La difficile entrée dans l’âge démocratique :
la Deuxième République et le Second Empire
En Février 1848, une révolution parisienne instaure la deuxième
République, elle marque l’entrée dans la démocratie (Régime
dans lequel les citoyens ont des droits dont le suffrage
universel) En décembre 1848, la première élection
présidentielle a lieu : Louis Napoléon Bonaparte est élu, mais la
constitution limite le pouvoir du président. Louis Napoléon
Bonaparte fait alors un coup d’Etat le 2 décembre 1851 et
proclame un an après, le Second Empire, mettant fin à la
deuxième République. Il prend alors le nom de Napoléon III
Pourquoi la France ne parvient-elle pas à instaurer un régime
démocratique durable entre 1848 et 1870
I. La deuxième République : une promesse non tenu
(février 1848 - décembre 1851)
La crise économique
Tensions sociales et chômage
Une opposition
républicaine qui se renforce
Mise en place de banquet Printemps des peuples
républicain
A la suite de ces oppositions, le roi abdique le 24 février 1845,
le même jour, des révolutionnaires imposent une République
démocratique, tuant la monarchie de juillet, créant alors la
deuxième République. Dans ce nouveau gouvernement un
personnage va rapidement s’intégrer : Alphonse de Lamartine
A. La deuxième République : une réelle démocratie
politique
1. Les début de la IIe République au temps d’Alphonse de
Lamartine
L’abolition de l’esclavage (27
Acteur majeur de la avril 1848)
Révolution en février 1848 Le suffrage universel masculin (5
Il est favorable à une mars 1848)
révolution républicaine Proclamation du droit au travail
modérée Abolition de la peine de mort en
Ministre des affaires matière politique, création des
étrangère, chef d’état Ateliers nationaux (26 février
provisoire et élu député en 1848)
avril 1848 Limitation journée de travail
(Paris 10h – province 11h) (2
mars 1848)
Liberté totale de presse et de
réunion (4 mars 1848)
Suffrage universel masculin : minimum 21 ans
Ateliers nationaux : organisation destinée à trouver de l’emploi
aux chômeurs. L’Etat organise, fournit et paie le travail dans de
grands chantiers
Alphonse de Lamartine joue donc un rôle important, il est à
la tête du gouvernement provisoire qui met en place de
nombreuses réformes mais il est vite écarté de la vie politique.
Il refuse de soutenir la révolution qui éclate à Paris en juin 1848
et quitte le gouvernement. En décembre 2848, il se présente à
l’élection présidentielle mais il est sèchement battu par Louis
Napoléon Bonaparte
2. L’adoption d’une nouvelle constitution
En novembre 1848, une constitution est adoptée.
L’Assemblée nationale élue par les citoyens dispose du pouvoir
législatif. Le président de la République élu par les citoyens pour
une durée de 4ans, d’une manière non renouvelable, incarne le
pouvoir exécutif. Il est également le chef de l’Etat et de l’armée.
Le pouvoir est donc aux mains du peuples.
B. La deuxième République : l’échec de la démocratie sociale
1.
République : meilleur régime
au sein duquel le peuple doit
être représenté par les
Fréquente les députés
révolutionnaires comme Rejoint le gouvernement
Louis Blanc provisoire + se présente aux
élections législative et est
Favorable au février appuyée par les féministes
1848
Avril 1848 : fonde le journal de La cause du peuple -> socialiste
Favorable à l’émancipation des femmes mais contre le droit de
vote des femmes.
Ecrit la pièce de théâtre Le Roi attend – idées républicaine
Les idéaux de la Révolution de février 1848 disparaisse
très rapidement. Les ateliers nationaux créés par l’Etat en
février 1848 sont supprimés par l’Assemblée nationale en mai
1848 en raison de leur cout financier trop élevé. Dans la foulée
une nouvelle révolution éclate à Paris en juin 1848. Elle est
réprimée dans le sang sur ordre du gouvernement provisoire.
C’est aussi à ce moment que beaucoup d’intellectuels
favorables à la République se retire de la vie politique, comme
George Sand. C’est donc le signe qu’une démocratie sociale
(courant démocratique inspiré du socialisme pour légalité et
contre la propriété individuelle) ne verra pas le jour en 1848
C. Un tournant réactionnaire à partir de 1850
1. La victoire du parti de l’Ordre aux élections législatives de
1849
Les élections législatives d’avril 1849 marquent la victoire
du parti de l’ordre (alliance entre les monarchistes et les
républicains les plus modérés) attachés à la propriété privé et
hostile à la propriété collective. Ce parti est favorable à un
régime fort où le chef de l’état n’a presque pas de contre-
pouvoir. En 1850, l’assemblé nationale vote plusieurs lois
limitant la démocratie : perte du droit de vote pour tous les
hommes ne résidant pas plus de 3 ans dans la même
commune, restriction des libertés de réunion et de presse,
renforcement du rôle de l’Eglise dans l’enseignement etc…
2. L’élection de Louis Napoléon Bonaparte
L’élection de Louis de Napoléon de Bonaparte est-elle une
chance ou une menace pour la République ?
Chance pour la République Menace pour la République
Soucieux de la condition Il pratique des pouvoirs
ouvrière (en 1844, il écrit conservateurs
un manifeste à ce propos Rentre en conflit avec
affirmant qu’il faut rendre l’assemblée pour faire un
la classe ouvrière second mandat
propriétaire) Il organise un coup d’état
Veut arrêter la pauvreté le 2 décembre 1851
Apporte le prestige du Il dissout alors l’assemblé
nom Bonaparte à la nationale
République Création d’une nouvelle
Première élection constitution qui lui
présidentielle en convient mieux (voté par
décembre 1848 au un plébiscite)
suffrage universel
masculin
Plébiscite : Vote par lequel les citoyens se prononcent pour ou
contre un texte ou une mesure proposée par le pouvoir en place
II. Le Second Empire de 1852 à 1860 un empire autoritaire
A. Un encadrement très étroit des pratiques démocratiques
1. La pratique du plébiscite
La vie démocratique est très encadrée par la pratique
du plébiscite. Après avoir fait valider son coup d’état par un
plébiscite en 1851, Louis Napoléon Bonaparte organise un
nouveau plébiscite en 1852 pour établir l’Empire, il est établi
le 2 décembre 1852. Napoléon devient alors Napoléon III
nommé empereur à vie. En réalité le scrutin n’est pas
démocratique puisque les citoyens votent en public et la
fraude et l’abstention sont massives.
2. Un système politique où l’empereur à tous les pouvoirs
Une nouvelle constitution voit le jour en janvier 1852 et est
appliquée en décembre 1852 à la suite de l’instauration de
l’Empire. Pour ce nouveau système politique, Napoléon III
nomme tous les ministres qui ne sont responsables que devant
lui, il nomme également les membres du Sénat et du conseil
d’état. Ainsi indirectement, il contrôle le pouvoir législatif.
Cependant les élections de ce corps, se fait par le système de
candidature officielle : les préfets représentants de l’état dans
les départements choisissent des candidats dévoué à
l’empereur et leur assure une publicité importante lors des
campagnes électorales. En 1857, le candidat bonapartiste
remporte 263 voix contre 6 pour les candidats de l’opposition
républicaine.
B. Un régime autoritaire
Dès le début de l’Empire, les républicains essaient de
s’opposer au régime. Après les élections législative de
1849, ils sont minoritaires et ils vont s’unir contre le coup
d’état de 1851 sans parvenir à l’empêcher, ils dénoncent
la mise en place d’un pouvoir exécutif tout puissant et la
répression s’abat. 26800 personnes sont jugés, la
répression anti-républicaine atteint son apogée avec la loi
de sureté générale en 1858. La répression prend des
formes particulièrement variées :
arrestation/Emprisonnement/Déportation/exile
L’exil volontaire des républicains permet de se débarrasser
d’opposant gênant. L’opinion publique est très critiques vis
avis au ce cette répression, Napoléon III en tient compte et
proclame amnistie générale annulant toutes les peines des
opposant républains mais certains refusent de rentres
comme Victor Hugo qui s’est exilé en Belgique de 1851 à
1870
C. Les ambitions d’ordre, de grandeur et de prestige du
régime.
Napoléon III renforce l’ordre dans l’Empire, notamment en
développement l’administration. Les forces de police sont
triplées, cette politique inspirée du Césarisme (régime
autoritaire inspiré de l’Antiquité romaine) définie le
bonapartisme, il mène également une politique intérieur de
grandeur, il crée une cour impériale, il reconstruit certains
édifices comme le nouvel Opéra de Paris afin de montrer la
splendeur de la France, la modernisation de l’économie est
encouragée. Les innovations sont présentés à la deuxième
expositions universelle de Paris en 1855. Napoléon III
ambitionne également de restaurer le prestige international
de la France en alternant négociation et guerre, il participe à
la guerre de Crimée (1854-1856) qui s’achève sur une
victoire diplomatique par la signature du traité de Paris. Il
relance également la colonisation de l’Algérie en 1852.
III. Le second empire de 1860 à 1870 : un empire libéral ?
A. La lente reconnaissance des revendications
démocratiques
A partir des années 1860, lé régime impériale s’assoupit, la
suite des critiques contre sa politique répressive Napoléon III
cherche à renouer des liens avec son peuple afin d’inscrire son
régime dans la durée pour se faire, il proclame une amnistie
générale en 1859 pour rallier à lui les républicains. Dans le
même temps ; un reconnaissance des droits démocratiques
débute comme le droit de grève en 1854 des réunions
publiques et de la liberté de la presse en 1868. Cet
assouplissement permet de consolider l’empire. Il y a une
baisse de l’abstention et une affirmation de l’opposition. Les
élections législatives de 1869 traduise une évolution libérale de
l’Empire.
B. Des libertés qui servent les objectifs politiques de
Napoléon III
La France connait un contexte de croissance économique.
L’industrialisation créée des emplois et favorisent
l’enrichissement de la bourgeoisie grâce à sa politique plus
libérale. Napoléon III signe en 1860 le traité de libre échange
(politique encourageant les échanges commerciaux en
abaissant les taxes douanières) avec le Royaume-Uni, cela
favorise l’entrée de produits bon marché. Ainsi Napoléon III
rallie la majorité de la population au régime ; la bourgeoisie
approuve le libéralisme économique car il laisse les patrons
maître de leur entreprise. Les ouvriers soutiennent l’empire car
il apporte la stabilité économique.
C. Les échecs inférieurs et extérieurs de l’empire libéral
1. Les problèmes intérieurs
Cours du mercredi 24 à reprendre
Mécanisation de Les mines de Le textile Début d’un
l’industrie charbon pour la emploi de masse
La sidérurgie (fer
France
et acier) Augmentation de
la taille des
entreprises
Passage de
l’atelier à l’usine
Invention du L’électricité Le transport Mise au point de
moteur à explosion ferroviaire l’organisation
Diversification
scientifique du
Invention de la des sources Industrie
travail par
lampe par Edison d’énergies chimique
l’ingénieur Taylor
Le Fordisme,
création de la
production à la
chaîne
Toutes ces innovations techniques permettent
d’élaborer des outils capables de produire plus et plus
vite. Cela stimule la croissance économique et se base
sur deux points
L’industrialisation : Développement rapide et
inédit de l’activité industrielle
Hausse de la productivité : notamment avec
l’OST
Mais l’industrialisation n’est pas un changement brutale
et à l’expression « révolution industrielle », les
historiens préfèrent celle d’âge industrielle
B. Une politique volontariste menée par un état
modernisateur
Napoléon III encourage la modernisation de l’économie.
Cela s’explique par l’attachement de Napoléon III au
saint-simonisme (idéologie qui préconise l’avènement
d’une société industrielle en confiant une place
politique aux forces politiques du pays) de ce fait, l’état
développe le réseau ferroviaire dont la longueur à été
multiplié par 5 entre 1850 et 1870. L’état encourage
aussi la production, il exalte le progrès et la modernité
notamment avec l’exposition universelle de 1855
organisé à paris. Il encourage également les échanges,
Napoléon III est convaincu du bien fondé du libéralisme
économique, c’est pour lui un moyen d’accéler la
modernisation de l’économie française. En janvier 1863
Napoléon III signe un traité de libre échange avec le
Royaume-Uni
C. L’apparition d’une nouvelle génération
d’entrepreneurs
De nombreuses entreprises sont encore dirigé par des
héritiers et assisent sur des capitaux familiaux. C’est le
cas de la famille Wendel dont l’histoire industrielle
commence à la fin du XVIII en Laurène. Entre 1854 et
1870, c’est Charles Wendel qui en est à sa tête. C’est
alors le premier groupe de syrurgie française.
Cependant le second empire voit émerger une nouvelle
génération d’entrepreneurs, par leurs investissements,
ils transforment en profondeurs le capitalisme
(organisation de l’économie reposant sur la propriété
privée, la concurrence et la recherche de profit) c’est le
cas des frères Pereire
Investissement dans destransport ferroviaires
(exemple : compagnie du chemin de ferre de
paris à saint-germaint en laye
Le secteur financer comme l’immobilier
Première liaison transatlantique permannante
entre le havre et new york en 1851.
Aménagement de la ville d’arcachon pour
développer le tourisme en 1851
La valeur des actions du crédit mobilier
s’effondre et cette dernière fait faillite en 1867
II.L’industrialisation à l’origine des transformations
sociales
A. Un véritable âge d’or du monde rural et de
l’agriculture
Les campagnes ont une place considérable dans
l’économie et la société de la 2ème République et du
second empire. Malgré l’industrialisation, la majorité
des français vivent dans les campagnes. Le monde rural
à cette période connaît son âge d’or. Notamment par la
construction de chemin de fer de ce fait, beaucoup
d’agriculteur voient leur exportation et leur revenu
augmentés mais cette prospérité ne profite pas à la
masse des ouvriers agricoles qui décident de tenter sa
chance en ville. Le second empire est ainsi marqué par
le début de l’exode mural et par la baisse de l’emploi
agricole. Ces nouveaux citadins vivent dans la
pauvreté.
B. Les débuts d’une urbanisation nourrie par l’exode
rural
Entre 1848 et 1870, l’urbanisation s’accélère, l’essor
des villes du nord et de l’est du pays est favorisé par
l’essor de l’industrie. Les usines attirent la main
d’œuvre qui vient des campagnes dans le cadre de
l’exode rural. Parfois ces exodes sont saisonnier, les
hommes quittent leur villages une partie de l’année
pour travailler en ville. Dans ce contexte d’essor, qui
reste cependant marginal, Napoléon III s’engage dans
l’innovation de la capitale. Il fait alors appel au baron
Haussmann préfet de la Sène qui rénove paris de 1853
à 1870
La salubrité et le maintien Construction de place et de parcs =>
de l’ordre public. empêcher les baricades et la
Amélioration de la salubrité
circulation la qualité de l’air Surface de paris double en 1860
et la sécurité
Uniformisé l’architectures
immeubles
Eliminé la pauvreté
Davantage lumineux grâce Les pauvres sont chassés du centre-ville par
aux grandes artères les loyers qui augmentent
20000 logements malsains Les quartiers insalubres sont déplacés vers
détruits la périphérie
C. La question sociale au cœur des débats politiques
Les conditions de vie du monde ouvrier sont très
difficiles, à l’enferment qu’occasionne le travail à
l’usine, s’ajoute souvent la précarité de la vie
quotidienne. Les revenus dépendent de la conjoncture
économique et par conséquent les revenus des ouvriers
sont fait et leur capacité d’épargne est très limité. De
ce fait une noucvelle idéologie est formulé au milieu du
XIX siècle , le socialisme = nouvelle organisation
politique économique et sociale reposant sur les
principes d’égalité et d’équité. Lorsque Napoléon III est
au pouvoir, dans les années 1860, le monde ouvrier
s’organise et revendique de nouveaux droits comme le
droit de grève qui leur est accordé le 25 mais 1864
Interdit en France depuis La loi du 25 mai 1864 permet
1791 de se coaliser pour défendre
leurs intérêts ou pour faire
grève
Ile ne sont pas payés
quand ils font grèves
Le droit de cohalition devrait
permettre d’ouvrir les
discussions entre patron et
ouvrier
Malgré les mesures prises en direction du monde
ouvrier, les relations sociales ne s’apaisent pas
systématiquement, des grèves violentes éclatent
comme au Creusot en 1870 et qui en dépit du droit de
grève donne lieu à des procès.