est vous, pas la technique, si vous, vous ne
changez pas votre technique ne vous servira à rien.

Valle Armand
Shu Ha Ri
DOJO AQUITAIN ARTS MARTIAUX·JEUDI 30 NOVEMBRE 2017

Yukio Takamura

«Shu-ha-ri» signifie littéralement adopter le kata, diverger du kata et écarter le


kata. L’entraînement dans une école classique japonaise suit presque toujours
ce processus éducatif. Cette approche unique de l’apprentissage a existé
pendant des siècles au Japon et a contribué à la survie de nombreuses vieilles
traditions japonaises. Cela inclut notamment des activités aussi diverses que
les arts martiaux, l’arrangement floral, les marionnettes, le théâtre, la poésie,
la peinture, la sculpture et le tissage. Aussi fructueux qu’ai été le Shu-ha-ri
dans l’ère moderne, de nouvelles approches de l’enseignement et de
l’apprentissage modifient cette méthode traditionnelle japonaise de
transmission des connaissances. Que les arts traditionnels japonais et leur
apprentissage soient passés avec succès à la prochaine génération de
pratiquants dépend des sensei (enseignants) d’aujourd’hui et de leur sagacité
pour affronter les forces et les pièges inhérents du Shu-ha-ri. Dans cet essai, je
me concentrerai sur le Shu-ha-ri et son application particulière dans l’honorable
discipline martiale du Takamura ha Shindo Yoshin ryu jujutsu.

Shoden / Le niveau de début de l’entraînement

Shu (Adopter le kata)

Le kata ou forme est le coeur de l’apprentissage de toutes les écoles de


connaissances traditionnelles japonaises. Il est la représentation la plus visible
des connaissances d’une école regroupées dans un ensemble apparemment
simple de mouvements ou de concepts. Parce que le kata est si accessible, il
est souvent considéré par erreur comme l’aspect le plus important pour
déterminer les capacités ou les progrès d’un étudiant. En fait, correctement
enseigné le kata contient en lui le ura ou le niveau caché de l’information, mais
cette information se trouve sous la surface ou omote d’une simple observation.
Sans s’être d’abord consacré entièrement à la maîtrise de l’omote du kata,
l’étudiant restera éternellement un débutant, jamais en mesure de progresser
vers la véritable profondeur de la connaissance qui repose cachée dans le ura
sous ses yeux. Pour faire l’expérience shu et adopter le kata, l’étudiant doit
d’abord se résigner lui-même et son ego à une série apparemment aléatoire
d’exercices répétitifs. Souvent, ces débuts ou kata niveau Shoden sont de par
leur conception destinés à challenger les niveaux de concentration des élèves
et leur dévotion à l’apprentissage. Dans certaines des traditions les plus
rigoureuses, les kata sont destinés à créer un inconfort physique en plus de cet
exercice. Surmonter un inconfort physique dans ce type de kata est juste le
premier niveau pour entraîner l’étudiant à se concentrer mentalement
exclusivement sur une seule tâche. Lorsque l’étudiant progresse au travers des
différents kata, différents aspects de stress et de distraction sont rencontrés.
Comme ces défis deviennent plus intenses l’esprit de l’élève apprend à traiter
l’information et le stress d’une façon beaucoup plus efficace. Avec le temps
différents processus neuro-musculaires deviennent intuitivement enracinés
d’une telle manière qu’ils ne sont plus consciemment réalisés par l’étudiant.
Une fois que ce niveau de kata est absorbé et exécuté de manière
satisfaisante, l’élève a atteint le premier niveau de son entraînement. D’autres
kata plus avancés seront présentés tout au long de sa formation qui présentent
des défis plus importants et plus diversifiés, mais la méthodologie mentale
pour l’apprentissage est maintenant en place. La raison la plus fondamentale à
l’entraînement pour le kata a été atteint.

Les pièges de l’enseignement au niveau Shoden

A ce niveau, il est possible de s’enseigner les kata par soi-même. Ils ne sont
après tout que des répétitions physiques qui remettent en cause et enseignent
par une expérience presque totalement privée. Bien que cela puisse sembler
une exagération, quiconque connaît les mouvements de base d’un kata peut
amener un élève à ce premier niveau de formation. Il est même possible pour
certains étudiants d’atteindre ce niveau de formation entièrement par
l’apprentissage à partir d’un objet comme un livre. Cependant, cette approche
non pratique de l’apprentissage par un sensei place l’étudiant dans une
situation périlleuse, en particulier dans l’enseignement du kata à 2. L’échec le
plus courant ici est le manque d’attention d’un sensei à la forme physique et
au bon timing. Simple constat, une grande part des capacités d’enseignement
des instructeurs de bas niveau souffrent de leur propre médiocre formation. A
cause de cela ils inculquent désormais à leurs élèves de mauvaises habitudes
qui doivent être désapprises à une date ultérieure. Ceci est non seulement
potentiellement dangereux, mais peut être assez frustrant pour l’étudiant.
Cette faille a provoqué une privation d’une expérience correcte de
l’entraînement et l’arrêt de leur formation pour de nombreux excellents
étudiants potentiels. Une instruction diligente, même au niveau le plus basique
de l’entraînement par kata est absolument obligatoire. Les bases sont au coeur
de toute exécution appropriée et ne devraient jamais être sous-estimées.

Chuden / Le niveau intermédiaire de la formation

Shu, au niveau Chuden

Au niveau Chuden l’étude du kata comprend un nouvel élément. Cet élément


est l’application ou bunkai. La raison plus profonde du kata et sa construction
sont maintenant présentées à l’étudiant. Le scénario dans lequel le kata existe
est également étudié et évalué. Cette étude et évaluation est toutefois
strictement limitée à l’exécution pure du kata, sans variation. Ce n’est que par
cette étude rigoureuse que le kata peut précisément démontrer sa pertinence à
l’élève à un niveau qu’il peut comprendre. Pendant ce processus, le sensei aide
l’élève à commencer à saisir l’existence de l’ura, ces aspects qui se cachent
sous la surface de la forme physique. Pour certains élèves cette compréhension
est une révélation alors que pour d’autres elle était évidente depuis un certain
temps. De toute façon, le sensei doit maintenant présenter fidèlement les
concepts de base sur un niveau plus abstrait que par le passé. Cela ouvre la
voie pour le deuxième aspect de Shu-ha-ri.

Ha (s’écarter du kata)

Dans la conception traditionnelle japonaise Shu-ha-ri, ha est le premier signe


de l’expression créative permise à l’élève. C’est alors que le henka waza ou la
variation est expérimenté pour la première fois. Elle a été appelée la « forme
divergente existant dans la forme » ou la « variante orthodoxe, qui co-existe
dans les limites du kata plus strictement défini ». C’est le moment où l’étudiant
est encouragé à envisager toute réponse à une défaillance dans le kata
originel. Une instruction extrêmement attentive est requise du sensei à ce
stade, car trop d’écart va conduire à la négligence ou la dégénération de la
technique, alors que trop de retenue peut paralyser tout le talent sous-jacent
d’un élève. Encourager le talent intuitif et créatif est le but ici, mais cette
expérience créative doit être diligemment tempérée par les limites du plus
grand kata. Le kata doit rester reconnaissable comme le kata originel. Si le kata
s’éloigne trop de la norme, il n’est plus lié au kata d’origine et devient une
expression tout à fait différente de la technique. Il est impératif qu’un tel écart
soit évité à ce niveau d’apprentissage.

Ha, au niveau Chuden

Une fois que l’élève découvre les limites de son entraînement au sein du plus
grand kata il trouvera que les possibilités d’apprentissage sont presque infinies.
Le progrès vient maintenant en sauts de capacité non connus par le passé. La
plupart des excellents étudiants démontre d’abord leur potentiel réel au cours
de cette étape de leur étude. Les concepts et les formes du ryu (école)
s’intègrent d’une manière qui stimule intellectuellement l’esprit des étudiants.
Il apprécie maintenant plus pleinement le kata et reconnaît la sagacité
technique qui existe en son sein. Par conséquent, de nombreux sensei trouvent
cette période comme la plus gratifiante vis à vis des progrès des élèves. Les
fruits du travail du sensei se démontrent avec force durant cette période.

Les pièges de l’enseignement au niveau Chuden.

Un strict respect des concepts de base de la tradition particulière étudiée doit


être observé à ce moment. S’écarter des concepts de base qui définissent le
ryu permettra à l’étudiant de procéder dans une direction non prévue par le
Ryuso (fondateur). Les limites du kata doit être respectées pour que le ryu
maintienne son identité et son sens. Aller au delà des limites du kata à ce point
peut être désastreux et le potentiel ultime de l’étudiant compromis. Le sensei
tombe souvent dans le piège de devenir trop non structuré dans son
enseignement à ce niveau de formation. Ils ont mal interprété les progrès de
l’élève et l’amènent trop loin au-delà de son niveau de compréhension. L’esprit
de l’élève et la technique doivent être constamment mis au défi au cours de
cette phase intermédiaire de l’apprentissage mais parfois un étudiant zélé va
tenter d’aller trop loin trop vite. Cette tendance doit être évitée ou cela
compromettra de nouveaux progrès et son apprentissage.
Joden / Le niveau avancé de formation

Ri (écarter le kata)

Certains pratiquants modernes de traditions martiales rejettent le kata et le


Shu-ha-ri comme étant trop contraignants ou démodés. En vérité, cette
position est erronée parce qu’ils interprètent mal le but du kata. Comme
beaucoup d’experts en fauteuil, ils n’ont pas été correctement formés au delà
du niveau Shoden en kata et commentent sur un sujet où ils ne sont tout
simplement pas qualifiés, et donc incapables de comprendre. Comme la
plupart des observateurs extérieurs à l’expérience d’une étude profonde, ils
voient le kata comme l’art lui-même au lieu d’un outil pédagogique sophistiqué
qui est seulement une réflexion à la surface des concepts fondamentaux de
l’art. Le kata, dans leur interprétation erronée « est » l’art. C’est comme
l’erreur de confondre un dictionnaire avec une représentation complète de la
langue. Malheureusement de nombreuses vieilles traditions martiales au Japon
renforcent involontairement cette mauvaise interprétation en donnant trop
d’importance au kata. Souvent avec ces écoles des éléments fondamentaux et
des connaissances considérables ont été perdus de telle sorte que tout ce qui
reste est la coquille omote ou extérieure du kata. N’ayant plus rien, mais
seulement le kata à adopter, ces écoles souvent ré-interprètent leurs mokuroku
(syllabus technique), ce qui rend le kata le principal moteur du ryu. Lorsque
cela arrive, le ryu dégénère inévitablement en une danse simpliste où l’ura et
les applications du kata deviennent d’intérêt secondaire. Ces traditions sont
effectivement mortes. Elles sont comme des squelettes tentant de représenter
une personne totale.

Ri, qu’est-ce ?

«Ri» est difficile à expliquer car il n’est pas tellement enseigné comment y
arriver. C’est un état d’exécution qui se produit tout simplement après que shu
et ha ont été intériorisés. Il est l’absorption du kata à un niveau tellement
avancé que l’enveloppe extérieure du kata cesse d’exister. Seule reste du kata
la vérité sous-jacente. C’est la forme sans être conscient de la forme. Il est
l’expression intuitive de la technique toute aussi efficace que la forme pré-
arrangée (ndT : le kata) mais absolument spontanée. Une technique non bridée
par la restriction des processus de pensée consciente se traduit par une
application du Waza qui est vraiment une méditation en mouvement. Pour celui
qui a atteint ri, l’observation devient sa propre expression de la réalité. L’esprit
est désormais libre d’opérer à un niveau nettement plus élevé que
précédemment possible. Pour l’observateur occasionnel, il semble que le
pratiquant est devenu presque psychique, capable de reconnaître un
événement ou une menace avant qu’elle n’existe réellement. En vérité
l’observateur est juste dupé par l’inertie mentale de son propre esprit. Avec ri,
le décalage entre l’observation et la réponse cognitive est réduite à des
niveaux presque imperceptibles. Il est « ki ». Il est « Mushin ». Il est « ju ». Il est
toutes ces choses en combinaison. C’est la manifestation de haut niveau des
capacités martiales. C’est ce que nous appelons dans le ryuha Takamura « wa
».
Le niveau d’exécution technique associé à ri est en réalité au-delà de la
capacité de nombreux pratiquants. La plupart des gens sont tout simplement
incapables d’atteindre cela, le niveau le plus avancé d’une expression du
potentiel du ryu. Fréquemment cependant, les pratiquants qui n’ont jamais
atteint ce niveau d’exécution technique font des sensei excellents, capables
d’amener un étudiant au bord de la maîtrise, même si ils sont eux-mêmes
incapables de faire le saut à l’exécution intuitive qu’est ri. Certains
observateurs tentent de rejeter cette reconnaissance de la limitation car ils
trouvent cela élitiste. Je trouve cette pensée étrange. Je tiens à rappeler à ces
observateurs que tous les êtres humains n’ont pas la capacité innée à maîtriser
toutes les voies. En tant qu’individus nous sommes dotés de certains talents et
de lacunes. Ce sont ces talents individuels et les carences qui font de nous des
humains aussi divers et uniques que nous sommes. Essayer de nier cette vérité
est nier ce qui fait notre individualité. Dans cet esprit, il est impératif de se
rappeler que l’humble individu qui réalise la maîtrise dans une voie n’a aucune
garantie d’avoir un talent même moyen dans une autre. De même, l’expertise
technique ne garantit pas nécessairement l’expertise en enseignement.

Les pièges de l’enseignement au-delà du niveau joden

Une fois qu’un étudiant a atteint le niveau de réalisation ri sur une base
régulière, il a essentiellement atteint toutes les compétences techniques qu’un
sensei peut strictement lui enseigner. Le processus d’instruction et
d’enseignement doit maintenant évoluer. Le sensei doit aussi autoriser
l’évolution de la relation entre le professeur et l’élève. A ce stade, l’étudiant est
chargé par les traditions de son ryu et les vœux de son keppan de garder le
contrôle de son ego et de reconnaître que sans le sensei et le ryu il n’aurait
jamais atteint son potentiel ultime en tant qu’étudiant. Il doit reconnaître qu’il
doit tout ce qu’il a appris à la dévotion de son sensei à l’enseignement et au
sensei de son sensei. Son comportement doit refléter le fait qu’il aura toujours
une dette au ryu et qu’il est obligé d’être humble en présence de son
professeur. De même, le sensei doit maintenant permettre une autonomie et
une expression de soi par l’étudiant d’une manière encore jamais autorisée.
Plutôt un leader et une flèche sur la voie, le sensei devrait se tenir fièrement à
côté de son élève avec un cœur joyeux. Il est également obligé humblement et
appelé par ses responsabilités envers le ryu à continuer à vivre selon les
principes et les normes qu’il a imprégnés à son élève. Sa tâche
d’enseignement est terminée. Il est maintenant un grand-père au lieu d’un
père.

Malheureusement, c’est à ce moment, le temps de la plus grande vocation d’un


sensei envers son ryu qu’échouent de nombreux sensei. Au lieu de démontrer
de la confiance en soi et de la fierté envers les réalisations de leurs étudiants,
ils sont en proie à la vanité et l’insécurité de l’esprit. L’échec d’un sensei est
maintenant généralement associé à la perception de la fin du respect de
l’élève, une fin de respect qui n’existe pas réellement. Fréquemment, ce
problème se manifeste lorsque le sensei tentative de réintroduire une stricte
relation élève-enseignant qui empêche l’étudiant d’assumer sa statut (ndt :
responsabilités) au sein du ryu. À ce moment, certains sensei perçoivent les
écarts par rapport à leur propre chemin comme un rejet des élèves de leurs
enseignements. En vérité certains des enseignements d’un sensei doivent être
refusés pour qu’un étudiant atteigne les plus hauts niveaux d’expression de soi
au sein du ryu. Certains sensei sont également peu disposés à reconnaître
qu’une déviation par rapport à leur propre enseignement à ce niveau est en
fait une manifestation de l’individualité et d’une confiance mature de ses
étudiants. Cette confiance, il faut se souvenir, a été communiquée par les
propres enseignements du sensei dans le cadre de l’entente entre l’élève et
l’enseignant. Le sensei doit se rappeler son devoir et sa responsabilité comme
simple membre au sein du ryu. Il doit rendre son coeur humble et se
familiariser à nouveau avec son propre passé comme étudiant. C’est ce qu’il
doit faire pour demeurer un leader efficace de «la voie».

Conclusion / Blanc, devient noir, devient blanc à nouveau.

C’est la vocation de chaque membre du kai* d’assumer sa charge et se


regarder régulièrement dans le miroir de kamidana, le miroir qui reflète la
vérité non faussée. Et pour demander humblement au kami de l’aider à
visualiser son propre cœur et les motivations d’un œil critique, de scruter cette
petite voix qui est le signe avant-coureur de la vanité et de la rationalisation.
Ce n’est que par l’expression de la vérité que le processus Shu-ha-ri peut
permettre à l’élève et l’enseignant de réussir dans la tâche de passer la
responsabilité de transmettre la connaissance et de la sagesse de nos ancêtres
du kai*.

– Y. Takamura, 1986
SHOSHIN
DOJO AQUITAIN ARTS MARTIAUX·JEUDI 7 DÉCEMBRE 2017
Parmi les mots que nous utilisons dans les arts martiaux, le mot Shoshin est
communément utilisé par les pratiquants.

Nous savons que le Budo commence par Shoshin et finit avec Shoshin. Par
conséquent, le Budo ne peut pas être compris sans avoir une définition claire
de Shoshin.

Shoshin est composé de deux caractères : « Sho » qui signifie commencer et «


Shin » qui signifie esprit, mental ou attitude, nous pouvons donc le traduire par
« esprit du débutant ».

Shoshin, représente l’esprit ou l’attitude du débutant qui commence la pratique


des arts martiaux. L’étude et l’entraînement devront être empreints de
modestie, sincérité, et d’une soif d’apprendre et de suivre la voie sans faille.

Au Japon, on s’attend à ce que la discipline du Budo soit difficile, et qu’elle


nécessite beaucoup d’années d’entraînement pour pouvoir la maîtriser
totalement.

Au Japon on pense qu’il est impossible de maîtriser un art comme les arts
martiaux sans passer par plusieurs étapes et des entraînements physiques
extrêmement difficiles.

D’après mon expérience les plus grandes difficultés que l’on rencontre dans
l’apprentissage des arts martiaux ne sont pas d’ordre physique, mais plutôt
d’ordre mental, le concept de Shoshin vous permettra de pratiquer toute votre
vie en restant dans la bonne voie « n’oubliez pas que l’esprit du débutant
contient d’immenses possibilités alors que l’esprit de l’expert est souvent déjà
trop plein et on ne peut rien y mettre »

Le Maître Japonais et la Tasse de thé

Nan-in un maître japonais du XIXe siècle reçut un jour la visite d’un professeur
d’université américaine qui désirait s’informer à propos du Zen.

Pendant que Nan-In silencieusement préparait du thé, le professeur étalait à


loisir ses propres vues philosophiques.

Lorsque le thé fut prêt, Nan-In se mit à verser le breuvage brûlant dans la tasse
du visiteur, tout doucement.

L’homme parlait toujours.


Et Nan-In continua de verser le thé jusqu’à ce que la tasse déborde.

Alarmé à la vue du thé qui se répandait sur la table, ruinant la cérémonie du


thé, le professeur s’exclama : « Mais la tasse est pleine ! …

Elle n’en contiendra pas plus! »

Tranquillement, Nan-In répondit : « Vous êtes comme cette tasse, déjà plein de
croyances et d’idées préconçues.

Comment pourrais-je vous parler du Zen, Pour pouvoir apprendre, commencer


par vider votre tasse ! »

SHOSHIN (esprit du débutant) et l’art de voir la vie avec toujours un regard


neuf en laissant de côté les préjugés et en toute humilité.

Ce concept de plus en plus rare dans notre culture est vital pour garder un
esprit sain parce que, c’est l’épée qui détruit l’ego et elle est toujours aiguisée.

J’ai pensé à ceci parce que je rencontre des personnes qui assument clairement
qu’ils connaissent tout, parce qu’ils ont lu un livre par-ci par-là un blog,etc., et
tout d’un coup ils se considèrent comme des grands experts et peu importe le
domaine.

Ceci leur procure l’illusion qu’ils sont les meilleurs et vont dans la vie en
émettant des jugements et en créant des cadenas personnels qui les fermentà
tous les autres points de vue, autres que les leurs. Ils se coupent de toute
possibilité d’apprentissage puisque pour eux il n’y a plus rien à apprendre.

Les personnes qui pratiquent de cette façon sèment inévitablement la graine


de la souffrance et s’intoxiquent des vapeurs émises par leur propre ego. Ils
commettent des erreurs fondamentales comme croire qu’ils connaissent leur
femme à 100 %, qu’il n’y a plus rien qui puisse les surprendre, qu’il n’y ait plus
rien qu’ils puissent améliorer. Ils prennent leur propre opinion comme une
réalité absolue et ils arrêtent de croire à l’intelligence et aux autres.

Ils sont une usine de souffrance qui affecte tout le monde en créant
constamment des conflits.

SHOSHIN, l’esprit du pratiquant est une valeur sûre pour résoudre les
problèmes de façon intelligente et nouvelle.

A partir du moment que vous pensez que vous ne pouvez plus améliorer une
technique parce que vous la faites déjà trop bien, vous n’aurez plus aucune
possibilité de progression.
Bien évidemment, cette façon de penser est absurde parce que ça serait
considéré que le mouvement est quelque chose de statique et que vous-même
vous l’êtes ainsi que vos partenaires.

Alors que le mouvement par définition ne peut pas être statique et que comme
vous pouvez le constater chaque jour qui passe vous n’êtes jamais le même,
votre partenaire non plus n’est jamais le même. Vous devez vous adapter
constamment à la vérité de l’instant.

Voici un défi intéressant, apprendre trois choses nouvelles par jour


BUDO
MUSHIN RYU JU JUTSU·LUNDI 26 NOVEMBRE 2018·TEMPS DE LECTURE ESTIMÉ : 4 MINUTES

Dans cet article, je vais essayer de vous donner un aperçu de ce qu’est le «


Budo ».

Comment définir le « Budo » ?

Lamentablement, aujourd’hui, il se définit comme étant le mot qui désigne


l’ensemble des arts martiaux japonais traditionnels.
Mais, le sens du « Budo » est beaucoup plus profond. Le Kanji « BUDO » est
composé de deux idéogrammes, « BU » et « DO ».

D’abord, l’idéogramme « Bu ».

Originellement, cela voulait dire « hommes en marche » signifiant une armée


en marche. Ensuite, l’idéogramme a évoluer pour finir par désigner « arrêter la
lance », dans le sens de la pacification de la guerre, d’arrêter l’agression, d’une
part contre les adversaires, et, d’autre part contre soi-même. Aujourd’hui,
encore beaucoup de personnes l’interprète dans le sens de « guerre ». Le Kanji
« Bu » peut alors avoir un double sens suivant le contexte. Il représente la
transformation de la guerre en paix par la pacification (non pas par le
pacifisme) des tendances agressives de l’être humain.

Puis l’idéogramme « Do »

Il est utilisé dans beaucoup d’arts martiaux comme le judo, l’aïkido, le karaté
do, le kendo et également dans des arts martiaux coréens comme l’hapkido, le
taekwondo, etc. Cet idéogramme est interprété dans le sens de « voie », «
chemin ». Il s’agit de la même signification que l’idéogramme « Tao ». Quand
nous commençons à parler de Tao, nous rentrons dans un concept beaucoup
plus profond. Nous ne parlons plus d’une « voie » de connaissances. Le concept
de « Do » ou de « Tao » est pratiquement impossible à définir, trop complexe et
trop profond pour être compris par un esprit rationnel ou un esprit intellectuel.

Dans le premier paragraphe du Tao Te King, Lao Tse décrit cela comme un
avertissement. Le « Tao », qui peut être commenté, n’est pas le véritable « Tao
». Il veut dire que le « Tao », celui qui peut être conceptualisé et donc
verbalisé, n’est pas le véritable « Tao ». Ce qui se situe sur le plan de la
rationalité, de l’intellectualité se trouve forcément limité, il parle du « Tao »
comme quelque chose qui se situe bien au-delà de la rationalité.

Le « Do » ou le « Tao », nous ne pouvons pas le rationaliser, le conceptualiser.


Nous devons le pratiquer, l’expérimenter. C’est une expérience existentielle. Il
faut le vivre jour après jour, seconde après seconde. C’est au-delà de ce que
nous pouvons penser, c’est une expérience somatique que l’on ressent avec le
corps. Si nous tenons compte de tout cela, la martialité ne peut pas être
conceptualisée. Seule une personne qui pratique régulièrement dans le dojo,
et, en dehors du dojo, dans sa vie quotidienne, pourra réussir à comprendre ce
qu’est le Do.

Si, nous comprenons tout cela, nous percevons une approche différente de la
voie martiale. Elle doit être une expérience somatique, une expérience du
subconscient. Nous pouvons voir la partie technique, la biomécanique, les
Katas, etc…, mais, pour que toutes ces techniques puissent réellement
fonctionner, elles doivent être subconscientes. Il faut qu’elles passent sur le
plan du subconscient. Si, elles sont pensées, rationalisées, conceptualisées, on
peut les comprendre intellectuellement, mais ce n’est pas le véritable sens du
« Budo ». Ce dernier apparaît quand les techniques, les Katas, etc… passent à
l’état du subconscient que l’on nomme « Mushin » (le non-mental). Le « Budo »
doit être alors intériorisé pour avoir toute sa signification.

Bien que comme nous l’avons vu, le « Budo » se manifeste par l’expérience. Il
doit y avoir également une voie d’étude qui accompagne la pratique.

Le « Budo » est un syncrétisme de trois courants philosophiques : le


Bouddhisme, le Taoïsme, et le Confucianisme (et dans le cas du Japon le
Shintoïsme).

En conclusion, pour être un bon Budoka, il ne s’agit pas uniquement de


pratiquer des techniques martiales, il faut aller plus loin et étudier tous ces
courants dont le Bouddhisme Zen. C’est un courant très important. Il convient
d’étudier ces voies de façon rationnelle, mais également de façon non
rationnelle par la pratique, car comme pour le « Do » ou le « Tao », elles ne
pourront être comprises que par la pratique de la méditation.

J’espère vous avoir donné des clés pour comprendre le sens du « Budo ».

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