PARTIE II : GEOLOGIE
Chapitre 1 : Les couches de la terre
Introduction :
Le 24 aout 2006, une nouvelle définition a été donné lors d’une assemblée générale en Prague par l’Union
Astronomique Internationale de ce qui est une planète. Cette dernière doit comporter les trois critères suivants :
- Elle doit être un objet qui tourne autour du soleil.
- Cet objet doit être suffisamment rond
- Il doit faire le ménage dans son orbite.
En 1992, une multitude d’objet a été découverte sur l’orbite de Pluton ; ce dernier n’est plus seul sur son orbite.
Ainsi il a été retiré des nombres de planètes du système solaire qui rend donc le nombre de planète de 8 depuis
2006. On compte 4 planètes rocheuses : Mercure, Venus, Terre, Mars. Vienne après les 4 planètes gazeuses :
Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune. Les planètes rocheuses et les planètes gazeuses sont séparées par une masse
rocheuse, la ceinture d’astéroïde. Une autre ceinture existe au-delà de Neptune : c’est la ceinture de Kuper
glacée où gravite Pluton et d’autres corps.
La terre représente la troisième planète proche du soleil après Mercure et Vénus et cinquième en terme de taille.
C’est la seule planète qui possède l’eau sous trois états, c’est-à-dire solide, liquide et gazeux.
I) Organisation du globe terrestre :
A) Structure externes de la terre :
1) Atmosphère
L'atmosphère est un mélange de gaz et de particules qui entoure le globe terrestre. Avec une épaisseur d’environ
1100 km, elle est riche en oxygène et constitue un écran au rayonnement solaire dangereuse.
2) Composition de l’atmosphère :
L’atmosphère est composée majoritairement d’azote (78,1%), l’oxygène (20,9%), l’argon (0,93%) et de
dioxyde de carbone (0,034%). Elle comporte aussi d’autres éléments chimiques à l’état de traces tels que le
néon, l’hélium, le krypton, l’hydrogène, le xénon et l’ozone
1) Subdivision de l’atmosphère terrestre :
L’atmosphère est divisée en cinq couches superposées de la surface terrestre, qui sont :
- La troposphère
- La stratosphère
- La mésosphère
- La thermosphère
- L’exosphère
Chacune de ces couches a des propriétés chimiques et physiques bien définis sur une épaisseur caractéristique.
a) Troposphère
Elle est la première couche rencontrée à partir du sol et s’étend sur une altitude moyenne d’environ 13 km
jusqu’à la tropopause, sa limite supérieure. La masse totale de l’atmosphère représente 80% de la masse totale
de l’atmosphère. Alors que son volume constitue seulement 1,5% du volume totale de l’atmosphère. Sa densité
est donc élevée.
b) Stratosphère
Elle est située au-dessus de la troposphère avec la tropopause comme transition. Elle s’élève jusqu’à la
stratopause à une altitude d’environ 50 km où règne une température voisine de celle qu’on rencontre au niveau
de la surface terrestre. La stratosphère est épaisse d’environ 30 km.
c) Mésosphère
Elle est la troisième couche de l’atmosphère terrestre situé entre 50 et 80 km d’altitude. La densité de l’air y est
très faible. Elle se situe aussi au-dessus de la stratosphère et sous la thermosphère.
d) Thermosphère
C’est la région la plus élevée de l’atmosphère situé au-dessus de la mésosphère où la température croit avec
l’altitude à plus de 500°C et elle comprend l’ionosphère (qui superpose à la fois la Thermosphère et l'Exosphère,
(elle favorise l'électricité atmosphérique)).
e) Exosphère
Elle est la zone la plus haute de l’atmosphère terrestre où les particules les plus légères échappent à la gravitation
et s’en vont dans l’espace.
3) La couche d’ozone :
C’est une enveloppe gazeuse très fine situé dans la stratosphère. Elle renferme une forte concentration d’ozone
d’où son appellation.
a) Rôle de la couche d’ozone :
L’ozone a pour rôle d’absorber les rayons ultraviolets solaires. Grace à cette absorption, la couche d’ozone
protège tout être vivant sur terre des rayonnements UV solaires. L’accroissement des UV augmente le risque de
cancer de la peau chez l’homme et réduit aussi la photosynthèse et la croissance des végétaux.
b) Le trou de la couche d’ozone :
Il qualifie cette région dans laquelle, la concentration en ozone est anormalement basse. Cela est découverte en
1980. Au-dessus de l’antarctique puis l’arctique, la Scandinavie et l’Amérique du Nord.
Le trou est évoqué l’émission de CFC (chlorofluorocarbone) issues des activités humaines. Ces particules
décomposent l’ozone et ne sont pas détruites. Elles perturbent donc l’équilibre de la nature.
c) La protection de l’ozone :
Pour protéger la couche d’ozone, la communauté internationale s’est réunie et a pris des mesures de la signature
du protocole de Montréal en 1987. Il s’agit d’une mobilisation de la réduction de la production et l’utilisation de
toute substance appauvrissant la couche d’ozone.
De 1980 à 2010, la France a réduit les émissions de CFC de plus de 80%. Ces efforts ont provoqué une
amélioration de l’état de la couche d’ozone. Selon les scientifiques, la couche devrait retrouver les propriétés
d’avant 1980 d’ici 2050.
4) L’effet de serre :
L’effet de serre c’est un phénomène thermique qui se passe sur terre. Lorsque la lumière solaire traverse
l’atmosphère et atteint le sol, une partie est réfléchi, une autre est absorbé. La lumière absorbée réchauffe la
surface terrestre. Cette dernière perd sa chaleur sous forme de rayonnement infrarouge (RI) absorbé par les gaz à
effet de serre et réchauffe aussi l’atmosphère. Ainsi ces gaz contribuent à la régulation de la température terrestre.
a) Les gaz à effet de serre :
Ce sont des gaz présents dans l’atmosphère terrestre. Ils ont le rôle d’intercepter les infrarouges renvoyer par la
surface terrestre. Il s’agit :
- La vapeur d’eau (H2O)
- Le dioxyde de carbone (CO2)
- L’ozone (O3)
- L’oxyde nitreux (N2O)
- Le méthane (CH3)
Sans ces gaz, la température moyenne serait de -18°C et la vie sur terre ne serait pas possible. Cependant depuis
le début de la révolution industrielle, les gaz à effet de serre ont augmenté dans l’atmosphère et ont perturbé les
phénomènes naturels de l’effet de serre. Cela est due par les activités humaines qui envoient ces gaz dans
l’atmosphère.
Comme activités, il y’a :
- L’utilisation massive des combustibles comme le charbon, le gaz
- La déforestation
Cela entraine une hausse de la température mondiale : on parle de réchauffement climatique.
b) Les conséquences :
Si le réchauffement climatique de la terre se poursuit, il entrainera :
- Une fonte de glace des pôles (Sud et Nord) entrainant la montée du niveau de la mer et des inondations
dans les continentales côtières.
- Une extinction de certaines animaux et végétaux
- La disparition de certaines îles.
- La respiration de l’air polluée entrainant des maladies.
B) Structure interne de la terre :
La sismologie qui étude la propagation des ondes sismiques donne de précieux renseignement sur la construction
de la terre. Elle démontre que cette dernière est constitué par des couches concentriques de compositions
chimiques différentes ; ces couches sont :
- La croute terrestre
- Le manteau
- Le noyau
1) La croute terrestre : (lithosphère)
Elle se divise en deux : la croute supérieure et la croute inferieur
a) La croute supérieure :
Elle correspond aux continents (croute continentale), elle a une densité moyenne de 2,7 et est formée par des
roches éruptives et des roches sédimentaires
b) La croute inferieur ou profonde : (croute océanique)
Elle a une densité de 3,2 et est constitué par des roches plus denses. Les roches basaltiques qui constituent le fond
des bassins océaniques.
2) Le manteau :
Il est l’enveloppe interne de la terre comprise entre la croute terrestre et le noyau. La densité du manteau augmente
avec la profondeur ; elle varie de 3,3 à 6,6. Le manteau est aussi subdivisé en deux parties :
- Le manteau externe
- Le manteau interne
Le manteau externe est solide et est séparé de la croute inferieur par une discontinuité sismique appelé la
discontinuité de Mohorovicic (MOHO) et du manteau interne, zone semi fluide. Elle a une densité de 5,5.
Remarque :
La lithosphère est la structure rigide composé de la croute terrestre et de la partie superficielle du manteau
supérieur. La discontinuité de Mohorovicic (MOHO) est située à 10 km sous les océans et de 50 km environ
sous les continents.
La discontinuité de Gutenberg est située à 2885 km de profondeur et sépare le manteau du noyau terrestre.
3) Le noyau :
C’est la partie centrale de la terre, on dit aussi le cœur. Le noyau comprend : un noyau externe liquide et un
noyau interne sous forme solide appelé graine et sont séparés par la discontinuité de Lehmann.
- Le noyau externe a une densité environ 9,5 à 11,5.
- Le noyau interne a une densité de 12. La profondeur du noyau commence de 2900 km jusqu’à plus de
5000km
Quelques définitions :
** Plateau continental : Zone presque plane faisant suite au littoral, légèrement incliné vers le large à pente
faible (inférieur à 1) large de 80 km en moyenne et profonde de 200 m au plus.
** Talus continental : Zone à forte pente (5 degrés) large de 80 km en moyenne et profonde de 200 m de plus.
Chapitre 2 : La mobilité de la lithosphère : tectonique des plaques
Introduction :
Selon la théorie de la tectonique des plaques, la surface de la terre est décomposée en 12 plaques principale
appelée plaques tectoniques.
Les plaques rigides bougent les uns par rapport aux autres sous l’effet des forces provenant du centre de la terre.
Ce qui permet certains phénomènes comme la formation des continents, des chaines de montagnes, des océans,
es iles, l’apparition des tremblements de terre et des volcans.
I) Formation des océans :
1) Le déplacement des plaques :
Le mouvement des plaques tectoniques est dû à des magmas chauds qui remontent des profondeurs de la terre
vers la surface, puis ce magma se refroidit à la surface avant de redescendre vers l’intérieur. Ces mouvements de
magma qui se produisent en permanence à l’intérieur de la terre sont appelés phénomène de convection. Les
plaques tectoniques naissent et meurent. Lorsque deux plaques se rencontrent et se confrontent. La plaque la plus
lourde s’enfonce sous la plaque la plus légère (subduction).
2) Les différents types de frontières des plaques :
Il existe trois types de frontières des plaques tectoniques :
- La frontière transformant (décrochant)
- La frontière divergente
- La frontière convergente
a) La frontière décrochante :
Les plaques glissent l'une contre l'autre au niveau d'une grande cassure de la lithosphère (ainsi la faille de San
Andreas fait-elle remonter la presqu'île de la Californie vers le nord par rapport au reste des États-Unis).
b) La frontière divergente :
Elle se situe au fond des océans au niveau des dorsales océaniques. Cette frontière se forme lorsque ces plaques
s’éloignent l’une de l’autre en créant une fosse appelé fosse océanique. Cette fosse est comblée par la suite par
du magma provenant des éruptives volcaniques sous-marins. Il se forme ainsi une nouvelle croute océanique,
cette frontière est la plus importante de la terre.
c) La frontière convergente :
Aux frontières convergentes, il y a expansion de la croute terrestre. Pour compenser cette expansion et maintenir
la constance du volume de la terre, la surface terrestre de la croute est détruite aux frontières convergentes. Ce
qui marque le contact entre deux plaques tectoniques qui convergent l’une vers l’autre. Les résultats de cette
destruction (séisme, volcan, chaines de montagnes etc…) sont différents selon la nature des plaques (océaniques
ou continentales) qui entrent en collision :
- Première type de collision :
Quand deux plaques océaniques convergent, une des deux plaques (la plus dense généralement la plus vieille)
passe en dessous de l’autre. On parle alors de zone de subduction ou Zone Wadati Bénioff. A mesure qu’elle
s’enfonce, la plaque qui passe en dessous fusionne partiellement, ce qui produit du magma moins dense qui
essaient de monter vers la surface, s’il trouve des failles favorables sous formes de volcan.
- Deuxième type de collision :
Quand une plaque océanique et une plaque continentale convergent c’est toujours la plaque océanique qui passent
en dessous car elle est la plus dense. Encore une fois on parle de zone de subduction. Comme dans le cas
précèdent, il y a fusion partielle de la plaque qui s’enfonce. Le magma qui aura réussi à passer jusqu’à la surface
formera une chaine de volcans sur les continents.
- Troisième type de collision :
Quand deux plaques continentales convergent l’espace océanique qui se trouvait entre elle se renferme sur le
matériel sédimentaire du plancher océanique au fur et à mesure de leur rapprochement. Il n’y a pas de zone de
subduction ni d’activité volcanique car les deux croutes sont presque aussi denses l’une que l’autre.
3) La formation des continents, des plaques tectoniques et les conséquences des déplacements des
plaques
Autrefois il y a plusieurs millions d’années, il existait un super continent appelé « La Pangée ». Mais avec ces
déplacements des plaques, le super continent est divisé au fil du temps en plusieurs continents : C'est-à-dire les
Cinq continents qu’on connait aujourd’hui à savoir Afrique, Amérique, Australie, Eurasie, l’Antarctique. Lorsque
deux plaques tectoniques sont entre en contact et qu’elles ne cèdent pas, il y aura alors apparition des chaines de
montagnes. Nous pouvons aussi compter parmi les conséquences les séismes et les Eruptions volcaniques.
4) La vitesse des plaques tectoniques :
Les plaques tectoniques se déplacent seulement quelques centimètres par an. Ces déplacements semblent très
lents mais à l’échelle géologique (plusieurs millions d’années). Ce déplacement est égal à plusieurs kilomètres.
Ce déplacement des plaques à l’échelle du globe est appelé « La dérive des continents ». En raison de ces
mouvements continu, l’apparence de la surface de la terre a beaucoup changé depuis sa formation
jusqu’aujourd’hui.
II) OROGENESE (Système théorique expliquant le mécanisme des formations des reliefs) :
Une montagne est un relief plus haut que les terres. C’est une élévation naturelle du sol caractérisé par des versants
importants entre le sommet et le pied.
L’altitude d’une montagne est définie par sa hauteur par rapport au niveau de la mer.
1) L’origine des montagnes :
L’origine des montagnes s’appelle Orogenèse. Il y’a 250 millions d’années environ. La terre ne faisait qu’un
seul continent entouré d’un seul océan unique ; la fracture progressive de cette immense plaque en plusieurs
plaques de petite taille a donné naissance aux continents, aux mers et aux océans que nous connaissons
actuellement. Aujourd’hui encore les continents se déplacent de quelques centimètres par ans. Ils s’écartent ou
se rapprochent les uns des autres. A certains moments de l’histoire géologique de la terre les plaques sont entrés
en collision et ont créé les montagnes.
A titre d’exemple, la rencontre de la plaque indienne et de la plaque asiatique a donné naissance à la chaine de
l’Himalaya en Asie. De même que la collision de la plaque africaine et de la plaque Eurasienne a fait naitre les
Alpes en Europe.
III) Brefs Rappels utiles pour mieux comprendre la structure des couches superficielles et la formation des
Montagnes
1) Structures des couches superficielles de la terre :
La croute se différencie du manteau essentiellement par sa composition chimique :
- La croute océanique (7 Km d’épaisseur environ) a une composition moyenne proche de celle de Basalte,
résultat de la fusion partielle des péridotites (Roches basaltiques). Donc, une densité relativement élevée
égale à 3.
- La croute continentale (30 à 70 km d’épaisseur environ) a une composition proche de celle du granite
donc une densité relativement faible (2,7)
Granite : Roche cristalline dure formée essentiellement de feldspath, quartz et de mica ou d’amphibolite ayant
une structure grainaille.
- Le manteau (3000 km d’épaisseur) a une composition proche de celle de péridotites donc une densité
élevée (3,3).
- La lithosphère (croute plus environ 100 km du manteau) se différencie par sa rigidité, de l’asthénosphère
(du grec Asthéno = mou) partie sous-jacente du manteau jusqu’à une profondeur de 500 Km à 700 Km qui,
du faite d’une température élevée (plus 1300°C), et relativement plastique.
2) Formation des montagnes continentales par collision continentale :
Une montagne née dans une zone du globe lorsque deux plaques tectoniques convergent :
- Soit lorsqu’une lithosphère océanique est en subduction sous le bord d’un continent, on parle alors de
subduction ou cordillère (type inde) ou sous une autre lithosphère océanique, on parle d’arc insulaire (ile),
chapelet d’ile volcanique (type japon ou Antilles)
- Soit lorsque deux lithosphères continentales en collision, chaine de collision (type Himalaya ou Alpes)
Il existe deux autres types plus rares :
- La chaine d’obduction : lorsqu’une partie de la croute océanique au lieu de s’enfoncer par subduction
chevauche sur une plaque continentale.
- La chaine intracontinentale : lorsque la compression liée à une collision continentale se répercute à
l’intérieur d’un continent dans une zone distendue et amincit : c’est le cas des Pyrénées.
I) La dérive des continents et la mobilité des plaques
A) La dérive des continents :
Plusieurs arguments démontrent que les continents n’ont pas toujours été en la position qu’ils occupent
actuellement.
Les limites de certains d’entre eux présentent des formes complémentaires qui leur permettent de s’emboiter.
Exemple : La côte Est de l’Atlantique du Sud et la côte de l’Ouest de l’Afrique.
Cette concordance est également constatée sur le plan des couches géologiques : Elles sont de même âge et de
même nature de part et d’autre de l’océan.
De même, on retrouve sur les côtes de l’Amérique du Sud et d’Afrique des fossiles des plantes et d’animaux
terrestres identiques alors ils avaient aucune possibilité de traverser un océan si large. Ces faits sont des arguments
laissant penser que les continents étaient autrefois réunis entre eux puis se sont séparés en même temps
s’ouvraient les océans. Cette théorie propose en 1912 par Alfred Wegener est appelée théorie de la dérive des
continents. Elle fut violemment rejetée en son temps et ne fut admise par tous les scientifiques que dans les années
1950.
B) Des plaques en mouvement (Mobilité des plaques) :
Si l’on admet l’idée d’une dérive des continents, il nous faut considérer les plaques comme des unités
indépendantes. C’est effectivement ce que les géologues ont constaté.
La surface de la terre est découpée en plaque mobile de superficie plus ou moins importante.
On compte 8 grandes plaques (Africaine, sud-américaine, Indoeuropéenne…) auxquelles certaines sont
uniquement océanique (pacifique) (plaque de Nazca à l’ouest de l’Amérique du Sud…), d’autres sont
océanique et continentale (Africaine, américaine du Nord, Eurasie…). Ces plaques sont dites lithosphériques
car elles sont composées par la lithosphère, sont rigides et mesure entre 150 et 200 km d’épaisseur. Le mouvement
qui permet leur déplacement est appelée tectonique des plaques.
Les plaques océaniques sont en perpétuel renouvellement au rythme lente de quelques centimètres par ans. Elles
peuvent être comparées à des gigantesques tapies roulant dans lesquels de la lithosphère est créé au niveau d’une
dorsale (zone d’expansion) pour être détruite à l’autre extrémité (zone de subduction)
Séisme, volcan et montagnes sont des manifestations directes de la tectonique des plaques et présentent une
répartition particulière à la surface du globe. Ils matérialisent les frontières des plaques lithosphériques.
Quelques définitions :
- Rift : Fossé d’effondrement se localisant le long d’une fracture de l’écorce terrestre lors d’un processus
d’expansion (rift continental et océanique)
- Faille : Structure tectonique consistant en un plan ou zone de rupture le long duquel des blocs rocheux se
déplacent l’un par rapport à l’autre.
- Volcan : Orifice de la croute terrestre d’où s’échappent, lors des éruptions de la lave constituent des magmas
des gaz et des cendres.
- Fosse océanique : Un creux topographique sous-marine profonde plus ou moins longue et étroite présentent
dans les zones de subduction.
Chapitre 3 : Transformation et mouvement de la Terre
Introduction :
Les roches se forment et sont détruites dans les temps géologiques en un cycle appelé Cycle des roches. Les
minéraux qu’elles contiennent, adopte une nouvelle identité et des nouvelles caractéristiques.
Au cours de ce cycle, il existe des transformations physique et chimique de la matière qui libère ou piège des
éléments chimiques dans les différents compartiments environnementaux. Le cycle des roches est une boucle
formée qui se répète sans cesse.
I) ROCHES MAGMATIQUES OU IGNEES :
Ce terme « ignée » vient du latin « ligneuse = feu ». Les roches ignées sont originaires du magma qui s’est
solidifié après s’être refroidie. Lorsque le magma se solidifie dans la croute terrestre avant d’atteindre la surface,
celui-ci se forme des roches ignées plutoniques ou intrusives. (Les minéraux dominant correspondent à l’olivine
et pyrogène). Par la suite, l’érosion a enlevé les roches qui les couvraient, les faisaient apparaitre à la surface.
Exemple : Granite, Gabbro
Par contre si le magma s’infiltrait dans ces fissures de la croute jusqu'à apparaitre à la surface, il produit alors une
coulée de lave ; on parle alors d’un volcan. Lorsque la lave se refroidit et durcit sur la surface terrestre, elle
devient une roche ignée volcanique ou extensive (basalte). Les minéraux principaux sont : Le feldspath,
plagioclases, cellosidiques, quartz et amphibolite.
Exemples : Basalte, andésite, dacite, rhyolite
II) ROCHES SEDIMENTAIRES :
1) Définition :
Les roches sédimentaires sont des roches exogènes (c’est-à-dire formée à la surface de la terre) qui représente
5% en volume de la croute terrestre. Elles sont très rependues à la surface (elles couvrent 75% de la surface) sous
forme de couches recouvrant les roches métamorphiques et magmatiques.
2) Processus sédimentaire :
Les étapes qui conduisent à la formation des roches sédimentaires sont :
- L’altération superficielle des roches préexistantes
- Le transport
- La sédimentation
- La diagenèse
a) L’altération superficielle :
Les processus de l’altération superficielle sont mécaniques, chimiques et biologiques. La météorisation et la
modification (fragmentation et altération) subit par les roches préexistantes aux contact de l’atmosphère.
La météorisation peut être mécanique si elle réduit la taille des roches ; ou chimique si elle modifie leur
composition. Les principaux agents de la météorisation mécanique sont les variations de la température (le gel,
et le dégel) et aussi l’action des plantes et de certains animaux fouisseurs.
Les principaux agents de la météorisation chimique sont : le dioxygène, le dioxyde de carbone, la vapeur d’eau
sous forme d’oxydation, l’hydratation et la dissolution.
L’action combiné de ces mécanismes de météorisation produit des particules de toute taille : c’est le point de
départ du processus sédimentaire.
b) Le transport :
Les roches altérées produisent de nombreuses particules que vont être déplacé par l’eau, le vent et la glace ; mais
c’est surtout l’eau qui assure le transport des particules.
On distingue, selon la taille des particules, le transport en solution, de transport en suspension, le transport des
grosses particules par charriage sur le fond.
c) La sédimentation :
Tout le matériel transporté s’accumule dans un bassin de sédimentation ultimement le bassin marin pour former
un dépôt. Les dépôts sédimentaires sont stratifiés et les roches sédimentaires hériteront ces structures de
stratification en lamelle car les sédiments se déposent en couche successives dont la composition, la taille des
particules, la couleur, etc…. varient dans les temps selon la nature des sédiments apportés.
d) Diagenèse :
L’obtention d’une roche sédimentaire se fait par la transformation d’un sédiment en roche sous les faits des
processus de la diagenèse qui englobent tous les processus chimiques et mécaniques qui affectent un dépôt
sédimentaire.
Bref, la diagenèse n’est autre que la compactation, la cimentation, la déshydratation et la recristallisation des
sédiments pour donner des roches.
3) Les différents types de roches sédimentaires :
Les roches sédimentaires sont très différentes les unes des autres selon leur origine et leur composition. On
distingue 3 types de roches sédimentaires :
a) Roches sédimentaires d’origine détritiques :
Elles sont formées à partir d’un dépôt composé d’éléments solides en provenance de la désagrégation ou
destruction mécanique des roches préexistantes
Exemples : Les conglomérats, sables, grès et Argile.
b) Les roches sédimentaires d’origine chimiques :
Elles sont formées à partir de la précipitation ou la cristallisation des substances ions et ou sels minéraux)
dissoutes dans l’eau.
Exemples : Le sel gemme, le gypse, le calcaire, la dolomie et le silex
c) Les roches sédimentaires d’origine biologiques ou organiques :
Elles sont formées à partir des sédiments composés de reste d’organisme vivant ou d’un matériel produit se façon
directe ou indirect par les êtres vivants (végétaux, squelettes, coquilles, coraux, etc…). On peut aussi inclure dans
ce groupe les roches qui ont une origine biochimiques (biologiques et chimiques).
Exemples : La coquille, la craie, les hydrocarbures (pétrole et les bitumes) et les roches carbonées (le charbon
de terre)
III) ROCHES METAMORPHIQUES :
Les roches métamorphiques correspondent à des roches d’origines diverses (magmatique et sédimentaire) qui ont
subi une nouvelle transformation en profondeur. Ces modifications importantes touchent leurs structures
cristallines sous l’effet de la pression et de la température élevée. Elles sont généralement ramenées en surface
par les mouvements tectoniques. On distingue 2 grandes types de roches métamorphiques.
- Les roches métamorphiques foliées qui présentent des feuillets.
Exemples : L'ardoise, la phyllite, le schiste….
- Les roches métamorphiques non foliées qui ne présentent pas des feuillets.
Exemples : le quartzite, le marbre, le charbon anthracite…
1) Définition :
a) Roche métamorphique :
C’est une roche qui a subi une transformation minéralogique et structurale à la suite de l’élévation de la
température et de la pression.
b) Métamorphisme :
Ensemble des modifications intervenant à l’état solide dans la composition minérale et dans la structure d’une
roche sous l’effet de variation des conditions physicochimiques (températures, pressions,)
2) Les différents types de métamorphisme :
On distingue 3 grands types de métamorphisme :
- Le métamorphisme de contact
- Le métamorphisme régional
- Le métamorphisme de choc
a) Le métamorphisme de contact :
C’est un métamorphisme essentiellement thermique ; les transformations liées aux intrusions magmatiques, la
nature de la transformation et leur intensité dépendent de :
- La nature du pluton
- La distance par rapport au magma
- La nature des roches originales
b) Le métamorphisme régional :
C’est un métamorphisme lié à des facteurs géodynamiques : il se produit lorsqu’une roche s’enfonce ou lorsque
deux plaques lithosphériques se rencontrent. Sous l’action de la température et de la pression, les roches obtenues
montrent des modifications minéralogiques et texturales.
c) Le métamorphisme de choc :
C’est un métamorphisme provoqué par l’impact d’une météorite sur la terre.
Dans les roches métamorphiques, on constate l’apparition des nouveaux minéraux qui donnent des précieuses
indications sur les conditions qui leur ont donné naissance. Le métamorphisme peut aller jusqu'à la fusion de la
roche et remettre en circulation les éléments qui la composent.
IV) Classification des roches :
Roches sédimentaires
Détritiques Chimiques Biologiques
- Conglomérats - Calcaire - Houille
- Brèche - Dolomite - Chert (Chaille)
- Grès - Evaporite
- Microgrès
- Argiles
Roches magmatiques
Plutoniques Volcaniques
- Gabbro - Basalte
- Diorite - Andésite
- Granodiorite - Dacite
- Granite - Rhyolite
Roches métamorphiques
Foliées Non foliées
- Ardoise - Quartzite
- Schistes - Marbre
- Gneiss
V) Cycle et Recyclage général des roches :
Le cycle des roches permet de décrire les transformations progressives des roches ignées, sédimentaires et
métamorphiques en d’autres roches soit magmatiques, sédimentaires ou métamorphiques.