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Le vade-mecum des normes rédactionnelles pour la réalisation d’un mémoire de Master présente les objectifs, la structure et les critères d'évaluation d'un mémoire dans le cadre de l'UFR Culture & Communication. Il souligne l'importance de la démarche scientifique, de la problématisation et de l'analyse empirique, tout en détaillant les normes formelles à respecter pour la rédaction. Ce document sert de guide pour aider les étudiants à produire un travail rigoureux et conforme aux attentes académiques.

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Le vade-mecum des normes rédactionnelles pour la réalisation d’un mémoire de Master présente les objectifs, la structure et les critères d'évaluation d'un mémoire dans le cadre de l'UFR Culture & Communication. Il souligne l'importance de la démarche scientifique, de la problématisation et de l'analyse empirique, tout en détaillant les normes formelles à respecter pour la rédaction. Ce document sert de guide pour aider les étudiants à produire un travail rigoureux et conforme aux attentes académiques.

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Vade-mecum des normes rédactionnelles

pour la réalisation d’un mémoire de Master

UFR Culture & Communication

(Version avril 2021, conçue par


Fabien Granjon, Aurélie Tavernier et Christophe Magis,
révisée par Maxime Cervulle)
Le mémoire est un exercice particulièrement important dans votre formation de Master. Il permet
une appropriation de la démarche scientifique à travers une expérience de première main.
L’objectif est d’une part, que vous compreniez et maîtrisiez pleinement les conditions de
production des savoirs et, d’autre part, que vous renforciez vos capacités d’analyse et de
réflexivité. Le travail exigeant requis par la conception et rédaction d’un mémoire permet enfin
de se spécialiser dans la compréhension d’un domaine d’activités, dans la conceptualisation de
ses enjeux et dans la connaissance de l’état des savoirs qui le concernent.

En Master 1, le mémoire est principalement consacré à la problématisation d’un objet de


recherche. Elle passe par l’exploration de la littérature scientifique relative à cet objet, qui doit
permettre de rompre avec le sens commun et d’appréhender cet objet selon un angle de vue
nouveau, fourni par un cadre théorique. En Master 2, tout en reprenant et complétant l’exposé de
ces deux premières étapes que sont l’état de l’art et la problématisation, le mémoire présente
également, dans le détail, les analyses que vous avez produites à partir des matériaux d’enquête
empiriques que vous aurez récoltés. En M1 comme en M2, la restitution écrite que constitue le
mémoire doit répondre à un ensemble de règles à la fois « théoriques » et formelles, que ce vade-
mecum a pour objectif de présenter.

1. De quelques remarques sur les objectifs d’un mémoire de Master

1.1. Les objectifs du mémoire de Master

Le mémoire de Master consiste en un travail de recherche approfondi, appuyé sur une méthode
de travail rigoureuse. Ce travail doit pleinement s’inscrire dans la démarche des sciences sociales.
Il doit ainsi rompre avec les visions spontanées du monde social, celles des enquêté-es, mais
également avec celles de la chercheuse ou du chercheur. Il vise également à problématiser un
sujet, à le traduire en objet de recherche, notamment par la confrontation d’un modèle d’analyse
théorique à une enquête empirique. La démarche est donc théorique et empirique, elle s’appuie
sur une médiation théorique et des enquêtes permettant de recueillir des données « de terrain ».
Cette règle disqualifie donc à la fois toutes les visions du monde social qui n’appuient leur
réflexion sur aucune recherche empirique ou, au contraire, celles qui s’appuient sur une
description plate de données factuelles, un enregistrement positiviste de la réalité sociale.
Le mémoire porte donc sur un sujet de recherche qui, de préférence, sera positionné dans les
thématiques scientifiques et/ou professionnelles qui se trouvent au cœur des enseignements des
Parcours de Master. Il se présente concrètement sous la forme d'un document respectant des
normes rédactionnelles et typographiques très précises qui seront exposées infra dans le présent
document.

En rapport avec le sujet et les orientations fournies par l'enseignant-e dirigeant la recherche, le
mémoire devra comporter :

- un état de l’art (revue de la littérature) portant sur la littérature scientifique du domaine.


L’écriture scientifique est par nature intertextuelle. Le texte scientifique est

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nécessairement référencé et ce référencement doit s’appuyer sur des ressources internes
au champ des sciences sociales, montrant ainsi ses liens multiformes avec d’autres
travaux. En d’autres termes, il s’agit de montrer son inscription dans un domaine
scientifique et de tenir compte de l’héritage de ce domaine. D’un texte en sciences
sociales, il est donc attendu qu’il sache de lui-même se situer au sein de la littérature
existante ;

- la présentation du modèle d’analyse, c’est-à-dire de la théorie mobilisée : a) les notions


et concepts clairement identifiés, ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux ; b)
l’opérationnalisation de ces concepts en dimensions et indicateurs ; c) la traduction de la
question de départ en question de recherche ; d) l'élaboration d'hypothèses de recherche
considérées comme des réponses provisoires à ladite question de recherche ;

- l’élaboration et la justification d’un dispositif d’enquête devant mobiliser un ou plusieurs


appareils de preuve (qualitatifs et/ou quantitatifs). Celui-ci devra être mis en place très
concrètement sur un terrain modeste (ne pas perdre de vue l’impératif de faisabilité),
permettant ainsi d'éprouver les hypothèses de recherche. La restitution écrite doit donc
ménager un accès clair aux données empiriques recueillies. Aussi, ces dernières ne
doivent pas remplir une fonction purement illustrative et il est préférable de renoncer à
l’idée de développer d’abord un propos général puis de présenter ensuite les données
empiriques illustrant ce propos.

En accord avec votre directeur/trice, le mémoire de M1 peut donc être, soit considéré comme une
recherche modeste, mais conduite d’un bout à l’autre (i.e. comprenant l’ensemble des éléments
décrits supra), soit comme une étape préparatoire (propédeutique) à un travail de recherche plus
conséquent, lequel sera approfondi et réalisé sur les deux années de Master. En ce dernier cas, le
M1 est dédié à la phase de rupture avec le sens commun par l’exploration de la littérature
scientifique du domaine. Cet état de l’art doit déboucher sur la problématique et les hypothèses,
ainsi que sur la présentation d’un protocole méthodologique devant permettre de générer les
données empiriques nécessaires à son traitement. Le M2 est quant à lui orienté vers la mise en
œuvre du dispositif d’enquête (constatation), l’analyse des données recueillies, ainsi que la
confirmation ou l’infirmation des hypothèses de recherche explorées.

En outre, en fonction de leur choix de poursuite d'études et/ou d'orientation professionnelle, les
étudiant-es peuvent ainsi conférer à leur mémoire une vocation professionnalisante. Dans ce cas,
le sujet du mémoire gagnera à être adossé à la réalisation du stage, qui pourra constituer le terrain
d'enquête. Dans tous les cas, que le mémoire soit à finalité « scientifique » ou « professionnelle »,
il doit être problématisé et répondre aux exigences susmentionnées. Le va-et-vient entre empirie
et théorie concerne aussi bien l'activité de production de connaissance à destination du monde
scientifique, que la recherche appliquée à destination du monde professionnel.

3
1.2. L'évaluation du mémoire

Le mémoire doit démontrer que l'étudiant-e est capable de travailler d'une façon scientifique,
rigoureuse et autonome ; qu’il a connaissance des principaux travaux publiés sur le sujet de sa
recherche ; qu’il est en capacité de se situer par rapport à eux, de problématiser un fait social (de
communication) et de construire un dispositif d’enquête. L'évaluation tient donc compte du
respect de la démarche de recherche. Aussi, le document que vous allez remettre doit rendre
compte très clairement de la démarche d'élaboration scientifique qui a conduit à la production des
résultats. Si dans un dossier, un mémoire, un article, un ouvrage ou une thèse, il s'agit d’abord de
mettre en avant un produit fini, conçu et présenté pour être évalué à partir des éléments originaux
qu'il aura éventuellement su faire émerger, il faut cependant éviter d’en faire une boîte noire à
partir de laquelle on ne pourrait qu'entrevoir la façon dont il a été conçu. Dans un souci de
transparence, il est donc nécessaire de faire apparaître les conditions d'émergence du bénéfice
scientifique apporté. Comme le souligne Bourdieu, l'opus operatum, ne doit pas cacher le modus
operandi. Il faut donc bien présenter la démarche suivie, la question de recherche, les hypothèses,
le cadre théorique, le modèle d’analyse, les appareils de preuve et expliquer les choix qui ont été
effectués.

Il faut également rappeler que l’écriture en sciences sociales mobilise un langage non naturel, qui
ne va pas de soi, qu’il faut expliciter. Les concepts mobilisés doivent être expliqués, tout comme
les relations qu’ils entretiennent entre eux, ainsi que la manière dont ils font système. C’est
pourquoi, bien que l’idée de bricolage soit souvent répandue, notamment sur une base
interdisciplinaire comme en SIC, il faut reconnaître qu’utiliser des concepts issus d’un trop grand
nombre de cadres théoriques différents fait rapidement courir le risque de l’incohérence.
Emprunter des éléments isolés sans assumer la cohérence des cadres de production qui prévalent
à leur utilisation initiale se fait toujours au risque de la confusion. Il existe des incompatibilités
partielles, mais également plus profondes entre les concepts, parfois moins du fait de ce dont ils
rendent compte, que du fait qu’ils participent de systèmes explicatifs antagonistes.

L'évaluation du mémoire dépend donc de ce respect du sens des théories et des concepts. Elle
dépend également du respect d’une écriture axiologiquement neutre à l’intérieur du cadre
objectivé qui est à l’origine des analyses produites. Rappelons que la neutralité axiologique ne
consiste pas en l’interdiction pure et simple de tout jugement de valeur au seul profit des
jugements de fait, ni même au renoncement de la chercheuse ou du chercheur à toute perspective
politique et morale sur le monde social qu’il tend à décrire, expliquer et éventuellement évaluer ;
mais dans tous les cas, s’ils sont revendiqués, les appuis normatifs de la recherche doivent être
rendus les plus explicites possibles.

L'évaluation du mémoire se fonde également sur la qualité du document écrit, tant au niveau du
contenu (pertinence de la démarche, capacité à mobiliser et utiliser des connaissances pour
configurer un objet de recherche, réflexivité méthodologique) qu’au niveau de la forme (structure
et clarté du mémoire, qualité rédactionnelle, respect des normes de l'écriture scientifique). Il faut
donc choisir un mode d’expression clair qui ne prête pas à confusion au niveau du sens et fait

4
l’économie du jargon inutile et de l’emphase obscurcissante. Certes, la justesse et la précision de
l’analyse nécessitent de recourir à un vocabulaire spécifique, conceptuel, théorisé, mais celui-ci
doit être explicité et appropriable pour la lectrice ou le lecteur. Par ailleurs, au niveau de
l’écriture, il ne faut pas séparer le « théorique » de l’« empirique », par exemple en écrivant une
partie purement théorique, suivie d’une autre partie où les concepts décrits et discutés
préalablement ont disparu au profit de descriptions essentiellement factuelles.

L'évaluation du mémoire écrit est suivie d'une soutenance orale en M2, éventuellement sous
forme d’entretien pédagogique avec le directeur/la directrice du mémoire : dans tous les cas, cette
soutenance ne peut avoir lieu sans l’aval préalable de votre directrice ou directeur de
mémoire. En M2, celle-ci s’effectue devant un jury composé de l'enseignant-e ayant encadré la
recherche, et d'un-e autre enseignant-e de l'équipe pédagogique du Master (la présence d’un
second membre de jury n’est pas obligatoire en M1). Au cours de la soutenance, l'étudiant-e
revient oralement pendant une quinzaine de minutes sur la problématique de sa recherche, son
cadre d’analyse, et ses résultats empiriques ; il-elle conclut sa présentation sur les points forts
auxquels son travail lui a permis d'aboutir, et sur les points qui n'ont pu être pris en compte et
pourront constituer un prolongement à la recherche réalisée. Chaque membre du jury prend à son
tour la parole (10 à 15 minutes chacun-e), pour donner son appréciation du travail écrit et de la
présentation orale de l'étudiant-e, lui poser des questions, et discuter avec l'étudiant-e de la
pertinence de la recherche effectuée (par exemple pour conseiller l'étudiant-e quant au
développement de sa recherche de Master 1 en vue de son inscription en Master 2). La
soutenance se conclut par la délibération du jury, qui informe l'étudiant-e de la note octroyée pour
son travail. Les critères retenus pour l'évaluation du travail entrepris (mémoire + soutenance) sont
les suivants :

Critères de présentation

-qualité rédactionnelle (orthographe, syntaxe, clarté du propos, respect des normes


académiques) ;
-cohérence et pertinence de la structure générale du mémoire (chapitres, titres,
sommaire) ;
-respect des normes de citation des ouvrages et sources consultés ;
-qualité de la bibliographie ;
-pertinence des illustrations, de la présentation du matériau empirique, et des annexes.

Critères de contenu

-pertinence de la revue de la littérature (quantité et surtout qualité des ouvrages) ;


-lien pertinent entre la revue de la littérature et l’orientation de la recherche ;
-appropriation des paradigmes, théories et notions mobilisés ;
-construction et mise en œuvre d'un appareil de preuve idoine ;
-qualité et pertinence de l'articulation entre les hypothèses et les données analysées ;

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-interprétation des résultats en relation avec les hypothèses et avec le cadre théorique
mobilisé ;
-identification des limites de la recherche, et discussion de ses apports.

Critères de capacité critique et réflexive

-pertinence théorique ;
-qualité d’analyse et d’interprétation des résultats ;
-rigueur dans la démarche et la méthodologie ;
-originalité de la recherche ;
-capacité à identifier les apports et les limites de la démarche.

2. Guide de rédaction du mémoire

Un certain nombre de règles formelles sont à respecter. Ce guide présente les normes qu'il
convient d'appliquer, afin d'adopter une écriture académique et d'inscrire votre démarche dans
une perspective de recherche scientifique.

2.1. Normes générales de présentation du document imprimé

Volume (hors couverture, table des matières, index, bibliographie & annexes)
-entre 40 pages et 60 pages en M1
-entre 60 et 100 pages en M2
Texte justifié (c’est-à-dire prenant systématiquement toute la largeur de la page et
aligné à gauche comme à droite)
Marges (hautes, basses et latérales) : 2,5 cm
Police : Times New Roman, 12
Interligne : 1,5
Impression : recto/verso sur papier blanc au format A4
Reliure : spirale ou bande thermo-reliure

2.2. Organisation du document


Le mémoire se compose comme suit (chacun de ces éléments est décrit dans la suite de ce
guide) :
1ère de couverture
Page de titre
Page de remerciements
Table des matières paginée

6
Introduction
X chapitres, comprenant différentes « sections » (sous-parties)
Conclusion
Index des tableaux, graphiques et illustrations
Bibliographie
Annexes
4ème de couverture.

Une page vierge doit en outre être insérée entre la page de titre et la page de remerciements ;
entre les remerciements et la table des matières ; et, si nécessaire, entre la table des matières et
l'introduction ; entre les différents chapitres ; ainsi qu’entre le dernier chapitre et la conclusion,
afin d’avoir toujours chaque début de partie sur une page impaire.

Le document doit être paginé conformément à la table des matières. La numérotation commence
à partir de la page de titre.

2.2.1. La couverture

La couverture fait apparaître les indications suivantes :


Nom, prénom, n° d’étudiant-e
Intitulé de la Mention de Master (Culture et communication ; Industries culturelles ;
Information et communication) et du Parcours (Médias, cultures et sociétés ; Médias
internationaux ; Médias et rapports sociaux de classe, race, genre ; Industries culturelles et
créatives ; Industrie de la musique ; Communication pour l’audiovisuel ; Plateformes
numériques, création et innovation ; Communication numérique et conduite de projets)
Nom (éventuellement logo) de l'Université Paris 8 et de l'UFR Culture et
Communication
Titre du mémoire
Nom du directeur/de la directrice de mémoire, suivi de la mention idoine : « Maître de
conférences » ou « Professeur des Universités »
Année universitaire.

La couverture doit être de format rigide (papier au grammage plus épais), éventuellement de
couleur (sans obérer la lisibilité du document). Elle peut également comprendre une illustration
(dans la limite du respect des droits d’auteur). Le titre du mémoire peut être précisé par un sous-
titre, libellé le cas échéant dans une casse inférieure.

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2.2.2. La page de titre

Elle reprend l’ensemble, et à l’identique, les éléments de la première de couverture, mais sur une
feuille blanche traditionnelle.

2.2.3. Les remerciements

Il est de coutume de « remercier » les personnes qui, dans votre entourage professionnel, et/ou
personnel, et/ou familial, vous ont apporté leur concours et leur soutien dans votre travail de
recherche. À ce titre, le directeur ou la directrice de mémoire, mais aussi les personnes que vous
avez rencontrées ou sollicitées pour votre enquête de terrain, peuvent notamment être cité.es. Les
remerciements sont présentés sur une page autonome, ce qui ne signifie pas que vos
remerciements doivent nécessairement remplir toute la page ; quelques lignes peuvent amplement
suffire. En la matière, il n'existe toutefois pas de règle stricte : évitez simplement de tomber dans
l'hagiographie... N'hésitez pas à vous inspirer d'un mémoire déjà soutenu si cette étape vous paraît
obscure ou délicate.

2.2.4. La table des matières

La table des matières doit être paginée. Hormis la couverture et les pages vierges, elle doit
indiquer tous les éléments qui composent votre mémoire (cf. supra), ainsi que les titres des
différents chapitres, les titres des différentes sous-parties (Sections, Sous-sections) composant
chaque chapitre, et faire correspondre à chacun de ces niveaux une numérotation (1. ; 1.1. ; 1.1.1.,
etc.), ainsi que les numéros de page correspondants à leur localisation dans votre mémoire. Outre
les titres de partie, il est préférable de ne pas dépasser trois niveaux de titre et que l’identification
de ces derniers fasse uniquement appel à une mention numérique et non alphanumérique (les
1.1.a. et autres I.1.A. sont à bannir).

Pour construire une table des matières


Utilisez (dans les logiciels Word, NeoOffice) la fonction « Insertion » : « Index et Tables
». Cette fonction vous permet d'adopter des niveaux de titres, de numéroter
automatiquement chacun des niveaux, et d'indiquer les numéros des pages où se trouve
chacun des éléments dans votre mémoire.
Vous devez adopter des niveaux de titres, distinguant les éléments suivants :
-Niveau 1 : Introduction, Chapitres, Conclusion, Index, Bibliographie, Annexes :
Police 16, gras, lettres minuscules ;
-Niveau 2 : Sections (1.) à l'intérieur d'un chapitre :
Police 12, gras ; lettres minuscules
-Niveau 3 : Sous-sections (1.1.) à l'intérieur d'une section :
Police 12, gras, italiques, lettres minuscules
-Niveau 3 : Sous-sections II (1.1.1.) à l'intérieur d'une sous-section :
Police 12, italiques, lettres minuscules

8
Prêtez une attention particulière à la rédaction des titres des chapitres, sections et sous-sections :
essayez, dans la mesure du possible, de rendre ces titres les plus informatifs possible, de manière
à ce qu'ils renseignent sur le contenu problématique de chacune des parties et sous-parties, et que
la progression de votre raisonnement scientifique soit ainsi perceptible dès la lecture de cette
table.

2.2.5. L’introduction

Cette partie est cruciale. L'introduction vise en effet à poser le cadre général de la recherche, et à
montrer la cohérence du développement qu'elle introduit. Par conséquent, si l'introduction est
formellement présentée au tout début de mémoire, sa rédaction, en pratique, se réalise plutôt vers
la fin de la recherche, une fois que vous en aurez une vue d’ensemble.

L'objectif de l'introduction est de présenter la problématique générale de la recherche : contexte,


actualité du sujet, questions générales et spécifiques, pertinence théorique, appareillage
méthodologique et empirique. L'introduction doit donc être relativement conséquente :
consacrez-y pas moins de deux pages (vous pouvez aller jusqu’à 6 pages), qui comprendront : a)
une présentation de la question de recherche, laquelle sera située dans un arrière-plan ou un
contexte social, et/ou historique, et/ou politique, et/ou culturel, donnant à cette question une
acuité particulière ; b) votre cadre théorique : il ne s'agit pas ici de développer les arguments,
mais de préciser succinctement le contexte théorique dans lequel s'inscrit la démarche ; c) une
courte présentation de vos principales hypothèses de recherche ; d) quelques précisions quant aux
aspects de la méthodologie et du terrain empirique sur lequel seront éprouvées ces hypothèses ;
enfin e) l’exposition du plan général du mémoire.

Les points 2.2.6. à 2.2.8. présentent une structuration que vous pouvez adopter pour organiser et
rédiger vos différents chapitres, soit dans le cas d’un mémoire de M1 proposant une recherche
fondée sur des données empiriques, soit dans le cas d’un mémoire de M2. Toutefois, chaque
recherche est par définition unique, et l'organisation du mémoire dépend donc de votre propre
démarche. La structuration suggérée ci-après peut donc faire l'objet de modifications et
d'adaptations, en fonction des indications que vous prodiguera votre directrice ou directeur de
mémoire.

2.2.6. Chapitre 1 : revue de la littérature et cadre théorique

La « revue de littérature », également appelée « état de l'art », consiste à positionner votre objet
de recherche dans le champ des théories et des connaissances que les recherches en sciences
sociales ont établies, sur votre sujet. L'objectif est de spécifier et de justifier la manière dont vous
allez interroger votre objet de recherche. En d’autres termes, c’est à partir de cette revue de la
littérature que vous allez poser votre problématique, c’est-à-dire choisir le cadre théorique (i.e. un
système conceptuel) à partir duquel vous allez poser une question de recherche, des hypothèses et
opérationnaliser les concepts retenus. Une problématique est donc d’abord un choix théorique qui
nécessite d’opérer une sélection parmi les travaux et théories susceptibles d’être mobilisés ou

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ayant déjà été mobilisés pour traiter la question qui vous occupe ou une question qui lui serait
proche.

Avant la rédaction, au cours de votre travail, votre directrice ou directeur de mémoire vous aura
évidemment guidé dans l'élaboration de cette phase, en vous indiquant les principales références
bibliographiques et théoriques appropriées et utiles à votre questionnement. Au moment de la
rédaction, vous devez donc montrer que vous vous êtes approprié-e la « revue de littérature » et
que vous êtes capable d'en dégager un cadre cohérent d'une part, et utile à votre propre
investigation d'autre part.

La présentation du cadre théorique que vous allez mobiliser pour la recherche peut être
considérée comme la partie la plus importante de l'état de l'art, puisque c’est cette partie de votre
mémoire qui fera comprendre à la lectrice ou au lecteur la manière dont vous souhaitez « mettre
en énigme » le fait social qui vous intéresse. Vous devez donc précisément présenter et définir les
concepts mobilisés, ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux, traduire votre « question de
départ » en « question de recherche » depuis la médiation théorique retenue et présenter enfin vos
hypothèses (réponses provisoires à votre question de recherche). Une brève argumentation
exposant en quoi votre recherche contribue à la compréhension du phénomène que vous étudiez
en particulier devra clôturer ce chapitre.

Quelques conseils pour rédiger ce chapitre


- Structurez ce chapitre selon le modèle « de type entonnoir », en allant du général au
particulier. Ainsi, commencez par présenter les travaux effectués sur votre sujet, en
pointer les différents cadres théoriques, leurs avantages, leurs limites, avant de présenter
LE cadre théorique que vous avez retenu, ses concepts et, enfin, de faire le lien avec votre
objet de recherche
- Relisez avec attention les notes que vous avez prises sur les ouvrages que vous avez lus
au début de votre recherche, de manière à maîtriser les théories et les notions que vous
reprenez, et à pouvoir vous les approprier, c'est-à-dire à en faire usage de manière
pertinente. In fine, il ne s'agit pas en effet de réciter la théorie, mais de l'utiliser pour
configurer votre objet, en identifiant les enjeux théoriques qui le concernent, et les
connaissances qui ont déjà été produites sur le sujet.
- Établissez clairement le lien que vous faites entre les éléments théoriques issus de la
littérature et vos propres hypothèses. À cette fin, ne séparez pas la présentation du cadre
conceptuel et la présentation de vos hypothèses de recherche. En pratique, cela peut se
traduire par l'organisation du chapitre en plusieurs sections et sous-sections successives,
chaque section traitant d'un aspect théorique et conceptuel particulier, dont vous déduirez
éventuellement une ou plusieurs hypothèse(s) particulière(s).
- Citez l'ensemble des références que vous mobilisez, en respectant les normes indiquées
dans le document « Vade-mecum des normes des citations, sources et références
bibliographiques »
- Vous devez faire montre de votre capacité à opérer des choix théoriques et conceptuels

10
pertinents et cohérents avec votre objet de recherche. Ainsi, votre recherche consistera à
proposer, modestement, d'observer et d’expliquer un phénomène particulier, qui selon
toute vraisemblance ne sera qu'une « variation » des phénomènes traités par les auteurs
dont vous mobilisez les savoirs et les approches.

2.2.7. Chapitre 2 : méthodologie

Ce chapitre vise à justifier le protocole d’enquête, c’est-à-dire à expliquer le choix du terrain et


des méthodes employées (techniques d’enquête) pour effectuer la récolte des données empiriques
nécessaires à la mise à l’épreuve des faits des hypothèses, en montrant que ce choix répond à la
problématique présenter dans le chapitre précédent. Il s’agit donc de présenter clairement
comment le matériau empirique a été constitué, et pourquoi.

Ainsi, l'objectif du chapitre 2 est non seulement de décrire la démarche empirique, mais aussi de
témoigner de votre capacité à faire preuve de réflexivité dans le choix de votre démarche.
Autrement dit, il s'agit d'objectiver les choix que vous avez faits, et les instruments que vous avez
utilisés.

Ce chapitre doit donc décrire la stratégie de recherche utilisée, et justifier l'approche choisie pour
répondre aux questions de la recherche et vérifier les hypothèses. Il ne s'agit pas de décrire dans
les moindres détails les techniques de collecte de données et les résultats obtenus, mais plutôt de
développer une argumentation claire et convaincante, qui justifie la pertinence des stratégies
mises en œuvre et des instruments de recherche utilisés : comment avez-vous construit votre
grille d'analyse – indicateurs quantitatifs, qualitatifs ? Comment avez-vous concrètement mis en
œuvre ces indicateurs sur le terrain ? Comment avez-vous pris contact avec vos enquêté-es ?
Comment avez-vous administré le questionnaire ?, etc. Quel que soit le type de recherche
entreprise, il importe en effet de justifier le recours aux approches choisies, en identifiant les
critères ayant présidé au choix de l'approche retenue, au détriment d'autres (par exemple pourquoi
avoir conduit des entretiens plutôt que d’avoir effectué des observations ? Pourquoi avoir fait le
choix de combiner un entretien et une observation ? Pourquoi avoir fait le choix d'étudier telle
catégorie de population plutôt qu'une autre ? Pourquoi avoir choisi de retenir tel indicateur
comme pertinent – le lieu d'habitation par exemple ? Pourquoi avoir choisi tel journal plutôt que
tel autre, et telle période précise, pour votre corpus ?, etc.). Grâce à cette démarche réflexive,
vous objectiverez votre démarche, en présentant les choix opérés comme ayant été effectués en
toute connaissance des avantages et inconvénients de chaque technique d’enquête. Le chapitre
peut ainsi comprendre une présentation des limites de la méthode employée et des obstacles que
vous auriez pu rencontrer dans sa mise en œuvre : quelles contraintes avez-vous rencontrées sur
le terrain, et comment en avez-vous tenu compte ? Quels biais avez-vous identifiés dans les
questions que vous vouliez poser, et comment les avez-vous corrigés ?

11
Quelques conseils pour rédiger ce chapitre
Présentez clairement vos choix en matière de collecte des données – soit, selon les
cas :
- dans le cas du questionnaire, justification de cet outil et de la sélection de l'échantillon ;
- dans le cas d'un entretien, justification de cet outil et du choix des enquêté-es ;
- dans le cas d'une observation, justification de cet outil et du choix des situations
observées ;
- dans le cas d'une analyse du corpus, justification du matériau et du bornage du corpus.

Présentez clairement la manière dont vous avez élaboré vos grilles et instruments
d'analyse :
- dans le cas du questionnaire, méthode de codage des questions et description des
conditions d'administration du questionnaire ;
- dans le cas d'un entretien de recherche, méthode d'élaboration du guide d'entretien et
description des conditions de réalisation de l'entretien ;
- dans le cas d'une observation, méthode d'élaboration de la grille d'observation et
description des conditions de réalisation de l'observation ;
- dans le cas d'une analyse de corpus, méthode du codage et description des techniques
utilisées pour soumettre le corpus à ce codage.

Ce chapitre consiste donc à opérer un retour réflexif sur votre enquête exploratoire. L'ensemble
du matériau empirique sera présenté par la suite, dans les annexes.

2.2.8. Chapitre 3 (4/5) : résultats et interprétation desdits résultats

En matière d'analyse du matériau empirique et de présentation des résultats, il n'y a pas de règle
unique. Tout dépend en effet de la nature de la recherche, et de la méthodologie adoptée. Ce point
devra donc être plus précisément envisagé en fonction des conseils que vous apportera votre
directrice ou directeur de mémoire. Toutefois, quelle que soit la manière dont les données et
l'analyse sont présentées, les résultats doivent être interprétés eu égard à votre problématique,
c’est-à-dire à votre cadre d’analyse et aux hypothèses de recherche que vous avez posées. Par
conséquent, les résultats et les interprétations qui en découlent doivent être présentés
simultanément.

Le volume de cette partie dépend de la singularité de votre recherche, des résultats que vous
aurez su produire et peut donc parfois nécessiter davantage qu’un seul chapitre (3 au maximum).
Le plan général de votre mémoire doit, dans tous les cas, recevoir l’aval de votre directrice ou
directeur de mémoire. Sa structure dépend des explications dégagées, lesquelles devront
s’appuyer sur des matériaux empiriques précis (extraits d'entretiens, citations extraites du corpus,
statistiques, etc.) qui pourront être accompagnés d’illustrations : graphiques, cartes, courbes,
tableaux, etc.

12
Quelques conseils pour rédiger ce chapitre
L'intégralité du matériau empirique devra être présentée en annexes. Aussi, dans ce
chapitre, vous devez plutôt en extraire des données parlantes, servant à appuyer la
démonstration rédigée dans le développement. Privilégiez donc une logique
argumentative : il ne s'agit pas seulement de décrire le matériau recueilli, mais de
l’expliquer dans le cadre de votre problématique. Les informations recueillies sont
considérées comme des données pertinentes si et seulement si elles peuvent être reliées
d’une quelconque manière à cette problématique et vous permettent notamment de
confirmer ou d’infirmer vos hypothèses.
Si vous conduisez des analyses quantitatives, vous trouverez sur ce site des éléments de
description et de méthode pour choisir et construire différents types de diagramme, ainsi
qu'une explication de leurs avantages respectifs : http://www.statcan.gc.ca/edu/power-
pouvoir/ch9/pie-secteurs/5214826-fra.htm#a2.

2.2.9. Structuration des mémoires de M1 consacrés à l’état de l’art

Comme cela a été souligné, il est tout à fait possible que le mémoire de M1 ne s’appuie pas sur la
mise en œuvre d’une démarche empirique de collecte de données. Il est alors entièrement
consacré à la formation d’un cadre théorique et à la formulation d’une problématique par
l’exploration de la littérature scientifique du domaine. Dans ce cas, la structuration envisagée
peut être la suivante :

Chapitre 1 : présentation du sujet


Cette première partie a d’abord vocation à vous permettre d’effectuer un retour réflexif sur vos
intérêts de connaissance : pourquoi avez-vous choisi votre sujet ? Que croyiez-vous en connaître
avant d’avoir effectué votre travail de problématisation ? De quelle manière la place que j’occupe
dans l’espace social influence-t-elle ma vision de cette réalité sociale ? Cette partie permet
ensuite d’effectuer une mise en contexte socio-historique de votre sujet, montrant notamment que
la réalité sociale sur laquelle vous travaillez n’a pas existé de tout temps, mais qu’elle est la
conséquence de déterminations sociales et historiques qui l’inscrivent dans un mouvement
évolutif que vous saisissez à un moment « t » donné. La mise en contexte socio-historique doit
porter sur le sujet lui-même et non sur une réalité qui l’englobe ou qui lui est connexe. Faire
l’histoire d’Internet n’a, par exemple, pas grand sens si votre sujet est l’usage de Facebook par les
15-25 ans. En revanche, une mise en perspective socio-historique des instruments outillant les
sociabilités juvéniles devient tout de suite plus intéressante.

Chapitre 2 : revue de la littérature et cadre théorique (cf. supra)

Chapitre 3 : modèle d’analyse et méthodologie


La présentation du modèle d’analyse que vous allez mobiliser pour la recherche peut être
considérée comme le prolongement direct de l’état de l’art, puisque c’est cette partie de votre
mémoire qui fera comprendre au lecteur la manière dont vous souhaitez « mettre en énigme » le

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fait social qui vous intéresse. Vous devez donc précisément présenter et définir les concepts
mobilisés, ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux ; traduire votre « question de départ »
en « question de recherche » depuis la médiation théorique retenue ; et présenter enfin vos
hypothèses (réponses provisoires à votre question de recherche). Une présentation du dispositif
méthodologique envisagé, dans le cadre de la mise en œuvre d’une enquête empirique en M2,
viendra clôturer ce chapitre.

2.2.9. Conclusion

Il s'agit d'une étape très importante, qu'il convient de ne pas négliger. Avec l'introduction, la
conclusion permet en effet de conférer à votre démarche et à votre mémoire une cohérence
d'ensemble. Il ne s'agit pas tant de résumer la recherche, que d'en dégager les principaux points
saillants (théoriques, méthodologiques, empiriques). La conclusion peut également fournir un
aperçu des perspectives futures de la recherche, en esquissant, le cas échéant, des pistes pour la
poursuite de votre travail en Master 2 ou en thèse de doctorat.

La conclusion a pour objectif de mettre en relief les apports de la recherche pour le domaine
scientifique auquel elle contribue et/ou le domaine d’activités dont elle rend compte. Cette
synthèse des apports du mémoire passe par : a) un rappel de la problématique et des résultats liés
à cette dernière (confirmation ou infirmation des hypothèses) ; b) une argumentation sur les
implications de ces résultats en fonction du cadrage théorique ; c) une réflexion sur les limites de
la présente recherche, ainsi que sur les perspectives ouvertes pour une future recherche.

2.2.10. Bibliographie

Toutes les références bibliographiques et toutes les sources mobilisées dans le texte du mémoire,
sans exception, doivent être mentionnées dans la bibliographie. Aucune autre référence que celles
explicitement mobilisées dans le développement ne devra en outre être rajoutée. Pratiquement,
votre bibliographie doit répondre à l’ensemble des règles consignées dans le document intitulé
« Vade-mecum des normes des citations, sources et références bibliographiques ».

2.2.11 Index des illustrations

Cette page liste l'ensemble des données figuratives – tableaux, graphiques, illustrations – qui sont
insérées dans votre développement (hors annexes). L'index est ordonnancé et paginé (indiquez,
en face de chaque tableau/graphique/illustration, le numéro de la ou des pages où cet élément
figure dans votre mémoire) ; il reprend à l'identique les intitulés et les numéros que vous avez
attribués à ces éléments au sein de votre développement. Aucune autre donnée que celles figurant
dans le développement ne doit être listée dans cet index, qui ne concerne en outre que les données
figuratives (cf. le document « Vade-mecum des normes des citations, sources et références
bibliographiques »).

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2.2.12 Annexes

L'objectif des annexes n'est en aucun cas de grossir le volume du mémoire, en le saturant
d'informations piochées en ligne pour l'agrémenter, ni même pour le compléter au sujet d'un
thème approchant non traité dans le mémoire. Ne doivent donc être présentés en annexe que les
documents, sources et matériaux sur lesquels vous vous êtes explicitement appuyé dans le
développement.

Ces annexes doivent obligatoirement comprendre l'ensemble des documents ayant trait à la
collecte des données, soit selon les cas : le questionnaire administré, le guide d'entretien ou la
grille d'observation, la description exhaustive du corpus et la grille de codage. Elles doivent
également intégrer la présentation synthétique de l'ensemble des résultats obtenus, soit selon les
cas : par exemple les tableaux statistiques ou les transcriptions intégrales des entretiens.

Nota Bene
Dans le chapitre 3, vous avez opéré une sélection des résultats présentés au sein du
développement. Vous avez extrait de votre matériau empirique les données vous
permettant d'appuyer vos propres interprétations. En revanche, les annexes doivent
présenter l'intégralité du matériau traité (collecte des données) et recueilli (présentation
synthétique des résultats obtenus).

Outre ces éléments, les annexes peuvent également présenter, le cas échéant, tout ou partie
des articles de presse constituant le corpus de presse analysé, en privilégiant, dans le cas
où vous n'en faites figurer qu'une partie, les articles les plus significatifs de votre analyse.
Elles peuvent également comporter des données que vous n'avez pas vous-même
produites, mais sur lesquelles vous vous appuyez clairement dans votre développement.
Ne présentez, même dans ce cas, que ce qui vous semble seulement absolument éclairant.

Dans tous les cas : les annexes sont thématisées, indexées, intitulées, paginées et
annoncées dans un sommaire.

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3. De quelques normes rédactionnelles et typographiques à respecter

3.1. Gras, italiques, soulignés

En-dehors des titres, l'usage du gras est à proscrire, tout comme l’usage du texte souligné.
S’agissant de l’italique, outre certains titres, doivent être également libellés en italique : a) les
locutions étrangères (anglo-saxonnes, latine : in fine, a priori, empowerment, etc.) ; b) les titres-
noms des médias (Le Monde, Libération, Rue89, etc.) ; c) les propos que vous citez et qui, dans le
texte original, sont libellés en italique ; d) les concepts, lors de leur première mention dans le
corps du texte (e.g. capital social, champ, réification, etc.) ; e) éventuellement, un terme que vous
voulez mettre en exergue.

3.2. La ponctuation

Les signes de ponctuation suivis d'un espace blanc sont les suivants :
-virgule : «, »
-point final : «. »

Les signes de ponctuation précédés et suivis d'un espace blanc (idéalement rendu insécable – i.e.
ne séparant pas les signes typographiques qui le suivent de ceux qui le précèdent) sont les
suivants :
-point virgule : « ; »
-point d'exclamation : « ! »
-point d'interrogation : « ? »
-deux points : « : » (NB : toujours suivis d’une minuscule !)
-tiret long : « – »

Autres types de ponctuation :


-parenthèses : « ( ) »
-crochets : « [ ]
-guillemets « à la française » : « « X » » (généralement géré automatiquement par votre
traitement de texte : un espace blanc après les guillemets d’ouverture et avant les
guillemets de fermeture)
- pour une citation interne à une autre citation, il faut utiliser les guillemets hauts, dits « à
l'anglo-saxonne ». Ex. : selon Jean Baptiste Legavre, « Le Off est un "signal", un
"indice". Il s'apparente bien à un "instrument d'anticipation" sur la conduite à tenir ».
Dans cet exemple, les guillemets « à la française » signalent le début et la fin de la citation
de Jean-Baptiste Legavre ; les guillemets « à l’anglo-saxonne » sont les guillemets que
l'auteur a lui-même fait figurer dans la phrase que vous citez.

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3.3. Gérer les citations longues

Si les citations (ou les extraits d’entretien, de corpus, etc.) dépassent cinq lignes, il faut les placer
en retrait du bord de la page (taille 10, interligne simple). Exemple :

Pratiquer les sciences sociales depuis une perspective critique est en ce sens une forme de
participation au « travail collectif d’invention politique » (Bourdieu, 2001a) : donner des
raisons d’agir, fournir les armes de l’indignation et, ainsi, contribuer à la libération des
potentiels de mobilisation susceptibles de peser sur le réel :

« la force et l’intérêt d’une théorie résident précisément dans le fait qu’elle ne se


satisfait jamais d’enregistrer les propos que les ‘‘acteurs’’ tiennent sur leurs
‘‘actions’’, mais qu’elle se donne au contraire pour objectif de permettre aux
individus et aux groupes de voir et de penser différemment ce qu’ils sont et ce
qu’ils font, et peut-être ainsi de changer ce qu’ils font et ce qu’ils sont. Il s’agit de
rompre avec les catégories incorporées de la perception et les cadres institués de la
signification, et donc avec l’inertie sociale dont ces catégories et ces cadres sont
les vecteurs, afin de produire un nouveau regard sur le monde, et donc d’ouvrir de
nouvelles perspectives politiques » (Eribon, 2010 : 52).

La critique participe donc à rendre la réalité et l’ordre social inacceptables et invite à agir
sur cette réalité, sachant par ailleurs que la théorisation […].

3.4. Notes de bas de page

Les notes de bas de page obéissent à des règles particulières. Leur numérotation doit être
continue sur l'ensemble du document. Elles apparaissent immédiatement au bas de la page où
elles ont été appelées (sauf cas exceptionnel d'une note très longue qui peut alors se poursuivre
sur la page suivante) et seront rédigées en Times New Roman de taille 10.

3.5. Énumérations

Dans un mémoire, il arrive fréquemment que l'on doive énumérer ou lister des éléments. En
principe, les énumérations commencent après deux-points. On présente en colonne chaque
élément énuméré (introduit par un tiret, par un chiffre ou une lettre) en le faisant suivre d'un point
virgule, à l'exception du dernier élément de l'énumération qui, finissant l'ensemble, est suivi d'un
point ou d'une virgule si la phrase se poursuit au-delà. Malgré le retour à la ligne, il n'y a pas de
retour de majuscule pour chaque élément.

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Exemples

La typologie que nous avons réalisée comprend les catégories suivantes :


-l’univers de la culture mass médiatique (18 % des Français de plus de 11 ans) ;
-l’univers de la culture juvénile (18 %) ;
-l’univers de la culture domestique moderniste (18 %) ;
-l’univers de la culture classique (15 %) ;
-l’univers de la culture populaire traditionnelle (13 %) ;
-l’univers de la culture sportive (11 %) ;
-l’univers de la culture contemporaine cultivée (8 %).

Ou bien :

La typologie que nous avons réalisée comprend les catégories suivantes :


-a) l’univers de la culture mass médiatique (18 % des Français de plus de 11 ans) ;
-b) l’univers de la culture juvénile (18 %) ;
-c) l’univers de la culture domestique moderniste (18 %) ;
-d) l’univers de la culture classique (15 %) ;
-e) l’univers de la culture populaire traditionnelle (13 %) ;
-f) l’univers de la culture sportive (11 %) ;
-g) l’univers de la culture contemporaine cultivée (8 %).

Ou bien :

La typologie que nous avons réalisée comprend les catégories suivantes :


-1) l’univers de la culture mass médiatique (18 % des Français de plus de 11 ans) ;
-2) l’univers de la culture juvénile (18 %) ;
-3) l’univers de la culture domestique moderniste (18 %) ;
-4) l’univers de la culture classique (15 %) ;
-5) l’univers de la culture populaire traditionnelle (13 %) ;
-6) l’univers de la culture sportive (11 %) ;
-7) l’univers de la culture contemporaine cultivée (8 %).

3.6. Abréviations et sigles

Très utiles dans des textes scientifiques, les abréviations et les sigles (abréviations composées
d'initiales) doivent cependant être utilisées avec parcimonie et respecter certaines normes. On
distingue les abréviations et sigles conventionnels, dont l'usage est fixé par l'AFNOR des
abréviations et sigles de circonstance. Dans le premier cas, on peut utiliser les sigles communs
(UNESCO, FMI, BM, etc.) sans avoir préalablement présenté le sens de chaque lettre. L'usage

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actuel tend à considérer tous les sigles comme des acronymes et à écrire chaque lettre en
majuscules non séparées par des points. Les abréviations conventionnelles dont l'utilisation est
permise dans un mémoire sont les suivantes : etc., e.g. (par exemple), i.e. (c’est-à-dire), M., Mgr,
Me, Mme, St, et les exposants ordinaux (ème, nd).

Tous les sigles dits « de circonstance » doivent être présentés en entier lors de leur première
utilisation, lors de laquelle vous devez faire suivre des parenthèses dans lesquelles vous
préciserez le sigle que vous utiliserez par la suite. Exemple : « la Fédération Française des
Médias Alternatifs Audiovisuels (FFMAA) estime que… ». Il est d'usage de ne pas utiliser
d'abréviations non conventionnelles dans un mémoire.
Nota Bene : les points abréviatifs, qui marquent la coupure à l'intérieur d'une abréviation, ne
s'utilisent que si l'abréviation ne se termine pas sur la dernière lettre du mot (on écrit « ex. » pour
« exemple » mais « St » pour « Saint »). En fin de phrase, les points abréviatifs se confondent
avec le point final ou les points de suspension ; en revanche, ils n'excluent pas les autres types de
ponctuation.

4. Bibliographie sélective sur l’écriture des sciences sociales et du mémoire

BEAUD, Michel, L’art de la thèse. Comment préparer et rédiger un mémoire de master, une
thèse de doctorat ou tout autre travail universitaire à l’ère du net, Paris, La Découverte, 2006.

BECKER, Howard, Écrire les sciences sociales. Commencer et terminer son article, sa thèse, son
livre, Paris, Economica, 2004.

LEMIEUX, Cyril, « L’écriture sociologique », in PAUGAM, Serge (dir.), L’enquête sociologique,


Paris, PUF, 2010, pp. 379-420.

SEURRAT Aude (dir.), Écrire un mémoire en sciences de l’information et de la communication.


Études de cas, démarches et méthodes. Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2014.

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