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Gestion Energie

Ce document présente des stratégies pour la gestion, la production et la distribution de l'énergie dans le cadre d'une politique climat-énergie. Il aborde des sujets tels que le suivi des consommations énergétiques, l'optimisation des installations techniques, et le développement des énergies renouvelables. Des outils et références sont fournis pour aider les collectivités à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire leurs coûts.

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Gestion Energie

Ce document présente des stratégies pour la gestion, la production et la distribution de l'énergie dans le cadre d'une politique climat-énergie. Il aborde des sujets tels que le suivi des consommations énergétiques, l'optimisation des installations techniques, et le développement des énergies renouvelables. Des outils et références sont fournis pour aider les collectivités à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire leurs coûts.

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FICHE

GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

GESTION,
PRODUCTION
ET DISTRIBUTION
DE L’ÉNERGIE
Conseil en communication & publicité - L’Effet papillon - [Link] - Crédit photo : CLER. - Septembre 2011

1 CLIMAT PRATIC
L’outil de votre politique climat énergie

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


SOMMAIRE
Suivre et contrôler ses consommations énergétiques
Ligne 1 tableur / page 4

optimiser l’entretien et l’exploitation de ses installations


techniques d’énergie
Ligne 2 tableur / page 8

Développer les énergies renouvelables sur Son patrimoine


Ligne 3 tableur / page 11

optimiser l’éclairage public


Ligne 4 tableur / page 13

optimiser les réseaux de distribution


(électricité, gaz, chaleur)
Ligne 5 tableur / page 17

créer et exploiter des réseaux de chaleur renouvelable


Ligne 6 tableur / page 20

soutenir le développement des énergies


renouvelables sur le territoire
Ligne 7 tableur / page 25

optimiser l’efficacité énergétique eT développer


les énergies renouvelables sur les réseaux
d’eau et d’assainissement
Ligne 8 tableur / page 29

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE


INTRODUCTION
La gestion et la distribution de l’énergie, au même titre que la production d’énergies
renouvelables, constituent un pilier essentiel d’une politique climat-énergie.

Outils et références
L’élu, l’énergie et le climat. L’essentiel de ce que les collectivités doivent savoir, AMORCE,
janvier 2008.

Le CLER (Comité de Liaisons Energies Renouvelables) est une association loi 1901 qui
réunit plus de 180 structures réparties sur tout le territoire national (professionnels,
collectivités, associations, agences locales de l’énergie...). Le CLER travaille sur l’effica-
cité énergétique, le développement des EnR, la maîtrise de la demande énergétique
(MDE), la précarité énergétique et la mise en réseau des acteurs énergie – habitat.
Il assure l’organisation de la « Ligue EnR » (compétitions énergies renouvelables entre
collectivités locales) et réalise des publications sur les meilleures pratiques énergé-
tiques. [Link]

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 1
SUIVRE ET CONTRÔLER SES tableur
CONSOMMATIONS ÉNERGÉTIQUES

D’après l’enquête « Energie et patrimoine communal » de 2005, le budget énergie


d’une commune représente en moyenne 4% de son budget de fonctionnement. C’est
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

un poste qu’il est possible de réduire en consacrant des moyens à sa bonne gestion
et en investissant pour améliorer la performance énergétique du patrimoine. Le suivi
régulier des consommations et dépenses est essentiel dans cette démarche de maîtrise
de l’énergie. La réduction du budget énergie peut rapidement atteindre 10% grâce à ce
seul suivi, sans investissement.

Les bâtiments et équipements suivants du patrimoine bâti sont à considérer :


> Les écoles (maternelles, primaires, groupes scolaires),
> Les piscines,
> Les autres équipements sportifs (gymnases, complexes sportifs, stades et
vestiaires, autres salles couvertes…),
> Les bâtiments administratifs (mairies, locaux administratifs divers) et les locaux
techniques (Centres techniques municipaux, garages, locaux techniques divers),
> Les équipements socio-culturels (salles polyvalentes, crèches, centres de soins,
équipements culturels et de loisirs, maisons d’accueil…)
> Les autres équipements (halles, cantines, restaurants municipaux, campings
municipaux, logements de fonction, serres, jardins, bains-douches, horodateurs,
WC publics…)

Les consommations de l’éclairage public et de carburants des véhicules municipaux, s’il


y en a, doivent aussi être suivies (pour l’éclairage public, Cf. Action 4), tout comme les
consommations et dépenses d’électricité des stations d’eau potable et des usines de
traitement des déchets lorsque la collectivité en a la charge directe.

Outils et références
Energie et patrimoine communal, Enquête 2005, ADEME, AITF, EDF, GDF et TNS Sofres :
[Link] 8E32C99F0F3FCA0A48E92E7DA254F9
[Link]

rectement par la collectivité, c’est-à-dire


Démarrer D celles payées aux fournisseurs et aux exploi-
Identifiez et optimisez tous les tants (uniquement le poste combustibles
P1 dans ce dernier cas).
contrats de fourniture d’énergie
Éléments de méthode
Explication de l’action
Optimisez le nombre de contrats en les mu-
A partir de l’inventaire du patrimoine bâti tualisant, si possible.
(Cf. Fiche «Bâtiments», Action 1.D) et des Envisagez la modification de vos contrats
équipements de la collectivité, identifiez de fourniture d’énergie (optimisation des
et examinez tous les contrats de fourniture puissances souscrites, changement de
d’énergie (gaz, électricité, fioul, carburant, fournisseur,…).
autres). Focalisez-vous sur les consomma-
tions et les dépenses d’énergie payées di-

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Décoller B
Outils et références
Simulateurs tarifaires pour les différentes Effectuez un suivi hebdomadaire
énergies (permet de comparer la dépense des principaux points de consom-
actuelle au montant de la facture en sous-
crivant à d’autres tarifs). Se rapprocher de mation d’énergie
la Direction Régionale de l’ADEME.
Explication de l’action
Le suivi régulier des principaux points de
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

INDICATEURS
consommations d’énergie a pour objectif
z Adéquation de la puissance des d’optimiser le fonctionnement des installa-
contrats avec les besoins réels tions et de favoriser l’amélioration du confort
z Calcul du prix moyen du kWh pour dif- des utilisateurs. Cette tâche est idéalement
férents points de consommations (per-
confiée à un économe de flux (éventuelle-
met de repérer des tarifs visiblement
inadaptés).
ment mutualisé avec d’autres communes,
sur le modèle du conseiller en énergie par-
tagé), car elle requiert une certaine capacité
Consolider C d’analyse technique et la possibilité d’assu-
rer l’interface entre les installateurs et les uti-
Faites un bilan énergétique lisateurs. Les Syndicats d’énergie proposent
aussi parfois des services de suivi aux com-
annuel des consommations du
munes : contactez le vôtre à ce sujet.
patrimoine
Un important volet pédagogique accom-
Explication de l’action pagne l’analyse des données de consom-
mations. Il s’agit de sensibiliser, informer et
L’analyse annuelle de l’évolution des conseiller les utilisateurs des bâtiments et
consommations permet de poser des dia- équipements de la collectivité sur l’utilisa-
gnostics sur ces consommations et de dé- tion rationnelle de l’énergie (y compris via
tecter les inadaptations entre les matériels l’organisation d’une animation ou la dif-
et équipements en fonctionnement et les fusion de plaquettes d’information sur ce
besoins présents de la collectivité. Vous thème).
pouvez aussi positionner les consomma-
tions de votre collectivité au regard des ré-
Éléments de méthode
sultats de l’enquête «Énergie et patrimoine
communal» 2005 z effectuez un suivi hebdomadaire pour
les principaux bâtiments (pour prise en
Éléments de méthode compte des périodes de vacances,…),
z mettez en œuvre un dispositif d’interven-
z Identifiez un agent (économe de flux, tion pour les dépassements de consom-
conseiller en énergie partagé) et un élu res- mations,
ponsables du suivi annuel, z détectez les mauvaises utilisations des
z Collectez l’ensemble des factures des bâti- équipements,
ments et équipements de la collectivité, z corrigez les anomalies ou faites-les
z Faites un bilan annuel (consommations, connaitre aux tiers compétents pour
dépenses, émissions) par bâtiment ou qu’elles soient résolues,
équipement de la collectivité, z optez pour des actions structurantes vi-
z Mettez en place un tableau de bord pour sant à réduire la facture énergétique de
surveiller l’évolution dans le temps des manière pérenne, telle l’utilisation de ma-
consommations et dépenses. tériels et de technologies plus économes.

INDICATEURS EXEMPLES
z Consommation d’énergie en kWh. En termes de gestion énergétique des
z Dépenses d’énergies en Euros. bâtiments communaux, la ville d’Aizenay
z Émissions de GES en teq CO2. (85) a réalisé en partenariat avec le SyDEV
(syndicat départemental d’énergie de la

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Vendée) des études d’économie d’éner- Explication de l’action
gie qui ont abouti à la mise en place sur
la commune de solutions adaptées telles Un suivi rigoureux des consommations
que : d’énergies porte rapidement ses fruits en
termes d’économies d’énergie sur les as-
z La Gestion Technique des Bâtiments (GTC), pects relatifs à la gestion technique des bâ-
z Le remplacement des ampoules à in- timents et des équipements. Les limites de
candescence par des ampoules d’éco- réduction des consommations sont donc
nomie d’énergie dans les lotissements,
atteintes rapidement : il s’agit donc en pa-
z L’installation de minuterie, de détec-
rallèle d’élaborer une stratégie patrimoniale
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

teurs de présences dans les complexes


sportifs, (Cf. Fiche «Bâtiments», Action 1) d’améliora-
z De système de régulation pour le tion énergétique et de rénover le patrimoine
chauffage… bâti (Cf. Fiche «Bâtiments», Action 2) afin
d’aller plus loin.

Outils et références Par ailleurs, le comportement des utilisa-


teurs (occupants, personnel, usagers) revêt
La Gestion Technique de Bâtiment (GTB)
une importance cruciale pour renforcer et
est un système informatique installé dans
de grands bâtiments afin de superviser pérenniser les économies réalisées. Dans ce
l’ensemble des équipements présents. domaine, rien n’est jamais acquis : les utili-
Elle permet de générer jusqu’à 30 % sateurs, contrairement aux équipements
d’économies d’énergie, tout en optimi- économes, ne produisent pas des résultats
sant le confort des occupants. Une telle une fois pour toutes. La mise en œuvre de
installation permet en effet, de visualiser, programmes et dispositifs pérennes de sen-
surveiller et piloter l’état d’un bâtiment sibilisation et de communication à destina-
dans son ensemble (alarme température, tion des utilisateurs des bâtiments participe
défaut, marche/arrêt, etc).
à faire croître puis à stabiliser les économies
L’ADEME a élaboré et mis en place le ser- dans le temps.
vice « Conseil en énergie partagé » pour
aider les collectivités à disposer d’une Les économies d’énergie acquises grâce à
compétence locale « énergie ». Elle peut une bonne gestion et à des comportements
apporter un appui technique et un ac- vertueux reposent sur une dynamique per-
compagnement financier au cours des manente : l’établissement d’un rapport an-
trois premières années de fonctionne- nuel détaillé à l’exécutif présentant l’avan-
ment lors de la mise en place d’un tel ser- cement au regard d’objectifs chiffrés de
vice. Voir la page dédiée du site ADEME où
consommation d’énergie permet de vérifier
vous trouverez la plaquette du dispositif
CEP ainsi que des films de présentation : que la dynamique est entretenue grâce à
[Link] des campagnes actives, de mettre en place
w?sort=-1&cid=96&m=3&catid=23353 des actions correctives si nécessaire et d’en-
#theme2 visager des investissements plus structu-
rants.

INDICATEURS Éléments de méthode


z Baisse de la consommation d’énergie z Établissez des objectifs ambitieux de
(kWh) sur une période donnée en % baisse de la consommation d’énergie
z Baisse des dépenses d’énergies (Euros) dans le temps,
sur une période donnée en % z Définissez des critères permettant de me-
z Baisse des émissions de GES (teqCO2)
surer l’intérêt économique, social et en-
sur une période donnée en %
vironnemental des actions mis en œuvre
par l’économe de flux,
z Évaluez les impacts économiques, sociaux
Devenir exemplaire A et environnementaux des solutions mises
en œuvre.
Présentez un rapport annuel
détaillé à l’éxécutif présentant
l’avancement au regard d’objectifs
chiffrés de consommation d’énergie

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Outils et références
La campagne “50/50”, établie en Alle-
magne depuis 1994 et désormais reprise
dans de nombreux autres pays européens
a pour objet la sensibilisation des établis-
sements scolaires aux économies d’éner-
gie. Son principe réside dans le fait que
50 % des bénéfices financiers induits par
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

les économies d’énergie réalisées à tra-


vers l’implication des élèves, enseignants
et du personnel technique sont acquis
pour l’établissement scolaire lui-même,
tandis que les 50  % restant permettent
de diminuer les factures d’énergies à la
charge de la collectivité.
En savoir plus :
[Link]

INDICATEURS
Évolution (%) des consommations d’éner-
gie, des dépenses, des émissions de CO2
de la collectivité d’une année sur l’autre
et dans le temps

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 2
OPTIMISER L’ENTRETIEN ET tableur
L’EXPLOITATION DE SES INSTALLATIONS
techniques d’énergie
L’optimisation de l’entretien et de l’exploitation de vos installations techniques utilisant
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

de l’énergie permet de réduire leurs consommations. Ce service peut être assuré effi-
cacement par un économe de flux (également appelé conseiller en énergie partagé, si
ce conseil est effectué pour un groupement de communes), qui aura notamment pour
mission de :
> Rechercher une utilisation performante des appareils existants : diagnostic des
installations, mise en œuvre de réglages et de régulations, détection des sur-
consommations et correction des anomalies.
> Contribuer à faire évoluer les équipements, à reconsidérer l’énergie utilisée, pour
aboutir à des coûts économiques et environnementaux réduits et à un confort
de vie amélioré.
> Inciter le personnel et les usagers à adopter des pratiques et des comportements
plus sobres en énergie.

Outils et références
Exemples de cahiers des charges (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage, prestations intellectuelles, équipe-
ments/construction/travaux, etc.) sur la plate-forme électronique de recueil et d’échange de documents
«Commande publique et développement durable» : [Link]

Démarrer D Pendant une période d’inoccupation supé-


rieure à 48h, elle doit être de 8°C maximum.
Identifiez, le cas échéant, tous les (Article R*131-21)
Le même code précise également que «dans
contrats d’entretien et d’exploitation les locaux dans lesquels est installé un sys-
des installations, listez les tème de refroidissement, celui-ci ne doit
manques, vérifiez que les réglages être mis ou maintenu en fonctionnement
réglementaires sont bien faits que lorsque la température intérieure des
locaux dépasse 26 °C.» (Article R131-29).

Éléments de méthode Ces éléments sont à vérifier mais surtout à


Il s’agit notamment des installations suivantes : rappeler, au besoin avec pédagogie, aux occu-
z Équipements de chauffage (chaudières…) ; pants du bâtiment. Passer de 20 °C à 19 °C, c’est
z Équipements d’eau chaude sanitaire ; peut-être un pull en plus, mais c’est surtout
z Systèmes de ventilation ; 7 % de consommation d’énergie en moins !(1)
z Le cas échéant, climatisation ;
z Réseaux de chaleur (Cf. Action 6). Ce service peut être réalisé par un agent
des services techniques ou, le cas échéant,
Vérifiez que les réglages de température par un économe de flux ou un conseiller en
sont bien faits. Le code de la construction énergie partagé.
et de l’habitat fixe en effet la température
moyenne maximale de chauffage dans la
plupart des locaux à usage tertiaire ou ré- INDICATEURS
sidentiel à 19°C, en dehors des périodes
z % des installations vérifiées.
d’inoccupation. (Article R*131-20) z températures réglementaires
Pendant une période d’inoccupation de 24 respectées.
à 48h, cette température doit être de 16°C
maximum.
(1)
Source : ADEME

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Il s’agit d’insérer dans le contrat qui vous lie
Consolider C des clauses contractuelles visant des ob-
jectifs de réduction de la consommation
Effectuez une maintenance d’énergie en fonction de paramètres tels
préventive des installations que l’existence de travaux importants, le
financement éventuel de ces travaux par
Éléments de méthode l’exploitant (le forfait est alors mieux adap-
té) ou par le maître d’ouvrage, la durée des
Une bonne maintenance des installations contrats, l’éventualité de changements dans
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

permet de réduire les consommations l’utilisation du bâtiment...


d’énergie.
Il s’agit de clauses de « garantie de perfor-
mance » et/ou d’intéressement, qui obligent
Décoller B contractuellement et/ou « incitent » écono-
miquement l’entreprise contractante à réa-
Elaborez et suivez un plan liser des économies. Ces systèmes peuvent
recouvrir plusieurs formes mais sont en gé-
d’amélioration des
néral basés sur le principe du « financement
installations techniques par un tiers » qui permet au contractant de
se rémunérer en fonction des économies
Explication de l’action financières réalisées grâce aux investisse-
ments qu’il aura consentis pour accroître
Sur la base du suivi de vos consommations l’efficacité énergétique ou développer l’uti-
d’énergie (Cf. Action 1) et du diagnostic stra- lisation des énergies renouvelables sur votre
tégique de votre patrimoine bâti (Cf. Fiche patrimoine.
«Bâtiments», Action 1.D) et des éventuelles
études plus approfondies, élaborez et sui-
Éléments de méthode
vez un plan d’amélioration des installations
techniques. 1. Variantes à l’intéressement :
Il s’agit de définir, avec l’entreprise contrac-
Éléments de méthode tante, un objectif de consommation énergé-
tique pour une saison « moyenne ». En fin de
Exemples : saison, les résultats obtenus sont comparés
z Plan de renouvellement de l’éclairage avec les objectifs fixés : si les consomma-
(remplacement des ampoules à incandes- tions d’énergie sont plus faibles que ce qui
cence par des ampoules basse consomma- était prévu, alors l’entreprise bénéficie d’une
tion ou des LED), part des économies, qui aura été fixée dans
z Plan de renouvellement des chaudières... le contrat.
Si les consommations sont supérieures, l’en-
treprise prend en charge tout ou partie de
Devenir exemplaire A ce dépassement, suivant ce qui aura été fixé
dans le contrat. L’entreprise est ainsi incitée
Renégociez les contrats à très bien gérer les installations, régler les
d’exploitation/maintenance des chaudières, éviter les surchauffes, etc.
installations techniques d’énergie 2. Garantie de performance
en privilégiant les variantes à Le principe du Partenariat Public Privé (PPP)
l’intéressement, intégrez-y la est le suivant : La collectivité publique signe
garantie de performance un contrat avec le partenaire privé pour une
durée déterminée et le charge de financer et
réaliser des travaux d’intérêt public (travaux
Explication de l’action de construction ou de maintenance par
La renégociation des contrats d’exploita- exemple), mais le service public rendu aux
tion et de maintenance est l’occasion de citoyens reste du ressort de la collectivité
privilégier des dispositifs qui vont inciter le publique. Ce type de contrat permet la mise
contractant à réaliser des économies d’éner- en œuvre de clauses de garantie de perfor-
gie : garantie de performance énergétique mance sur les économies d’énergie.
et variantes à l’intéressement.

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Le principe du PPP avec garantie de perfor-
mance énergétique est simple : le partenaire Outils et références
chargé de réaliser les économies d’énergie
z Contrat de performance énergétique : tous
– à savoir l’entreprise contractante - investit
les textes et plusieurs guides disponibles à
dans le projet tout son savoir-faire ainsi que l’adresse suivante : [Link]
les moyens financiers nécessaires. Elle prend z « Ouverture des marchés de l’énergie.
donc en charge l’ensemble des travaux de Guide pratique. Pourquoi et comment les
planification, de construction et de mainte- collectivités locales doivent-elles intégrer
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

nance, ainsi que leur financement et en as- l’efficacité énergétique et les énergies
sume les risques. renouvelables dans leurs achats d’éner-
Elle doit s’assurer que les bâtiments feront gie et de services associés. », ADEME,
l’objet des investissements nécessaires afin AMORCE, FNCCR et SIEL
z « Guide du contrat de performance
d’atteindre le niveau d’économies d’énergie
énergétique, Référence, Commissariat
garanti. Ces économies d’énergie sont me- Général au Développement Durable »,
surées par rapport à une consommation de Juillet 2010 : [Link]
référence établie sur la base de conditions [Link]/IMG/pdf/[Link]
spécifiées contractuellement. L’entreprise
contractante finance ses investissements à
partir des économies réalisées sur les coûts INDICATEURS
énergétiques. % de contrats de maintenance et d’ex-
ploitation avec garantie de performance
La collectivité règle éventuellement les fac- et/ou variantes à l’intéressement
tures d’énergie via un marché séparé. A la fin
du PPP, elle retrouve la propriété de l’équipe-
ment. Au terme du contrat, le client devient
alors le seul bénéficiaire des économies réa-
lisées. Mais un partage des économies avec
la collectivité peut être prévu dès le début
du contrat.
Par exemple, avant le Contrat de Perfor-
mance, la municipalité paye la totalité de
sa facture énergétique. Pendant la durée
du contrat, celle-ci paye 90 % de sa facture
énergétique initiale (dont 50 % représentent
le coût réel de l’énergie et 40 % remboursent
les investissements faits par le contractant) :
la municipalité réalise déjà 10 % d’écono-
mies. Après la fin du contrat, elle ne paye
plus que 50  % de sa facture énergétique ini-
tiale et réalise 50 % d’économies(2).

« Ouverture des marchés de l’énergie. Guide pratique.


(2)

Pourquoi et comment les collectivités locales Doi-


vent-elles intégrer l’efficacité énergétique et les éner-
gies renouvelables dans leurs achats d’énergie et de
services associés. », ADEME, AMORCE, FNCCR et SIEL.

10

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 3
DÉVELOPPER LES ÉNERGIES tableur
RENOUVELABLES SUR SON PATRIMOINE
Vous pouvez produire de la chaleur pour la consommer directement sur votre patri-
moine (biomasse, solaire thermique…) ou la distribuer via un réseau de chaleur (bio-
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

masse, géothermie, énergies de récupération…) à des usagers publics et/ou privés.

Vous pouvez également produire de l’électricité et l’injecter sur le réseau électrique (so-
laire photovoltaïque, éolien, petite hydraulique, cogénération). Les collectivités locales
bénéficient d’une obligation d’achat de l’électricité produite à partir d’énergies renou-
velables pour les installations connectées au réseau. L’investissement dans ces moyens
de production est rentable à moyen terme, en particulier quand des aides complémen-
taires sont proposées par la région ou le département.

En utilisant les énergies renouvelables, les collectivités montrent l’exemple et sont légi-
times pour en promouvoir le développement sur leur territoire.

Outils et références
Hespul est une association loi 1901 qui a pour but et objet social le développement de l’efficacité
énergétique et des énergies renouvelables. Hespul est notamment spécialiste nationale dans le
domaine du photovoltaïque raccordé au réseau [Link]

Adressez-vous aux structures présentes sur


Démarrer D le territoire : COFOR pour les études bois
énergies, syndicats d’énergie, autres struc-
Réalisez une analyse tures porteuses de projets type CEP (Conseil
d’opportunité pour le en Energie Partagé).
développement des énergies
renouvelables sur/dans
votre patrimoine INDICATEUR
Analyse d’opportunité réalisée.

Explication de l’action
Pour chaque type d’énergie renouvelable, Consolider C
pour chaque type de projet, il est nécessaire
de réaliser un premier état des lieux des pos- Installez un équipement
sibilités d’installations de systèmes utilisant
les EnR.
de production d’énergies
renouvelables sur au moins
Éléments de méthode une opération
Il s’agit d’étudier les possibilité pour l’instal-
lation de systèmes utilisant : Explication de l’action
z La biomasse / bois-énergie, Engagez au moins un projet pilote énergie
z Le solaire thermique et photovoltaïque, renouvelable afin de montrer l’exemple et
z L’éolien, lancer la dynamique.
z L’hydroélectricité,
z La géothermie.

11

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Éléments de méthode Cet objectif est un strict minima, puisque
votre marge de manœuvre est beaucoup plus
Derrière chaque opération de travaux se élevée pour développer les EnR sur votre pa-
cache peut être l’opportunité d’implanter un trimoine que sur l’ensemble de votre territoire.
équipement de production à moindre coût.
Outils et références
Par exemple :
z Travaux de voirie : opportunité d’implan- Guide ADEME « Guide pratique : Pourquoi
ter un petit réseau de chaleur. et comment les collectivités doivent inté-
grer la MDE et les ENR dans leurs achats
z Réfection de toiture : opportunité d’ins-
d’énergie » en ligne sur le site ADEME :
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

tallation de panneaux solaires photovol- [Link]


taïques... ?cid=96&m=3&id=29057&p2=14149&r
ef=14149
Nommez un expert énergie capable de por-
ter un «regard énergétique» sur les travaux.
L’économe de flux ou le Conseiller en Ener- INDICATEURS
gie Partagé est tout à fait approprié pour ce
Part d’EnR dans la consommation totale
type de mission.
d’énergie du patrimoine bâti de la collec-
tivité.

EXEMPLES
Réfection de la toiture d’une centrale Devenir exemplaire A
d’épuration à la Communauté de com-
munes du Briançonnais : installation de
300 m² de solaire photovoltaïque.
Vérifiez que les objectifs fixés
peuvent être atteints avec
les moyens mis en œuvre et
INDICATEURS si non, réévaluez le plan de
z Part d’EnR dans la consommation to- développement des
tale d’énergie du patrimoine bâti de la énergies renouvelables
collectivité,
z Parts investies dans le surcoût due à
l’installation d’EnR / coût prévisionnel Explication de l’action
initial des travaux.
Le but est de vérifier assez tôt que votre plan de
développement des EnR est pertinent et assez
ambitieux pour atteindre les objectifs fixés, pour
Décoller B pourvoir réajuster ce plan d’actions le cas échéant.

Élaborez un plan de développe- Éléments de méthode


ment des énergies renouvelables
Vous pouvez par exemple augmenter le po-
sur votre patrimoine tentiel de développement des EnR en utili-
sant la mise à disposition gratuite ou la loca-
Explication de l’action tion de toits pour le solaire photovoltaïque :
mise à disposition des toits de vos bâtiments
Afin de bien orienter le développement des EnR, et promotion de ce dispositif auprès des ha-
élaborez un plan de développement en fonction bitants et acteurs privés, notamment des en-
du potentiel identifié sur votre patrimoine. treprises, de votre territoire.

Éléments de méthode
INDICATEUR
Votre plan de développement des EnR sur
votre patrimoine devra comprendre a minima Part d’EnR dans la consommation totale
un objectif de porter la part des EnR à 23 % de d’énergie du patrimoine bâti de la collec-
votre consommation d’énergie finale (objectif tivité.
de la France issu du paquet climat-énergie de
l’UE).

12

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 4
OPTIMISER L’ÉCLAIRAGE PUBLIC tableur
L’éclairage public représente en moyenne 20% du budget «énergie» des communes,18%
de leur consommation d’énergie totale et un peu moins de 50% de leur consomma-
tion d’électricité (Source : Energie et Patrimoine Communal. Enquête 2005 publiée par
l’ADEME, AITF Groupe Energie, EDF et GDF).
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

Outils et références
ANPCEN (Association Française pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes) :
[Link]
Les réponses de l’ANCPEN aux 40 questions soulevées par l’AFE sur l’éclairage public, ANCPEN, Juin
2010 : [Link]
Agence Française de l’Eclairage : [Link]
Norme Européenne éclairage public EN 13201 : [Link]
Le PNR du Haut Jura et le Sidec du Haut-Jura ont édité un « Guide de pratique durable de l’éclai-
rage public », en collaboration avec l’ADEME, les régions Franche-Comté, Rhône-Alpes, le Syded du
Doubs, le Grand Dole, Ajena et Hélianthe.

z Calcul des durées de fonctionnement et


Démarrer D autres ratios de performance (consomma-
tions d’énergie, émissions de CO2, nombre
Réalisez un audit de l’éclairage de lampes à recycler, etc.).
public z Le recueil des données– consommations
et dépenses électriques – rend possible
Explication de l’action la détermination du comportement éner-
gétique, financier et environnemental de
Commencez par effectuer un audit de votre chaque départ ainsi que des dysfonction-
éclairage public, qui vous permettra d’iden- nements ou anomalies.
tifier les mesures à prendre en priorité et de z Évaluation de la pertinence et de l’efficacité
bâtir votre plan pluriannuel d’optimisation. des contrats d’entretien.
z La composition (type de lampe et puis-
sance) de chaque départ est comparée avec
Éléments de méthode les solutions techniques éco-performantes
existantes afin de déterminer les gisements
Vous devez faire appel à votre syndicat
d’économies d’énergie envisageables.
d’énergies ou à un bureau d’études.
z Un plan de modernisation des équipe-
ments (Cf. Actions 2.C et 2.B) et un plan plu-
Voici les principales étapes d’un audit de
riannuel d’investissements (Cf. Action 2.B)
l’éclairage public(3) :
sont proposés.
z la collectivité désigne 2 référents énergie (1
z Des indicateurs de suivi et de comparaison
élu et 1 technicien) qui aident le prestataire
sont mis en place.
à récolter les données nécessaires et faire le
point durant l’étude.
L’ADEME subventionne les audits de l’éclai-
z recensement des points lumineux et des
rage public. Contactez votre Direction Ré-
armoires (si la commune ne dispose pas
gionale de l’ADEME
d’ores et déjà d’une cartographie de ses
points lumineux - installations).
z inventaire détaillé des équipements
(nombre de luminaires et puissance des EXEMPLES
La commune de Brassac (81 – 1430 hab.)
sources) installés sur chaque point départ
a fait réaliser une évaluation et un suivi
pour déterminer les puissances installées énergétique de son éclairage public par
et réaliser une optimisation tarifaire s’il y a le syndicat départemental d’énergies du
lieu. Tarn (SDET).
(3)
Source : « Guide des initiatives éco-responsables
pour l’avenir des collectivités tarnaises », CAUE du
Tarn et les cinq Pays du Tarn, Mai 2009
13

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Quelques questions à se poser :
INDICATEURS z Faut-il réellement installer un dispositif
d’éclairage ? oui / non
z Audit effectué.
z Que veut-on éclairer ? Routes, trottoirs,
z Ratios indicateurs de la performance
des installations (durée de fonction- obstacles, croisements,…
nement, consommation /luminaire/an, z Que ne veut-on pas éclairer ? La fenêtre
etc.). d’un appartement voisin, le ciel,…
z Quelle est la fonctionnalité recherchée ?
Voie de passage, mise en valeur, sécurité,...
Consolider C
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

z Quand veut-on éclairer ? Toute la nuit, une


partie,…
Mettez en place un suivi des z Quel impact de l’éclairage public et/ou de
consommations énergétiques de monuments éclairés sur la biodiversité (Cf.
l’éclairage public et engagez des trames vertes et bleues)
actions et travaux de maîtrise de
l’énergie à temps de retour sur Extinction de l’éclairage public une partie
de la nuit :
investissement rapide Éteindre l’éclairage public une partie de la
nuit est une solution parmi d’autres pour
Explication de l’action économiser l’électricité. Ce fonctionnement
est envisageable dans des zones à fréquenta-
La mise en place d’un suivi des consom- tion limitée mais doit être mis en place avec
mations d’énergie est essentielle pour per- attention. L’extinction de nuit est possible
mettre une bonne gestion de ces dernières. dans le cadre du pouvoir de police du maire
Engagez également, à partir de l’audit éner- avec un arrêté qui recense les points “dange-
gétique, les premières actions de maîtrise reux” nécessitant un signalement minimal.
de l’énergie à temps de retour sur investisse-
ment rapide - voire immédiat. Techniquement, cette extinction s’effectue
grâce à une horloge astronomique. L’extinc-
Éléments de méthode tion de la mise en lumière des bâtiments
Vous pouvez réaliser ce suivi en interne (éco- ne pose aucun problème juridique. En re-
nome de flux, élu responsable du service vanche, les voies de circulation nécessitent
éclairage public), ou en externe (mutualisa- un traitement particulier. En effet, ne pas
tion des coûts avec d’autres collectivités via éclairer les voies durant une partie de la nuit
un poste de conseil en énergie partagé par doit s’accompagner de mesures d’informa-
exemple). tion, de signalisation et de sécurisation. Un
panneau d’information d’entrée de zone
Plusieurs solutions sont envisageables pour “noire” doit être installé ainsi que des bandes
optimiser l’éclairage public avec un temps réfléchissantes pour prévenir des éventuels
de retour sur investissement rapide (moins obstacles (îlots centraux, bordures…).
de 5 ans), voire immédiat (pas d’investisse-
ment matériel) : L’extinction de nuit est une action mar-
z Optimisation de l’abonnement tarifaire, quante qui permet de sensibiliser les conci-
z Gestion du service : toyens à la problématique énergétique, de
> couper l’éclairage public pendant les démontrer les engagements de la collecti-
heures creuses de la nuit vité et de dégager certaines économies sur
> utiliser un régulateur/variateur de le fonctionnement des équipements. Pour
tension pendant les heures creuses de cette action en particulier, la consultation
la nuit des habitants, associations, commerçants…
> optimiser le niveau de service rendu par est primordiale afin de recueillir leur avis.
l’éclairage (éclairer «juste»). Toutefois, si l’éclairage ne s’avère vraiment
pas nécessaire (changement d’utilisation
Des logiciels permettent de suivre l’évolu- des voies…), il est préférable de ne pas ins-
tion du parc d’éclairage de la commune et taller ou de supprimer les équipements.
de signaler un besoin de maintenance. Il est
possible de connaitre exhaustivement les L’utilisation de matériels récents, perfor-
points d’éclairage et le type de lampe, et ain- mants, avec des appareillages comme des
si programmer efficacement la maintenance réducteurs de puissance durant la nuit,
et le remplacement. permet de conserver l’éclairage

14

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


et d’éviter les contraintes de l’extinction to-
tale tout en allégeant significativement la
Décoller B
consommation et les charges de fonction-
nement.
Élaborez un plan pluriannuel
d’optimisation de l’éclairage
public
EXEMPLES
Le PNR du Lubéron travaille depuis 2003 Explication de l’action
sur la réduction des consommations A partir de l’audit et du suivi énergétiques
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

d’énergie et de la pollution lumineuse


de votre éclairage public (grâce à l’outil « Ta-
liées à l’éclairage public : mise en place
d’un Conseil en Energie Partagé, réalisa- bleau de bord », Cf. Fiche 2.C), élaborez un
tion d’un diagnostic de l’éclairage public, plan pluriannuel d’optimisation ou « plan
sensibilisation des élus, organisation de lumière ».
conférences sur la pollution lumineuse..:
[Link] Éléments de méthode
a-votre-service/Elus-Collectivites/Cadre-
de-vie-Environnement/Energie Exemples de mesures d’optimisation de
l’éclairage public :
La commune de Tramayes (71 – 958 habi- z Remplacez les luminaires vétustes ,choi-
tants) a décidé de couper complétement sir du matériel haut de gamme (vasque
son éclairage public de minuit à cinq en verre, réflecteurs efficaces..) qui, pour
heures du matin (voir la section “éclairage
le même prix en coût global (même si les
public” dans cette présentation multimé-
dia)
investissements initiaux sont plus élevés),
vous apportera un service supérieur.
z Remplacez les ballasts ferromagnétiques
Outils et références par des électroniques.
z Remplacez les sources de type ballon
Outil ADEME « Tableau de bord Energie- fluorescent ou vapeur de mercure par des
Environnement pour l’éclairage public » :
sources plus économes,comme le sodium
tableur multifonctions permettant d’éla-
borer et de suivre les principaux indica- haute pression.
teurs énergie-environnement d’un parc z Passez à une maintenance préventive et
communal d’éclairage public. non plus curative de l’éclairage public :
Contactez votre DR ADEME pour obtenir les lampes vieillissantes perdent forte-
ce tableau de bord. ment en efficacité énergétique et la ges-
« Guide des bonnes pratiques sur l’orga- tion en curatif occasionne de nombreux
nisation éco-responsable des fêtes de inconvénients : discontinuité du service,
fin d’année par les collectivités locales » coûts, etc. Elaborez un plan prévisionnel
de l’ADEME, qui traite notamment de la
de renouvellement des lampes et d’en-
réduction des consommations d’énergie
liées aux illuminations de Noël. Consul- tretien des installations (nettoyage des
table ou téléchargeable sur le lien suivant luminaires) avant qu’elles ne soient inef-
[Link] ficaces et profiter de ce renouvellement
vret/[Link] pour remplacer des modèles fortement
consommateurs par des modèles plus ef-
ficaces.
INDICATEURS z Passez à une maintenance préventive et
Suivi des consommations énergétiques
réorganisation de l’éclairage au niveau ur-
de l’éclairage public mis en place bain/aménagement.
teqCO2 et kWh économisés
Concernant les LED, il est conseillé de ne
pas prévoir un remplacement systématique
pour l’instant, la technologie n’étant pas as-
sez mûre.
Rapprochez-vous de votre Syndicat d’Ener-
gie pour une aide au choix de ces nouveaux
matériels.

15

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


INDICATEURS
Plan pluriannuel d’optimisation de l’éclai-
rage public élaboré et mis en œuvre

Devenir exemplaire A
Vérifiez que les objectifs fixés
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

peuvent être atteints avec les


moyens mis en œuvre et si non,
réévaluez le plan d’optimisation
de l’éclairage public

Explication de l’action
Le but est de vérifier assez tôt que votre plan
d’optimisation de l’éclairage public est per-
tinent et assez ambitieux pour atteindre les
objectifs fixés, afin de réajuster ce plan d’ac-
tions le cas échéant.

Éléments de méthode
Une fois les décisions prises et les travaux
réalisés, il convient d’évaluer, par exemple
grâce au « Tableau de bord Energie-Environ-
nement pour l’Eclairage Public » de l’ADEME,
la pertinence de l’action et de garder un
niveau d’optimisation car l’éclairage est un
secteur qui évolue très vite en matière de
progrès techniques.

Le cas échéant et en concertation avec le


Syndicat d’Energie, préparez :
z L’utilisation des Certificats d’Economie
d’Energie (fiches opérations RES-EC-01 à
RES-EC-04 du « Tableau de bord Energie-
Environnement pour l’éclairage public »).
z Un contrat de performance, externalisé
ou en Régie, sur la gestion et le renouvel-
lement des installations.

(Cf. Fiche «Stratégie», Action 6.B)

INDICATEURS
teqCO2 et kWh économisés.

16

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 5
OPTIMISER LES RÉSEAUX DE DISTRIBU- tableur
TION (électricité, gaz, chaleur)
La distribution locale d’énergie est une compétence communale depuis la loi du 15 juin
1906. Depuis les lois du 10 février 2000 pour l’électricité et du 3 janvier 2003 pour le gaz,
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

les différentes lois votées sur l’énergie ont confirmé et renforcé le rôle des collectivités
locales comme autorités organisatrices du service public de distribution de l’électricité
et du gaz.
Toutes les communes de France, généralement groupées en syndicats intercommu-
naux ou départementaux, sont propriétaires de leurs réseaux de distribution d’électri-
cité (basse et moyenne tension) et pour celles qui sont desservies de leurs réseaux de
gaz (basse et moyenne pression). Néanmoins, les compétences relatives à la gestion
des réseaux dépendent très souvent dans les faits d’EDF et GDF (aujourd’hui Electricité
réseau Distribution de France, ErDF et Gaz réseau Distribution de France, GrDF), du fait
du poids historique et des compétences techniques de ces anciens monopoles d’Etat.

5 % des communes présentent une exception notable : elles n’ont pas l’obligation histo-
rique de passer leurs contrats de concession avec ErDF et GrDF. Elles sont desservies par
leurs entreprises locales de distribution (ELD) et ont donc la liberté de gérer effective-
ment leurs services de distribution. Cette liberté est utile, particulièrement pour l’orien-
tation des investissements, pour le choix de la politique commerciale et la gestion des
relations avec les abonnés.
Les ELD peuvent apporter leur expertise pour l’élaboration et leurs moyens pour la mise
en œuvre d’une politique énergétique territoriale prévoyant économies d’énergie, pro-
ductions locales, programme de suppression du chauffage électrique, information et
concertation avec les habitants et les entreprises.
Pour plus de précision sur les réseaux de chaleur, Cf. Action 6.

Outils et références
FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies) : [Link]
FACE (Fonds d’Amortissement des Charges d’Électrification) : [Link]
Contactez également votre syndicat d’énergie.

Prenez connaissance de l’état de la distribu-


Démarrer D tion d’électricité et de gaz naturel de votre
commune grâce à ce CRAC, qui fournit les
Faites le point avec le syndicat indicateurs déterminés au plan national par
d’énergie et éventuellement le une concertation entre la FNCCR et les ges-
concessionnaire sur les enjeux tionnaires de vos réseaux publics d’énergie.
de distribution d’énergie du
territoire Éléments de méthode
Evaluez la qualité de fourniture et les be-
Explication de l’action soins éventuels d’extensions et de renforce-
ments du réseau.
La qualité de la distribution est évaluée à tra- Faites le point sur les demandes des usagers
vers le compte-rendu d’activité du conces- de votre commune concernant la qualité de
sionnaire (rapport CRAC : Compte-rendu An- fourniture de l’électricité (coupures, chutes
nuel de l’Activité du Concessionnaire), grâce de tension, etc.)
à la définition et l’utilisation d’indicateurs
pertinents.

17

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Éléments de méthode
EXEMPLES
Depuis 1995, les projets d’installations de
Dans le cadre de sa politique de contrôle
de la concession électricité, le SIEL (Syndi- production d’électricité à partir d’énergies
cat Intercommunal d’Energies de la Loire) renouvelables réalisés sur des sites isolés en
mène des actions telles que : substitution d’extensions de réseaux et les
Amélioration de la qualité de l’énergie actions de maîtrise de la demande d’élec-
fournie et des services rendus : tricité permettant de décaler des renforce-
z Sondages (mesures et calculs) portant sur ments peuvent être aidés par le FACE (fonds
la qualité de la fourniture d’énergie qui est d’amortissement des charges d’électrifica-
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

essentielle pour certaines activités. tion). Les aides du FACE sont accordées aux
z Recensement des ouvrages vétustes au collectivités maitres d’ouvrage (Commune,
quotidien.
z Réalisation d’audits sur le service ren- syndicat…) pour des ouvrages qui sont,
du dans les agences des concession- après construction, intégrés dans la conces-
naires ou par des sondages auprès des sion des distributeurs d’électricité.
consommateurs.
Contactez votre Syndicat d’Energie pour :
Liaison avec les communes et les z Connaître les projets en cours de maîtrise
consommateurs : de l’énergie ou d’énergies renouvelables
z Réalisation d’une enquête annuelle financés par le FACE.
qui permet de mesurer et comparer la z Demander des études de faisabilité pour
satisfaction des consommateurs et la
des projets dans votre commune.
qualité du service reçu.
z Prise en compte les demandes particu-
lières, par exemple au sujet du coût de dé-
placement d’un ouvrage. Un suivi est réa- EXEMPLES
lisé, avec, si nécessaire, une conciliation. Depuis 1998, le SIEL (Syndicat Intercom-
munal d’Energies de la Loire), en coo-
Un inventaire précis du patrimoine de pération avec ErDF-GrDF Services Loire
la collectivité : ainsi que l’ADEME, conduit régulièrement
z Fiabilisation de la base de données des opérations pilotes de maîtrise de la
décrivant le patrimoine de la conces- demande d’électricité (réseaux), finan-
sion en concertation avec les conces- cées par le Fonds d’Amortissement des
sionnaires : [Link] Charges d’Electrification (FACE) :
munes/[Link] [Link]
[Link]

Outils et références Le SIEL apporte également un sou-


Pour le CRAC, contactez : tien aux collectivités qui souhaitent
z Votre Syndicat d’Energie. mettre en œuvre une installation de
z La FNCCR (Fédération Nationale des production décentralisée à partir d’EnR
Collectivités Concédantes et Régies) : (énergies renouvelables) : chaufferie
[Link] bois, cogénération, électricité pho-
tovoltaïque... Par transfert de com-
pétence de la commune, le SIEL peut
également assurer le financement, la réa-
INDICATEURS
lisation et l’entretien de ces installations :
z Prise de connaissance du CRAC. [Link]
z Évaluation de la qualité de la fourniture gies_renouvelables.htm
d’énergie.

Outils et références
Consolider C Logiciel « EVE » de simulation d’effets de
maîtrise de l’énergie sur des réseaux en
Etudiez la possibilité d’élaborer contrainte
des programmes de maîtrise
de l’énergie et d’énergies
INDICATEURs
renouvelables non raccordées
avec les gestionnaires / kWh teqCO2 économisés grâce aux ac-
tions effectuées.
concessionnaires des réseaux

18

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Décoller B Devenir exemplaire A
Elaborez des programmes locali- Effectuez la programmation
sés de maîtrise de l’énergie avec énergétique du territoire à partir
les gestionnaires / concession- de l’analyse de la demande du
naires des réseaux territoire et des potentiels EnR

Explication de l’action Explication de l’action


GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

Montez une action pilote de MDE sur une Pour être plus rationnelles, les politiques
zone particulière, en coordonnant tous les in- locales climat-énergie doivent nécessaire-
tervenants, en premier lieu le Syndicat d’En- ment passer par une analyse initiale appro-
ergie et le gestionnaire de réseau électrique : fondie de la situation énergétique sur le ter-
ritoire concerné.
Éléments de méthode
Il est par exemple possible de proposer :
Éléments de méthode
z Données usagers (agrégées) et réseaux Cette analyse, préalable à tout plan d’ac-
fournies par les gestionnaires des réseaux, tion, est la photographie à partir de laquelle
z Conseils études et incitations grand-public, construire le programme adapté à la situa-
z Conseils et études bâtiments publics, tion locale. Comment, en effet, évaluer de
z Actions commerciales des fournisseurs manière optimale les investissements d’ef-
orientées maîtrise de l’énergie grâce aux ficacité énergétique et de production par
Certificats d’Economie d’Energie, énergies renouvelables, ainsi que le dimen-
z Actions ciblées sur les zones où le réseau sionnement des réseaux publics d’énergie,
est en contrainte, sans connaître précisément les besoins par-
z Montage de dossiers FACE de type ticuliers des territoires ?
« macro ».
Initiées au milieu des années 1990 par les
problématiques d’électrification en zone ru-
EXEMPLES rale, des méthodes géostatistiques, croisant
Régie Communale de Montdidier. 2004 usages, réseaux et activités économiques
lancement de l’opération « Ville Pilote ont été élaborées dans le domaine de l’élec-
en maîtrise de l’énergie », portée par un tricité. Elles ont permis d’établir la connais-
accord-cadre entre la Régie, la ville, la Ré- sance préalable de la situation énergétique
gion Picardie et l’ADEME et accompagnée d’un territoire et ce, de manière dynamique
par le bureau d’études Energies Demain. et à une maille territoriale fine (la commune).
La Régie joue un rôle d’accompagnateur Elles permettent maintenant de construire
des usagers face aux défis énergétiques, des programmes locaux optimisés selon
en complément de son rôle traditionnel
les spécificités du territoire étudié (besoins,
de distributeur de proximité. L’échelle du
territoire présente un intérêt réel pour réseaux, productions renouvelables ther-
initier de telles opérations : la reconnais- miques ou électriques, etc.).
sance locale de la Régie et la facilité des
échanges d’informations entre les ser-
vices, les élus de la Ville et la Régie sont l’un EXEMPLES
des facteurs de réussite du programme :
Etude actuellement en cours sur la Com-
[Link] w [Link]/fr/euro -
munauté Urbaine de Dunkerque
pean-league/european-best-practices/
m o ntd i d i e r- p i l o t- tow n - i n - e n e rg y-
saving?Itemid=431
[Link]

Outils et références
Méthode d’opérations de MDE/FACE de
type « macro »

INDICATEURS
teqCO2 et kWh économisés
19

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 6
CRÉER ET EXPLOITER DES RÉSEAUX DE tableur
CHALEUR RENOUVELABLE
Les réseaux de chaleur sont reconnus par le Grenelle de l’environnement comme un
vecteur incontournable de valorisation de la chaleur renouvelable dans les bâtiments.
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

Leur taux moyen de 27 % d’utilisation des énergies renouvelables ou de récupération


au niveau national peut encore progresser fortement et ils disposent d’une marge de
développement importante pour alimenter plus de bâtiments (création de petits ré-
seaux en zones rurales, extension et densification de réseaux existants en zones ur-
baines).

Un réseau de chaleur (encore appelé « réseau ou boucle primaire ») se compose d’un


ensemble de production (une chaufferie bois, gaz, fioul et/ou charbon, une usine d’in-
cinération de déchets ménagers, des puits géothermiques, une récupération d’énergie
sur un site industriel…), d’organes de transport (canalisations d’eau chaude, d’eau sur-
chauffée ou de vapeur) et enfin de sites de distribution-livraison (appelées sous-sta-
tions), situés généralement dans les bâtiments à desservir.

Au niveau de ces sous-stations s’opèrent les échanges de chaleur avec les organes de
distribution et les émetteurs de chaleur des immeubles et bâtiments à desservir. Ces
organes de distribution-émission, séparés hydrauliquement du réseau principal (au ni-
veau des échangeurs), appartiennent donc à un second réseau, appelé « secondaire »,
propre à chaque abonné ou bâtiment desservi. Le réseau « secondaire » est donc un
ensemble à part qui permet d’envoyer de l’eau chaude dans les radiateurs ou encore de
stocker cette énergie pour produire de l’eau chaude sanitaire en utilisant des ballons.

Les réseaux de chaleur sont dotés d’une efficacité énergétique très élevée (rendements
instantanés supérieurs à 90%), au contraire des petites chaufferies collectives et sur-
tout individuelles. Ils permettent une maîtrise des rendements des installations de pro-
duction et des émissions polluantes et un suivi/une réduction des émissions de CO2
(meilleure combustion et énergies renouvelables).

A partir de 2 MW et jusqu’à 20 MW de puissances thermiques cumulées, les sites de pro-


duction de chaleur sont soumis à « simple déclaration » au titre des ICPE (installations
classées pour la protection de l’environnement).

Les réseaux de chaleur sont des outils locaux d’aménagement du territoire pour les
collectivités. Ils permettent également de fournir de l’énergie à bas prix à de nombreux
logements sociaux, principaux abonnés des réseaux. Leurs caractéristiques multi-éner-
gies sont un atout fort dans le contexte actuel de volatilité des prix de certaines éner-
gies et de l’ouverture des marchés.

Outils et références
AMORCE, réseau de collectivités spécialisé entre autres sur les réseaux de chaleur :
[Link]

20

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Ceci constitue souvent une première étape,
Démarrer D qui permettra ensuite d’élargir la réflexion :
raccordement d’autres acteurs aux réseaux,
Envisagez la création d’un réseau réflexion sur l’approvisionnement en bois et
de chaleur alimenté en énergies l’opportunité de la création d’une filière bois
renouvelables ou suivez le locale, etc.
fonctionnement de votre réseau
de chaleur existant Si vous disposez d’un réseau de chaleur, en-
visagez son extension ainsi que, si cela n’est
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

pas le cas, un mix énergétique supérieur à


Explication de l’action 50  % d’énergies renouvelables.
Si vous disposez déjà d’un réseau de chaleur
alimenté en EnR, commencez par suivre son Éléments de méthode
fonctionnement. Sinon, envisagez la créa- Juridiquement et/ou fiscalement parlant,
tion d’un tel réseau. on parle de réseau de chaleur quand le ré-
seau dessert au moins un abonné différent
Éléments de méthode du maître d’ouvrage (la plupart du temps
public : une ville, une intercommunalité,
Suivi du réseau de chaleur :
un syndicat d’énergie, bientôt un conseil
Lorsqu’il y a vente à des tiers, on constate
général ou régional par le biais des établis-
généralement que les réseaux de chaleur
sements de formations – collèges et lycées
réalisés en milieu rural sont plutôt exploités
par exemple(4)). Dans ce cas, on est face à un
en Régie (avec ou sans contrat spécifique
service public de vente et de distribution de
d’exploitation).
chaleur.
Les réseaux de chaleur « urbains » (supé-
rieurs à plusieurs MW) sont, quant à eux, la
Un ensemble de conséquences juridiques,
plupart du temps gérés en délégation de
budgétaires, comptables et fiscales découle
service public (DSP).
de cette situation qui influe sur le prix, la
Dans tous les cas, il revient à la collectivité la
qualité et les obligations liées à la mise en
responsabilité du contrôle de la bonne ges-
place d’un service public, (égalité d’accès et
tion technique et financière du réseau.
de traitement dans la tarification, continuité
du service, équilibre budgétaire en recettes
et dépenses par les seules activités du ser-
INDICATEURS
Suivi du réseau de chaleur effectué. vice mis en place…). Le Service est ainsi qua-
lifié juridiquement de SPIC (Service Public à
caractère Industriel et Commercial) qui bé-
néficie d’une fiscalité particulière :
Consolider C z TVA à 5,5 % sur la partie fixe (l’abonne-
ment) : énergie de réseaux,
Etudiez l’opportunité et/ou z TVA à 5,5 % sur la partie variable (fonction
la faisabilité d’un réseau de des consommations), si le mix énergétique
chaleur alimenté en énergies est constitué à minima de 50 % d’énergies
renouvelables (EnR) ou projetez renouvelables et de récupération.
La tarification est différente dans chaque
l’évolution de votre réseau collectivité (comme le prix des déchets ou
vers des extensions et un mix de l’eau).
énergétique supérieur à 50 %
d’EnR. Lors du dimensionnement des installations
de réseau de chaleur, n’hésitez pas à dimen-
sionner la taille de la chaufferie en anticipant
Explication de l’action votre programme de réhabilitation des bâ-
Si vous ne disposez pas de réseau de cha- timents publics et privés, afin que votre ré-
leur sur votre collectivité, lancez une étude seau soit viable économiquement avec des
d’opportunité et/ou de faisabilité pour la bâtiments moins consommateurs d’énergie
création d’un réseau de chaleur renou- qu’aujourd’hui.
velable (bois, géothermie, UIOM – usine
d’incinération des ordures ménagères…) (4)
Source : AMORCE
alimentant les bâtiments publics et privés.

21

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


L’article 85 de la loi Grenelle 2 permet à créer situé sur son territoire aux conditions
toute collectivité qui souhaite créer ou res- suivantes :
tructurer un réseau de chaleur dont le mix z il est alimenté à plus de 50 % par une éner-
énergétique est supérieur à 50 % d’énergies gie renouvelable ou de récupération,
renouvelables et de récupération (récupé- z un comptage des quantités d’énergie li-
ration de l’énergie, sous forme de chaleur, vrées par point de livraison est assuré,
issue de l’incinération des ordures ména- z l’équilibre financier de l’opération pendant
gères), après simple délibération motivée la période d’amortissement des installa-
et sans enquête publique de « classer » le tions est assuré au vu des besoins à satis-
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

réseau de chaleur. Grâce à cette démarche faire, de la pérennité de la ressource en


prospective, tout bâtiment à réhabiliter ou à énergie renouvelable ou de récupération
construire et équipé d’un chauffage dont la et compte tenu des conditions tarifaires
puissance est supérieure à 30 kW peut se re- prévisibles.
trouver dans l’obligation d’un raccordement
au réseau (Cf. Action 6.B). Les réseaux existants font l’objet d’un au-
dit énergétique examinant les possibilités
d’amélioration de leur efficacité énergé-
Outils et références tique.
Enquête sur les réseaux de chaleur au
bois (CIBE – AMORCE - ADEME). Ce classement est prononcé par délibération
Contrats de délégation du service public de la collectivité ou du groupement de col-
de distribution d’énergie calorifique – lectivités pour une durée déterminée qui ne
Préconisations en vue de l’actualisation peut excéder trente ans. L’enquête publique
de la circulaire de 1982, AMORCE-ADEME, n’est pas nécessaire.
Février 2011.
La décision de classement précise la zone
de desserte du réseau et définit sur tout ou
INDICATEURS partie de la zone de desserte du réseau un
Etude de faisabilité / d’opportunité réali- ou plusieurs périmètres de développement
sée. prioritaire.
Ces périmètres doivent être compatibles
avec les dispositions des documents d’urba-
nisme en vigueur. »
Décoller B
« Dans les zones délimitées par le ou les péri-
Réalisez un réseau de chaleur ali-
mètres de développement prioritaire, toute
menté en énergies renouvelables installation d’un bâtiment neuf ou faisant
(EnR) ou convertissez aux EnR un l’objet de travaux de rénovation importants,
réseau existant qu’il s’agisse d’installations industrielles ou
d’installations de chauffage de locaux, de cli-
matisation ou de production d’eau chaude
Explication de l’action
excédant un niveau de puissance de 30kW,
Après ces phase nécessaires d’études, réali- doit être raccordée au réseau concerné,
sez un réseau de chaleur alimenté en EnR ou même si cette obligation de raccordement
convertissez aux EnR un réseau existant. ne fait pas obstacle à l’utilisation d’installa-
tions de secours ou de complément. »
Éléments de méthode
Tarification :
Les systèmes de chauffage basés sur des ré- Le prix de vente de la chaleur aux abonnés
seaux de chaleur utilisant le bois-énergie, la et son évolution sont encadrés contractuel-
géothermie, des énergies de récupération… lement (par le contrat de DSP, le Règlement
à la place du fioul sont de bons exemples de de Service et la Police d’abonnement). Ce
substitution efficace et économique. paramètre est essentiel pour la satisfaction
des usagers et le développement du réseau.
« Classement » du réseau, Loi Grenelle II, Ar- Le prix de vente moyen est calculé par la
ticle 85 : somme des charges fixes et variables an-
« Afin de favoriser le développement des nuelles, inhérentes au fonctionnement du
énergies renouvelables, une collectivité ter- réseau de chaleur, divisée par le volume to-
ritoriale ou un groupement de collectivités tal d’énergie distribué.
territoriales peut classer un réseau de distri-
bution de chaleur et de froid existant ou à

22

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Le suivi de l’enquête « prix de vente de la cha- La commune de Felletin (23 – 1889 hab.)
envisage en 1999 de repenser le système
leur » publiée chaque année par AMORCE
de chauffage obsolète de certains bâti-
permet de situer le réseau par rapport à la ments communaux et, par la même occa-
moyenne nationale basée sur plus de 300 sion, de se poser la question du combus-
réseaux. tible. La collectivité s’oriente alors vers la
Les réseaux dont le mix énergétique est à création d’un réseau de chaleur alimenté
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

plus de 50 % d’énergies renouvelables et/ au bois. Pour que ce dernier soit viable,
ou de récupération bénéficient d’un taux il faut trouver de gros consommateurs :
de TVA de 5,5 % sur la fourniture de chaleur. la scierie fournisseuse (Creuse-Sciage)
Le suivi du mix énergétique et des condi- pour alimenter son séchoir à bois, les
bâtiments municipaux, tous les HLM, les
tions de refacturation de la chaleur (par les
scolaires, la maison de retraite, le lycée....
bailleurs par exemple) sont alors très impor- Une usine de cogénération bois avec ap-
tants pour s’assurer que les usagers bénéfi- point gaz est ainsi créée, ce qui a d’ailleurs
cient de cet avantage. permis l’alimentation du village en gaz de
ville (il n’en bénéficiait pas auparavant).
Outre les intérêts écologiques évidents,
EXEMPLES cette réalisation innovante présente
de nombreux avantages économiques:
La commune de Fraïsse sur Agoût (34 – résolution du problème des produits
400 hab.) a créé un un réseau de chaleur connexes de scieries de la région, création
fonctionnant au bois, avec appoint fioul. de dix emplois directs sur le site : http://
Le combustible bois est constitué de pla- [Link]/fr/french-league/
quettes forestières issues de la forêt com- french-best-practices/usine-de-cogene-
munale, ce qui permet de valoriser cette ration-bois-a-felletin-23?Itemid=426
ressource locale. Plus d’informations :
« Guide des initiatives éco-responsables
pour l’avenir des collectivités tarnaises »,
CAUE du Tarn et les cinq Pays du Tarn, Outils et références
Mai 2009 : [Link] Enquête sur le prix de vente de la chaleur
caue81/[Link] (AMORCE-ADEME : Série économique -
RCE 09 – Mars 2010).
Le réseau de chaleur de Besançon (117 Enquête AMORCE-ADEME sur les condi-
836 hab,) est alimenté par différentes tions de vente de la chaleur (prévue fin
sources (fioul, gaz, cogénération, in- 2010).
cinération des déchets). En 2005, une Enquête sur les réseaux de chaleur au
chaufferie bois de 7,3 MW, entièrement bois (CIBE – AMORCE - ADEME).
automatique, a permis de remplacer un Guide d’élaboration d’un contrat de DSP –
générateur fioul. Elle couvre environ 20 % AMORCE ADEME 2010 à paraître.
des besoins de chaleur du réseau. Par Financement : Fonds chaleur. Dossier de
ailleurs, une tarification incitative aux éco- demande d’aide auprès des Directions
nomies d’énergie a été mise en place  : les Régionales de l’ADEME : [Link]/
clients qui consomment moins que leur regions
consommation de référence bénéficient,
en plus de ces économies d’énergie, d’un
bonus sur le prix de vente. Cette prime est
INDICATEURS
financée par un malus pour ceux qui dé-
passent leur consommation de référence : z Nombre de réseaux de chaleur EnR sur le
[Link] territoire, longueur de canalisation, puis-
tration/modules/ged/download_public. sance installée.
php?mod=ged&code=081114064127. z % de chaleur distribuée sur le(s) réseau(x)
pdf&nom=chaufferie_bois_et_reseau_ issues de sources renouvelables.
de_chaleur_planoise_besancon_(25)
Indicateurs de tarification :
z Prix HT et prix TTC, proportion de la part
fixe (abonnement) et de la part variable
(énergie) dans la facture moyenne aux
usagers.

23

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Devenir exemplaire A
Étendez et densifiez votre réseau
de chaleur par la réalisation d’un
Schéma directeur de réseau de
chaleur

Explication de l’action
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

Réalisez un « Schéma directeur de réseau


de chaleur » qui vous permettra de réaliser
avec les différents acteurs potentiellement
concernés (acteurs privés, autres bâtiments
publics) une projection de l’évolution tech-
nique du réseau et du mix énergétique à
l’horizon 2020. Prenez en compte de ma-
nière globale tous les projets présents sur
le territoire (HLM, gros ensembles, indus-
trie…).

Éléments de méthode
La mobilisation spécifique du Fonds chaleur
renouvelable de l’ADEME :
L’incitation au développement de réseaux
intégrant au moins 50 % d’énergies renou-
velables et/ou de récupération se concrétise
par des financements spécifiques.
Le nouveau système d’aide à l’investisse-
ment, via le Fonds Chaleur géré par l’ADEME,
est ainsi attribué, entre autres :
z Aux créations ou extensions de réseaux à
condition que ceux-ci délivrent une cha-
leur intégrant à minima 50 % d’énergies
renouvelables et/ou de récupération.
z Aux projets d’extension sur des réseaux
avec engagement d’atteindre 50 % d’éner-
gies renouvelables et/ou de récupération
dans un délai à définir.

Ainsi, même les extensions de réseaux dont


des besoins ne sont pas couverts initiale-
ment par 50 % d’énergies renouvelables
pourront bénéficier d’une aide, condition-
née à la réalisation d’un « schéma directeur
du réseau » démontrant que ce taux sera at-
teint dans les prochaines années.

Outils et références
« Elaboration du schéma directeur d’un
réseau de chaleur » – AMORCE-ADEME
2009 : Série technique – RCT 30 – octobre
2009

24

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ligne 7
SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DES ÉNER- tableur
GIES RENOUVELABLES SUR LE TERRITOIRE
Les différents acteurs du territoire (collectivités, entreprises, citoyens) peuvent produire
de l’énergie localement à partir de sources renouvelables (solaire, biomasse, hydrau-
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

lique, éolien, géothermie). La production locale d’énergie permet à la fois de créer des
emplois locaux non délocalisables et de développer le territoire. Ceci est particulière-
ment vrai quand les acteurs locaux sont directement impliqués, y compris financière-
ment, dans les projets (soit en investissement direct, soit à travers la participation au ca-
pital d’une structure tiers : régie, Entreprise Publique Locale -EPL-, Société Coopérative
d’Intérêt Collectif -SCIC-, Société par Actions Simplifiée -SAS-,…).
Par ailleurs, la production locale concourt dans un effort à plus grande échelle (Europe)
à réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de pays lointains et à sécuriser l’approvi-
sionnement énergétique.

Vous pouvez également créer un méca-


Démarrer D nisme de soutien aux EnR, par exemple en
lançant sur votre territoire une OPAH avec
Faites connaître et/ou créez volet énergie, (opération programmée
des mécanismes de soutien aux d’amélioration de l’habitat) et y intégrer des
énergies renouvelables aides spécifiques EnR.

Appuyez vous sur les relais existants pour


Explication de l’action diffuser cette information :
De nombreux mécanismes de soutien aux z Espace Info Energie pour les particuliers :
énergies renouvelables existent : faites-les mettez à disposition dans les bâtiments
connaître en diffusant l’information. Vous ouverts au public de la documentation sur
pouvez également les compléter en créant les EIE, qui se chargeront de renseigner les
un dispositif local. particuliers.
z Chambres consulaires et fédérations pour
Éléments de méthode les entreprises.
On peut par exemple citer :
Si vous décidez de créer un mécanisme de
Mécanismes nationaux :
soutien aux EnR, étudiez bien sa compati-
z Le fonds chaleur, destiné aux entreprises
bilité et l’effet de son additionnalité avec
(industrie, tertiaire, agriculture), aux col-
les mécanismes déjà existant aux autres ni-
lectivités et à l’habitat collectif (bailleurs
veaux (national, régional, local...) afin de ne
sociaux, copropriétés non éligibles au
pas arriver au final au résultat inverse (baisse
crédit d’impôt) pour des capacités d’instal-
de l’aide totale apportée au particulier ou à
lation importantes. Dossier de demande
l’entreprise).
d’aide auprès des Directions Régionales de
l’ADEME : [Link]/regions,
z Le crédit d’impôt,
EXEMPLES
z Le tarif d’achat .
Depuis 2005, la ville de Pamiers (09 –
Mécanismes régionaux : 15 702 hab.) subventionne l’achat de
chauffe-eau solaire. Cette subvention est
Renseignez-vous sur les sites internet et au-
maintenant gérée par la communauté de
près de votre Conseil Régional et Direction communes du pays de Pamiers.
Régionale de l’ADEME OPAH du Pays Berry Saint-Amandois :
Aide de 50 % d’un montant de travaux
Mécanismes autres : plafonné à 1 500 € pour les instal-
Départementaux, du PNR, du pays, de l’EPCI, lations solaires thermiques.
de certaines communes....

25

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du dossier. Ce délai a été fixé « afin que cette
Outils et références procédure n’entrave pas le développement
de l’éolien ».
Contactez votre Direction Régionale de
l’ADEME pour connaître les différents mé-
Le rôle particulier de la collectivité dans le
canismes de financement existants.
développement de l’éolien doit être souli-
gné. La collectivité propose la création de
Zones de Développement de l’Eolien (ZDE)
INDICATEURS
et participe ainsi directement au choix des
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

Part d’EnR dans la consommation d’éner- zones potentielles d’implantation. Elle a un


gie du territoire. rôle clé dans la concertation avec la popu-
Puissance installée en EnR.
lation. Elle doit diffuser l’information, être
Surface installée (par habitant) de pan-
neaux solaires thermiques et photovol-
moteur et garantir la sérénité des échanges
taïques.
locaux et répondre aux interrogations légi-
times des habitants.

Consolider C EXEMPLES
Schéma de développement éolien du
Identifiez et faites connaître le
Pays des Mauges : plusieurs communes
potentiel de développement du Pays des Mauges ont été contactées
des énergies renouvelables sur par des opérateurs éoliens afin d’étudier
l’intérêt de la création de [Link] à
le territoire, étudiez la création
ces démarches les élus du territoire ont
de zones de développement de décidé d’anticiper le dialogue avec les
l’éolien acteurs de la filière éolienne, les autori-
tés déconcentrées de l’Etat et la popula-
tion et d’établir un schéma de dévelop-
Éléments de méthode pement éolien pour les Mauges : http://
[Link]/efficacite.
Identifiez et faites connaître le potentiel php?page=efficacite_eolien&id=344
de développement des énergies renouve-
lables sur le territoire De nombreux PNR ont également élabo-
Identifiez le potentiel de développement ré des schémas éoliens ou doctrines éo-
des énergies renouvelables sur votre ter- liennes : PNR Cap et Marais d’Opale, PNR
ritoire (Cf. Fiche «Stratégie», Action 3.B) et du Haut Languedoc...
faites-le connaître afin de permettre aux
La communauté de communes du Haut-
habitants et acteurs du territoire de mieux
Vivarais a procédé à une étude paysagère
s’approprier la connaissance énergétique de et une concertation exemplaires pour le
leur territoire. choix de son parc éolien, qui n’a suscité
Ce travail de sensibilisation permettra éga- aucune opposition organisée de la part
lement de chasser certaines idées reçues des habitants. Les 6 éoliennes du parc de
(les énergies renouvelables qui présentent la Citadelle attirent même des visiteurs !
le plus fort potentiel de développement ne [Link]
sont pas forcément celles qu’identifieraient eolien-de-la-Citadelle
en premier lieu les habitants des acteurs du
territoire).
Outils et références
Etudiez la création de zones de dévelop- « L’élu et l’éolien. L’essentiel de ce que
pement de l’éolien les collectivités doivent savoir. », Cléo et
La loi POPE du 13 juillet 2005 a introduit le AMORCE, Mai 2010.
principe de création de ZDE permettant aux
installations éoliennes qui y sont situées de « Guide de recommandations. Les Epl et
l’éolien : modalités d’intervention des
bénéficier de l’obligation d’achat. Les ZDE
collectivités territoriales », Fédération des
sont arrêtées par le préfet, sur proposition
Entreprises Publiques Locales, 2010.
des communes concernées ou sur propo-
sition d’un Etablissement Public de Coo-
pération Intercommunale (EPCI) à fiscalité
propre, sous réserve de l’accord des com-
munes figurant dans le périmètre proposé.
Le préfet dispose de six mois pour s’instruire

26

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Le réseau CLEO (Collectivités Locales gétique. Vous développez également de
Eoliennes, réseau créé par le CLER et nouvelles activités économiques en valori-
AMORCE) a pour objectifs de faire en- sant les ressources locales.
tendre au niveau national la voix des élus
locaux favorables au développement de
EXEMPLES
projets éoliens de qualité et de mutua-
liser les informations et les expériences La communauté de communes du Mené
pour faciliter l’accompagnement, voire le (Bretagne, 6200 habitants) se donne pour
montage des projets par les collectivités : objectif de devenir un « territoire à énergie
[Link] positive » d’ici 2012 (chaleur et électricité),
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

[Link] c’est-à-dire un territoire qui produit plus


d’énergie qu’il n’en consomme – d’abord
en réduisant ses besoins d’énergie puis en
INDICATEURS subvenant aux besoins restants par des
énergies renouvelables locales. Elle a à cet
Nombre de ZDE créées. effet mis en place plusieurs actions (mise
Etude de potentiel d’énergies renouve- en route d’une huilerie et de deux réseaux
lables effectuée et portée à connaissance. de chaleur au bois).
En 2010, plusieurs actions étaient en cours
: finalisation du projet d’unité de méthani-
sation territoriale Géotexia (couverture de
Décoller B l’équivalent de la consommation de 4 000
foyers en chauffage), lancement d’un pre-
Elaborez un plan d’actions per- mier parc éolien (couverture des besoins
mettant de développer l’ensemble domestiques en électricité de la commu-
nauté de communes hors chauffage élec-
du potentiel d’énergies renouve- trique), 3 nouveaux réseaux de chaleur
lables sur le territoire sont en cours de réalisation... Un réflexion
prospective sur le bouclage énergétique
Explication de l’action du territoire est en cours : [Link]
[Link]/fr/french-league/french-best-
Elaborer votre de plan de développement practices/la-communaute-de-communes-
des énergies renouvelables permettant de du-mene-le-plein-denergie?Itemid=426
développer l’ensemble du potentiel de votre
territoire. La ville de Montdider ambitionne de pro-
duire plus de la moitié de sa consomma-
tion d’énergie à partir des énergies renou-
Éléments de méthode velables d’ici 2015, tout en réduisant par
Votre plan de développement des énergies 4 les émissions de gaz à effet de serre à
l’horizon 2050. Dans ce cadre, la commune
renouvelables devra comprendre a minima
et sa régie municipale ont créé le premier
l’objectif de la France de porter la part des parc éolien public directement porté par
énergies renouvelables à au moins 23 % une commune en France. La production
de sa consommation d’énergie finale d’ici à éolienne couvrira la moitié de la consom-
2020. Cet objectif correspond à un minima : mation électrique de la commune (19GWh
en effet, le potentiel de développement des par an). Ce parc éolien, entré en service au
énergies renouvelable varient selon chaque printemps 2010, comprend 4 éoliennes
territoire et ses ressources. Les territoires ru- d’une puissance de 2 mégawatts chacune.
raux recèlent de fait une partie proportion- D’un budget total de 11,14 millions d’eu-
ros, le projet a bénéficié de subventions
nellement beaucoup plus importante des
de la Région, du Feder et du Département.
« gisements » d’énergies renouvelables. Les retombées économiques de l’exploi-
tation du parc éolien de Montdidier per-
De nombreux territoires ruraux ou petites mettront de financer plusieurs actions
collectivités disposent ainsi d’un poten- significatives (mesures liées à l’effacement
tiel de développement des EnR largement des réseaux électriques situés dans le pé-
supérieur à cet objectif et peuvent couvrir rimètre des monuments historiques et
une part beaucoup plus importante de leur à l’amélioration de leur qualité, actions
consommation d’énergie par des EnR pro- de maîtrise de l’énergie et de dévelop-
pement des énergies renouvelables sur
duites localement. En dépassant l’objectif
le patrimoine communal ainsi que sur le
de 23 %, qui constitue un objectif moyen à territoire...) : [Link]
niveau national, vous contribuez ainsi à une fr/french-league/french-best-practices/
solidarité nationale et européenne tout en le-parc-eolien-public-de-la-regie-commu-
réduisant votre dépendance dépendance nale-de-montdidier?Itemid=426
énergétique vis-à-vis de pays lointains et en
sécurisant votre approvisionnement éner-

27

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


INDICATEURS EXEMPLES
z Part d’EnR dans la consommation d’éner- SCIC Enercoop Ardennes-Champagne,
gie du territoire, coopérative régionale de production
z Puissance installée en bois-énergie (ré- d’électricité et de services énergétiques :
seaux de chaleur, cogénération, chauffe- [Link]
ries) par rapport à l’objectif fixé [Link]/
z Surface installée (par habitant) de pan- Eoliennes en Pays de Vilaine, projet d’éo-
neaux solaires thermiques et photovol- lien citoyen : [Link]
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

taïques par rapport à l’objectif fixé. SCIC bois énergie du Pays de Dinan
SCIC Haute Mayenne Bois-Energie

Devenir exemplaire A Outils et références

Impliquez et coordonnez les L’association Hespul géolocalise les pro-


jets et réalisations collectives de systèmes
acteurs du territoire dans photovoltaïques :
la mise en œuvre du plan [Link]
d’actions à travers des montages 8&client=firefox-a&gl=fr&hl=fr&ie=UTF
8&source=embed&msa=0&msid=20442
d’opérations participatives 3008889182824638.00049bc4ee5bd11
281c4f&ll=46.346928,3.22998&spn=10.
Explication de l’action 072435,16.369629&z=6
Le développement des unités de production Association énergie partagée sur l’inves-
d’électricité d’origine renouvelable, aussi in- tissement citoyen : [Link]
dispensable qu’il soit, se fait dans la majorité [Link]/
des cas sans l’implication des citoyens et des
acteurs du territoire. Le montage d’opéra-
tions participatives comme la création d’une INDICATEURS
Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC)
z Part d’EnR dans la consommation
ou d’une SCOP (Société Coopérative de Pro-
d’énergie du territoire,
duction) permet d’impliquer des acteurs pri- z Puissance installée en bois-énergie (ré-
vés et publics et des habitants dans le déve- seaux de chaleur, cogénération, chauf-
loppement des énergies renouvelables sur feries),
leur territoire. z Surface installée (par habitant) de pan-
neaux solaires thermiques et photovol-
Éléments de méthode taïques.
z Nombre de structure de concertation,
Ce type de montage permet ainsi : de montage de projet, nombre d’ac-
z De réunir le capital nécessaire pour investir teurs impliqués…
dans des moyens de production d’énergies z Nombre d’actions / d’outils d’informa-
renouvelables et locales (éolien, solaire, tion, de communications de concerta-
biomasse, hydraulique). tion…
z De permettre aux citoyens de se réappro-
prier les moyens de production d’énergie
renouvelable et de consommer de l’éner-
gie issue de sources renouvelables pro-
duite localement.
z Et même de proposer des services éner-
gétiques permettant la réduction des
consommations et/ou la substitution par
des solutions adaptées (études, conseils
d’orientation énergétiques, diagnostics
thermiques approfondis, thermographies,
assistance à la maîtrise d’ouvrage...). C’est
par exemple le cas d’Enercoop Ardennes.

Vous pouvez également créer ou participer


à une société d’économie mixte (SEM) afin
de développer les énergies renouvelables
et la maîtrise de l’énergie sur votre territoire.

28

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


ligne 8
OPTIMISER L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE tableur
ET DÉVELOPPER LES ENERGIES
RENOUVELABLES sur les réseaux
d’eau et d’assainissement
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

Les réseaux d’eau et d’assainissement peuvent être optimisés pour réduire leur consom-
mation d’énergie et il est possible d’y installer des systèmes de production d’énergie
renouvelable : récupération de chaleur résiduelle, turbinage des eaux...

En Suisse, les réseaux d’eau potable consomment en moyenne 20 % de l’électricité uti-


lisée par les collectivités publiques – soit 400 millions de kWh par an, ce qui correspond
à la consommation des ménages de la ville de Zurich. Cette dépense peut représenter
le quart des frais variables de la distribution d’eau. Des études menées en Suisse sur
4 villes montrent que le potentiel de réduction des consommations énergétiques varie
de 20 à 50 %.

Elle en a profité, dans le cadre de l’action


Démarrer D « Energie dans les infrastructures » du pro-
gramme de Suisse Energie, pour étendre
Réalisez un audit énergétique des son analyse aux aspects d’optimisation
réseaux d’eau et d’assainissement énergétique, afin d’améliorer la gestion
du réseau d’eau et d’en diminuer ainsi les
coûts d’exploitation.
Explication de l’action Cette analyse énergétique avait pour
but l’élaboration d’une base de décision
L’objectif est d’identifier les éventuels dys- chiffrée tenant compte des différents
fonctionnements de vos réseaux d’eau et consommateurs d’énergie et permet-
d’assainissement et de proposer des me- tant à l’exploitant de définir précisément
sures hiérarchisées d’optimisation énergé- les mesures à prendre afin d’établir un
tique et de développement des énergies programme d’investissement. Elle a
renouvelables sur ces réseaux. mis en valeur deux mesures d’amélio-
ration immédiate (détection des fuites
et mise en place d’un nouvel auto-
Éléments de méthode mate de régulation) et deux mesures à
prendre dans les 5 ans (remplacement
Une optimisation énergétique nécessite
de pompes sur deux secteurs) : http://
deux analyses distinctes et successives : [Link]/php/modules/publi-
z Une première analyse sommaire permettra kationen/[Link]?extlang=fr&name=
d’estimer le potentiel énergétique du ré- fr_341269329.pdf&endung=Analyse%20
seau de distribution. Elle servira également %E9nerg%E9tique%20du%20
à contrôler les résultats des mesures déjà r%E9seau%20d%27eau%20de%20la%20
prises. Commune%20de%20St-Blaise
z Une seconde analyse détaillée permettra
de mettre en évidence les mesures éner-
gétiques réalisables, les investissements INDICATEURS
qu’elles requièrent et leur rentabilité. Potentiel d’économies d’énergie et de
production d’énergies renouvelables réa-
lisable
EXEMPLES
La commune de St-Blaise, en Suisse, vou-
lait réaliser son plan directeur de la distri-
bution de l’eau (PDDE).

29

CLIMAT PRATIC / GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE Retour Sommaire


Certaines aides de l’agence de l’eau sont
Consolider C par ailleurs conditionnées à ce taux de
rendement du réseau.
Détectez les fuites et renouvelez De plus, une dizaine de compteurs de sec-
les conduites torisation a été mise en place au niveau
de l’entrée de la distribution depuis 6 ans.
Le suivi journalier des consommations est
Explication de l’action assuré par secteur.
Concernant l’amélioration des branche-
Avant d’engager des travaux d’optimisation ments et des canalisations, le délégataire
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

et d’installation d’énergies renouvelables, a des obligations de renouvellement. En


il est nécessaire de détecter les fuites et de 12 ans, 1 250 branchements neufs ont
renouveler les conduites responsables des été posés suite à des problèmes, 584 lors
pertes les plus importantes. du renouvellement de réseau. De 2004 à
2009, 8 240 km de canalisation ont été re-
nouvelées sur 150 km de réseau.
Éléments de méthode
Selon la DREAL Limousin, les fuites peuvent
s’élever à 15 à 20 % de la consommation INDICATEURS
d’énergie. teqCO2 et kWh économisés

EXEMPLES
Décoller B
La ville de Laon a mis en place une sur-
veillance permanente de son réseau Engagez des travaux d’optimisa-
d’eau. C’est le bruit qui permet de savoir
s’il y a un problème. Des capteurs acous- tion énergétique
tiques fixes sont placés sur les réseaux.
Ils permettent de surveiller la présence Explication de l’action
éventuelle de fuites et de les localiser
en amont avec une précision de l’ordre Après avoir détecté les fuites éventuelles,
de cent mètres. Les capteurs sont cou- engagez des travaux d’optimisation énergé-
plés à un module téléphonique GSM. Ils tique du réseau et des équipements.
enregistrent les bruits provoqués par les
fuites et les transmettent par SMS vers un
logiciel qui déclenche l’intervention des
Éléments de méthode
agents sur le terrain :
Votre audit énergétique aura mis en valeur
[Link] les travaux d’optimisation énergétique à en-
[Link] gager. Cela pourra notamment concerner le
[Link] remplacement des pompes ou des équipe-
[Link] ments d’aération par des systèmes moins
consommateurs d’énergie.
La ville de Chaumont a un contrat qui a
pour objet la délégation par affermage de
la gestion de l’eau depuis 2001. Dans le
EXEMPLES
contrat, l’objectif du rendement de réseau
est de 76 % pour les 2 dernières années La commune de St-Blaise, en Suisse a ef-
du contrat. Si les objectifs ne sont pas at- fectué une analyse énergétique de son
teints, il y a des pénalités financières. Le réseau d’eau en même temps qu’elle
délégataire a installé 65 localisateurs de établissait son plan directeur de la distri-
fuite déplaçables qui permettent d’écou- bution de l’eau (PDDE). L’investissement
ter les réseaux. Ces derniers envoient global consenti par la commune de St-
des SMS lors de l’identification d’un bruit Blaise pour moderniser et optimiser son
suspect pour que les chercheurs de fuite approvisionnement en eau potable est
interviennent. En 2009, le réseau avait un de 850 000 francs suisses (soit environ
rendement de 76,1 %. 590 000 euros), dont 40 000 francs suisses
Lors du changement de délégataire, les (environ 28 000 euros) spécifiques à l’op-
objectifs au bout de la 5ème année sont timisation énergétique.
de 81 % de rendement de réseau. Pour
améliorer la détection des fuites de ré-
seau, 270 prélocalisateurs acoustiques de
fuite ont été installés.

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On prévoit, suite à la mise en place des
diverses mesures d’optimisation, une Outils et références
diminution de la consommation énergé-
tique d’environ 85 000 kWh par an, soit Document du 3 septembre 2010 de
une réduction de 46 %. Cela correspond la Communauté Urbaine de Bordeaux
à plus de 20 000 francs suisses (environ (CUB) «Energies renouvelables des ré-
14 000 euros) par année. [Link] seaux d’assainissement» : [Link]
[Link]/php/modules/publika- [Link]/IMG/pdf/eau_as-
tionen/[Link]?extlang=fr&name= sainissement_010910/[Link]/
fr_341269329.pdf&endung=Analyse%20 eau_assainissement_010910_28_ener-
GESTION, PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE

%E9nerg%E9tique%20du%20 gies_renouvelables_v2.pdf
r%E9seau%20d%27eau%20de%20la%20
Commune%20de%20St-Blaise
INDICATEURS
z % de matière organique qui possède un
INDICATEURS
pouvoir calorifique.
teqCO2 et kWh économisés. z kWh économisés.
z kWh/m³.

Devenir exemplaire A
Développez les énergies
renouvelables sur les réseaux
d’eau et d’assainissement

Explication de l’action
Tout ou partie du surplus énergétique vé-
hiculé dans les réseaux d’eaux potable et
d’eaux usées peut être récupéré en produc-
tion de chaleur ou d’électricité.

Éléments de méthode
Avec une température comprise entre 15
et 20°C toute l’année, les effluents peuvent
être sources de chaleur en hiver et de froid
en été via l’installation d’une pompe à cha-
leur (PAC).
Il est également possible de valoriser l’éner-
gie potentielle de l’eau potable ou des eaux
usées sous forme d’électricité via le rempla-
cement des brise-charges par des turbines
hydrauliques.

EXEMPLES
La ville de Levallois a prévu de récupérer
les calories d’une partie de ses eaux usées
pour alimenter cinq logements et un
centre aquatique en remplacement d’une
chaudière à gaz. L’objectif est de couvrir
une partie des besoins énergétiques de
la piscine en particulier pour le chauffage
et le maintien à température des bassins.
En optant pour cette solution, la ville en-
tend diminuer de 24 % la consommation
d’énergie et de 66 % les émissions de gaz
à effet de serre de son centre aquatique  :
[Link]
ae/news/eaux_usees_chauffage_rafrai-
chissement_pompe_chaleur_9450.php4

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