UNIVERSITY OF EDUCATION, WINNEBA
DEPARTEMENT OF FRENCH EDUCATION
4 YEAR BA FRENCH PROGRAMME
COURSE OUTLINE
COURSE CODE : : FRC 245
COURSE TITLE: Techniques of Expression in French as a Foreign Language
CREDIT HOURS: 3
SEMESTER: Two - 2022
LECTURER: E.K. AFARI
CONTACT : 0245075929
1.0 COURSE DESCRIPTION
This course focuses on oral and written techniques and their application in various aspects of
teaching and learning of French as a Foreign Language. Emphasis will be placed on activities to
study various acts of speech so as to master the four literacy skills in French: Listening,
Speaking, Reading and Writing as well as specific communicative skills of the learner as
outlined in the Common European Framework of Reference for Languages.
2.0 COURSE OBJECTIVES
By the end of the course, students would be able to:
Use appropriately various techniques involved in Oral and Written communication.
Put into practice the skills involved in teaching listening comprehension, reading, writing
and speaking of French as a Foreign Language.
Apply the concepts discussed to various language learning tasks and exercises.
Exploit texts of various types for varied purposes to promote language acquisition and
use by learners.
3.0 CONTENT
3.1 Notion de communication
3.1.1 Communication orale et écrite
3.2 Le CECRL et ses descripteurs de niveaux :
Descripteurs de niveaux du CECRL
Compétences du CECRL
Activités/Exercices d’application en classe de langue
3.3 Les codes et niveaux de communication
Oral et Ecrit : types de discours
Adaptation à la situation de communication
Activités/Exercices d’application en classe de langue
3.4 La structure de la langue française :
1
Organisation et structure des phrases : V ; SV ; SVO ; SVOD ; SVOI ; SVCC :
SVCCT ; SVCCL, etc.
Valeurs contextuelles des déterminants, pronoms et mots invariables :
déterminants définis/indéfinis/possessifs/démonstratifs ; pronoms
personnels/impersonnels etc.
Temps et concordance des temps : outils raisonnés des choix de temps et modes
(Imparfait/Passé Composé ; Présent/Passé Composé ; Futur simple/Conditionnel
Présent.
Conditionnel avec « si ».
Articulations logiques de la langue française : connecteurs logiques, connecteurs
argumentatifs, additifs, etc.
Registres de langue : aspects de la langue orale, familière ou usuelle (le populaire,
le familier, le standard et le soutenu)
Activités/Exercices d’application en classe de langue.
3.5 L’Expression Orale: quelques exigences (prononciation, intonation, fluidité, etc.)
Faire une lecture à haute voix :
Déchiffrage d’un texte (le vocabulaire et la compréhension en lecture)
Techniques et outils de l’explication de texte à l’oral.
Présenter une information : Monologue suivi (e.g. Parler de soi)
Préparer une interaction en classe de FLE (Enseignant-Apprenants ; Apprenants-
Apprenants)
Organiser une conversation en classe de FLE (Enseignant-Apprenants ;
Apprenants-Apprenants)
Faire un exposé : recherche de la précision, la clarté, la source des informations,
adapter l’information à l’auditoire, présentation des documents graphiques.
Organiser un récit : le conte en classe de FLE.
Organiser un débat en classe de FLE
Donner un compte-rendu à l’oral
Activités/Exercices d’application en classe de langue
3.6 L’Expression Ecrite : quelques exigences (orthographe, ponctuation, paragraphe,
etc.)
Préparer le plan d’une rédaction (Plan pour informer/confronter/discuter) : Plan
linéaire, plan par catégories, classement provisoire des idées, etc.
Rédiger un texte narratif, descriptif, explicatif et argumentatif
Prendre des notes
Faire le résumé d’un texte
Ecrire une lettre : types de lettres (informelle, professionnelle, technique,
commerciale, etc.)
Rédiger un compte-rendu
Activités/exercices d’application
REFERENCES.
ABBADIE, C., CHOVELON, B. & MORSEL, M.-H. (2002). L’Expression Française écrite et
orale. Grenoble: Presses Universitaires de Grenoble.
BARIL, D. & GUILLET, J. (1988). Techniques de l’expression écrite et orale. Paris: Editions
Sirey.
2
BENTOLLA, A. (1995). Grammaire Alphabétique. Paris: Editions Nathan.
BOGAARDS, P. (1994). Le vocabulaire dans l’apprentissage des langues. Paris : Hatier-Didier.
CHOLLET, I. & ROBERT, J.-M. (2008). Les expressions idiomatiques. Paris: CLE
International.
CONSEIL DE L’EUROPE (2005). Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues.
Paris: Didier.
CREPIN, F., LORIDON, M. & POUZALGUES-DAMON, E. (1992). Français: Méthodes et
Techniques. Paris: Nathan.
GAILLARD, B. (1995). Pratique du français de A à Z. Paris: Hatier.
GIASSON, J. (2007). La compréhension en lecture. Paris: De Boeck.
KUUPOLE, D.D., YIBOE, K.T., KUUPOLE, A. & O. ADDO-DANQUAH (2006). Language
Usage and Written Expression in French. A Post-Diploma Degree in Basic Education Course
Book. Cape Coast: University of Cape Coast Press.
LAROUSSE (2001). Savoir rédiger. Paris: Larousse/VUEF.
LE ROBERT ET NATHAN (1995). Vocabulaire. Paris: Nathan.
UNIVERSITY OF EDUCATION, WINNEBA
DEPARTEMENT OF FRENCH EDUCATION
3
4 YEAR BA FRENCH PROGRAMME
FRC 245: TECHNIQUES OF EXPRESSION IN FRENCH AS A FOREIGN
LANGUAGE.
GÉNÉRALITÉS SUR L’ÉTUDE DE LA LANGUE FRANÇAISE
L’étude du français applique les principes d’une science qui est la linguistique dont le champ
d’étude est l’ensemble des langues. La linguistique elle-même est une application au langage
d’une science dont l’objet est l’ensemble des signes : la sémiologie (science qui étudie le
système des signes linguistiques et non-linguistiques). On dira par exemple que la fumée est le
signe du feu. La canne blanche est le signe de la cécité (l’aveugle). Cependant, on distinguera le
signe émis volontairement pour donner des informations ou pour communiquer et des signes
produits sans volonté de communication (les indices).
1.0 NOTION COMMUNICATION ENVERS LES TECHNIQUES
D’EXPRESSION
La communication est un terme qui est différemment interprété par divers didacticiens. En effet,
il existe de nombreux types de communication : la communication verbale et la
communication non verbale. Des individus peuvent communiquer entre eux par le code ou la
langue, par l’écrit, les gestes, les mimiques et le téléphone. Par exemple, une entreprise, une
administration, un service, voire un Etat peuvent communiquer avec leurs membres par
l’intermédiaire des affiches, des circulaires, des panneaux, des messages radiodiffusés ou des
téléphones.
1.1 La communication
Qu’est-ce que la communication ?
Vers une Définition :
Communiquer signifie la transmission de l’information pour se faire comprendre de quelqu’un
d’autre et pouvoir éventuellement obtenir de lui une réponse.
4
Il existe de nombreux types de communication : des individus peuvent communiquer entre eux
par le code (la langue), par écrit, par les gestes, par téléphone, etc.
Une entreprise, une administration, un état peuvent communiquer avec leurs membres par
l’intermédiaire de circulaire, d’affiche, de message radiodiffusé ou télévisé. Si l’homme postule
que la communication a pour but la transmission des messages, nous verrons que dans bien des
cas, son objectif est bien complexe : car elle implique certains éléments.
Selon Abraham MOLES (1992), la communication c’est le transfert par des canaux naturels ou
artificiels des fragments des aspects du monde vers un autre lieu pour influencer l’être ou
l’organisme récepteur dans le déroulement de ses comportements.
Pour Francis VANOYE (1990 : 9), la communication est la voie de circulation des messages, ce
sont des moyens techniques auxquels le destinateur a recours pour assurer l’acheminement de
son message vers le destinataire.
Schéma de communication
Destinateur Destinataire
Message
Emetteur Récepteur
NB : Donc selon Vanoye (1990), la communication c’est le transfert du message.
Pour un linguiste, la communication se résume en « qui dit quoi ? » ou bien « qui transmet
quoi ? » - « à qui ? » - « par quel support ? » - et « dans quelle forme ? » - et « avec quel
effet ? ». Alors, Ces points sont des principes de base la communication.
Pour Roman Jakobson (1963), la communication est l’échange d’information ou de message
entre l’émetteur et le récepteur qui emploient un code commun linguistique (langue orale ou
écrite) ou non-linguistique (les gestes, les mimiques, le regard ou les images) dans un contexte
5
ou situation donnée à travers un canal (voix, téléphone, feuille dactylographiée) faisant
référence à une entité réelle ou imaginaire (référent).
1.2 Les éléments de la communication
Il existe six éléments qui interviennent dans une communication.
1. L’émetteur, encodeur, destinateur,
2. Le récepteur, décodeur, destinataire,
3. Le message, l’information, l’énoncé,
4. Le code : - langue (orale ou écrite),
5. Le référent, l’entité,
6. Le canal, voie, moyen,
Le Canal est le support physique qui transmet un message : voix humaine, sonore, livre, feuille,
téléphone.
Le code est la manière dont s’opère la communication (les hommes utilisent la langue, orale ou
écrite, pour pouvoir communiquer).
Ex. Français, Anglais, Allemand, Twi, Ewe …
Les six facteurs qui conditionnent la communication sont représentés dans le schéma de
Jakobson :
Émett Reférent Récepteur
eur sds sd
Destinataire
Le canal de communication
Message
eeee
Émetteur
Récepteur
Code
Destinateur
Destinataire
1.3 Les moyens humains de la Communication
Des individus peuvent communiquer entre eux par :
- Le code (la langue)
6
- L’écrit ou l’oral
- Les gestes, les mimiques
- Les circulaires
- Le téléphone
- Les masses media
1.4 Les obstacles de la communication
- Le bruit
- La redondance (répétitions inutiles)
- Différents contextes ou situations
- Différents niveaux de langue (registre de langue)
- Differents codes
Signalons, par ailleurs, que Widdowson (1978 :13-14) aussi parle de la communication au sens
de la connaissance de l’usage et de l’emploi de la langue. L’usage, c’est le respect des règles
grammaticales et orthographiques. Alors, que l’emploi fait référence à l’identification de la
fonction assurée par une phrase dans une situation réelle de communication particulière. Ainsi,
pour Widdowson, l’apprenant sera dit capable de s’exprimer s’il connaît l’usage et l’emploi de la
langue.
Autres types de communication:
- Communication – vague
- Communication – interpersonnelle
- Communication – lointaine
- Communication – proche
- Communication – réciproque
- Communication – froide
- Communication – chaude
- Communication – imposée
- Communication – structurale
- Communication – ornementale
- Communication – libre
-
7
La communication libre doit être encouragée dans les classes de langue. De plus, les critères
structuraux et les critères ornementaux (signes, couleur) sont aussi importantes.
NB : Les jeunes apprenants du primaire et du secondaire sont vraiment attirés par des couleurs,
donc il faut essayer d’introduire des couleurs dans la préparation des supports pédagogiques et
choix des documents authentiques pour les motiver.
1.5 Comment Organiser Une Communication Orale Ou Une
Interaction En Classe De FLE
1. Mettre les apprenants en groupe.
2. Organiser des jeux de rôles
3. Faire des débats en classe
4. Organiser de jeux de dramatisation
5. Organiser des activités et des jeux variés
6. Faire faire des sketches en classe
NB : C’est à travers l’interaction que les apprenants apprennent mieux une langue
1.6 Les 4 grands types de communication dans une classe de
langue :
Dans une classe de langue (français), François WEISS a parlé des 4 types de communication.
1. La communication didactique
2. La communication imitée
3. La communication simulée
4. La communication authentique ou le discours naturel
La communication didactique
Qu’est-ce la communication didactique ?
La communication didactique est avant tout l’apanage de l'enseignant qui utilise la langue
étrangère pour organiser le travail dans la classe en donnant des consignes et des ordres
«Asseyez-vous. Prenez vos livres. Silence, s'il vous plaît ... " Elle englobe aussi tout le discours
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centré sur les conceptualisations, les traductions. Elle comprend tout le discours autour de la
langue. Cette communication didactique peut être considérée comme « authentique », dans une
certaine mesure, car elle est spécifique à une classe de langue dans le cadre d'un enseignement
scolaire ou conventionnel en utilisant la langue étrangère pour la plupart des activités
d'apprentissage. Elle est également importante par le fait qu'elle constitue une exposition
régulière et prolongée à la langue étrangère
En bref, la communication didactique tourne autour de l’organisation du travail en classe et
comporte à cet égard les démarches d’explication, les explications données par l’enseignant, les
suggestions et tout le guidage du travail et des activités. Elle englobe également tout le discours
centré sur les formes de langues, les descriptions grammaticales, les traductions, les
conjugaisons, autrement dit doutes les manipulations de langue.
Il y a trois grands types de communication didactique :
a. Communication unilatérale
b. Communication bilatérale
c. Communication multilatérale
Les types de Communication didactiques :
i. Communication Unilatérale :
C’est la communication qui est basée sur le prof (cours magistral)
La communication unilatérale s’établie d’un émetteur vers un récepteur sans qu’il y ait de
réciprocité (pas d’échanges) Ex. Un professeur durant un cours magistral, le poste de
télévision d’un foyer, l’affiche sur un mur.
E R
ii. Communication Bilatérale:
Dans la communication bilatérale : l’enseignant parle et les apprenants aussi parlent
(partenaires). Il y a échange entre le professeur et l’apprenant.
9
La communication bilatérale s’établie lorsque l’émetteur et le récepteur font alterner leurs
rôles. Ex. Conversation/dialogue entre deux personnes.
E R E R
R E R E
iii. Communication Multilatérale:
La communication multilatérale se produit dans une interaction en groupe. Elle se passe dans
des travaux en groupe. Elle intervient dans une conversation ou dans l’interaction entre
plusieurs individus. Ex. Forum, réunion, débat, discussion, etc. C’est une activité interactive
qui favorise l’enseignement-apprentissage de la langue. NB : il faut donc encourager des
activités interactives en classe pour favoriser la maîtrise de l’expression orale.
E R R E
R
E
R E E
La communication imitée
La communication imitée est caractérisée par la répétition des modèles donnés par l’enseignant
ou par les cassettes, les disquettes, les CD, les cédéroms les vidéos, la récitation de dialogues et
de textes appris par cœur, la représentation dramatisée de dialogues, par la pratique d'exercices
structuraux, de micro-conversations, par des exercices d'application et de fixation ainsi que des
exercices de transfert guidés.
Autrement dit, elle se manifeste par l’apprentissage par cœur et la réalisation du dialogue, du
texte, par la répétition des nouvelles données par l’enseignement ou par la bande magnétique. Il
s’agit avant tout d’exercices de reproduction qui permettent aux apprenants de s’entrainer au
maniement de l’outil linguistique. Il s’agit de la reproduction de textes pour favoriser la
mémorisation et la prononciation.
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La communication de simulation ou Simulée. (Imitation d’une
situation réelle)
Dans la communication simulée, l’apprenant doit faire preuve de beaucoup plus d’imagination et
d’initiative, car il est amené à fabriquer des dialogues à partir de situations, de scenarios ou de
stimuli auditifs ou visuels, à réagir de façon spontanée dans les sketches, les jeux de rôle et
d'improvisation et les débats. Il est appelé à impliquer davantage, à donner son opinion, à réagir
à celle des autres. En bref, l'apprenant est appelé à participer à une véritable interaction dans la
salle de classe à participer à des jeux de rôles. Ex, Imaginez que vous êtes au marché.
Communiquer)
La communication authentique
On parle de communication authentique lorsque l'apprenant prend initiative de la parole dans
les différentes phases de l’organisation et de l’animation du travail en classe au cours des
négociations et des décisions prises par le groupe. II faudra donc que vous insistiez pour que le
travail de groupe se déroule en français. II n’y a pas de recette miracle pour que les apprenants
utilisent la langue étrangère. Pourquoi ne pas passer un accord avec eux pour qu'ils puissent
utiliser le français ? Votre rôle, dans ce cas, sera celui de vérifier s’ils respectent leur
engagement et de leur rappeler de ce dont ils ont besoin.
Donc, dans la communication authentique, l’élève ou l’apprenant parle en son propre nom, prend
l’initiative de la communication dans les différentes phases de l’organisation et de l’animation de
tout travail de groupe ainsi que dans les prises de décisions à condition que toute cette interaction
se passe en Français.
Un Énoncé
Tout message écrit ou oral est un énoncé quand il est émis par un émetteur à destination d’un
récepteur. En linguistique, l’énoncé est un segment de discours réalisant un acte de parole c.à.d.
un message.
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Une Enonciation
L’énonciation, c’est la production d’un énoncé. La situation d’énonciation est l’ensemble des
conditions dans lesquelles l’énoncé est produit. Cette condition concerne celui qui parle et varie
en fonction de lui.
Définir la situation de communication consiste à répondre aux questions suivantes:
Qui parle? - Qui est l’émetteur?
À qui? - Qui est le destinateur?
Quand? - À quel moment formule-t-il son énoncé?
Où? - Où est situé le locuteur?
Comment? - Comment exprime-t-il ce qu’il dit?
En bref, la situation d’énonciation est l’ensemble des conditions dans lesquelles l’énoncé est
produit.
Enoncé et Phrase
L’énoncé est concret et unique : il doit avoir été réellement dit ou écrit par quelqu’un dans une
situation particulière.
La phrase est abstraite et ne dépend pas de la situation d’énonciation : elle dépend de la
grammaire. Elle désigne une manière de structurer un ensemble de mots ayant un sens.
LE CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE (CECR)
1. Qu’est-ce que le Cadre Européen Commun de Référence?
Le Cadre européen commun de référence offre une base commune pour l’élaboration de
programmes de langues vivantes, de référentiels, d’examens, de manuels, etc. en Europe.
Il décrit aussi complètement que possible ce que les apprenants d’une langue doivent apprendre
afin de l’utiliser dans le but de communiquer. Il énumère également les connaissances et les
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habiletés qu’ils doivent acquérir afin d’avoir un comportement langagier efficace. La description
englobe aussi le contexte culturel qui soutient la langue
Enfin, le Cadre de référence définit les niveaux de compétence qui permettent de mesurer le
progrès de l’apprenant à chaque étape de l’apprentissage et à tout moment de la vie.
Le Cadre européen commun de référence est conçu pour que soient surmontées les difficultés de
communication rencontrées par les professionnels des langues vivantes et qui proviennent de la
différence entre les systèmes éducatifs.
Le Cadre donne des outils aux administratifs, aux concepteurs de programmes, aux
enseignants, à leurs formateurs, aux jurys d’examens, etc., pour réfléchir à leur pratique
habituelle afin de situer et de coordonner leurs efforts et de garantir qu’ils répondent aux besoins
reels des apprenants dont ils ont la charge.
En fournissant une base commune à des descriptions explicites d’objectifs, de contenus et de
méthodes, le Cadre de reference améliorera la transparence des cours, des programmes et des
qualifications, favorisant ainsi la coopération international dans le domaine des langues vivantes.
Donner des critères objectifs pour décrire la compétence langagière facilitera la reconnaissance
mutuelle des qualifications obtenues dans des contextes d’apprentissage divers et, en
conséquence, ira dans le sens de la mobilité en Europe.
1.1. Qu’est-ce que le Cadre Européen Commun de Reference pour les Langues,
(CECRL)
Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, (CECRL) est un document
publié par le Conseil de l’Europe en 2001, qui définit des niveaux de maîtrise d’une langue
étrangère en fonction de savoir-faire dans différents domaines de compétence. Ces niveaux
constituent désormais la référence dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des
langues dans de nombreux pays.
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Le CECRL offre une base commune pour l’élaboration de programmes d’enseignement des
langues vivantes, la construction de référentiels, d’examens, de manuels, etc. en Europe.
i. Il décrit aussi complément que possible ce que les apprenants d’une langue doivent apprendre
afin de pouvoir communiquer (…). Il définit des niveaux de compétence qui permettant de
mesurer les progrès des apprenants à chaque étape de leur apprentissage.
ii. Il décrit aussi totalement que possible ce que les apprenants d’une langue doivent apprendre
afin de l’utiliser dans le but de communiquer dans un domaine donné.
iii. Il aborde également les connaissances, les habilités qu’ils doivent acquérir afin d’avoir un
comportement langagier efficace.
iv. Il renferme aussi le contexte culturel qui soutient la langue.
v. Il décrit les niveaux de compétence qui permettent de mesurer le progrès de l’apprenant à
chaque étape de l’apprentissage et à tout moment de la vie.
vi. Il s’inscrit dans un contexte politique, éducationnel, économique, social culturel.
1.1.1. Les deux objectifs principaux :
Vous pouvez, bien évidemment, utiliser le Cadre de référence à votre guise, comme tout autre
publication.
Rappelons toutefois les deux objectifs principaux qui ont présidé à son élaboration:
a. Encourager les praticiens dans le domaine des langues vivantes, quels qu’ils soient, y
compris les apprenants, à se poser un certain nombre de questions, et notamment :
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Que faisons-nous exactement lors d’un échange oral ou écrit avec autrui?
Qu’est-ce qui nous permet d’agir ainsi ?
Quelle part d’apprentissage cela nécessite-t-il lorsque nous essayons d’utiliser une
nouvelle langue?
Comment fixons-nous nos objectifs et marquons-nous notre progrès entre l’ignorance
totale et la maîtrise effective de la langue étrangère?
Comment s’effectue l’apprentissage de la langue?
Que faire pour aider les gens à mieux apprendre une langue?
b. Faciliter les échanges d’informations entre les praticiens et les apprenants afin que les
premiers puissent dire aux seconds ce qu’ils attendent d’eux en termes d’apprentissage et
comment ils essaieront de les y aider.
Soyons clairs : il ne s’agit aucunement de dicter aux praticiens ce qu’ils ont à faire et comment le
faire. Nous soulevons des questions, nous n’apportons pas de réponses. La fonction du Cadre
européen commun de référence n’est pas de prescrire les objectifs que ses utilisateurs devraient
poursuivre ni les méthodes qu’ils devraient utiliser. Ce qui ne veut pas dire que le Conseil de
l’Europe soit indifférent à ces questions. De fait, les collègues des pays membres qui collaborent
aux projets Langues vivantes du Conseil de l’Europe ont consacré, au fil des ans, beaucoup de
réflexion et de travail à l’établissement de principes et à la pratique dans le domaine de
l’apprentissage, de l’enseignement et de l’évaluation des langues.
A partir des principes fondamentaux et leurs conséquences pratiques. Vous constaterez que le
Conseil a pour souci d’améliorer la communication entre Européens de langues et de cultures
différentes parce que la communication facilite la mobilité et les échanges et, ce faisant, favorise
la compréhension réciproque et renforce la coopération. Le Conseil soutient également les
méthodes d’enseignement et d’apprentissage qui aident les jeunes, mais aussi les moins jeunes, à
se forger les savoirs, savoir-faire et attitudes dont ils ont besoin pour acquérir davantage
d’indépendance dans la réflexion et dans l’action afin de se montrer plus responsables et
coopératifs dans leurs relations à autrui. En ce sens, ce travail contribue à promouvoir une
citoyenneté démocratique.
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En accord avec ces principes fondamentaux, le Conseil encourage toutes les personnes
concernées par l’organisation de l’apprentissage des langues à fonder leur action sur les besoins,
les motivations, les caractéristiques et les ressources de l’apprenant.
Ce qui suppose de répondre à des questions telles que :
Qu’est-ce que l’apprenant aura besoin de faire avec la langue?
Qu’a-t-il besoin d’apprendre pour être capable d’utiliser la langue à ces fins?
Qu’est-ce qui le pousse à vouloir apprendre?
Qui est-il (âge, sexe, milieu social et niveau d’instruction)?
Quels sont le savoir, le savoir-faire et l’expérience de l’enseignant auquel il a à faire?
Dans quelle mesure a-t-il accès à des manuels, des ouvrages de référence
(grammaires,dictionnaires, etc.), des moyens audiovisuels et informatiques (matériel et
didacticiels) ?
Combien de temps peut-il, désire-t-il ou est-il capable de consacrer à l’apprentissage
d’une langue?
1.1.2. Les buts CECRL
a). À long terme, le CECRL vise à harmoniser les programmes et de favoriser la coopération
internationale dans le domaine des langues vivantes.
b). Aide à faire face aux situations de la vie quotidienne dans un autre pays.
c). D’échanger des informations et des idées avec des jeunes et des adultes parlant une autre
langue et de leur communiquer des pensées et des sentiments.
d). De mieux comprendre le mode de vie et la mentalité d’autres peuples et leur patrimoine
culturel.
e) Le CECRL vise à encourager les usagers à réfléchir à leurs pratiques afin de s’assurer qu’elles
répondent aux besoins linguistiques des apprenants.
f). Fournir un ensemble de niveaux communs de référence (A1 - C2) afin de faciliter la
communication et les comparaisons.
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g). Promouvoir, encourager et appuyer les efforts des enseignant, et apprenants qui, à tous les
niveaux, tendent à appliquer selon leur situation, les principes de la mise au point de système
d’apprentissage des langues.
h). Promouvoir des programmes de recherche et de développement visant à introduire, à tous les
niveaux de l’enseignement, les méthodes et matériels les mieux adaptés aux apprenants.
2. Les Compétences (Les compétences Générales et Les compétences communicatives
langagières) du CECRL
i. Les compétences Générales
Les compétences générales individuelles du sujet apprenant ou communiquant reposent
notamment sur les savoirs, savoir-faire et savoir-être qu’il possède, ainsi que sur ses savoir-
apprendre.
a. Les savoirs sont des connaissances qui résultant de l’expérience (savoirs empiriques) ou
d’un apprentissage plus formel (savoirs académiques). Ces savoirs se construisent tout au
long de la vie et sont impossibles à quantifier et varient très fort d’une personne à l’autre.
b. Les savoir-faire ou habilités relevant de la maitrise procédurale. La personne sait
comment faire pour accomplir telle ou tâche de façon à obtenir un résultat satisfaisant.
« Cette maîtrise a pu nécessiter, dans l’apprentissage préalable, la mise en place de
savoirs « oubliables » et s’accompagne ensuite de savoir-être, tels que d’entente ou
tensions dans l’exécution (….). Il est clair que l’analogie avec certaines dimensions de
l’apprentissage d’une langue pourrait ici être facilement établie (par exemple, la
prononciation ou certaines parties de la grammaire telles que la conjugaison des verbes,
les règles d’accord des adjectifs »
c. Les savoir-être sont plutôt des dispositions individuelles, des traits de personnalité, de
attitudes. Certes, ils sont caractéristiques d’une personne, mais évoluent au cours de la
vie. « Comme le constat en est fréquent, les savoir-être se trouvent culturellement inscrits
et constituent des lors lieux sensibles pour les perceptions et les relations entre les
culturels »
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d. Les savoir apprendre : apprendre à apprendre est définie comme le désir et la capacité
d’organiser et de maitriser son propre apprentissage tant de manière individuelle qu’en
groupe. Elle inclut la capacité de gérer son temps de manière efficace, de résoudre les
problèmes, d’acquérir, de traiter, d’évaluer et d’intégrer de nouvelles connaissances et
d’appliquer celle-ci dans divers contextes de la vie privée et professionnelle ainsi que
dans le cadre de l’éducation et la formation. Apprendre à apprendre facilite également la
gestion de la carrière. Cette compétence mobilise tout à la fois des savoir-être et des
savoir-faire et s’appuient sur des compétences de différents types.
e. Les compétences communicatives langagières qui prennent en compte plusieurs
composantes hiérarchises de A 1 à C2 :
La composante linguistique
La composante sociolinguistique
La composante pragmatique
La composante linguistique est composée par la nature des tâches et des situations de
communication. Elle a trait aux savoir et savoir-faire, au lexique, à la syntaxe et à la phonologie.
La composante sociolinguistique (très proche de la compétence socio-culturelle) est à prendre
en compte car la langue, dans ce qu’on en fait, est un phénomène social. Parler n’est pas
uniquement faire des phrases. Entrent en jeu, ici, des traits relatifs à l’usage de la langue :
marqueurs de relation sociales, règles de politesse, expressions de la sagesse populaire, dialectes
et accent.
La composante pragmatique revoie à l’approche actionnelle et au choix de stratégies
discursives pour atteindre un but précis (organiser, adapter, structurer le discours). Elle fait le
lien entre le locuteur et la situation.
Les composantes sociolinguistiques et pragmatiques font rarement partie des apprentissages
en milieu scolaire. On fait comme si elles préexistaient de façon innée mais sont par contre
évaluées, donc sans véritables entraînement, lors d’entretiens ou de passation d’épreuves
d’examen ou de concours.
NIVEAUX COMMUNS DE RÉFÉRENCE
En fait, il semble qu’il y ait un large consensus (encore que non universel) sur le nombre et la
nature des niveaux appropriés pour l’organisation de l’apprentissage en langues et une
18
reconnaissance publique du résultat. Tout cela permet de penser qu’un cadre de référence sur six
niveaux généraux couvrirait complètement l’espace d’apprentissage pertinent pour les
apprenants européens en langues.
Un cadre de référence en six niveaux :
A : utilisateur élémentaire
1. A1 : Le Niveau introductif ou découverte (Breakthrough) correspond à ce que Wilkins
appelait « compétence formule » dans sa proposition de 1978 et Trim « compétence
introductive » dans la même publication1.
2. A2 : Le Niveau intermédiaire ou de survie (Waystage) reflète la spécification de
contenus actuellement en vigueur au sein du Conseil de l’Europe.
B : utilisateur indépendant
3. B1 : Le Niveau seuil (Threshold) reflète la spécification de contenus actuellement en
vigueur au sein du Conseil de l’Europe.
4. B2 : Le Niveau avancé (Vantage) ou utilisateur indépendant, supérieur au Niveau
seuil, a été présenté comme étant une « compétence opérationnelle limitée » par Wilkins
et par Trim comme une « réponse appropriée dans des situations courantes ».
C : utilisateur expérimenté
5. C1 : Le Niveau autonome ou de compétence opérationnelle effective, qui a été
présentée par Trim comme « compétence efficace » et comme « compétence
opérationnelle adéquate » par Wilkins, correspond à un niveau de compétence avancé
convenable pour effectuer des tâches ou des études plus complètes.
6. C2 : Le Niveau Maîtrise
1. Trim, J.L.M., Des voies possibles pour l’élaboration d’une structure générale d’un système
européen d’unités capitalisables pour l’apprentissage des langues vivantes par les adultes,
Conseil de l’Europe, 1979.
19
Niveaux de langue
A B C
Utilisateur Utilisateur Utilisateur
Élémentaire indépendant expérimenté
A1 A2 B1 B2 C1 C2
Introductif intermédiaire Niveau Avancé Autonome
Maîtrise
Ou découverte de suivie seuil ou indépendant
Descripteurs de niveaux :
A : utilisateur élémentaire
A1 : introductif ou découverte
A2 : intermédiaire ou de survie
B : utilisateur indépendant
B1 : Niveau seuil
B2 : Avancé ou indépendant
C : utilisateur expérimenté
C1 : Autonome
C2 : maîtrise
f. Compétences
CURUCULUM DU GHANA CECRL (Europe)
Ecouter :(CO) Comprendre
Lire :(CE) Parler
Parler : (EO)
20
Ecrire : (EE) Ecrire
Écouter
1. Comprendre
Lire
Prendre part à une conversation
2. Parler
S’exprimer oralement en continu
3. Écrire -----------------Écrire
21