0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues33 pages

3 Fonctions

Le document traite des fonctions mathématiques, en définissant les concepts de base tels que la fonction, le domaine, l'image, ainsi que des propriétés comme l'injectivité et les fonctions réciproques. Il aborde également les fonctions puissances et leurs graphes, en fournissant des formules et des exemples graphiques. Enfin, il explore les propriétés des fonctions paires et impaires.

Transféré par

Amélie
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues33 pages

3 Fonctions

Le document traite des fonctions mathématiques, en définissant les concepts de base tels que la fonction, le domaine, l'image, ainsi que des propriétés comme l'injectivité et les fonctions réciproques. Il aborde également les fonctions puissances et leurs graphes, en fournissant des formules et des exemples graphiques. Enfin, il explore les propriétés des fonctions paires et impaires.

Transféré par

Amélie
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Préliminaires

Mathématiques financières
Fonctions
I Généralités
I Fonctions puissances
I Exponentielles & logarithmes

Limites — Continuité
Dérivées
Élasticité
Études de fonctions — Graphes — Optimisation

3.1
Fonctions
Introduction : Fonctions réelles d’une variable réelle

I Souvent, les valeurs prises par une grandeur influencent


celles d’une autre grandeur.
Pour modéliser de tels phénomènes, on introduit la notion
de fonction.
I La grandeur qui influence sera appelée variable
indépendante ou variable exogène ; celle qui est influencée
sera la variable dépendante ou variable endogène.
I Les valeurs prises par ces grandeurs seront des nombres
(réels). Donc nous étudierons des fonctions réelles d’une
variable réelle — mais nous dirons simplement fonctions.

3.2
Fonctions
Définition

f : A ! B : x ! f (x)

I Une fonction est une correspondance entre deux


ensembles A et B où tout élément x 2 A possède au plus
une image f (x) 2 B.
I f (x) est appelé l’image de x, x est appelé l’antécédent de
f (x).
I Dans le cas d’une fonction de R dans R, les valeurs de la
fonction sont lues sur l’axe des ordonnées et y = f (x).

3.3
Fonctions
Domaine, image

I L’ensemble des éléments de A qui ont une image par la


fonction est appelé son domaine :

dom f = {x 2 A : f (x) 2 B}.

Ici, y est unique.


I L’ensemble des éléments de B qui sont l’image d’un
élément de A est appelé son (ensemble-)image :

im f = {y 2 B : 9x 2 A, y = f (x)}.

Ici, x n’est pas nécessairement unique.

Attention à ne pas confondre (ensemble-)image


d’une fonction et image d’un réel par une fonction.

3.4
Fonctions
Représentation graphique

I Le graphe de f , Gf , est l’ensemble des points du plan dont


les coordonnées sont de la forme (x, f (x)), avec x 2 dom f .
Autrement dit, c’est la « courbe » d’équation y = f (x).
y

im f Gf
f (x)

x dom f x
I La projection de Gf sur Ox est dom f et sa projection sur Oy
est im f .
I La définition d’une fonction implique qu’une droite verticale
coupe le graphe en au plus un point
(« test de la droite verticale »).
3.5
Restriction et prolongement d’une fonction

I Si D ✓ A est une partie du domaine d’une fonction f ,


la restriction de f à D est la fonction qui « agit » comme f ,
mais uniquement sur les réels de D :

f |D : D ! B : x 7! f |D (x) ..= f (x).

I Dans ce cas, f est un prolongement de f |D .

I Noter que le graphe de f |D est une partie de celui de f :


c’est l’intersection de Gf avec la bande verticale D ⇥ B.

3.6
Composition des fonctions

I Composer deux fonctions, c’est appliquer leur


transofrmation l’une après l’autre.
I La composée des fonctions f et g (f puis g)- est donc

g f : x 7! (g f )(x) ..= g(f (x)).

Son domaine est

dom(g f ) = {x 2 dom f : f (x) 2 dom g}.

I L’ordre est crucial (pour s’en souvenir, on lit « g après f ») :


les composés g f et f g sont en général différents.

3.7
Fonctions identiques

I La fonction identique ?
>R est la fonction de domaine R qui
transforme tout réel en lui-même :

>R : R ! R : x 7! x.
?

I Pour toute partie D de R, la fonction identique sur D,


>D est la fonction de domaine D qui transforme tout réel
?
en lui-même :
>D : D ! R : x 7! x.
?
Évidemment, ? >R |D .
>D = ?
I ?
>R est neutre pour la composition : pour toute fonction f ,

f >R f = f .
?R = ?
>

3.8
Injections

I On dit qu’une fonction est une injection (ou est injective)


si deux éléments distincts de son domaine ont des images
distinctes.
I Autrement dit, f est injective si l’équation f (x) = y , où y est
un réel fixé, n’a jamais plusieurs solutions.
I Si f est injective, on peut donc à partir d’une valeur y
trouver la valeur x "de départ".
I Graphiquement, f est injective si aucune droite horizontale
ne coupe son graphe en plusieurs points.

3.9
Fonction réciproque
Définition
I Une fonction réciproque de f , c’est une fonction g qui annule
le travail de f : si on fait agir l’une après l’autre (dans un
ordre ou dans l’autre), on n’a rien fait. En symboles :

g f =?
>dom f et f g=?
>im f ,

c’est-à-dire que, pour tout x 2 dom f et pour tout y 2 im f :

g(f (x)) = x et f (g(y )) = y ;

ou encore
y = f (x) , x = g(y )

I Pour que f ait une réciproque, il faut et il suffit qu’elle


1
soit injective. La réciproque est alors unique. On la note f
(parfois f 1 , mais ceci peut être source de confusion).
I Les valeurs x et y "échangent" leur rôle dans la fonction
réciproque.
3.10
Fonction réciproque
Propriétés

I Lorsqu’une fonction possède une réciproque,


I Le domaine de celle-ci est l’image de la fonction de
départ, et vice versa ;
I Celle-ci est elle-même injective, et sa réciproque à elle
n’est autre que la fonction de départ ;
I Son graphe est le symétrique par rapport à la
bissectrice des axes de celui de la fonction.
y G 1
f
1
dom f = im f
Gf
1
im f = dom f

1
dom f = im f
im f = dom f x
1

3.11
Fonctions paires

I On dit que f est paire si les deux conditions suivantes sont


satisfaites :
1. Pour tout x 2 R, x 2 dom f , x 2 dom f ;
2. Pour tout x 2 dom f , f ( x) = f (x).
I Géométriquement, ceci équivaut à ce que le graphe de f
soit symétrique par rapport à l’axe Oy .
y

Gf
f ( x) = f (x)

x x dom f x

3.12
Fonctions impaires
I On dit que f est impaire si les deux conditions suivantes
sont satisfaites :
1. Pour tout x 2 R, x 2 dom f , x 2 dom f ;
2. Pour tout x 2 dom f , f ( x) = f (x).
I Géométriquement, ceci équivaut à ce que le graphe de f
soit symétrique par rapport à l’origine.

f (x)
x dom f
x x
Gf
f ( x) = f (x)

3.13
Puissances Formulaire

Définitions
I Soit x un réel. On va définir x q pour des gammes
d’exposants de plus en plus étendues, mais il faudra en
même temps imposer des restrictions à la « base » x.
I x0 = 1 ;
I Si m 2 N⇤ , x m = x · x · · · x ;
| {z }
m facteurs
1
I Si m 2 N , x
⇤ m = ;
xm
p
I Si n 2 N⇤ , x 1/n = nx (x > 0 si n est pair) ;
I Soit q 2 Q\Z ; q a une écriture unique sous forme de
fraction irréductible : q = m/n, avec
p m 2 Z et n 2 N⇤ , sans
facteur commun ; x q = x m/n ..= n x m
(x > 0 si n est pair) ;
I Enfin, on peut définir x pour r 2 R r Q (pas de détails !)
r

(x > 0 si r > 0, x > 0 si r < 0).


3.14
Puissances Formulaire

Propriétés

I Si x, y 2 R⇤+ et p, q 2 Q,
1. x p · x q = x p+q ; 4. (x · y )p = x p · y p ;
xp ✓ ◆p
2. = xp q
; x xp
xq 5. = p.
y y
q
3. (x p ) = x p·q ;

I Ces propriétés se justifient aisément lorsque les exposants


sont naturels.

I Attention, elles ne restent pas nécessairement vraies


lorsque x ou y sont négatifs.

3.15
Fonctions puissances Formulaire

I On définit donc, pour r 2 R, la fonction puissance


d’exposant r
pr : x 7! x r .
Selon la valeur de r , son domaine sera R, R⇤ , R+ ou R⇤+ .

r
I Comme (x r )1/r = x 1/r = x, les fonctions pr et p1/r sont
réciproques l’une de l’autre (à condition de les restreindre
à R+ ou à R⇤+ , pour qu’elles soient injectives dans certains
cas).

3.16
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (1)

1 x

p0 : R ! R : x 7! x 0 = 1

3.17
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (2)

y y

1 1

1 x 1 x

7 x1 = x
p1 : R ! R : x ! 7 x2
p2 : R ! R : x !
p3 : R ! R : x !7 x3 p4 : R ! R : x !7 x4
p5 : R ! R : x ! 7 x5 p6 : R ! R : x ! 7 x6

3.18
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (3)

y y

1 1

1 x 1 x

p : R⇤ !R:x !
7 x 1 = 1/x p : R⇤ !R:x !
7 x 2 = 1/x 2
1 2
p : R⇤ !R:x !7 x 3 = 1/x 3 p : R⇤ !R:x !7 x 4 = 1/x 4
3 4
5 = 1/x 5 6
p 5 : R⇤ !R:x ! 7 x p 6 : R⇤ !R:x ! 7 x = 1/x 6

3.19
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (4)

y y

1 1

1 x 1 x

p p
p1/2 : R+ 7 x 1/2 = x
!R:x ! 7 x 1/3 = 3 x
p1/3 : R ! R : x !
1/4
p 1/5
p
p1/4 : R+ !R:x !7 x = 4x p1/5 : R ! R : x !7 x = 5x
p
p1/6 : R+ !R:x ! 7 x 1/6 = 6 x

3.20
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (5)

y y

1 1

1 x 1 x

1/2
p 1/3
p
p 1/2 : R⇤+ !R:x !
7 x = 1/ x p 1/3 : R⇤ !R:x !
7 x = 1/ 3 x
1/4
p 1/5
p
p 1/4 : R⇤+ !R:x !7 x = 1/ 4 x p 1/5 : R⇤ !R:x !7 x = 1/ 5 x
1/6
p
p 1/6 : R⇤+ !R:x ! 7 x = 1/ 6 x

3.21
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (6)

y y

1 1

1 x 1 x

p p
p2/3 : R ! R : x !
3
7 x 2/3 = px 2 p1/5 :R !R:x 7! x 1/5 =p5
x
5
p2/5 : R ! R : x !7 x 2/5 5
= px 2 p2/5 :R !R:x 7! x 2/5 = px 2
5
p2/7 : R ! R : x ! 7 x 2/7 7
= x2 p3/5 :R !R:x 7! x 3/5 = px 3
5
p4/5 :R !R:x 7! x 4/5 = x4

3.22
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (7)

y y

1 1

1 x 1 x

p3 : R ! R : x 7! x 3 p1 : R ! R : x 7! x
p1 : R ! R : x 7! x 1 = x p p 3 : R⇤ ! R : x 7! x 3 = 1/x 3
p1/3 : R ! R : x 7! x 1/3 = 3 x p 1 : R⇤ ! R : x 7! x 1 = 1/x p
p 1/3 : R⇤ ! R : x 7! x 1/3 = 1/ 3 x

3.23
Fonctions puissances Formulaire

Graphes (8)

1 x

p
pp2 : R+ ! R : x 7! x 2
p p
p p : R⇤+ ! R : x 7! x 2 = 1/x 2
2

3.24
Exponentielles Formulaire

Définition

I Soit a > 0. On définit la fonction exponentielle de base a :

expa : R ! R : x 7! expa x ..= ax .

Son image est R⇤+ .


I Pour a = 1, la fonction exp1 est la fonction constante x 7! 1.
I Si a 6= 1, expa est une injection.
I Il existe un nombre important,le nombre d’ E ULER ,

e ' 2,718 . . . ;

l’exponentielle de base e a des propriétés (analytiques)


supérieures à la moyenne. On la note en omettant l’indice :

exp = expe : R ! R : x 7! exp x ..= expe x = ex .

3.25
Exponentielles Formulaire

Propriétés algébriques
I Quels que soient a, b > 0 et x, x 0 2 R,
1. a0 = 1, c.-à-d. : expa 0 = 1 ;
2. a1 = a, c.-à-d. : expa 1 = a ;
0 0
3. ax · ax = ax+x , c.-à-d. : expa x · expa x 0 = expa (x + x 0 ) ;
ax 0
4. x 0 = ax x , c.-à-d. : expa x/ expa x 0 = expa (x x 0) ;
a
x0 0
5. (ax ) = ax·x , c.-à-d. : expexpa x x 0 = expa (xx 0 ) ;
6. (a · b)x = ax · bx , c.-à-d. : expab x = expa x · expb x ;
⇣ a ⌘x ax
7. = x, c.-à-d. : expa/b x = expa x/ expb x.
b b
I Comportement vis-à-vis de la croissance :
I Si a > 1, la fonction expa est strictement croissante :
quels que soient x et x 0 ,
x < x 0 ) ax < ax ;
0

I Si 0 < a < 1, la fonction expa est strictement décroissante :


quels que soient x et x 0 ,
x < x 0 ) ax > ax .
0

3.26
Exponentielles Formulaire

Graphes

y y
Gexp0,7 Gexp
e ' 2,718

1
0,7 1

O 1 x O 1 x

Exponentielle de base a 2 ] 0; 1 [ : Exponentielle de base a > 1 :


exp0,7 exp = expe

3.27
Logarithmes Formulaire

Définition
I Soit a > 0, a 6= 1. La fonction expa : R ! R est une
injection, donc elle admet une réciproque. Celle-ci est la
fonction logarithme de base a :
loga : R⇤+ ! R : x 7! loga x.
Son image est R.
I Donc, si x 2 R⇤+ et y 2 R,
y = loga x , x = ay ,
ou encore
aloga x = x et loga (ay ) = y .

I Le logarithme de base e est appelé logarithme népérien et


noté ln. Donc, ln x ..= loge x.
I Le logarithme de base 10 est appelé logarithme décimal et
noté log, sans indice : log x ..= log10 x. Il est important pour
les applications, à cause de notre numération décimale.
3.28
Logarithmes Formulaire

Propriétés algébriques
I Quels que soient a, b 2 R⇤+ r {1}, x, y 2 R⇤+ et k 2 R,
1. loga 1 = 0 ;
2. loga a = 1 ;
3. loga (x · y ) = loga x + loga y ;
x
4. loga = loga x loga y ;
y
1
5. loga = loga x ;
x
6. loga (x k ) = k loga x.
I Comportement vis-à-vis de la croissance :
I Si a > 1, la fonction loga est strictement croissante :
quels que soient x et y 2 R⇤+ ,
x < y ) loga x < loga y ;
I Si 0 < a < 1, la fonction loga est strictement décroissante :
quels que soient x et y ,
x < y ) loga x > loga y .
3.29
Logarithmes Formulaire

Graphes

y y

Gln
1 1
1 1 Glog
O 1 x O e x
2

Glog1/2

Logarithme de base a 2 ] 0; 1 [ : Logarithme de base a > 1 :


log1/2 ln = loge et log = log10

3.30
Exponentielles & logarithmes Formulaire

Formules de changement de base

I Quels que soient a, b 2 R⇤+ r {1} et c 2 R⇤+ ,

loga c ln c log c
logb c = = = ;
loga b ln b log b
ou encore
loga b · logb c = loga c.
En particulier,
1
logb a = .
loga b

I Quels que soient a 2 R⇤+ , b 2 R⇤+ r {1} et x 2 R,

ax = bx logb a = ex ln a .

3.31
Exponentielles & logarithmes Formulaire

Conseils pour la résolution des équations exponentielles & logarithmiques

I S’il y a des logarithmes, commencer par les conditions


d’existence (C.E., a > 0 et a 6= 1 pour les log) !
I Technique de base :
Se ramener à
I loga X = loga Y ;
I aX = aY .
I Éviter l’usage simultané de bases différentes.
I Penser à introduire une inconnue auxiliaire :
y = log x, y = e3x , . . .

3.32
Logarithmes Formulaire

Application aux problèmes d’intérèt composé

I Rappelons la formule de l’intérèt composé :

Ct = C0 (1 + i)t . (⇤)

I Si le problème est de calculer la durée t, on utilise les


logarithmes :

Ct Ct
(⇤) , (1 + i)t = , t = log1+i .
C0 C0

I Compte tenu de la formule de changement de base, on a


encore
log(Ct /C0 ) log Ct log C0
t= = .
log(1 + i) log(1 + i)

3.33

Vous aimerez peut-être aussi