… … … … …
15,00 4,13 14,43 29,32 41,45
15,10 3,92 13,69 27,82 39,34
15,20 3,72 13,00 26,41 37,33
… … … … …
20,00 0,25 0,89 1,81 2,55
20,10 0,24 0,84 1,70 2,41
20,20 0,23 0,79 1,60 2,27
… … … … …
23,80 0,03 0,09 0,18 0,26
23,90 0,02 0,08 0,17 0,24
24,00 0,02 0,08 0,16 0,23
… … … … …
30,00 0,0005 0,0017 0,0035 0,0049
30,10 0,0005 0,0016 0,0032 0,0046
30,20 0,0004 0,0015 0,0030 0,0043
Ainsi, on trace l’hydrogramme des débits en fonction de la durée :
Figure A. 44 : hydrogrammes de crue pour 𝑸𝟏𝟎 , 𝑸𝟐𝟎 , 𝑸𝟓𝟎 et 𝑸𝟏𝟎𝟎
A.6.2 La Méthode de Transformation Pluies – Débits (SCS) :
i. Présentation du logiciel :
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 48
HEC-HMS (Hydrologic Engineering Center – Hydrologic Modeling System) est un
logiciel développé par l'US Army Corps of Engineers pour modéliser le cycle
hydrologique à l’échelle d’un bassin versant.
Il permet de simuler les précipitations, les pertes, les écoulements de surface, les écoulements
de base et la concentration des débits, afin d’analyser les crues, la gestion des retenues, et les
impacts hydrologiques des aménagements.
ii. Définition de l’approche SCS :
Une modélisation hydrologique permettra généralement de simuler le comportement
hydrologique d’un bassin versant, en tenant compte des relations qui existent entre l'impulsion
ou la sollicitation "sous forme de précipitations" reçue par le bassin et sa réponse hydrologique
se traduisant à l'exutoire par une variation temporelle de débit.
Nous proposons d’adopter le modèle « SCS Curve Number » qui repose sur le coefficient
d’indexation du sol CN.
Figure A. 45 : Principe de la réponse hydrologique d’un bassin versant
La méthode consiste en l’utilisation de deux fonctions :
− La fonction de production permet de déterminer le hyétogramme de pluie nette à
partir de la pluie brute ;
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 49
− La fonction de transfert permet de déterminer l'hydrogramme de crue résultante de la
pluie nette.
Figure A. 46 : Modèle Conceptuel Pluies - Débits
Le modèle est formé principalement par les trois éléments essentiels :
Modélisation pluviométrique :
Cette partie consiste à élaborer un modèle météorologique pour l’estimation de la pluie
moyenne du bassin, temporelle et spatiale. De manière générale la moyenne surfacique des
précipitations est obtenue par la méthode de Theissen.
Distribution temporelle pluviométrique :
L’application du modèle pluie-débit du type SCS, requiert l’adoption d’une distribution
temporelle de la pluie de projet. Cette distribution influe de façon très significative sur les
valeurs des débits de pointe qui en découlent.
La distribution temporelle de la pluie est essentiellement liée à la climatologie. Cette
distribution, selon Van Te Chow 1988 ans son ouvrage « Applied Hydrology », a donné
naissance à quatre types d’averse (I, IA, II et III) en soulignant que le type II couvre
pratiquement toute l’étendue des USA. D’ailleurs, ce constat apparait dans la plupart des essais
de calage que nous avons eu l’occasion de faire au Maroc.
Modélisation des volumes de ruissellement (fonction de production) :
Le calcul des volumes de ruissellement s’effectue en soustrayant aux précipitations les
quantités d’eau qui sont stockées, infiltrées ou évaporées lors de leur trajet sur le bassin.
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 50
Pour générer la pluie nette, plusieurs modèles de pertes existent. Le modèle « SCS Curve
Number » peut être utilisé.
En effet, c’est parmi les modèles les plus utilisés pour l’estimation des crues. Ce modèle estime
l'excès de précipitations comme une fonction des précipitations cumulées, de la couverture
des sols et de l'humidité initiale du sol.
Figure A. 47 : Modèle de perte type SCS
Modélisation du ruissellement direct (fonction de transfert) :
Ce calcul se base généralement sur la notion de l’hydrogramme unitaire. Le volume ruisselé
en chaque pas de temps donne lieu à un ruissellement direct qui se manifeste sous forme d’un
hydrogramme type bien défini, dit élémentaire. L’hydrogramme global est obtenu par la
sommation des hydrogrammes élémentaires. Plusieurs fonctions de transfert existent. Le
modèle d’hydrogramme unitaire de SCS, le plus utilisé sera présenté ci-dessous. Il est basé
principalement sur le principe de superposition et de proportionnalité qui résulte de
l’hypothèse d’un comportement linéaire :
Figure A. 48 : La réponse élémentaire type SCS
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 51
iii. Calcul Automatique sur logiciel :
Nombreuses sont les étapes de calcul du débit sur le logiciel. Au nombre de 5, on révèle :
La 1ère étape :
Après création du nouveau projet, on mène à dessiner le bassin versant alimentant notre
ouvrage d’art au PK 37+100, tout en assurant une liaison entre eux.
Figure A. 49 : le bassin alimentant - l'ouvrage alimenté
2ème étape :
On définit les caractéristiques et le paramétrage du BV.
Le coefficient CN de la méthode SCS dépend essentiellement de l’état de saturation des sols,
et il change au cours du temps. On adopte 𝐶𝑁 = 𝟗𝟎.
Figure A. 50 : Surface du bassin, méthode des pertes et de transformation
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 52
Le temps de réponse du bassin versant, noté "Lag", représente l’intervalle de temps entre le
centre de gravité de la pluie nette et la pointe de crue de l'hydrogramme dû à l'écoulement de
surface. Le "Lag" est généralement estimé à 𝟎, 𝟔. 𝑡𝑐
Figure A. 51 : la saisie de CN, 𝑰𝒂 et Lag
3ème étape : Création du model météorologique.
Figure A. 52 : type d'averse et la pluie nette
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 53
Une averse, définie dans le temps et dans l'espace, tombant sur un bassin versant de
caractéristiques connues, et dans des conditions initiales données, provoque à l'exutoire du
bassin considéré un hydrogramme défini. C’est la transformation Pluie-Débit.
En absence d’une étude hydrologique étendue, on adopte le deuxième II type d’averse SCS, il
est le plus approprié pour un climat semi-aride comme celui de Selouane (Nador).
− Il représente une averse intense concentrée au milieu de la durée de pluie, ce qui
correspond bien aux régimes orageux brusques observés dans les zones
méditerranéennes semi-arides.
− Il permet de simuler des crues de courte durée avec des pics de débit élevés,
typiques dans les bassins à faible couverture végétale et à pente marquée (comme
dans le Rif oriental).
Et dû à un manque de données, on retient la pluie nette correspondant à celle-ci obtenue en
ajustement statistique des pluies journalières maximales 𝑃𝐽,𝑚𝑎𝑥 pour 𝑇 = 𝟏𝟎𝟎 ans (on note
qu’elle est accidentellement égale à celle-ci résultante en deuxième étape du Gradex).
On insiste sur la liaison entre cette averse et le BV recevant ce fort genre d’averse.
4ème étape : On crée librement une station nommée Control-1 et on la relie au données
pluviométriques (pluie nette, averse de type II).
Figure A. 53 : Lancement de calcul suprêmement
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 54
5ème étape : Extraction des Résultats.
Le calcul et la modélisation hydrologique ont été tous les deux remarquables, on tire les
résultats nécessaires :
Figure A. 54 : L'Hyétogramme des précipitations - hydrogramme de crue
Figure A. 55 : La série d'apport ramenée par l'averse tombée sur le bassin
Ajoutons à tout cela, le fait que le logiciel nous permet de calculer et tracer d’autres
paramètres hydrologiques : le cumul des précipitations, leurs excès, leurs pertes, l’infiltration
au sol et son cumul …
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 55
Figure A. 56 : les précipitations enregistrées pendant l'averse
On extrait aussi le débit et l’hydrogramme de crue au niveau de l’exutoire là où on implante
notre ouvrage :
Figure A. 57 : L'Hydrogramme de crue triangulaire du débit de pointe de l'ouvrage
Sur Excel, on essaye de tracer l’hydrogramme de crue centennale ayant une forme curviligne.
De la même manière que pour celui-ci issu de la méthode de Gradex, on dessine celui-ci de
type SCS, sauf cette fois ci on emploie le temps de concentration correspond à cette méthode
𝟐 𝟎,𝟐𝟎𝟖×𝐿𝑅 ×𝐴
tel que 𝑡𝑝 = 𝟑 × 𝑡𝑐 = 𝟖, 𝟔𝟖 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠. La formule de calcul est : 𝑄𝒑 = 𝑡𝑝
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 56
On présente le résultat comme suit :
Figure A. 58 : L'hydrogramme de crue curviligne type SCS
Somme toute, la méthode SCS nous a amené à un débit de 1328,30 m3/s.
Projet de Fin d’Etudes 2024-2025 57