Histoire de la pensée économique
Evaluation : 1/3 Contrôle continu, 2/3 contrôle terminal
Introduction :
3 objectifs du cours :
- Identifier les principaux courants de la pensée économique
(passé/présent) ex : néo keynésien, école de Chicago (démarche
sociale), Milton Friedman. 1969 : banque de suède crée le prix nobel
- Mettre en parallèle les contextes et les auteurs (ex : industrialisation du
19eme : Karl marx)
- Thèmes de l’HPE (histoire de la pensée économique) ex : inflation :
environ +10% en France.
Joseph schumpeter : théoricien et historien autrichien : « destruction
créatrice » publie « histoire de l’analyse économique » : recherches
intellectuelles que l’homme a mené en vue de comprendre les phénomènes
économiques »
Milton friedman (1950-1980), nobel en 1976 : pour lui, les théories
économiques sont des lunettes pour mieux voir le monde, dépend des
lunettes. Construction de modèles de politiques monétaires.
- contexte actuel
- thème
2000 optimiseurs économiques : grande modération : croissance, pas
d’inflation, peu de chômage
Olivier Blanchard : : fond monétaire international : spécialiste de la croissance.
B. Bernanque : FED (=banque des États Unis.)
Perturbations dans l’économie mondiale.
Chocs :
- crise des subprimes en 2008/2009 : faillite des lemman brothers
(15/09/2008) : trop de prets et pas de remboursements
-3% PIB entre2009/2012
- Crise de la zone euro : 2010/2012
- Covid : FMI dit : great lockdown
= Choc d’offre et de demande (production et consommation)
-9% PIB en France en 2020
- Ukraine : choc d’offre : sanctions russes sur pétrole et gaz et production
agricole de l’ukraine.
= Retour d’inflation.
Les chocs inédits influencent les raisonnements
Avancées parallèles des théories et contextes.
Époques = questions
Angle, thèmes à retenir = fin de la croissance
Depuis environ 10 ans , limites de la croissance atteinte= thème qui
revient dans la théorie économique périodiquement.
Choc environnemental
Collapsologie= théorie qui suppose l’effondrement de la société.
Années 40 : shumpeter pensait à une stagnation séculaire (= pour le siècle
à venir)
Fin du 19eme : economiste néoclassique : stanley Jevons pensait à la fin
du charbon (épuisement).
Marx pensait à la disparition du capitalisme
Classiques (1800) : smith, ricardo, malthus pensent à un état stationnaire
(on arrive plus a produire).
Question des limites de la croissance ?
Retour périodique de certaines questions : phénomènes d’oubli, de
redécouverte.
2013 : summers
Plan du cours :
I) Avant les classiques : antiquité, mercantilistes
II) Héritage classique : Smith, 1776, « la richesse des nations »
III) 20ème siècle : cylcles, keynes, schumpeter, hayek
IV) HPE après 1945 : USA. La croissance a-t-elle des limites ou pas ?
Dockès : le capitalisme et ses rythmes éditions classiques garnier
Ferey/Rivot : HPE pearson
1776 : SMITH : « richesse nation » ou pas ? est contre les mercantillistes
Libéralisme : laisser faire
I) Avant les classiques, généralement théorie économique moderne
1) Premières réflexions sur l’économie : L’économique entre l’éthique et
politique
Jusqu’au 18eme siecle, les réflexions sur le commerce sont morales
(juste ou pas) ou politiques (état)
a) Questions éthiques
Antiquité en grèce (platon/aristote) en -400 av JC
La racine du mot économie : oikos= maison Et nomos : lois/règles =
gestion domestique= comment on gère ses affaires.
Économies agricoles majoritaires jusqu’au 18eme siècle.
Comment gérer les dépenses et recettes.
Auteur à la meilleure analyse =
Aristote : normes morales :
- Opérations interdites : finances malsaines : gains excessifs :
déséquilibre l’ordre social.
- Aristote est Contre l’Usure = taux d’intérêt élevé, excessif
Aristote redécouvert et traduit au moyen âge : l’usure devient illégale
pour chrétiens sauf les juifs (ghettos) et les lombards (italiens).= marché
parrallèle.
Les scolastiques (ceux qui étudiaient, dans les clergés) font les lois.
Protestants= calvin Luther= 1550
Suivis par l’europe nord, suisse, allemagne : moyen de respecter religion
et l’usure pour mettre des taux d’intérêts.
Finance= amsterdam, londres.
Pendant longtemps, suivi des règles morales : règle du « juste prix » des
choses. Usure interdite jusqu’à 1800
b) Politique et économie
Années 1600 : pays protestants : comment enrichir la nation ?
Courant : mercantillisme= marchants qui écrivent des traités et
commencent à devenir riches : pensent que la richesse vient du commerce
extérieur : excédents= exportations>importations
90% d’agriculture.
Idée : On s’enrichi en exportant
Mercantillistes : misselden invente la balance commercial (exp/imp)
excédent ou déficit,
mun en 1620 dit on peut accumulation de métaux précieux.
Tout passe par l’état, qui décide les secteurs prioritaires, plutôt de luxe.
ADAM SMITH S’ENERVE !!!
Colbert : ministre de louis 14 est celui qui est à l’origine de cette
priorisation. = colbertisme : manufactures royales.
Médecins : nation= corps politique dirigé par roi.
HOBBES= « léviathan »
Stabilité : état stationnaire sauf si guerre ou commerce extérieur ou
conquête
2) Apparition de l’idée de croissance et « querelle du luxe »
1650…1700 : luxe souhaitable ou non pour la croisssance ?
Apparition d’écoles de pensées
a) Croissance
- Anglais : arithmétique politique :
William Petty : 1650-1680 : Invente en 1676= essais d’arithmétique
politique
Commerce= chiffres précis
Données chiffrées, ordre de grandeur = nation
Estimation avec les paroisses,… construction de classes sociales :
mendiants, paysans, artisans, commerçants
Progrès technique facteur de croissance.
Notion de surplus : 4 sources :
- agricole : climat
- profits commerciaux
- balance commerciale
- finance/ rente
Successeur de petty : KING : loisde King : si quantité baisse, prix
augmentent.
français : secte de physiocratie : 1750
pensent que la richesse vient de l’agriculture.
Docteur Quesnay : médecin de Louis 14 : fait un tableau économique
en 1758 : 3classes :
Fermiers payent un loyer aux propriétaires de terrain qui achètent du
matériel aux artisans. Qui prennent des outils aux fermiers.
Donc il dit que les fermiers détiennent tout le surplus, c’est le cœur du
système et le roi ne sert à rien. Seul l’agriculture compte, peu de
contraintes.
Quesnay s’oppose au luxe. Il trouve que c’est improductif.
William petty : arithmétique politique
b) Querelle du luxe
Concerne tout ce qui est superflu : parfum, jet privé : débat sur
l’utilité
Bernard Mandeville : entre 1705-1720 publie la fable des abeilles=
fable à vocation économique : vices privés vs vertues publiques
Ruche : prospère : nécessaire/superflu
Corruption/dépenses sans compter
Puis on impose la vertu et on enlève
Ordre conduit à l’appauvrissement
Le PIB se contracte= récession donc la vertu est mauvaise
La spéculation (ex tulipes) est à l’origine du luxe.
Hayek (20eme siecle) : libéral = laisser faire= riches contrôlent les
pauvres.
Commerce est différent des normes éthiques.
Soit l’économie s’abstrait de la morale, soit on la privilégie (pas de
superflu…) et le commerce sera restreint.
Mandeville dit donc que le luxe est nécessaire à une société
prospère. Voltaire et david Hume sont de son avis.
Auteurs opposés :
Quesnay : pour lui tout ce qui compte c’est l’agriculture.
Rousseau dit qu’il préférait les sociétés anciennes (avant 1750) qui
reposaient sur la vertu et non le luxe
Ils disent qu’il faut se limiter aux productions nécessaires et
réduire les inégalités.
Choix entre valeurs morales et économiques.
1.3) Les classiques et la crainte de l’état stationnaire
Les classiques : courant d’analyse
Smith : enquête sur la nature et les causes de la richesse des nation
(1776) : donne naissance à une école avec ricardo, malthius, say,
Mill.
Adam smith est écossais : enseignait et voyageait, étudiait
astronomie et fasciné par newton qui a découvert la théorie de la
gravitation : corps s’attirent ou se repoussent en fonction de leur
masse.
Application de ce principe à l’économie de marché. N’y a-t-il pas un
principe qui peut expliquer la formation des prix ?
Ex :
Dans l’antiquité on disait que le prix venait de l’utilité.
SMITH pas d’accord ! Parle de « valeur travail » donc proportionnel au
temps de travail nécessaire pour obtenir. (Différence eau vs diamant)
« Gravitation » du prix de marché autour de la valeur travail= prix naturel.
La valeur travail explique la richesse des nations.
Principe de laisser faire le marché. : libéral
Marché est une validation pour les secteurs prometteurs et sanction pour
les secteurs en perte de vitesse.
Le marché choisi donc tout et favorise l’harmonie = main invisible
différent de la main visible qu’est l’état.
Raisonnement inductif : des faits aux théories opposé à Ricardo.
Smith regarde des petits pays comme la suisse (peu peuplé)
Smith est classé optimiste mais les nations peuvent connaître 3 états (pas
ETATS):
- L’état progressif : forte croissance (positif)
- L’état stationnaire : stagnation (nul)
- L’état rétrograde : dépression (négatif)
Pensait que la chine était à un état stationnaire.
Smith écrit au début de la révolution industrielle.
a) Raisons de l’état stationnaire ? limites à la croissance ?
- Smith : 1776
- Malthus connaissait Ricardo : pasteur et prof d’économie anglais :
1798 : principe de population
- Ricardo : trader : 1817 : principes de l’économie politique et de l’impôt.
3 limites à la croissance :
- Malthus insiste sur ressources et population : Progression
arithmétique : si pop en grande bretagne x2 tous les 25 ans, problème
de denrées alimentaires : donc écart entre pop et alimentation =
famine en grande bretagne.
- Ricardo = investissement : considère dans son modèle 3 classes
sociales : salariés(salaire), entrepreneurs(profits), propriétaires fonciers
(rente). Ces classes s’opposent, s’il y en a qui gagnent d’autres
diminuent. Voit une diminution du profit et d’avantage de salaires et
rentes. On ne peut pas être industriel et agricole, faut choisir.
- Smith : productivité/rendement : regarder la combinaison entre les
facteurs de production : phase 1=rendements croissants (industrie)et
phase 2= rendements décroissants(agriculture).