Jalon 7
COURS : LES OUTILS DE LA MECANIQUE CLASSIQUE
SOMMAIRE
I. INTRODUCTION 3
II. REFERENTIEL D’ETUDE 4
A. Notion de référentiel 4
B. Repères 4
III. CINEMATIQUE DU POINT 5
A. Vecteur Position OGt 5
B. Vecteur vitesse 6
C. Vecteur accélération a(t). 9
IV. ETUDE DE QUELQUES MOUVEMENTS 11
A. Le mouvement rectiligne d’un point G. 11
B. Le mouvement circulaire d’un point 15
V. QUANTITE DE MOUVEMENT 17
A. Définition 17
B. Loi de conservation de la quantité de mouvement d’un système isolé 17
C. Application à la propulsion des avions et des fusées par réaction 18
I. INTRODUCTION
Avant de décrire le mouvement d’un objet, il faut définir le système étudié est préciser le référentiel d’étude. On
se limitera à des systèmes de dimensions très faibles par rapport à celle de leurs déplacements.
Un tel système est modélisé par un point unique, qui contiendrait toute sa masse : on parle du modèle du point
matériel.
L’étude est limitée aux mouvements plans (à deux dimensions), mais peut être généralisée aux espaces à trois
dimensions.
II. REFERENTIEL D’ETUDE
A. NOTION DE REFERENTIEL
Le référentiel est le solide de référence par rapport auquel on étudie le mouvement d’un point.
A un référentiel sont associées :
• Un repère d’espace qui donne la position du point.
• Un repère de temps qui permet d’associer une date à chaque position.
B. REPERES
Figure 1 : Tout solide à un repère d'espace et une horloge constitue un référentiel.
• Le repère cartésien (𝑂; 𝚤; 𝚥; 𝑘) a pour origine O fixe et pour vecteur unitaire (𝚤; 𝚥; 𝑘) constants (Figure
1).
• Le repère de Frenet a pour origine le point G en mouvement.
Ses vecteurs unitaires sont 𝑢. , tangent à la trajectoire et dans le sens du mouvement, et 𝑢/ perpendiculaire à 𝑢.
et vers l’intérieur de la trajectoire. Pour un mouvement circulaire, 𝑢/ est orienté vers le centre du cercle (Figure
2).
Figure 2 : Repère de Frenet (G, 𝑢/ , 𝑢. )
III. CINEMATIQUE DU POINT
On appelle « cinématique » l'étude des mouvements. La cinématique ne s'occupe pas de la cause des
mouvements.
A. VECTEUR POSITION 𝑶𝑮 𝒕
Figure 3 : Vecteur position 𝑂𝐺
Lorsque l’étude du mouvement d’un solide est réduite à celle de son centre d’inertie G, seules les informations
relatives à la rotation du solide sur lui-même sont perdues.
Le vecteur position 𝑶𝑮(𝒕) (Figure 3) a pour coordonnées :
𝑥6 (𝑡) 𝑥(𝑡)
𝑦6 (𝑡) Souvent notées 𝑦(𝑡)
𝑧6 (𝑡) 𝑧(𝑡)
Ce vecteur s’écrit également : 𝑶𝑮 𝒕 = 𝒙 𝒕 < + 𝒚 𝒕 ? + 𝒛 𝒕 𝒌.
Les équations donnant 𝑥 𝑡 ; 𝑦 𝑡 𝑒𝑡 𝑧 𝑡 sont appelées équations horaires de la position.
L’ensemble des positions occupées successivement par le point G au cours du temps constitue la trajectoire de
ce point (la courbe verte (Figure 3)).
Remarque :
La trajectoire dépond toujours du référentiel d’étude.
B. VECTEUR VITESSE
1. LA VITESSE MOYENNE
La vitesse moyenne d’un point entre deux positions est la distance d parcourue par le mobile, divisée par la durée
du parcours ∆𝒕 :
𝒅
𝑣FGHI//I =
∆𝒕
Avec :
• 𝑑 𝑒𝑛 𝑚è𝑡𝑟𝑒, 𝑚
• ∆𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑠
• 𝑣 𝑒𝑛 𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑚. 𝑠 UV
Application :
Calculer la vitesse moyenne (en SI), d’un automobiliste effectuant le trajet Marseille-Paris (800 km) en
7,30 ℎ.
Il suffit de remplacer d par 800 et t par 7,30 ce qui donne :
[\\
𝑣= ≈ 110 𝑘𝑚. ℎUV
],^\
Le 𝑘𝑚. ℎUV n’est pas l’unité du système internationale (SI). L’unité du système internationale (SI) est le
mètre pour les distances et la seconde pour le temps.
Il faut convertir donc 𝑣 en 𝑚. 𝑠 UV
[\\×V\\\ VV\
𝑣= = ≈ 31 𝑚. 𝑠 UV
],^\×^b\\ ^,b
Méthode de conversion de 𝒌𝒎. 𝒉U𝟏 en 𝒎. 𝒔U𝟏 :
2. VECTEUR VITESSE INSTANTANEE 𝒗 𝒕
Figure 4 : Le compteur de vitesse (ou cinémomètre)
d'une moto mesure la vitesse instantanée
La vitesse instantanée 𝑣(𝑡) du point G, ou la vitesse tout court, est égale à sa vitesse moyenne entre deux
positions infiniment proches (Figure 4).
Le vecteur vitesse (instantanée) 𝑣(𝑡) d’un point G est la dérivée du point vecteur position 𝑂𝐺(𝑡) par rapport au
temps :
∆𝑶𝑮(𝒕) 𝒅𝑶𝑮(𝒕)
𝒗 𝒕 = 𝐥𝐢𝐦 =
∆𝒕→𝟎 ∆𝒕 𝒅𝒕
Ses coordonnées sont :
𝑑𝑥(𝑡)
𝑣m (𝑡) =
𝑑𝑡
𝑑𝑦(𝑡)
𝑣(𝑡) 𝑣H (𝑡) =
𝑑𝑡
𝑑𝑧(𝑡)
𝑣n (𝑡) =
𝑑𝑡
Il s’écrit aussi :
𝑑𝑥(𝑡) 𝑑𝑦(𝑡) 𝑑𝑥(𝑡)
𝑣 𝑡 = 𝚤+ 𝚥+ 𝑘
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Il s’écrit aussi :
𝑣 𝑡 = 𝑥(𝑡)𝚤 + 𝑦(𝑡)𝚥 + 𝑧(𝑡)𝑘
La valeur de la vitesse :
𝑣 𝑡 = (𝑣m (𝑡))o + (𝑣H (𝑡))o + (𝑣n (𝑡))o
Les caractéristiques du vecteur vitesse 𝑣(𝑡) sont :
− 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛: 𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 à 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑗𝑒𝑐𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒,
𝑣 𝑡 − 𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑠: 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑢𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡,
− 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟: 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑎𝑛 à 𝑙𝑎 𝑑𝑎𝑡𝑒 𝑡, 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒 𝑒𝑛 𝑚. 𝑠UV
La vitesse selon l’axe (𝑂𝑥) à une date donnée se lit graphiquement comme le coefficient directeur de la tangente
à la courbe 𝑥 = 𝑓(𝑡) à cette date.
Application :
Figure 5 : Détermination graphique d'une vitesse instantanée
Détermination graphique de la valeur d’une vitesse instantanée
L’abscisse 𝑥 d’un point est tracée en fonction du temps (Figure 5).
Pour déterminer la vitesse 𝑣m du point à la date 𝑡 = 𝑡V il faut tracer la tangente à la courbe 𝑥 = 𝑓(𝑡) à
la date 𝑡 = 𝑡V (droite noire sur la Figure 5). La valeur de la vitesse cherchée est le coefficient directeur
de cette tangente calculé à partir de deux points appartenant à cette droite :
my Umz {,\Uo,\
𝑣m 𝑡V = = = 0,60 𝑚. 𝑠 UV
.y U.z ],\Uo,\
C. VECTEUR ACCELERATION 𝒂(𝒕).
L’accélération est la variation de la vitesse par unité de temps exprimée dans le SI en 𝑚. 𝑠 Uo .
1. ACCELERATION MOYENNE
L’accélération moyenne d’un point entre deux positions est le rapport de la variation de la vitesse ∆𝒗 entre ces
deux temps par la variation du temps ∆𝒕 :
∆𝒗
𝒂FGHI//I =
∆𝒕
Avec
• 𝑎 𝑒𝑛 𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒², 𝑚. 𝑠 Uo
• ∆𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑠
• 𝑣 𝑒𝑛 𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑚. 𝑠 UV
Application :
Détermination de l'accélération d'une voiture.
Une formule F1 passant de 0 à 100 𝑘𝑚. ℎUV (ou 27,8 𝑚. 𝑠 UV ) en 3,2 s a une accélération moyenne :
o],[
𝑎= ≈ 8,7 𝑚. 𝑠 Uo
^,o
2. VECTEUR ACCELERATION INSTANTANEE 𝒂(𝒕)
Un objet a un vecteur accélération non nulle si la valeur de sa vitesse varie ou si le vecteur vitesse change de
direction (ou les deux à la fois).
Le vecteur accélération instantanée 𝒂(𝒕) d’un point G est définit par :
∆𝒗(𝒕) 𝒅𝒗(𝒕) 𝒅𝟐 𝑶𝑮 𝒕
𝒂 𝒕 = 𝐥𝐢𝐦 = =
∆𝒕→𝟎 ∆𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕𝟐
Ses coordonnées sont :
𝑑𝑣m (𝑡) 𝑑 o 𝑥(𝑡)
𝑎m (𝑡) = =
𝑑𝑡 𝑑𝑡 o
𝑑𝑣m (𝑡) 𝑑 o 𝑦(𝑡)
𝑎(𝑡) 𝑎H (𝑡) = =
𝑑𝑡 𝑑𝑡 o
o
𝑑𝑣m (𝑡) 𝑑 𝑧(𝑡)
𝑎n (𝑡) = =
𝑑𝑡 𝑑𝑡 o
Il s’écrit aussi :
𝑑 o 𝑥(𝑡) 𝑑 o 𝑦(𝑡) 𝑑 o 𝑧(𝑡)
𝑎 𝑡 = 𝚤 + 𝚥 + 𝑘
𝑑𝑡 o 𝑑𝑡 o 𝑑𝑡 o
Il s'écrit aussi :
𝑎 𝑡 = 𝑥(𝑡)𝚤 + 𝑦(𝑡)𝚥 + 𝑧(𝑡)𝑘
ou
𝑎 𝑡 = 𝑣m (𝑡)𝚤 + 𝑣H (𝑡)𝚥 + 𝑣n (𝑡)𝑘
La valeur de l’accélération :
𝒂 𝒕 = (𝒂𝒙 (𝒕))𝟐 + (𝒂𝒚 (𝒕))𝟐 + (𝒂𝒛 (𝒕))𝟐
Application :
Une automobile passe de 0 à 100 𝑘𝑚. ℎUV en 12,1 s. Calculer son accélération supposée constante.
L’accélération instantanée est ici également l’accélération moyenne :
𝒅𝒗 ∆𝒗
𝒂= = .
𝒅𝒕 ∆𝒕
La vitesse passe de 0 à 100 𝑘𝑚. ℎUV , soit en mètre par seconde :
V\\
∆𝑣 = − 0 = 27,8 𝑚. 𝑠 UV
^,b
o],[
Donc : 𝑎 = = 2,3 𝑚. 𝑠 Uo
Vo,V
IV. ETUDE DE QUELQUES MOUVEMENTS
A. LE MOUVEMENT RECTILIGNE D’UN POINT 𝑮.
Figure 6 : Mouvement rectiligne suivant l'axe (ox).
Un mouvement est dit rectiligne lorsque la trajectoire décrite par le mobile est portée par une droite. Dans ce
cas, on peut décrire le mouvement par rapport à un seul axe, par exemple l'axe 𝑂𝑥 (Figure 6), de vecteur unitaire
𝚤, le vecteur position s'écrit alors :
𝑂𝐺(𝑡) = 𝑥(𝑡)𝚤, 𝑥(𝑡) est l'abscisse de G par rapport au référentiel choisi.
„m(.) „m(.)
Le vecteur vitesse 𝑣 𝑡 = 𝚤, de valeur algébrique 𝑣 𝑡 = est bien entendu lui aussi porté par 𝑂𝑥
„. „.
„ … m(.)
(tangent à la trajectoire) et il en est de même en ce qui concerne le vecteur accélération : 𝑎 𝑡 = 𝚤 de
„. …
„ … m(.)
valeur algébrique 𝑎 𝑡 = .
„. …
1. MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORME
Figure 7 : Chronophotographie d'un mouvement rectiligne et uniforme.
Pour un tel mouvement, l'accélération est nulle : 𝑎 = 0. Et sa vitesse est constante, de valeur algébrique 𝑣 = 𝑣\
(Figure 7). L'abscisse du point matériel est une fonction affine du temps :
𝒙 𝒕 = 𝒗𝟎 . 𝒕 + 𝒙𝟎
Où 𝑥\ est l'abscisse à l'origine des temps (𝑡 = 0) du point matériel, 𝑥\ pouvant être éventuellement nul. On
associe à ces trois fonctions leurs graphes en fonction du temps :
• Diagramme des espaces (Figure 8a) ;
• Diagramme des vitesses (Figure 8b) ;
• Diagramme des accélérations (Figure 8c)
La pente de la droite de la Figure 8a, donne la vitesse 𝑣\ du mouvement, son ordonnée à l'origine donne
l'abscisse 𝑥\ à l'origine des temps. Le diagramme des vitesses est la droite parallèle à l'axe des temps d'ordonnée
à l'origine 𝑣\ . Le diagramme Figure 8c, des accélérations se réduit à l'axe des temps.
Figure 8a : Diagramme des espaces
Figure 8b : Diagramme des vitesses
Figure 8c : Diagramme des accélérations
Dans la suite, lorsqu'on aura à traiter un mouvement rectiligne uniforme, on pourra utiliser directement ces
résultats sans démonstration.
2. MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORMEMENT VARIE.
Pour un tel mouvement, l'accélération est un vecteur constant non nul :
𝑎 = 𝑎. 𝚤
On montre que dans ces conditions la valeur algébrique de la vitesse est une fonction affine du temps :
𝒗 = 𝒂. 𝒕 + 𝒗𝟎
Où 𝑣\ est la vitesse à l'origine des temps (𝑡 = 0) du point matériel, 𝑣\ pouvant être éventuellement nulle.
L'abscisse du point matériel est une fonction polynôme de degré 2 du temps :
𝟏
𝒙 𝒕 = . 𝒂. 𝒕𝟐 + 𝒗𝟎 . 𝒕 + 𝒙𝟎
𝟐
Où 𝑥\ est l'abscisse à l'origine des temps (𝑡 = 0) du point matériel, 𝑥\ pouvant être éventuellement nul.
On associe à ces trois fonctions leurs graphes en fonction du temps : diagramme des espaces (Figure 9a),
diagramme des vitesses (Figure 9b) et diagramme des accélérations (Figure 9c)
Le diagramme des espaces (Figure 9a), est une parabole à concavité tournée vers le haut ou le bas selon que
l'accélération a est positive ou négative ; l'ordonnée à l'origine de cette courbe donne 𝑥\ , position du mobile à
l'origine des temps.
Le diagramme des vitesses (Figure 9b), est une droite dont la pente est égale à l'accélération et dont l'ordonnée
à l'origine est la vitesse initiale (à l'instant 𝑡 = 0) 𝑣\ du mobile.
Le diagramme des accélérations (Figure 9c), est la droite parallèle à l'axe des temps dont l'ordonnée à l'origine
est l'accélération du mouvement 𝑎.
x V a
x0 V0
t t t
0 0 0
Figure I - 9a Figure I - 9b Figure I - 9c
Figure 9a : Le diagramme des espaces
x V a
x0 V0
t t t
0 0 0
Figure I - 9a Figure I - 9b Figure I - 9c
Figure 9b : Le diagramme des vitesses
x V a
x0 V0
t t t
0 0 0
Figure I - 9a Figure I - 9b Figure I - 9c
Figure 9c : Le diagramme des accélérations
Remarques :
Figure 10 : Chronophotographie de mouvements rectilignes et uniformément
variés.
a. accéléré -b. ralenti
A partir de considérations énergétiques, on montre que :
• Lorsque le produit scalaire 𝒗. 𝒂 est positif, le mouvement est accéléré
(Figure 10a).
• Lorsque le produit scalaire 𝒗. 𝒂 est négatif, le mouvement est ralenti
(Figure 10b).
La notion de mouvement ralenti ou accéléré n'a donc aucune relation avec le
signe de a, mais est relié au signe du produit scalaire 𝒗. 𝒂.
B. LE MOUVEMENT CIRCULAIRE D’UN POINT
Figure 11 : Chronophotographie d’un mouvement circulaire uniforme
1. MOUVEMENT CIRCULAIRE UNIFORME
Dans le cas d'un mouvement circulaire uniforme, La valeur 𝒗 de la vitesse et celle 𝒂 de l'accélération sont
constantes (Figure 11).
Dans un référentiel donné, un système a un mouvement circulaire uniforme si sa trajectoire est une portion de
cercle de rayon R et si la valeur de sa vitesse est constante. Le vecteur accélération est alors centripète, de valeur
𝒗𝟐
a constante 𝒂 = .
𝑹
Son vecteur accélération 𝑎 est porté par le rayon de la trajectoire (c’est un vecteur radial) et est orienté vers le
centre du cercle de rayon R (c’est un vecteur centripète). Sa valeur est constante.
𝒗𝟐
Dans le repère de Frenet, la vitesse s’écrit : 𝒗 = 𝒗. 𝒖𝒕 et le vecteur accélération s’écrit : 𝒂 = 𝒖
𝑹
2. MOUVEMENT CIRCULAIRE NON UNIFORME
Dans le cadre d'un mouvement circulaire non uniforme, la valeur de l'accélération n'est pas constante.
Dans un référentiel donné, un système a un mouvement circulaire non uniforme si sa trajectoire est une portion
de cercle de rayon R et si la valeur de son accélération n'est pas constante.
Figure 12 : Mouvement circulaire accéléré
Á chaque instant, le vecteur accélération 𝑎 se décompose en deux vecteurs (Figure 12) :
𝒂 = 𝒂𝒕 + 𝒂𝒏
𝒅𝒗 𝝂𝟐
Le vecteur accélération s’écrit dans le repère de Frenet : 𝒂 = 𝒖𝒕 + 𝒖𝒏
𝒅𝒕 𝑹
𝒗𝟐
𝒂𝒏 est l'accélération normale : elle est centripète, de valeur 𝒂𝒏 = . 𝒗 est la valeur de la vitesse instantanée
𝑹
𝒂𝒕 est l'accélération tangentielle : elle est tangente à la trajectoire orientée dans le sens du mouvement, de
𝒅𝒗
valeur 𝒂𝒕 = .
𝒅𝒕
V. QUANTITE DE MOUVEMENT
A. DEFINITION
La quantité de mouvement (ou impulsion) d’un système assimilé à un point matériel est le produit de sa masse
par son vecteur vitesse dans le référentiel d’étude :
𝑝 =𝑚⋅𝑣
Avec :
• 𝑚 𝑒𝑛 𝐾𝑔
• 𝑣 𝑒𝑛 𝑚. 𝑠 UV
• 𝑝 𝑒𝑛 𝑘𝑔. 𝑚. 𝑠 UV
B. LOI DE CONSERVATION DE LA QUANTITE DE MOUVEMENT D’UN SYSTEME ISOLE
La loi de conservation de la quantité de mouvement et une loi fondamentale de la mécanique qui permet
d’étudier le cas d’un système isolé constitué de plusieurs corps, qu’il soit déformable ou pas.
Dans un référentiel galiléen, le vecteur quantité de mouvement d’un système isolé est un vecteur constant :
𝒏
𝒑 = 𝒑𝟏 + 𝒑𝟐 + ⋯ = 𝒑< = 𝒄𝒕𝒆
𝒊‘𝟏
Les vecteur quantité de mouvements d’un système constitué de n points matériels est égale à la somme des
vecteurs quantités de mouvement de chaque point matériel, à un même instant :
𝒏
𝒑 = 𝒑𝟏 + 𝒑𝟐 + ⋯ = 𝒑<
𝒊‘𝟏
On démontre que le vecteur quantité de mouvement d’un système de masse M constante est égale au produit
de sa masse par le vecteur vitesse 𝑣6 de son centre d’inertie :
𝒏
𝒑= 𝒑< = 𝑴. 𝑣6
𝒊‘𝟏
C. APPLICATION A LA PROPULSION DES AVIONS ET DES FUSEES PAR REACTION
Figure 13 : Conservation de la quantité de mouvement de l'avion.
La conservation de la quantité de mouvement d’un système isolé permet d’expliquer la propulsion des avions à
réaction au décollage.
Le système étudié est l’ensemble constitué de l’avion et des gaz éjectés. L’action de l’air sur l’avion est négligée
(poussée d’Archimède, frottements), les frottements dus au sol également. L’avion ne subit que son poids et la
réaction normale du sol. La somme vectorielle de ces deux forces est nulle puisqu’elles sont verticales et que
l’avion et les gaz éjectés n’ont qu’un mouvement horizontal : le système est donc isolé (Figure 13).
Sa quantité de mouvement, calculée dans le référentiel du sol, est donc constante, c’est-à-dire nulle puisque
initialement le système est au repos.
Le principe de conservation permet donc d’écrire :
𝒑 = 𝒑𝒂𝒗𝒊𝒐𝒏 + 𝒑𝒇𝒖𝒔é𝒆 = 𝒎𝒂𝒗𝒊𝒐𝒏 𝒗𝒂𝒗𝒊𝒐𝒏 + 𝒎𝒈𝒂𝒛 𝒗𝒈𝒂𝒛 = 𝟎
La vitesse des gaz étant dirigée vers l’arrière, celle de l’avion est dirigée vers l’avant.
Dans le cas d’une fusée juste après son décollage (Figure 14), la somme des forces extérieures n’est pas nulle :
le système {fusée + gaz éjectés} est soumis à son seul poids 𝑃.
Figure 14 : Les quantités de mouvement de la fusée et des gaz éjectés sont opposées :
la fusée est propulsée dans le sens contraire de celui d la vitesse des gaz.
La propulsion à réaction est possible si la vitesse des gaz éjectés et le débit d’éjection sont suffisamment élevés.