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Outils Math Ematiques: Hadi Akoum

Le document présente des concepts fondamentaux de la théorie de la mesure, y compris la définition d'une tribu, les propriétés des mesures, et des exemples de mesures comme la mesure de Dirac et la mesure de Lebesgue. Il aborde également des notions de fonctions mesurables et d'intégration, en définissant des fonctions étagées et leur intégrale. Enfin, il traite des classes monotones et des théorèmes associés à la mesure et à l'intégration.

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Outils Math Ematiques: Hadi Akoum

Le document présente des concepts fondamentaux de la théorie de la mesure, y compris la définition d'une tribu, les propriétés des mesures, et des exemples de mesures comme la mesure de Dirac et la mesure de Lebesgue. Il aborde également des notions de fonctions mesurables et d'intégration, en définissant des fonctions étagées et leur intégrale. Enfin, il traite des classes monotones et des théorèmes associés à la mesure et à l'intégration.

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Outils Mathématiques

Hadi AKOUM

Sorbonne Université

5 août 2025

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 1 / 89


Théorie de la mesure

Définition (Définition d’une tribu)


Soit E un ensemble quelconque. Une tribu (ou σ-algèbre) sur E est une
famille A de parties de E telle que :
• E ∈A
• Si A ∈ A alors Ac ∈ A
S
• Si An ∈ A pour tout n ∈ N, on a An ∈ A
n∈N
Les éléments de A sont appelés parties mesurables. On dit que (E , A) est
un espace mesurable.

Exemples
• A = P(E ) tribu fine.
• A = {ø, E } tribu grossière.
• A = B(R) tribu des boréliens.
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 2 / 89
De cette définition nous déduisons les propriétés qui suivent.
• ø∈A
• Une tribu est stable par réunion finie. (Il suffit d’appliquer le troisième
axiome en prenant An = ø à partir d’un certain rang)
• Une tribu est stable par passage à l’intersection dénombrable. Il suffit
d’utiliser la loi de De Morgan suivante
\  [ c
An = Acn
n∈N n∈N

Vue que ∀n ∈ N, An ∈ A alors en utilisant le deuxième axiome on


c
S c An ∈ A donc en utilisant le troisième axiome on a que
obtient
An ∈ A puis en utilisant le deuxième axiome à nouveau on obtient
n∈N 
S c c

que An ∈ A.
n∈N
Une tribu est donc stable par intersection finie.
• Si A, B ∈ A alors leur différence A\B = A ∩ B c ∈ A.
• Si A, B ∈ A alors leur différence symétrique A∆B ∈ A.
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 3 / 89
Proposition (Intersection de tribus)
T est une tribu. Autrement dit, si pour tout i ∈ I , Fi
L’intersection de tribus
est une tribu alors Fi est une tribu.
i∈I

Définition (Tribu engendrée par une partie de P(E ))


Soit C un sous ensemble de P(E ). on définit
\
σ(C) = T
T tribu, C⊂T

la tribu engendrée par C.

Exemple
On note Ω l’ensemble des ouverts de R. σ(Ω) est la tribu borélienne sur R
notée B(R).

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 4 / 89


La tribu B(R) est engendrée par chacun des ensembles suivants de parties
réelles :
• C1 = {]a, b[, (a, b) ∈ Q2 , a < b}
• C2 = {]a, b], (a, b) ∈ Q2 , a < b}
• C3 = {[a, b], (a, b) ∈ Q2 , a < b}
• C4 = {] − ∞, a], a ∈ Q}
• C5 = {] − ∞, a[, a ∈ Q}
• C6 = {]a, +∞[, a ∈ Q}
• C7 = {[a, +∞[, a ∈ Q}

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 5 / 89


Définition (Définition de la tribu produit)
Si (E1 , A1 ) et (E2 , A2 ) sont deux espaces mersurables. On définit

A1 ⊗ A2 = σ({A1 × A2 , A1 ∈ A1 , A2 ∈ A2 })

C’est une tribu sur E1 × E2 appelée tribu produit.

Définition (Définition d’une mesure et exemple (Dirac et comptage))


Soit (E , A) un espace mesurable. On dit que m : A → R+ ∪ {+∞} est
une mesure si :
• m(ø) = 0.
• Si (An )n est une suite à valeurs dans A d’ensembles deux à deux
disjoints X
m(⊔n∈N An ) = m(An )
n∈N

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 6 / 89


Exemple
• La mesure de Dirac. Sur (R, B(R) on définit ∀a ∈ R
(
1 si a ∈ A
δa (A) =
0 sinon

• La mesure de comptage. Sur (R, B(R) on définit


(
|A| si A est fini
ν(A) =
+∞ sinon

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 7 / 89


Propriété (Proprı́etés sur les mesures : inclusions - formule de crible -
limite de m(An ) dans le cas d’une suite croissante)
• Croissance. Si A, B deux ensembles mesurables tel que A ⊂ B alors
m(A) ≤ m(B). On peut écrire toujours m(B) = m(A) + m(B\A). De
plus, si m(B) < +∞ alors m(B\A) = m(B) − m(A).
• Crible. Si A, B deux ensembles mesurables alors

m(A ∪ B) + m(A ∩ B) = m(A) + m(B)

• Continuité croissante. Soit (An )n est une suite croissante d’ensembles


mesurables i.e ∀n ∈ N, An ⊂ An+1 alors
[
m( An ) = lim m(An )
n→+∞
n∈N

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 8 / 89


Propriété (Proprı́etés sur les mesures : limite de m(An ) dans le cas
d’une suite décroissante - sous additivités)
• Continuité décroissante. Soit (An )n est une suite décroissante
d’ensembles mesurables i.e ∀n ∈ N, An+1 ⊂ An et m(A0 ) < +∞ alors
\
m( An ) = lim m(An )
n→+∞
n∈N

• Sous additivités. Soit (An )n est une suite d’ensembles mesurables. On


a [ X
m( An ) ≤ m(An )
n∈N n∈N

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 9 / 89


Définition (Définition de mesures finies, σ-finies, d’atome, de mesure
diffuse)
• Soit (E , A) un espace mesurable et m est une mesure sur (E , A). On
dit alors que (E , A, m) est un espace mesuré.
• On dit que m est finie si m(E ) < +∞.
• On dit que m est une mesure de probas si m(E ) = 1.
• On dit que m est σ− finie si ilSexiste une suite croissante (En )n
d’ensembles mesurables avec En = E et m(En ) < +∞.
n∈N
• x est un atome de m si x ∈ A et m({x}) > 0.
• m est diffuse si elle n’admet pas d’atome.

Définition (Définition d’une fonction mesurable)


Soient (E , A) et (F , B) deux espaces mesurables. On dit que
f : (E , A) → (F , B) est mesurable si ∀B ∈ B, f −1 (B) ∈ A. En particulier,
lorsque E , F sont munis de leur tribu borélienne on dit que f est
borélienne.
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 10 / 89
Proposition ( La composition de deux fonctions mesurables est une
fonction mesurable)
Soient (E , A) , (F , B) et (G , C) trois espaces mesurables. Si
f : (E , A) → (F , B) et g : (F , B) → (G , C) sont mesurables alors
g ◦ f : (E , A) → (G , C) est mesurable.

Propriété (Méthode pour montrer qu’une application est mesurable)


Pour montrer que f : (E , A) → (F , B) est une fonction mesurable, il suffit
de trouver C tel que B = σ(C) et on a ∀C ∈ C, f −1 (C ) ∈ A

Proposition (Le produit cartésien d’applications est mesurable si et


seulement si ces applications sont mesurables)
Soient (E , A) , (F1 , B1 ) et (F2 , B2 ) trois espaces mesurables. Si
f1 : (E , A) → (F1 , B1 ) et f2 : (E , A) → (F2 , B2 ) sont mesurables alors
g : (E , A) → (F1 × F2 , B1 ⊗ B2 ) définit par g (x) = (f1 (x), f2 (x)) est
mesurable.
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 11 / 89
Proposition (Continue =⇒ mesurable)
Une fonction rélle continue est mesurable.

Proposition (Une condition nécessaire et suffisante)


On a que 1A : (E , A) → (R, B(R)) est mesurable ssi A ∈ A

Proposition (Opérations sur les fonctions mesurables)


Si f et g sont deux fonctions mesurables de (E , A) dans (R, B(R)) alors
les fonctions suivantes sont mesurables :
• λf + µg
• fg
• min(f , g )
• max(f , g )
• f + et f −

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 12 / 89


Proposition (Suite de fonctions mesurables)
Soit (fn )n une suite de fonctions mesurables de (E , A) dans (R̄, B(R̄))
alors les fonctions suivantes sont mesurables :
• inf fn
• sup fn
• lim inf fn
• lim sup fn
Si fn converge simplement vers f alors f est mesurable et
{x ∈ E , fn (x) → f (x)} est mesurable.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 13 / 89


Définition (Définition d’une classe monotone)
Soit E un ensemble quelconque. Une classe monotone sur E est une
famille M de parties de E telle que :
• E ∈ M.
• Si A, B ∈ M et A ⊂ B alors B\A ∈ M.
• SiS(An )n est une suite croissante tel que ∀n ∈ N, An ∈ M alors
An ∈ M.
n∈N

Proposition (Une inclusion toujours vraie !)


Toute tribu est une classe monotone.

Proposition (Intersection de classes monotones)


L’intersection de classes monotones est une classe monotone.
T Autrement
dit, si pour tout i ∈ I , Mi est une classe monotone alors Mi est une
i∈I
classe monotone.
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 14 / 89
Définition (Classe monotone engendrée par une partie de P(E ))
Soit C un sous ensemble de P(E ). on définit
\
M(C) = T
T c.m, C⊂T

la classe monotone engendrée par C.

Théorème (Lemme de classe monotone - Inclusion inverse !)


Si C stable par intersection finie alors σ(C) = M(C)

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 15 / 89


Théorème (Lemme d’unicité de mesure)
Soit µ et ν deux mesure sur (E , A). Si A = σ(C) et C stable par
intersection finie et ∀C ∈ C, µ(C ) = ν(C ) alors :
• Si µ(E ) = ν(E ) < +∞ alors µ = ν
• Si il existe (En )n ↑ tel que ∪n En = E et on a µ(En ) = ν(En ) < +∞
alors µ = ν (cas σ-finie)

Application : la fonction de répartition caractérise la loi, unicité de la


mesure de Lebesgue.
Définition
Il existe une unique mesure λ sur (R, B(R)) telle que ∀a, b; a < b, on a
λ([a, b]) = b − a. On l’appelle mesure de Lebesgue sur (R, B(R)).

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 16 / 89


Théorie de l’Intégration

Définition (Fonctions étagées positives)


Soit (E , A) un espace mesurable. On dit que f est étagée si f prend un
nombre fini de valeurs. Si α1 < α2 · · · < αn sont les valeurs prises par f on
n
note Ai = f −1 ({αi }) et dans ce cas on a f =
P
αi 1Ai . On dit que c’est
i=1
l’écriture canonique de f .

Définition (Intégrale des fonctions étagées positives)


Soit f une fonction étagée positive admettant la forme canonique suivant
n
Z X n
P
f = αi 1Ai alors fdµ = αi µ(Ai ). (convention 0 × ∞ = 0)
i=1 i=1

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 17 / 89


Proposition (Croissance et linéarité)
Soit f et g deux fonctions étagées positives alors :
Z Z
• Si f ≥ g alors fdµ ≥ gdµ
Z Z Z
• f + gdµ = fdµ + gdµ
Z Z
• On pour a ≥ 0, afdµ = a fdµ

Définition (Intégrale des fonctions mesurables positives)


Z Z
Soit f une fonction mesurable positive alors fdµ = sup hdµ.
h∈E+ ,h≤f

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 18 / 89


Proposition (Croissance et l’intégrale d’une fonction nulle µ presque
partout)
Z Z
• Si f ≥ g alors fdµ ≥ gdµ
Z
• Si f est nulle µpp alors fdµ = 0

Théorème (Théorème de convergence monotone)


Soit (fn )n une suite croissante de fonctions mesurables positives tel que
fn (x) → f (x) quand n → +∞ (simplement) alors
Z Z
lim fn (x)dµ(x) = f (x)dµ(x)
n→+∞

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 19 / 89


Théorème (Théorème d’approximation)
Soit f une fonction mesurable positive. Il existe une suite croissante de
fonctions étagées positives (fn )n tel que fn (x) → f (x) quand n → +∞
(simplement).

Proposition (Linéarité)
Soit f et g deux fonctions mesurables positives alors pour tout a ≥ 0,
Z Z Z
(af + g )dµ = a fdµ + gdµ

Théorème (Une version du TCM pour les séries)


Soit (fn )n une suite de fonctions mesurables positives alors

Z X  ∞ Z
X 
fk dµ = fk dµ
k=1 k=1

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 20 / 89


Définition (Mesure de densité)
Soit f une fonction mesurable positive. On définit m : A → R+ par
Z Z
m(A) = 1A × fdµ = fdµ
A

Alors m est une mesure sur (E , A) et on l’appelle mesure à densité ou de


densité f par rapport à µ.

Une question se pose maintenant : que vaut pour g mesurable positive


Z
gdm ?

Proposition
Formule de transfert. Z Z
gdm = gfdµ

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 21 / 89


Proposition (Intégrale par rapport à la mesure de Dirac)
Soit g une fonction mesurable positive alors :
Z
gdδx = g (x)

La mesure de comptage sur N. On définit pour A ∈ B(R)


(
|A ∩ N| si A est fini
νc (A) =
+∞ sinon

Proposition (Intégrale par rapport à la mesure de comptage)


Soit g une fonction mesurable positive alors :
Z X
gdνc = g (n)
n∈N

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 22 / 89


Proposition (Inégalité de Markov)
Soit f une fonction mesurable positive alors on pour tout a > 0,
Z
1
µ({x ∈ E , f (x) ≥ a}) ≤ fdµ
a

Proposition (Conséquences)
Soit f , g deux fonctions mesurables positives
R
• f = 0 µpp ssi fdµ = 0
R
• fdµ < +∞ alors f < +∞ µpp
R R
• f = g µpp alors fdµ = gdµ

Théorème (Comparaison de Riemann - Lebesgue sur un segment)


Soit f : ([a, b], B([a, b])) → (R+ , B(R+ ) mesurable positive. Si f est
Rb R
Riemann intégrable alors f (x)dx = f (x)dλ(x)
a [a,b]

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 23 / 89


Théorème (Lemme de Fatou)
Soit (fn ) une suite de fonctions mesurables positives alors
Z Z
lim inf(fn )dµ ≤ lim inf (fn )dµ

Définition (Fonctions intégrables)


Z
on dit que f est intégrable ssi |f |dµ < +∞ ou d’une manière
Z Z
+
équivalente f dµ < +∞ et f − dµ < +∞. Dans ce cas on définit,
Z Z Z
fdµ = +
f dµ − f − dµ

On note L1R (E , A, µ) l’ensemble des fonctions intégrables à valeurs réelles.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 24 / 89


Proposition (Propriétés de l’intégrales réelles)
Soit f , g ∈ L1R (E , A, µ)
Z Z
• Inégalité triangulaire : fdµ ≤ |f |dµ

• L1R (E , A, µ) est un R − ev
Z
• L’application f 7→ fdµ est une forme linéaire.
Z Z
• Si f ≤ g alors fdµ ≤ gdµ
Z Z
• Si f = g µpp alors fdµ = gdµ
Z
• Si f est nulle µpp alors fdµ = 0

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 25 / 89


Définition (Fonctions intégrables à valeurs complexes)
Z
On dit que f est intégrable ssi |f |dµ < +∞ ou d’une manière
Z Z
équivalente Re(f )dµ < +∞ et Im(f )dµ < +∞. Dans ce cas on
définit, Z Z Z
fdµ = Re(f )dµ + i Im(f )dµ

On note L1C (E , A, µ) l’ensemble des fonctions intégrables à valeurs


complexes.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 26 / 89


Proposition (Propriétés de l’intégrales complexes)
Soit f , g ∈ L1C (E , A, µ)
Z Z
• Inégalité triangulaire : fdµ ≤ |f |dµ

• L1C (E , A, µ) est un C − ev
Z
• L’application f 7→ fdµ est une forme C-linéaire.
Z Z
• Si f = g µpp alors fdµ = gdµ
Z
• Si f est nulle µpp alors fdµ = 0

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 27 / 89


Théorème (Théorème de convergence dominée)
Soit (fn )n une suites de fonctions intégrables i.e fn ∈ L1C (E , A, µ).
• fn (x) → f (x) µpp
• On a pour tout n ∈ N, |fn (x)| ≤ g (x) µpp (en x) tel que g intégrable
alors f ∈ L1C (E , A, µ) et on a
Z Z
lim fn (x)dµ(x) = f (x)dµ(x)
n→+∞

Théorème (Continuité sous le signe intégrale)


Soit f : U × E → R où U est un espace topologique.
• Pour tout u ∈ U, f (u, .) est mesurable.
• µpp en x, f (., x) est continue en u0
• Pour tout u ∈ U, µpp en x, |f (u, x)| ≤ g (x) tel que g intégrable
Z
Alors u 7→ f (u, x)dµ est continue en u0

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 28 / 89


Théorème (Dérivabilité sous le signe intégrale)
Soit f : I × E → R où I est un intervalle ouvert.
• Pour tout u ∈ I , f (u, .) est intégrable.
∂f
• µpp en x, f (., x) est dérivable en u0 de dérivée (u0 , x)
∂u
• Pour tout u ∈ I , µpp en x, |f (u, x) − f (u0 , x)| ≤ g (x)|u − u0 | tel que
g intégrable.
Z
Alors F : u 7→ f (u, x)dµ est dérivable en u0 de dérivée

∂f
Z
F ′ (u0 ) = (u0 , x)
∂u

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 29 / 89


Théorème (Version 2)
Soit f : I × E → R où I est un intervalle ouvert.
• Pour tout u ∈ I , f (u, .) est intégrable.
• µpp en x, f (., x) est dérivable en u0 , pour tout u0 ∈ I , de dérivée
∂f
(u0 , x)
∂u
∂f
• Pour tout u ∈ I , µpp en x, (u, x) ≤ g (x) tel que g intégrable.
∂u
Z
Alors F : u 7→ f (u, x)dµ est dérivable en u0 , pour tout u0 ∈ I de dérivée

∂f
Z

F (u0 ) = (u0 , x)
∂u

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 30 / 89


Théorème (Classe C k )
Soit f : I × E → R où I est un intervalle ouvert.
• Pour tout u ∈ I , f (u, .) est mesurable.
∂i f
• µpp en x, f (., x) est de classe C k en u0 de dérivée i-eme (u0 , x)
∂u i
∂i f
• Pour tout u ∈ I , µpp en x, pour tout 0 ≤ i ≤ k, (u, x) ≤ g (x)
∂u i
tel que g intégrable.
Z
Alors F : u 7→ f (u, x)dµ est de classe C k en u0 de dérivée i-eme pour
0 ≤ i ≤ k,
∂i f
Z
(i)
F (u0 ) = (u0 , x)dµ(x)
∂u i

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 31 / 89


Définition (Sections)
Soit (E , A, µ) et (F , B, ν) deux espaces mesurés. Soit C ∈ A ⊗ B, on
définit :
Cx = {y ∈ F , (x, y ) ∈ C }
et
C y = {x ∈ E , (x, y ) ∈ C }
On note pour f : E × F → G , pour x ∈ E , fx (y ) = f (x, y ) : F → G et
pour y ∈ F , fy (x) = f (x, y ) : E → G .

Proposition (Propriétés des sections)


− Soit C ∈ A ⊗ B alors ∀x ∈ E , Cx ∈ B et ∀y ∈ F , C y ∈ A
− Soit f : (E × F , A ⊗ B) → (C , C) mesurable.
• Pour tout x ∈ E , fx : (F , B) → (C , C) est B-mesurable.
• Pour tout y ∈ F , fy : (E , A) → (C , C) est A-mesurable.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 32 / 89


Théorème (Construction de la mesure produit)
Soit (E , A, µ) et (F , B, ν) deux espaces mesurés. On suppose que les
mesures sont σ-finies. Alors
• Il existe une unique mesure µ ⊗ ν sur (E × F , A ⊗ B) tel que
µ ⊗ ν(A × B) = µ(A)ν(B) pour tout A ∈ A et B ∈ B.
Z Z
• ∀C ∈ A ⊗ B, µ ⊗ ν(C ) = ν(Cx )dµ(x) = µ(C y )dν(y )
E F

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 33 / 89


On considère les espaces mesurables (E , A, µ), (F , B, ν) et l’espace produit
(E × F , A ⊗ B, µ ⊗ ν). On suppose que les mesures sont σ-finies.

Théorème (Théorème de Fubini-Tonelli)


Soit f : (E × F , A ⊗ B, µ ⊗ ν) → (R+ , B(R+ )) mesurable positive.
Z
• x 7→ f (x, y )dν(y ) est mesurable.
Z F

• y 7→ f (x, y )dµ(x) est mesurable.


E
Z Z Z Z Z
• fdµ⊗ν = f (x, y )dν(y )dµ(x) = f (x, y )dµ(x)dν(y )
E ×F E F F E

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 34 / 89


On considère les espaces mesurables (E , A, µ), (F , B, ν) et l’espace produit
(E × F , A ⊗ B, µ ⊗ ν). On suppose que les mesures sont σ-finies.

Théorème (Théorème de Fubini-Lebesgue)


Soit f : (E × F , A ⊗ B, µ ⊗ ν) → (R, B(R)) intégrable.
• x 7→ f (x, y ) est intégrable νpp
• y 7→ f (x, y ) est intégrable µpp
Z
• x 7→ f (x, y )dν(y ) est intégrable µpp
Z F

• y 7→ f (x, y )dµ(x) est intégrable νpp


Z E Z Z Z Z
• fdµ⊗ν = f (x, y )dν(y )dµ(x) = f (x, y )dµ(x)dν(y )
E ×F E F F E

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 35 / 89


Théorème (Théorème de changement de variable)
Supposons que ϕ : U → D est un C 1 -difféomorphisme. Alors :
Z Z
f (x)dλd (x) = f (ϕ(u))|Jϕ(u)|du
D U

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 36 / 89


Probabilités

Définition (Espaces probabilisés)


On appelle espace probabilisé tout triplet (Ω, A, P) où (Ω, A) est un
espace mesurable et P est une mesure de probabilité.

Soit (Ω, A, P) un espace probabilisé.


• La probabilité de l’événement impossible est nulle : P(ø) = 0.
• Si (An )n est une suite à valeurs dans A d’ensembles deux à deux
disjoints X
P(⊔n∈N An ) = P(An )
n∈N

• Croissance. Si A, B deux ensembles mesurables tel que A ⊂ B alors


P(A) ≤ P(B). On a P(B\A) = P(B) − P(A). En particulier,
P(Ac ) = 1 − P(A).
• Pour tout événement A, 0 ≤ P(A) ≤ 1.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 37 / 89


• Crible. Si A, B deux ensembles mesurables alors

P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B)

• Continuité croissante. Soit (An )n est une suite croissante d’ensembles


mesurables i.e ∀n ∈ N, An ⊂ An+1 alors
[
P( An ) = lim P(An )
n→+∞
n∈N

• Continuité décroissante. Soit (An )n est une suite décroissante


d’ensembles mesurables i.e ∀n ∈ N, An+1 ⊂ An alors
\
P( An ) = lim P(An )
n→+∞
n∈N

• Sous additivités. Soit (An )n est une suite d’ensembles mesurables. On


a [ X
P( An ) ≤ P(An )
n∈N n∈N

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Définition (Variable aléatoire)
Soit (Ω, A, P) un espace probabilisé. Une application X : (Ω, A) → (F , F)
mesurable est appelée variable aléatoire. On parle d’une variable aléatoire
réelle dans le cas où F = R et F = B(R)

Définition (loi d’une variable aléatoire)


Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle. On appelle loi
de X la mesure PX définie sur B(R) par :

∀B ∈ B(R), PX (B) = P(X ∈ B) = P({ω ∈ Ω, X (ω) ∈ B}) = P(X −1 (B))

La loi d’une variable aléatoire réelle est donc une mesure de probabilité sur
(R, B(R)) et on l’appelle loi image de P par X .

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Définition (Fonction de répartition)
Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle. On définit
FX : R → [0, 1], la fonction de répartition de X , par :

FX (t) = PX (] − ∞, t]) = P(X ≤ t)

pour tout t ∈ R

Proposition (Propriétés de la fonction de répartition)


Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle.
• La fonction de répartition FX est croissante sur R.
• On a lim FX (t) = 0 et lim FX (t) = 1
t→−∞ t→+∞
• La fonction FX est continue à droite sur R.

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Proposition (loi d’une variable aléatoire)
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles. Les assertions suivantes
sont équivalentes :
• PX = PY .
• FX = F Y .
R R
• φdPX = φdPY pour toute fonction φ : R → R+ mesurable
positive.

Définition (Espérance)
Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle. Lorsque la
variable aléatoire réelle X est positive ou intégrable, on appelle espérance
de X , et l’on note Z
E (X ) = XdP

On note L1 (Ω, A, P) l’ensemble des variables aléatoires intégrables.

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Exercice (Mesure image)
Soit m une mesure sur (E, E) et f : (E , E) → (F , F) une application
mesurable. On définit la mesure image de m par f , notée mf , sur (F , F)
par :
∀A ∈ F, mf (A) = m(f −1 (A))
• Montrer que mf est bien une mesure sur (F , F).
• Montrer que pour toute fonction φ : F → R+ mesurable positive :
Z Z
φdmf = φ ◦ fdm

• Soit φ une fonction mesurable de (F , F) → (R, B(R)). En utilisant la


partie précédentes, déduire que :

φ ∈ L1 (F , F, mf ) ⇐⇒ φ ◦ f ∈ L1 (E , E, m)

• Conclure.

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Théorème (Formule de transfert)
Soit m une mesure sur (E, E) et f : (E , E) → (F , F) une application
mesurable. Soit φ une fonction mesurable de (F , F) → (R, B(R)). On a
φ ◦ f ∈ L1 (E , E, m) si et seulement si φ ∈ L1 (F , F, mf ) et dans ce cas :
Z Z
φ ◦ fdm = φdmf

où mf est la mesure image de m par f .

Remarque
Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle. On a que pour
A ∈ B(R), PX (A) = P(X −1 (A) alors PX est la mesure image de P par X .
Soit φ une fonction mesurable de (F , F) → (R, B(R)). Alors, si
φ ◦ f ∈ L1 (Ω, A, P) on a φ ∈ L1 (R, B(R), PX ) et que
Z Z
φ ◦ XdP = φdPX

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Théorème (Formule de Transfert)
Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle. Soit φ une
fonction mesurable de (F , F) → (R, B(R)).
• Si φ est mesurable positive on a que :
Z Z
φ ◦ XdP = φdPX
Ω R

• φ ◦ f ∈ L1 (Ω, A, P) si et seulement si φ ∈ L1 (R, B(R), PX ) et dans ce


cas on a : Z Z
φ ◦ XdP = φdPX
Ω R

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Proposition (Propriétés de l’espérance)
Soit X : (Ω, A) → (R, B(R)) une variable aléatoire réelle.
• Si X est une variable aléatoire réelle positive alors
Z
E (X ) = xdPX
R+

• X est une variable aléatoire réelle intégrable si et seulement si la


fonction x 7→ x est intégrable par rapport à la mesure PX et on a :
Z
E (X ) = xdPX
R

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 45 / 89


Proposition (Propriétés de l’espérance)
Soit X , Y : (Ω, A) → (R, B(R)) deux variables aléatoires réelles.
• Si X , Y sont positives alors pour tous a, b ≥ 0,

E (aX + bY ) = aE (X ) + bE (Y )

• Si X , Y sont intégrables alors pour tous a, b ∈ R.

E (aX + bY ) = aE (X ) + bE (Y )

Proposition
Soit X , Y : (Ω, A) → (R, B(R)) deux variables aléatoires réelles.
• Si X , Y sont positives et si Y ≤ X alors E (Y ) ≤ E (X ).
• Si X est intégrable et si |Y | ≤ |X |, alors Y est intégrable et

|E (Y )| ≤ E (|Y |) ≤ E (|X |)

• Si X , Y sont intégrables et si Y ≤ X alors E (Y ) ≤ E (X ).


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Définition (Variance)
Si X est de Carré intégrable i.e X ∈ L2 (Ω, A, P), on appelle variance de
X , et on note V (X ) le nombre

V (X ) = E ((X − E (X )2 )

Proposition (Formule de koenig-Huygens)


Si X est de Carré intégrable on a,

V (X ) = E (X 2 ) − E (X )2

Proposition (Propriété de la variance)


Si X est une variable aléatoire de e Carré intégrable i.e X ∈ L2 (Ω, A, P),
alors pour tous a et b dans R, la variable aléatoire aX + b est de Carré
intégrable et l’on a
V (aX + b) = a2 V (X )

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Définition (Écart type)
Soit X une variable aléatoire réelle de carré intégrable. On appelle écart
type de X le réel σ(X ) défini par
p
σ(X ) = V (X )

Remarque
Si E (X ) et σ(X ) = 1, la variable X est dite centrée réduite. Si V (X ) ̸= 0,
X − E (X )
la variable réelle X = est centrée réduite, appelée la variable
σ(X )
aléatoire centrée réduite associée à X .

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Cas d’une variable réelle finie
Pour une variable X finie, prenant les valeurs xi pour i ∈ {0, . . . , n} avec
Pn
les probas pi . On peut donc écrire X = xi 1Ai où Ai = {X = xi }. Alors
i=0
Z
E (X ) = XdP

n
Z X
= xi 1Ai dP
Ω i=0
n
X Z
= xi 1Ai dP
i=0 Ω

Xn
= xi P(Ai )
i=0
n
X
= xi pi
i=0

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Formule de transfert,

Z n
Z X
E (φ(X )) = φ(X )dP = φ(xi )1Ai dP
Ω Ω i=0
n
X X n
= φ(xi )P(Ai ) = φ(xi )pi
i=0 i=0

Application : φ : x 7→ x 2 .

n
X
2
E (X ) = xi2 pi
i=0

Alors
n
X n
X 2
2 2
V (X ) = E (X ) − E (X ) = xi2 pi − xi pi
i=0 i=0

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Cas d’une variable réelle discrète positive

Pour une variable X discrète positive, prenant les valeurs xi pour


+∞
P
i ∈ {0, . . . , n, . . .} avec les probas pi . On peut donc écrire X = xi 1Ai
i=0
où Ai = {X = xi }. Alors en utilisant le TCM pour les séries,
Z +∞
Z X
E (X ) = XdP = xi 1Ai dP
Ω Ω i=0
+∞
X Z +∞
X +∞
X
= xi 1Ai dP = xi P(Ai ) = xi pi
i=0 Ω i=0 i=0

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Cas d’une variable réelle discrète

Pour une variable X discrète, prenant les valeurs xi pour i ∈ {0, . . . , n, . . .}


avec les probas pi alors |X | est une variable discrète positive, prenant les
valeurs |xi | pour i ∈ {0, . . . , n, . . .} avec les probas pi . Donc par le cas
précédent,
+∞
X
E (|X |) = |xi |pi
i=0
+∞
P
Alors X est intégrable si et seulement si la série xi pi est absolument
i=0
convergente et on a dans ce cas :
+∞
X
E (X ) = xi pi
i=0

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Formule de transfert, Si φ est mesurable positive, donc c’est une variable
discrète positive, prenant les valeurs φ(xi ) pour i ∈ {0, . . . , n, . . .} avec les
probas pi . Donc par le cas précédent,
+∞
X
E (φ(X )) = φ(xi )pi
i=0

Application : φ : x 7→ x 2

+∞
X
2
E (X ) = xi2 pi
i=0

Si E (X 2 ) < +∞ i.e X ∈ L2 (Ω, A) alors :


+∞
X +∞
X 2
2 2
V (X ) = E (X ) − E (X ) = xi2 pi − x i pi
i=0 i=0

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Cas d’une variable réelle positive à densité

+∞
P
φ(X ) est intégrable si et seulement si la série φ(xi )pi est absolument
i=0
convergente et on a dans ce cas :
+∞
X
E (φ(X )) = φ(xi )pi
i=0

Pour X variable réelle à densité f positive i.e dPX = f (x)dx. On a donc


Z Z
E (X ) = xdPX = xf (x)dx
R+ R+

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Cas d’une variable réelle à densité

Pour X variable à densité f positive i.e dPX = f (x)dx, on a que R X est une
variable aléatoire réelle intégrable si et seulement si l’intégrale R xf (x)dx
converge et on a dans ce cas :
Z
E (X ) = xf (x)dx
R

Formule de transfert, Si φ est mesurable positive, on a


Z
E (φ(X )) = φ(x)f (x)dx
R

Application : φ : x 7→ x 2
Z
E (X 2 ) = x 2 f (x)dx
R

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Si E (X 2 ) < +∞ i.e X ∈ L2 (Ω, A) alors :
Z Z 2
2 2 2
V (X ) = E (X ) − E (X ) = x f (x)dx − xf (x)dx
R R

Rφ(X ) est une variable aléatoire intégrable si et seulement si l’intégrale


R φ(x)f (x)dx converge et on a dans ce cas :
Z
E (φ(X )) = φ(x)f (x)dx
R

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 56 / 89


Cas d’une variable aléatoire positive quelconque
On a que
Z
E (X ) =
xdPX (x)
R+
Z Z
= 1[0,x] (t)dλ(t)dPX (x)
R+ R+
Z Z
Fubini-Tonelli → = 1[t,+∞[ (x)dPX (x)dλ(t)
R+ R+
Z
= PX ([t, +∞[)dλ(t)
R+
Z +∞
= PX ([t, +∞[)dt
0
Z +∞
= (1 − FX (t)) dt
0 | {z }
fonction de Survie

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Si E (X 2 ) < +∞ i.e X ∈ L2 (Ω, A) alors :

V (X ) = E (X 2 ) − E (X )2
Z +∞ Z +∞ 2
= (1 − FX 2 (t))dt − (1 − FX (t))dt .
0 0

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Cas d’une variable aléatoire quelconque
Soit t ∈ R+ . On a que
{X+ > t} = {max(X , 0) > t} = {X > t}
et
{X− > t} = {max(−X , 0) > t} = {−X > t} = {X < −t}
On a donc
Z +∞ Z +∞
E (X+ ) = P(X+ > t)dt = P(X > t)dt
0 0
et
Z +∞ Z +∞ Z 0
E (X− ) = P(X− > t)dt = P(X < −t)dt = P(X < t)dt
0 0 −∞

Ainsi, Z +∞ Z 0
E (|X |) = (1 − FX (t))dt + FX (t − )dt
0 −∞
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 59 / 89
Si de plus, E (X+ ) < +∞ et E (X− ) < +∞, on a
Z +∞ Z 0
E (X ) = (1 − FX (t))dt − FX (t − )dt
0 −∞

Si E (X 2 ) < +∞ i.e X ∈ L2 (Ω, A) alors :

V (X ) = E (X 2 ) − E (X )2
Z +∞ Z +∞ Z 0 2

= (1 − FX 2 (t))dt − (1 − FX (t))dt − FX (t )dt
0 0 −∞

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 60 / 89


Définition (Indépendance : le cas à deux événements)
On dit que deux événements A et B sont indépendants si
P(A ∩ B) = P(A)P(B).

Définition
• On dit que n événements A1 , . . . , An sont deux-à-deux indépendants
si pour tout i, j ∈ {1, . . . , n} et i ̸= j, les événements Ai et Aj sont
indépendants.
• On dit que n événements A1 , . . . , An sont indépendants si
P (Ai1 ∩ Ai2 ∩ . . . ∩ Aik ) = P (Ai1 ) P (Ai2 ) . . . P (Aik ) pour tout
sous-ensemble {i1 , . . . , ik } de {1, . . . , n}.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 61 / 89


Définition
Soient A1 , . . . , An des tribus contenues dans A. On dit qu’elles sont
indépendantes si ∀A1 ∈ A1 , . . . , ∀An ∈ An ,

P (A1 ∩ A2 ∩ . . . ∩ An ) = P (A1 ) P (A2 ) . . . P (An )

Proposition
Les événements A1 , . . . , An sont indépendants si et seulement si les tribus
les σ-algèbres σ (A1 ) , . . . , σ (An ) le sont.

Définition
On dit que n variables aléatoires X1 , . . . , Xn définies sur (Ω, A, P) et à
valeurs dans (F1 , F1 ) , . . . , (Fn , Fn ) sont indépendantes si pour tout
Bi ∈ Fi , 1 ⩽ i ⩽ n, on a

P ({X1 ∈ B1 } ∩ . . . ∩ {Xn ∈ Bn }) = P ({X1 ∈ B1 }) . . . P({Xn ∈ Bn })

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 62 / 89


Proposition
Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires à valeurs dans
(F1 , F1 ) , . . . , (Fn , Fn ) respectivement et si h1 , . . . , hn de
(F1 , F1 ) , . . . , (Fn , Fn ) dans (R, B(R)) sont des fonctions mesurables, les
variables h1 (X1 ), . . . , hn (Xn ) sont alors indépendantes.

Définition
Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires à valeurs dans
(F1 , F1 ) , . . . , (Fn , Fn ) respectivement. La loi jointe de X1 , . . . , Xn est la loi
du n-uplet (X1 , . . . , Xn ) dans F1 × . . . × Fn muni de la σ-algèbre produit
F1 ⊗ . . . ⊗ Fn . On notera P(X1 ,...,Xn ) la loi jointe.
On dit que les PXi sont les lois marginales de P(X1 ,...,Xn ) .

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 63 / 89


Proposition
Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires à valeurs dans
(F1 , F1 ) , . . . , (Fn , Fn ) respectivement. On a équivalence entre :
• X1 , . . . , Xn sont indépendantes.
• la loi jointe est égale au produit des lois marginales i.e.
P(X1 ,...,Xn ) = PX1 ⊗ . . . ⊗ PXn .
• pour toutes fonctions mesurables positives fi : Fi → R+ , on a
" n # n
Y Y
E fi (Xi ) = E [fi (Xi )]
i=1 i=1

Proposition
Soit X et Y deux variables indépendantes. Alors, si X et Y sont
intégrables, la variable XY l’est aussi et E (XY ) = E (X )E (Y ).

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 64 / 89


Proposition
Les variables aléatoires réelles X et Y sont indépendantes si et seulement
si pour toutes fonctions f1 , f2 : R → R, mesurables et bornées,

E (f1 (X )f2 (Y )) = E (f1 (X ))E (f2 (Y ))

Définition
La loi de Bernoulli de paramètre p ∈ [0, 1] est la mesure de probabilité sur
E = {0, 1} définie par :

µ1 ({0}) = 1 − p et µ1 ({1}) = p

On la note B(p) ou Ber (p).

Proposition
Soit X une variable aléatoire qui suit la loi de Bernouilli de paramètre p.
On a donc
E (X ) = p et V (X ) = p(1 − p)
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 65 / 89
Définition
Soit E un ensemble fini. La loi uniforme sur E est définie par

1
µ2 ({q}) = , q∈E
Card(E )

On la note U(E ) ou Unif (E ).

Proposition
Soit X une variable aléatoire qui suit la loi uniforme sur {1, . . . , n}. On a
donc
n+1 n2 − 1
E (X ) = et V (X ) =
2 12

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 66 / 89


Définition
Soit n ≥ un entier et p ∈ [0, 1]. La loi binomiale de paramètres n et p est
la mesure de probabilité sur E = {0, . . . , n} définie par :

µ3 (k) = Cnk (1 − p)n−k p k , k ∈E

On la note B(n, p) ou Bin(n, p).

Proposition
Soit X une variable aléatoire qui suit la loi binomiale de paramètres n et p.
On a donc
E (X ) = np et V (X ) = np(1 − p)

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 67 / 89


Définition
La loi de Poisson de paramètre λ > 0 est la mesure de probabilité sur
E = N définie par
λk
µ4 ({k}) = e −λ , k ∈ E
k!
On la note P(λ) ou Po(λ).

Proposition
Soit une variable aléatoire qui suit la loi de poisson de paramètre λ. On a
donc
E (X ) = λ et V (X ) = λ

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 68 / 89


Définition
La loi géométrique de paramètre p ∈ [0, 1] est la mesure de probabilité sur
E = N donnée par
µ5 (k) = (1 − p)k p, k ∈ E
On la note Geom(p).

Proposition
Soit une variable aléatoire qui suit la loi de géométrique de paramètre p.
On a donc
1−p 1−p
E (X ) = et V (X ) =
p p2

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 69 / 89


Définition
La loi uniforme sur un intervalle [a, b] (avec a < b) est la mesure de
probabilité sur [a, b] donnée par :

1
f (x) = , x ∈ [a, b]
b−a
On la note U(a, b).

Proposition
Si X ∼ U(a, b), alors :

a+b (b − a)2
E (X ) = , V (X ) =
2 12

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 70 / 89


Définition
La loi exponentielle de paramètre λ > 0 est la mesure de probabilité sur
E = R+ donnée par la densité :

f (x) = λe −λx , x ≥0

On la note Exp(λ).

Proposition
Soit X ∼ Exp(λ), alors :

1 1
E (X ) = , V (X ) =
λ λ2

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 71 / 89


Définition
La loi normale (ou gaussienne) de moyenne µ ∈ R et de variance σ 2 > 0
est donnée par :

(x − µ)2
 
1
f (x) = √ exp − , x ∈R
2πσ 2σ 2

On la note N (µ, σ 2 ).

Proposition
Si X ∼ N (µ, σ 2 ), alors :

E (X ) = µ, V (X ) = σ 2

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 72 / 89


Définition
La loi gamma de paramètres α > 0 et λ > 0 est donnée sur R+ par :

λα α−1 −λx
f (x) = x e , x ≥0
Γ(α)

On la note Γ(α, λ).

Proposition
Si X ∼ Γ(α, λ), alors :
α α
E (X ) = , V (X ) =
λ λ2

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 73 / 89


Définition
La loi de Cauchy de paramètre (x0 , γ) avec x0 ∈ R (position) et γ > 0
(échelle), est donnée par :

1 1
f (x) = · 2 , x ∈R
πγ

x−x0
1+ γ

On la note C(x0 , γ).

Proposition
Si X ∼ C(x0 , γ), alors :
E (X ) n’existe pas

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 74 / 89


Définition
Soit X une variable aléatoire. On appelle fonction caractéristique de X la
fonction φX définie sur R, à valeurs complexes, par :
h i
φX (t) = E e itX ∀t ∈ R

Formules :
• Si X est une variable discrète finie, prenant les valeurs xk pour
k ∈ {0, . . . , n} avec les probas pk .
n
X
φX (t) = e itxk pk
k=0

La somme est finie donc définie.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 75 / 89


• Si X est une variable discrète dénombrable, prenant les valeurs xk
pour k ∈ {0, . . . , n, . . .} avec les probas pk .
+∞
X
φX (t) = e itxk pk
k=0
+∞
e itxk pk est absolument convergente. En effet,
P
La série
k=0
+∞
X +∞
X
itxj
e pk = pk = 1
k=0 k=0
• X variable à densité f positive i.e dPX = f (x)dx,
Z
φX (t) = e itx f (x)dx
R
Z
L’intégrale e itx f (x)dx est convergente. En effet,
R
Z Z
|e itx f (x)|dx = f (x)dx = 1
R R
Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 76 / 89
Proposition
Soit X une variable aléatoire, a et b deux réels. On a les propriétés
suivantes :
• Pour tout t ∈ R, |φX (t)| ≤ 1.
• φX (0) = 1.
• Pour tout t ∈ R, φX (−t) = φX (t).
• Pour tout t ∈ R, φaX +b (t) = e itb φX (at).
• φX est continue sur R.

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 77 / 89


Fonctions caractéristiques des lois usuelles.
• Si X suit la loi de Bernouilli de paramètre p, alors

φX (t) = pe it + 1 − p

• Si X suit la loi uniforme sur {1, . . . , n}, alors


(
1 1−e itn
n e −it −1 si t ̸= 2qπ pour tout q ∈ Z
φX (t) =
1 si t = 2qπ, q ∈ Z

• Si X suit la loi Binomiale de paramètres n et p, alors


n
φX (t) = pe it + 1 − p

• Si X suit la loi géométrique de paramètre p, alors


p
φX (t) =
1 − (1 − p)e it

Hadi AKOUM (Sorbonne Université) Outils Mathématiques 5 août 2025 78 / 89


• Si X suit la loi de Poisson de paramètre λ, alors
it −1
φX (t) = e λ(e )

• Si X suit la loi uniforme sur ]a, b[, alors

e itb − e ita
φX (t) = si t ̸= 0
it(b − a)
• Si X suit la loi exponentielle de paramètre λ, alors
λ
φX (t) =
λ − it
• Si X suit la loi de Cauchy, alors

φX (t) = e −|t|

• Si X suit la loi Normale de moyenne µ et de variance σ 2 , alors


2 σ2
φX (t) = e iµt−t 2

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Exercice
On dit que X suit une loi Gamma de paramètres p et θ (p > 0, θ > 0), notée γ(p, θ), si
θp
sa densité : f (x) = Γ(p) x p−1 exp(−θx)1[0,∞[ (x) ou de façon équivalente, si sa fonction
1
caractéristique vaut ΦX (t) = pour tout réel t. On rappelle les propriétés
(1 − it/θ)p
suivantes de la fonction Gamma :
Z ∞

 
1
∀α > 0, Γ(α) = x α−1 e −x dx, Γ(α + 1) = αΓ(α), Γ = π.
0 2
• Calculer E[X k ] pour k ≥ 1. En déduire que E[X ] = p/θ et Var(X ) = p/θ2 .
• Soit Y de loi N(0, 1). Calculer la densité de Y 2 . En déduire que γ 12 , 12 = χ2 (1).


• Si a > 0, montrer que Xa ∼ γ(p, aθ).


• Soient X et Y deux v.a. indépendantes de lois respectives γ(p1 , θ) et γ(p2 , θ).
Montrer que X + Y ∼ γ(p1 + p2 , θ).
• Si X1 , . . . , Xn sont n variables aléatoires indépendantes de même loi γ(1, θ) (loi
exponentielle de paramètre θ), donner la loi de la somme Sn = X1 + . . . + Xn et
calculer E[Sn ] et Var[Sn ].
• Si X1 , . . . , Xn sont n variables aléatoires indépendantes de même
 loi N(0, 1),
donner la loi de Sn′ = X12 + . . . + Xn2 et en déduire que γ n2 , 21 = χ2 (n). Calculer
E[Sn′ ] et Var[Sn′ ].
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Théorème
La fonction caractéristique caractérise la loi de probabilité d’une variable
aléatoire.
• Si on connait la fonction caractéristique de X , on connait la loi de X .
• Si deux variables aléatoires ont la même fonction caractéristique alors
elles ont même loi de probabilité.

Proposition
n
P
Soient X1 , . . . , Xn , n variables aléatoires indépendantes. Soit Σ = Xk .
k=1
Alors la fonction caractéristique de Σ est le produit des fonctions
caractéristiques des Xi :
n
Y
φΣ (t) = φXk (t) , ∀t ∈ R
k=1

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Corollaire (Somme de quelques lois classiques)
• Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires suivant la loi de bernoulli de
parmètre p. Si X1 , . . . , Xn sont indépendantes alors X1 + . . . + Xn suit
la loi binomiale de paramètres n et p.
• Soit X ∼ P(λ) et Y ∼ P(µ). Si X ⊥Y alors X + Y ∼ P(λ + µ).
• Soit X ∼ B(n, p) et Y ∼ B(m, p). Si X ⊥Y alors
X + Y ∼ B(n + m, p).
• Soit X ∼ N µ1 , σ12 et Y ∼ N µ2 , σ22 . Si X ⊥Y alors
 

X + Y ∼ N µ1 + µ2 , σ12 + σ22 .

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Définition (Convergence presque sûre)
Soient Xn , n ≥ 1 et X des variables aléatoires réelles définies sur un espace
de probabilité (Ω, A, P).
On dit que Xn converge presque sûrement vers X si
 
P {ω : lim Xn (ω) = X (ω)} = 1.
n→∞
p.s.
On notera alors Xn −−→ X ou limn→∞ Xn = X p.s..

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Définition (Convergence en Lp )
Soient Xn , n ≥ 1 et X des variables aléatoires réelles appartenant à
Lp (Ω, A, P), pour un certain p ∈ [1, ∞[. On dit que Xn converge vers X
dans Lp , et l’on note :
Lp
Xn −→ X ,
si

lim E[|Xn − X |p ] = 0.
n→∞

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Définition (Convergence en probabilité)
Soient Xn , n ≥ 1 et X des variables aléatoires réelles définies sur un espace
de probabilité (Ω, A, P).
On dit que Xn converge vers X en probabilité, et l’on note :
P
Xn −
→ X,
si pour tout ϵ > 0, on a :
n→∞
P(|Xn − X | > ϵ) −−−→ 0.

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Définition (Convergence en loi)
On dit que la suite (Xn ) de variables aléatoires converge en loi vers (la loi
de la variable aléatoire) X et on note :
d L
Xn −
→X ou Xn −
→X
si pour toute fonction continue et bornée φ, on a
n→∞
E[φ(Xn )] −−−→ E[φ(X )].

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Théorème (Implications importantes)
Soient Xn , n ≥ 1 et X des variables aléatoires réelles définies sur un espace
(Ω, A, P). On a :
Lp P
• Si Xn −→ X , alors Xn −
→ X.
p.s. P
• Si Xn −−→ X , alors Xn −
→ X.
P d
• Si Xn −
→ X , alors Xn −
→ X.

Théorème
Soient Xn , n ≥ 1 et X des variables aléatoires réelles définies sur un espace
de probabilité (Ω, A, P), et f : R → R une fonction continue. On a :
p.s. p.s.
• Si Xn −−→ X , alors f (Xn ) −−→ f (X ).
P P
• Si Xn −
→ X , alors f (Xn ) −
→ f (X ).
d d
• Si Xn −
→ X , alors f (Xn ) −
→ f (X ).

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Théorème (Loi forte des grands nombres)
Soit (Xn )n≥1 une suite de variables aléatoires indépendantes et de même
loi. On suppose que E[|X1 |] < ∞. Alors
n
1X p.s.
Xj −→ E[X1 ].
n
j=1

Théorème (Théorème Central Limite)


Soit (Xn ) une suite de variables aléatoires i.i.d. admettant une variance
σ 2 = Var(X1 ) > 0, alors :
n

 
Sn Sn − nm 1 X d
n −m = √ =√ (Xi − m) −−−→ N (0, σ 2 ),
n n n n→∞
i=1

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Bibliographie
A. Guyader. Statistiques Mathématiques. Sorbonne Université, année universitaire
2024/2025.
B. [Link]́orie des probabilités : une introduction élémentaire.
Collection Mathématiques en devenir. Calvage et Mounet, tirage corrigé et bonifié,
Paris, 2019.
M. Briane et G. Pagès. Théorie de l’intégration : Licence et Master de
mathématiques – cours et exercices. Les grands cours Vuibert. 4ème édition revue
et augmentée, Vuibert, Paris, mars 2006.
C. Labbé. Probabilités. Master 1 Mathématiques fondamentales et appliquées,
Université Paris Cité, année universitaire 2023/2024.
L. Le Floch et F. Testard. Probabilités 1 : le hasard est la nécessité. Collection
Mathématiques en devenir. Calvage et Mounet, Paris, 2020.
L. Le Floch et F. Testard. Probabilités 2 : le hasard est la nécessité. Collection
Mathématiques en devenir. Calvage et Mounet, Paris, 2021.
J.-F. Le Gall. Intégration, probabilités et processus aléatoires, 2006.

T. Meyre. Séries, intégrales et probabilités. Préparation à l’agrégation interne, 2023.


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