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Correction détaillée de l’épreuve de langue française
I- COMMUNICATION /5pts
1) Identification de l’émetteur et du récepteur :
— Émetteur : Le poète/locuteur lyrique (ou "je" du texte). Son statut est celui de témoin et
participant de la danse collective. Il exprime des sentiments, des souvenirs et des réflexions
personnelles (« J’ai les yeux pleins d’images... »). Il s’adresse à un public pour partager cette
expérience.
— Récepteur : L’ensemble des lecteurs/auditeurs du poème. Leur statut est celui de destinataires
potentiels des messages et émotions véhiculés par le texte. L’utilisation de "nous" inclut le
lecteur dans l’expérience partagée.
2) Référent du texte :
— Le référent est l’événement ou la mémoire collective célébrée dans le poème : une danse
symbolique et collective, probablement liée à un rituel ancestral, une commémoration ou une
manifestation de résistance et d’espoir face à la souffrance et l’oppression (guerre, misère).
— C’est un référent symbolique et historique. Il n’est pas un objet ou un fait précis désigné
directement, mais représente une idée, une mémoire, une lutte ou une célébration commune.
L’évocation des morts, de la guerre et de la misère ancre ce référent dans une réalité historique
ou sociale.
2
b- Effet de sens :
— Cette structure complexe accumule les références aux souffrances passées et présentes, créant
un effet de plénitude mémorielle et d’englobement. L’apposition souligne l’importance et
la valeur symbolique du “bouquet lumineux”. La subordonnée relative explicite le lien entre ces
souvenirs/douleurs et le “je” du poète, montrant qu’il s’agit d’un hommage collectif rendu
par le poète.
b- Fonction :
— Énumération : Sert à accumuler les éléments, à montrer leur diversité et leur richesse
(images, chansons, rêves), ou à dresser une liste des souffrances endurées, renforçant l’ampleur
du souvenir ou de la douleur.
— Hyperbole : Sert à amplifier l’émotion, à rendre compte de manière saisissante l’intensité
de la souffrance (peau boursouflée) ou de l’engagement (danse jusqu’à l’épuisement).
3
2) Caractéristiques du poème :
— Type : Poème lyrique (ou poème de mémoire/engagement).
— Justification 1 : Utilisation répétée du verbe “danser” et de la première personne du pluriel
(“nous”) pour exprimer un sentiment collectif et une expérience vécue.
— Justification 2 : Présence de figures de style (énumération, hyperbole, métaphores comme
“feux d’artifice”, “bouquet lumineux”, “misère” comme vêtement) et d’un rythme marqué (ré-
pétitions) propres à la poésie.
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Correction de l’épreuve de langue française – Séquence
n°3
I- Communication
1. Identification du locuteur et du destinataire
Réponse :
Dans ce texte, c’est Hernani qui parle. Il s’adresse à Doña Sol, comme l’indiquent les
apostrophes directes « Dona Sol » et les marques de la deuxième personne (« toi », « tu
», « te »).
Justification :
— « Dona Sol, prends le duc, prends l’enfer, prends le roi ! » (apostrophe directe)
— « Oh ! par pitié pour toi, fuis ! » (emploi du pronom « toi »)
II- Morphosyntaxe
1. Ponctuation expressive et état d’esprit
Réponse :
La ponctuation expressive révèle un état d’esprit tourmenté, angoissé et passionné :
— Points d’exclamation nombreux (12 occurrences) : marquent l’intensité émotionnelle.
— Points de suspension (« je ne sais... ») : indiquent l’incertitude et le trouble.
— Interrogations rhétoriques (« Est-ce une destinée... ? ») : montrent le désarroi.
— Phrases exclamatives courtes (« Détrompe-toi ! ») : traduisent l’urgence et la passion.
2
2. Verbe à l’impératif et sa valeur
Réponse :
Verbe à l’impératif : « fuis » (répété plusieurs fois).
Valeur d’emploi : ordre chargé d’émotion, conseil pressant motivé par la protection. Her-
nani ordonne à Doña Sol de le fuir pour son propre bien, ce qui montre à la fois son amour
pour elle et sa conscience du danger qu’il représente.
III- Sémantique
1. Champs lexicaux de la mort et de l’angoisse
Réponse :
Champ lexical de la mort : « morts », « tombés », « funèbres », « sang », « malheur », «
abîme », « meurt »...
Champ lexical de l’angoisse : « haletant », « force qui va », « destin insensé », « contagion
», « ténèbres »...
Relation : Ces deux champs lexicaux sont étroitement liés car ils expriment la fatalité
qui pèse sur Hernani. L’angoisse provient de la conscience qu’il a d’être un porteur de
mort (« je porte malheur à tout ce qui m’entoure »). La mort est présentée comme une
conséquence inéluctable de son existence tourmentée.
IV- Rhétorique
1. Figure d’accumulation
Réponse :
Figure d’accumulation : « Monts d’Aragon ! Galice ! Estramadoure ! »
Valeur d’emploi : Cette énumération de noms de régions espagnoles sert à montrer l’éten-
due géographique du malheur causé par Hernani et à créer un effet d’amplification pathé-
tique.
3
2. Type de réplique et son rôle
Réponse :
Il s’agit d’une tirade (longue réplique ininterrompue).
Rôle dans le théâtre en général :
— Permet d’exprimer les sentiments profonds d’un personnage.
— Développe une argumentation ou une réflexion.
— Crée un moment de tension dramatique.
Rôle dans cet extrait :
— Exprime la souffrance et le destin tragique d’Hernani.
— Révèle son conflit intérieur entre son amour pour Doña Sol et sa conscience d’être
maudit.
— Prépare le dénouement tragique de la pièce.
Barème indicatif
Chaque question valait 2,5 points. Une réponse complète avec justification précise
mérite la totalité des points. Les réponses partielles ou peu justifiées peuvent obtenir
entre 0,5 et 2 points selon leur pertinence.
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Correction de l’Épreuve de Langue Française
I-COMMUNICATION : 5 pts
1. Éléments constitutifs de la situation d’énonciation dans la deuxième réplique
(Roehm) : 2,5 pts
— Émetteur : Roehm (représentant de l’administration coloniale allemande).
— Récepteur : Rudolf Dualla Manga Bell (chef local).
— Message : Proposition de déplacement/cession de terre, accompagnée de promesses
(indemnisation, avantages, éducation des enfants).
— Contexte : Une négociation ou confrontation idéologique entre la logique coloniale
et le lien ancestral du peuple à sa terre.
— Code : Langue française.
— (Justification implicite : La réplique s’adresse directement à Rudolf Dualla Manga
Bell, elle est prononcée par Roehm, et le contenu tourne autour de l’offre faite au
chef.)
2. Référent du texte et justification : 2,5 pts
— Référent : Le texte fait référence à l’opposition entre la vision coloniale (représentée
par Roehm) et la vision traditionnelle du lien entre le peuple et sa terre (représentée
par Rudolf Dualla Manga Bell). Il évoque spécifiquement le conflit autour de l’ex-
propriation des terres ancestrales des peuples indigènes par les puissances coloniales.
— Justification :
— Rudolf Dualla Manga Bell affirme que la terre est "sacrée", "héritée de nos pères",
où "nous devons laisser comme patrimoine à nos enfants", où "nos ancêtres (...)
sont nés et (...) sont enterrés". Cela montre l’attachement spirituel et ancestral
à la terre.
— Roehm propose un déplacement ("vous et votre famille ne serez pas déplacés"
- ironie ou proposition différente ?), offre de l’argent ("300.000 marks"), promet
des infrastructures ("embarcadères, routes, écoles, églises") et une éducation alle-
mande ("éducation princière"). Cela reflète la logique coloniale de compensation
matérielle et d’assimilation.
— L’argument de Roehm sur le fait que Rudolf Dualla Manga Bell est "un Blanc,
un vrai Blanc" montre la tentation de division ou de cooptation des élites locales.
— (L’élève doit identifier le conflit de valeurs et s’appuyer sur des extraits pertinents
montrant l’attachement à la terre vs. les offres/arguments coloniaux.)
II-MORPHOSYNTAXE : 5 pts
1. Deux temps verbaux dominants et leur valeur : 3 pts
2
— Futur simple : Exemples : "nous aménagerons", "nous y construisons" (construc-
tion future), "vous serez", "il faut coopérer", "nous allons faire", "iront rejoindre",
"recevront".
— Valeur : Exprime des actions ou états envisagés dans le futur, souvent des
promesses ou des projets.
— Présent de l’indicatif : Exemples : "nous ne saurions", "nous sommes", "vos vies
(...) sont indépendantes", "accosterons-nous ?", "il ouvre", "elle contient", "vous êtes".
— Valeur : Exprime des faits généraux, des vérités, des certitudes, des actions en
cours ou des questions. Le présent est utilisé pour des affirmations catégoriques
(nous ne saurions).
— (L’élève doit identifier clairement les temps et donner une valeur générale cohérente
avec leur usage dans le texte.)
2. Soit l’énoncé : « Nul n’en sera (...) digne de ce nom. »
a) Valeurs d’emploi de la virgule (,) : 1 pt
— Virgule après "Nul n’en sera" : marque une pause, souligne l’insistance sur le fait
qu’aucun Blanc ne sera choqué.
— Virgule avant "digne de ce nom" : introduit une précision, une restriction ou une
apposition (qualifiant ce "Blanc").
b) Effet de leur alternance : 1 pt
— L’alternance des virgules crée un rythme particulier, met en relief les éléments
de la phrase ("Nul n’en sera... scandalisé... car... vous êtes... un Blanc, un vrai
Blanc digne de ce nom"), soulignant l’argumentation raciste et paternaliste de
Roehm pour justifier son offre. Cela renforce le ton manipulateur ou confidentiel.
III-SEMANTIQUE : 5 pts
1. Champs lexicaux de la fermeté et des avances, leurs rapports et signification :
3 pts
— Champ lexical de la fermeté (Rudolf Dualla Manga Bell) : "nous ne saurions
nous résigner", "abandonner", "sacrée", "héritée", "patrimoine", "toujours", "nés", "en-
terrés", "doivent y être enterrés". Ce champ exprime la détermination, l’attachement
indéfectible à la terre ancestrale.
— Champ lexical des avances (Roehm) : "Tout est prévu", "nous aménagerons",
"construisons", "coopérer", "avantages", "ne serez pas déplacés", "300.000 marks",
"riche", "éducation princière". Ce champ exprime les offres, les promesses, les com-
pensations matérielles et sociales.
— Rapports et signification : Ces deux champs lexicaux sont en opposition directe.
Le premier exprime une résistance culturelle et spirituelle face à la perte de terre,
tandis que le second propose une compensation matérielle et une intégration (for-
cée ?) dans le système colonial. Leur association met en lumière le conflit central
du texte : conflit de valeurs entre tradition et modernité, attachement spirituel et
logique économique/utilitaire.
2. Adjectifs qualificatifs :
a) Signification : 1 pt
— Déplacés : Chassés de leur lieu habituel, contraints de quitter leur terre.
3
— Grandi : Élevé, formé (souvent dans un contexte culturel ou géographique
spécifique).
— Vrai : Authentique, conforme à l’idéal ou à la norme attendue.
— Riche : Possédant beaucoup d’argent ou de biens matériels.
b) Trait de caractère de Roehm : 1 pt
— Ces qualificatifs révèlent le mensonge, la manipulation et l’hypocrisie de
Roehm. Il utilise des termes apparemment positifs ("ne serez pas déplacés",
"grandi en Allemagne", "vrai Blanc", "riche") pour masquer la réalité de l’ex-
propriation et imposer sa vision coloniale, tout en flattant l’interlocuteur pour
obtenir son accord.
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Correction de l’Épreuve de Langue Française
Galop d’Essai N4
Moij’ai les mains sales
I. COMMUNICATION /5pts
1. Qui parle dans le texte ? A qui s’adresse-t-il ? Leur présence est-elle explicite
ou implicite. Justifiez votre réponse. (1pt)
— Réponse : Les deux personnages qui parlent dans ce texte sont Hugo et Hoederer.
Hugo s’exprime en premier, suivi de Hoederer. Hugo s’adresse implicitement à Hoe-
derer, et Hoederer s’adresse à Hugo. Leur présence est explicite car leurs noms sont
mentionnés avant leurs répliques (didascalie de théâtre).
2. Soit la phrase : « À quoi ça sert de lutter pour ..... leur bourrer le crâne ?
» Identifiez l’implicite (présupposé et sous-entendu) contenu dans cet énoncé ?
Quelle accusation cette phrase cache-t-elle ? (2pt)
— Réponse : Cette phrase contient plusieurs implicites :
— Présupposé : Il existe une lutte pour la libération des hommes. (Cela est posé
comme une vérité admise dans le contexte du dialogue).
— Sous-entendu : Le mensonge consiste à « bourrer le crâne » des camarades (leur
mentir, les manipuler).
— Accusation : Hugo accuse implicitement Hoederer (ou ceux qui pensent comme
lui) de vouloir mentir aux camarades, de mépriser ces derniers en les manipulant, ce
qui rendrait vaine la lutte pour leur libération. C’est contradictoire avec le principe
de libération.
2
II. MORPHOSYNTAXE /5pts
1. Identifiez les phrases interrogatives et exclamatives du texte. Précisez leurs
valeurs. Quels effets produisent-elles ? (1pt)
— Réponse :
— Interrogatives :
— « À quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes, si on les méprise
assez pour leur bourrer le crâne ? » (Hugo) : Interrogative partielle (complé-
ment), valeur argumentative/rhétorique. Elle met en évidence l’incohérence de
l’adversaire.
— « Est-ce que tu t’imagines que je la condamne ? » (Hoederer) : Interrogative par-
tielle (sujet), valeur argumentative/rhétorique. Elle sert à affirmer le contraire
de ce que pense Hugo (« Je ne la condamne pas »).
— « De quel droit condamnez-vous la politique du Régent ? » (Hugo) : Interroga-
tive partielle (complément), valeur argumentative/défensive. Hugo utilise cette
question pour attaquer la position de Hoederer.
— « Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? » (Hoederer) :
Interrogative partielle (sujet), valeur argumentative/rhétorique. Elle sert à af-
firmer que non, on ne peut pas gouverner innocemment.
— Exclamatives :
— « Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces. » (Hoederer) : Bien que syn-
taxiquement déclarative, cette phrase peut porter une intonation exclamative
marquant l’opposition forte à la phrase précédente de Hugo ("Tous les moyens
ne sont pas bons"). Elle exprime une affirmation catégorique.
— « Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes, je les ai plongées dans la merde
et dans le sang. » (Hoederer) : Ces phrases, surtout la seconde avec son in-
tensité, peuvent être perçues comme exclamatives. Elles expriment avec force
l’engagement révolutionnaire de Hoederer et son acceptation de la violence.
— Effets : Les interrogations servent principalement à argumenter, à défendre un
point de vue, à attaquer l’adversaire ou à mettre en lumière une contradiction. Les
énoncés (déclaratifs ou non) à valeur exclamative renforcent l’émotion, soulignent
des convictions profondes (engagement, opposition) et dynamisent le dialogue.
2. Donnez la nature grammaticale et la valeur du mot « si » dans la première
réplique du texte. (2pt)
3
— Réponse : Dans la phrase « À quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes, si
on les méprise assez pour leur bourrer le crâne ? », le mot « si » est une conjonction
de subordination. Sa valeur est conditionnelle. Elle introduit une proposition condi-
tionnelle exprimant l’hypothèse (mépriser les hommes) sur laquelle s’appuie l’argument
principal (la lutte serait alors vaine).
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IV. RHETORIQUE /5pts
1. A partir des indices précis, identifiez le genre et le type de ce texte. (1pt)
— Réponse :
— Genre : Le genre est le théâtre. Les indices sont la forme en répliques, la men-
tion des noms des personnages avant leurs interventions, et la référence explicite à
l’auteur (Sartre) et à l’œuvre (« les Mains sales, tableau 5, scène 3 »).
— Type(s) : Le type dominant est le dialogue argumentatif ou discussion phi-
losophique/politique. Les personnages s’opposent sur des idées fondamentales
(mensonge, morale, politique, moyens de l’action révolutionnaire) et cherchent à
convaincre l’autre et/ou le spectateur/lecteur. On peut aussi parler de débat idéo-
logique.
2. Soient ces paroles de Hoederer dans la dernière réplique : « Comme tu tiens
à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien,
reste pur ! » Quelle figure de style peut-on y relever ? Quel effet ce procédé de
style produit-il sur le lecteur ? (2pt)
— Réponse :
— Figure de style : La figure principale est l’anaphore (« Comme tu... » répété) et
l’apostrophe (« mon petit gars »). L’ensemble constitue une forme d’interpellation
renforcée.
— Effet : Ces procédés accentuent le ton provocateur, ironique et paternaliste
de Hoederer. L’anaphore renforce l’insistance sur la prétendue naïveté ou l’immatu-
rité d’Hugo concernant la pureté. L’apostrophe le désigne directement, le rabaisse.
Cela sert à mieux opposer les deux conceptions (pureté vs engagement réel) et à
mettre en lumière le cynisme ou le pragmatisme de Hoederer. Cela crée un effet de
confrontation vive et émotionnelle.
5
Correction de l’Épreuve de Langue Française
Collège de la Retraite - Février 2019
I- Communication (5 points)
1. Marques de subjectivité (2,5 points)
a) Relevé et classement (1,5 pt) :
— Explicites :
— "On s’est imaginé..." (jugement, opinion).
— "Il me semble que cela aussi est un système erroné." (expression de l’opinion
personnelle).
— "Je regretterai encore..." (expression d’un sentiment personnel).
— "Je sais qu’on dira..." (introduction d’une anticipation de réaction).
— "Je regretterai", "je sais" (verbes à la première personne exprimant l’opinion).
— Implicites :
— "changer en délassement toutes leurs études" (jugement sur une méthode).
— "Il me semble que cela aussi est un système erroné." (jugement négatif implicite
sur la méthode "s’amuser").
— "l’attention, faculté qui est beaucoup plus essentielle qu’une connaissance de
plus." (hiérarchisation des valeurs, jugement implicite).
— "je regretterai encore pour lui..." (désapprobation implicite de la méthode).
— "L’éducation faite en s’amusant disperse la pensée" (jugement négatif).
— "la peine en tout genre est un des plus grands secrets de la nature" (affirmation
dogmatique).
b) Effet de sens (1 pt) :
L’abondance des marques de subjectivité (je, il me semble, je regrette) indique que
l’auteure exprime un avis personnel, une prise de position argumentée. Cela renforce le
caractère polémique du texte : elle s’oppose à une idée reçue dominante sur l’éducation.
2
2. Présupposés et sous-entendus (2,5 points)
a) Analyse de l’énoncé (1,5 pts) :
— Présupposés :
— L’idée que l’enfant peut apprendre en s’amusant existe et est largement ré-
pandue (présupposition de l’existence de cette croyance).
— L’acquisition de connaissances est une finalité de l’éducation.
— Le développement de l’attention est une finalité de l’éducation.
— Il existe une opposition entre "apprendre en s’amusant" et "développer l’at-
tention".
— Sous-entendus :
— L’apprentissage par le jeu/le plaisir n’est pas le meilleur moyen d’apprendre
ou est inefficace.
— Le développement de l’attention est plus important que l’acquisition de connais-
sances spécifiques.
— L’effort est nécessaire à l’apprentissage (et donc l’ennui ou la difficulté le sont
aussi).
b) Intention du locuteur (1 pt) :
L’intention de Mme de Staël est de contester radicalement l’idée qu’il faut rendre
l’éducation ludique et agréable. Elle affirme que la finalité principale de l’éducation est
de développer l’attention chez l’enfant, ce qui passe nécessairement par l’effort et non
par l’amusement. Elle préfère une éducation exigeante.
3
2. Relation entre les propositions du dernier paragraphe (2,5 points)
a) Relation (1,5 pt) : La relation qui se répète est la coordination (liée par des virgules
ou des conjonctions de coordination comme "et"). Exemples :
— "L’éducation faite en s’amusant disperse la pensée et la peine en tout genre est
un des plus grands secrets de la nature."
— "L’esprit de l’enfant doit s’accoutumer aux efforts de l’étude comme notre âme à
la souffrance."
b) Effet de sens (1 pt) : La coordination permet d’opposer deux idées fortes ("l’éduca-
tion ludique disperse" vs "la peine est essentielle") et de les lier logiquement ("l’enfant
doit s’habituer à l’effort comme l’âme à la souffrance"). Cela renforce la netteté de
l’opposition et la force de l’argumentation.
4
IV- Rhétorique (5 points)
1. Éléments justifiant l’appartenance au type argumentatif (1,5 pt) :
— Présence d’une thèse claire : l’éducation par le jeu est erronée ; il faut développer
l’attention par l’effort.
— Argumentation structurée : opposition aux idées reçues ("on s’est imaginé..."), pré-
sentation de contre-arguments anticipés ("je sais qu’on dira...") et réfutation implicite.
— Utilisation de connecteurs logiques (si, comme, et) pour structurer le raisonnement.
5
,
1
, '
Noms : Prénoms:
Compétence visée:
Appréciation au niveau de la compétence Notes de l'évaluation
à cocher absolument)
Non En cours Acquis(A) Partie l . Partie 2 : Partie 3 : Partie 4 : Note
aCCluis(NA) d'aCCluisition(AB) totale /20
m
MARIANNE, (sortant de chez elle, un livre de messe à la main). (Cuita, l'aborde.)
Cuita. - Ma belle dame, puis-je vous dire un mot?
co
MARIANNE._ que me voulez vous?
Cuita._ Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous depuis un mois entier il
cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre. Son nom est Caelio ; il est d'une noble famille
et d'une figure distinguée.
a.
MARIANNE._ En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine, et
que s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage, j'en instruirai mon
ex
CAELIO._ Ah ! Malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir. Ah ! la plus cruelle de toutes les
femmes! Et que me conseilles-tu, Cuita? Quelle ressource puis-je encore trouver ?
su
CUITA._je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit. (Ils sortent._
Entrent Claudio et Tibia)
CLAUDIO._ Es-tu mon fidèle serviteur? Mon valet de chambre dévoué? Apprends que j'ai à me
venger d'un outrage.
Tibia._ Vous, Monsieur t
m
. co
xa
te
je
su
CORRECTION DE L’ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE
I. COMMUNICATION (5 Points)
1. Identifiez l’émetteur et le récepteur du texte, en relevant les indices
de leur présence. (2 pts)
• Émetteur : Cuita. Indices : « Cuita, l’aborde », « Cuita. – Plus dévote et plus or-
gueilleuse que jamais. » Cuita transmet un message de la part de Caelio à Marianne.
• Récepteur : Marianne. Indices : « Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ? », « Dites
à celui qui vous envoie... ». Cuita s’adresse directement à Marianne.
2
3. Relevez les phrases interrogatives puis indiquez les sentiments
qu’elles expriment. (2 pts)
• « Que me voulez-vous ? » (Marianne) : exprime l’étonnement, l’agacement.
• « Eh bien ! Cuita qu’il a-t-elle dit ? » (Caelio) : exprime l’impatience, l’attente anxieuse.
• « Et que me conseilles-tu, Cuita ? » (Caelio) : exprime le doute, la demande de soutien,
le désarroi.
• « Quelle ressource puis-je encore trouver ? » (Caelio) : exprime le désespoir, l’impuissance.
3
3. Recensez les didascalies du texte en précisant les informations
qu’elles véhiculent. (2 pts)
• « (sortant de chez elle, un livre de messe à la main). » : Informe sur l’action (Marianne
sort) et sur l’attribut (sa dévotion).
• « (Cuita, l’aborde.) » : Indique l’action et le contact entre les personnages.
• « (entrant) » : Indique l’entrée d’un personnage (Caelio) sur scène.
• « (Ils sortent.) » : Indique la sortie simultanée de personnages (Caelio et Cuita).
• « Entrent Claudio et Tibia » : Indique l’entrée de nouveaux personnages.
• Ces didascalies véhiculent des informations sur les mouvements scéniques, les atti-
tudes physiques, les entrées/sorties des personnages, contribuant ainsi à la mise en
scène et à la compréhension de l’action.
4
su
je
te
xa.
com
TC / TD - 2021/2022 Correction - Langue Française
I- COMMUNICATION (5 Points)
1. Relevez les marques de l’émetteur et du récepteur. Leur présence est-elle
explicite ou implicite ? Justifiez-vous par des indices textuels. (2,5 pts)
— Émetteur : L’enfant (Hindou). Sa présence est explicite.
— Indices : "Je perds toute contenance", "je me laisse tomber au sol", "je crie à mon
père", "Je supplie, sanglote de plus belle". L’utilisation répétée de la première
personne du singulier ("je") indique clairement qui parle ou relate les faits.
— Récepteur : Le père (Baaba). Sa présence est explicite.
— Indices : "conclut mon père", "Alors, je perds toute contenance et me laisse
tomber au sol, en sanglots. Mon père ne dit mot", "s’il te plaît Baaba", "Allez-y
fait à nouveau mon père". L’utilisation du vocatif "Baaba" et les actions du père
montrent à qui s’adresse le message.
2. Montrez le schéma de la communication de cet extrait. (1,5 pt)
— Émetteur : Hindou (narrateur/personnage)
— Message : La détresse face au mariage forcé et le refus de se marier avec Moubarack.
— Récepteur : Le père de Hindou (Baaba)
— Code : Langue française
— Canal : Oral (conversation directe dans le texte)
— Contexte : La cérémonie du mariage, moment où Hindou doit partir avec son futur
mari.
3. Identifiez les référents : textuel et situationnel de ce passage. (1 pt)
— Référent textuel : Le mot "Moubarack" dans la phrase "je ne veux pas me marier
avec Moubarack !" renvoie au nom propre "Moubarack" mentionné dans la phrase
précédente "Allez-y conclut mon père." (bien que le nom complet "Moubarack" appa-
raisse dans la réplique suivante, le lecteur comprend qu’il s’agit de la même personne).
— Référent situationnel : L’ensemble de la scène décrite (la tenue du mariage, la
demande de la main, la réaction d’Hindou) renvoie à la situation sociale et culturelle
du mariage forcé, particulièrement problématique pour les jeunes filles.
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TC / TD - 2021/2022 Correction - Langue Française
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TC / TD - 2021/2022 Correction - Langue Française
— "Qu’Allah vous accorde le bonheur gratifie votre foyer d’une progéniture nom-
breuse et de beaucoup de baraka ." (bénédiction, souhaits)
— Phrases interrogatives :
— "Mais qu’est-ce que tu racontes Hindou ?" (surprise, incompréhension)
— "JJe n’aime pas Moubarak. Je ne veux pas me marier avec lui." (bien que formulée
comme une affirmation, elle suit une question et exprime un refus catégorique)
— Sentiments véhiculés : Détresse, peur, supplication, refus (exclamatives et inter-
rogatives indirectes). Surprise, incompréhension (interrogative directe).
2. A quel type de texte avons-nous affaire ? Justifiez-vous. (1,5 pt)
— Type de texte : Extrait de roman (narratif).
— Justification : Le passage raconte un événement (la scène du mariage) avec des
personnages identifiables (Hindou, son père, Ramla, Moubarack), un contexte spatio-
temporel implicite, et une intrigue centrée sur un conflit (le refus du mariage). L’uti-
lisation de la narration (temps du récit, description des actions et des sentiments) et
du dialogue est typique du récit littéraire, notamment du roman.
3. Relevez dans le texte : trois énumérations. (1,5 pt)
— "gratifie votre foyer d’une progéniture nombreuse et de beaucoup de baraka ." (énu-
mération de souhaits/bénédictions)
— "ni honneur ni dignité." (énumération de valeurs perdues)
— "je crie a pleurer et je refuse obstinément de sortir." (énumération des réactions
d’Hindou)
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•
COLLEGE PRIVE MONGO BETI B.P 972 TEL. 22 68 62 79/ 33 20 67 23 YAOUNDE
Date: _
Compétence visée:
m
co
Que faut-il donc penser de cette éducation barbare qui sacrifie le présent à un
avenir incertain, qui charge un enfant de chaînes de toute espèce, et commence par le rendre
a.
misérable, pour lui préparer au loin je ne sais quel prétendu bonheur dont il est à croire qu'il ne
jouira jamais? Quand je supposerais cette éducation raisonnable dans son objet, comment voir
x
sans indignation de pauvres infortunés soumis à un joug insupportable et condamnés à des
travaux continuels comme des galériens, sans être assuré que tant de soins ne leur seront jamais
te
utiles! L'âge de._ la gaieté se passe au milieu des pleurs, des châtiments, des menaces, -de
l'esclavage. On tourmente le malheureux pour son bien, et l'on ne voit pas la mort qu'on
je
appelle, et qui va le saisir au milieu de ce triste appareil. Qui sait combien d'enfants périssent
victimes de l'extravagante sagesse d'un père ou d'un maître? Heureux d'échapper à sa cruauté
su
le seul avantage qu'ils tirent des maux qu'il leur a fait souffrir est de mourir sans regretter la
vie, dont ils n'ont connu que des tourments.
Hommes, soyez humains, c'est votre premier devoir; soyez-le pour tous les états,
pour tous les âges, pour tout ce qui n'est pas étranger à l'homme. Quelle sagesse y-a-t-il pour
vous hors de 1'humanité? Aimez l'enfance; favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct.
Qui de vous n'a pas regretté quelque fois cet âge où le rire est toujours sur les lèvres, et où l'âme
est toujours en paix? Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents la jouissance d'un temps
si court qui leur échappe, et d'un bien si précieux dont ils ne sauraient abuser? Pourquoi voulez
vous remplir d'amertume et de douleurs ces premiers ans si rapides, qui ne reviendront pas plus
pour eux qu'ils ne peuvent revenir pour vous? Pères, savez-vous le moment où la mort attend
vos enfants? ne vous préparez des regrets en leur ôtant le peu d'instants que la nature leur
donne: aussitôt qu'ils peuvent sentir le plaisir d'être, faites qu'ils en jouissent, faites qu'à
quelque heure que Dieu les appelle, ils ne meurent point sans avoir goûté la vie.
• •
1 COMMUNICATION (5 POINTS)
1- Fonnulez en une phrase la thèse défendue par Rousseau. Relevez trois arguments
présentés à l'appui de cette thèse 2 pts
2 Le texte a-t-il un récepteur? relevez les marques de sa présence l,Spt
3- Identifiez la fonction dominante du langage de notre passage. l,Spt
om
3- Relevez dans le texte les adjectifs qualificatifs à connotation négative. Justifiez
leur emploi. 2pts
111 .c
SEMANTIQUE (5 POINTS)
1 Montez les champs lexicaux de la contrainte et de l'emprisonnement, à partir de
xa
notre passage. Quel est leur rôle dans le texte? 3,Spts
. : 2- Quel est le type de raisonnement utilisé dans le texte? justifiez-vous l,Spts
te
212
CORRECTION DE L’ÉPREUVE DE LANGUE
FRANÇAISE
I. COMMUNICATION (5 points)
2
II. MORPHOSYNTAXE (5 points)
3
2. Type de raisonnement (1,5 point)
— Type : Raisonnement argumentatif/démonstratif avec une forte dimension émotionnelle.
— Justification (1 point) : Rousseau énonce sa thèse, la développe en accumulant des
arguments (description de la souffrance, interrogations rhétoriques, appels à l’humanité)
et en utilisant des procédés rhétoriques puissants (champs lexicaux négatifs, figures de
style). Il vise à persuader le lecteur en mêlant logique et pathos.
4
3. Fonction du texte et justification (1,5 point)
— Fonction : Convaincre et susciter la réflexion critique sur l’éducation.
— Justification (1 point) : Rousseau dénonce une pratique sociale (l’éducation oppressive)
qu’il juge inhumaine et nuisible. Il utilise un ton passionné, des arguments choisis et
des procédés stylistiques percutants pour amener le lecteur à remettre en question les
méthodes éducatives dominantes et à adopter une approche plus respectueuse de l’enfance.
5
su
je
te
xa.
com
su
je
te
xa.
com
Correction Complète de l’Épreuve de
Langue Française
I. Communication (5 points)
1. Qui parle dans cet extrait ? Justifiez votre réponse à l’aide
d’indices textuels et paratextuels précis. (2.5 pts)
Réponse :
L’énonciateur est un narrateur lyrique, probablement le poète lui-même (Guillaume Apol-
linaire), qui exprime des sentiments personnels. Les indices sont :
— Indices textuels :
— Utilisation de la première personne (« ma vie », « tes yeux »).
— Ton subjectif et émotionnel (« lentement s’empoisonne »).
— Indices paratextuels :
— Le texte est extrait du recueil Alcools (1913), connu pour son lyrisme et son
expression personnelle.
— Présent de l’indicatif :
— Valeur de vérité générale (« Le pré est vénéneux »).
2
— Description d’une scène (« Les vaches y paissant »).
— Participe présent :
— Valeur descriptive (« Lentement s’empoisonnent »).
— Imparfait :
— Valeur d’habitude ou de durée (« les vaches abandonnent »).
— Connecteurs :
— « Et » (addition) : relie les idées (« Et ma vie... s’empoisonne »).
— « Tandis que » (opposition) : contraste entre le chant du gardien et le départ des
vaches.
— Rôle : Structurer le texte et marquer les relations logiques (cause, opposition).
3
IV. Rhétorique (5 points)
1. Relevez deux comparaisons, une métaphore, une antithèse,
dans cet extrait et dites ce qu’elles traduisent dans l’énonciation.
(2.5 pts)
Réponse :
— Comparaisons :
— « Le colchique couleur de cerne et de lilas » (ressemblance visuelle).
— « tes yeux sont cette fleur-là » (liens entre les yeux et la fleur).
— Métaphore : « ma vie... s’empoisonne » (la vie assimilée à un poison).
— Antithèse : « joli en automne » vs « vénéneux » (opposition beauté/danger).
— Traduction : Ces figures expriment la mélancolie et la dualité des émotions.
Total : 20 points
Remarque générale : Le texte exploite des procédés poétiques pour évoquer des thèmes
universels (beauté, mort, cycle de la vie) avec une grande sensibilité. Les réponses doivent
s’appuyer sur des citations précises pour maximiser la note.
4
COLLEGE CATHOLIQUE BILINGUE. PERE MONTI
ANNEE SCOLAIRe 2021 - 2022
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milieu de cette assemblée suprême mais pas la profanation de ce lieu sacré et le blasphème de
nos morts vénérés dont l'esprit ne(repose dans cette marmite.
Le roi: Elle e~t la reine, Bob~
co
Bobolo: Elle~l'une des reines! Il y'ânuance. \
Lemba: Soit! Mais je n'entends pas être une reine qUi§d'Ornement'et qui n'a pour seuil
rôle que de donner des princes. J'entends assumer la totalité des responsabilités qui
a.
m'incombent. ----"': ('..
Le rremier notable: Majesté, je s~ écœuré de constater que tuf protèges plutôt ton
ex
.. _----'
Le deuxième notable: Majesté, moi je ne ~~~ qu'une chose: ta réponse définitive sur le
sort de Bitala. . .' '
et
1- COMMUNICATION /5points
1- a) Apartir des indices relevés et classés, déterminez l'émette\J.r et.le récepteur dans l'extrait:
Lemba : « Je ne partirai... je les représente»' , /2pts
b) Qu'elle relation ces interlocuteurs entretiemient -ils? /lpt
2- Soit l'extrait:« Majesté, laisseras -tu encore jaser longtemps cette fauvette. «
a) Décodez le contenu implicite (présupposé et sous~entendu) qui s'y dissimule. /lpt
b) Qu'est-ce qui justifie l'emploi de cet implicite? /lpt
IV-STYLISTIQUE/RHETORIQUE Spts
1- a) A partir des indices textuels et paratextuels, déterminez le type de texte. /1,5pt
b) Que vise l'auteur à travers ce type de texte? . /lpt
2- a) De quelle tonalité se charge le texte? Justifiez votre réponse au moyen de trois indices.
/1,5 pt
b) Qu'est-ce qui justifie cette tonalité? /lpt
om
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je
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Correction complète de l’épreuve de langue
française
Extrait de La marmite de Koka-Mbala de Guy Menga
I – COMMUNICATION (5 points)
1)
– a) Émetteur : Lemba. Récepteurs : les notables et le roi. (2 pts)
– b) Il s’agit d’une relation hiérarchique et conflictuelle. Lemba défie les conven-
tions patriarcales en prenant la parole. (1 pt)
2)
– a) Présupposé : Lemba est comparée à une « fauvette », c’est-à-dire quelqu’un qui
bavarde inutilement. Sous-entendu : elle doit se taire. (1 pt)
– b) L’implicite permet de dissimuler un mépris sous une image poétique et de main-
tenir une tension dramatique. (1 pt)
II – MORPHOSYNTAXE (5 points)
1)
– a) Phrase complexe : « Je ne partirai pas, même si sa majesté l’ordonnait. »
Outil de subordination : même si (1,25 pt)
– b) Elle exprime une opposition entre la volonté de Lemba et l’autorité du roi. (1,25
pt)
2)
– a) Temps verbal dominant : présent de l’indicatif.
Indices : « Je ne partirai pas », « Elles veulent », « Je les représente », etc. (1,5 pt)
– b) Le présent ici a une valeur d’énonciation : il rend la scène immédiate et vivante.
(1 pt)
2
– b) Cela traduit l’incrédulité face à l’audace de Lemba, qui bouleverse l’ordre établi.
(1,25 pt)
2)
– a) Champs lexicaux :
— Femme : reine, épouse, donner des princes, parole, représenter, subir.
— Tradition : esprit, morts vénérés, marmite sacrée, blasphème, conseil.
(1,5 pt)
– b) L’auteur confronte l’émancipation féminine aux traditions patriarcales. (1
pt)
2)
– a) Tonalité : polemique et dramatique.
Indices :
— Menace : « pays des ténèbres »
— Interpellation : « cette fauvette »
— Opposition vive entre les personnages
(1,5 pt)
– b) Cette tonalité souligne le conflit idéologique entre tradition et modernité. (1
pt)
3
Correction de l’Épreuve de LANGUE
I. COMMUNICATION
1. Qui parle dans le texte ? Sa présence est-elle implicite ou explicite ? (2 pts)
— Réponse : Un narrateur à la troisième personne parle dans le texte. Sa présence est
implicite. Il n’intervient pas directement, ne s’exprime pas à la première personne,
mais relate les faits et les pensées du personnage principal de manière extérieure.
— (1 pt pour l’identification du narrateur, 1 pt pour la qualification implicite/explicite
correcte avec justification).
2. Quel est le referent principal du texte ? Justifiez votre réponse à l’aide des
substituts pertinents tirés du texte que vous prendrez la peine de classer. En
déduire la fonction du langage dominante dans le texte. (3 pts)
— Réponse : Le referent principal du texte est la femme (ou la vieille femme). Elle est
désignée par divers substituts :
— Pronoms personnels : "Elle" (répétés à plusieurs reprises, notamment en début
de paragraphe : "Elle entretenait...", "Elle refusait...", "Elle acheta ce caveau...",
"Elle fit aménager...", "Elle venait voir...", "Elle finit par se rendre visite...").
— Pronoms possessifs : "sa soeur", "ses vieux os", "son propre corps", "son unique
sortie", "sa seule distraction", "elle-même", "son tombeau", "son nom".
— Déterminants démonstratifs : "Cette femme", "Ce fut son unique sortie...".
— Groupes nominaux : "Une véritable occasion s’offrait à elle".
— La fonction du langage dominante dans le texte est la fonction référentielle (ou
cognitive). Le texte vise principalement à informer le lecteur sur les actions, les pensées
et le comportement de cette femme, à lui décrire sa réalité.
— (1 pt pour l’identification du referent principal, 1 pt pour les substituts classés, 1 pt
pour la fonction du langage).
II. MORPHOSYNTAXE
1. Étudiez l’emploi du passé simple dans le texte. Quelle est la raison de son
usage ? Déterminez l’effet produit par son emploi. (3 pts)
— Réponse : Le passé simple est utilisé de manière majoritaire dans ce texte narratif.
— Raison de son usage : Il s’agit d’un temps littéraire utilisé traditionnellement
dans les récits pour raconter des actions achevées dans le passé, souvent succes-
sives, formant le fil de l’histoire. Il convient parfaitement au registre soutenu de
ce texte.
— Effet produit : L’emploi du passé simple contribue à créer un effet de distance
par rapport aux événements racontés. Cela renforce le caractère achevé des
actions et donne au récit une allure solennelle et définitive, correspondant à
la nature grave du sujet (la mort, les obsèques).
— (1 pt pour l’identification du temps, 1 pt pour la raison, 1 pt pour l’effet).
2
2. Indiquez la nature du mot « si » ainsi que sa valeur d’emploi dans le texte.
(2 pts)
— Réponse : Dans la phrase « Si presque tous les hommes sont capables de se servir
d’une grosse fortune, la difficulté commence quand la somme est petite », le mot « si
» est une conjonction de subordination. Sa valeur d’emploi est conditionnelle.
Il introduit une proposition conditionnelle exprimant une hypothèse (presque tous les
hommes sont capables...) qui sert de base à une conséquence (la difficulté commence...).
— (1 pt pour la nature, 1 pt pour la valeur).
III. SEMANTIQUE
1. Construisez le champ lexical de la mort dans le texte. A votre avis, quel
sentiment dégage son emploi chez le narrateur ? (2 pts)
— Réponse :
— Champ lexical de la mort :
— Mots directs : mort ("Près de la mort", "la mort abandonné à lui-même"),
tombeau ("son tombeau", "ce tombeau"), caveau ("caveau"), fosse ("la fosse
intérieure"), cimetière ("au cimetière"), os ("ses vieux os"), vieux (lié à la
fin de vie), expirer ("une concession venait d’expirer").
— Mots associés/connotés : solitude ("femme solitaire"), abandon ("laissée
sans fleurs", "abandonné à lui-même"), refuge ("se réfugiait"), disparition
(implicite).
— Sentiment dégagé : L’emploi du champ lexical de la mort dégage un sentiment
de mélancolie, de résignation et de solitude. Le narrateur semble observer la
fascination de la femme pour sa propre mort avec une certaine distance com-
passionnelle et une objectivité teintée de gravité.
— (1 pt pour le champ lexical, 1 pt pour le sentiment).
3
— somme (montant d’argent) / sommet (point culminant) ou sommeil (état) -
Le texte utilise "somme" (petite somme). Des paronymes seraient "sommet" ou
"sommeil".
— (0.5 pt par paronyme relevé et pertinent, en lien avec un mot du texte).
IV. STYLISTIQUE
1. Quelle figure de style retrouve-t-on dans la phrase « Près de la mort, elle
voulut abriter ses vieux os » ? À quelle catégorie de figures appartient-elle ?
(2 pts)
— Réponse : La figure de style présente est la métonymie.
— Explication : Le mot "os" est utilisé pour désigner le corps ou la personne
elle-même en mettant l’accent sur sa fragilité, sa mortalité. C’est un transfert
basé sur la contiguïté (la partie pour le tout ou l’effet pour la cause).
— Catégorie : Elle appartient à la catégorie des figures de sens (ou tropes).
— (1 pt pour l’identification de la métonymie, 1 pt pour la catégorie et l’explication).
4
su
je
te
xa.
com
Correction de l’épreuve de LANGUE
Terminales C/D/TI
Collège Mgr. F.X VOGT
I-COMMUNICATION (5 pts)
1. Indices de l’énonciateur et identification (2 pts)
— Indices : “Je pensai”, “je dirais”, “je n’avais jamais vue”, “J’évoquais”, “Je me
remis”, “Je lui répondis”, “Je t’aime”, “je suis heureux”.
— Qui parle : L’énonciateur est un personnage du récit, probablement le narra-
teur ou un personnage principal (le musicien amoureux d’Anatou).
— Présence : Sa présence est explicite, car il s’exprime à la première personne
et décrit ses actions et ses sentiments.
2. Référent principal (1 pt)
— Référent principal : Le texte fait principalement référence à Bossou.
— Justifications :
(a) “Je pensai à Bossou, l’invoquai dans mon cœur comme une divinité.”
(b) “...des sons que je dirais inexistants, en faisant voir des actes et des attitudes
du Sud selon Bossou.”
3. Fonction de langage dominante (2 pts)
— Fonction dominante : La fonction expressive (ou émotionnelle).
— Justification : Le texte exprime les sentiments intenses de l’énonciateur (amour,
admiration, émerveillement, bonheur). L’usage fréquent de la première per-
sonne (“je”, “mon âme”, “je suis heureux”) et des termes affectifs (“divinité”,
“amour”, “heureux de mourir”, “Anatou”) met en avant l’expression des émo-
tions personnelles.
II-MORPHOSYNTAXE (5 pts)
4 Emploi de l’imparfait et du passé simple (2 pts)
— Passé simple : Employé pour raconter des actions principales et successives
dans le récit (e.g., “Je pensai”, “invoquai”, “me remis”, “extirpais”, “évoquais”,
“appelait”, “bruissait”).
— Imparfait : Employé pour décrire des états, des situations de fond ou des
actions en cours (e.g., “Je dirais inexistants”, “réduits en murmures”, “tes yeux
avaient éveillé”).
2
5 Adjectif indéfini (1 pt)
— Adjectif indéfini : “des” (dans “des sons”).
— Équivalent : “certains” (certains sons).
6 Valeur des deux-points (2 pts)
— “Je ne sais pas, je ne sais pas. Anatou, fille de Fanikata et d’Tbaya ; tes beaux
yeux de velours ont éveillé dans mon âme des sentiments dont j’ignorais en moi
l’existence Je t’aime et je suis heureux de mourir...”
— Valeur : Introduction d’une explication ou d’une justification. Les
deux-points introduisent la réponse du narrateur, expliquant pourquoi il
ne sait pas comment il fait pour exprimer tant de choses.
— “Chaque vague dans son écroulement sur la grève appelait le nom de ma fiancée
le ressac bruissait doucement Anatou Anatou...”
— Valeur : Introduction d’une citation ou d’une énumération. Les
deux-points introduisent les mots répétés par le ressac, évoquant le nom
d’Anatou.
III-SEMANTIQUE (5 pts)
7 Champs lexicaux et rapport de sens (3 pts)
— Champ lexical de l’amour : amour, fiancée, yeux de velours, blottit, larmes,
heureux de mourir, fille de Fanikata et d’Tbaya.
— Champ lexical de la musique : pincer, lattes, sons, inexistants, murmures,
chuchotements, tōba.
— Rapport de sens : Ces deux champs sont étroitement liés. La musique devient
le langage de l’amour, le moyen par lequel le narrateur exprime ses sentiments
profonds pour Anatou. La musique évoque des images sensorielles (mer) et des
émotions (amour), créant une fusion entre l’art et le sentiment.
8 Objet “rangées de lattes de bambou” et utilité (2 pts)
— Objet : L’expression “rangées de lattes de bambou” renvoie très probablement
à un instrument de musique, comme un lamellaphone (ex : le tōba mentionné
plus loin, le sansa, le mbira). Il s’agit d’un instrument à percussion composé
de lames métalliques ou en bambou fixées sur une caisse de résonance.
— Utilité : Dans la vie, un tel instrument sert à produire de la musique, à
s’exprimer artistiquement, à communiquer des émotions (comme mon-
tré dans le texte), et peut avoir des fonctions rituelles ou sociales dans certaines
cultures.
IV-STYLISTIQUE (5 pts)
9 Type de texte et caractéristiques (3 pts)
— Type : C’est un texte narratif (ou littéraire).
— Caractéristiques :
(a) Narration : Il raconte une action ou une scène (le musicien jouant pour
Anatou).
3
(b) Première personne : Le récit est mené par un personnage participant
(“Je”).
(c) Description sensorielle : Utilisation de descriptions visuelles, auditives
et tactiles (sons, murmures, yeux de velours, blottissement).
(d) Expression des sentiments : Fort accent mis sur les émotions et les
sensations intérieures du narrateur.
10 Figure de style dans “je suis heureux de mourir” (2 pts)
— Nom de la figure : Oxymore.
— Catégorie : Figure de sens (ou d’opposition sémantique). Elle juxtapose
deux idées contradictoires : le bonheur (sentiment positif) et la mort (événe-
ment généralement perçu négativement), soulignant l’intensité de l’amour du
narrateur.
4
Correction de l’Épreuve de Langue Française
I. COMMUNICATION / 5 pts
1. a. Déterminer le réferent du texte :
Le texte fait référence principalement à la science et à la démarche scien-
tifique. Plus précisément, il s’agit de la conception actuelle de la science,
qui privilégie l’esprit critique, l’ouverture, l’incertitude et le provisoire plutôt
qu’une recherche d’une vérité absolue et définitive. Le texte aborde également
les rapports entre science et société, en répondant à certaines critiques adres-
sées aux scientifiques. (1,5
pt)
b. Position de l’auteur :
L’auteur défend une conception positive et nuancée de la science. Il
insiste sur ses qualités (esprit critique, ouverture) et relativise les critiques
qui l’accusent d’être sans cœur ou dangereuse, arguant que les vrais dangers
viennent d’autres sources (dogmatisme, fanatisme). (1 pt)
2. a. Sous-entendu de la phrase :
La phrase « les scientifiques ont renoncé à l’idée d’une vérité ultime et intangible
» sous-entend que la science ne prétend plus détenir une connaissance
absolue et définitive du réel. Elle reconnaît les limites de ses connaissances
et la provisionnalité de ses résultats. Cela s’oppose à une vision traditionnelle
de la science comme révélatrice d’une vérité unique et immuable. (1,5 pt)
b. Attitude des scientifiques :
Cette phrase révèle que les scientifiques adoptent une attitude humble, cri-
tique et réaliste vis-à-vis de la vérité. Ils acceptent que leurs connaissances
soient partielles, provisoires et sujettes à révision. (1 pt)
2
— Il y a : Verbe impersonnel "avoir" - Imparfait de l’indicatif.
— ont renoncé : Verbe "renoncer" - Passé composé de l’indicatif.
— attendrait : Verbe "attendre" - Conditionnel présent.
(1,5 pt)
b. Valeurs d’emploi :
— Imparfait ("Il y a") : Marque une action passée de longue durée ou un état
dans le passé. Ici, il sert de marqueur temporel pour introduire une action
passée achevée (passé composé).
— Passé composé ("ont renoncé") : Marque une action achevée dans le passé.
Ici, il indique une prise de position passée des scientifiques.
— Conditionnel présent ("attendrait") : Exprime une supposition, une hypo-
thèse. Ici, il indique une manière de penser passée (l’idée qu’ils avaient) de
manière indirecte.
(1 pt)
3
— Signification exacte : Cette figure sert à égaliser le niveau de malfaisance
ou d’imbécillité entre les scientifiques et tous les autres groupes de
la société. Elle démontre que ces traits négatifs ne sont pas spécifiques aux
scientifiques, mais sont une constante universelle. (2,5 pts)
2. a. Tonalité dominante :
— Tonalité : Didactique et défensive (ou apologétique).
— Indices : Utilisation de formulations argumentatives ("Car", "C’est aussi...",
"Rien n’est aussi..."), l’exposé de principes (esprit critique), la réponse ar-
gumentée aux critiques, le rappel de faits généraux pour relativiser.
(1,5 pt)
b. Effet recherché :
L’effet recherché est de convaincre le lecteur de l’innocuité relative des scien-
tifiques et de la valeur fondamentale de leur démarche, tout en instruisant
sur la nature réelle de la science et les vraies sources du danger (dogmatisme).
(1 pt)
4
, Collège privé Laïc la Dignité Année scolaire 2021-2022.
l ' Noms de l'élève . Classe 1"1e A/C/D
1
Compétence visée: l'élève devra répondre convenablement aux questions ci-dessous après lecture
attentive du texte.
~~: «
Hommes, soyez humains, c'est votre premier devoir; soyez- 'le pour tous les états, pour tous les âges, pour
tout ce qui n'est pas étranger à l'homme. Quelle sagesse y a-t-il pour vous de l'humanité? Aimer l'enfance
; favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct. Qui de vous n'a pas regretté quelques fois cet âge où
le rire est toujours sur les lèvres, et où l'âme est toujours en paix?
Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents la jouissance d'un temps si court qui leur échappe, et d'un
bien si précieux dont ils ne sauraient abuser? Pourquoi voulez-vous remplir d'amertume et de douleurs les
om
premiers ans si rapides qui ne reviendront pas plus pour eux qu'ils ne peuvent revenir pour vous? Père,
savez-vous les moments où la mort attend vos enfants? Ne vous préparez pas des regrets en leur ôtant le
peu d'instant que la nature leur donne: aussitôt qu'ils peuvent sentir le plaisir d'être, fait qu'ils en
jouissent, faites qu'à quelque heure que Dieu les appelle, ils ne meurent point sans avoir goûté la vie.·
.c
Jean Jacques Rousseau, Emile ou de l'Education
xa
1- COMMUNICATION /Spts
Il - MORPHOSYNTAXE. /Spts
1- Analysez logiquement la phrase. suivante: « Père, savez-vous les moments où la mort attend vos
enfants? 2pts
2- A quel temps sont conjugués les verbes de la dernière phrase du premier paragraphe? (Relevez le
verbe et le temps correspondant) dans le texte. Réécrivez- la au plus-que-parfait de l'indicatif. 3pts.
11I- SÉMANTIQUE. /Spts
1- a} Relevez dans le texte le champ lexical de l'humanité et celui des sentiments. 2pts.
2
— Dans cette subordonnée :
— Sujet : « la mort »
— Verbe : « attend » (3e pers. singulier, présent de l’indicatif)
— COD : « vos enfants »
3
2. Quelle connotation l’auteur donne-t-il à l’enfance ? Justifiez votre réponse
à partir des indices textuels. (2 pts)
— Réponse : L’auteur donne à l’enfance une connotation positive et précieuse.
— Justification :
— Il utilise des termes valorisants : « innocence », « aimable », « paix », « plaisir
», « jouissance ».
— Il évoque la brièveté de l’enfance (« un temps si court », « les premiers ans si
rapides ») pour souligner sa valeur.
— Il la présente comme une période de bonheur (« le rire est toujours sur les lèvres
», « l’âme est toujours en paix ») qu’il faut préserver.
— Il oppose l’enfance à l’amertume et à la douleur.
4
f
l , .
COLLEGE PRIVE MONGO BETI B.P 972 TEL. 22 68 62 791 33 20 67 23 YAOUNDE
Date : _
om
Noms &prénoms du parent: Contact du parent: Observation du parent: Date & signature
a .c
ex
Citoyens, c'en est fait de vous pour toujours, si vous ne courez pas aux annes, si
vous ne retrouvez cette valeur héroïque qui, le 14 Juillet et le 5 Octobre, sauvèrent deux fois la
France! volez à saint Cloud s'il en est temps encore, ramenez le roi et le dauphin dans vos murs.
et
Tenez-les sous bonne garde et qu'ils vous répondent des événements; renfennez l'autrichienne et
son beau-frère; saisissez-vous de tous les ministres et de leurs commis; mettez-les aux fers;
j
arrêtez l'état major, enlevez le parc d'artillerie de la rue verte, emparez-vous de tous les magasins
et moulins à poudre; que les canons soient répartis entre tous les districts.
Courez, courez, s'il en est encore temps encore, ou bientôt, de nombreuses légions
ennemies fondront sur vous, bientôt, vous verrez les ordres privilégiés se relever; le despotisme,
l'affreux despotisme reparaîtra plus fonnidable que jamais. Cinq à six cents têtes abattues vous
auraient assuré repos, Hberté et bonheur. Une fausse humanité a retenu vos bras et suspendu vos
coups. Elle va coûter la vie à des millions de vos frères.
1- COMMUNICATION 5PTS
1- Le texte a-t-il un récepteur? sa prése'nce est-elle explicite ou implicite?
justifiez-vous l,Spt
2- Identifiez en vous justifiant la tonalité en vigueur dans ce passage 2pts
3- Le texte a-t-il Wl émetteur? relevez ses marques l,Spt
1\2
· 11 MORPHO SYNTAXE 5PTS
1- Identifiez le temps et le mode verbal dominants puis justifiez leur emploi.
2pts
2- Relevez les phrases simples et les subordonnées relatives puis justifiez
leur emploi 3pts
ID SEMANTIQUE 5PTS
1- Montez le champ lexical de l'armée puis justifiez son emploi par l'auteur 2pts
2- Relevez les verbes d'action et de mouvement du texte puis justifiez leur emploi
l,Spt
3- Donnez les synonymes de : armes, valeur, dauphin. l,Spt
IV- RHETORIQUE 5PTS
1- A quel type de texte avons-nous affaire? justifiez-vous 1,5 pt
2- Donnez la fonction de ce type de texte en vous justifiant l,5 pt
3- Relevez dans le texte : deux énumérations et deux personnifications 2pts
om
.c
xa
te
je
su
Collège Privé Mongo Beti Épreuve de Langue Française
I- COMMUNICATION (5 pts)
1. Le texte a-t-il un récepteur ? Sa présence est-elle explicite ou implicite ? Justifiez.
(1 pt)
— Réponse : Oui, le texte a un récepteur. Sa présence est implicite. Le texte s’adresse
directement aux « Citoyens », ce qui désigne le public cible (les récepteurs) de manière
indirecte, sans mentionner un individu ou un groupe spécifique par nom.
2. Relevez les phrases simples et les subordonnées relatives puis justifiez leur em-
ploi. (3 pts)
— Phrases Simples :
— « Courez, courez, s’il en est encore temps encore... »
— « Une fausse humanité a retenu vos bras et suspendu vos coups. »
— « Elle va coûter la vie à des millions de vos frères. »
— (Justification : Ces phrases contiennent une seule proposition principale avec un verbe
conjugué. Elles permettent d’exposer des idées de manière directe et concise, renforçant
l’impact de l’appel.)
— Subordonnées Relatives :
— « ...qui, le 14 Juillet et le 5 Octobre, sauvèrent deux fois la France ! » (Relative expli-
cative)
2
Collège Privé Mongo Beti Épreuve de Langue Française
2. Relevez les verbes d’action et de mouvement du texte puis justifiez leur emploi.
(1,5 pt)
— Réponse :
— Verbes d’action/de mouvement : courir, sauver, voler, ramener, tenir, renfermer,
saisir, mettre, assurer, garder, arrêter, enlever, emparer, fondre, relever,
reparaître, abattre, retenir, suspendre, coûter.
— Justification : L’emploi massif de verbes d’action et de mouvement crée un rythme
soutenu, dynamique et urgent. Cela reflète l’agitation, la nécessité d’agir vite et
efficacement, et contribue à mobiliser l’auditoire par une prose enfiévrée et mobilisa-
trice.
3
Collège Privé Mongo Beti Épreuve de Langue Française
4
1
1
COLL~GE F-X. VOGT Année scolaire 202fJ-2021
! SITUATION SCOLAIPIE Wl
1 • 1 Département de Français SECOND CYCLE
28 septembre 2021.
CON"rROLE DE LANGUE FRANÇAISE
Niveau: TCDTi Durée: 2H
Texte:
Une autre preuve d'amour du prochain, continuait le missionnaire, c'était de respecter
son bien - le bien du prochain. Jésus lui-même, notre maître à tous, ne vécut-il pas sur terre
? Et quoique pauvre, toucha-t-il jamais au bien d'autrui? Combien les hommes s'éviteraient
de malheurs, de querelles, de disputes, de palabres s'ils prenaient exemple sur Notre Seigneur
Jésus-Christ dans leur vie quotidienne! Mais au lieu de cela que font-ils? Ils couchent avec les
femmes des autres. Ils battent leurs patrons et volent leur argent. Que ne méditent-ils sur les
om
années d'apprentissage de l'enfant Jésus dans l'atelier de Joseph son père ? ..
Banda dressa l'oreille. Sûr que ce missionnaire allait parler de Koumé.
Il le sentait venir. L'assistance s'était tue d'une façon à peu près absolue: on n'entendait
même plus de toux. Les gens s'attendaient à être informés: il était clair qu'ils le désiraient
ardemment.
c
a.
Il était du devoir de chaque chrétien digne de ce nom, continuait le prêtre, de révéler,
s'il le savait, où se cachait Koumé, le jeune homme qui avait agressé son patron, le très
respectable M. T..., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause de se 5
ex
largesses envers la mission catholique. Eh bien, ce saint homme venait tout simplement
d'expirer à l'hôpital des suites des coups cruels qu'il avait reçus la veille de Koumé et ries
autres jeunes gens. Mais c'était Koumé le vrai responsable, en un mot le meneur. Si queJqv/un
t
ici savait où Koumé se terrait, lui, révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'enter,ldre
je
après la messe et en secret. Que celui-là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tOIJS les
hommes. Sans compter que la loi civile punit fort sévèrement « la complicité tacite» (ce qu'il
1·
dit en français) c'est-à-dire...
su
Mais Banda ne J'écoutait déjà plus. D'ailleurs il ne tarda pas à terminer son disl.:ours, le
--#
prêtre. Aussit~t les gens se pressèrent aux portes pour sortir. Banda se perdit
intentionnellement dans la masse.
EZA BOTO, Ville Cruelle, CHAP X.
Questions:
Communication: (Spts)
l-Dans l'extrait on retrouve plusieurs émetteurs. Identifie-les tout en justifia'nt tes réponses,
par des indices du texte. Qu'est ce qui justifie cette pluralité de voix? (2,5 pts)
2-Relève deux présupposés et deux sous-entendus dans le passage suivant: « Une autre
preuve d'amour du prochain(...)c'était de respecter son bien -le bien du prochain. Quelle est
intention du locuteur à l'évocation de cet énoncé, en cette circonstance (2,Spts).
•
1 -,
Morphosyntaxe :(Spts)
1- Dans la phrase « Mais Banda ne l'écoutait déjà plus. », étudie le rôle du connecteur logique
en précisant sa nature, sa valeur logique et l'idée qui se dégage de son emploi dans ce
contexte. (2pts)
2-Fais une analyse des phrases du 1er paragraphe en distinguant les types de phrases et leurs
valeurs. Formule une interprétation qui coïncide avec les avis et sentiments du locuteur(3pts).
1- « le très respectable M. T...., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause
de ses largesses envers la mission catholique. » La phtase suivante révèle une attitude
vertueuse. Laquelle? Pourquoi le locuteur le souligne-t-il ? (2pts)
2-Comment comprends-tu ces propos: « Si quelqu'un ici savait où Koumé se terrait, lui,
révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'entendre après la messe et en secret. Que celui
là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tous les hommes. Sans compter que la loi civile
punit fort sévèrement « la complicité tacite ». Quelle(s) recommandation(s) et conseils se
om
glissent derrière les propos de l'homme d'église? (3pts)
l-Quels sont les procédés utilisés par l'homme d'église pour attirer l'attention de son
auditoire? Quelles sont ses attentes? .
c (2,Spts)
a.
2- EZA BOTO, l'auteur de l'extrait dénonce une situation. Laquelle? relève des indices du
texte pour justifier ta réponse. (2,Spts)
t ex
..
1
je
su
1
-------
l
Correction de l’Épreuve de Langue Française
Basée sur un extrait de Ville Cruelle d’Eza Boto
I. Communication (5 points)
1. Identification des émetteurs et justification :
Les émetteurs sont :
— Le missionnaire (révérend père Kolmann), identifiable par ses paroles directes.
— Le narrateur omniscient, qui relate les événements.
— Banda, dont les pensées sont rapportées indirectement.
La pluralité de voix met en lumière les tensions entre discours religieux et perception
individuelle.
2. Présupposés et sous-entendus :
— Présupposés :
— Il faut aimer son prochain.
— Il faut respecter le bien d’autrui.
— Sous-entendus :
— Ces principes sont souvent bafoués.
— Les fautes morales sont ciblées.
Intention du locuteur : rappeler les principes chrétiens pour mieux orienter vers une
dénonciation ciblée.
2
III. Sémantique (5 points)
1. Attitude vertueuse : générosité (largesses envers la mission).
Justification : met en valeur M. T. pour renforcer l’indignation envers Koumé.
2. Conseils implicites :
— Dénoncer Koumé pour l’amour du Christ.
— Respecter la loi sous peine de sanction.
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COLL~GE F-X. VOGT Année scolaire 202fJ-2021
! SITUATION SCOLAIPIE Wl
1 • 1 Département de Français SECOND CYCLE
28 septembre 2021.
CON"rROLE DE LANGUE FRANÇAISE
Niveau: TCDTi Durée: 2H
Texte:
Une autre preuve d'amour du prochain, continuait le missionnaire, c'était de respecter
son bien - le bien du prochain. Jésus lui-même, notre maître à tous, ne vécut-il pas sur terre
? Et quoique pauvre, toucha-t-il jamais au bien d'autrui? Combien les hommes s'éviteraient
de malheurs, de querelles, de disputes, de palabres s'ils prenaient exemple sur Notre Seigneur
Jésus-Christ dans leur vie quotidienne! Mais au lieu de cela que font-ils? Ils couchent avec les
femmes des autres. Ils battent leurs patrons et volent leur argent. Que ne méditent-ils sur les
om
années d'apprentissage de l'enfant Jésus dans l'atelier de Joseph son père ? ..
Banda dressa l'oreille. Sûr que ce missionnaire allait parler de Koumé.
Il le sentait venir. L'assistance s'était tue d'une façon à peu près absolue: on n'entendait
même plus de toux. Les gens s'attendaient à être informés: il était clair qu'ils le désiraient
ardemment.
c
a.
Il était du devoir de chaque chrétien digne de ce nom, continuait le prêtre, de révéler,
s'il le savait, où se cachait Koumé, le jeune homme qui avait agressé son patron, le très
respectable M. T..., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause de se 5
ex
largesses envers la mission catholique. Eh bien, ce saint homme venait tout simplement
d'expirer à l'hôpital des suites des coups cruels qu'il avait reçus la veille de Koumé et ries
autres jeunes gens. Mais c'était Koumé le vrai responsable, en un mot le meneur. Si queJqv/un
t
ici savait où Koumé se terrait, lui, révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'enter,ldre
je
après la messe et en secret. Que celui-là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tOIJS les
hommes. Sans compter que la loi civile punit fort sévèrement « la complicité tacite» (ce qu'il
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dit en français) c'est-à-dire...
su
Mais Banda ne J'écoutait déjà plus. D'ailleurs il ne tarda pas à terminer son disl.:ours, le
--#
prêtre. Aussit~t les gens se pressèrent aux portes pour sortir. Banda se perdit
intentionnellement dans la masse.
EZA BOTO, Ville Cruelle, CHAP X.
Questions:
Communication: (Spts)
l-Dans l'extrait on retrouve plusieurs émetteurs. Identifie-les tout en justifia'nt tes réponses,
par des indices du texte. Qu'est ce qui justifie cette pluralité de voix? (2,5 pts)
2-Relève deux présupposés et deux sous-entendus dans le passage suivant: « Une autre
preuve d'amour du prochain(...)c'était de respecter son bien -le bien du prochain. Quelle est
intention du locuteur à l'évocation de cet énoncé, en cette circonstance (2,Spts).
•
1 -,
Morphosyntaxe :(Spts)
1- Dans la phrase « Mais Banda ne l'écoutait déjà plus. », étudie le rôle du connecteur logique
en précisant sa nature, sa valeur logique et l'idée qui se dégage de son emploi dans ce
contexte. (2pts)
2-Fais une analyse des phrases du 1er paragraphe en distinguant les types de phrases et leurs
valeurs. Formule une interprétation qui coïncide avec les avis et sentiments du locuteur(3pts).
1- « le très respectable M. T...., bien connu et très estimé de tous les chrétiens du pays, à cause
de ses largesses envers la mission catholique. » La phtase suivante révèle une attitude
vertueuse. Laquelle? Pourquoi le locuteur le souligne-t-il ? (2pts)
2-Comment comprends-tu ces propos: « Si quelqu'un ici savait où Koumé se terrait, lui,
révérend père Kolmann, se ferait un devoir de l'entendre après la messe et en secret. Que celui
là le révèle, par amour pour le Christ, et pour tous les hommes. Sans compter que la loi civile
punit fort sévèrement « la complicité tacite ». Quelle(s) recommandation(s) et conseils se
om
glissent derrière les propos de l'homme d'église? (3pts)
l-Quels sont les procédés utilisés par l'homme d'église pour attirer l'attention de son
auditoire? Quelles sont ses attentes? .
c (2,Spts)
a.
2- EZA BOTO, l'auteur de l'extrait dénonce une situation. Laquelle? relève des indices du
texte pour justifier ta réponse. (2,Spts)
t ex
..
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je
su
1
-------
l
CORRECTION COMPLÈTE DE LÉPREUVE DE LANGUE FRAN-
ÇAISE
I. COMMUNICATION (5 POINTS)
2
II. MORPHOSYNTAXE (5 POINTS)
Question 1 (2 pts)
Question 2 (3 pts)
Question 1 (2 pts)
Question 2 (3 pts)
Recommandations du prêtre :
1. Dénonciation : Incite à révéler la cachette de Koumé "par amour pour le Christ".
2. Menace implicite : Rappelle la punition légale pour "complicité tacite", mêlant
morale religieuse et loi civile.
3. Appel à la collaboration : Promet un entretien "en secret", jouant sur la peur et
la culpabilité.
3
IV. RHÉTORIQUE DES TEXTES (5 POINTS)
CONCLUSION
Cette correction met en lumière les stratégies discursives du prêtre, la critique sociale
de l’auteur, et les procédés linguistiques utilisés. Les réponses s’appuient sur des indices
textuels précis pour justifier chaque analyse.
4
COLLEGE VOGT ANNEE SCOLAIRE
202112022
1
j
DEPARTEMENT DE SITUATION SCOLAIRE N°4 'II DATE D'EVALUATION: "
j FRANÇAIS 05 MARS 2022
LANGUE~I----C-O-E-F-F--:-l---~
!
EPREUVE DE
NIVEAU: TLES C, D ET TI
FRANÇAISE. 1 J
LE MESSAGER
Et vous Hottennan, pas un seul membre du Cercle d'émeraude, des Aigles aux
patriarches n'a cru à votre innocence. Vous savez ce que vous êtes: un usurpateur. On cherchera
l'institution publique dont vous n'avez pas tiré parti. Le gouvernement, l'Assemblée, le Sénat, le
Conseil économique vous ont couvert d'honneurs, la police vous protégeait. L'Université,
m
l'Académie ont chanté vos découvertes. Vous étiez un monument, on vous a déboulonné. Ceux
qui vous ont aimé, admiré, adulé, redouté ragent d'avoir eu affaire à un imposteur. Le comble,
c'est que vous avez eu accès aux secrets qui nous pennettent de dominer le monde. Malgré tous
co
ces crimes, nous vous accordons le bénéfice du doute. Vous signerez vous-même votre
condamnation. Sellez votre cheval le plus rapide. Choisissez votre route. Si vous réussissez à
traverser le Grand Fleuve avant cinq heures vous aurez la vie sauve. Dans le cas contraire, à
.
partir de cette heure, n'importe quel Blanc aura le droit et le devoir de vous abattre. Dehors les
xa
paris sont ouverts sur la route que vous prendrez et sur l'anne éventuelle de votre punition.
Bonne chance et que Dieu vous garde
LE CERCLE D'ÉMERAUDE
te
LE NOTAIRE
Accepterons-nous cette parodie de justice?
su
l,
1
COMMUNICATION /5pts
1) Relevez les indices de l'émetteur et du récepteur de ce' texte en prenant soin de les
classer d'après leur nature. À qui renvoient respectivement ces indices? Que peut-on en
déduire? 2.5pts
•
2) Quel est le référent textuel de la 1ére réplique du Messager? Comment appelle.;t-on
techniquement cette réplique? À Quoi sert-elle? 2 .5pts
PMe lsurZ
MORPHOSYNTAXE /5pts
1) Soit l'extrait: « Malgré tous ces crimes ..... bonne chance et Dieu vous garde ». Relevez
les verbes en les classant par temps et modes de conjugaison. Donnez la valeur des deux
temps verbaux dominants. 2.Spts
2) Repérez les deux points, le point d'exclamation et les points d'interrogations présents
dans ce texte. Analysez-les et donnez leurs valeurs d'emploi. 2.Spts
SÉMANTIQUE / 5pts
1) Reconstituez les champs lexicaux des honneurs et de la chute. Quelle serait l'idée
générale de ce texte? 3pts
2) De quelles connotations se charge l'extrait ci- après: « Ceux qui vous ont aimé ..••.
imposteurs» ? Quelle image avez-vous du personnage dont on parie dans cet extrait?
2 pts
RHÉTORIQUE / 5pts
m
1) Quelle figure de style est contenue dans l'avant dernière phrase du texte? Quel serait le
trait de caractère du personnage auteur de ces propos. 2pts
co
2) a. Relevez une stichomythie dans ce texte, pourquoi l'emploie-t-on ? Dans quel type de
texte la retrouve-t-on? l.Spt
b. Quelle serait la tonalité de ce passage? Justifiez votre réponse par des indices
textuels. 1.5 Pt
x a.
te
je
su
j
1
1 '"
ao." . ~
Page 2 sur 2
Correction complète de l’épreuve de langue française
COMMUNICATION / 5 points
1) Relevez les indices de l’émetteur et du récepteur de ce texte
en prenant soin de les classer d’après leur nature. À qui renvoient
respectivement ces indices ? Que peut-on en déduire ? (2.5 pts)
Indices de l’émetteur :
— « LE CERCLE D’ÉMERAUDE » : Nom du groupe émetteur, marque une autorité
collective.
— « LE MESSAGER » : Personnage qui transmet le message, représente le Cercle
d’Émeraude.
— « LE NOTAIRE » : Intervient pour questionner la justice du Cercle.
Indices du récepteur :
— « Hotterman » : Destinataire principal, accusé d’usurpation.
— « Suzanne » et « Judith Hotterman » : Autres destinataires indirects, impliquées
dans la décision.
Déductions :
— Le Cercle d’Émeraude exerce un pouvoir absolu et se place en juge.
— Les récepteurs sont soumis à une décision arbitraire, marquée par la menace et
l’injustice.
2
MORPHOSYNTAXE / 5 points
1) Relevez les verbes en les classant par temps et modes de conju-
gaison. Donnez la valeur des deux temps verbaux dominants. (2.5
pts)
Verbes :
— Passé composé : « avez eu accès », « avez tiré parti », « ont chanté », « avez signé
» → Actions achevées, bilan accusateur.
— Présent : « accordons », « sauve », « prendrez », « aurez » → Actions en cours,
menace immédiate.
— Impératif : « Sellez », « Choisissez » → Ordres.
— Futur simple : « réussirez », « aurez » → Conséquences hypothétiques.
Valeurs dominantes :
— Passé composé : Insiste sur les actions passées pour accabler Hotterman.
— Présent : Met en relief l’urgence et la menace actuelle.
SÉMANTIQUE / 5 points
1) Reconstituez les champs lexicaux des honneurs et de la chute.
Quelle serait l’idée générale de ce texte ? (3 pts)
Honneurs : « couvert d’honneurs », « protégeait », « chanté vos découvertes », « monu-
ment ».
Chute : « usurpateur », « déboulonné », « imposteur », « crimes », « condamnation ».
Idée générale : La déchéance d’un homme puissant accusé d’imposture, illustrant l’ar-
bitraire du pouvoir.
3
— Image du personnage : Hotterman est perçu comme un manipulateur dont la
réputation est détruite.
RHÉTORIQUE / 5 points
1) Quelle figure de style est contenue dans l’avant-dernière phrase
du texte ? Quel serait le trait de caractère du personnage auteur
de ces propos ? (2 pts)
— Figure de style : Métaphore (« Nous savons gommer les exceptions » = éliminer
les indésirables).
— Trait de caractère : Autoritaire, raciste, implacable.
Total : 20 points
— Communication : 5 pts
— Morphosyntaxe : 5 pts
— Sémantique : 5 pts
— Rhétorique : 5 pts
Remarque : Les réponses sont synthétiques mais couvrent tous les aspects demandés.
Pour une analyse plus détaillée, des exemples supplémentaires pourraient être ajoutés.
4
,''''colliGE'PRIVE BILINGUE MONTESQUIEU REPUBLIC Of CAMI:.ROUN
m
contraire; è~ vous imposant une route déterminée, Us pensent plus.à vous qu'à eux.
Les 'vieux sont plutôt malheureux, imaginez un homme qui, encore très riche hier, se trouve
co
. aujourd'hui sans ri.en., On lui antlonce que ses richesses n'ont plus de saveur ,; ses greniers
sont pleins dernil, on lui dit que le mil ne vaut plus rien. [...] et cela, sans préparation aucune,
avec'la brutalité. d'lllle pluie d'été; les vieux
. gent
cet homme là. Hier encore on croyait en
xa
eux, on croyait'en eux, on croyait à ~eUr parole; on adorait leur dieu;
- Aujourd'hui, on' crie sur les toits que rien de c,e qui leur était cher ne mérite notre attention.
Les .vieux sont au désarroi et vous, vous leS. décevez,_ .car ce qu'ils attendaient de vous,
te
c'étaient des gestes de consolation, une initiation prudente et sage au système qui s'impose à
eux })
je
---:.-...-
Ir
QUESTIONS
1- Communication
l.a) A l'aide d'ïndièes textu~l~ préois identifiez JI émetteur de ce texte (l,5pt)
b)Sa présence est-elle'e~'plicite ou implicite 7 Justifiez votre réponse (lpt)
2. a), En vous'fondant sUr les indices préGis,ldentifiez la fonction dulangage
dominante dans la premiè,-e phras.e du texte. (lpt)
b) Déterminez son .rôle 'dans la stratégie, de l'auteur (lpt)
' '
11- MORPHOSYNTAXE
om
la) A partir d~un relevé,d'lndicesprécis identifiez les temps verbaux présents
dar1's--té dernier paragraphe (1.5pt)
. . ." .~.
1tI- SEMANTIQUE:
la) Construisez les champs lexicaux du'prestige et celui de la déchéance (2pts)
àsso~iation par rapport à l'état d'esprit du locuteur? (O,5pt)
te
b) Que traduifleur
2a) Après avoir expliqué I~s mots «cons'olation » et initiation », dites s'ils sont
je
la) Etüdié~,la figure de stylé contenue dans l'extrait « avec une brutalité d'une
pluie d'été » (1,5pt)
b) Quel eff~t de sens proctuit-efle (lpt) , ,.
2a) Apartir d'indices textuels et para textuels précis donnez le type auquel
.apparti~ntc~ text,e {1,5pt) .
b) Quelle est la'fonction qui y' domine 7 (lpt)
Correction complète de l’épreuve de langue française
I- Communication
1.a) Identification de l’émetteur
L’émetteur de ce texte est un locuteur qui s’adresse directement à un auditoire, comme
en témoignent les indices suivants :
— Pronoms personnels : « vous » (lignes 1, 4, etc.) et « je » (ligne 1).
— Impératif : « Écoutez-moi » (ligne 1).
— Tonalité persuasive : le locuteur cherche à convaincre son auditoire de reconsiderer
leur attitude envers les « vieux ».
Réponse : L’émetteur est un narrateur ou un personnage qui s’exprime à la première
personne et s’adresse à un groupe.
II- Morphosyntaxe
1.a) Temps verbaux du dernier paragraphe
— Passé composé : « a annoncé », « a vécu » (actions achevées).
— Présent de vérité générale : « sont », « mérite » (faits actuels ou permanents).
— Imparfait : « croyait », « adorait » (actions passées répétées ou descriptions).
2
III- Sémantique
1.a) Champs lexicaux
— Prestige : « richesse », « greniers pleins », « adorait leur dieu », « croyaient en eux
».
— Déchéance : « sans rien », « ne vaut plus rien », « désarroi », « décevez ».
IV- Stylistique
1.a) Figure de style
— Comparaison : « avec la brutalité d’une pluie d’été ».
— Effet : Met en relief la soudaineté et la violence du changement subi par les « vieux
».
Note : Cette correction suit les barèmes indiqués (points attribués par question). Les
réponses sont concises et précises, conformes aux attentes d’une évaluation scolaire.
3
COLLEGE PRIVE LAïc LES PHARAONS SEQUENCE W3
BP : 4691 YAOUNDE TEL. : 242890507 CLASSE: Tle CD
DEPARTEMENT DE FRANCAIS Examinateur: Mme TCHINDA
Année scolaire: 2021/2022
Coef : Durée: 2h
DEUXIEME EVALUATION DU PREMIER TRIMESTR;
EPREUVE DE LANGUE FRANCAISE
TEXTE: Argent et pouvoir 1
Il est hors de question que je cautionne ce pd>int de vue selon lequel l'argent confère tous
les pouvoirs à ceux qui le possèdent. Je ne nie pas à l'agent cette valeur utilitaire qui lui
reconnaît d'ailleurs toute société humaine sortie d~s systèmes primitifs du troc, qui régissait
autrefois les échanges. Je suis d'accord que, si l'ot; ne dispose pas de ressources financières
évidentes il devient quasi impossible de sUï'ivre dans une société essentiellement
mercantiliste. Et c'est dans cette perspective que jr t'encourage à t'appliquer dans tes études,
afin de trouver plus tard un emploi stable et rémunerateur. Car, s'il te manque ce minimum vital
qui contribue au bien-être quotidien de tout hom~ dans la société, le manque d'argent peut
alors ouvrir le champ à des comportements et à d~s actes répréhensibles. Mais suffit-il d'avoir
l'argent pour détenir le spectre du pouvoir? . •
S'il est vrai que l'argent exerce un po~voir d'intervention réel dans les circuits
m
d'échanges économiques, est-il vérifié que· l'argent puisse octroyer une stabilité psychologique
à ceux qui le possèdent? En fait, le discours financier, il me semble, reste muet devant un
cœur assoiffé d'amitié, d'amour, d'affection. De même, les forteresses monétaires perdent très
co
vite leur résistance devant les assauts les plus pers!istants de la maladie qui, nonobstant parfois
toutes les interventions des médecines les plus chèrement sollicitées, aboutit inexorablement à
la mort. Par ailleurs, le bouclier financier vole très viite en éclat devant la charge hargneuse des
a.
forces occultes qui, très souvent, semblent insensible au pouvoir de l'argent. Sinon comment
expliquer que ton cousin Salou ait réussi à se faire. bouffer par les sorciers du village alors qu'il
1
n'avait cessé de leur offrir des chèvres, des porcs et même des bœufs, dans le but d'asseoir
ex
1·
1- COMMUNICATION ' .
1.
t.
Après avoir relevé les indices textuels et paratextuê s, dis qui parle dans ce texte et à qui il s'adresse.
j
(3pts)
su
~: :::~~;~~;~;;;::::it~:2~'ac:::~:t::::til~:~
(2pts)
pertinents et donne leur valeur d'emploi
IV- RHETORIQUE 1
I- COMMUNICATION
1. Identification de l’émetteur et du destinataire
— Qui parle ? L’auteur du texte, Jean Jacques Didier ONANA AWANA (indice pa-
ratextuel : signature en fin de texte). Il s’exprime à la première personne ("je",
"moi").
— À qui s’adresse-t-il ? À son fils ou à un jeune proche (indices textuels : "je t’en-
courage", "ton cousin Balou").
— Justification : Le ton est paternaliste et conseilleur, avec des références personnelles
("ton cousin").
II- MORPHOSYNTAXE
1. Connecteurs logiques et leurs valeurs
— "Mais" (ligne 7) : Valeur d’opposition (contredit l’idée précédente).
— "Par ailleurs" (ligne 12) : Valeur d’ajout (introduit un nouvel argument).
2
3. Temps verbal dominant et sa valeur
— Temps dominant : Présent de l’indicatif.
— Valeur : Le présent est utilisé pour exprimer des vérités générales et rendre l’argu-
mentation intemporelle.
III- SEMANTIQUE
1. Champ lexical dominant et problématique
— Champ lexical : "argent", "pouvoir", "échanges économiques", "forteresses moné-
taires", "bouclier financier".
— Problématique : L’argent est-il synonyme de pouvoir absolu ?
2. Hyperonyme et antonyme
— a) Hyperonyme de "chèvres, porcs, bœufs" : "animaux domestiques" ou "bétail".
— b) Antonyme de "cautionne" : "rejette" ou "condamne".
IV- RHETORIQUE
1. Caractère argumentatif du texte
— a) Thèse défendue : L’argent ne confère pas tous les pouvoirs (ligne 1 : "je ne
cautionne pas. . .").
— b) Argument + exemple :
— Argument : L’argent ne peut acheter l’amour ou la santé (lignes 10–12).
— Exemple : Le cousin Balou, malgré ses offrandes, a été vaincu par les "sorciers"
(lignes 15–17).
— c) Stratégie : L’auteur utilise des exemples concrets et des contre-arguments pour
réfuter la thèse adverse.
2. Figure de style
— Métaphore : "Les forteresses monétaires perdent leur résistance".
— Justification : Comparaison implicite entre l’argent et une forteresse (image de
force vaincue par la maladie).
3
Barème indicatif (sur 20 points)
— I- Communication : 5 pts
— II- Morphosyntaxe : 5 pts
— III- Sémantique : 5 pts
— IV- Rhétorique : 5 pts
Remarque : Les réponses doivent être précises et bien justifiées pour obtenir la totalité
des points.
4
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Correction complète - Épreuve de langue française
Extrait : Henri Lopez, Tribaliques, Ed. CLÉ
I. Communication (5 pts)
Indices précis :
Justification : Le récit est mené à la première personne, nous avons accès aux pensées, sentiments et
réflexions intimes du narrateur-personnage.
Sous-entendu : Le narrateur était passionné par ses études ; il était très investi dans son travail
intellectuel au point d'en oublier le temps qui passe.
Propositions :
"Les autres étaient chargés d'amener les boissons et les cavalières" → Proposition indépendante
Justification : Il ne désigne pas la maigreur physique mais signifie "insuffisantes, modestes" en parlant
des bourses d'études.
Justification : L'Afrique est présentée comme une personne capable de "rire", "chanter" et "se laisser
surprendre".
Indices :
1 NIVEAU:
i TERMINALES C, D TI
Il' ÉPREUVE DE
FRANÇAISE_
LAN~UE
Il' COEFF: 1 .'_ 1
1 DURÉE: 2 H \1 1
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TEXTE:
om
Au loin, un tam-tam retentit. Une rumeur sourde nous parvient. Il était indéniable qu'une
grande manifestation nous attendait.
"
Le village fut enfin en vue. Il régnait un remue-ménage qui ne devait pas être coutumier.
.c
Une mer humaine avait envahi la place du village. Les cris stridents des femmes retentirent.
Elles criaient la main contre la bouche. On aurait cru entendre la sirène de la scierie
xa
américaine de Dagan. La foule se fendit pour laisser passer la voiture qui s'immobilisa devant
un parasolier fraichement élagué, au sommet duquel flottait un drapeau français. Un vieillard,
au. dos arrondi eJ au visage aussi ridé qu'un derrière de tortue, ouvrit la portière. Le
te
1
commandant lui serra la main. L'ingénieur lui tendit aussi la sienne. Les femmes se mirent à
crier de plus belle. Un gaillard coiffé d'une chéchia rouge cria: «silence! ». Bien qu'il fût
je
\ . Le chef pOliait un dolman kaki. Sur les manches duquel on avait dû coudre à la hâte ses
su
j
écussons rouges barrés de galons argentés. Un bout de fil blanc pendait à chaque manche. Un
homme entre deux âges, qui portait une veste de pyjama par-dessus son pagne, cria « Fisk ! ».
Une trentaine de marmots, que je n'avais pas distingués jusque-là, s'immobilisèrent au garde
à-vous.
Les élèves s'avancèrent devant le commandant. Le moniteur indigène cria encore: «Fisk 1».
\' . Les enfants semblaient complètement affolés. Ils se serraient comme des poussins apercevant
J'ombre d'1ill charognard. Le moniteur donna le ton, puis battit la mesure. Les élèves
chantèrent d'une seule traite dans une langue qui n'était ni le français ni la leur. C'était un
étrange baragouin que les villageois prenaient pour du français et les français pour la langue
indigène. Tous applaudirent.
1 - COMMUNICATION 15PTS
1-a- En t'appuyant sur des indices précis, dis qui parle dans ce texte. (1.5 Pts)
1- Étudie les temps verbaux du texte: relève-en les occurrences ;détermine les temps
verbaux dominants et donne leur(s) valeur(s)d'emploi. (2.5Pts)
om
2-a- Dans le deuxième paragraphe du texte, analyse la structure de laphrase
dominante.(1.5Pts)
2-b-Quel est l'effet de sens produit par l'emploi de cette structure? (1Pt)
1-1)- Quels effets le narrateur veut-il tirer de ces différents emplois? (1 Pt)
te
l-a En te fondant sur des indices précis, identifie la tonalité dominante de ce texte(1.5Pts)
2- Quelles figures de style sont contenues dans les phrases suivantes: «Une rumeur sourde
nous parvient. » et «Une mer humaine avait envahi la place du village. »?(1.5Pts)
1-a- En t'appuyant sur des indices précis, dis qui parle dans ce texte. (1,5 pts)
Réponse : Le narrateur est Toundi, le personnage principal du roman "Une Vie de boy".
Indices précis :
La présence d'un narrateur-témoin qui observe la scène : "que je n'avais pas distingués jusque-là"
Le point de vue interne d'un personnage qui assiste à la cérémonie d'accueil des autorités
coloniales
Justification :
La modalité est exprimée par "ne devait pas être" (conditionnel d'hypothèse)
Cette formulation traduit une supposition du narrateur basée sur son observation
La négation "ne... pas" renforce l'idée que cette agitation sort de l'ordinaire
1- Étudie les temps verbaux du texte : relève-en les occurrences ; détermine les temps
verbaux dominants et donne leur(s) valeur(s) d'emploi. (2,5 pts)
Occurrences des temps :
Passé simple : retentit, fut, s'immobilisa, ouvrit, serra, tendit, se mirent, cria, etc.
Imparfait : parvient, était, régnait, avait envahi, retentirent, criaient, flottait, portait, etc.
Valeurs d'emploi :
Analyse :
Phrases courtes et rythmées : "Le village fut enfin en vue. Il régnait un remue-ménage..."
2-b- Quel est l'effet de sens produit par l'emploi de cette structure ? (1 pt)
Réponse : Cette structure produit un effet de rythme rapide et de succession d'impressions. Elle
traduit l'effervescence de la scène, l'enchaînement des observations du narrateur et crée une
atmosphère d'agitation et de mouvement.
1-a- Précise les divers sens de « crier » dans le texte et détermine son champ
sémantique. (2 pts)
Divers sens de "crier" :
1. "criaient la main contre la bouche" → pousser des youyous, des cris de joie rituels
2. "crier de plus belle" → intensifier les cris d'enthousiasme
Champ sémantique : Expression vocale forte, manifestation sonore, communication par la voix (ordre,
joie, autorité)
1-b- Quels effets le narrateur veut-il tirer de ces différents emplois ? (1 pt)
Réponse : Le narrateur veut souligner le contraste entre les cris spontanés de joie populaire et les
ordres autoritaires coloniaux. Il met en évidence l'ambiance cacophonique de la cérémonie et
l'artifice de la mise en scène coloniale.
2- Relève le vocabulaire utilisé dans l'extrait : « un gaillard coiffé d'une
chéchia...commanda l'homme ». Quelle est la visée du narrateur ? (2 pts)
Vocabulaire relevé :
1-a- En te fondant sur des indices précis, identifie la tonalité dominante de ce texte.
(1,5 pts)
Réponse : La tonalité dominante est satirique/ironique.
Indices précis :
2- Quelles figures de style sont contenues dans les phrases suivantes : « Une rumeur
sourde nous parvient. » et « Une mer humaine avait envahi la place du village. » ? (1,5
pts)
Réponse :
......
,~
VAOUNDE ANNEE SCOLAIRE 2021 /202~
m
heure. Le commissaire est condescendant et très hautain.)
,".,
Ghètoda ; Apprenez qu'en tant qu'un homme de confiance du gouvernement et
co
surtout en tant que maître de ma fonction, j'ai procédé à plusieurs investigations avant
d"an-iver à cette conclusion. Tenez gue je n'entreprends jamais rien sans l'avoir analysé de
ti.md en comble. À la nouveHe des soupçons qui pèsent sur vous, comme un bon commissaire
de police soucieux de préserver l'intégrité morale de chaque citoyen, je n'ai pas hésité à
.
interroger vos voisins. Certains ont avoué avoir entendu de votre chambre deux détonations
xa
successives. Votre voisin d'à côté a même soutenu qu'il avait été témoin des évènements.
Monsieur Sonagnon, vous connaissant comme homme de parole, je n'ai pas tardé à remettre
en doute toutes ces déclarations. Mais j'ai été beaucoup plus convaincu de votre culpabilité
te
. quand l'autopsie des corps a révélé que les individus avaient été sérieusement molestés avant
d'être achevés par l'arme. Ce qui suppose que le meurtrier voulait leur prendre quelque ,chose
de précieux, l'argent par'exemple. D'ailleurs, leurs parents ont révélé que tous sont boursiers
je
à l'université. Ces jeunes détenaient sur eux leurs bourses de fin de mois. À analyser toutes
ces déclarations et surtout en recourant à votre actuel état dans la société, c'est-à-dire vivant
su
en pénurie d'argent depuis que votre compte bancaire a été bloqué, nous avons été obligés de
remettre en doute votre personnalité. Les preuves étant donc établies, votre innocence est du
cùup remise en cause.
Sonagnon : Croyez-vous réellement à cette machination ? Moi Sonagnon
assassiner? Pour quelle raison encore? Je trouve trop amplifiée la situation de dire que j'ai
tué à cause de l'argent. Quel argent encore? Les bourses des étudiants? Monsieur Gbètoda !
Soyons objectifs ; pensez-vous effectivement que les sous de ces pauvres universitaires
pourraient servir à améliorer ma situation? J'en disconviens énormément. Même s'il me faut
~:-.-_._...-\'.Q]er-pourme nourrir,. ce n'est pas aux pauvres étudiants que je vais m'attaquer.
QUESTIONS:
I. COMMUNICATION (5pts)
om
la- Décrivez la stratégie déployée par chacun des locuteurs pour défendre son point de vue
2pts. _
b- Déduisez le type de ce texte. lpt.
2- Détenninez, à partir l'aide d'indices précis, la tonalité du texte. J ,Spt.
b- En quoi cette tonalité se rejoint-t-elle l'intention de communicatÎon de l'auteur? 1pt
.c EXAMTNATEllH: M. BlT.JONG BI BlTJONG
xa
PLEG de français/Doctorant en LMP~·-
te
je
su
/
CORRECTION COMPLÈTE - ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE
Classe : Tle C - Durée : 2H - Coefficient : 2
Texte support : Extrait de "La Mère malade" d'Alain K.F. LINSOUSSI, Acte I, scène 1
I. COMMUNICATION (5pts)
Indices précis : Il est directement interpellé par "Monsieur Sonagnon", c'est à lui que s'adresse le
commissaire
2a- Présupposé et sous-entendu dans "votre innocence est du coup remise en cause"
(1,5pt)
Présupposé : Sonagnon était considéré comme innocent auparavant Sous-entendu : Sonagnon est
maintenant considéré comme coupable/suspect du crime
Présent de vérité générale : "ce n'est pas aux pauvres étudiants que je vais m'attaquer"
3. "Pour quelle raison encore ?" - Valeur : interrogation rhétorique soulignant l'absurdité de
l'accusation
5. "pensez-vous effectivement que les sous de ces pauvres universitaires pourraient servir à
améliorer ma situation ?" - Valeur : interrogation rhétorique argumentative
2a- Nature de l'acte de langage dans "Les preuves étant donc établies; votre
innocence est du coup remise en cause" (1pt)
Réponse : Acte de langage indirect
Stratégie de Sonagnon :
Indices précis :
Note : Cette correction valorise la compréhension du texte, l'analyse littéraire et la maîtrise des outils
linguistiques au programme de Terminale.
Correction Complète de l’Épreuve de Langue Française
I. COMMUNICATION (5 points)
1. a) Énoncé performatif et son effet (1 pt)
— Énoncé performatif : « La Cour déclare Rudolf Dualla Manga Bell coupable de
Haute Trahison. »
— Effet produit : Cet énoncé a un effet immédiat et concret, car il modifie la situation
juridique de l’accusé en le déclarant officiellement coupable. Il instaure un sentiment
d’autorité et de fatalité chez le récepteur (Dualla Manga Bell et Ngoso Din), ainsi
que chez le public présent.
2
— « qui » introduit des propositions relatives, mettant en évidence l’action du
locuteur.
2. b) Interprétation (1 pt)
— Interrogatives : Expriment la révolte et la remise en question de l’autorité.
— Déclaratives : Expriment l’autorité et la décision irréversible du pouvoir.
2. a) Antonymes (1 pt)
— Antonymes : « plus » vs « moins ».
3
— Indices :
— Lexique de la condamnation (« peine de mort », « sans appel »).
— Répliques chargées d’émotion (« Bouclez-la ! », « écumant de colère »).
Total : 20 points
4
INTELLIGENTSIA COOPORATION
TOumpé Intellectual Groups
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Groupes opérationnels : 3e, 2ndes AC, Premières ACD TI, Terminales ACD TI, BAC+
TEXTE
Quand les rois s’accoutument à ne connaître plus d’autres lois que leurs volontés absolues
et qu’ils ne mettent plus de frein à leurs passions, ils peuvent tout ; mais à force de tout pouvoir, ils
sapent les fondements de leur puissance ; ils n’ont plus de règle certaine ni de maxime de
gouvernement. Chacun à l’envi les flatte ; ils n’ont plus de peuple : il ne leur reste que des esclaves,
dont le nombre diminue chaque jour. Qui leur dira la vérité ? Qui donnera des bornes à ce torrent ?
Tout cède : les sages s’enfuient, se cachent et cèdent. Il n’y a qu’une révolution soudaine et violente
qui puisse ramener dans son cours naturel cette puissance débordée : souvent même le coup qui
pourrait la modérer l’abat sans ressource. Rien ne menace tant d’une chute funeste qu’une autorité
qu’on pousse trop loin (...)
L’autre mal, presque incurable, est le luxe. Comme la trop grande autorité empoisonne les
rois, le luxe empoisonne toute une nation. On dit que le luxe sert à nourrir les pauvres aux dépens
des riches ; comme si les pauvres ne pouvaient pas gagner leur vie plus utilement, en multipliant
les fruits de la terre, sans ramollir les riches par des raffinements de volupté. Toute une nation
s’accoutume à regarder comme les nécessités de la vie les choses les plus superflues (…) Ce luxe
s’appelle le bon goût, perfection des arts et politesse de la nation. Ce vice, qui en attire une infinité
d’autres, est loué comme une vertu : il répand sa contagion derrière le roi jusqu’au dernier de la lie
du peuple. Les proches parents du roi veulent imiter sa magnificence ; les grands, celle des parents
du roi ; les gens médiocres veulent égaler les grands ; Les petits veulent passer pour médiocres ;
tout le monde fait plus qu’il ne peut, les uns par faste et pour se prévaloir de leurs richesses, les
autres, par mauvaise honte et pour cacher leur pauvreté. Ceux mêmes qui sont assez sages pour
condamner un si grand désordre ne le sont pas assez pour lever la tête les premiers et pour donner
des exemples contraires. Toute une nation se ruine, toutes les confidences se confondent. La
TOumpé Intellectual Groups, Le N°1 du E-learning / Examen Blanc N°2 © Session : Mars 2021 1/2
passion d’acquérir du bien pour soutenir une vaine dépense corrompt les âmes les plus pures : il
n’est plus question que d’être riche : la pauvreté est une infamie.
I. COMMUNICATION 05 POINTS
1a-Repérez le référent principal des deuxième et troisième paragraphes et donnez les substituts
lexicaux de chacun d’eux. 2pts.
1b- En quoi ces substituts clarifient-ils la position de l’émetteur face à ce qu’il dénonce ? 0,5pt.
2a- Décodez le présupposé et le sous-entendu contenus dans la phrase : « Ils n’ont plus de règle
certaine ni de maxime de gouvernement » 2pts.
2b- Comment servent –ils dans l’intention de communication de l’auteur ? 0,5pt.
1a- Repérez les phrases interrogatives dans le 2ème paragraphe et donnez leur valeur. 1,5pt.
1b- Comment l’emploi de ces interrogations sert-il dans l’intention du locuteur ? 1pt.
2-Identifiez le temps verbal dominant dans le 2ème paragraphe et justifiez son emploi. 2,5pts.
1a- Identifiez une figure de style contenue dans la phrase : « Les proches parents du roi veulent
imiter sa magnificence ; les grands, celle des parents du roi ». 1pt.
1b- En quoi participe-t-elle dans la stratégie argumentative de l’auteur ? 1,5pt.
2a- Décrivez la stratégie déployée par Mentor pour éviter la chute à Télémaque. 1,5pt.
2b- À partir de cette stratégie, déduisez le type de ce texte. 1pt.
TOumpé Intellectual Groups, Le N°1 du E-learning / Examen Blanc N°2 © Session : Mars 2021 2/2
CORRECTION COMPLÈTE - ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE
Texte : Fénelon, "Les Aventures de Télémaque", Livre XVII (1699)
I. COMMUNICATION (5 POINTS)
Troisième paragraphe :
Présupposé : Les rois avaient auparavant des règles et des maximes de gouvernement (le "plus"
implique qu'il y en avait avant).
Sous-entendu : Un bon gouvernement nécessite des règles fixes et des principes directeurs ; sans cela,
c'est l'anarchie et l'arbitraire.
Valeur : Ces interrogations sont rhétoriques, elles n'attendent pas de réponse mais affirment
implicitement que personne ne peut plus arrêter les rois tyranniques.
1b. Service dans l'intention du locuteur (1pt)
Ces interrogations dramatisent le propos et renforcent l'effet persuasif. Elles créent un sentiment
d'urgence et d'impuissance face à la tyrannie, rendant l'avertissement plus frappant pour Télémaque.
Justification :
Présent gnomique/de vérité générale : exprime des vérités universelles sur le pouvoir ("ils
peuvent tout", "ils sapent les fondements")
autorité, rois, volontés absolues, passions, pouvoir, puissance, gouvernement, maxime, règle
La phrase présente une hiérarchie décroissante : "Les proches parents du roi → les grands → celle des
parents du roi", montrant la propagation du luxe de haut en bas de l'échelle sociale.
Il s'agit d'un discours d'éducation princière, genre du "miroir du prince", visant à former un futur
dirigeant par l'enseignement moral et politique.
Cette correction respecte les attentes académiques du niveau Terminale et valorise une analyse littéraire
approfondie du texte classique de Fénelon.
Académie Nationale d’orientation et de Référence à l’Excellence Scolaire
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Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de
sa présence, toujours courbé sous son poids !
Autrefois, car il semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un jeune homme
comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit,
jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans
ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C’étaient
des jeunes filles, de splendides chapes d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et
de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras
des marronniers. C’était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais,
j’étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison
dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une
conviction, qu’une certitude : condamné à mort !
Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à
mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant
de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous
toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les
paroles qu’on m’adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m’obsède éveillé,
épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau.
Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant : – Ah ! ce n’est qu’un rêve !
– Hé bien !
Victor HUGO, Le dernier Jour d’un Condamné, Ed. Plage, Yaoundé, Cameroun, 1997.
1/2
PARTIE I COMMUNICATION 05 POINTS
1. Étudiez les marques de subjectivité et d’énonciation dans ce texte et dites qui parle. Justifiez
l’emploi de ces marques. 2.5pts
2. En vous aidant des éléments de la réponse de la question 1 et bien d’autres indices que vous
relèverez dans ce texte, donnez la fonction du langage dominante utilisée. 2.5pts
1. Quelle différence de sens faites-vous entre Quoi que et Quoique ? Par quel mot ou expression
peut-on remplacer l’un et l’autre ? 2pts
2. Après avoir expliqué le mot infernal, dites de quel mot il dérive. 2pts
3. Soit la phrase : « C’étaient des jeunes filles » A quel temps est le verbe de cette phrase ? Mettez-
le au passé simple. 1pt
1. Relevez le champ lexical de l’emprisonnement et celui de la souffrance dans ce texte. Quel lien
entretiennent-ils ? (au moins 4 éléments relevés par catégorie) 3pts
2. Quelles connotations vous suggèrent les mots captif et infernal ? 2pts
1. Identifiez une comparaison et une métaphore dans les deux derniers paragraphes (à partir de «
quoi que je fasse… » ) Quel effet de sens se dégage de ces figures ? 3pts
2. Selon vous, à quel(s) type(s) appartient ce texte ? Justifiez votre réponse par des indices textuels
précis 2pts
2/2
Correction complète - Épreuve de Langue Française
Terminales A.C.D - Session Août 2022
Pronoms personnels de 1ère personne : "j'habite", "j'étais", "je pouvais", "je suis", "je n'ai plus", "je
veux", "je viens"
Déterminants possessifs : "ma présence", "son poids", "mon esprit", "mon corps", "mon
imagination"
Adverbes d'opinion : "toujours", "plutôt"
Exclamations : "Condamné à mort !", "Ah ! ce n'est qu'un rêve !", "Hé bien !"
Qui parle : Le narrateur est un condamné à mort qui s'exprime à la première personne. C'est le
personnage principal du roman de Victor Hugo.
Justification :
Le texte vise à exprimer l'état d'âme du condamné plutôt qu'à informer ou convaincre
Peut être remplacé par : "peu importe ce que", "quelle que soit la chose que"
"Quoique" :
Conjonction de subordination
Exprime la concession, signifie "bien que", "malgré que"
Peut être remplacé par : "bien que", "encore que", "malgré que"
Dérivation : Le mot "infernal" dérive du nom "enfer" (du latin "infernus"). Formation : enfer → infernal
(ajout du suffixe -al)
1. "captif"
2. "aux fers"
3. "cachot"
4. "prison"
5. "grilles hideuses"
1. "glacé"
3. "horrible"
4. "sanglante"
5. "implacable"
6. "infernale"
7. "misérable"
8. "obsède"
Lien entre les deux champs : L'emprisonnement physique génère et amplifie la souffrance morale. La
privation de liberté corporelle s'accompagne d'une torture psychologique. Les deux champs se
complètent pour exprimer la double peine du condamné.
"Infernal" :
Métaphore : "se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot"
Effet de sens : Ces figures rendent concrète et sensible l'obsession abstraite. Elles personnifient la
pensée de mort qui devient un être maléfique et collant, soulignant son caractère inéluctable et
torturant.
1. Narratif :
Exclamations et interjections
Vocabulaire affectif
Indices textuels :
Note finale : Ce texte de Victor Hugo illustre parfaitement l'art de l'écrivain romantique qui sait allier
narration et expression lyrique pour dénoncer la peine de mort à travers l'exploration psychologique
d'un condamné.
Correction de l’épreuve de langue française
Examinateur : M. Stéphane Mabally
I / COMMUNICATION / 5 PTS
1. Identification des interlocuteurs (1.5 PT)
— Qui parle : Le poète (Charles Baudelaire) lui-même, comme en témoignent les
indices « j’implore », « mon cœur », « je jalouse ».
— À qui il parle : À une personne aimée (« Toi, l’unique que j’aime »), probablement
une femme, qui représente l’objet de son amour et de sa supplication.
II / MORPHOSYNTAXE / 5 PTS
1. Temps verbal dominant et sa valeur (1.5 PT)
— Temps dominant : Le présent de l’indicatif (« j’implore », « mon cœur est tombé
», « je jalouse »).
— Valeur : Il exprime une vérité générale et une souffrance actuelle, renforçant l’im-
médiateté de l’émotion.
2
3. Coordination dans le texte (1.5 PT)
— Exemples : « Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois ! » (coordination par « ni
» pour accumuler les absences).
— Valeur : Renforce l’idée de désolation et de vide, en opposant ou en accumulant
des éléments négatifs.
IV / RHETORIQUE / 5 PTS
1. Type de texte (1 PT)
— Caractéristiques :
1. Poétique : Vers réguliers, rimes, images lyriques.
2. Lyrique : Expression des sentiments personnels du poète.
Total : 20 PTS
3
Remarque : Les réponses supposent une analyse cohérente avec le texte de Baude-
laire. Si d’autres éléments étaient attendus (comme le pronom « on »), une précision
supplémentaire serait nécessaire.