Francais 2010
Francais 2010
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
SESSION 1999
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
***************************************************************
Notre civilisation est une somme de connaissances et de souvenirs accumulés par les
générations qui nous ont précédés. Nous ne pouvons y participer qu’en prenant contact avec
la pensée de ces générations. Le seul moyen de le faire, et de devenir ainsi un homme
« cultivé », est la lecture.
Rien ne peut la remplacer. Ni le cours parlé, ni l’image projetée n’ont le même pouvoir
éducatif. L’image est précieuse pour illustrer un texte écrit : elle ne permet guère la formation
des idées générales. Le film, comme le discours, s’écoule et disparaît ; il est difficile, voire
impossible, d’y revenir pour le consulter. Le livre demeure un compagnon de toute notre vie.
Montaigne disait que trois commerces lui étaient nécessaires : l’amour, l’amitié, la lecture. Ils
sont presque de même nature.
On peut aimer les livres, ils sont toujours des amis fidèles. Je dirais même que je les ai
trouvés plus brillants et plus sages que leurs auteurs. Un écrivain met dans ses ouvrages le
meilleur de lui-même. La conversation, si même elle étincelle, s’enfuit. On peut interroger
sans fin le mystère du livre. En outre, cette amitié sera partagée, sans jalousie, par des millions
d’êtres, en tous pays. Balzac, Dickens, Tolstoï, Cervantès, Goethe, Dante, Melville nouent des
liens merveilleux entre des hommes que tout semble séparer.
Le livre est un moyen de dépassement. Aucun homme n’a assez d’expériences
personnelles pour bien comprendre les autres, ni pour se bien comprendre lui-même. Nous
nous sentons tous solitaires dans ce monde immense et fermé. Nous en souffrons ; nous
sommes choqués par l’injustice des choses et les difficultés de la vie. Les livres nous
apprennent que d’autres, plus grands que nous, ont souffert et cherché comme nous.
ANDRE MAUROIS
QUESTIONS
I- COMPREHENSION (6 points)
2- André Maurois avance sans affirmer que les livres sont supérieurs à leurs
auteurs.
b - Quel est le sens de la phrase : «on peut interroger sans fin le mystère du
livre» ? (1pt)
2- Grammaire
SUJET II :
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont
jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire,
mensongèrement, de façon à flatter son orgueil. On lui apprendrait assez du passé
pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où
ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un
hypothétique avenir ( . . . )
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en
société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes
n’osent plus donner. En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique
ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions
du monde, et surtout de celles du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le
respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
QUESTIONS
I- RESUME (6 points)
3- « . . . Il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard
ménager les ressources. »
La drogue et l’alcool constituent une menace pour les populations des pays en
développement. La situation s’aggrave davantage puisque ces fléaux affectent
beaucoup plus les adolescents et les jeunes que les adultes actuellement.
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SUJET I
1. Vocabulaire
2. Grammaire
a. Réécrivez au discours indirect :
L’auteur se demandait : « Pourquoi faut-il que deux paysans Kabyles trottant sur leurs
bourricots se saluent aimablement alors que deux automobilistes en se doublant
paraissent s’agresser ?» (1 pt)
b. Employez la tournure impersonnelle sans changer l’idée exprimée :
« Nous avons la possibilité de restaurer une société chaleureuse et fraternelle. »
(1 pt)
c. Transformez la subordonnée en groupe nominal sans changer l’idée
exprimée :
« Il faut qu’on supprime complètement les inégalités dans le monde. » (1 pt)
SUJET II
« La crainte de la différence, allant parfois jusqu’à son refus, est un réflexe largement
répandu. Les enfants ont peur de se distinguer des autres. Les adolescents sont les premiers
à suivre les modes. Mais, bien plus graves, les adultes se méfient presque instinctivement
de tous ceux qui n’appartiennent pas à leur collectivité, entraînant rivalités de palier,
discussions entre administrations, discordes entre nations, haines religieuses ou raciales.
Et pourtant ce réflexe est à la fois un non-sens biologique et une erreur fondamentale
sur le plan culturel.
QUESTIONS
1. Vocabulaire
SUJET III
SUJET : I
LA NON-VIOLENCE
Soulignons d’abord que la résistance non-violente n’est pas destinée aux peureux ; c’est une véritable résistance ! Quiconque
y aurait recours par lâcheté ou par manque d’armes véritables ne serait pas un non-violent. C’est pourquoi Gandhi a si souvent répété
que si l’on n’avait le choix qu’entre la lâcheté et la violence ; mieux valait choisir la violence. Mais il savait bien qu’il existe toujours une
troisième voie. Personne (qu’il s’agisse d’individus ou de groupes) n’est jamais acculé à cette alternative : ou se résigner à subir le
mal ou rétablir la justice par la violence ; il reste la voie de la résistance non-violente. C’est d’ailleurs le choix des forts car elle ne
consiste pas à rester dans un immobilisme passif.
L’expression « résistance passive » peut faire croire, à tort, à une attitude de laisser-faire qui revient à subir le mal en silence. Rien
n’est plus contraire à la réalité. En effet, si le non-violent est passif, en ce sens qu’il n’agresse pas physiquement l’adversaire, il reste
sans cesse actif de cœur et d’esprit et cherche à le convaincre de son erreur. C’est effectivement une tactique où l’on demeure passif
sur le plan physique mais vigoureusement actif sur le plan spirituel. Ce n’est pas une non-résistance passive au mal mais bien une
résistance active et non-violente.
En second lieu, la non-violence ne cherche pas à vaincre ni à humilier l’adversaire, mais à conquérir sa compréhension et son
amitié. Le résistant non-violent est souvent forcé de s’exprimer par le refus de coopérer ou les boycottes. Mais il sait que ce ne sont
pas là des objectifs en soi. Ce sont simplement des moyens pour susciter chez l’adversaire un sentiment de honte. Il veut la rédemption
et la réconciliation. La non-violence veut engendrer une communauté de frères alors que la violence n’engendre que haine et
amertume.
1. Vocabulaire : ( 3 points )
a – Expliquez dans le texte, le sens du nom « la rédemption ». ( 1 pt )
b – Quel sens peut-on attribuer au verbe « résister » dans le texte ?
Utilisez le mot dans une phrase où il prendra un autre sens. ( 2 pts )
2. Grammaire : ( 3 points )
a – Exprimez la même idée en utilisant la tournure passive : « La violence n’engendre que haine et amertume ». (1 pt)
b – Transformez la dernière phrase du texte en deux phrases indépendantes coordonnées. (1 pt )
c – Réécrivez la phrase suivante en utilisant « Si ».
Quiconque y aurait recours par lâcheté ne serait pas un vrai non-violent. (1 pt )
B– Morpho-Syntaxe ( 6 points )
1 – Trouvez un adjectif se rapportant au jeu. Relevez les passages du texte où il apparaît. (1 pt )
2 – Cherchez deux (2) expressions construites avec « jeu » et utilisez chacun d’eux dans une phrase qui met bien en relief leur
sens. (2 pts)
3 – Donnez un paronyme de PRECEPTEUR.
Expliquez-le et donnez aussi le verbe qui lui correspond. (1,5 pt )
4 – Quel est le sujet de « vient succéder » dans la 3ème phrase ? (0,5 pt )
5 – Justifiez l’emploi du Présent de l’Indicatif dans ce texte. (1 pt )
SUJET : III
Dissertation ( 20 points )
Giraudoux écrivait : « Le sport est l’art par lequel l’homme se libère de soi-même ».
D’après votre expérience personnelle, vos informations actuelles : télévision, presse ; pensez-vous qu’il a raison ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
SESSION 2002
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
Epreuve de : Français
Série : A-C-D Durée : 4 heures
Code matière : 004 Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
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SUJET : 1 Volonté
L’école ne tarda pas à devenir la plus grande distraction de la vie de Yuan1 car il aimait vraiment l’école. Il acheta une grande
pile de nouveaux livres…
Tous ces livres étaient un enchantement pour Yuan. Il tournait avec avidité leurs pages propres et inconnues et il désirait
ardemment imprimer chaque mot dans sa mémoire et étudier, étudier encore pour l’amour de l’étude. Il se levait à l’aube ; aussitôt
éveillé, se jetait sur ses livres, apprenant par cœur les choses qu’il ne comprenait pas, des pages entières qu’il fixait ainsi dans sa
mémoire. Et quand il avait pris son déjeuner matinal et solitaire, car ni la jeune fille ni sa mère2 ne se levaient d’aussi bonne heure que
lui les jours où il allait à l’école, il se précipitait, marchant rapidement dans les rues encore à demi vides, et était toujours le premier à
entrer dans la salle de classe. Et si le professeur arrivait aussi un peu en avance, Yuan en profitait pour s’instruire et, dominant sa
timidité, il lui posait toutes les questions qu’il pouvait. Si parfois le professeur ne venait pas du tout, Yuan ne se réjouissait pas comme
les autres étudiants de ces vacances inattendues ; non, il les considérait plutôt comme une perte difficile à supporter et passait l’heure
à étudier ce que le professeur leur aurait enseigné. Cette étude était le plus doux des passe-temps pour Yuan. Il ne pouvait jamais
assez étudier l’histoire de tous les pays du monde, la littérature étrangère, la poésie, la structure du corps et des animaux. Mais ce
qu’il préférait, c’était l’étude des plantes : le développement des graines, des racines et des feuilles, apprendre comment la pluie et le
soleil pouvaient façonner la terre, à quel moment il fallait planter certaines semences et comment choisir les graines et comment
augmenter la moisson. Et Yuan apprit tout cela et plus encore. Il empiétait sur le temps consacré à dormir et à manger …
Quand il se prépara à revenir dans son pays, si quelqu’un l’avait interrogé, il aurait répondu fermement : « Je suis un homme.
Je sais ce que je veux. Je suis prêt à vivre dans mon propre pays ». Et en vérité il semblait à Yuan que ces années à l’étranger
formaient la moitié de sa vie…
Si quelqu’un lui avait demandé : « Comment êtes-vous prêt à vivre maintenant ? » il aurait répondu honnêtement : « j’ai
obtenu un diplôme dans une grande école étrangère avec des notes supérieures à celles de beaucoup d’étudiants du pays même »
aurait-il répondu fièrement…
Oui, Yuan connaissait ces jeunes étrangers turbulents, gais et pressés. Mais Yuan gardait la tête haute. Il était certain d’obtenir les
louanges de ses professeurs et d’entendre son nom mentionné souvent parmi les premiers lors de la distribution des prix, et chaque
fois qu’un professeur le nommait il ne manquait pas de dire : « Bien qu’il travaille dans une langue étrangère, il a dépassé les
autres… »
Ainsi , bien que Yuan sût qu’il n’était pas populaire parmi ses camarades, il avait continué fièrement à travailler, heureux de
montrer ce que sa race pouvait faire…
[1] Yuan est un jeune paysan chinois qui est allé compléter son instruction aux Etats-Unis. Après 6 ans d’études, il a obtenu son
diplôme d’Ingénieur Agronome.
1. Vocabulaire (3 pts)
a) Donnez le sens de :
a1 – un enchantement dans : « tous ces livres étaient un enchantement pour Yuan » (0,5 pt)
2. Grammaire (3 pts)
a) Réécrivez au discours indirect : Il aurait répondu fièrement : « j’ai obtenu un diplôme dans une grande école
étrangère, avec des notes supérieures à celles de beaucoup d’étudiants du pays même ». (1 pt)
b) Mettez à la forme passive : Yuan connaissait ces jeunes étrangers turbulents, gais et pressés. (1 pt)
c) Mettez la phrase au présent : Si quelqu’un l’avait interrogé, il aurait répondu fermement : « je suis un homme,
je sais ce que je veux faire ». (1 pt)
Pensez-vous qu’il suffit d’améliorer les conditions de travail des paysans pour les faire évoluer ?
Développez votre opinion en une quarantaine de lignes.
Quel dynamisme il t’a fallu pour bouleverser tout en même temps : les modes de pensée, les façons d’être, les rythmes de vie, les
relations entre les personnes. Je ne pense pas qu’il y ait jamais eu dans l’histoire de l’humanité un tel chambardement du quotidien des
individus dans un laps de temps aussi court. Je l’ai dit, mais je le redis et j’insiste, car tel est le propos de ce livre : nous te sommes redevables
de cinq authentiques « révolutions », pas de simples améliorations des conditions de vie par rapport au passé, mais bien de changements
radicaux dans nos destinées individuelles :
2. la transformation des conditions de vie matérielles et sa conséquence directe : la redistribution du temps de vivre
3. le contrôle des naissances et sa conséquence directe : la remise en question du destin des femmes, de leurs relations avec les
hommes, et par conséquent la transformation des structures familiales
4. l’aspect social du tourisme : En un laps de temps incroyablement court, le tourisme devient un des faits de civilisation les plus significatifs
de notre époque, un des comportements les plus typiques de l’homme moderne. Définitivement entré dans les mœurs, on peut dire qu’il
s’insère dans un nouveau style de vie. Le tourisme social, c’est justement cet élargissement, cette démocratisation. En effet, le tourisme
moderne apparaît de plus en plus comme un comportement vital, comme une sorte de contre-partie de la concentration urbaine, de
l’industrialisation, de la mécanisation du travail et des loisirs dans la cité surpeuplée, de l’urbanisation croissante de nos activités. Les
vacances que ce tourisme social rend possibles visent une signification plus haute. Elles entraînent une amélioration de vie, un
élargissement intellectuel et social. Elles visent, elles aussi (…), au besoin de connaissance, de sympathie, de participation et de
dépassement. L’intérêt de l’individu, de sa santé physique et morale, la cohésion de l’équilibre social de la cité, la compréhension
mutuelle, la bonne entente et la coopération des peuples demandent que s’accomplisse cette évolution postulée, appelée par les
conditions mêmes de vie de travail dans lesquelles se trouve placé l’homme d’aujourd’hui.
5. la place privilégiée de l’audiovisuel et des mass média : Le monde est présent à la télévision parce qu’on le voit, et c’est un immense
avantage. Mais il est présent dans le journal par sa diversité et dans son foisonnement. De la politique à la culture, du sport au fait divers,
ce sont toutes les passions, toutes les souffrances, toutes les espérances des hommes qui défilent dans le journal. L’écran donne un
effet de choc. Le journal reste le meilleur résumé de ce qui se passe chaque jour dans un monde unifié dont les horizons lointains nous
sont devenus aussi proches que le coin où nous vivions. Tragique, comique, émouvant, inattendu, le journal est le feuilleton quotidien
de la comédie humaine à travers le monde entier.
Seulement voilà : tu nous les as offerts en vrac, sans que nous ayons vraiment eu le temps d’apprendre à nous en servir. Il nous a fallu
vivre dans un monde en pleine transformation : générations de décalage ? « nouveaux pères », « nouvelle vague », « nouvelle cuisine »,
« nouveau roman », « nouvelle philosophie » : dans ton troisième quart, tout se devait être « in » (insolite, inouï, inusité, inconnu, inédit,
etc.). Sans y être préparés, nous avons eu la responsabilité d’inventer des modes d’emploi et des règles du jeu pour cette « nouvelle
société ». Alors, forcément, nous avons commis beaucoup de bêtises et laissé au bord du chemin beaucoup de victimes désemparées
par l’ampleur de cette révolution.
QUESTIONS
I.- Résumé (6 points)
Christiane Collange constate que nous sommes redevables au XXème siècle de cinq « authentiques
révolutions ». Quelle est celle qui vous semble personnellement la plus importante et pourquoi ? Vous vous
appuierez sur des exemples et faits précis dans un développement composé d’une quarantaine de lignes.
SUJET : 3
« La télévision peut devenir certes l’outil d’une dictature nuisible et le nouvel opium du peuple. Elle peut être aussi
un instrument de progrès, de culture et de détente ».
SUJET 1
Les adolescents d’aujourd’hui ne lisent guère et peut-être ne savent plus lire. Les enquêtes et les sondages, les observations des
enseignants et des bibliothécaires apportent sur ce point des témoignages convergents. Mais l’extension même de la crise, ses symptômes
et ses causes demeurent trop souvent mal connus. La lecture des adolescents, dans ses formes et dans ses objets, nous échappe. Quant
à leur ‘‘non-lecture’’, elle est interprétée tantôt comme l’effet d’une lassitude passagère (née de quelle saturation ?), tantôt comme le signe
d’une aversion définitive à l’égard de la civilisation de l’imprimé. Quelle place occupe donc l’objet-livre dans la vie des adolescents ?
Comment est-il perçu par eux ? ( . . . )
L’éloignement à l’égard du livre en général est plus sensible encore vis-à-vis de la littérature. Le livre, quel qu’il soit, est assimilé
au livre de classe, obligatoire, donc ennuyeux. Les lycéens formulent, du reste, à l’encontre des textes au programme un même grief : ils
les jugent trop anciens, trop éloignés de l’actualité. Un poète comme Baudelaire leur paraît échappé d’une lointaine préhistoire. A la limite,
ce type d’attitude conduit à un refus de la dimension historique.
La crise de la lecture se marque, qui plus est, par le choix de nouveaux objets où l’image tend de plus en plus à supplanter le
texte. Aux romans, aux essais, les jeunes préfèrent les magazines illustrés, les bandes dessinées et, s’ils appartiennent aux milieux
défavorisés, les photos-romans. Jamais le culte de l’image n’a réuni autant d’adeptes : tandis que les enfants réclament des dessins
animés, des spots publicitaires, les adolescents collectionnent les affiches et les posters.
Ces quelques réflexions illustrent le déclin relatif du livre dans la vie et dans les loisirs des adolescents. Leurs lectures morcelées,
occasionnelles, indifférenciées dans leur objet, quand elles ne sont pas inexistantes, le succès d’une para-littérature où l’image est
omniprésente montrent bien que le paysage mental des lycéens s’est en quelques décennies profondément modifié. Le livre n’est plus,
hors de l’école, l’instrument privilégié de l’acquisition d’un savoir, la lecture n’est plus l’occasion d’une exploration véritable.
B. BRECOUT
QUESTIONS
I – 1 – Lexique :
2- Expliquez la phrase : « Quant à leur ‘‘non-lecture’’, elle est interprétée tantôt comme l’effet d’une lassitude
passagère, tantôt comme le signe d’une aversion définitive à l’égard de la civilisation de l’imprimé » (1 point)
I – 2 – Morpho-syntaxe
1- Mettez à la voix passive : ‘‘Les enquêtes et les sondages, les observations des enseignants et des bibliothécaires
apportent sur ce point des témoignages convergents’’. (1 point)
2- Transformez la phrase suivante de façon à obtenir une proposition principale et une
proposition subordonnée circonstancielle de conséquence :
‘‘Le livre est assimilé au livre de classe, donc ennuyeux’’. (1 point)
‘‘Les adolescents d’aujourd’hui ne lisent guère et peut-être ne savent plus lire’’. (1 point)
II – Compréhension (5 points)
1- Quelles sont les différentes causes de la ‘‘non-lecture’’ chez les adolescents ? (2 points)
b) D’après vous, que faut-il faire pour freiner cette crise ? (2 points)
Quant à vous, aimez-vous lire ou non ? Justifiez votre position. (aux environs de 30 lignes).
SUJET 2
Le chômage est une invention récente sous la forme où nous le connaissons, du moins ! C’est-à-dire, sous une forme massive et
totale.
Massive : on estime environ 500 millions de personnes, aujourd’hui, sans emploi dans le monde ( . . . ). Jamais un chiffre
aussi important n’a été enregistré dans le monde.
Le chômage actuel revêt aussi une forme totale. Car, des sans-emploi, il en existait autrefois aussi : vagabonds, chemineaux,
mendiants ( . . . ) ; la plupart des adultes et la quasi-totalité des enfants fournissaient un travail professionnel.
Certes dans les villes, la misère des sans-travail n’avait pas de bornes, comme en témoignent les très nombreux abandons
d’enfants ( . . . ) mais ces miséreux s’intégraient à leur manière dans les sociétés de l’époque, rurales pour l’essentiel. En Grande-Bretagne,
la ‘‘loi sur les pauvres’’ contraignait les paroisses à subvenir aux besoins de ceux qui étaient privés de ressource. Ailleurs, les institutions
ou les règles religieuses ( . . .) permettaient d’assurer un minimum aux personnes privées de ressources. Et surtout, le rythme des saisons,
la nature du travail permettaient toujours d’échanger du travail contre un quignon de pain ( . . .).
Il n’est plus ainsi aujourd’hui : la coupure entre le travail et le non-travail s’est approfondie. Cette coupure s’explique de
deux façons :
- D’abord, le travail n’est plus une participation à l’ouvrage commun d’une société (par exemple, les moissons), donnant droit à une
fraction de la production. C’est désormais une source de revenus : du coup, il est devenu l’objet d’un calcul économique. Comme le
travail coûte quelque chose à l’employeur, il faut qu’il lui rapporte au moins l’équivalent. Il y a eu, en quelque sorte, un phénomène
d’individualisation. Dans une société traditionnelle, toute la population est requise : des plus jeunes aux plus âgés, chacun doit fournir
sa participation. D’ailleurs, la pression sociale est telle que nul ne peut s’y dérober. Mais en contrepartie, les règles sociales assurent
à tous une part plus ou moins importante de la production ( . . . ).
- De plus, depuis un siècle, le travail est indissociable d’un outil, dont la fabrication est généralement trop complexe pour pouvoir être
envisagée par celui qui l’utilise (. . . ). Là encore, avoir ou ne pas avoir la disposition d’un outil de travail crée une coupure quasi totale
entre les actifs et les exclus.
Ce cancer du chômage, les sociétés traditionnelles ne l’ont donc pas connu. Vers 1650, la planète comptait environ 500
millions d’habitants. Par delà la diversité énorme des cultures et des savoir-faire, un trait caractérisait l’ensemble de
l’humanité : le caractère fruste des techniques de production.
Avec l’irruption du capitalisme et la révolution industrielle, les choses changent. L’outillage s’améliore, le savoir-faire se
perfectionne. Là où 50% de la population devrait s’échiner à produire la nourriture, 30%, puis 20% suffisent : à la fin du XIXème siècle, le
nombre d’habitants en France a doublé. Mais les actifs ne représentent plus que la moitié de la population : les enfants et une partie des
femmes sont exclus ( . . . ). Le travail ( . . . ) est devenu un acte personnel, individuel, qui s’effectue contre une rémunération, et qui exige
donc un minimum de productivité.
QUESTIONS
1 - Relevez deux mots ou expressions du texte appartenant au champ lexical du ‘‘chômage’’. (2 points)
3 - Soit la phrase :
‘‘En contrepartie, les règles sociales assurent à tous une part plus ou moins importante de la production’’. Mettez-la
à la voix passive. (2 points)
‘‘La fabrication (d’un outil) est généralement trop complexe pour pouvoir être envisagée par l’utilisateur’’
(2 points)
Résumez le texte au quart de sa longueur, soit 152 mots environ. (Marge de 10%).
[…]. Nous voyons, avec l’attaque des tours jumelles du World Trade Center de New york, le
niveau de barbarie atteindre des degrés insoupçonnables. […]
[…]. Hier, New York et les Etats-Unis, blessés dans leur chair, étaient en état de choc.
Aujourd’hui, ils vivent honorablement le deuil, se rendant à leur lieu de travail, rouvrant les
aéroports, tunnels, bureaux et écoles. Demain, la colère de cette nation éclatera sans merci. Nous
sommes en guerre. Il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle, comme les Américains en ont
souvent affronté, ni même d’une guerre de guérilla, comme les Français et les Britanniques en ont
vécu dans leurs colonies. Il s’agit d’une guerre nouvelle dans la forme et dans le fond : une guerre
contre le terrorisme et l’obscurantisme1.
Nous ne voulons pas que nos enfants, nos structures et notre histoire disparaissent demain
sous une explosion nucléaire dans le port de Marseille ou Londres. Or, il s’agit d’un risque réel, qui
suit le phénomène d’escalade du terrorisme de masse. […]
[…] Nous ne voulons pas que nos organisations -entreprises, banque, armée, hôpitaux-
ressombrent dans le chaos. Or, des cyberterroristes pénètrent semaine après semaine nos serveurs
et banques de données, modifient des programmes et créent des « portes de derrière » pour revenir
plus tard sans y être invités. Sans pénétrer physiquement les locaux d’une société ou même le
territoire national, ces terroristes peuvent changer des données cartographiques avant la
construction d’un pont ou médicales avant une opération chirurgicale. Ils peuvent créer des fausses
alertes, dérouter des communications et ouvrir des vannes de barrage. En somme, ils peuvent semer
le chaos.
Occupant air, mer, terre et Internet, cette nouvelle guerre contre le terrorisme et
l’obscurantisme nous concerne tous, nous y avons tous, une part de responsabilité et un rôle à jouer,
que nous soyons chef d’entreprise, cadre, fonctionnaire, parent ou autre […]
QUESTIONS
1.- a- Quel est le radical de « dérouter » ? Donnez le sens de ce verbe. (0,5 point)
2- « Nous ne voulons pas que nos enfants, nos structures et notre histoire
disparaissent demain sous une explosion nucléaire… »
Qu’est-ce qui vous semble être redoutable pour l’humanité : la guerre conventionnelle ou le
terrorisme ?
Illustrez votre réflexion par des exemples concrets justifiant votre position.
L'une des tâches les plus importantes de notre temps, et sans doute de tous les temps, est
d'abolir le mépris, d'enseigner l'importance vitale des différences entre les hommes.
Le jour où me fut annoncé le prix Nobel était, par hasard, la journée de la tolérance. Cette
coïncidence m'a frappé car, devant les journalistes auxquels j'exposais les bienfaits de la diversité
biologique, je venais d'insister en même temps sur les bienfaits de la diversité culturelle.
Les variations entre individus sont une nécessité pour qu'une espèce s'adapte aux
modifications de son milieu, pour qu'elle se perpétue malgré les agressions diverses qu'elle subit.
Grâce à une subtile différence, tel individu saura résister à une épidémie alors que tel autre y
succombera. Or, il n'y a et il n'y aura jamais (hormis les vrais jumeaux) deux individus identiques.
Chaque homme est unique.
La liberté de pensée ou d'opinion, le libre exercice des cultes, ne sont que la libre expression des
diversités individuelles. Elles sont le levain d'une humanité constamment en marche.
Je n'aime pas le mot de tolérance car il implique déjà une sorte de refus péniblement refoulé,
une sorte de résignation.
Les différences entre les êtres ne doivent pas être simplement tolérées ; elles doivent être admises,
encouragées, cultivées en pleine conscience des richesses inestimables qu'elles apportent.
QUESTIONS
3- Soit la phrase : « Je n’aime pas le mot de tolérance car il implique déjà une
sorte de refus péniblement refoulé, une sorte de résignation ».
Transformez cette phrase de manière à avoir une phrase complexe (principale +
subordonnée). (1 point)
4- Soit la phrase : Jean Dausset affirma : « grâce à une subtile différence tel individu
saura résister à une épidémie alors que tel autre y succombera ». Transposez cette
phrase au style indirect. (2 points)
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Il n’y a pas de réponse simple aux multiples questions posées par les modifications de la nature
que les grands ouvrages entraînent, et par les diverses pollutions qu’engendre la civilisation
industrielle. Mais il y a des réponses honnêtes et il y en a qui ne le sont pas. Il faut veiller à ce que ce
ne soient pas ces dernières qui l’emportent : la vie de la biosphère en dépend.
Comme cela arrive souvent dans les affaires de société, deux attitudes extrêmes s’affrontent :
celle des intégristes de l’écologie (cette derrière prise dans l’acception, désormais la plus répandue,
de « défense de l’environnement » et non dans sa signification véritable, qui est « étude de l’habitat »)
et celle des individus ou groupe dont les intérêts, à court terme, agressent la nature. Par leur
extrémisme même, l’une comme l’autre sont négatives, l’une comme l’autre sont novices, l’une
comme l’autre s’appuient sur des affirmations fausses. Fausses parfois par insuffisance d’information,
parfois par manque d’honnêteté.
Ces attitudes sont d’un manichéisme(1) quelque peu primaire. Pour les uns, industries et société
de consommation condamnent l’humanité à une disparition imminente, ou, au mieux, à une survie
misérable, quelque soit le processus – syndrome chinois, destruction de la couche d’ozone, effet de
serre, pollution des océans, des eaux douces, de la troposphère et des sols, empoisonnement chimique
à l’échelle planétaire, que sais-je encore. Pour les autres, le commerce et les affaires marchant de
plaisante façon, tout va au contraire pour le mieux dans le meilleur des mondes et les catastrophes
avec lesquelles les écolos nous cassent les oreilles ne ressortissent qu’à leur ignorance, leurs rêveries
passéistes, leurs imaginations débridées.
QUESTIONS
I - Compréhension (10 points)
2 - « Comme cela arrive souvent dans les affaires de société, deux attitudes extrêmes
s’affrontent ».
a - Sur quel point différent ces attitudes ? (1,0 pt)
b- Que l’auteur veut-il dire par : « disparition imminente de l’humanité » ? (0,5 pt)
4- « les catastrophes avec lesquelles les écolos nous cassent les oreilles ne ressortissent qu’à
leur ignorance ».
En gardant la même idée, remplacez « ne…………….que » par un autre mot. (1,0 pt)
5- Quelles sont les catastrophes auxquelles pensent les écologistes ? (2,0 pts)
6 -Face aux multiples questions posées par les modifications de la nature que les grands
ouvrages entraînent, quelle attitude préconiseriez-vous ? (2,0 pts)
S U J E T - II : ETUDE DE TEXTE
Politiser la masse
On croit souvent en effet avec une légère criminalité que politiser les masses c’est
épisodiquement leur tenir un discours politique. On pense qu’il suffit au leader ou à un dirigeant de
parler avec un ton doctoral des grandes choses de l’actualité pour être quitte avec cet impérieux devoir
de politisation des masses. Or politiser c’est ouvrir l’esprit, c’est éveiller l’esprit, mettre au monde
l’esprit. C’est comme le disait Césaire : « inventer des âmes ». Politiser les masses ce n’est pas, ce
ne peut pas être faire un discours politique. C’est s’acharner avec rage à faire comprendre aux masses
que tout dépend d’elles, que si nous stagnons, c’est de leur faute et si nous avançons, c’est aussi de
leur faute, qu’il n’y a pas de démiurge, qu’il n’y a pas d’homme illustre et responsable de tout, mais
que le démiurge c’est le peuple et que les mains magiciennes ne sont en définitive que les mains du
peuple. Pour réaliser ces choses, pour les réincarner véritablement, répétons- le, il faut décentraliser
à l’extrême.
La circulation du sommet à la base et de la base au sommet doit être un principe rigide non par
souci de formalisme mais presque tout simplement le respect de ce principe et la garantie du salut.
C’est de la base que montent les forces qui dynamisent le sommet et lui permettent dialectiquement
d’effectuer un nouveau bond. Encore une fois nous, ( … ), avons pris très rapidement ces choses car
aucun membre d’au-sommet n’a eu la possibilité de se prévaloir d’une quelconque mission de salut.
C’est la base qui se bat ( … ) et cette base n’ignore pas que sans son combat quotidien, héroïque et
difficile le sommet ne tiendrait pas. Comme elle sait que sans un sommet et sans une direction, la
base éclaterait dans l’incohérence et l’anarchie. Le sommet ne tire sa valeur et sa solidarité que de
l’existence du peuple au combat. A la lettre, c’est le peuple qui se donne librement un sommet et non
le sommet qui tolère le peuple.
I-1- Lexique
a) Quel est le radical de « décentraliser » ? Cherchez un autre verbe formé à partir de ce même
radical. (1,0 pt)
b) Employez le mot « incarner » dans une phrase qui en éclaire le sens. (0,5 pt)
I - 2 - Morpho-syntaxe
b) « si nous stagnons, c’est de leur faute et si nous avançons c’est aussi de leur faute. »
c) « Sans un sommet et sans une direction, la base éclaterait dans l’incohérence et l’anarchie ».
II - Compréhension (5 points)
1 - Selon le texte, que serait « politiser les masses » ? Quel serait l’objectif de cette
politisation ? (1,5 pt)
3 - Selon le texte, quelles sont les conditions nécessaires, pour faire progresser un pays ?
(1,5 pt)
« Politiser c’est ouvrir l’esprit, c’est éveiller l’esprit, mettre au monde l’esprit ».
D’après vous ces conditions suffiraient-elles à développer réellement le pays ? Illustrez
votre développement à l’aide d’exemples tirés de vos expériences personnelles.
Que pensez-vous de l’affirmation suivante : « Censurer les médias est une atteinte aux droits
de l’homme » ?
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SESSION 2006
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
QUESTIONS
I- Compréhension
1- a- Quel est le substantif dérivé de « précaire »
b- Construire une phrase de votre choix avec ce substantif.
2- « La vie familiale, n’étant plus harcelée par la moralité, apparaît comme une chance » Exprimer
autrement l’idée de cause dans cette phrase.
3- D’après le texte, qu’est ce que la plupart des femmes doit supporter ?
4- Toutes s’y préparent. A quoi cette catégorie de femme se prépare-t- elle ?
5- a- La maternité se soumet devant les lois du travail.
Donner un exemple de la soumission de la femme devant la loi du travail.
b- Le travail se plie à quelques-unes des exigences de la maternité.
Proposer une situation qui illustre cette conformité du travail à une exigence de la maternité. II- Résumé
Résumer ce texte au quart de sa longueur (Marge d’erreur de 10%).
Ce sera l’agenda électronique dont la vaste mémoire pallie les insuffisances du calepin et gère le
planning des rendez-vous chez le dentiste, le cours de musique des enfants ou leur date de vaccination
compte tenu des contraintes de chacun. Ce sera le programmateur des menus en fonction de l’activité de
chaque membre de la famille, de ses besoins physiques, des éventuels impératifs médicaux et des différentes
sortes de produits frais selon la saison. C’est aussi le contrôle des communications et du chiffrage au
ministère des affaires étrangères, mais encore l’introduction de l’enseignement assisté dans les collèges, les
lycées et les facultés. Mais le secteur privé est également, et de plus en plus utilisateur de l’outil informatique.
Dans un certain nombre de grandes entreprises de vente, le représentant circule avec son boîtier de synthèse
qui lui permet à tout moment de connaître l’état des stocks et donc de passer ses commandes en toute
confiance. Avec certaines technologies de pointe, le questionnement du fichier central peut même se faire
par la voix et non seulement par clavier. La conception assistée par ordinateur, quant à elle, se développe de
plus en plus : les agences d’architecture lancent leurs projets à l’aide de tables tranchantes, les cabinets
d’ingénierie travaillent sur leurs prototypes et font des simulations.
QUESTIONS
I- COMPREHENSION (5 pts)
1°) En quoi, l’informatique pourrait-elle nous être utile ? (1,5 pt)
2°) D’après le texte, quels peuvent être les rôles attribués à l’ordinateur ? (1,5 pt)
3°) Pourquoi dit-on que la technologie influence les faits et gestes de l’homme et de la femme dans leur vie
quotidienne ? (2 pts)
La pauvreté serait-elle vraiment un mal incurable ? L’évolution actuelle des sociétés modernes amène à se
poser une telle question. Si dans les pays sous-développés le phénomène existe pratiquement à l’état endémique,
il réapparaît également dans les pays développés sous les effets de la crise économique mondiale. Les populations
européennes n’ont-elles pas découvert avec effarement l’existence chez elles de ce qu’on appelle aujourd’hui les
«nouveaux pauvres » ?
Les pays sous-développés, beaucoup plus habitués à la pauvreté seraient-ils blasés ? Ne prendraient-ils plus
conscience du développement du phénomène ? Nous, habitants des îles de l’Océan Indien, devrions cependant
être plus lucides que les autres. L’honnêteté nous oblige à reconnaître que si nous ne faisions pas partie du club
privilégié des pays riches, nous n’étions cependant pas si mal lotis par rapport à d’autres, en particulier, des pays
africains. Si nous ne nagions pas dans l’opulence, au moins ne connaissions-nous pas la famine.
Cela était valable, il y a quelques années. Aujourd’hui, il faudrait être aveugle pour ne pas voir le
développement inquiétant de la pauvreté. Cette évolution négative est, sans doute, due à la crise économique
mais ce n’est pas une raison pour en faire un alibi passe-partout. La crise a souvent bon dos pour cacher des
défaillances humaines. La recherche des responsabilités en la matière ne fait cependant pas partie des urgences
du moins pour le moment. L’essentiel, la priorité est tout d’abord de réfléchir sur les solutions pour arrêter la
croissance du mal et renverser la vapeur.
Une certaine presse écrivait récemment que la fin de la pauvreté passe par le bonheur collectif. Ce n’est
pas avec de telle idée générale, avec un relent de misérabilisme que le problème sera résolu. La pauvreté tend à
se développer mais le phénomène est encore contrôlable. On n’est pas encore en Ethiopie ou au Sahel. Raison de
plus pour prendre les taureaux par les cornes.
QUESTIONS
« Pensez-vous que la technologie nous détourne de la réalité ou qu’au contraire, elle nous aide à
comprendre les choses de la vie ? »
*******************************************************************************************************************
UN DESEQUILIBRE VITAL
Dans ce monde en perpétuel mouvement, les modes de vie diffèrent fortement. Liés à la tradition ou à la
culture, ils ont tendance à entrer en conflit avec les processus de développement et avec l’explosion des progrès
scientifiques. Seul un équilibre judicieux des valeurs peut aider à l’avènement d’un état complet de bien-être
physique, mental et social pour l’individu. [ …]. Trois facteurs de la vie africaine nous permettront de mieux
apprendre ce qui conditionne l’équilibre et le bien-être : ce sont l’alimentation, l’eau et l’environnement.
L’alimentation passe avant même la procréation ou l’instinct de conservation pour assurer la survie de
l’espèce. Or, dans la vie actuelle, on peut dire qu’elle souffre d’un déséquilibre profond. Dans le monde
industrialisé, les gens absorbent plus que les 2.000 calories nécessaires et les excès nocifs de graisses et de
glucides ont entraîné la création d’un nouveau marché de produits diététiques… De leur côté, les pays en voie
de développement luttent encore pour atteindre le strict minimum de 1.000 à 1.500 calories par jour. Adultes et
enfants souffrent de malnutrition chronique et oscillent entre une survie précaire et la mort par famine.
Chérie ou maudite, salvatrice ou destructrice, l’eau joue un rôle essentiel dans la vie africaine. Les images
de soif et de sécheresse se mêlent à celles des processions des femmes et des enfants porteurs d’eau. Que
d’énergie et de patience pour avoir accès à ce peu d’eau qui, peut-être, engendrera la mort si l’on ne sait pas
qu’il faut la bouillir…
L’homme vit dans un écosystème qu’il a peu à peu modifié en fonction de ses besoins et de ses loisirs
mais qu’il a aussi pollué à plaisir… En Afrique, l’environnement est pollué de diverses façons. Tout d’abord,
l’homme et les bêtes le souillent par leurs déchets. Les lieux d’aisance manquent ou sont absents et la
généreuse mère nature est là pour véhiculer les maladies. L’habitat est rudimentaire quand il existe.
Le mode de vie est le déterminant sine qua non de la santé. Le bon sens doit nous ramener à une
rationalisation et à une hygiène de vie qui ne tiennent pas compte des modes.
QUESTIONS
1- Lexique
2 - Morpho-syntaxe
- Liés à la tradition ou à la culture, ils entrent en conflit avec le processus de développement. (0,5 pt)
- L’homme vit dans un écosystème qu’il a peu à peu modifié. (0,5 pt)
b - Exprimer l’idée de but à l’aide d’un groupe nominal (GN) :
- L’alimentation passe avant la procréation pour assurer la survie de l’espèce. (1,0 pt)
c - Dans la phrase « Le bon sens doit nous ramener à une hygiène de vie qui ne tient pas compte des
modes », remplacer le pronom relatif par un pronom démonstratif. (1,0 pt)
1- a - Qu’est-ce qui entraîne la différence des modes de vie, selon le texte ? (1,0 pt)
b - En matière d’alimentation, sur quels indices repose cette différence entre pays riches et pays
pauvres ? (1,5 pt)
Des études ont montré que la vie de certains habitants de Madagascar est liée à « l’exploitation »
du milieu forestier. D’après vous, ce mode de vie est-il incontournable ?
Illustrez vos arguments à l’aide d’exemples tirés de vos expériences. (40 lignes environ)
Quand on choisit entre les deux médias, texte et photo, on doit se rappeler les avantages qu’offre
l’écriture photographique par rapport à l’écriture alphabétique.
Le premier consiste dans la rapidité et la facilité de la lecture. Par lecture, nous entendons prise de
connaissance du contenu. Quand on lit une information écrite, on doit aller jusqu’au bout du texte, car si
on ne le lit que superficiellement, on risque de ne pas bien saisir l’information. En revanche, une photo
bien rédigée permet une prise de connaissance immédiate. Le même phénomène s’applique aux
éléments graphiques conventionnels : signalisations routières, interdictions, désignations des lieux. On lit
ces signes iconiques plus vite et de plus loin que les signifiés écrits.
Un deuxième avantage de la photo réside dans sa densité sémantique. Une photo, même d’un
format réduit, peut contenir de nombreux composants dont chacun a une grande valeur informative. Pour
communiquer aux lecteurs toutes ces informations par écrit, le journal devrait leur consacrer beaucoup
plus de place.
Autre avantage : la photo facilite la mémorisation de l’information qu’elle contient […]. Elle est un
excellent moyen de prolonger l’impact sur l’esprit des lecteurs. On se souvient généralement mieux et
plus longtemps de ce qu’on a vu que de ce qu’on a lu.
Mais l’avantage essentiel que la photo présente par rapport à l’écrit réside dans son pouvoir de
sensibilisation infiniment plus fort. Il y a des situations, des faits qui, vus en photos, provoquent de très
fortes réactions intellectuelles et émotionnelles chez les lecteurs qui seraient beaucoup moins sensibles
à des descriptions écrites.
C’est avec des photos que la presse peut mener avec succès une campagne pour l’aide financière
à une œuvre de bienfaisance, et c’est avec la photo d’un enfant éthiopien squelettique qu’on ouvre le
portefeuille du lecteur… En France, pour venir en aide aux handicapés qui se déplacent en chaises
roulantes ou pour financer des travaux, on lance dans la presse locale un appel aux habitants, sans
succès. Le journal répète l’appel en publiant la photo. Dès le lendemain, les dons pleuvent. La photo a
sensibilisé le public.
Paul ALMAZY, C.F.P.J., 1993, extrait de Le photojournalisme
QUESTIONS
1 - Pourquoi la compréhension d’un message photographique est-elle plus facile que celle d’un message
écrit ? (2 pts)
b - Employer ensuite ce nouveau verbe dans une phrase où il prend un sens autre que celui du texte.
(1,0 pt)
SUJET I
Une colonie de vacances comme les autres, celle qui, en juillet, réunissait une centaine de jeunes de 6 à
16ans au Breuil-sur-Couze, à 10 kilomètres au sud d’Issoire ? Sans doute… A ceci près qu’aux sports, aux jeux
venaient s’ajouter des « distractions » telles que l’électronique, l’informatique, l’astronomie. Et surtout, que les
pensionnaires s’affairaient à la représentation d’une œuvre lyrique aux dimensions d’un opéra. Une entreprise
peu courante à leur âge… Mais voilà : ces enfants, parmi lesquels quatre Allemands, trois Belges, un Nigérian,
n’étaient pas tout à fait des enfants comme les autres. Dans le langage courant, ils sont appelés « surdoués ».
Un terme qui a beaucoup d’inconvénients.
Premier inconvénient : il est imprécis. A partir de quel seuil de quotient intellectuel doit-on considérer qu’un
enfant est surdoué : 130, 140, 160 ― la moyenne étant évidemment de 100 ? Médecins et psychologues qui
évaluent le Q.I. au moyen de tests, ne sont pas entièrement d’accord là-dessus. De plus, le mot évoque des
réalités fort différentes. Avec des Q.I. (supérieurs) identiques, la plupart des sujets réussiront brillamment et
sans histoires à l’école, au lycée, où ils se tailleront une réputation de « forts en thème ». Mais d’autres se
révèleront des cancres, apparemment incurables, si ce n’est d’insupportables trublions. Leur intelligence
demeurera insoupçonnée.
Cependant, deuxième inconvénient, l’appellation « surdoué » a revêtu, aux yeux du public, une coloration
naïvement et systématiquement emphatique. « Quelle chance ont les parents qui ont un enfant comme ça ! »
pensent parfois ceux dont le rejeton rapporte à la maison des bulletins d’une invariable médiocrité. Dans leur
esprit, être surdoué est la garantie infaillible du succès, non seulement scolaire, mais social. Conséquence de
cette mythologie : on voit des géniteurs en possession d’un enfant intelligent vouloir à tout prix que celui-ci
s’inscrive dans la catégorie des surdoués.
« Mon fils est un surdoué : il prévoit l’avenir », vient alors affirmer péremptoirement une mère à un
psychologue. Une autre sortira du cabinet de consultation en claquant la porte, outrée. On a osé lui dire que sa
fille était, certes, supérieurement douée, mais qu’elle n’était pas pour autant une surdouée ! « Elle ne connaît
pas son bonheur », soupireraient des parents d’êtres authentiquement surdoués. Car, s’ils demeurent
secrètement flattés, ils ont pu mesurer aussi l’inconfort de la situation. « A 18 mois, Sylvie parlait déjà. A 2 ans,
elle nous reprenait lorsque nous commettions une faute de français. En sixième, Luc s’est mis à dos un
professeur qui, parlant de la migration de certains animaux, expliquait qu’ils se dirigeaient d’après le soleil.
Notre fils a levé le doigt et fait remarquer ( il l’avait lu dans des revues scientifiques) que des phénomènes
magnétiques entraient également en ligne de compte. Le professeur lui a dit qu’il ferait mieux de ne pas
s’occuper de ce qui ne le regardait pas. A la maison, il cassait tout ». Encore ne s’agit-il là que de bénignité.
D’autres parents se heurtent à des soucis infiniment plus graves. Au point qu’on entend quelques-uns dire :
« J’aurais préféré avoir un enfant idiot ».
QUESTIONS
I. COMPREHENSION (5 points)
1- Selon le texte, quel est le sens du mot « surdoué » et son implication pour le grand public ? (1,5pts)
2- Pourquoi les idées divergent-elles quand il s’agit de qualifier un enfant de « surdoué » ? (2 pts)
3- D’après l’auteur, qu’est-ce qui distingue cette colonie de vacances des autres ? (1,5pts)
a- Lexique : (2pts)
b- Syntaxe : (3pts)
Le professeur lui a dit qu’il ferait mieux de ne pas s’occuper de ce qui ne le regardait pas. (1pt)
« Les enfants surdoués sont insupportables, alors il est préférable d’avoir un enfant idiot ».
SUJET II :
TEXTE : LE VEDETTARIAT
Champions de sport, chanteurs en vogue, acteurs à la mode, ils deviennent des véritables
modèles à qui vont toutes faveurs. Sans doute les écrans petits et grands, les journaux font-ils quelque
place aux grands noms de la politique, des arts, de la littérature ou même de la science. Mais dans le
cas des vedettes, l’ordre des confirmations est inversé. C’est parce qu’on a pu parvenir sur le devant
de la scène qu’on obtient une sorte de passeport pour les voies où se récoltent tous les autres
avantages que la société peut accorder aux statuts prééminents.
Le statut de vedette comporte d’autres caractéristiques qui le rendent incomparable aux autres.
D’abord il ne requiert aucun titre préalable et semble arriver comme par magie. Le spectateur peut
s’identifier à la vedette car aucune barrière d’origine ou de formation ne le sépare de son idole. Sans
doute, faut-il beaucoup de talent et de travail dans le « show-business ». Mais cela n’apparaît pas sur
l’écran et tout adolescent peut imaginer que si la chance lui sourit, la même ascension foudroyante
lui est possible. A quoi bon de longues études ? L’argent et la gloire sont à la portée de la main.
Le vedettariat est d’ailleurs polyvalent. Il confère la possibilité de briller partout. Le chanteur
en renom devient acteur de cinéma et vice versa. Tout individu touché par cette grâce sera appelé à
exprimer sur les ondes ses opinions, à parler de politique si cela lui fait plaisir, à devenir conseiller
patenté en tous genres.
Enfin, le trait le plus remarquable de cette nouvelle aristocratie, c’est qu’elle ne suscite pas
l’hostilité qui s’attache généralement à la fortune. Elle est en marge ou au-dessus de la lutte des
classes, absoute de tout péché à tel point qu’il est parfois de bon ton que le chanteur milliardaire se
fasse le porte-drapeau du prolétariat et de la révolte contre la société dont il est le premier privilégié.
Au lieu d’être une tare, la richesse est ici facteur de popularité. Les chroniqueurs font état des villas
somptueuses, des voitures de prix, des cachets fabuleux pour stimuler la dévotion des admirateurs.
La réussite semble être consacrée ou même conférée par l’accès aux magazines et aux écrans.
L’interprète éclipse le créateur. Bien mieux : on parle d’une chanson « créée » par Hallyday et d’un
film de Belmondo. Celui qui compte, c’est celui qu’on voit. Ainsi, les valeurs sociales sont
conditionnées par les communications de masse.
Cette évolution est-elle fatale, irréversible ? Elle l’est sans doute davantage dans la mesure où
elle n’est pas décelée, repérée. Elle peut être freinée par une éducation du public, par un travail
démystificateur et aussi peut –être par le reclassement des valeurs que produit souvent la satiété ou
la retombée des modes.
SUJET III.
« Nous avons tort de croire que le tourisme peut contribuer efficacement au développement de notre pays ».
SUJET I
La peur du nombre
Les pays développés ont, ces trente dernières années, connu une faible croissance démographique et une
forte croissance économique. Beaucoup de gens en déduisent qu’il y a là une relation de cause à effet. La
Conférence du Caire, tenue en septembre 1994, aboutit à une résolution qui fait le même raisonnement : limitons
les naissances pour obtenir le développement.
Pour ma part, je soutiens l’argument contraire. C’est le développement qui entraîne une baisse de la
fécondité. On n’a jamais pu établir comment un contrôle a priori de la démographie pouvait entraîner un
développement économique.
En revanche, les mécanismes par lesquels le développement détermine une baisse de la fécondité sont
connus et se vérifient au niveau individuel. Le développement entraîne une scolarisation plus longue et un plus
fort coût des enfants, donc on en fait moins. Il donne aussi aux parents la possibilité d’investir dans la réussite
sociale. En France, la mobilité sociale a été une des causes importantes de la baisse de la fécondité au XIXè siècle
[…]. Ou bien encore, on agissait ainsi pour donner la meilleure éducation possible à l’enfant unique. C’est ce qui
est en train de se produire en Chine par exemple.
Par ailleurs, dans les pays où la mobilité ascendante est improbable, l’intérêt d’avoir peu d’enfants est
beaucoup moins clair. Dans la plupart des sociétés rurales, les enfants nombreux multiplient les chances de réussite,
et apportent en tout cas une aide à la famille car ils représentent une force de travail quand la scolarité est peu
développée.
A supposer qu’on trouve de l’argent, il ne suffit pas de construire des écoles dans les pays du Sud pour
obtenir des résultats. Les parents n’acceptent cette contrainte de l’école que si elle ouvre des perspectives de
promotion. Pour accepter cette éducation de masse, il faut des motifs très puissants, religieux ou économiques.
C’est sans doute le développement qui conduit à une demande d’éducation, plus que l’inverse. Et il y a un rapport
direct entre l’éducation, en particulier celle des femmes, et la fécondité. C’est ainsi que le développement entraîne
une baisse de la fécondité.
QUESTIONS
I-1. Lexique
I-2. Morpho-syntaxe
1- « C’est le développement qui entraîne une baisse de la fécondité. »
« La Conférence du Caire aboutit à une résolution qui fait le même raisonnement. » (1pt)
SUJET II :
TEXTE :
Des rencontres internationales cherchent donc à fixer des normes environnementales qui seraient
à appliquer à l’ensemble de notre espace-monde. Mais comment moduler cette contrainte ? Sous quelles
formes l’appliquer ? Quels sont les risques qui pourraient être éventuellement partagés ? Derrière ces
questions pointent des enjeux qui rendent obsolète* la notion de souveraineté nationale. Mais peut-on
simplement laisser jouer la loi du plus fort dans un forum dominé par seulement quelques-uns ? Le sort
de la planète est entre les mains des éduqués.
QUESTIONS
« Les éduqués sont les maîtres car ils possèdent la qualité intellectuelle, civique et morale
convenable pour évoluer, maîtriser et dominer ce monde ». (1,5 pt)
5 - Reliez les deux propositions indépendantes suivantes pour former une phrase complexe ayant une
proposition subordonnée circonstancielle d’opposition :
6 - Pourquoi ne peut-on plus considérer l’environnement comme un bien commun national ? (2 pts)
7 - Quelles sont les raisons qui poussent l’auteur à affirmer que le sort de la planète est entre les mains
des éduqués ? (2 pts)
SUJET III.
Dans quelles mesures peut-on dire que les recherches et les découvertes scientifiques sont comparables à une arme
à double tranchant ?
COURS LUCADRO
''Ny faniriako dia ny hahatonga anao ho lasa lavitra''
Epreuve de : Français
Durée : 4 heures
Coefficients : A1 =3 ; A2=2 ; C = 2 et D = 2
SUJET I
Où vont tous ces enfants ?
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit,
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules
5 Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison, le même mouvement
Accroupis sous les dents d’une machine sombre
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre
Innocents dans une bagne, anges dans un enfer
10 Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.
Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue
Aussi quelle pâleur ! La cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
15 Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que font les hommes ! »
O servitude infâme imposée à l’enfant !
Rachitisme, travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu’a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
20 La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée
Et qui ferait - c’est là son fruit le plus certain
D’Apollon (1) un bossu, de Voltaire (2) un crétin !
Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère
25 Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil !
Progrès dont on demande : où va-t-il ? Que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! Qui donne, en somme
Une âme à la machine et la retire à l’homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
30 Maudit comme le vice où l’on s’abâtardit (3)
Maudit comme l’opprobre (4) et comme le blasphème !
O Dieu ! Qu’il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux
34 Qui fait le peuple libre et qui rend l’homme heureux !
(1) Apollon : Très beau dieu grec du soleil, de la lumière, des arts et des lettres
(2) Voltaire : écrivain français du XVIIIe siècle (1694-1778)
(3) s’abâtardit : perd son identité, ses qualités
(4) l’opprobre : la honte
QUESTIONS
I - Etude lexicale et morpho-syntaxique (5 points)
1- Lexique
a - Donnez le synonyme de : « las », « cheminer ». (0,5pt)
b - Cherchez un homonyme de « joue» et insérez-le dans une phrase de votre choix. (0,5pt)
c - Trouvez trois mots de la même famille que « cœur ». (0,75pt)
d - Ils vont… accroupis sous les dents d’une machine sombre.
Quelle figure de style l’auteur utilise-t-il dans ce vers ? (0,5pt)
2- Morpho-syntaxe
a - Mettez la phrase suivante à la voix passive :
« Les enfants feront le même mouvement de l’aube au soir ». (1pt)
b - « Ils sont déjà bien las, il fait à peine jour. » (1pt)
Transformez cette phrase en phrase complexe exprimant l’opposition.
c - Expliquez l’emploi de « ferait » dans les vers: « Et qui ferait – c’est là son fruit le plus certain.
D’Apollon un bossu, de Voltaire un crétin ! » (0,75pt)
II - Compréhension (5points)
1 - Décrivez le travail des enfants et ses conséquences sur eux. (2,5pts)
2 - Comment devrait être le vrai travail, d’après l’auteur du poème ? (2,5pts)
SUJET II
Les risques climatiques ont justifié une négociation mondiale
Depuis la fin des années 1980, on se préoccupe de plus en plus de l’évolution du climat et des conséquences
du réchauffement de la planète. Cette question, d’abord discutée entre spécialistes de l’écologie et des climats, est
devenue l’objet de négociations politiques internationales.
En 1992, les Etats réunis au « Sommet de la terre » de Rio de Janeiro (Brésil) ont signé une convention
internationale sur « les changements climatiques ». Elle a été ratifiée par 186 pays.
Les recherches scientifiques avaient fini par convaincre les responsables politiques de la réalité des dangers
d’une trop grande accumulation de « gaz à effet de serre » dans l’atmosphère.
La poursuite au rythme actuel de cette accumulation, notamment de gaz carbonique, pourrait en effet entraîner
en un siècle un doublement de leur concentration. Cela aurait pour conséquence une élévation d’environ 2,2°C de la
température moyenne du globe. Au cours du XXe siècle, marqué par une consommation d’hydrocarbures (carburants,
etc…) sans précédent, la température moyenne a augmenté d’un demi - degré.
Il est difficile de mesurer les conséquences d’un tel réchauffement, mais les risques en sont désormais connus.
D’une part, il entraînerait une fonte des glaciers et une montée du niveau des mers, mettant en péril les zones côtières,
des îles et des archipels. Il provoquerait aussi une modification des écosystèmes entraînant la disparition d’espèces
végétales et animales. Enfin, il déstabiliserait davantage les climats : aux inondations et cyclones plus fréquents, il faut
ajouter une recrudescence des vagues de sécheresse, notamment dans les zones arides et semi-arides. Dans ces
régions, les rendements agricoles pourraient chuter, ce qui aggraverait l’insécurité alimentaire pour certaines
populations parmi les plus démunies de la planète.
I - Compréhension (10points)
II - Résumé (10points)
Dissertation
« La pollution est-elle une fatalité du monde moderne ?» Appuyer vos arguments par des exemples précis.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SESSION 2012
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
Sujet I : Texte
La plupart du temps, le travail rural réduit la femme à la condition de bête de somme.
La commerçante, la patronne qui dirige une petite entreprise ont été de tout temps des
privilégiées.(...) Elles ont la chance que leur travail s’exerce au lieu même où se trouve leur
foyer et qu’il ne soit généralement pas trop absorbant.
Il en va tout autrement pour l’ouvrière, l’employée, la secrétaire, la vendeuse, qui
travaillent au dehors. Il leur est beaucoup plus difficile de concilier leur métier avec le soin
du ménage (courses, préparation des repas, nettoyage, entretien des vêtements, demandant
au moins trois heures et demi de travail quotidien et six heures le dimanche; c'est un chiffre
considérable quand il s’additionne à celui des heures d’usine ou de bureau).
Quant aux professions libérales, même si avocates, médecins, professeurs se font un
peu aider dans leur ménage, le foyer et les enfants représentent aussi pour elles des charges
et des soucis qui sont un lourd handicap (...).
D'autre part, la femme qui cherche son indépendance dans le travail a beaucoup moins
de chances que ses concurrents masculins. Son salaire est dans beaucoup de métiers
inférieur à celui des hommes ; ses tâches sont moins spécialisées et pourtant moins bien
payées que celle d'un ouvrier qualifié ; et à égalité de tâche, elle est moins rémunérée.?
Du fait qu’elle est dans l’univers des mâles, une nouvelle venue, elle a moins de
possibilité de réussite qu'eux. Hommes et femmes répugnent également à être sous les
ordres d’une femme ; ils témoignent toujours plus de confiance à un homme.
Pour "arriver", il est utile à une femme de s’assurer un appui masculin. Ce sont les
hommes qui occupent les places les plus avantageuses, qui détiennent les postes les plus
importants. Il est essentiel de souligner qu’hommes et femmes constituent économiquement
deux castes.
Simone de Beauvoir Le deuxième sexe ". Ed. Gallimard, 1949
Questions
I- Comprehension :
1- Donnez un titre à ce texte.
2- Qu’est-ce qui différencie la commerçante et la patronne qui dirige une petite entreprise,
des autres femmes qui travaillent ?
3- Citez deux sortes d’handicap du travail féminin
II- Étude lexicale et syntaxique :
1- Étude lexicale:
a) Cherchez trois champs lexicaux du travail dans le texte.
b) Faites une phrase avec l’homonyme de "tâche".
c) Remplacez le mot "handicaps" par un mot ou expression équivalent dans
“les handicaps du travail féminin”.
2 - Étude syntaxique :
a) Mettez la première phrase du texte à la forme passive.
b) L'auteur affirme : “son salaire est, dans beaucoup de métiers, inférieur à celui des
hommes". Transformez cette phrase en discours indirect.
c) Décomposez en deux propositions indépendantes la phrase complexe suivante :
“D’autre part, la femme qui cherche son indépendance dans le travail a beaucoup
moins de chances que ses concurrents masculins”
III- Développement :
D’après vous, quels sont les avantages et les inconvénients du travail de la femme ?
Sujet II :
(...) Le tabagisme, qui provoque actuellement la mort d'un adulte sur dix sur la planète, est
la deuxième cause de décès au niveau mondial.
D’après le représentant de l’OMS (...), “Le tabagisme est l’une des principales causes de
décès évitables. L'épidémie mondiale tue près de 6 millions de personnes chaque année,
parmi lesquelles 600 000 sont des fumeurs passifs. . Si nous n’agissons pas, le nombre
des victimes pourrait atteindre 8 millions d'ici 2030, dont plus de 80% dans les pays à
revenus faibles ou moyens".
(...) Le ministère doit prendre des mesures sur l’application de la politique de santé
publique en matière de lutte antitabac, notamment sur l’interdiction de la publicité sur la
cigarette.
Ensuite, le ministère ne devrait pas se laisser coiffer sous la coupe des
industries du tabac, ni des fumeurs.
Enfin et non des moindres, il faut renforcer la politique du ministère de la santé publique
en matière de sensibilisation du public sur les répercussions négatives du tabac sur la
santé, laquelle doit également être renforcée.
Dans ce sens, les responsables doivent collaborer avec les industries du tabac.
À signaler que l’apposition des logos montrant des images négatives du tabagisme sur les
paquets de cigarettes devrait être appliquée au plus tard d’ici le mois d’octobre prochain.
Elias, Madagascar Matin, du samedi 9 juin 2012
Questions
I - Compréhension :
1- Utilisez le paronyme d' “apposition" dans une phrase de votre choix.
2- Quel est le radical de "sensibilisation" ? Trouvez un autre nom formé à partir de ce
radical.
4- Expliquez l’expression "fumeurs passifs".
5- Donnez la valeur du conditionnel dans cette phrase
“Le nombre des victimes pourrait atteindre 8 millions d’ici 2030".
5- Transformez en type affirmatif.
“Le ministère ne devrait pas se laisser coiffer sous la coupe des industries du tabac ni des
fumeurs".
6- D'après le texte, quelles sont les mesures prises pour la lutte antitabac ?
Il- Résumé :
Résumer le texte au quart de sa longueur (marge de 10%).
Sujet III :
“Dans les pays en développement, le poids des traditions freine-t-il le progrès ?" Justifiez
vos réponses par des exemples précis.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAI.
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et SESSION 2013
PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
SUJET I: Sport
Je ne suis pas de ces clercs quinteux*, économes de leurs muscles, paresseux ou timides
que tout effort physique inquiète et décourage, je sais comme tout homme raisonnable nager, aller
la bicyclette, conduire une voiture, tenir une raquette... Je ne dédaigne pas l'exercice corporel : je
l'aime, je le recommande, je le souhaite souvent, au fond d’une retraite trop studieuse! Mais cette
comédie du sport avec laquelle on berne et fascine toute la jeunesse du monde, j’avoue qu’elle me
semble assez bouffonne**.
Les jeunes hommes qui prennent sur leur loisir ou sur leur ouvrage le temps de cultiver un de
ses sports exigeant que soignent les hommes d’affaires avec leur attirail de presse et de gloire, ces
jeunes gens risquent de compromettre une carrière substantielle pour une brillante illusion.
QUESTIONS
I. Etude lexicale et morphosyntaxique
I.1. Lexique
1- « des considérations de gain »
Employer le verbe dérivé de « gain » dans une phrase significative.
2- « gracieux caractère »
Utiliser dans une phrase de votre choix la négation lexicale de « gracieux ».
I.2. Morphosyntaxique :
1- Transformer à la voix active la phrase suivante :
« Elles sont empoisonnées par des considérations de gain ou de haine nationale »
2- Remplacer les mots soulignés par les pronoms personnels qui conviennent.
« Ces jeunes gens risquent de compromettre une carrière substantielle pour une brillante illusion »
3- « acceptons le terme »
A quel mode est le verbe « acceptons » ? quelle est sa valeur ?
II- Compréhension
1. Quelle est l’idée générale du texte?
2. Quel est le sens de l’expression « on berne et fascine toute la jeunesse du monde » ?
3. A quel moment le sport devient-il dangereux ?
III- Expression écrite
D’après vous, le sport ne présente-t-il que des avantages ? Donnez des exemples concrets justifiant
votre position (40 lignes environ)
La télévision parachèvera l'œuvre amorcée par les magazines, l’affiche, les romans- photos
et le cinéma. Par elle-même, nous entrons définitivement dans la civilisation de l'image, c’est-à-
dire du langage de la facilité. Nous rejoignons sur ce point, Père des cavernes ou l'homme, pour
communiquer, pour transmettre ses messages, devait s’exprimer par gestes, par quelques sons
simples, ou dessiner des graffitis sur les parois des grottes.
La pensée, la science n'ont jamais progressé qu’à partir du verbe et quand l’écriture est
venue appuyer et relayer la parole. Tout raisonnement ne chemine qu'en prenant pour point
d'appui le mot, la lettre, le chiffre, le signe.
Le langage de l’image, au contraire, c’est le retour à l’élémentaire, au primitif. Avec la
télévision, qui trace à l'image sa voie triomphale, nous nous enfonçons dans un chemin qui aboutit
à la civilisation du digest(1), de la simplicité. L’enfant préfère souvent, à un ouvrage entièrement
écrit, un livre de bandes dessinées parce que lire c’est traduire et cet effort de traduction le rebute.
Mais ce n'est pas une série de tableaux vivants ou de projections par lanterne magique, que
débite la télévision. Un arrosage interrompu d’images animées vient bercer l’œil, le rythme
filmique n’exige plus aucun effort d’attention, de réflexion.
Si la substitution de l’image à l’écriture, à elle seule, rend l’esprit paresseux, aucune être
humain ne pourra subir pendant de nombreuses années trois ou quatre heures d’images
animées, sans être atteint d’un ramollissement cérébral. Il s’installe dans un état d’hibernation(2)
physique et mental. John Kennedy lui-même a pu dire un jour : « Nous ne jouons plus, nous ne
marchons plus. Nous étions une nation d’athlètes, nous sommes devenu une nation de
spectateurs ». Celte passivité même à l’engourdissement, à l’impuissance. Ce n’est plus un
téléspectateur, c’est télévoyeur pour lequel les sociologues d’Outre-Atlantique ont forgé le mot
vidiot, alliage de « vidéo » et d’« idiot ».
André Diligent, La télévision, progrès ou décadence.
1- Digest : - Résumé d’un livre ou d’un article.
- Publication périodique renfermant de tel résumé.
2- Hibernation : Etat d’inertie, et d’improductivité.
QUESTIONS
I-1- Lexique
I-2- Morpho-syntaxe :
John Kennedy a pu dire lui-même un jour : « nous ne jouons plus, nous ne marchons plus. Nous
étions une nation d’athlètes ».
1- Mettez cette phrase au style indirect.
"Le rythme filmique n’exige plus aucun effort d'attention"
II- Compréhension
On parle souvent des avantagés de la lecture, parler de ses inconvénients. (40 lignes
environ).
Les hommes, les groupes s’affrontent, pour la possession d’une terne, pour l’affirmation
d’une opinion, pour la gloire, pour leur Dieu, ils se défient ... l’essentiel de l'histoire de l’humanité,
telle que nous l’apprenons à l’école, est constitué de ces oppositions. Chez les animaux, le plus
souvent, le défi n'entraine pas le confit ; l'un I emporte et l'autre capitule sans combat, ou après
un simulacre(1) de combat qui s’achève sans de dommage pour les adversaires. Les hommes,
eux, croient nécessaires d’aller au terme de leurs menaces : ils y mettent même leur point
d’honneur. Chaque nation exalte sa capacité à toujours l’emporter. Étrangement, on n’entend
guère parler que de victoires : les monuments les plus prestigieux servent à en inscrire la liste.
Les gares de chemins de fer elles-mêmes servent à perpétuer leur souvenir ; gare d’Austerlitz à
Paris, Waterloo station à Londres. Ce petit jeu infantile et mensonger a pu durer jusqu’au milieu
de ce siècle.
Le prix à payer était devenu difficilement supportable par les deux adversaires, par exemple
à Verdun ou à Stalingrad, mais la logique de la force restait acceptée par tous. « Nous gagnerons
parce que nous sommes les plus forts », proclamaient les affiches recouvrant les murs de Paris
au début de 1940.
Cette logique n'est plus conforme à la réalité de notre monde. Elle ne l'est plus, tout d'abord
en raison du fait que la possession de l’arme nucléaire supprime la notion de « plus fort ». Si l'un
des adversaires peut tuer l’autre quatre fois (par la radiation, par le feu, par la faim, par le froid
nucléaire), et l’autre trois fois seulement, aucun n'est le plus fort. Dès que chacun a dépassé le
seuil de la puissance lui permettant de détruire totalement l’autre, il n’y a plus de hiérarchie entre
leurs forces.
Elle ne l'est plus, surtout en raison de l’effet boomerang des explosions nucléaires ; les
populations qui habitent les villes visées sont éliminées instantanément, mais les autres,
épargnées, lors de l’échange initial, sont en quelques jours ou quelques semaines, atteintes par
les retombées ou par l’hiver nucléaire. Les possesseurs de cette arme sont ainsi dans la
possession d’un adepte de l'autodéfense, qui s’est muni d'un fusil pour écarter les voleurs, et qui
constate que ce fusil envoie simultanément une balle sur la cible, sur le tireur. Impossible de
détruire l’autre sans se détruire soi-même.
Ce sont tous les raisonnements à propos de la dissuasion mutuelle qui se trouvent annulés.
Questions
I/ COMPREHENSION
II/ RÉSUMÉ
QUESTIONS
I - COMPREHENSION (5 pts)
1 - Quelle est la thèse soutenue par les médecins du monde ? (2 pts)
2- Trouvez dans le texte deux (2) raisons pour lesquelles il est difficile de communiquer des
règles de vie adaptées à chaque cas. (2 pts)
3- Expliquez la phrase : « On creuse sa tombe avec ses dents ». (7 pt)
II - ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (5 pts)
II.a. Etude lexicale (2 pts)
II.a.1. Donnez un synonyme de « préserver », puis utilisez le mot trouvé dans une phrase de votre choix.
(0,5+0,5pt)
ll.a.2. Trouvez un homonyme de « tribut », puis utilisez le mot trouvé dans une phrase
de votre choix. (0,5+0,5pt)
ll.b. Étude syntaxique (3 pts)
II.b.1. Tirez deux (2) phrases simples différentes à partir de la phrase complexe suivante : /...
« Nous préparons le terrain aux maladies qui nous emporteront prématurément » (0,5+0,5pt)
ll.b 2. Dans la phrase suivante, trouvez dans le texte les mots qui ont donné le pronom « y », ensuite précisez la
fonction de ce pronom « y » :
« Il faut bien, à la rigueur y recourir pour traiter des maladies, mais pas pour préserver sa santé, ou plus
simplement pour vivre mieux et plus longtemps ». (0,5+0,5pt)
ll.b 3. Transposez à la voix passive la phrase suivante « On devrait dépasser des habitudes aussi enracinées ».
(1 pt)
III - EXPRESSION ECRITE (10 pts)
Quelles solutions proposez-vous pour éviter les maladies provoquées par la surconsommation ?
SUJET II
L'effort de la recherche scientifique se développe, on le sait, de deux plans parallèles mais bien distincts. D’une
part, il tend à augmenter notre connaissance des phénomènes naturels sans se préoccuper d’en tirer quelque profit : il
cherche à préciser les lois de ces phénomènes et à dégager leurs relations profondes en les réunissant dans de vastes
synthèses théoriques ; il cherche aussi à en prévoir de nouveau et à vérifier l'exactitude de ces prévisions. Tel est le but
que se propose la science pure et désintéressée et nul ne peut nier sa grandeur et sa noblesse. C’est l’honneur de l'esprit
humain d'avoir inlassablement poursuivi, à travers les vicissitudes1 de l’histoire des peuples et des existences individuelles,
cette recherche passionnée des diverses applications pratiques. Devenu de plus en plus conscient des lois qui régissent
les phénomènes, ayant appris à en découvrir chaque jour de nouveau grâce aux perfectionnements de la technique
expérimentale, l’homme s'est trouvé de plus en plus maître d'agir sur la nature.
Mais cette puissance sans cesse accrue de l'homme sur la nature ne comporte-t-elle pas des dangers ? Ayant
ouvert la boîte de Pandore, saurons-nous n’en laisser sortir que les inventions bienfaisantes et les applications louables ?
Comment ne pas se poser ces questions dans les temps que nous vivons ? Toute augmentation de notre pouvoir d'action
augmente nécessairement notre pouvoir de nuire. Plus nous avons de moyens d’aider et de soulager, plus nous avons
aussi de moyens de répandre la souffrance et la destruction. La chimie nous a permis de développer d'utiles industries et
fournir à la pharmacie des remèdes bienfaisants ; mais elle permet aussi de fabriquer des poisons qui tuent et les explosifs
qui pulvérisent. Demain, en disposant à notre gré des énergies intra-atomiques, nous pourrons sans doute accroître dans
des proportions inouïes le bien-être des hommes, mais nous pourrons aussi détruire d’un seul coup des proportions
entières de notre planète.
Mais qu'importent ces vaines craintes ! Nous sommes lancés dans la grande aventure et comme la boule de neige
qui roule sur la pente déclive, il ne nous est plus possible de nous arrêter. Il faut courir le risque puisque le risque est la
condition de tout succès. Il faut nous faire confiance à nous-mêmes et espérer que, maîtres des secrets qui permettent le
déchaînement des forces naturelles, nous serons assez raisonnables pour employer l'accroissement de notre puissance à
des fins bienfaisantes. Dans l'œuvre de la Science, l’homme a su montrer la force de son intelligence : s’il veut survivre à
ses propres succès, il lui faut maintenant montrer la sagesse de sa volonté.
Louis de Broglie. Physique et Microphysique.
1947, Éd. Albin Michel
1- Vicissitudes : évènement heureux ou souvent malheureux qui jalonnent la vie humaine.
QUESTIONS
I - COMPRÉHENSION (10 pts)
1- Pourquoi l’auteur de ce texte utilise-t-il la liaison « mais » en début du 2ème paragraphe ? (2 pts)
2- Donnez un avantage du développement de la recherche scientifique. (1 pt)
3- Quelle est l’idée directrice du dernier paragraphe du texte ? (2 pts)
4- Trouvez un homonyme de « vaines », puis introduisez le mot trouvé dans une phrase personnelle
(0.5+0,5pt)
5- Quelle est la proposition subordonnée contenue dans la phrase suivante :
« ... s’il veut survivre à ses propres succès, il lui faut maintenant montrer la sagesse de sa volonté. » ?
Justifiez votre réponse. (2 pts)
6- Faites la nominalisation de la phrase suivante : « Il cherche à préciser les lois de ces phénomènes et à dégager
leurs relations profondes. » (2 pts)
II- RÉSUMÉ (10 pts)
Résumez ce texte au quart de sa longueur. Une marge de 10 % vous est accordée.
SUJET III
DISSERTATION (20 pts)
La drogue, pour certains jeunes, est une réponse à leurs problèmes et à leur mal-être.
Partagez-vous cette conviction ? Justifiez votre position à l'aide des exemples précis.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAI.
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR SESSION 2016
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC et
PRIVE
Service d’Appui au Baccalauréat
1) Deux images opposées de la femme vietnamienne sont évoquées dans le texte. Lesquelles ? (2pts)
2) Par quelle expression définit-on particulièrement le statut exceptionnel de la femme vietnamienne selon la morale
traditionnelle ? Expliquez-la. (2pts)
3) Comment l’auteur qualifie-t-il réellement l’image de la femme vietnamienne ? (1 pt)
SUJET III
DISSERTATION (20pts)
Dans la société actuelle, la violence augmente à tous les niveaux. Quels pourraient être les facteurs à l’origine de cette
violence et ses impacts sur la société elle-même ? Quelles solutions proposeriez-vous pour y remédier ?
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BACCALAUREAT DE L'ENSEIGNEMENT GENERAL
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SECRETARIAT GENERAL SESSION 2017
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
PUBLIC et PRIVE
Service d'Appui au Baccalauréat
Alex NDIAYE
(1) pouponnière : Etablissement public accueillant de jour et de nuit des enfants qui ne peuvent rester au sein de leur famille.
(2) ados : adolescents.
QUESTIONS
I- COMPREHENSION (5 pts)
1) Pourquoi dit-on que la jeunesse africaine a pris le pouvoir ? (1,5 pts)
2) Qu’est-ce qui amène les jeunes africains à s’orienter vers le secteur informel ? (1,5 pts)
3) D'après le texte, quels sont les atouts de l’Afrique? (2 pts)
1
П- ETUDE LEXICALE ET SYNTAXIQUE (5pts)
1) LEXIQUE
a) Expliquez : "les africains partent ... à l’assaut des pays en plein boom" (1 pt)
b) Donnez 2 mots de la même famille que : "paupérisation" (1 pt)
2) MORPHO-SYNTAXE
a) "Le continent africain se modernise mais la plupart des jeunes se tournent vers le secteur informel"
Transformez cette phrase en phrase complexe exprimant l’opposition (1 pt)
b) Mettez cette phrase à la voix passive : "... Des jeunes brillants créent des logiciels adaptés aux marchés
africains bien plus performants que les solutions développées en Europe, en Asie ou aux Etats-Unis".(1 pt)
c) Transposez au discours indirect (1 pt)
La banque mondiale notait récemment : "l'Afrique pourra connaître un décollage comparable à celui de la
Chine, il y a trente ans".
QUESTIONS
2
b) Trouvez 2 mots de la même famille que : "corruption" Utilisez l’un des deux mots ainsi obtenus dans
une phrase, (1,5 pts)
c) Donnez la négation lexicale de "décence" (2pt)
4) a) Remplacez la restriction (ne ... que ) par un adverbe exprimant le même sens dans la phrase suivante :
"Beaucoup d’usines clés en main n’ont etc en réalité que des usines à fabriquer ...des commissions". (2 pt)
b) Relevez les verbes au conditionnel et justifiez leur emploi. (2pts)
Résumez ce texte au quart de sa longueur totale. Une marge de 10% vous est accordée.
SUJET III
DISSERTATION (20pts)
"Nous n’avons pas le pouvoir de détruire notre planète ou de la sauver. Mais, peut-être, avons-nous le pouvoir de
nous sauver nous - mêmes". Qu'en pensez-vous ?
***************
CONSEILS ET METHODOLOGIE
Chers étudiants,
Les grands thèmes que nous avons choisis et traités dans cet ouvrage
touchent l'individu comme la société, la nation comme l'humanité, les pays comme
les continents : le conflit de génération – la jeunesse et la délinquance – le luxe – le
stress – la corruption – la fuite de cerveau – l'exode rural – l'environnement et la
pollution – les fléaux comme le SIDA, les intempéries – le terrorisme et la non
violence – la justice – le progrès – la technique – le livre et l'audio-visuel …
Naturellement, à ces thèmes peuvent s'ajouter tous les grands sujets
d'actualité en ce début de millénaire.
Les trois conditions suivantes doivent être réunies pour bien réussir un devoir
de Français au Baccalauréat :
A vrai dire, civilisation ne signifie pas tout à fait bonheur. En effet, il se trouve
qu'au lieu de profiter du croît de leurs connaissances, souvent les hommes ont mal
employé, les ressources que leur a apportées un labeur scientifique prolongé. Les
avions devaient servir uniquement à bombarder les villes, l'avion serait une funeste
découverte. Si les progrès de la Chimie consistaient à produire des gaz nocifs aptes
à détruire en quelques minutes un régiment, la Chimie serait une science maudite.
Donc la civilisation, dans le sens légitime de ce mot, c'est-à-dire une plus grande
somme de bonheur à nos vies humaines, ne consiste pas uniquement dans la
connaissance des choses, et même dans leur emploi utilitaire. Il faut quelque chose
de plus. C'est si l'on veut, encore de solidarité et de fraternité humaines, le respect
du droit.
Ainsi, notre proposition : « le bonheur des hommes dépend des progrès de la
connaissance », est absolument vraie, mais à la condition qu'on ajoute ce correctif
essentiel, que le bonheur des hommes ne dépend pas uniquement des progrès de la
connaissance.
Sans la connaissance des choses, il n'y a pas de civilisation, il n'y a pas de
bien-être. Mais la connaissance ne suffit pas, il faut que le développement
intellectuel s'emploie au bien et non au mal
Autrement dit, la science est au bonheur humain une condition nécessaire,
mais non suffisante.
Charles Fichet (Le savant)
QUESTIONS
I. Compréhension
1) Lexique
a) Quel autre mot peut-on utiliser à la place de « croît » dans l'expression : « le croît
de leurs connaissances ».
c) Expliquer : « gaz nocif ». Par quel autre adjectif peut-on remplacer « nocif » pour
exprimer l'idée contraire.
2) Syntaxe
III. Développement
Développez et discutez ces vers d'un grand poète français : « L'homme est un
apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît, tant qu'il n'a pas souffert ».
(40 lignes au maximum)
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 2
Durée : 4 heures
DISSERTATION LITTERAIRE
Développez et discutez
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 3
Durée : 4 heures
Cruchon
QUESTIONS
I. Compréhension
1) Quelle preuve avance l'auteur pour affirmer que ce n'est pas seulement la
misère qui entraîne la délinquance ?
3) D'après le texte, le milieu rural semble être plus ou moins épargné par la
délinquance. Pourquoi ?
II. Lexique
III. Syntaxe
IV. Résumé
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 4
Durée : 4 heures
DISSERTATION LITERRAIRE
I. Compréhension
3) D'après l'auteur, l'abîme qui sépare le travail dit manuel du travail dit
intellectuel, n'est pas réel. A quoi est-il dû ?
II. Lexique
1) Dans l'expression « des formes tangibles », quel autre mot peut-on utiliser à
la place de « tangibles » ?
III. Syntaxe
IV. Développement
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 6
Durée : 4 heures
DISSERTATION LITTERAIRE
QUESTIONS
I. Compréhension
1) Quels sont les deux domaines qui devaient être les principaux champs
d'action du sport dans sa conception initiale ?
1) Lexique
c) Remplacer l'adjectif qualificatif souligné par son antonyme pour expliquer l'idée
contraire :
– « … comme disait le mot avant ses aventures modernes ».
2) Syntaxe
III. Développement
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 8
Durée : 4 heures
DISSERTATION LITTERAIRE
Développez et discutez.
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 9
Durée : 4 heures
L'OMS observe aujourd'hui que les dépenses de santé dans les pays pauvres
continuent d'être dévorées par les activités curatives en milieu urbain au détriment
des activités préventives indispensables en milieu rural et péri-urbain. Dans
beaucoup de pays, le personnel médical spécialisé est concentré dans les villes. Et
la population rurale continue à souffrir d'un état de santé précaire dû aux facteurs
habituels dans les pays pauvres.
Parmi ces facteurs, le premier accusé est la malnutrition. Dans les pays
africains, 30 à 70 % des enfants de 0 à 5 ans en sont atteints. Les causes de
l'insuffisance de nourriture son nombreuses : sècheresse, guerre inexistence d'un
pouvoir d'achat insuffisance de la production.
Les maladies transmissibles continuent leurs ravages, paludisme en tête,
tuberculose, gastro-entérites, infections respiratoires, rougeole … Aucune action de
santé primaire n'accorde une place importante a la protection maternelle et infantile.
L'eau et l'assainissement demeurent des enjeux essentiels en matière de
santé. Par ces deux éléments, l'environnement pourra être complètement
transformé, modifiant par là les conditions de santé.
Enfin, la préoccupation des médicaments essentiels, et si possible fabriqués
localement, devrait limiter le poids des grands trusts pharmaceutiques sur les
politiques de santé.
Mais il ne pourrait y avoir progression de la santé sans une éducation des
populations qui va jusqu'à les associer aux stratégies à développer.
Michel Gauvry (Santé et développement)
QUESTIONS
I. Compréhension
1) Quels sont les quatre problèmes essentiels relatifs à la santé dans les pays
en voie développement, traités par l'auteur à travers ce texte ?
II. Lexique
III. Syntaxe
IV. Développement
FRANÇAIS
SUJET TYPE N° 10
Durée : 4 heures
Le réchauffement climatique
QUESTIONS
I. Compréhension
3) A votre avis ou connaissance, quels ont été, ou quels ont pu être les
blocages à l'adoption de solutions adéquates au réchauffement climatique ?
II. Lexique
III. Syntaxe
3) « Citons en particulier les fumées qui se dégagent des usines et les eaux
sales qui se jettent dans les canaux ».
Employer les pronoms personnels compléments qui conviennent à la place de « des
usines » et « dans les canaux ».
IV. Résumé
DISSERTATION LITTERAIRE
"A l'aube du troisième millénaire, le problème de la communication est unique: tout le monde
revendique le droit d'expression, mais personne ne veut se donner la peine d'couter".
Déveleppez et discutez.
FRANCAIS
CORRIGE N° 1
I. Compréhension
1) Lexique
a) croît = développement
c) Un gaz « nocif » est un gaz capable de produire des effets désastreux, autrement
dit, qui peuvent tuer ou semer des maladies. « Nocif » peut être remplacé par
« néfaste » ou « nuisible ».
2) Syntaxe
a) Les ressources que leur a apportées un labeur scientifique prolongé ont été mal
employées par les hommes.
c) Si les avions doivent servir uniquement à bombarder les villes, l'avion sera une
funeste découverte.
III. Développement
FRANCAIS
CORRIGE N° 2
FRANCAIS
CORRIGE N° 3
I. Compréhension
1) Ce n'est pas seulement dans les pays pauvres mais « c'est dans les pays
économiquement les plus riches qu'elle (la délinquance) progresse le plus ».
3) L'attache affective au sein de la famille est beaucoup plus solide en milieu rural.
D'autre part, les jeunes en milieu rural ne sont pas hantés par les voitures ou les
autres attraits des vitrines et des grands magasins.
II. Lexique
1) La délinquance agressive est une déviation de conduite qui pousse les jeunes à
accomplir des actes de violence à l'encontre d'autres membres de la société.
III. Syntaxe
3) a continué = c'est un verbe intransitif, pas de COD donc, il n'y a pas d'accord.
IV. Résumé
FRANÇAIS
CORRIGE N°4
De mémoire d’hommes, aucun témoignage n’a jamais été fait pour affirmer
que jeunes et vieux, parents et enfants, adultes et adolescents s’entendent à
merveille tous les points de vue. Serions-nous donc effectivement obligés d’admettre
que « le conflit de générations est le seul problème auquel nulle science ne trouvera
de solution » ? Pour répondre à cette question, nous essayerons d’identifier d’abord
les bases sur lesquelles reposent les oppositions, ensuite leurs répercussions sur la
vie en famille, dans la société et même au sein de la nation. Par la suite, nous
verrons quelles suggestions pourrait-on avancer pour mettre un terme, ou du moins
pour atténuer les effets de ce conflit.
Le conflit de générations n’est pas un problème récent. En premier lieu, les
dissensions entre parents et enfants, adultes et adolescents, proviennent de
l’incompréhension. Les jeunes ont leurs goûts, leur façon de penser, leurs
aspirations. Et ils exigent une entière liberté pour donner libre cours à toutes ces
tendances. Mais là, jeunes et adolescents se heurtent à leurs parents qui ont aussi
leurs goûts, leur façon de penser, leur façon de vivre, et qui comptent bien exercer
une autorité inconditionnelle sur la vie de leurs enfants. Deux mentalités, deux
époques, deux mondes tout à fait différents entrent en collision, souvent sans
tolérance, sans concession ni d’une part ni de l’autre. Le choc est brutal.
D’autre part, les difficultés quotidiennes de la vie, la détérioration de la vie matérielle,
l’insuffisance, sinon l’inexistence du bien-être, ne font qu’accentuer davantage les
discordes déjà existantes.
Il faut mentionner également le manque de temps, du fait que pratiquement, tout le
monde part du foyer tôt le matin et ne rentre que tard, le soir. Les uns comme les
autres sont déjà affaiblis par le stress, la fatigue et finalement, la communication est
presque inexistante au foyer.
Les conséquences de ces dissensions se répercutent dans plusieurs
domaines.
Tout d’abord, la vie de famille est brisée. Parents et enfants ressemblent à des
étrangers les uns en face des autres. Par la suite, les études des enfants en
souffrent également. Sans assistance, sans conseil ni accompagnement dans leurs
efforts, ils se découragent, leurs possibilités s’en trouvent fortement réduites et la
plupart du temps, cette situation aboutit à l’échec. D’autre part, les adolescents et les
jeunes ont, en général, besoin de quelqu’un qui les accompagne dans les moments
difficiles. Devant le silence, ou l’absence des parents, ils sont obligés de chercher
des solutions ailleurs. Malheureusement, cette tentative dévie souvent vers le
mauvais choix, d’où les fugues, la délinquance, c'est-à-dire l’alcool ou la drogue.
Dans le domaine social, le conflit se manifeste par des agressions malveillantes, en
particulier la méconnaissance du civisme, de la politesse et du respect mutuel. Le
langage des adultes se fait volontairement péjoratif tandis que les jeunes abusent
des vocabulaires obscènes.
Même au niveau de la nation, les oppositions ont des répercussions néfastes.
Jeunes et vieux sont incapables de collaborer pour faire progresser la nation et se
rejettent souvent la responsabilité des échecs.
La meilleure solution pour faire face à ce problème est sans doute le
rétablissement de la communication. Parents et enfants devraient s’arranger afin
d’avoir davantage de temps pour rester ensemble au foyer, et même dans les
sorties. D’autre part, les adultes devraient être mieux à l’écoute de la jeune
génération, et de même les enfants à l’égard de leurs parents et les jeunes à l’égard
des adultes. Enfin, chacun a intérêt à faire preuve de plus de compréhension et de
tolérance pour que la bonne entente puisse régner.
FRANÇAIS
CORRIGE N°5
I. COMPREHENSION
1) « Le travail, c’est toujours l’homme, l’homme tout entier et non tantôt les bras,
tantôt la pensée ». On ne peut pas dissocier le travail intellectuel et le travail
physique. Le travail est une entité unique.
1) tangibles = concrètes
2) l’adjectif « débiles » est employé ici pour qualifier la faiblesse des mains humaines
3) Un préjugé est une opinion, généralement mauvaise, qu’on se fait d’une personne,
d’un objet ou d’une idée avant même de l’avoir rencontré.
III. SYNTAXE
3) A quoi servirait le travail s’il ne servait à l’adaptation de la terre aux besoins des
hommes et à l’adoucissement de la vie.
IV. DEVELOPPEMENT
FRANÇAIS
CORRIGE N°6
Dissertation littéraire
A l’heure où les études se font par des moyens de très haut niveau comme
l’internet, l’existence d’analphabètes et de gens qui savent à peine apposer leur
signature paraît presque inconcevable. Et pourtant, telle est la triste réalité au
21è siècle, dans les pays en voie de développement comme le nôtre. Ce malheureux
constat nous amène à nous demander quelles sont les causes de l’absence ou de
l’insuffisance d’instruction dans les pays en voie de développement ; quelles
conséquences entraîne cette situation et quelles mesures ou actions pourrait-on
espérer pour y remédier.
Les raisons de l’absence d’instruction ou de l’abandon des études sont dues
en premier lieu à la pauvreté. Les parents arrivent à peine à subvenir aux besoins
fondamentaux des enfants tels que la nourriture, l’habitation et les effets
vestimentaires, qu’ils se trouvent souvent obligés de reléguer leur instruction scolaire
aux oubliettes. Pire encore, en guise de solution à ce problème, certains parents
envoient leurs enfants travailler pour apporter un petit complément aux revenus
familiaux.
D’autre part, l’ignorance des parents est un facteur négatif à la scolarisation des
enfants. En effet, peu instruits eux-mêmes, beaucoup de parents ne comprennent
pas l’importance des études. Pour la plupart, ils estiment que c’est nettement
suffisant lorsqu’un enfant a pu terminer les classes primaires : savoir lire, écrire son
nom et signer, rien ne sert de demander plus pour s’engager dans le travail.
Enfin, la tradition, conçue dans le mauvais sens y a aussi sa part de responsabilité.
Certains parents estiment que l’instruction n’a jamais été l’une des préoccupations
essentielles de leurs ancêtres ; nombreux d’entre eux n’ont même pas franchi le seuil
de l’école. Cela ne les a pas empêché de mener une vie heureuse et sans
problème ; alors, il n’y a aucune raison de changer, il faut continuer dans la même
lignée.
Les conséquences d’une instruction insuffisante sont difficiles à supporter
aussi bien pour l’individu que pour gâte par l’école éprouve toujours un certain
complexe quand il se trouve en groupe. Incapable de participer aux débats, aux
échanges d’idées, il se sent mal à l’aise même pour tenir une conversation au milieu
de gens cultivés. Une fois devenu adulte, l’homme peu instruit, en principe, ne peut
pas prétendre à une profession qualifiée et bien payée.
Généralement, il se livre à des métiers où il faut peiner physiquement, à moins de
s’engager dans des activités louches ou illégales.
La nation, également, souffre beaucoup de son manque de gens instruits et
d’intellectuels de haut niveau. D’une génération à l’autre, nous ne pouvons fournir
mieux qu’une grande masse laborieuse de main d’œuvre bon marché et avons
souvent recours aux étrangers pour les postes de cadres supérieurs. Il est rare qu’un
intellectuel issu de pays en voie de développement parvienne à occuper un poste de
haut fonctionnaire dans les organismes internationaux.
De nombreuses initiatives ont été déjà entreprises et un grand nombre sont
encore à entreprendre pour pallier à cette situation. Citons en particulier la
construction de nombreuses infrastructures relatives à l’éducation, l’amélioration du
nombre et de la situation du personnel enseignant et des cadres éducatifs. D’autre
part, la création d’organismes et d’associations pour soutenir les parents défavorisés
est encore fortement sollicitée afin de faciliter la scolarisation des enfants. En outre,
les parents aussi ont besoin d’être éduquées, surtout afin qu’ils comprennent
l’importance des études pour l’avenir de leurs enfants et pour qu’ils se départissent
de certains traditions nocives.
Finalement, même au 21è siècle, l’accès à une bonne instruction pour toute la
population est encore handicapé par plusieurs obstacles, dans les pays en voie de
développement. Pour faire face à cette situation, beaucoup de mesures sont à
prendre et beaucoup d’initiatives à entreprendre, de l’intérieur du pays d’abord, mais
aussi et surtout en partenariat avec les organismes internationaux et les grandes
nations déjà développées.
FRANÇAIS
CORRIGE N°7
I. COMPREHENSION
1) L’hygiène et la morale
3) Dans sa conception moderne, le sport oblige le pratiquant à fournir des efforts au-
dessus de ses forces, ce que peut entraîner un surmenage physique qui détruit les
organes.
1) Lexique
Un grand nombre de jeunes hommes sont poussés par l’ambition, sans doute
noble en soi, de briller au premier rang, à réclamer de leur corps des efforts aux
quels ce corps paraît peu propre.
III. DEVELOPPEMENT
Dissertation littéraire
I. COMPREHENSION
1) Il s’agit : – de la malnutrition
– des maladies transmissibles
– de l’eau et de l’assainissement
– des médicaments essentiels
II. LEXIQUE
1) L’activité curative consiste à soigner les personnes qui sont déjà atteintes d’une
maladie.
L’activité préventive consiste à prendre des mesures sanitaires afin d’éviter les
maladies (comme le vaccin, par exemple)
b) L’enjeu de cette course est une prime de cinq cent mille francs. (Il s’agit
d’une récompense à gagner)
III. SYNTAXE
2) Le poids des grands trusts pharmaceutiques sur les politiques de santé devrait
être limité par, la préoccupation des médicaments essentiels, et si possible fabriqués
localement.
3) De nombreuse centres sanitaires devrait être crées afin qu’on puisse protéger la
santé des mères de famille et des enfants.
IV. DEVELOPPEMENT
I. COMPREHENSION
3) A ma connaissance, les blocages sont dus à l’attitude des grandes puissances, les
Etats-Unis et la Chine, qui ne veulent pas diminuer leurs activités industrielles.
II. LEXIQUE
III. SYNTAXE
1) Et pour cause, on tient l’univers tout entier en haleine, on braque tous les regards
vers un spectre aussi réel que terrifiant.
IV. RESUME