Techniques Spatiales 2
Techniques Spatiales 2
TECHNIQUES SPATIALES 2
CARTOGRAPHIE MATHÉMATIQUE
𝒊 = 𝒋 = 𝒌 =1
𝒌
En géodésie on choisie : O
• O assez proche du centre des masses de la terre 𝒋
Y
• Le trièdre est orienté 𝒊
X 5
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES M1
SYSTÈME DE RÉFÉRENCE GÉODÉSIQUE:
C’est un référentiel spatial auquel est associé un ellipsoïde orienté.
Z
Z
Méridien
Origine
O
𝒌
O 𝒋 Y
𝒊
X
Ellipsoïde Référentiel
Méridien Origine
𝒌
O O
𝒊 𝒋 Y
O Y
ϕ
λ : longitude géographique
ϕ : latitude géographique
h : la hauteur ellipsoïdale
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
8
M1
SUPERPOSITION DE L’ELLIPSOÏDE
• Il existe une multitudes d’ellipsoïdes
• ils peuvent être locaux comme globaux
• Le choix de l’ellipsoïde dépend de la forme (locale ou globale) de la terre
Ellipsoïde
Local
Ellipsoïde
Global
Centre de gravité
Ellipsoïde
Local
Géoïde
Les ellipsoïdes n’ont pas les mêmes paramètres et ne sont pas forcement concentriques
Ce qui implique différentes coordonnées géographiques pour un même point. 9
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1
APERÇU DE QUELQUES SYSTÈMES DE RÉFÉRENCE
ZONE SYSTÈME ELLIPSOÏDE TYPE DE DATUM TECHNIQUES
GÉODÉSIQUE D’ETABLISSEMENT
MONDIAL WGS WGS 84 Tridimensionnel (système propre au GPS) Spatiale
Clark1880 Anglais
λ ϕ
P
16°55’32.81311 ’’O 14°48’19.02720’’N
WGS84
λ ϕ
P
16°55’27,58’’O 14°48’16,92’’ N
b0= 1- 14e² - 64
3 4 5 6
e - 256 175 8
e - 16384 e b1= - 38e² - 32
3 4 45 6
e - 1024 105 8
e - 4096e
ϕ 15 4 45 6 525 8 35 6 175 8
Q b2= 256e + 1024e + 16384e b3= - 3072e - 12288e
315
b4= 131072e8
D BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 12
M1
DES COORDONNÉES CARTÉSIENNES 3D
AUX COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES
MÉTHODE ITÉRATIVE
Y
• λ = arctan ( )
X
• Le calcul de ϕ et h se fait par itération successive
Posons P = X² + Y² = (𝓝 + h)cosϕ
Z 𝓝
= (1-K) tanϕ avec K = e²
P 𝓝+h
Z
On pose ϕ0= arctan( )
P
𝑎
𝓝i =
1−𝑒 2 𝑠𝑖𝑛²𝜑𝑖
𝑎²
hi = P cosϕi + Z sinϕi - Ɛ : la tolérance de convergence, est de l’ordre de 10-11 rad
𝓝i
Sinon ϕ = ϕi+1
𝓝i │ϕi+1 – ϕi│ Ɛ
Ki = e² 𝐡 =hi
𝓝i+hi
𝑍
ϕi+1 = arctan [ (1- Ki)-1]
𝑃 BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 13
M1
LA MÉTHODE DIRECTE
Source : Bowring, 1985, « The accuracy of geodetic latitude and height equations », Survey Review, 28, pp202-206
f = 1 - 1 − e²
Y
R = X² + Y² + Z² λ = arctan ( )
X
Z [
μ = arctan [ ((1 - f) + (e² ))]
X²+Y² R
X = 5900988.899 m
Y = -1794732.651 m
Z = 1618714.687 m
Bamako
λ = 8°00’18.68’’ O
ϕ =12°44’52.23’’ N
h = 256.847 m
Conakry
λ = 13°40’55.22’’ O
ϕ = 9°32’43.30’’ N
h = 12.637 m
Borne Géodésique
Borne Géodésique
Aujourd’hui, les stations permanentes GNSS commencent à prendre un poids important dans la constructions des infrastructures géodésiques des Etats
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
17
M1
RAPPELS SUR LES SYSTÈMES DE COORDONNÉES
EMPLOYÉS EN GÉODÉSIE
N
Z
M
O Y
ϕ
Implantation de projet
λ
Carte-Plan E
X
Ellipsoïde
f (λ,ϕ) = E
g (λ,ϕ) = N
S
N
S
P’
• On développe le cône
le long de la génératrice SO Le cône peut être appliqué de façon directe, oblique ou transversale
Lorsque le cône est directe:
• Sur la carte l’image des parallèles sont des cercles concentriques de centre S
• Les méridiens deviennent des droites concourantes en S
23
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1
APPLICATIONS DU CÔNE
• Chacun des points de l’ellipsoïde est projeté sur un plan tangent à l’ellipsoïde
• L’mage des parallèles sont des cercles concentriques
• L’image des méridiens sont des droites concourantes
• Le plan peut s’appliquer de façon sécante sur l’ellipsoïde
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
27
M1
LES PROJECTIONS AZIMUTALES
pôle équateur
oblique
Projection orthogonale
Direction de la projection perpendiculaire au plan de projection.
Projection centrale
Projection à partir d’un point central
C’est elle qui est utilisée le plus en cartographie
Exemple du vidéo projecteur et des perspectives visuelles
…
Projection orthogonale
Les régions proches du plan équatorial sont très peu déformées.
Cependant, les régions polaires se tassent (surface graphique plus
petite que la réalité).
Projection centrale
Les régions proches du plan équatorial sont très peu déformées.
Cependant, les régions polaires sont étirées (surface graphique plus
grande que la réalité).
Aucune projection ne permet de conserver à la fois les angles et les aires. C’est
soit l’un ou l’autre ou aucun.
Z N
A
𝓼 A’
f, g
B
O Y S B’
X E
𝒅𝑺
Module linéaire μ =
𝒅𝓼
Dans la pratique μ est très proche de 1
Altération linéaire ε = μ -1
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 33
M1
ALTÉRATION ANGULAIRE
B’
B f, g
C’
C ϴ
θ
A A’
Σ
Σ’
α =ϴ-θ
𝑑Σ’
k=
𝑑Σ
μA A
A’
𝓼 S
ellipsoïde
𝑨′ 𝑩′ ≈ 𝑨′ 𝑩′
carte
μB B dS= μ.d𝓼 B’
• Pour 𝓼 ≤ 𝟓 𝐤𝐦 𝑺 = μ. 𝓼
μ +μ
A’B’ = S =
𝑨
μ.d𝓼 • Pour 𝓼 ≤ 𝟏𝟎 𝐤𝐦 S = A B . 𝓼
𝑩 𝟐
μA +𝟒μ(1/2 AB) + μB
• Pour 𝓼 ≥ 10 km S = .𝓼
𝟔
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
37
M1
ETUDE DES PROJECTIONS CONIQUES:
LA PROJECTION LAMBERT
R
P
O
O
P’
• Un ellipsoïde auquel un cône est appliqué de façon directe
• Le cône est tangent à l’ellipsoïde sur un parallèle dit central
• Le point O est le centre de la projection
• Les parallèles sont des cercles concentriques de centre S et de rayon R
• Les méridiens sont des droites concourantes en S
• On développe le cône le long de la génératrice SO
• est la convergence des méridiens : l’angle entre le méridien du lieu et
le Nord cartographique (direction du méridien central) BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
39
M1
LA CONVERGENCE DES MÉRIDIENS
S S
P
S
R
R
R b’
G a’
b (λ) sur le plan
a (λc) G
ϕc b
rc
a
𝓝c ϕc
r0 P’
ab est la longueur d’un arc de rayon rc • rc = 𝓝c cosϕc
𝓝c la grande normale à la latitude ϕc 𝐑
𝛑
• tan ( -ϕc) = R = 𝓝c cotanϕc
• ab = rc (λ- λc) = R 𝟐 𝓝𝐜
Soit dβ un petit élément d’arc de méridien dont l’image sur le plan est dR, petit élément de rayon
dR
• μλ = dβ (dans le sens des méridiens)
Rd
• μϕ = (dans le sens des parallèles)
rdλ
𝐝𝐑 𝐑𝐝 dR Rd
• = • ρ.dϕ = • Avec r = 𝓝cosϕ
𝐝𝛃 𝐫𝐝𝛌 rdλ
R 𝐝
• D’où μ = 𝓝cosϕ 𝐝
𝐝𝛌 • Or 𝐝𝛌
= sin ϕc
𝐑n
• μ = 𝓝cosϕ Posons n = sin ϕc
On démontre que
𝐝²
• μ = μc ( 1 + 𝟐𝐑𝐓²
)
ϕc
Rc R
E0
P P (λc, ϕc)
M
N0
O E
E = E0 + R sin
N = N0 + Rc – R cos
Pour éviter des coordonnées planes négatives on choisit E0 et N0 de telle sorte à couvrir
convenablement le territoire à cartographier BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 44
M1
Lorsque le point a → 𝐒 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝛗 𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐑 𝐝𝐢𝐦𝐢𝐧𝐮𝐞 E = E0 + R sin
dR N = N0 + Rc – R cos
est du signe de – a(1-e² + e²cos4ϕ)
dϕ
= (λ- λc) sin ϕc = n(λ- λc)
dR Rd
• donc on a dβ
=- rdλ
dR dβd ρ.sinϕcdϕ ρ.sinϕcdϕ
• =- =- = - 𝒩cosϕ
R rdλ r
1
dR a(1−e²) sinϕc 2 2 2
• R
=- 3
a cosϕ (1 − e sin ϕ) dϕ
1−e2 sin2 ϕ 2
dR (1−e²) sinϕ
• = - 1−e2 sin2 ϕ cosϕc dϕ
R
R ϕ 1−e²
• ln C = - sinϕc 0 (1−e2 sin2 ϕ)cosϕ
dϕ
e
ϕ 1−e² π ϕ 1+ e sinϕ −
2
• Or LE(ϕ) = 0
dϕ = ln *tan( + )( ) +
(1−e2 sin2 ϕ)cosϕ 4 2 1− e sinϕ
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES est la latitude isométrique 45
M1
R
• ln = - nLE(ϕ) • D’où R = C.exp(- nLE(ϕ))
C
μ =1
ϕ1
μ ˂1
ϕ2 μ =1
μ 1
• 2 parallèles automécoïques ϕ1 et ϕ2 (μ = 1)
• μ(ϕ1 )= μ(ϕ2 )= 1
• ∃ ϕc l’isomètre central tel que ϕ2 <ϕc<ϕ1 , μ(ϕc) soit le minimum de μ(ϕ)
R1 n R2 n
= =1 Avec n = sin ϕc
𝓝1 cosϕ1 𝓝2 cosϕ2
n.C.exp(−nLE(ϕ1)) n.C.exp(−nLE(ϕ2)
Or on a R = C.exp(- nLE(ϕ)) =
𝒩1 cosϕ1 𝒩2 cosϕ2
cosϕ2
𝐥𝐧
𝓝𝟐
On déduit donc cosϕ1 𝓝𝟏
• n=
LE(ϕ1) −LE(ϕ2)
𝓝1 cosϕ1
• C= 𝐧
exp(nLE(ϕ1)) avec C = 𝐑𝐜𝐞𝐱𝐩(nLE(ϕc))
Méridien de PARIS
53G50
50G50
47G80
LAMBERT IV (CORSE) 210 km
jc = 46,85gr
45G90
mc = 0.999944710
atan( E −E0 )
N0 – N + Rc
D’où λ = λc +
𝐧
𝟏 (E − E0 )² + (N0 + Rc – N )²
Lϕ = - 𝐥𝐧 =K
𝐧 C
e
π ϕ 1+ e sinϕ − π ϕ e
2 1+ e sinϕ −2
Lϕ = ln *tan( + )( ) + ≈ ln *tan( + )+ car ( ) ≈1
4 2 1− e sinϕ 4 2 1− e sinϕ
𝝅
ϕ0 = 2 atan [expLϕ] - 𝟐
e
1+ e sinϕ i 2 𝝅
ϕi+1 = 2 atan [(1− e sinϕ ) expK] -
i 𝟐
O b (λ)
a’ O b’
a (λc)
P’
O Parallèle transformé
r
O
dλ
𝓝
ϕ E
• E = E0 + nλ
• N = N0 + nLE(ϕ)
1
dE n n(1−e2 sin²ϕ) 2
μϕ = =
r.dλ 𝓝cosϕ dλ
= [cosϕ
𝟏
1 𝐧(𝟏−𝒆𝟐 𝐬𝐢𝐧²ϕ) 𝟐
• Cette représentation de la terre est très utilisée en navigation car les loxodromies
(chemin à azimut constant , les caps) sont représentées par des droites
Méridien → droites E
Parallèles → droites O
1−
μ𝑐² Outre le méridien central aucun méridien
• μ = c𝐬𝐭𝐞 → 𝜆 = 𝜆𝑐 ± arcsin ( 𝜎
) ni parallèle n’est isomètre
𝑐𝑜𝑠²ϕ
EXERCICE
Calculer l’altération linéaire au niveau des villes de Ouagadougou et de Dakar
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
64
M1
REMARQUES GÉNÉRALES SUR LES PROJECTIONS
Les projections cylindriques s’appliquent mieux sur les régions
pochent de l’équateur.
𝑨𝟑 𝑨𝟓
E = E0 + μca𝛖𝛗 [A + (1- T + C) + (5 – 18T + T²) ]
𝟔 𝟏𝟐𝟎
𝑨𝟐 𝑨𝟒 𝑨𝟔
N = N0 + μca [𝜹ϕ+ 𝛖𝛗tanϕ( + (5 - T + 9C + 4C²) + (61 – 58T + T²) ]
𝟐 𝟐𝟒 𝟕𝟐𝟎
Dire dans quel fuseau se trouvent les points suivants et calculer leurs
coordonnées UTM
Ellipsoïde IAG GRS80 : a = 6 378 137,00 m ; b = 6 356 752,31 m
• A (λ = 0°55’E ; ϕ = 13°3’N)
• B (λ = 13°53’O ; ϕ = 13°51’N)
O ϕ' Y’
O Y
ϕ λ'
λ
X’
X Système 2
Système 1
Connaissant la position d’un point dans un référentiel géodésique on souhaite trouver la
position du même point dans un autre référentiel.
La transformation par des coordonnées géographiques ou planes est possible mais moins
précise (altération des résultats à travers les calculs).
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
69
M1
LA SIMILITUDE SPATIALE
L’équation de la similitude spatiale (méthode Helmert à 7 paramètres)
entre référentiel R et R’ s’écrit sous la forme matricielle suivante:
X′ Tx k rZ -rY X
Y′ = Ty + -rz k rX Y
Z′ Tz rY -rX k Z
Il faut donc au moins 3 points connus dans les deux systèmes pour le
calcul des paramètres de transformation de R vers R’ (et vice-versa).
Pour le troisième point la donnée d’une coordonnée suffit.
Les calculs se font généralement par ajustement par moindres carrés.
En général, on pose k = 1 + D , avec D de l’ordre de 10-6.
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
70
M1
TRANSFORMATIONS DE MOLODENSKY
(λ, ϕ) → (λ’, ϕ’)
𝑒²𝑠𝑖𝑛ϕ𝑐𝑜𝑠ϕ 𝑎 𝑏
• (ρ + h).Δϕ = -sinϕ.cosλ.ΔX - sinϕ.sinλ.ΔY+ cosϕ. ΔZ + 1 . Δa + sinϕcos ϕ(ρ + 𝒩 ) Δf
𝑏 𝑎
(1−𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 ϕ )2
Nécessité de quantifier
• les trois translations ΔX , ΔY, ΔZ
• Δa : différence des demi grands axes
• Δf : différence des aplatissements
Les calcul de ρ et 𝒩 peuvent se faire sur le système de départ
• Calcul de coordonnées
EB = EA + DPAB sin GAB
NB = NA +DPABcos GAB
• Calcul de Gisement
E −E E −E
GAB = GAB = arctan (NB−NA ) ou GAB = arctan (NB−NA ) + 200 gon
B A B A
EB−EA
GAB = 2 arctan
NB−NA + EB−EA 2 +(NB−NA)²
• T. Duquesnoy, 2005 ESGT. Cours de Topographie Générale: Systèmes de référence et coordonnées, ES1
• L. Morel, 2006 ESGT. Cours de géodésie, ES2
• L. Morel, 2007 ESGT. Cours de géodésie : Géoreferencement ,ES3
• M. Kasser, cours de Géodésie DEA (TC5)
• Ministère des ressources naturelles et de la faune, Guide sur les référentiels géodésiques et
altimétriques au Québec, 2010
• Melita Kennedy et Steeve Kopp, Comprendre les projections
• Gérard Blanchet, 2007, Cartographie