Guide Cytotoxiques
Guide Cytotoxiques
Auteurs :
BASTERI M.J.- Pharmacien - CH BASTIA
DANI J.- Pharmacien - CH BRIGNOLES
FITY S. - Médecin du Travail - CH BASTIA
Date de rédaction :
Janvier 2002
DES CYTOTOXIQUES
RALISEE DE PREPARATION DES CYTOTOXIQUES SOUS HOTTE A FLUX LAMINAIRE. EXPERIENCE DE D
1. INTRODUCTION..............................................................................................................2
4.1. Architecture....................................................................................................................20
4.2. Entretien et contrôles des surfaces, de l’équipement et du matériel...............................21
5. CONCLUSION.................................................................................................................26
6. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.......................................................................27
7. ANNEXES
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1. INTRODUCTION
Il est recommandé, voire obligatoire dans les centres de référence en cancérologie, que
cette activité soit centralisée au sein de l’établissement de santé (6).
Ainsi, l’unité, qui constituera un noyau indépendant, pourra se situer dans les services de
soins spécialisés, ou mieux, au sein du service de Pharmacie Hospitalière, à condition que la
gestion du transport des thérapeutiques soit organisée dans le respect des règles d’hygiène et
de confidentialité.
La préparation proprement dite, puisque aseptique, devra être effectuée dans une zone
à atmosphère contrôlée : isolateur ou salle protégée munie d’une ou plusieurs hottes à flux
laminaire vertical. (23, 25, 26, 27).
Si la deuxième alternative est retenue, ce qui a été le cas dans nos deux établissements,
le travail que nous présentons peut servir de base de réflexion à des confrères souhaitant
mettre en place cette activité. Nous avons tenté d’instaurer une démarche qualité afin d’assurer
au malade garantie et sécurité pharmaceutiques, de le préserver de la survenue d’infections
nosocomiales tout en protégeant le personnel de la toxicité potentielle des produits manipulés.
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2. QUALITE PHARMACEUTIQUE ET PREPARATION DES CYTOTOXIQUES
Avant de prétendre fournir une préparation stérile au malade (ultime étape de la chaîne
de fabrication et ne représentant que l’un des objectifs visés par le pharmacien), celui-ci doit se
conformer à toutes les exigences destinées à assurer une qualité pharmaceutique irréprochable
au médicament livré, par un certain nombre de mesures, fruits d’une réflexion préalable, mises
en œ uvre dès l’ouverture de l’unité centralisée.
Celle-ci est gérée comme une petite entreprise de production à l’organisation spatio-
temporelle rigoureuse, donc soumise à des exigences particulières et requiert non seulement
des connaissances (pratiques et théoriques) en matière de cancérologie mais aussi le sens de
l’organisation.
Il est également indispensable de collaborer étroitement avec l’unité de soins, la
complémentarité et le dialogue ne pouvant qu’améliorer la prestation offerte aux malades
hospitalisés et faciliter le travail de chacun.
En outre, la centralisation assortie de la programmation à l’avance, optimise la gestion des
anticancéreux, produits onéreux (20).
Nous proposons donc, préalablement à la mise en œ uvre effective de l’unité puis tout
au long de son fonctionnement, les étapes suivantes, que nous avons respectées.
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Il peut organiser, notamment pour les débutants, des séances de préparations « à blanc » avec
des produits non cytotoxiques, colorés notamment.
En outre, il nous a paru important, et ce, dès la conception du projet, d’impliquer
nominativement chaque intervenant dans la rédaction et les réajustements des procédures de
travail le concernant.
→Son rôle premier est de superviser l’unité et d’assurer son organisation en respectant
une démarche d’Assurance Qualité, documentée par la rédaction de protocoles appropriés.
→Le local qui inclut obligatoirement une zone à atmosphère contrôlée (2, 13) pour les
manipulations, permet le respect des bonnes conditions d’hygiène (détaillées plus loin) et son
ergonomie facilite :
□la préparation
□l’accès des personnels :
aux stocks(produits et matériel),
à la documentation,
aux dossiers patients,
au système de gestion informatique ,
aux moyens de communication avec l’extérieur(téléphone, interphone, fax,
passe-instruments).
→Il est prévu d’installer un système de traitement d’air soumis à une maintenance
rigoureuse, calqué sur celui d’une salle d’intervention en bloc opératoire. Les critères
concerneront à la fois la « propreté microbiologique » de l’air (surpression : 40 pascals, classe
d’empoussièrement : B selon la norme NF 90351 et les BPF, renouvellement horaire : 30 à 50
vol/h dont 15 d’apport d’air neuf, vitesse de l’air : 0,20 à 0,30m/s), et le confort des
utilisateurs (température comprise entre 18 et 21°C, humidité relative…) (9).
→Le lieu de préparation est réservé à cet usage exclusif, il est donc individualisé par
rapport à un autre local le précédant où s’effectuent toutes les opérations d’écriture et/ou
informatiques et de documentation.
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→Les deux salles sont séparées par un sas vestiaire d’environ 5 m² (30), (qui devra
être lui aussi en surpression), muni d’un point d’eau pour le lavage des mains.
→L’entretien du matériel réutilisable destiné à être stérilisé, est assuré dans un local
spécifique situé à proximité de l’unité.
→Pour l’instant encore manuelle dans nos deux établissements, elle prévoit un
emplacement pour :
□l’identité du patient,
□les caractéristiques permettant le calcul de la surface corporelle (par abaques),
□la pathologie,
□le nom du protocole,
□les divers produits utilisés, écrits par ordre chronologique d’administration, assortis de leur
dosage par jour de traitement (J1, J2, …),
□le(s) véhicule(s) de perfusion en volume,
□la date du premier jour de cure, la durée de celle-ci et la localisation de la cure au sein du
protocole,
□les produits adjuvants éventuels (non cytotoxiques),
□les numéros d’enregistrement des préparations à l’ordonnancier,
□le nom et la signature du prescripteur,
□la date de la prescription,
□le nom et la signature du pharmacien pour validation.
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b) Fiches de préparation type par produit (cf. annexe n°2)
c) Etiquettes
-+Elles mentionnent :
□l’identité du patient,
□le service destinataire,
□les informations relatives au médicament et au solvant (libellés, dosages, volumes),
□le numéro de la préparation,
□la date et le jour (J1, J2, …) au sein de la cure.
-+Note : pour des raisons de confidentialité, le nom des produits n’apparaît pas sur
l’étiquette destinée au conditionnement primaire.
d) Ordonnancier spécifique
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e) Protocoles de travail et d’hygiène assortis d’information orale
assurée par le pharmacien aux personnels
-+Ils sont réévalués une fois par an au moins (5). Les procédures d’urgence (cf. plus
loin) sont affichées ainsi que toute nouvelle conduite à tenir pendant trois mois.
-+Ils sont placés dans une « bible » classée par rubriques, accessible en permanence à
tous les personnels et dans un lieu connu de tous.
N.B : le Manuel Qualité n’a pas encore été rédigé, bien que la plupart des documents créés en
constituent déjà la trame.
f)Bibliographie
-+Elle est régulièrement mise à jour en matière de cancérologie et d’utilisation
pratique des cytotoxiques (manuels, guides pratiques, publications, documentation…).
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-+La constitution d’un thésaurus de fiches monographiques à jour, de tous les produits,
a été indispensable.
Ceux-ci contiennent les ordonnances nominatives cure après cure ainsi que les fiches
de préparation correspondantes.
Chaque dossier est complété si besoin par une fiche thérapeutique (ou historique
médicamenteux) où les doses cumulées toxiques référencées de certains anticancéreux sont
comptabilisées et par toute information importante concernant le patient (changement de
protocole, de posologie, décès, …).
Y sont inscrits au quotidien toute information, remarque ou incident relatifs à l’unité. Les
membres de l’équipe visent chaque nouvelle rubrique.
j)Notes d’information
Toute note de service, d’information interne ou externe, tout protocole nouveau ou modifié,
dont les unités (pharmacie-soins) sont rédactrices ou destinataires, sont consignés dans un
classeur après visa de tous les intéressés.
Le calendrier théorique, rédigé par les préparateurs en fonction des cures programmées
des patients en cours de traitement et des informations données à l’avance par le service
soignant, peut à tout moment être modifié (nouvelle inclusion, mauvais bilan sanguin d’un
patient interdisant l’injection du traitement, …). Il est affiché dans la salle de travail.
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a) Equipement du local et des annexes
□Nous avons choisi d’installer un poste de sécurité cytotoxique (PSC) choisi parmi ceux
préconisés par l’INRS *(13, 24, 28) lors d’une étude réalisée dans le cadre de la protection du
personnel. Il s’agit de hottes à flux laminaire vertical de type II B, donc conformes à la norme
NFX44-201, munies de trois filtres HEPA **, situés en aval du plan de travail, à l’extraction
du poste de sécurité et au plafond du volume de travail.
□ Les filtres n’arrêtant que les poussières, l’air de la hotte devait être rejeté à l’extérieur, donc
non recyclé, assurant ainsi l’élimination de tous polluants gazeux. L’extraction par
raccordement indirect plus fiable et plus facile à mettre en œ uvre que celle par raccordement
direct, a été privilégiée (17).
□L’empoussièrement est contrôlé conformément au guide des BPF*** (2) et aux normes
AFNOR citées en référence (23,26,27) qui préconisent la manipulation et le remplissage des
produits fabriqués aseptiquement à un poste de travail de classe A, dans un local de classe B
(ce que nous prévoyons dans le futur).
□ Le plan de travail plein, fortement recommandé a été choisi, afin d’éviter l’obturation de la
surface aspirante des plans de travail perforés par l’installation de champs stériles lors de la
fabrication.
□Il a été judicieux de prévoir, à la commande, la présence d’une barre de suspension destinée
à supporter les poches de solutés de perfusion utilisées pour purger les lignes.
□L’enceinte est munie d’une vitre fixe ou type « guillotine » (selon l’établissement).
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Note : Il est préconisé de laisser en permanence la hotte fonctionner à plein régime vitre
ouverte (jamais en régime lent ).
Le flux s’interrompt automatiquement dès que la vitre est baissée ou qu’un cache est mis en
place si l’on choisit de la fermer en dehors des séances de travail.
En ce cas, on fait fonctionner le PSC à plein régime, vingt à trente minutes avant et après la
séance de préparation.
□Cet équipement a fait l’objet d’une réception technique et bactériologique avant mise en
œ uvre et bénéficie d’une maintenance périodique rigoureuse par des techniciens spécialisés
qui évaluent régulièrement les paramètres du flux et l’efficacité du filtre HEPA (celui-ci est
changé selon le rythme préconisé par l’installateur) :
.contrôle annuel de la vitesse du flux d’air : 0.45m/s +/- 20% (2),
.test de fumée (vérification de la laminarité du flux) : une fois par an,
.comptage des particules pour contrôler l’efficacité du filtre : une fois par an,
.test des alarmes : toute mise en alarme signe le dysfonctionnement d’un des
paramètres et impose le recours à un spécialiste.
Toute intervention est tracée sur un cahier de suivi.
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être recommandé). Les moyens de nos établissements n’ont pu permettre de généraliser cette
pratique à ce jour :
□plateaux inox,
□cupules inox pour le trempage désinfectant des flacons et ampoules,
□bechers de purge en inox,
□matériel stérile à usage unique tel que seringues (parfois verre) aiguilles, prises d’air, sets de
transfert, obturateurs, fossets, infuseurs…,
□ciseaux stérilisables,
□compresses en non tissé stériles et non stériles,
□champs imperméables en non tissé à usage unique stériles,
□bacs de stérilisation,
□conteneurs à aiguilles autoclavables,
□conteneurs à déchets chimiques,
□conteneurs ou supports pour déchets ménagers et sacs poubelles,
□sacs à linge,
□mallettes de transport des chimiothérapies,
□sacs à usage unique de tailles différentes(pour l’emballage des poches, seringues…) type
sacs de stérilisation,
□consommable pour matériel informatique (papier, cartouches d’encre…)
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2.7. Organisation du travail journalier
Elle doit être stricte et suivre un rythme préétabli ainsi que les protocoles de travail
prévus. On peut proposer par exemple notre schéma d’organisation quotidien :
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Remarque : Un flacon entamé peut être conservé quelques heures dans un plateau réservé à
cet usage et servir à une autre reconstitution, ce qui permet d’augmenter le rendement en
réalisant une économie notable de médicaments onéreux. Mais, pour éviter toute erreur, les
flacons entamés ne séjournent pas sous la [Link] sont filmés à l’aide d’un pansement
pelliculaire transparent (type ercefilm)et déposés dans un plateau réservé en attente. On ne les
conserve pas au delà d’une journée.
f)Distribution
Elle s’effectue au fur et à mesure des préparations, par l’intermédiaire de mallettes
réservées à cet usage (une par malade) contenant également les produits adjuvants non
anticancéreux éventuels, qui sont placées dans le passe – instruments.
L’original de l’ordonnance signée par le pharmacien y est joint en fin de cure (cf. §2-5-a).
Pour des raisons de confidentialité, seules les initiales du malade figurent sur
l’extérieur de la mallette (avec le nom du service de soins si besoin). Toute mallette non
utilisée doit être rendue à la pharmacie avec note explicative signée.
La destruction des préparations non utilisées est gérée par la pharmacie qui en assure par
conséquent la traçabilité.
g) Gestion du stock, commandes, traitement informatique,
archivage des dossiers, planification du travail du lendemain…
h)Traitement du matériel et des surfaces, selon les protocoles établis,
évacuation du linge sale et des déchets selon les filières prévues (avec
traçabilité des opérations).
2.8. Instauration du principe du double contrôle
→Il est préconisé en particulier lors de la réalisation des étapes critiques (calculs,
préparation du plateau, prélèvement de la dose de produit avant sa dilution finale dans le
solvant de perfusion).
→Ce principe est mis en œ uvre tout au long de la journée de travail (deux préparateurs
ou préparateur/pharmacien voire deux pharmaciens ). Il est donc logique d’exiger pendant
toute la durée de travail la présence concomitante de deux personnes dans le local de
reconstitution.
Le pharmacien valide in fine la préparation avant livraison aux services, en s’assurant de
l’adéquation entre étiquetage, ordonnance et fiche(s) de préparation.
De plus, la présence de deux personnes au moins a l’avantage de privilégier le travail du
manipulateur qui reste devant la hotte, évitant ainsi de sortir les mains du flux, donc de
rompre l’asepsie et préservant ainsi la reconstitution stérile effective des préparations.
→En pratique, l’aide lui présente les plateaux l’un après l’autre par la droite et les retire
après utilisation par la gauche, sans pénétrer dans le flux. Il reste vigilant à chaque stade du
travail de son collègue, restant à sa disposition pour honorer toute demande extemporanée en
produits ou matériel.
Remarque : Une période de rodage de quelques semaines a été nécessaire au début avant
d’acquérir le rythme de travail convenable.
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2.9. Création d’une échantillothèque
En pratique, les tubes congelés nous permettent de contrôler par analyse ponctuelle au hasard,
les conditions d’asepsie de la fabrication.
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3. PROTECTION DU PERSONNEL ET PREPARATION DES
CYTOTOXIQUES
→Il est démontré que les cytotoxiques possèdent une toxicité immédiate et retardée. Ils
peuvent avoir des effets nécrosants en cas de contact avec la peau, ils présentent en outre une
toxicité respiratoire par inhalation de gaz, poussières ou effluents émis lors de la
manipulation, pouvant apparaître plusieurs années après exposition. Ils possèdent pour
certains des propriétés mutagènes, sur les fonctions de reproduction et cancérigènes, difficiles
à évaluer.
→Les personnels concernés sont suivis classiquement par la médecine du travail qui,
après examen clinique complet, leur prescrit annuellement un bilan biologique standard et
radiologique.
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→La présence d’une vitre de façade sur la hotte, doublée d’une aspiration au bord
avant du plan de travail, forme une barrière de protection entre la manipulation et le
manipulateur.
Il vient compléter la tenue de travail de base, type pyjama de bloc opératoire (2) non
stérile en textile mélangé coton/polyester.
□d’une blouse opératoire en non tissé stérile, imperméable, longue, à manches longues
munies de poignets élastiques,
□d’une double paire de gants chirurgicaux stériles à usage unique en latex, changée toutes les
quatre à cinq manipulations(matériau épais donc effet barrière) ou d’une paire de gants
stériles latex à bouts renforcés « spéciaux chimiothérapies »jetables,
N.B : en fin de travail et au retrait des gants, un lavage soigneux des mains est pratiqué.
□d’un masque chirurgical à visière ou, d’un masque et d’une paire de lunettes de protection
désinfectables,
Remarque : la protection des yeux est conseillée bien que la présence de la vitre constitue une
barrière de protection.
□d’une coiffe à usage unique,
□on a privilégié l’utilisation de sabots nominatifs, exclusivement réservés à l’unité,
désinfectables voire autoclavables, par rapport aux surchaussures à usage unique.
→Le personnel d’entretien doit revêtir le même équipement que l’aide, notamment :
□un masque protecteur obligatoire pour l’entretien de la hotte,
□des gants de ménage, pour l’entretien du matériel.
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3.3. Manipulation et sécurité
→Le travail de l’opérateur sous la hotte est effectué de manière à éviter les incidents
(pas de précipitation ni de mouvements brusques), surtout pendant les phases à risque
maximum (reconstitution à partir de poudres, prélèvement, injection dans poche ou infuseur).
→En pratique quotidienne, les manipulateurs, se relayent, toutes les deux heures en
moyenne.
En effet, le travail routinier et répétitif peut engendrer fatigue et perte de vigilance.
Ceci, cumulé à une confiance acquise au fil du temps, peut inciter à un moindre respect des
contraintes inhérentes à la manipulation des cytotoxiques donc générateur d’incidents voire
d’accidents.
→En outre, afin de préserver le personnel infirmier d’un contact avec le cytotoxique à
la mise en place de la perfusion, la livraison par la pharmacie du produit prêt à l’emploi
(poche raccordée à sa ligne de perfusion purgée préalablement avec le soluté de perfusion
seul) est de rigueur.
→En raison de présence potentielle de résidus de fabrication sur des flacons qui
auraient été mal rincés avant conditionnement par le laboratoire fournisseur, toute personne
amenée à déconditionner les produits, doit porter des gants jetables (22).
→Un champ stérile en non tissé imperméable, est posé, face « papier » vers le haut sur
la surface de travail non perforée, pour absorber les liquides lors d’éventuelles fuites.
→Un récupérateur à aiguilles stérile destiné à recevoir les aiguilles et prises d’air ayant
servi au prélèvement des solutions est placé dans l’enceinte de la hotte.
L’ensemble est évacué quotidiennement et détruit avec les déchets chimiques.
→De même, quand elle est possible, c’est-à -dire lorsque la dose finale correspond à
une présentation commerciale, l’utilisation d’un set de transfert entre flacon et poche est
privilégiée.
→Les seringues choisies sont verrouillables pour éviter toute désolidarisation corps-
piston et toute fuite de cytotoxique.
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→En outre, l’ajustement de la dose dans la seringue nécessite l’emploi de compresses
stériles pliées qui recueillent l’excès de liquide éventuel.
La main gauche tient la compresse de façon à éviter tout contact entre le gant et le produit
résiduel. En cas de souillure, les gants sont changés immédiatement.
[Link]édures d’urgence
→En cas de contamination des surfaces (bris de flacon, rupture d’une poche…), la
procédure suivante, préalablement rédigée et affichée dans tous les lieux concernés
(salle de reconstitution, hôpital de jour et/ou services de soins, local de réception des colis,
…), doit être respectée :
• Revêtir si besoin deux paires de gants et tablier protecteur avant toute
intervention.
• Pratiquer deux rinçages de la surface souillée à l’eau du réseau afin de diluer
le produit.
• Eponger le liquide à l’aide de feuilles de cellulose à disposition (pas de
serpillière).
NB : En cas de dispersion d’une poudre médicamenteuse, l’humidifier au préalable à l’eau et
éponger comme précédemment.
• Eliminer les déchets (filière déchets chimiques).
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→Dans tous les cas, l’incident est recensé et analysé.
Les mesures correctives et préventives prises de concert avec toutes les personnes concernées
sont notées sur un procès-verbal diffusé puis classé dans le cahier des notes d’information.
3.6.Déchets chimiques
→Selon les recommandations de l’OMS, les déchets cytotoxiques requièrent une
destruction par incinération à 1200°C (12, 31), bien qu’en pratique, à notre connaissance, la
température d’incinération utilisée par les sociétés spécialisées n’excède pas 850°C.
→Ces déchets sont constitués des flacons et ampoules de cytotoxiques entamés ou
utilisés, des médicaments périmés, des seringues, des compresses et champs de préparation
souillés, des conteneurs à aiguilles usagées, des gants et de tout matériel à usage unique ou
linge souillé.
→Ils sont déposés à l’issue de chaque manipulation dans des conteneurs spéciaux, à
fermeture inviolable, identifiés en tant que déchets chimiques et destinés à être incinérés à la
température requise.
→La contenance des récipients est adaptée au contenu prévu et calculée de façon à ne
pas stationner plus de 24 heures en salle de reconstitution (toxicité potentielle).
→Il a été évidemment nécessaire de mettre à disposition des services utilisateurs de
chimiothérapies, le même type de conteneurs qui recueillent les poches, lignes de perfusion et
autres présentations après utilisation. Leur capacité est plus importante.
→Les procédures de stockage (6) et de prise en charge des déchets sont clairement
établies et diffusées à chaque catégorie de personnel concerné. Le transport et le traitement
sont effectués par une entreprise spécialisée le plus rapidement possible. Le stockage des
conteneurs en attente se fait dans un local fermé à clé et ventilé.
N.B. : L’évacuation des déchets ménagers par cette filière est proscrit (prix de revient de la
prise en charge élevée)
→En ce qui concerne les excreta des malades et en l’absence de consensus, on a
proposé leur dilution avant évacuation par le réseau des eaux usées. Une information du
malade est effectuée dans les services (ex : retirer les vêtements souillés, rincer la peau en cas
de souillure : vomissements…).
[Link]ériel et inactivation des cytotoxiques
→Le matériel réutilisable en inox souillé ou potentiellement souillé doit :
□ être placé dans un sachet jetable que le personnel d’entretien récupère en fin de séance et
transporte dans le local « entretien » (le sachet est jeté avec les cytotoxiques),
□ être rincé dans un bac évier réservé à cet usage pour diluer les traces éventuelles de
médicament,
□ subir les opérations d’entretien classique préconisées (nettoyage puis stérilisation).
L’utilisation d’hypochlorite de sodium comme neutralisant chimique, controversée a été
abandonnée dans nos établissements.
N.B : En raison des risques de contamination de l’environnement, le matériel à usage unique
devrait être privilégié. Les contraintes économiques nous l’interdisent actuellement.
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4. HYGIENE ET PREPARATION DES CYTOTOXIQUES
Les malades recevant des chimiothérapies injectables sont le plus souvent
immunodéprimés du fait de leur pathologie d’une part, et du fait de l’action neutropéniante de
bon nombre de thérapies anticancéreuses d’autre part.
Il faut donc leur éviter lors de la cure en particulier, tout risque d’infection par la mise en
œ uvre dans l’unité de reconstitution puis dans l’unité de soins d’un panel de recommandations
et protocoles d’hygiène drastiques.
4.1. Architecture :
→La présence de zones distinctes (annexes, sas, salle de travail proprement dite) nous
permet de classer la salle de reconstitution en tant que zone à risque et donc soumise à
certaines contraintes spécifiques (2):
□Traitement d’air :
• Les exigences futures inhérentes au traitement de l’air ont été déjà évoquées
au § 2-4. Quelques précisions sont nécessaires dans ce chapitre : pour conserver le local en
suppression, (pour éviter la pénétration des germes extérieurs), ses portes et fenêtres devront
rester closes durant les reconstitutions. Le sas, en suppression également, sera une zone
« tampon » favorisant, par des ouvertures adaptées (portes coulissantes automatiques, écluses,
système de verrouillage réciproque) les déplacements d’air de la zone protégée à la zone non
aseptique (15).
□Risque environnemental (notamment aspergillose, légionellose) :
• L’entretien fréquent des filtres, des gaines de ventilation (devant être
accessibles au nettoyage), des bouches d’aération, des installations de climatisation
(climatiseurs à eau stagnante proscrits) est indispensable (14). Les opérations sont consignées
dans un cahier de maintenance.
• Des prélèvements particulaires réguliers seront pratiqués (au moins une fois
par an) à la mise en conformité du local.
□Les revêtements du local sont lisses, facilement lessivables et désinfectables.
□Les faux plafonds sont scellés, les saillies et placards en nombre restreint.
□L’ergonomie de la pièce permet la proximité de la hotte et de la paillasse, des réserves du
jour, des récipients poubelle, de la soudeuse, évitant tout déplacement d’air inutile.
□Les réserves, pour éviter tout encombrement de la salle et dans le but d’éviter la présence de
poussières, se trouvent dans la pièce attenante. Nous équipons donc chaque jour un « chariot
d’urgence » avec le nécessaire aux préparations de la journée.
Ce chariot fait l’objet d’un entretien journalier (détergent /désinfectant).
□Les opérations d’écriture et informatiques, les rangements et archives se font dans la
première salle.
La communication verbale entre les deux locaux se fait par l’intermédiaire d’un interphone,
évitant d’inutiles allées et venues.
□Les deux locaux sont séparés par un sas vestiaire lui-même subdivisé en deux zones par une
barrière physique (type banc) :
Page n°
• Une zone propre pour l’habillage protecteur, munie d’un point d’eau pour le
lavage antiseptique et/ou chirurgical des mains (commande non manuelle de l’eau et
du savon).
La robinetterie, à siphon disconnecté est équipée d’un préfiltre ( nécessaire en raison de la
qualité physico-chimique de l’eau) et d’un filtre terminal 0,22µ destiné à fournir de l’eau
bactériologiquement contrôlée.
Les réserves de linge en non tissé stérile et non stérile, y sont prévues en dotation suffisante
ainsi que le consommable pour le lavage des mains.
□Un passe instruments est percé entre la salle de travail et la salle bureau. Il sera, dans
l’avenir, muni d’une double vitre coulissante permettant de conserver la surpression.
Il sert également au passage des ordonnances et fiches de préparation en instance.
Le personnel du service de soins y récupère les mallettes sans avoir à pénétrer dans la zone
protégée.
□Un local muni d’un point d’eau est destiné à l’entretien du matériel réutilisable (évier deux
bacs), et au rangement du chariot de ménage. Il se trouve à proximité immédiate de l’unité.
→La hotte est destinée à maintenir dans son flux une atmosphère stérile.
En dehors des séances de travail, elle est exempte de tout objet.
→Avant et après la journée de travail, les parois de l’enceinte sont décontaminées avec
un détergent/désinfectant selon une méthode précise (d’arrière en avant et de haut en bas) à
l’aide de compresses stériles en non tissé (ne générant pas de particules).
→Elle fait l’objet en fin de semaine et après toute opération de maintenance d’un
nettoyage à fond avec démontage de la grille (traçabilité de l’opération).
□pour les surfaces (vitres, plans de travail ), des prélèvements hebdomadaires par le biais de
boites count-tact.
On exige l’absence totale de colonies après incubation à 25 et 30°C.
Note : Nous conseillons d’effectuer ponctuellement ces prélèvements en double :
• après nettoyage, donc dans les conditions les plus favorables.
• pendant une manipulation en fin de journée, donc à un moment très
défavorable.
→Si l’on déplore un résultat positif et après avoir éliminé l’hypothèse d’une
contamination due à une mauvaise technique de prélèvement, la procédure d’entretien est
renforcée jusqu’à négativation des résultats.
De mauvais résultats successifs peuvent mettre en cause l’efficacité des filtres (fin de validité
ou rupture de l’intégrité lors d’une fausse manœ uvre au cours de l’entretien).
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b) Bionettoyage :
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→Les stocks sont rangés à l’abri de la poussière et des manipulations.
Les dates de péremption sont régulièrement vérifiées.
*UFC : Unité Formant Colonie.
→Le personnel effectue systématiquement un lavage simple des mains ou une friction
hydroalcoolique avant de pénétrer dans l’unité.
→Il retire montre et bijoux dans le sas, y revêt chaque jour une tenue de travail propre
(pyjama) et enfile ses sabots personnels, qu’il quitte à la sortie de l’unité.
→L’aide effectue un lavage antiseptique des mains (sans vernis à ongles ni bijoux) et
enfile son E.P.I. non stérile, sa charlotte, son masque et une paire de gants non stériles avant
de pénétrer en zone protégée.
→Le manipulateur n’enfile son EPI stérile qu’en dernier, après un lavage
chirurgical des mains et avant-bras.
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Un set en non tissé stérile constitué d’une surblouse et d’un essuie-mains est mis à sa
disposition.
Il met sans tarder une première paire de gants stériles selon la technique adéquate et aidé par
l’aide manipulateur, s’installe devant la hotte où il enfile la deuxième paire de gants stériles
dont l’emballage a été décontaminé à l’alcool et placé sous le flux par l’aide.
Il peut sinon, enfiler les gants stériles spéciaux, en ce cas une seule paire suffit (épais).
→Les gants de l’aide sont changés après prise du stylo par exemple (à éviter !) et sont
suivis d’une antisepsie des mains par friction hydroalcoolique.
N.B. : L’utilisation de solution hydro-alcoolique est une alternative intéressante au lavage des
mains de l’aide (si non talquées), permettant d’offrir sécurité et gain de temps. En outre, elle
permet de rester en zone contrôlée pendant l’opération. Elle ne dispense pas d’un lavage
classique au bout de quelques applications.
→Le linge réutilisable non souillé suit la filière classique du linge. Le sac à linge est à
disposition dans le vestiaire et changé tous les jours.
→En ce qui concerne les sabots, ils sont désinfectés voire autoclavés tous les jours.
On propose des surchaussures à toute personne étrangère amenée à pénétrer dans le local
protégé pendant les heures de travail. Celle-ci doit en outre revêtir un E.P.I. (non
obligatoirement stérile) à usage unique (protection de l’environnement propre) et pratiquer un
lavage antiseptique ou une antisepsie rapide des mains.
g) Déchets :
→A l’exception des déchets chimiques dont la prise en charge a été évoquée (§3-6), les
déchets ménagers (papier, emballages du matériel stérile, équipements en non tissé à usage
unique non souillés, essuie-mains) sont jetés dans des poubelles à pédale munies d’un sac de
couleur spécifique. Il y en a au moins deux de tailles adaptées (une près de la hotte, une dans
le sas près du lave-mains).
Le bureau est équipé d’une corbeille à papier.
NB : Cette unité n’est pas concernée par les déchets à risque infectieux (aucun sac pour
déchets d’activité de soins n’y est stocké) (4, 10).
h) Produit fini :
→Le produit fini (poche + perfuseur par exemple), ne présentant pas de fuite (essai par
pression), est passé par le manipulateur à l’aide qui l’étiquette, l’emballe dans un sachet
propre (type sachet de stérilisation) et le scelle sans tarder par l’intermédiaire d’une soudeuse
placée à proximité. La deuxième étiquette est alors apposée sur le sachet d’emballage.
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→Chaque préparation ainsi individualisée est placée dans la mallette de transport
spécifique du malade destinée à contenir son traitement complet.
→Remarque : certains centres, après avoir réalisé une estimation globale du nombre de
poches et de doses à préparer et uniquement pour certains produits de stabilité physico-
chimique prouvée, proposaient de congeler ces préparations. Si la stérilité était assurée pour
ces poches, deux inconvénients étaient à noter : un petit nombre de produits était concerné, de
surcroît, le réchauffement au micro-ondes faisait éclater les tubulures, se réchauffant plus vite
que les poches.
La congélation ne concernait donc que la poche, le personnel soignant devait dans ce cas
effectuer la purge de la ligne à partir d’une poche contenant du médicament cytotoxique, d’où
risque potentiel de contact ou projection cutanée.
Cette pratique, peu rentable, est abandonnée actuellement.
En revanche, on peut être amené à préparer à l’avance des présentations, de stabilité physico-
chimique prouvée envers le PVC ou autres matériaux, le délai entre préparation et
administration devant cependant rester le plus court possible du point de vue de la sécurité
bactériologique.
Les conditions de conservation et délais de validité doivent être scrupuleusement respectés et
notés sur une contre – étiquette apposée sur l’emballage.
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5. CONCLUSION
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6. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- Arrêté du 4 novembre 1993 relatif aux modèles concernant la signalétique de sécurité sur
les lieux de travail.
4- Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d’entreposage des déchets d’activité de
soins à risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques.
5- Arrêté du.22 juin 2001-n° 2001-BOS 2 BIS « Bonnes Pratiques de Pharmacie Hospitalière »
8- Circulaire DHOS/E1 n°265 du 12 juin 2001 relative aux modalités des dispositions
réglementaires applicables aux pharmacies à usage intérieur.
9- Concepts pour la réalisation d’un bloc opératoire adapté aux besoins actuels.
M. LE MANDAT. Revue HygièneS, décembre 2001.
10- Décret n° 97-1048 du 6 novembre 1997 relatif à l’élimination des déchets d’activités de
soins à risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques et modifiant le Code de la
Santé Publique.
11- Décret n° 2000-1316 du 26 décembre 2000 relatif aux pharmacies à usage intérieur et
modifiant le Code de la Santé Publique.
13- « Guide des Bonnes Pratiques de Fabrication ».Ligne directrice n°1 « fabrication des
médicaments stériles ».Janvier 1992.
17- « Les postes de sécurité pour la manipulation des médicaments cytotoxiques ».I.N.R.S.
Dossier médico-technique.1996.
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18- « Les médicaments cytostatiques en milieu de soins ».Recommandations pour la
prévention des risques professionnels.I.N.R.S. Fiche médico-technique.
22- Mesures d’exposition des manipulations lors de la préparation des cytostatiques en milieu
hospitalier. Mise en place de procédures de sécurité. Thèse n°18-99. B. FAVIER (CHU
Lyon).
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Annexe 1 : Ordonnance – Type
SURFACE CORPORELLE :
Signature du pharmacien : Signature (du prescripteur) :
Numéro de LIT :
Nombre de Cures Prévues : Date du 1° jour de Cure : Date de la prochaine Cure : CURE N°
MEDICAMENTS ADJUVANTS :
Annexe 1 :Ordonnance-type
Préciser Préciser
CURE N° :
Nom, Prénom :
Service :
Protocole :
Dates de préparation :
MODE OPERATOIRE
Travailler sous hotte à flux laminaire vertical. Visser le perfuseur sur la poche de rinçage, effectuer la purge.
Mettre une prise d’air sur…....................flacons de DOXORUBICINE 50 mg
……………….flacons de DOXORUBICINE 10 mg
Reconstituer chaque flacon de DOXORUBICINE 50 mg avec 25 ml d’eau PPI
Reconstituer chaque flacon de DOXORUBICINE 10 mg avec 5 ml d’eau PPI.
Agiter lentement par mouvements de rotation et vérifier la limpidité (inutile de filtrer). Obtention d’une solution
à 2 mg /ml.
EXTERIEUR DE LA HOTTE
Vérifier le contenu du plateau, souder le sachet, vérifier l’étiquetage avec la fiche de préparation.
PLATEAU
DOXORUBICINE 50mg…................................................flacons
DOXORUBICINE 10mg…................................................flacons
Eau PPI pour reconstitution…...................................................ml
NaCl à 0,9 % ou G 5 % 1 poche de.............................................ml
Poche de NaCl 0,9 % ou G 5 % pour rinçage….........................ml
Seringue, aiguilles, prise d’air, compresses stériles en non tissé, ligne de perfusion, champ de préparation, gants,
étiquettes, sachets, ciseaux, fosset, plateau-poubelle, récipient de purge.
Signature du Pharmacien
Annexe 2 :Fiche de préparation type
CENTRE HOSPITALIER DE BRIGNOLES SERVICE PHARMACIE
Dose :
MODE OPERATOIRE : N° de Préparation :
♦ Travailler sous la hotte à flux laminaire vertical.
♦ Visser le perfuseur sur la poche de rinçage, effectuer la purge.
♦ Mettre une prise d’air sur ……… flacon de DOXORUBICINE à 10 mg
……… flacon de DOXORUBICINE à 50 mg
♦ Reconstituer : chaque flacon de : DOXORUBICINE 10 mg avec 5ml d’EAU PPI
chaque flacon de : DOXORUBICINE 50 mg avec 25ml d’EAU PPI
(Obtention d’une solution à [Link]/ml.)
♦ La quantité de…DOXORUBICINE (en ml) à prélever est :
A L’EXTERIEUR DE LA HOTTE
♦ Etiqueter la poche
♦ Mettre la poche dans son sachet de transport.
♦ Souder et étiqueter le sachet.
♦ Vérifier l’étiquetage de la poche et du sachet de transport :conformes à la fiche de préparation.
♦ Mettre le tout (préparation+fiche)dans son plateau sur le plan de travail situé sous la vitre.
PLATEAU :
♦ DOXORUBICINE 50 mg .=….................Flacons
♦ DOXORUBICINE 10 mg..=….................Flacons
♦ EAU PPI :……………….ampoules de...........ml
♦ GLUCOSE 5%ou NACL 0.9% poche de..........ml
♦ Aiguille, Prise d’air, seringue, filtre (si besoin), bouchon, Compresses stériles en non tissées, ligne de
perfusion, Champ de préparation, [Link] de transfert.
♦ VERIFIER LA LIMPIDITE DE LA POCHE.
SIGNATURES
MANIPULATEUR AIDE MANIPULATEUR PHARMACIENS
Annexe 3 : Mesures spécifiques en cas d’extravasation d’anticancéreux vésicants.