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Techniques Spatiales 2

Le document traite de la géodésie et des techniques spatiales, en mettant l'accent sur la cartographie mathématique et les systèmes de référence géodésiques. Il définit les cartes comme des outils essentiels pour la gestion des territoires et explique les systèmes de coordonnées géographiques et cartésiennes. Le texte aborde également les méthodes de conversion entre ces systèmes et les ellipsoïdes utilisés dans la géodésie.

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Techniques Spatiales 2

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GÉODÉSIE

TECHNIQUES SPATIALES 2
CARTOGRAPHIE MATHÉMATIQUE

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


1
M1
INTRODUCTION
DÉFINITION
• La carte ou le plan est la représentation fidèle de
l’information géographique sur un support plan.
• L’information géographique est de diverses natures.
• La carte ou le plan est un dessin ou une image géométrique,
réduite d’une partie de la terre, qui grâce à une symbolique
conventionnelle permet une lecture et une exploitation
simplifiée de l’information géographique.
• En fonction des besoins et de sa destination, une carte
permet de recouper et de croiser diverses informations. C’est
donc un outil rationnel d’aide à la décision.
• Aujourd’hui, la carte est un véritable outil d’aide à la décision.
Les Etats modernes ne peuvent se passer de cartes pour une
gestion et un développement harmonieux de leurs territoires
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
2
M1
POURQUOI REPRÉSENTER DE FAÇON PLANE?

• Pour avoir une lisibilité d’ensemble d’un territoire donné (les


frontières, la gestion administrative, la défense,…)
• Pour faciliter l’interprétation de la réalité bien souvent trop
complexe (le relief, phénomènes physiques, informations
économique, sociodémographique,…)
• Travailler sur support plan (conception de projet) et avoir une
meilleur visibilité d’ensemble (navigation,…)
• Faciliter le transport du support (papier, toiles,…)
• …

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


3
M1
RAPPELS SUR LES SYSTÈMES GÉODÉSIQUES

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


4
M1
DÉFINITIONS
SYSTÈME DE RÉFÉRENCE SPATIAL:
Un système de référence spatial est la définition théorique
(mathématique) d’un repère de positionnement:
• Définition des propriétés de l’espace
• Définition de l’origine O
Z
• Définition des axes de coordonnées

𝒊 = 𝒋 = 𝒌 =1

𝒌
En géodésie on choisie : O
• O assez proche du centre des masses de la terre 𝒋
Y
• Le trièdre est orienté 𝒊

X 5
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES M1
SYSTÈME DE RÉFÉRENCE GÉODÉSIQUE:
C’est un référentiel spatial auquel est associé un ellipsoïde orienté.

Z
Z

Méridien
Origine

O
𝒌
O 𝒋 Y
𝒊

X
Ellipsoïde Référentiel

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES M1 6


SYSTÈME DE RÉFÉRENCE GÉODÉSIQUE
Z
Z

Méridien Origine

𝒌
O O
𝒊 𝒋 Y

• Le centre de l’ellipsoïde coïncide avec celui du référentiel


• OZ est assez proche de l’axe de rotation de la terre
• OXY est contenu dans le plan de l’équateur
• OXZ est contenu dans le plan du méridien origine
• Tout point M de l’espace peut être défini par deux jeux de
coordonnées (X,Y,Z) et (λ,ϕ,h)
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
7
M1
LES COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES
Z
M

O Y
ϕ

λ : longitude géographique
ϕ : latitude géographique
h : la hauteur ellipsoïdale
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
8
M1
SUPERPOSITION DE L’ELLIPSOÏDE
• Il existe une multitudes d’ellipsoïdes
• ils peuvent être locaux comme globaux
• Le choix de l’ellipsoïde dépend de la forme (locale ou globale) de la terre
Ellipsoïde
Local

Ellipsoïde
Global

Centre de gravité

Ellipsoïde
Local
Géoïde

Les ellipsoïdes n’ont pas les mêmes paramètres et ne sont pas forcement concentriques
Ce qui implique différentes coordonnées géographiques pour un même point. 9
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1
APERÇU DE QUELQUES SYSTÈMES DE RÉFÉRENCE
ZONE SYSTÈME ELLIPSOÏDE TYPE DE DATUM TECHNIQUES
GÉODÉSIQUE D’ETABLISSEMENT
MONDIAL WGS WGS 84 Tridimensionnel (système propre au GPS) Spatiale

MONDIAL ITRS (ITRF) IAG GRS 1980 Tridimensionnel spatiale


(ITRS)
AMÉRIQUE DU NORD NAD Clarke 1866 Bidimensionnel: Terrestre
(USA & CANADA) a = 6 378 206,4 Point fondamental : Meades Ranch (Kansas)
1/f = 294,9786982
NAD83 IAG GRS 1980 Tridimensionnel spatiale
(ITRS)
RGF (en vigueur) IAG GRS 1980 Tridimensionnel spatiale
(ETRS89)

FRANCE NTF CLARKE 1880 IGN Bidimensionnel: Terrestre


(MÉTROPOLITAINE) a = 6 378 249.2 m Point fondamental : croix du Panthéon de Paris
b = 6 356 515.0 m Méridien origine: Méridien de Paris
(2°20’14.025’’ E de Greenwich)
Adindan (Point 58) Clarke 1880 anglais Bidimensionnel : Terrestre
a=6378249,1453 Point fondamental : Point 58 de la polygonale du 12
1/f= 293,465000 parallèle; Situé au Niger dans le Dallol Maouri près de la
BURKINA frontière du Nigéria
Méridien origine : Greenwich
ITRF (en vigueur) IAG GRS 1980 Tridimensionnel Spatiale
(ITRS)
Adindan (Point 58) Clarke 1880 anglais Bidimensionnel : Terrestre
a=6378249,1453 Point 58 de la polygonale du 12 parallèle; Situé au Niger
1/f= 293,465000 dans le Dallol Maouri près de la frontière du Nigéria
SÉNÉGAL Méridien origine : Greenwich
RRS (en vigueur) IAG GRS 1980 Tridimensionnel Spatiale
(ITRS)

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


10
M1
COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES ET MODÈLES D’ELLIPSOÏDES

Clark1880 Anglais

λ ϕ
P
16°55’32.81311 ’’O 14°48’19.02720’’N

WGS84
λ ϕ
P
16°55’27,58’’O 14°48’16,92’’ N

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


11
M1
DES COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES
AUX COORDONNÉES CARTÉSIENNES 3D
Z Pour tout point M(X,Y,Z) = M(λ,ϕ,h)
Z On a :
X = (𝓝 + h) cosλ cosϕ
h M
M0 Y = (𝓝 + h) sinλ cosϕ
Z = [𝓝(1-e²) + h] sinϕ
O j 𝒂 𝒂 (𝟏−𝒆2)
Y MD = 𝓝= MQ = ρ = 𝟑
l 𝟏−𝒆𝟐 𝒔𝒊𝒏²ϕ 𝟏−𝒆𝟐 𝒔𝒊𝒏2ϕ 𝟐

X MD : rayon de courbure principale dans la direction du parallèle


MQ : rayon de courbure principale dans la direction du méridien
Longueur d’un arc de méridien
dβ = ρ.dϕ
M β = a(b0ϕ + b1sin2ϕ + b2sin4ϕ + b3sin6ϕ + b4sin8ϕ)

b0= 1- 14e² - 64
3 4 5 6
e - 256 175 8
e - 16384 e b1= - 38e² - 32
3 4 45 6
e - 1024 105 8
e - 4096e

ϕ 15 4 45 6 525 8 35 6 175 8
Q b2= 256e + 1024e + 16384e b3= - 3072e - 12288e
315
b4= 131072e8
D BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 12
M1
DES COORDONNÉES CARTÉSIENNES 3D
AUX COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES
MÉTHODE ITÉRATIVE
Y
• λ = arctan ( )
X
• Le calcul de ϕ et h se fait par itération successive
 Posons P = X² + Y² = (𝓝 + h)cosϕ
Z 𝓝
 = (1-K) tanϕ avec K = e²
P 𝓝+h
Z
 On pose ϕ0= arctan( )
P

𝑎
𝓝i =
1−𝑒 2 𝑠𝑖𝑛²𝜑𝑖

𝑎²
hi = P cosϕi + Z sinϕi - Ɛ : la tolérance de convergence, est de l’ordre de 10-11 rad
𝓝i

Sinon ϕ = ϕi+1
𝓝i │ϕi+1 – ϕi│ Ɛ
Ki = e² 𝐡 =hi
𝓝i+hi

𝑍
ϕi+1 = arctan [ (1- Ki)-1]
𝑃 BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 13
M1
LA MÉTHODE DIRECTE
Source : Bowring, 1985, « The accuracy of geodetic latitude and height equations », Survey Review, 28, pp202-206

f = 1 - 1 − e²

Y
R = X² + Y² + Z² λ = arctan ( )
X

Z [
μ = arctan [ ((1 - f) + (e² ))]
X²+Y² R

Z 1−f +e²[ sin3 μ


ϕ = arctan [ ]
1 − f ( X2 +Y2 − e2 [ cos3 μ)

h = ( X² + Y² . cos ϕ) + (Z sin ϕ) – (a 1 − e2 sin²ϕ )

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


14
M1
EXERCICE: Calcul de coordonnées géographiques

X = 5900988.899 m
Y = -1794732.651 m
Z = 1618714.687 m

Calculer les coordonnées géographiques sur l’ellipsoïde IAG GRS80 :


a = 6 378 137,00 m
b = 6 356 752,31 m

Dans quel pays se trouve ce point?

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


15
M1
EXERCICE: Calcul de coordonnées cartésiennes

Sur l’ellipsoïde IAG GRS80 (a = 6 378 137,00 m; b = 6 356 752,31 m) on


donne les coordonnées géographiques des villes suivantes:

Bamako
λ = 8°00’18.68’’ O
ϕ =12°44’52.23’’ N
h = 256.847 m

Conakry
λ = 13°40’55.22’’ O
ϕ = 9°32’43.30’’ N
h = 12.637 m

• Calculer les coordonnées cartésiennes de Bamako et de Conakry


• À l’aide de la trigonométrie sphérique, calculer la distance Bamako-Conakry
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
16
M1
RÉSEAU GÉODÉSIQUE:
C’est la réalisation matériel d’un référentiel géodésique. Il est
constitué d’un ensemble de points géodésiques connus en position.

Borne Géodésique de l’IGB


Station Permanente GNSS

Borne Géodésique
Borne Géodésique
Aujourd’hui, les stations permanentes GNSS commencent à prendre un poids important dans la constructions des infrastructures géodésiques des Etats
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
17
M1
RAPPELS SUR LES SYSTÈMES DE COORDONNÉES
EMPLOYÉS EN GÉODÉSIE

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


18
M1
SYSTÈMES DE COORDONNÉES
Un système de coordonnées géodésique est la définition complète des
éléments géodésiques sur lesquels il s’appui:
 Type de coordonnées (cartésiennes, géographiques, planes)
 Système de référence
 Ellipsoïde
 Méridien origine (Greenwich)
 Projection (UTM, Lambert,…)
 Système altimétrique : (le type d’altitude et le point fondamental)
(NGAO, NGF,…) h ≈ N + H
Donner des coordonnées sans préciser le système de référence n’a
aucun sens.

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


19
M1
PRINCIPE DES PROJECTIONS
CARTOGRAPHIQUES

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


20
M1
PASSAGE DES COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES AU COORDONNÉES PLANES

N
Z
M

Carte (lever de détails)


h
m

O Y
ϕ
Implantation de projet
λ

Carte-Plan E
X
Ellipsoïde
f (λ,ϕ) = E
g (λ,ϕ) = N

En général, on choisit f et g de telle sorte que f-1 et g-1 existent


BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
21
M1
LES SURFACES DÉVELOPPABLES
• L’ellipsoïde n’est pas une surface développable
• On utilise des surfaces de contact développables sur lesquelles on
projette la surface de l’ellipsoïde:
 Le cône
 Le cylindre
 Le plan

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


22
M1
LES PROJECTIONS CONIQUES

S
N
S

P’

• On développe le cône
le long de la génératrice SO Le cône peut être appliqué de façon directe, oblique ou transversale
Lorsque le cône est directe:
• Sur la carte l’image des parallèles sont des cercles concentriques de centre S
• Les méridiens deviennent des droites concourantes en S
23
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1
APPLICATIONS DU CÔNE

Direct et tangent transversal et tangent Direct et Sécant

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 24


M1
LES PROJECTIONS CYLINDRIQUES

Le cylindre peut être appliqué de façon directe, oblique ou transversale

• Chacun des points de l’ellipsoïde est projeté sur un cylindre


• L’mage des parallèles sont des droites parallèles
• L’image des méridiens sont des droites parallèles
• Le cylindre peut s’appliquer de façon directe, transversale ou oblique sur l’ellipsoïde
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1
APPLICATIONS DU CYLINDRE

Direct et sécant Oblique et tangent Transversal et sécant

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 26


M1
LES PROJECTIONS AZIMUTALES

• Chacun des points de l’ellipsoïde est projeté sur un plan tangent à l’ellipsoïde
• L’mage des parallèles sont des cercles concentriques
• L’image des méridiens sont des droites concourantes
• Le plan peut s’appliquer de façon sécante sur l’ellipsoïde
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
27
M1
LES PROJECTIONS AZIMUTALES

On projette l’ellipsoïde sur un plan.


Le plan peut-être tangent ou sécant à l’ellipsoïde.

pôle équateur
oblique

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 28


M1
LES PROJECTIONS: les façons de projeter
 Projection affine (projection suivant une direction)
Le point et son image sont dans la direction de la projection.
Exemple d’un objet et son ombre porté

 Projection orthogonale
Direction de la projection perpendiculaire au plan de projection.

 Projection centrale
Projection à partir d’un point central
C’est elle qui est utilisée le plus en cartographie
Exemple du vidéo projecteur et des perspectives visuelles
 …

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


29
M1
EFFETS DES FAÇONS DE PROJETER
 Projection affine
Distorsion et facteur d’homothétie assez forts
La direction de la projection amplifie les tassements, les dilatations sur
toute la surface de l’ellipsoïde.

 Projection orthogonale
Les régions proches du plan équatorial sont très peu déformées.
Cependant, les régions polaires se tassent (surface graphique plus
petite que la réalité).

 Projection centrale
Les régions proches du plan équatorial sont très peu déformées.
Cependant, les régions polaires sont étirées (surface graphique plus
grande que la réalité).

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


30
M1
LES PROPRIÉTÉS GÉOMÉTRIQUES DES PROJECTIONS
Il existe plusieurs familles de projections, les plus connues sont:

Les projections conformes


elles conservent les angles (les directions et les orientations ne sont pas
altérées): Projections adaptées pour des applications en navigation,
topographie, géodésie,…

Les projections équivalentes


Elles conservent les aires (les distances sont conservées): projections adaptées
pour des applications cadastrales, les atlas, les cartes de densités(SIG,…),…

Les projections aphylactiques


Ni conformes, ni équivalentes

Aucune projection ne permet de conserver à la fois les angles et les aires. C’est
soit l’un ou l’autre ou aucun.

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 31


M1
CLASSIFICATION DES PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

• Surface de contact (cône, cylindre, plan)


• Aspect de l’application de la surface de contact à l’ellipsoïde (direct,
oblique, transversale)
• Les propriétés géométriques des projections

 Projection cylindrique transversale équivalente


 Projection conique directe conforme

Surface de contact Aspect déformation

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


32
M1
MODULE ET ALTÉRATION LINÉAIRE D’UNE PROJECTION

Z N

A
𝓼 A’
f, g
B
O Y S B’

X E

𝒅𝑺
Module linéaire μ =
𝒅𝓼
Dans la pratique μ est très proche de 1
Altération linéaire ε = μ -1
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 33
M1
ALTÉRATION ANGULAIRE

B’
B f, g

C’
C ϴ
θ
A A’
Σ
Σ’
α =ϴ-θ

MODULE ARÉOLAIRE (surface)

𝑑Σ’
k=
𝑑Σ

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


34
M1
MODULES LINÉAIRES ET ISOMÈTRES

• Pour une projection conforme l’altération linéaire α = 0 rad


• Pour une projection équivalente μ = 1
• μ = 1 , implique que la surface de contact et l’ellipsoïde coïncident

• Il existe sur l’ellipsoïde un ensemble de point pour lesquels μ est


constant : les isomètres
Les isomètres sont généralement des parallèles ou des méridiens

• Il existe un isomètre pour lequel μ est constant et minimum:


l’isomètre central μc = μ0

• μc ˂ 1, alors il existe deux isomètres pour lesquels μ = 1

• On désigne par isomorphe la courbe orthogonale à l’isomètre


BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
35
M1
MÉRIDIEN ORIGINE, MÉRIDIEN ET PARALLÈLE CENTRAUX

• Méridien Origine: méridien à partir duquel dans un système


géodésique on compte les longitudes. En géodésie, il est d’usage
de noter la valeur de ce méridien λ0.

 Méridien de Greenwich λ0 = 0 dans le système international


 Méridien de Paris λ0 = 2°20’14.025’’O par rapport à Greenwich
 Aujourd’hui, la plupart des systèmes géodésiques utilisent le
méridien de Greenwich comme référence pour les longitudes.

• Méridien et parallèle centraux: méridien et parallèle choisis


généralement dans le cas de projection directe pour l’application
de la surface de contact :isomètre central et son isomorphe.
L’intersection de ces deux plan définit virtuellement un point
fondamental.
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
36
M1
RÉDUCTION DES DISTANCES À LA CARTE

μA A
A’

𝓼 S
ellipsoïde

𝑨′ 𝑩′ ≈ 𝑨′ 𝑩′
carte

μB B dS= μ.d𝓼 B’

• Pour 𝓼 ≤ 𝟓 𝐤𝐦 𝑺 = μ. 𝓼
μ +μ
A’B’ = S =
𝑨
μ.d𝓼 • Pour 𝓼 ≤ 𝟏𝟎 𝐤𝐦 S = A B . 𝓼
𝑩 𝟐
μA +𝟒μ(1/2 AB) + μB
• Pour 𝓼 ≥ 10 km S = .𝓼
𝟔
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
37
M1
ETUDE DES PROJECTIONS CONIQUES:
LA PROJECTION LAMBERT

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


38
M1
PROJECTION CONIQUE CONFORME DE LAMBERT
N
S S

R

P

O
O

P’
• Un ellipsoïde auquel un cône est appliqué de façon directe
• Le cône est tangent à l’ellipsoïde sur un parallèle dit central
• Le point O est le centre de la projection
• Les parallèles sont des cercles concentriques de centre S et de rayon R
• Les méridiens sont des droites concourantes en S
• On développe le cône le long de la génératrice SO
•  est la convergence des méridiens : l’angle entre le méridien du lieu et
le Nord cartographique (direction du méridien central) BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
39
M1
LA CONVERGENCE DES MÉRIDIENS
S S
P
S
R
R


R b’
G a’
b (λ) sur le plan
a (λc) G
ϕc b
rc
a
𝓝c ϕc

r0 P’
ab est la longueur d’un arc de rayon rc • rc = 𝓝c cosϕc
𝓝c la grande normale à la latitude ϕc 𝐑
𝛑
• tan ( -ϕc) = R = 𝓝c cotanϕc
• ab = rc (λ- λc) = R 𝟐 𝓝𝐜

• 𝓝c cosϕc (λ- λc) = 𝓝c  cotanϕc D’où  = (λ- λc) sin ϕc


BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1  est une fonction de la longitude 40
LE MODULE LINÉAIRE DE LA PROJECTION LAMBERT

Soit dβ un petit élément d’arc de méridien dont l’image sur le plan est dR, petit élément de rayon

dR
• μλ = dβ (dans le sens des méridiens)

Rd
• μϕ = (dans le sens des parallèles)
rdλ

• La projection étant conforme alors μλ = μϕ = μ

𝐝𝐑 𝐑𝐝 dR Rd
• = • ρ.dϕ = • Avec r = 𝓝cosϕ
𝐝𝛃 𝐫𝐝𝛌 rdλ

R 𝐝
• D’où μ = 𝓝cosϕ 𝐝
𝐝𝛌 • Or 𝐝𝛌
= sin ϕc
𝐑n
• μ = 𝓝cosϕ Posons n = sin ϕc

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES  = n(λ- λc)


41
M1
•μ est une fonction de ϕ 𝑹n
• μ =
𝓝cosϕ
• si ϕ = cste alors μ = cste
•La projection de Lambert admet les parallèles comme isomètres
•∃ ϕc tel que ∀ ϕ , μ(ϕc) ≤ μ(ϕ). ϕc est l’isomètre central , μ = μc
𝑅n 𝑅n
• μ = 𝓝cosϕ = 𝑎cosϕ 1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛²ϕ
𝑅n 𝑅n
• μc = 𝓝 cosϕ = 𝑎cosϕ 1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛²ϕc
c c c

On démontre que
𝐝²
• μ = μc ( 1 + 𝟐𝐑𝐓²
)

d distance au parallèle central


RT rayon de la sphère de courbure totale au niveau du parallèle central
• Cette expression simplifiée du module linéaire est assez pratique, il
suffit d’estimer sa distance d’éloignement au parallèle central. RT est
généralement fixée à l’échelle d’un pays.
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 42
M1
EXERCICE
On donne la formule suivante pour le calcul du module linéaire d’une
projection conique sur le Sénégal
Ellipsoïde IAG GRS80 : a = 6 378 137,00 m ; b = 6 356 752,31 m
𝐝²
μ = μc ( 1 + )
𝟐𝐑𝐓²
μc = 1 ; ϕc = 14,22° N

Calculer le module linéaire et l’altération linéaire (en ppm) pour les


valeurs suivantes:
• d = 400 m
• d = 5 km
• d = 100 km
• d = 700 km
Que remarquez-vous?
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
43
M1
CALCUL DE COORDONNÉES PLANES (λ, ϕ) → (E, N)
λc
S
N


ϕc
Rc R
E0
P P (λc, ϕc)
M
N0
O E
E = E0 + R sin 
N = N0 + Rc – R cos
Pour éviter des coordonnées planes négatives on choisit E0 et N0 de telle sorte à couvrir
convenablement le territoire à cartographier BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 44
M1
Lorsque le point a → 𝐒 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝛗 𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐑 𝐝𝐢𝐦𝐢𝐧𝐮𝐞 E = E0 + R sin 
dR N = N0 + Rc – R cos
est du signe de – a(1-e² + e²cos4ϕ)

 = (λ- λc) sin ϕc = n(λ- λc)
dR Rd
• donc on a dβ
=- rdλ
dR dβd ρ.sinϕcdϕ ρ.sinϕcdϕ
• =- =- = - 𝒩cosϕ
R rdλ r
1
dR a(1−e²) sinϕc 2 2 2
• R
=- 3
a cosϕ (1 − e sin ϕ) dϕ
1−e2 sin2 ϕ 2

dR (1−e²) sinϕ
• = - 1−e2 sin2 ϕ cosϕc dϕ
R

R ϕ 1−e²
• ln C = - sinϕc 0 (1−e2 sin2 ϕ)cosϕ

e
ϕ 1−e² π ϕ 1+ e sinϕ −
2
• Or LE(ϕ) = 0
dϕ = ln *tan( + )( ) +
(1−e2 sin2 ϕ)cosϕ 4 2 1− e sinϕ
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES est la latitude isométrique 45
M1
R
• ln = - nLE(ϕ) • D’où R = C.exp(- nLE(ϕ))
C

• Pour ϕ = ϕc → Rc = C. exp(− nLE(ϕc)) • D’où C = Rcexp(nLE(ϕc))

• D’où R = Rc.exp[- n(LE(ϕ)- LE(ϕc))+

E = E0 + C.exp(- nLϕ) . sin [(λ- λc) n]


(1) N = N + R – C.exp(- nL ). cos[(λ- λ )n]
0 c ϕ c

E = E0 + 𝐑𝐜.exp[- n(Lϕ- Lϕc)] sin [(λ- λc) n]


(2)
N = N0 + Rc – 𝐑𝐜.exp[- n(Lϕ- Lϕc)] cos[(λ- λc)n]

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46
M1
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES DE LA PROJECTION CONIQUE
TANGENTE
• Le méridien origine λo
4 paramètres (λc , ϕc, N0, E0)
• Le méridien central λc
• Le parallèle central ϕc pour définir la projection tangente

• Les fausses coordonnées N0 et E0


• La convergence du méridien  = (λ- λc)n n = sin ϕc
• La latitude isométrique sur le parallèle
e
central
π ϕc 1+ e sinϕc −2
LE(ϕc) = ln *tan( + )( ) +
4 2 1− e sinϕc
• LE(ϕ)
[.cot[nϕc
• Distance au parallèle central Rc = μc
1−e2 sin2 ϕc
• R = f (Rc, L)
E = E0 + 𝐑𝐜.exp[- n(Lϕ- Lϕc)] sin [(λ- λc) n]
N = N0 + Rc – 𝐑𝐜.exp[- n(Lϕ- Lϕc)] cos[(λ- λc) n]
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 47
M1
EXERCICE
On définie la projection Lambert tangente du Burkina Faso.
Ellipsoïde IAG GRS80 : a = 6 378 137,00 m ; b = 6 356 752,31 m
λo = 0
λc = 1°30’ O
ϕc = 12°30’ N
N0 =600 km et E0 = 500 km

• Calculer les coordonnées planes du point M (λ = 0°2’ E; ϕ = 14°1’ N)


• Estimer la valeur de l’altération linéaire au niveau du point M situé
dans le Nord du Burkina Faso.
• Interpréter

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48
M1
PROJECTION SÉCANTE DE LAMBERT
Elle est utilisée en remplacement de la projection
tangente afin de minimiser les altérations linéaires.
μ 1 La projection tangente accentue très vite les déformations
dès qu’on s’éloigne des méridien et parallèle centraux

μ =1
ϕ1

μ ˂1

ϕ2 μ =1
μ 1

• 2 parallèles automécoïques ϕ1 et ϕ2 (μ = 1)

• μ(ϕ1 )= μ(ϕ2 )= 1
• ∃ ϕc l’isomètre central tel que ϕ2 <ϕc<ϕ1 , μ(ϕc) soit le minimum de μ(ϕ)

La projection sécante peut aussi être définie comme une tangente


avec facteur d’échelle μc ˂ 1 BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
M1
49
R1 n R2 n
• μ(ϕ1 )= μ(ϕ2 )= 1 𝓝1 cosϕ1
= 𝓝 cosϕ
2 2

R1 n R2 n
= =1 Avec n = sin ϕc
𝓝1 cosϕ1 𝓝2 cosϕ2

n.C.exp(−nLE(ϕ1)) n.C.exp(−nLE(ϕ2)
Or on a R = C.exp(- nLE(ϕ)) =
𝒩1 cosϕ1 𝒩2 cosϕ2
cosϕ2
𝐥𝐧
𝓝𝟐
On déduit donc cosϕ1 𝓝𝟏
• n=
LE(ϕ1) −LE(ϕ2)
𝓝1 cosϕ1
• C= 𝐧
exp(nLE(ϕ1)) avec C = 𝐑𝐜𝐞𝐱𝐩(nLE(ϕc))

E = E0 + C.exp(- nLϕ) . sin [(λ- λc) n]

N = N0 + Rc – C.exp(- nLϕ). cos[(λ- λc)n]

• N0,E0 , λc , ϕc, et μc PARAMÈTRES DE LA PROJECTION CONIQUE SÉCANTE • N0, E0 , λc , ϕ1, ϕ2 et μc


5 paramètres BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 6 paramètres
50
M1
Carte Lambert zone France

Méridien de PARIS

jc = 55gr LAMBERT I (NORD)

53G50

jc = 52gr LAMBERT II (CENTRE)

50G50

jc = 49gr LAMBERT III (SUD)

47G80
LAMBERT IV (CORSE) 210 km
jc = 46,85gr
45G90
mc = 0.999944710

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51
M1
EXERCICE
On définit la projection Lambert sécante du Sénégal.
Ellipsoïde IAG GRS80 : a = 6 378 137,00 m ; b = 6 356 752,31 m
λo = 0
λc = 14°30’ O
ϕc = 14°22’ N
μc = 0.9995
N0 =300 km et E0 = 400 km

Calculer les coordonnées planes du point


D (λ = -17,449363°E; ϕ = 14,733647°N) situé à dans la ville de Dakar

Estimer la valeur de l’altération linéaire au niveau du point D

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52
M1
PASSAGE DES COORDONNÉES (E,N) → (λ,ϕ)

E = E0 + C.exp(- nLϕ) . sin [(λ- λc) n]

N = N0 + Rc – C.exp(- nLϕ). cos[(λ- λc)n]

C.exp(- nLϕ) . sin [(λ- λc) n] = E -E0 E −E0


tan[(λ- λc)n] =
C.exp(- nLϕ). cos[(λ- λc)n] = N0 –N + Rc N0 –N + Rc

atan( E −E0 )
N0 – N + Rc
D’où λ = λc +
𝐧

Le calcul de ϕ se fait par itérations successives

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53
M1
E - E0 = C.exp(- nLϕ) . sin [(λ- λc) n]
N0 + Rc – N = C.exp(- nLϕ). cos[(λ- λc)n]

(E - E0 )² + (N0 + Rc – N )²= C².exp²(- nLϕ)

𝟏 (E − E0 )² + (N0 + Rc – N )²
Lϕ = - 𝐥𝐧 =K
𝐧 C
e
π ϕ 1+ e sinϕ − π ϕ e
2 1+ e sinϕ −2
Lϕ = ln *tan( + )( ) + ≈ ln *tan( + )+ car ( ) ≈1
4 2 1− e sinϕ 4 2 1− e sinϕ

𝝅
ϕ0 = 2 atan [expLϕ] - 𝟐
e
1+ e sinϕ i 2 𝝅
ϕi+1 = 2 atan [(1− e sinϕ ) expK] -
i 𝟐

ϕi+1 − ϕi > 10-8 rad


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54
M1
EXERCICE

Considérer l’exercice précèdent et calculer les coordonnées


géographiques du point P (ED + 110 km ; ND -75 km)

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55
M1
ETUDE DE LA PROJECTION UTM

BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES


56
M1
LA PROJECTION DE MERCATOR
La projection de Mercator est une projection cylindrique directe et
conforme formalisée par Mercator en 1569.

Représentation cylindrique directe conforme

• Méridiens → droites parallèles équidistantes


• Parallèles → droites parallèles ⊥
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57
M1
P
• E = E0 + nλ n est homogène à un rayon
• N = N0 + nLE(ϕ)

O b (λ)
a’ O b’

a (λc)

P’

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58
M1
LE MODULE LINÉAIRE
La projection étant conforme alors le module linéaire sur un méridien
est le même sur le parallèle
N
Méridien transformé

O Parallèle transformé
r
O

𝓝
ϕ E

• E = E0 + nλ
• N = N0 + nLE(ϕ)
1
dE n n(1−e2 sin²ϕ) 2
μϕ = =
r.dλ 𝓝cosϕ dλ
= [cosϕ
𝟏
1 𝐧(𝟏−𝒆𝟐 𝐬𝐢𝐧²ϕ) 𝟐

dN ndLE(ϕ) n(1−e2 sin²ϕ) 2 μ= 𝐚𝐜𝐨𝐬ϕ


μλ = ρdϕ
= ρdϕ
= [cosϕ
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59
M1
𝟏 μ dépende que de ϕ.
𝐧(𝟏−𝒆𝟐 𝐬𝐢𝐧² 𝟐
ϕ) Alors si ϕ = cste → μ = cste: les parallèles sont des isomètres
μ= 𝐚𝐜𝐨𝐬ϕ

dμ n(1−e2 ) • =0 →ϕ=0
• = sinϕ dϕ
dϕ [(1−e2 sin2 ϕ)cos²ϕ • L’équateur est donc l’isomètre central
𝐧
• μc = 𝐚
𝛑
• ϕ = ± → μ = ∞ aux pôles l′ altération linéaire est infinie
𝟐
• Ce type de projection ne convient pas pour la représentation des régions polaires

• Si μc ˂ 1, la représentation est sécante et il existe deux parallèles automécoiques

• Si μc = 1 , la représentation est tangente et l’équateur est automécoique

• Cette représentation de la terre est très utilisée en navigation car les loxodromies
(chemin à azimut constant , les caps) sont représentées par des droites

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60
M1
LA PROJECTION UNIVERSAL
TRANSVERSE MERCARTOR UTM
C’est une variante de la projection de Mercator pour laquelle le
cylindre est appliqué de façon transversale et sécante (tangente avec
facteur d’échelle). Elle est aussi connue sous l’appellation Gauss-
Krüger
N

Méridien → droites E
Parallèles → droites O

• L’équateur est transformé en axe des abscisses (OE)


• Le méridien central en axe des ordonnées (ON)
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61
M1
• Représentation cylindrique conforme de l’ensemble du globe terrestre sur un
plan par des fuseaux
• La terre est subdivisée en 60 fuseaux d’amplitude 6° chacun (60 fuseaux aussi
pour l’UTM Sud): 120 fuseaux UTM
• La numérotation des fuseaux commence au méridien 180° à l’Ouest
• Le méridien de Greenwich est la limite entre le UTM 30 et 31
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES 62
M1
• Chaque fuseau couvre une bande de longitude de 6°, soit environ
600 km
• Chaque fuseau a son méridien central sur lequel le module linéaire
est fixé à μ0 = 0.9996
• Longitude méridien central: λc(UTM n) = n.6°-183° (n numéro de fuseau)
Exemple :
 BURKINA FASO
UTM 31 méridien central λc = 3°E
UTM 30 méridien central λc = 3°O
 SÉNÉGAL
UTM 28 méridien central λc = 15°O

• On affecte des fausses coordonnées (E0 , N0)au point fondamental


virtuel (intersection de l’équateur et du méridien central) afin
d’éviter des coordonnées négatives sur la zone à cartographier
 Si UTM Nord → E0 = 500 km N0 = 0 km
 Si UTM Sud → E0 = 500 km N0 = 10 000 km -N

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63
M1
MODULE LINÉAIRE DE LA PROJECTION UTM
μ𝐜
• μ= avec μc = 0.9996 Min (μ) = μc
𝟏−𝐬𝐢𝐧𝟐 𝛌−𝛌𝐜 𝐜𝐨𝐬²ϕ
μ augmente très vite avec 𝛌

• 𝛌 = 𝛌𝐜 → μ = μ𝐜 Le méridien central est bien l’isomètre central

1−
μ𝑐² Outre le méridien central aucun méridien
• μ = c𝐬𝐭𝐞 → 𝜆 = 𝜆𝑐 ± arcsin ( 𝜎
) ni parallèle n’est isomètre
𝑐𝑜𝑠²ϕ

• Une approximation permet une écriture simplifiée de μ :


(𝐄−𝐄𝟎)²
μ=1+ 𝟐𝐑²
E désigne l’abscisse du point dans le fuseau
E0 la valeur de l’abscisse du méridien central du même fuseau
R rayon local de la terre.

EXERCICE
Calculer l’altération linéaire au niveau des villes de Ouagadougou et de Dakar
BAMOUNI AUGUSTIN 2013 UFR SI THIES
64
M1
REMARQUES GÉNÉRALES SUR LES PROJECTIONS
Les projections cylindriques s’appliquent mieux sur les régions
pochent de l’équateur.

Les projections coniques, pour les régions intermédiaires entre


l’équateur et les pôles

Les projections azimutales sont adaptées pour les régions polaires.

Mais en fonction de la morphologie globale des territoires et de la


destination finales des cartes l’on peut choisir la projection qui
correspond le mieux: c’est celle qui déforme le moins la réalité que
l’on souhaite représenter

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65
M1
Dans la projection de Mercator les régions relativement éloignées de
la zone équatoriale semblent plus grandes. L’ Afrique peut donc
paraitre graphiquement plus petite que le Groenland; alors qu’en
réalité elle est 15 fois plus grande.

Une carte traduit une certaine vision du monde.


Cette traduction émane de nos paradigmes intellectuels ( systèmes de
valeur, de peur, de préjugés, de coutumes,…).

Le choix d’une représentation peut avoir des enjeux politiques.


Chaque région du monde peut, en fonction de sa position ou pour
l’exacerbation d’un certain patriotisme, choisir une cartographie qui la
met au centre du monde. Cela explique aussi le fait qu’on trouve en
Australie des cartes du monde « renversées » et centrées sur le
territoire australien.
Une carte est rarement neutre!
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66
M1
COORDONNÉES PLANES UTM
(λ, ϕ) → (E, N)
La mise en œuvre des formules rigoureuses est fastidieuse

FORMULAIRE UTM PRÉCISION CENTIMÉTRIQUE


−𝟏
• 𝛖𝛗 = (𝟏 − 𝒆𝟐 𝐬𝐢𝒏𝟐 𝛗) 𝟐
• A = (λ – λc) cosϕ
𝒆² 𝟑𝒆𝟒 𝟓𝒆𝟔 𝟑𝒆𝟐 𝟑𝒆𝟒 𝟒𝟓𝒆𝟔 𝟏𝟓𝒆𝟒 𝟒𝟓𝒆𝟔 𝟑𝟓𝒆𝟔
• 𝜹ϕ = (1 - - - )ϕ – ( + + )sin(2ϕ) + ( + )sin(4ϕ) - sin(6ϕ)
𝟒 𝟔𝟒 𝟐𝟓𝟔 𝟖 𝟑𝟐 𝟏𝟎𝟐𝟒 𝟐𝟓𝟔 𝟏𝟎𝟐𝟒 𝟑𝟎𝟕𝟐
𝒆²
• T = tan²ϕ , C = cos²ϕ , μc =0.9996
𝟏−𝒆²

𝑨𝟑 𝑨𝟓
E = E0 + μca𝛖𝛗 [A + (1- T + C) + (5 – 18T + T²) ]
𝟔 𝟏𝟐𝟎

𝑨𝟐 𝑨𝟒 𝑨𝟔
N = N0 + μca [𝜹ϕ+ 𝛖𝛗tanϕ( + (5 - T + 9C + 4C²) + (61 – 58T + T²) ]
𝟐 𝟐𝟒 𝟕𝟐𝟎

Le passage de (E, N) à (λ, 𝛗) se fait par itérations successives


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67
M1
EXERCICE

Dire dans quel fuseau se trouvent les points suivants et calculer leurs
coordonnées UTM
Ellipsoïde IAG GRS80 : a = 6 378 137,00 m ; b = 6 356 752,31 m
• A (λ = 0°55’E ; ϕ = 13°3’N)
• B (λ = 13°53’O ; ϕ = 13°51’N)

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68
M1
TRANSFORMATION DE COORDONNÉES
Z Z’
M M’

O ϕ' Y’
O Y
ϕ λ'
λ
X’
X Système 2
Système 1
Connaissant la position d’un point dans un référentiel géodésique on souhaite trouver la
position du même point dans un autre référentiel.

La Meilleur méthode pour le changement de système est le passage de coordonnées


cartésiennes à coordonnées cartésiennes par une similitude spatiale.

La transformation par des coordonnées géographiques ou planes est possible mais moins
précise (altération des résultats à travers les calculs).
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69
M1
LA SIMILITUDE SPATIALE
L’équation de la similitude spatiale (méthode Helmert à 7 paramètres)
entre référentiel R et R’ s’écrit sous la forme matricielle suivante:

X′ Tx k rZ -rY X
Y′ = Ty + -rz k rX Y
Z′ Tz rY -rX k Z

• 3 translations Tx, TY, TZ


• 3 rotations (rX , rY , rZ) dans le sens horaire (de l’ordre de 10-5 rad)
• 1 facteur d’échelle k assez proche de 1

Il faut donc au moins 3 points connus dans les deux systèmes pour le
calcul des paramètres de transformation de R vers R’ (et vice-versa).
Pour le troisième point la donnée d’une coordonnée suffit.
Les calculs se font généralement par ajustement par moindres carrés.
En général, on pose k = 1 + D , avec D de l’ordre de 10-6.
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70
M1
TRANSFORMATIONS DE MOLODENSKY
(λ, ϕ) → (λ’, ϕ’)

𝑒²𝑠𝑖𝑛ϕ𝑐𝑜𝑠ϕ 𝑎 𝑏
• (ρ + h).Δϕ = -sinϕ.cosλ.ΔX - sinϕ.sinλ.ΔY+ cosϕ. ΔZ + 1 . Δa + sinϕcos ϕ(ρ + 𝒩 ) Δf
𝑏 𝑎
(1−𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 ϕ )2

• Δ λ . 𝒩𝑐𝑜𝑠ϕ = - sinλ. ΔX + cosλ .ΔY


1
𝑎(1−𝑓)
• Δh = cosϕcosλ.ΔX + cosϕsinλ.ΔY + sinϕ.ΔZ – (1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 ϕ)2 . Δa + 1 sin²ϕ.Δf
(1−𝑒 2𝑠𝑖𝑛2 ϕ
)2

Nécessité de quantifier
• les trois translations ΔX , ΔY, ΔZ
• Δa : différence des demi grands axes
• Δf : différence des aplatissements
Les calcul de ρ et 𝒩 peuvent se faire sur le système de départ

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71
M1
TP: PRATIQUE DU LOGICIEL CIRCÉ SÉNÉGAL
Initiation aux calculs de coordonnées

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72
M1
LA DISTANCE SUR UN PLAN ET LE CALCUL DE COORDONNÉES
• Réduire les distance horizontales à l’ellipsoïde
De = k.Dh
𝐑
K = 𝐑+𝐇𝐦𝐨𝐲 module de réduction des distances à l’ellipsoïde
𝐞𝐧
• Ramener les distances sur l’ellipsoïde au plan
Dp = μ.De ε = μ -1

• Calcul de coordonnées
EB = EA + DPAB sin GAB
NB = NA +DPABcos GAB

• Calcul de Gisement
E −E E −E
GAB = GAB = arctan (NB−NA ) ou GAB = arctan (NB−NA ) + 200 gon
B A B A
EB−EA
GAB = 2 arctan
NB−NA + EB−EA 2 +(NB−NA)²

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73
M1
BIBLIOGRAPHIE

• T. Duquesnoy, 2005 ESGT. Cours de Topographie Générale: Systèmes de référence et coordonnées, ES1
• L. Morel, 2006 ESGT. Cours de géodésie, ES2
• L. Morel, 2007 ESGT. Cours de géodésie : Géoreferencement ,ES3
• M. Kasser, cours de Géodésie DEA (TC5)
• Ministère des ressources naturelles et de la faune, Guide sur les référentiels géodésiques et
altimétriques au Québec, 2010
• Melita Kennedy et Steeve Kopp, Comprendre les projections
• Gérard Blanchet, 2007, Cartographie

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M1

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