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FASCITOM2TCD

Le document présente une correction détaillée de l'épreuve de langue française, abordant la communication, la morphosyntaxe, la sémantique et la rhétorique à travers des exemples littéraires. Il analyse les éléments constitutifs de la situation d'énonciation, les structures grammaticales, les champs lexicaux et les figures de style, tout en mettant en lumière les thèmes de la souffrance, de la mémoire collective et de la résistance. Enfin, il souligne les tensions entre les valeurs coloniales et traditionnelles à travers des dialogues dramatiques.

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Le document présente une correction détaillée de l'épreuve de langue française, abordant la communication, la morphosyntaxe, la sémantique et la rhétorique à travers des exemples littéraires. Il analyse les éléments constitutifs de la situation d'énonciation, les structures grammaticales, les champs lexicaux et les figures de style, tout en mettant en lumière les thèmes de la souffrance, de la mémoire collective et de la résistance. Enfin, il souligne les tensions entre les valeurs coloniales et traditionnelles à travers des dialogues dramatiques.

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Correction détaillée de l’épreuve de langue française

I- COMMUNICATION /5pts
1) Identification de l’émetteur et du récepteur :
— Émetteur : Le poète/locuteur lyrique (ou "je" du texte). Son statut est celui de témoin et
participant de la danse collective. Il exprime des sentiments, des souvenirs et des réflexions
personnelles (« J’ai les yeux pleins d’images... »). Il s’adresse à un public pour partager cette
expérience.
— Récepteur : L’ensemble des lecteurs/auditeurs du poème. Leur statut est celui de destinataires
potentiels des messages et émotions véhiculés par le texte. L’utilisation de "nous" inclut le
lecteur dans l’expérience partagée.

2) Référent du texte :
— Le référent est l’événement ou la mémoire collective célébrée dans le poème : une danse
symbolique et collective, probablement liée à un rituel ancestral, une commémoration ou une
manifestation de résistance et d’espoir face à la souffrance et l’oppression (guerre, misère).
— C’est un référent symbolique et historique. Il n’est pas un objet ou un fait précis désigné
directement, mais représente une idée, une mémoire, une lutte ou une célébration commune.
L’évocation des morts, de la guerre et de la misère ancre ce référent dans une réalité historique
ou sociale.

II- MORPHOSYNTAXE /5pts


1) a- Structure de la phrase :
“Ce sont les images, les chansons et les rêves de tous ceux qui moururent de faim, de
ceux qui hurlèrent d’épouvante dans les incendies allumés par les foudres de guerre, de
ceux qui pensent que les enseignes ne peuvent plus être dorure lorsque les hommes se
vêtent de misère.”
— C’est une phrase complexe, composée principalement d’une proposition principale en ap-
position (“Ce sont les images, les chansons et les rêves”) et d’une proposition subordonnée
relative (“de tous ceux qui...”). Cette relative elle-même contient plusieurs subordonnées
complétives introduites par “que”.

2
b- Effet de sens :
— Cette structure complexe accumule les références aux souffrances passées et présentes, créant
un effet de plénitude mémorielle et d’englobement. L’apposition souligne l’importance et
la valeur symbolique du “bouquet lumineux”. La subordonnée relative explicite le lien entre ces
souvenirs/douleurs et le “je” du poète, montrant qu’il s’agit d’un hommage collectif rendu
par le poète.

2) Valeur du présent de l’indicatif :


— Le présent utilisé à la fin (“lorsque les hommes se vêtent de misère”) a une valeur de vérité gé-
nérale ou d’actualité permanente. Il indique que la situation décrite (la pauvreté extrême)
est non seulement présente mais constitue une réalité durable ou récurrente, renforçant ainsi
l’engagement critique du texte.

III- SEMANTIQUE /5pts


— Champ sémantique du verbe “danser” : Danse, dansé, dansé... (jusqu’à fatigué). Ce champ
évoque l’action physique de base mais aussi ses dimensions symboliques : célébration, joie,
libération, résistance, communion, fatigue, souvenir.
— Champs lexicaux :
— Guerre : Morts, balles, chaînes, fantômes, incendies, foudres de guerre.
— Liberté : Danse, rêves, chansons, joie, feux d’artifice, briser des chaînes, chasser des
fantômes.
— Explication de leur emploi conjoint : Leur association souligne le contraste entre l’oppres-
sion (guerre) et la quête de liberté/affirmation identitaire (danse, rêves). Elle montre comment
la culture, la mémoire et l’espoir (liberté) persistent et s’expriment malgré, ou à travers, les
traumatismes historiques (guerre). La danse devient un acte de résistance symbolique face à la
souffrance.

IV- RHETORIQUE DES TEXTES /5pts


1) a- Relevés :
— Énumération : “les images, les chansons et les rêves” (ou “de ceux qui moururent de faim, de
ceux qui hurlèrent d’épouvante dans les incendies...”).
— Hyperbole : “la peau boursoufflée de balles” (exagération figurative de la souffrance), ou “nous
avons dansé, dansé, dansé jusqu’à fatigué” (accumulation pour insister sur l’intensité/exténuation).

b- Fonction :
— Énumération : Sert à accumuler les éléments, à montrer leur diversité et leur richesse
(images, chansons, rêves), ou à dresser une liste des souffrances endurées, renforçant l’ampleur
du souvenir ou de la douleur.
— Hyperbole : Sert à amplifier l’émotion, à rendre compte de manière saisissante l’intensité
de la souffrance (peau boursouflée) ou de l’engagement (danse jusqu’à l’épuisement).

3
2) Caractéristiques du poème :
— Type : Poème lyrique (ou poème de mémoire/engagement).
— Justification 1 : Utilisation répétée du verbe “danser” et de la première personne du pluriel
(“nous”) pour exprimer un sentiment collectif et une expérience vécue.
— Justification 2 : Présence de figures de style (énumération, hyperbole, métaphores comme
“feux d’artifice”, “bouquet lumineux”, “misère” comme vêtement) et d’un rythme marqué (ré-
pétitions) propres à la poésie.

4
Correction de l’épreuve de langue française – Séquence
n°3

I- Communication
1. Identification du locuteur et du destinataire
Réponse :
Dans ce texte, c’est Hernani qui parle. Il s’adresse à Doña Sol, comme l’indiquent les
apostrophes directes « Dona Sol » et les marques de la deuxième personne (« toi », « tu
», « te »).
Justification :
— « Dona Sol, prends le duc, prends l’enfer, prends le roi ! » (apostrophe directe)
— « Oh ! par pitié pour toi, fuis ! » (emploi du pronom « toi »)

2. Référent de la situation de communication


Réponse :
Le référent de cette situation de communication est un référent théâtral.
Justification :
— Il s’agit d’un extrait de la pièce Hernani de Victor Hugo (indiqué en fin de texte).
— La présence d’un dialogue dramatique avec des didascalies implicites.
— Le caractère pathétique et emphatique du discours est typique du drame romantique.

II- Morphosyntaxe
1. Ponctuation expressive et état d’esprit
Réponse :
La ponctuation expressive révèle un état d’esprit tourmenté, angoissé et passionné :
— Points d’exclamation nombreux (12 occurrences) : marquent l’intensité émotionnelle.
— Points de suspension (« je ne sais... ») : indiquent l’incertitude et le trouble.
— Interrogations rhétoriques (« Est-ce une destinée... ? ») : montrent le désarroi.
— Phrases exclamatives courtes (« Détrompe-toi ! ») : traduisent l’urgence et la passion.

2
2. Verbe à l’impératif et sa valeur
Réponse :
Verbe à l’impératif : « fuis » (répété plusieurs fois).
Valeur d’emploi : ordre chargé d’émotion, conseil pressant motivé par la protection. Her-
nani ordonne à Doña Sol de le fuir pour son propre bien, ce qui montre à la fois son amour
pour elle et sa conscience du danger qu’il représente.

III- Sémantique
1. Champs lexicaux de la mort et de l’angoisse
Réponse :
Champ lexical de la mort : « morts », « tombés », « funèbres », « sang », « malheur », «
abîme », « meurt »...
Champ lexical de l’angoisse : « haletant », « force qui va », « destin insensé », « contagion
», « ténèbres »...
Relation : Ces deux champs lexicaux sont étroitement liés car ils expriment la fatalité
qui pèse sur Hernani. L’angoisse provient de la conscience qu’il a d’être un porteur de
mort (« je porte malheur à tout ce qui m’entoure »). La mort est présentée comme une
conséquence inéluctable de son existence tourmentée.

2. Intention visée par « Détrompe-toi ! je suis une force qui va !


»
Réponse :
L’intention visée est de détruire les illusions que Doña Sol pourrait avoir sur sa nature
réelle. Hernani veut lui faire comprendre qu’il n’est pas un homme ordinaire mais une
force destructrice incontrôlable.
Justification :
— L’impératif « Détrompe-toi ! » montre une volonté de rompre une croyance.
— La métaphore « force qui va » suggère un mouvement irrésistible et aveugle.
— La suite du texte explicite cette idée (« Agent aveugle et sourd... »).

IV- Rhétorique
1. Figure d’accumulation
Réponse :
Figure d’accumulation : « Monts d’Aragon ! Galice ! Estramadoure ! »
Valeur d’emploi : Cette énumération de noms de régions espagnoles sert à montrer l’éten-
due géographique du malheur causé par Hernani et à créer un effet d’amplification pathé-
tique.

3
2. Type de réplique et son rôle
Réponse :
Il s’agit d’une tirade (longue réplique ininterrompue).
Rôle dans le théâtre en général :
— Permet d’exprimer les sentiments profonds d’un personnage.
— Développe une argumentation ou une réflexion.
— Crée un moment de tension dramatique.
Rôle dans cet extrait :
— Exprime la souffrance et le destin tragique d’Hernani.
— Révèle son conflit intérieur entre son amour pour Doña Sol et sa conscience d’être
maudit.
— Prépare le dénouement tragique de la pièce.

Barème indicatif
Chaque question valait 2,5 points. Une réponse complète avec justification précise
mérite la totalité des points. Les réponses partielles ou peu justifiées peuvent obtenir
entre 0,5 et 2 points selon leur pertinence.

4
Correction de l’Épreuve de Langue Française

I-COMMUNICATION : 5 pts
1. Éléments constitutifs de la situation d’énonciation dans la deuxième réplique
(Roehm) : 2,5 pts
— Émetteur : Roehm (représentant de l’administration coloniale allemande).
— Récepteur : Rudolf Dualla Manga Bell (chef local).
— Message : Proposition de déplacement/cession de terre, accompagnée de promesses
(indemnisation, avantages, éducation des enfants).
— Contexte : Une négociation ou confrontation idéologique entre la logique coloniale
et le lien ancestral du peuple à sa terre.
— Code : Langue française.
— (Justification implicite : La réplique s’adresse directement à Rudolf Dualla Manga
Bell, elle est prononcée par Roehm, et le contenu tourne autour de l’offre faite au
chef.)
2. Référent du texte et justification : 2,5 pts
— Référent : Le texte fait référence à l’opposition entre la vision coloniale (représentée
par Roehm) et la vision traditionnelle du lien entre le peuple et sa terre (représentée
par Rudolf Dualla Manga Bell). Il évoque spécifiquement le conflit autour de l’ex-
propriation des terres ancestrales des peuples indigènes par les puissances coloniales.
— Justification :
— Rudolf Dualla Manga Bell affirme que la terre est "sacrée", "héritée de nos pères",
où "nous devons laisser comme patrimoine à nos enfants", où "nos ancêtres (...)
sont nés et (...) sont enterrés". Cela montre l’attachement spirituel et ancestral
à la terre.
— Roehm propose un déplacement ("vous et votre famille ne serez pas déplacés"
- ironie ou proposition différente ?), offre de l’argent ("300.000 marks"), promet
des infrastructures ("embarcadères, routes, écoles, églises") et une éducation alle-
mande ("éducation princière"). Cela reflète la logique coloniale de compensation
matérielle et d’assimilation.
— L’argument de Roehm sur le fait que Rudolf Dualla Manga Bell est "un Blanc,
un vrai Blanc" montre la tentation de division ou de cooptation des élites locales.
— (L’élève doit identifier le conflit de valeurs et s’appuyer sur des extraits pertinents
montrant l’attachement à la terre vs. les offres/arguments coloniaux.)

II-MORPHOSYNTAXE : 5 pts
1. Deux temps verbaux dominants et leur valeur : 3 pts

2
— Futur simple : Exemples : "nous aménagerons", "nous y construisons" (construc-
tion future), "vous serez", "il faut coopérer", "nous allons faire", "iront rejoindre",
"recevront".
— Valeur : Exprime des actions ou états envisagés dans le futur, souvent des
promesses ou des projets.
— Présent de l’indicatif : Exemples : "nous ne saurions", "nous sommes", "vos vies
(...) sont indépendantes", "accosterons-nous ?", "il ouvre", "elle contient", "vous êtes".
— Valeur : Exprime des faits généraux, des vérités, des certitudes, des actions en
cours ou des questions. Le présent est utilisé pour des affirmations catégoriques
(nous ne saurions).
— (L’élève doit identifier clairement les temps et donner une valeur générale cohérente
avec leur usage dans le texte.)
2. Soit l’énoncé : « Nul n’en sera (...) digne de ce nom. »
a) Valeurs d’emploi de la virgule (,) : 1 pt
— Virgule après "Nul n’en sera" : marque une pause, souligne l’insistance sur le fait
qu’aucun Blanc ne sera choqué.
— Virgule avant "digne de ce nom" : introduit une précision, une restriction ou une
apposition (qualifiant ce "Blanc").
b) Effet de leur alternance : 1 pt
— L’alternance des virgules crée un rythme particulier, met en relief les éléments
de la phrase ("Nul n’en sera... scandalisé... car... vous êtes... un Blanc, un vrai
Blanc digne de ce nom"), soulignant l’argumentation raciste et paternaliste de
Roehm pour justifier son offre. Cela renforce le ton manipulateur ou confidentiel.

III-SEMANTIQUE : 5 pts
1. Champs lexicaux de la fermeté et des avances, leurs rapports et signification :
3 pts
— Champ lexical de la fermeté (Rudolf Dualla Manga Bell) : "nous ne saurions
nous résigner", "abandonner", "sacrée", "héritée", "patrimoine", "toujours", "nés", "en-
terrés", "doivent y être enterrés". Ce champ exprime la détermination, l’attachement
indéfectible à la terre ancestrale.
— Champ lexical des avances (Roehm) : "Tout est prévu", "nous aménagerons",
"construisons", "coopérer", "avantages", "ne serez pas déplacés", "300.000 marks",
"riche", "éducation princière". Ce champ exprime les offres, les promesses, les com-
pensations matérielles et sociales.
— Rapports et signification : Ces deux champs lexicaux sont en opposition directe.
Le premier exprime une résistance culturelle et spirituelle face à la perte de terre,
tandis que le second propose une compensation matérielle et une intégration (for-
cée ?) dans le système colonial. Leur association met en lumière le conflit central
du texte : conflit de valeurs entre tradition et modernité, attachement spirituel et
logique économique/utilitaire.
2. Adjectifs qualificatifs :
a) Signification : 1 pt
— Déplacés : Chassés de leur lieu habituel, contraints de quitter leur terre.

3
— Grandi : Élevé, formé (souvent dans un contexte culturel ou géographique
spécifique).
— Vrai : Authentique, conforme à l’idéal ou à la norme attendue.
— Riche : Possédant beaucoup d’argent ou de biens matériels.
b) Trait de caractère de Roehm : 1 pt
— Ces qualificatifs révèlent le mensonge, la manipulation et l’hypocrisie de
Roehm. Il utilise des termes apparemment positifs ("ne serez pas déplacés",
"grandi en Allemagne", "vrai Blanc", "riche") pour masquer la réalité de l’ex-
propriation et imposer sa vision coloniale, tout en flattant l’interlocuteur pour
obtenir son accord.

IV-RHETORIQUE DES TEXTES : 5 pts


1. Genre, type de texte et type de réplique : 2 pts + 1 pt
— Genre : Théâtral. (Indice : "ROEHM", "S’approchant de lui et d’un ton de confi-
dence)", les tirets indiquant les répliques, la mention "Acte II scène 1" en bas de
page).
— Type de texte : Narratif (dramatique). (Indice : il s’agit d’un extrait de pièce
de théâtre racontant une scène de confrontation). Ou argumentatif (les personnages
exposent et défendent leurs points de vue).
— Type de réplique de Roehm : Réplique longue, argumentative/dissuasive/convaincante.
Roehm développe plusieurs arguments (pas de déplacement, argent, éducation) pour
tenter de faire accepter son offre.
2. Figure lexicale par opposition et figure lexicale par amplification : 2 pts
— Figure par opposition : "bien que votre néglige soit noire, vous êtes un Blanc". Op-
position entre l’apparence physique ("néglige noir") et l’identité sociale/psychologique
attribuée ("Blanc"). Cela illustre la logique raciste et l’idée d’assimilation condition-
nelle.
— Figure par amplification : "éducation princière". Amplification de l’idée d’une
bonne éducation en la comparant à celle réservée aux princes, soulignant l’importance
et le prestige supposés de l’offre coloniale. (On pourrait aussi considérer "300.000
marks" comme une amplification de la valeur monétaire offerte).

4
Correction de l’Épreuve de Langue Française
Galop d’Essai N4
Moij’ai les mains sales

I. COMMUNICATION /5pts
1. Qui parle dans le texte ? A qui s’adresse-t-il ? Leur présence est-elle explicite
ou implicite. Justifiez votre réponse. (1pt)
— Réponse : Les deux personnages qui parlent dans ce texte sont Hugo et Hoederer.
Hugo s’exprime en premier, suivi de Hoederer. Hugo s’adresse implicitement à Hoe-
derer, et Hoederer s’adresse à Hugo. Leur présence est explicite car leurs noms sont
mentionnés avant leurs répliques (didascalie de théâtre).
2. Soit la phrase : « À quoi ça sert de lutter pour ..... leur bourrer le crâne ?
» Identifiez l’implicite (présupposé et sous-entendu) contenu dans cet énoncé ?
Quelle accusation cette phrase cache-t-elle ? (2pt)
— Réponse : Cette phrase contient plusieurs implicites :
— Présupposé : Il existe une lutte pour la libération des hommes. (Cela est posé
comme une vérité admise dans le contexte du dialogue).
— Sous-entendu : Le mensonge consiste à « bourrer le crâne » des camarades (leur
mentir, les manipuler).
— Accusation : Hugo accuse implicitement Hoederer (ou ceux qui pensent comme
lui) de vouloir mentir aux camarades, de mépriser ces derniers en les manipulant, ce
qui rendrait vaine la lutte pour leur libération. C’est contradictoire avec le principe
de libération.

2
II. MORPHOSYNTAXE /5pts
1. Identifiez les phrases interrogatives et exclamatives du texte. Précisez leurs
valeurs. Quels effets produisent-elles ? (1pt)
— Réponse :
— Interrogatives :
— « À quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes, si on les méprise
assez pour leur bourrer le crâne ? » (Hugo) : Interrogative partielle (complé-
ment), valeur argumentative/rhétorique. Elle met en évidence l’incohérence de
l’adversaire.
— « Est-ce que tu t’imagines que je la condamne ? » (Hoederer) : Interrogative par-
tielle (sujet), valeur argumentative/rhétorique. Elle sert à affirmer le contraire
de ce que pense Hugo (« Je ne la condamne pas »).
— « De quel droit condamnez-vous la politique du Régent ? » (Hugo) : Interroga-
tive partielle (complément), valeur argumentative/défensive. Hugo utilise cette
question pour attaquer la position de Hoederer.
— « Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? » (Hoederer) :
Interrogative partielle (sujet), valeur argumentative/rhétorique. Elle sert à af-
firmer que non, on ne peut pas gouverner innocemment.
— Exclamatives :
— « Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces. » (Hoederer) : Bien que syn-
taxiquement déclarative, cette phrase peut porter une intonation exclamative
marquant l’opposition forte à la phrase précédente de Hugo ("Tous les moyens
ne sont pas bons"). Elle exprime une affirmation catégorique.
— « Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes, je les ai plongées dans la merde
et dans le sang. » (Hoederer) : Ces phrases, surtout la seconde avec son in-
tensité, peuvent être perçues comme exclamatives. Elles expriment avec force
l’engagement révolutionnaire de Hoederer et son acceptation de la violence.
— Effets : Les interrogations servent principalement à argumenter, à défendre un
point de vue, à attaquer l’adversaire ou à mettre en lumière une contradiction. Les
énoncés (déclaratifs ou non) à valeur exclamative renforcent l’émotion, soulignent
des convictions profondes (engagement, opposition) et dynamisent le dialogue.
2. Donnez la nature grammaticale et la valeur du mot « si » dans la première
réplique du texte. (2pt)

3
— Réponse : Dans la phrase « À quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes, si
on les méprise assez pour leur bourrer le crâne ? », le mot « si » est une conjonction
de subordination. Sa valeur est conditionnelle. Elle introduit une proposition condi-
tionnelle exprimant l’hypothèse (mépriser les hommes) sur laquelle s’appuie l’argument
principal (la lutte serait alors vaine).

III. SEMANTIQUE /5pts


1. Le mot mentir est employé par les deux interlocuteurs. Ce terme est-il re-
vêtu de la même connotation pour chacun d’entre eux ? Comment justifiez-vous
chacun de ces emplois ? (1pt)
— Réponse : Non, le mot « mentir » n’a pas la même connotation pour Hugo et Hoederer.
— Pour Hugo, « mentir » a une connotation négative forte. C’est un acte immoral,
un manque d’intégrité, une trahison des idéaux et des camarades. Il refuse de mentir
car cela va à l’encontre de ses principes.
— Pour Hoederer, « mentir » a une connotation moins négative, voire utilitaire.
Il considère le mensonge comme un outil hérité d’une société de classes et justifie
son usage si cela sert l’objectif révolutionnaire (« Tous les moyens sont bons quand
ils sont efficaces »). C’est un mal nécessaire dans un monde corrompu.
2. Construisez respectivement les champs lexicaux de la morale et de la politique.
Quelles relations les personnages du texte établissent-ils entre ces deux champs
lexicaux ? (2pt)
— Réponse :
— Champ lexical de la Morale : mentir, mépriser, pureté, se salir les mains, propre,
sale, crâne (bourrer), condamner (dans un sens moral), mensonge, intégrité.
— Champ lexical de la Politique : lutter (pour la libération), supprimer (les
classes), tous les moyens, efficace, politique, classe, caste, pouvoir, gouverner, li-
bération, Régent, U.R.S.S., guerre, indépendance nationale.
— Relations : Les personnages opposent clairement ces deux champs. Hugo défend
une morale rigide qu’il place au-dessus de la politique, refusant de compromettre
ses principes. Hoederer inverse la relation : il subordonne la morale à la politique,
estimant que les impératifs révolutionnaires (politiques) justifient le recours à des
moyens immoraux (mensonge, violence). Pour lui, l’engagement politique implique
nécessairement de « salir ses mains ». Le texte explore le conflit entre l’idéal moral
et la réalité politique.

4
IV. RHETORIQUE /5pts
1. A partir des indices précis, identifiez le genre et le type de ce texte. (1pt)
— Réponse :
— Genre : Le genre est le théâtre. Les indices sont la forme en répliques, la men-
tion des noms des personnages avant leurs interventions, et la référence explicite à
l’auteur (Sartre) et à l’œuvre (« les Mains sales, tableau 5, scène 3 »).
— Type(s) : Le type dominant est le dialogue argumentatif ou discussion phi-
losophique/politique. Les personnages s’opposent sur des idées fondamentales
(mensonge, morale, politique, moyens de l’action révolutionnaire) et cherchent à
convaincre l’autre et/ou le spectateur/lecteur. On peut aussi parler de débat idéo-
logique.
2. Soient ces paroles de Hoederer dans la dernière réplique : « Comme tu tiens
à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien,
reste pur ! » Quelle figure de style peut-on y relever ? Quel effet ce procédé de
style produit-il sur le lecteur ? (2pt)
— Réponse :
— Figure de style : La figure principale est l’anaphore (« Comme tu... » répété) et
l’apostrophe (« mon petit gars »). L’ensemble constitue une forme d’interpellation
renforcée.
— Effet : Ces procédés accentuent le ton provocateur, ironique et paternaliste
de Hoederer. L’anaphore renforce l’insistance sur la prétendue naïveté ou l’immatu-
rité d’Hugo concernant la pureté. L’apostrophe le désigne directement, le rabaisse.
Cela sert à mieux opposer les deux conceptions (pureté vs engagement réel) et à
mettre en lumière le cynisme ou le pragmatisme de Hoederer. Cela crée un effet de
confrontation vive et émotionnelle.

5
Correction de l’Épreuve de Langue Française
Collège de la Retraite - Février 2019

I- Communication (5 points)
1. Marques de subjectivité (2,5 points)
a) Relevé et classement (1,5 pt) :
— Explicites :
— "On s’est imaginé..." (jugement, opinion).
— "Il me semble que cela aussi est un système erroné." (expression de l’opinion
personnelle).
— "Je regretterai encore..." (expression d’un sentiment personnel).
— "Je sais qu’on dira..." (introduction d’une anticipation de réaction).
— "Je regretterai", "je sais" (verbes à la première personne exprimant l’opinion).
— Implicites :
— "changer en délassement toutes leurs études" (jugement sur une méthode).
— "Il me semble que cela aussi est un système erroné." (jugement négatif implicite
sur la méthode "s’amuser").
— "l’attention, faculté qui est beaucoup plus essentielle qu’une connaissance de
plus." (hiérarchisation des valeurs, jugement implicite).
— "je regretterai encore pour lui..." (désapprobation implicite de la méthode).
— "L’éducation faite en s’amusant disperse la pensée" (jugement négatif).
— "la peine en tout genre est un des plus grands secrets de la nature" (affirmation
dogmatique).
b) Effet de sens (1 pt) :
L’abondance des marques de subjectivité (je, il me semble, je regrette) indique que
l’auteure exprime un avis personnel, une prise de position argumentée. Cela renforce le
caractère polémique du texte : elle s’oppose à une idée reçue dominante sur l’éducation.

2
2. Présupposés et sous-entendus (2,5 points)
a) Analyse de l’énoncé (1,5 pts) :
— Présupposés :
— L’idée que l’enfant peut apprendre en s’amusant existe et est largement ré-
pandue (présupposition de l’existence de cette croyance).
— L’acquisition de connaissances est une finalité de l’éducation.
— Le développement de l’attention est une finalité de l’éducation.
— Il existe une opposition entre "apprendre en s’amusant" et "développer l’at-
tention".
— Sous-entendus :
— L’apprentissage par le jeu/le plaisir n’est pas le meilleur moyen d’apprendre
ou est inefficace.
— Le développement de l’attention est plus important que l’acquisition de connais-
sances spécifiques.
— L’effort est nécessaire à l’apprentissage (et donc l’ennui ou la difficulté le sont
aussi).
b) Intention du locuteur (1 pt) :
L’intention de Mme de Staël est de contester radicalement l’idée qu’il faut rendre
l’éducation ludique et agréable. Elle affirme que la finalité principale de l’éducation est
de développer l’attention chez l’enfant, ce qui passe nécessairement par l’effort et non
par l’amusement. Elle préfère une éducation exigeante.

II- Morphosyntaxe (5 points)


1. Occurrences et valeurs du pronom "on" (2,5 points) :
— "On s’est imaginé..." : "On" impersonnel ou générique, désigne une autorité ou une
société dans son ensemble qui a conçu cette idée.
— "autant qu’on le pouvait" : "On" impersonnel/générique, exprime une généralité ou
une norme partagée.
— "On" dans "je sais qu’on dira..." : "On" indéfini, utilisé pour désigner des personnes
non spécifiées (les contradicteurs, le public) qui tiennent l’opinion opposée.
— Note : Il y a deux occurrences claires de "on" dans le texte.

3
2. Relation entre les propositions du dernier paragraphe (2,5 points)
a) Relation (1,5 pt) : La relation qui se répète est la coordination (liée par des virgules
ou des conjonctions de coordination comme "et"). Exemples :
— "L’éducation faite en s’amusant disperse la pensée et la peine en tout genre est
un des plus grands secrets de la nature."
— "L’esprit de l’enfant doit s’accoutumer aux efforts de l’étude comme notre âme à
la souffrance."
b) Effet de sens (1 pt) : La coordination permet d’opposer deux idées fortes ("l’éduca-
tion ludique disperse" vs "la peine est essentielle") et de les lier logiquement ("l’enfant
doit s’habituer à l’effort comme l’âme à la souffrance"). Cela renforce la netteté de
l’opposition et la force de l’argumentation.

III- Sémantique (5 points)


1. Thèmes du texte (2,5 points) :
— Thèmes :
1. L’éducation de l’enfant (méthodes, objectifs, rôle de l’effort).
2. L’attention (comme faculté essentielle à développer).
— Justification :
Le texte est centré sur une critique d’une méthode d’éducation ("épargner de la peine",
"changer en délassement"), ce qui fait de l’éducation le thème central. L’attention est
mise en avant comme objectif pédagogique primordial ("faculté qui est beaucoup plus
essentielle"). Le lexique associé est abondant ("attention", "apprendre", "études", "ef-
forts", "développement").

2. Connotations de "peine" et "en s’amusant" (2,5 points) :


— "Peine" (1,25 pt) : Connotations positives dans ce contexte. Elle évoque l’effort,
le travail, la souffrance nécessaire à la construction de la personnalité et de l’intel-
ligence. Ce n’est pas la peine passive ou douloureuse, mais l’exigence.
— "En s’amusant" (1,25 pt) : Connotations négatives. Cela renvoie à la superficia-
lité, à l’absence de sérieux, à une éducation ludique et inefficace. Cela suggère que
l’apprentissage doit être sérieux et non basé sur le plaisir immédiat.

4
IV- Rhétorique (5 points)
1. Éléments justifiant l’appartenance au type argumentatif (1,5 pt) :
— Présence d’une thèse claire : l’éducation par le jeu est erronée ; il faut développer
l’attention par l’effort.
— Argumentation structurée : opposition aux idées reçues ("on s’est imaginé..."), pré-
sentation de contre-arguments anticipés ("je sais qu’on dira...") et réfutation implicite.
— Utilisation de connecteurs logiques (si, comme, et) pour structurer le raisonnement.

2. But de la mention des arguments adverses (1,5 pt) :


Mme de Staël mentionne d’abord les arguments de ses adversaires pour les reconnaître et
mieux les réfuter. Cela permet de placer son propre point de vue en position de
force et de démontrer la supériorité de sa conception de l’éducation. Cela renforce
la crédibilité de son argumentation.

3. Figure de style et son emploi (2 pts) :


— Figure : Comparaison ("comme notre âme à la souffrance").
— Justification : Elle sert à illustrer et renforcer l’idée que l’enfant doit s’habituer à
l’effort scolaire comme l’homme à la douleur existentielle. Elle dramatise légèrement
l’effort, le rendant incontournable et naturel, et légitime ainsi la rigueur éducative
prônée.

5
,
1
, '

OOUX6r: I)~I~M~OO EI:TI B.P 972 TEL /242686297/343206723 YAOUNDE


ANN~E SCOLAIRE EVALUATION EPREUVE CLASSE DUREE COEFFICIENT
202112022 N°2 LanlZUe Française TleC ID . 02H00 01
Professeur: M. MBOUOMBOUO .iour: Quantité:
FO-BASN:29/1012021 lo:uDate : Classe N° table _

Noms : Prénoms:
Compétence visée:
Appréciation au niveau de la compétence Notes de l'évaluation
à cocher absolument)
Non En cours Acquis(A) Partie l . Partie 2 : Partie 3 : Partie 4 : Note
aCCluis(NA) d'aCCluisition(AB) totale /20

Visa du parent. Noms et prénoms _


Téléphone : --:- ~.Date: Signature: _
Observation (du parent) _

(une me devant la maison de Claudio)

m
MARIANNE, (sortant de chez elle, un livre de messe à la main). (Cuita, l'aborde.)
Cuita. - Ma belle dame, puis-je vous dire un mot?

co
MARIANNE._ que me voulez vous?
Cuita._ Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous depuis un mois entier il
cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre. Son nom est Caelio ; il est d'une noble famille
et d'une figure distinguée.
a.
MARIANNE._ En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine, et
que s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage, j'en instruirai mon
ex

mari. (Elle sort)


CAELIO, ( entrantLEh bien! Cuita qu'il a-t-elle dit?
CUITA.- Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais. Elle instruira son mari dit-elle si on la
t

poursuit plus longtemps.


je

CAELIO._ Ah ! Malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir. Ah ! la plus cruelle de toutes les
femmes! Et que me conseilles-tu, Cuita? Quelle ressource puis-je encore trouver ?
su

CUITA._je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit. (Ils sortent._
Entrent Claudio et Tibia)
CLAUDIO._ Es-tu mon fidèle serviteur? Mon valet de chambre dévoué? Apprends que j'ai à me
venger d'un outrage.
Tibia._ Vous, Monsieur t

Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne, A. l, sc, 1


1· COMMUNICATION (5 Points)
1- Identifiez l'émetteur et le récepteur du texte, en relevant les indices de leur présence. (2 pts)
2- Dégagez le message véhiculé par ce texte ( 1 pt)
3- Repérez, en vous justifiant la fonction dominante du langage de cette scène de théâtre. (2 pts)

II· MORPHO SYNTAXE (5 points)


1- Quels sont le temps et le mode verbal dominants du texte? Précisez leur valeur d 'emploi.( 1,5 pts)
2- Relevez les adjectifs qualificatifs à connotation négative et précisez les sentiments qu'ils
véhiculent ( 1,5 pt)
3- Relevez les phrases interrogatives puis indiquez les sentiments qu'elles expriment. ( 2 pts)
l'
, '

III· SEMANTIQUE (5 points)


1- Montez, à partir du texte, les champs lexicaux de l'amour et du refus. Pourquoi r auteur oppose-t-
Hces deux champs lexicaux? (3 pts)
2- Recensez les phrases exclamatives de ce passage puis précisez, les informations qu'elles
véhiculent. ( 2 pts)
IV· RHETORIQUE (5 POINTS)
1- A quel type de scène théâtrale avons-nous affaire? justifiez-vous par des indices textuels précis. ( 1,5 pt)
2- Donnez, en vous justifiant, la fonction de ce type de texte. ( 1,5 pt)
3- Recensez les didascalies du texte en précisant les informations qu'elles véhiculent. ( 2 pts)

m
. co
xa
te
je
su
CORRECTION DE L’ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE

I. COMMUNICATION (5 Points)
1. Identifiez l’émetteur et le récepteur du texte, en relevant les indices
de leur présence. (2 pts)
• Émetteur : Cuita. Indices : « Cuita, l’aborde », « Cuita. – Plus dévote et plus or-
gueilleuse que jamais. » Cuita transmet un message de la part de Caelio à Marianne.
• Récepteur : Marianne. Indices : « Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ? », « Dites
à celui qui vous envoie... ». Cuita s’adresse directement à Marianne.

2. Dégagez le message véhiculé par ce texte. (1 pt)


• Le message est la déclaration d’amour de Caelio transmise par Cuita, et le refus catégo-
rique de Marianne.

3. Repérez, en vous justifiant, la fonction dominante du langage de


cette scène de théâtre. (2 pts)
• La fonction dominante est la fonction expressive ou émotionnelle. Le langage est
utilisé pour exprimer les sentiments et les émotions des personnages : l’amour passionné
de Caelio (« éperdument amoureux »), l’orgueil et le refus de Marianne (« En voilà assez
», « la plus cruelle de toutes les femmes »), sa colère (« Ah ! Malheureux que je suis,
je n’ai plus qu’à mourir »). Les phrases exclamatives et les adjectifs expressifs illustrent
cette fonction.

II. MORPHO-SYNTAXE (5 points)


1. Quels sont le temps et le mode verbal dominants du texte ? Précisez
leur valeur d’emploi. (1,5 pts)
• Temps : L’imparfait de l’Indicatif. Exemples : « était éperdument amoureux », « cher-
chait vainement », « était d’une noble famille », « était d’une figure distinguée ».
• Mode : L’Indicatif.
• Valeur d’emploi : L’imparfait de l’Indicatif est utilisé ici pour décrire des états passés
(l’amour de Caelio, ses qualités) et des actions en cours ou habituelles dans le passé
(cherchait l’occasion). Il sert à poser le décor et à exposer la situation.

2. Relevez les adjectifs qualificatifs à connotation négative et précisez


les sentiments qu’ils véhiculent. (1,5 pt)
• Orgueilleuse : exprime le mépris, l’arrogance de Marianne.
• Cruelle : exprime la dureté, l’insensibilité de Marianne aux yeux de Caelio.
• Malheureux : exprime la détresse, le désespoir de Caelio.

2
3. Relevez les phrases interrogatives puis indiquez les sentiments
qu’elles expriment. (2 pts)
• « Que me voulez-vous ? » (Marianne) : exprime l’étonnement, l’agacement.
• « Eh bien ! Cuita qu’il a-t-elle dit ? » (Caelio) : exprime l’impatience, l’attente anxieuse.
• « Et que me conseilles-tu, Cuita ? » (Caelio) : exprime le doute, la demande de soutien,
le désarroi.
• « Quelle ressource puis-je encore trouver ? » (Caelio) : exprime le désespoir, l’impuissance.

III. SEMANTIQUE (5 points)


1. Montrez, à partir du texte, les champs lexicaux de l’amour et du
refus. Pourquoi l’auteur oppose-t-il ces deux champs lexicaux ? (3
pts)
• Champ lexical de l’amour : amoureux, amour, distinguée, noble.
• Champ lexical du refus : refus, perdre, peine, instruirai, poursuivre, audace, cruelle,
malheureux, mourir.
• Opposition : L’auteur oppose ces deux champs lexicaux pour souligner le contraste
entre les sentiments de l’amoureux (Caelio) et la froideur, voire l’hostilité, de la personne
aimée (Marianne). Cela crée le conflit principal de la scène et met en évidence le drame
amoureux.

2. Recensez les phrases exclamatives de ce passage puis précisez les


informations qu’elles véhiculent. (2 pts)
• « Ah ! Malheureux que je suis, je n’ai plus qu’à mourir. » : véhicule le désespoir, la détresse
extrême de Caelio face au refus.
• « Ah ! la plus cruelle de toutes les femmes ! » : véhicule l’indignation, la douleur et
l’accusation de Caelio contre Marianne.

IV. RHETORIQUE (5 POINTS)


1. À quel type de scène théâtrale avons-nous affaire ? Justifiez-vous
par des indices textuels précis. (1,5 pt)
• Il s’agit d’une scène d’exposition. Justification : Cette scène se situe au début de
la pièce. Elle présente les personnages principaux (Marianne, Caelio, Cuita), établit la
situation (l’amour non partagé), introduit le conflit (le refus de Marianne), et révèle les
premières intentions (Caelio veut déclarer sa flamme, Marianne refuse). Les didascalies
indiquent les entrées et sorties, ce qui est typique de l’exposition.

2. Donnez, en vous justifiant, la fonction de ce type de texte. (1,5 pt)


• La fonction de cette scène d’exposition est d’informer le spectateur/lecteur sur les
personnages, leurs relations, le contexte de l’action et le conflit initial. Elle pose les bases
narratives de la pièce et suscite l’intérêt du public en présentant un problème dramatique
(l’amour contrarié).

3
3. Recensez les didascalies du texte en précisant les informations
qu’elles véhiculent. (2 pts)
• « (sortant de chez elle, un livre de messe à la main). » : Informe sur l’action (Marianne
sort) et sur l’attribut (sa dévotion).
• « (Cuita, l’aborde.) » : Indique l’action et le contact entre les personnages.
• « (entrant) » : Indique l’entrée d’un personnage (Caelio) sur scène.
• « (Ils sortent.) » : Indique la sortie simultanée de personnages (Caelio et Cuita).
• « Entrent Claudio et Tibia » : Indique l’entrée de nouveaux personnages.
• Ces didascalies véhiculent des informations sur les mouvements scéniques, les atti-
tudes physiques, les entrées/sorties des personnages, contribuant ainsi à la mise en
scène et à la compréhension de l’action.

4
su
je
te
xa.
com
TC / TD - 2021/2022 Correction - Langue Française

COLLEGE DRIVE MONCO BETI


Épreuve de Langue Française - Série C/D
Année Scolaire : 2021/2022 - Évaluation N°1
Durée : 2 heures - Coefficient : 1

I- COMMUNICATION (5 Points)
1. Relevez les marques de l’émetteur et du récepteur. Leur présence est-elle
explicite ou implicite ? Justifiez-vous par des indices textuels. (2,5 pts)
— Émetteur : L’enfant (Hindou). Sa présence est explicite.
— Indices : "Je perds toute contenance", "je me laisse tomber au sol", "je crie à mon
père", "Je supplie, sanglote de plus belle". L’utilisation répétée de la première
personne du singulier ("je") indique clairement qui parle ou relate les faits.
— Récepteur : Le père (Baaba). Sa présence est explicite.
— Indices : "conclut mon père", "Alors, je perds toute contenance et me laisse
tomber au sol, en sanglots. Mon père ne dit mot", "s’il te plaît Baaba", "Allez-y
fait à nouveau mon père". L’utilisation du vocatif "Baaba" et les actions du père
montrent à qui s’adresse le message.
2. Montrez le schéma de la communication de cet extrait. (1,5 pt)
— Émetteur : Hindou (narrateur/personnage)
— Message : La détresse face au mariage forcé et le refus de se marier avec Moubarack.
— Récepteur : Le père de Hindou (Baaba)
— Code : Langue française
— Canal : Oral (conversation directe dans le texte)
— Contexte : La cérémonie du mariage, moment où Hindou doit partir avec son futur
mari.
3. Identifiez les référents : textuel et situationnel de ce passage. (1 pt)
— Référent textuel : Le mot "Moubarack" dans la phrase "je ne veux pas me marier
avec Moubarack !" renvoie au nom propre "Moubarack" mentionné dans la phrase
précédente "Allez-y conclut mon père." (bien que le nom complet "Moubarack" appa-
raisse dans la réplique suivante, le lecteur comprend qu’il s’agit de la même personne).
— Référent situationnel : L’ensemble de la scène décrite (la tenue du mariage, la
demande de la main, la réaction d’Hindou) renvoie à la situation sociale et culturelle
du mariage forcé, particulièrement problématique pour les jeunes filles.

2
TC / TD - 2021/2022 Correction - Langue Française

II- MORPHO-SYNTAXE (5 points)


1. Étudiez le temps et le mode verbal dominant puis précisez leur valeur
d’emploi. (2,5 pts)
— Temps et Mode Dominant : L’imparfait de l’indicatif et le passé simple de l’in-
dicatif.
— Valeur d’emploi :
— Imparfait : Utilisé pour décrire les états, les sentiments et les actions en cours
ou habituelles dans le passé. Exemples : "Ramla me serre la main", "cherchant à
me communiquer un peu de son courage", "Mon père ne dit mot", "Je le supplie,
sanglote de plus belle". Il sert à poser le décor émotionnel et à décrire les actions
se déroulant pendant la scène.
— Passé simple : Utilisé pour raconter les événements principaux de l’action,
successifs et achevés. Exemples : "Alors je perds toute contenance et me laisse
tomber au sol", "je crie à mon père médusé", "je me mets à crier, à pleurer",
"j’accroche de toutes mes forces à un canapé". Il rythme le récit en présentant
les faits principaux.
2. Relevez, dans ce texte les phrases négatives en justifiant leur emploi. (2,5
pts)
— Phrases négatives :
— "Je ne veux pas me marier avec Moubarack !" (2 fois)
— "Je n’aime pas Moubarak."
— "je refuse obstinément de sortir."
— "je ne vois plus ni honneur ni dignité."
— Emploi : Ces phrases négatives servent à exprimer le refus catégorique, la répu-
gnance et la détresse d’Hindou face au mariage. Elles soulignent son opposition à la
décision de son père et son désir de rester libre. La négation renforce le caractère
affirmatif et émotionnel de son refus.

III- SEMANTIQUE (5 points)


1. Relevez les phrases exclamatives et interrogatives en précisant les senti-
ments qu’elles véhiculent. (2 pts)
— Phrases exclamatives :
— "SS’il te plait Baaba je ne veux pas me marier avec Moubarack !" (détresse,
supplication, refus)

3
TC / TD - 2021/2022 Correction - Langue Française

— "Qu’Allah vous accorde le bonheur gratifie votre foyer d’une progéniture nom-
breuse et de beaucoup de baraka ." (bénédiction, souhaits)
— Phrases interrogatives :
— "Mais qu’est-ce que tu racontes Hindou ?" (surprise, incompréhension)
— "JJe n’aime pas Moubarak. Je ne veux pas me marier avec lui." (bien que formulée
comme une affirmation, elle suit une question et exprime un refus catégorique)
— Sentiments véhiculés : Détresse, peur, supplication, refus (exclamatives et inter-
rogatives indirectes). Surprise, incompréhension (interrogative directe).
2. A quel type de texte avons-nous affaire ? Justifiez-vous. (1,5 pt)
— Type de texte : Extrait de roman (narratif).
— Justification : Le passage raconte un événement (la scène du mariage) avec des
personnages identifiables (Hindou, son père, Ramla, Moubarack), un contexte spatio-
temporel implicite, et une intrigue centrée sur un conflit (le refus du mariage). L’uti-
lisation de la narration (temps du récit, description des actions et des sentiments) et
du dialogue est typique du récit littéraire, notamment du roman.
3. Relevez dans le texte : trois énumérations. (1,5 pt)
— "gratifie votre foyer d’une progéniture nombreuse et de beaucoup de baraka ." (énu-
mération de souhaits/bénédictions)
— "ni honneur ni dignité." (énumération de valeurs perdues)
— "je crie a pleurer et je refuse obstinément de sortir." (énumération des réactions
d’Hindou)

4

COLLEGE PRIVE MONGO BETI B.P 972 TEL. 22 68 62 79/ 33 20 67 23 YAOUNDE

ANNÉE SCOLAIRE SÉQUENCE EPREUVE CLASSE DUREE COEFFICIENT


.
2021-2022 N'03 LANGUE FRANCAISE Tles CID 2H 01
Nom du professeur: M.MBOUOMBOUO

Noms de l'élève Classe N" Table _

Date: _

Compétence visée:

Appréciation du niveau de la compétence par le professeur:


Notes 0-10/20 11-14/20 15-17/20 18-20/20 Note totale
Appréciation Non Acquis Ongoing Acquisition Compétence Acquis Excellent
(NA) (OA) (A) (E)
Noms &prénoms du parent: Contact du parent: Observation du parent: Date & signature

m
co
Que faut-il donc penser de cette éducation barbare qui sacrifie le présent à un
avenir incertain, qui charge un enfant de chaînes de toute espèce, et commence par le rendre
a.
misérable, pour lui préparer au loin je ne sais quel prétendu bonheur dont il est à croire qu'il ne
jouira jamais? Quand je supposerais cette éducation raisonnable dans son objet, comment voir
x
sans indignation de pauvres infortunés soumis à un joug insupportable et condamnés à des
travaux continuels comme des galériens, sans être assuré que tant de soins ne leur seront jamais
te

utiles! L'âge de._ la gaieté se passe au milieu des pleurs, des châtiments, des menaces, -de
l'esclavage. On tourmente le malheureux pour son bien, et l'on ne voit pas la mort qu'on
je

appelle, et qui va le saisir au milieu de ce triste appareil. Qui sait combien d'enfants périssent
victimes de l'extravagante sagesse d'un père ou d'un maître? Heureux d'échapper à sa cruauté
su

le seul avantage qu'ils tirent des maux qu'il leur a fait souffrir est de mourir sans regretter la
vie, dont ils n'ont connu que des tourments.

Hommes, soyez humains, c'est votre premier devoir; soyez-le pour tous les états,
pour tous les âges, pour tout ce qui n'est pas étranger à l'homme. Quelle sagesse y-a-t-il pour
vous hors de 1'humanité? Aimez l'enfance; favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct.
Qui de vous n'a pas regretté quelque fois cet âge où le rire est toujours sur les lèvres, et où l'âme
est toujours en paix? Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents la jouissance d'un temps
si court qui leur échappe, et d'un bien si précieux dont ils ne sauraient abuser? Pourquoi voulez­
vous remplir d'amertume et de douleurs ces premiers ans si rapides, qui ne reviendront pas plus
pour eux qu'ils ne peuvent revenir pour vous? Pères, savez-vous le moment où la mort attend
vos enfants? ne vous préparez des regrets en leur ôtant le peu d'instants que la nature leur
donne: aussitôt qu'ils peuvent sentir le plaisir d'être, faites qu'ils en jouissent, faites qu'à
quelque heure que Dieu les appelle, ils ne meurent point sans avoir goûté la vie.
• •

Jean-Jacques Rousseau, Emile ou De l'éducation, II, 1762.

1­ COMMUNICATION (5 POINTS)

1- Fonnulez en une phrase la thèse défendue par Rousseau. Relevez trois arguments
présentés à l'appui de cette thèse 2 pts
2­ Le texte a-t-il un récepteur? relevez les marques de sa présence l,Spt
3- Identifiez la fonction dominante du langage de notre passage. l,Spt

11­ MORPHOSYNTAXE (5 POINTS)


1- Identifiez le mode et le temps verbal dominant du texte. Donnez leur valeur
d'emploi 2 pts
2­ Relevez les occurrences du pronom indéfini « on » ; précisez leur valeur d'emploi
1 pt .

om
3- Relevez dans le texte les adjectifs qualificatifs à connotation négative. Justifiez
leur emploi. 2pts

111­ .c
SEMANTIQUE (5 POINTS)
1­ Montez les champs lexicaux de la contrainte et de l'emprisonnement, à partir de
xa
notre passage. Quel est leur rôle dans le texte? 3,Spts
. : 2- Quel est le type de raisonnement utilisé dans le texte? justifiez-vous l,Spts
te

IV­ RHETORIQUE 5PTS


1­ A quel type de texte avons-nous affaire dans ce passage? justifiez-vous l,Spt
je

2­ Relevez les interrogations du texte puis justifiez leur emploi 2pts


3- Donnez la fonction de ce type de texte puis justifiez-vous l,Spt
su

212
CORRECTION DE L’ÉPREUVE DE LANGUE
FRANÇAISE

I. COMMUNICATION (5 points)

1. Thèse et arguments (2 points)


— Thèse (1 point) : Il est cruel et contre nature de priver les enfants de leur joie et de
leur liberté pour leur préparer un avenir incertain.
— Arguments (1 point pour 3 relevés pertinents) :
• L’éducation actuelle sacrifie le présent (bonheur de l’enfance) à un avenir incertain.
• Elle impose à l’enfant des contraintes ("chaînes de toute espèce", "jougs insuppor-
tables", "travaux continuels") le rendant malheureux.
• Elle remplit les premières années de l’enfant d’amertume et de douleurs au lieu de
lui permettre de jouir de sa jeunesse.
• Cette éducation peut même être meurtrière ("combien d’enfants périssent victimes",
"la mort qu’on appelle").

2. Récepteur et marques de présence (1,5 point)


— Récepteur : Oui, le texte a un récepteur. Il s’adresse directement aux "Hommes", en
particulier aux "Pères".
— Marques de présence (0,5 point pour chaque marque pertinente relevée) :
• Appel direct : "Hommes, soyez humains..."
• Interrogation directrice : "Quelle sagesse y-a-t-il pour vous hors de l’humanité ?"
• Tutoiement implicite/engagement : "Qui de vous n’a pas regretté quelque fois cet
âge..."
• Interpellation : "Pères, savez-vous le moment où la mort attend vos enfants ?"

3. Fonction dominante du langage (1,5 point)


— Fonction dominante : La fonction expressive ou appelative.
— Justification (1 point) : Le texte exprime les sentiments de Rousseau (indignation,
compassion) face à la cruauté de l’éducation et vise à convaincre le lecteur (les pères,
les hommes) de respecter l’enfance et de changer leur manière d’éduquer. L’usage des
interrogations rhétoriques, des injonctions ("soyez humains", "aimez l’enfance") et des
émotions ("indignation", "misérable", "gaieté") montre bien cette orientation.

2
II. MORPHOSYNTAXE (5 points)

1. Mode et temps verbal dominants (2 points)


— Temps : L’imparfait de l’indicatif.
— Mode : Indicatif.
— Valeur d’emploi (1 point) : L’imparfait est utilisé pour décrire des états passés, des
habitudes répétées dans le passé et pour évoquer une atmosphère générale de souffrance
et de contrainte dans l’éducation de l’enfant.

2. Pronom indéfini "on" (1 point)


— Occurrences (0,5 point - exemples pertinents) : "On tourmente le malheureux pour
son bien", "On ne voit pas la mort qu’on appelle", "on", "on", "on".
— Valeur d’emploi (0,5 point) : Valeur générale ou impersonnelle. Il désigne les éduca-
teurs, les adultes, les pères et maîtres de façon vague et généralisante pour souligner la
responsabilité collective dans cette cruauté.

3. Adjectifs qualificatifs à connotation négative (2 points)


— Relevé (1 point - exemples pertinents) : "barbare", "misérable", "incertain", "insup-
portable", "continuels", "triste", "cruauté", "extravagante", "pauvres", "infortunés", "amer-
tume", "malheureux".
— Justification (1 point) : Ces adjectifs servent à dénoncer la violence et la souffrance
infligées aux enfants par l’éducation traditionnelle. Ils renforcent l’émotion négative (in-
dignation, pitié) et soutiennent l’argumentation critique de Rousseau.

III. SEMANTIQUE (5 points)

1. Champs lexicaux de la contrainte et de l’emprisonnement (3,5


points)
— Champ de la contrainte / souffrance (1 point) : barbare, sacrifie, charge, chaînes,
misérable, incertain, tourmente, joug, travaux, continuels, insupportable, condamnés, châ-
timents, menaces, esclavage, triste, cruel, douleurs, amertume, malheureux, infortunés.
— Champ de l’emprisonnement (0,5 point) : chaînes, joug, esclavage, galériens.
— Rôle dans le texte (2 points) : Ces champs lexicaux sont centraux. Ils illustrent de
manière concrète et répétée l’idée principale de l’auteur : l’éducation traditionnelle est une
forme de torture psychologique et physique. Ils renforcent l’émotion négative, suscitent
l’indignation du lecteur et légitiment la critique radicale de Rousseau.

3
2. Type de raisonnement (1,5 point)
— Type : Raisonnement argumentatif/démonstratif avec une forte dimension émotionnelle.
— Justification (1 point) : Rousseau énonce sa thèse, la développe en accumulant des
arguments (description de la souffrance, interrogations rhétoriques, appels à l’humanité)
et en utilisant des procédés rhétoriques puissants (champs lexicaux négatifs, figures de
style). Il vise à persuader le lecteur en mêlant logique et pathos.

IV. RHETORIQUE (5 points)

1. Type de texte (1,5 point)


— Type : Texte argumentatif / pamphlet / déclamation.
— Justification (1 point) : Le texte a pour but principal de défendre une idée (respect de
l’enfance) en attaquant violemment une autre (l’éducation autoritaire). Il utilise des argu-
ments, des exemples, des figures de style et une forte charge émotionnelle pour convaincre
et provoquer une réaction chez le lecteur.

2. Interrogations et leur emploi (2 points)


— Interrogations (0,5 point - exemples pertinents) :
• "Que faut-il donc penser de cette éducation barbare... ?"
• "Comment voir sans indignation... ?"
• "Qui sait combien d’enfants périssent... ?"
• "Quelle sagesse y-a-t-il pour vous hors de l’humanité ?"
• "Qui de vous n’a pas regretté quelque fois cet âge... ?"
• "Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents... ?"
• "Pourquoi voulez-vous remplir d’amertume... ?"
• "Pères, savez-vous le moment où la mort attend vos enfants ?"
— Emploi (1,5 points) :
• Les interrogations rhétoriques ("Que faut-il penser...", "Comment voir...", "Qui sait...",
"Quelle sagesse...", "Qui de vous...") servent à entraîner le lecteur dans le raisonne-
ment de l’auteur, à lui faire admettre implicitement la faute des éducateurs et la
nécessité du changement.
• Les interrogations directes ("Pourquoi... ?") soulignent l’absurdité ou la cruauté des
actions reprochées.
• L’interrogation existentielle ("Pères, savez-vous... ?") met en garde contre les consé-
quences tragiques de l’attitude actuelle.

4
3. Fonction du texte et justification (1,5 point)
— Fonction : Convaincre et susciter la réflexion critique sur l’éducation.
— Justification (1 point) : Rousseau dénonce une pratique sociale (l’éducation oppressive)
qu’il juge inhumaine et nuisible. Il utilise un ton passionné, des arguments choisis et
des procédés stylistiques percutants pour amener le lecteur à remettre en question les
méthodes éducatives dominantes et à adopter une approche plus respectueuse de l’enfance.

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su
je
te
xa.
com
su
je
te
xa.
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Correction Complète de l’Épreuve de
Langue Française

I. Communication (5 points)
1. Qui parle dans cet extrait ? Justifiez votre réponse à l’aide
d’indices textuels et paratextuels précis. (2.5 pts)
Réponse :
L’énonciateur est un narrateur lyrique, probablement le poète lui-même (Guillaume Apol-
linaire), qui exprime des sentiments personnels. Les indices sont :
— Indices textuels :
— Utilisation de la première personne (« ma vie », « tes yeux »).
— Ton subjectif et émotionnel (« lentement s’empoisonne »).
— Indices paratextuels :
— Le texte est extrait du recueil Alcools (1913), connu pour son lyrisme et son
expression personnelle.

2. Après avoir identifié le référent de ce texte, relevez et classez


ses substituts et précisez le mécanisme de référence employé. (2.5
pts)
Réponse :

— Référent principal : Les colchiques (fleurs toxiques).


— Substituts :
— Lexicaux : « cette fleur-là », « fleurs » (répétition et synonymie).
— Grammaticaux : « qui » (pronoms relatifs).
— Mécanisme de référence : Anaphore (« le colchique... cette fleur-là ») et chaîne
référentielle pour maintenir la cohérence du texte.

II. Morphosyntaxe (5 points)


1. Identifiez et analysez le mode et le temps verbal de cet extrait ;
déterminez leurs valeurs d’emploi respectives. (2.5 pts)
Réponse :

— Présent de l’indicatif :
— Valeur de vérité générale (« Le pré est vénéneux »).

2
— Description d’une scène (« Les vaches y paissant »).
— Participe présent :
— Valeur descriptive (« Lentement s’empoisonnent »).
— Imparfait :
— Valeur d’habitude ou de durée (« les vaches abandonnent »).

2. Étudiez les connecteurs logiques du texte et précisez leur rôle


dans l’énonciation. (2.5 pts)
Réponse :

— Connecteurs :
— « Et » (addition) : relie les idées (« Et ma vie... s’empoisonne »).
— « Tandis que » (opposition) : contraste entre le chant du gardien et le départ des
vaches.
— Rôle : Structurer le texte et marquer les relations logiques (cause, opposition).

III. Sémantique (5 points)


1a. Donnez le sens dénoté des mots ci-après : colchiques, véné-
neux, pré, dément. (2 pts)
Réponse :

— Colchiques : Fleurs toxiques de couleur violette.


— Vénéneux : Qui contient du poison.
— Pré : Prairie, champ d’herbe.
— Dément : Fou, insensé (ici, « vent dément » = vent violent).

1b. Quel est le sens de l’expression : « filles de leurs filles » ? (0.5


pt)
Réponse :
Métaphore évoquant un cycle infini (les colchiques se reproduisent comme des généra-
tions).

2. Construisez deux champs lexicaux opposés dans cet extrait et


dites quelle interprétation il permet de faire de ce texte. (3 pts)
Réponse :

— Champ 1 : La beauté (« joli », « fleur », « lilas »).


— Champ 2 : La mort/toxicité (« vénéneux », « empoisonnent », « dément »).
— Interprétation : Opposition entre apparence attrayante et danger caché, reflétant la
dualité de la vie ou de l’amour.

3
IV. Rhétorique (5 points)
1. Relevez deux comparaisons, une métaphore, une antithèse,
dans cet extrait et dites ce qu’elles traduisent dans l’énonciation.
(2.5 pts)
Réponse :

— Comparaisons :
— « Le colchique couleur de cerne et de lilas » (ressemblance visuelle).
— « tes yeux sont cette fleur-là » (liens entre les yeux et la fleur).
— Métaphore : « ma vie... s’empoisonne » (la vie assimilée à un poison).
— Antithèse : « joli en automne » vs « vénéneux » (opposition beauté/danger).
— Traduction : Ces figures expriment la mélancolie et la dualité des émotions.

2a. À partir des indices précis, déterminez la nature de cet ex-


trait. (1 pt)
Réponse :
Un poème lyrique (ton personnel, vers libres, thème de la nature et des sentiments).

2b. Sous quelle forme d’écriture se présente-t-il ? Et en quoi


s’accorde-t-elle avec les préoccupations de l’énonciateur ? (1.5
pts)
Réponse :

— Forme : Vers libres (pas de rimes fixes, rythme fluide).


— Accord avec les préoccupations : La liberté formelle reflète la subjectivité et
l’expression des émotions (lyrisme).

Total : 20 points
Remarque générale : Le texte exploite des procédés poétiques pour évoquer des thèmes
universels (beauté, mort, cycle de la vie) avec une grande sensibilité. Les réponses doivent
s’appuyer sur des citations précises pour maximiser la note.

4
COLLEGE CATHOLIQUE BILINGUE. PERE MONTI
ANNEE SCOLAIRe 2021 - 2022

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EPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE


Texte:
Bobolo: Majesté, (ôrd~~ à ton épouse de se retirer si elle ne veut pas que le courroux
des esprits lui (cloJ,lela langue au palais.
Lemba: Je ne pé!I!irai pas, même si sa majesté l'ordonnait ...
(Cris d'indignation des notables) ,
Lemba : Oui, ne vous en déplaise, messieurs les conseillers .Les femmes en ~ssez ~e
subir la loi des hommes de ce pays. Elles veulent savoir pourquoi elles la s.ubisse~et <téffian~
qu'elles aient le droit à la parole dans les discussions -Je suis; là ; je les représente.\-­
Bobolo: Majesté, laisseras-tu encore jaser longtemps cette fauvette. Qu'elle Çorte si non ce
soir elle sera au pays des ténèbres. Nous pouvons supporter l'injure que constitue sa présence au

m
milieu de cette assemblée suprême mais pas la profanation de ce lieu sacré et le blasphème de
nos morts vénérés dont l'esprit ne(repose dans cette marmite.
Le roi: Elle e~t la reine, Bob~

co
Bobolo: Elle~l'une des reines! Il y'ânuance. \
Lemba: Soit! Mais je n'entends pas être une reine qUi§d'Ornement'et qui n'a pour seuil
rôle que de donner des princes. J'entends assumer la totalité des responsabilités qui
a.
m'incombent. ----"': ('..
Le rremier notable: Majesté, je s~ écœuré de constater que tuf protèges plutôt ton
ex

épc-::se que le conseil. (- !. "


--- !

.. _----'

Le deuxième notable: Majesté, moi je ne ~~~ qu'une chose: ta réponse définitive sur le
sort de Bitala. . .' '
et

Le troisième notable: Le ra~al~'éléPhant, c'est vraiment étrange. (


Le roi: Je m'entiens à c~ queae rappeler Lemba.
j

(Indignation des notables).' , ' ,


su

GUY MENGA, La marmite de'koka-Mbala, Acte II , scène 3

1- COMMUNICATION /5points
1- a) Apartir des indices relevés et classés, déterminez l'émette\J.r et.le récepteur dans l'extrait:
Lemba : « Je ne partirai... je les représente»' , /2pts
b) Qu'elle relation ces interlocuteurs entretiemient -ils? /lpt
2- Soit l'extrait:« Majesté, laisseras -tu encore jaser longtemps cette fauvette. «
a) Décodez le contenu implicite (présupposé et sous~entendu) qui s'y dissimule. /lpt
b) Qu'est-ce qui justifie l'emploi de cet implicite? /lpt

11- MORPHOSYNTAXE /5points


1- a) Relevez dal)s le texte une phrase complexe. Précisez son outil de subordination. /1,25 pt
b) Qu'est-ce qui justifie son emploi? /1,25 pt
2- a) Quel est le temps verbal dominant? Justifiez votre réponse par le repérage de quelques
indices. /1,5pt
b) Quelle est la valeur de ce temps verbal dans le texte? /lpt
·.
111- SEMANTIQUE /Spoints
1- a) Que signifie l'expression «Le rat avale l'éléphant» ? /1,25 pt
b) Que révèle l'utilisation de cette expression? /1,25pt'
2- a) Etudiez les champs lexicaux de la femme et de la tradition, /1,5 pt
b) Que veut montrer l'auteur en les mettant bout à bout? /lpt

IV-STYLISTIQUE/RHETORIQUE Spts
1- a) A partir des indices textuels et paratextuels, déterminez le type de texte. /1,5pt
b) Que vise l'auteur à travers ce type de texte? . /lpt
2- a) De quelle tonalité se charge le texte? Justifiez votre réponse au moyen de trois indices.
/1,5 pt
b) Qu'est-ce qui justifie cette tonalité? /lpt

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Correction complète de l’épreuve de langue
française
Extrait de La marmite de Koka-Mbala de Guy Menga

I – COMMUNICATION (5 points)
1)
– a) Émetteur : Lemba. Récepteurs : les notables et le roi. (2 pts)
– b) Il s’agit d’une relation hiérarchique et conflictuelle. Lemba défie les conven-
tions patriarcales en prenant la parole. (1 pt)

2)
– a) Présupposé : Lemba est comparée à une « fauvette », c’est-à-dire quelqu’un qui
bavarde inutilement. Sous-entendu : elle doit se taire. (1 pt)
– b) L’implicite permet de dissimuler un mépris sous une image poétique et de main-
tenir une tension dramatique. (1 pt)

II – MORPHOSYNTAXE (5 points)
1)
– a) Phrase complexe : « Je ne partirai pas, même si sa majesté l’ordonnait. »
Outil de subordination : même si (1,25 pt)
– b) Elle exprime une opposition entre la volonté de Lemba et l’autorité du roi. (1,25
pt)

2)
– a) Temps verbal dominant : présent de l’indicatif.
Indices : « Je ne partirai pas », « Elles veulent », « Je les représente », etc. (1,5 pt)
– b) Le présent ici a une valeur d’énonciation : il rend la scène immédiate et vivante.
(1 pt)

III – SÉMANTIQUE (5 points)


1)
– a) L’expression « Le rat avale l’éléphant » signifie quelque chose de presque im-
possible, d’inimaginable. (1,25 pt)

2
– b) Cela traduit l’incrédulité face à l’audace de Lemba, qui bouleverse l’ordre établi.
(1,25 pt)

2)
– a) Champs lexicaux :
— Femme : reine, épouse, donner des princes, parole, représenter, subir.
— Tradition : esprit, morts vénérés, marmite sacrée, blasphème, conseil.
(1,5 pt)
– b) L’auteur confronte l’émancipation féminine aux traditions patriarcales. (1
pt)

IV – STYLISTIQUE / RHÉTORIQUE (5 points)


1)
– a) Il s’agit d’un texte théâtral : présence de noms de personnages, didascalies,
dialogues. (1,5 pt)
– b) L’auteur veut dénoncer des injustices sociales, notamment le patriarcat. (1 pt)

2)
– a) Tonalité : polemique et dramatique.
Indices :
— Menace : « pays des ténèbres »
— Interpellation : « cette fauvette »
— Opposition vive entre les personnages
(1,5 pt)
– b) Cette tonalité souligne le conflit idéologique entre tradition et modernité. (1
pt)

3
Correction de l’Épreuve de LANGUE

I. COMMUNICATION
1. Qui parle dans le texte ? Sa présence est-elle implicite ou explicite ? (2 pts)
— Réponse : Un narrateur à la troisième personne parle dans le texte. Sa présence est
implicite. Il n’intervient pas directement, ne s’exprime pas à la première personne,
mais relate les faits et les pensées du personnage principal de manière extérieure.
— (1 pt pour l’identification du narrateur, 1 pt pour la qualification implicite/explicite
correcte avec justification).

2. Quel est le referent principal du texte ? Justifiez votre réponse à l’aide des
substituts pertinents tirés du texte que vous prendrez la peine de classer. En
déduire la fonction du langage dominante dans le texte. (3 pts)
— Réponse : Le referent principal du texte est la femme (ou la vieille femme). Elle est
désignée par divers substituts :
— Pronoms personnels : "Elle" (répétés à plusieurs reprises, notamment en début
de paragraphe : "Elle entretenait...", "Elle refusait...", "Elle acheta ce caveau...",
"Elle fit aménager...", "Elle venait voir...", "Elle finit par se rendre visite...").
— Pronoms possessifs : "sa soeur", "ses vieux os", "son propre corps", "son unique
sortie", "sa seule distraction", "elle-même", "son tombeau", "son nom".
— Déterminants démonstratifs : "Cette femme", "Ce fut son unique sortie...".
— Groupes nominaux : "Une véritable occasion s’offrait à elle".
— La fonction du langage dominante dans le texte est la fonction référentielle (ou
cognitive). Le texte vise principalement à informer le lecteur sur les actions, les pensées
et le comportement de cette femme, à lui décrire sa réalité.
— (1 pt pour l’identification du referent principal, 1 pt pour les substituts classés, 1 pt
pour la fonction du langage).

II. MORPHOSYNTAXE
1. Étudiez l’emploi du passé simple dans le texte. Quelle est la raison de son
usage ? Déterminez l’effet produit par son emploi. (3 pts)
— Réponse : Le passé simple est utilisé de manière majoritaire dans ce texte narratif.
— Raison de son usage : Il s’agit d’un temps littéraire utilisé traditionnellement
dans les récits pour raconter des actions achevées dans le passé, souvent succes-
sives, formant le fil de l’histoire. Il convient parfaitement au registre soutenu de
ce texte.
— Effet produit : L’emploi du passé simple contribue à créer un effet de distance
par rapport aux événements racontés. Cela renforce le caractère achevé des
actions et donne au récit une allure solennelle et définitive, correspondant à
la nature grave du sujet (la mort, les obsèques).
— (1 pt pour l’identification du temps, 1 pt pour la raison, 1 pt pour l’effet).

2
2. Indiquez la nature du mot « si » ainsi que sa valeur d’emploi dans le texte.
(2 pts)
— Réponse : Dans la phrase « Si presque tous les hommes sont capables de se servir
d’une grosse fortune, la difficulté commence quand la somme est petite », le mot « si
» est une conjonction de subordination. Sa valeur d’emploi est conditionnelle.
Il introduit une proposition conditionnelle exprimant une hypothèse (presque tous les
hommes sont capables...) qui sert de base à une conséquence (la difficulté commence...).
— (1 pt pour la nature, 1 pt pour la valeur).

III. SEMANTIQUE
1. Construisez le champ lexical de la mort dans le texte. A votre avis, quel
sentiment dégage son emploi chez le narrateur ? (2 pts)
— Réponse :
— Champ lexical de la mort :
— Mots directs : mort ("Près de la mort", "la mort abandonné à lui-même"),
tombeau ("son tombeau", "ce tombeau"), caveau ("caveau"), fosse ("la fosse
intérieure"), cimetière ("au cimetière"), os ("ses vieux os"), vieux (lié à la
fin de vie), expirer ("une concession venait d’expirer").
— Mots associés/connotés : solitude ("femme solitaire"), abandon ("laissée
sans fleurs", "abandonné à lui-même"), refuge ("se réfugiait"), disparition
(implicite).
— Sentiment dégagé : L’emploi du champ lexical de la mort dégage un sentiment
de mélancolie, de résignation et de solitude. Le narrateur semble observer la
fascination de la femme pour sa propre mort avec une certaine distance com-
passionnelle et une objectivité teintée de gravité.
— (1 pt pour le champ lexical, 1 pt pour le sentiment).

2. Trouvez un homonyme au mot « desseins » et dites à quoi renvoie ce mot.


(2 pts)
— Réponse : Un homonyme de « desseins » est dessins (noms masculin pluriel, graphie
identique mais prononciation différente en ancien français, aujourd’hui homographes).
— Désignation : "Dessins" renvoie à des représentations graphiques, des cro-
quis ou des projets artistiques.
— Dans le texte, « desseins » renvoie aux desseins (ou projets, intentions)
secrets de la Providence.
— (1 pt pour l’homonyme, 1 pt pour la désignation de chaque mot).

3. Relevez deux paronymes dans le premier paragraphe du texte. (1 pt)


— Réponse : Deux paronymes du premier paragraphe sont :
— mal (adverbe) / mauvais (adjectif) - Le texte utilise "mal considérées". Un
paronyme serait "mauvais".

3
— somme (montant d’argent) / sommet (point culminant) ou sommeil (état) -
Le texte utilise "somme" (petite somme). Des paronymes seraient "sommet" ou
"sommeil".
— (0.5 pt par paronyme relevé et pertinent, en lien avec un mot du texte).

IV. STYLISTIQUE
1. Quelle figure de style retrouve-t-on dans la phrase « Près de la mort, elle
voulut abriter ses vieux os » ? À quelle catégorie de figures appartient-elle ?
(2 pts)
— Réponse : La figure de style présente est la métonymie.
— Explication : Le mot "os" est utilisé pour désigner le corps ou la personne
elle-même en mettant l’accent sur sa fragilité, sa mortalité. C’est un transfert
basé sur la contiguïté (la partie pour le tout ou l’effet pour la cause).
— Catégorie : Elle appartient à la catégorie des figures de sens (ou tropes).
— (1 pt pour l’identification de la métonymie, 1 pt pour la catégorie et l’explication).

2. À partir de 4 caractéristiques typiques, nommez le type d’énoncé que consti-


tue ce texte. (3 pts)
— Réponse : Le texte constitue un récit (ou une narration).
— Caractéristiques :
1. Narrateur : Présence d’un narrateur (implicite) à la troisième personne.
2. Chronologie : Organisation des événements dans un ordre temporel (début de
la vie, héritage, achat du caveau, habitude dominicale, découverte des fleurs).
3. Personnage(s) : Présence d’un personnage principal (la femme).
4. Action/Enchaînement : Suite d’actions et de faits racontés (entretenir com-
merce, hériter, acheter, aménager, visiter).
— (0.75 pt par caractéristique pertinente identifiée et expliquée).

4
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Correction de l’épreuve de LANGUE
Terminales C/D/TI
Collège Mgr. F.X VOGT

Année scolaire 2020-2021


Contrôle du 28/10/2020

I-COMMUNICATION (5 pts)
1. Indices de l’énonciateur et identification (2 pts)
— Indices : “Je pensai”, “je dirais”, “je n’avais jamais vue”, “J’évoquais”, “Je me
remis”, “Je lui répondis”, “Je t’aime”, “je suis heureux”.
— Qui parle : L’énonciateur est un personnage du récit, probablement le narra-
teur ou un personnage principal (le musicien amoureux d’Anatou).
— Présence : Sa présence est explicite, car il s’exprime à la première personne
et décrit ses actions et ses sentiments.
2. Référent principal (1 pt)
— Référent principal : Le texte fait principalement référence à Bossou.
— Justifications :
(a) “Je pensai à Bossou, l’invoquai dans mon cœur comme une divinité.”
(b) “...des sons que je dirais inexistants, en faisant voir des actes et des attitudes
du Sud selon Bossou.”
3. Fonction de langage dominante (2 pts)
— Fonction dominante : La fonction expressive (ou émotionnelle).
— Justification : Le texte exprime les sentiments intenses de l’énonciateur (amour,
admiration, émerveillement, bonheur). L’usage fréquent de la première per-
sonne (“je”, “mon âme”, “je suis heureux”) et des termes affectifs (“divinité”,
“amour”, “heureux de mourir”, “Anatou”) met en avant l’expression des émo-
tions personnelles.

II-MORPHOSYNTAXE (5 pts)
4 Emploi de l’imparfait et du passé simple (2 pts)
— Passé simple : Employé pour raconter des actions principales et successives
dans le récit (e.g., “Je pensai”, “invoquai”, “me remis”, “extirpais”, “évoquais”,
“appelait”, “bruissait”).
— Imparfait : Employé pour décrire des états, des situations de fond ou des
actions en cours (e.g., “Je dirais inexistants”, “réduits en murmures”, “tes yeux
avaient éveillé”).

2
5 Adjectif indéfini (1 pt)
— Adjectif indéfini : “des” (dans “des sons”).
— Équivalent : “certains” (certains sons).
6 Valeur des deux-points (2 pts)
— “Je ne sais pas, je ne sais pas. Anatou, fille de Fanikata et d’Tbaya ; tes beaux
yeux de velours ont éveillé dans mon âme des sentiments dont j’ignorais en moi
l’existence Je t’aime et je suis heureux de mourir...”
— Valeur : Introduction d’une explication ou d’une justification. Les
deux-points introduisent la réponse du narrateur, expliquant pourquoi il
ne sait pas comment il fait pour exprimer tant de choses.
— “Chaque vague dans son écroulement sur la grève appelait le nom de ma fiancée
le ressac bruissait doucement Anatou Anatou...”
— Valeur : Introduction d’une citation ou d’une énumération. Les
deux-points introduisent les mots répétés par le ressac, évoquant le nom
d’Anatou.

III-SEMANTIQUE (5 pts)
7 Champs lexicaux et rapport de sens (3 pts)
— Champ lexical de l’amour : amour, fiancée, yeux de velours, blottit, larmes,
heureux de mourir, fille de Fanikata et d’Tbaya.
— Champ lexical de la musique : pincer, lattes, sons, inexistants, murmures,
chuchotements, tōba.
— Rapport de sens : Ces deux champs sont étroitement liés. La musique devient
le langage de l’amour, le moyen par lequel le narrateur exprime ses sentiments
profonds pour Anatou. La musique évoque des images sensorielles (mer) et des
émotions (amour), créant une fusion entre l’art et le sentiment.
8 Objet “rangées de lattes de bambou” et utilité (2 pts)
— Objet : L’expression “rangées de lattes de bambou” renvoie très probablement
à un instrument de musique, comme un lamellaphone (ex : le tōba mentionné
plus loin, le sansa, le mbira). Il s’agit d’un instrument à percussion composé
de lames métalliques ou en bambou fixées sur une caisse de résonance.
— Utilité : Dans la vie, un tel instrument sert à produire de la musique, à
s’exprimer artistiquement, à communiquer des émotions (comme mon-
tré dans le texte), et peut avoir des fonctions rituelles ou sociales dans certaines
cultures.

IV-STYLISTIQUE (5 pts)
9 Type de texte et caractéristiques (3 pts)
— Type : C’est un texte narratif (ou littéraire).
— Caractéristiques :
(a) Narration : Il raconte une action ou une scène (le musicien jouant pour
Anatou).

3
(b) Première personne : Le récit est mené par un personnage participant
(“Je”).
(c) Description sensorielle : Utilisation de descriptions visuelles, auditives
et tactiles (sons, murmures, yeux de velours, blottissement).
(d) Expression des sentiments : Fort accent mis sur les émotions et les
sensations intérieures du narrateur.
10 Figure de style dans “je suis heureux de mourir” (2 pts)
— Nom de la figure : Oxymore.
— Catégorie : Figure de sens (ou d’opposition sémantique). Elle juxtapose
deux idées contradictoires : le bonheur (sentiment positif) et la mort (événe-
ment généralement perçu négativement), soulignant l’intensité de l’amour du
narrateur.

4
Correction de l’Épreuve de Langue Française

I. COMMUNICATION / 5 pts
1. a. Déterminer le réferent du texte :
Le texte fait référence principalement à la science et à la démarche scien-
tifique. Plus précisément, il s’agit de la conception actuelle de la science,
qui privilégie l’esprit critique, l’ouverture, l’incertitude et le provisoire plutôt
qu’une recherche d’une vérité absolue et définitive. Le texte aborde également
les rapports entre science et société, en répondant à certaines critiques adres-
sées aux scientifiques. (1,5
pt)
b. Position de l’auteur :
L’auteur défend une conception positive et nuancée de la science. Il
insiste sur ses qualités (esprit critique, ouverture) et relativise les critiques
qui l’accusent d’être sans cœur ou dangereuse, arguant que les vrais dangers
viennent d’autres sources (dogmatisme, fanatisme). (1 pt)
2. a. Sous-entendu de la phrase :
La phrase « les scientifiques ont renoncé à l’idée d’une vérité ultime et intangible
» sous-entend que la science ne prétend plus détenir une connaissance
absolue et définitive du réel. Elle reconnaît les limites de ses connaissances
et la provisionnalité de ses résultats. Cela s’oppose à une vision traditionnelle
de la science comme révélatrice d’une vérité unique et immuable. (1,5 pt)
b. Attitude des scientifiques :
Cette phrase révèle que les scientifiques adoptent une attitude humble, cri-
tique et réaliste vis-à-vis de la vérité. Ils acceptent que leurs connaissances
soient partielles, provisoires et sujettes à révision. (1 pt)

II. MORPHOSYNTAXE / 5 pts


1. Connecteur logique :
— Connecteur : "Car"
— Valeur : Causalité / Explication.
— Relation : Ce connecteur introduit une explication à l’idée précédente (se-
lon laquelle les scientifiques ne sont pas particulièrement plus malfaisants que
d’autres groupes). Il explique pourquoi cette affirmation est vraie : parce que
ce n’est pas seulement l’intérêt qui pousse les hommes à se combattre, mais
aussi le dogmatisme. (2,5 pts)
2. a. Identification et classement des verbes conjugués :

2
— Il y a : Verbe impersonnel "avoir" - Imparfait de l’indicatif.
— ont renoncé : Verbe "renoncer" - Passé composé de l’indicatif.
— attendrait : Verbe "attendre" - Conditionnel présent.
(1,5 pt)
b. Valeurs d’emploi :
— Imparfait ("Il y a") : Marque une action passée de longue durée ou un état
dans le passé. Ici, il sert de marqueur temporel pour introduire une action
passée achevée (passé composé).
— Passé composé ("ont renoncé") : Marque une action achevée dans le passé.
Ici, il indique une prise de position passée des scientifiques.
— Conditionnel présent ("attendrait") : Exprime une supposition, une hypo-
thèse. Ici, il indique une manière de penser passée (l’idée qu’ils avaient) de
manière indirecte.
(1 pt)

III. SÉMANTIQUE / 5 pts


1. a. Connotations de "sans cœur et sans conscience" :
— Ces expressions sont chargées de connotations négatives.
— "Sans cœur" évoque l’insensibilité, le manque d’émotion ou de com-
passion.
— "Sans conscience" suggère le manque de morale, d’éthique ou de sens
des responsabilités.
(1 pt)
b. Révélation sur l’attitude :
Ces accusations révèlent que certains hommes de science sont perçus par
leurs détracteurs comme des techniciens froids et immoraux, unique-
ment préoccupés par leurs découvertes sans se soucier des conséquences sur
l’humanité. (1 pt)
2. Compréhension de la phrase :
Cette phrase signifie que la vie et l’homme, autrefois compris principalement
à travers des révélations religieuses ou métaphysiques (donc comme des
objets de foi ou de dogme), sont désormais étudiés par la science de
manière rationnelle et empirique (comme des objets de recherche). Or,
beaucoup de personnes ne peuvent accepter ce changement de paradigme. Cela
souligne le conflit entre une vision traditionnelle (révélation) et une vision moderne
(recherche). (2 pts)

IV. RHÉTORIQUE DES TEXTES / 5 pts


1. Figure d’analogie :
— Figure : Comparaison / Analogie entre les différents groupes sociaux.
— Procédé : Répétition de la structure "chez les X comme chez les Y".

3
— Signification exacte : Cette figure sert à égaliser le niveau de malfaisance
ou d’imbécillité entre les scientifiques et tous les autres groupes de
la société. Elle démontre que ces traits négatifs ne sont pas spécifiques aux
scientifiques, mais sont une constante universelle. (2,5 pts)
2. a. Tonalité dominante :
— Tonalité : Didactique et défensive (ou apologétique).
— Indices : Utilisation de formulations argumentatives ("Car", "C’est aussi...",
"Rien n’est aussi..."), l’exposé de principes (esprit critique), la réponse ar-
gumentée aux critiques, le rappel de faits généraux pour relativiser.
(1,5 pt)
b. Effet recherché :
L’effet recherché est de convaincre le lecteur de l’innocuité relative des scien-
tifiques et de la valeur fondamentale de leur démarche, tout en instruisant
sur la nature réelle de la science et les vraies sources du danger (dogmatisme).
(1 pt)

4
, Collège privé Laïc la Dignité Année scolaire 2021-2022.
l ' Noms de l'élève . Classe 1"1e A/C/D
1

Évaluation Sommative n!!3 Épreuve de langue française


Durée: 2 hrs. Coef:2

Compétence visée: l'élève devra répondre convenablement aux questions ci-dessous après lecture
attentive du texte.

~~: «
Hommes, soyez humains, c'est votre premier devoir; soyez- 'le pour tous les états, pour tous les âges, pour
tout ce qui n'est pas étranger à l'homme. Quelle sagesse y a-t-il pour vous de l'humanité? Aimer l'enfance
; favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct. Qui de vous n'a pas regretté quelques fois cet âge où
le rire est toujours sur les lèvres, et où l'âme est toujours en paix?
Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents la jouissance d'un temps si court qui leur échappe, et d'un
bien si précieux dont ils ne sauraient abuser? Pourquoi voulez-vous remplir d'amertume et de douleurs les

om
premiers ans si rapides qui ne reviendront pas plus pour eux qu'ils ne peuvent revenir pour vous? Père,
savez-vous les moments où la mort attend vos enfants? Ne vous préparez pas des regrets en leur ôtant le
peu d'instant que la nature leur donne: aussitôt qu'ils peuvent sentir le plaisir d'être, fait qu'ils en
jouissent, faites qu'à quelque heure que Dieu les appelle, ils ne meurent point sans avoir goûté la vie.·
.c
Jean Jacques Rousseau, Emile ou de l'Education
xa
1- COMMUNICATION /Spts

1- éij Qui est le principal destinataire de cet énoncé? 1pt


te

b} Relevez et classez les indices e sa présence dans le texte 2pts.


2- a} De quoi et de qui parle-t-on dans le texte? 1pt.
je

b} En déduire la fonction de langage correspond. Ipt


su

Il - MORPHOSYNTAXE. /Spts

1- Analysez logiquement la phrase. suivante: « Père, savez-vous les moments où la mort attend vos
enfants? 2pts

2- A quel temps sont conjugués les verbes de la dernière phrase du premier paragraphe? (Relevez le
verbe et le temps correspondant) dans le texte. Réécrivez- la au plus-que-parfait de l'indicatif. 3pts.
11I- SÉMANTIQUE. /Spts

1- a} Relevez dans le texte le champ lexical de l'humanité et celui des sentiments. 2pts.

b} Donnez le point de vue de l'auteur 1pt


2- Quelle connotation l'auteur donne-t-i1 à l'enfance? Justifiez votre réponse à partir des Indices textuels.
2pts.

IV- STYLISTIQUE / Spts


1- a} Quelle valeur accordez-vous aux interrogations employés dans cet énoncé? 2pts.
b} De quel type de texte s'agit-il? 1pt.
2- Quelle figure de style se dégage de l'expression « goûter la vie» ? Expliquez-la. 2pts
Correction de l’Évaluation Sommative n°3 -
Épreuve de langue française
I- COMMUNICATION (5 PTS)
1. a) Qui est le principal destinataire de cet énoncé ? (1 pt)
— Réponse : Le principal destinataire de cet énoncé est le Père (ou plus généralement,
les adultes, les hommes, les parents ou les éducateurs).

1. b) Relevez et classez les indices de sa présence dans le texte. (2 pts)


— Indices de présence :
— Vouvoiement/Tutoiement indirect : « Hommes, soyez humains... », « Quelle
sagesse y a-t-il pour vous de l’humanité ? », « Qui de vous n’a pas regretté... »
(Indicatif pluriel ou interrogatif visant le destinataire).
— Appel direct : « Père, savez-vous... » (Vocatif ).

2. a) De quoi et de qui parle-t-on dans le texte ? (1 pt)


— Réponse : Le texte parle de l’enfance, de l’humanité, de l’éducation, de la vie
et de la mort. Il s’adresse principalement aux adultes (« Hommes », « Père »)
concernant le comportement envers les enfants.

2. b) En déduire la fonction de langage correspondante. (1 pt)


— Réponse : La fonction de langage prédominante est la fonction appellative (ou
conative). L’auteur s’adresse directement au lecteur (adulte/parent) pour le persua-
der, l’interpeller, lui donner un conseil ou lui faire adopter un comportement envers
l’enfance.

II- MORPHOSYNTAXE (5 PTS)


1. Analysez logiquement la phrase suivante : « Père, savez-vous les moments
où la mort attend vos enfants ? » (2 pts)
— Type de phrase : Phrase interrogative totale (car elle commence par un pronom
interrogatif "savez-vous").
— Structure :
— Vocatif : « Père » (appel direct).
— Verbe : « savez » (verbe savoir conjugué à la 2e personne du pluriel de l’imparfait
de l’indicatif, mais ici dans une interrogation présente).
— COD (Complément d’Objet Direct) : « les moments où la mort attend vos
enfants ».
— « les moments » est le nom principal du COD.
— « où la mort attend vos enfants » est une proposition subordonnée relative
(introduite par le pronom relatif « où ») qui précise quels moments.

2
— Dans cette subordonnée :
— Sujet : « la mort »
— Verbe : « attend » (3e pers. singulier, présent de l’indicatif)
— COD : « vos enfants »

2. A quel temps sont conjugués les verbes de la dernière phrase du premier


paragraphe ? (Relevez le verbe et le temps correspondant). Réécrivez-la au
plus-que-parfait de l’indicatif. (3 pts)
— Phrase : « aussitôt qu’ils peuvent sentir le plaisir d’être, fait qu’ils en jouissent, faites
qu’à quelque heure que Dieu les appelle, ils ne meurent point sans avoir goûté la vie.
»
— Verbes et temps :
— « peuvent » : Présent de l’indicatif.
— « jouissent » : Présent de l’indicatif (subjonctif dans « faites qu’ils jouissent »).
— « appelle » : Présent de l’indicatif.
— « meurent » : Présent de l’indicatif.
— « goûté » : Participe passé (avec « avoir »).
— Réécriture au plus-que-parfait de l’indicatif :
— « aussitôt qu’ils avaient pu sentir le plaisir d’être, fait qu’ils en eussent joui, faites
qu’à quelque heure que Dieu les eût appelés, ils ne fussent morts sans avoir goûté
la vie. »
— (Note : Le plus-que-parfait du subjonctif est rare en français moderne. On pour-
rait aussi envisager des reformulations en utilisant l’imparfait du subjonctif pour
les verbes dans des subordonnées introduites par « que » : « ...faites qu’à quelque
heure que Dieu les appelât, ils ne mourussent point... » mais cela change légè-
rement le sens temporel voulu. La version avec plus-que-parfait du subjonctif est
plus littéraire et respecte mieux la demande de transformation globale au plus-
que-parfait).

III- SÉMANTIQUE (5 PTS)


1. a) Relevez dans le texte le champ lexical de l’humanité et celui des senti-
ments. (2 pts)
— Champ lexical de l’humanité : homme(s), humain(s), humanité, enfance, jeux,
plaisirs, instinct, âme, paix, vie, mort.
— Champ lexical des sentiments : aimer, plaisir, aimable, paix, rire, regret, amer-
tume, douleur, goûté (la vie).

1. b) Donnez le point de vue de l’auteur. (1 pt)


— Réponse : L’auteur défend un point de vue humaniste et protecteur envers l’enfance.
Il prône le respect de l’enfance, la bienveillance, la nécessité de laisser l’enfant profiter
de sa jeunesse et de ses joies, et dénonce toute attitude pouvant causer de la souffrance
prématurée à l’enfant.

3
2. Quelle connotation l’auteur donne-t-il à l’enfance ? Justifiez votre réponse
à partir des indices textuels. (2 pts)
— Réponse : L’auteur donne à l’enfance une connotation positive et précieuse.
— Justification :
— Il utilise des termes valorisants : « innocence », « aimable », « paix », « plaisir
», « jouissance ».
— Il évoque la brièveté de l’enfance (« un temps si court », « les premiers ans si
rapides ») pour souligner sa valeur.
— Il la présente comme une période de bonheur (« le rire est toujours sur les lèvres
», « l’âme est toujours en paix ») qu’il faut préserver.
— Il oppose l’enfance à l’amertume et à la douleur.

IV- STYLISTIQUE (5 PTS)


1. a) Quelle valeur accordez-vous aux interrogations employées dans cet énoncé ?
(2 pts)
— Réponse : Les interrogations ont principalement une valeur rhétorique. Elles ne
cherchent pas nécessairement une réponse directe, mais visent à interpeller le lecteur,
à le faire réfléchir, à renforcer l’argumentation de l’auteur et à produire un effet de
persuasion. Elles expriment des reproches, des doutes ou des conseils déguisés en ques-
tions.

1. b) De quel type de texte s’agit-il ? (1 pt)


— Réponse : Il s’agit d’un texte argumentatif (ou philosophique/éducatif ) visant
à défendre une conception de l’éducation basée sur le respect de l’enfance.

2. Quelle figure de style se dégage de l’expression « goûter la vie » ? Expliquez-


la. (2 pts)
— Figure de style : Métaphore (ou hypallage selon certaines analyses).
— Explication : Le verbe « goûter » est normalement utilisé pour les aliments ou les
boissons. Son emploi avec « la vie » crée une métaphore qui assimile la vie à un mets
délicat à savourer. Cela renforce l’idée que la vie, particulièrement dans l’enfance, est
un bien précieux et agréable qu’il faut apprécier pleinement.

4
f
l , .
COLLEGE PRIVE MONGO BETI B.P 972 TEL. 22 68 62 791 33 20 67 23 YAOUNDE

ANNéE SCOLAIRE SéQUENCE EPREUVE CLASSE DUREE COEFFICIENT

2021-2022 N"OS LANGUE FRANCAISE TC/D 2H 01


Nom du professeur: M. MBOUOMBOUO

Noms de l'élève Classe W Table _

Date : _

Compétence visée: manipuler un texte injonctif

Appréciation du niveau de la compétence par le professeur:

Notes 0-10/20 11-14/20 15-17/20 18-20/20 Note totale

Appréciation Non Acquis Ongoing Acquisition Compétence Acquise Excellent

(NA) (OA) (A) (E)

om
Noms &prénoms du parent: Contact du parent: Observation du parent: Date & signature

a .c
ex

Citoyens, c'en est fait de vous pour toujours, si vous ne courez pas aux annes, si
vous ne retrouvez cette valeur héroïque qui, le 14 Juillet et le 5 Octobre, sauvèrent deux fois la
France! volez à saint Cloud s'il en est temps encore, ramenez le roi et le dauphin dans vos murs.
et

Tenez-les sous bonne garde et qu'ils vous répondent des événements; renfennez l'autrichienne et
son beau-frère; saisissez-vous de tous les ministres et de leurs commis; mettez-les aux fers;
j

. assurez-vous du chef de la mWlicipalité et des lieutenants du maire, gardez à vue le général,


su

arrêtez l'état major, enlevez le parc d'artillerie de la rue verte, emparez-vous de tous les magasins
et moulins à poudre; que les canons soient répartis entre tous les districts.

Courez, courez, s'il en est encore temps encore, ou bientôt, de nombreuses légions
ennemies fondront sur vous, bientôt, vous verrez les ordres privilégiés se relever; le despotisme,
l'affreux despotisme reparaîtra plus fonnidable que jamais. Cinq à six cents têtes abattues vous
auraient assuré repos, Hberté et bonheur. Une fausse humanité a retenu vos bras et suspendu vos
coups. Elle va coûter la vie à des millions de vos frères.

Marat, Pamphlet, 20Juillet 1790.

1- COMMUNICATION 5PTS
1- Le texte a-t-il un récepteur? sa prése'nce est-elle explicite ou implicite?
justifiez-vous l,Spt
2- Identifiez en vous justifiant la tonalité en vigueur dans ce passage 2pts
3- Le texte a-t-il Wl émetteur? relevez ses marques l,Spt

1\2
· 11­ MORPHO SYNTAXE 5PTS
1- Identifiez le temps et le mode verbal dominants puis justifiez leur emploi.
2pts
2- Relevez les phrases simples et les subordonnées relatives puis justifiez
leur emploi 3pts
ID­ SEMANTIQUE 5PTS
1- Montez le champ lexical de l'armée puis justifiez son emploi par l'auteur 2pts
2- Relevez les verbes d'action et de mouvement du texte puis justifiez leur emploi
l,Spt
3- Donnez les synonymes de : armes, valeur, dauphin. l,Spt
IV- RHETORIQUE 5PTS
1- A quel type de texte avons-nous affaire? justifiez-vous 1,5 pt
2- Donnez la fonction de ce type de texte en vous justifiant l,5 pt
3- Relevez dans le texte : deux énumérations et deux personnifications 2pts

om
.c
xa
te
je
su
Collège Privé Mongo Beti Épreuve de Langue Française

Correction de l’Épreuve de Langue Française


Séquence N°OS
Année Scolaire 2021-2022

I- COMMUNICATION (5 pts)
1. Le texte a-t-il un récepteur ? Sa présence est-elle explicite ou implicite ? Justifiez.
(1 pt)
— Réponse : Oui, le texte a un récepteur. Sa présence est implicite. Le texte s’adresse
directement aux « Citoyens », ce qui désigne le public cible (les récepteurs) de manière
indirecte, sans mentionner un individu ou un groupe spécifique par nom.

2. Identifiez en vous justifiant la tonalité en vigueur dans ce passage. (2 pts)


— Réponse : La tonalité dominante est exhortative ou injonctive. Le texte vise à pousser
les citoyens à agir. Cela se justifie par l’utilisation répétée d’impératifs (« courez », « ramenez
», « tenez », « renfermez », « saisissez-vous », etc.) et d’un ton urgent, voire alarmiste (« s’il
en est encore temps », « bientôt... fondront sur vous »), cherchant à mobiliser l’auditoire.

3. Le texte a-t-il un émetteur ? Relevez ses marques. (1 pt)


— Réponse : Oui, le texte a un émetteur clairement identifié. La marque de l’émetteur est «
Marat » en bas du texte, indiquant l’auteur du pamphlet.

II- MORPHO-SYNTAXE (5 pts)


1. Identifiez le temps et le mode verbal dominants puis justifiez leur emploi. (2 pts)
— Réponse : Le temps et le mode verbal dominants sont l’impératif présent. Justification :
L’impératif est utilisé de manière massive tout au long du texte (« courez », « ramenez »,
« tenez », « renfermez », « saisissez-vous », « mettez-les », « assurez-vous », « gardez »,
« arrêtez », « enlevez », « emparez-vous », « Courez »). Son emploi sert à donner des
ordres, des conseils ou des exhortations directs et pressants, ce qui correspond
parfaitement au but du texte qui est de mobiliser les citoyens à agir.

2. Relevez les phrases simples et les subordonnées relatives puis justifiez leur em-
ploi. (3 pts)
— Phrases Simples :
— « Courez, courez, s’il en est encore temps encore... »
— « Une fausse humanité a retenu vos bras et suspendu vos coups. »
— « Elle va coûter la vie à des millions de vos frères. »
— (Justification : Ces phrases contiennent une seule proposition principale avec un verbe
conjugué. Elles permettent d’exposer des idées de manière directe et concise, renforçant
l’impact de l’appel.)
— Subordonnées Relatives :
— « ...qui, le 14 Juillet et le 5 Octobre, sauvèrent deux fois la France ! » (Relative expli-
cative)

2
Collège Privé Mongo Beti Épreuve de Langue Française

— « ...s’il en est temps encore... » (Relative déterminative conditionnelle)


— (Justification : Les subordonnées relatives servent à préciser ou à ajouter des infor-
mations sur un nom (« valeur héroïque », « temps »). Elles permettent d’enrichir le
message en y intégrant des précisions historiques ou des conditions.)

III- SEMANTIQUE (5 pts)


1. Montrez le champ lexical de l’armée puis justifiez son emploi par l’auteur. (2
pts)
— Réponse :
— Champ lexical de l’armée/militaire : armes, ennemis, légions, canons, parc d’ar-
tillerie, magasins, moulins à poudre, général, état-major.
— Justification : L’auteur utilise ce champ lexical pour évoquer la menace militaire
extérieure (ennemis, légions), les moyens de défense (armes, canons, artillerie,
poudre) et les structures militaires (général, état-major). Cela sert à alarmer les
citoyens sur les dangers potentiels et à les inciter à prendre les armes et à se préparer
à la défense de leur cause. Cela renforce le ton militant et urgent du texte.

2. Relevez les verbes d’action et de mouvement du texte puis justifiez leur emploi.
(1,5 pt)
— Réponse :
— Verbes d’action/de mouvement : courir, sauver, voler, ramener, tenir, renfermer,
saisir, mettre, assurer, garder, arrêter, enlever, emparer, fondre, relever,
reparaître, abattre, retenir, suspendre, coûter.
— Justification : L’emploi massif de verbes d’action et de mouvement crée un rythme
soutenu, dynamique et urgent. Cela reflète l’agitation, la nécessité d’agir vite et
efficacement, et contribue à mobiliser l’auditoire par une prose enfiévrée et mobilisa-
trice.

3. Donnez les synonymes de : armes, valeur, dauphin. (1,5 pt)


— Réponse :
— Armes : gladius, sabre, fusil, artillerie, munitions.
— Valeur : courage, bravoure, héroïsme, vertu, audace.
— Dauphin : héritier (du trône), prince royal.

IV- RHETORIQUE (5 pts)


1. A quel type de texte avons-nous affaire ? Justifiez. (1,5 pt)
— Réponse : Nous avons affaire à un texte argumentatif ou plus précisément un pam-
phlet politique. Justification : Le texte vise à convaincre les citoyens de l’urgence d’agir.
Il expose une thèse (il faut agir contre le roi et les ennemis), présente des arguments (dan-
ger imminent, exemples historiques, conséquences funestes de l’inaction), et utilise un ton
exhortatif (impératifs) pour pousser à l’action. L’origine identifiée (Marat) et le contexte
historique (Révolution française) confirment son caractère pamphlétaire et militant.

3
Collège Privé Mongo Beti Épreuve de Langue Française

2. Donnez la fonction de ce type de texte en vous justifiant. (1,5 pt)


— Réponse : La fonction de ce texte argumentatif/pamphlet est persuasive ou incitative.
Justification : Son objectif premier est de modifier le comportement de l’auditoire
(les citoyens). Il cherche à les convaincre de l’urgence de leurs actions, à les pousser à se
lever, à s’armer et à agir contre les forces réactionnaires. Il utilise l’argumentation, l’appel
émotionnel (peur, patriotisme) et l’injonction pour atteindre cet objectif.

3. Relevez dans le texte : deux énumérations et deux personnifications. (2 pts)


— Énumérations :
— « ...ministres et de leurs commis ; mettez-les aux fers ; assurez-vous du chef de la munici-
palité et des lieutenants du maire, gardez à vue le général, arrêtez l’état major, enlevez
le parc d’artillerie de la rue verte, emparez-vous de tous les magasins et moulins à
poudre... »
— « ...repos, liberté et bonheur. »
— Personnifications :
— « Une fausse humanité a retenu vos bras... » (Attribution d’une action humaine à un
concept abstrait : humanité)
— « ...le despotisme, l’affreux despotisme reparaîtra... » (Attribution d’une action hu-
maine à un concept abstrait : despotisme)

4
1
1
COLL~GE F-X. VOGT Année scolaire 202fJ-2021

! SITUATION SCOLAIPIE Wl
1 • 1 Département de Français SECOND CYCLE
28 septembre 2021.
CON"rROLE DE LANGUE FRANÇAISE
Niveau: TCDTi Durée: 2H

Texte:
Une autre preuve d'amour du prochain, continuait le missionnaire, c'était de respecter
son bien - le bien du prochain. Jésus lui-même, notre maître à tous, ne vécut-il pas sur terre
? Et quoique pauvre, toucha-t-il jamais au bien d'autrui? Combien les hommes s'éviteraient
de malheurs, de querelles, de disputes, de palabres s'ils prenaient exemple sur Notre Seigneur
Jésus-Christ dans leur vie quotidienne! Mais au lieu de cela que font-ils? Ils couchent avec les
femmes des autres. Ils battent leurs patrons et volent leur argent. Que ne méditent-ils sur les

om
années d'apprentissage de l'enfant Jésus dans l'atelier de Joseph son père ? ..
Banda dressa l'oreille. Sûr que ce missionnaire allait parler de Koumé.
Il le sentait venir. L'assistance s'était tue d'une façon à peu près absolue: on n'entendait
même plus de toux. Les gens s'attendaient à être informés: il était clair qu'ils le désiraient
ardemment.
c
a.
Il était du devoir de chaque chrétien digne de ce nom, continuait le prêtre, de révéler,
s'il le savait, où se cachait Koumé, le jeune homme qui avait agressé son patron, le très
respectable M. T..., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause de se 5
ex

largesses envers la mission catholique. Eh bien, ce saint homme venait tout simplement
d'expirer à l'hôpital des suites des coups cruels qu'il avait reçus la veille de Koumé et ries
autres jeunes gens. Mais c'était Koumé le vrai responsable, en un mot le meneur. Si queJqv/un
t

ici savait où Koumé se terrait, lui, révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'enter,ldre
je

après la messe et en secret. Que celui-là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tOIJS les
hommes. Sans compter que la loi civile punit fort sévèrement « la complicité tacite» (ce qu'il

dit en français) c'est-à-dire...
su

Mais Banda ne J'écoutait déjà plus. D'ailleurs il ne tarda pas à terminer son disl.:ours, le
--#­
prêtre. Aussit~t les gens se pressèrent aux portes pour sortir. Banda se perdit
intentionnellement dans la masse.
EZA BOTO, Ville Cruelle, CHAP X.
Questions:

Communication: (Spts)
l-Dans l'extrait on retrouve plusieurs émetteurs. Identifie-les tout en justifia'nt tes réponses,
par des indices du texte. Qu'est ce qui justifie cette pluralité de voix? (2,5 pts)

2-Relève deux présupposés et deux sous-entendus dans le passage suivant: « Une autre
preuve d'amour du prochain(...)c'était de respecter son bien -le bien du prochain. Quelle est
intention du locuteur à l'évocation de cet énoncé, en cette circonstance (2,Spts).


1 -,

Morphosyntaxe :(Spts)
1- Dans la phrase « Mais Banda ne l'écoutait déjà plus. », étudie le rôle du connecteur logique
en précisant sa nature, sa valeur logique et l'idée qui se dégage de son emploi dans ce
contexte. (2pts)
2-Fais une analyse des phrases du 1er paragraphe en distinguant les types de phrases et leurs
valeurs. Formule une interprétation qui coïncide avec les avis et sentiments du locuteur(3pts).

11I- SEMANTIQUE: Spts

1- « le très respectable M. T...., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause
de ses largesses envers la mission catholique. » La phtase suivante révèle une attitude
vertueuse. Laquelle? Pourquoi le locuteur le souligne-t-il ? (2pts)

2-Comment comprends-tu ces propos: « Si quelqu'un ici savait où Koumé se terrait, lui,
révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'entendre après la messe et en secret. Que celui­
là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tous les hommes. Sans compter que la loi civile
punit fort sévèrement « la complicité tacite ». Quelle(s) recommandation(s) et conseils se

om
glissent derrière les propos de l'homme d'église? (3pts)

VI- RHETORIQUE DES TEXTES: Spts

l-Quels sont les procédés utilisés par l'homme d'église pour attirer l'attention de son
auditoire? Quelles sont ses attentes? .
c (2,Spts)
a.
2- EZA BOTO, l'auteur de l'extrait dénonce une situation. Laquelle? relève des indices du
texte pour justifier ta réponse. (2,Spts)
t ex

..
1
je
su

1
-------
l
Correction de l’Épreuve de Langue Française
Basée sur un extrait de Ville Cruelle d’Eza Boto

I. Communication (5 points)
1. Identification des émetteurs et justification :
Les émetteurs sont :
— Le missionnaire (révérend père Kolmann), identifiable par ses paroles directes.
— Le narrateur omniscient, qui relate les événements.
— Banda, dont les pensées sont rapportées indirectement.
La pluralité de voix met en lumière les tensions entre discours religieux et perception
individuelle.
2. Présupposés et sous-entendus :
— Présupposés :
— Il faut aimer son prochain.
— Il faut respecter le bien d’autrui.
— Sous-entendus :
— Ces principes sont souvent bafoués.
— Les fautes morales sont ciblées.
Intention du locuteur : rappeler les principes chrétiens pour mieux orienter vers une
dénonciation ciblée.

II. Morphosyntaxe (5 points)


1. Analyse du connecteur ≪ Mais ≫ :
Nature : conjonction de coordination.
Valeur : opposition.
Idée : Banda s’oppose à l’intention du prêtre.
2. Analyse des phrases du premier paragraphe :
— Types : déclaratives, interrogatives, conditionnelles.
— Valeurs : moralisation, interpellation, dénonciation.
Interprétation : le locuteur cherche à provoquer une prise de conscience.

2
III. Sémantique (5 points)
1. Attitude vertueuse : générosité (largesses envers la mission).
Justification : met en valeur M. T. pour renforcer l’indignation envers Koumé.
2. Conseils implicites :
— Dénoncer Koumé pour l’amour du Christ.
— Respecter la loi sous peine de sanction.

IV. Rhétorique des textes (5 points)


1. Procédés utilisés :
— Exemples religieux.
— Questions rhétoriques.
— Suspense.
Attente : obtenir des aveux.
2. Situation dénoncée : hypocrisie et abus de l’autorité religieuse.
Indices : discours orienté, favoritisme envers les riches.

3
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COLL~GE F-X. VOGT Année scolaire 202fJ-2021

! SITUATION SCOLAIPIE Wl
1 • 1 Département de Français SECOND CYCLE
28 septembre 2021.
CON"rROLE DE LANGUE FRANÇAISE
Niveau: TCDTi Durée: 2H

Texte:
Une autre preuve d'amour du prochain, continuait le missionnaire, c'était de respecter
son bien - le bien du prochain. Jésus lui-même, notre maître à tous, ne vécut-il pas sur terre
? Et quoique pauvre, toucha-t-il jamais au bien d'autrui? Combien les hommes s'éviteraient
de malheurs, de querelles, de disputes, de palabres s'ils prenaient exemple sur Notre Seigneur
Jésus-Christ dans leur vie quotidienne! Mais au lieu de cela que font-ils? Ils couchent avec les
femmes des autres. Ils battent leurs patrons et volent leur argent. Que ne méditent-ils sur les

om
années d'apprentissage de l'enfant Jésus dans l'atelier de Joseph son père ? ..
Banda dressa l'oreille. Sûr que ce missionnaire allait parler de Koumé.
Il le sentait venir. L'assistance s'était tue d'une façon à peu près absolue: on n'entendait
même plus de toux. Les gens s'attendaient à être informés: il était clair qu'ils le désiraient
ardemment.
c
a.
Il était du devoir de chaque chrétien digne de ce nom, continuait le prêtre, de révéler,
s'il le savait, où se cachait Koumé, le jeune homme qui avait agressé son patron, le très
respectable M. T..., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause de se 5
ex

largesses envers la mission catholique. Eh bien, ce saint homme venait tout simplement
d'expirer à l'hôpital des suites des coups cruels qu'il avait reçus la veille de Koumé et ries
autres jeunes gens. Mais c'était Koumé le vrai responsable, en un mot le meneur. Si queJqv/un
t

ici savait où Koumé se terrait, lui, révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'enter,ldre
je

après la messe et en secret. Que celui-là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tOIJS les
hommes. Sans compter que la loi civile punit fort sévèrement « la complicité tacite» (ce qu'il

dit en français) c'est-à-dire...
su

Mais Banda ne J'écoutait déjà plus. D'ailleurs il ne tarda pas à terminer son disl.:ours, le
--#­
prêtre. Aussit~t les gens se pressèrent aux portes pour sortir. Banda se perdit
intentionnellement dans la masse.
EZA BOTO, Ville Cruelle, CHAP X.
Questions:

Communication: (Spts)
l-Dans l'extrait on retrouve plusieurs émetteurs. Identifie-les tout en justifia'nt tes réponses,
par des indices du texte. Qu'est ce qui justifie cette pluralité de voix? (2,5 pts)

2-Relève deux présupposés et deux sous-entendus dans le passage suivant: « Une autre
preuve d'amour du prochain(...)c'était de respecter son bien -le bien du prochain. Quelle est
intention du locuteur à l'évocation de cet énoncé, en cette circonstance (2,Spts).


1 -,

Morphosyntaxe :(Spts)
1- Dans la phrase « Mais Banda ne l'écoutait déjà plus. », étudie le rôle du connecteur logique
en précisant sa nature, sa valeur logique et l'idée qui se dégage de son emploi dans ce
contexte. (2pts)
2-Fais une analyse des phrases du 1er paragraphe en distinguant les types de phrases et leurs
valeurs. Formule une interprétation qui coïncide avec les avis et sentiments du locuteur(3pts).

11I- SEMANTIQUE: Spts

1- « le très respectable M. T...., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause
de ses largesses envers la mission catholique. » La phtase suivante révèle une attitude
vertueuse. Laquelle? Pourquoi le locuteur le souligne-t-il ? (2pts)

2-Comment comprends-tu ces propos: « Si quelqu'un ici savait où Koumé se terrait, lui,
révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'entendre après la messe et en secret. Que celui­
là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tous les hommes. Sans compter que la loi civile
punit fort sévèrement « la complicité tacite ». Quelle(s) recommandation(s) et conseils se

om
glissent derrière les propos de l'homme d'église? (3pts)

VI- RHETORIQUE DES TEXTES: Spts

l-Quels sont les procédés utilisés par l'homme d'église pour attirer l'attention de son
auditoire? Quelles sont ses attentes? .
c (2,Spts)
a.
2- EZA BOTO, l'auteur de l'extrait dénonce une situation. Laquelle? relève des indices du
texte pour justifier ta réponse. (2,Spts)
t ex

..
1
je
su

1
-------
l
CORRECTION COMPLÈTE DE LÉPREUVE DE LANGUE FRAN-
ÇAISE

I. COMMUNICATION (5 POINTS)

Question 1 (2,5 pts)

Identification des émetteurs et justification :


— Le missionnaire/prêtre (révérend père Kolmann) : Il est l’émetteur principal,
comme en témoignent les verbes de parole ("continuait le missionnaire", "dit en
français"). Il s’adresse à l’assemblée pour délivrer un message religieux et moral.
— Banda : Il est un auditeur actif, mentionné comme "dressant l’oreille" et réagissant
intérieurement ("il le sentait venir"). Il incarne une voix secondaire, en opposition
silencieuse au discours du prêtre.
— L’auteur (Eza Boto) : Il narre la scène et rapporte les paroles, introduisant une
distance critique (ex. : "Banda ne l’écoutait déjà plus").
Justification de la pluralité de voix : Cette diversité crée une dynamique narrative,
opposant le discours officiel (prêtre) à la réception critique (Banda). Elle révèle aussi
les tensions entre autorité religieuse et individus, ainsi que la dénonciation implicite de
l’auteur.

Question 2 (2,5 pts)

Présupposés et sous-entendus dans l’énoncé :


— Présupposés :
1. "Jésus [...] ne vécut-il pas sur terre ?" → Présuppose que Jésus est un modèle
incontestable.
2. "Combien les hommes s’éviteraient de malheurs..." → Présuppose que les hommes
ne suivent pas ce modèle.
— Sous-entendus :
1. "Ils couchent avec les femmes des autres" → Sous-entend une condamnation
morale de l’adultère.
2. "Ils battent leurs patrons et volent leur argent" → Sous-entend une critique des
actes de révolte sociale.
Intention du locuteur : Le missionnaire cherche à culpabiliser l’auditoire en compa-
rant leurs actions (vol, violence) à l’idéal chrétien. Il utilise cet énoncé pour justifier la
dénonciation de Koumé, présenté comme un contre-exemple.

2
II. MORPHOSYNTAXE (5 POINTS)

Question 1 (2 pts)

Analyse du connecteur "Mais" :


— Nature : Connecteur logique d’opposition (coordonnant).
— Valeur logique : Marque une rupture avec ce qui précède (le discours du prêtre).
— Idée dégagée : Montre le refus de Banda d’adhérer au discours, soulignant son
détachement ou sa résistance passive.

Question 2 (3 pts)

Analyse des phrases du 1er paragraphe :


— Phrase interrogative ("Jésus [...] ne vécut-il pas sur terre ?") → Valeur persuasive
(appel à l’évidence).
— Phrase exclamative ("Combien les hommes s’éviteraient de malheurs... !") → Va-
leur émotive (regret indigné).
— Phrases déclaratives ("Ils couchent avec les femmes...") → Valeur descriptive et
accusatrice.
Interprétation : Le locuteur (prêtre) mêle reproche et exhortation morale. Les phrases
interrogatives et exclamatives renforcent son autorité, tandis que les déclaratives stigma-
tisent les comportements jugés immoraux.

III. SÉMANTIQUE (5 POINTS)

Question 1 (2 pts)

Attitude vertueuse soulignée : La générosité ("largesses envers la mission catholique")


de M. T..., présenté comme un bienfaiteur. Pourquoi ? Le locuteur cherche à légitimer
l’autorité morale de M. T... et à discréditer Koumé, en opposant leur image (bienfaiteur
vs agresseur).

Question 2 (3 pts)

Recommandations du prêtre :
1. Dénonciation : Incite à révéler la cachette de Koumé "par amour pour le Christ".
2. Menace implicite : Rappelle la punition légale pour "complicité tacite", mêlant
morale religieuse et loi civile.
3. Appel à la collaboration : Promet un entretien "en secret", jouant sur la peur et
la culpabilité.

3
IV. RHÉTORIQUE DES TEXTES (5 POINTS)

Question 1 (2,5 pts)

Procédés pour attirer l’attention :


— Appel à l’émotion : Évocation de la mort de M. T... et des "coups cruels".
— Autorité religieuse : Citation de Jésus et référence au "devoir chrétien".
— Menace : Mention de la loi civile.
Attentes : Obtenir des informations sur Koumé et renforcer l’emprise morale sur l’as-
semblée.

Question 2 (2,5 pts)

Situation dénoncée par Eza Boto : La manipulation religieuse et l’injustice sociale.


Indices :
— "largesses envers la mission" → Critique de l’alliance Église/pouvoir.
— "complicité tacite" en français → Ironie sur le jargon juridique utilisé pour intimider.
— Banda qui "ne l’écoutait déjà plus" → Symbole de résistance silencieuse.

CONCLUSION

Cette correction met en lumière les stratégies discursives du prêtre, la critique sociale
de l’auteur, et les procédés linguistiques utilisés. Les réponses s’appuient sur des indices
textuels précis pour justifier chaque analyse.

Note globale : /20 (Détail par question indiqué).

4
COLLEGE VOGT ANNEE SCOLAIRE
202112022
1

j
DEPARTEMENT DE SITUATION SCOLAIRE N°4 'II DATE D'EVALUATION: "
j FRANÇAIS 05 MARS 2022
LANGUE~I----C-O-E-F-F--:-l---~
!
EPREUVE DE
NIVEAU: TLES C, D ET TI
FRANÇAISE. 1 J
LE MESSAGER
Et vous Hottennan, pas un seul membre du Cercle d'émeraude, des Aigles aux
patriarches n'a cru à votre innocence. Vous savez ce que vous êtes: un usurpateur. On cherchera
l'institution publique dont vous n'avez pas tiré parti. Le gouvernement, l'Assemblée, le Sénat, le
Conseil économique vous ont couvert d'honneurs, la police vous protégeait. L'Université,

m
l'Académie ont chanté vos découvertes. Vous étiez un monument, on vous a déboulonné. Ceux
qui vous ont aimé, admiré, adulé, redouté ragent d'avoir eu affaire à un imposteur. Le comble,
c'est que vous avez eu accès aux secrets qui nous pennettent de dominer le monde. Malgré tous

co
ces crimes, nous vous accordons le bénéfice du doute. Vous signerez vous-même votre
condamnation. Sellez votre cheval le plus rapide. Choisissez votre route. Si vous réussissez à
traverser le Grand Fleuve avant cinq heures vous aurez la vie sauve. Dans le cas contraire, à
.
partir de cette heure, n'importe quel Blanc aura le droit et le devoir de vous abattre. Dehors les
xa
paris sont ouverts sur la route que vous prendrez et sur l'anne éventuelle de votre punition.
Bonne chance et que Dieu vous garde
LE CERCLE D'ÉMERAUDE
te

Que Dieu vous garde!


je

LE NOTAIRE
Accepterons-nous cette parodie de justice?
su

LE MESSAGER, se tournant vers Suzane


Il va sans dire que nous ne croyons pas non plus aux rumeurs qui circulent. Pour sauver
son enfant, que ne dirait une mère? Dans son infinie bonté, le Cercle d'Émeraude a tenu compte
de l'âge et des résultats universitaires de votre fille. Judith Hotterman partira d'elle-même pour
un autre pays, mais sans espoir de retour. Qu'elle ne s'amuse pas à nous attaquer nous avons le
bras long. Elle partira chassée par la peur et la honte. Nous ne permettons pas qu'on s'imagine
que son cas peut infilmer la réglé établie. Une race inférieure ne saurait donner le jour à un être
intelligent. Nous savons gommer les exceptions.
La Croix du sud, Joseph NGOUE, Acte3 scène 6, P.60.

l,

1
COMMUNICATION /5pts
1) Relevez les indices de l'émetteur et du récepteur de ce' texte en prenant soin de les
classer d'après leur nature. À qui renvoient respectivement ces indices? Que peut-on en
déduire? 2.5pts

2) Quel est le référent textuel de la 1ére réplique du Messager? Comment appelle.;t-on
techniquement cette réplique? À Quoi sert-elle? 2 .5pts

PMe lsurZ
MORPHOSYNTAXE /5pts
1) Soit l'extrait: « Malgré tous ces crimes ..... bonne chance et Dieu vous garde ». Relevez
les verbes en les classant par temps et modes de conjugaison. Donnez la valeur des deux
temps verbaux dominants. 2.Spts
2) Repérez les deux points, le point d'exclamation et les points d'interrogations présents
dans ce texte. Analysez-les et donnez leurs valeurs d'emploi. 2.Spts
SÉMANTIQUE / 5pts
1) Reconstituez les champs lexicaux des honneurs et de la chute. Quelle serait l'idée
générale de ce texte? 3pts
2) De quelles connotations se charge l'extrait ci- après: « Ceux qui vous ont aimé ..••.
imposteurs» ? Quelle image avez-vous du personnage dont on parie dans cet extrait?
2 pts

RHÉTORIQUE / 5pts

m
1) Quelle figure de style est contenue dans l'avant dernière phrase du texte? Quel serait le
trait de caractère du personnage auteur de ces propos. 2pts

co
2) a. Relevez une stichomythie dans ce texte, pourquoi l'emploie-t-on ? Dans quel type de
texte la retrouve-t-on? l.Spt
b. Quelle serait la tonalité de ce passage? Justifiez votre réponse par des indices
textuels. 1.5 Pt
x a.
te
je
su

j
1
1 '"

ao." . ~

Page 2 sur 2
Correction complète de l’épreuve de langue française

COMMUNICATION / 5 points
1) Relevez les indices de l’émetteur et du récepteur de ce texte
en prenant soin de les classer d’après leur nature. À qui renvoient
respectivement ces indices ? Que peut-on en déduire ? (2.5 pts)
Indices de l’émetteur :
— « LE CERCLE D’ÉMERAUDE » : Nom du groupe émetteur, marque une autorité
collective.
— « LE MESSAGER » : Personnage qui transmet le message, représente le Cercle
d’Émeraude.
— « LE NOTAIRE » : Intervient pour questionner la justice du Cercle.
Indices du récepteur :
— « Hotterman » : Destinataire principal, accusé d’usurpation.
— « Suzanne » et « Judith Hotterman » : Autres destinataires indirects, impliquées
dans la décision.
Déductions :
— Le Cercle d’Émeraude exerce un pouvoir absolu et se place en juge.
— Les récepteurs sont soumis à une décision arbitraire, marquée par la menace et
l’injustice.

2) Quel est le référent textuel de la 1ère réplique du Messa-


ger ? Comment appelle-t-on techniquement cette réplique ? À
quoi sert-elle ? (2.5 pts)
— Référent textuel : La première réplique du Messager s’adresse à Hotterman et
expose les accusations portées contre lui.
— Terme technique : Une tirade (discours long et ininterrompu).
— Fonction : Elle sert à exposer les griefs, à intimider le destinataire et à justifier la
condamnation.

2
MORPHOSYNTAXE / 5 points
1) Relevez les verbes en les classant par temps et modes de conju-
gaison. Donnez la valeur des deux temps verbaux dominants. (2.5
pts)
Verbes :
— Passé composé : « avez eu accès », « avez tiré parti », « ont chanté », « avez signé
» → Actions achevées, bilan accusateur.
— Présent : « accordons », « sauve », « prendrez », « aurez » → Actions en cours,
menace immédiate.
— Impératif : « Sellez », « Choisissez » → Ordres.
— Futur simple : « réussirez », « aurez » → Conséquences hypothétiques.
Valeurs dominantes :
— Passé composé : Insiste sur les actions passées pour accabler Hotterman.
— Présent : Met en relief l’urgence et la menace actuelle.

2) Repérez les deux points, le point d’exclamation et les points


d’interrogation présents dans ce texte. Analysez-les et donnez
leurs valeurs d’emploi. (2.5 pts)
— Deux-points : « Vous savez ce que vous êtes : un usurpateur. » → Introduit une
explication ou une définition.
— Point d’exclamation : « Bonne chance et que Dieu vous garde ! » → Ironie ou
menace déguisée.
— Points d’interrogation : « Accepterons-nous cette parodie de justice ? » → Inter-
rogation rhétorique, critique implicite.

SÉMANTIQUE / 5 points
1) Reconstituez les champs lexicaux des honneurs et de la chute.
Quelle serait l’idée générale de ce texte ? (3 pts)
Honneurs : « couvert d’honneurs », « protégeait », « chanté vos découvertes », « monu-
ment ».
Chute : « usurpateur », « déboulonné », « imposteur », « crimes », « condamnation ».
Idée générale : La déchéance d’un homme puissant accusé d’imposture, illustrant l’ar-
bitraire du pouvoir.

2) De quelles connotations se charge l’extrait : « Ceux qui vous


ont aimé... imposteur » ? Quelle image avez-vous du personnage
dont on parle ? (2 pts)
— Connotations : Trahison, colère, mépris.

3
— Image du personnage : Hotterman est perçu comme un manipulateur dont la
réputation est détruite.

RHÉTORIQUE / 5 points
1) Quelle figure de style est contenue dans l’avant-dernière phrase
du texte ? Quel serait le trait de caractère du personnage auteur
de ces propos ? (2 pts)
— Figure de style : Métaphore (« Nous savons gommer les exceptions » = éliminer
les indésirables).
— Trait de caractère : Autoritaire, raciste, implacable.

2) a. Relevez une stichomythie dans ce texte, pourquoi l’emploie-


t-on ? Dans quel type de texte la retrouve-t-on ? (1.5 pt)
— Exemple : Échange bref entre le Notaire et le Messager (« Accepterons-nous... ? »
/ « Il va sans dire... »).
— Fonction : Créer un rythme vif, souligner un conflit.
— Type de texte : Théâtre (dialogue rapide).

b. Quelle serait la tonalité de ce passage ? Justifiez par des indices


textuels. (1.5 pt)
— Tonalité : Menace / Ironique.
— Indices : « Bonne chance » (ironie), « n’importe quel Blanc aura le droit de vous
abattre » (menace).

Total : 20 points
— Communication : 5 pts
— Morphosyntaxe : 5 pts
— Sémantique : 5 pts
— Rhétorique : 5 pts
Remarque : Les réponses sont synthétiques mais couvrent tous les aspects demandés.
Pour une analyse plus détaillée, des exemples supplémentaires pourraient être ajoutés.

4
,''''colliGE'PRIVE BILINGUE MONTESQUIEU REPUBLIC Of CAMI:.ROUN

. MONTESQUIEU BIUNGUAl. PRIVATE COLlEGE Peace - Work· Flllheriand

·,':,<\~I[P\i Ô~,: fËl :: 222:2!l 4 i lH


YAOUNDE ANNEE SCOLAIRE 2021/2022

'=':"'-~~---~V4?.-rJiU- t'il).A·""/12 J=Dl


CLASSE : Tle C&D
.-~ ,
DEPARTEMENT DE FRANçAIS DUREE : 2H
COEF :2
EVALUATION N° '.6­
",; ..
~'>"-'---------,·:;-7«··~c~~téz-moi-.J-e-.ais l~?::~~~~~~:~~~~UD.[~il, TIIl\ev
pas sa place ici. Encore une'foi~, les viéUX ne sqp.t pas vos rivaux, mais vos wnés, vos pères.
Avez-vous essayé de réfléchir à èela ? Gesout des hommes qui vous ont donné le jour et qui,
1 dans l'ordre normal des choses, ~evnûent vous guider. Ils ont vécu dans un système donné, ce
système a ses lois, ils les ont respèctées, eux, ces lois; ils ne s'en sont pas trouvé plus mal, au

m
contraire; è~ vous imposant une route déterminée, Us pensent plus.à vous qu'à eux.

Les 'vieux sont plutôt malheureux, imaginez un homme qui, encore très riche hier, se trouve

co
. aujourd'hui sans ri.en., On lui antlonce que ses richesses n'ont plus de saveur ,; ses greniers
sont pleins dernil, on lui dit que le mil ne vaut plus rien. [...] et cela, sans préparation aucune,
avec'la brutalité. d'lllle pluie d'été; les vieux
. gent
cet homme là. Hier encore on croyait en
xa
eux, on croyait'en eux, on croyait à ~eUr parole; on adorait leur dieu;

- Aujourd'hui, on' crie sur les toits que rien de c,e qui leur était cher ne mérite notre attention.
Les .vieux sont au désarroi et vous, vous leS. décevez,_ .car ce qu'ils attendaient de vous,
te

c'étaient des gestes de consolation, une initiation prudente et sage au système qui s'impose à
eux })
je

Seydou Badian, sous./'orage; Prbonce Âfricaine, 1957.


su

---:.-...- ­
Ir

QUESTIONS

1- Communication
l.a) A l'aide d'ïndièes textu~l~ préois identifiez JI émetteur de ce texte (l,5pt)
b)Sa présence est-elle'e~'plicite ou implicite 7 Justifiez votre réponse (lpt)
2. a), En vous'fondant sUr les indices préGis,ldentifiez la fonction dulangage
dominante dans la premiè,-e phras.e du texte. (lpt)
b) Déterminez son .rôle 'dans la stratégie, de l'auteur (lpt)
' '

11- MORPHOSYNTAXE

om
la) A partir d~un relevé,d'lndicesprécis identifiez les temps verbaux présents
dar1's--té dernier paragraphe (1.5pt)
. . ." .~.

. b) Relevez la phrase interrogative dutexte et ,donnez sa valeur (1,5pt) .


.c
c) Que signifie-t-eITe exactement 7 (lpt)
xa
""

1tI- SEMANTIQUE:
la) Construisez les champs lexicaux du'prestige et celui de la déchéance (2pts)
àsso~iation par rapport à l'état d'esprit du locuteur? (O,5pt)
te

b) Que traduifleur
2a) Après avoir expliqué I~s mots «cons'olation » et initiation », dites s'ils sont
je

employés an sens connoté ou sensdé'noté (2ptS)


b) Que révèle cetemploi sur l'état d'esprit du locuteur? (O,5pt)
su

IV- 'STYLrSTIQUE 'l

la) Etüdié~,la figure de stylé contenue dans l'extrait « avec une brutalité d'une
pluie d'été » (1,5pt)
b) Quel eff~t de sens proctuit-efle (lpt) , ,.
2a) Apartir d'indices textuels et para textuels précis donnez le type auquel
.apparti~ntc~ text,e {1,5pt) .
b) Quelle est la'fonction qui y' domine 7 (lpt)
Correction complète de l’épreuve de langue française

I- Communication
1.a) Identification de l’émetteur
L’émetteur de ce texte est un locuteur qui s’adresse directement à un auditoire, comme
en témoignent les indices suivants :
— Pronoms personnels : « vous » (lignes 1, 4, etc.) et « je » (ligne 1).
— Impératif : « Écoutez-moi » (ligne 1).
— Tonalité persuasive : le locuteur cherche à convaincre son auditoire de reconsiderer
leur attitude envers les « vieux ».
Réponse : L’émetteur est un narrateur ou un personnage qui s’exprime à la première
personne et s’adresse à un groupe.

1.b) Présence explicite ou implicite ?


La présence de l’émetteur est explicite car il utilise la première personne (« je ») et
interpelle directement le destinataire (« vous »).

II- Morphosyntaxe
1.a) Temps verbaux du dernier paragraphe
— Passé composé : « a annoncé », « a vécu » (actions achevées).
— Présent de vérité générale : « sont », « mérite » (faits actuels ou permanents).
— Imparfait : « croyait », « adorait » (actions passées répétées ou descriptions).

1.b) Phrase interrogative et sa valeur


— Phrase : « Avez-vous essayé de réfléchir à cela ? »
— Valeur : Question rhétorique, utilisée pour provoquer la réflexion chez le destina-
taire.

1.c) Signification exacte


La question souligne l’importance de la réflexion sur le rôle des « vieux » et suggère que
le destinataire ne l’a pas encore fait.

2
III- Sémantique
1.a) Champs lexicaux
— Prestige : « richesse », « greniers pleins », « adorait leur dieu », « croyaient en eux
».
— Déchéance : « sans rien », « ne vaut plus rien », « désarroi », « décevez ».

1.b) Association des champs lexicaux


Leur association traduit un contraste entre le passé glorieux des « vieux » et leur situation
actuelle, reflétant la compassion du locuteur.

2.a) Sens des mots « consolation » et « initiation »


— Consolation : Réconfort apporté à quelqu’un en détresse (sens dénoté).
— Initiation : Introduction prudente à un nouveau système (sens dénoté).

2.b) État d’esprit du locuteur


L’emploi de ces mots montre que le locuteur perçoit les « vieux » comme des êtres vul-
nérables ayant besoin de soutien.

IV- Stylistique
1.a) Figure de style
— Comparaison : « avec la brutalité d’une pluie d’été ».
— Effet : Met en relief la soudaineté et la violence du changement subi par les « vieux
».

1.b) Effet de sens


La comparaison renforce l’idée d’un bouleversement inattendu et cruel.

2.a) Type de texte


— Texte argumentatif (présence d’une thèse, procédés persuasifs).
— Indices : Questions rhétoriques, impératifs, champs lexicaux contrastés.

2.b) Fonction dominante


— Fonction expressive (expression des sentiments du locuteur) et conative (in-
fluence sur le destinataire).

Note : Cette correction suit les barèmes indiqués (points attribués par question). Les
réponses sont concises et précises, conformes aux attentes d’une évaluation scolaire.

3
COLLEGE PRIVE LAïc LES PHARAONS SEQUENCE W3
BP : 4691 YAOUNDE TEL. : 242890507 CLASSE: Tle CD
DEPARTEMENT DE FRANCAIS Examinateur: Mme TCHINDA
Année scolaire: 2021/2022
Coef : Durée: 2h
DEUXIEME EVALUATION DU PREMIER TRIMESTR;
EPREUVE DE LANGUE FRANCAISE
TEXTE: Argent et pouvoir 1

Il est hors de question que je cautionne ce pd>int de vue selon lequel l'argent confère tous
les pouvoirs à ceux qui le possèdent. Je ne nie pas à l'agent cette valeur utilitaire qui lui
reconnaît d'ailleurs toute société humaine sortie d~s systèmes primitifs du troc, qui régissait
autrefois les échanges. Je suis d'accord que, si l'ot; ne dispose pas de ressources financières
évidentes il devient quasi impossible de sUï'ivre dans une société essentiellement
mercantiliste. Et c'est dans cette perspective que jr t'encourage à t'appliquer dans tes études,
afin de trouver plus tard un emploi stable et rémunerateur. Car, s'il te manque ce minimum vital
qui contribue au bien-être quotidien de tout hom~ dans la société, le manque d'argent peut
alors ouvrir le champ à des comportements et à d~s actes répréhensibles. Mais suffit-il d'avoir
l'argent pour détenir le spectre du pouvoir? . •
S'il est vrai que l'argent exerce un po~voir d'intervention réel dans les circuits

m
d'échanges économiques, est-il vérifié que· l'argent puisse octroyer une stabilité psychologique
à ceux qui le possèdent? En fait, le discours financier, il me semble, reste muet devant un
cœur assoiffé d'amitié, d'amour, d'affection. De même, les forteresses monétaires perdent très

co
vite leur résistance devant les assauts les plus pers!istants de la maladie qui, nonobstant parfois
toutes les interventions des médecines les plus chèrement sollicitées, aboutit inexorablement à
la mort. Par ailleurs, le bouclier financier vole très viite en éclat devant la charge hargneuse des
a.
forces occultes qui, très souvent, semblent insensible au pouvoir de l'argent. Sinon comment
expliquer que ton cousin Salou ait réussi à se faire. bouffer par les sorciers du village alors qu'il
1

n'avait cessé de leur offrir des chèvres, des porcs et même des bœufs, dans le but d'asseoir
ex

son autorité sur tout le village.


Jean Jacques Didier ONANA l'WANA' Les problèmes de mon fils, inédit
et

1- COMMUNICATION ' .
1.
t.
Après avoir relevé les indices textuels et paratextuê s, dis qui parle dans ce texte et à qui il s'adresse.
j

(3pts)
su

2. Quel est la fonction dominante de ce texte? Justifie réponse.1 pt


3. Dégage le contenu implicite sous entendu dans l'én ncé suivant: « Le discours financier [... ] reste muet

~: :::~~;~~;~;;;::::it~:2~'ac:::~:t::::til~:~
(2pts)
pertinents et donne leur valeur d'emploi

2. Quelle est la valeur du point d'interrogation dans Ice texte? (1 ,Spt)


3. Identifiez le temps verbal dominant dans ce textei et donne sa valeur d'emploi. (1,Spt)
111- SEMANTIQUE '1
1. Relève le champ lexical dominant dans ce texte et à ~artir de ce champ lexical détermine la problématique
centrale de ce texte. (2pts) 1.
2. Trouve: (1 ,5pt) 1 •

a) Un hypéronyme des mots suivants: « chèvres, porcs, bœufs»


b) Un antonyme de "cautionne" (dans le texte). j
1. Donne le sens du mot « muet» dans l'énoncé « Le dIscours financier, il me semble, reste muet devant un
cœur assoiffé d'amitié », puis emploie ce mot (muet) ~ans une phrase où il aura un sens différent. (1 ,5pt)

IV- RHETORIQUE 1

1. Montre que ce texte est argumentatif en relevant:


a) La thèse défendue par l'auteur (1 pt)
b) Un argument et un exemple iliustratif (1 ,5pt)
f .
c) La stratégie utilisée par l'auteur. (1pt) '. ~
2. Quelie est la figure de style contenue dans l'énoncé s ivant? Justifie ta réponse.
« Les forteresses monétaires perdent leur résistance . (1,5pt)
Correction complète de l’épreuve de langue française

I- COMMUNICATION
1. Identification de l’émetteur et du destinataire
— Qui parle ? L’auteur du texte, Jean Jacques Didier ONANA AWANA (indice pa-
ratextuel : signature en fin de texte). Il s’exprime à la première personne ("je",
"moi").
— À qui s’adresse-t-il ? À son fils ou à un jeune proche (indices textuels : "je t’en-
courage", "ton cousin Balou").
— Justification : Le ton est paternaliste et conseilleur, avec des références personnelles
("ton cousin").

2. Fonction dominante du texte


— Fonction expressive et argumentative.
— Justification : L’auteur exprime son opinion personnelle ("je ne cautionne pas") et
cherche à convaincre le destinataire que l’argent ne confère pas tous les pouvoirs.

3. Contenu implicite de l’énoncé


— "Le discours financier reste muet devant un cœur assoiffé d’amitié. . ."
— Sens implicite : L’argent ne peut pas acheter les sentiments humains comme
l’amour ou l’amitié.

II- MORPHOSYNTAXE
1. Connecteurs logiques et leurs valeurs
— "Mais" (ligne 7) : Valeur d’opposition (contredit l’idée précédente).
— "Par ailleurs" (ligne 12) : Valeur d’ajout (introduit un nouvel argument).

2. Valeur du point d’interrogation


— Valeur rhétorique : Le point d’interrogation sert à interpeller le lecteur ("Mais
suffit-il d’avoir l’argent. . . ?") et à renforcer l’argumentation en invitant à la réflexion.

2
3. Temps verbal dominant et sa valeur
— Temps dominant : Présent de l’indicatif.
— Valeur : Le présent est utilisé pour exprimer des vérités générales et rendre l’argu-
mentation intemporelle.

III- SEMANTIQUE
1. Champ lexical dominant et problématique
— Champ lexical : "argent", "pouvoir", "échanges économiques", "forteresses moné-
taires", "bouclier financier".
— Problématique : L’argent est-il synonyme de pouvoir absolu ?

2. Hyperonyme et antonyme
— a) Hyperonyme de "chèvres, porcs, bœufs" : "animaux domestiques" ou "bétail".
— b) Antonyme de "cautionne" : "rejette" ou "condamne".

3. Sens du mot "muet" et réemploi


— Sens dans le texte : "Incapable de répondre" ou "sans effet".
— Phrase avec un autre sens : "L’enfant est resté muet devant l’inconnu." (sens :
silencieux).

IV- RHETORIQUE
1. Caractère argumentatif du texte
— a) Thèse défendue : L’argent ne confère pas tous les pouvoirs (ligne 1 : "je ne
cautionne pas. . .").
— b) Argument + exemple :
— Argument : L’argent ne peut acheter l’amour ou la santé (lignes 10–12).
— Exemple : Le cousin Balou, malgré ses offrandes, a été vaincu par les "sorciers"
(lignes 15–17).
— c) Stratégie : L’auteur utilise des exemples concrets et des contre-arguments pour
réfuter la thèse adverse.

2. Figure de style
— Métaphore : "Les forteresses monétaires perdent leur résistance".
— Justification : Comparaison implicite entre l’argent et une forteresse (image de
force vaincue par la maladie).

3
Barème indicatif (sur 20 points)
— I- Communication : 5 pts
— II- Morphosyntaxe : 5 pts
— III- Sémantique : 5 pts
— IV- Rhétorique : 5 pts
Remarque : Les réponses doivent être précises et bien justifiées pour obtenir la totalité
des points.

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Correction complète - Épreuve de langue française
Extrait : Henri Lopez, Tribaliques, Ed. CLÉ

I. Communication (5 pts)

1.a. Qui parle dans le 2ème paragraphe ? (1,5 pt)


Réponse : C'est le narrateur-personnage principal qui parle dans le deuxième paragraphe.

Indices précis :

L'emploi de la première personne du singulier : "J'avais donc"

La continuité narrative avec le premier paragraphe où le narrateur se présente

Le pronom personnel "je" qui désigne le même personnage étudiant

1.b. Type de focalisation dominant (1 pt)


Réponse : La focalisation interne (ou point de vue interne).

Justification : Le récit est mené à la première personne, nous avons accès aux pensées, sentiments et
réflexions intimes du narrateur-personnage.

2.a. Présupposé et sous-entendu (2 pts)


Énoncé : "J'avais donc, [...] trouvé un rythme de travail tel que les journées me paraissaient courtes"

Présupposé : Le narrateur travaillait beaucoup/avait un rythme de travail soutenu.

Sous-entendu : Le narrateur était passionné par ses études ; il était très investi dans son travail
intellectuel au point d'en oublier le temps qui passe.

2.b. Effet produit (0,5 pt)


Réponse : Cet emploi montre l'engagement total du narrateur dans ses études et contraste avec
l'attitude désinvolte de ses camarades envers le travail intellectuel.

II. Morphosyntaxe (5 pts)

1.a. Propositions et leur nature (1,5 pt)


Extrait : "Les autres étaient chargés d'amener les boissons et les cavalières, nous, nous fournirions le
local et les disques."

Propositions :

"Les autres étaient chargés d'amener les boissons et les cavalières" → Proposition indépendante

"nous, nous fournirions le local et les disques" → Proposition indépendante

1.b. Effet produit (1 pt)


Réponse : La juxtaposition des deux propositions indépendantes crée un effet d'opposition et de
répartition des tâches. Elle souligne la organisation pratique de la fête tout en marquant une
distinction entre "les autres" et "nous".

2.a. Phrases interrogatives du dernier paragraphe (1,5 pt)


Réponse :

"Que ferions-nous le jour où ils se présenteraient à nos frontières ?"

"Les désarmerons-nous par le charme de nos voix et de nos mélodies ?"

2.b. Valeur d'emploi (1 pt)


Réponse : Ces interrogations ont une valeur rhétorique (questions oratoires). Elles n'attendent pas de
réponse mais visent à faire réfléchir le lecteur et à exprimer l'inquiétude du narrateur face à l'avenir de
l'Afrique.

III. Sémantique (5 pts)

1.a. Champs lexicaux (2 pts)


Champ lexical de l'étude :

"livres", "bibliothèque", "cours", "études", "séminaire", "travail", "savants"

Champ lexical du loisir :

"revues sportives", "matchs", "équipement de sport", "surprise-partie", "boissons", "cavalières",


"disques", "danse", "danser", "rire", "chanter"

1.b. Effet de sens sur l'attitude des personnages (0,5 pt)


Réponse : L'opposition entre ces deux champs lexicaux révèle le conflit entre deux conceptions de la
vie étudiante : celle du narrateur (studieuse, sérieuse) et celle de ses camarades (festive, insouciante).

2.a. Sens du mot "maigres" (1,5 pt)


Réponse : Le mot "maigres" est employé au sens connoté.

Justification : Il ne désigne pas la maigreur physique mais signifie "insuffisantes, modestes" en parlant
des bourses d'études.

2.b. Effet de sens (1 pt)


Réponse : Cette connotation crée un effet d'ironie car le narrateur révèle ensuite que leurs bourses
valaient "deux fois le salaire d'un ouvrier", montrant ainsi la mauvaise foi de Samba qui prétextait la
pauvreté pour justifier son désintérêt pour les livres.

IV. Stylistique/rhétorique (5 pts)

1.a. Figure de style (1,5 pt)


Passage : "L'Afrique à force de rire et de chanter s'était laissé surprendre par les peuples plus austères"

Figure identifiée : Personnification

Justification : L'Afrique est présentée comme une personne capable de "rire", "chanter" et "se laisser
surprendre".

1.b. Effet sur l'intention de l'émetteur (1 pt)


Réponse : Cette personnification permet au narrateur d'exprimer sa critique envers l'insouciance des
Africains face aux dangers extérieurs. Elle rend son message plus percutant et émotionnel.

2.a. Tonalité dominante (1,5 pt)


Passage : Les deux dernières phrases du dernier paragraphe

Tonalité : Tonalité pathétique/dramatique

Indices :

Les questions rhétoriques qui expriment l'angoisse

Le lexique de la guerre : "stratèges", "militaires", "asservir", "frontières", "désarmer"

2.b. Conformité à l'intention de l'auteur (1 pt)


Réponse : Cette tonalité pathétique est conforme à l'intention de l'auteur qui veut alerter sur les
dangers qui menacent l'Afrique et critiquer l'attitude insouciante de la jeunesse africaine face aux
enjeux géopolitiques de l'époque.
i

1 NIVEAU:
i TERMINALES C, D TI
Il' ÉPREUVE DE
FRANÇAISE_
LAN~UE
Il' COEFF: 1 .'_ 1

1 DURÉE: 2 H \1 1
1 , -'-,
1
,

TEXTE:

om
Au loin, un tam-tam retentit. Une rumeur sourde nous parvient. Il était indéniable qu'une
grande manifestation nous attendait.
"
Le village fut enfin en vue. Il régnait un remue-ménage qui ne devait pas être coutumier.
.c
Une mer humaine avait envahi la place du village. Les cris stridents des femmes retentirent.
Elles criaient la main contre la bouche. On aurait cru entendre la sirène de la scierie
xa
américaine de Dagan. La foule se fendit pour laisser passer la voiture qui s'immobilisa devant
un parasolier fraichement élagué, au sommet duquel flottait un drapeau français. Un vieillard,
au. dos arrondi eJ au visage aussi ridé qu'un derrière de tortue, ouvrit la portière. Le
te

1
commandant lui serra la main. L'ingénieur lui tendit aussi la sienne. Les femmes se mirent à
crier de plus belle. Un gaillard coiffé d'une chéchia rouge cria: «silence! ». Bien qu'il fût
je

torse nu et portât un pagne. Son autorité venait de sa chéchia de garde du chef.


1

\ . Le chef pOliait un dolman kaki. Sur les manches duquel on avait dû coudre à la hâte ses
su

j
écussons rouges barrés de galons argentés. Un bout de fil blanc pendait à chaque manche. Un
homme entre deux âges, qui portait une veste de pyjama par-dessus son pagne, cria « Fisk ! ».
Une trentaine de marmots, que je n'avais pas distingués jusque-là, s'immobilisèrent au garde­
à-vous.

« En avant, marssse ! » commanda l'homme.

Les élèves s'avancèrent devant le commandant. Le moniteur indigène cria encore: «Fisk 1».
\' . Les enfants semblaient complètement affolés. Ils se serraient comme des poussins apercevant
J'ombre d'1ill charognard. Le moniteur donna le ton, puis battit la mesure. Les élèves
chantèrent d'une seule traite dans une langue qui n'était ni le français ni la leur. C'était un
étrange baragouin que les villageois prenaient pour du français et les français pour la langue
indigène. Tous applaudirent.

FERDINAND LÉOPOLD OYONO, Une Vie de hoy, édJulliard, 1956.


QUESTIONS:

1 - COMMUNICATION 15PTS

1-a- En t'appuyant sur des indices précis, dis qui parle dans ce texte. (1.5 Pts)

l-b- Déduis-en le type de focalisation. (lPt)

2-Soit la phrase suivante:« Il y régnait un remue-ménage qui ne devait pas être


coutumier. ». De quel type d'énoncé s'agit-il" et quelle est sa valeur? Justifie ta
réponse.(2.5 Pts)

I1- MORPHOSYNTAXE !~M:'s

1- Étudie les temps verbaux du texte: relève-en les occurrences ;détermine les temps
verbaux dominants et donne leur(s) valeur(s)d'emploi. (2.5Pts)

om
2-a- Dans le deuxième paragraphe du texte, analyse la structure de laphrase
dominante.(1.5Pts)

2-b-Quel est l'effet de sens produit par l'emploi de cette structure? (1Pt)

111- SÉMANTIQUE 15PTS


.c
xa
1-a- Précise les divers sens de « crier» dans le texte et détermine son champ sémantique. (2
Pts)

1-1)- Quels effets le narrateur veut-il tirer de ces différents emplois? (1 Pt)
te

2- Relève le vocabulaire utilisé dans l'extrait: « un gaillard coiffé d'une chéchia...commanda


je

l'homme ». Quelle est la visée du narrateur? (2pts)

IV· RHÉTORIQUE DES TEXTESI 5PTS


su

l-a En te fondant sur des indices précis, identifie la tonalité dominante de ce texte(1.5Pts)

l-b En quoi cette tonalité est-elle confonne à l'intention de J'auteur? (IPt)

2- Quelles figures de style sont contenues dans les phrases suivantes: «Une rumeur sourde
nous parvient. » et «Une mer humaine avait envahi la place du village. »?(1.5Pts)

3-Qu'exprimcnt-elles exactement? (IPt)


CORRECTION COMPLÈTE - ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE
Texte : Ferdinand Léopold OYONO, Une Vie de boy, éd. Julliard, 1956

I - COMMUNICATION (15 PTS)

1-a- En t'appuyant sur des indices précis, dis qui parle dans ce texte. (1,5 pts)
Réponse : Le narrateur est Toundi, le personnage principal du roman "Une Vie de boy".

Indices précis :

L'emploi de la première personne du pluriel : "nous parvient", "nous attendait"

La présence d'un narrateur-témoin qui observe la scène : "que je n'avais pas distingués jusque-là"
Le point de vue interne d'un personnage qui assiste à la cérémonie d'accueil des autorités
coloniales

1-b- Déduis-en le type de focalisation. (1 pt)


Réponse : Il s'agit d'une focalisation interne (ou point de vue interne). Le narrateur-personnage
raconte les événements qu'il vit et observe, avec ses propres perceptions et interprétations.

2- Soit la phrase suivante : « Il y régnait un remue-ménage qui ne devait pas être


coutumier. ». De quel type d'énoncé s'agit-il et quelle est sa valeur ? Justifie ta
réponse. (2,5 pts)
Réponse : Il s'agit d'un énoncé modalisant à valeur hypothétique/dubitative.

Justification :

La modalité est exprimée par "ne devait pas être" (conditionnel d'hypothèse)

Cette formulation traduit une supposition du narrateur basée sur son observation

Elle révèle l'étonnement du narrateur face à l'agitation inhabituelle du village

La négation "ne... pas" renforce l'idée que cette agitation sort de l'ordinaire

II - MORPHOSYNTAXE (15 PTS)

1- Étudie les temps verbaux du texte : relève-en les occurrences ; détermine les temps
verbaux dominants et donne leur(s) valeur(s) d'emploi. (2,5 pts)
Occurrences des temps :

Passé simple : retentit, fut, s'immobilisa, ouvrit, serra, tendit, se mirent, cria, etc.

Imparfait : parvient, était, régnait, avait envahi, retentirent, criaient, flottait, portait, etc.

Plus-que-parfait : n'avais pas distingués, avait dû coudre


Temps dominants :

1. Le passé simple - valeur d'actions accomplies, de premier plan narratif

2. L'imparfait - valeur descriptive, d'arrière-plan, d'actions habituelles ou en cours

Valeurs d'emploi :

Passé simple : progression narrative, succession d'événements ponctuels

Imparfait : description du décor, actions simultanées, circonstances

2-a- Dans le deuxième paragraphe du texte, analyse la structure de la phrase


dominante. (1,5 pts)
Réponse : La structure dominante est la phrase simple avec des propositions juxtaposées et
coordonnées.

Analyse :

Phrases courtes et rythmées : "Le village fut enfin en vue. Il régnait un remue-ménage..."

Succession de propositions indépendantes reliées par la ponctuation

Structure : Sujet + Verbe + Complément (schéma canonique)

2-b- Quel est l'effet de sens produit par l'emploi de cette structure ? (1 pt)
Réponse : Cette structure produit un effet de rythme rapide et de succession d'impressions. Elle
traduit l'effervescence de la scène, l'enchaînement des observations du narrateur et crée une
atmosphère d'agitation et de mouvement.

III - SÉMANTIQUE (15 PTS)

1-a- Précise les divers sens de « crier » dans le texte et détermine son champ
sémantique. (2 pts)
Divers sens de "crier" :

1. "criaient la main contre la bouche" → pousser des youyous, des cris de joie rituels
2. "crier de plus belle" → intensifier les cris d'enthousiasme

3. "cria : 'silence !'" → donner un ordre à voix forte

4. "cria 'Fisk !'" → commander militairement

Champ sémantique : Expression vocale forte, manifestation sonore, communication par la voix (ordre,
joie, autorité)

1-b- Quels effets le narrateur veut-il tirer de ces différents emplois ? (1 pt)
Réponse : Le narrateur veut souligner le contraste entre les cris spontanés de joie populaire et les
ordres autoritaires coloniaux. Il met en évidence l'ambiance cacophonique de la cérémonie et
l'artifice de la mise en scène coloniale.
2- Relève le vocabulaire utilisé dans l'extrait : « un gaillard coiffé d'une
chéchia...commanda l'homme ». Quelle est la visée du narrateur ? (2 pts)
Vocabulaire relevé :

"gaillard" → homme robuste (registre familier)


"chéchia rouge" → coiffure traditionnelle

"torse nu", "pagne" → vêtements traditionnels

"dolman kaki", "écussons", "galons" → uniforme militaire colonial


"veste de pyjama" → détournement vestimentaire

Visée du narrateur : Dénoncer l'hybridation culturelle imposée par la colonisation et l'artificialité


des symboles du pouvoir colonial. Il souligne le mélange incohérent entre traditions locales et
insignes du pouvoir colonial.

IV - RHÉTORIQUE DES TEXTES (15 PTS)

1-a- En te fondant sur des indices précis, identifie la tonalité dominante de ce texte.
(1,5 pts)
Réponse : La tonalité dominante est satirique/ironique.

Indices précis :

Comparaisons dévalorisantes : "visage aussi ridé qu'un derrière de tortue"

Détails grotesques : "Un bout de fil blanc pendait à chaque manche"


Description du "baragouin" des enfants

Contraste entre la solennité attendue et la réalité décrite

1-b- En quoi cette tonalité est-elle conforme à l'intention de l'auteur ? (1 pt)


Réponse : Cette tonalité satirique sert la dénonciation du système colonial. Oyono critique
l'absurdité et l'artificialité des cérémonies coloniales, révélant leur caractère de mascarade imposée
aux populations locales.

2- Quelles figures de style sont contenues dans les phrases suivantes : « Une rumeur
sourde nous parvient. » et « Une mer humaine avait envahi la place du village. » ? (1,5
pts)
Réponse :

1. "Une rumeur sourde nous parvient" → Synesthésie (association de sensations auditives et


tactiles)
2. "Une mer humaine avait envahi la place du village" → Métaphore (la foule comparée à la mer)
3 Qu expriment elles exactement ? (1 pt)
Réponse :

La synesthésie exprime l'atmosphère mystérieuse et l'intensité sourde de l'attente

La métaphore maritime traduit l'immensité de la foule, son mouvement et son caractère


envahissant, suggérant également le déferlement de l'émotion collective
.W;~.}V01ll6!
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PIII\f. DIUN6Uf MONTf§QUIEU
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. MONTESQUIEU BIUNGUAL PRIVATE COLLE6E Peace ­ WOI1l· Fatherland .~ .


~.P: 1021. TEL: 222224101
. ~~

......
,~
VAOUNDE ANNEE SCOLAIRE 2021 /202~

DEPARTEMENT pE FRANçAIS CLASSE : T1eCb


. . DUREE : 2H
COU :2.
EVAWATION N° /Â
EPREUVE DE LANGU~'FRANCAISE

(Sonagnon sur la véranda de sa maison aperçut sur le portail Gbètoda. n courut à sa


rencontre et lui ouvrit la porte_ Le fonctionnaire d'État est très sùrpris de le voir de bonne

m
heure. Le commissaire est condescendant et très hautain.)
,".,
Ghètoda ; Apprenez qu'en tant qu'un homme de confiance du gouvernement et

co
surtout en tant que maître de ma fonction, j'ai procédé à plusieurs investigations avant
d"an-iver à cette conclusion. Tenez gue je n'entreprends jamais rien sans l'avoir analysé de
ti.md en comble. À la nouveHe des soupçons qui pèsent sur vous, comme un bon commissaire
de police soucieux de préserver l'intégrité morale de chaque citoyen, je n'ai pas hésité à
.
interroger vos voisins. Certains ont avoué avoir entendu de votre chambre deux détonations
xa
successives. Votre voisin d'à côté a même soutenu qu'il avait été témoin des évènements.
Monsieur Sonagnon, vous connaissant comme homme de parole, je n'ai pas tardé à remettre
en doute toutes ces déclarations. Mais j'ai été beaucoup plus convaincu de votre culpabilité
te

. quand l'autopsie des corps a révélé que les individus avaient été sérieusement molestés avant
d'être achevés par l'arme. Ce qui suppose que le meurtrier voulait leur prendre quelque ,chose
de précieux, l'argent par'exemple. D'ailleurs, leurs parents ont révélé que tous sont boursiers
je

à l'université. Ces jeunes détenaient sur eux leurs bourses de fin de mois. À analyser toutes
ces déclarations et surtout en recourant à votre actuel état dans la société, c'est-à-dire vivant
su

en pénurie d'argent depuis que votre compte bancaire a été bloqué, nous avons été obligés de
remettre en doute votre personnalité. Les preuves étant donc établies, votre innocence est du
cùup remise en cause.
Sonagnon : Croyez-vous réellement à cette machination ? Moi Sonagnon
assassiner? Pour quelle raison encore? Je trouve trop amplifiée la situation de dire que j'ai
tué à cause de l'argent. Quel argent encore? Les bourses des étudiants? Monsieur Gbètoda !
Soyons objectifs ; pensez-vous effectivement que les sous de ces pauvres universitaires
pourraient servir à améliorer ma situation? J'en disconviens énormément. Même s'il me faut
~:-.-_._...-\'.Q]er-pourme nourrir,. ce n'est pas aux pauvres étudiants que je vais m'attaquer.

Alain K.F. LINSOUSSI, La Afère malade,Aete l, scène 1.

QUESTIONS:

I. COMMUNICATION (5pts)

, la- À l'aide d'indices précis, identifiez l'émetteur et le récepteur de ce texte. l,5pt.


" b-Quelle est la nature de leur relation? 1pt.
2a- Trouvez le présupposé et un sous-entendu contenus dans l'énoncé: « votre innocence est
du coup remise en caust..~ )}. l,Spt.
b- Que traduisent-ils par rapport à la situation deSonagnon ? 1pt.

. II. MORPHOSYNTAXE (5pts)


I. Identifiez le temps verbal dominant utilisé dans la seconde réplique et justifiez son
emploi. 2pts.
2a- Repérez les phrases interrogatives dans la seconde réplique et donnez leur valeur. 2pts
b- En quoi rendent-elles compte de l'état d'esprit du locuteur? 1pt.

Hl. SÉMANTIQUE: (5pts)


l a- Construisez le champ lexical de l'investigation. 2pts.
b- En quoi ce champ lexical contribue-t-il au renforcement de la décision du commissaire?
l pt .
2a- L'acte de langage produit dans l'énoncé: « Les preuves étant donc établies; votre
innocence est du coup remise en cause» est-il direct ou indirect? 1pt
b-Comment justifiez-vous son emploi p3h,le locuteur? 1pt.

IV. RHÉTORIQUE DES TEXTES: (Spts)

om
la- Décrivez la stratégie déployée par chacun des locuteurs pour défendre son point de vue
2pts. _
b- Déduisez le type de ce texte. lpt.
2- Détenninez, à partir l'aide d'indices précis, la tonalité du texte. J ,Spt.
b- En quoi cette tonalité se rejoint-t-elle l'intention de communicatÎon de l'auteur? 1pt
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CORRECTION COMPLÈTE - ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE
Classe : Tle C - Durée : 2H - Coefficient : 2
Texte support : Extrait de "La Mère malade" d'Alain K.F. LINSOUSSI, Acte I, scène 1

I. COMMUNICATION (5pts)

1a- Identification de l'émetteur et du récepteur (1,5pt)


Émetteur : Gbètoda (le commissaire de police)

Indices précis : "commissaire", "homme de confiance du gouvernement", "maître de ma fonction",


"bon commissaire de police"

Récepteur : Sonagnon (l'accusé)

Indices précis : Il est directement interpellé par "Monsieur Sonagnon", c'est à lui que s'adresse le
commissaire

1b- Nature de leur relation (1pt)


Réponse : Relation hiérarchique et professionnelle entre un représentant de l'autorité judiciaire
(commissaire) et un suspect dans une enquête criminelle. Il s'agit d'une relation de pouvoir où le
commissaire interroge Sonagnon dans le cadre d'une accusation de meurtre.

2a- Présupposé et sous-entendu dans "votre innocence est du coup remise en cause"
(1,5pt)
Présupposé : Sonagnon était considéré comme innocent auparavant Sous-entendu : Sonagnon est
maintenant considéré comme coupable/suspect du crime

2b- Ce qu'ils traduisent par rapport à la situation de Sonagnon (1pt)


Réponse : Ces éléments traduisent un renversement de situation défavorable pour Sonagnon. Il passe
du statut de citoyen respecté à celui de suspect principal dans une affaire de meurtre, marquant sa
chute sociale et judiciaire.

II. MORPHO-SYNTAXE (5pts)

1. Temps verbal dominant dans la seconde réplique et justification (2pts)


Temps dominant : Le présent de l'indicatif Justification :

Présent de vérité générale : "ce n'est pas aux pauvres étudiants que je vais m'attaquer"

Présent d'énonciation : "Je trouve", "J'en disconviens"

Présent de défense immédiate face aux accusations portées contre lui


2a- Phrases interrogatives dans la seconde réplique et leur valeur (2pts)
Phrases interrogatives identifiées :

1. "Croyez-vous réellement à cette machination ?" - Valeur : interrogation rhétorique exprimant


l'incrédulité

2. "Moi Sonagnon assassiner ?" - Valeur : interrogation oratoire marquant l'indignation

3. "Pour quelle raison encore ?" - Valeur : interrogation rhétorique soulignant l'absurdité de
l'accusation

4. "Quel argent encore ?" - Valeur : interrogation rhétorique contestataire

5. "pensez-vous effectivement que les sous de ces pauvres universitaires pourraient servir à
améliorer ma situation ?" - Valeur : interrogation rhétorique argumentative

2b- Ce qu'elles révèlent de l'état d'esprit du locuteur (1pt)


Réponse : Ces interrogations révèlent l'indignation, la stupéfaction et la révolte de Sonagnon face aux
accusations. Elles traduisent son refus catégorique des faits qui lui sont reprochés et son besoin de
démontrer l'absurdité des accusations.

III. SÉMANTIQUE (5pts)

1a- Champ lexical de l'investigation (2pts)


Termes relevés :

"investigations", "analysé", "soupçons", "interroger", "avoué", "témoin", "déclarations", "autopsie",


"preuves", "enquête implicite", "révélé"

1b- Contribution au renforcement de la décision du commissaire (1pt)


Réponse : Ce champ lexical confère une dimension scientifique et méthodique à l'enquête, légitimant
ainsi la démarche du commissaire et renforçant la crédibilité de ses conclusions accusatrices.

2a- Nature de l'acte de langage dans "Les preuves étant donc établies; votre
innocence est du coup remise en cause" (1pt)
Réponse : Acte de langage indirect

2b- Justification de son emploi par le locuteur (1pt)


Réponse : Le commissaire utilise cet acte indirect pour formuler une accusation formelle tout en
maintenant les apparences de l'objectivité professionnelle. Cela lui permet d'accuser sans prononcer
directement le mot "coupable".

IV. RHÉTORIQUE DES TEXTES (5pts)

1a- Stratégie déployée par chacun des locuteurs (2pts)


Stratégie de Gbètoda (le commissaire) :

Argumentation par l'autorité (statut professionnel)


Accumulation des preuves et témoignages

Progression logique et méthodique


Argumentation par les faits concrets (autopsie, témoignages)

Stratégie de Sonagnon :

Argumentation par l'absurde


Questions rhétoriques pour discréditer les accusations

Appel à la logique et au bon sens

Argumentation par l'impossibilité matérielle

1b- Type de texte (1pt)


Réponse : Texte argumentatif (dialogue argumentatif/débat contradictoire)

2a- Tonalité du texte avec indices précis (1,5pt)


Tonalité : Dramatique et tendue

Indices précis :

Gravité de la situation : accusation de meurtre

Enjeu vital pour Sonagnon


Opposition frontale entre les personnages

Langage soutenu et solennel du commissaire


Exclamations et interrogations répétées de Sonagnon

2b- Rapport entre cette tonalité et l'intention de communication de l'auteur (1pt)


Réponse : Cette tonalité dramatique sert l'intention de l'auteur qui veut dénoncer les
dysfonctionnements de la justice et montrer comment un innocent peut être broyé par le système
judiciaire. Elle crée une tension émotionnelle qui interpelle le lecteur sur les questions de justice et
d'équité sociale.

Note : Cette correction valorise la compréhension du texte, l'analyse littéraire et la maîtrise des outils
linguistiques au programme de Terminale.
Correction Complète de l’Épreuve de Langue Française

I. COMMUNICATION (5 points)
1. a) Énoncé performatif et son effet (1 pt)
— Énoncé performatif : « La Cour déclare Rudolf Dualla Manga Bell coupable de
Haute Trahison. »
— Effet produit : Cet énoncé a un effet immédiat et concret, car il modifie la situation
juridique de l’accusé en le déclarant officiellement coupable. Il instaure un sentiment
d’autorité et de fatalité chez le récepteur (Dualla Manga Bell et Ngoso Din), ainsi
que chez le public présent.

1. b) Statuts sociaux et circonstances (1,5 pt)


— Locuteur : La Cour (représentée par Niedermeyer), une autorité judiciaire.
— Récepteur : Rudolf Dualla Manga Bell et Adolf Ngoso Din, accusés de haute tra-
hison.
— Circonstances : Un procès où les accusés sont jugés pour haute trahison, dans un
contexte colonial où le pouvoir est exercé de manière autoritaire.

2. a) Présupposé et sous-entendu (1 pt)


— Présupposé : « Vous êtes le pouvoir » présuppose que le destinataire (Niedermeyer)
détient une autorité incontestable.
— Sous-entendu : Sous-entend que le locuteur (Ngoso Din) considère que le pouvoir
est utilisé de manière arbitraire et injuste.

2. b) Intention recherchée (1,5 pt)


— Intention : Ngoso Din cherche à souligner l’injustice et la partialité du pouvoir en
place. Il dénonce implicitement l’abus d’autorité et la parodie de justice.

II. MORPHOSYNTAXE (5 points)


1. a) Mots de liaison et analyse (1,5 pt)
— Mots de liaison : « et » (coordination), « qui » (pronoms relatifs).
— Analyse :
— « et » relie deux propositions indépendantes, renforçant l’autorité du locuteur.

2
— « qui » introduit des propositions relatives, mettant en évidence l’action du
locuteur.

1. b) Effet de sens (1 pt)


— Effet : Ces mots de liaison créent un effet de répétition et d’insistance, soulignant
l’autorité et le contrôle absolu de Niedermeyer sur la situation.

2. a) Structures de phrases et leur localisation (1,5 pt)


— Structure 1 : Phrases interrogatives (« Pourquoi m’empêcher de parler... ») →
Partie où Ngoso Din questionne l’autorité.
— Structure 2 : Phrases déclaratives (« La Cour déclare... ») → Partie du verdict.

2. b) Interprétation (1 pt)
— Interrogatives : Expriment la révolte et la remise en question de l’autorité.
— Déclaratives : Expriment l’autorité et la décision irréversible du pouvoir.

III. SÉMANTIQUE (5 points)


1. a) Synonymes de « verdict » (1 pt)
— Synonymes : « jugement », « condamnation ».

1. b) Effet de sens et intention (1,5 pt)


— Effet : La répétition de termes liés au verdict crée une atmosphère de fatalité et
d’inéluctabilité.
— Intention de l’auteur : Montrer l’arbitraire et la rigidité du système judiciaire
colonial.

2. a) Antonymes (1 pt)
— Antonymes : « plus » vs « moins ».

2. b) Valeur d’emploi (1,5 pt)


— Valeur : L’opposition entre « plus » et « moins » illustre la logique de Ngoso Din :
si le pouvoir peut infliger une peine grave (le plus), une peine moindre (le moins)
ne l’effraie pas. Cela souligne son courage et sa résistance face à l’autorité.

IV. RHÉTORIQUE DES TEXTES (5 points)


1. a) Tonalité dominante et indices (1,5 pt)
— Tonalité : Tragique et polémique.

3
— Indices :
— Lexique de la condamnation (« peine de mort », « sans appel »).
— Répliques chargées d’émotion (« Bouclez-la ! », « écumant de colère »).

1. b) Émotion suscitée (1 pt)


— Émotion : Indignation et compassion face à l’injustice.

2. Type de texte et indices (2,5 pts)


— Type : Texte théâtral (extrait d’une pièce de théâtre).
— Indices :
— Présence de didascalies (« écumant de colère », « la Cour se retire »).
— Dialogues entre personnages identifiés.
— Structure narrative centrée sur un conflit (procès).

Total : 20 points

4
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EVALUATION SOMMATIVE DE FIN DU DEUXIEME TRIMESTRE

EPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE


***************************************************************

TEXTE

Le sage Mentor, incarnation de la déesse Minerve, adresse un discours au jeune


Télémaque, fils d’Ulysse.

Souvenez-vous, ô Télémaque, qu’il y a deux choses pernicieuses dans le gouvernement des


peuples, auxquelles on n’apporte presque jamais aucun remède : la première est une autorité
injuste et trop violente dans les rois ; la seconde est le luxe, qui corrompt les mœurs.

Quand les rois s’accoutument à ne connaître plus d’autres lois que leurs volontés absolues
et qu’ils ne mettent plus de frein à leurs passions, ils peuvent tout ; mais à force de tout pouvoir, ils
sapent les fondements de leur puissance ; ils n’ont plus de règle certaine ni de maxime de
gouvernement. Chacun à l’envi les flatte ; ils n’ont plus de peuple : il ne leur reste que des esclaves,
dont le nombre diminue chaque jour. Qui leur dira la vérité ? Qui donnera des bornes à ce torrent ?
Tout cède : les sages s’enfuient, se cachent et cèdent. Il n’y a qu’une révolution soudaine et violente
qui puisse ramener dans son cours naturel cette puissance débordée : souvent même le coup qui
pourrait la modérer l’abat sans ressource. Rien ne menace tant d’une chute funeste qu’une autorité
qu’on pousse trop loin (...)

L’autre mal, presque incurable, est le luxe. Comme la trop grande autorité empoisonne les
rois, le luxe empoisonne toute une nation. On dit que le luxe sert à nourrir les pauvres aux dépens
des riches ; comme si les pauvres ne pouvaient pas gagner leur vie plus utilement, en multipliant
les fruits de la terre, sans ramollir les riches par des raffinements de volupté. Toute une nation
s’accoutume à regarder comme les nécessités de la vie les choses les plus superflues (…) Ce luxe
s’appelle le bon goût, perfection des arts et politesse de la nation. Ce vice, qui en attire une infinité
d’autres, est loué comme une vertu : il répand sa contagion derrière le roi jusqu’au dernier de la lie
du peuple. Les proches parents du roi veulent imiter sa magnificence ; les grands, celle des parents
du roi ; les gens médiocres veulent égaler les grands ; Les petits veulent passer pour médiocres ;
tout le monde fait plus qu’il ne peut, les uns par faste et pour se prévaloir de leurs richesses, les
autres, par mauvaise honte et pour cacher leur pauvreté. Ceux mêmes qui sont assez sages pour
condamner un si grand désordre ne le sont pas assez pour lever la tête les premiers et pour donner
des exemples contraires. Toute une nation se ruine, toutes les confidences se confondent. La

TOumpé Intellectual Groups, Le N°1 du E-learning / Examen Blanc N°2 © Session : Mars 2021 1/2
passion d’acquérir du bien pour soutenir une vaine dépense corrompt les âmes les plus pures : il
n’est plus question que d’être riche : la pauvreté est une infamie.

FENELON, Les Aventures de Télémaque, Livre XVII, publié en 1699.

I. COMMUNICATION 05 POINTS

1a-Repérez le référent principal des deuxième et troisième paragraphes et donnez les substituts
lexicaux de chacun d’eux. 2pts.
1b- En quoi ces substituts clarifient-ils la position de l’émetteur face à ce qu’il dénonce ? 0,5pt.
2a- Décodez le présupposé et le sous-entendu contenus dans la phrase : « Ils n’ont plus de règle
certaine ni de maxime de gouvernement » 2pts.
2b- Comment servent –ils dans l’intention de communication de l’auteur ? 0,5pt.

II. MORPHOSYNTAXE 05 POINTS

1a- Repérez les phrases interrogatives dans le 2ème paragraphe et donnez leur valeur. 1,5pt.
1b- Comment l’emploi de ces interrogations sert-il dans l’intention du locuteur ? 1pt.
2-Identifiez le temps verbal dominant dans le 2ème paragraphe et justifiez son emploi. 2,5pts.

III. SEMANTIQUE 05 POINTS

1a. Construisez le champ lexical de l’autorité et celui du luxe. 2pts.


1b- Quelle leçon se dégage de leur emploi conjoint 1pt.
2a- Que signifie l’expression « volonté absolue » dans le texte ? 1pt.
2b- En quoi contribue-elle à l’éducation de Télémaque ? 1pt.

IV. RHETORIQUE / STYLISTIQUE 05 POINTS

1a- Identifiez une figure de style contenue dans la phrase : « Les proches parents du roi veulent
imiter sa magnificence ; les grands, celle des parents du roi ». 1pt.
1b- En quoi participe-t-elle dans la stratégie argumentative de l’auteur ? 1,5pt.
2a- Décrivez la stratégie déployée par Mentor pour éviter la chute à Télémaque. 1,5pt.
2b- À partir de cette stratégie, déduisez le type de ce texte. 1pt.

Examinatrice : Dr KAMDOM STELLA


Docteur Ph.D / Université de Dschang

TOumpé Intellectual Groups, Le N°1 du E-learning / Examen Blanc N°2 © Session : Mars 2021 2/2
CORRECTION COMPLÈTE - ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE
Texte : Fénelon, "Les Aventures de Télémaque", Livre XVII (1699)

I. COMMUNICATION (5 POINTS)

1a. Référents principaux et substituts lexicaux (2pts)


Deuxième paragraphe :

Référent principal : Les rois

Substituts lexicaux : ils, leurs, leur, ce torrent, cette puissance débordée

Troisième paragraphe :

Référent principal : Le luxe

Substituts lexicaux : l'autre mal, ce luxe, le bon goût, ce vice, sa contagion

1b. Clarification de la position de l'émetteur (0,5pt)


Ces substituts révèlent la position critique et moralisatrice de Mentor. Les termes péjoratifs comme
"ce torrent", "cette puissance débordée" pour les rois et "l'autre mal", "ce vice" pour le luxe montrent
clairement sa condamnation de ces deux fléaux du gouvernement.

2a. Présupposé et sous-entendu (2pts)


Dans la phrase : « Ils n'ont plus de règle certaine ni de maxime de gouvernement »

Présupposé : Les rois avaient auparavant des règles et des maximes de gouvernement (le "plus"
implique qu'il y en avait avant).

Sous-entendu : Un bon gouvernement nécessite des règles fixes et des principes directeurs ; sans cela,
c'est l'anarchie et l'arbitraire.

2b. Service dans l'intention de communication (0,5pt)


Ils renforcent l'argumentation de Mentor en établissant implicitement qu'il existe un modèle de bon
gouvernement fondé sur des règles, et que s'en écarter mène à la ruine du pouvoir.

II. MORPHOSYNTAXE (5 POINTS)

1a. Phrases interrogatives du 2ème paragraphe et leurs valeurs (1,5pt)


1. "Qui leur dira la vérité ?" - Interrogation oratoire/rhétorique

2. "Qui donnera des bornes à ce torrent ?" - Interrogation oratoire/rhétorique

Valeur : Ces interrogations sont rhétoriques, elles n'attendent pas de réponse mais affirment
implicitement que personne ne peut plus arrêter les rois tyranniques.
1b. Service dans l'intention du locuteur (1pt)
Ces interrogations dramatisent le propos et renforcent l'effet persuasif. Elles créent un sentiment
d'urgence et d'impuissance face à la tyrannie, rendant l'avertissement plus frappant pour Télémaque.

2. Temps verbal dominant et justification (2,5pts)


Temps dominant : Le présent de l'indicatif

Justification :

Présent gnomique/de vérité générale : exprime des vérités universelles sur le pouvoir ("ils
peuvent tout", "ils sapent les fondements")

Présent d'habitude : décrit des comportements typiques des tyrans

Présent de narration : donne vie et actualité au discours d'enseignement


Ce présent confère une portée universelle et intemporelle aux leçons de Mentor

III. SÉMANTIQUE (5 POINTS)

1a. Champs lexicaux (2pts)


Champ lexical de l'autorité :

autorité, rois, volontés absolues, passions, pouvoir, puissance, gouvernement, maxime, règle

Champ lexical du luxe :

luxe, raffinements, volupté, superflues, magnificence, richesses, faste, vaine dépense

1b. Leçon de leur emploi conjoint (1pt)


L'emploi conjoint de ces deux champs lexicaux révèle que pouvoir absolu et luxe sont deux maux
complémentaires qui se nourrissent mutuellement et corrompent également la société, depuis le
sommet (le roi) jusqu'à la base (le peuple).

2a. Signification de "volonté absolue" (1pt)


"Volonté absolue" signifie un pouvoir sans limites, sans contrôle, où le roi fait ce qu'il veut sans
contrainte légale, morale ou institutionnelle. C'est l'arbitraire total.

2b. Contribution à l'éducation de Télémaque (1pt)


Cette expression met en garde Télémaque contre les dangers de l'autocratie. Elle lui enseigne qu'un
bon roi doit accepter des limites à son pouvoir et gouverner selon des lois, non selon ses caprices
personnels.

IV. RHÉTORIQUE/STYLISTIQUE (5 POINTS)

1a. Figure de style identifiée (1pt)


Figure : Gradation descendante (ou dégradation)

La phrase présente une hiérarchie décroissante : "Les proches parents du roi → les grands → celle des
parents du roi", montrant la propagation du luxe de haut en bas de l'échelle sociale.

1b. Participation à la stratégie argumentative (1,5pt)


Cette gradation illustre de façon saisissante l'effet de contagion du luxe dans la société. Elle montre
concrètement comment le vice se propage par imitation, renforçant ainsi la thèse de Mentor sur les
dangers du luxe royal pour toute la nation.

2a. Stratégie déployée par Mentor (1,5pt)


Stratégie pédagogique :

Avertissement préventif : "Souvenez-vous"


Démonstration logique : analyse des causes et conséquences

Exemples concrets : description des mécanismes de corruption

Appel à la raison : argumentation rationnelle


Ton solennel : gravité du discours magistral

2b. Type de texte déduit (1pt)


Type de texte : Texte didactique/argumentatif à visée morale et politique

Il s'agit d'un discours d'éducation princière, genre du "miroir du prince", visant à former un futur
dirigeant par l'enseignement moral et politique.

Note totale : /20 points

Cette correction respecte les attentes académiques du niveau Terminale et valorise une analyse littéraire
approfondie du texte classique de Fénelon.
Académie Nationale d’orientation et de Référence à l’Excellence Scolaire
Enseignement Général Francophone et Anglophone – Enseignement Technique
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EXAMEN DE FIN DE COURS DE VACANCES EDITION 2022


Classes : Terminales A.C.D Durée : 02H Coef : 2/1 Session : Août 2022
EPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE

Texte : Condamné à mort !

Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de
sa présence, toujours courbé sous son poids !
Autrefois, car il semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un jeune homme
comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit,
jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans
ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C’étaient
des jeunes filles, de splendides chapes d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et
de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras
des marronniers. C’était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais,
j’étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison
dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une
conviction, qu’une certitude : condamné à mort !
Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à
mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant
de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous
toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les
paroles qu’on m’adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m’obsède éveillé,
épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau.
Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant : – Ah ! ce n’est qu’un rêve !
– Hé bien !
Victor HUGO, Le dernier Jour d’un Condamné, Ed. Plage, Yaoundé, Cameroun, 1997.

1/2
PARTIE I COMMUNICATION 05 POINTS

1. Étudiez les marques de subjectivité et d’énonciation dans ce texte et dites qui parle. Justifiez
l’emploi de ces marques. 2.5pts
2. En vous aidant des éléments de la réponse de la question 1 et bien d’autres indices que vous
relèverez dans ce texte, donnez la fonction du langage dominante utilisée. 2.5pts

PARTIE II MORPHOSYNTAXE 05 POINTS

1. Quelle différence de sens faites-vous entre Quoi que et Quoique ? Par quel mot ou expression
peut-on remplacer l’un et l’autre ? 2pts
2. Après avoir expliqué le mot infernal, dites de quel mot il dérive. 2pts
3. Soit la phrase : « C’étaient des jeunes filles » A quel temps est le verbe de cette phrase ? Mettez-
le au passé simple. 1pt

PARTIE III SEMANTIQUE 05 POINTS

1. Relevez le champ lexical de l’emprisonnement et celui de la souffrance dans ce texte. Quel lien
entretiennent-ils ? (au moins 4 éléments relevés par catégorie) 3pts
2. Quelles connotations vous suggèrent les mots captif et infernal ? 2pts

PARTIE IV STYLISTIQUE 05 POINTS

1. Identifiez une comparaison et une métaphore dans les deux derniers paragraphes (à partir de «
quoi que je fasse… » ) Quel effet de sens se dégage de ces figures ? 3pts
2. Selon vous, à quel(s) type(s) appartient ce texte ? Justifiez votre réponse par des indices textuels
précis 2pts

Examinatrice : Dr KAMDOM STELLA

2/2
Correction complète - Épreuve de Langue Française
Terminales A.C.D - Session Août 2022

Texte : "Le Dernier Jour d'un Condamné" - Victor HUGO

PARTIE I - COMMUNICATION (05 POINTS)

1. Marques de subjectivité et d'énonciation - Qui parle ? (2,5 pts)


Marques de subjectivité et d'énonciation relevées :

Pronoms personnels de 1ère personne : "j'habite", "j'étais", "je pouvais", "je suis", "je n'ai plus", "je
veux", "je viens"
Déterminants possessifs : "ma présence", "son poids", "mon esprit", "mon corps", "mon
imagination"
Adverbes d'opinion : "toujours", "plutôt"

Exclamations : "Condamné à mort !", "Ah ! ce n'est qu'un rêve !", "Hé bien !"

Vocabulaire affectif : "horrible", "sanglante", "implacable", "infernale", "misérable"

Qui parle : Le narrateur est un condamné à mort qui s'exprime à la première personne. C'est le
personnage principal du roman de Victor Hugo.

Justification de l'emploi : Ces marques permettent d'exprimer l'intimité, la souffrance personnelle et


l'angoisse du condamné. Elles rendent le récit plus authentique et émouvant en donnant accès aux
pensées intimes du personnage.

2. Fonction du langage dominante (2,5 pts)


Fonction dominante : EXPRESSIVE (ou émotive)

Justification :

Expression des sentiments personnels du narrateur

Manifestation de l'angoisse et de la souffrance

Utilisation massive de la première personne

Vocabulaire affectif et émotionnel

Exclamations révélatrices de l'état psychologique

Le texte vise à exprimer l'état d'âme du condamné plutôt qu'à informer ou convaincre

PARTIE II - MORPHOSYNTAXE (05 POINTS)

1. Différence entre "Quoi que" et "Quoique" (2 pts)


"Quoi que" :
Locution pronominale indéfinie

Signifie "quelle que soit la chose que", "peu importe ce que"

Peut être remplacé par : "peu importe ce que", "quelle que soit la chose que"

Exemple du texte : "Quoi que je fasse" = "Peu importe ce que je fasse"

"Quoique" :

Conjonction de subordination
Exprime la concession, signifie "bien que", "malgré que"

Peut être remplacé par : "bien que", "encore que", "malgré que"

2. Explication du mot "infernal" et dérivation (2 pts)


Explication : "Infernal" signifie "qui évoque l'enfer", "diabolique", "atroce", "qui cause une souffrance
extrême".

Dérivation : Le mot "infernal" dérive du nom "enfer" (du latin "infernus"). Formation : enfer → infernal
(ajout du suffixe -al)

3. Temps du verbe et transformation (1 pt)


Phrase : "C'étaient des jeunes filles" Temps : Imparfait de l'indicatif Au passé simple : "Ce furent des
jeunes filles"

PARTIE III - SÉMANTIQUE (05 POINTS)

1. Champs lexicaux et leur relation (3 pts)


Champ lexical de l'emprisonnement :

1. "captif"

2. "aux fers"
3. "cachot"

4. "prison"

5. "grilles hideuses"

Champ lexical de la souffrance :

1. "glacé"

2. "courbé sous son poids"

3. "horrible"

4. "sanglante"
5. "implacable"

6. "infernale"
7. "misérable"

8. "obsède"

Lien entre les deux champs : L'emprisonnement physique génère et amplifie la souffrance morale. La
privation de liberté corporelle s'accompagne d'une torture psychologique. Les deux champs se
complètent pour exprimer la double peine du condamné.

2. Connotations de "captif" et "infernal" (2 pts)


"Captif" :

Connotation de privation de liberté

Évoque la vulnérabilité et l'impuissance


Suggère un état de soumission forcée

"Infernal" :

Connotation diabolique et maléfique


Évoque l'enfer et la damnation éternelle

Suggère une souffrance extrême et interminable

PARTIE IV - STYLISTIQUE (05 POINTS)

1. Comparaison et métaphore dans les deux derniers paragraphes (3 pts)


Comparaison : "comme un spectre de plomb à mes côtés"

Compare la pensée obsédante à un fantôme lourd et oppressant


Le "plomb" évoque le poids et la froideur

Métaphore : "se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot"

La pensée est assimilée à quelque chose qui adhère physiquement


Exprime l'impossibilité de s'en débarrasser

Effet de sens : Ces figures rendent concrète et sensible l'obsession abstraite. Elles personnifient la
pensée de mort qui devient un être maléfique et collant, soulignant son caractère inéluctable et
torturant.

2. Type(s) de texte (2 pts)


Types de texte :

1. Narratif :

Présence d'un narrateur-personnage

Évocation du passé ("Autrefois") et du présent ("Maintenant")


Succession temporelle
2. Expressif/Lyrique :

Expression des sentiments personnels


Registre pathétique

Exclamations et interjections
Vocabulaire affectif

Indices textuels :

"Voilà cinq semaines que j'habite..." (cadre temporel narratif)

"Condamné à mort !" (expression lyrique)

"Autrefois... Maintenant" (structure narrative temporelle)


Omniprésence du "je" lyrique

Note finale : Ce texte de Victor Hugo illustre parfaitement l'art de l'écrivain romantique qui sait allier
narration et expression lyrique pour dénoncer la peine de mort à travers l'exploration psychologique
d'un condamné.
Correction de l’épreuve de langue française
Examinateur : M. Stéphane Mabally

I / COMMUNICATION / 5 PTS
1. Identification des interlocuteurs (1.5 PT)
— Qui parle : Le poète (Charles Baudelaire) lui-même, comme en témoignent les
indices « j’implore », « mon cœur », « je jalouse ».
— À qui il parle : À une personne aimée (« Toi, l’unique que j’aime »), probablement
une femme, qui représente l’objet de son amour et de sa supplication.

2. Présence implicite ou explicite (1.5 PT)


— Explicite : La personne aimée est clairement désignée par « Toi » et « l’unique que
j’aime ».
— Implicite : Le contexte du gouffre obscur et de la souffrance n’est pas explicitement
décrit mais suggéré à travers des images fortes.

3. Étude du pronom « ON » (2 PTS)


— Renvoi : Le pronom « on » n’apparaît pas directement dans le texte fourni. Si l’élève
devait analyser un autre passage, il faudrait préciser à qui il renvoie (généralité,
indéfini, ou autre).
— Justification : L’auteur pourrait l’utiliser pour évoquer une généralité ou une ex-
périence universelle.

II / MORPHOSYNTAXE / 5 PTS
1. Temps verbal dominant et sa valeur (1.5 PT)
— Temps dominant : Le présent de l’indicatif (« j’implore », « mon cœur est tombé
», « je jalouse »).
— Valeur : Il exprime une vérité générale et une souffrance actuelle, renforçant l’im-
médiateté de l’émotion.

2. Intention de l’auteur (2 PTS)


Baudelaire utilise le présent pour immerger le lecteur dans sa souffrance et rendre son
expérience intemporelle. Cela traduit une quête désespérée de rédemption ou de compas-
sion.

2
3. Coordination dans le texte (1.5 PT)
— Exemples : « Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois ! » (coordination par « ni
» pour accumuler les absences).
— Valeur : Renforce l’idée de désolation et de vide, en opposant ou en accumulant
des éléments négatifs.

III / SEMANTIQUE / 5 PTS


1. Expression soulignée (2.5 PTS)
Si l’expression soulignée est « froide cruauté de ce soleil de glace » :
— Renvoi : À la souffrance du poète, comparée à un soleil glacial.
— Justification : Baudelaire utilise une antithèse (« soleil » normalement chaud vs «
glace ») pour montrer la paradoxale cruauté de son état.

2. Champ lexical de la morbidité (2.5 PTS)


— Mots : « gouffre obscur », « univers morne », « horreur », « blasphème », « nuit »,
« Chaos », « sommeil stupide ».
— Traduction : Ce champ lexical traduit une vision pessimiste de l’existence, marquée
par la souffrance et la déchéance.

IV / RHETORIQUE / 5 PTS
1. Type de texte (1 PT)
— Caractéristiques :
1. Poétique : Vers réguliers, rimes, images lyriques.
2. Lyrique : Expression des sentiments personnels du poète.

2. Ton dominant et effet de sens (2 PTS)


— Ton : Mélancolique et désespéré.
— Effet : Crée une atmosphère oppressante et invite le lecteur à partager la souffrance
de l’auteur.

3. Rime de la première strophe (2 PTS)


— Schéma : ABAB (rime croisée : « aime »/« plombé » ; « tombé »/« blasphème »).
— Choix de l’auteur : Les rimes riches (« aime »/« blasphème ») soulignent les
contrastes et renforcent l’harmonie musicale du désespoir.

Total : 20 PTS

3
Remarque : Les réponses supposent une analyse cohérente avec le texte de Baude-
laire. Si d’autres éléments étaient attendus (comme le pronom « on »), une précision
supplémentaire serait nécessaire.

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