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Francais 2010

Le document présente les épreuves du baccalauréat de l'enseignement général, incluant des sujets sur l'importance des livres, l'éducation de l'enfant et les inégalités sociales. Les candidats doivent répondre à des questions de compréhension, d'étude lexicale et syntaxique, ainsi que développer des idées sur des sujets variés. Les épreuves visent à évaluer la capacité des élèves à analyser, synthétiser et argumenter sur des thèmes contemporains.

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Le document présente les épreuves du baccalauréat de l'enseignement général, incluant des sujets sur l'importance des livres, l'éducation de l'enfant et les inégalités sociales. Les candidats doivent répondre à des questions de compréhension, d'étude lexicale et syntaxique, ainsi que développer des idées sur des sujets variés. Les épreuves visent à évaluer la capacité des élèves à analyser, synthétiser et argumenter sur des thèmes contemporains.

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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
SESSION 1999
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Durée : 4 heures
Code matière : 004 Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

***************************************************************

SUJET I : Des livres et des bibliothèques

Notre civilisation est une somme de connaissances et de souvenirs accumulés par les
générations qui nous ont précédés. Nous ne pouvons y participer qu’en prenant contact avec
la pensée de ces générations. Le seul moyen de le faire, et de devenir ainsi un homme
« cultivé », est la lecture.

Rien ne peut la remplacer. Ni le cours parlé, ni l’image projetée n’ont le même pouvoir
éducatif. L’image est précieuse pour illustrer un texte écrit : elle ne permet guère la formation
des idées générales. Le film, comme le discours, s’écoule et disparaît ; il est difficile, voire
impossible, d’y revenir pour le consulter. Le livre demeure un compagnon de toute notre vie.
Montaigne disait que trois commerces lui étaient nécessaires : l’amour, l’amitié, la lecture. Ils
sont presque de même nature.
On peut aimer les livres, ils sont toujours des amis fidèles. Je dirais même que je les ai
trouvés plus brillants et plus sages que leurs auteurs. Un écrivain met dans ses ouvrages le
meilleur de lui-même. La conversation, si même elle étincelle, s’enfuit. On peut interroger
sans fin le mystère du livre. En outre, cette amitié sera partagée, sans jalousie, par des millions
d’êtres, en tous pays. Balzac, Dickens, Tolstoï, Cervantès, Goethe, Dante, Melville nouent des
liens merveilleux entre des hommes que tout semble séparer.
Le livre est un moyen de dépassement. Aucun homme n’a assez d’expériences
personnelles pour bien comprendre les autres, ni pour se bien comprendre lui-même. Nous
nous sentons tous solitaires dans ce monde immense et fermé. Nous en souffrons ; nous
sommes choqués par l’injustice des choses et les difficultés de la vie. Les livres nous
apprennent que d’autres, plus grands que nous, ont souffert et cherché comme nous.
ANDRE MAUROIS
QUESTIONS

I- COMPREHENSION (6 points)

1 - Comment se construit l’argumentation de l’auteur pour montrer


l’importance du livre ? (3 pts)

2- André Maurois avance sans affirmer que les livres sont supérieurs à leurs
auteurs.

Dites pourquoi ? (3 pts)

II - ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (6 points)


1- Vocabulaire

a- Quel est le sens contextuel du verbe étinceler ?

Construisez une phrase où il aura un autre sens. (1pt)

b - Quel est le sens de la phrase : «on peut interroger sans fin le mystère du
livre» ? (1pt)

c- Que signifie la phrase : « le livre est un moyen de


dépassement » ? (1pt)

2- Grammaire

a - « Nous ne pouvons y participer qu’en prenant contact avec la pensée de ces


générations. » Enlevez de cette phrase les particules négatives « ne . . . que »
et remplacez-les par un mot tout en gardant le sens de la phrase. (1pt)

b - « Montaigne disait que trois commerces lui étaient nécessaires : l’amour,


l’amitié, la lecture. » Mettez cette phrase au discours direct. (1pt)

c - « Aucun homme n’a assez d’expériences personnelles pour bien comprendre


les autres. »

Faites une transformation complexe (proposition principale + proposition


subordonnée) de cette phrase. (1 pt)

III - DEVELOPPEMENT (8 points)

Les œuvres littéraires demeurent une source inépuisable d’idées


malgré l’influence des techniques nouvelles d’information et de formation.

Analysez cette affirmation en une trentaine de lignes.

SUJET II :

« J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant. Je pense


qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe
au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources,
qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur
ou la moindre violence risque de tout détruire.

Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont
jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire,
mensongèrement, de façon à flatter son orgueil. On lui apprendrait assez du passé
pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où
ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un
hypothétique avenir ( . . . )

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en
société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes
n’osent plus donner. En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique
ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions
du monde, et surtout de celles du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le
respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se


laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante
des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes
futurs. Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses
véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait »

Marguerite YOURCENAR in. : Les yeux ouverts.

QUESTIONS

I- RESUME (6 points)

Résumez le texte au quart de sa longueur.

II - ETUDE MORPHO-SYNTAXIQUE (4 points)

1- Par quel procédé grammatical, Marguerite YOURCENAR met-elle une distance


à son texte à partir du deuxième paragraphe ? (1 pt)

2- Pourquoi l’auteur choisit volontairement le mode conditionnel ? (1 pt)

3- « . . . Il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard
ménager les ressources. »

Substituez le relatif dont par le pronom personnel équivalent et faites la


transformation qui s’impose. (1 pt)

4- « Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement


importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

Quelle est la nature de le ? Quelle idée représente-t-il ? (1 pt)

III - TRAVAIL D’ECRITURE

(Devoir organisé d’une quarantaine de lignes) (10 points)

Les notions de morale et d’instruction civique figurent au programme scolaire


pour parfaire l’éducation de l’élève. Qu’en pensez-vous ?

SUJET III : DISSERTATION

La drogue et l’alcool constituent une menace pour les populations des pays en
développement. La situation s’aggrave davantage puisque ces fléaux affectent
beaucoup plus les adolescents et les jeunes que les adultes actuellement.

Quelles solutions proposez-vous pour résoudre ce problème ? (20 points)


MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2005
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

*********************************************

N.B. : Le candidat doit traiter UN SUJET sur les trois proposés.

SUJET I

Pour un nouvel équilibre mondial


Pourquoi faut-il que deux paysans Kabyles1 trottant sur leurs bourricots se saluent
aimablement alors que deux automobilistes en se doublant paraissent s’agresser ? Pourquoi
faut-il que des hommes pauvrement vêtus, mal nourris, échangent aussi facilement des
sourires amicaux, qu’ils soient si prompts à partager leur gaieté alors que les hommes
d’Occident, cravate de soie et panse rebondie, ont le visage fermé et le regard absent ?
Naturellement les rapports humains ne sont pas toujours aussi faciles dans les pays pauvres
et ils ne sont pas aussi mauvais qu’on pourrait le croire chez nous.
Il n’en reste pas moins que nous avons fondé toute notre civilisation sur les sentiments
de compétition et d’insatisfaction, sur les désirs de domination et de possession. Ce fut le
secret de notre succès. Mais à présent que les résultats sont acquis, c’est les payer trop cher
que de continuer à vivre de la sorte. Nous avons la possibilité de restaurer, et sur de
meilleures bases, une société chaleureuse et fraternelle. Le temps n’est plus où la satisfaction
de quelques uns devait passer par la misère du plus grand nombre. Les biens matériels
existent. Dès lors le problème n’est plus d’accumuler les richesses, d’augmenter le confort
et de forcer la technique. En tout cas ce ne doit plus être le problème essentiel. Il s’agit avant
tout de vivre et d’être heureux. Or on ne peut atteindre un bonheur authentique dans une
société d’inégalités et de tensions, dans une nature sale et dévastée, dans un climat général
d’avidité et de conflits. Le monde de demain aura d’abord besoin de confiance, de justice, de
tendresse, de beauté, de sérénité. La technique a fait ce qu’elle pouvait pour nous faciliter
la vie. Mais les robots sont incompétents en matière de sentiments.
L’homme heureux n’a pas de chemise, disaient nos ancêtres lorsque les filatures
n’existaient pas. Nous savons aujourd’hui qu’il est bon d’avoir une chemise et que chacun
peut avoir la sienne. Il nous faut encore savoir que l’homme heureux n’a pas deux chemises.
Il n’en a qu’une. Et le bonheur en plus.
François de CLOSETS, Le
bonheur en plus, Denoël
1
Kabyle : homme habitant en Kabylie, région d’Algérie.
QUESTIONS

I. Compréhension du texte (6 pts)


1. Expliquez la phrase : « Le temps n’est plus où la satisfaction de quelques uns
devait passer par la misère du plus grand nombre. » (3 pts)
2. Quelles sont les conditions du bonheur de l’homme actuellement ? (3 pts)

II. Etude lexicale et syntaxique (6 pts)

1. Vocabulaire

a. Expliquez : « biens matériels ». (1 pt)


b. Quel est le nom dérivé du verbe « agresser » ; puis construisez une phrase
personnelle avec ce nom. (1 pt)
c. Donnez un synonyme et un antonyme de « sérénité ». (1 pt)

2. Grammaire
a. Réécrivez au discours indirect :
L’auteur se demandait : « Pourquoi faut-il que deux paysans Kabyles trottant sur leurs
bourricots se saluent aimablement alors que deux automobilistes en se doublant
paraissent s’agresser ?» (1 pt)
b. Employez la tournure impersonnelle sans changer l’idée exprimée :
« Nous avons la possibilité de restaurer une société chaleureuse et fraternelle. »
(1 pt)
c. Transformez la subordonnée en groupe nominal sans changer l’idée
exprimée :
« Il faut qu’on supprime complètement les inégalités dans le monde. » (1 pt)

III. Développement (8 pts)


L’auteur affirme : « On ne peut atteindre un bonheur authentique dans une
société d’inégalités et de tensions. »
 Mais pourquoi une telle société persiste-t-elle ?
 Quelles solutions proposez-vous pour réaliser un monde sans inégalités et
sans tensions ?

SUJET II

« La crainte de la différence, allant parfois jusqu’à son refus, est un réflexe largement
répandu. Les enfants ont peur de se distinguer des autres. Les adolescents sont les premiers
à suivre les modes. Mais, bien plus graves, les adultes se méfient presque instinctivement
de tous ceux qui n’appartiennent pas à leur collectivité, entraînant rivalités de palier,
discussions entre administrations, discordes entre nations, haines religieuses ou raciales.
Et pourtant ce réflexe est à la fois un non-sens biologique et une erreur fondamentale
sur le plan culturel.

Sur le plan biologique, trois notions en aideront la compréhension :


D’abord, chaque être vivant est différent ; il est même unique tant il y a de variations
possibles dans sa composition chimique. C’est le produit du mélange des caractères
paternels et maternels, ceux-ci provenant eux-mêmes d’un mélange des caractères des
quatre grands-parents. De plus, ces caractères (ou gènes) présentent dans les populations
de multiples variantes. Pour l’homme, le nombre des combinaisons possibles dépasse, a-t-
on dit, le nombre des atomes contenus dans tout l’univers connu. A chaque génération
apparaissent donc, fruits de la loterie génétique, des êtres nouveaux, uniques car formés
d’une combinaison entièrement nouvelle des caractères génétiques. La nature a bien pris
soin d’assurer que ce mélange se reproduise à intervalles réguliers ; le sexe et la mort se
répètent à chaque génération.
Ensuite, selon le processus darwinien de la sélection naturelle, les individus ayant reçu,
par hasard, les combinaisons les rendant plus aptes à vivre dans un certain milieu, survivent
et ont le plus de descendants, alors que les moins aptes en ont moins. Ainsi, grâce à la
diversité des individus qui la composent, une espèce pourra-t-elle s’adapter à d’éventuels
changements d’environnement, de climat ou à l’apparition de nouveaux parasites ou agents
pathogènes. La différence entre individus est donc une nécessité absolue pour la
perpétuation d’une espèce. Elle est la base de toute vie animale ou végétale.
Enfin, l’environnement façonne les variétés à l’intérieur des espèces : l’hirondelle nord-
africaine n’est pas identique à celle de Norvège, le peuplier d’Italie diffère de celui du nord
de l’Europe, le type humain méditerranéen diffère du type nordique, etc. Sur l’homme
moderne l’influence de l’environnement joue peut-être moins qu’autrefois, mais son rôle est
déterminant sur son psychisme. Deux vrais jumeaux qui ne diffèrent en rien sur le plan
génétique subissent, surtout s’ils sont séparés, des influences externes différentes et
deviennent ainsi deux êtres différents. Seul l’homme passe de l’individualité à la personnalité
parce qu’il s’approprie à partir de son milieu social un patrimoine culturel.
De ces considérations, il apparaît donc clairement que l’unicité de chaque homme lui
confère une dignité particulière donnant une raison supplémentaire de le respecter. »
Jean DAUSSET

Reproduit du Courrier de l’UNESCO, 1986

QUESTIONS

I. Résumez ce texte au quart de sa longueur. (6 pts)

II. Morpho-syntaxe (6 pts)

1. Vocabulaire

a. A quel type appartient ce texte ? Justifiez votre réponse. (2 pts)


b. Trouvez l’adjectif et l’adverbe dérivés de « perpétuation » ; puis construisez une
phrase de votre choix avec chacun d’eux. (2 pts)
c. « Et pourtant, ce réflexe est à la fois un non-sens biologique et une erreur
fondamentale sur le plan culturel. » :
Quel rapport établit le connecteur logique souligné entre le premier et le second
paragraphe du texte ? (1 pt)
d. Réécrivez au discours indirect :
L’auteur a dit : « Seul l’homme passe de l’individualité à la personnalité en
s’appropriant un patrimoine culturel maintenant. » (1 pt)

III. Développement (8 pts)


Que pensez-vous de l’affirmation suivante :
« La diversité ethnique et la diversité culturelle favorisent le développement
d’une nation. »

SUJET III

Que pensez-vous de l’affirmation suivante :

« Respecter la tradition, c’est tourner le dos au développement. »


MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE SESSION 2001
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
*********************************************

N.B. : Le candidat doit traiter UN sujet sur les trois proposés.

SUJET : I

LA NON-VIOLENCE

Soulignons d’abord que la résistance non-violente n’est pas destinée aux peureux ; c’est une véritable résistance ! Quiconque
y aurait recours par lâcheté ou par manque d’armes véritables ne serait pas un non-violent. C’est pourquoi Gandhi a si souvent répété
que si l’on n’avait le choix qu’entre la lâcheté et la violence ; mieux valait choisir la violence. Mais il savait bien qu’il existe toujours une
troisième voie. Personne (qu’il s’agisse d’individus ou de groupes) n’est jamais acculé à cette alternative : ou se résigner à subir le
mal ou rétablir la justice par la violence ; il reste la voie de la résistance non-violente. C’est d’ailleurs le choix des forts car elle ne
consiste pas à rester dans un immobilisme passif.

L’expression « résistance passive » peut faire croire, à tort, à une attitude de laisser-faire qui revient à subir le mal en silence. Rien
n’est plus contraire à la réalité. En effet, si le non-violent est passif, en ce sens qu’il n’agresse pas physiquement l’adversaire, il reste
sans cesse actif de cœur et d’esprit et cherche à le convaincre de son erreur. C’est effectivement une tactique où l’on demeure passif
sur le plan physique mais vigoureusement actif sur le plan spirituel. Ce n’est pas une non-résistance passive au mal mais bien une
résistance active et non-violente.

En second lieu, la non-violence ne cherche pas à vaincre ni à humilier l’adversaire, mais à conquérir sa compréhension et son
amitié. Le résistant non-violent est souvent forcé de s’exprimer par le refus de coopérer ou les boycottes. Mais il sait que ce ne sont
pas là des objectifs en soi. Ce sont simplement des moyens pour susciter chez l’adversaire un sentiment de honte. Il veut la rédemption
et la réconciliation. La non-violence veut engendrer une communauté de frères alors que la violence n’engendre que haine et
amertume.

Martin Luther King


Combats pour la liberté 1968.
QUESTIONS
I– Compréhension du texte ( 6 points )

1. Proposez à partir du texte, une définition du non-violent. ( 3 pts )


2. Pourquoi la violence n’engendre t-elle que haine et amertume ? ( 3 pts )

II – Etude lexicale et syntaxique

1. Vocabulaire : ( 3 points )
a – Expliquez dans le texte, le sens du nom « la rédemption ». ( 1 pt )
b – Quel sens peut-on attribuer au verbe « résister » dans le texte ?
Utilisez le mot dans une phrase où il prendra un autre sens. ( 2 pts )
2. Grammaire : ( 3 points )
a – Exprimez la même idée en utilisant la tournure passive : « La violence n’engendre que haine et amertume ». (1 pt)
b – Transformez la dernière phrase du texte en deux phrases indépendantes coordonnées. (1 pt )
c – Réécrivez la phrase suivante en utilisant « Si ».
Quiconque y aurait recours par lâcheté ne serait pas un vrai non-violent. (1 pt )

III – Développement ( 8 points )


« La violence n’engendre que haine et amertume ».

Développez cette opinion en une quarantaine de lignes.


SUJET : II
L’ORDINATEUR A LA MAISON
D’alléchantes publicités vantent son aspect gestionnaire, mathématicien ou sa capacité de super machine à écrire. Pour le
grand public, ce « cerveau » reste réservé à une élite technico-professionnelle.
A une information chère, élitiste et sclérosée, vient succéder depuis quelques années une informatique pour tous, où chacun
peut acheter son ordinateur pour le même prix qu’un poste de télévision, une informatique sortie de son milieu intellectuel et technique
qui permet d’installer un ordinateur individuel dans sa maison entre la bibliothèque et la table de salon.
Aujourd’hui, les jeux vidéos représentent l’essentiel des usages classiques de l’ordinateur individuel à la maison. L’écran de
télévision fourmille d’affreux petits bonshommes verts qu’il faut absolument détruire ; un petit diable vous salue et danse sur une
musique rythmée par des claquettes, un mur de briques se dresse devant vous, des piranhas affamés vous agressent. Les touches
du clavier deviennent de redoutables lance-missiles qui doivent anéantir les envahisseurs venus de l’espace. Ici, votre ordinateur se
transforme en joueurs d’échec redoutables, là, un bolide dévale une route escarpée. La plupart de ces jeux vous passionnent tellement
qu’ils vous dépaysent au point de vous faire oublier votre fauteuil… ou votre rôti qui est au four.
Les constructeurs soulignent le caractère ludique de l’ordinateur, il existe déjà quantité de programmes de jeux qui ne
nécessitent aucune connaissance en programmation.
Il est cependant dommage de limiter l’usage d’un ordinateur individuel aux seules applications ludiques, aussi captivantes
soient-elles, comme le font bon nombre d’utilisateurs. Un ordinateur se révèle à l’utilisateur averti, bien plus riche et bien plus varié
qu’un simple « jeu de café ».
« Un PRECEPTEUR pour VOS ENFANTS » tel pourrait être le slogan publicitaire d’un quelconque constructeur d’ordinateurs
individuels. Sachez que cela est tout à fait possible. Le clavier et l’écran remplacent la craie et l’ardoise ; votre ordinateur individuel se
transforme en professeur de mathématiques, de français, de langue… Un professeur infatigable qui ne s’arrêtera que si vous le voulez
ou… si les plombs sautent. Un peu froid sans doute, et peu… bavard, il peut néanmoins complimenter son élève comme le
réprimander, sans le faire frémir, et, à l’occasion, en l’amusant. L’ordinateur pose des questions suivant la matière et le degré de
difficulté choisi, fait réciter les leçons, corrige les erreurs de déclinaison ou dessine une carte de France.
X-F ARDOUIN, L’ordinateur à la maison, Juin 1982.
QUESTIONS
A – Résumez ce texte au quart de sa longueur. ( 6 points )

B– Morpho-Syntaxe ( 6 points )
1 – Trouvez un adjectif se rapportant au jeu. Relevez les passages du texte où il apparaît. (1 pt )
2 – Cherchez deux (2) expressions construites avec « jeu » et utilisez chacun d’eux dans une phrase qui met bien en relief leur
sens. (2 pts)
3 – Donnez un paronyme de PRECEPTEUR.
Expliquez-le et donnez aussi le verbe qui lui correspond. (1,5 pt )
4 – Quel est le sujet de « vient succéder » dans la 3ème phrase ? (0,5 pt )
5 – Justifiez l’emploi du Présent de l’Indicatif dans ce texte. (1 pt )

C– Travail d’écriture ( 8 points )


Pour de jeunes enfants, l’enseignement par ordinateur est-il aussi efficace que le cours dispensé par un être
humain adulte ?

Justifiez vos arguments par des exemples concrets.

SUJET : III

Dissertation ( 20 points )

Giraudoux écrivait : « Le sport est l’art par lequel l’homme se libère de soi-même ».
D’après votre expérience personnelle, vos informations actuelles : télévision, presse ; pensez-vous qu’il a raison ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2002
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
Epreuve de : Français
Série : A-C-D Durée : 4 heures
Code matière : 004 Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

********************************************

N.B. : Le candidat doit traiter UN sujet sur les trois proposés.

SUJET : 1 Volonté

L’école ne tarda pas à devenir la plus grande distraction de la vie de Yuan1 car il aimait vraiment l’école. Il acheta une grande
pile de nouveaux livres…

Tous ces livres étaient un enchantement pour Yuan. Il tournait avec avidité leurs pages propres et inconnues et il désirait
ardemment imprimer chaque mot dans sa mémoire et étudier, étudier encore pour l’amour de l’étude. Il se levait à l’aube ; aussitôt
éveillé, se jetait sur ses livres, apprenant par cœur les choses qu’il ne comprenait pas, des pages entières qu’il fixait ainsi dans sa
mémoire. Et quand il avait pris son déjeuner matinal et solitaire, car ni la jeune fille ni sa mère2 ne se levaient d’aussi bonne heure que
lui les jours où il allait à l’école, il se précipitait, marchant rapidement dans les rues encore à demi vides, et était toujours le premier à
entrer dans la salle de classe. Et si le professeur arrivait aussi un peu en avance, Yuan en profitait pour s’instruire et, dominant sa
timidité, il lui posait toutes les questions qu’il pouvait. Si parfois le professeur ne venait pas du tout, Yuan ne se réjouissait pas comme
les autres étudiants de ces vacances inattendues ; non, il les considérait plutôt comme une perte difficile à supporter et passait l’heure
à étudier ce que le professeur leur aurait enseigné. Cette étude était le plus doux des passe-temps pour Yuan. Il ne pouvait jamais
assez étudier l’histoire de tous les pays du monde, la littérature étrangère, la poésie, la structure du corps et des animaux. Mais ce
qu’il préférait, c’était l’étude des plantes : le développement des graines, des racines et des feuilles, apprendre comment la pluie et le
soleil pouvaient façonner la terre, à quel moment il fallait planter certaines semences et comment choisir les graines et comment
augmenter la moisson. Et Yuan apprit tout cela et plus encore. Il empiétait sur le temps consacré à dormir et à manger …

Il travaillait ainsi pendant six années…

Quand il se prépara à revenir dans son pays, si quelqu’un l’avait interrogé, il aurait répondu fermement : « Je suis un homme.
Je sais ce que je veux. Je suis prêt à vivre dans mon propre pays ». Et en vérité il semblait à Yuan que ces années à l’étranger
formaient la moitié de sa vie…

Si quelqu’un lui avait demandé : « Comment êtes-vous prêt à vivre maintenant ? » il aurait répondu honnêtement : « j’ai
obtenu un diplôme dans une grande école étrangère avec des notes supérieures à celles de beaucoup d’étudiants du pays même »
aurait-il répondu fièrement…

Oui, Yuan connaissait ces jeunes étrangers turbulents, gais et pressés. Mais Yuan gardait la tête haute. Il était certain d’obtenir les
louanges de ses professeurs et d’entendre son nom mentionné souvent parmi les premiers lors de la distribution des prix, et chaque
fois qu’un professeur le nommait il ne manquait pas de dire : « Bien qu’il travaille dans une langue étrangère, il a dépassé les
autres… »

Ainsi , bien que Yuan sût qu’il n’était pas populaire parmi ses camarades, il avait continué fièrement à travailler, heureux de
montrer ce que sa race pouvait faire…

Pearl S. BUCK, Terre chinoise, Payot

[1] Yuan est un jeune paysan chinois qui est allé compléter son instruction aux Etats-Unis. Après 6 ans d’études, il a obtenu son
diplôme d’Ingénieur Agronome.

2 personnes chez qui il habite.


QUESTIONS
I.- Compréhension du texte (6 points)

1. Quelles qualités possède l’étudiant Yuan ?

Quelle est la plus importante à votre avis ? (4 pts)

2. Yuan a-t-il raison d’être fier de lui ? Pourquoi ? (2 pts)

II.- Etude lexicale et syntaxique (6 points)

1. Vocabulaire (3 pts)

a) Donnez le sens de :

a1 – un enchantement dans : « tous ces livres étaient un enchantement pour Yuan » (0,5 pt)

a2 – utilisez le dans une phrase où il aura un autre sens. (0,5 pt)

b) Que veut dire façonner la terre dans la phrase :

« Comment la pluie et le soleil pouvaient façonner la terre » ? (1 pt)

c) Trouvez dans le texte un synonyme de distraction. (0,5 pt)

Utilisez le dans une phrase. (0,5 pt)

2. Grammaire (3 pts)

a) Réécrivez au discours indirect : Il aurait répondu fièrement : « j’ai obtenu un diplôme dans une grande école
étrangère, avec des notes supérieures à celles de beaucoup d’étudiants du pays même ». (1 pt)
b) Mettez à la forme passive : Yuan connaissait ces jeunes étrangers turbulents, gais et pressés. (1 pt)

c) Mettez la phrase au présent : Si quelqu’un l’avait interrogé, il aurait répondu fermement : « je suis un homme,
je sais ce que je veux faire ». (1 pt)

III. Développement (8 points)

Pensez-vous qu’il suffit d’améliorer les conditions de travail des paysans pour les faire évoluer ?
Développez votre opinion en une quarantaine de lignes.

SUJET : 2 Merci, mon siècle

Quel dynamisme il t’a fallu pour bouleverser tout en même temps : les modes de pensée, les façons d’être, les rythmes de vie, les
relations entre les personnes. Je ne pense pas qu’il y ait jamais eu dans l’histoire de l’humanité un tel chambardement du quotidien des
individus dans un laps de temps aussi court. Je l’ai dit, mais je le redis et j’insiste, car tel est le propos de ce livre : nous te sommes redevables
de cinq authentiques « révolutions », pas de simples améliorations des conditions de vie par rapport au passé, mais bien de changements
radicaux dans nos destinées individuelles :

1. l’amélioration de la santé et sa conséquence directe : l’allongement de l’espérance de vie en bonne forme ;

2. la transformation des conditions de vie matérielles et sa conséquence directe : la redistribution du temps de vivre

3. le contrôle des naissances et sa conséquence directe : la remise en question du destin des femmes, de leurs relations avec les
hommes, et par conséquent la transformation des structures familiales
4. l’aspect social du tourisme : En un laps de temps incroyablement court, le tourisme devient un des faits de civilisation les plus significatifs
de notre époque, un des comportements les plus typiques de l’homme moderne. Définitivement entré dans les mœurs, on peut dire qu’il
s’insère dans un nouveau style de vie. Le tourisme social, c’est justement cet élargissement, cette démocratisation. En effet, le tourisme
moderne apparaît de plus en plus comme un comportement vital, comme une sorte de contre-partie de la concentration urbaine, de
l’industrialisation, de la mécanisation du travail et des loisirs dans la cité surpeuplée, de l’urbanisation croissante de nos activités. Les
vacances que ce tourisme social rend possibles visent une signification plus haute. Elles entraînent une amélioration de vie, un
élargissement intellectuel et social. Elles visent, elles aussi (…), au besoin de connaissance, de sympathie, de participation et de
dépassement. L’intérêt de l’individu, de sa santé physique et morale, la cohésion de l’équilibre social de la cité, la compréhension
mutuelle, la bonne entente et la coopération des peuples demandent que s’accomplisse cette évolution postulée, appelée par les
conditions mêmes de vie de travail dans lesquelles se trouve placé l’homme d’aujourd’hui.

5. la place privilégiée de l’audiovisuel et des mass média : Le monde est présent à la télévision parce qu’on le voit, et c’est un immense
avantage. Mais il est présent dans le journal par sa diversité et dans son foisonnement. De la politique à la culture, du sport au fait divers,
ce sont toutes les passions, toutes les souffrances, toutes les espérances des hommes qui défilent dans le journal. L’écran donne un
effet de choc. Le journal reste le meilleur résumé de ce qui se passe chaque jour dans un monde unifié dont les horizons lointains nous
sont devenus aussi proches que le coin où nous vivions. Tragique, comique, émouvant, inattendu, le journal est le feuilleton quotidien
de la comédie humaine à travers le monde entier.

Quels cadeaux tu nous as fait, mon siècle, en quelques dizaines d’années !

Seulement voilà : tu nous les as offerts en vrac, sans que nous ayons vraiment eu le temps d’apprendre à nous en servir. Il nous a fallu
vivre dans un monde en pleine transformation : générations de décalage ? « nouveaux pères », « nouvelle vague », « nouvelle cuisine »,
« nouveau roman », « nouvelle philosophie » : dans ton troisième quart, tout se devait être « in » (insolite, inouï, inusité, inconnu, inédit,
etc.). Sans y être préparés, nous avons eu la responsabilité d’inventer des modes d’emploi et des règles du jeu pour cette « nouvelle
société ». Alors, forcément, nous avons commis beaucoup de bêtises et laissé au bord du chemin beaucoup de victimes désemparées
par l’ampleur de cette révolution.

Christiane Collange, Merci mon siècle, (texte adapté), 1998

QUESTIONS
I.- Résumé (6 points)

Résumez ce texte au quart de sa longueur

II.- Etude morpho-syntaxique (4 points)

1. Par quels procédés de style l’auteur marque-t-elle son enthousiasme ? (1 pt)


2. Justifiez l’emploi du subjonctif dans la phrase suivante : L’intérêt de l’individu, (…), la bonne entente, et la
coopération des peuples demandent que s’accomplisse cette évolution postulée. (1 pt)
3. Relevez deux adjectifs se rapportant au nom « le journal ». (0,5 pt)
4. Trouvez un adjectif dérivé du nom journal et faites une phrase avec. (0,5 pt)
5. Quels sont les sujets respectifs des verbes soulignés ? (1 pt)

III.- Travail d’écriture (10 points)

Christiane Collange constate que nous sommes redevables au XXème siècle de cinq « authentiques
révolutions ». Quelle est celle qui vous semble personnellement la plus importante et pourquoi ? Vous vous
appuierez sur des exemples et faits précis dans un développement composé d’une quarantaine de lignes.

SUJET : 3

Dissertation (20 points)

Selon un journaliste contemporain :

« La télévision peut devenir certes l’outil d’une dictature nuisible et le nouvel opium du peuple. Elle peut être aussi
un instrument de progrès, de culture et de détente ».

Qu’en pensez-vous, appuyez vos arguments par des exemples précis.


MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2003
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
*********************************************

N.B : Le candidat doit traiter UN sujet sur les TROIS proposés

SUJET 1

Les adolescents d’aujourd’hui ne lisent guère et peut-être ne savent plus lire. Les enquêtes et les sondages, les observations des
enseignants et des bibliothécaires apportent sur ce point des témoignages convergents. Mais l’extension même de la crise, ses symptômes
et ses causes demeurent trop souvent mal connus. La lecture des adolescents, dans ses formes et dans ses objets, nous échappe. Quant
à leur ‘‘non-lecture’’, elle est interprétée tantôt comme l’effet d’une lassitude passagère (née de quelle saturation ?), tantôt comme le signe
d’une aversion définitive à l’égard de la civilisation de l’imprimé. Quelle place occupe donc l’objet-livre dans la vie des adolescents ?
Comment est-il perçu par eux ? ( . . . )

L’éloignement à l’égard du livre en général est plus sensible encore vis-à-vis de la littérature. Le livre, quel qu’il soit, est assimilé
au livre de classe, obligatoire, donc ennuyeux. Les lycéens formulent, du reste, à l’encontre des textes au programme un même grief : ils
les jugent trop anciens, trop éloignés de l’actualité. Un poète comme Baudelaire leur paraît échappé d’une lointaine préhistoire. A la limite,
ce type d’attitude conduit à un refus de la dimension historique.

La crise de la lecture se marque, qui plus est, par le choix de nouveaux objets où l’image tend de plus en plus à supplanter le
texte. Aux romans, aux essais, les jeunes préfèrent les magazines illustrés, les bandes dessinées et, s’ils appartiennent aux milieux
défavorisés, les photos-romans. Jamais le culte de l’image n’a réuni autant d’adeptes : tandis que les enfants réclament des dessins
animés, des spots publicitaires, les adolescents collectionnent les affiches et les posters.

Ces quelques réflexions illustrent le déclin relatif du livre dans la vie et dans les loisirs des adolescents. Leurs lectures morcelées,
occasionnelles, indifférenciées dans leur objet, quand elles ne sont pas inexistantes, le succès d’une para-littérature où l’image est
omniprésente montrent bien que le paysage mental des lycéens s’est en quelques décennies profondément modifié. Le livre n’est plus,
hors de l’école, l’instrument privilégié de l’acquisition d’un savoir, la lecture n’est plus l’occasion d’une exploration véritable.

B. BRECOUT

QUESTIONS

I – Etude lexicale et morpho-syntaxique (5 points)

I – 1 – Lexique :

1- a) Quel est le verbe dérivé de ‘‘acquisition’’ ? (0,5 point)

b) Employez ce verbe dérivé dans une phrase significative (0,5 point)

2- Expliquez la phrase : « Quant à leur ‘‘non-lecture’’, elle est interprétée tantôt comme l’effet d’une lassitude
passagère, tantôt comme le signe d’une aversion définitive à l’égard de la civilisation de l’imprimé » (1 point)

I – 2 – Morpho-syntaxe

1- Mettez à la voix passive : ‘‘Les enquêtes et les sondages, les observations des enseignants et des bibliothécaires
apportent sur ce point des témoignages convergents’’. (1 point)
2- Transformez la phrase suivante de façon à obtenir une proposition principale et une
proposition subordonnée circonstancielle de conséquence :
‘‘Le livre est assimilé au livre de classe, donc ennuyeux’’. (1 point)

3- Mettez à la forme affirmative :

‘‘Les adolescents d’aujourd’hui ne lisent guère et peut-être ne savent plus lire’’. (1 point)

II – Compréhension (5 points)

1- Quelles sont les différentes causes de la ‘‘non-lecture’’ chez les adolescents ? (2 points)

2- a) Comment se manifeste cette crise de la lecture ? (1 point)

b) D’après vous, que faut-il faire pour freiner cette crise ? (2 points)

III –Expression écrite (10 points)

Quant à vous, aimez-vous lire ou non ? Justifiez votre position. (aux environs de 30 lignes).

SUJET 2

LE CHOMAGE, UNE INVENTION RECENTE

Le chômage est une invention récente sous la forme où nous le connaissons, du moins ! C’est-à-dire, sous une forme massive et
totale.

Massive : on estime environ 500 millions de personnes, aujourd’hui, sans emploi dans le monde ( . . . ). Jamais un chiffre
aussi important n’a été enregistré dans le monde.

Le chômage actuel revêt aussi une forme totale. Car, des sans-emploi, il en existait autrefois aussi : vagabonds, chemineaux,
mendiants ( . . . ) ; la plupart des adultes et la quasi-totalité des enfants fournissaient un travail professionnel.

Certes dans les villes, la misère des sans-travail n’avait pas de bornes, comme en témoignent les très nombreux abandons
d’enfants ( . . . ) mais ces miséreux s’intégraient à leur manière dans les sociétés de l’époque, rurales pour l’essentiel. En Grande-Bretagne,
la ‘‘loi sur les pauvres’’ contraignait les paroisses à subvenir aux besoins de ceux qui étaient privés de ressource. Ailleurs, les institutions
ou les règles religieuses ( . . .) permettaient d’assurer un minimum aux personnes privées de ressources. Et surtout, le rythme des saisons,
la nature du travail permettaient toujours d’échanger du travail contre un quignon de pain ( . . .).

Il n’est plus ainsi aujourd’hui : la coupure entre le travail et le non-travail s’est approfondie. Cette coupure s’explique de
deux façons :

- D’abord, le travail n’est plus une participation à l’ouvrage commun d’une société (par exemple, les moissons), donnant droit à une
fraction de la production. C’est désormais une source de revenus : du coup, il est devenu l’objet d’un calcul économique. Comme le
travail coûte quelque chose à l’employeur, il faut qu’il lui rapporte au moins l’équivalent. Il y a eu, en quelque sorte, un phénomène
d’individualisation. Dans une société traditionnelle, toute la population est requise : des plus jeunes aux plus âgés, chacun doit fournir
sa participation. D’ailleurs, la pression sociale est telle que nul ne peut s’y dérober. Mais en contrepartie, les règles sociales assurent
à tous une part plus ou moins importante de la production ( . . . ).

- De plus, depuis un siècle, le travail est indissociable d’un outil, dont la fabrication est généralement trop complexe pour pouvoir être
envisagée par celui qui l’utilise (. . . ). Là encore, avoir ou ne pas avoir la disposition d’un outil de travail crée une coupure quasi totale
entre les actifs et les exclus.

Ce cancer du chômage, les sociétés traditionnelles ne l’ont donc pas connu. Vers 1650, la planète comptait environ 500
millions d’habitants. Par delà la diversité énorme des cultures et des savoir-faire, un trait caractérisait l’ensemble de
l’humanité : le caractère fruste des techniques de production.
Avec l’irruption du capitalisme et la révolution industrielle, les choses changent. L’outillage s’améliore, le savoir-faire se
perfectionne. Là où 50% de la population devrait s’échiner à produire la nourriture, 30%, puis 20% suffisent : à la fin du XIXème siècle, le
nombre d’habitants en France a doublé. Mais les actifs ne représentent plus que la moitié de la population : les enfants et une partie des
femmes sont exclus ( . . . ). Le travail ( . . . ) est devenu un acte personnel, individuel, qui s’effectue contre une rémunération, et qui exige
donc un minimum de productivité.

D. Clerc, ‘‘Faim et développement’’, Dossier n°83-11 Novembre 1983.

QUESTIONS

I – Compréhension (10 points)

1 - Relevez deux mots ou expressions du texte appartenant au champ lexical du ‘‘chômage’’. (2 points)

2 - a) Donnez un nom dérivé de ‘‘subvenir’’. (1 point)

b) Employez le nom trouvé dans une phrase de votre choix. (1 point)

3 - Soit la phrase :

‘‘En contrepartie, les règles sociales assurent à tous une part plus ou moins importante de la production’’. Mettez-la
à la voix passive. (2 points)

4 - Transformez cette phrase de façon à obtenir une principale et une subordonnée :

‘‘La fabrication (d’un outil) est généralement trop complexe pour pouvoir être envisagée par l’utilisateur’’
(2 points)

5 - Pourquoi l’auteur associe-t-il le chômage au mot ‘‘cancer’’ ? (2 points)

II – Résumé (10 points)

Résumez le texte au quart de sa longueur, soit 152 mots environ. (Marge de 10%).

SUJET 3 DISSERTATION (20 points)

Quelles sont les causes et les conséquences de la drogue ?

Et quelles solutions proposeriez-vous pour enrayer cette pratique ?


MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2004
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
*********************************************

N.B : Le candidat doit traiter UN sujet sur les TROIS proposés.

SUJET I : Eradiquons le terrorisme de base

[…]. Nous voyons, avec l’attaque des tours jumelles du World Trade Center de New york, le
niveau de barbarie atteindre des degrés insoupçonnables. […]

[…]. Hier, New York et les Etats-Unis, blessés dans leur chair, étaient en état de choc.
Aujourd’hui, ils vivent honorablement le deuil, se rendant à leur lieu de travail, rouvrant les
aéroports, tunnels, bureaux et écoles. Demain, la colère de cette nation éclatera sans merci. Nous
sommes en guerre. Il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle, comme les Américains en ont
souvent affronté, ni même d’une guerre de guérilla, comme les Français et les Britanniques en ont
vécu dans leurs colonies. Il s’agit d’une guerre nouvelle dans la forme et dans le fond : une guerre
contre le terrorisme et l’obscurantisme1.

Nous ne voulons pas que nos enfants, nos structures et notre histoire disparaissent demain
sous une explosion nucléaire dans le port de Marseille ou Londres. Or, il s’agit d’un risque réel, qui
suit le phénomène d’escalade du terrorisme de masse. […]

[…] Nous ne voulons pas que nos organisations -entreprises, banque, armée, hôpitaux-
ressombrent dans le chaos. Or, des cyberterroristes pénètrent semaine après semaine nos serveurs
et banques de données, modifient des programmes et créent des « portes de derrière » pour revenir
plus tard sans y être invités. Sans pénétrer physiquement les locaux d’une société ou même le
territoire national, ces terroristes peuvent changer des données cartographiques avant la
construction d’un pont ou médicales avant une opération chirurgicale. Ils peuvent créer des fausses
alertes, dérouter des communications et ouvrir des vannes de barrage. En somme, ils peuvent semer
le chaos.

Occupant air, mer, terre et Internet, cette nouvelle guerre contre le terrorisme et
l’obscurantisme nous concerne tous, nous y avons tous, une part de responsabilité et un rôle à jouer,
que nous soyons chef d’entreprise, cadre, fonctionnaire, parent ou autre […]

Vincent Grimaldi, Les Echos du vendredi 14 et 15 Septembre 2001.

1- Obscurantisme : Hostilité systématique aux projets de civilisation.

QUESTIONS

I- ETUDE LEXICALE ET MORPHO-SYNTAXIQUE (5 points)

I-1- Lexique (2 points)

1.- a- Quel est le radical de « dérouter » ? Donnez le sens de ce verbe. (0,5 point)

b- Employez ce verbe dans une phrase. (0,5 point)

2.- Construisez une phrase avec le verbe « éclater ». (0,5 point)


Une autre phrase avec le verbe « s’éclater ». (0,5 point)

I-2- Morpho-syntaxe (3 points)

1- Transformez la phrase suivante de manière à obtenir une phrase complexe


comportant une proposition subordonnée d’opposition : « Sans pénétrer
physiquement les locaux d’une société ou même le territoire national, ces terroristes
peuvent changer des données cartographiques avant la construction d’un pont ou
médicales avant une opération chirurgicale ». (1,5 point)

2- « Nous ne voulons pas que nos enfants, nos structures et notre histoire
disparaissent demain sous une explosion nucléaire… »

a) Précisez le temps et le mode du verbe souligné . (0,5 point)

b) Justifiez l’emploi de ce mode. (1 point)

II- COMPREHENSION (5 points)

1) Le texte évoque les deux risques auxquels le terrorisme nous expose.

a- Lesquels ? Relevez dans le texte des mots ou expressions illustrant chacun de


ces risques. (2 points)

b- Que propose l’auteur pour les éviter ? (0,5 point)

2) Pourquoi l’auteur a-t-il choisi le terme « cyberterroristes » pour désigner certains


terroristes ? Sont-ils plus ou moins dangereux que les « guérilleros » ? Pourquoi ?
(2,5
points)

III- EXPRESSION ECRITE ( 30 à 40 lignes environ) (10 points)

Qu’est-ce qui vous semble être redoutable pour l’humanité : la guerre conventionnelle ou le
terrorisme ?

Illustrez votre réflexion par des exemples concrets justifiant votre position.

SUJET II : Éloge de la différence

L'une des tâches les plus importantes de notre temps, et sans doute de tous les temps, est
d'abolir le mépris, d'enseigner l'importance vitale des différences entre les hommes.

Le jour où me fut annoncé le prix Nobel était, par hasard, la journée de la tolérance. Cette
coïncidence m'a frappé car, devant les journalistes auxquels j'exposais les bienfaits de la diversité
biologique, je venais d'insister en même temps sur les bienfaits de la diversité culturelle.

Les variations entre individus sont une nécessité pour qu'une espèce s'adapte aux
modifications de son milieu, pour qu'elle se perpétue malgré les agressions diverses qu'elle subit.

Grâce à une subtile différence, tel individu saura résister à une épidémie alors que tel autre y
succombera. Or, il n'y a et il n'y aura jamais (hormis les vrais jumeaux) deux individus identiques.
Chaque homme est unique.

L'avenir de l'espèce, sa capacité d'adaptation, d'évolution biologique passe par la conservation


jalouse de cette diversité. L'uniformisation conduirait au déclin, puis à la dégénérescence et à la
mort. L'idée de «race pure» est donc un non-sens biologique.
Par analogie, l'évolution culturelle de l'humanité passe par une préservation jalouse des
diversités intellectuelles des individus et des groupes ethniques. Elles lui ont permis de s'adapter aux
conditions les plus différentes et les plus rudes. Elles lui permettront de s'adapter aux nouvelles
structures, notamment à celles socio-économiques qu'impose la technologie moderne.

La liberté de pensée ou d'opinion, le libre exercice des cultes, ne sont que la libre expression des
diversités individuelles. Elles sont le levain d'une humanité constamment en marche.

Ici encore, uniformité serait l'équivalent de mort.

Je n'aime pas le mot de tolérance car il implique déjà une sorte de refus péniblement refoulé,
une sorte de résignation.

Les différences entre les êtres ne doivent pas être simplement tolérées ; elles doivent être admises,
encouragées, cultivées en pleine conscience des richesses inestimables qu'elles apportent.

Jean Dausset, in « Le Courrier de l’Unesco », sept. 1982

(Texte extrait de « Réussir le Résumé » de M. Maxaire)

QUESTIONS

I- COMPREHENSION (10 points)

1- Relevez dans le texte un synonyme de « différence ». Construisez une phrase avec ce


mot. (1 point)

2- a) Relevez dans le texte un antonyme de « différence ». (0,5 point)

b) Relevez deux mots appartenant au champ lexical de cet antonyme (2 points)

3- Soit la phrase : « Je n’aime pas le mot de tolérance car il implique déjà une
sorte de refus péniblement refoulé, une sorte de résignation ».
Transformez cette phrase de manière à avoir une phrase complexe (principale +
subordonnée). (1 point)
4- Soit la phrase : Jean Dausset affirma : « grâce à une subtile différence tel individu
saura résister à une épidémie alors que tel autre y succombera ». Transposez cette
phrase au style indirect. (2 points)

5- Expliquez le mot « résignation ». (1 point)

6- Expliquez le titre de ce texte « Éloge de la différence ». (2,5 points)

II- RESUME (10 points)

Résumez le texte en 120 mots (marge de 10%) soit au quart de sa longueur.

SUJET III : Dissertation (20 points)

« L’incitation au changement de mentalité suffirait-elle à résoudre le problème de la


corruption dans le Tiers-Monde » ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2005
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

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N.B. : Le candidat doit traiter UN sujet sur les trois proposés.

SUJET -I: ETUDE DE TEXTE

Il n’y a pas de réponse simple aux multiples questions posées par les modifications de la nature
que les grands ouvrages entraînent, et par les diverses pollutions qu’engendre la civilisation
industrielle. Mais il y a des réponses honnêtes et il y en a qui ne le sont pas. Il faut veiller à ce que ce
ne soient pas ces dernières qui l’emportent : la vie de la biosphère en dépend.

Comme cela arrive souvent dans les affaires de société, deux attitudes extrêmes s’affrontent :
celle des intégristes de l’écologie (cette derrière prise dans l’acception, désormais la plus répandue,
de « défense de l’environnement » et non dans sa signification véritable, qui est « étude de l’habitat »)
et celle des individus ou groupe dont les intérêts, à court terme, agressent la nature. Par leur
extrémisme même, l’une comme l’autre sont négatives, l’une comme l’autre sont novices, l’une
comme l’autre s’appuient sur des affirmations fausses. Fausses parfois par insuffisance d’information,
parfois par manque d’honnêteté.

Ces attitudes sont d’un manichéisme(1) quelque peu primaire. Pour les uns, industries et société
de consommation condamnent l’humanité à une disparition imminente, ou, au mieux, à une survie
misérable, quelque soit le processus – syndrome chinois, destruction de la couche d’ozone, effet de
serre, pollution des océans, des eaux douces, de la troposphère et des sols, empoisonnement chimique
à l’échelle planétaire, que sais-je encore. Pour les autres, le commerce et les affaires marchant de
plaisante façon, tout va au contraire pour le mieux dans le meilleur des mondes et les catastrophes
avec lesquelles les écolos nous cassent les oreilles ne ressortissent qu’à leur ignorance, leurs rêveries
passéistes, leurs imaginations débridées.

Haroun TARZIEFF, la Terre va-t-elle cesser de tourner ? Ed.


Seghers, 1989.

(1) Manichéisme : Attitude consistant à opposer catégoriquement le bien et le mal.

QUESTIONS
I - Compréhension (10 points)

1 - a - Quel est le nom dérivé du verbe « s’affronter » ? (0,5 pt)

b - Employez ce nom dérivé dans une phrase significative. (0,5 pt)

2 - « Comme cela arrive souvent dans les affaires de société, deux attitudes extrêmes
s’affrontent ».
a - Sur quel point différent ces attitudes ? (1,0 pt)

b - Selon le texte, d’où vient la nocivité de ces attitudes ? (1,0 pt)

3 - a - Comment s’explique le manichéisme primaire de ces attitudes ? (1,5 pt)

b- Que l’auteur veut-il dire par : « disparition imminente de l’humanité » ? (0,5 pt)

4- « les catastrophes avec lesquelles les écolos nous cassent les oreilles ne ressortissent qu’à
leur ignorance ».

En gardant la même idée, remplacez « ne…………….que » par un autre mot. (1,0 pt)

5- Quelles sont les catastrophes auxquelles pensent les écologistes ? (2,0 pts)

6 -Face aux multiples questions posées par les modifications de la nature que les grands
ouvrages entraînent, quelle attitude préconiseriez-vous ? (2,0 pts)

II - Résumé (10 points)

Résumez ce texte au quart de sa longueur, soit 80 mots environ.

S U J E T - II : ETUDE DE TEXTE
Politiser la masse
On croit souvent en effet avec une légère criminalité que politiser les masses c’est
épisodiquement leur tenir un discours politique. On pense qu’il suffit au leader ou à un dirigeant de
parler avec un ton doctoral des grandes choses de l’actualité pour être quitte avec cet impérieux devoir
de politisation des masses. Or politiser c’est ouvrir l’esprit, c’est éveiller l’esprit, mettre au monde
l’esprit. C’est comme le disait Césaire : « inventer des âmes ». Politiser les masses ce n’est pas, ce
ne peut pas être faire un discours politique. C’est s’acharner avec rage à faire comprendre aux masses
que tout dépend d’elles, que si nous stagnons, c’est de leur faute et si nous avançons, c’est aussi de
leur faute, qu’il n’y a pas de démiurge, qu’il n’y a pas d’homme illustre et responsable de tout, mais
que le démiurge c’est le peuple et que les mains magiciennes ne sont en définitive que les mains du
peuple. Pour réaliser ces choses, pour les réincarner véritablement, répétons- le, il faut décentraliser
à l’extrême.

La circulation du sommet à la base et de la base au sommet doit être un principe rigide non par
souci de formalisme mais presque tout simplement le respect de ce principe et la garantie du salut.
C’est de la base que montent les forces qui dynamisent le sommet et lui permettent dialectiquement
d’effectuer un nouveau bond. Encore une fois nous, ( … ), avons pris très rapidement ces choses car
aucun membre d’au-sommet n’a eu la possibilité de se prévaloir d’une quelconque mission de salut.
C’est la base qui se bat ( … ) et cette base n’ignore pas que sans son combat quotidien, héroïque et
difficile le sommet ne tiendrait pas. Comme elle sait que sans un sommet et sans une direction, la
base éclaterait dans l’incohérence et l’anarchie. Le sommet ne tire sa valeur et sa solidarité que de
l’existence du peuple au combat. A la lettre, c’est le peuple qui se donne librement un sommet et non
le sommet qui tolère le peuple.

Franz FANON, Les damnés de la Terre.


QUESTIONS
I- Etude lexicale et morpho-syntaxique (5 points)

I-1- Lexique

a) Quel est le radical de « décentraliser » ? Cherchez un autre verbe formé à partir de ce même
radical. (1,0 pt)

b) Employez le mot « incarner » dans une phrase qui en éclaire le sens. (0,5 pt)

c) « Sans une direction, la base éclaterait dans l’incohérence et l’anarchie. »

Cherchez l’antonyme du mot souligné. (0,5 pt)

I - 2 - Morpho-syntaxe

a) « Le sommet ne tire sa valeur et sa solidarité que de l’existence du peuple au combat ».

Mettez cette phrase à la voix passive. (1,0 pt)

b) « si nous stagnons, c’est de leur faute et si nous avançons c’est aussi de leur faute. »

Mettez à l’imparfait de l’indicatif les verbes soulignés et faites les modifications


nécessaires. (1,0 pt)

c) « Sans un sommet et sans une direction, la base éclaterait dans l’incohérence et l’anarchie ».

Donnez la valeur du conditionnel dans cette phrase. (1,0 pt)

II - Compréhension (5 points)

1 - Selon le texte, que serait « politiser les masses » ? Quel serait l’objectif de cette
politisation ? (1,5 pt)

2- Qu’est-ce que l’auteur entend par « décentralisation » ? (2,0 pts)

3 - Selon le texte, quelles sont les conditions nécessaires, pour faire progresser un pays ?
(1,5 pt)

III - Expression écrite (30 à 40 lignes environ) (10 points)

« Politiser c’est ouvrir l’esprit, c’est éveiller l’esprit, mettre au monde l’esprit ».
D’après vous ces conditions suffiraient-elles à développer réellement le pays ? Illustrez
votre développement à l’aide d’exemples tirés de vos expériences personnelles.

S U J E T - III : DISSERTATION (20 pts)

Que pensez-vous de l’affirmation suivante : « Censurer les médias est une atteinte aux droits
de l’homme » ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SESSION 2006
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Durée : 4 heures
Code matière : 004 Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

SUJET I : L'homme et son environnement


Les problèmes de l’environnement occupent le devant de la scène internationale depuis une vingtaine
d'armées, plus précisément depuis la conférence sur l’environnement de 1972. Celle-ci s’était déroulée dans un
climat d’opportunisme marqué par la volonté d’agir.
Et de ce fait, des actions ont suivi : des organisations internationales, comme le Programme des Etats Unis
pour l'Environnement, des ministères de l’environnement, des mouvements associatifs et des courants politiques
centrés sur l’écologie ont vue le jour.
Les résultats obtenus si on les mesure au volume des publications et des connaissances acquises, au nombre de
projet de reboisement ou d’assainissement entrepris dans les zones protégées mise en place sont considérables.
Malgré l’ensemble de ces activités, la dégradation de notre environnement s’est poursuivie. Malgré le succès
obtenus ici ou là, enfin de compte, la situation actuelle est bien plus critique qu’il y a vingt ans.
Les pays industrialisés voient leurs eaux contaminées par les produits chimiques, leurs sols empoisonnés par
les pesticides et les fertilisants, leurs côtés défigurés par une urbanisation sauvage, leurs forêts détruites et leurs
lacs rendus stériles par les pluies acides, la santé des populations menacée par l’accumulation et les transports
des déchets toxiques, les villes asphyxiées par les encombrements et la pollution de l’air. Quant aux pays en
développement, ils ont à faire face à la désertification, à la déforestation, à l'érosion et à la salinisation des sols,
aux inondations, à l’extinction des espèces animales et végétales, particulièrement dans les régions tropicales, en
même temps que se multiplient les bidonvilles, avec leur cortège de misère, de maladies, de délinquance.
Tous ces problèmes, au Nord comme au Sud sont liés par un seul et même fil conducteur : ils dérivent de
choix de développement erronés. Certes, les problèmes sont plus criards au Sud, en raison d’une pression
démographique beaucoup plus fort qu’au Nord. Mais leur origine est commune : elle est planétaire et vient
surtout, dans le cadre de l’interdépendance des économies, au jeu de la concurrence sur les marches
internationaux, au désordre monétaire et à l’épineuse question de dette extérieure.
D’ici à une trentaine d’années, l'humanité dont le nombre atteindra 10 à 18 milliards d’individus, sera frappée
par l’émergence de problèmes d’environnement qui revêtiront, eux aussi, une dimension planétaire. Un
changement de comportement de chaque individu, de chaque institution et de chaque Etat est la seule voie pour
que se dégage, des contraintes de la crise de l’environnement, tout le potentiel nécessaire à un avenir possible.
Souhaitons que ce changement puisse se faire sans être provoqué par une catastrophe écologique majeure qui
ne laisserait personne à l’abri.
"Le Courrier de l'UNESCO Nov. 1991" d’après Francesco DICASTRI
QUESTIONS
I- Etude lexicale et morpho-syntaxique
1- Lexique ?
a- Que signifie « dégradation » à la ligne 81 ?
b- Construire une phrase avec un verbe dérivé de ce nom.
2- Morpho-syntaxique
a- Transformer à la forme active la phrase suivante : « tous ces problèmes, au Nord comme au Sud, sont lié
par un seul et même fil conducteur ».
b- Expliquer autrement l’idée d’opposition dans la phrase ci-après: «Malgré les succès obtenus ici ou là, en
fin de compte, la situation actuelle est bien plus critique qu’il y a vingt ans ».
c- Transposer au discours indirect : « la dégradation de l’environnement s’est poursuivie » m’a-t-on dit ?
П- Compréhension
1- Quelles sont en général, les causes de ces problèmes de l’environnement dans le monde ?
2- Devant la dégradation de l’environnement des solutions ont été apporté. Quelles sont d’après le texte, celles
qui sont déjà apportées et celles qui sont encore à envisager ?
3- Pour sauver l’environnement que proposez-vous ?
I Travail d'écriture
« Les pays en de développement ont è faire face à la désertification, à la déforestation, à l’extinction des
espèces animales et végétales, particulièrement dans les régions tropicales ». En vous référant à la lecture
et à d’autres cultures personnelles, développer cette constatation de l’auteur.
SUJET II : La super femme
Autrefois, les femmes se partageaient en deux catégories bien distinctes. La plupart, soumise aux
épreuves d’une vie très précaires, s’absorbaient corps et âmes dans des problèmes de vie et de survie : il
fallait faire naître de nombreux enfants, puisque la mort en volait beaucoup. Ensuite, il fallait
inlassablement gratter le sol pour nourrir la couvée, en luttant pied à pied contre le destin. La minorité qui.
en raison de sa fortune ou de son rang le pouvait, fuyait ce sort misérable : elle enfant ait peu et se
déchargeait sur des nourrices des soins maternels. Alors libres, elles s’en allaient briller sous les lustres de
la vie sociale pour cultiver les arts, les plaisirs ou leur esprit, selon leurs goûts. Appartenant à deux mondes
si différents, ces femmes ne se reconnaissent pas d’identité commune. (...)
De nos jours, l’exercice d’une activité ouvre une vie plus vaste que la maison : elle est pour beaucoup,
choisie, aimée et en tout cas, toutes s’y préparent. La vie familiale, n’étant pas harcelée par la moralité,
apparaît comme une chance, à laquelle très peu délibérément se dérobent. Aussi les signes de
reconnaissance mutuelle se multiplient-ils entre les femmes de classes différentes, réunies par leur double
prétention à exister familialement et socialement.
Faut-il pour autant chanter victoire? Pas tout à fait. L’opposition qui régnait entre les classes, sévit* à
présenter dans leur personne... il faut se scinder en deux, et que la moitié qui est mère ignore la moitié qui
est salariée et réciproquement. A la maison, les enfants et souvent le mari les réclament à part entière. Au
travail, l'employeur persiste généralement à considérer les seuls intérêts de l’entreprise.
La super femme n’est qu’une illusionniste, qui chez elle, laisse croire qu’elle ne fait qu’élever les
enfants, astiquer sa maison, accueillir ses amis et qui, tous les matins, rejoint son poste, ponctuelle égale
d’humeur, merveilleusement célibataire. Jusqu’au jour où. exténuée par cette comédie, elle contracte
maladie, dépression.
Voilà pourquoi ? aux « Assises Nationales la femme », les intervenantes sont revenues sur ce problème
majeur, demande que la maternité ne soit pas la seule à se soumettre devant la loi du travail, mais que le
travail apprenne lui aussi à se plier à quelques unes des exigences de la maternité et dans ce domaine, tout
est à imaginer.
D’après un article de France QUERE paru dans le journal « La Croix, l’événement du 28/06/88»
Les lustres : les-éclats, l’apparat luxueux sévit ; se fit sentir vivement

QUESTIONS
I- Compréhension
1- a- Quel est le substantif dérivé de « précaire »
b- Construire une phrase de votre choix avec ce substantif.
2- « La vie familiale, n’étant plus harcelée par la moralité, apparaît comme une chance » Exprimer
autrement l’idée de cause dans cette phrase.
3- D’après le texte, qu’est ce que la plupart des femmes doit supporter ?
4- Toutes s’y préparent. A quoi cette catégorie de femme se prépare-t- elle ?
5- a- La maternité se soumet devant les lois du travail.
Donner un exemple de la soumission de la femme devant la loi du travail.
b- Le travail se plie à quelques-unes des exigences de la maternité.
Proposer une situation qui illustre cette conformité du travail à une exigence de la maternité. II- Résumé
Résumer ce texte au quart de sa longueur (Marge d’erreur de 10%).

SUJET III : Dissertation


Dans quelles mesures selon vous, la machine tuerait-elle l'homme, et dans quelles mesures servirait-elle
à son bonheur ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2009
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
*********************************************

NB : Le candidat doit traiter UN sujet sur les TROIS proposés.

SUJET I : TEXTE : LE TEMPS DE L’INFORMATIQUE

Dans les années qui viennent, cette technologie va vraisemblablement influencer


fondamentalement les faits et gestes de l’homme et de la femme dans leur vie de tous les jours.
L’informatique, tout le démontre, va sortir d’une phase où elle était réservée aux spécialistes, pour faire
irruption dans notre vie quotidienne, pour s’implanter directement dans notre cuisine ou notre salle de
séjour. Ce pourra être le micro-ordinateur sur lequel on peut visualiser une infinité de jeux, de règles, du
tennis à la bataille navale.

Ce sera l’agenda électronique dont la vaste mémoire pallie les insuffisances du calepin et gère le
planning des rendez-vous chez le dentiste, le cours de musique des enfants ou leur date de vaccination
compte tenu des contraintes de chacun. Ce sera le programmateur des menus en fonction de l’activité de
chaque membre de la famille, de ses besoins physiques, des éventuels impératifs médicaux et des différentes
sortes de produits frais selon la saison. C’est aussi le contrôle des communications et du chiffrage au
ministère des affaires étrangères, mais encore l’introduction de l’enseignement assisté dans les collèges, les
lycées et les facultés. Mais le secteur privé est également, et de plus en plus utilisateur de l’outil informatique.
Dans un certain nombre de grandes entreprises de vente, le représentant circule avec son boîtier de synthèse
qui lui permet à tout moment de connaître l’état des stocks et donc de passer ses commandes en toute
confiance. Avec certaines technologies de pointe, le questionnement du fichier central peut même se faire
par la voix et non seulement par clavier. La conception assistée par ordinateur, quant à elle, se développe de
plus en plus : les agences d’architecture lancent leurs projets à l’aide de tables tranchantes, les cabinets
d’ingénierie travaillent sur leurs prototypes et font des simulations.

Mais il nous semble que c’est avec l’avènement du micro-ordinateur, de l’ordinateur


« domestique » et de la télématique « banale », celle qui reliera chaque ménage à un ordinateur central par
le téléphone, que l’informatique va réellement plonger ses racines dans le quotidien de la vie.

Lina FOSSATI et Lilliana GERLI, Edition : « Deux Coqs d’or ».

QUESTIONS

I- COMPREHENSION (5 pts)
1°) En quoi, l’informatique pourrait-elle nous être utile ? (1,5 pt)
2°) D’après le texte, quels peuvent être les rôles attribués à l’ordinateur ? (1,5 pt)
3°) Pourquoi dit-on que la technologie influence les faits et gestes de l’homme et de la femme dans leur vie
quotidienne ? (2 pts)

II- ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (5 pts)


1°) Lexique (2 pts)
a) Que signifie : « technologie de pointe » ? (0,5 pt)
b) Trouver deux mots de la même famille que « visualiser » et construire une phrase de votre choix avec
l’un des mots trouvés. (1 pt)
c) Donner l’antonyme de « contrainte ». (0,5 pt)

2°) Syntaxe (3 pts)


a) Faire la transformation passive de la phrase suivante :
« Cette technologie va vraisemblablement influencer fondamentalement les faits et gestes de
l’homme et de la femme dans leur vie de tous les jours. ». (1 pt)
b) Transformer la phrase suivante au style indirect :
On a dit : « l’ordinateur pallie les insuffisances du calepin et gère le planning des rendez-vous.». (1 pt)
c) Dans la phrase suivante, mettre le verbe de la subordonnée au plus-que-parfait de l’indicatif et
ensuite, faire la transformation qui s’impose.
« Si l’informatique fait irruption dans notre vie quotidienne, elle s’implantera directement dans notre cuisine ou
notre salle de séjour.» (1 pt)

III- EXPRESSION ECRITE (10 pts)


« L’utilisation très fréquente de l’ordinateur présente parfois des inconvénients chez l’homme. »

Êtes-vous de cet avis ? (30 à 40 lignes environ)

SUJET II : TEXTE : LA PAUVRETE

La pauvreté serait-elle vraiment un mal incurable ? L’évolution actuelle des sociétés modernes amène à se
poser une telle question. Si dans les pays sous-développés le phénomène existe pratiquement à l’état endémique,
il réapparaît également dans les pays développés sous les effets de la crise économique mondiale. Les populations
européennes n’ont-elles pas découvert avec effarement l’existence chez elles de ce qu’on appelle aujourd’hui les
«nouveaux pauvres » ?

Les pays sous-développés, beaucoup plus habitués à la pauvreté seraient-ils blasés ? Ne prendraient-ils plus
conscience du développement du phénomène ? Nous, habitants des îles de l’Océan Indien, devrions cependant
être plus lucides que les autres. L’honnêteté nous oblige à reconnaître que si nous ne faisions pas partie du club
privilégié des pays riches, nous n’étions cependant pas si mal lotis par rapport à d’autres, en particulier, des pays
africains. Si nous ne nagions pas dans l’opulence, au moins ne connaissions-nous pas la famine.

Cela était valable, il y a quelques années. Aujourd’hui, il faudrait être aveugle pour ne pas voir le
développement inquiétant de la pauvreté. Cette évolution négative est, sans doute, due à la crise économique
mais ce n’est pas une raison pour en faire un alibi passe-partout. La crise a souvent bon dos pour cacher des
défaillances humaines. La recherche des responsabilités en la matière ne fait cependant pas partie des urgences
du moins pour le moment. L’essentiel, la priorité est tout d’abord de réfléchir sur les solutions pour arrêter la
croissance du mal et renverser la vapeur.

Une certaine presse écrivait récemment que la fin de la pauvreté passe par le bonheur collectif. Ce n’est
pas avec de telle idée générale, avec un relent de misérabilisme que le problème sera résolu. La pauvreté tend à
se développer mais le phénomène est encore contrôlable. On n’est pas encore en Ethiopie ou au Sahel. Raison de
plus pour prendre les taureaux par les cornes.

Revu de l’Océan Indien, n° 72 (Janvier 86)

QUESTIONS

I- COMPREHENSION (10 pts)

1°) a) Donner le sens contextuel du terme « effarement ». (1 pt)


b) Quel est le verbe dérivé de ce même terme et employer ce verbe dans une phrase de votre choix ?
(1 pt)
2°) a) Expliquer l’expression : « La crise a souvent bon dos pour cacher les défaillances humaines ».
(1 pt)
b) Que signifie : « prendre les taureaux par les cornes » ? (1 pt)
3°) « Aujourd’hui, il faudrait être aveugle pour ne pas voir le développement inquiétant de la
pauvreté.»
Transformer cette phrase en phrase complexe de manière à introduire la subordonnée de but. (1 pt)
4°) « Une certaine presse écrivait récemment que la fin de la pauvreté passe par le bonheur collectif. »
Réécrire cette phrase en nominalisant la partie soulignée. (1 pt)
5°) Quelle est la particularité des habitants des îles de l’Océan Indien face à cette pauvreté ? (2 pts)
6°) Proposer quelques solutions pour faire disparaître la pauvreté. (2 pts)

II- RESUME (10 pts)

Résumer ce texte au quart de sa longueur. (Marge d’erreur de 10%).

SUJET III : DISSERTATION (20 pts)

« Pensez-vous que la technologie nous détourne de la réalité ou qu’au contraire, elle nous aide à
comprendre les choses de la vie ? »

Expliquer et discuter cette assertion.


MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2008
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

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SUJET I ETUDE DE TEXTE

UN DESEQUILIBRE VITAL

Dans ce monde en perpétuel mouvement, les modes de vie diffèrent fortement. Liés à la tradition ou à la
culture, ils ont tendance à entrer en conflit avec les processus de développement et avec l’explosion des progrès
scientifiques. Seul un équilibre judicieux des valeurs peut aider à l’avènement d’un état complet de bien-être
physique, mental et social pour l’individu. [ …]. Trois facteurs de la vie africaine nous permettront de mieux
apprendre ce qui conditionne l’équilibre et le bien-être : ce sont l’alimentation, l’eau et l’environnement.

L’alimentation passe avant même la procréation ou l’instinct de conservation pour assurer la survie de
l’espèce. Or, dans la vie actuelle, on peut dire qu’elle souffre d’un déséquilibre profond. Dans le monde
industrialisé, les gens absorbent plus que les 2.000 calories nécessaires et les excès nocifs de graisses et de
glucides ont entraîné la création d’un nouveau marché de produits diététiques… De leur côté, les pays en voie
de développement luttent encore pour atteindre le strict minimum de 1.000 à 1.500 calories par jour. Adultes et
enfants souffrent de malnutrition chronique et oscillent entre une survie précaire et la mort par famine.

Chérie ou maudite, salvatrice ou destructrice, l’eau joue un rôle essentiel dans la vie africaine. Les images
de soif et de sécheresse se mêlent à celles des processions des femmes et des enfants porteurs d’eau. Que
d’énergie et de patience pour avoir accès à ce peu d’eau qui, peut-être, engendrera la mort si l’on ne sait pas
qu’il faut la bouillir…

L’homme vit dans un écosystème qu’il a peu à peu modifié en fonction de ses besoins et de ses loisirs
mais qu’il a aussi pollué à plaisir… En Afrique, l’environnement est pollué de diverses façons. Tout d’abord,
l’homme et les bêtes le souillent par leurs déchets. Les lieux d’aisance manquent ou sont absents et la
généreuse mère nature est là pour véhiculer les maladies. L’habitat est rudimentaire quand il existe.

Le mode de vie est le déterminant sine qua non de la santé. Le bon sens doit nous ramener à une
rationalisation et à une hygiène de vie qui ne tiennent pas compte des modes.

Dr Fawziah ABOU-BAKER, in Santé du Monde, Août-sept. 1986

QUESTIONS

I- ETUDE LEXICO-SYNTAXIQUE (5 points)

1- Lexique

a - Quel est le sens contextuel du mot « mode » ? (0,5 pt)

b - Donner un antonyme de « nocif ». (0,5 pt)

c - Construire une phrase avec un synonyme du verbe « véhiculer ». (1,0 pt)

2 - Morpho-syntaxe

a - Justifier l’orthographe du participe passé dans chacune des phrases suivantes :

- Liés à la tradition ou à la culture, ils entrent en conflit avec le processus de développement. (0,5 pt)

- L’homme vit dans un écosystème qu’il a peu à peu modifié. (0,5 pt)
b - Exprimer l’idée de but à l’aide d’un groupe nominal (GN) :

- L’alimentation passe avant la procréation pour assurer la survie de l’espèce. (1,0 pt)

c - Dans la phrase « Le bon sens doit nous ramener à une hygiène de vie qui ne tient pas compte des
modes », remplacer le pronom relatif par un pronom démonstratif. (1,0 pt)

II- COMPREHENSION (5 points)

1- a - Qu’est-ce qui entraîne la différence des modes de vie, selon le texte ? (1,0 pt)

b - En matière d’alimentation, sur quels indices repose cette différence entre pays riches et pays
pauvres ? (1,5 pt)

2 - L’eau peut être salvatrice ou destructrice : pourquoi ? (1,5 pt)

3 - Quel est le facteur déterminant de ces problèmes ? (1,0 pt)

III- EXPRESSION ECRITE (10 points)

Des études ont montré que la vie de certains habitants de Madagascar est liée à « l’exploitation »
du milieu forestier. D’après vous, ce mode de vie est-il incontournable ?

Illustrez vos arguments à l’aide d’exemples tirés de vos expériences. (40 lignes environ)

SUJET II ETUDE DE TEXTE

Quand on choisit entre les deux médias, texte et photo, on doit se rappeler les avantages qu’offre
l’écriture photographique par rapport à l’écriture alphabétique.
Le premier consiste dans la rapidité et la facilité de la lecture. Par lecture, nous entendons prise de
connaissance du contenu. Quand on lit une information écrite, on doit aller jusqu’au bout du texte, car si
on ne le lit que superficiellement, on risque de ne pas bien saisir l’information. En revanche, une photo
bien rédigée permet une prise de connaissance immédiate. Le même phénomène s’applique aux
éléments graphiques conventionnels : signalisations routières, interdictions, désignations des lieux. On lit
ces signes iconiques plus vite et de plus loin que les signifiés écrits.
Un deuxième avantage de la photo réside dans sa densité sémantique. Une photo, même d’un
format réduit, peut contenir de nombreux composants dont chacun a une grande valeur informative. Pour
communiquer aux lecteurs toutes ces informations par écrit, le journal devrait leur consacrer beaucoup
plus de place.
Autre avantage : la photo facilite la mémorisation de l’information qu’elle contient […]. Elle est un
excellent moyen de prolonger l’impact sur l’esprit des lecteurs. On se souvient généralement mieux et
plus longtemps de ce qu’on a vu que de ce qu’on a lu.
Mais l’avantage essentiel que la photo présente par rapport à l’écrit réside dans son pouvoir de
sensibilisation infiniment plus fort. Il y a des situations, des faits qui, vus en photos, provoquent de très
fortes réactions intellectuelles et émotionnelles chez les lecteurs qui seraient beaucoup moins sensibles
à des descriptions écrites.
C’est avec des photos que la presse peut mener avec succès une campagne pour l’aide financière
à une œuvre de bienfaisance, et c’est avec la photo d’un enfant éthiopien squelettique qu’on ouvre le
portefeuille du lecteur… En France, pour venir en aide aux handicapés qui se déplacent en chaises
roulantes ou pour financer des travaux, on lance dans la presse locale un appel aux habitants, sans
succès. Le journal répète l’appel en publiant la photo. Dès le lendemain, les dons pleuvent. La photo a
sensibilisé le public.
Paul ALMAZY, C.F.P.J., 1993, extrait de Le photojournalisme
QUESTIONS

I - COMPREHENSION (10 points)

1 - Pourquoi la compréhension d’un message photographique est-elle plus facile que celle d’un message
écrit ? (2 pts)

2 - « On risque de ne pas bien saisir l’information ».


a - Réécrire la phrase en remplaçant le verbe « saisir » par son synonyme. (1,0 pt)

b - Employer ensuite ce nouveau verbe dans une phrase où il prend un sens autre que celui du texte.
(1,0 pt)

3 - Appliquer la transformation passive aux phrases suivantes :


a - On lit ces signes iconiques plus vite et de plus loin que les signifiés écrits. (1,0 pt)

b - La photo a sensibilisé le public. (1,0 pt)

4 - Justifier l’emploi et la valeur du conditionnel dans :


« Pour communiquer les informations, le journal devrait leur consacrer beaucoup plus de place ».
(2 pts)

5 - Donner un titre au texte et en justifier le choix. (2 pts)

II - RESUME (10 points)

Résumer le texte au quart de sa longueur (tolérance d’une marge de ± 10 %).

SUJET III : DISSERTATION (20 points)

« J’apprends toujours », disait un écrivain de quatre-vingts ans.


Selon vous, l’homme a-t-il le devoir de s’instruire durant toute sa vie ? (60 lignes environ)
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Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

NB : Le candidat doit traiter UN sujet sur les TROIS proposés

SUJET I

TEXTE LES SURDOUES SONT-ILS DES ENFANTS MARTYRS ?

Une colonie de vacances comme les autres, celle qui, en juillet, réunissait une centaine de jeunes de 6 à
16ans au Breuil-sur-Couze, à 10 kilomètres au sud d’Issoire ? Sans doute… A ceci près qu’aux sports, aux jeux
venaient s’ajouter des « distractions » telles que l’électronique, l’informatique, l’astronomie. Et surtout, que les
pensionnaires s’affairaient à la représentation d’une œuvre lyrique aux dimensions d’un opéra. Une entreprise
peu courante à leur âge… Mais voilà : ces enfants, parmi lesquels quatre Allemands, trois Belges, un Nigérian,
n’étaient pas tout à fait des enfants comme les autres. Dans le langage courant, ils sont appelés « surdoués ».
Un terme qui a beaucoup d’inconvénients.

Premier inconvénient : il est imprécis. A partir de quel seuil de quotient intellectuel doit-on considérer qu’un
enfant est surdoué : 130, 140, 160 ― la moyenne étant évidemment de 100 ? Médecins et psychologues qui
évaluent le Q.I. au moyen de tests, ne sont pas entièrement d’accord là-dessus. De plus, le mot évoque des
réalités fort différentes. Avec des Q.I. (supérieurs) identiques, la plupart des sujets réussiront brillamment et
sans histoires à l’école, au lycée, où ils se tailleront une réputation de « forts en thème ». Mais d’autres se
révèleront des cancres, apparemment incurables, si ce n’est d’insupportables trublions. Leur intelligence
demeurera insoupçonnée.

Cependant, deuxième inconvénient, l’appellation « surdoué » a revêtu, aux yeux du public, une coloration
naïvement et systématiquement emphatique. « Quelle chance ont les parents qui ont un enfant comme ça ! »
pensent parfois ceux dont le rejeton rapporte à la maison des bulletins d’une invariable médiocrité. Dans leur
esprit, être surdoué est la garantie infaillible du succès, non seulement scolaire, mais social. Conséquence de
cette mythologie : on voit des géniteurs en possession d’un enfant intelligent vouloir à tout prix que celui-ci
s’inscrive dans la catégorie des surdoués.

« Mon fils est un surdoué : il prévoit l’avenir », vient alors affirmer péremptoirement une mère à un
psychologue. Une autre sortira du cabinet de consultation en claquant la porte, outrée. On a osé lui dire que sa
fille était, certes, supérieurement douée, mais qu’elle n’était pas pour autant une surdouée ! « Elle ne connaît
pas son bonheur », soupireraient des parents d’êtres authentiquement surdoués. Car, s’ils demeurent
secrètement flattés, ils ont pu mesurer aussi l’inconfort de la situation. « A 18 mois, Sylvie parlait déjà. A 2 ans,
elle nous reprenait lorsque nous commettions une faute de français. En sixième, Luc s’est mis à dos un
professeur qui, parlant de la migration de certains animaux, expliquait qu’ils se dirigeaient d’après le soleil.
Notre fils a levé le doigt et fait remarquer ( il l’avait lu dans des revues scientifiques) que des phénomènes
magnétiques entraient également en ligne de compte. Le professeur lui a dit qu’il ferait mieux de ne pas
s’occuper de ce qui ne le regardait pas. A la maison, il cassait tout ». Encore ne s’agit-il là que de bénignité.
D’autres parents se heurtent à des soucis infiniment plus graves. Au point qu’on entend quelques-uns dire :
« J’aurais préféré avoir un enfant idiot ».

MICHEL LEGRIS, L’Express, 19-25, Septembre 1986.

QUESTIONS

I. COMPREHENSION (5 points)

1- Selon le texte, quel est le sens du mot « surdoué » et son implication pour le grand public ? (1,5pts)
2- Pourquoi les idées divergent-elles quand il s’agit de qualifier un enfant de « surdoué » ? (2 pts)

3- D’après l’auteur, qu’est-ce qui distingue cette colonie de vacances des autres ? (1,5pts)

II. ETUDE LEXICO-SYNTAXIQUE (5points)

a- Lexique : (2pts)

1. Que signifie : « insupportables trublions » ? (0,5pt)

2. Quel est le synonyme de « rejeton » ? (0,5pt)

3. Donnez le nom et l’adjectif dérivés de « Authentiquement» (1pt)

b- Syntaxe : (3pts)

1. Faites la transformation active de la phrase suivante :

Dans le langage courant, ils sont appelés « surdoués ». (1pt)

2. Transposez la phrase suivante au style direct :

Le professeur lui a dit qu’il ferait mieux de ne pas s’occuper de ce qui ne le regardait pas. (1pt)

3. Transformez en phrase nominale : « Elle ne connaît pas le bonheur ». (1pt)

III. EXPRESSION ECRITE (10 points)

« Les enfants surdoués sont insupportables, alors il est préférable d’avoir un enfant idiot ».

Etes-vous de cet avis ?. (40 lignes au maximum)

SUJET II :

TEXTE : LE VEDETTARIAT

Champions de sport, chanteurs en vogue, acteurs à la mode, ils deviennent des véritables
modèles à qui vont toutes faveurs. Sans doute les écrans petits et grands, les journaux font-ils quelque
place aux grands noms de la politique, des arts, de la littérature ou même de la science. Mais dans le
cas des vedettes, l’ordre des confirmations est inversé. C’est parce qu’on a pu parvenir sur le devant
de la scène qu’on obtient une sorte de passeport pour les voies où se récoltent tous les autres
avantages que la société peut accorder aux statuts prééminents.

Le statut de vedette comporte d’autres caractéristiques qui le rendent incomparable aux autres.
D’abord il ne requiert aucun titre préalable et semble arriver comme par magie. Le spectateur peut
s’identifier à la vedette car aucune barrière d’origine ou de formation ne le sépare de son idole. Sans
doute, faut-il beaucoup de talent et de travail dans le « show-business ». Mais cela n’apparaît pas sur
l’écran et tout adolescent peut imaginer que si la chance lui sourit, la même ascension foudroyante
lui est possible. A quoi bon de longues études ? L’argent et la gloire sont à la portée de la main.
Le vedettariat est d’ailleurs polyvalent. Il confère la possibilité de briller partout. Le chanteur
en renom devient acteur de cinéma et vice versa. Tout individu touché par cette grâce sera appelé à
exprimer sur les ondes ses opinions, à parler de politique si cela lui fait plaisir, à devenir conseiller
patenté en tous genres.

Enfin, le trait le plus remarquable de cette nouvelle aristocratie, c’est qu’elle ne suscite pas
l’hostilité qui s’attache généralement à la fortune. Elle est en marge ou au-dessus de la lutte des
classes, absoute de tout péché à tel point qu’il est parfois de bon ton que le chanteur milliardaire se
fasse le porte-drapeau du prolétariat et de la révolte contre la société dont il est le premier privilégié.
Au lieu d’être une tare, la richesse est ici facteur de popularité. Les chroniqueurs font état des villas
somptueuses, des voitures de prix, des cachets fabuleux pour stimuler la dévotion des admirateurs.

La réussite semble être consacrée ou même conférée par l’accès aux magazines et aux écrans.
L’interprète éclipse le créateur. Bien mieux : on parle d’une chanson « créée » par Hallyday et d’un
film de Belmondo. Celui qui compte, c’est celui qu’on voit. Ainsi, les valeurs sociales sont
conditionnées par les communications de masse.

Cette évolution est-elle fatale, irréversible ? Elle l’est sans doute davantage dans la mesure où
elle n’est pas décelée, repérée. Elle peut être freinée par une éducation du public, par un travail
démystificateur et aussi peut –être par le reclassement des valeurs que produit souvent la satiété ou
la retombée des modes.

Jean CAZENEUVE, in La vie dans la société moderne.


QUESTIONS

I - COMPREHENSION (10 points)

1 - Expliquez « ascension foudroyante » (1 pt)

2 - Trouvez dans le texte 2 mots appartenant au champ lexical de la religion. (1 pt)

3 - Quels sont les domaines concernés par le vedettariat ? (2 pts)

4 - Montrez que le vedettariat est néfaste pour un adolescent. (2,5 pts)

5 - Quelles solutions proposez-vous pour remédier à l’inconscience du public face au vedettariat ?


(2 pts)

6 Transformez en interrogation indirecte : « Cette évolution est-elle fatale ? ». (1,5pts)

II. Résumé : (10 points)

Résumez ce texte au quart de sa longueur (Environ 120 mots)

SUJET III.

Dissertation : (20 points)

« Nous avons tort de croire que le tourisme peut contribuer efficacement au développement de notre pays ».

Quelles réflexions suscite en vous cette affirmation d’un journaliste ?


MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2010
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Code matière : 004 Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

NB : Le candidat doit traiter UN sujet sur les TROIS proposés

SUJET I

La peur du nombre

Les pays développés ont, ces trente dernières années, connu une faible croissance démographique et une
forte croissance économique. Beaucoup de gens en déduisent qu’il y a là une relation de cause à effet. La
Conférence du Caire, tenue en septembre 1994, aboutit à une résolution qui fait le même raisonnement : limitons
les naissances pour obtenir le développement.

Pour ma part, je soutiens l’argument contraire. C’est le développement qui entraîne une baisse de la
fécondité. On n’a jamais pu établir comment un contrôle a priori de la démographie pouvait entraîner un
développement économique.

En revanche, les mécanismes par lesquels le développement détermine une baisse de la fécondité sont
connus et se vérifient au niveau individuel. Le développement entraîne une scolarisation plus longue et un plus
fort coût des enfants, donc on en fait moins. Il donne aussi aux parents la possibilité d’investir dans la réussite
sociale. En France, la mobilité sociale a été une des causes importantes de la baisse de la fécondité au XIXè siècle
[…]. Ou bien encore, on agissait ainsi pour donner la meilleure éducation possible à l’enfant unique. C’est ce qui
est en train de se produire en Chine par exemple.

Par ailleurs, dans les pays où la mobilité ascendante est improbable, l’intérêt d’avoir peu d’enfants est
beaucoup moins clair. Dans la plupart des sociétés rurales, les enfants nombreux multiplient les chances de réussite,
et apportent en tout cas une aide à la famille car ils représentent une force de travail quand la scolarité est peu
développée.

A supposer qu’on trouve de l’argent, il ne suffit pas de construire des écoles dans les pays du Sud pour
obtenir des résultats. Les parents n’acceptent cette contrainte de l’école que si elle ouvre des perspectives de
promotion. Pour accepter cette éducation de masse, il faut des motifs très puissants, religieux ou économiques.
C’est sans doute le développement qui conduit à une demande d’éducation, plus que l’inverse. Et il y a un rapport
direct entre l’éducation, en particulier celle des femmes, et la fécondité. C’est ainsi que le développement entraîne
une baisse de la fécondité.

Hervé Le Bras, Sciences Humaines n°50, Mai 1995

QUESTIONS

I. ETUDE LEXICALE ET MORPHO-SYNTAXIQUE (5 points)

I-1. Lexique

1- Quel est le nom dérivé de l’adjectif « unique » ? (0,5 pt)

2- a. Donnez le nom de la même famille que le verbe « investir ». (0,5pt)


b. Construisez une phrase correcte avec le nom trouvé. (0,5pt)

3- Expliquez l’expression « mobilité ascendante » (0,5pt)

I-2. Morpho-syntaxe
1- « C’est le développement qui entraîne une baisse de la fécondité. »

Au niveau de la structure, de quel type est la phrase ci-dessus ? (1pt)

2- Mettez la phrase suivante à la voix active :

« Les mécanismes de la baisse de la fécondité sont connus. » (1pt)

3- Transformez en deux phrases simples la phrase complexe qui suit :

« La Conférence du Caire aboutit à une résolution qui fait le même raisonnement. » (1pt)

II. COMPREHENSION (5 points)

1- En 1994, quelle est la condition pour qu’un pays se développe ? (1,5pt)

2- Quels avantages apportent un enfant unique ? (1,5pt)

3- Pourquoi la famille nombreuse intéresse-t-elle la plupart des ruraux ? (2pts)

III. EXPRESSION ECRITE (10 points)

« Les enfants nombreux multiplient les chances de réussite. »

Etes-vous de cet avis ? (30 à 40 lignes environ)

SUJET II :

TEXTE :

A l’euphorie des progrès scientifiques, ce monde de production, du libre entreprise et de la


mondialisation, les éduqués sont les maîtres vu que grâce aux avantages tirés des parcours éducatifs à
l’école, dans la famille du départ, la rue, la société civile et politique, peu importe leur sexe, leur origine
ou nationalité, ils possèdent la qualité intellectuelle, civique et morale convenable pour évoluer,
maîtriser et dominer ce monde d’une évolution inimaginable. Il est donc de leur devoir de prendre
conscience qu’une autre dimension de la mondialisation qui attire de plus en plus l’attention du grand
public touche à l’environnement, à notre utilisation des ressources de notre terre, à la transmission aux
générations futures d’un milieu sain. Nous prenons conscience que l’environnement est un bien commun
qui ne se limite pas, loin de là, à un espace national. Du même coup, la recherche de solution pour pallier
aux accidents et aux déprédations* ne peut plus se situer à l’échelle individuelle ou nationale.
L’événement terrible et spectaculaire que fut l’explosion d’un réacteur à la centrale nucléaire de
Tchernobyl en Ukraine en avril 1986 a fait largement prendre conscience d’une vulnérabilité collective.
Rappelons quelques chiffres stupéfiants, suite à cet événement : 5 millions de personnes exposées aux
radiations dont 1,7 effectivement irradiées. 70% des retombées du nuage radioactif qui se forma
s’abattirent sur l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie mais les retombées eurent des effets jusqu’en
Suisse, France et Italie. Ainsi, en France, dans le département de la Drôme, les plantes aromatiques et
médicinales resteront radioactives jusqu’en mai 1997. Il est exact que chaque amélioration technique a
des inconvénients.

Des rencontres internationales cherchent donc à fixer des normes environnementales qui seraient
à appliquer à l’ensemble de notre espace-monde. Mais comment moduler cette contrainte ? Sous quelles
formes l’appliquer ? Quels sont les risques qui pourraient être éventuellement partagés ? Derrière ces
questions pointent des enjeux qui rendent obsolète* la notion de souveraineté nationale. Mais peut-on
simplement laisser jouer la loi du plus fort dans un forum dominé par seulement quelques-uns ? Le sort
de la planète est entre les mains des éduqués.

P. Bernard Chandon Möet, « Des manifestations de la mondialisation »,


Lakroan’i Madagasikara, Octobre 2000.
* Déprédation : Exploitation de la nature sans souci de pourvoir au renouvellement de ce qu’on
détruit.

* Obsolète : Qui n’est plus en usage.

QUESTIONS

I - COMPREHENSION (10 points)

1 - Dégagez l’idée générale du texte. (1 pt)

2 - Etudiez la formation du mot « inimaginable ». (1 pt)

3 - Trouvez le paronyme de « événement » et utilisez-le dans une phrase significative. (1 pt)

4 - Mettez au discours indirect la phrase ci-après en l’introduisant par « L’auteur expliqua » :

« Les éduqués sont les maîtres car ils possèdent la qualité intellectuelle, civique et morale
convenable pour évoluer, maîtriser et dominer ce monde ». (1,5 pt)

5 - Reliez les deux propositions indépendantes suivantes pour former une phrase complexe ayant une
proposition subordonnée circonstancielle d’opposition :

« Des rencontres internationales cherchent à fixer des normes environnementales. »

« Quelques-uns font jouer la loi du plus fort. » (1,5 pt)

6 - Pourquoi ne peut-on plus considérer l’environnement comme un bien commun national ? (2 pts)

7 - Quelles sont les raisons qui poussent l’auteur à affirmer que le sort de la planète est entre les mains
des éduqués ? (2 pts)

II. RESUME (10 points)

Résumez le texte au quart de sa longueur. (Tolérance +/- 10%)

SUJET III.

DISSERTATION (20 points)

Dans quelles mesures peut-on dire que les recherches et les découvertes scientifiques sont comparables à une arme
à double tranchant ?
COURS LUCADRO
''Ny faniriako dia ny hahatonga anao ho lasa lavitra''

Epreuve de : Français
Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

N.B : Le candidat traitera UN sujet sur les TROIS proposés.

SUJET I
Où vont tous ces enfants ?
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit,
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules
5 Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison, le même mouvement
Accroupis sous les dents d’une machine sombre
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre
Innocents dans une bagne, anges dans un enfer
10 Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.
Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue
Aussi quelle pâleur ! La cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
15 Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que font les hommes ! »
O servitude infâme imposée à l’enfant !
Rachitisme, travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu’a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
20 La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée
Et qui ferait - c’est là son fruit le plus certain
D’Apollon (1) un bossu, de Voltaire (2) un crétin !
Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère
25 Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil !
Progrès dont on demande : où va-t-il ? Que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! Qui donne, en somme
Une âme à la machine et la retire à l’homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
30 Maudit comme le vice où l’on s’abâtardit (3)
Maudit comme l’opprobre (4) et comme le blasphème !
O Dieu ! Qu’il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux
34 Qui fait le peuple libre et qui rend l’homme heureux !

Les Contemplations, Victor HUGO

(1) Apollon : Très beau dieu grec du soleil, de la lumière, des arts et des lettres
(2) Voltaire : écrivain français du XVIIIe siècle (1694-1778)
(3) s’abâtardit : perd son identité, ses qualités
(4) l’opprobre : la honte
QUESTIONS
I - Etude lexicale et morpho-syntaxique (5 points)

1- Lexique
a - Donnez le synonyme de : « las », « cheminer ». (0,5pt)
b - Cherchez un homonyme de « joue» et insérez-le dans une phrase de votre choix. (0,5pt)
c - Trouvez trois mots de la même famille que « cœur ». (0,75pt)
d - Ils vont… accroupis sous les dents d’une machine sombre.
Quelle figure de style l’auteur utilise-t-il dans ce vers ? (0,5pt)

2- Morpho-syntaxe
a - Mettez la phrase suivante à la voix passive :
« Les enfants feront le même mouvement de l’aube au soir ». (1pt)
b - « Ils sont déjà bien las, il fait à peine jour. » (1pt)
Transformez cette phrase en phrase complexe exprimant l’opposition.
c - Expliquez l’emploi de « ferait » dans les vers: « Et qui ferait – c’est là son fruit le plus certain.
D’Apollon un bossu, de Voltaire un crétin ! » (0,75pt)

II - Compréhension (5points)
1 - Décrivez le travail des enfants et ses conséquences sur eux. (2,5pts)
2 - Comment devrait être le vrai travail, d’après l’auteur du poème ? (2,5pts)

III - Expression écrite (10points)


A la ville, comme à la campagne, le travail des enfants est omniprésent dans les sociétés malgaches. Quelles
sont les causes de ce fléau et quelles solutions proposeriez-vous afin de l’éradiquer ?

SUJET II
Les risques climatiques ont justifié une négociation mondiale
Depuis la fin des années 1980, on se préoccupe de plus en plus de l’évolution du climat et des conséquences
du réchauffement de la planète. Cette question, d’abord discutée entre spécialistes de l’écologie et des climats, est
devenue l’objet de négociations politiques internationales.
En 1992, les Etats réunis au « Sommet de la terre » de Rio de Janeiro (Brésil) ont signé une convention
internationale sur « les changements climatiques ». Elle a été ratifiée par 186 pays.
Les recherches scientifiques avaient fini par convaincre les responsables politiques de la réalité des dangers
d’une trop grande accumulation de « gaz à effet de serre » dans l’atmosphère.
La poursuite au rythme actuel de cette accumulation, notamment de gaz carbonique, pourrait en effet entraîner
en un siècle un doublement de leur concentration. Cela aurait pour conséquence une élévation d’environ 2,2°C de la
température moyenne du globe. Au cours du XXe siècle, marqué par une consommation d’hydrocarbures (carburants,
etc…) sans précédent, la température moyenne a augmenté d’un demi - degré.
Il est difficile de mesurer les conséquences d’un tel réchauffement, mais les risques en sont désormais connus.
D’une part, il entraînerait une fonte des glaciers et une montée du niveau des mers, mettant en péril les zones côtières,
des îles et des archipels. Il provoquerait aussi une modification des écosystèmes entraînant la disparition d’espèces
végétales et animales. Enfin, il déstabiliserait davantage les climats : aux inondations et cyclones plus fréquents, il faut
ajouter une recrudescence des vagues de sécheresse, notamment dans les zones arides et semi-arides. Dans ces
régions, les rendements agricoles pourraient chuter, ce qui aggraverait l’insécurité alimentaire pour certaines
populations parmi les plus démunies de la planète.

I - Compréhension (10points)

1 – Faites une phrase où le nom « sommet » aura un autre sens. (1pt)


2 - Trouvez dans le texte, un synonyme de « signé ». (0,5 pt)
3 - Quel est le verbe dérivé de « fonte » ? Utilisez-le dans une phrase. (1pt)
4 - Faites la transformation passive de la phrase suivante :
« En 1992, les Etats réunis au « sommet de la terre » de Rio de Janeiro ont signé une convention internationale
sur « les changements climatiques » (1pt)
5 - Il est difficile de mesurer les conséquences d’un tel réchauffement.
Réécrivez cette phrase en supprimant la tournure impersonnelle. (1pt)
6 - Il est difficile de mesurer les conséquences d’un tel réchauffement mais les risques en sont
désormais connus. Transformez cette phrase en phrase complexe comportant une principale et
une subordonnée d’opposition. (1pt)
7 - Transformez en discours indirect
Il se demandait : « Est-ce qu’il déstabilisera davantage le climat ? » (1pt)
8 - Selon le texte, quelles sont les causes et les conséquences des changements climatiques ? (2pts)
9 - Quelle est la mesure prise pour solutionner ce problème ? Vue la situation climatique actuelle,
cette mesure a-t-elle été efficace ? Pourquoi ? (1,5pt)

II - Résumé (10points)

Résumez ce texte au quart de sa longueur

SUJET III (20points)

Dissertation
« La pollution est-elle une fatalité du monde moderne ?» Appuyer vos arguments par des exemples précis.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SESSION 2012
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
Code matière : 004

Sujet I : Texte
La plupart du temps, le travail rural réduit la femme à la condition de bête de somme.
La commerçante, la patronne qui dirige une petite entreprise ont été de tout temps des
privilégiées.(...) Elles ont la chance que leur travail s’exerce au lieu même où se trouve leur
foyer et qu’il ne soit généralement pas trop absorbant.
Il en va tout autrement pour l’ouvrière, l’employée, la secrétaire, la vendeuse, qui
travaillent au dehors. Il leur est beaucoup plus difficile de concilier leur métier avec le soin
du ménage (courses, préparation des repas, nettoyage, entretien des vêtements, demandant
au moins trois heures et demi de travail quotidien et six heures le dimanche; c'est un chiffre
considérable quand il s’additionne à celui des heures d’usine ou de bureau).
Quant aux professions libérales, même si avocates, médecins, professeurs se font un
peu aider dans leur ménage, le foyer et les enfants représentent aussi pour elles des charges
et des soucis qui sont un lourd handicap (...).
D'autre part, la femme qui cherche son indépendance dans le travail a beaucoup moins
de chances que ses concurrents masculins. Son salaire est dans beaucoup de métiers
inférieur à celui des hommes ; ses tâches sont moins spécialisées et pourtant moins bien
payées que celle d'un ouvrier qualifié ; et à égalité de tâche, elle est moins rémunérée.?
Du fait qu’elle est dans l’univers des mâles, une nouvelle venue, elle a moins de
possibilité de réussite qu'eux. Hommes et femmes répugnent également à être sous les
ordres d’une femme ; ils témoignent toujours plus de confiance à un homme.
Pour "arriver", il est utile à une femme de s’assurer un appui masculin. Ce sont les
hommes qui occupent les places les plus avantageuses, qui détiennent les postes les plus
importants. Il est essentiel de souligner qu’hommes et femmes constituent économiquement
deux castes.
Simone de Beauvoir Le deuxième sexe ". Ed. Gallimard, 1949
Questions
I- Comprehension :
1- Donnez un titre à ce texte.
2- Qu’est-ce qui différencie la commerçante et la patronne qui dirige une petite entreprise,
des autres femmes qui travaillent ?
3- Citez deux sortes d’handicap du travail féminin
II- Étude lexicale et syntaxique :
1- Étude lexicale:
a) Cherchez trois champs lexicaux du travail dans le texte.
b) Faites une phrase avec l’homonyme de "tâche".
c) Remplacez le mot "handicaps" par un mot ou expression équivalent dans
“les handicaps du travail féminin”.
2 - Étude syntaxique :
a) Mettez la première phrase du texte à la forme passive.
b) L'auteur affirme : “son salaire est, dans beaucoup de métiers, inférieur à celui des
hommes". Transformez cette phrase en discours indirect.
c) Décomposez en deux propositions indépendantes la phrase complexe suivante :
“D’autre part, la femme qui cherche son indépendance dans le travail a beaucoup
moins de chances que ses concurrents masculins”

III- Développement :
D’après vous, quels sont les avantages et les inconvénients du travail de la femme ?
Sujet II :
(...) Le tabagisme, qui provoque actuellement la mort d'un adulte sur dix sur la planète, est
la deuxième cause de décès au niveau mondial.
D’après le représentant de l’OMS (...), “Le tabagisme est l’une des principales causes de
décès évitables. L'épidémie mondiale tue près de 6 millions de personnes chaque année,
parmi lesquelles 600 000 sont des fumeurs passifs. . Si nous n’agissons pas, le nombre
des victimes pourrait atteindre 8 millions d'ici 2030, dont plus de 80% dans les pays à
revenus faibles ou moyens".
(...) Le ministère doit prendre des mesures sur l’application de la politique de santé
publique en matière de lutte antitabac, notamment sur l’interdiction de la publicité sur la
cigarette.
Ensuite, le ministère ne devrait pas se laisser coiffer sous la coupe des
industries du tabac, ni des fumeurs.
Enfin et non des moindres, il faut renforcer la politique du ministère de la santé publique
en matière de sensibilisation du public sur les répercussions négatives du tabac sur la
santé, laquelle doit également être renforcée.
Dans ce sens, les responsables doivent collaborer avec les industries du tabac.
À signaler que l’apposition des logos montrant des images négatives du tabagisme sur les
paquets de cigarettes devrait être appliquée au plus tard d’ici le mois d’octobre prochain.
Elias, Madagascar Matin, du samedi 9 juin 2012
Questions
I - Compréhension :
1- Utilisez le paronyme d' “apposition" dans une phrase de votre choix.
2- Quel est le radical de "sensibilisation" ? Trouvez un autre nom formé à partir de ce
radical.
4- Expliquez l’expression "fumeurs passifs".
5- Donnez la valeur du conditionnel dans cette phrase
“Le nombre des victimes pourrait atteindre 8 millions d’ici 2030".
5- Transformez en type affirmatif.
“Le ministère ne devrait pas se laisser coiffer sous la coupe des industries du tabac ni des
fumeurs".
6- D'après le texte, quelles sont les mesures prises pour la lutte antitabac ?
Il- Résumé :
Résumer le texte au quart de sa longueur (marge de 10%).
Sujet III :
“Dans les pays en développement, le poids des traditions freine-t-il le progrès ?" Justifiez
vos réponses par des exemples précis.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAI.
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et SESSION 2013
PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français

ACD Code matière : 004


Durée :
Coefficients :
4 heures
A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

SUJET I: Sport
Je ne suis pas de ces clercs quinteux*, économes de leurs muscles, paresseux ou timides
que tout effort physique inquiète et décourage, je sais comme tout homme raisonnable nager, aller
la bicyclette, conduire une voiture, tenir une raquette... Je ne dédaigne pas l'exercice corporel : je
l'aime, je le recommande, je le souhaite souvent, au fond d’une retraite trop studieuse! Mais cette
comédie du sport avec laquelle on berne et fascine toute la jeunesse du monde, j’avoue qu’elle me
semble assez bouffonne**.

Dans la mesure même où il participe de l’hygiène et de la morale, le sport - acceptons le terme


car il a forcé notre vocabulaire - devrait être avant tout une chose personnelle, discrète ou même
un jeu de libre compagnon, une occasion de rivalité familière et surtout comme disait le mot avant
ses aventures modernes, un plaisir, un amusement, un thème de gaieté, de recréation. Le sport,
entre les mains des traitants ingénieux, est devenu la plus avantageuse des entreprises de
spectacles... Dès les compétitions perdent leur gracieux caractères de jeux purs ; elles sont
empoisonnées par des considérations de gain ou de haine nationale ! Elles deviennent brutales et
dangereuses, elles ressemblent à des attentats plutôt qu’à des divertissements.

Les jeunes hommes qui prennent sur leur loisir ou sur leur ouvrage le temps de cultiver un de
ses sports exigeant que soignent les hommes d’affaires avec leur attirail de presse et de gloire, ces
jeunes gens risquent de compromettre une carrière substantielle pour une brillante illusion.

Georges DUHAMEL, Scène de la Vie Future, 1930

* Quinteux : qui se fâchent facilement


** bouffonne : ridicule

QUESTIONS
I. Etude lexicale et morphosyntaxique
I.1. Lexique
1- « des considérations de gain »
Employer le verbe dérivé de « gain » dans une phrase significative.
2- « gracieux caractère »
Utiliser dans une phrase de votre choix la négation lexicale de « gracieux ».

I.2. Morphosyntaxique :
1- Transformer à la voix active la phrase suivante :
« Elles sont empoisonnées par des considérations de gain ou de haine nationale »
2- Remplacer les mots soulignés par les pronoms personnels qui conviennent.
« Ces jeunes gens risquent de compromettre une carrière substantielle pour une brillante illusion »
3- « acceptons le terme »
A quel mode est le verbe « acceptons » ? quelle est sa valeur ?
II- Compréhension
1. Quelle est l’idée générale du texte?
2. Quel est le sens de l’expression « on berne et fascine toute la jeunesse du monde » ?
3. A quel moment le sport devient-il dangereux ?
III- Expression écrite
D’après vous, le sport ne présente-t-il que des avantages ? Donnez des exemples concrets justifiant
votre position (40 lignes environ)

SUJET II : Avis aux consommateurs


En lisant ces lignes, vous êtes en train S’accomplir un acte de consommation. Le premier coc
dans l’étude de la consommation est la prise de conscience de son ubiquité*. Nous sommes
pratiquement toujours en train, de consommer quelque chose, la plupart du temps a la suite
d’achats préalablement effectués. Dès la plus tendre enfance jusqu’à l’heure de notre mort, nous
nous sommes impliqués dans l’acquisition et l’utilisation de multiples biens et sévices, depuis le
plus banal (une feuille de papier, un verre d’eau minérale) jusqu’au plus conséquent (une résidence
principale, la voiture de ses rêves....) Le second choc a trait aux enjeux. Dans un supermarché, une
ménagère prend machinalement un paquet de lessive qu’elle place dans son caddie. De cet acte,
répété des millions de fois, en d’autres temps et en d’autres lieux, et des choix de marques qui en
résultent, dépendent le succès ou l’échec d’un produit, la construction ou l’abandon d’une usine,
l’essor ou le déclin d’une entreprise.
Qu’il s’agisse d’un produit, d’un service, d’une idée, nous vivons tous comme aimant le dire
Robert Louis Stevenson de la vente de quelque chose. L’ouvrier vit du produit qu’il fabrique, l’auteur
de la publication de ses œuvres, l’artiste de l’accueil de son public. Toute production n’acquiert de
la valeur qu’à condition d’être échangée, en réponse à des besoins.
Il n’est guère nécessaire de justifier à quelqu’un dont la prospérité dépend des relations
d'échange réussies, la nécessité d’étudier le consommateur. Qu’il travail pour une entreprise, un
organisme public, ou simplement pour lui-même, le responsable ne peut éviter d’émettre
implicitement ou explicitement, consciemment ou non, des idées relatives au comportement du
marché auquel il s'adresse. Il en a besoin pour effectuer son choix : lorsqu’une entreprise réduit ses
prix, elle attend un accroissement de demande.
Bernard Dubois, Comprendre le consommateur
Ubiquité : possibilité d’être présent en plusieurs lieux à la fois.
QUESTIONS
I- Compréhension
1- « Depuis le plus banal jusqu’au plus conséquent »
Employer l’antonyme de « banal » dans une phrase significative.
2- Relever dans le texte deux mots appartenant au champ lexical de « consommation »
3- Transposer au discours indirect :
L’auteur affirmait : « En lisant ces lignes, vous êtes en train d’accomplir un acte de consommation ».
4- « Toute production n’acquierte la valeur qu’à condition d’être échangée, en réponse à ses
besoins. »
Transformer cette phrase en une subordonnée de même sens.
5- Selon le texte, notre existence dépend-elle uniquement de la consommation ? Pourquoi ?
6- Expliquer la phrase : « Qu’il s’agisse d'un produit, d’un service, d’une idée, nous vivons
tous de la vente de quelque chose. »
II- Résumé
Résumez le texte au quart de sa longueur (tolérance d’une marge de 10%).

SUJET III : Dissertation


Internet constitue un nouvel moyen de culture.
Dans quelle mesure cette affirmation est-elle valable ?
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAI.
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et SESSION 2014
PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français

ACD Code matière : 004


Durée :
Coefficients :
4 heures
A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

SUJET 1 Le langage de la facilité.

La télévision parachèvera l'œuvre amorcée par les magazines, l’affiche, les romans- photos
et le cinéma. Par elle-même, nous entrons définitivement dans la civilisation de l'image, c’est-à-
dire du langage de la facilité. Nous rejoignons sur ce point, Père des cavernes ou l'homme, pour
communiquer, pour transmettre ses messages, devait s’exprimer par gestes, par quelques sons
simples, ou dessiner des graffitis sur les parois des grottes.
La pensée, la science n'ont jamais progressé qu’à partir du verbe et quand l’écriture est
venue appuyer et relayer la parole. Tout raisonnement ne chemine qu'en prenant pour point
d'appui le mot, la lettre, le chiffre, le signe.
Le langage de l’image, au contraire, c’est le retour à l’élémentaire, au primitif. Avec la
télévision, qui trace à l'image sa voie triomphale, nous nous enfonçons dans un chemin qui aboutit
à la civilisation du digest(1), de la simplicité. L’enfant préfère souvent, à un ouvrage entièrement
écrit, un livre de bandes dessinées parce que lire c’est traduire et cet effort de traduction le rebute.
Mais ce n'est pas une série de tableaux vivants ou de projections par lanterne magique, que
débite la télévision. Un arrosage interrompu d’images animées vient bercer l’œil, le rythme
filmique n’exige plus aucun effort d’attention, de réflexion.
Si la substitution de l’image à l’écriture, à elle seule, rend l’esprit paresseux, aucune être
humain ne pourra subir pendant de nombreuses années trois ou quatre heures d’images
animées, sans être atteint d’un ramollissement cérébral. Il s’installe dans un état d’hibernation(2)
physique et mental. John Kennedy lui-même a pu dire un jour : « Nous ne jouons plus, nous ne
marchons plus. Nous étions une nation d’athlètes, nous sommes devenu une nation de
spectateurs ». Celte passivité même à l’engourdissement, à l’impuissance. Ce n’est plus un
téléspectateur, c’est télévoyeur pour lequel les sociologues d’Outre-Atlantique ont forgé le mot
vidiot, alliage de « vidéo » et d’« idiot ».
André Diligent, La télévision, progrès ou décadence.
1- Digest : - Résumé d’un livre ou d’un article.
- Publication périodique renfermant de tel résumé.
2- Hibernation : Etat d’inertie, et d’improductivité.

QUESTIONS

I- Etude lexicale et morphosyntaxique

I-1- Lexique

1- « cette passivité mène à l’engourdissement »


a- Donner l’antonyme du mot « passivité ».
b- Utiliser le mot trouver dans une phrase significative.
2- « … un livre de bandes dessinés... »
a- Quel est le sens contextuel du mot « livre » ?
b- Donner un autre sens de ce mot.

I-2- Morpho-syntaxe :

John Kennedy a pu dire lui-même un jour : « nous ne jouons plus, nous ne marchons plus. Nous
étions une nation d’athlètes ».
1- Mettez cette phrase au style indirect.
"Le rythme filmique n’exige plus aucun effort d'attention"

2- Mettez cette phrase a la forme affirmative.

II- Compréhension

1. Que nous apporte la télévision 3’après le texte ?


2. a- Donnez les différents raisons pour lesquelles l’auteur est contre la télévision.
b- Croyez-vous qu’il ait raison ?Justifier votre réponse.

III- Expression écrite

On parle souvent des avantagés de la lecture, parler de ses inconvénients. (40 lignes
environ).

SUJET II Violence et arme nucléaire

Les hommes, les groupes s’affrontent, pour la possession d’une terne, pour l’affirmation
d’une opinion, pour la gloire, pour leur Dieu, ils se défient ... l’essentiel de l'histoire de l’humanité,
telle que nous l’apprenons à l’école, est constitué de ces oppositions. Chez les animaux, le plus
souvent, le défi n'entraine pas le confit ; l'un I emporte et l'autre capitule sans combat, ou après
un simulacre(1) de combat qui s’achève sans de dommage pour les adversaires. Les hommes,
eux, croient nécessaires d’aller au terme de leurs menaces : ils y mettent même leur point
d’honneur. Chaque nation exalte sa capacité à toujours l’emporter. Étrangement, on n’entend
guère parler que de victoires : les monuments les plus prestigieux servent à en inscrire la liste.
Les gares de chemins de fer elles-mêmes servent à perpétuer leur souvenir ; gare d’Austerlitz à
Paris, Waterloo station à Londres. Ce petit jeu infantile et mensonger a pu durer jusqu’au milieu
de ce siècle.

Le prix à payer était devenu difficilement supportable par les deux adversaires, par exemple
à Verdun ou à Stalingrad, mais la logique de la force restait acceptée par tous. « Nous gagnerons
parce que nous sommes les plus forts », proclamaient les affiches recouvrant les murs de Paris
au début de 1940.

Cette logique n'est plus conforme à la réalité de notre monde. Elle ne l'est plus, tout d'abord
en raison du fait que la possession de l’arme nucléaire supprime la notion de « plus fort ». Si l'un
des adversaires peut tuer l’autre quatre fois (par la radiation, par le feu, par la faim, par le froid
nucléaire), et l’autre trois fois seulement, aucun n'est le plus fort. Dès que chacun a dépassé le
seuil de la puissance lui permettant de détruire totalement l’autre, il n’y a plus de hiérarchie entre
leurs forces.

Elle ne l'est plus, surtout en raison de l’effet boomerang des explosions nucléaires ; les
populations qui habitent les villes visées sont éliminées instantanément, mais les autres,
épargnées, lors de l’échange initial, sont en quelques jours ou quelques semaines, atteintes par
les retombées ou par l’hiver nucléaire. Les possesseurs de cette arme sont ainsi dans la
possession d’un adepte de l'autodéfense, qui s’est muni d'un fusil pour écarter les voleurs, et qui
constate que ce fusil envoie simultanément une balle sur la cible, sur le tireur. Impossible de
détruire l’autre sans se détruire soi-même.

Ce sont tous les raisonnements à propos de la dissuasion mutuelle qui se trouvent annulés.

Albert JAQUARD (Cinq milliards d’hommes dans un vaisseau).

1) Simulacre : ce qui n'a que l’apparence de ce qu’il prétend être.


2) Boomerang : acte hostile qui se retourne contre son auteur.

Questions
I/ COMPREHENSION

1. Retrouvez, dans le premier paragraphe, deux verbes appartenant au champ lexical


de « conflit ».
2. « Pour la possession d’une terre, pour l’affirmation d'une opinion, pour la gloire, ils
se défient ». Transformez cette phrase en phrase complexe.
(Propositions principale + subordonnées de but)
3. Face à un défi, les hommes et les animaux se comportent-ils de la même manière ?
4. a) A quoi fait référence l'adjectif démonstratif « cette » dans la phrase :
« Cette logique n'est plus conforme à la réalité de notre monde » ?
b) Pourquoi l'auteur dit-il que cette logique n'est plus adaptée à la réalité actuelle ?
5. « Les gares de chemin de fer elles-mêmes servent à perpétuer leur souvenir… ».
Construisez une phrase avec un homonyme de « gare ».
6. Trouvez dans le texte une phrase emphatique.

II/ RÉSUMÉ

Résumez le texte au quart de sa longueur (tolérance d'une marge de 10 %).

SUJET III DISSERTATION

A Madagascar, pensez-vous que l’incitation au changement de mentalité est la solution de


la corruption ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE GENERAL
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d'Appui au Baccalauréat
SESSION 2015

Série : A-C-D Epreuve de : Français


Durée : 4 heures
Code matière : 004 Coefficients : A1=3; A2=2; C = 2 et D = 2

NB : Le candidat doit traiter un sujet sur les trois proposés


SUJET I
SAVOIR S’ALIMENTER
Les médecins du monde entier - médecins, biologistes, nutritionnistes, diététiciens - sont formels : il existe des
relations irréfutables entre la plupart des grandes maladies du monde industriel et la surconsommation ou le déséquilibre
alimentaire. Maladies cardiaques, attaques, hypertension, obésité, diabète, dégradation de la qualité de la vie du 3 eme âge,
tel est le lourd tribut1 que nous devons payer pour trop aimer la viande, les graisses ou le sucre. Jour après jour, année
après année, nous préparons le terrain aux maladies qui nous emporteront prématurément.
Le Tiers-Monde meurt de sous-alimentation... et nous de trop manger. Pléthore2 ou carence : les maladies de la
malnutrition ou de la sous-alimentation tuent probablement dans le monde d’aujourd’hui plus que les microbes et les
épidémies. Et pourtant sauf dans le Tiers-Monde, on s’est peu intéressé jusqu’ici à la nutrition. Surtout en France. C’est
bien connu : nous avons tous ici la faiblesse de croire que ce qui touche aux plaisirs de la table est comme notre seconde
nature. On n’a rien à nous apprendre en ce domaine. D’ailleurs, quoi de plus triste qu’un « régime », « une diète », « le
jeûne » ou l’« abstinence ». Il faut bien, à la rigueur y recourir pour traiter des maladies, mais pas pour préserver sa santé,
ou plus simplement pour mieux vivre et plus longtemps.
Les biologistes vont plus loin : ce que nous mangeons influencerait notre manière de penser et d’agir. Comme le
disent si bien les Anglais : « You are what you eat », vous êtes ce que vous mangez. Et les Français d’ajouter : « On
creuse sa tombe avec ses dents ». Il ne s’agit donc plus aujourd’hui de perdre quelques kilos superflus, mais tout
bonnement de survivre, d’inventer une diététique de survie. Nous avons la mort aux dents. Il est grand temps de réagir.
Mais comment ? Pendant des millénaires, les hommes ont cherché à manger plus. Faut-il aujourd’hui leur
demander moins ? Peut-on aller contre des habitudes aussi enracinées ? Beaucoup estiment que toute ingérence dans
leur monde d'alimentation est une véritable atteinte à leur vie privée. Manger est devenu si banal et si évident qu’on n’y
prête plus guère attention. La plus grande diversité règne en matière d’alimentation. Il en va de même des hommes. Les
besoins sont très différents selon les individus. Inégaux dans notre façon d’assimiler une nourriture riche, nous le sommes
aussi devant les aliments : certains adaptent à leurs besoins ce qu’ils mangent et boivent. D’autres ne peuvent résister à
la tentation. Certains grossissent facilement, d’autres ne prennent jamais de poids. D’autres encore ne parviennent pas à
grossir, même s'ils le souhaitent. Les facteurs héréditaires viennent s’ajouter à la complexité des phénomènes et des
tendances. L'environnement ou le terrain moduleront à leur tour ces influences. C’est pourquoi il paraît bien difficile, sinon
impossible, de communiquer des règles de vie ou d’équilibre adaptées à chaque cas.
Stella et Joël de ROSNAY, La Mal Bouffe, éd. Olivier Orban
1 - Tribut : dommage, perte subis du fait de quelque chose ou pour quelque chose.
2- Pléthore : obésité, abondance excessive.

QUESTIONS
I - COMPREHENSION (5 pts)
1 - Quelle est la thèse soutenue par les médecins du monde ? (2 pts)
2- Trouvez dans le texte deux (2) raisons pour lesquelles il est difficile de communiquer des
règles de vie adaptées à chaque cas. (2 pts)
3- Expliquez la phrase : « On creuse sa tombe avec ses dents ». (7 pt)
II - ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (5 pts)
II.a. Etude lexicale (2 pts)
II.a.1. Donnez un synonyme de « préserver », puis utilisez le mot trouvé dans une phrase de votre choix.
(0,5+0,5pt)
ll.a.2. Trouvez un homonyme de « tribut », puis utilisez le mot trouvé dans une phrase
de votre choix. (0,5+0,5pt)
ll.b. Étude syntaxique (3 pts)
II.b.1. Tirez deux (2) phrases simples différentes à partir de la phrase complexe suivante : /...
« Nous préparons le terrain aux maladies qui nous emporteront prématurément » (0,5+0,5pt)
ll.b 2. Dans la phrase suivante, trouvez dans le texte les mots qui ont donné le pronom « y », ensuite précisez la
fonction de ce pronom « y » :
« Il faut bien, à la rigueur y recourir pour traiter des maladies, mais pas pour préserver sa santé, ou plus
simplement pour vivre mieux et plus longtemps ». (0,5+0,5pt)
ll.b 3. Transposez à la voix passive la phrase suivante « On devrait dépasser des habitudes aussi enracinées ».
(1 pt)
III - EXPRESSION ECRITE (10 pts)
Quelles solutions proposez-vous pour éviter les maladies provoquées par la surconsommation ?
SUJET II
L'effort de la recherche scientifique se développe, on le sait, de deux plans parallèles mais bien distincts. D’une
part, il tend à augmenter notre connaissance des phénomènes naturels sans se préoccuper d’en tirer quelque profit : il
cherche à préciser les lois de ces phénomènes et à dégager leurs relations profondes en les réunissant dans de vastes
synthèses théoriques ; il cherche aussi à en prévoir de nouveau et à vérifier l'exactitude de ces prévisions. Tel est le but
que se propose la science pure et désintéressée et nul ne peut nier sa grandeur et sa noblesse. C’est l’honneur de l'esprit
humain d'avoir inlassablement poursuivi, à travers les vicissitudes1 de l’histoire des peuples et des existences individuelles,
cette recherche passionnée des diverses applications pratiques. Devenu de plus en plus conscient des lois qui régissent
les phénomènes, ayant appris à en découvrir chaque jour de nouveau grâce aux perfectionnements de la technique
expérimentale, l’homme s'est trouvé de plus en plus maître d'agir sur la nature.
Mais cette puissance sans cesse accrue de l'homme sur la nature ne comporte-t-elle pas des dangers ? Ayant
ouvert la boîte de Pandore, saurons-nous n’en laisser sortir que les inventions bienfaisantes et les applications louables ?
Comment ne pas se poser ces questions dans les temps que nous vivons ? Toute augmentation de notre pouvoir d'action
augmente nécessairement notre pouvoir de nuire. Plus nous avons de moyens d’aider et de soulager, plus nous avons
aussi de moyens de répandre la souffrance et la destruction. La chimie nous a permis de développer d'utiles industries et
fournir à la pharmacie des remèdes bienfaisants ; mais elle permet aussi de fabriquer des poisons qui tuent et les explosifs
qui pulvérisent. Demain, en disposant à notre gré des énergies intra-atomiques, nous pourrons sans doute accroître dans
des proportions inouïes le bien-être des hommes, mais nous pourrons aussi détruire d’un seul coup des proportions
entières de notre planète.
Mais qu'importent ces vaines craintes ! Nous sommes lancés dans la grande aventure et comme la boule de neige
qui roule sur la pente déclive, il ne nous est plus possible de nous arrêter. Il faut courir le risque puisque le risque est la
condition de tout succès. Il faut nous faire confiance à nous-mêmes et espérer que, maîtres des secrets qui permettent le
déchaînement des forces naturelles, nous serons assez raisonnables pour employer l'accroissement de notre puissance à
des fins bienfaisantes. Dans l'œuvre de la Science, l’homme a su montrer la force de son intelligence : s’il veut survivre à
ses propres succès, il lui faut maintenant montrer la sagesse de sa volonté.
Louis de Broglie. Physique et Microphysique.
1947, Éd. Albin Michel
1- Vicissitudes : évènement heureux ou souvent malheureux qui jalonnent la vie humaine.
QUESTIONS
I - COMPRÉHENSION (10 pts)
1- Pourquoi l’auteur de ce texte utilise-t-il la liaison « mais » en début du 2ème paragraphe ? (2 pts)
2- Donnez un avantage du développement de la recherche scientifique. (1 pt)
3- Quelle est l’idée directrice du dernier paragraphe du texte ? (2 pts)
4- Trouvez un homonyme de « vaines », puis introduisez le mot trouvé dans une phrase personnelle
(0.5+0,5pt)
5- Quelle est la proposition subordonnée contenue dans la phrase suivante :
« ... s’il veut survivre à ses propres succès, il lui faut maintenant montrer la sagesse de sa volonté. » ?
Justifiez votre réponse. (2 pts)
6- Faites la nominalisation de la phrase suivante : « Il cherche à préciser les lois de ces phénomènes et à dégager
leurs relations profondes. » (2 pts)
II- RÉSUMÉ (10 pts)
Résumez ce texte au quart de sa longueur. Une marge de 10 % vous est accordée.
SUJET III
DISSERTATION (20 pts)
La drogue, pour certains jeunes, est une réponse à leurs problèmes et à leur mal-être.
Partagez-vous cette conviction ? Justifiez votre position à l'aide des exemples précis.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAI.
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SESSION 2016
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et
PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat

Série : A-C-D Epreuve de : Français


ACD Code matière : 004
Durée :
Coefficients :
4 heures
A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2

NB : Le candidat doit traiter un sujet sur les trois proposés


SUJET I
LE DAM DANG DES VIETNAMIENNES
La société vietnamienne connaît depuis dix ans, un développement économique sans précédent qui s’accompagne
d'importants changements sociaux, surtout dans les relations hommes / femmes.
La place de la femme est un débat quotidien dans la presse vietnamienne. Les « enquêtes de terrain » évoquent la
révolution rapide des mœurs, la prostitution, l’infidélité conjugale... Des rubriques qui font la une des journaux à sensation,
montrent de nouvelles images féminines. Les femmes apparaissent plus libres de leur corps, libres de la tutelle des pères et
des maris, insoumises à la morale traditionnelle, mais autrement soumises aux modèles que l’occident distille à travers les
écrans.
Ces images nouvelles de la femme se heurtent à la réalité des milieux populaires et au quotidien des zones rurales,
où la femme épouse et mère, reste essentiellement gardienne et pierre angulaire du foyer. Le célibat, s’il n’est sacrifice pour
s’occuper des parents vieillissants est impensable. Les valeurs féminines sont tout entières contenues dans l’expression «
dam dang » qui est la capacité à affronter toutes les difficultés, l’endurance à la peine, le don de soi, l’affection sans limite
pour les siens.
Comme autrefois, la majorité des femmes d’aujourd'hui se doit d’être une honorable représentante du « dam dang
». Mais, le désir d’accéder à la richesse, l’envie de paraître, le goût de plaire sont des comportements nouveaux qui sont
contraires à l’idéal de réserve et de soumission mis en valeur dans les familles traditionnelles.
Entre les principes dépassés de la soumission et une admiration abusive pour les modèles importés et jamais
critiqués, il reste sans doute l’image véritable de la femme vietnamienne, libre et responsable.
DOMINIQUE ROLLAND, Le français dans le monde, Juil-Août 2008
QUESTIONS
I- COMPREHENSION (5pts)

1) Deux images opposées de la femme vietnamienne sont évoquées dans le texte. Lesquelles ? (2pts)
2) Par quelle expression définit-on particulièrement le statut exceptionnel de la femme vietnamienne selon la morale
traditionnelle ? Expliquez-la. (2pts)
3) Comment l’auteur qualifie-t-il réellement l’image de la femme vietnamienne ? (1 pt)

II- ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (5pts)


1) LEXIQUE
a) Donnez le sens du mot souligné :
« L'endurance à la peine ». (0,5pt)
Utilisez le mot « peine » dans une phrase où il aura un autre sens. (1 pt)
b) Expliquez l’expression :
« Pierre angulaire du foyer » (1 pt)
2) SYNTAXE
a) Mettez la phrase suivante à la forme passive :
« Les enquêtes de terrain évoquent l’évolution rapide des mœurs ». (1 pt)
b) Transformez la phrase simple suivante en phrase complexe.
« Elle a changé à cause de son désir d’accéder à la richesse, de son envie de paraître et de son goût de plaire ».
(1,5pts)
/...
III- EXPRESSION ECRITE (10 pts)
« La femme épouse et mère, reste essentiellement gardienne et pierre angulaire du foyer ». Que pensez-vous de cette
affirmation ? (40 lignes environ).
SUJET П
L’océan mondial est source de richesses, ce qui explique que les pays riverains les convoitent et se les disputent.
La mer est source d’alimentation pour les hommes qui y puisent environ 2% de la production alimentaire
mondiale, mais près de 10% des protéines animales. Cette richesse est inégalement répartie, ce sont les eaux froides
qui affichent la productivité la plus forte et qui atteint donc, le plus de pêcheries industrialisées. La plus grande
partie des prises s’effectue au-dessus des plateaux continentaux ou dans les zones de remontées d’eaux froides.
Seule, ou presque, la pêche au thon se pratique en haute mer. Depuis environ une décennie, le F.A.O considère que
les captures annuelles de poissons ont dépassé le maximum acceptable à long terme (environ 100 Nt), pour que
subsiste la qualité de poisson nécessaire à la reproduction des espèces.
L’eau de mer contient en solution tous les métaux existants, dont elle constitue un immense gisement potentiel.
Par dessalement de l’eau de mer, on peut, par exemple, obtenir non seulement du sodium et du chlore, mais aussi
l’uranium etc.... Au fond des océans, au contact des vapeurs minéralisantes issues du centre de la terre, se sont
formés des nodules polymétalliques, fabuleuses richesses du futur, dont l'exploitation posera de nombreux
problèmes techniques et juridiques. Enfin, il est possible d’exploiter des gisements sous-marins de matières
premières, contenus dans des couches semblables à celles que nous voyons sur la terre ferme, mais immergées sur
le plateau continental. Jusqu’ici, ce sont surtout les hydrocarbures qui ont fait l’objet d’une exploitation off-shore.
Longtemps, le droit de la mer a été gouverné par deux principes : souveraineté des Etats sur la mer bordant leurs
côtes (eaux territoriales : 22,2 km de largeur) ; liberté en haute mer, dans un espace considéré comme international.
Au XXè siècle, avec les découvertes de nouvelles richesses marines ou sous-marines et la mise au point de
techniques permettant de les exploiter même en haute mer, de nombreux Etats maritimes ont entrepris d’obtenir un
élargissement de leurs eaux territoriales à l’occasion de diverses conventions internationales ; la dernière en date,
signée en 1982, établit une « zone économique exclusive » large de 370 km.
Géographie 2è, Espaces / Milieux et Société. [Link] 1993, P.100
QUESTIONS
I- COMPREHENSION (10pts)
1) Donnez un titre à ce texte. (1 pt)
2) « Les pays riverains ». Que signifie le mot souligné ? (l,5pts)
3) Dans quel hémisphère rencontre-t-on le plus de pêcherie ? Pourquoi ? (l,5pts)
4) Trouvez deux mots de la même famille de « dessalement » et utilisez un de ces mots trouvés dans une phrase.
(2pts)
5) « Ce sont les eaux froides qui affichent la productivité la plus forte ».
a) De quel type est cette phrase ? (1 pt)
b) Transformez cette phrase à la forme passive. (1 pt)
6) Qu’est- ce qui est à l’origine de la modification du droit de la mer ? (2 pts)
II- RESUME (10pts) Résumez ce texte au quart de sa longueur. Une marge de 10% vous est accordée.

SUJET III

DISSERTATION (20pts)
Dans la société actuelle, la violence augmente à tous les niveaux. Quels pourraient être les facteurs à l’origine de cette
violence et ses impacts sur la société elle-même ? Quelles solutions proposeriez-vous pour y remédier ?
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL SESSION 2017
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
PUBLIC et PRIVE
Service d'Appui au Baccalauréat

Série A-C-D Epreuve de : Français


Durée : 4heures
Code matìère: 004 Coefficients : A1=3 ; A2=2 ; C = 2et D - 2

NB ; Le candidat doit traiter un sujet sur les trois proposés.

SUJET I La Jeunesse africaine en pôle position


L’Afrique est la pouponnière1 de la planète, mais aussi l’un de ses plus vastes clubs d’ados2 : ils sont 200 millions
à être âgés de 15 à 24 ans. D'ici quarante ans, ces chiffres, tout comme le nombre d’Africains, auront doublé. En 2100, le
Continent pourrait compter 4 milliards d’habitants.
D’ores et déjà, les jeunes africains ont pris le pouvoir. Entrepreneurs, artistes, créateurs, concepteurs, sportifs,
financiers ou artisans, ils sont désormais plus visibles. Ils s’exportent, voyagent et jouent pleinement leur rôle dans la
mondialisation. Une nouvelle génération de cadres est formée en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, au Canada, en France, au
Royaume-Uni et, de plus en plus souvent, en Chine. Les Africains parient en effet sans complexe à l’assaut des pays en
boom. (...)
Mais l’avenir est bel et bien en Afrique. Chaque année, des centaines de milliers de jeunes s’y lancent dans
l’entrepreneurial. Un exemple : le Kenya tend à devenir l’eldorado des informaticiens africains. Dans ce pays où les
nouvelles technologies représentent un tiers de la croissance économique annuelle, des jeunes brillants créent des logiciels
adaptés aux marchés africains bien plus performants que les solutions développées en Europe, en Asie ou aux Etats-Unis.
Le continent se modernise, mais l’Afrique traditionnelle ne manque pas d’atouts. C’est un fait, la plupart des jeunes
qui ne trouvent pas d’emploi stable se tournent vers le secteur informel. Ce domaine est même le refuge d’une majorité de
la population. Le préjugé qui consiste à croire que cela signifie systématiquement bas salaires et faibles rendements est
désormais battu en brèche : selon la Banque Mondiale, le secteur informel, et notamment les entreprises familiales,
"représentent le secteur de subsistance qui affiche la croissance la plus forte" car réussir à créer des emplois est le véritable
défi des dirigeants africains. (...). L’agriculture, l’industrie et le commerce sont considérés comme les trois pivots de
l’emploi en Afrique. La raison d’espérer tient au dynamisme actuel des économies subsahariennes.
Depuis quelques années, le continent connaît une croissance plus forte que celle de l’Asie prise dans sa globalité.
La Banque mondiale Dotait récemment qu’au Sud d’une diagonale reliant le Ghana au Mozambique, ’T Afrique pourrait
connaître un décollage économique comparable à celui de la Chine, il y a trente ans".
En attendant, l’Afrique est malade de ses "diplômés chômeurs"(...). Le chômage massif et les emplois précaires ont
des répercussions complexes sur les sociétés. (...). De plus, "les femmes sont de plus en plus souvent appelées à supporter
les charges du ménage et conduisent des activités génératrices de revenus". Malgré la croissance du continent, beaucoup de
jeunes ont un vif sentiment de paupérisation.
L’Afrique n’est pas seulement un continent jeune, c’est avant tout un continent optimiste où beaucoup restent à
construire. Un cadre à la hauteur des ambitions de cette bouillonnante jeunesse africaine.

Alex NDIAYE

(1) pouponnière : Etablissement public accueillant de jour et de nuit des enfants qui ne peuvent rester au sein de leur famille.
(2) ados : adolescents.
QUESTIONS

I- COMPREHENSION (5 pts)
1) Pourquoi dit-on que la jeunesse africaine a pris le pouvoir ? (1,5 pts)
2) Qu’est-ce qui amène les jeunes africains à s’orienter vers le secteur informel ? (1,5 pts)
3) D'après le texte, quels sont les atouts de l’Afrique? (2 pts)

1
П- ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (5pts)

1) LEXIQUE
a) Expliquez : "les africains partent ... à l’assaut des pays en plein boom" (1 pt)
b) Donnez 2 mots de la même famille que : "paupérisation" (1 pt)

2) MORPHO-SYNTAXE
a) "Le continent africain se modernise mais la plupart des jeunes se tournent vers le secteur informel"
Transformez cette phrase en phrase complexe exprimant l’opposition (1 pt)
b) Mettez cette phrase à la voix passive : "... Des jeunes brillants créent des logiciels adaptés aux marchés
africains bien plus performants que les solutions développées en Europe, en Asie ou aux Etats-Unis".(1 pt)
c) Transposez au discours indirect (1 pt)
La banque mondiale notait récemment : "l'Afrique pourra connaître un décollage comparable à celui de la
Chine, il y a trente ans".

III- EXPRESSION ECRITE (10 pts)


« La jeunesse malgache est-elle prête à relever les défis du développement de son pays ?
Appuyez vos arguments par des exemples précis, (en 40 lignes environ).

SUJET II La Corruption tue


Plus que la peste d’hier et le Sida aujourd’hui, la corruption tue. Pour parler clair, en détournant à leur profit l’argent
public, en méprisant, au-dela de toute décence, l’intérêt général, de nombreuses élites du Tiers monde doivent être tenues
pour responsables, au moins partiellement, de la misère dans laquelle croupissent au moins deux milliards d’êtres
humains. Par un enchaînement pervers et souvent mécanique, la corruption est devenue l'un des facteurs essentiels du
sous-développement. Traitée généralement à la rubrique "faits divers", elle devrait, dans certains cas, passer à celle des
"crimes contre l’humanité". (...)
La famine endémique de quelques huit cent millions d’êtres humains, la misère de près de la moitié des habitants
de notre planète ne sont pas dues aux seuls aléas de la météorologie et de la nature des sols, ni aux seuls écarts des
technologies, ni même au seul "impérialisme" du Nord... Alors que toutes les énergies devraient se mobiliser pour relever
le défi du sous-développement. de trop nombreux chefs de bande dirigent leurs pays sans aucun souci des populations
qui y crèvent de faim. (...)
La corruption des élites entraîne d’innombrables effets pervers. La plupart des projets dits "de développement" ne
sont analysés par ces chefs de bande qu’à travers le prisme du bakchich escompté, si bien que beaucoup d’usines clés en
main n'ont été en réalité que des usines à fabriquer ... des commissions pour les intermédiaires. et des dettes pour les pays
sous-développés, aujourd’hui dans l’incapacité de les rembourser. Autrement dit, la corruption n’a pas seulement majoré
le prix des produits, elle a perverti le choix des dirigeants et ruiné dans la société tout esprit d’entreprise : pourquoi faire
des efforts quand les combines sont reines ?
Le Nord commence enfin à comprendre qu’au-delà d’un certain seuil, la pauvreté n’est plus exploitable. Et que,
finalement, cette politique d’exploitation à tout prix coûte cher. (...)
In L’ARGENT NOIR Corruption et
sous développement, Pierre PEAN,
Edition FAYARD

QUESTIONS

I- COMPREHENSION (10 pts)

1) Pourquoi la corruption peut-elle nuire à un pays ? (1,5 pts)


2) Selon le texte, qu'est-ce qui fait dire que la corruption est source de sous-développement ? (2pts)
3) a) Expliquez : "la famine endémique” (1 pt)

2
b) Trouvez 2 mots de la même famille que : "corruption" Utilisez l’un des deux mots ainsi obtenus dans
une phrase, (1,5 pts)
c) Donnez la négation lexicale de "décence" (2pt)
4) a) Remplacez la restriction (ne ... que ) par un adverbe exprimant le même sens dans la phrase suivante :
"Beaucoup d’usines clés en main n’ont etc en réalité que des usines à fabriquer ...des commissions". (2 pt)
b) Relevez les verbes au conditionnel et justifiez leur emploi. (2pts)

II- RESUME (10 pts)

Résumez ce texte au quart de sa longueur totale. Une marge de 10% vous est accordée.

SUJET III

DISSERTATION (20pts)

"Nous n’avons pas le pouvoir de détruire notre planète ou de la sauver. Mais, peut-être, avons-nous le pouvoir de
nous sauver nous - mêmes". Qu'en pensez-vous ?

***************
CONSEILS ET METHODOLOGIE

Chers étudiants,

Deux attitudes sont généralement observées chez les candidats au


Baccalauréat, à l'épreuve de Français.
Le premier se dit : « – Je suis un scientifique, le Français m'importe peu ».
Attitude négative et défaitiste qui aboutit généralement à l'échec à l'examen. Des
milliers de candidats en Séries C et D ont été sauvés par le Français et doivent leur
réussite à leurs bonnes notes dans cette matière. D'autre part, la bonne maîtrise de
la langue française est un atout primordial aussi bien dans la vie professionnelle que
dans les autres relations humaines.
– Le second, un littéraire, déclare avec suffisance : « Pas
de problème. Je parle couramment le Français et je manie bien la langue ». Mais de
l'expérience du parler courant au savoir faire dans l'étude de texte ou la dissertation,
le chemin est long et tortueux.
Aussi, chers candidats, acceptez sans préjugé ni complexe les quelques directives
générales que la voix de l'expérience vous suggère dans le présent ouvrage, en ce
qui concerne l'épreuve de Français au Baccalauréat.

Présentation du sujet à l'examen

Le sujet peut se présenter sous trois formes différentes :

1) Un texte littéraire suivi d'une série de questions sur


– la compréhension des idées contenues dans le texte
– la lexicologie (Vocabulaire)
– les structures morphosyntaxiques (Grammaire et Conjugaison)
La deuxième partie du travail en un devoir d'expression écrite basée généralement
sur l'explication ou l'argumentation.

2) Un texte littéraire suivi d'une série de questions comme précédemment.


Mais cette fois, la deuxième partie du devoir consiste à résumer le texte suivant des
conditions déterminées (ex : au quart de sa longueur)

3) Un sujet de dissertation française à partir d'une citation d'une réflexion ou


d'une maxime émise par un écrivain ou un poète.

ATTENTION : Un devoir de dissertation littéraire est tout à fait différent d'une


dissertation philosophique.

Les grands thèmes

Les grands thèmes que nous avons choisis et traités dans cet ouvrage
touchent l'individu comme la société, la nation comme l'humanité, les pays comme
les continents : le conflit de génération – la jeunesse et la délinquance – le luxe – le
stress – la corruption – la fuite de cerveau – l'exode rural – l'environnement et la
pollution – les fléaux comme le SIDA, les intempéries – le terrorisme et la non
violence – la justice – le progrès – la technique – le livre et l'audio-visuel …
Naturellement, à ces thèmes peuvent s'ajouter tous les grands sujets
d'actualité en ce début de millénaire.

Comment affronter l'épreuve

Les trois conditions suivantes doivent être réunies pour bien réussir un devoir
de Français au Baccalauréat :

1) Acquérir des connaissances : le baratin est à exclure. Le candidat


doit maîtriser les règles de Grammaire au programme qui sont étudiées en classes
Terminales. De même, il s'appliquera à enrichir son répertoire lexical en fonction des
thèmes proposés.

2) Bien comprendre le sujet de dissertation ou le texte proposé. Pour y


parvenir, il faut entretenir des séances régulières de lecture, suivant les thèmes
évoqués ci-dessus, et d'autre part, s'habituer aux articles ou émissions dans les
médias (journaux, radio, télévision) en fonction toujours des mêmes directives.

3) Etre capable de formuler des phrases correctes claires et concises.


Pour ce faire, il est strictement déconseillé au candidat d'employer des mots ou
expressions qu'il ne maîtrise pas suffisamment : également de s'exprimer avec des
phrases trop longues qui risquent de nuire à la clarté du devoir, sans parler des
inévitables fautes qui s'y glissent généralement. Le candidat doit s'appliquer à
grouper les phrases qui expriment la même idée générale et à les classer en
paragraphes.
Un sujet de Français au Baccalauréat ne se comprend pas généralement, dès
la première lecture.
Relire le texte ou le sujet de dissertation plusieurs fois est non seulement utile, mais
indispensable.
Enfin, n'oubliez pas de prendre un alinéa au début de chaque partie et de sauter une
ligne après l'introduction et le développement.
Le bon candidat saura joindre ces quelques conseils aux acquis en classe tout
au long de l'année scolaire. Si c'est le cas pour vous, la réussite est au bout de la
plume. Alors, chers candidats.

Bon courage et Au Travail !


FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 1
Durée : 4 heures

A vrai dire, civilisation ne signifie pas tout à fait bonheur. En effet, il se trouve
qu'au lieu de profiter du croît de leurs connaissances, souvent les hommes ont mal
employé, les ressources que leur a apportées un labeur scientifique prolongé. Les
avions devaient servir uniquement à bombarder les villes, l'avion serait une funeste
découverte. Si les progrès de la Chimie consistaient à produire des gaz nocifs aptes
à détruire en quelques minutes un régiment, la Chimie serait une science maudite.
Donc la civilisation, dans le sens légitime de ce mot, c'est-à-dire une plus grande
somme de bonheur à nos vies humaines, ne consiste pas uniquement dans la
connaissance des choses, et même dans leur emploi utilitaire. Il faut quelque chose
de plus. C'est si l'on veut, encore de solidarité et de fraternité humaines, le respect
du droit.
Ainsi, notre proposition : « le bonheur des hommes dépend des progrès de la
connaissance », est absolument vraie, mais à la condition qu'on ajoute ce correctif
essentiel, que le bonheur des hommes ne dépend pas uniquement des progrès de la
connaissance.
Sans la connaissance des choses, il n'y a pas de civilisation, il n'y a pas de
bien-être. Mais la connaissance ne suffit pas, il faut que le développement
intellectuel s'emploie au bien et non au mal
Autrement dit, la science est au bonheur humain une condition nécessaire,
mais non suffisante.
Charles Fichet (Le savant)

QUESTIONS

I. Compréhension

1) Pour quelle raison le développement des connaissances ne contribue-t-elle


pas au bien-être de l'humanité ?

2) Quelles autres valeurs devraient s'ajouter aux découvertes scientifiques


pour les rendre réellement bienfaitrices ?

3) Expliquez, d'après le texte, dans quel sens l'homme peut-il déterminer le


bon ou le mauvais choix de son avenir.

II. Etude lexico-syntaxique

1) Lexique

a) Quel autre mot peut-on utiliser à la place de « croît » dans l'expression : « le croît
de leurs connaissances ».

b) Relever, dans le texte, deux verbes appartenant au champ lexical de « ravage ».

c) Expliquer : « gaz nocif ». Par quel autre adjectif peut-on remplacer « nocif » pour
exprimer l'idée contraire.
2) Syntaxe

a) Donner la tournure passive de la phrase suivante :


– Les hommes ont mal employé les ressources que leur a apportées un labeur
scientifique prolongé.

b) Remplacer les groupes de mots soulignés par un pronom personnel complément :


– Le bonheur des hommes ne dépend pas uniquement des progrès de la
connaissance ; il faut que le développement intellectuel s'emploie au bien.

c) Dans la phrase suivante, écrire le verbe de la subordonnée de condition au


présent de l'Indicatif et effectuer les changements qui en découlent :
– Si les avions devaient servir uniquement à bombarder les villes, l'avion serait une
funeste découverte.

III. Développement

Développez et discutez ces vers d'un grand poète français : « L'homme est un
apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît, tant qu'il n'a pas souffert ».
(40 lignes au maximum)

FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 2
Durée : 4 heures

DISSERTATION LITTERAIRE

« Les médias sont d'indiscutables preuves de la liberté d'expression.


Toute censure infligée aux médias est une inexcusable violation des
droits de l'homme »

Développez et discutez
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 3
Durée : 4 heures

C'est à partir de 14 ans, et surtout 15 et 16 ans, que le jeune adolescent laissé


à lui-même et mal aimé, commence à entrer pour un temps plus ou moins long, dans
la délinquance agressive et sexuelle …
Auparavant, le délinquant mineur volait de petits objets, de petits véhicules à
moteur. Maintenant, ce sont les automobiles qu'il rêve de prendre en main et de
conduire. Et précisément, du vol de voitures, ces jeunes passent aussi au vol
d'aliments divers dont ils ont besoin pour leurs tournées (…) Puis ce sont les
attentats sexuels commis avec les mineurs qui se sont laissés prendre …
La délinquance a évolué, semble-t-il, depuis le temps où elle recrutait dans les
quartiers misérables (…) Mais la délinquance a continué et même augmenté, après
la suppression des logis misérables, elle se recrute dans la population des jeunes
des grands ensembles ou immeubles tout neufs, qui éclosent autour des grandes
cités ou même dans les meilleures familles (…) Cela met bien en évidence que le
facteur le plus profond de cette conduite compensatrice est le manque d'attache
affective en famille (…) La délinquance juvénile augmente, malgré l'amélioration du
bien-être et du standard de vie dans la classe ouvrière, les statistiques en fournissent
la preuve. C'est dans les pays économiquement les plus riches qu'elle progresse le
plus.
Ce n'est donc pas la peur de la répression qui les arrête ni la répression qui
les corrige, comme trop de gens le croient ; mais l'insatisfaction qui est en eux et la
cause principale de cette orientation vers la délinquance (…) Dès lors, le besoin
monte en flèche, d'autre part, le besoin d'aimer et d'être aimé.

Cruchon

QUESTIONS

I. Compréhension

1) Quelle preuve avance l'auteur pour affirmer que ce n'est pas seulement la
misère qui entraîne la délinquance ?

2) Quelles que soient leurs manifestations ultérieures, toutes les formes de


délinquance partent d'un motif commun. Relever ce motif dans le texte.

3) D'après le texte, le milieu rural semble être plus ou moins épargné par la
délinquance. Pourquoi ?

II. Lexique

1) Expliquer : « délinquance agressive ».

2) Décomposer le mot « désœuvrée ». Qu'est-ce donc qu'une « vie


désœuvrée » ?
3) « … malgré l'amélioration du bien-être ». Exprimer l'idée contraire en
remplaçant le nom « amélioration » par son antonyme.

4) Comment comprenez-vous l'expression « délinquance agressive ».

III. Syntaxe

1) Transformer le groupe nominal souligné en proposition subordonnée


conjonctive :
– La délinquance juvénile augmente malgré l'amélioration du bien-être et du standard
de vie.

2) Donner la tournure directe de la phrase suivante :


– Les adolescents se demandaient souvent s'ils auraient un jour la possibilité de
s'introduire et de se mettre au volant de ces grosses voitures.

3) Justifier l'orthographe du participe passé dans les phrases suivantes :


– La délinquance a continué après la suppression des logis misérables.
– Il faut tenir compte des nouveautés qu'a apportées l'arrivée de nouveaux
adolescents.

IV. Résumé

Résumer ce texte au quart de sa longueur.

FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 4
Durée : 4 heures

DISSERTATION LITERRAIRE

Que pensez-vous de cette réflexion :

« Le conflit de génération est le seul problème auquel nulle science ne


trouvera de solution »
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 5
Durée : 4 heures

On dit travail manuel, travail intellectuel, comme si c'étaient des choses


différentes, étrangères, sinon hostiles, comme s'il y avait entre les hommes qui les
représentent, entre l'ouvrier, l'ingénieur, le savant, l'administrateur, je ne sais quel
conflit quelle erreur et combien dangereuse ! A quoi servirait le travail de la pensée,
s'il ne prenait dans les mains des formes tangibles, s'il ne devenait industrie,
machines, produits fabriqués, commerce, agriculture. S'il ne servait à adapter la terre
aux besoins des hommes et à nous adoucir la vie ? Et qu'auraient fait les mains
débiles, infiniment moins fortes que la griffe animale, moins dures que n'importe quel
objet de bois, de pierre ou de métal, si elles n'avaient été guidées par l'esprit ? Le
travail, c'est toujours l'homme, l'homme tout entier, et non tantôt les bras, tantôt la
pensée. Dans la plus simple des machines, dans la plus rudimentaire des produits
du travail, si on trouve la trace des mains humaines, on y trouve en même temps,
inséparables de la pensée accumulée, les marques de l'intelligence. Entre les
travailleurs qui se disent manuels et ceux qui se disent intellectuels, il y a donc un
indissoluble lien. Et les préjugés qui les séparent disparaîtraient comme une ombre
si les uns et les autres se voyaient avec leurs yeux et non avec leurs sentiments, à
travers des mots, dans les attitudes conventionnelles et fausses qu'ont imaginées les
orateurs de réunion publique.
M. Labbe

I. Compréhension

1) Relever une phrase du texte à partir de laquelle l'auteur donne sa définition


du travail. Expliquez cette phrase.

2) « A quoi servirait le travail de la pensée … guidées par l'esprit. A quelle


conclusion l'auteur veut-il aboutir par cette argumentation.

3) D'après l'auteur, l'abîme qui sépare le travail dit manuel du travail dit
intellectuel, n'est pas réel. A quoi est-il dû ?

II. Lexique

1) Dans l'expression « des formes tangibles », quel autre mot peut-on utiliser à
la place de « tangibles » ?

2) Expliquer : « les mains débiles ».

3) Qu'est-ce qu'un « préjugé » ?

III. Syntaxe

1) Reproduire la phrase suivante en remplaçant les noms soulignés par des


pronoms démonstratifs :
– Le travail, c'est l'homme tout entier et non tantôt les bras, tantôt la pensée.
2) Donner la valeur du Conditionnel dans la phrase suivante :
– A quoi servirait le travail de la pensée s'il ne devenait industrie, machines, produits
fabriqués, commerce, agriculture ?

3) Dans la phrase suivante, transformer les deux groupes verbaux COI en


groupes nominaux COI.
– A quoi servirait le travail s'il ne servait à adapter la terre aux besoins des hommes
et à nous adoucir la vie ?

IV. Développement

« Tout développement commence par une bonne information ». Développez


et discutez cette affirmation. (40 lignes au maximum)

FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 6
Durée : 4 heures

DISSERTATION LITTERAIRE

Développez et discutez l'affirmation suivante :

« S'instruire, droit et devoir incontournables de tout citoyen du XXIè


siècle, mais combien encore méconnus dans les pays en voie de
développement ».
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 7
Durée : 4 heures

Dans la mesure où il participe de l'hygiène et de la morale, le sport (…) devait


être, avant tout, une chose personnelle, discrète, ou même un jeu de libres
compagnons, une occasion de rivalités familières et surtout, comme disait le mot
avant ses aventures modernes, un plaisir, un amusement, un thème de gaieté, de
recréation. Le sport, entre les mains de traitants ingénieux, est devenu la plus
avantageuse des entreprises de spectacles. Il est (…) devenu la plus étonnante
école de vanité. L'habitude, allègrement acquise, d'accomplir les moindres actes de
jeu devant une nombreuse assistance, a développé, dans une jeunesse mal
défendue contre les chimères, tous les défauts que l'on reprochait naguère encore,
aux plus arrogants des cabotins.
L'ambition, sans doute noble en soi, de briller au premier rang pousse un
grand nombre de jeunes hommes a réclamer de leur corps des efforts auxquels ce
corps paraît peu propre. Le sport n'est plus, pour beaucoup, un harmonieux
amusement, c'est une besogne harassante, un surmenage pernicieux qui excède les
organes et fausse la volonté. Trop vite spécialisé, l'athlète ne se développe pas dans
un heureux équilibre. Il accuse les stigmates, les déformations où se marque tout
excès professionnel.
Georges Duhamel

QUESTIONS

I. Compréhension

1) Quels sont les deux domaines qui devaient être les principaux champs
d'action du sport dans sa conception initiale ?

2) Relever une mauvaise conséquence, au niveau de la morale, de la


mauvaise conception du sport moderne.

3) Expliquer comment le sport, dans sa conception moderne, est devenue une


activité nocive à la santé.

II. Etude lexico-syntaxique

1) Lexique

a) Relever, dans le texte, quatre mots appartenant au champ lexical de la distraction.

b) Expliquer : « C'est une besogne harassante ».

c) Remplacer l'adjectif qualificatif souligné par son antonyme pour expliquer l'idée
contraire :
– « … comme disait le mot avant ses aventures modernes ».
2) Syntaxe

a) Donner la transformation passive de la phrase suivante :


– L'ambition, sans doute noble en soi de briller au premier rang pousse un grand
nombre de jeunes hommes à réclamer de leur corps des efforts auxquels ce corps
paraît peu propre.

III. Développement

Comment comprenez-vous cette pensée d'un célèbre écrivain :¨« A vaincre


sans péril, on triomphe sans gloire ». Développez et illustrez avec des exemples
précis. (30 à 40 lignes)

FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 8
Durée : 4 heures

DISSERTATION LITTERAIRE

« A l'aube du troisième millénaire, le problème de la communication est


unique : tout le monde revendique le droit d'expression, mais personne
ne veut se donner la peine d'écouter ».

Développez et discutez.
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 9
Durée : 4 heures

L'OMS observe aujourd'hui que les dépenses de santé dans les pays pauvres
continuent d'être dévorées par les activités curatives en milieu urbain au détriment
des activités préventives indispensables en milieu rural et péri-urbain. Dans
beaucoup de pays, le personnel médical spécialisé est concentré dans les villes. Et
la population rurale continue à souffrir d'un état de santé précaire dû aux facteurs
habituels dans les pays pauvres.
Parmi ces facteurs, le premier accusé est la malnutrition. Dans les pays
africains, 30 à 70 % des enfants de 0 à 5 ans en sont atteints. Les causes de
l'insuffisance de nourriture son nombreuses : sècheresse, guerre inexistence d'un
pouvoir d'achat insuffisance de la production.
Les maladies transmissibles continuent leurs ravages, paludisme en tête,
tuberculose, gastro-entérites, infections respiratoires, rougeole … Aucune action de
santé primaire n'accorde une place importante a la protection maternelle et infantile.
L'eau et l'assainissement demeurent des enjeux essentiels en matière de
santé. Par ces deux éléments, l'environnement pourra être complètement
transformé, modifiant par là les conditions de santé.
Enfin, la préoccupation des médicaments essentiels, et si possible fabriqués
localement, devrait limiter le poids des grands trusts pharmaceutiques sur les
politiques de santé.
Mais il ne pourrait y avoir progression de la santé sans une éducation des
populations qui va jusqu'à les associer aux stratégies à développer.
Michel Gauvry (Santé et développement)

QUESTIONS

I. Compréhension

1) Quels sont les quatre problèmes essentiels relatifs à la santé dans les pays
en voie développement, traités par l'auteur à travers ce texte ?

2) Comment se présente la désorganisation ville-campagne en matière de


répartition des activités sanitaires ?

3) Tous les programmes de développement en matière de santé reposent sur


un facteur de base. Lequel ?

II. Lexique

1) Expliquer la différence entre « activité curative » et « activité préventive ».

2) « L'eau et l'assainissement demeurent des enjeux essentiels ».

a) Remplacer « enjeux » par un autre mot exprimant la même idée.


b) Employer « enjeu » dans une phrase où il aura un autre sens.

3) « Mais il ne pourrait y avoir progression de la santé … ». Exprimer l'idée


contraire en remplaçant « progression » par son antonyme.

III. Syntaxe

1) Transformer la proposition soulignée en groupe nominal :


– Dans beaucoup de pays, le problème essentiel est que le personnel médical
spécialisé reste continuellement concentré dans les grandes villes.

2) Donner la transformation passive de la phrase suivante :


– Enfin, la préoccupation des médicaments essentiels, et si possible fabriqués
localement devrait limiter le poids des grands trusts pharmaceutiques sur les
politiques de santé.

3) Transformer la subordonnée infinitive en subordonnée conjonctive de but :


– De nombreux centres sanitaires devront être créés afin de pouvoir protéger la
santé des mères de famille et des enfants.

IV. Développement

La pratique de la médecine traditionnelle est-elle un obstacle ou une


contribution à l'amélioration de la santé de la population ?
Développez et discutez (30 à 40 lignes)

FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 10
Durée : 4 heures

Le réchauffement climatique

Délinquance juvénile, égalité des droits et autres problèmes qualifiés


d'essentiels sont brusquement relégués au second plan. Et pour cause, l'univers tout
entier est tenu en haleine, tous les regards sont braqués vers un spectre aussi réel
que terrifiant : le réchauffement climatique. Et du coup, mille questions se succèdent,
sans réponse les unes comme les autres, et pourtant, c'est l'existence de la planète
terre elle-même qui est en jeu.
Toutefois, un mea culpa collectif est prononcé en unisson par toute la
population terrienne : en fait, le réchauffement climatique est l'œuvre de l'homme lui-
même, autrement dit, c'est la conséquence des pollutions causées quotidiennement
sur terre. Citons en particulier les fumées qui se dégagent des usines en ville et les
feux de forêt en milieu rural.
Toutes ces pollutions ont déjà commencé et continuent à déchirer la couche
d'ozone qui protège notre planète. Si ce phénomène continue, c'est la vie même sur
terre qui est menacée par l'extraordinaire chaleur solaire. En effet, il a été déjà
constaté que dans l'hémisphère sud, la sècheresse fait des ravages, réduisant
énormément les eaux à la disposition des populations. En conséquence, l'agriculture
et toutes les formes de végétation en souffrent terriblement. La famine devient une
menace permanente et l'hygiène diminue de plus en plus sa contribution à l'équilibre
sanitaire.
Au pôle Nord, les blocs de glace commencent à fondre, le niveau des Océans
monte et les surfaces côtières sont avalées progressivement par la mer.
Pour faire face à cette situation, les grandes puissances ont déjà signé la
charte de Kyoto et organisé la conférence de Copenhague afin de réduire les
pollutions causées par leurs activités industrielles. Il semble que ces réunions se
sont heurté à des blocages …
Espérons que des décisions et des mesures seront bientôt prises car le
réchauffement climatique est une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.

QUESTIONS

I. Compréhension

1) Comment l'auteur explique-t-il la volonté de l'humanité entière de prendre


ses responsabilités face à ce problème ?

2) Deux phénomènes, un dans chaque hémisphère, sont à l'origine de tous les


bouleversements mentionnés dans le texte. Citez ces deux phénomènes et expliquer
le mécanisme de leur manifestation.

3) A votre avis ou connaissance, quels ont été, ou quels ont pu être les
blocages à l'adoption de solutions adéquates au réchauffement climatique ?

II. Lexique

1) Qu'est-ce qu'un spectre ? Expliquer le sens contextuel de ce mot.

2) Donner un nom commun qu'on peut employer à la place de la locution


« mea culpa »

3) « La famine devient une menace permanente ».


Si une menace n'est pas « permanente », quel adjectif peut-on employer pour
exprimer l'idée contraire ?

4) Expliquer l'expression « épée de Damoclès » dans le texte.

III. Syntaxe

1) Donner la tournure active de la phrase suivante :


– Et pour cause, l'univers tout entier est tenu en haleine, tous les regards sont
braqués vers un spectre aussi réel que terrifiant.

2) Transformer le groupe nominal complément d'objet en proposition


subordonnée complétive :
– Plusieurs scientifiques craignent la disparition de certaines îles à cause de cette
montée du niveau de la mer.

3) « Citons en particulier les fumées qui se dégagent des usines et les eaux
sales qui se jettent dans les canaux ».
Employer les pronoms personnels compléments qui conviennent à la place de « des
usines » et « dans les canaux ».

IV. Résumé

Résumé ce texte au quart de sa longueur.

DISSERTATION LITTERAIRE
"A l'aube du troisième millénaire, le problème de la communication est unique: tout le monde
revendique le droit d'expression, mais personne ne veut se donner la peine d'couter".
Déveleppez et discutez.
FRANCAIS
CORRIGE N° 1

I. Compréhension

1) Le développement des connaissances ne contribue pas au bien-être de l'humanité


car elles sont employées à des fins nocives, comme pour faire la guerre, par
exemple.

2) Il faut ajouter la solidarité et la fraternité humaines, le respect du droit. Il faut que le


développement s'emploie au bien.

3) L'homme peut choisir d'employer ses connaissances pour l'amélioration du bien-


être de l'humanité, ou au contraire pour semer la destruction et la guerre.

II. Etude lexico-syntaxique

1) Lexique

a) croît = développement

b) ravage => bombarder, détruire

c) Un gaz « nocif » est un gaz capable de produire des effets désastreux, autrement
dit, qui peuvent tuer ou semer des maladies. « Nocif » peut être remplacé par
« néfaste » ou « nuisible ».

2) Syntaxe

a) Les ressources que leur a apportées un labeur scientifique prolongé ont été mal
employées par les hommes.

b) Le bonheur des hommes n'en dépend pas uniquement ; il faut que le


développement intellectuel s'y emploie.

c) Si les avions doivent servir uniquement à bombarder les villes, l'avion sera une
funeste découverte.

III. Développement

Actuellement, nous sommes tous plus ou moins convaincus que la douleur et


la souffrance sont inhérentes à l'homme. Alfred de Musset, dans la présente citation,
nous présente même la douleur et la souffrance comme des maîtres
d'enseignement.
Ainsi, dans quel sens la vie peut-elle être considérée comme une grande
école où l'homme est un étudiant et la douleur un maître et un éducateur ? Et
comment la souffrance nous enseigne-t-elle à mieux nous connaître, à mieux
connaître la vie et à savoir réellement vivre.
Dès son enfance jusqu'à la période de l'adolescence, l'être humain se
familiarise déjà avec la douleur. Comme l'enfant qui apprend à monter une bicyclette,
il roule, tombe à terre, se blesse ... Puis il remonte à nouveau en selle parce qu'il
veut savoir conduire une bicyclette. Et la vie est une suite de scénarios du même
genre, même face aux douleurs affectives. L'adolescent apprend déjà à se battre et à
vaincre, au lieu de fuir, car il sait désormais que la douleur n'est pas un ennemi qui le
harcèle, mais un maître qui lui prodigue des leçons.
Une fois engagé dans sa vie d'adulte, l'homme se heurte souvent à des
déceptions, des échecs, des chocs affectifs en tous genres. Pour certains, la
souffrance qu'apportent ces facteurs négatifs aura été l'arme d'une fatalité envoyée
par quelques destins maléfiques. Ils plient, s'inclinent et tombent à terre pour ne plus
se relever. Mais ceux qui ont appris à affronter, à vaincre et à maîtriser la douleur, la
souffrance devient un instrument de la victoire, un panneau qui leur indique le
chemin à suivre. Au lieu de les terrasser, la souffrance les fortifie, leur apprend à
mieux se connaître et à mieux connaître les autres. Comme a dit Victor Hugo,
« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent ».
Ainsi, l'affirmation d'Alfred de Musset s'avère bien fondée : « L'homme est un
apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert ».
Cette citation a franchi la barrière du 19e et du 20e siècle pour continuer à nous
prouver sa véracité jusqu'à nos jours.
La douleur et la souffrance sont autant d'épreuves dont nous sortons toujours
plus fortifiés, et nous donnent une somme toujours plus importante d'enseignement
pour affronter la vie. Par ailleurs, ces épreuves nous aident également à savoir bien
apprécier le bien-être qui succède à la souffrance quand, après la pluie, se montre le
beau temps.

FRANCAIS
CORRIGE N° 2

Actuellement, la liberté de la presse est déjà un droit acquis. L'état la respecte


et le peuple l'encourage. C'est ainsi que nous nous trouvons devant ce jugement qui
affirme d'une manière catégorique que « toute censure infligée aux médias est une
inexcusable violation des droits de l'homme ».
Mais que sont réellement les médias et quelle place occupent-ils dans la
société ? Jusqu'où peut s'étendre leur droit d'expression, et les médias ne sont-ils
quand même pas passibles de censure au-delà de certaines limites ?
Les médias les plus connus sont évidemment la presse écrite, la radio et la
télévision. Ils collectent les informations à l'intérieur du pays et les nouvelles du
monde entier. Puis, les journaux, les radios et les télévisions divulguent ces
informations à tous les citoyens et dans toutes les régions, autant que les moyens
qui sont à leur disposition le permettent. Ils expriment aussi des opinions, font des
analyses et mettent les lecteurs en contact avec tous les courants d'idées qui
sillonnent les continents, les pays et les villes du monde. Noble tâche
qu'accomplissent ainsi les médias d'informer et d'éduquer la population. Ils édifient
les bases même du développement du pays dans tous les domaines.
Tels que nous apparaissent ces moyens d'information, aucun organe de l'état
n'aurait le moindre droit de porter atteinte à leur liberté d'expression et il serait tout à
fait judicieux d'affirmer que « toute censure infligée aux médias est une inexcusable
violation des droits de l'homme ».
Cependant, la divulgation des informations, l'expression des opinions et l'art
de faire des analyses ne sont pas toujours aussi simples. En effet, certains
journalistes, victimes de l'appât du gain ou d'ambition démesurée se trouvent des fois
engagées sous l'emprise d'individus mal intentionnés et surtout de politiciens véreux.
Du coup, ils perdent toute notion d'objectivité dans l'exercice de leur fonction. Ces
journalistes deviennent alors partiels et partiaux dans leur façon de divulguer des
informations, d'émettre des opinions et de faire des analyses. Ainsi, ils emploient
leurs droits et leur liberté d'expression à des fins égoïstes et malhonnêtes. Les
conséquences de leurs agissements sont graves car ils sèment la discorde dans les
familles, perturbent la vie sociale et surtout ils risquent même de mettre la paix au
sein de la nation en danger.
C'est pour éviter ce genre de débordement que les organes responsables de l'état se
trouvent, des fois, dans l'obligation de mettre la censure en action. Dans ce cas, la
censure n'est nullement une violation des droits de l'homme, mais bien au contraire,
une action en vue de les défendre et de protéger le droit du peuple de vivre en paix.
Pour conclure, nous pouvons dire qu'en tant que moyens d'information et
d'éducation, les médias devraient jouir d'une entière liberté au sein de la nation.
Cependant, cette liberté serait quand même sujette à certaines limites pour protéger
les intérêts des citoyens et surtout pour préserver la paix et le bon ordre dans le
pays.

FRANCAIS
CORRIGE N° 3

I. Compréhension

1) Ce n'est pas seulement dans les pays pauvres mais « c'est dans les pays
économiquement les plus riches qu'elle (la délinquance) progresse le plus ».

2) C'est « le manque d'attache affective », « l'insatisfaction qui est en eux est la


cause principale de cette orientation vers la délinquance ».

3) L'attache affective au sein de la famille est beaucoup plus solide en milieu rural.
D'autre part, les jeunes en milieu rural ne sont pas hantés par les voitures ou les
autres attraits des vitrines et des grands magasins.

II. Lexique

1) La délinquance agressive est une déviation de conduite qui pousse les jeunes à
accomplir des actes de violence à l'encontre d'autres membres de la société.

2) désœuvrée = dés-œuvre-ée . Une vie désœuvrée est caractérisée par le


manque d'activité. Les jeunes désœuvrés n'ont rien à faire.

3) « ... malgré la détérioration du bien-être ».


4) La délinquance agressive est un ensemble de comportements violents qui
poussent les jeunes à semer la destruction sur leur passage.

III. Syntaxe

1) La délinquance juvénile augmente bien que le bien-être et le standard de vie


s'améliore.

2) Les adolescents se demandaient souvent : « Aurons-nous un jour la possibilité de


nous introduire et de nous mettre au volant de ces grosses voitures ? »

3) a continué = c'est un verbe intransitif, pas de COD donc, il n'y a pas d'accord.

apportées = Le COD est placé avant le verbe, donc, il y a accord.

IV. Résumé

La délinquance se déchaîne dès le commencement de l'adolescence. Du vol


de petits objets, le jeune délinquant passe au vol d'objets de valeur et aux agressions
sexuelles.
La délinquance juvénile frappe aussi bien les jeunes des milieux pauvres que
ceux des milieux aisés. En effet, sa véritable source est l'absence d'affection au sein
d'une famille.
Dès lors, les sanctions coercitives n'ont pas d'effet sur les jeunes délinquants.

FRANÇAIS
CORRIGE N°4

De mémoire d’hommes, aucun témoignage n’a jamais été fait pour affirmer
que jeunes et vieux, parents et enfants, adultes et adolescents s’entendent à
merveille tous les points de vue. Serions-nous donc effectivement obligés d’admettre
que « le conflit de générations est le seul problème auquel nulle science ne trouvera
de solution » ? Pour répondre à cette question, nous essayerons d’identifier d’abord
les bases sur lesquelles reposent les oppositions, ensuite leurs répercussions sur la
vie en famille, dans la société et même au sein de la nation. Par la suite, nous
verrons quelles suggestions pourrait-on avancer pour mettre un terme, ou du moins
pour atténuer les effets de ce conflit.
Le conflit de générations n’est pas un problème récent. En premier lieu, les
dissensions entre parents et enfants, adultes et adolescents, proviennent de
l’incompréhension. Les jeunes ont leurs goûts, leur façon de penser, leurs
aspirations. Et ils exigent une entière liberté pour donner libre cours à toutes ces
tendances. Mais là, jeunes et adolescents se heurtent à leurs parents qui ont aussi
leurs goûts, leur façon de penser, leur façon de vivre, et qui comptent bien exercer
une autorité inconditionnelle sur la vie de leurs enfants. Deux mentalités, deux
époques, deux mondes tout à fait différents entrent en collision, souvent sans
tolérance, sans concession ni d’une part ni de l’autre. Le choc est brutal.
D’autre part, les difficultés quotidiennes de la vie, la détérioration de la vie matérielle,
l’insuffisance, sinon l’inexistence du bien-être, ne font qu’accentuer davantage les
discordes déjà existantes.
Il faut mentionner également le manque de temps, du fait que pratiquement, tout le
monde part du foyer tôt le matin et ne rentre que tard, le soir. Les uns comme les
autres sont déjà affaiblis par le stress, la fatigue et finalement, la communication est
presque inexistante au foyer.
Les conséquences de ces dissensions se répercutent dans plusieurs
domaines.
Tout d’abord, la vie de famille est brisée. Parents et enfants ressemblent à des
étrangers les uns en face des autres. Par la suite, les études des enfants en
souffrent également. Sans assistance, sans conseil ni accompagnement dans leurs
efforts, ils se découragent, leurs possibilités s’en trouvent fortement réduites et la
plupart du temps, cette situation aboutit à l’échec. D’autre part, les adolescents et les
jeunes ont, en général, besoin de quelqu’un qui les accompagne dans les moments
difficiles. Devant le silence, ou l’absence des parents, ils sont obligés de chercher
des solutions ailleurs. Malheureusement, cette tentative dévie souvent vers le
mauvais choix, d’où les fugues, la délinquance, c'est-à-dire l’alcool ou la drogue.
Dans le domaine social, le conflit se manifeste par des agressions malveillantes, en
particulier la méconnaissance du civisme, de la politesse et du respect mutuel. Le
langage des adultes se fait volontairement péjoratif tandis que les jeunes abusent
des vocabulaires obscènes.
Même au niveau de la nation, les oppositions ont des répercussions néfastes.
Jeunes et vieux sont incapables de collaborer pour faire progresser la nation et se
rejettent souvent la responsabilité des échecs.
La meilleure solution pour faire face à ce problème est sans doute le
rétablissement de la communication. Parents et enfants devraient s’arranger afin
d’avoir davantage de temps pour rester ensemble au foyer, et même dans les
sorties. D’autre part, les adultes devraient être mieux à l’écoute de la jeune
génération, et de même les enfants à l’égard de leurs parents et les jeunes à l’égard
des adultes. Enfin, chacun a intérêt à faire preuve de plus de compréhension et de
tolérance pour que la bonne entente puisse régner.

FRANÇAIS
CORRIGE N°5

I. COMPREHENSION

1) « Le travail, c’est toujours l’homme, l’homme tout entier et non tantôt les bras,
tantôt la pensée ». On ne peut pas dissocier le travail intellectuel et le travail
physique. Le travail est une entité unique.

2) L’auteur veut aboutir à la conclusion que le travail du corps et de l’esprit sont


complémentaires.

3) Le fait de dissocier le travail intellectuel et le travail manuel, d’après l’auteur, et dû


à des « préjugés ».
II. LEXIQUE

1) tangibles = concrètes

2) l’adjectif « débiles » est employé ici pour qualifier la faiblesse des mains humaines

3) Un préjugé est une opinion, généralement mauvaise, qu’on se fait d’une personne,
d’un objet ou d’une idée avant même de l’avoir rencontré.

III. SYNTAXE

1) Le travail, c’est l’homme tout entier et tantôt ceux-ci, tantôt celle-là.

2) C’est le Conditionnel mode

3) A quoi servirait le travail s’il ne servait à l’adaptation de la terre aux besoins des
hommes et à l’adoucissement de la vie.

IV. DEVELOPPEMENT

« Tout développement commence par une bonne information ». Le présent


principe nous amène tout de suite à nous poser deux questions essentielles : en
premier lieu, en quoi le manque d’information constitue-t-il un blocage au
développement de l’individu et de la nation ? Ensuite, quels sont les avantages et les
bienfaits d’une bonne information qui conduit au développement à tous les niveaux ?
Un peuple qui manque d’information ne sait rien de ce qui se passe, ni à
l’intérieur du pays ni, à plus forte raison, dans les pays étrangers. De ce fait, un
villageois n’est même pas au courant de l’imminence de l’arrivée d’un cyclone, de la
montée des prix des produits agricoles qu’il doit vendre prochainement ou de la
fermeture d’un grossiste d’engrais chez qu’il avait l’habitude d’acheter à crédit.
L’ignorance de ces informations constitue autant de lacunes qui lui font perdre
beaucoup d’argent, beaucoup de temps et beaucoup de biens.
Sur le plan social, bon nombre de citoyens ne participent jamais aux affaires, de la
collectivité locale parce qu’ils ne sont pas bien informés. Aussi, ils sont souvent
sanctionnés et y perdent même certains droits. Qu’il s’agisse de réunion, de travaux
d’assainissement ou de sécurisation du quartier, le manquement aux activités
sociales dû à l’insuffisance ou à l’absence d’information est une perte aussi lourde
pour l’individu que pour la collectivité.
Il faut remarquer que la mauvaise information, autrement dit l’information insuffisante
ou erronée est aussi nocive que l’absence d’information. Les conséquences de ces
lacunes néfastes à l’individu et à la société entraînent logiquement un blocage au
développement de la nation.
En revanche, tout individu bien informé possède tous les atouts pour prendre
une bonne décision, agir en conséquence et jouir de tous les avantages qui en
découlent. Du côté professionnel, en parlant de commerce par exemple, l’opérateur
bien informé est au courant de toutes les fluctuations des prix, de la situation de
concurrence sur le marché et bien entendu du cours des changes s’il s’occupe
d’importation ou d’exportation.
Le citoyen bien informé n’est jamais pris au dépourvu dans la vie sociale. En effet, il
est toujours prévenu, donc bien sécurisé contre les agissements des dahalo, des
cambrioleurs et des bandits de toutes sortes.
De même, il sait ce qu’il faut faire et quelle décision adopter lors des grands
événements nationaux comme les élections par exemple.
Pour conclure, il nous faut constater que l’absence et l’insuffisance
d’informations constituent des lacunes nocives à la vie de tout citoyen, entraînant
également des problèmes difficiles à résoudre au niveau social et national. Ainsi, une
bonne information de toute la population, dans tous les domaines est de rigueur, à la
base de tout développement.

FRANÇAIS
CORRIGE N°6

Dissertation littéraire

A l’heure où les études se font par des moyens de très haut niveau comme
l’internet, l’existence d’analphabètes et de gens qui savent à peine apposer leur
signature paraît presque inconcevable. Et pourtant, telle est la triste réalité au
21è siècle, dans les pays en voie de développement comme le nôtre. Ce malheureux
constat nous amène à nous demander quelles sont les causes de l’absence ou de
l’insuffisance d’instruction dans les pays en voie de développement ; quelles
conséquences entraîne cette situation et quelles mesures ou actions pourrait-on
espérer pour y remédier.
Les raisons de l’absence d’instruction ou de l’abandon des études sont dues
en premier lieu à la pauvreté. Les parents arrivent à peine à subvenir aux besoins
fondamentaux des enfants tels que la nourriture, l’habitation et les effets
vestimentaires, qu’ils se trouvent souvent obligés de reléguer leur instruction scolaire
aux oubliettes. Pire encore, en guise de solution à ce problème, certains parents
envoient leurs enfants travailler pour apporter un petit complément aux revenus
familiaux.
D’autre part, l’ignorance des parents est un facteur négatif à la scolarisation des
enfants. En effet, peu instruits eux-mêmes, beaucoup de parents ne comprennent
pas l’importance des études. Pour la plupart, ils estiment que c’est nettement
suffisant lorsqu’un enfant a pu terminer les classes primaires : savoir lire, écrire son
nom et signer, rien ne sert de demander plus pour s’engager dans le travail.
Enfin, la tradition, conçue dans le mauvais sens y a aussi sa part de responsabilité.
Certains parents estiment que l’instruction n’a jamais été l’une des préoccupations
essentielles de leurs ancêtres ; nombreux d’entre eux n’ont même pas franchi le seuil
de l’école. Cela ne les a pas empêché de mener une vie heureuse et sans
problème ; alors, il n’y a aucune raison de changer, il faut continuer dans la même
lignée.
Les conséquences d’une instruction insuffisante sont difficiles à supporter
aussi bien pour l’individu que pour gâte par l’école éprouve toujours un certain
complexe quand il se trouve en groupe. Incapable de participer aux débats, aux
échanges d’idées, il se sent mal à l’aise même pour tenir une conversation au milieu
de gens cultivés. Une fois devenu adulte, l’homme peu instruit, en principe, ne peut
pas prétendre à une profession qualifiée et bien payée.
Généralement, il se livre à des métiers où il faut peiner physiquement, à moins de
s’engager dans des activités louches ou illégales.
La nation, également, souffre beaucoup de son manque de gens instruits et
d’intellectuels de haut niveau. D’une génération à l’autre, nous ne pouvons fournir
mieux qu’une grande masse laborieuse de main d’œuvre bon marché et avons
souvent recours aux étrangers pour les postes de cadres supérieurs. Il est rare qu’un
intellectuel issu de pays en voie de développement parvienne à occuper un poste de
haut fonctionnaire dans les organismes internationaux.
De nombreuses initiatives ont été déjà entreprises et un grand nombre sont
encore à entreprendre pour pallier à cette situation. Citons en particulier la
construction de nombreuses infrastructures relatives à l’éducation, l’amélioration du
nombre et de la situation du personnel enseignant et des cadres éducatifs. D’autre
part, la création d’organismes et d’associations pour soutenir les parents défavorisés
est encore fortement sollicitée afin de faciliter la scolarisation des enfants. En outre,
les parents aussi ont besoin d’être éduquées, surtout afin qu’ils comprennent
l’importance des études pour l’avenir de leurs enfants et pour qu’ils se départissent
de certains traditions nocives.
Finalement, même au 21è siècle, l’accès à une bonne instruction pour toute la
population est encore handicapé par plusieurs obstacles, dans les pays en voie de
développement. Pour faire face à cette situation, beaucoup de mesures sont à
prendre et beaucoup d’initiatives à entreprendre, de l’intérieur du pays d’abord, mais
aussi et surtout en partenariat avec les organismes internationaux et les grandes
nations déjà développées.

FRANÇAIS
CORRIGE N°7

I. COMPREHENSION

1) L’hygiène et la morale

2) Le sport est devenu la plus étonnante école de vanité.

3) Dans sa conception moderne, le sport oblige le pratiquant à fournir des efforts au-
dessus de ses forces, ce que peut entraîner un surmenage physique qui détruit les
organes.

II. ETUDE LEXICO-SYNTAXIQUE

1) Lexique

a) plaisir, amusement, recréation, spectacle.

b) Le sport devient une obligation qui provoque une grande fatigue.

c) « …comme disait le mot avant ses aventures traditionnelles ».


2) Syntaxe

Un grand nombre de jeunes hommes sont poussés par l’ambition, sans doute
noble en soi, de briller au premier rang, à réclamer de leur corps des efforts aux
quels ce corps paraît peu propre.

III. DEVELOPPEMENT

Cette célèbre citation de Corneille nous met en présence de deux conceptions


de la victoire. Dans un premier temps, nous parlerons de la victoire médiocre, sans
péril, qu’on obtient dans la facilité. En second lieu, nous évoquerons l’importance et
la valeur de la victoire qui a été gagnée au bout de multiples dangers et obstacles.
La paresse, la faiblesse de la volonté et le manque d’ambition entretiennent
généralement l’esprit de la réussite facile, de la victoire sans péril. Cette mentalité
cherche toujours à fuir les problèmes et à contourner les obstacles au lieu de leur
faire face, pour se contenter des résultats, si maigres soient-ils, qui s’en suivent.
Chez l’adolescent, elle se manifeste par l’acceptation sans réaction, par exemple de
tous les résultats scolaires et, plus tard, une satisfaction incommensurable devant
une banale mention passable au baccalauréat. Et pourtant, une plus grande part de
volonté aurait pu être engagée, deux fois plus de plaisir sacrifiés et deux fois plus
d’efforts déployés ; mais avant même de commencer les épreuves, l’esprit s’était
déjà fait à ce modeste résultat, que l’essentiel était de réussir sans difficulté, sans
trop peiner.
Il en est de même pour l’adulte qui occupe la même situation au bout d’une
quinzaine ou d’une vingtaine d’années, et qui s’en félicite parce que c’est une
victoire, une réussite d’avoir pu s’y maintenir aussi longtemps. Et pourtant, un peu
plus de bonne volonté et de courage lui aurait peut-être valu, en prenant des risques
mesurés, d’acquérir de nouvelles responsabilités pour se hisser à un niveau plus
élevé dans le domaine professionnel, familial ou social.
Cette mentalité du « gain facile » nuit à tous les domaines de notre vie. Incapables
de prendre des risques, d’engager des combats difficiles pour des visées de plus
grande envergure, nous nous contentons du peu que peut offrir la victoire facile,
sans péril comme dit l’auteur de cette citation.
Cependant, il est également possible de triompher dans la gloire, autrement
dit, en gagnant, en premier lieu le respect et l’estime de soi-même et, par la suite, le
respect et l’estime des autres. Comme l’athlète qui participe à une compétition, il faut
aller « toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus loin ». Au lieu de fuir les
dangers et de contourner les obstacles, le vrai triomphe dans la gloire consiste à les
affronter et à en sortir, peut-être blessé et endolori, mais vainqueur.
Nous ne menons certainement pas les mêmes combats que ceux du héros de
Corneille. Toutefois, acquérir la même mentalité est possible, à savoir, d’une part
rejeter l’esprit qui se contente de peu, de la médiocre victoire sans péril, et d’autre
part, se battre pour chercher toujours plus haut, comme tout humain qui se respecte.
FRANÇAIS
CORRIGE N°8

Dissertation littéraire

La constatation citée dans le sujet « … tout le monde revendique le droit


d’expression, mais personne ne veut se donner la peine d’écouter » nous frappe tout
de suite par la contradiction qu’elle renferme. Quelle communication pourrait-il exister
même si tout le monde parle alors que personne n’écoute ? C’est ainsi que nous
serons amenés, en premier lieu à vouloir comprendre pourquoi tout le monde
revendique le droit d’expression. Par ailleurs, est-ce un bon ou un mauvais indice
dans la communication ? Ensuite, pourquoi personne ne veut se donner la peine
d’écouter et quelles sont les conséquences de cette attitude.
Pour ce qui est de notre cas, on disait toujours que « le Malgache est peu
loquace » et qu’il aimait bien mettre en pratique le proverbe disant qu’ « il faut
tourner la langue sept fois avant de parler ». Il acceptait même souvent d’être
perdant au lieu de faire valoir son droit d’expression, d’exprimer ouvertement ce qu’il
a sur le cœur.
Il semble pourtant que cette situation a changé depuis deux ou trois décennies. Le
Malgache n’est plus ce citoyen taciturne et réservé à qui on arrache difficilement
quelques phrases reflétant le fond de sa pensée. Pressés par les problèmes
quotidiens au foyer, le stress ou même l’abus d’autorité au travail, l’inflation ou les
autres problèmes relatifs à la vie sociale, il n’arrive plus à contenir les flux de paroles
qui jaillissent comme le contenu d’un réservoir trop plein. Il s’agit, en fait, d’un
profond désir de partager, avec n’importe qui, peu importe la personne qui écoute,
mais partager le malheur, les déceptions, les inquiétudes et toutes sortes de
souffrances qui lui pèsent sur le cœur. Egalement partager les joies et l’espoir qui
viennent succéder aux moments de détresse.
Le droit d’expression est, dans ce cas, une libération, un facteur positif en faveur
d’une bonne communication. Mais trouvera-t-il effectivement quelqu’un à qui
s’adresser, ou bien serait-ce tout simplement un appel dans le désert ?
La suite de cette remarque est assez pénible à continuer : « … Mais personne
ne veut se donner la peine d’écouter ». Ainsi, tout le monde parle, tout le monde se
met à « vider » tout ce qu’il a dans le cœur parce qu’il ne peut pas faire autrement.
Mais pour ce qui est d’écouter, il n’en est pas question. Chacun a bien mieux à faire,
pour gagner un peu plus d’argent, par exemple, pour s’offrir quelques distractions ou
tout simplement pour passer une demi-heure de bonne sieste. Même pour suivre les
informations ou autres émissions éducatives, on n’hésite par à tourner tout de suite
le bouton de la radio ou de la télévision afin de pouvoir écouter des airs de musique
ou des chansons en vogue.
Finalement, le problème de l’impossibilité de communiquer persiste, car tout le
monde veut tout avoir mais ne veut rien donner. Chacun a toujours beaucoup de
choses à dire sur la vie des autres, mais ne veut rien écouter lorsqu’il s’agit de lui-
même.
Pour conclure, nous pouvons affirmer que la science de la communication
n’est pas devenue impuissante et que les sentiments humains n’ont pas perdu leurs
valeurs. Il suffirait peut-être, tout simplement, au foyer, au travail, dans les
associations ou réunions de groupe, que chacun consacre un peu de temps à
l’écoute de l’autre, beaucoup plus même qu’il ne parle.
FRANÇAIS
CORRIGE N°9

I. COMPREHENSION

1) Il s’agit : – de la malnutrition
– des maladies transmissibles
– de l’eau et de l’assainissement
– des médicaments essentiels

2) Cette désorganisation se présente sous forme d’un grand déséquilibre budgétaire


au bénéfice des activités de soin dans les villes, mais aux dépens des activités de
prévention des maladies dans les campagnes.

3) Le facteur de base de tous les programmes de développement est l’éducation des


populations.

II. LEXIQUE

1) L’activité curative consiste à soigner les personnes qui sont déjà atteintes d’une
maladie.
L’activité préventive consiste à prendre des mesures sanitaires afin d’éviter les
maladies (comme le vaccin, par exemple)

2) a) « enjeux » peut être remplacé par « objectifs »

b) L’enjeu de cette course est une prime de cinq cent mille francs. (Il s’agit
d’une récompense à gagner)

3) « Mais il ne pourrait y avoir régression de la santé… »

III. SYNTAXE

1) Dans beaucoup de pays, le problème essentiel est la concentration continuelle du


personnel médical dans les grandes villes.

2) Le poids des grands trusts pharmaceutiques sur les politiques de santé devrait
être limité par, la préoccupation des médicaments essentiels, et si possible fabriqués
localement.

3) De nombreuse centres sanitaires devrait être crées afin qu’on puisse protéger la
santé des mères de famille et des enfants.

IV. DEVELOPPEMENT

L’usage des méthodes de guérison et des médicaments traditionnels est très


controversé de nos jours. C’est justement la raison pour laquelle nous nous posons
cette question, à savoir si « la pratique de la médecine traditionnelle est une
contribution ou un obstacle à l’amélioration de la santé de la population ». Pour
mieux cerner ce problème, nous verrons d’abord comment la médecine traditionnelle
peut être utilisée parallèlement à la médecine moderne pour assurer la guérison des
malades. Ensuite, quels sont, par contre, les facteurs de blocage qui font de cette
science ancestrale un obstacle à l’amélioration de la santé de la population.
Pour le cas de notre pays, la pratique de la médecine traditionnelle remonte
des centaines d’années. Evidemment, les méthodes et les médicaments que nos
ancêtres ont utilisés ne sont pas des produits de conception hautement scientifique
ou de recherches approfondies en laboratoire. Ils ont été obtenus en observant la
nature, les animaux et leurs comportements, et à partir d’expériences multiples faites
sur les humains eux-mêmes. Du temps où ni médecin ni pharmacie n’était encore
connu, feuilles, racines et autres produits de la nature ont guéri bien des maladies et
soigné bien des plaies également. Même actuellement, dans plusieurs contrées
enclavées de la grande île, les procédés ancestraux assument les fonctions de la
médecine moderne avec plus ou moins d’efficacité, en cas d’absence d’hôpitaux et
de médecins. D’ailleurs, de nombreux professeurs, médecins ou autres adeptes de la
médecine moderne ont recours aux produits végétaux, à la manière ancestrale, pour
prodiguer des soins, et utilisent certains produits animaux comme la graisse pour
faire des massages, par exemple.
A considérer tous ces points de vue, nous pouvons affirmer que la médecine
traditionnelle contribue indiscutablement à l’amélioration de la santé de la population.
Toutefois, l’usage et l’efficacité des médicaments ancestraux sont déterminés
par certaines limites. En effet, sans étude, sans analyse, les médicaments
traditionnels ne respectent aucunement les normes requises pour leur attribuer
réellement des vertus thérapeutiques. Citons en particulier le dosage, les mesures
d’hygiène et la quantité à prendre selon le cas. De ce point de vue, la médecine
traditionnelle manque vraiment de précision, pour ne pas la qualifier tout simplement
de hasardeuse. D’autre part, de nos jours, on ne sait plus qui sont réellement les
détenteurs des connaissances médicinales ancestrales, et nombreux sont les
charlatans qui abusent de la crédulité des gens.
Finalement, nous pouvons dire que la médecine traditionnelle est
effectivement une science. Mais pour qu’ils soient réellement effectifs, toutes les
connaissances et les produits que nous avons hérités de nos ancêtres devraient
subir des tests et passer par des procédés scientifiques selon la médecine moderne.
Ainsi, ils pourraient obtenir les normes et les qualités requises pour en faire des
produits pharmaceutiques fiables.
FRANÇAIS
CORRIGE N°10

I. COMPREHENSION

1) La volonté de l’humanité entière de prendre ses responsabilités face à ce


problème se manifeste par ce « mea culpa » collectif, un geste d’humanité de la part
de ceux qui veulent redresser les torts qu’ils ont commis.

2) Il s’agit de la sècheresse dans l’hémisphère Sud et de la fonte des blocs de glace


dans l’hémisphère Nord.

3) A ma connaissance, les blocages sont dus à l’attitude des grandes puissances, les
Etats-Unis et la Chine, qui ne veulent pas diminuer leurs activités industrielles.

II. LEXIQUE

1) Un spectre est un squelette effrayant qui aurait la possibilité de bouger, un


fantôme dans la conception, populaire
Ce mot est employé dans le texte pour personnifier le réchauffement
climatique et pour le présenter comme un être terrifiant et porteur de malheur.

2) Mea Culpa = Aveu, confession.

3) L’antonyme de « permanente » est « passagère », « éphémère »

4) L’épée de Damoclès et une épée suspendue au-dessus de la tête de la victime, et


qui est capable de frapper à tout moment. Le réchauffement climatique est donc une
menace permanente.

III. SYNTAXE

1) Et pour cause, on tient l’univers tout entier en haleine, on braque tous les regards
vers un spectre aussi réel que terrifiant.

2) Plusieurs scientifiques craignent que certaines îles ne disparaissent à cause de


cette montée du niveau de la mer.

IV. RESUME

Actuellement, le réchauffement climatique est le problème crucial du monde entier,


car c’est une menace qui pèse sur toute la planète terre.
Tous les terriens reconnaissent que ce phénomène est dû aux pollutions provoquées
par l’homme lui-même.
La sècheresse sème la destruction dans l’hémisphère Sud, et à cause de la fonte des
blocs de glace, la mer menace d’envahir les continents dans l’hémisphère Nord.
Jusqu’à maintenant, les tentatives de trouver des solutions ont été vouées à l’échec.

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